AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Partagez | 
 

 Voyons-voir... [PV Jayana]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Voyons-voir... [PV Jayana]   Jeu 22 Oct 2009, 22:01

    Inwëlle courrait. Le soleil était haut dans le ciel, il avait à peine entammé la lente descente vers l'horizon. Elle courrait, et cela faisait une heure déjà. Un bon rythme, rapide et régulier, comem elle les aimaient. Et puis ce petit sentier n'était pas mal du tout: les branches qui lui fouettaient les jambes lui rappelaient la présence du monde extérieur. Son visage était atteind, quelque fois, mais cela ne la dérangeait pas. Sa gorge irritée par l'air sec et froid la brûlait, mais elle ne s'en souciait pas. Elle courrait, se faisait plaisir et évacuait, c'était tout. Bientôt, elle bifurquerait et slalomerait à nouveau un peu entre les troncs; et puis peut-être, si l'envie lui prenait, bondirait-elle et se hisserait-elle dans ses arbres pour continuer sa course d'une manière plus aérienne. La routine; et d'ailleurs, elle avait déjà courru le matin même.
    Elle entrevoyait, selon la présence des arbres, le lac Chen sur sa droite. Aujourd'hui, il ne scintillait pas; les nuages recouvraient uniformément le ciel, attristant un peu le paysage. Peut-être pleuvrait-il... Cela ne dérangeait pas Inwëlle. Certes, cela faisait une heure qu'elle courrait à travers champs, par les forêts et les sentiers en s'éloignant toujours de l'Académie, mais elle avait repéré un courant favorable à elle qui allait dans le sens inverse. Lorsqu'elle le désirerait, elle plongerait dans les eaux glaciales du lac, et, poussée par ce courant, nagerait jusqu'à l'Académie. Ce serait épuisant, certes, mais elle se savait capable de saisir les moindres remous pour avancer vite et presque sans efforts. Ce serait épuisant, certes, mais elle adorait ça. Sentir ses bras, ses jambes, ses épaules, tout son corps souffrir... C'était une des choses qui vous prouviez que vous existiez, et que vous travailliez vos muscles. Alors, souffrir ne la dérangeait pas; surtout lorsque cela s'accordait à l'intense plaisir d'une baignade, d'une course ou d'une escalade.

    Couverte de sueur, elle attendait avec impatience le moment où elle pourrait se fondre dans les Eaux bien-aimées; où elle pourrait jouer avec elle, les caresser, les flatter, les comprendre, les adorer, et demander en échange leurs services bien utiles.
    Mais, pour le moment, elle voulait encore un peu courir. Cependant, elle s'engagea dans la forêt pour changer de terrain, et ajouter de la difficulté à son exercice. Sautant, bondissant, se baissant, esquivant, louvoyant, ce fut à peine si elle entendit le bruit de pas qui venait de derrière elle. Du sentier.
    Tout en douceur, elle stoppa sa course effrénée, se tint immobile, et tendit l'oreille. Un cheval, elle en était sure; elle était désormais habituée à leur présence et savait reconnaître le pas de l'un d'entre eux. Un cheval... Un cavalier, donc, logiquement? Elle n'entendait rien qui puisse certifier cette supposition. Alors, silencieuse, elle grimpa dans un arbre, se plaça de manière à voir le sentier et tout promeneur qui pourrait y passer.
    Quelques secondes plus tard, elle vit s'engager une jument palomino, de la même robe que Pitbuis, une jeune fille qui semblait avoir plus ou moins son âge la montant. Elle se débrouillait très bien, mais Wëlle ne l'avait jamais aperçue jusqu'alors. Elle ne devait pas être Marchombre, ou alors, fraîchement débarquée à l'Académie. Peut-être Mercenaire, peut-être tout simplement neutre...

    Ceci intriguait la rouquine et elle voulu en avoir le coeur net. Et puis, elle voulait un peu s'amuser, et se tester. Elle bondit sur l'arbre suivant, toujours le plus silencieusement possible, un sourire étrange flottant sur son visage. Voyons voir si elle était capable de se déplacer sans se faire remarquer... Voyons voir si cette jeune fille pouvait lui réserver des surprises... Et enfin, voyons voir si elle pouvait se révéler dangereuse.
    Wëlle continua de les suivre, se faisant aussi discrète qu'elle pouvait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Sam 24 Oct 2009, 00:32

Les nuages emplissaient le ciel, tandis que Jayana sellait sa splendide jument. Aujourd'hui, elle avait décidé de se promener avec Amour, laissant Prince seul dans son pré. Elle avait très envie de monter à cheval, comme toujours, et même si cet acte était devenu une habitude pour elle, elle ne s'en lassait jamais. La même émotion débordait d'elle à la simple idée de se hisser sur le dos de sa monture, d'admirer ces animaux si parfaits à ses yeux. Que dire sur les chevaux? Il y avait tant à raconter! C'était eux qui la consolaient quand son moral était au plus bas, c'était eux qui lui rendaient le sourire en se défoulant majestueusement devant elle , c'était eux qui lui donnaient un but et une passion , c'était eux qui la faisaient vivre.
Une fois sa partenaire prête à partir, Jayana détacha la longe, pris les rênes et demanda à la jument de la suivre. Elle resta un moment au sol, restant à côté d' Amour qui lui était très attentive. La jeune femme adorait sentir la présence d'un cheval , que ce soit sous sa selle , ou simplement à ses côtés; elle trouvait cela magique, presque impossible tellement c'était beau. Elle se décida enfin à mettre le pied à l'étrier. Elle vérifia sa position et son harnachement, puis commença sa marche. Jayana avait décidé de se balader aux bord du lac Chen , mais au bout d'un peu moins d'une heure, le ciel s'étant couvert, elle échangea le bord du lac avec la forêt, pour s'abriter d'une pluie inopinée.

Dans les bois, l'éclairage fonçait un peu la robe du cheval, ce qui attirait l'attention de la cavalière. De palomino flamboyant, Amour passait à gris, les crins blonds d'origine se tintèrent en blancs. Cela n'empêchait pas Jayana de trouver sa jument magnifique. Elle la contempla longuement, admirant l'élégance de son pas, le rythme de ses muscles, la joie de son regard, l'agilité de ses membres; son allure tout entière lui semblait particulière. Là , elle serra les jambes et demanda un trot à sa monture, qui prit plaisir à coopérer. Après quelques minutes à cette allure, elle accélèra et passa au galop, à la grande joie d' Amour qui en profita pour donner un petit rodéo, ce qui fit beaucoup rire Jayana . Ayant finit de jouer , Amour rapetissait son galop jusqu'à atteindre une allure parfaitement régulière. La cavalière fermaient les yeux. Elle se sentait comme sur un petit nuage. Puis, repassant au pas , Jayana mit fin à ses rêveries. Marchant seule avec sa monture , la situation était agréable, de plus, elle était presque certaine de ne rencontrer personne dans ces environs, c'était un chemin qu'elle empruntait souvent pour ça, la tranquillité et le silence. Toutefois, Amour changea de comportement, pressa son pas, s'énervant un peu. La cavalière tenta de la rassurer, mais rien n'y fit. Elle arrêta alors la jument, et ne fit plus aucun bruit, afin de déceler une présence. Elle n'entendit rien, et se résout à reprendre sa marche. Mais l'équidé était toujours aussi nerveux, Jayana comprit alors qu'il se passait ou qu'il allait se passer quelque chose d'inhabituel. Elle parla à sa monture et fit mine d'être rassurée de n'entendre personne , comme si de rien n'était. D'un coup, elle stoppa net, fit grand silence, ouvrit grand les yeux. Une branche craqua,et tournant la tête vers la provenance du bruit elle aperçut une ombre se déplaçer à une vitesse surhumaine, ce qui la frappa. Elle savait donc qu'il y avait quelqu'un, mais là, il n'y avait plus rien.C'était étrange, vraiment étrange...Elle se résout à prononcer quelques mots, ne voyant pas d'autres solutions;


Qui êtes-vous? Et que me voulez vous?

Elle resta là , déguisant sa crainte à la recherche d'une réponse.
Elle avait vraiment peur, et ne savait pas ce qui allait se passer, elle se préparait donc à s'enfuir à tout instant.
Revenir en haut Aller en bas
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Sam 24 Oct 2009, 13:58

    Wëlle bondissait d'arbre en arbre, effleurant les trons et s'aggripant aux branches, durant cinq petites secondes, jusqu'à se rendre compte que le cheval avait été stoppé par sa cavalière. Elle s'arrêta net, immobile, espérant être bien cachée par les fueillages rougeoyants de cette saison, et respirant très calmement pour faire le moins de bruit possible. La fille regardait partout, ses yeux glissèrent une fois ou deux sur l'endroit où l'Apprentie se trouvait, puis elle se remis en route. Maudit cheval! Pourquoi Inwëlle n'y avait-elle pas pensé? Elle fréquentait les équidés depuis assez longtemps maintenant pour savoir que leurs sens étaient plus développés que ceux des humains, et aurait put prévoir qu'elle serait repérée de la sorte. Cependant, la jeune fille blonde semblait s'être résignée.
    Wëlle bondit, crocheta une branche, se balança et se propulsa sur au autre arbre, s'autorisant le loisir de dépasser la monture et sa cavalière. Elle était en plein bond, dans l'optique de rebondir sur la grosse branche devant elle, lorsqu'elle prit conscience qu'il manquait à nouveau un bruit et que le cheval palomino s'était à nouveau arrêté. Elle se réceptionna tant bien que mal, bascula, se rattrapa en s'accrochant à une branche au dessus de sa tête... Qui se brisa; Wëlle prit appui sur la branche massive ou elle se trouvait pour bondir, le plus loin possible, atterrir dans un autre arbre, plus épais, et glisser derrière pour se dissimuler derrière le tronc.

    Quelle idiote, mais quelle idiote... Emportée par la vitesse, elle n'avait pas réussi à improviser efficacement. Heureusement qu'Erwan n'était pas là pour voir ça; elle espérait qu'Erwan n'était pas là pour voir ça... Se mordillant la lèvre inférieure, elle se pencha légèrement et vit avec horreur et soulagement la fille fixer les arbres, là où elle était passée un ou deux secondes plus tôt. Elle s'était donc fait voir, ou entendre; mais, à en juger par les regards furtifs que la cavalière jetait tout autour d'elle, elle ignorait où elle se trouvait désormais. Au final, elle s'en était plutôt bien tirée...

    L'attitude de la fille blonde clamait haut et fort à qui savait observait qu'elle avait peur, qu'elle avait au moins une appréhension nichée dans le creux du ventre... Et Wëlle aurait juré que ses muscles étaient crispés, malgré le fait qu'elle soit trop éloignée pour en juger convenablement. Un sourire narquois naquit donc sur son visage, et elle remercia silencieusement l'automne qui lui permettait de camoufler sa chevelure flamboyante plus aisément que d'ordinaire.

    Et alors, la fille là en-bas parla. Questionna, plutôt; en la vouvoyant. Wëlle ouvrit de grands yeux surpris. Pourquoi cette fille vouvoyait-elle une personne qu'elle ne connaissait pas? C'était une marque de respect, et elle n'avait pas à respecter quelqu'un qu'elle n'avait même jamais vu et dont elle ignorait tout... L'être humain, décidément, lui réservait bien des surprises. L'élocution était elle aussi soignée; cette fille devait donc savoir s'exprimer mieux que Wëlle, elle devait en avoir l'habitude et peut-être même aimait-elle ça. Elle lui avait demandé qui elle était en premier lieu... Réflexe typiquement humain, que même Inwëlle avait acquéri au cours de sa vie. Mais maintenant, elle s'en foutait de savoir qui était qui, son prénom, ses origines, son âge. Généralement, elle demandait si la personne était Marchombre ou Mercenaire, lorsqu'elle ne parvenait pas à le deviner. Celle-ci ne semblait ni l'un, ni l'autre. Elle ne l'avait jamais vue à l'Académie, donc, à moins qu'elle ne soit fraîchement arrivée, elle ne devait pas y suivre des cours. Peut-être Mercenaire, mais Inwëlle avait l'impression que dans les deux cas, la fille ne l'aurait pas questionnée ainsi, elle n'essayerait pas non plus de dissimuler sa peur; puisqu'elle n'aurait pas peur dans une telle situation.
    Seulement, là, elle restait assise sur sa selle, ne faisant qu'attendre. Peut-être était-elle aussi une toute débutante...

    Mais cela n'intéressait guère Inwëlle, elle saurait par la suite. Elle avait juste envie de s'amuser un peu, et c'était tout. Silencieusement et précautionneusement, elle s'enfonça plus loin dans la forêt, pour que l'inconnue ne la voie pas, puis, agilement, se dirigea à peu près au niveau de la fille et de son cheval, qu'elle voyaient encore de là où elle était. Elle revint ensuite, doucement, et se retrouva avec satisfaction juchée derrière un tronc qui surplombait la cheval et sa cavalière. En face, d'autres troncs; le sentier n'était pas large. Après une estimation rapide, elle déduit que la distance à franchir était d'environ trois mètres. Raisonnable.

    D'immobilité à mouvement, de mouvement à immobilité, jaillissement.

    Corps tendus, bras tendus vers les nuages, elle volait, suspendue en l'air, retenue par le désir d'aller plus haut encore, jusqu'à ce que bout d'une demi-seconde la gravité ne la rattrape; son corps tombant, elle s'accrocha à une branche qu'elle jugeait solide, et sans laisser le temps à son corps de l'attirer vers le bas, pour éviter toute douleur inutile à ses pauvres épaules, elle donna un puissant coup de rein vers l'avant, et alla atterir sur l'arbre juste devant, enlaçant son tronc de ses bras pâles pour éviter tout chute et pour amortir le choc. Aussitôt, elle se glissa derrière pour se soustraire à l'éventuelle regard de la fille blonde.
    Celle-ci devait l'avoir vue; Inwëlle avait sauté à un peine un mètre au dessus de sa tête.

    Elle avait hâte de voir sa réaction, et se glissa souplement jusqu'au sol, ses pieds nus foulant les feuilles mortes et la terre humide. Elle s'applatit derrière un bosquet, tout près du cheval et de la fille, et murmura un seul mot, audible malgré tout.


    "Marchombre..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Dim 25 Oct 2009, 00:48

Jayana respirait le plus silencieusement possible, bloquait ses muscles et calmait sa peur pour écouter. Il ne se passa rien, mis à part dans sa tête, où c'était la bousculade. Il fallait qu'elle se détende, elle devait à tout prix éviter de transmettre son affreuse angoisse à Amour; comment réagirait la pauvre jument à une telle émotion? Se cabrerait-elle de peur? S'enfuirait-elle au grand galop? Plusieurs hypothèses étaient possibles et cela inquiéta Jayana.

Mais une chose était sûre, la cavalière et sa monture n'étaient pas seules; il y avait quelqu'un, ou quelque chose , qui rodait près d'elles. Jayana se sentit dérangée dans sa balade, elle n'aimait pas ce genre d'imprévu, elle aimait par dessus tout être seule avec son cheval, et quelqu'un se permettait de troubler sa marche. Et si c'était une bête sauvage et affamée? Non. Cette possibilité était bien trop effrayante pour que la jeune femme la garde en tête. Mais comment pouvait-on être aussi rapide? Et qui pouvait vouloir la suivre? Elle ne connaissait presque personne,et la seule amie qu'elle possédait était la solitude. Elle ne savait presque rien du monde extérieur, c'était sa mère qui s'occupait de tout, des vivres, de son éducation et de tout le reste. C'était tellement rare que Jayana sorte de la ferme, qu'à chaque fois qu'elle rencontrait quelqu'un, elle ne se sentait pas à l'aise. Mais là, c'était pire. Quelqu'un l'épiait. Jayana n'appréciait pas du tout ça.

Elle réussit tout de même à contrôler sa peur. La curiosité et le courage l'emportait. Puis soudain, il lui sembla que quelque chose lui tombait dessus. Mais encore une fois, il n'y avait rien. Pourtant elle en était sûre, elle avait senti un coup de vent juste au -dessus d'elle , et à nouveau elle se retrouva à lutter contre l'angoisse. Tout son corps se raidit, elle arrêta de respirer un moment, puis, n'entendant rien, finit par se détendre. Elle caressa Amour qui ronfla, ne comprenant pas. Et là, elle entendit un murmure et ouvrit de grands yeux. La jument sursauta et recula d'un pas vif, mais Jayana la calma aussitôt. C'était une voix de femme qui l'avait prononcé. « Marchombre » avait-elle dit. Mais qu'est-ce-que cela pouvait signifier? Jayana avait-elle mal compris? Non, impossible. Elle resta un moment sous le choc. Bon, au moins, ce n'était pas un animal qui les voulait pour son repas. Cette affirmation rassura la cavalière, et le cheval par la même occasion. Mais la parole de la dame retentissait en elle sans qu'elle en découvre la signification. Jayana ne savait que faire. Elle était perdue.

Une foule de seconde plus tard, elle se ressaisit enfin. Ce n'était pas une femme qui allait lui faire peur tout de même. Pas à cheval en tout cas. Alors, avec un léger ton provocateur, elle prit la parole:


« Si c'est une plaisanterie, cela ne me fait pas rire. Vous perdez votre temps, allez vous amusez ailleurs! Je n'ai pas besoin que l'on me surveille. Je suis bien seule , uniquement. Vous ne me faites pas peur. Et si c'est mon cheval qui vous intéresse, alors vous pouvez rêver, mais juste rêver qu'il vous appartienne un jour! »

Sur ce, Jayana se tut.
Revenir en haut Aller en bas
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Lun 26 Oct 2009, 23:06

    Wëlle avait sursauté lorsque le cheval avait bougé, mais apparement, ceci n'avait pas atteind les pupilles de la fille, qui, désormais, c'était mise à parler encore... Et ses paroles ne firent que renforcer le sourire d'Inwëlle. Ce n'était pas une plaisanterie, et son but était de s'amuser, et non pas de faire rire l'autre jeune femme. Non, elle ne perdait pas son temps; elle s'entraînait, et le divertissement était bien trop précieux pour qu'elle le laisse tomber. Elle ne surveillait pas cette inconnue, mais celle-ci en aurait peut-être eut plus besoin qu'elle ne le pensait. Elle ne lui faisait pas peur? Alors, ça, c'était la meilleure... Rien que ces paroles prouvaient son anxiété. Rien que ce "vous ne me faites pas peur"... Quand on avait pas peur, on ne parlait pas comme ça. Son cheval? Voler un cheval? Tiens, cette idée ne lui était jamais venue à l'esprit... C'était bien étrange, de vouloir voler une bête pareille. Un cheval s'attachait à son maître, elle le savait, maintenant, alors l'arracher à ce lien... Vraiment bizarre.

    Elle nota bien évidemment le vouvoiement. Cela la dépassait. Comment pouvait-on vouvoyer une personne inconnue? Comment pouvait-on poser cette marque de respect à quelqu'un dont on ignorait tout? Et surtout, comment pouvait-on encore respecter une personne qui nous faisait tourner en bourrique et nous agaçait? Et pourquoi donc utilisait-elle encore le "vous" alors qu'elle était sencé ne pas la craindre, alors qu'elle essayait de la provoquer? Ca n'allait pas bien ensemble, tout ça...
    Inwëlle était un peu gênée, aussi, que cette jeune femme ignorât l'égalité qui rêgnait entre tous les êtres humains. Le simple fait d'exister les mettaient tous à hauteur égale, c'était en la compagnie de l'Oiseau Blanc qu'elle avait compris cela. Personne n'était supérieur aux autres. Bien entendu, dans un sens moins général, on était supérieur par sa classe, sa fortune, son physique, son intelligence, sa force, son rang, par tant de choses... Peut-être était-elle supérieure à la jeune fille par son expérience de la vie, sans doute supérieure spirituellement, comme elle était déjà avancée sur la Voie... De la même manière qu'Erwan et Bella étaient supérieurs à elle dans ce domaine-là. Seulement voilà, ceci ne changeait rien à ce qu'elle avait découvert et à ce en croit elle croyait profondément: personne n'est supérieur aux autres.

    Si la fille qu'elle observait n'avait pas compris cela, qui savait quel tournant prendrait sa vie? Mais Inwëlle ne la connaissait pas du tout, elle ne savait pas qui elle était, et elle n'avait pas envie d'aider quelqu'un qui ne le méritait peut-être pas. Mais elle avait encore envie de jouer.

    La fille savait maîtriser son cheval, elle avait l'air d'être bien meilleure cavalière que la rouquine, et, d'après ses paroles, elle tenait beaucoup à sa monture. Ok, on allait voir ça... Comme la jeune femme avait l'air de s'énerver assez rapidemment et qu'elle était déjà agitée, ça pouvait être rigolo.
    Inwëlle s'éloigna en rampant en arrière, consciente qu'elle faisait craquer les feuilles mortes, mais aussi consciente des buissons qui l'entouraient et la masquaient assez bien à une vue éventuelle extérieure. Elle grimpa souplement dans l'arbre d'avant, et se déplaça de manière à atteindre un arbre à la hauteur du cheval palomino et de sa cavalière. Elle s'avança, jusqu'à se retrouver quasiment au dessus du sentier, et de la fille blonde. Le sourire moqueur n'avait toujours pas quitté son visage lorsqu'elle s'élança dans le vide. Elle vrilla son corps et le fit pivoter de manière à atterrir assise correctement juste derrière la fille, sur le dos du cheval. Avant même que son postérieur de touche la bête, elle avait serré ses bras autour de la jeune femme, un au niveau des épaules et qui s'était callé au creux du cou, l'autre à la taille, lui laissant les deux bras libres.

    Elle aurait préféré lui enlever l'usage de ses bras, mais elle voulait que la fille puisse maîtriser la situation quelque soit la réaction du cheval. Elle était accrochée très fermement, et certaine de très bien tenir à moins que la jeune femme ne lui blesse vraiment très douloureusement les bras. Elle avait très vite placé l'index de son bras le plus en hauteur sur le cou de la cavalière, sur ce point précis qu'elle avait appris à connaître et qui pouvait déclencher la mort si l'on savait y appuyer correctement. Wëlle doutait de sa capacité à le faire, mais elle pourrait peut-être être capable d'au moins faire perdre connaissance à la fille blonde si cela s'avérait nécessaire. Toutefois, elle n'en avait aucune envie, et préférait de loin effectuer juste une légère pression, de quoi peut-être effrayer la fille, et surtout, elle préférait voir un peu quelles seraient ses réactions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Mar 27 Oct 2009, 14:17

Jayana patienta un instant. Il ne se passa rien. Et s'il n'y avait rien? Si elle avait complètement perdu la tête? Sans s'en rendre compte, elle avait totalement adhéré à cette hypothèse. La cavalière se sentit soudain affreusement ridicule, elle avait l'impression d'avoir parlé dans le vide. Elle rassura alors sa monture d'une tendre caresse, et, s' apprêtant à reprendre sa route, elle fut soudain prise de panique; quelqu'un venait de s'immiscer derrière elle, presque sur la croupe d' Amour! Pauvre Amour! Songea -t-elle. Et ce n'était pas tout; cette personne tenait fermement Jayana par la taille et lui entourait le cou! Elle en conclut que, apparemment, elle n'avait rien imaginé,et que Oui, il y avait bien quelqu'un, il n'y avait plus de doute possible là-dessus! La jument, surprise par cet invité , prit la fuite droit devant. La cavalière s'appliqua alors à oublier ce qui se passait derrière elle pour se concentrer sur son cheval. Elle réussit assez facilement à ralentir Amour et à la calmer. Elle lui demanda de maintenir un petit galop régulier et se mit à réfléchir.
Elle avait beaucoup d'idée pour tenter de désarçonner l'intrus, elle se souvenait des entraînements complexes dans les champs, des parcours d'obstacles improvisés dans la forêt, où Amour excellait. Tout en étudiant ses techniques, elle sentait que la jeune femme assise derrière elle ne lâcherait pas prise de si tôt. D'ailleurs, pourquoi avait-elle fait cela? Et dans quel but? Et pourquoi n'avait-elle pas répondu aux questions de Jayana? Et si elle voulait tuer Jayana? Après tout, l'inconnue avait son index placé dangereusement sous le cou de la cavalière. Mais non! Pourquoi ferait-elle cela? Elle n'en avait aucune raison; Jayana n'avait fait de mal à personne, du moins à ce qu'elle avait retenu de ses rares rencontres. Et ce mot, « Marchombre ; que signifiait-il? Elle l'ignorait totalement. Ce détail, si c'en était un, la laissait perplexe. Décidément, c'était une sacrée promenade!
Elle savait déjà quelles péripéties attendaient la jeune femme installée derrière la selle. Mais elle réfléchit. Elle savait que si elle réussissait à éjecter l'inconnue, la chute pouvait être très dangereuse, voir mortelle, peut-être que celle-ci tomberait sur une pierre tranchante, ou se retrouverait paralysée, et elle voulait à tout prix éviter ça, elle ne voulait pas d'un tel destin pour elle, même si elle ne connaissait même pas cette femme. Et puis, elle s'en voudrait toute sa vie d'avoir tué quelqu'un de peut-être innocent, elle n'avait aucune preuve que la jeune fille était malveillante, elle n'était sûre de rien. Mais, après tout, cette inconsciente avait tout de même atterri sur Amour sans difficulté , et tout en délicatesse. Ce qui prouvait qu'elle savait tomber. Jayana compris alors qu'elle pouvait se permettre de s'amuser un peu , à son tour...
Reprenant correctement l'attention d' Amour, elle entreprit un slalom très rapide et très mouvementé entre les arbres, essayant de déséquilibrer la jeune femme. Pour Jayana et sa jument, c'était un jeu d'enfant. Ensuite, elle heurta volontairement un arbre, se faisant un peu mal au genou, mais elle avait déjà eu pire, ce n'était rien. Elle se faufilait ainsi, tout naturellement dans les hors pistes de la forêt, souplement et joliment à la fois. Pour le menu, elle aperçut un épais tronc étendu sur le sol qu'elle décida de franchir par un saut. En plus, elle savait qu' Amour sautait assez brusquement et que c'était assez inconfortable , déjà dans la selle, alors derrière...Juste après le saut, elle stoppa net. Là aussi, Amour s'en sortit à merveille, elle avait même l'air de s'amuser. Puis vint le dessert; Jayana repartit au grand galop, aussitôt arrêta violemment sa course. Après un tel enchainement , rare sont ceux qui seraient encore à cheval; Mais peut-être sous-estimer-t-elle la jeune inconnue. Bien sûr, pour Jayana ce n'était pas bien difficile, ça semblait impressionnant, mais c'était tout, Il suffisait d'avoir l'habitude. Cependant, il lui restait une solution si la femme résistait...
Revenir en haut Aller en bas
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Mar 27 Oct 2009, 22:50

    Inwëlle était étendue sur le dos, dans un état absent, étant consciente de la douleur mais ne la ressentant pas vraiment. Elle souriait, intérieurement.

    Elle avait senti le cheval partir très vite, mais savait que, bien accrochée à la fille, elle ne risquait pas de tomber. Elle s'était donc contentée de s'accrocher très fermement, et avait été rassurée lorsqu'elle avait senti la cavalière reprendre le contrôle de sa monture, avec facilité. Avec un peu trop de facilité même, peut-être... Mais elle n'avait pas eu le temps de s'inquiéter que déjà, le cheval zigzaguait entre les troncs. Elle était partie dangereusement sur le côté, mais était suffisament bien accrochée pour ne pas chuter. Par la suite, elle avait anticipé les mouvements et ça c'était plutôt bien déroulé, jusqu'à ce que le cheval percute un arbre, et qu'Inwëlle ne se cogne violemment la tête contre le tronc. Etourdie, elle avait desseré son étreinte, mais se sentant aspirée en arrière, s'était redressée et raccrochée, laissant passer les petites étoiles dans son regard. La secousse du saut lui fit lâcher prise une fois encore, elle elle ne se rattrapa qu'inextremis, en tirant très fort sur les épaules de la fille pour se recaller contre elle. Elle s'était fait mal au dos, lorsque le cheval avait terminé son saut, de plus. Et puis, il était parti très très vite, et avait freiné d'un coup. Wëlle ne savait même pas que s'était possible, de s'arrêter aussi brusquement. Alors, trop surprise, trop éméchée, elle avait lâché prise et basculé sur le côté. Pour atténuer sa chute, elle avait effectué un roulé-boulé.

    Etalée sur le dos, elle était très contente. Cette fille lui semblait prometteuse. Elle n'avait pas tenté de se débarasser de Wëlle par la force, mais s'était montrée maligne, elle avait sut utiliser ses atouts. Ca paraissait un peu débile, dit comme ça, mais Wëlle savait que ça avait son importance. Cette fille lui plaisait, elle ne s'était pas soumise à la pression, n'avait pas abdiqué. Cependant, qu'elle lui plaise ou non, Inwëlle n'abaisserait pas son masque. Elle ne voulait pas se montrer à nimporte qui.
    Elle resta à terre une poignée de secondes encore, le temps d'assimiler les douleurs, le temps d'en sentir quelques-unes se calmer. Puis elle se releva, précautionneusement pour ne pas attiser la douleur, jusqu'à se retrouver debout, le visage toujours aussi inexpressif. Elle s'avança, caressa un peu le cheval pour se faire pardonner de lui être tombé dessus et d'avoir rajouté son poids, à un endroit peut-être gênant.


    "Tu m'plais. T'sais, t'as pas à vouvoyer quelqu'un qu'tu connais pas. On a tous la même... Valeur, t'vois? Personne est supérieur à toi, et toi t'es supérieure à personne."

    Wëlle regarda son visage, en prenant garde à ne pas croiser son regard. Elle imprima son apparence dans son esprit, mais elle avait un visage qui était de ceux dont on se souvenait facilement. Elle était certaine de ne l'avoir jamais croisée. Elle se demandait si cette fille... Peut-être que...

    "Jamais entendu parler des Marchombres?"

    Elle avait déjà prononcé le mot, mais la blondinette ne semblait pas vraiment avoir réagi outre mesure. Peut-être ne l'avait-elle pas entendu, peut-être n'évocait-il rien pour elle, peut-être n'avait-elle pas laissé transparaître ses émotions, ce qui lui paraissait invraisemblable puisqu'elle avait put déceler la peur que l'autre s'efforçait de cacher. Elle préférait cependant être sure...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Jeu 29 Oct 2009, 00:01

Après ce splendide arrêt net, Jayana félicita abondamment sa monture. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus galopé aussi vite, et elle adorait les sensations extrêmes, ce parcours l'emplit alors de bonheur. Et l'inconnue? Mince! Que lui était-il arrivé? Jayana avait presque oublié son objectif premier, jusqu'à ce qu' elle découvre la jeune femme allongée à terre. Elle semblait consciente, ce qui rassura la cavalière. Jayana se souvint que cette jeune femme avait bien tenu derrière la selle, ça l'avait même un peu étonné, mais elle était incapable de se souvenir du moment où l'inconnue avait chuté à terre. Mais la jeune femme était allongé assez près d'elle, Jayana en conclut donc que la chute était très fraiche. Elle avait sans doute succomber à ce superbe arrêt, ce qui ne surprenait pas Jayana, qui en était très fière; Elle avait réussi a désarçonné cette inconnue sans tomber à son tour, pourtant, elle avait craint d'être entraîné dans la chute, vu la force avec laquelle cette femme la tenait. Mais finalement,elle ne l'avait même pas senti tomber.

L'inconnue finit par se lever. Jayana l'observa rapidement; elle avait les cheveux roux, la peau très claire, elle était petite est svelte. Elle n'eut pas le temps d'affiner sa description que la femme se dirigeait déjà vers la cavalière et son cheval. Elle caressa Amour, sans doute en guise d'excuses. Jayana apprécia le geste. Cette femme ne semblait pas lui vouloir de mal, et le calme de la jument le confirmait. Puis elle se mit à parler. Soit disant, Jayana lui plaisait, et elle n'avait pas à vouvoyer quelqu'un qu'elle ne connaissait pas. Bon, chacun sa conception des choses, songea Jayana. Apparemment, ce vouvoiement avait choqué la rouquine, car elle en fit une affaire de valeur, et lui expliqua donc que tout le monde était à égalité dans ce monde, tout en la tutoyant. Ce n'était pas une découverte pour Jayana, qui vouvoyait par politesse et qui n'avait vraiment pas l'habitude de tutoyer les autres.La familiarité dont l'inconnue faisait preuve devant Jayana la frappa, vu qu'elle ne l'avait jamais vu. Mais en quoi Jayana lui plaisait? De plus, elle n'avait pas à lui plaire! Le fait de plaire ou non aux autres l'indifférait totalement, mais cette parole la troublait. Elle se rendit compte que l'inconnue l'observait, elle eut soudain peur de la réaction qu'aurait cette femme en voyant la cicatrice de Jayana. Mais elle ne semblait pas y faire attention, la cavalière se détendit alors. La femme se remit à parler; « Jamais entendu parler des Marchombres? » dit-elle. Encore ce mot. Mais qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire? Jayana avait beau chercher, elle n'avait jamais entendu ce mot. Vraiment, quelle jeune femme étrange. Dès ce moment, Jayana sut qu'elle ne l'oublierait jamais.


-Non, je regrette, j'ignore totalement ce qu'est un ou une « Marchombre ». Mais je pense, enfin j'éspère, que vous, euh... Que tu vas me le dire...

Jayana ne remarqua aucune émotion visible sur le visage de cette inconnue, c'était comme un désert d'expression. Là aussi, c'était étrange...

-Ca va aller? Vous, euh tu ne t'es pas fait mal?

Amour contemplait les deux jeunes femmes avec curiosité tandis que sa cavalière lui flattait l'encolure. Celle-ci attendait impatiemment la réponse de la femme, car ce mot, « Marchombre »,qui était peut-être le but de cette course pour l'inconnue, l'intriguait fortement. Il y avait quelque chose de spécial dans l'air, qu'elle n'avait encore jamais ressenti auparavant, mais elle ne parvenait pas à trouver des mots convenables pour l'expliquer.
Revenir en haut Aller en bas
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Ven 30 Oct 2009, 22:37

    Inwëlle soupira intérieurement en constatant l'incapacité de l'inconnue à la tutoyer naturellement. Décidément, elle n'y comprenait pas grand-chose aux fonctionnements divers de l'être humain... Cette fille était étrange, avec sa façon de parler aussi, très soignée et tout et tout... Mais comment arrivait-elle à formuler des phrases comme ça? Comment faisait-elle? Elle avait suivi des enseignements, elle avait été à l'école? Avait-elle appris à parler, l'avait-on entraînée à le faire de cette façon? Ou peut-être était-ce simple, pour elle? C'était peut-être un talent iné? En tout cas, ce n'était pas une fille des rues, ça, ou en tout cas, ça n'en avait pas l'air.
    Déjà, un enfant des rues, ça n'avait pas les moyens de s'acheter un cheval, à moins d'être issu d'une famille noble, et, dans ce cas-là, on n'était pas, ou très rarement, enfant des rues. De plus, un cheval pour courir sur les toits et grimper aux murs après quelques petits méfaits commis ici et là, ce n'était guère pratique. Non, cette fille n'avait certainement pas connu la même existence qu'Inwëlle. Il y avait fort à parier qu'elle habitait à la campagne, pour pouvoir monter de la sorte et y être autant habituée (elle était une habituée de l'équitation, ça se voyait, ça se sentait). Ou alors, seconde hypothèse, elle habitait en ville dans une famille suffisament aisée pour posséder un terrain assez grand pour pouvoir s'adonner à l'équitation convenablement. Pas une fille des rues...

    Cependant, cette grosse cicatrice restait énigmatique. Si cette jeune fille n'avait pas vécu dans la rue, à se battre pour survivre, alors d'où venait-elle? Une aggression, peut-être? En tout cas, elle était vraiment remarquable, mais Wëlle avait vu pire. Son pied droit était lui aussi tout couturé de cicatrices blanchâtres, et elle avait rencontré une fille étrange, Wanya, qui avait une cicatrice en guise de corps; ou du moins, en guise de bras et de jambes. Alors un oeil atteint, si méchamment le fut-il, n'était pas une nouveauté pour elle. Cette jeune femme était-elle rejetée à cause de cette particularité physique? Wëlle n'en doutait pas. Si, elle et sa bande, on les évitait dans Al-Jeit alors qu'ils étaient juste crasseux, une cicatrice comme ça devait s'avérer repoussante pour les citadins. Une cicatrice était révélatrice de beaucoup, beaucoup de choses, généralement... Elle pouvait raconter une histoire, expliquer ou illustrer un caractère, révéler un point faible, un tic, une manie, une habitude...

    En tout cas, cette fille n'avait jamais entendu parler des Marchombres; ce qui pouvait s'avérer possible même si Inwëlle savait qu'en général, les habitants de la ville connaissaient ce nom même s'ils n'en savaient pas plus tant la guilde était secrète. Mais soit. Elle voulait qu'elle lui explique...


    "J'peux pas te dire, c'est des trucs que tu dois découvrir seule. Mais j'peux..."

    Elle inspira, profondément, ferma les yeux, et leva les bras pour que ses paumes aillent se rejoindre silencieusement au dessu de sa tête. Elles se séparèrent, ses bras glissèrent le long de son corps, puis remontèrent encore... Et encore, et encore... Immergée dans la gestuelle Marchombre, elle sentit le calme l'envahir, se glisser en elle, le monde se fondre en son être, ou bien son être se dissoudre dans le Monde... Elle se sentait équilibrée, bien, en Harmonie avec la Vie... Marchombre.
    Elle rompit la gestuelle, bien que son corps en redemandait, mais elle ne pouvait se le permettre. Combien de temps était-elle restée ainsi, vulnérable? Vulnérable... Pas si sur que ça, en fait... Peut-être que, dans l'état dans lequelle la gestuelle la plongeait, elle serait capable de déceler toute menace, toute tentative d'atteinte à son être. Elle ne savait pas.
    Ce qu'elle savait, c'est qu'elle avait ouvert son visage et son corps devant cette inconnue, que le masque était tombé, bien qu'elle se soit empressée de le remettre. Qu'y avait-elle vu, cette fille à qui elle avait montré les mouvements divins? La paix, la sérénitude? La joie, le bonheur? La souffrance, peut-être, le reflet des sentiments qui l'avait menée jusqu'ici?
    Elle ne savait pas. Elle savait juste qu'elle obtiendrait la réponse à sa deuxième question...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Sam 31 Oct 2009, 00:40

L'inconnue semblait considérer Jayana. Déjà là, elle en resta perplexe, mais elle en déduit que cette femme l'avait probablement analysé ne serait-ce qu'un peu. Elle devait donc avoir déjà quelques idées sur Jayana, mais comme elle n'était sûre de rien, celle-ci n'osa imaginer ce que la rouquine pensait. Bon, au moins, sa cicatrice ne l'avait apparemment pas choqué, c'était une bonne chose. Jayana se détendit.
Tandis que Jayana attendait sa désirée réponse, l'inconnue se décida à parler. Elle lui dit qu'elle ne pouvait pas répondre; « tu dois découvrir seule » lui dit-elle. Découvrir seule? Découvrir seule? Mais, comment? Jayana n'eut pas le temps de cogiter que son interlocutrice s'anima. La rouquine joigna ses mains lentement au-dessus de sa tête, puis les sépara en les glissant le long de son petit corps. Elle renouvela l'opération plusieurs fois. Wouaw! Songea Jayana. Wouaw! C'était bizarre. Jayana en resta bouche bée. Elle n'avait jamais vu ça, l'inconnue semblait dans un état second, tout en étant consciente. Oui c'était vraiment bizarre, étrange. Etait-ce cela que Jayana devait comprendre? Certainement. De plus, la fille avait précédé ses gestes par « Mais j'peux ». Je peux quoi? Faire ça? En guise d' explication? Jayana apprécia cette réponse. Elle s'appliqua alors à détailler la manière dont l'inconnue s'y prenait; Elle n'émettait aucun bruit, mis à part celui de sa respiration, profonde. Elle fermait les yeux. Ces gestes étaient parfaitement harmonieux. Tout ces gestes avaient sans doute pour but de calmer la rouquine, de la rendre parfaitement zen. C'était spécial... Selon Jayana, cela semblait être une technique, pour évacuer le mal, le tourment, ou une quelconque souffrance, et pour retrouver le calme , la paix. Mais que se passait-il alors en cette femme? Etait-elle souffrante?Son âme était-elle blessée? Mais cela ne la concernait pas, songea simplement Jayana. Cependant, elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce qui pouvait bien tourmenter cette jeune fille, elle n'aimait pas sentir les autres souffrants...

Avant qu'elle ne puissent détailler davantage son observation, la jeune femme se ressaisit et se tint immobile. Troublant. Elle semblait paniquée d'avoir agit ainsi. Pourquoi? Se demanda Jayana. Etait-elle gênée que l'on sache qu'elle souffrait? Etait-elle gênée de faire quelque chose qui semblait l'aider, voir lui plaire sous les yeux d'une parfaite inconnue comme la cavalière?Ou en avait-elle trop dit, ou plutôt trop montré à Jayana? Ce n'était peut-être pas voulu... C'était possible, cependant, Jayana n'était sûre de rien. Mais, c'était ça, être Marchombre? C'était encore bien flou dans la tête de la cavalière. Savoir faire ces gestes voulait dire que l'on était Marchombre? Non, il devait sûrement y avoir d'autres choses. Ce n'était peut-être pas du tout ça, aussi. Mais Jayana n'avait aucune preuves de ce qu'elle avançait, elle ne pouvait que supposer. Elle en déduit que la fille ne devait pas s'être fait très mal en tombant, vu qu'elle effectuait ces mouvements tout naturellement et sans éprouver visiblement de douleur. Elle pensait juste savoir que cette jeune femme n'allait pas très bien au fond d'elle même, mais peut-être n'était-ce que passager. Ces gestes étaient tellement inattendus qu'elle pouvait se laisser croire à cette supposition. Mais la panique montrait le contraire...Ce devait être un mal profond, bien encré dans l'âme. C'était plutôt ça, selon Jayana.

La cavalière pensait avoir obtenu des réponses convenables. Pour ce qui était de savoir ce qu'était un ou une Marchombre, elle verrait par l'avenir, et elle ne laisserait pas partir cette inconnue sans en avoir découvert un peu plus là dessus, cela l'intriguait bien trop. Et puis, elle l'aimait bien cette inconnue, elle lui avait permis de tester sa complicité avec Amour, ce qu'elle n'avait plus fait depuis longtemps, et c'était important pour elle. Jayana pensait aussi savoir que cette fille n'allait pas très bien, il fallait donc qu'elle s'en assure, et qu'elle fasse son possible pour l'aider. Ca promettait d'être riche en péripétie, mais Jayana aimait ça, il lui manquait un peu d'action dans sa vie, et voilà qu'en une journée, il s'était passé plus de choses étranges que dans toute sa vie...


-Ca ne va pas? Tu n'as pas l'air bien...Je suis désolé si...Si je t'ai fais mal, mais... Si je peux faire quelque chose pour toi...Enfin...Euh...

Jayana perdait ses moyens, ne sachant que faire,elle avait peur de froisser la jeune femme, surtout s'il elle était plus vulnérable à ce moment là, mais comme la cavalière n'était sûre de rien, elle se perdait dans ses pensées et n'osait pas vraiment se prononcer.
Revenir en haut Aller en bas
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Dim 01 Nov 2009, 12:49

    Wëlle faillit en perdre son masque. Elle était assez maligne pour savoir que la jeune femme sur son cheval ne parlait pas de la santé physique, mais bien d'une quelconque blessure morale.
    Wëlle s'était mouvée avec assez de facilité pour prouver à l'autre qu'elle n'avait pas mal, bien que la douleur résonnait encore dans son corps endolori, mais elle l'acceptait, la savait naturelle et, en comparaison à d'autres qu'elle avait connues, légère et supportable. Ainsi, elle la sentait à peine et elle ne la gênait pas, ce qui était remarquable. L'hésitation de la fille, aussi... Elle semblait gênée de tenir de tels propos... Quoi de plus naturel? Les gens ne se sentaient pas à l'aise lorsqu'ils pénétraient dans l'esprit d'une autre personne, surtout s'ils ne la connaissaient que très peu... Wëlle elle-même ne le faisait pas, puisque de toute façon, elle en était incapable, mais elle détestait par dessus tout que l'on arrive à lire en elle et évitait donc de croiser le regard des gens, gardait son masque pour tenir ses émotions farouchement cachées. Erwan parvenait avec une facilité déconcertante à voir en elle, et, bien qu'au début cela l'irritait au plus haut point, elle s'y était faite depuis les longs mois passés en sa compagnie, et l'acceptait, parce que lui aussi l'avait laissée pénétrer dans son âme à un moment où à un autre. De plus, elle savait que ce passage était nécessaire pour son apprentissage, pour qu'il puisse l'aider à surmonter ses faiblesses, ses craintes et ses hantises, afin qu'elle puisse aller loin, toujours plus loin.

    Mais le fait que cette inconnue aie vu qu'elle était blessée, qu'elle gardait des cicatrices prêtes à se rouvrir... Elle semblait n'avoir rien deviné, et Wëlle le préférait ainsi. Elle ne voulait pas qu'elle voit le meurtre commis, la blessure qui l'avait conduite ici et qui était à peine cicatrisée. Elle ne voulait pas qu'elle voit la jalousie qui la rongeait, le manque qu'elle éprouvait, ni rien d'autre. Et elle ne lui dirait rien du tout.
    Cependant, cette fille l'avait encore une fois surprise, et Wëlle se disait qu'elle pourrait trouver sa place à l'Académie, qu'elle pourrait trouver son chemin. Elle lui semblait prometteuse, plutôt intelligente... Alors la rouquine s'autorisa un geste qu'elle n'aurait sans doute pas fait en présence d'une autre personne. Elle souleva légèrement le masque, dévoilant le bas de son visage, et laissa un sourire étirer ses lèvres. Pas un sourire joyeux, pas un sourire sincère comme elle les offrait à son Maître; juste un sourire en quelque sortes satisfait. Mais un sourire tout de même, un sourire d'Inwëlle, un sourire adressé à une parfaite inconnue, un sourire élevé au rang de trésor.


    "C'pas toi. T'peux rien faire. Y a des trucs qu'on peut que guérir tout seul."

    Puis le coin de ses lèvres retomba, le masque se remit en place, le visage redevint de marbre.
    Wëlle aurait bien eu envie de lui indiquer le chemin de l'Académie, mais elle ne savait pas trop si cela vaudrait la peine. Peut-être que cette jeune fille avait un destin tout tracé, peut-être avait-elle un emploi stable, qui lui convenait, un compagnon qu'elle aimait, ou des parents qu'elle chérissait et auprès desquels elle voulait rester... Peut-être avait-elle out ce qu'il lui fallait, peut-être n'avait-elle rien à puiser dans la Voie. Peut-être n'en serait-elle pas capable, peut-être n'en était-elle pas digne. Alors, Wëlle décida de la soumettre à une sorte de test, pour la cerner, pour en apprendre plus sur elle-même, pas par envie de connaître la personne, mais par désir de savoir, d'étudier, de s'assurer.


    "T'es qui?"

    La question qu'elle avait posée à Erwan, de nombreux mois auparavant, sur les bords du même lac, mais d'un ton plus rude, plus agressive, énervée qu'il se soit caché auparavant.
    La fille n'avait pas l'air d'être avare de paroles, et peut-être Inwëlle en apprendrait-elle beaucoup... Lui donnerait-elle son nom, tout simplement, comme beaucoup le ferait? Son âge, sa ville? Sa classe sociale, ce qu'elle aimait, ce qu'elle faisait? Ses activités, ses rêves, ses désirs, ses envies? Et surtout, lui retournerait-elle la question? La jeune fille blonde avait déjà demandé à la rousse qui elle était, mais le contexte était différent. Là, elle était sous ses yeux, elle en savait déjà plus, et le fait qu'elle ait percé ses défenses prouvait qu'elle l'avait elle aussi étudiée au moins un minimum, et avec perspicacité qui plus était. Décidément, elle plaisait à Wëlle qui attendait sa réponse avec beaucoup d'impatience.
    Debout immobile, elle caressait le chanfrein du cheval, le regard fixé sur sa tête, pour être certaine que son interlocutrice ne parvienne pas à plonger ses yeux dans les siens.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Dim 01 Nov 2009, 20:09

Jayana sortit soudain de ses pensées brouillonnes. Elle aperçut une expression qui se dessinait lentement sur le visage de la jeune femme. Alors qu'elle n'avait vu jusque là qu'un visage mort de sentiment, il lui sembla que l'inconnue allait sourire. C'était possible ça? Ca lui semblait étrange, Jayana s'était déjà habitué au ce visage impassible. Et la réponse que lui apportait cette jeune femme confirmait l'une des pensées de la cavalière; « C'est pas toi. T'peux rien faire. Y a des trucs qu'on peut que guérir tout seul. » avait-elle dit. Soit, songea Jayana, c'est son point de vue. Plutôt différent du sien. Mais, la cavalière en déduit que ce devait être une personne assez renfermée. Peut-être était-elle seule au monde. C'était possible. Mais il y avait tellement de possiblités; peut-être avait -elle mal supporté une peine de coeur, c'était souvent le cas chez les jeunes demoiselles blessées. Peut-être était-ce aussi le décès d'une personne qui lui était indispensable à son équilibre. Peut-être qu'elle était orpheline. Peut-être avait-on abusé d'elle. Impossible de le savoir. C'était trop vaste pour que Jayana devine une telle chose. Et la familiarité dont l'inconnue faisait preuve était vraiment mis en valeur à côté du langage de Jayana. Ce n'était sûrement pas une fille qui avait grandit dans un milieu aisé. Mais elle était persuadée qu'elle était capable d'aider une jeune femme comme celle-ci. Ne serait-ce qu'un tout petit peu. Jayana s'en donna l'objectif, et elle voulait faire ça discrètement, et tout naturellement. Et la cavalière s'aperçut qu'un sourire était bel et bien né sur le visage de la rouquine. Etonnant. C'était un simple sourire, mais c'en était un. Jayana l'observa et en profita, sachant que ce serait peut-être le seul.

L'inconnue s'apprêtait à prendre parole quand son sourire s'éteint. Jayana en fut, intérieurement, attristée. Mais elle s'y attendait. La rouquine lui posa une question; elle lui demandait qui elle était. Question habituelle. Jayana y ayant une réponse qui lui était propre, eut peur de se prononcer, de peur que l'inconnue soit en fait une simple passante. Mais ça ne faisait rien. Après tout, Jayana savait déjà que cette femme était une âme blessée. Chacun son tour, songea-t-elle simplement.


-Tout d'abord, je suis quelqu'un, et je ne suis personne à la fois. Je suis convaincu que l'on ne sait jamais exactement qui nous sommes, et les évènements de la vie nous aident à le découvrir, mais, on a toujours un secret que l'on ignore, même si on en est inconscient. Et, on peut changer, brusquement même, alors la personne que je suis aujourd'hui n'est peut-être pas la même qu'hier, ni la même que demain, si demain il y aura. Et puis au fond, je ne suis qu'une femme parmi tant d'autres, dans ce vaste monde. Pour ce qui est de mon prénom, je m'appelle Jayana Wayatt. Mais je doute que cela te soit utile. Personnellement, je me fiche de connaître ton nom. Mais, j'aimerai savoir d'où tu viens, comme ça, seule. Je peux, si tu le désire, te raccompagner, si tu veux monter sur la selle de mon cheval, je te l'accorde, mais sache que c'est un honneur de monter un tel cheval.

Amour leva la tête.

-D'ailleurs, saches que ces blessures que l'on ne peut que guérir seul selon toi, sont guérissables avec l'aide d'autres personnes parfois. Bien sûr, tout depend du caractère de la personne blessée, et de la manière dont elle réagit.
Alors? Qu'en dis-tu?
Revenir en haut Aller en bas
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Lun 02 Nov 2009, 22:28

    Inwëlle avait été très agréablement surprise par la réponse de l'inconnue -Jayana. Elle avait répondu sans hésitation, formulé ses phrases comme si elles étaient déjà toutes prêtes dans son esprit, comme si elle y avait déjà réfléchi, et si cette fille avait médité sur la question, c'était un bon point, c'était une bonne chose, c'était un bon début, d'autant plus que la rouquine appréciait grandement la réponse. Elle était complexe, mais elle avait réussi à la décoder, à la comprendre. Après tout, ce n'était pas pire que les phrases imagées avec du vocabulaire de boloss qu'Erwan lui adressait...
    Et puis, elle aussi se moquait du nom, de l'appelation. Alors ça, Inwëlle ne s'y attendait vraiment pas, qu'un individu ait la même ou à peu près la même opinion qu'elle à ce propos... Et c'était tant mieux. Mais la fille voulait en savoir plus sur elle aussi. Enfin, pas grand chose, juste d'où elle venait... Ses origines... Origine, ça sonnait plus profondément, ça impliquait de remonter aux racines, au commencement. Or, le fait que Jayana ai dit "seule" montrait, selon Wëlle, qu'elle voulait savoir d'où elle venait dans l'immédiat.
    Mais, avant que Wëlle n'aie put harsarder une réponse, elle se mis à lui parler des blessures internes, de son point de vue... Et la novice devait avouer qu'elle était d'accord avec elle, et que même si elle disait qu'elle les soignait seule, ce n'était pas le cas, ou pas complètement, parce qu'il y avait Erwan.

    Quoiqu'il en soit, elle avait pris sa décision. Et comme elle l'avait prise, elle jugea qu'elle pouvait sourire à cette inconnue. Un sourire calme, doux, tendre, un sourire qu'elle ne faisait pas souvent.


    "J'viens de là où j'ai tout appris. Tu vas pas m'y raccompagner, mais moi j'vais t'y emmener. J'courrai, tu m'suivras."

    Elle avait déjà couru longtemps, et avait prévu de revenir à la nage poussée par les courants du lac pour se reposer, mais elle ne pouvait se le permettre. Alors, elle allait courir. Elle savait qu'elle avait encore des réserves, qu'elle était capable de se pousser bien plus loin, de courir plus longtemps. Elle veillerait toutefois à rester sur les sentiers, à ne pas trop s'épuiser et à garder un rythme régulier.
    Mais un autre problème risquait de se poser... La fille ne voulait peut-être pas quitter son logis, et elle serait sans doute inquiète pour la santé de son cheval, car, après tout, elle ignorait où elle se rendait malgré le fait qu'elle se doute peut-être qu'elle devrait y rester plusieurs jours. Cependant, c'était elle qui avait proposé à Wëlle de la racompagner, même si elle devait penser qu'une jeune femme à pied n'habitait guère loin. Il allait donc falloir la convaincre de la suivre, parce que la rouquine en était persuadé, cela vallait la peine, et cette fille pourrait se trouver comblée par la Voie... Outre ses paroles et ses réactions, il y avait un truc étrange qui le soufflait à Inwëlle. Peut-être était-ce ça qui, depuis le début, l'avait poussée à s'intéresser à cette jeune femme... Elle n'en savait trop rien, mais ce truc la poussait à agir, à l'emmener avec elle...


    "Tu suis, tu suis pas, t'fais comme tu veux... Mais ptêtre bien qu'tu pourras plus jamais y aller, là où on va. C'toi qui vois. Et pas à t'inquiéter pour le ch'val, y a tout c'qu'il faut."

    Sur ces mots, elle fit volte-face et repris sa course, filant droit dans la plaine. Elle prit de la vitesse, doucement, constatant avec joie que ses douleurs ne l'handicapaient pas. Elle filait vite, désormais, et allait atteindre les bois, où elle rejoindrait le sentier qui longeait le lac. L'ivresse de la course s'empara d'elle, et, tandis que les herbes plus ou moins hautes fouettaient ses mollets, que ses talons nus caressaient le sol terreux avec amour, tandis que le vent glissait sur son visage et obligeait ses yeux à se clore à demi, elle guettait, l'oreille tendue, le bruit des sabots martelant le sol qui ne manquerait pas d'arriver, elle en était quasiment certaine.
    Et, si elle guettait une présence à ses côtés, c'était bien parce qu'elle la désirait vraiment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Mar 03 Nov 2009, 00:03

L'inconnue semblait cogiter quelque secondes. Jayana fut très heureuse de voir que ça réponse ne la choquait point du tout. Cool! Se dit Jayana. Et la rouquine sourit. Un sourire gentil, vraiment amical, qui fit plaisir à Jayana. Mais pourquoi lui accordait-elle à nouveau un sourire? Elle n'avait pas l'air d'en distribuer à tout va,pourtant. Ca devait être bon signe.

Puis l 'inconnue répondit à sa question. Elle lui dit qu'elle venait de là où elle avait tout appris. Bon, vive la description, songea Jayana, mais la suite de ses paroles compensa. « Tu vas pas m'y raccompagné, mais moi j'vais t'y emmener. J'courrai, tu m'suivras. » Jayana allait donc en savoir un peu plus, ce qu'elle désirait bien sûr, mais l'inconnue lui avait presque ordonné, ce qui déplut assez à la cavalière.*Non mais pour qui elle se prend l'autre?Elle n'a pas à me donner des ordres dis donc!*Jayana en fit ses déductions. Cette jeune femme ne devait pas aimer l'autorité, et devait sûrement la pratiquer. Elle devait sûrement être une petite rebelle. Mais ce n'était pas sûr, encore une fois. La suite était plus modérée. «Tu suis, tu suis pas, t'fais comme tu veux... ». Elle lui laissait donc le choix. Bien. La jeune femme ajouta que c'était un endroit où Jayana ne pourrait peut-être plus jamais accéder. Intéressant. Jayana aimait ça, et elle pensait déjà connaître sa décision. Pour finir, l'inconnue ajouta qu'il y avait tout ce qu'il fallait pour le cheval. C'était la précision qui éloigna les doutes de Jayana. Sa décision était prise.

Jayana eut à peine le temps de lever les yeux que la rouquine était déjà lancée dans sa course. Elle reprit alors l'attention d' Amour, et elle fit demi-tour brusquement, puis partit au galop, rejoignant la jeune femme. Jayana se demandait ce qui l'attendait. Elle se souvint du sourire. Si la jeune femme pensait à ce fameux lieu en souriant, c'est que ça devait être plaisant. Mais si le sourire n'était destiné qu'a Jayana, c'est peut-être que l'inconnue lui réservait quelque chose. Qui la faisait sourire en tout cas. Difficile de savoir. Jayana observa l'inconnue dans son entreprise. Elle courait, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Elle courait très vite. Etonnament. De plus , elle n'avait pas de chaussures. Elle courait pieds-nus, à même le sol. Elle devait y être habitué pour avoir une telle rapidité. Ca ne semblait pas du tout la déranger, et bien que la cavalière ne pouvait voir son visage vu qu'elle lui tournait le dos, elle était certaine que ça lui plaisait. Etrange jeune femme. Intriguante.

Jayana ralentit sa jument quand elle vit qu'elle s'était assez rapproché de la rouquine. De peur de la heurter, et alla se placer doucement à côté d'elle, en adaptant le rythme du cheval au sien. Jolie petite course, songea Jayana. Mais la jeune femme allait-elle courir longtemps? Allait-elle se fatiguer à cette allure ? Normalement oui. Mais vu la normalité de cette journée, Jayana s'attendait à pas mal de chose. Mais elle arrêta de se questionner. Elle profita du moment, tout en s'appliquant à rester liante sur la selle, pour ne pas gêner Amour. La jument galopait élégamment, comme à son habitude, avec cette grâce particulière, qu'admirait si souvent la cavalière.
Il y eut un joli silence , parsemé des bruits de sabots et du vent.
Revenir en haut Aller en bas
Inwëlle Aïras
Membre V.I.P.


Nombre de messages : 1121
Date d'inscription : 19/10/2008

Feuille de personnage
Age: 26
Greffe: Vision à 360° et téléscopique 500%
Signe particulier: Cicatrices visibles sur le pied droit, évite de croiser les regards

MessageSujet: Re: Voyons-voir... [PV Jayana]   Ven 06 Nov 2009, 23:51

    Ah, si Jayanna savait! Si elle savait, que ce qu'elle prenait pour du silence, était une véritable mélodie de vie aux oreilles de la rouquine... Le bruit du vent qui glissait sur elle, le bruit de sa respiration, le bruit produit par les sabots du cheval qui, à son grand bonheur, l'avait rejointe, le bruit qu'elle devinait peut-être de ses pas sur le sol, la respiration de Jayanna qu'elle n'arrivait pas à entendre avec tout ce boucan... Il n'y avait jamais, jamais jamais de silence. Le bruit était signe de vie; il n'existait pas de vie qui fut silencieuse. Le vent faisait bruire la végétation, les animaux poussaient des cris et faisaient ouger la Nature, et il en était de même pour les humains... L'Eau clapotait, la roche craquait, le Ciel grondait, les arbres frémissaient... Tout ce qui était doué de vie était producteur de bruit, et, si l'on ne parvenait pas à saisir la respiration d'un végétal, alors on pouvait ouïr l'action d'autres forces sur celui-ci.
    L'endroit ou il y avait le moins de bruit était l'Eau. Sous la surface, elle avait cru, au départ, être immergée dans le monde du Silence, et l'appelait encore ainsi, parce que c'était en cet endroit que l'on s'en approchait le plus. Tout d'abord, on n'y entendait pas sa respiration, contrairement à tout lieu à l'air libre. Son coeur elle pouvait l'entendre en elle, si elle y prêtait attention, selon le contexte. Mais elle avait remarqué aussi que le moindre mouvement créait un son, ce dont elle ne s'était pas forcément rendue compte au tout début.
    Désormais, elle savait: tant qu'elle serait en vie, jamais elle ne connaîtrait le silence total.

    Pour le moment, elle courait, et les arbres défilaient à ses côtés, flous mais bien présents. Elle courait, entièrement concentrée sur elle-même, sur son esprit, qui volait, physiquement et moralement. Elle était dans un de ces états ou elle perdait la notion du temps, acceptait tout et ne sentait pas de douleur, pas de peine. En Harmonie, bercée par ses pensées, elle courait tout simplement, comme elle aimait à le faire. Elle ne pensait plus à grand chose. Elle allait si bien...

    Elle fut rappelée à la réalité au bout d'un certain temps et se rendit compte Qu'elle était arrivée à l'Académie. Elle avait pris le même itinéraire qu'à l'aller, empruntant les sentiers forestiers, et ne s'étonnait pas trop de n'y avoir croisé personne; les Marchombres préféraient tracer leurs propres chemins, comme ils traçaient leur Voie.
    La fille s'était sans doute arrêtée aux écuries pour y installer son cheval, mais elle avait du voir Inwëlle emprunter ce sentier et l'Académie était si proche qu'elle ne pouvait s'y perdre. Cependant, Wëlle soupçonnait le bâtiment de se dérober aux yeux des voyageurs, du moins en partie... Mais cette fille, Jayana, avait été amenée ici par une résidente de l'Académie, par une Marchombre, et d'après ce qu'elle sentait en elle, elle ne doutait pas que le vieux bâtiment de pierres ne s'offre à la jeune femme blonde.

    Inwëlle avait cessé sa course sans s'en rendre compte. Elle était essoufflée, mais pas de trop, et avait conscience de ses muscles qui avaient beaucoup travaillés et qui étaient sencés lui faire ressentir de la douleur. Mais elle baignait toujours dans cet état d'esprit si Marchombre, et ne sentait pas plus la fatigue et la douleur qu'auparavant, même si elle sentait que son corps avait besoin de se reposer, et que le sommeil lui était nécessaire. Mais il n'en était pas encore temps...
    Comment réagirait-elle? Elle avait hâte de voir quelles seraient les réactions de la nouvelle venue. Devinerait-elle quelques chose, serait-elle inspirée par la Voie? Quoi qu'il en soit, elle n'oublierait jamais cette rencontre et ce lieu, Wëlle en était persuadée, tout comme elle était persuadée que cela changerait la vie de la jeune fille, ses pensées, ses opinions, même de manière infime.
    Inwëlle s'avança vers la paroi, et laissa sa main filer dessus, s'imprégnant aussitôt de sa force. Elle était contente de ses progrès; pour elle, désormais, faire corps avec cette paroi qu'elle cotoyait si fréquemment était un jeu d'enfants. A force de l'escalader de tous les côtés, de l'effleurait chaque fois qu'elle passait à proximité et de dormir en contact avec elle, elle se l'était appropriée, ou plutôt, s'en était faite une amie proche au même titre que l'Eau. Elle l'aimait, et déposa sur sa surface rugueuse un baiser furtif, ayant auparavant vérifié si il n'y avait personne d'autre que Jayana alentours.
    Puis, toujours la main contre la pierre façonnée par l'homme, elle se dirigea vers la porte d'entrée, qu'elle n'avait quasiment jamais empruntée, elle devait bien se l'avouer. C'était tellement plus agréable de passer par une fenêtre ouverte, lorsqu'elle était obligée de rentrer dans le bâtiment... Aujourd'hui encore, elle n'avait pas la moindre intention d'y pénétrer, et encore moins d'y pénétrer par la porte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Voyons-voir... [PV Jayana]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Voyons-voir... [PV Jayana]
» Voyons voir si le coin me paraîtra plus cool d'en haut [privé]
» Voyons voir ce que ça donne de ne pas suivre les règles ! [Jïnn & Warren]
» Veut voir Abdel mais tomber sur Nirina (Pv elle)
» site pas mal pour voir des films en direct ^^

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Sud :: Lac Chen-
Sauter vers: