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Le Pacte VS L'Ordre
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Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Bizya - Cours n°2

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MessageSujet: Groupe Bizya - Cours n°2   Jeu 10 Sep 2009, 22:56

Bella arriva devant la porte d'entrée, cette immense porte en chêne, ou peut-être en autre chose, un autre bois extrêmement résistant. Elle déposa la paume de sa main dessus, tranquille, sereine, et sentit l'énergie du bois battre sous ses doigts attentifs. Souriant, elle s'en dégagea et attendit à l'extérieur, se remémorant le début de journée qu'elle avait passé.

Elle s'était rendue le long du Lac Chen, et y avait croisé Erwan. Les grands esprits se rencontrent, et leurs âmes étaient tellement liées qu'il ne pouvait en être autrement, c'était toujours ainsi. Mais malgré cela, la distance n'était pas trop difficile à suporter, car chacun pouvait vivre sans l'autre, et pourtant en était étrangement dependant. Ou plutôt dépendant de la vie de l'autre. Parce que, que ce fût Erwan ou Bella, les deux Marchombres écoutaient le vent pour en apprendre plus sur l'autre. Et ils s'étaient trouvé, une demie-journée, sereins, comme des enfants, comme des adolescents qui vivaient un amour naissant et magique. Cela avait toujours été comme cela, car les retrouvailles étaient toujours spéciales et magiques. Mais il y avait toujours encore ces doutes qui subsistaient, lorsque certaines choses étaient abordées. Comme des enfants... Mais s'ils étaient Marchombres, ils étaient aussi humains... Et autant Marchombre l'un que l'autre, ils savait pertinemment tous les deux que s'ils avaient, et l'un et l'autre, envie de cacher quelque chose à l'autre, ils pouvaient le faire. Même s'ils se connaissaient par coeur... Et pourtant, toujours, ils s'appliquaient à ne pas le faire, pour donner sa totale confiance à l'autre... Ce n'était pas toujours facile, car certains sujets étaient plus importants pour l'un ou pour l'autre.

Ils s'étaient retrouvés sous un immense chêne, s'étaient assis dans l'herbe en contemplant la surface de Chen, s'étaient allongés et endormis l'un contre l'autre, sereins, heureux jusqu'au tréfonds de leur âme. Ils avaient même trouvé le temps de se chamailler un peu, de se baigner. Le temps s'étirait pour eux, c'était magnifique, c'était merveilleux. Et puis, l'heure que Bella avait donnée aux élèves pour la rejoindre devant l'Académie était arrivée, et ils s'étaient quittés d'un long baiser.

Dès lors, Bella s'était glissée dans les bois pour rejoindre la porte d'entrée de l'Académie. Elle avait échangé sa toge contre des vêtements de cuir souple, et attendait patiemment ses élèves, tranquille, sereine. Sa toge n'était pas trrès pratique, mais surtout bien trop chaude pour courir. Et les élèves allaient courir, donc il faudrait bien qu'elle courût elle aussi pour leur montrer la voie. Se redressant légèrement, Bella ferma les yeux et attendit que les présences autour d'elle se précisassent. Pour qu'elle vît ses élèves arriver...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Sam 12 Sep 2009, 22:54

Tu t'étais réveillée ce jour-là, Wanya, avec un morceau de papier déposé à tes pieds.
Tu l'avais saisi, lucide dès ton réveil, malgré la fatigue que tu avais pu sentir la veille.
Tu avais rendez-vous devant la grande porte de l'entrée au milieu de l'après-midi.
Un sourire s'afficha sur tes lèvres.
Tu allais connaître la nouvelle Maître Marchombre.
Malgré tout, tu regrettais qu'Erwan ne continuât pas les cours, cela t'aurait plu, tu devais te l'avouer.
Tu étais moins craintive désormais, bien que tu ne fus pas vraiment guerrie.
Tu te méfiais toujours.

Alors, lorsque le soleil avait resplendit dans le ciel, tu étais sortie.
Tu avais passé ta journée dans les arbres, échauffant tes muscles en les escaladant et en descendant.
Tu étais heureuse, libre.
Le soleil glissait sur tes cicatrices, les faisant luire à sa lumière.
Tu t'es même baignée, bien plus confiante depuis ta rencontre avec Inwëlle.
Tu commences à savoir bien nager, à t'accorder à l'eau.

Et je suis fière de toi.

Et puis, lorsque ce fut l'heure, tu es allée vers l'entrée.
Tu avais réussi à entrer dans cette Académie, une fois.
Mais tu n'avais plus envie d'y entrer pour l'instant.
Tu espérais que le Maître ne vous y ferait pas rentrer.

Tu es arrivée devant la porte.
Tu as vu cette femme.
C'était une vieille femme, mais elle dégageait quelque chose de si spécial !
Elle était Marchombre, juste Marchombre Wanya.
Peut-être qu'un jour tu seras comme ça toi aussi.

Tu l'as saluée d'un signe de tête, sans sourire.
Tu ne savais pas quoi faire.
Alors tu attendais...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Dim 13 Sep 2009, 12:34

Une lueur jaune vint réveiller le jeune paresseux d’un sommeil profond. Il avait pataugé pour le trouver ce sommeil. Il était une de ces personnes qui avait pour devise « vivre sans dormir ce n’est pas vivre ! ». Un lit confortable qu’il devait quitter pour vérifier le panneau d’affichage. Deux heures de retard dans son deuxième cours avec un autre maître marchombres n’aurait pas fait bon effet. Mais participer à ce cours endormi n’aurait pas été mieux. Quoi que si peut-être. Sans émettre le moindre son, le lit se souleva légèrement lorsque le jeune novice se leva non sans peine. Toutes les bonnes choses avaient une fin. Les yeux fermés par la fatigue, il ressentit de très grosses cernes sous ses paupières mi-closes à présent. Il sentit le froid de la pierre le saisir sur ses racines : les pieds. Il posa celui de droite sur une petite surface lisse et chaude. Il ouvrit un peu plus ce qui lui servait d’œil droit pour regarder par terre. Un morceau de papier. Celui-ci indiquait le prochain cours, l’endroit. Avec un autre maître que Nérylis. Ce n’était pas prévu ça. Elle les attendait devant la porte de l’académie. Il allait devoir se dépêcher. Il ne voulait pas la faire attendre… même si il lança un regard triste vers son lit. Foudr s’habilla très vite et se donna quelques claques pour se réveiller. Il se tira les cheveux et les rabattit machinalement sur son crâne. Il se sentit enfin près… et s’étala sur le lit. Il ne retint pas les quelques bâillements et étirements matinaux. Puis il fila au réfectoire et mangea vite fait. L’estomac, toujours aussi vide, poussait des gargouillements de protestations. Il posa sa tête contre le plateau et attendit. Ses yeux rougit ne demandait qu’à être fermés pour pouvoir se reposer et il les en autorisa. La veille, il ne cherchait pas à dormir. Le sommeil est très avar avec lui. Mais le prix à payer est toujours des heures de somnambulisme à moitié. Il espéra que son cours se passerait dans le sud. Revoir Al-Jeit aurait été une nouvelle de taille. Mais en même temps, les marchombres n’étaient pas bien vus de la par des Alaviriens dessinateurs ou autres. Mais avec un maître présent, ils ne risquaient pas grand-chose… à par si un Maître Envoleur à l’idée stupide de débarquer à ce moment là. Ce qui ne serait vraiment pas de chance. Mais Gwendalavir est ouvert à tout le monde. Hélas…

Il ouvrit précipitamment les yeux. Ce n’était pas le bon moment pour faire la sieste. Il courut vers la sortie et vit la marchombre avec laquelle ils feraient leur deuxième cours. Wanya était déja sur place. Elle avait l'air moins craintive. N'importe qui aurait pu le constater. Le jeune novice referma les yeux et s'alongea pas tr_s loin de son maître temporaire. C'était à elle d'ouvrir les présentations. Enfin il l'espérait. Il n'ouvrit pas les yeux et sentit le vent passer sur son corps comme l'eau coulerait le long d'une pente. Innarêtable.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Dim 20 Sep 2009, 10:18

Bella sentit les présences se préciser autour d'elle. D'abord, ce fut celle d'une jeune fille qui vint chatouiller ses sens. Une jeune fille qui avait l'aura de quelqu'un qui avait énormément souffert, mais qui semblait heureuse désormais. Et lorsque la jeune fille en question était arrivée, la Maître Marchombre n'avait pu s'empêcher de cligner plusieurs fois des yeux devant la multitude de cicatrices qui couvraient son corps entier. Qui pouvait faire des choses pareilles ? Si la jeune fille semblait un peu confiante, pour Bella il n'y avait pas photo : elle était craintive, et se méfiait de tout. Peut-être moins que lorsqu'elle avait quitté le foyer qui lui avait fait de telles choses, mais tout de même. Ce genre de personne que seule la Voie peut guérir. Bella avait rencontré plusieurs personnes, comme cela. Seule une avait pu venir sous sa tutelle, et il avait fallu énormément de temps, plus qu'habituellement, pour lui rendre tout ce qu'on avait pu lui prendre. Les deux premières années qu'elle avait passées avec cet apprenti vallaient une seule année de formation, tant le garçon était effrayé et craintif, sans confiance en lui, et pourtant il avait cette flamme de la Voie. Sa formation, finalement, avait duré trois ans et demi, car Bella ne lâchait pas ses petits oiseaux tant qu'elle n'était pas sûre qu'ils pouvaient s'envoler. Et si il avait eu plusieurs mois de plus que la plupart des autres apprentis, cela lui avait permis de se guérir. Même s'il subsistait des traces, on ne peut pas effacer le passé, on ne peut que l'accepter et accepter de continuer avec, en tentant d'en tirer des leçons plutôt que de s'y cantonner et de faire ressortir de cela des choses négatives...

Puis, ce fut un jeune homme qui arriva à son tour, poussa les grandes portes en bois de l'entrée de l'Académie. Il somnolait légèrement, ce qui tira un sourire à Bella, qui le salua d'un signe de tête. Elle attendit encore et se rendit compte que la dernière personne qu'elle attendait n'arrivait pas. Alors, elle leva une main en direction de ses deux apprentis, paume vers le haut, et leur annonça :


- Bon, et bien il semble que déjà des apprentis aient choisi une autre voie que celle que nous parcourrons...

Lâchant un léger soupir, Bella releva le menton et reprit la parole, de sa voix sourde et douce :

- Bonjour à tous deux, jeunes apprentis. Je suis Bella, c'est moi qui vous guiderai désormais sur la Voie jusqu'à ce que vous deveniez Marchombres, ou alors vous ne le serez jamais.

Sachez que la Voie n'est pas celle de la facilité, ni de la fainéantise...


Elle jeta un coup d'oeil appuyé en direction du jeune homme dont les yeux rougis démontraient qu'il était encore en phase de réveil.

- Si vous vous éloignez de la Voie, sachez que soit je serai là pour vous remettre sans douceur sur le droit chemin, soit je vous laisserai filer car ce sera vous qui aurez décidé de la quitter. Et il n'y a aucune exception à cette règle.

Cette fois-ci, Bella donna un coup d'oeil appuyé à la jeune fille couverte de cicatrice. Puis elle termina :

- Merci de vous présenter avant que l'on ne commence quoi que ce soit.

Adressant un sourire à ses apprentis, Bella ferma les yeux et attendit les réponses des élèves qui se tenaient non loin d'elle...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Dim 20 Sep 2009, 12:23

Tu as bien regardé cette femme, Wanya.
Tu as vu sa beauté.
Non pas sa beauté physique, car la vieillesse ne la lui conférait plus ;
Mais la beauté qui se dégageait d'elle ne résidait pas dans son physique.
Plutôt dans ce qu'elle était au plus profond d'elle.
C'était la Voie des Marchombres qui l'illuminait.
Mais ça tu ne le savais pas Wanya.
Pour toi elle était juste belle.

Puis, après toi, Foudr est arrivé.
Lui n'avait pas trop changé.
Il avait les yeux rouges, tu ne te demandas pas pourquoi.
Tu avais tes propres yeux rivés sur la Marchombre.

Elle se présenta. Elle se prénomait Bella.
Tu as tenté de lui sourire, sans vraiment y parvenir.
Et puis, tu l'as écouté patiemment.
Tu étais prête à te sacrifier pour continuer sur la Voie des Marchombres.
Pour y avancer.
Parce qu'après tout, tu n'avais plus rien à perdre.

Lâchant un léger soupir, tu as fait un pas en avant.
Tu as ouvert la bouche sans qu'aucun son ne pût en sortir.
Et puis tu as repris contenance, et tu as annoncé :

- Je m'appelle Wanya.

Je suis fière de toi Wanya.
Tu as réussi à parler.
Continues comme ça, tu vas y arriver.
A guérir.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Dim 20 Sep 2009, 14:12

Le chant entamé par les oiseaux lui fournissait une sensation de bien qu’il n’aurait pas voulut quitter. Les yeux mi-clos, il s’avança vers la marchombre en gardant une distance assez soutenue. Le jeune homme observa son nouveau maître. Il se demandait si un autre maître prendrait sa place dans le prochain cours. Sa peau pâle et ses cheveux blancs grisés par le temps témoignaient un âge plus très jeune. Mais elle restait un maître sûrement très qualifié. Peu importait l'âge. Juste l'épuisement qui démangeait les muscles plus rapidement. Un autre novice avait été assigné à ce groupe. Peut-être ne viendrait-il pas. En tout cas il n'était pas là.

- Bon, et bien il semble que déjà des apprentis aient choisi une autre voie que celle que nous parcourrons...

De quoi parlait-elle, il ne le sut pas tout de suite. Il se sentait concerné mais ne savait pas trop ce qu’il avait fait. A croire que le sommeil ramollissait le cerveau.

- Bonjour à tous deux, jeunes apprentis. Je suis Bella, c'est moi qui vous guiderai désormais sur la Voie jusqu'à ce que vous deveniez Marchombres, ou alors vous ne le serez jamais.

Sachez que la Voie n'est pas celle de la facilité, ni de la fainéantise...


Il sut enfin à quoi elle faisait allusion. Décidant de se réveiller complètement, Foudr se força à ouvrir les yeux. Son air monotone se voyait donc tant que ça.

- Si vous vous éloignez de la Voie, sachez que soit je serai là pour vous remettre sans douceur sur le droit chemin, soit je vous laisserai filer car ce sera vous qui aurez décidé de la quitter. Et il n'y a aucune exception à cette règle.

E bien pour un premier cours, il se serait fait remarquer… même si il ne le souhaitait pas. Mais comme elle avait tournée la tête vers Wanya, ça devait plutôt être elle qui était visée.

- Merci de vous présenter avant que l'on ne commence quoi que ce soit.

Un sourire accompagna ses paroles. Le premier que Foudr ne manqua pas de noter.

- Je m'appelle Wanya.

La novice venait de se présenter à leur nouveau maître. Foudr devait faire de même. Au moins, il allait connaître plusieurs maîtres marchombres pendant son apprentissage. Il se demandait où ils feraient leur second cours. Ce n’était sûrement pas dans l’académie. Le lieu s’appelait « Les dentelles vives ». Aucun endroit dans l’académie ne portait ce nom. Et Foudr ne le connaissait pas ailleurs. Il verrait bien sur le chemin.

- Je me nomme Foudr. Pardonnez mes yeux rougis par le manque de sommeil et par mon attitude assez somnambule.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Dim 20 Sep 2009, 21:39

Bella gardait son attention rivée sur les deux apprentis. La jeune fille semblait hésiter, et si elle parvenait à garder un semblant de confiance, ce n'était que quelque chose qui la cachait légèrement. Parce que Bella sentait qu'au fond d'elle, elle était toujours terrorisée, même si elle parvenait à se combattre elle-même, à combattre sa peur, à combattre ce qu'elle ne voulait plus être. Et elle était méritante. Mais ce n'était pas en fermant les yeux sur le passé qu'elle pourrait s'en débarasser. On ne pouvait que vivre avec le passé. On ne pouvait pas l'oublier, car cela aurait été se renier soi-même. Et puis, la jeune fille couverte de cicatrices donna son prénom. Wanya. Cela faisait penser à un fruit, orange, juteux, sucré. Bella sourit à ces quelques pensées, et fit glisser ses yeux sur Foudr pour attendre sa propre réponse à une question qui n'en était pas vraiment une. Il venait de donner son prénom, donc, et par la même occasion de prouver qu'il n'avait pas à renier ce qu'il avait fait. Bella sentit un sourire passer sur son visage, tandis que lorsqu'il eut fini, elle lança :

- Et bien, il faudra mettre ton manque de sommeil de côté, tu y penseras pour la prochaine fois, car ce cours ne sera pas de tout repos. Comme tous les autres que nous pourrons avoir.

Bella avait dit cela d'une voix rude mais tendre, pour bien montrer qu'elle comprenait, mais pour lui donner tout de même la remontrance de ne pas s'être préparé à toute éventualité. Sur ce, elle recula d'un pas et désigna la forêt derrière elle, et se tourna à nouveau vers ses apprentis. Et elle leur annonça la suite :

- Nous allons commencer par une course, un peu d'endurance pour améliorer votre cardio. Veuillez me suivre. Ne me doublez pas, restez derrière, mais ne me perdez pas non plus. Cela risque de durer un petit moment...

Sur ce, elle se tourna vers la forêt et commença à trottiner. Elle n'allait ni trop vite, ni trop lentement, à un rythme convenable pour la distance qu'elle voulait faire parcourir à ses apprentis dans la journée, en prenant en compte qu'ils n'avaient pas forcément la capacité physique de tenir si longtemps. Elle verrait bien. Le premier but d'un Maître était d'emmener ses élèves à leur point de rupture, pour mieux cerner leurs failles et les faire aller, par la suite, toujours au delà de leurs limites. C'était ce qu'elle faisait.

Elle courut donc. D'abord, il passèrent dans la forêt, courant entre les troncs durant une bonne demie-heure. Puis, doucement, les troncs se rapetissèrent et devinrent plus espacés, témoignant de la fin de cette forêt. De là, ils rejoignirent la rive du Lac Chen, et coururent sur le sable. Encore une demie-heure à courir sur le sable, qui était légèrement mouillé et donc mou, difficile de courir dessus en équilibre. Mais Bella n'en éprouvait aucune difficulté. Son souffle était régulier, son pouls lent et profond. Elle jetait régulièrement des coups d'oeil en arrière pour s'assurer que les apprentis suivaient sa course. Elle voyait qu'au fil du temps, ils en avait de plus en plus de mal, mais ils tenaient bon pour l'instant.

Lorsqu'elle fut arrivée au bord de l'à-pic, où les Dentelles Vives venaient mourir dans le Lac Chen, elle bifurqua vers les immenses parois de roche et continua à courir, encore pendant une dizaine de minutes. Lorsqu'en levant les yeux, elle trouva l'endroit idéal selon elle, elle s'arrêta, et marcha. Elle marcha durant une bonne demie-douzaine de minutes pour montrer l'exemple à ses apprentis avant de leur dire :


- Après avoir couru, pensez toujours à marcher. Votre corps, même s'il en a souffert, s'est habitué au rythme de la course, il ne faut pas le brusquer en arrêtant d'un coup, c'est le meilleur moyen de le faire encore plus souffrir. Après avoir fait une activité intense durant un laps de temps suffisamment long, il faut reposer le corps en le réhabituant à des mouvements lents et mesurés, et non pas arrêter complètement l'effort. Ce sera le meilleur moyen de vous préserver des douleurs et de préserver vos muscles.

Leur adressant un sourire encourageant, Bella attendit en marchant que les respirations des deux apprentis se furent calmées et régularisées avant d'annoncer la suite des choses :

- Bien. Maintenant, je vais vous demander de monter cette paroi.

Elle désigna du menton la paroi qui était à sa droite avant d'ajouter :

- Montez devant, je vous suis pour vous aider en cas de besoin. Et n'oubliez pas de donner tout ce que vous avez, toujours.

Leur adressant un autre sourire, la Marchombre désigna à nouveau la roche au dessus d'elle. Puis, elle finit par ajouter :

- Si vous doutez, ne regardez pas en bas. Si vous doutez, ne vous retournez pas. Il faut toujours regarder devant, regarder au-dessus pour que nos doutes ne puissent nous permettre uniquement d'avancer et non pas de régresser. Si l'on régresse, on perd notre confiance, et rien n'est plus bon. Alors il faut toujours tenir bon et se lancer vers l'avant. Vers le futur.

Ayant terminé, Bella s'éloigna d'un pas de la roche verticale. La falaise n'était pas particulièrement difficile, mais le vent rendait la tâche légèrement plus ardue. Néanmoins, les prises étaient larges, bien que friables. Une paroi excellente pour apprendre à des apprentis à monter, à escalader, convenablement et sans hésitation.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Lun 21 Sep 2009, 18:37

Tu as écouté ce qu'a dit la Maître par rapport au sommeil et l'a mis dans un coin de ton cerveau.
Il fallait que tu sois toujours prête à toute éventualité.
Toujours.

Et puis, Bella a annoncé que vous alliez courir.
Tu as senti ton estomac se nouer, Wanya.
Tu courrais déjà plus régulièrement depuis que tu t'étais enfuie.
Mais durant huit années, tu n'avais pas couru.
Et tu avais peur de ne pas pouvoir le faire longtemps, comme elle semblait l'annoncer.

Tu as fermé les yeux et pris une grande inspiration.
Et tu as ouvert tes paupières, juste le temps de voir la Maître partir en courant.
Tu t'es donc lancée, Wanya.

Tu ne courrais pas trop vite, mais tu tentais de ne pas traîner non plus.
Ton souffle ne s'accordait pas du tout à tes mouvements, et tu eus très vite un poing de côté.
Relevant la tête, tu vis que la Maître ne s'arrêterait pas.
Un instant, tu pulsas de colère.
Et puis tu as décidé que c'était à toi de te bouger.
Si tu voulais continuer sur cette Voie, tu devais toujours donner le meilleur de toi-même.
En plus, Bella l'avait dit avant de partir.

Redressant le menton, tu as regardé droit devant toi.
Et puis, laissant libre court à ton instinct, tu as oublié la raison.
Tu as oublié la douleur dans ton corps.
Tes poumons étaient enflammés, ta gorge sèche, tes yeux écarquillés.
Ta respiration était saccadée, ton pas de course irrégulier.
Tu ne pourrais pas tenir longtemps ainsi, Wanya.
Et cela ne faisait pas vingt minutes que tu courrais.

Mais, le regard dans le lointain, prostré sur le dos de la Marchombre, tu as forcé ton corps à continuer.
Il l'a fait. De mauvaise grâce, mais il l'a fait.
Et puis peu à peu, les réflexes sont revenus.
Ton souffle s'est régularisé.
Inspiration, inspiration, expiration.
Encore et encore.
Ton pas aussi, s'est allongé, et puis a gagné de la régularité.

Oh, bien sûr, tu n'avais pas le sourire aux lèvres.
Si tu écartais la douleur et les signaux de ton corps, tu ne pouvais pas non plus tout faire.
Il ne fallait pas en demander trop.

Tu as couru. Encore et encore, suivant la Maître Marchombre.
Et lorsque ton corps te demandait grâce, tu continuais.
Et lorsque tu perdais ton souffle, tu continuais.
Tu ne voulais pas laisser ton corps influer sur ton esprit.
Tu ne le voulais plus.

Et puis, après avoir couru sur le sable, la Maître a longé une immense paroi.
Tu n'as même pas levé les yeux, concentrée sur sa silhouette qui semblait voler.
Et puis, elle s'est arrêtée de courir et a marché.

T'arrêtant, tu faillis l'interroger du regard.
Faillis.
Parce qu'elle expliquait déjà.
Alors tu as marché, enregistrant encore une fois l'information.
Ton souffle s'est calmé, et si ta gorge était toujours en feu, tu te sentais mieux.
Tes muscles criaient, mais tu les ignoraient, continuer de t'activer.

Et puis, Bella a annoncé que le prochain exercice serait d'escalader.
Tu as enfin levé les yeux vers le rocher....
Il était immense. Au moins une vingtaine de mètres de haut.
Mais tu n'avais pas peur.
Tu allais le faire.

Et alors que la Marchombre s'écartait d'un pas, tu t'es avancée.
Ta main s'est posée sur une prise, et tu as commencé à t'élever.
Tes jambes tremblaient malgré toi après l'effort intense de ta course.
Tes bras tiraient tout de même.
Tu sentais tes muscles protester, mais tu avançais.
Tu ne voulais plus écouter ton corps.

Soudain, une bourrasque de vent te déstabilisa.
Fermant puis ouvrant les yeux, tu t'es enfin rendue compte d'où tu étais.
De ce que tu faisais.
Tu as regardé vers le bas, juste une seconde.
Tu étais déjà à plus de six mètres de haut.
Tu as attrapé une goulée d'air, et posé ton regard sur la roche.

Tu as senti tes doigts tremblants sur leur prise.
Tu as senti tes jambes frissonantes car privées de la quantité d'oxygène dont elles avaient besoin.
Et soudain, tu t'en es voulue.
Terriblement.

Il te fallut une bonne minute pour réussir à te remettre de cela.
Tu t'en voulais.
Et pourtant tu étais fière de toi.
Maintenant Wanya, il faut trouver ton équilibre.
Equilibre entre chercher ses limites et ne pas écouter son corps.

Tu as continué à monter, de plus en plus difficilement.
Les muscles de tes avant-bras se nouaient, et ceux de tes mollets aussi.
Tu t'es reposée le long d'une corniche, à plus de quinze mètres de hauteur.
Et tu es repartie, jusqu'à t'étaler de tout ton long sur la surface plane et horizontale qu'offrait le sommet du pic.
Un immense sourire aux lèvres.

Les lèvres sèche et craquelées.
La respiration forte et bruyante comme une forge.
La gorge en feu.
Les muscles presque tétanisés par l'effort.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Mer 23 Sep 2009, 20:44

Changement de groupe. Changement de groupe, changement de maitre, changement d'environnement. Changement, mon esprit se résumait à peu près à ce mot. L'avis de changement de groupe que j'avais trouvé au matin sur mon oreiller, et qui se trouvait désormais dans ma poche, semblait me bruler à chaque pas que je faisait dans la direction du second cour de mon nouveau groupe. D'ailleurs, je ne devais plus être très très loin étant donné que je marchais depuis au moins une heure et à bonne vitesse.
A un embranchement, j'aperçus trois silhouettes dont une m'était un peu familière. Tout en cherchant dans mes souvenirs, j'aperçus du coin de l'œil que la silhouette qui semblait être celle de mon nouveau maitre commençait à courir. Suivie de près par les deux autres.
De surprise, j'en restais bouche bée. Je les regardai s'éloigner, pas à pleine vitesse heureusement, mais à une vitesse choisie pour favoriser l'endurance, cela voulait donc dire qu'ils risquaient de courir longtemps, ou même TRES longtemps...
Après qu'ils aient disparu au détour d'un chemin, je repris le contrôle sur mon corps. Pestant contre mon retard, j'entrepris de les rattraper. Pas facile... Surtout qu'il y avait plusieurs embranchements. Tout en marmonnant un juron, je passais en vision "chauve-souris" pour les repérer. Je m'étais, à moitié, juré de ne plus l'utiliser sauf en cas de force majeure, et c'en était un, me semblait il. Grâce à ma vision ultrason, je repérais leur direction rapidement à droite en l'occurrence. Je me mis donc en mouvement et avançai dans cette direction en courant à une vitesse un peu plus élevée que celle qui m'aurait permis de tenir le plus longtemps possible : il fallait quand même que je les rattrapent !
Il y avait quand même un petit problème avec cette vision étrange dont je disposais, je n'avais encore jamais eu l'occasion de l'utiliser en plein jour, quand les bruits emplissent tout l'espace, et en courant. Et, à cause du léger retard des images par rapport à mon déplacement ainsi qu'à cause des légères interférences sonores, je fonçai directement dans un arbre sur le bord du chemin.
Je poussai un cri rageur et me relevai rapidement pour continuer la route, en vision normale cette fois, et vérifiant à chaque croisement la direction de mon groupe.
Arrivé au bord du lac Chen, je sentis que je ne pourrais plus tenir longtemps. Alors, j'accélérai. Afin de les rattraper le plus rapidement possible. C'était un raisonnement idiot, mais dessous se cachait la volonté que j'avais de me surpasser, c'était -je pense- la flamme de la voie qui commençait à se réveiller, à me guider. C'était une voix ténue, qui ne m'indiquait pas toujours la même direction, du fait de sa toute récente apparition. Mais elle me guidai quand même.
Et je sentis mon souffle s'adoucir, se régulariser, mes forces ne me revenaient pas, mais je n'avais plus la terrible impression que j'allais cracher mes poumons tellement ils me brulaient. Soudain la falaise. Vertigineuse. Improbable. Accouplement fantastique entre la terre et l'eau.
Il n'y avait qu'un seul chemin que mon groupe avait pu suivre : longer ces falaises. Pour confirmer cette impression, j'activais ma vision sonore et sentis leur présence... En haut ?
Je jurais. En me faisant ces réflexions, je n'avais cessé de courir. Je stoppai donc ma course et levais la tête pour voir les deux silhouettes des membres de mon groupe ainsi que celle du maitre.
Je me résignai à me vider des dernières parcelles d'énergies qui me restaient pour monter en haut de cette falaise. Je déglutis péniblement en repérant les différentes prises qui s'offraient à moi. Ça promettait d'être dangereux, très dangereux et si je tombai, il n'y aurait personne pour me rattraper. Je commençai donc l'ascension. Lentement. En regardant fixement la paroi du haut, en concentrant toute ma volonté en une seule et unique action : les rattraper. Les rattraper, et vivant de préférence. Je vis la silhouette en tête qui se mouvait avec aisance sur la falaise finir l'ascension de la falaise. Je vis les autres membres de mon groupe finir eux aussi leur ascension. Je vis tout cela. Et continuait avec de plus en plus d'acharnement.
Et soudain, le sommet fut là. Ainsi que mon groupe. Qui semblait m'attendre. Je me hissais sur la dernière corniche et dit en soufflant comme un bœuf :
-Je... Suis.... Elicro, On...m'a.... mis dans ce groupe...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Ven 25 Sep 2009, 19:26

- Et bien, il faudra mettre ton manque de sommeil de côté, tu y penseras pour la prochaine fois, car ce cours ne sera pas de tout repos. Comme tous les autres que nous pourrons avoir.

Il n’apprenait pas grand-chose avec cette phrase. Un cours marchombre qui n’était pas fatiguant n’était tout simplement pas un cours marchombre. Mais au moins, les effets d’un seul de ces cours miracles étaient visibles à la première séance. Les marchombres étaient vraiment des gens originaux. Le maître devant lui avait fait mention d’autres cours avec lui. Ils ne changeraient donc pas. Beaucoup de changements avaient eu lieu. En tout cas, la marchombre avait l’air compétente. Mais, quel maître ne le serait pas ?

- Nous allons commencer par une course, un peu d'endurance pour améliorer votre cardio. Veuillez me suivre. Ne me doublez pas, restez derrière, mais ne me perdez pas non plus. Cela risque de durer un petit moment...


Une course… le cardio du jeune homme n’était, certes, pas des meilleurs, mais il aimait courir en pleine nature. Le vent, qu’il soit derrière lui pour le pousser, ou devant lui pour lui parler, était toujours le bienvenu. Et même si il ne l’était pas, ça ne l’empêcherait pas de continuer à le suivre.

La marchombre, encore pleine d’énergie pour son âge, partit d’une démarche de trot vers la forêt. La vitesse était juste bien pour ne pas épuiser trop vite les novices mais assez pour les faire souffrir avant l’arrêt. Wanya partit à sa suite. Foudr s’apprêtait à les suivre lorsqu’un jeune homme le devança. Ce n’était pas prévu ça. Sûrement un des élèves qui avait été placé dans ce groupe. Foudr ne tarda pas sinon il était bon pour arriver vingt minutes en retard et s’aperçu tout de suite que ce n’était pas simple. La forêt n’était pas loin mais, le trajet dedans l’était. Tentant de réguler sa respiration, Foudr ressentit une pointe dans le bas du ventre. Il était rentré depuis un moment maintenant dans la forêt et il faillit à plusieurs reprises lâcher le jeune homme devant lui des yeux. Les arbres changeaient de taille à mesure qu’il continuait. Ils étaient plus petit à chaque pas et le sable un peu après les derniers le rassurèrent. Puis, passant devant le Lac, ils arrivèrent Dans les fameuses Dentelles Vives. Enfin c’est ce qu’il pensait que c’était. C’était des chaînes de montagnes qui venaient échouer sur le Lac. Foudr aperçut une silhouette qui devait être le maître suivit par Wanya. Le jeune homme et lui étaient un peu après. Il n’entendit pas ce que dit la marchombre mais sut qu’ils devraient marcher en la voyant faire. Elle désigna une paroi rocheuse qu’ils devraient sûrement monter si il en croyait la logique.

- Si vous doutez, ne regardez pas en bas. Si vous doutez, ne vous retournez pas. Il faut toujours regarder devant, regarder au-dessus pour que nos doutes ne puissent nous permettre uniquement d'avancer et non pas de régresser. Si l'on régresse, on perd notre confiance, et rien n'est plus bon. Alors il faut toujours tenir bon et se lancer vers l'avant. Vers le futur.

Il avait au moins put entendre ça. Wanya passa en première et le jeune homme après. Foudr n’avait pas put voir la montée de la jeune novice mais celle du jeune homme, il ne l’avait pas ratée. Il semblait avoir du mal. Mais Foudr en aurait sûrement plus. Rares étaient les fois où il avait grimpé si haut. Il entama quand même la paroi d’un pas assuré les trois premiers mètres… les trois premiers mètres. Les prises lui semblaient, arrivé à cette hauteur là, beaucoup plus dur à utiliser. Il tenta de crocheter les plus proches mais décida vite de prendre les plus grosses. Même si elles étaient plus lointaines. Il dérapa à plusieurs reprises mais, il avait toujours une de ses deux jambes qui le soutenait. Les bras commencèrent à se faire sentit et il tâcha d’en finir assez vite. Ce qui ne lui facilitait pas la tâche. Le sommet apparut et il s’empressa de l’atteindre. Allongé contre la roche, il ferma les yeux, épuisé.

[H-RP : Désolé pour le retard]
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Sam 26 Sep 2009, 22:32

La première à s'élancer fut Wanya. Bella avait senti, dans son dos, une autre présence arriver mais avait préféré l'ignorer jusqu'à ce que l'exercice premier fut terminé. Le garçon avait couru avec eux, un peu en retard pourtant, tandis que Foudr avait aussi du mal à suivre. Il fallait dire que Wanya était aussi dans un état un peu pitoyable, tentant de ne pas écouter son corps elle courrait forcément à sa perte ainsi. Bella obsevait et notait dans un coin de son esprit l'attitude de chacun des apprentis. Foudr traînait un peu, sans doute surpris pas l'arrivée inopinée de l'autre garçon. D'après ce qu'elle en savait, il se prénommait Elicro. Ce dernier avait aussi eu une course épuisante, ce qui tira un petit sourire de satisfaction à la Maître Marchombre. A tous ces apprentis, ce n'était pas le premier cours, elle le savait bien. Elle aurait sans doute préféré, cela leur aurait permi de comprendre que dire que l'on était Marchombre ne suffisait pas à l'être, et que c'était un travail de tous les jours, Maître ou pas Maître pour nous guider et nous pousser dans nos derniers retranchements. Lâchant un soupir, la Marchombre leva les yeux vers la paroi, voyant Wanya de plus en plus en difficulté, à force de ne pas s'écouter. Mais elle n'était pas encore très haut et Bella se savait capable de la rattraper et de la coller contre la paroi si elle esquissait un semblant de chute. Mais soudain, il sembla y avoir un tilt dans l'esprit de la jeune fille que la vieille femme apprécia. La suite fut moins catastrophique, même si ce n'était pas tout à fait quelque chose de fameux - et loin de là. Néanmoins, la jeune fille s'était débrouillée et était parvenue à escalader les vingt mètres de rocher.

Derrière elle, ce fut le nouveau venu qui s'élança vers la paroi. Son ascension restait floue et brumeuse, comme s'il avançait dans un endroit où il ne voyait pas où il mettait les pieds. C'était exactement cela. Belle fronça les sourcils alors qu'elle tentait de plus détailler cette façon si particulière de monter sur la roche. Apparement, ce garçon avait déjà monté des parois, car il était assez sûr de lui, contrairement à Wanya qui tremblait comme une feuille - aussi parce qu'elle avait négligé son corps, en fait. La Marchombre quitta bientôt ce premier garçon des yeux pour percevoir que Foudr s'élançait à son tour à l'assaut de la paroi. C'était vraiment cela, il attaquait presque la roche... Ce qui tira un sourire à la Maître Marchombre. Lorsqu'elle vit qu'il était à plus de la moitié de la hauteur, en rencontrant des difficultés, tout de même, Bella commença à gravir la roche à son tour. Mais escaladait-elle vraiment ? On aurait juré, comme à chaque fois qu'elle grimpait, qu'en réalité elle volait, tant ses mouvements étaient fluides et sans saccade. Elle volait, à une vingtaine de centimètres de la paroi. Lorsqu'elle arriva en haut, elle nota avec satisfaction que les trois élèves étaient épuisés. Wanya et Foudr s'étaient étalés sur le sol, tandis qu'Elicro peinait à reprendre son souffle pour se présenter. Paroles que Bella écarta d'un mouvement nonchalant de la main. Elle savait tout cela. Mais au moins les autres connaissaient son prénom.

Sur ce, elle se campa devant les trois apprentis épuisés et leur annonça d'une voix calme et douce, et pourtant inflexible :


- Ne vous réjouissez pas trop vite. Tout ceci est loin d'être terminé.

Sortant trois poignards de sa ceinture, à sa tenue de cuir, elle les brandit devant elle, pommeaux vers ses apprentis et lança :

- Prochain exercice, immédiat : lancer de poignard.

Lorsque les trois apprentis eurent pris un poignard chacun, elle se détourna et montra du bout de son doigt blafard des sortes de trous dans la roche, peu profonds.

- Vous avez chacun un trou et cinq lancers, pour commencer. Vous devez mettre le plus de fois le poignard dans les crevasses. Bien entendu, la distance minimale à respecter est de cinq mètres.

Le visage de la Marchombre s'adoucit et son regard s'emplit de tendresse, alors qu'elle disait plus bas, avec une douceur inconmessurable :

- Foudr, tu as tenté d'attaquer la roche pour pouvoir la gravir. Ce n'est pas la bonne méthode. Vous devez tenter de faire corps avec elle, de la comprendre, de chanter pour elle pour qu'elle chante pour vous... Ne tentez pas de montrer que vous êtes le plus fort, vous perdez forcément.

Pour ce qui est du poignard, sachez que c'est la même chose. Vous devez faire corps avec, ce doit être l'extension propre de votre volonté.Vous devez vous ouvrir au monde pour percevoir toutes les forces. Vos sens ne doivent plus être limités mais s'expanser pour prendre toute la place de la réalité et de la vérité. Sentez le vent qui pourrait dévier la trajectoire de votre arme, pensez à tout, ne faites plus que percevoir...


C'était toujours un tel plaisir de partager ses connaissances ! Même après toutes ces années, Bella n'en revenait pas d'aimer encore autant cela. Cela la rendait entière, elle était bien lorsqu'elle sentait son savoir se transmettre, même si au début ce n'était jamais facile pour les apprentis de tout comprendre tout de suite.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Sam 26 Sep 2009, 23:27

Le garçon se présenta avec peine. Sa respiration était saccadée. Les marchombres ne faisaient donc pas dans le confort. La sensation était immense et Foudr sentit une très bonne impression de vivre. Son cœur qui battait à en rompre des oreilles y était aussi pour quelque chose. Le lac était plus beau vu du ciel. Aucun doute n’était possible sur cela. La roche commençait à lui faire mal au dos et le jeune homme se leva péniblement mais se força à prendre une attitude réveillée et énergique.

Au moins, le jeune homme aux yeux orange ne devait pas être déçu pour son premier cours dans ce groupe. Mais cela devait être à peu près pareil pour les autres groupes… voir pire. Foudr s’aperçut que le maître était monté rapidement et attendait qu’ils se lèvent. Le novice aurait aimé voir la marchombre gravir cette petite paroi. Cela lui aurait peut-être donné une impression de ce qu’il deviendrait plus tard… si il réussissait sa formation. Il tenta un regard en bas et en eu presque le vertige. Bien vingt mètres le tenait éloigner du sol. Et le nom qu’avait donné la marchombre n’était que « une paroi ».

Le vent était déjà assez bien ressenti sur la terre ferme mais il l’était dix fois plus sur ce bloc de roche. Cela ne pouvait, évidemment, faire que du bien. Quoique qu’il fallait tourner la tête pour pouvoir attraper une bouffée d’air. Mais ça restait agréable. Le jeune homme était heureux d’avoir choisit d’être marchombre plutôt que travailleur Alavirien. Il était content de choisir la liberté à la dépendance. Vivre dans la nature et ne faire plus qu’un avec elle était bien plus tentant qu’autre chose.

Puis la voix du maître se fit entendre. Une belle voix. Mais qui ne laissait jamais un peu de repos. Elle prit trois poignards dans ses mains, les tendit vers nous. Deux possibilités vinrent à la tête de Foudr. La première était qu’ils allaient faire du lancer de poignards. La seconde était qu’ils devraient se battre avec une de ces lames. La deuxième aurait été la meilleure selon lui. Mais l’autre n’est pas mal non plus.

Il s’avérait que c’était la deuxième. Foudr s’empara d’un des trois poignards. Puis la marchombre désigna des petits trous dans la roche. Cinq mètre pouvait paraître une petite distance mais le garçon, qui avait déjà tester cet exercice, savait que ce n’était pas simple du tout. Puis elle fit des recommandations à Foudr. Même si le mot n’était pas le bon. Un conseil pour leur exercice vint ensuite. Le jeune homme se plaça à distance minimum des endroits où la roche comportait de fins trous et fixa les endroits les plus faciles selon lui. Il mit la lame derrière son épaule droite et essaya de trouver le bon équilibre avec son corps et avec le poignard. Le bras plier, il s’imagina plusieurs fois la trajectoire de l’arme. Il lança finalement la lame qui partit droit vers les trous. Le poignard glissa sur un des multiples trous et fila un peu plus loin. Le novice ne perdit pas de temps et ramassa l’arme. Il recommença une fois et rata. Le troisième, le poignard tint bizarrement dans le petit trou. Un coup de vent en trop et il tomberait droit sue le côté. Foudr recommença une nouvelle fois et la lame tint à la roche cette fois-ci. Par contre, le cinquième lancer glissa sur la roche comme un poisson sur l’eau. Deux fois sur cinq si on comptait le troisième tir. Le novice restait impassible et attendit les autres.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Dim 27 Sep 2009, 12:53

Tu étais étalée sur le sol, Wanya.
Ta gorge était en feu, et tu n'arrivais presque plus à respirer.
Tu n'avais même pas remarqué qu'un autre garçon était là.
Lorsqu'il parla, difficilement, tu le dévisageas, ahurie.
Pourquoi n'étais-tu plus que seule dans ce groupe ?
Pourquoi y avait-il tant de garçon ?
Tu te mis à te dire que, heureusement, ton Maître était une femme.
Malgré le fait que tu avais pensé que tu aurais préféré Erwan, au début du cours.
Ce n'était plus le cas.

Tu n'étais pas terrorisée, loin de là.
Mais cela t'embêtait quand même.
Ce n'était pas de chance, vraiment.

Puis, la Maître ne vous laissa pas de répit.
Le prochain exercice fut annoncé.
Lancer de poignard.
Elle tendit un poignard pour chaque apprenti et posa quelques règles.
Tu avais le droit à cinq lancer, à cinq mètres de distance.

Tu as saisi le poignard, déterminée, et t'es avancée vers la paroi.
Il y avait en effet quelques trous dans la roche, tu devais en atteindre un.

Tu t'es mise en position.
Une jambe légèrement en arrière, les genoux légèrement pliés, la respiration encore haletante que tu tentais de régulariser et de calmer.
Tu as levé ton poignard vers son oreille, concentrée.
Tu t'es souvenue de ce qu'avait dit Erwan, lors du dernier cours.
Tu devais être ton poignard jusqu'à ce qu'il rejoigne le trou.
Tu t'étais entraînée pour le tir à l'arc, mais le poignard tu n'y avais pas du tout pensé.
Tu espérais que cet entraînement pourrait se déplacer sur les connaissances de poignard.

Soufflant, tu as lancé le poignard.
Sur tes cinq lancés, seuls trois ont rejoint le trou.
Dont un qui était tout juste en équilibre sur le trou.

Tu t'es reculée après avoir pris ton poignard.
Tu avais vu Foudr qui avait réussi deux lancers, lui.
Tu étais plutôt contente de toi.
Moi je suis fière de toi, Wanya.
Tu progresses...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Mar 29 Sep 2009, 20:17

Une silhouette gracieuse se planta devant nous, pauvres apprentis qui pensions en avoir fini avec les exercices, et nous dit d'une voix légère comme une plume :
- Ne vous réjouissez pas trop vite. Tout ceci est loin d'être terminé.
Puis elle enchaina :
- Prochain exercice, immédiat : lancer de poignard. Vous avez chacun un trou et cinq lancers, pour commencer. Vous devez mettre le plus de fois le poignard dans les crevasses. Bien entendu, la distance minimale à respecter est de cinq mètres.
L'horreur crispa mes trais, jamais, mais alors jamais de ma vie, je n'avais pratiqué le lancer de poignards ! Enfin... si peut être une fois, mais le résultat avait été si désastreux que j'avais préféré abandonner à jamais l'idée qu'un jour je puisse toucher un arbre en lançant un couteau.
Notre maitre nous donna à chacun un poignard, puis s'éloigna, probablement pour nous observer. Avant de me mettre à l'ouvrage, j'observais les autres apprentis. La silhouette qui me semblait familière était celle de Foudr, je l'avais rencontré en même temps qu'Esme dans des circonstances... un peu problématiques. En y repensant, je fus pris d'une vague de nostalgie. Tant de gens que je connaissais avaient disparu. Celïa'n, Arya...
Je ne les avais plus jamais revue.
Le bruit que fit un poignard contre la roche me tira de mes réflexions intérieures. Et, me souvenant que j'avais un exercice à faire. D'ailleurs, bien que les mouvements soit à peu près clairs dans mon esprit, les mettre en applications, voila qui était quand même beaucoup plus complexe.
Je vis soudain que Foudr et l'autre fille était sur le point d'achever leurs lancers. Ils en avaient mis deux ou trois chacun.
Je déglutis, me plaçai en face d'un des trous, visai, eeeeeeeet, lançai le poignard dans la direction du trou. Il rebondit sur la paroi, à vingt centimètres de l'endroit où je visais. Le rouge au joues, j'allai le récupérer. Je me remis en position, essayai de viser avec plus de précision, lançai le poignard... KLONNG. Le bruit de la lame frappant la roche de plein fouet résonna dans les pics alentours. Je courus ramasser l'arme et, tout en me replaçant à la distance de cinq mètres règlementaire, je réfléchis au pourquoi du fait que je n'avais pas réussi à envoyer le bout de la lame sur la roche. Ce devait être une histoire de vitesse de rotation. On devait donc adapter la vitesse avec laquelle on lançais par rapport à la distance.
En espérant ne pas m'être trompé, je me mis en position, évaluais le nombre approximatif de tour que devait faire le couteau, une fois que ce fut fait, je lançais le poignard. Qui rata sa cible et vint taper la roche avec le bout du manche. Ce n'était donc pas ça... les paroles qu'avait prononcé le maitre me revinrent en mémoire :
- Foudr, tu as tenté d'attaquer la roche pour pouvoir la gravir. Ce n'est pas la bonne méthode. Vous devez tenter de faire corps avec elle, de la comprendre, de chanter pour elle pour qu'elle chante pour vous... Ne tentez pas de montrer que vous êtes le plus fort, vous perdez forcément.

Pour ce qui est du poignard, sachez que c'est la même chose. Vous devez faire corps avec, ce doit être l'extension propre de votre volonté.Vous devez vous ouvrir au monde pour percevoir toutes les forces. Vos sens ne doivent plus être limités mais s'expanser pour prendre toute la place de la réalité et de la vérité. Sentez le vent qui pourrait dévier la trajectoire de votre arme, pensez à tout, ne faites plus que percevoir...

Sur le moment, je n'y avais pas fait attention, pensant qu'elle s'adressait à Foudr uniquement. Maintenant je me rendais compte que si j'y avais pensé avant, j'aurais peut être compris comment réussir au moins un lancer.
Percevoir était donc le mot d'ordre pour réussir. C'était à peu près ce que j'avais tenté de faire avec l'esprit, mais il fallait le faire avec le coeur, me souffla mon esprit. Ah... d'accord. Pour me concentrer, je fermai les yeux. Dans ma main, le poignard se confondait avec ma main, nous n'étions plus qu'un, je ne sentais plus le manche, le manche était l'extension de ma main... J'ouvris les yeux, bien décidé à réussir lorsque je m'aperçus que, si je ne sentais plus le manche dans ma main, c'était parce qu'il avait glissé et était tombé à terre. Confus, je le ramassais et entrepris de réussir réellement cet exercice. Je refermais mes paupières et laissais les sensations m'envahir. Cette fois, le poignard était bien présent, je le sentais bien ancré dans ma main, rétif à partir dans la roche. Ces sensations, bien que fictives, m'aidèrent à trouver le point d'équilibre de l'arme, à le comprendre aussi. Je sentais le vent autour de moi, un vent qui venait de la droite et qui le dévierait donc forcément. Toujours les yeux fermés, j'armais mon bras, le détendit rapidement, dans la direction du trou... et faillis tuer Foudr. Je m'étais tourné sans m'en rendre compte et je m'étais trompé de direction.
Je me repentis en excuses en allant récupérer le poignard.
Tout en me replaçant pour mon dernier essai, je fis la même chose que pour l'essai précédent, mais avant de tirer, j'ouvris les yeux. Mon bras se détendit comme un serpent, et le couteau se planta droit... dans le trous situé trente centimètres au dessus de celui que je visais.
Le cœur lourd, je m'approchais des autres pour dire mon misérable score...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Mar 29 Sep 2009, 22:14

Bella observa ses trois apprentis s'essayer au lancer de poignard. Apparement, Wanya et Foudr avait déjà lancé quelque chose, puisqu'ils réussirent tous les deux à faire plus de deux lancers précis. Elle avait eu vent de leur cours précédent, à tous deux, où ils étaient déjà dans le même groupe, et où ils avaient fait du tir à l'arc. Cela devait être pour cela que leurs lancers n'avaient pas été trop mauvais. Par contre, Elicro semblait vraiment dans les nuages, sans parvenir à se concentrer sur son poignard et ses lancers. Plusieurs fois, Bella le vit rater complètement ses lancers car il ne pensait pas à tout, ce qui était vraiment dommage pour lui. Il faudrait qu'il apprît, et très vite, à faire plusieurs choses à la fois et à enchaîner aussi plusieurs choses de natures complètement différentes. C'était en partie le propre du Marchombre, aussi.

Bella se tourna vers ses trois apprentis. Faisant le résumé de tous leurs lancers dans son esprit, elle récapitula : Foudr avait réussi deux lancers, Wanya trois et Elicro un. Cela la surprenait un peu, ce premier classement, même si elle savait qu'elle ne devait pas juger ses trois apprentis là-dessus : Wanya n'était pas du tout sûre d'elle et très craintive, pourtant elle avait une très bonne précision. Haussant les épaules seule, la Marchombre se tourna vers ses trois apprentis et leur dit :


- Pour des premiers lancers de poignard, ce n'est pas trop mal.

Foudr, tu ne prends pas assez le temps de viser. Il faut être calme, ne pas vouloir se précipiter, surtout au début. Après, avec l'expérience, cela changera, mais pour l'instant soit calme et réfléchi, ainsi tu rateras moins de lancers.

Wanya, tu as une bonne précision et tu prends bien le temps de viser. Néanmoins, tu ne mets pas assez de force dans ton lancer, ce qui fait que pour des cibles placées plus loin, tu ne pourras pas les atteindre. Quitte à lancer ton poignard légèrement plus rapidement, fais-le avec force !

Elicro, c'est dommage tu as énormément de mal à te concentrer. Lorsque tu penses à tout, ton lancer est très bien, mais tu ne fais que tergiverser sur tout ce qui t'entoure et tu perds le fil de ta réflexion. Tu n'arriveras à rien en restant dans les nuages, il faut que tu ramènes tes pensées et tes pieds sur terre, je ne pourrais pas le faire à ta place. Prends une décision : la Voie des Marchombres ou celle de la Nonchalance... Et ce ne sont largement pas les mêmes.


Sur ce, Bella adressa un grand sourire à ses apprentis et, d'un signe de la main, les invita à la suivre. Elle partit sur les pics des Dentelles Vives. C'était une sorte de randonnée en montagne, sauf que la montagne en question n'était pas du tout plane, mais plutôt hérissée de pics dangereux. Il fallait être prudent à chaque pas, à chaque saut, à chaque mouvement. C'était aussi un bon exercice de réflexes et de réflexions rapides et multiples : Elicro aurait du pain sur la planche, mais cela l'aiderait sans doute énormément pour la suite, s'il y parvenait. Mais il n'y avait pas de raison : ils en avaient pour un bon moment ainsi !

La Marchombre marcha longtemps parmi les cailloux, les creux, les bosses, les pics, les à-pics, et tout le toutim que pouvait héberger les Dentelles Vives sous leurs jupons. Et elle marchait toujours à un rythme plutôt soutenu lorsque le soleil commença à se coucher dans le ciel. Lorsqu'il ne fut plus qu'une ligne éclairant légèrement l'horizon, elle décida de s'arrêter pour passer la nuit tranquille. Se tournant vers ses apprentis, elle désigna une paroi verticale à grimper, d'une quinzaine de mètres, et attendit qu'ils la gravissent pour les suivre à son tour. Lorsqu'ils furent tous en haut, la Marchombre annonça :


- Bon, et bien pour aujourd'hui, vous avez plutôt bien résister. Mais demain sera plus difficile, car nous suivrons un rythme plus soutenu. Cela ne sera plus que de la marche, mais aussi de la course sur les Dentelles Vives.

Laissant le temps à ses apprentis d'ingurgiter ce qu'elle venait de dire, elle continua, quelques secondes plus tard :

- Les poignards que je vous ai donnés tout à l'heure sont dorénavant à vous. Vous pouvez en faire ce que vous souhaitez. Néanmoins, ne les jettez pas tout de suite, car nous en aurons besoin encore jusqu'à la fin de cette semaine de cours intense.

Sortant du sac à dos qu'elle portait trois couches très fines, la Maître Marchombre les donna à chacun de ses apprentis et s'assit sur le sol plat de l'endroit qu'elle avait choisi. Extrayant du sac quelques morceaux de bois qu'elle avait ramassés lors de la journée, elle fit rapidement un feu de camps autour duquel les apprentis et elle se lovèrent un instant. Puis, la Maître Marchombre annonça :

- Ce soir, vous allez avoir encore le droit à un petit exercice. Levez-vous et prenez ceci.

Elle leur tendit trois bâtons fins et droits, et elle en garda un pour elle. Elle demanda à ses apprentis de l'imiter durant tout l'exercice, ou du moins de réussir à prendre possession du bâton pour qu'il ne fît plus qu'un avec eux. Comme pour le poignard, ou pour les éléments. Elle fit quelques mouvements d'attaque élémentaires, puis de défense et s'arrêta, demandant à ses apprentis de continuer pour les observer évoluer avec les bâtons, livrés à eux-mêmes.

Bien entendu, avec la journée qu'ils venaient de passer, ils étaient épuisés, probablement à bout de force et d'envie, et Bella le savait. C'était ce qu'elle cherchait. Les pousser dans leurs derniers retranchement pour cerner leurs faiblesses et réussir à les leur montrer pour qu'ils les comblent et qu'ils en fissent des forces. Toujours.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Mer 30 Sep 2009, 14:47

Tu n'avais pas regardé réellement les lancers des autres, Wanya.
Tu étais comme dans un rêve, que tu réussissais à réaliser même si tu n'y croyais pas vraiment.
Tu avais lancé trois poignards correctement, et c'était la meilleure performance du groupe.
Un léger sourire tentait de percer la coque de ton visage, sans y parvenir pourtant.

Lorsque la Maître donna des conseils pour mieux parvenir à lancer les poignards, tu l'écoutas attentivement.
Tu avais l'impression que cette femme savait tout, et voyait tout.
Sans doute était-ce le cas.
Elle était Marchombre après tout. Et cela faisait beaucoup.

Puis, elle vous invita à la suivre, et elle partit en marchant sur les rocs escarpés qui s'étendaient un peu partout autour de vous.
Enfin, c'étaient surtout des sortes de sentiers, et pourtant cela n'en était.
Déterminée, tu te lanças derrière elle, tentant de ne pas te faire distancer.
Au fur et à mesure du temps, tu sentais tes muscles qui brûlaient, qui criaient.
Pourtant, ils se détendaient au fur et à mesure de ton trajet, comme s'ils enregistraient d'eux-mêmes les mouvements appropriés pour ne pas perdre une parcelle d'énergie de plus qu'ils auraient dû.

Oh, tu marchas longtemps, ainsi, Wanya.
Ton souffle était court, tu eus plusieurs fois un poing de côté.
Ta gorge et tes poumons étaient en feu, et tu continuais.
Tentant d'ignorer les signaux d'alarme de ton corps, et pourtant de faire du mieux que tu pouvais pour garder un maximum d'énergie qui pouvait te rester.
Tu comprenais petit à petit que le corps n'était pas à négliger, sinon on n'en possèderait pas.
Il fallait le prendre en compte dans tout ce que l'on faisait.
Tes gestes se fluidifièrent et devinrent de moins en moins inutiles : tu ne faisais que le nécessaire.
Tu progressais.
Encore, toujours, derrière la Maître Marchombre.

Et puis, dans le lointain, le soleil se couchait.
Tu n'avais que faire de la nuit, tu aurais sans doute voulu continuer.
Mais tu savais que ton corps ne le supporterait pas.
Lorsqu'à une ultime corniche franchie, enfin la Marchombre s'arrêta et parla du lendemain, tu ressentis du soulagement.
Oh, mais pas longtemps.
Jusqu'à ce qu'elle dît qu'il y avait encore un exercice à exécuter avant de se reposer complètement.

Pour le poignard, tu l'avais glissé à ta ceinture, et il ballotait parfois contre ta jambe fine.
Tu as pris le bâton que Bella vous tendait et a tenté de reproduire les mouvements de la femme.
La fatigue mettait ta concentration à mal, mais tu parvenais tout de même à esquisser les bons gestes.
Puis, lorsque la Marchombre s'arrêta, tu continuas.
Tu as fermé les yeux, comme pour te reposer.
Dans ta main, le bâton est devenu un serpent.
Un serpent qui s'enroulait autour de ton bras pour sentir les muscles qui bougeaient.
Pour se calquer dessus.
La pointe du bâton était la tête du serpent, avec ses crochets, une arme.
L'autre bout du bâton était simplement ton bras.

Tu as souri, fais quelques gestes.
Quelle imagination débordante, tu as pensé.
Mais non Wanya, ce n'est pas ton imagination.
C'est tout à fait ce que ton Maître attendait de toi.

Epuisée, tu as posé le bâton sur le sol, puis saisi la couche.
Tu t'es calée à un mètre du feu et t'es enroulée dans la couche.
Tu as fermé les yeux, t'es couchée sur le côté et t'es endormie.
Dans la position du foetus.
Avec la bonne fatigue musculaire que les exercices t'avaient donnée.
Certaine que tu étais sur la bonne voie, car Sereine.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Dim 04 Oct 2009, 15:15

Une fois ses lancés finis, Foudr regarda dans le vague. Il avait lancé le poignard cinq fois avec précipitation. Il le regrettait mais ne pensait pas que prendre un grand laps de temps aurait changé quoi que se soit. Et puis, même si il touchait plus souvent ses cibles, il aurait douté avoir tout ce temps dans un combat. Il devra s’entraîner dur pour arriver à atteindre les petits trous dans la roche à chaque lancé. Il n’y parviendrait peut-être pas tout de suite. Mais il tenterait de s’améliorer tant qu’il le pourra.

Il ne fit presque pas attention aux lancés effectués par les deux autres novices. Il ne regarda que les résultats. Trois bons pour Wanya et un pour le dénommer Elicro. Eux aussi semblaient avoir repris leur souffle.
Puis la marchombre parla. De sa voix calme et posée.
Ce qu’elle lui reprocha était un peu ce qu’il s’était reproché quelques instants plut tôt. Selon le maître, Wanya ne mettait pas assez de force dans ces lancés. Et Elicro voyageait un peu partout… sauf ici. Lui au moins était réveillé. Foudr croisa les bras. Il regardait à présent le long du Lac Chen. Il avait quittés l’académie ce matin assez tôt et il ne put se localiser dans l’avancement de la journée.
Puis la marchombre marcha sur les Dentelles Vives. Elle évitait souplement les nombreux pics de roche. Foudr la suivit, les yeux mi-clos. Plusieurs pointes de pierre lui firent mal aux pieds et il se força à grader son attention au sol. Il dut presque se mettre à quatre pattes pour ne pas s’arrêter toutes les deux minutes. Une belle randonnée en montagne… sauf qu’on ne profitait pas tellement de la vue de l’horizon. La tête baissée, il ne jeta que quelques coups d’œil à la direction empruntée par le maître. Il courut longtemps en minimisant les gestes inutiles et silence. La fluidité au rendez-vous. La vitesse à laquelle la marchombre était assez rapide tout en laissant le temps de suivre. Levant la tête une centième fois, Foudr faillit se taper la tête contre une paroi. Il supposa qu’il fallait grimper et commença sa montée. Crochetant les prises les plus proches pour grimper plus rapidement, il gravit la paroi et s’assit en son sommet. C’était déjà fini. Foudr aurait imaginé un programme plus chargé. Il ne fut donc pas surpris lorsque la marchombre cita un entraînement plus intensif lors de la journée suivante. Il en fut presque heureux. Garder les poignards n’était pas non plus une idée pour le décevoir. Il pourrait s’entraîner hors des cours. Le maître sortit les trois lames qui avaient été utilisées et les tendit aux novices. Foudr prit l’arme et la fit tournoyer lentement dans sa main. Il le plaça dans sa ceinture et vit la marchombre faire un feu. Il s’allongea autour de ce feu et reçu péniblement les paroles du maître. Le bâton qu’il attrapa semblait lourd à ses yeux et il dut admettre que finalement, cette journée était bien remplie. Tâchant de faire les mêmes gestes que la marchombre, Foudr essaya d’oublier qu’il tenait un bâton dans les mains et le remplaça par le prolongement de son bras. Ce n’était pas simple au début mis il finit par s’y habituer jusqu’à ne plus voir un long bout de bois dans ses deux mains tremblante de fatigue. Une fois ceci fait, le jeune novice lâcha le bâton et s’étala dans un coin assez éloigné du feu.
Les yeux toujours à moitié fermés, il s’aperçu qu’il ne les avait pas ouvert longtemps. Il attendit un moment la tête dans les bras, contemplant les étoiles. Puis, il s’enfonça dans ses rêves assez tard dans la nuit.


[H-RP : Désolé pour le retard.]
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Mar 06 Oct 2009, 20:08

La Marchombre nous rassembla, rassembla également ses pensées, dû moins c'est ainsi que j'interprétais le moment de silence qu'elle fit avant de nous dire :
- Pour des premiers lancers de poignard, ce n'est pas trop mal.

Foudr, tu ne prends pas assez le temps de viser. Il faut être calme, ne pas vouloir se précipiter, surtout au début. Après, avec l'expérience, cela changera, mais pour l'instant soit calme et réfléchi, ainsi tu rateras moins de lancers.

Wanya, tu as une bonne précision et tu prends bien le temps de viser. Néanmoins, tu ne mets pas assez de force dans ton lancer, ce qui fait que pour des cibles placées plus loin, tu ne pourras pas les atteindre. Quitte à lancer ton poignard légèrement plus rapidement, fais-le avec force !

Elicro, c'est dommage tu as énormément de mal à te concentrer. Lorsque tu penses à tout, ton lancer est très bien, mais tu ne fais que tergiverser sur tout ce qui t'entoure et tu perds le fil de ta réflexion. Tu n'arriveras à rien en restant dans les nuages, il faut que tu ramènes tes pensées et tes pieds sur terre, je ne pourrais pas le faire à ta place. Prends une décision : la Voie des Marchombres ou celle de la Nonchalance... Et ce ne sont largement pas les mêmes.

Rougissant jusqu'à la racine des cheveux (et je suppose que, si cela avait été possible, j'aurais rougi au delà), je baissais les yeux vers la terre en me disant qu'elle avait sue trouver les mots qu'il fallait pour que je me remette entièrement en cause.
La marchombre nous adressa un grand sourire, puis nous fit signe de la suivre sur l'étroit chemin qui reliait les différents pics des dentelles vives.
Au mois, pensais-je, c'était un exercice qui ressemblait à quelque chose que j'avais déjà fait. En effet, je devais garder une vigilance constante afin de courir derrière le maitre tout en prenant garde de ne pas tomber dans les pièges de la montagne qui était concentrés dans un sentier minuscule.
Cette randonnée qui exigeait notre attention, elle me rappelait l'exercice que m'avait fait faire Erwan lors de notre dernier cour ensemble. J'étais sur un tas de bois et je devais bouger sur les différentes buches tandis qu'un énorme pendule accroché en hauteur, balançait au moindre coup de vent, à la moindre brise. Je m'en étais plutôt bien sortit si l'on pouvait dire que ressortir entier d'un tel exercice correspond à cette définition...
Lorsque nous arrivâmes près d'une paroi haute d'une douzaine de mètres, la marchombre nous arrêta et nous fis signe de grimper en haut. Nous étions tous exténués, à en juger par l'expression de mes camarades en tous cas, et cette nouvelle épreuve fut accueillie, par moi, avec un œil noir qui se transforma rapidement en défi lancé à mon orgueil lorsque je vis Foudr grimper la paroi rapidement, devancé de quelques mètres par mon autre camarade.
J'entrepris donc, pris d'une vigueur nouvelle, l'escalade de cette nouvelle façade des dentelles vives. J'arrivais tout de même bon dernier et aperçu notre maitre sauter agilement sur l'esplanade où nous nous trouvions. Puis, après nous avoir rassemblé, elle nous déclara :
- Bon, et bien pour aujourd'hui, vous avez plutôt bien résister. Mais demain sera plus difficile, car nous suivrons un rythme plus soutenu. Cela ne sera plus que de la marche, mais aussi de la course sur les Dentelles Vives. Les poignards que je vous ai donnés tout à l'heure sont dorénavant à vous. Vous pouvez en faire ce que vous souhaitez. Néanmoins, ne les jettez pas tout de suite, car nous en aurons besoin encore jusqu'à la fin de cette semaine de cours intense.
Ca promettait d'être interressant comme cour ça, pensais-je en observant la marchombre sortir de son sac trois matériels de couchage et faire un petit feu de camp.
Elle nous donna ensuite une couche chacun et alla s'assoir près des flammes. Je fis de même et, pensant en avoir fini avec cette journée, je reposais mes muscles, les bras repliés autour de mes genoux et la tête sur les jambes, en regardant les profondeurs du feu.
Une phrase me sortit de ma torpeur :
- Ce soir, vous allez avoir encore le droit à un petit exercice. Levez-vous et prenez ceci.
Avec un grognement, je pris un des bâtons qu'elle nous tendait puis observait attentivement ses mouvements. La chaleur du feu qui contrastait avec cette journée exténuante, ma fatigue, la présence de la marchombre, calme et pourtant pleine d'énergie, je ne sais ce qui déclencha mon étrange vision mais toujours est-il que, sans m'en rendre compte, les couleurs apparurent dans mon esprit sans que je l'eusse demandé. Je ne m'en aperçus pourtant pas et continuait l'exercice. Le bâton semblait se fondre avec mon bras, si bien que je ne distinguais pas qu'est ce qui était quoi. Je ne pensais à rien, répétant les mouvements, non avec mon esprit, mais avec mon corps entier. Je sentis la paix et, lorsque la marchombre nous fit signe de nous arrêter et d'aller nous coucher, je songeais que c'était vraiment cela qu'être marchombre. Et dans la nuit ambiante, un immense sourire fendit mes lèvres.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Mer 07 Oct 2009, 18:12

Bella observa attentivement ses élèves. La fatigue les faisait divaguer, ce qui rendait leurs gestes un peu flous, mais tout de suite, chacun réussit à faire du bâton une partie intégrante d'eux-même. La Marchombre sourit, sereine et heureuse. Oui, l'exercice physique était toujours bénéfique pour le cerveau, qui assimilait ensuite bien mieux les choses, tant qu'il n'était pas sur sa limite, et qu'il recevait assez de sang de la part du coeur. Mais ses apprentis, s'ils étaient à bout de force, étaient parvenus à faire ce qu'elle demandait. Et ils méritaient le repos de cette nuit-là... Même si tout cela était loin d'être fini.

Les regardant s'endormir un à un, la Marchombre sourit aux étoiles avant de s'allonger à son tour dans sa couche et de fermer les yeux, amenant les images d'Erwan dans son esprit. Apaisant totalement sa respiration, elle sentit le vent qui venait lui murmurer quelques sensations sur son aimé, avant de repartir, impalpable, dans son voyage nuptial. Et elle s'endormie, heureuse.

Le lendemain, elle réveilla ses apprentis lorsque le soleil se découvrait derrière les pics des Dentelles Vives. Leur tendant le bâton qu'ils avaient tous tenu le soir précédent, elle leur annonça :


- Bien, aujourd'hui, vous allez surtout marcher, courir, grimper. On va améliorer votre endurance et vos réflexes, et pour cela il faut que vous donniez tout ce que vous avez dans le ventre. Le rythme sera plus soutenu qu'hier...

Sur ce, elle adressa un grand sourire à ses élèves et se détourna d'eux pour partir vers le sud. Comme la veille, ils passèrent énormément de temps à crapahuter dans les Dentelles Vives, et à un rythme soutenu : dès que le terrain était un peu plat, Bella courrait à un bon rythme, et dès que les pics devenaient trop hauts et dangereux, elle se glissait le long un peu plus lentement, mais toujours avec un rythme assez soutenu. La matinée fut difficile pour les apprentis, car le chemin n'était pas de tout repos, et Bella ne faisait rien pour ralentir l'allure : il fallait qu'ils outrepassent leurs limites pour toujours avancer et avoir toujours envie de se surpasser.

Elle ne fit la première pause que lorsque le soleil était au plus haut dans le ciel. Elle s'arrêta sur un plateau pas trop pentu et sortit de son sac quelques morceaux de viande sèche, au goût acariâtre mais à la teneur en vitamines et éléments très forte. Lorsque le déjeuner fut terminé, elle se leva et annonça aux apprentis :


- Pour digérer, vous allez faire quelques lancers de poignards. Je veux que vous recommenciez jusqu'à ce que vous réussissiez cinq lancers de suite, et ce deux fois de suite. Lorsque vous y serez, nous repartirons.

Observant ses apprentis pendant que ces derniers s'affairaient à lancer les poignards qu'elle leur avait offert, la Marchombre se rappela avec précision lorsqu'elle-même était apprentie, et qu'elle avait eu plusieurs fois l'impression qu'elle n'arriverait jamais à avoir la précision de son Maître. Souriant seule, elle attendit patiemment que les trois apprentis eussent réussi leurs lancers avant de se lever et de les inviter d'un mouvement du menton à la suivre.

Ouvrant à nouveau la marche, elle les fit crapahuter durant tout le reste de la journée, jusqu'à ce que l'aube apparaisse, et même encore après, lorsque la lune commença à s'élever dans le ciel rempli d'étoiles. Lorsque la nuit fut bien tombée, elle s'arrêta sur un plateau et tendit les couches à ses apprentis, avant de les reprendre lorsqu'ils voulurent se coucher après la journée éreintante qu'ils avaient passée.


- Non non, il n'est pas tout à fait temps de se coucher. Vous allez me faire des lancers de poignards dans le noir. Je veux le même taux de réussite qu'à midi, appliquez-vous, cela risque de prendre bien plus de temps. Lorsque vous y serez arrivés, vous pourrez vous coucher.

Attention, ce n'est pas parce que vous avez réussi à midi que vous y arriverez forcément tout de suite ce soir. Lorsque vous pensez savoir, c'est là que vous n'apprenez plus car vous n'êtes plus à l'écoute de ce qui a fait votre réussite précédemment.


S'asseyant un peu plus loin, Bella s'emmitouffla dans sa couche pour regarder ses apprentis lancer, encore une fois. Elle attendit que tous aient terminé, avant de s'accorder elle-même une pause et de dormir profondément. La prochaine journée serait pleine de rebondissements...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Jeu 08 Oct 2009, 22:14

Tu fus réveillée par la main de ton Maître sur ton épaule, Wanya.
Une main légère mais présente.
Tu as souri, avant de suivre ton Maître, qui avait bien spécifié que la journée serait difficile.
Mais cela ne te découragea pas.
Il fallait que tu te surpasses, toujours. Encore et encore.
Tu allais le faire, même.

Tu as pris le baton que Bella vous tendait et l'a suivie dès qu'elle vous eut tourné le dos.
Il ne fallait pas que tu te fis distancer.
Tu as bien sollicité chacun de tes muscles, reprenant les habitudes de la veille pour t'économiser.
Déjà, tu avais gagné en fluidité, comme si ton corps n'attendait que cela.
Que tu l'écoutes un peu plus et que tu en prennes soin.

Vous avez beaucoup avancé, et vite, mais tu n'as pas vu le temps passer.
Oh, bien sûr, tu étais essoufflée, dégoulinante de sueur, mais tu continuais.
Simplement parce qu'enfin tu sentais tes muscles sous ta peau réagir au quart de tour.
C'était délicieux.

La pause déjeuner te surprit, mais lorsque tu t'arrêtas, tu te rendis compte de ta faim.
Alors tu as souri.
Oui, tu as réellement souri.
Tu as mangé les morceaux de viande séchée qui t'étaient destinés, prête à repartir.
Mais il fallait que tu lançes ce poignard, et plusieurs fois en plus.

Alors tu t'es concentré, a tenté de retrouver les mouvements de la veille.
Tu as dû recommencer une bonne cinquantaine de fois, encore et encore.
Sans t'arrêter. Encore et encore.
Tu as dû réussir, en tout, au moins cinq fois les cinq lancers.
Mais jamais l'un après l'autre.
Tu continuais, sans cesse, sans voir le temps passer.
Jusqu'à ce qu'enfin, tu y parviennes.

Tu n'avais pas regardé les performances des autres, juste la tienne.
Tu étais encore plus dégoulinante de sueur.
Mais tu étais fière.

Et puis, vous êtes repartis, pour toute l'après-midi.
Et même après que le soleil se soit couché.
Et encore, les lancers se sont présentés.

Tu étais fatiguée, Wanya, très fatiguée.
Mais tu as lancé.
Durant longtemps, au moins une bonne heure et demi.
Jusqu'à y arriver.
Même si tu n'y voyais plus grand chose.
Même si tu n'en pouvais plus.

Tu t'es effondrée sur le sol, ne prenant même pas le temps de te blotir dans ta couche.
Epuisée jusqu'à la moelle.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Mer 14 Oct 2009, 14:13

C’était tellement mieux d’être endormi. Le réveil est, selon lui, le plus horrible des moments de la journée. Mais il se força tout de même à ouvrir le quart d’une paupière pour entrevoir la marchombre qui tâchait de réveiller ses élèves. Elle avait l’air réveillée et en pleine forme pour la suite de cet entraînement intensif. Foudr jeta un regard bref sur le paysage qui l’entourait. Ils étaient sur les Dentelles Vives. Ses mains lui faisaient mal suite à la course sur les rochers de la veille. Ses jambes étaient complètement vides d’énergie. Mais il n’en était pas moins heureux que la veille à la fin de la première journée « d’échauffement ». Il ne regrettait pas d’avoir dépensé toutes ses forces pour arriver jusqu’ici.

Le jeune homme posa son regard bleu sur les trois bâtons avec lesquels ils avaient repoussés le moment de sommeil la veille. Il en prit un et reçu les paroles du maître avec une grimace. La marchombre partit d’une vitesse plus élevée que la veille. Foudr la suivit, prenant soin de ne pas planter ses pieds dans des pics trop pointus. La première cours lui avait parut longue. Mais la deuxième lui parut interminable. Ses jambes devaient faire des efforts énormes pour le porter, toujours plus loin. Le soleil se sentait obligé de rajouter un obstacle sur leur course. La pause fut accordée par le maître lorsque rayons commençaient à être très gênant. La marchombre sortit trois viandes sèches de son sac. Foudr en prit une et la mangea, prenant soin de ne pas la gâcher. Bien qu’au goût acariâtre, elle restait quand même un repas précieux pour l’entraînement. La marchombre parla, Foudr écouta. Il le regretta presque. Il sortit son poignard et se mit en position. Il oublia ses jambes engourdies et se concentra sur sa tâche. Les lancers ne semblaient pas vouloir s’aligner. Ils ne trouvèrent pas les trous à la suite. Les allers-retours étaient encore plus irritants. Il fallut attendre encore un bon moment puis il enleva son cinquième poignard consécutif d’un trou, des crampes aux bras. Il ne souhaitait pas en faire plus. Il rangea son poignard, et suivit le maître qui recommençait l’entraînement à la course. Ce fut sans doute la partie la plus exténuante de la journée. De midi jusqu’à la nuit bien avancée, ils avaient courus sur les Dentelles Vives. La marchombre s’arrêta et Foudr s’assied en tailleur, essayant de faire battre son cœur de moins en moins vite. Il allait s’endormir, ne tenant plus sur ses jambes, lorsqu’il entendit le maître parler. Il se leva, épuisé. Il sortit son poignard et commença ses lancers. Il mit plus de temps qu’à midi mais il parvint à en rentrer dix, si on comptait celui qui serait partit au premier coup infime du vent. Il s’allongea sur les Dentelles Vives, prenant la roche pour des cousins.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Jeu 15 Oct 2009, 21:39

Un rayon de soleil passa la barrière que formait mes yeux clos. J'ouvris les yeux et poussai un grognement en voyant que ce devait être l'heure du réveil. Il devait être tôt, très tôt même puisque le soleil venait d'apparaitre d'apparaitre à l'horizon. Je me levai, détendis tous mes muscles, qui étaient perclus de courbatures, et pris le bâton que nous tendais notre maitre. En nous adressant un sourire rayonnant, elle nous dit :
- Bien, aujourd'hui, vous allez surtout marcher, courir, grimper. On va améliorer votre endurance et vos réflexes, et pour cela il faut que vous donniez tout ce que vous avez dans le ventre. Le rythme sera plus soutenu qu'hier...
Et elle recommença à courir, exactement comme hier, mais en plus rapide. Oh bien sur ce n'était pas une très grande augmentation, mais pour des élèves fourbus et avec le ventre vide c'était comme grimper sur une paroi dont on ne voit pas le haut.
Tout en courant, j'observais le paysage, le soleil qui se levait lentement, sa chaleur qui nous caressais doucement le visage. Tout cela me rendais profondément heureux et ce malgré les signaux de douleur et de fatigue que mon corps m'envoyai. S'il y a une chose dont je suis capable et qui me rend fier, c'est bien celle ci : je suis capable de courir dans des conditions désagréables à condition que le moment soit harmonieux et que je sois heureux d'être là, simplement.
Je pris tout de même garde de ne pas trébucher sur les cailloux et autres obstacles. Je fis même quelques fantaisies, sautant par dessus les roches basses, et reprenant la course juste après. Mais, si j'étais capable de courir longtemps comme ceci, mon corps lui avait plus de mal et il m'envoyai en permanence ces messages : faim, soif, mal partout.
Donc, lorsque la marchombre nous fis signe de nous arrêter, je pris bien cinq minutes pour reprendre mon souffle, ainsi que pour reposer mes muscles ne serait-ce qu'un peu. Puis, je pris les lanières de viande qu'elle nous tendais et entrepris de les mâchonner le plus longtemps possible pour faire bien entrer la moindre parcelle dans mon corps. Ça avait vraiment un gout horrible mais dans mon état j'aurais pu avaler n'importe quelle nourriture pour peu qu'elle soit comestible.
Lorsque nous eûmes tous trois terminé de manger, elle nous déclara :
- Pour digérer, vous allez faire quelques lancers de poignards. Je veux que vous recommenciez jusqu'à ce que vous réussissiez cinq lancers de suite, et ce deux fois de suite. Lorsque vous y serez, nous repartirons.
Ouch... pas facile comme exercice, surtout après ma piètre prestation de la veille. Je repris le poignard que la marchombre nous avait donné hier et me mis en position de tir, fis le vide complet dans mon esprit, puis je fis apparaitre dans mon esprit la cible, les sensations que mon corps ressentait, j'armai lentement mon bras, et le détendit brusquement dans la direction du trou. Il tinta contre la roche à deux centimètres de l'endroit où je visais. Je faillis sauter de joie en réalisant que j'avais à peu près trouver le truc. Je continuai donc à m'exercer et, à moitié par chance je l'avoue, je finis par réussir à planter le couteau cinq fois de suite.
Nous courûmes ensuite à travers les monts escarpés des dentelles vives. Lorsque la nuit tomba, l'épuisement que je ressentis était comme un poids sur permanent sur mon dos. Je me sentais dans mes derniers retranchements. Et, lorsque notre maitre nous annonça que l'on devait maintenant pratiquer le lancer de poignard nocturne, je faillis m'évanouir. Découragé, je pris le poignard, me tournais vers la cible et visais soigneusement. Avant de tirer, je levais les yeux vers le ciel. Je vis la lune, pleine, je vis les étoiles, multitude. Et cette vision m'apporta le calme dont j'avais besoin pour me concentrer. La nuit m'apportait son réconfort en recouvrant la voute du ciel par ses lumières. Je n'avais besoin que de ce petit coup de pouce pour faire basculer mon esprit en harmonie avec les éléments. Je sentis la félicité m'envahir tandis que je tirais mon premier lancer. En plein dans la cible. Les neufs autres suivirent. Et, lorsque je me retournais vers le camp, le charme fut rompu, je me rendis compte que, durant tout l'exercice, je n'avais pensé à rien, je l'avais fait. Et c'était tout ce qui comptait. Heureux, je me glissais dans ma couche et m'endormit aussitôt d'un sommeil ponctué de rêves pour le moins... agréables...
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Ven 16 Oct 2009, 21:35

Ses apprentis avaient eu beaucoup de mal à la suivre, et Bella sentait bien la fatigue de leurs muscles dans tous leurs gestes. Mais ils continuaient, ils résistaient, et cela l'enchantait : c'était tout à fait la conviction Marchombre que de toujours repousser ses limites. Même s'il fallait faire attention à son corps tout de même, car repousser ses limites, c'était bien, mais à trop vouloir les repousser, on pouvait s'en imposer sans le vouloir, en fragilisant notre corps, en le poussant bien trop à bout d'un coup, et donc en se paralysant à vie. Et oui, Bella connaissait ce genre de choses, elle avait même une fois vue la chose à l'oeuvre, ce qui l'avait terrifiée à l'époque. C'était impensable d'en rester paralysé ! Elle avait voulu secouer la tête, elle n'y était pas parvenue, bien trop ahurie devant ce fait incontestable et irréversible...

Mais elle sentait les muscles de ses apprentis derrière elle, et réussissait tout de même à capter les signaux qu'ils lançaient à leur possesseur et à leur environnement. Déjà, à la pause de midi, ses apprentis avaient mis du temps à pouvoir réaliser les lancers qu'elle leur avait demandé, et encore plus le soir même, dans la nuit presque profonde. Les heures s'étaient succédées, jusqu'à ce que les apprentis réussissent le nombre de lancers requis. Bella était plutôt contente de ses élèves, ils prenaient bien le plis des exercices et faisaient plus attention à leur environnement, déjà. Même Elicro y était parvenu, ce qui en disait long, selon elle, sur l'état d'esprit de ces trois apprentis...

Les laissant dormir plus longtemps le lendemain, elle les réveilla doucement, presque avec tendresse, comme elle réveillait autrefois ses propres enfants, leur murmurant quelques mots à l'oreille pour les sortir de la torpeur du sommeil. La Marchombre se leva et leur prépara un petit déjeuner plutôt copieux, entre la viande séchée et le pain à la farine de niam qu'elle avait prévu. Puis, lorsque ses apprentis furent tous repus et mieux réveillés, elle se leva et annonça :


- Vous vous êtes bien débrouillés hier, aujourd'hui, vous aurez le droit à un peu plus de repos. Commençont doucement avec quelques mouvements de bâton.

Déisgnant les bâtons un peu plus loin, elle prit le sien et montra encore une fois quelques mouvements, d'abord lents puis de plus en plus rapides. Jusqu'à passer d'immobilité totale à vitesse vertigineuse. Alors, elle se tourna vers ses apprentis et leur annonça :

- Si un Marchombre peut être immobilité, pour écouter son environnement ou autre, il peut aussi être mouvement absolu. Passer de l'un à l'autre facilement, comme je viens de le faire. Commencez doucement pour ne pas en demander trop d'un coup à vos muscles, et puis, jaillissez ! Donnez toute votre vitesse !

Les regardant faire un long moment, Bella souriait, étirant les rides profondes de son visage. Puis, elle leva les yeux vers le ciel et constata que le soleil était déjà à son plus haut point. Alors, elle tendit de la viande de siffleur séchée à ses apprentis et leur fit un signe de main pour qu'ils la suivissent. Elle continuait son ascension dans les Dentelles Vives, au même rythme que la veille cependant. Mais avec le réveil et la nuit qu'avaient passés ses apprentis, puis l'échauffement au bâton, leurs muscles ne souffriraient pas trop de cette nouvelle course à travers la roche et les pics.

Ils continuèrent ainsi encore une bonne partie de l'après-midi. Lorsque le soleil commença sa course finale, Bella s'arrêta devant un immense pic, d'une cinquantaine de mètres de haut, et d'un signe de la tête montra à ses apprentis qu'il fallait qu'ils grimpassent. Sur ce, elle s'élança à son tour et les attendit en haut. La suite risquait d'être éprouvante pour eux, alors que la journée n'avait pas été difficile. Il fallait de tout, on n'était pas Marchombre sans le vouloir, et on ne le devenait pas en claquant des doigts.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Sam 17 Oct 2009, 23:45

Encore une fois, ce fut ton Maître qui te réveilla, Wanya.
En ouvrant les yeux, tu pus aisément voir que tu avais dormi plus longtemps que la veille.
Déjà, le soleil était haut dans le ciel.
Ensuite, tes muscles ne criaient plus grace comme ils l'avaient fait la veille.
Tant mieux.

Tu as déjeuné en prenant soin de bien mâcher la nourriture, pour l'envoyer dans tout ton corps.
Puis, la Maître vous a fait comprendre que la veille, vous vous étiez bien débrouillés.
Tu as hoché la tête machinalement, tandis que la Marchombre donnait le ton de l'exercice du jour.
D'abord, des étirements. Pour ne pas que vous ayiez mal aux muscles.
Puis du maniement de bâton.

Tu devais être immobilité.
Tu devais être mouvement.
Jaillissement et statue.
C'était cela, être Marchombres.

Tu as commencé avec des gestes simples, que tu as exécutés de plus en plus vite.
Puis, tu as voulu augmenter la difficulté des mouvements.
Tu t'es emmêlée les pinceaux, mais n'as pas renoncé.
Tu as recommencé.
Encore et encore, jusqu'à y parvenir.
Alors tu as fait d'autres mouvements.
Toujours plus vite.
Tu commençais à comprendre ce que voulait dire ton Maître.
Même si tu n'y parvenais pas...

Puis, ce fut la pause de midi.
Vous avez mangé, puis Bella est partie pour une autre course à travers les Dentelles.
Tu l'as suivie, tes muscles plutôt reposés et à la fois assouplis.
Vous avez moins couru que les jours précédents.
Puis, vous êtes arrivés devant un immense pic rocheux.
Tu as compris qu'il te faudra l'escalader.

Maintenant, tu savais mieux faire. Ces quelques jours à crapahuter t'y avaient bien aidé.
Tu t'es élancée, sans hésitation sur la parois rocheuse.
Les prises étaient plutôt faciles, mais au bout de vingt mètres, tes avant-bras commençaient à se crisper.
Mais tu as continué.
Toujours aller de l'avant...
Concentrée sur ton but.
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MessageSujet: Re: Groupe Bizya - Cours n°2   Ven 23 Oct 2009, 18:22

La marchombre nous tira de notre sommeil à la même heure que la veille. Lentement, j'étirai doucement mes muscles. Je grimaçai en constatant que la journée promettait d'être éprouvante car les courbatures ne manquaient pas.
Je m'attendais à un petit déjeuner frugal et fonctionnel, mais ce fut pour nous presque un véritable festin en comparaison des derniers jours. Nous nous régalâmes de viande séchée et de pain puis notre maitre déclara :
- Vous vous êtes bien débrouillés hier, aujourd'hui, vous aurez le droit à un peu plus de repos. Commençons doucement avec quelques mouvements de bâton.
Une expression béate emplit mon visage. Nous n'allions pas augmenter la cadence et j'en étais gré à la vieille marchombre. Je pris donc le bâton qu'elle me tendait et me mis en position pour écouter ses instructions. Elle commença par quelques mouvements de plus en plus rapide. Elle nous précisa ensuite :
- Si un Marchombre peut être immobilité, pour écouter son environnement ou autre, il peut aussi être mouvement absolu. Passer de l'un à l'autre facilement, comme je viens de le faire. Commencez doucement pour ne pas en demander trop d'un coup à vos muscles, et puis, jaillissez ! Donnez toute votre vitesse !
Ah... Et ben ça allait être compliqué avec les courbatures qui bloquaient mes mouvements et les saccadaient. Je commençai par faire les mouvements lentement, afin de laisser mon esprit s'imprégner d'eux et pouvoir les faire machinalement sans avoir besoin de réfléchir. Puis, j'entrepris la périlleuse tâche d'augmenter la vitesse de mes mouvements. Relâchement des muscles d'abord, tout le corps détendu, sans tensions, et soudain... Mouvement, corps contracté dans la volonté de surprendre, de se faire rapidité. Je pensai ne pas m'en être trop mal sorti.
Lorsque midi vint, elle nous donna de la viande séchée et nous fit signe de la suivre. Nous commençâmes donc à courir comme la veille et l'avant veille à travers monts et pics. Mon corps demandait grâce à chaque pas et je n'avais que l'envie de le satisfaire, mais je continuai quand même afin de ne pas décevoir la marchombre et surtout de ne pas me décevoir.
Lorsque nous arrivâmes près d'un grand pic, elle nous fit signe de nous arrêter. J'avalais doucement ma salive en voyant à quelle hauteur il culminait. Lorsqu'elle entama l'ascension, mon coeur se serra, mais j'avançai tout de même jusqu'à la paroi. Raffermissant ma volonté, je commençai l'ascension. Lentement, difficilement mais j'avançai tout de même sourcils froncés dans une intense concentration. J'arrivai bon dernier, mais j'étais tout de même particulièrement fier de ma performance. Finalement, je me tournai vers la marchombre pour attendre la suite.
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Groupe Bizya - Cours n°2
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