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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Hezlam - Cours n°3

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mar 27 Oct 2009, 21:38

Sérénité et Plénitude.
Harmonie et Fluidité.
Grâce et Sauvagerie.

Erwan courait. Il courait, il sautait, leste, entre les branches des arbres de la forêt proche de l'Académie. L'aurore se levait à peine, et les rayons du soleil glissaient sur le paysage comme un fluide aurait envahi doucement un creux imperméable de la terre. Sauf que là, c'était la Terre entière le creux où venait se loger le fluide de feu. A travers les arbres, on aurait pu croire qu'un immense brasier se préparait, sur les feuilles qui devenaient rousses à cause de l'automne, et ce lever de soleil absolument magnifique.

L'air était plutôt frais, et un léger vent agitait les branches des arbres, frêles, et faisait bruire les feuilles dansantes de ces derniers. La vie s'éveillait, celle des animaux du jour, tandis que ceux de la nuit s'endormaient doucement, dans le creux de leur nid. Et le jeune homme courait, glissant le long de ce fil de vie qu'il percevait.

Marchombre.

Il se dirigeait vers les écuries de l'Académie. Aujourd'hui, les trois apprenties du groupe qu'il avait allaient apprendre à monter à cheval, avant de partir plus loin pour voyager un peu sur ces montures-là. Il souriait à cette pensée, se rappelant des premiers pas à cheval d'Inwëlle, un mois plus tôt. Cela avait pu être divertissant, mais la jeune fille était loin d'avoir l'instinct requis pour réussir directement à diriger le cheval. C'était dans son caractère, après tout, et en plus elle en avait horriblement peur. Il était certain - et espérait énormément - que Mirage, Rilend et Miya écouteraient plus leur instinct qu'autre chose.

Bien sûr, un doute subsistait. Surtout pour Rilend. Après tout, elle avait comme lui un homologue entre plus prédateur que l'homme. Même s'il avait choisi les chevaux pour leur sens de compréhension développé, il ne savait pas trop où s'en tenir. Il verrait bien, après tout.

Les arbres se faisaient plus espacés, donnant l'indice au jeune homme qu'il arrivait à la limite de la forêt. Il descendit souplement et légèrement de l'arbre dans lequel il se glissait pour rejoindre les écuries à pieds, et sur le sol. Il arriva devant la grande porte, où le sol était dallé pour panser les chevaux. Il alla en chercher trois pour les amener là et les y attacher : une jument palomino, celle avec laquelle Inwëlle avait commencé à monter, Ptibuis ; Une jument grise truitée qu'il avait monté pour accompagner la jeune fille, Brume ; Un hongre alezan assez coquin, Roméo. Puis, il était allé cherché le cheval que lui-même allait monter, un étalon dénommé Idalgo et assez charpenté.

Puis, il attendit que ses apprenties arrivassent. Les chevaux n'étaient pas stressés, et cela tombait très bien.




[Finalement, Miya nous a rejoint, car son absence a été écourtée. Merci de faire comme si elle avait été avec nous pour l'examen, pour plus de facilité et de fluidité

Et excusez-moi pour la taille minable de mon post...]

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Rilend Ansakh
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mer 28 Oct 2009, 20:02

Rilend courait sous le soleil qui luisait déjà, dissipant les dernières volutes de brume. Comme toujours, elle avait dormi seule, protégée par des fourrés et un arbre, tranquillement, sans la proximité des autres élèves ou la sensation angoissante, au sein de l'Académie, d'enfermement. Claustrophobe? Non...elle n'aimait juste pas se retrouver cloîtrée, et encore moins avec des personnes. Agoraphobe plus que claustrophobe, donc. L'apprentie était debout depuis un certain temps, et après avoir filé dans les arbres, chose qu'elle aimait plus que tout, la jeune femme s'était résolue à descendre de son perchoir pour aller se mêler aux autres. D'autant plus qu'elle avait un cours, et qu'Erwan leur avait donné rendez-vus aux écuries.

Les écuries...elle n'était jamais, vraiment jamais, monté à cheval, préférant à ce moyen de transport onéreux des pieds et un peu de sens de l'orientation. Et la perspective de chevaucher un de ces animaux l'angoissait tout de même, malgré ce qu'elle souhaitait croire. Elle n'était pas rassurée, d'autant plus que, moitié fauve et donc prédatrice, elle se demandait comment les animaux, ces proies si sensibles, allaient réagir. C'était leur réaction plus que le fait de monter voire de tomber qui l'inquiétait. Et pourtant, elle aimait les chevaux.

Elle les avait toujours trouvés beaux, ces puissants quadrupèdes aux longs membres noueux, aux yeux si doux, aux robes si luisantes. Ces créatures vives et altières qui filaient, galopaient, bondissaient vers le ciel et se cabraient. Les chevaux, noblesse faite animale, liberté, puissance et force, parfait mélange de la grâce et de la sauvagerie. Les chevaux, fidèles compagnons, projection des rêves de l'homme. Que d'images, que de chimères...ce fier étalon blanc, cheval du prince charmant auquel toutes les petites filles songent un jour, l'animal altier aux naseaux fumants et au harnachement d'or et d'argent, cette douce jument, licorne, symbole de la pureté la plus parfaite, un noble étalon ailé ou un cheval aquatique...Un lien si particulier existait entre l'homme et le cheval, fait d'une volonté inconsciente de s'approprier la puissance, la beauté, la rapidité de l'animal, mais aussi d'admiration et de respect. Un lien bâti sur la confiance de l'animal, qui répondait si bien à l'affection de son cavalier, ce quadrupède si attachant, si expressif, si peu semblable aux autres, ciment de légendes et de rêves.

Oui, Rilend avait toujours aimé les chevaux, comme bien des personnes sans doutes, mais jamais au grand jamais elle n'en avait touché. Jamais effleuré de ses doigts tremblants une robe frémissante, un poil qui semble aussi fragile que les ailes d'un papillon, jamais senti le puissance des muscles de la bête entre ses genoux, jamais connu l'ivresse des galops fous à travers les plaines, quand homme et animal croient qu'ils peuvent voler, croient voler. Elle n'avait fait que les admirer, tous, des piaffants étalons que les guerriers, pour s'attirer l'attention des foules, faisaient caracoler aux lourds chevaux de traits, placides, fidèles compagnons de labeur, en passant par les juments gracieuses ou les poulains dégingandés. Jamais elle ne s'était trouvé à moins de vingt mètres d'un cheval.

Et sa première confrontation avec l'espèce équine faisait naître en elle une étrange impatience, de l'excitation mais aussi de l'appréhension.

Rilend traversa la petit bois que entourait les écuries d'un pas souple, elle n'était pas pressée et ne doutait pas d'être la première. Enfin, presque, car les autres apprenties étaient sans doutes aussi motivées qu'elles. La jeune femme, tout en marchant et se sachant à l'heure, pour le moment, fit une pause dans un bosquet. La lumière, tombant du ciel en longs rayons droits, y dessinait des taches sur le sol, complexe mosaïque que chaque mouvement, chaque infime souffle de vent modifiait, éphémère composition qu'aucun artiste n'avait jamais su capturer dans toute sa délicatesse et sa beauté, qu'aucun écrivain n'avait jamais su décrire et qu'aucune musicien n'avait su chanter. Il était impossible de rendre la sensation que faisait naître la nature. Une sensation d'harmonie, pourrait-on dire, mais Rilend, sans utiliser ce mot, aurait pensé que la nature donnait l'impression d'être parfaitement à sa place, comme faisant partie d'un tout. Unique et multiple.

La jeune femme admira longuement ces taches de lumières changeantes aussi fascinantes que celle que les ondulations de l'eau font naître sur les sols de sable ou de roc, admira ces rayons perceptibles, presque tangibles, dessinant de fragiles traits blancs dans un air transparent, baignant, après avoir traversé les feuillages, l'ensemble dans une douce lumière émeraude et tamisée. Là-haut, bien à l'abri dans son nid, un rossignol l'observa en penchant la tête dans ce geste vif et rapide qui est la marque des petits animaux et des oiseaux, puis redressa la tête en entendant un cri flûté, et entonna un léger chant qui s'éleva et engloba, comme une bulle cristalline, le microcosme formé par le bosquet. Rilend n'osa pas bouger, et même bien après que le chant gracieux de l'oiseau se fut tut, elle ne fit pas un geste, respirant doucement, de peur de briser cette bulle parfaite, ciselée comme un joyau, qu'elle devinait, de peur de perdre cet instant de grâce et de poésie. De féérie.

Finalement, elle reprit sa route, d'humeur contemplative, tournant la tête pour observer les nuages qui croissaient paresseusement dans un azur froid, les oiseaux là-haut dans leurs nids, qui dormaient, tête enfoncée sous l'aile, ou qui guettaient, une proie, un insecte, les arbres immenses et ancestraux aux hautes ramures, les jeunes bouleaux et chênes encore flexibles et tendres, plus fragiles, les feuilles mortes qui faisaient un tapis tandis que les feuillages avaient pris, à quelques rares exceptions près dont le bosquet, une teinte d'incendie, rouge, jaune, orange, composant un tableau éphémère et sublime. Rilend observait tout, jeux de lumières, couleurs, vie...

Elle déboucha devant les écuries, bâtiment spacieux au sol dallé, sans doutes pour nettoyer les animaux et éviter qu'ils ne salissent les pieds au fur et à mesure qu'on les débarrassait de leur terre. Sans surprises, Erwan se trouvait là, aux côtés de quatre chevaux que Rilend détailla, son coeur battant. L'une à la robe dorée, aux crins ivoire, sublime, l'autre d'un gris étrange, comme la couleur changeante des écailles d'une truite fugace, sous les roseaux, un gris mêlé de marron, de blanc et noir. Le troisième cheval avait une couleur rousse, rousse comme un écureuil ou comme les feuilles mortes qui chutaient en tourbillonnant des arbres. Enfin, le dernier, plus imposant au niveau de l'encolure, avec quelque chose de différent dans le port et l'attitude, présentait une robe d'un blanc qu'on aurait pu dire immaculé si son museau n'avait pas été gris, et sa peau de la même teinte. Les yeux cerclés de noir, l'intérieur des oreilles et des cuisses...un cavalier confirmé aurait dit de lui qu'il était un cheval gris, mais Rilend, qui n'avait jamais rien appris sur les chevaux, décida qu'il était blanc.

La jeune femme n'osa pas s'approcher des imposants quadrupèdes, craignant leur réaction face à son statut de prédateur, et se contenta de rejoindre Erwan, conservant une distance d'une dizaine de mètres entre elle et les chevaux. Elle adressa un sourire timide au maître, sans ouvrir la bouche, comme à l'accoutumée. Adresser la parole à quelqu'un, fut-il son maître, sans qu'on la sollicite, c'était encore trop pour elle. La jeune femme brûlait de demander à Erwan si les chevaux risquaient de réagir à la présence de la panthère, mais l'arrivée probable des autres élèves la retint. Ce secret avait été si longtemps connu d'elle seule...et elle craignait autant la réaction des autres élèves que celle des chevaux.
Et puis, il s'agissait quand même de quelque chose de relativement personnel...

__________________________________________

*Parce que la panthère en toi peut être apprivoisée
Parce que le plus grand des trésors est la liberté.*

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Ven 30 Oct 2009, 20:02

La forêt, c'était l'endroit où c'était réveillé Miya.
La forêt est un lieu qu’elle avait toujours aimé fréquenté quand elle le pouvait. Pour une fille de la ville la forêt est un endroit magique. La douceur des rayons du soleil à peine levé traversant les feuilles des arbres plus magnifiquent les uns que les autres est une sensation tellement chaude et bienfaisante qu'à partir du moment où on y goute, on ne peut plus s'en passer. Les chants des oiseaux, la course des petits mammifères entre les branches, forment un tout qui fait de la forêt un lieu de paix et d'harmonie.
Assise sur une branche, Miya méditait, on aurait pu dire qu'elle était en transe. Elle écoutait la vie autour d'elle.
Celle des petits insectes se cachant sous des feuilles mortes, celle des écueils grimpant dans les arbres, celle du vent soufflant dans les branches tel un souffle revitalisant. Oui, elle écoutait tous ces bruits qu'elle n'avait jamais connus auparavant et qu'elle chérissait maintenant plus que tout.

Ce fut son beau faucon qui la sortit de cette "transe" si réconfortante. En poussant un cri il entama une descente aussi parfaite et bien calculé qu'a son habitude et vînt se poser aux côté de sa maîtresse.
Maîtresse ?? Non, ce mot n'était pas approprié. Kaylan été un rapace libre. Libre de faire sa vie là où il le voulait, chassant et volant là où son instinct le conduirait. Miya ne l'avait jamais considéré comme étant un animal domestique, loin de là. Il été plutôt son plus fidèle ami, son seul ami. Un ami qui l'accompagnait dans toutes ses aventures et qui avait toujours été là pour elle. Sans Kaylan, Miya ne sais pas ce qu'elle serait devenu. Mais certainement pas quelqu’un de bien.
Du moins c’est ce qu’elle pensait car, vivre en étant constamment seule devait très certainement être dur. Et la solitude parfois, chez certaines personnes, peut engendrer la haine. De la haine fasse aux gens qui nous ignorent et nous blessent tout les jours. De la haine qui finit par nous consumer et nous pousser à faire des actes malsains et cruels. Actes qu’on regrettera peut être plus tard, tout simplement en mûrissant.

Se tournant vers le nord, Miya se mit à courir à travers bois vers les écuries où leur avait donné rendez-vous Erwan.
Courir, sentir le vent fouetter son visage, aller plus vite, toujours plus vite en évitant tout obstacle sur son chemin et en finissant par fendre l’air. C’est ce que faisait Miya presque tout les jours depuis son arrivé ici. Elle enchainait, méditation, course, escalade, tir à l’arc ainsi que tout ce que leur avait appris leur Maître. Sans oublier bien sure ses jeux avec Kaylan. Depuis qu’elle été arrivé ici, elle n’avait jamais était aussi heureuse.

Dès le départ en revanche, elle n’avait pas voulu se mêler aux autres personnes de l’académies durant ses temps libres. Elle n’était pas habituée à ça. A Al Far, elle n’avait presque jamais parlé aux habitants et le seul lien qu’elle avait eu avec eux était les coups de bâtons qu’ils lui donnaient pour la chasser quand elle voulait se nourrir étant jeune.
Depuis ces incidents elle avait toujours eu peur de tisser des liens avec les autres et elle s’était exclu elle-même de la société.
Les cours avec les autres filles et le maître Marchombre avaient été ses premiers vrais liens avec les Hommes.
Même si maintenant elle s’était habitué à eux, au début, même si elle ne le montrait pas elle avait toujours était un peu anxieuse quand elle arrivait en cours. Elle avait peur d’être rejeté par les autres comme autrefois. Heureusement personne n’avait eu l’air de lui vouloir du mal et elle avait finit au fil du temps par gagner en confiance.

Toujours dans sa course, Miya se demanda se qu’allait être leur prochaine exercice. Le rendez-vous étant dans les écuries elle se dit que ça aurait forcement quelque chose à voir avec les chevaux.
Depuis qu’elle été toute petite, elle avait toujours voulu monter à cheval. Elle avait souvent vu des étrangers passer à Al Far sur de superbes destriers. Chaque fois elle se cachait dans un coin pour pouvoir les observer du plus prêt qu’elle le pouvait. Une fois, elle était même allée carrément plus loin en caressant l’encolure de la jument d’une femme. Cette dernière l’avait prise sur le fait et, contrairement à ce que c’était attendu Miya, qui s’était recroquevillé le plus possible sur elle-même de peur de recevoir une fois de plus des coups de battons, la jeune femme avait éclaté de rire et lui avait même proposé de monté sur sa jument.
Miya, au comble de l’hystérie et heureuse qu’une personne au moins sois gentille avec elle, avait tout de suite accepté.
La femme, comme Miya à cet époque été trop jeune pour savoir chevaucher, avait pris les brides de la jument et lui avait fait faire un tour de cour.
A la fin, pour la remercier, Miya lui avait collé un gros bisou sur la joue et s’en été allé rejoindre l’endroit où elle allait passé la nuit en se disant que c’était la plus belle journée de sa vie. Ce fut d’ailleurs le seul moment heureux qu’elle eu étant petite, depuis la mort de ses parents et avant de trouver Kaylan.

Arrivant enfin à destination, Miya rejoignit Ewan et Rilend devant quatre magnifiques chevaux aux robes différentes. Elle leur sourie en guise de bonjours.
Déjà, une joie incontrôlable commençait à s’emparer d’elle. Même si elle n’avait jamais vraiment fait de cheval elle n’avait pas du tout peur de ce qui allait se passer et savait qu’il lui suffirait de suivre son instinct pour que tout aille bien. Enfin c’est ce qu’elle espérait car bien entendu le nouveau fait toujours quand même un peu peur.
Ce tournant vers Rilend elle vit que celle-ci se tenait assez éloigné des chevaux.

*Peut être en a-t-elle peur* se dit Miya.

Depuis le premier jour, Miya avait trouvé quelque chose de diffèrent chez Rilend. Elle ne savait pas quoi exactement mais s’était puissant, fluide, animal ?? Elle n’aurait su le dire. Dans touts les cas cette sensation se sentait aussi chez le maître. Ils dégageaient tous les deux la même aura sauvage. Ce qui était d’ailleurs assez étrange.
Loin de s’en soucier, Miya au contraire, appréciait beaucoup ce signe particulier qui les différenciait de toutes les personnes qu’elle avait côtoyé jusqu’ici. Elle se sentait « bien » avec eux. Elle ne savait pas si ce mot convenait vraiment mais ça s’avoisinait bien à ça.

Miya, aussi timide qu’elle soit, offrit un sourire amical, rassurant et surtout encourageant à Rilend pour l’aider un peu à se mettre en confiance par rapport aux chevaux.

*Si je peux l’aider et la mettre en confiance alors autant le faire* se dit la jeune fille.
D'après ce qu'elle avait comprit, Rilend venait elle aussi des rues d'Al Far, elle n'était donc très certainement jamais monté sur un cheval. Ou peut être que si, mais que ça avait été un désastre ??
Miya n'en savait rien du tout, mais elle-même adoré les chevaux et aurait aimé pouvoir donner un peu de son assurance à Rilend, qui en avait surement plus besoin qu'elle en cet instant.
C'est sur cette pensée que Miya, rayonnant littéralement, attendit que Mirage arrive et que le cours commence.
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Sam 07 Nov 2009, 17:02

Mirage se leva du pied du Grand Arbre. Elle s'était bien calée quelques heures plus tôt pour somnoler en regardant ses feuilles et pour lui parler. Elle guettait le moment pour partir à son cours. Il se situait aux écuries. La jeune fille se leva et salua le Grand Arbre avant de partir.

Najti lui emboita le pas.

Elle courait entre les arbres. Une légère brise caressait son visage et secouait ses cheveux blonds. Mirage sortit de la forêt et continua de courir mais cette fois vers les écuries. Après 15 minutes à courir, elle arriva aux écuries.

Il y avait déjà Rilend et Miya. Derrière elles, trois magnifiques chevaux. Apparemment Erwan n'était pas là... ou du moins elle ne le voyait pas. Mirage s'approcha.


- Bonjour !! dit-elle à l'attention des élèves.

Elle s'approcha ensuite des chevaux. Elle vit sur leur dos un « truc » marron.

*A quoi cela peut-il servir ?* se demanda-t-elle à elle-même. Elle se résigna à repenser à cette question plus tard.

*Bonjour !! Comment vous appelez-vous ? Moi c'est Mirage !* dit-elle aux trois chevaux.

*Bonjour Mirage, répondit la première, une jument palomino paressante sage, je m'appelle Ptitbuis.*

*Moi c'est Brume.*, dit une autre jument grise truitée, avec le corps taillé pour la course.

*Et moi, Roméo !* termina un hongre alezan, un peu coquin.

A ce moment là, Erwan arriva, tenant un autre cheval par une « ficelle » en cuir. Ce cheval là avait entendu leur conversation et se dépêcha d'y répondre aussi.


*Et moi, je m'appelle Idalgo*, dit un cheval tout gris.

Mirage lui sourit comme marque de compréhension. Elle s'approcha de chacun des chevaux et leur caressa l'encolure puis le front.

Brume lui dit :


*Tu es une drôle d'humaine, toi, avec tes oreilles et ta queue de renard !!*

*Oui je sais. Beaucoup de personnes me le dises. Mais je suis comme ça et j'aime beaucoup !!* répondit le jeune fille.

Brume hennit pour montrer qu'elle riait. Mirage se mit à rire aussi. La jument lui donna un coup de tête sur l'épaule pour quémander un câlin. Elle le lui fit. Dans ses gestes, elle montrait toute son amitié qu'elle offrait ainsi à la jument.

Elles s'entendaient déjà bien !

La jeune fille vit du coin de l'œil qu'Erwan finissait d'attacher Idalgo. Elle se dirigea vers les autres filles pour lui faire face après avoir embrassé Brume sur le nez.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mar 10 Nov 2009, 12:54

Les trois filles étaient rapidement arrivées.

La première à être là fut Rilend. Erwan perçut chez elle sa méfiance naturelle, normale, de son statut et surtout du fait qu’elle pouvait tout à fait se sentir mal à l’aise auprès de ces animaux imposants, ayant le statut de proies. Sans doute se demandait-elle comment ils pouvaient réagir à sa présence, et elle avait raison. Le Marchombre ne savait pas si elle avait déjà tenté d’approcher un tel animal auparavant, et comment, si c’était le cas, ce dernier avait pu réagir. Il savait que lui-même ne pouvait pas monter sur ces animaux depuis longtemps, car justement son homologue jaguar était trop présent en lui, et que les chevaux le sentaient. Il avait appris petit, à monter à cheval, sur un vieux cheval qui avait perdu le sens de l’odorat et qui devenait aveugle à cause d’une cataracte impressionnante qu’on avait déjà ôté plusieurs fois sans succès. Il en était reconnaissant, à ce cheval, même si par la suite, il n’avait pas pu monter durant une bonne dizaine d’années. Parce que tout ce que l’on pouvait apprendre, on ne pouvait l’oublier, en équitation. C’était des réflexes à acquérir, et ces réflexes reprenaient le dessus dès que l’on se trouvait dans une situation similaire.

Il avait fait un signe de tête à la première apprentie, lui adressant un sourire encourageant, tentant de faire passer par ce sourire qu’elle n’avait pas de soucis à se faire avec ces chevaux-là, parce que justement il les avait pris pour leur tolérance vis-à-vis des humains qui avaient une attitude de prédateur. Comme lui, et comme elle, pourtant malgré eux. Comme sans doute d’autres personnes, qu’il ne connaissait pas. Il savait que d’autres, comme lui, existaient, mais n’avait jamais pu le prouver avant de rencontrer Rilend. Désormais, en étant sûr, il savait que ces mesures n’étaient pas faites pour rien, bien au contraire. Soupirant légèrement, un sourire toujours sur son visage, le jeune homme s’avança d’un pas vers son apprentie. Il tourna la tête pour apercevoir une autre jeune fille qui arrivait.

C’était Miya. Elle avait l’air de très bien se porter, et une aura de bonheur et de joie émanait d’elle. Elle fixait les chevaux avec enthousiasme et un sourire était presque scotché sur ses lèvres, étirant celui qui était sur le visage du Marchombre. Ce dernier, d’un autre mouvement de tête, accueillit son apprentie et l’observa un instant. Elle avait l’air plutôt sûre d’elle. Il se demanda si elle avait déjà monté à cheval, pour être dans un pareil état. Peut-être que oui, peut-être que non. Parce qu’elle pouvait toujours avoir rêver de le faire sans en avoir jamais l’occasion. Il comprenait même tout à fait cela.

Puis, ce fut Mirage qui arriva à son tour. Le jeune homme fronça les sourcils lorsqu’elle s’approcha des chevaux et sembla comme dialoguer avec eux. Lui tirant néanmoins un sourire, Erwan la salua d’un autre mouvement de tête. Il se dit que Mirage n’aurait sans doute pas de problèmes techniques avec les chevaux, sans doute, si elle les comprenait. Par contre, elle risquait par delà, d’avoir plus de mal de positionnement et d’assiette, puisqu’elle pouvait dialoguer avec eux d’une manière autre que par des aides quelconques qui permettaient un bon placement de son corps et la bonne attitude du cavalier.

Puisqu’elles étaient toutes là, Erwan s’avança donc vers les chevaux, en prenant tout de même garde à ne pas se mettre dans la ligne de tir de leurs sabots et postérieurs. Expirant longuement, dénichant la tension dans ses muscles, il leva le menton et s’adressa donc à ses apprenties, d’une voix claire et calme :


- Bonjour à toutes.
Aujourd’hui, nous allons commencer par apprendre à se déplacer à cheval. Je ne demande pas du grand art, simplement de comprendre le mécanisme de ces animaux et de se faire comprendre, tout en tenant dessus et en pouvant avancer à toutes les allures.


Leur adressant un sourire, il les invita à le suivre dans les écuries. Il les mena dans la pièce destinée à entreposer les selles, bridons, et tout le matériel de pansage. Une fois dans la petite pièce, il leur désigna la boite remplie de brosses et expliqua :

- Pour enlever toute la crasse, il faudrait leur passer toutes les brosses présentes dans cette caisse. Comme ils sortent des boxes, ils ne sont pas excessivement sales, et donc nous passerons uniquement une brosse similaire à celle-ci.

Se baissant et allant chercher la brosse adéquate, il sortit donc celle dont la dénomination était « bouchon » et la présenta à ses apprenties. Puis, il se tourna vers les quelques selles entreposées et désigna celles qu’il fallait prendre et amener dehors, pour la suite des réjouissances. Lorsqu’il eut expliqué cela, il sortit de la sellerie et se dirigea vers les chevaux à l’extérieur. Posant les affaires non loin d’eux, mais pas tout près non plus, pour plus de sécurité, il se tourna vers ses apprenties et leur annonça :

- Choisissez celui que vous voulez pour cette fois. Brossez-le, et harnachez-le. Je vais vous montrer comment faire.

Sur ce, Erwan prit la brosse, et la passa sur tout le corps du cheval, sauf sur la tête. Il brossa néanmoins ses joues, avant de poser la brosse un peu plus loin. Il avait pris Idalgo car c’était le plus difficile des quatre, et que par là il se lançait un défi à lui-même. Puis, il lui leva les pieds et enleva la souillure en dessous. Lorsque ce fut fait, il prit une selle et un tapis, et les lui mit sur le dos, avant de sangler doucement. Puis, il prit le bridon et l’enfila à Idalgo, qui attendait sagement.

Il n’y avait pas de vent ce jour-là, et Erwan s’en félicita. Car après tout, s’il y en avait eu, les chevaux auraient nettement été plus sur l’œil, et cela aurait été plus fastidieux pour les élèves de réussir à contrôler cela. Contrôler pour sécuriser, c’était ce que l’on avait apprit à Erwan. Toujours. Parce que les chevaux ont une force phénoménale comparée à celle des petits humains qu’ils étaient…

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mer 11 Nov 2009, 19:13

Mirage attendait avec impatience que le cours commence.

Erwan se positionna devant elles et dit d'une voie forte :


- Bonjour à toutes.
Aujourd’hui, nous allons commencer par apprendre à se déplacer à cheval. Je ne demande pas du grand art, simplement de comprendre le mécanisme de ces animaux et de se faire comprendre, tout en tenant dessus et en pouvant avancer à toutes les allures.


Tenir dessus ? Mirage se dit qu'il y avait bien quelque chose qu'elle n'avait jamais réalisé. Elle attendait avec impatience de l'essayer.

Erwan leur recommenda de le suivre dans l'écurie. Ils traversèrent un "couloir" où beaucoup de portes étaient ouvertes et une avec un cheval.


*Bonjour* lança Mirage au cheval.

*Bonjour, jeune fille* lui répondit-il.

Erwan entra ensuite, suivie des jeunes filles,dans une grande salle avec beaucoup de "fauteuils". Sur les murs, des affiches avec des hommes sur des chevaux.

*Ah !! Alors c'est ça que l'on va faire !!* pensa Mirage soudain, ayant eu une illumination.

Erwan se pencha vers une grande boite remplie de brosses.


- Pour enlever toute la crasse, il faudrait leur passer toutes les brosses présentes dans cette caisse. Comme ils sortent des boxes, ils ne sont pas excessivement sales, et donc nous passerons uniquement une brosse similaire à celle-ci, expliqua-t-il aux jeunes filles.

Il prit une brosse et la montra aux jeunes filles. Pendant qu'il s'avançait vers les selles pour désigner les bonnes, Mirage prit un « bouchon ». Elle entreprit ensuite de porter sa selle comme le faisait Miya. La jeune femme emmena tout ça dehors et les posa à côté de celles d'Erwan.

- Choisissez celui que vous voulez pour cette fois. Brossez-le, et harnachez-le. Je vais vous montrer comment faire.

Mirage prit le « bouchon » et regarda attentivement les gestes d'Erwan.
Il le passa partout sur le corps d'Idalgo. Mirage se tourna et s'avança sans réfléchir vers son amie, Brume. Elle commença à le passer activement sur son épaule, puis sur les jambes antérieures. Ensuite elle remonta sur le ventre puis sur le dos. Elle termina avec la croupe et les jambes portérieures.


*Ca va comme ça ?* lui demanda Mirage.

*Oui, c'est super !!* lui répondant la jument. *Frotte juste encore une fois sur mes bajoues, ça me gratte.*

*C'est où les bajoues... là ?*

Tout en disant ça, Mirage cherchait où ça pouvait être.

*C'est ici mais frotte plus fort et plus bas* lui recommanda la jument.

Mirage pencha un peu la brosse et appuya tout en continuant son mouvement.


*Oui !! C'est là !! Qu'est ce que ça fait du bien !!* dit la jument en hennissant (ce qui montrait qu'elle riait).

Mirage rit aussi et étreigna la jument.

La jeune fille se tourna ensuite vers Erwan qui commençait à prendre un pied et à le curer avec un outil spécial. Elle en trouva un tas par terre et alla en chercher un.

Elle revint après vers la jument et lui prit le pied comme elle put.


*Aïe !! Pas au milieu sur la fourchette !!* cria Brume.

*Oups, excuse moi !!* dit Mirage, gênée.

Elle recommença et put finir les quatre pieds sans (presque) aucun problème. Ensuite (en suivant toujours les gestes d'Erwan), elle prit la selle et le tapis et les posa sur Brume.

*Mirage... Tu les as mis à l'envers...* commenta la jument.

*Ahhh... Je change ça tout de suite !!*

Mirage les retourna et demanda son avis à la jument.

*Comme ça c'est mieux ?*

*Beaucoup !! Tu l'avance un peu et c'est super !!*


Mirage le fit. Elle serra, mais pas trop, la sangle. Elle vit ensuite Erwan mettre un filet dans la bouche d'Idalgo.
*Euhhh... Et comment je mets ça ?* questionna Mirage.

*Je ne peux pas t'aider, c'est trop dur pour moi !! Il y a trop de fils !!*

- Erwan ? Tu peux m'aider ? Je ne sais pas comment on met ça ...
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Rilend Ansakh
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Ven 13 Nov 2009, 19:02

Erwan venait de lui adresser un sourire rassurant et avait fait un pas vers elle lorsque Miya parut. La jeune fille, à la différence de Rilend, ne semblait ressentir aucune appréhension, juste une certaine impatience. L'élève offrit un grand sourire à Rilend, qui lui jeta un coup d'œil clair mais ne le lui rendit pas. Peu habituée, ou plutôt déshabituée des rapports humains, elle n'avait plus l'habitude d'échanger des sourires et même si cette jeune fille était une de ses camarades, Rilend ne la connaissait au final pas vraiment bien. Elle se détourna de Miya lorsque Mirage arriva à son tour. La jeune fille les salua rapidement avant de filer vers les chevaux et de...discuter?

Oui, c'était bien cela, elle parlait avec eux, du moins c'était ce que laissaient supposer ses attitudes et expressions. L'élève revint finalement vers elles deux, et toutes trois se tournèrent d'un même mouvement vers leur maître, qui redressa le menton et s'adressa à elles, leur expliquant ce dont toutes avaient déjà une petite idée: le thème du cours.

- Bonjour à toutes.
Aujourd’hui, nous allons commencer par apprendre à se déplacer à cheval. Je ne demande pas du grand art, simplement de comprendre le mécanisme de ces animaux et de se faire comprendre, tout en tenant dessus et en pouvant avancer à toutes les allures.


Rilend eut un léger sourire. Heureusement qu'il ne demandait pas du grand art! Sans ça, elle se serait joyeusement plantée...Erwan les guida dans une pièce où étaient entreposés des harnais de cuir, selles, enrênements, filets, des tapis et autres, ainsi que des brosses au poil assez rude. Erwan les leur présenta rapidement et ajouta que, les chevaux étant relativement propres, ils n'allaient que leur passer un bouchon, une brosse à la forme allongée, au poil dur et raide. Rilend, comme les autres, en attrapa une, puis une sorte de crochet plat au manche de bois. Enfin elle entassa tant bien que mal sur ses bras une selle, un tapis et un filet que lui avaient désigné Erwan, et sortit. Les étriers, les anneaux du mors et toutes les pièces métalliques tintaient, elle se donnait l'impression d'être une quincaillerie. Le toucher du cuir, presque soyeux, luisant, ne lui déplaisait pas et l'odeur elle aussi n'était pas désagréable.

La jeune fille posa ses affaires à côté de celles qu'avait déposé Erwan, mais garda les deux objets de pansage en main.

- Choisissez celui que vous voulez pour cette fois. Brossez-le, et harnachez-le. Je vais vous montrer comment faire.


La jeune femme vit Mirage se diriger presque sans hésitation vers la jument truitée, et s'arrêta quelques secondes, hésitant entre la jument dorée et le mâle roux. Finalement son choix se porta sur ce dernier, et elle fit quelques pas dans sa direction, prenant garde à son postérieur qu'elle devinait puissant, elle le contourna pour aborder sa tête. Le mâle tourna vers elle un regard brun liquide, ombré de cils marrons, et plissa le nez, oreilles pointées en avant. Il semblait curieux, ouvert mais aussi perplexe. Rilend avança encore puis s'arrêta à un mètre de l'animal, et souffla d'une voix pâle, discrète, presque timide:

"Salut, toi..."

Elle se sentait mal à l'aise car empruntée, face à ces créatures qu'elle avait toujours admiré mais jamais approché, et elle tendit sa main droite un peu trop rapidement, avant de retenir sa respiration au léger mouvement de recul de Roméo. Et de se tendre en le voyant avancer son museau grisé vers elle, oreilles en avant. Les naseaux du hongre se dilatèrent, un souffle chaud caressa les doigts blancs et solides, les doigts de grimpeuse, de la jeune femme qui sourit avec retenue. Le cheval inclina ses oreilles, l'une en arrière et l'autre en avant, curieux mais aussi indécis, et souffla de nouveau, un peu plus fort. Rilend n'osait pas bouger, le coeur battant autant d'excitation, de joie et d'appréhension mêlées, tandis que le hongre hésitait, ne sachant ce qu'il devait penser de cette humaine à l'étrange odeur de prédateur, ne sachant s'il devait se méfier d'elle ou non.

Finalement l'animal laissa ses oreilles se placer légèrement vers l'avant, et détourna la tête, autorisant par son attitude Rilend à s'approcher de lui. La jeune femme ne connaissait pas le langage du corps des chevaux, mais son instinct animal lui souffla qu'elle pouvait s'approcher, et elle osa enfin effleurer de ses doigts la robe luisante, au niveau de l'épaule. Le poil soyeux de Roméo tressaillit d'un coup, comme s'il avait voulu chasser une mouche, et le cheval s'ébroua mais ne bougea pas. Rilend, qui avait retiré sa main sitôt que la peau de l'animal avait bougé, osa poser cette fois sa paume et la passa doucement sur la robe si douce, montant ensuite jusqu'à la base de l'encolure. Mais lorsqu'elle voulut effleurer la nuque du cheval, ce dernier redressa le col, marquant ainsi sa confiance toute relative à l'humaine.

Rilend regarda par-dessus son épaule pour voir comment Erwan pansait son cheval et imita ses gestes, passant la brosse dans le sens du poil, lentement, puis elle finit par s'enhardir et frotta vigoureusement, toujours dans le sens du poil, la brosse passant et repassant sur les endroits qu'au toucher, elle devinait sales, le poil collé, gestes rapides et efficaces, mais exempt de cette petite torsion du poignet ayant pour but d'évacuer la poussière, et que tous les cavaliers connaissaient bien. Elle en profita pour se rendre compte de la surface de poils que représentait un cheval. Finalement elle eut un hongre tout à fait honorable, le poil luisant, même si le cheval refusait toujours qu'elle touche sa tête.
Elle vit Mirage gratter un pied avec le crochet de métal, et se baissa à son tour vers le cheval, tournant le dos avec une certaine appréhension à l'animal. Comment faire pour lui lever le pied? Elle n'eut pas le loisir de chercher la réponse, car Roméo plia la jambe et elle n'eut plus qu'à attraper maladroitement le sabot pour commencer à gratter la corne relativement propre. Certes, elle n'était pas bien expérimentée, et le pied de Roméo tressaillit une ou deux fois, mais l'animal entraîné à la tolérance ne retira pas son sabot dur.
Puis il lui frotta le dos avec ses lèvres si habiles et un frisson naquit sur la colonne vertébrale de sa cavalière, qui sourit et se garda bien de bouger tandis que le cheval explorait sa tunique grise.

Enfin, Rilend se retrouva toute bête, le tapis à la main. Par déduction et logique, en tournant les yeux vers les autres et se fiant à la forme de l'objet, elle parvint à le mettre à l'endroit, et le plaça bien simplement en cherchant à l'installer de façon à ce que le tissu soit partout au contact du poil. Puis elle attrapa la selle et là, en revanche, elle se sentit bête. Soulevant l'armature de bois et de cuir, elle parvint à le passer par-dessus le dos de l'animal et le poser un peu rudement, si bien que Roméo fléchit le dos. Rilend frotta son épaule, embêtée:

"Pardon, cheval..."


Tiens, elle ne connaissait toujours pas son nom.
Elle remarqua alors qu'un étrier manquait à l'appel, fronça les sourcils, tourna autour de l'équidé puis réalisa qu'il était coincé sous la selle et le dégagea avec un sourire d'auto-dérision. Rilend finit par se retrouver contre le flanc de l'animal, une sangle de toile beige à la main, ne sachant pas vraiment où l'accrocher. Elle avait d'abord été tentée de l'attacher à cette courroie qui pendait sous son nez avant de se rendre compte que c'était le surplus de l'étrier, et ne voyait pas d'autre pièce de cuir envisageable. La jeune femme eut alors l'idée de soulever le faux quartier, et découvrit, ô miracle! deux courroies toutes prêtes à accrocher la sangle, ce qu'elle fit sans attendre, bien qu'elle serrât insuffisamment.

Alors elle attrapa ce véritable nœud nommé, à juste titre, filet, et s'avança vers la tête de Roméo. Le hongre se raidit mais, bien dressé, il ne bougea pas et la laissa lui attraper le toupet. Cependant Rilend ne savait en aucun cas comment caser tout cela sur la tête de sa monture du jour, et elle éleva la voix, une voix mal assurée, hésitante:

"Erwan? Comment...comment on met ça?"


Peu habituée à attirer l'attention sur elle, elle se montrait très hésitante.

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*Parce que la panthère en toi peut être apprivoisée
Parce que le plus grand des trésors est la liberté.*

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Dim 22 Nov 2009, 18:25

Quelques minutes étaient passé depuis que Miya été arrivé aux écuries. Rilend ne lui rendit pas sont sourire mais cela n’étonna nullement Miya et ne la froissa pas plus que ça. Elle-même si elle avait été à la place de Rilend n’aura pas forcement répondu à ses encouragements. Après tout il est difficile d’accorder sa confiance quand on a vécu à Al Far.

Mirage fini par arriver et leur dit bonjours tout en s’approchant des chevaux et en discutant avec eux. Si discuter été bien le mot étant donné qu’on n’entendait pas leur « conversation » et qu’on ne pouvait pas vraiment être sure de ce qu’elle faisait.

Comme toutes les élèves étaient maintenant là, Miya se tourna vers Erwan de façon à lui faire face et écouta le programme de la journée que leur annonçait de maître marchombre :


- Bonjour à toutes.
Aujourd’hui, nous allons commencer par apprendre à se déplacer à cheval. Je ne demande pas du grand art, simplement de comprendre le mécanisme de ces animaux et de se faire comprendre, tout en tenant dessus et en pouvant avancer à toutes les allures.


Pourvoir tenir sur les chevaux et savoir les comprendre pour mieux les monter, voilà donc ce qu’elles devaient faire. Bien qu’étant déjà monté sur un cheval, Miya ne savait en revanche pas comment les diriger ni si elle arriverait à tenir dessus une fois qu’ils seront au galop. Malgré cela, bien loin de perdre son sourire et son impatience, elle se rassura toute seule et ce dit qu’elle serait fixé une fois qu’elle serait monté sur un des chevaux et qu’alors si elle avait vraiment des difficultés elle improviserait à ce moment là.

Suivant Erwan qui se dirigeai dans les écuries, Miya déboucha dans une salle ou était stocké plein d’affaire qu’elle reconnu pour la plupart, les ayant déjà vus auparavant sur les destriers des voyageurs qui venaient à Al Far. Suivant toujours Erwan près d’une boîte plein de brosses différentes, ce dernier leur dit :


- Pour enlever toute la crasse, il faudrait leur passer toutes les brosses présentes dans cette caisse. Comme ils sortent des boxes, ils ne sont pas excessivement sales, et donc nous passerons uniquement une brosse similaire à celle-ci.

Il leur montra une brosse puis avança un peu plus loin pour leur montrer ce qu’elles devaient prendre pour équiper les chevaux. Miya entassa donc tant bien que mal les diverses affaires sur la selle et porta le tout dehors, devant les chevaux, tout en gardant la brosse dans sa main.

- Choisissez celui que vous voulez pour cette fois. Brossez-le, et harnachez-le. Je vais vous montrer comment faire. Leur annonça Erwan.

A peine avait il eu finit de parler que Mitage s’était dirigé vers la jument grise truité, quand à Rilend, son choix avait porté sur le seul mâle du groupe. Miya se dirigea donc vers la dernière jument et lui dit avec un sourire :

- Bonjours ma belle.

Puis elle serra la brosse dans sa main et commença à la passer sur la jument toujours dans le sens du poil. Sur la tête, les jambes, et partout, là où elle voyait de la poussière ou de la terre. Puis regardant vers Erwan pour voir ce qu’il fallait faire à part ça elle entreprit de laver le dessous des sabots de la jument puis ensuite de lui mettre le tapis sur le dos, suivit de la selle, qu’elle réussi à sangler après quelques ratures.
Puis pour finir, elle alla chercher le fillet qui servait à diriger le cheval et tenta de le passer sur la tête de la jument, sans résultat. Bien qu’ayant vu faire le maître marchombre elle-même n’arrivait pas à faire la même chose. Regardant de côté pour voir comment s’y été prise les autres filles, Miya du ce rendre à l’évidence que personne n’avait compris comment ça se mettait et demanda donc à Erwan tout en lui montrant le fillet :


- Erwan ?? … heu … comment on met ça ??

Sa voix avait été hésitante, car bien qu’elle se s’entait bien avec les filles et le maître, elle n’était pas vraiment habitué à adresser la parole au autres, surtout pour leur demander de l’aide.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mar 24 Nov 2009, 09:49

Les jeunes filles étaient attentives et désireuses d'apprendre un peu d'équitation. Et cela ne l'étonnait pas, car bien souvent les chevaux étaient des animaux que l'on admirait de loin, ne sachant comment s'y prendre, ou alors que l'on côtoyait déjà assez régulièrement. Bien entendu, il y avait aussi des personnes qui n'aimaient pas les chevaux, c'était normal. Mais ces animaux généreux étaient de précieux moyens de transport, pour qui était un peu pressé, donc bien souvent, sauf si l'on restait cloîtré chez soi toute sa vie, on avait besoin d'avoir un minimum de notion d'équitation, en Gwendalavir. Soupirant légèrement, le Maître Marchombre observait donc tranquillement ses élèves s'activer autour de leur monture respective. Elles brossaient énergiquement, enlevant toute trace de poussière, faisant connaissance avec le cheval qu'elles avaient pu choisir.En effet, Mirage s'était avancée vers la petite jument grise Brume, tandis que Rilend avait choisi l'alezan Roméo et donc Miya avait été associée à Ptibuis, la jument palomino.

Les observant faire du coin de l'oeil, tout en s'occupant de son propre cheval, Erwan les vit poser la selle sans trop de difficulté, et réussir à sangler un minimum par elles-mêmes. Mais bientôt, toutes arrivèrent au filet à enfiler aux chevaux, et alors il ne put que sourire devant les réactions de ses apprenties. Toutes trois l'avaient appelé, comme d'une même voix et d'un même élan, et c'était assez amusant vu de l'extérieur. Leur adressant un grand sourire, Erwan les intima de venir le rejoindre près de la tête d'Idalgo pour leur faire une démonstration plus poussée de la mise en position du bridon. Il ôta d'ailleurs celui qu'il avait mis à Idalgo pour refaire toute la procédure. Se tournant vers ses apprentis, il expliqua, en montrant à chaque fois les parties dont il parlait du doigt.


- Très bien. Pour commencer, observez bien le filet - ou bridon - en lui-même. Vous voyez, il y a là un morceau de métal brisé au centre, qu'on appelle un mors. C'est ce qui passe dans la bouche du cheval et qui vous permettra de le diriger. Donc déjà, vous savez que le morceau de métal va dans la bouche du cheval. Mais dans quel sens ?

Lorsque vous avez repéré le mors, présentez-le devant le nez du cheval. Déliez les lannières de cuir, et vous verrez qu'il y en a deux très longs qui partent des montants du mors, et deux autres plus courts aussi. Les plus courts vont passer sur la nuque du cheval, pour tenir le mors en place. Et pour connaître le sens, vous voyez le morceau de cuir qui fait un arc de cercle en tenant les deux morceaux de cuir ? L'arc de cercle doit passer sur le front du cheval, cela s'appelle donc un frontal.


Après avoir expliqué l'essentiel, selon lui, il présenta le filet à son cheval. Le mors était juste devant sa bouche, tandis que la seconde main d'Erwan passait derrière la tête d'Idalgo, la tenant contre son chanfrein. Apportant le mors contre la bouche du cheval, il glissa sur la langue de l'animal, au niveau de la comissure de ses lèvres, et ce dernier ouvrit la bouche. Erwan remonta sa seconde main pour faire glisser le mors dans la bouche du cheval, et lorsque ce dernier fut un minimum en place, il passa le morceau de cuir dans sa seconde main derrière les oreilles de sa monture, le frontal restant donc bien devant les oreilles. Il avait fait tout cela avec lenteur et douceur, pour que ses apprenties pussent comprendre. Lorsqu'il eut totalement fini, il se tourna vers elles, et lança :

- A vous maintenant !

Au fait, tant que j'y suis, je ne vous ai pas donné les noms de vos montures. Rilend, ce petit cheval alezan se prénomme Roméo. La jument grise, c'est Brume, et celle qui a la robe dorée s'appelle Ptibuis.


Sur ce, le jeune homme regarda ses élèves mettre le filet à leur monture. Passant derrière elles pour leur donner des derniers conseils quand à la mise en place du bridon, il corrigea en même temps quelques erreurs tout à fait normales pour une première fois. Lorsque les chevaux furent prêts, il détacha Idalgo et invita les jeunes filles à faire de même. Il marcha sur quelques mètres, le cheval en main, avant de se retourner vers les apprenties et de leur demander de monter dessus, et de voir un peu comment leur cheval fonctionnait, essayer de comprendre par elles-même au début, comment l'on pouvait se faire comprendre du cheval avec le matériel qu'elles avaient à disposition.

Lui-même passa tout de même près des chevaux pour les ressangler, expliquant au passage que si la sangle n'était pas assez serrée, la selle risquait de glisser et les filles de se retrouver sous le ventre du cheval, mais qu'il ne fallait pas la serrer trop non plus. Puis, il passa son pied dans l'étrier gauche de la selle d'Idalgo et se hissa souplement sur son dos, attendant que les filles montassent à leur tour, et les observant commencer à se déplacer sur leur monture. Il sentait Idalgo un peu excité, mais il savait que c'était normal. Après tout, d'une part c'était un étalon, et d'une autre son caractère était très vif et réactif. Et c'était la première fois qu'Erwan y montait dessus.

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Rilend Ansakh
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Lun 30 Nov 2009, 18:15

Rilend fut amusée de constater que toutes trois avaient appelé Erwan à la rescousse pratiquement en même temps. Le maître semblait en être lui aussi égayé, et il leur adressa un sourire rayonnant avant de leur faire signe d'approcher de la tête de son cheval, le superbe étalon dont elle ne connaissait pas le nom. L'animal faisait preuve d'une certaine docilité et ne broncha pas lorsque le maître ôta le filet du cheval pour leur montrer comment faire. Rilend se plaça sur la gauche, au niveau de l'épaule de l'étalon, afin de ne rien perdre des explications d'Erwan et, focalisant son attention sur le marchombre, but littéralement les paroles du jeune homme tout en suivant du regard ses explications. Erwan commença par leur présenter l'équipement, du mors au frontal en passant par les rênes, puis le maître se tourna vers la tête du cheval, tournant le dos à Rilend qui fit un pas de côté pour mieux voir. C'était ça ou grimper sur les épaules d'Erwan pour avoir un champ de vision correct, car les épaules du maître, plus grand qu'elle, lui bouchaient la vue.

Le marchombre avait attrapé la tête du cheval de sa main droite, au centre de cette partie qui s'appelait chanfrein et dont Rilend ne connaissait pas le nom, puis y avait glissé certaines courroies du filet, celles qui possédaient une longueur intermédiaire, et qu'il avait nommées montants du mors. Elle regarda Erwan approcher le mors, métallique et articulé, des lèvres de l'animal à l'aide de sa main gauche, puis glisser le pouce de la même main dans la bouche de l'animal, au niveau des commissures. Ceci dut gêner le cheval qui mâchonna un peu et ouvrit la bouche. Le maître y glissa alors le mors, pour ensuite, lâchant le chanfrein de l'étalon, glisser l'arc formé par les montants du mors au-dessus des oreilles, le frontal se plaçant sous cette touffe de crins semblable à une frange. Erwan avait procédé avec lenteur, et Rilend était parvenue à analyser et graver dans sa mémoire chacun des gestes effectués.

Le maître leur donna ensuite les noms des trois chevaux, et Rilend apprit que celui qu'elle appelait "Cheval" portait le prénom de Roméo. La jeune femme se prépara à rejoindre sa monture, mais auparavant, une idée lui vint. Roméo n'aimait pas qu'elle touche sa tête, étais-ce dû au cheval ou bien aucun cheval ne voulait-il qu'elle s'approche trop? Pour en avoir le coeur net, la jeune femme voulut tendre la main pour effleurer la joue de l'étalon, si fier, si beau, mais son geste fut trop rapide, et l'animal, déjà méfiant, réagit. Le cheval s'ébroua et redressa la tête, lui jetant un regard d'avertissement. "Pas touche!" Rilend retira sa main avec vivacité, non pas par peur mais par réflexe, et retint un soupir. Lui non plus ne lui faisait pas confiance. Désolée de l'échec de cette tentative, elle fit un pas en arrière et pivota pour retrouver Roméo, qui avait suivi la scène d'un œil distrait.

Près du cheval roux, Rilend ramassa un filet de cuir dont elle apprécia le contact et sentit la résistance, et chercha tout d'abord l'arc passant derrière les oreilles. Après quelques secondes passées à essayer de comprendre pourquoi le mors se retrouvait sur le côté, elle finit par trouver la pièce adéquate et saisit le filet par là, comme l'avait fait Erwan. Puis elle souleva l'assemblage de lanières pour voir ce qu'il en était. Aussitôt tout devint un brin plus clair, car le mors, attiré par son poids, tendit les montants correspondants, ce qui laissa à la jeune femme tout loisir de démêler le reste. Elle commença par dégager la boucle des rênes du reste, appréciant au même moment leur longueur, puis trouva cette courroie qu'elle avait vu son maître boucler sous la gorge du cheval, et finit par comprendre comment ce sac de nœuds allait se poser sur la tête de Roméo.

Elle se tourna vers le hongre, qui avait suivi ses déboires d'un œil d'abord intéressé puis las, et s'avança vers l'animal. Aussitôt, le regard étrange du cheval, deux yeux marron liquide traversés d'une pupille horizontale et ombrés de cils allant du roux au noir, se modifia. Il s'y alluma une lueur d'attention, et Roméo redressa la tête, tonifiant son corps en posant ses quatre sabots à terre, alors qu'il avait jusqu'ici conservé un pied plié. Maladroite, Rilend se posa contre son épaule gauche et prit le temps de mettre le filet dans le bon sens, puis elle voulut glisser sa main de l'autre côté, pour attraper le museau de l'animal. Roméo commença par lever la tête, hésitant à abandonner cette partie si sensible aux mains d'une femme inexpérimentée et à l'odeur si étrange, puis son dressage prit le dessus et il laissa Rilend maintenir l'os dont elle sentit la dureté sous ses doigts. Là, la jeune femme parvint à glisser les courroies entre ses doigts malhabiles, et maintint le filet de cette main droite. Puis elle positionna le mors d'acier sous les lèvres si douces du cheval. Roméo ne broncha pas, ne manifesta aucune envie de prendre cet objet froid et encombrant. Avec un soupir, Rilend comprit qu'elle allait devoir faire comme Erwan. Un brin incertaine, elle parvint à tenir le mors, au prix de quelques manipulations, avec ses autres doigts et ainsi libérer le pouce. Roméo frémissait sous sa main, et Rilend comprit qu'il allait finir par s'impatienter et retirer sa tête. Aussi résolut-elle de glisser son pouce dans la bouche de l'animal, et passa-t-elle son doigt à la commissure de ces délicates lèvres.

Elle sentit la chaleur de la vaste bouche de Roméo, l'humidité de la salive, la douceur des gencives et la dureté de l'os au dessous, et la langue du cheval qui s'agitait. Le côté de son pouce frottait contre des dents qu'elle devinait massives, des dents d'herbivore, conçues pour broyer. Enfin, Roméo écarta les mâchoires et Rilend put glisser le mors dans la bouche de l'animal, l'entendant cogner contre les incisives du cheval, puis prendre sa place là où s'était trouvé son pouce quelque secondes auparavant. Elle effectua ensuite les gestes qu'elle avait vu pratiqués par Erwan, et se retrouva avec un cheval parfaitement harnaché, courroies fixées, rênes sur l'encolure.

Puis Erwan les mena en main un peu plus loin, Rilend sentait la lourde tête de Roméo au bout de sa main, et la souplesse des lèvres. Le maître resserra les sangles, et se mit en selle en leur demandant de voir par elles-mêmes au début. Rilend frissonna, un frisson d'appréhension, d'excitation et d'expectative. Puis, comme avait fait son maître, elle se plaça sur le côté gauche de l'animal et plaça le pied correspondant dans l'étrier métallique. Laissant les rênes souples de peur de blesser l'animal, elle agrippa la crinière du cheval, sautilla quelques secondes puis bondit sur un seul pied. Sa souplesse, son habitude de l'escalade lui permirent de se retrouver en selle assez facilement, quoique maladroitement. Là, Rilend mit quelques secondes à essayer de glisser son pied droit dans l'étrier pour finir par saisir la courroie avec la main afin de fixer l'objet, saisit les rênes dans ses mains en copiant la façon dont Erwan avait refermé ses doigts sur les courroies, et tenta de se souvenir comment les chevaliers qui venaient parfois à l'armurerie de son père faisaient avancer leur cheval.

Lorsque le souvenir se fut imposé à son esprit, elle retint son souffle et donna un coup de talon à Roméo. Oh, un tout petit, timide et délicat. Néanmoins, le hongre sursauta et se mit en marche. Un cavalier plus expérimenté aurait senti sous ses genoux la tension des muscles de l'animal, aurait compris que le cheval restait sur ses gardes, inquiet, nerveux du fait de l'identité de sa cavalière. Cette femme qui, son instinct le lui hurlait, était encore plus prédatrice que cette race déjà carnivore, encore plus dangereuse, cette femme qui n'était pas que femme, mais aussi fauve. Et laisser un fauve monter sur son dos, c'était si contre-nature...mais, grâce à son dressage soigné, Roméo conservait sa docilité et avançait, certes tendu, frémissant, mais aux ordres et ne cherchant pas à désarçonner sa cavalière.

La jeune femme se laissait porter par la démarche de l'animal, si étrange pour qui n'en avait pas l'habitude. Encore mal assurée sur sa selle, Rilend avait posé ses mains sur le garrot pour sentir les mouvements de l'animal, et faisait de son mieux pour conserver ses muscles détendus, s'étant rendue compte qu'ainsi elle tenait bien mieux sur sa monture. La jeune femme voyait devant elle l'encolure sinueuse du roux, sentait ses jambes frotter contre les flancs du cheval, ses mains palper la douceur de sa robe, la dureté de l'os au dessous et la chaleur de la bête. Rilend ferma les yeux, et l'odeur de l'animal, si particulière, l'entoura de la tête aux pieds, son souffle régulier et profond, le bruit sourd de ses durs sabots sur l'herbe fraîche, l'ondulation latérale de sa colonne vertébrale.
L'apprentie rouvrit les yeux, un léger sourire aux lèvres. Oui, elle aimait les chevaux, et les découvertes incessantes de cet entraînement l'emplissaient de bonheur. Rilend finit par tirer sur sa rêne gauche, un peu maladroite et rude dans ses mains, pour ramener le hongre vers les autres.

"Erwan, c'est bien comme ça qu'on fait?"


Soumis, Roméo se laissait faire, mais on sentait dans son attitude, dans ses yeux et sa tension gêne, nervosité et méfiance.

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Ven 04 Déc 2009, 20:25

Miya rit discrètement. Les trois jeunes filles avaient demandé d’une même voix de l’aide à Erwan, ce qui était assez drôle. Cela fit également rire Erwan qui se dirigea vers son propre cheval et lui ôta le filet pour pouvoir leur montrer à toutes trois comment le mettre. Il leur expliqua :

- Très bien. Pour commencer, observez bien le filet - ou bridon - en lui-même. Vous voyez, il y a là un morceau de métal brisé au centre, qu'on appelle un mors. C'est ce qui passe dans la bouche du cheval et qui vous permettra de le diriger. Donc déjà, vous savez que le morceau de métal va dans la bouche du cheval. Mais dans quel sens ?

Lorsque vous avez repéré le mors, présentez-le devant le nez du cheval. Déliez les lanières de cuir, et vous verrez qu'il y en a deux très longues qui partent des montants du mors, et deux autres plus courtes aussi. Les plus courtes vont passer sur la nuque du cheval, pour tenir le mors en place. Et pour connaître le sens, vous voyez le morceau de cuir qui fait un arc de cercle en tenant les deux morceaux de cuir ? L'arc de cercle doit passer sur le front du cheval, cela s'appelle donc un frontal.


Après leur avoir tout expliqué et leur avoir dit le nom de chaque partie du filet, Erwan fit la démonstration sur son cheval pour illustrer ses dires.
Miya assimila toutes ses explications et se montra très attentives quand il leur fit la démonstration de la mise en place du filet.
Une fois finit Erwan leur appris :


- A vous maintenant !

Au fait, tant que j'y suis, je ne vous ai pas donné les noms de vos montures. Rilend, ce petit cheval alezan se prénomme Roméo. La jument grise, c'est Brume, et celle qui a la robe dorée s'appelle Ptibuis.



Ptibuis … c’était donc le nom de la jument qui allait lui servir de monture aujourd’hui. Ce nom lui plaisait bien, il allait parfaitement à la jument.
Imitant les autres, Miya se dirigea vers Ptibuis pour mettre en pratique ce que venez de leur apprendre Erwan.
Bien entendu quand on savait comment faire, les choses se présentaient beaucoup plus faciles.
Tout D’abord la jeune fille prit le filet dans ses mains pour en repéré toutes les parties que leur avait montré Erwan puis entreprit de le passer sur la tête de la jument.
Tout se passa bien et en quelques minutes le filet était bien en place sur la tête de Ptibuis.

Au moment de passer le mors, Miya avait sentie les lèvres mouillées et rugueuse de la jument, et cela lui avait rappelé vaguement quelque chose, mais elle ne se rappelait plus quoi exactement.

Erwan, passa rectifier les quelques erreurs qu’elles pouvaient avoir faites, elles et les autres filles, puis Miya le vit re sanglé toutes les montures correctement avant de monter sur son destrier.
Cela devait sans doute dire que c’était le moment de monter en selle et de voir comment on se débrouillait.

Doucement, Miya se plaça du côté gauche de la jument puis passa son pied gauche dans l’étrier avant de se hisser sur la selle en un bond, comme venait de le faire Erwan. D’abord déséquilibré, Miya failli bien retomber de l’autre côté mais se rattrapa de justesse en contractant ses abdos et en agrippant le cou de Ptibuis pour garder l’équilibre, puis elle passa enfin son autres pied dans l’étrier droit. Peu convaincant pour un début, il fallait bien l’avouer …
Loin de se démonter, la jeune fille saisit les rênes de la jument assez maladroitement tout en se demandant quoi faire.
Quand elle avait observé les cavaliers qui venez à Al Far, diriger un cheval lui avait semblait facile, mais visiblement ce n’était pas vraiment le cas.
Observant Erwan non loin d’elle, Miya rectifia la position de ses mains sur les rênes puis tenta de faire avancer Ptibuis en lui donnant un léger coup de talon sur les flans de l’animal.
Cela eu pour effet de lancer la jument directement au trot. Résultat Miya failli bien voler par-dessus la jument. Heureusement pour elle ses pieds étaient bien soutenu dans les étriers et cela lui permis de rester sur la selle en un seul morceau. Après à peine 10secondes Ptibuis se mit au pas puis finit par complètement s’arrêter.. Miya avait sans doute mis un coup trop fort dans les flans de la jument et cela l’avait effrayé.
Son cœur battant à vive allure comme elle avait eu peur, Miya essaya de se calmer un peu et de bien respirer.
Quand se fut fait elle retenta de faire avancer la jument en faisant bien attention de ne pas la brusquer. Elle réussi et Ptibuis partir au pas. Puis imitant les nombreux cavaliers qu’elle avait déjà vu durant toute son enfance, Miya tira qui à droite, qui à gauche, sur les rênes pour diriger la jument. Cela marcha du premier coup et elle fit revenir Ptibuis vers Erwan, lui demandant :


- Est-ce bien comme ça qu’on fait ??

Puis elle recommença à faire avancer la jument dans tous les sens en essayant toujours de bien garder l’équilibre de façon à ne pas chuter. Après deux minutes elle stoppa la monture pour attendre la réponse du maître marchombre, ou tout du moins elle essaya, car elle ne savait pas comment on faisait pour l'arrêter. Elle tenta de serrer fort les jambes autour de l’animal pour voir ce que ça donné mais rien ne se passa et elle continua à avancer.
En une minute elle avait essayé au moins trois façons différentes pour s’arrêter mais rien n’y avait fait.
Mal placé sur la selle à cause de toutes ses tentatives, Miya tira en arrière sur les rênes de Ptibuis de façon à s’aider pour avancer un peu sur la selle, et c’est là que la jument s’arrêta.

Au début Miya ne comprit pas, puis enfin elle réalisa que Ptibuis s’était arrêté parce qu’elle avait tiré sur les rênes. Pour bien se le prouver, elle recommença. Elle mit la jument au pas en retournant vers Erwan, puis au moment de s’arrêter elle tira un peu vers elle sur les rênes, et là Ptibuis s’arrêta.
Elle rit de la façon dont elle avait trouvé la solution pour s'arrêter et attendit de voir ce qu’allait dire Erwan, tout en regardant comment se débrouillait Rilend.
Visiblement la jeune fille avait aussi trouvé comment faire pour faire avancer sa monture, et elle était juste à côté d'eux en trin de faire tourner sa juments de façon incertaine.

Roméo, le cheval de Rilend, avait une attitude bizarre. On aurait dit qu'il avait peur, qu'il était sur ses gardes. Cela sembla étrange à Miya, mais elle se dit qu'a la place du destrier, elle aussi aurait eu peur. Elle ne savait pas pourquoi elle pensait ça mais elle savait que c'était de la même façon que Roméo qu'elle aurait réagit. Rilend avait une aura de prédateur, une aura non humaine, ou en tout cas pas entièrement, et même si elle ne comprenait pas ce phénomène, Miya savait que pour les animaux, Rilend semblait dangereuse.
Erwan, son faucon, lui même étant pourtant un prédateur, en était arrivé à la même conclusion, et l'avait fait comprendre à Miya.

Miya ne l’avait pas vu commencer l’exercice étant donné qu’elle-même était bien trop occupée à essayer de ne pas tomber, et donc elle se demanda si elle y était bien arrivée et elle rit de nouveau en revoyant comment elle avait bien failli tomber et en se disant que ça n’avait pas pu être pire qu’elle pour le démarrage.
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mar 08 Déc 2009, 18:45

[Je suis désolée de ne pas avoir répondu plus tôt...]

Mirage rit en entendant la voix des deux autres jeunes filles poser la même question. Erwan le fit également puis il entreprit de leur expliquer comment mettre un filet.

- Très bien. Pour commencer, observez bien le filet - ou bridon - en lui-même. Vous voyez, il y a là un morceau de métal brisé au centre, qu'on appelle un mors. C'est ce qui passe dans la bouche du cheval et qui vous permettra de le diriger. Donc déjà, vous savez que le morceau de métal va dans la bouche du cheval. Mais dans quel sens ?

Lorsque vous avez repéré le mors, présentez-le devant le nez du cheval. Déliez les lannières de cuir, et vous verrez qu'il y en a deux très longs qui partent des montants du mors, et deux autres plus courts aussi. Les plus courts vont passer sur la nuque du cheval, pour tenir le mors en place. Et pour connaître le sens, vous voyez le morceau de cuir qui fait un arc de cercle en tenant les deux morceaux de cuir ? L'arc de cercle doit passer sur le front du cheval, cela s'appelle donc un frontal.


Mirage regarda le « filet ».

*C'est quand même un drole de nom, je croyait qu'un « filet » c'était pour attraper des poissons !* se demanda-t-elle.

Elle ne réfléchit pas plus longtemps à ce sujet, le « filet » pour le cheval étant plus pressant. Elle suivit donc les explications d'Erwan et prit la situation en main.

*Donc je dois mettre le « mors » dans la bouche du cheval...*

Elle le saisit et le présenta à Brume.

*C'est dans ce sens là ?*

*Peut être...*

*Merci c'est gentil de m'aider !*


La jeune fille regarda Erwan prendre le mors et tout en l'insérant dans la bouche du cheval et elle mit son pouce à l'endroit où il n'y avait pas de dents. La bouche s'ouvrit automatiquement.

*C'est déjà ça !*

Ensuite Mirage ferma la boucle se trouvant sous la bouche puis celle à la base de la tête.

*C'est bon comme ça ?*

*Non c'est trop serré ! Je rigole, c'est bien !*
dit la jument devant la tête dépitée de la femme-renarde.

La tache finie, Mirage se tourna vers Erwan. Elle s'attendait à le voir à sa place précédente mais non... il était sur son cheval !
La jeune fille avait hâte d'y être mais en même temps cela l'effrayait.

Elle se tourna vers Brume qui la regardait d'un air mystérieux.


*Tu prépares quelque chose, toi...* lui dit la femme-renarde.

*Moi ?! Non ! Jamais ! dit la jument en hennissant. Ne t'inquiète pas je vais être gentille !*

Mirage prit la sangle et serra au maximum. Brume ne dit rien.

Ensuite, elle s'approcha de l'« étrier ». Elle y mit son pied gauche (vue qu'elle était à gauche), appuya dessus et se retrouva assise dans la selle.


*On dirait un bâton de bois !* se moqua la jument.

Mirage ne répondit pas. C'était vrai, elle n'était pas décontractée !

Voyant les Riland et Miya s'approcher d'Erwan à cheval, elle se décida à faire pareil.


*Comment je fais pour que tu avances ?*

*Tu es vraiment nulle ! Tu presses avec tes talons...*

*Merci.*


Mirage pressa les talons tout doucement. Ça jument partit au trot pour l'embêter.

*Arrête ça c'est pas marrant !*

*Pourquoi je rigole alors ?*


Mirage tira sur les rênes. Brume s'arrêta net. Ce geste complètement naturel, la prit de court. Était elle déjà montée ?
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mer 09 Déc 2009, 09:16

Erwan, du haut de son cheval, tentait de reprendre un peu de poigne sur le jaguar à l'intérieur de lui. Il ne montait pas souvent à cheval, certes, et surtout c'était la première fois qu'il montait Idalgo, cela devait y faire. En tout cas, l'équidé semblait avoir une odeur qui convenait parfaitement au félin dans son ventre, qui s'agitait irrémédiablement pour vouloir en sortir et, déjà dessus, lui briser la nuque pour se repaître de sa viande tendre et musquée. Respirant profondément, Erwan arrêta sa monture et ferma les yeux pour reprendre contenance humaine. Lorsque les instincts de son homologue Jaguar devenaient si forts et si impulsifs, c'était toujours très difficile de le contenir. Surtout qu'en règle générale, il ne l'empêchait pas de le faire, pour les petits animaux. Mais voilà, en cet instant, d'une part il était sur un cheval, et il ne pouvait pas se permettre de le tuer de toute manière, un tel animal était bien trop précieux, et d'autre part il y avait ses apprenties juste à côté et il savait que toutes n'étaient pas encore prête pour connaître cette vérité-là. Oh, bien entendu, un jour elles sauraient, il ne pouvait pas les laisser ainsi alors que c'était lui-même, tout de même, ce Jaguar. Mais il y a un temps pour tout. Et il n'était pas temps.

Bien entendu, Rilend le savait. Mais ce n'était pas pareil, puisqu'elle-même était, au fond, comme lui, même si ce n'était pas exactement la même chose. Elle avait un prédateur au creux du ventre, et elle ne pouvait pas s'en débarrasser, puisque cela faisait partie d'elle. Tout comme lui. Par ses réflexions de nature complètement humaine et d'émotions humaines, il avait réussi à refouler les envies du jaguar et à l'endormir au fond de lui. Soupirant légèrement, enfin le Marchombre tourna la tête vers ses apprenties pour les regarder faire. Le montoir n'était pas quelque chose de très difficile, il fallait juste doser les sollicitations des muscles pour ne pas se faire mal et faire mal au dos du cheval. Les trois apprenties se hissèrent tant bien que mal sur le dos de leur montures et commencèrent à les faire un peu bouger, marcher, tourner, tirant un sourire tranquille à Erwan. Bon, elles n'avaient pas trop l'air de mal s'en sortir, ainsi ils pourraient bien vite commencer le petit voyage qu'il leur réservait.

Les yeux d'Erwan se tournèrent d'abord vers Rilend. La jeune fille avait mis sa monture au pas, mais Roméo était excessivement tendu, tirant un froncement de sourcils au jeune homme. Roméo, c'était le cheval qu'il montait toujours, habituellement, lorsqu'il partait, et il n'avait jamais montré autant de méfiante et de nervosité. L'observant encore un peu, il vit que la jeune fille sur son dos tentait de se détendre, en fermant les yeux, accordant ainsi sa confiance à l'animal stressé. Celui-ci sembla apprécier l'initiative et se montra un peu moins tendu, bien que toujours sur la défensive. Puis, l'apprentie ramena le petit hongre vers Erwan, lui tirant un léger sourire. D'ailleurs, le Marchombre amena sa monture près de cette de Rilend et murmura à cette dernière, de telle sorte qu'il n'y ait qu'elle qui l'entendit :


- Je sens que c'est à fleur de peau. Calme-là, dis-lui que tu la laisseras sortir et fais-le dès la fin du cours. Le cheval sent la panthère, mais ce cheval est le plus tolérant de tous, c'est lui que je prends habituellement, donc il sait ce que c'est. Il a juste peur que le prédateur sorte entièrement de toi. Rassure-là, rassure-toi et rassure-le. Tout ira pour le mieux.

Lui adressant un léger sourire, il écarta Idalgo du flanc de Roméo et se tourna vers les deux autres apprenties. Miya se débrouillait plutôt bien, et faisait tourner son cheval dans tous les sens, Ptibuis se laissant guider par ses mains et ses jambes. Erwan sourit à la jeune fille qui se débrouillait bien, mais qui ne trouvait maintenant plus comment arrêter sa jument. Finalement, dans un geste désinvolte, elle trouva comment faire et vint par la suite se placer non loin du cheval du Marchombre.

Et Mirage était aussi montée sur sa jument, mais si ce n'était pas la jument qui était tendue cette fois-ci, c'était la cavalière. Néanmoins, elle sembla se détendre un peu au fur-et-à-mesure que Brume avançait. D'ailleurs, la petite jument semblait vouloir s'amuser avec sa cavalière, ce qui tira un autre sourire au Maître Marchombre. Oui, chacune de ces jeunes filles était particulière, et c'était pour cela qu'il les avait avec lui après tout : elles allaient toute devenir Marchombre, si elles ne décidaient pas de filer du cours entre temps, durant leur formation.

Malgré lui, il pensa à Inwëlle, et son groupe qui s'était peu à peu dissolu. D'ailleurs, au début, Mirage avait été dedans, mais suite à un bouleversement, elle avait dû retrouver un autre groupe. Après, cela avait été Célia'n, puis Aelys qui étaient parties... Secouant légèrement la tête pour s'enlever tous ces souvenir de l'esprit le temps du cours, il fit faire un demi-tour à son cheval et se retourna sur sa selle pour s'adresser à ses apprenties, en hochant la tête, réponse à la question commune de Rilend et Miya :


- Bon, maintenant que vous avez découvert les bases, nous allons chevaucher un peu. Nous commencerons tranquillement, au pas pendant deux bonnes heures. Puis, nous ferons un peu de trot et de galop. Ne vous inquiétez pas pour la direction, normalement les chevaux se suivent en file indienne, il n'y a donc pas de problème. Ce sera par la suite à vous de faire la démarche, seules, pour vous diriger à ces deux allures.

Allons-y.


Sur ce, Erwan pressa ses mollets contre les flancs de sa monture pour la mettre au pas. En effet, déjà, la première heure consisterait à traverser la petite forêt qu'il y avait entre l'Académie et le Lac Chen. Ensuite, ils feraient encore une heure de pas le long de la berge. Et seulement lorsqu'ils passeraient à côté de la première maison isolée, ils prendraient le trot. C'est donc ainsi qu'ils procédèrent. Erwan laissait les rênes longues à Idalgo pour que le cheval se détendît un peu, car c'était une pelote de nerfs. En effet, avec une liberté totale d'encolure, l'étalon se détendit et son pas s'allongea pour devenir plus posé, bien que légèrement soutenu. Le Marchombre se retournait régulièrement sur la selle pour vérifier que les apprenties restaient en selle, justement. Les deux premières heures furent tranquilles. Puis, lorsque la première maison apparut dans son champ de vision, le Marchombre se retourna une dernière fois pour lancer :

- Nous allons donc trotter. Gardez les mains basses, ne vous accrochez pas aux rênes mais plutôt aux crins des chevaux. Et surtout, détendez-vous...

Leur adressant un clin d'oeil, il fit partir son propre cheval au trot. Ils trottèrent aussi un moment. Les chevaux de l'Académie étaient endurants, et le petit trot comme ils le courraient ne leur posait pas de problème, même pour les longues distances. Ainsi, ils trottèrent trois bons quart d'heure, Erwan vérifiant toujours régulièrement que ses apprenties étaient sur leur monture. Puis, naturellement, il lança Idalgo au galop et les chevaux de derrière firent de même. Le galop étant bien plus confortable que le trot, il ne doutait pas que les cavalières réussiraient à rester sur leur cheval. Ils ne galopèrent pas longtemps, une dizaine de minutes, avant de voir sur l'horizon les remparts d'Al-Chen se découper. A une cinquantaine de mètres des remparts, Erwan fit repasser Idalgo au trot, puis au pas. C'étaient ces transitions-là qui posaient souvent le plus de problèmes aux débutants. Se retournant, il fit marcher son cheval sur les vingt derniers mètres avant de descendre et de le désangler.

Puis, il accrocha Idalgo à une branche d'arbre, invitant ses apprenties à faire de même.

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Rilend Ansakh
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mer 09 Déc 2009, 20:14

Rilend vit Erwan amener son cheval près d'elle, et s'adresser à elle d'un ton bas. A elle et à elle seulement, si bien que l'élève devina le sujet des mots qui allaient suivre.

- Je sens que c'est à fleur de peau. Calme-la, dis-lui que tu la laisseras sortir et fais-le dès la fin du cours. Le cheval sent la panthère, mais ce cheval est le plus tolérant de tous, c'est lui que je prends habituellement, donc il sait ce que c'est. Il a juste peur que le prédateur sorte entièrement de toi. Rassure-la, rassure-toi et rassure-le. Tout ira pour le mieux.

Rilend hocha la tête, comprenant ce que voulait dire le maître. Elle ne s'était même pas rendue compte que sa tension éveillait la panthère, mais maintenant qu'Erwan le lui disait, elle le sentait bien, ce fauve, près de jaillir au grand jour, grondant, frémissant d'impatience comme un prédateur avant la chasse. Et elle sentait également, avec ses sens affinés par la bête, la tension de Roméo, l'agitation du cheval alezan, la nervosité de ses oreilles allant et venant. Rilend le voyait, l'entendait, le percevait avec des yeux trop perçants pour être humain, un odorat trop développé et...La jeune femme se raidit soudainement. Non, il ne fallait pas qu'elle se laisse aller! Il ne fallait pas qu'elle se transforme!
Fermant les yeux, Rilend chercha dans son esprit celui de la panthère, et le trouva aisément. Effectivement, le fauve était à fleur de peau, prêt à bondir, jaillir, devenir tangible et réel pour d'autres que la jeune femme et son maître. Le Chat de Maraude tenta d'adresser, non pas des mots car un félin n'en a rien à faire, mais des pensées et des images à l'animal. Elle s'adressa à elle sans dissimulation, lui disant qu'elle ne pouvait la laisser aller maintenant, lui disant qu'il ne fallait qu'elle tue le cheval, ce n'était pas une proie, pas la sienne. La panthère ralentit, troublée, et Rilend poussa son avantage.

Ce n'est pas ta proie, ce n'est pas la mienne. On ne doit pas y toucher. Reste calme, reste là, je t'en prie. S'il te plaît, ne bouge pas. Pas ta proie...pas la tienne...
Des pensées, en un flot discontinu, certaines difficiles à analyser pour l'animal qu'était la panthère, d'autres claires pour tout être vivant. La Panthère Noire marqua encore un arrêt. Une interrogation. Pas chasser?
Non, pas ce soir. Émotion sincère et complète. Une image, un fauve noir lancé à pleine vitesse à travers les bois, courant, gambadant, peut-être chassant si il le souhaitait.
Approbation de l'animal, notion de temps qui se faufila jusqu'à Rilend. Quand?
La jeune femme abaissa totalement ses barrières, et la réponse parvint à la Panthère Noire en d'autres images. Une lune, haute dans le ciel déjà, un soleil levant. Lune, soleil. Ciel étoile, ombres mouvantes de la nuit, qui s'effacent au matin.
Le fauve marqua sa compréhension par d'autres images, difficiles à décrypter, mais que Rilend finit par réussir à interpréter comme les sensations d'une course de nuit.
Approbation. C'est ça. La nuit, jusqu'au matin.
L'animal, peinant à manier le futur, ne demanda pas quand serait la nuit. Elle se contenta d'intégrer ceci dans son schéma mental. Chasse et course vont avec ciel noir et lune brillante.


Avec un grondement, la Panthère se retira tout au fond de la jeune femme, là où elle seule pouvait sentir sa présence, Erwan à la limite, et le cheval. Là où elle resterait jusqu'à la nuit, jusqu'à la fin du cours.
Rilend se détendit visiblement, maintenant que la lutte était terminée, et Roméo fit de même, soulagé de ne plus sentir ce fauve à fleur de peau, prêt à le déchiqueter. Le hongre fit bien moins de difficultés, son allure s'assouplit, et ce fut la cavalière qui en bénéficia.

- Bon, maintenant que vous avez découvert les bases, nous allons chevaucher un peu. Nous commencerons tranquillement, au pas pendant deux bonnes heures. Puis, nous ferons un peu de trot et de galop. Ne vous inquiétez pas pour la direction, normalement les chevaux se suivent en file indienne, il n'y a donc pas de problème. Ce sera par la suite à vous de faire la démarche, seules, pour vous diriger à ces deux allures.

Allons-y.


Le maître fit marcher son étalon devant elles, Rilend le suivait de près, et en profita pour souffler, tout bas, de façon à ce que les autres n'entendent pas, juste le maître s'il était attentif, un mot qu'elle avait plus prononcé ces derniers mois que durant des années de vie de maraude:

"Merci."


Inquiète car ayant entendu dire que les chevaux trop proches se donnaient des coups de pieds, elle voulut tirer sur ses rênes mais Idalgo avait fouaillé de la queue d'un geste agacé et déjà Roméo ralentissait, prudent et soumis face à l'étalon. Rilend put vite se détendre, maintenant que la panthère s'était roulée en boule en elle, et dormait, patientait comme toujours. Elle goûta la joie de cette promenade à cheval, l'encolure du cheval qui serpentait, l'ondulation de sa colonne vertébrale, qu'elle tenta d'épouser le mieux possible en assouplissant sa colonne vertébrale. Mais l'exercice était plus facile à dire qu'à faire, et la jeune femme, bien qu'elle tînt sur le cheval, se sentait un peu "passager".
Levant la tête, elle vit approcher une maison, et Erwan se retourna pour leur annoncer qu'ils allaient prendre le trot. Rilend sourit, presque impatiente, et Roméo redressa l'encolure. Puis Idalgo se lança dans cette inconfortable allure sautée, à deux temps, cette allure maudite par tous les cavaliers, et Rilend déchanta. Le pas qu'elle était parvenue à accompagner était bien différent du trot! La jeune femme rebondissait sur sa selle, ce qui la déséquilibrait, mais elle s'agrippa aux crins de Roméo, et eut le réflexe de se détendre, comme l'avait préconisé son maître. Les choses s'améliorèrent nettement malgré le redoutable inconfort de l'allure, et la peur de tomber ne crispait plus la jeune femme depuis qu'elle avait remarqué qu'Erwan se retournait de temps en temps pour s'assurer que tout allait bien. Le maître ne les laisserait pas tomber, au propre comme au figuré.

Puis ils prirent le galop, Roméo s'élança en pointant les oreilles vers l'avant, et Rilend se sentit entraînée par une force incroyable, qui la faisait un peu penser à celle de la panthère...même si le fauve était terriblement plus fort. L'animal en elle, intéressé par le vent de la course, s'était éveillé et son sang pulsait dans ses veines. De toutes ses forces, Rilend s'adressa à elle. Pas maintenant!
Déçu, le fauve se retira de nouveau, et la jeune femme put, la première surprise et le temps d'accoutumance passés, goûter le plaisir du premier galop de sa vie. Le dos de Roméo était animé d'un agréable mouvement de balancier, les mains de Rilend, refermées sur des crins soyeux, lui servaient désormais bien plus de garde-fou que de véritable aide, et la jeune femme goûtait le même plaisir que celui que ses courses folles dans les arbres faisaient naître en elle.
Ils finirent par ralentir et Rilend, qui avait sous-estimé la transition descendante, se retrouva déséquilibrée, pour finir au pas l'air un brin piteux car en train de se redresser sur la selle tant bien que mal. Finalement, et constatant qu'Erwan venait de descendre, la jeune femme passa sa jambe par-dessus la croupe de l'animal, tant bien que mal, et se laissa tomber plus que glisser le long du flanc arrondi et chaud. Imitant le maître, l'apprentie marcha en menant l'animal par sa main sous sa bouche, sentant sur sa peau blanche le souffle chaud de Roméo.
Puis elle desserra cette sangle qu'elle avait eu tant de mal à accrocher, ôta cette lourde armature de bois et de cuir, et alla la poser hors d'accès du cheval, tintinnabulant comme un carillon du fait des boucles métalliques.

Le maître attacha Idalgo à une branche d'arbre et Rilend copia ses gestes, avec ce nœud si particulier qui présentait l'énorme avantage de pouvoir être défait par le cavalier...mais pas par le cheval, a moins d'animaux très malins.

L'apprentie tourna ses yeux vers le regard cobalt d'Erwan, et osa lui adresser un sourire, timide, discret comme toujours, comme étranger sur des lèvres déshabituées à la joie.

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*Parce que la panthère en toi peut être apprivoisée
Parce que le plus grand des trésors est la liberté.*

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Ven 08 Jan 2010, 16:50

Mirage attendit le départ. Une part d’elle-même avait hâte de partir et l’autre se retenait .

Elle regarda Erwan qui ne semblait pas bien. Peut-être avait-il un problème en hauteur ou… avait-il un animal ou une personne à l’intérieur de lui-même ? Mirage se promit de lui demander dès qu’elle le pourrait.
Tout d’un coup, il parut se relaxer puis il se tourna vers ses élèves et dit :


- Bon, maintenant que vous avez découvert les bases, nous allons chevaucher un peu. Nous commencerons tranquillement, au pas pendant deux bonnes heures. Puis, nous ferons un peu de trot et de galop. Ne vous inquiétez pas pour la direction, normalement les chevaux se suivent en file indienne, il n'y a donc pas de problème. Ce sera par la suite à vous de faire la démarche, seules, pour vous diriger à ces deux allures.

Allons-y.


Normalement… Mirage glissa un regard en coin vers Brume. Elles avaient confiance l’une en l’autre, la jeune femme se dit qu’il ne fallait pas s’inquiéter. Donc ça allait commencer… La part d’elle-même qui avait hâte de partir prit le dessus.

Ils traversèrent la forêt pendant une bonne heure. Cela plut beaucoup à Mirage car elle avait souvent traversée cette forêt à pied, mais à cheval c’était la première fois. C’était même la première fois qu’elle montait à cheval ! Elle trouvait la forêt très différente qu’à pied : il fallait souvent se pencher pour éviter les branches basses et retenir Brume qui voulait lui faire de bonnes blagues, comme quand elle fit mine de partir au trot. A cet instant, Mirage s’était raidis tout en se mettant légèrement en arrière. Se geste instinctif fit ralentir sa jument.

Quand l’orée de la forêt arriva, elle se trouva face au Lac Chen. La couleur de l’eau était bleue turquoise, translucide et peuplée de poissons multicolores. Le vent y creusait quelques vaguelettes. Il continuèrent le long de la berge jusqu’à une petite maison isolée.

Là-dessus, Erwan ce retourna et dit :


- Nous allons donc trotter. Gardez les mains basses, ne vous accrochez pas aux rênes mais plutôt aux crins des chevaux. Et surtout, détendez-vous...

Trotter.

Mirage se prépara au cas où et crocheta quelques crins de Brume. Des crins noirs sur une robe grise. Erwan pressa les talons et partit au trot. Mirage « essaya » de faire de même. Sa jument partit au trot avec un petit coup de cul qui n’embêta pas Mirage.


*Tu veux faire ta maligne, hein ! Eh ben c’est raté !* lui glissa-t-elle.

Brume ne répondit pas mais hennit, ce qui signifiait qu’elle riait.
Pendant un long moment, ils traversèrent une plaine, toujours au trot. Et plus le temps passait, plus Mirage se sentait bien.
Puis soudain, Idalgo accéléra et tous les chevaux firent de même.

Ils galopèrent.

Mirage n’avait jamais pensé qu’elle puisse se sentir aussi bien à cheval. Brume avait hennit de contentement et avait accéléré jusqu’à se trouver pratiquement au même niveau qu’Erwan. Mirage riait aussi, les cheveux dans le vent, un sentiment de bien-être dans tout le corps. Son cœur battait la chamade, ses yeux pleuraient. Elle aurait voulu que cela ne s’arrête jamais.
Malgré les larmes, elle put voir les remparts d’Al-Chen se rapprocher. La cadence se ralentit et les chevaux repassèrent au trot, puis au pas avant de s’arrêter sous un grand arbre aux branches basses.

Erwan descendit, désangla la selle et accrocha son cheval avec les rênes avant d’inviter ses apprenties à faire de même.
Mirage descendit à grand regret. Brume aussi parut vouloir continuer.

Elle la désangla et lui demanda :


*Ca va comme ça ?*

*Oui, c’est super, merci !*
lui répondit la jument.

Elle l’accrocha à une des branches basses et testa le nœud pour qu’il ne puisse s’enlever. Il ne bougea pas.
Mirage se tourna ensuite vers Erwan et s’exclama :


- C’était super !
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Sam 09 Jan 2010, 17:25

Une fois que toutes les filles ures rejoignent le maître marchombre ce dernier leur annonça :

- Bon, maintenant que vous avez découvert les bases, nous allons chevaucher un peu. Nous commencerons tranquillement, au pas pendant deux bonnes heures. Puis, nous ferons un peu de trot et de galop. Ne vous inquiétez pas pour la direction, normalement les chevaux se suivent en file indienne, il n'y a donc pas de problème. Ce sera par la suite à vous de faire la démarche, seules, pour vous diriger à ces deux allures.

Allons-y.


Sa phrase à peine finit Miya vit Erwan mettre sa monture au pas en directions des bois et fit avancer sa propre jument dans la même direction en se plaçant dernière tout le monde.
Observant le paysage autour d’elle Miya se remémora toute sa vie avant l’académie et se déconnecta complètement de la réalité, bien que gardant ses sens en alertes pour la prévenir d’un quelconque danger. Les deux heures passèrent donc sans qu’elle ne s’en aperçoit et déjà, ils atteignaient la sortie de la forêt.
Plus loin devant eux se trouvait plusieurs petite maison que Miya entreprit de détailler. C’est ce moment que choisi Erwan pour se retourner sur sa selle et leur dire :


- Nous allons donc trotter. Gardez les mains basses, ne vous accrochez pas aux rênes mais plutôt aux crins des chevaux. Et surtout, détendez-vous...

Se détendre … ça Miya savait le faire, mais se détendre au trot ?? Elle nu pas le temps de réfléchir d’avantage que déjà Erwan lançait son cheval au trot suivit par Rilend et Mirage.
Sa jument se mit donc tout seul au trot derrière les autres et Miya s’empressa de s’accrocher à la crinière de Btibuis, comme leur avait conseillé le maître marchombre.
Le trot étant une allure sauté, il est bien plus dur de tenir en équilibre et Miya sautait sur la selle d’une façon inconfortable. Il lui fallu dix bonne minutes pour réussir à se calmer et à comprendre que sa juments trotté en deux temps. Instinctivement elle prit appui sur ses étriers un temps sur deux de façon à suivre l’allure de la jument et cela lui permit un meilleurs équilibre et surtout un meilleur confort.
Ils firent du trot pendant environ trois quart d’heure puis Erwan finit par lancer Idalgo au galop, bientôt suivit par les autres.
Le galop fut bien plus facile que le trot et Miya pris du plaisir à chevaucher avec sa jument.
Au bout de dix minutes environ les remparts d’Al Chen se découpèrent sur l’horizon et Erwan ralentit la cadence en repassant au trot puis au pas pour finir par s’arrêter complètement à une cinquantaine de mètres des remparts. Ce fut ce ralentissement soudain qui fut le plus compliqué à gérer pour Miya. Ne s’attendant pas à cette subite transition entre le galop et le trot elle perdit le rythme et failli tomber de la jument par deux fois.
Descendant de sa monture, Miya suivit le Marchombre une vingtaines de mètre plus loin et désangla Ptibuis. Ensuite, imitant Erwan, elle attacha la jument à une branche d’arbre et attendit patiemment que le maître Marchombre prenne la parole.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Dim 10 Jan 2010, 10:33

Erwan se retournait fréquemment pour voir si les apprenties ne tombaient pas. Mais ce ne fut pas le cas, à son grand contentement : il se souvenait de la première chevauchée d'Inwëlle, et la jeune fille était tombée lors des transitions descendantes, ce qui était après tout normal, mais dommage. D'ailleurs, à ce moment-là, il avait cru qu'elle ne remonterait pas à cheval. Mais elle l'avait fait. Et maintenant, elle chevauchait sans difficulté Eclipse, la jument qu'il lui avait offerte. Souriant à ses trois apprenties derrière lui, il fit bien attention durant les transitions descendantes. Rilend et Miya eurent un peu de mal, tandis que Mirage se tenait relativement bien.

Avant de partir, il avait entendu l'unique mot offert par son apprentie, et il avait souri. Il était là pour cela, le remercier ne rimait à rien, mais cela faisait sans doute du bien à la jeune fille de se sentir aidée sans avoir de retour à donner. Même s'il n'avait jamais vécu dans les rues, Erwan connaissait un peu ce mode de vie, et l'apprenait à travers les apprenties qu'il avait et qui avaient, elles, vécu ainsi. Soupirant légèrement, il passa derrière Mirage lorsque les chevaux furent attachés. Cette dernière s'était enthousiasmée pour la chevauchée, ce qui avait fait sourire le Marchombre. Mais le noeud qu'elle avait fait n'était pas adéquat, et il ne l'avait pas réellement expliqué. Se rattrapant immédiatement, il leur dit donc :


- Pour attacher des chevaux, il y a des noeuds bien spécifiques, suivant ce qu'ils portent sur la tête. Lorsque, comme là, vous avez gardé les licols sous le filet - la partie en tissus fort sous la partie en cuir - vous pouvez les attacher avec l'anneau de ces derniers. Pour cela, en prenant la longe, vous faites une première boucle, que vous passez autour de ce à quoi vous voulez attacher votre cheval. Puis, avec le pendant, vous en refaites une et la passez dans cette boucle, et ainsi de suite jusqu'à ne plus avoir de pendant. Le dernier bout de mou se met seul, sans boucle, dans la dernière boucle. Ainsi, vous n'avez qu'à tirer sur le mou pour le sortir de la boucle, et tout le noeud se défait. C'est pour la sécurité du cheval, et la votre.

Evitez de les attacher avec le mors et les rênes, car ils risquent de se faire très mal à la bouche en voulant fuir, si un danger les guette.


Sur ces paroles, comme son propre noeud était déjà fait, il prit celui de Mirage et le défit, pour faire la démonstration de ce qu'il venait de dire. Lorsque ce fut fait, il lança un sourire à ses apprenties et les invita à le suivre. Ils étaient dans un petit bosquet, à une centaine de mètres des remparts de la ville d'Al-Chen. Mais Erwan avait préféré ne pas passer par l'entrée principale et faire un premier exercice pour entrer dans la ville. Ainsi, il s'éloigna encore plus de l'entrée d'Al-Chen et ils marchèrent ainsi bien cinq cents mètres.

Arrivant devant une porte assez petite, comparée à l'entrée, mais tout de même assez grande, objectivement, Erwan se tourna vers ses apprenties. La porte était en bois, renforcée de ferraille pour ne pas céder sous des assauts extérieurs. Et près de la poignée, il y avait trois serrures, les unes en dessous des autres. En temps de guerre, ceux à l'intérieur pouvaient ainsi sortir facilement, mais ceux de l'extérieur ne le pouvaient pas, à cause des remparts et des dispositions prises à cet endroit-là. Mais on n'était pas en temps de guerre, et rien n'était présent. Ainsi, se tournant vers les trois jeunes filles, Erwan annonça :


- Nous allons rentrer dans la ville. Mais pour cela, il faut que les trois serrures soient déverrouillées. Et c'est à vous de le faire. Il faut comprendre le mécanisme, pour réussir à le faire tourner. Vous avez droit à ces épingles.

Ouvrant le poing, il montra une poignée d'épingles pour ses apprenties. Il ne savait pas si elles en casseraient, en tentant d'ouvrir la porte, mais mieux valait prévoir trop que pas assez. C'était à elles de comprendre le mécanisme, pour faire tourner les verrous. Erwan leur adressa un sourire encourageant, leur montrant la porte du bout du menton.

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Dim 10 Jan 2010, 15:03

Une fois toutes les filles descendu de cheval, Miya vit Erwan passer derrière Mirage pour observer le nœud qu’elle avait fait pour attacher sa jument à l’arbre. Visiblement celui là ne devait pas être correct puisque avec un sourire le Marchombre leur dit :

- Pour attacher des chevaux, il y a des nœuds bien spécifiques, suivant ce qu'ils portent sur la tête. Lorsque, comme là, vous avez gardé les licols sous le filet - la partie en tissus fort sous la partie en cuir - vous pouvez les attacher avec l'anneau de ces derniers. Pour cela, en prenant la longe, vous faites une première boucle, que vous passez autour de ce à quoi vous voulez attacher votre cheval. Puis, avec le pendant, vous en refaites une et la passez dans cette boucle, et ainsi de suite jusqu'à ne plus avoir de pendant. Le dernier bout de mou se met seul, sans boucle, dans la dernière boucle. Ainsi, vous n'avez qu'à tirer sur le mou pour le sortir de la boucle, et tout le nœud se défait. C'est pour la sécurité du cheval, et la votre.

Evitez de les attacher avec le mors et les rênes, car ils risquent de se faire très mal à la bouche en voulant fuir, si un danger les guette.


Cela dit, il défit le nœud qu’avait fait Mirage pour Brume et leur fit la démonstration de ce qu’il venait de dire.
Une fois les explications et la démonstration terminées, Miya alla vérifier son propre nœud et le modifia un peu de façon à ce qu’il soit exactement comme celui fait pour Idalgo.
Ensuite elle suivit Erwan qui reprenait la route non pas vers la porte principal d’Al Chen mais plus loin encore.

* L’exercice suivant va surement être d’entrée dans la ville par un autre moyen * se dit Miya avec un sourire, * j’ai hâte de voir ça *.
Ses pensée lui donnèrent raison quand environ cinq cents mètres plus loin Erwan les fit s’arrêter devant une autre porte beaucoup plus petite pourvu de trois serrure les unes en dessous des autres et qu’il leur dit :

- Nous allons rentrer dans la ville. Mais pour cela, il faut que les trois serrures soient déverrouillées. Et c'est à vous de le faire. Il faut comprendre le mécanisme, pour réussir à le faire tourner. Vous avez droit à ces épingles.


Puis sur ces paroles il leur montra une poignée d’épingle en leur désignant la porte du menton.
* Ca fait beaucoup d’épingle pour seulement trois serrure * s’étonna Miya.
Puis elle alla prendre trois des épingles que leur présentait le Maître Marchombre et se dirigea vers la serrure la plus haute.

Cela lui était déjà arrivé de nombreuse fois de crocheter des serrures dans les rues d’Al Far pour pouvoir trouver de la nourriture pour survivre. Dans ses débuts elle n’était pas très doué en la matière, mais au fil du temps et avec des conseils d’un « collègue », expert dans ce domaine, elle avait réussi à comprendre comment fonctionné une serrure pour pouvoir l’ouvrir en à peine quelques secondes à l’aide de divers outils.

Seulement aujourd’hui elle n’avait le droit qu’a des épingles, et la serrure qu’elle devait ouvrir était bien plus complexe que toutes celles qu’elle avait vues jusqu’ici.
Loin de se démonter Miya pris une épingle, l’inséra dans la serrure, puis comme chaque fois, essaya de trouver les défauts de la serrure pour pouvoir les exploités à son avantage.
Une fois qu’elle eu trouvé les défauts après au moins un quart d’heure, les défauts étant que plusieurs goupilles bloque l’ouverture de la serrure, elle tenta, à l’aide de son épingle, de les pousser toutes en même temps de façon à ce qu’elles soient aligné avec la ligne de censure général qui permet en général à la clef de tourner dans la serrure. Bien sur, là, elle n’avait pas de clef. Donc, tout en maintenant les goupilles alignées avec la ligne de censure, elle allait devoir prendre une autre épingle pour pouvoir faire tourner librement le rotor qui permettra l’ouverture de la serrure.

Bien entendu c’était une chose que d’avoir trouvé comment ouvrir la serrure, mais maintenant le tout était de le faire, et ce n’était pas chose facile.
Tout d’abord elle plia le bout d’une épingle de façon à avoir un angle à 90°, qui lui servirait à tourner le rotor.
Ensuite elle prit une autre épingle et commença à aligner les rotors avec la ligne de censure.
Malheureusement ce n’était pas facile du tout car c’était un travail minutieux où il fallait exercer une pression constante et une rotation calculé. Et pour cela, il fallait beaucoup d’entrainement.
Aussi, Miya cassa au moins quatre épingles avant de réussir à bien aligner les goupilles et,même quand elle réussi, elle en cassa deux de plus en essayant de faire tourner le rotor pour ouvrir la serrure.

Comme au bout de quarante cinq minutes ses doigt étaient douloureux et que sa concentration décroissait, Miya s’accorda quinze minute de pose nécessaire, pendant lesquels elle se visualisa au moins dix fois dans la tête ce qu’elle devait faire pour ouvrir la serrure, avant de reprendre.
Ce ne fut qu’après plus d’une heure d’exercice après et une pose de plus qu’elle réussi enfin à ouvrir sa serrure, satisfaite du résultat et complètement à bout.

* Heureusement * se dit-elle * qu’après qu’on a compris et réussi une fois à ouvrir une serrure, avec une pratique régulière ça deviens de plus en plus facile et qu’on prend moins de temps *.
Bien contente d’elle-même elle attendit les commentaires d’Erwan tout en regardant comment se débrouillaient Rilend et Mirage.

Tout en se disant que peut être Rilend aussi avait une bonne pratique du crochetage dans les rues d’Al Far et qu’elle y arriverait certainement au bout d’un temps, en revanche elle se demanda comment allait réussir Mirage si celle-ci n’avait jamais crocheté de porte.
Bien entendu peut être que celle-ci aussi avait du forcer une serrure au moins une fois dans sa vie, tout était possible.


Attendant patiemment la suite, Miya espéra que leur Maître pourrait leur faire une démonstration du crochetage des serrures et qu’il leur expliquerait des façons plus faciles ou plus rapide de faire.

Appelant Kaylan d’un cri et attendant que celui-ci vienne à elle, elle se remémora les divers fois où elle avait dû avoir recours au crochetage.
Heureusement que Kaylan avait était là pour ses début parce que, sans lui, elle n’aurait pas fait long feu dans cet art.
Chaque fois qu’elle devait crocheter une serrure sont faucon avait fait diversion en attirant de diverses façons les passants dans une autre direction ou en attirant simplement leur attention vers lui.
Ces moments avaient été à la fois flippant, mais aussi excitants. Il n’y avait rien de tel qu’un peu d’adrénaline, causé pas la peur de se faire prendre, pour débuter une journée.
C’est d’ailleurs dans ces moments là que Miya avait appris à toujours garder son calme même face au danger. Car même si les chances de se faire prendre son grande en plein jour, pour crocheter une serrure il faut être concentré et ne pas paniquer.

Ces souvenir lui arrachèrent un sourire et elle reporta son attention sur les filles et le maître quand son faucon arriva sur elle.
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Rilend Ansakh
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Lun 11 Jan 2010, 21:07

Lorsque Erwan leur montra comment faire un nœud adapté aux chevaux, Rilend le fixa, détaillant chacun de ses gestes afin d'être sûre qu'elle pourrait le refaire si un jour, cela s'avérait nécessaire. Puis l'apprentie alla vers son hongre, le roux Roméo qu'elle commençait à apprécier et vérifia son noeud, constatant qu'il comportait quelques erreurs, d'apparence insignifiante, mais qui auraient pu l'empêcher de se défaire. Tout en refaisant cet assemblage de boucles, assez simple au demeurant, la jeune femme flatta l'encolure de Roméo et enfouit brièvement ses mains sous sa crinière, se haussant pour lui glisser à l'oreille:

"Merci pour la promenade, Roméo."


Le Chat de Maraude se tourna ensuite, tout naturellement, vers l'entrée principale de la ville, mais Erwan s'éloigna de l'imposante porte, pour les mener plus loin d'un pas agile. Le suivant, comme toutes les apprenties, Rilend laissa vagabonder ses pensées quelques minutes, tout le temps qu'ils marchèrent, se remémorant les sensations oniriques de sa galopade, son soulagement que, pour une fois, le fauve l'ait écoutée, la fierté d'être parvenue à se faire comprendre d'un être si différent d'elle et dont elle ne faisait que commencer à percevoir la richesse, et les autres apprenties. Rilend, malgré tous ses efforts, ne parvenait pas à leur faire réellement confiance ou à les traiter comme des amies.
Certes, la maraudeuse considérait les autres filles comme des personnes tout à fait dignes de confiance, et ne portait aucun jugement sur elle, estimant ne pas les connaître suffisamment pour se le permettre, mais elle ne pouvait pour autant se résoudre à abandonner ces habitudes de méfiance, de tenue à l'écart, de circonspection qui avaient guidé ses dernières années de façon tenace. Elle ressentait parfois une vague culpabilité de se méfier de ses camarades d'apprentissage, mais, même si Mirage l'avait attrapée en haut de ce rocher, même si Miya, fille des rues comme elle, lui avait souri ce matin, elle ne parvenait pas à les traiter comme des proches. Leur sourire, leur parler, c'était presque trop difficile pour elle.

Cette introspection décousue fut interrompue par l'arrêt du maître devant une petite porte en bois, encastrée dans la muraille et renforcé d'un métal patiné par les années. Trois serrures en verrouillaient l'accès aux personnes non autorisées. Erwan leur expliqua qu'ils allaient entrer dans la ville...à condition qu'elles ouvrent la porte, à l'aide des épingles qu'il leur tendit alors. Rilend fronça les sourcils. Ça faisait beaucoup d'épingles, non?

Miya se mit au travail la première, et le Chat de Maraude, retrouvant un "professionnalisme" enfoui sous quelques mois de bien-être, la regarda faire d'un air intéressé. La jeune fille resta immobile, penchée devant la serrure, pendant un certain temps, ne s'interrompant que pour chercher une autre épingle lorsqu'elle en cassait, ce qu'elle fit, sans surprises.
Soudain la serrure tourna dans un claquement, et Miya s'écarta. Rilend, décidant que c'était son tour s'approcha du maître et piocha quelques épingles dans sa main. Se plantant devant la serrure, la jeune femme garda une épingle en main, glissant les autres entre ses dents pour ne pas être gênée, et tenta de se souvenir de la manière dont elle ouvrait les portes d'Al-Far.

Dans les premiers temps, sa mère, parfois, s'enfermait à clef dans la maison, alors qu'elle peinait déjà à reconnaître sa propre fille, et c'est à cette époque que l'enfant qui n'en était plus vraiment une avait commencé à apprendre l'art du crochetage, d'abord toute seule en cassant des outils dans la serrure, puis avec l'aide d'autres voleurs, ni amis ni ennemis, juste des alliés avec lesquels elle faisait, parfois, équipe afin d'augmenter leurs chances de succès. Mais ces voleurs n'étaient en rien des alliés fidèles et aucun d'entre eux ne se faisait d'illusions: ils feraient tous passer leur propre intérêt avant celui de leurs compagnons de maraude. Plus tard et au fur et à mesure qu'elle était livrée à elle-même, l'adolescente avait appris à crocheter des serrures comme celles fermant les portes des bouchers, des entrepôts, des maisons de particulier, des serrures simples posées par des artisans méfiants, mais sans grands moyens. Bien loin, elle le savait, des verrous de certains bâtiments officiels, ou même des maisons cossues des quartiers riches.

S'agenouillant, Rilend s'attaqua à la serrure la plus basse, glissa une épingle dans le mécanisme afin de tâter la teneur du verrou. Rarement voleuse, elle s'aventurait peu dans les maisons d'habitants, et de ce fait, elle ne connaissait que les rudiments de la serrurerie. C'est pourquoi la jeune femme mit une bonne dizaine de minutes avant d'identifier le système. Il lui fallait maintenir des goupilles alignées, en légère pression, tout en faisant tourner un autre mécanisme. Rilend, sans se presser, retira deux épingles d'entre ses dents, celle dont elle s'était servi pour l'examen ayant été tordue par un mouvement de son poignet. La jeune femme inséra le premier objet dans la serrure, cherchant à pousser les goupilles. L'entreprise n'était pas trop ardue, et elle y parvint sans réelle peine, bien qu'elle brisât à l'occasion trois épingles, plus par déshabitude et manque de doigté que par réelle complexité.

La deuxième partie était plus technique. Il fallait, tout en maintenant l'épingle en position, en introduire une seconde afin de faire fonctionner le mécanisme proprement dit. Tenant le premier bout de métal de sa main gauche, la moins habile, Rilend en saisit un autre de la main droite, entre ses dents, et en coinça le bout entre ses molaires, côté droit, avant d'exercer une pression sur l'objet pour tordre l'outil, formant alors un angle droit. La jeune femme, bougeant toujours le moins possible sa main gauche car ne tenant pas vraiment à tout recommencer, se remit en position et inséra doucement le rossignol ainsi formé.

La tâche exigeait un certain entraînement pour être effectué rapidement. Avec un objet plus solide, la jeune femme aurait pu procéder plus rapidement, quitte à abîmer un peu le mécanisme relativement simple au demeurant, mais le moindre mouvement brusque ou hors d'axe aurait brisé l'épingle. L'apprentie procéda donc avec la plus grande délicatesse, sans céder à l'impatience. D'expérience elle savait qu'il était inutile de s'énerver, et encore plus de donner un coup de pied dans l'objet. Ce n'était bon que pour les nerfs, et encore, puisque la douleur qui s'ensuivait inévitablement déclenchait une nouvelle vague de colère. Elle en avait vu des cambrioleurs, frustrés, balancer un grand coup de pied dans la porte incriminée, pousser un juron et se tenir le gros orteil en sautillant avant de détaler lorsque l'habitant réveillé ouvrait sa fenêtre. Elle en avait même ri. Mais avait toujours pris garde de ne pas céder au même énervement qu'eux.

Rilend brisa deux épingles et maudit sa distraction avant d'en saisir une autre et de la tordre entre ses mâchoires. Elle l'inséra de nouveau avec lenteur, retenant son souffle. L'objet se glissa bien dans le chemin qu'elle comptait lui faire suivre, et cette fois-ci, elle parvint à faire tourner le mécanisme. Un déclic léger retentit, qui résonna à ses oreilles comme la plus belle des musiques. Retirant ses épingles, elle les garda dans sa main en reculant pour laisser à Mirage la possibilité d'essayer à son tour. La jeune femme n'avait mis qu'une vingtaine de minutes à ouvrir la serrure, alors qu'elle n'avait été vraiment douée dans ce domaine, et un sourire satisfait éclaira son visage, un sourire qui n'était destiné à personne d'autre qu'elle-même, emprunt de jubilation et de fierté, la fierté bien naturelle de celui qui réussit une tâche qui lui a demandé de mobiliser ses compétences.

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Sam 16 Jan 2010, 09:40

[ Dsl, je ne pouvait pas répondre pendant la semaine ]

- Pour attacher des chevaux, il y a des noeuds bien spécifiques, suivant ce qu'ils portent sur la tête. Lorsque, comme là, vous avez gardé les licols sous le filet - la partie en tissus fort sous la partie en cuir - vous pouvez les attacher avec l'anneau de ces derniers. Pour cela, en prenant la longe, vous faites une première boucle, que vous passez autour de ce à quoi vous voulez attacher votre cheval. Puis, avec le pendant, vous en refaites une et la passez dans cette boucle, et ainsi de suite jusqu'à ne plus avoir de pendant. Le dernier bout de mou se met seul, sans boucle, dans la dernière boucle. Ainsi, vous n'avez qu'à tirer sur le mou pour le sortir de la boucle, et tout le noeud se défait. C'est pour la sécurité du cheval, et la votre.

Evitez de les attacher avec le mors et les rênes, car ils risquent de se faire très mal à la bouche en voulant fuir, si un danger les guette.


Mirage regarda attentivement Erwan refaire son noeud. Il glissait chaque boucle dans la boucle précédente, jusqu'au bout de la longe. Elle regarda ensuite les autres vérifier le leur et le refaire si besoin. Voyant qu'Erwan s'apprêtait à partir, elle se tourna vers Brume et l'embrassa sur le chanfrein. La jument en fut étonnée et lui donna un coup de tête sur l'épaule. C'était sa façon de lui dire au revoir. Mirage lui sourit et se détourna, rattrapant les autres jeunes filles puis marchant à leur hauteur.

Contrairement à ce qu'elle s'attendait, Erwan n'entra pas par la porte principale. Il continua à marcher en faisant le tour des murailles de la ville.


* En même temps, c'est logique... Ça aurait été trop facile pour un Marchombre entraînant ses apprenties ! * se dit la jeune fille.

Ils continuèrent donc à marcher sur cinq cents mètres. Erwan s'arrêta près d'une petite porte renforcée de ferraille, qui paraissait indestructible, sur laquelle ce trouvait trois serrures misent les une en dessous des autres. Mirage les regarda attentivement. La plus haute se trouvait à hauteur du cou, le second de la poitrine et le plus bas au nombril. A tous les coups, il faudra ouvrir cette porte... Et ça, elle ne l'avais jamais fait. Regardant Miya et Rilend du coin de l'œil, elle vue que les jeunes filles, elles, connaissaient les rudiments de la pratique. Erwan attendit que toute les filles soient là pour annoncer :

- Nous allons rentrer dans la ville. Mais pour cela, il faut que les trois serrures soient déverrouillées. Et c'est à vous de le faire. Il faut comprendre le mécanisme, pour réussir à le faire tourner. Vous avez droit à ces épingles.

Il sortit une poignée d'épingles. Une grosse poignée d'épingles. Cela prévenait que l'exercice n'allait pas être facile-facile. Miya s'avança la première vers le verrou le plus haut et pris trois épingles. Trois épingles qui ne lui suffirent pas car elle dût en prendre trois autres avant de faire entendre un « clac » montrant que le verrou avait sauté, une heure plus tard. Rilend s'approcha à son tour mais du trou le plus bas. Les quelques épingles qu'elle avait prise se trouvait dans sa bouche, sauf une. Elle mit vingt minutes pour réussir à déverrouiller la deuxième serrure. Elle se décala, un sourire de fierté sur son visage, pour laisser la place à Mirage.

La femme-renarde s'avança, se remémorant ce qu'avait fait les deux jeunes filles précédemment. Elle avança vers Erwan et prit cinq épingles. Elle savait qu'elle en aurait besoin de beaucoup plus mais préférait ne pas se surcharger. Pensant qu'elle aurait besoin de ses deux mains, la jeune fille mit les épingles entre ses dents, ne sachant pas où les mettre autrement. Elle se mit à genou de façon à ce que son visage soit au niveau de la serrure. Insérant une première épingle dans le verrou, elle le bougea un peu dans tous les sens d'une main pour sentir la forme intérieure. Son autre main dessinait dans le sable, au bord de la porte, ce qu'elle ressentait. Après avoir fait le tour du verrou, Mirage ressortit l'épingle puis le plia légèrement au bout. La rentrant une seconde fois, elle essaya de sentir la forme des goupilles et leur emplacement, tout en continuant de dessiner. Elle ne sentait plus le temps passer et était complètement investie dans son travail.
La jeune fille s'arrêta soudain puis regarda son dessin. Il y avait cinq goupilles, positionnées les unes près des autres.


* Il faut donc que je soulève les goupilles pour que ça ouvre... * se dit-elle.

Elle se mit donc à dessiner de petits traits, des tests lui permettant d'élaborer une technique. Quelques temps plus tard, elle se retourna vers la serrure et plia deux épingles, une au bout et l'autre au milieu. Elle essaya de faire un mouvement de bascule mais les deux épingles se cassèrent. La jeune fille se leva et prit quatre nouvelles épingles. Elle en avait donc six en tout. Elle prit les quatre nouvelles et les enroulèrent ensemble pour former une épingle plus rigide, puis la plia et fit pareille avec les deux autres épingles. Mirage remit ses deux nouvelles épingles dans la serrure et refit le mouvement de bascule : elle sentit une goupille se soulever. Encore quatre. Elle avança lentement jusqu'à la seconde, la souleva et fit de même pour les deux suivantes. Plus qu'une. Si elle ratait, elle devrait tout recommencer. La jeune fille s'approcha doucement et donna un coup de poignet vers le bas.... et la goupille se leva !
Un petit « clic » résonna.
Mirage sourit.
Elle avait réussi !

Appuyant doucement sur la porte, elle sentit une résistance mais la porte bougea. Contente d'elle même, elle se tourna vers les autres élèves puis regarda le soleil. Il avait tourné. Cela devait faire une heure et demi, deux heures qu'elle avait commencé. Mais c'était bien pour une première fois.

Allant se ranger près des autres élèves, elle attendit la réaction d'Erwan.
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Lun 18 Jan 2010, 13:29

Les filles tatônèrent un moment, avant de réussir à ouvrir les serrures. Ce fut Miya qui s'y essaya la première, mettant uen bonne quarantaine de minutes à ouvrir la première serrure. Mais en la regardant de plus loin, Erwan pouvait aisément deviner qu'elle avait déjà fait cela, même si elle avait encore du mal, simplement parce qu'elle savait quoi faire mais qu'elle avait un peu de mal à mettre les choses en oeuvre. Puis, ce fut Rilend qui s'attaqua à la deuxième serrure, et elle mit moins de temps que la première apprentie : à peine une vingtaine de minutes, et Erwan hocha la tête en souriant. On voyait que les deux filles étaient tout de même non pas trop débutantes dans le domaine, même si ce n'étaient pas des expertes non plus, elles l'avaient déjà fait une fois au moins. Pour Mirage, il en doutait plus, c'était vrai. On voyait en elle une fille de la forêt, et il la voyait mal aller dans une ville juste pour déverrouiller des serrures. La dernière apprentie mit plus de temps que les précédentes, il lui fallut aussi une bonne heure pour débloquer la serrure. Erwan la voyait dessiner sur le sol, pour visualiser mieux l'intérieur de la serrure. Souriant légèrement, il attendit que Mirage se relevât, et parla doucement :

- Vous avez toutes bien travailler. Il vous faudra tenter d'aller encore plus vite à l'avenir. Mirage, le jour où tu tombes sur une porte dans un endroit pavé, tu ne pourras pas dessiner, alors je te conseille de dessiner dans ton esprit, et de retenir les choses. Cela fait en plus travailler la mémoire, et ce ne peut être que bénéfique.

Leur adressant un sourire, il les invita à le suivre et poussa légèrement la porte pour se glisser dans bruit dans son entrebaillement. Il entendait les pas qui s'approchaient, même si ces derniers étaient presque silencieux. Il entendait les respirations qui les entouraient, trois respirations un peu essoufflées mais à peine audibles. Il y avait des gardes, qui avaient vu que la porte avait été forcée, et qui venaient défendre l'entrée de la ville : cette porte était censée rester fermée, et il ne fallait pas l'ouvrir ! Et le Maître Marchombre comprenait bien aussi que pour eux, s'ils rentraient par là, c'était qu'ils avaient quelque chose à se reprocher et forcément de vils desseins pour la ville. Souriant doucement, il fit passer ses trois apprenties dans la ville, de l'autre côté de la muraille, il ferma la porte et utilisa l'une de ses épingles pour verrouiller à nouveau la serrure de la porte.

Puis, il invita à nouveau à ses apprenties de le suivre. Grimpant souplement sur un toit, il les attendit un instant, avant de partir en course sur les tuiles légèrement glissantes mais pas trop, de la ville d'Al-Chen. Le soleil était bien monté dans le ciel, et il était dorénavant un peu plus de midi. Se dirigeant de sur les toits vers la place et la rue du marché, le jeune homme accéléra son allure pour permettre à ses apprenties de continuer de se surpasser, même pour une balade de santé. En une dizaine de minutes il arriva au marché par les toits et s'arrêta. Se tournant vers ses apprenties, il leur fit signe de s'avancer et de regarder.


- Après, cela sera à votre tour.

Se laissant glisser le long du mur, il entra dans le marché. Visible, dans la lumière, mais indécelable. Il savait que les gardes étaient toujours là, près de ses apprenties. Il savait aussi qu'ils ne pouvaient pas le voir dans le marché. Souriant, il passa près d'un étalage et saisit un petit morceau de jambon, avant de se retourner vers le mur et de rejoindre ses apprenties. Discrétion, efficacité, rapidité.

- C'est l'heure du casse-croûte, aller prendre quelque chose à manger, et revenez immédiatement.

Mâchant son morceau de jambon rapidement, il attendit que les trois apprenties revinssent avec de la nourriture, et après il descendit dans une ruelle parallèle. Soupirant, il sentit que les gardes arrivaient. Il se tourna tranquillement vers les trois jeunes filles et leur lança :

- Rien de mieux qu'un petit combat pour bien digérer !

Des gardes arrivent. Ils sont trois. A vous de les mettre hors de combat.

Un Marchombre se rit du guerrier, il joue avec lui, pénètre son centre, lui vole sa force et, si besoin est, prend sa vie. Comprenez la force. Allez combattre. Dans un combat, tout n'est qu'un seul mouvement, qu'un seul souffle. Une expiration, une réflexion... Allez vivre le combat.


D'un geste de la main, il montra la rue de laquelle surgirent à ce moment-là les gardes. Ils avaient tous une épée courte, et Erwan sortit d'on ne sait où trois bâtons qu'il tendit à ses apprenties. Il leur avait déjà montré quelques gestes, à elles de s'en servir...

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Dim 24 Jan 2010, 17:16

[Ouah, quel grand jour, j'ai trouvé une faute dans un message d'Erwan!!^^]

Visiblement peu accoutumée à des exercices semblables, Mirage prit un certain temps à ouvrir la serrure. Sans bouger, ils la regardèrent faire, et Rilend fut à la fois étonnée et impressionnée par la technique qu'elle utilisa, à savoir dessiner ce qu'elle devinait de la serrure sur le sol. Au final la représentation, détaillée, précise, donna à la jeune fille toutes les clés dont elle avait besoin pour ouvrir la porte.
Le maître les félicita ensuite, avant de leur annoncer qu'elles devraient, à l'avenir, aller encore plus vite, ce qui constituait, selon Rilend, un point cousu de pure logique. Passer vingt minutes à ouvrir une porte, tâche par essence un brin illégale, revenait à tendre son dos et le bâton avec. Erwan entra ensuite, tranquillement, souriant, et referma la porte derrière elles. En quelques secondes, avec une seule épingle. Rilend ouvrit de grands yeux, littéralement époustouflée par la vitesse et l'habileté du maître. Même les meilleurs crocheteurs de serrures qu'elle connaissait mettaient une vingtaine de secondes à ouvrir une serrure, et à l'aide de deux épingles au moins. Quand à la refermer...Et, d'un geste presque anodin, rapide, discret, le maître venait tranquillement de verrouiller des serrures qu'elles avaient mis, à elles trois, plus de deux heures à ouvrir!

La jeune femme dut remiser ses questions pour un certain temps, car leur maître s'était hissé sur un toit, les invitant à le suivre. Cette tâche ne posa pas trop de problèmes à l'apprentie, dont le "métier" de voleuse lui avait appris toutes les astuces pour fuir et éviter les mauvaises rencontres, et elle prit vite pied à côté de lui. Lorsque toutes furent là, Erwan partit en courant, sur les tuiles inégales, si léger que son pas n'éveillait aucun écho dans la toiture. Derrière lui, Rilend s'élança son tour, constatant que les tuiles glissaient, ce qui la forçait à prêter attention à sa démarche, un faux pas signifiant une chute et un vacarme épouvantable. Ses propres pieds frappaient l'argile cuite avec une légère résonance, discrète mais présente.
Par les toits, ils pénétrèrent dans la ville, et l'apprentie remarqua vite que toutes les cités étaient semblables. Si Al-Far, par nature un peu sauvage et rude, était légèrement plus sombre, moins pimpante que cet arrogant ensemble trônant sur les rives du lac, les villes possédaient un coeur commun, de par leur organisation et la diversité des personnages parcourant les rues. Erwan accéléra encore et Rilend, quoique suivant, commença à éprouver une certaine difficulté. Ses pieds dérapèrent une ou deux fois mais elle parvint néanmoins à suivre l'allure et conserver son équilibre, mesurant à cette occasion les progrès qu'elle avait déjà effectué. Mais peut-être ces capacités provenaient-elles plutôt de sa nouvelle forme physique. A Al-Far et comme bien d'autre, le Chat de Maraude avait été mal nourri, puisque du fruit de ses rapines, tandis qu'à l'Académie, elle avait bénéficié d'une nourriture équilibrée qui lui avait permis de tonifier bien davantage ses muscles qu'avec le régime à base de pain et de fruits, parsemé de rares morceaux de viande, qui avait jusqu'ici été le sien. Autrefois maigre comme un clou et d'une pâleur étonnante, Rilend s'était étoffée, bien qu'elle restât blanche et mince, et éclatait désormais de santé.

Au-dessus du marché, Erwan s'arrêta et se pencha. L'imitant, Rilend devina presque directement ce qui allait suivre. Les paroles suivantes du maître confirmèrent son hypothèse, de même que ses mouvements. Discret, efficace, il se glissa dans le marché et saisit un morceau de jambon. Rejoignant alors ses apprenties il mâcha son repas en leur indiquant de faire de même. Rilend se lança la première.
Le vol n'était pas une nouveauté pour elle, en particulier celui de nourriture. La jeune femme avait passé une bonne partie de ces dernières années à fureter pour trouver un marchand distrait, un pain exposé, un fruit en équilibre sur un rebord, et à s'en saisir afin d'assurer sa subsistance. Néanmoins, et consciente que son impression de déjà-vu risquait de la mener droit à l'erreur, elle se débarrassa de toutes ses pensées parasites. Un vol n'est jamais deux fois le même, et d'expérience elle savait qu'on ne doit pas établir de stratégie immuable, mais s'adapter à chaque situation. Une à une.

Se laissant glisser du haut du toit, la jeune femme toucha le sol sans trop de bruit, et se mêla aussitôt à la foule en marche, car une personne immobile dans un marché détonne autant qu'un pourprier au coeur de vers de terre. D'un pas faussement flâneur, la jeune femme observa un peu le marché, réunissant en quelques secondes les informations dont elle avait besoin.
Les gardes se trouvaient derrière elle, mais ils ne la verraient pas dans la foule. Les marchands surveillaient jalousement leur étal, et celui auquel Erwan avait dérobé un bout de jambon avait quelques soupçons. Les vendeurs de viande cuite avaient sans cesse l'œil à leur broche. Un homme robuste surveillait ses volailles, mais se détournait fréquemment sur sa gauche pour surveiller une cuisson.
Une proie parfaite.
Rilend se glissa jusqu'à lui, d'un pas tranquille, comme un touriste dans les arcanes du marché, et parvint vite près de l'étal. Le marchand suspicieux l'observa un instant puis détourna son attention vers le poulet qui grésillait sur la broche. L'apprentie, mue par des réflexes acquis et renforcés au cours des ans, mit cet instant à profit pour saisir d'un mouvement circulaire et souple un pilon de coureur, le dissimuler dans une manche de se tunique et poursuivre sa marche. Elle ne s'était pas arrêtée une seconde, à peine son pas avait-il marqué un ralentissement.
Tranquillement elle se décala sur l'autre côté de la rue puis pivota et repartit dans l'autre sens, avec un groupe de promeneurs. Parvenue au niveau du mur elle bondit et se hissa d'un geste souple, avant de s'asseoir en tailleur et dévorer à belles dents sa prise, heureuse de constater que ses réflexes ne l'avaient pas abandonné. Tranquillement installé quoique vigilante, elle regarda les deux autres apprenties se munir d'un en-cas.

Une fois qu'elles eurent toutes fini, Erwan les guida dans une ruelle adjacente, et se tourna vers elle pour énoncer ce dont la jeune femme se doutait depuis à peine une fraction de seconde:

- Rien de mieux qu'un petit combat pour bien digérer !
Des gardes arrivent. Ils sont trois. A vous de les mettre hors de combat.
Un Marchombre se rit du guerrier, il joue avec lui, pénètre son centre, lui vole sa force et, si besoin est, prend sa vie. Comprenez la force. Allez combattre. Dans un combat, tout n'est qu'un seul mouvement, qu'un seul souffle. Une expiration, une réflexion... Allez vivre le combat.


La jeune femme saisit un des bâtons qu'il leur tendit, se souvenant des leçons de maniement auxquelles elles avaient eu droit, mais aussi de celles effectuées au près de son armurier de père. Talisman pendait à sa hanche mais elle savait qu'elle ne s'en servirait pas.
Astyr n'appréciait guère les combats, face aux gardes elle avait davantage eu coutume de s'enfuir que de faire front. C'était d'ailleurs cela qui lui avait valu son nom de Chat de Maraude. Un chat ne flâne-t-il pas, pour s'enfuir et disparaître dans les ruelles une fois son méfait accompli?
Elle s'avança vers les gardes, d'un pas tranquille, le bâton dans une main, à moitié dissimulé derrière son corps. Inutile de les alerter à l'avance, n'est-ce-pas? Lorsque les gardes furent à cinq mètres d'elle, Rilend changea de position, se mit en garde comme Erwan le leur en avait montré et choisit de bondir à l'assaut plutôt que d'attendre les gardes. Encore malhabile avec ce long bâton, elle fit de son mieux pour le manier. Le bois était dur et l'épée du garde, lorsqu'elle l'arrêta, erreur, tranchant contre bois, ne se brisa pas. Cependant elle prit dès lors garde à ne parer les coups que tranchant contre bois. Le garde face à elle n'était pas bête et bon combattant. Son épée décrivit un dangereux moulinet qui poussa la jeune femme a bondir de côté. L'homme, la suivant, voulut frapper de son épée. Son impatience, sa certitude de vaincre jouèrent en sa défaveur. Son mouvement fut trop ample et la jeune femme put, d'une rotation plus ou moins maîtrisée, lui ôter son arme, comme si l'épée avait sauté de sa main d'elle-même. Un retour de coup frappa l'homme avec violence à la tempe. Étourdi, il vacilla tandis qu'une dernière frappe, à la nuque, toujours sans que le bâton n'ait interrompu se arcs de cercle, l'endormait pour quelques heures. Tombant avec lourdeur, l'homme rejoignit son épée au sol.
Sans lâcher son bâton, Rilend recula et regarda où en étaient ses camarades. Si elle pouvait leur venir en aide...pourquoi s'en priver?

Avait-elle compris la force dont parlait Erwan? Elle n'en était pas tout à fait sûre, bien que les dernières secondes du combat lui aient semblé différentes. Elle n'avait pas seulement paré, ou frappé, elle avait eu l'impression d'inscrire chaque geste dans une continuité, comme si quelqu'un lui soufflait les gestes, comme si cet instinct encensé par certains avait pris les commandes, en une suite dont, cependant, elle n'avait pas totalement saisi la logique.

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*Parce que la panthère en toi peut être apprivoisée
Parce que le plus grand des trésors est la liberté.*

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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mer 27 Jan 2010, 20:05

Mirage écouta attentivement les remarques d'Erwan, qu'il énonça avec un sourire aux lèvres :

- Vous avez toutes bien travaillé. Il vous faudra tenter d'aller plus vite à l'avenir. Mirage, le jour où tu tombe sur une porte dans un endroit pavé, tu ne pourras pas dessiner, alors je te conseille de dessiner dans ton esprit, et de retenir les choses. Cela fait en plus travailler la mémoire, et ce ne peut être que bénéfique.

Oui, cela était totalement logique. Mais elle n'avait jamais vu l'intérieur d'une serrure au par avant et avait besoin de se faire une image fixe de l'intérieur. Maintenant, elle n'en avait plus besoin. Sinon pour aller plus vite, il faudra qu'elle s'entraîne à ouvrir des serrures… Elle essayera à l'Académie car il doit bien y avoir des portes fermées.

Erwan partit ensuite en direction de la porte, l'ouvrit et entra, ses élèves à sa suite. En passant, Mirage effaça le dessin du verrou. Elle préférait qu'on ne le voit pas. Une fois qu'elles furent toutes dans l'enceinte d'Al-Jeit, Erwan referma la porte avec un mouvement d'épingle. Qu'elle rapidité ! Mirage n'en crut pas ses yeux et vit que c'était pareil pour Rilend. Leur Maître monta ensuite sur le toit, majestueux et silencieux. Les jeunes filles le suivirent. La jeune femme-renarde grimpa le plus rapidement possible pour ne pas se laisser distancer. Ensuite, elles durent courir à la suite d'Erwan. Sur l'arête d'un toit pentu et glissant. Mirage faillit tomber au premier pas, n'ayant pas l'habitude de ce sol. Mais rapidement elle courut sans ne plus glisser. A force d'escalader des arbres mouillés, elle commençait à avoir des techniques d'équilibre assez précises. Après une dizaine de minutes de course sur les toits, ils s'arrêtèrent au-dessus du marché. Un très grand marché pour Mirage, qui n'en avait jamais vu. Elle sentait les épices mélangés dans l'odeur de la viande bien cuite. Elle voyait beaucoup de joyaux qui brillaient en tous sens, or, argent ou bien pierres précieuses. Devant elle s'étendait une foule de personnes occupées à acheter leur déjeuner, les marchands rivalisant les uns avec les autres, criant pour annoncer leur vente.


- Après, cela sera à votre tour.

Ces quelques mots d'Erwan la tira de sa rêverie. Maintenant, il fallait l'observer lui. Il descendit du toit et passa dans le marché, semblant flâner en regardant les étalages. Puis, d'un mouvement imperceptible pour une personne non habituée, il attrapa un morceau de jambon et retourna auprès de ses apprenties, un sourire aux lèvres. Sur le marché, personne n'avait bronché, et la vie continuait paisiblement.

- C'est leur du casse-croûte, allez prendre quelque chose à manger, et revenez immédiatement, dit-il.

Rilend s'élança la première. Elle attrapa un pilon de coureur à un autre étalage puis revint. Ce fut au tour de Mirage. La jeune fille s'avança, descendit du toit et se fondit dans la foule. Au début elle se promena en regardant les étalages, essayant de trouver un marchand distrait. Elle en vit un, de forte corpulence, en train de parler avec des clients, d'un côté de son étalage. Mirage vit un bout de saucisson particulièrement attirant. Elle s'avança sans ralentir ni accélérer. Son pouls accéléra. Elle n'avait pas l'habitude de voler. Deux mètres… Un mètre… La saucisson était à porté de doigts. Mirage se prépara. Le marchand se retourna. Sa main fusa, sortant de sa poche, attrapant le saucisson puis le glissant dans sa sacoche. A temps. Personne n'avait rien vu. Mirage sourit. Cela s'était bien passé. Elle fit une large boucle pour retourner auprès d'Erwan, Rilend et Miya. La jeune fille grimpa sur le toit et s'assit près de Rilend, tout en sortant son saucisson. Elle croqua fermement dedans. Il était bon à souhait.


* Celui là, je l'ai bien mérité ! * Se dit-elle.

Quand Miya fut revenue avec son casse-croûte, Erwan se leva et descendit du toit dans une ruelle. Mirage le suivit et attendit la suite. Mais Erwan ne disait rien. Que devait-elle faire ? Elle décida de tendre l'oreille et d'attendre, mais dès qu'elle commença à se concentrer, elle entendit des pas, lourds. Au détour de la rue, arrivèrent trois gardes. Mirage se tourna vers Erwan quand elle vit qu'ils étaient armés et il se contenta de lancer.


- Rien de mieux qu'un combat singulier pour bien digérer !
Des gardes arrivent. Ils sont trois. A vous de les mettre hors de combat.
Un Marchombre se rit du guerrier, il joue avec lui, pénètre son centre, lui vole sa force et, si besoin est, prend sa vie. Comprenez la force. Allez combattre. Dans un combat, tout n'est qu'un seul mouvement, qu'un seul souffle. Une expiration, une réflexion… Allez vivre le combat.


Tout en disant ceci, Erwan avait sortit d'on ne sais où, trois bâtons. Mirage en saisit un. Il était assez léger, grand et complétait son manque de force physique. En face, les gardes étaient armés d'épées courtes. Ils avaient une allure costaude et l'air sur d'eux. Rilend attaqua la première, suivit tout de suite par Mirage. Elles seraient plus fortes toutes ensembles. Ensuite, tout se passa très vite. Le garde en face de la femme-renarde n'attendit pas longtemps pour lui lancer un coup d'épée. Elle l'esquiva en faisant un salto arrière.

** - Il ne faut pas que tu esquives tout le temps, utilise la force de ton adversaire pour réussir à le contrer. **

Ces quelques mots revinrent à l'esprit de Mirage. C'est Erwan qui lui avait dit lors du cours précédent. Elle décida donc de ce mettre à l'action. Le garde redonna un coup d'épée, visant le ventre de la jeune fille. Se poussant sur le côté, l'épée courte lui frôla le ventre mais sectionna sa veste. Mirage tourna sur elle-même le long du bras du soldat qui perdit l'équilibre en avant. Tenant le bâton à deux mains, elle en profita pour lui donner un coup dans le dos, ce qui le déstabilisa d'autan plus. Mais il ne tomba pas, étant un combattant professionnel. Il se retourna, rouge de rage. Il attaqua une deuxième fois de la même façon, mais en restant équilibré en arrière. Mirage esquiva une seconde fois sur le côté mais lui donna un coup de bâton sous le menton. Sa tête se renversa en arrière avec un cri de souffrance. Elle le frappa ensuite dans le ventre, le faisant se plier en deux. Puis, avec un dernier coup sur la tête, il tomba par terre, assommé.

La jeune fille alla vite s'assurer qu'il n'était pas mort, en mettant deux doigts sur son cou. Boum… Boum… Boum… Son pouls battait régulièrement. Mirage sourit. Son premier combat. Elle s'en souviendrait. Elle caressa le bâton avec lequel elle s'était battu. Il brillait. Soudain, elle revint au présent. Chercha les jeunes filles des yeux. Où étaient elles ? Une masse sombre, debout, dans l'ombre… Rilend. Mais Miya, où était-elle ? Avait-elle besoin d'aide ?
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Dim 31 Jan 2010, 21:38

Il fallut quelques temps pour que Rilend et Mirage ouvrent à leur tour les deux dernières serrures. Néanmoins elles finirent elles aussi par y parvenir sous le regard attentif de Miya.
Chacune des trois filles avaient utilisé une technique différente pour ouvrir sa serrure mais au final le procédé et surtout le résultat final été le même.


- Vous avez toutes bien travailler. Il vous faudra tenter d'aller encore plus vite à l'avenir. Mirage, le jour où tu tombes sur une porte dans un endroit pavé, tu ne pourras pas dessiner, alors je te conseille de dessiner dans ton esprit, et de retenir les choses. Cela fait en plus travailler la mémoire, et ce ne peut être que bénéfique.


La remarque d’Erwan été tout à fait pertinente puisque quand on ouvrait ainsi une serrure on été concentré dessus et on été donc grandement exposé au danger si jamais quelqu’un profité de se moment pour attaquer.
Bien entendu augmenter sa vitesse de crochetage serait difficile mais rien n’était impossible avec de la volonté et de la persévérance. Un bon entrainement quotidien devrait, avec du temps, faire effet.

Tout en adressant un sourire aux trois jeunes filles, Erwan avait poussé la porte et était entré dans la ville suivit de près par Miya, Rilend et Mirage. Puis avec une vitesse effarante, et avec seulement une seule épingle, il avait re verrouillé la porte.

*Waouh !!* se dit Miya *Même à nous trois il nous a fallut au moins deux heures pour ouvrir cette porte !!*
Certes Miya avait déjà vu de nombreuse personne ouvrir des serrures beaucoup plus vite qu’elle mais jamais en aussi peu de temps.

Tout en invitant les filles à le suivre, Erwan était monté sur un toit et avait attendu quelques secondes avant de repartir en courant sur les tuiles des toits d’Al Chen.
Le suivant, Miya grimpa à son tour sur le toit et partit en courant à sa suite.
Les tuiles étaient légèrement glissante mais cela n’importuna pas le moins du monde Miya qui y était habitué grâce à ses nombreuses courses sur les toits d’Al Far.
Profitant de cette course pour observer la ville d’Al Chen Miya tenta de la comparer à sa ville natale.
Si l’effervescence et l’activité des deux villes étaient les même en revanche les villes en elles même n’étaient pas tout à fait identiques. Al Far s’emblait beaucoup plus « discrète » qu’Al Chen.
Avant qu’elle puisse approfondir d’avantage ce point, Miya fut tiré de son observation par l’accélération soudaine d’Erwan.
Pour ne pas se laissé distancer Miya dut augmenter également sa vitesse et se concentrer d’avantage pour éviter de chuter.
Dans l’ensemble tout se passa bien et dix minutes plus tard ils s’arrêtaient devant un marché.
Voyant qu’Erwan leur faisait signe Miya se rapprocha de lui et il leur dit :

- Après, cela sera à votre tour.

Puis aussi discret qu’une ombre il descendit dans le marché et vola un morceau de jambon et revint vers les filles en leur disant de faire de même.
Rilend fut la première à s’élancer et ramena un morceau de coureur, puis elle fut suivit par Mirage qui ramena un saucisson.

Descendant à son tour du toit aussi silencieusement que possible Miya se dirigea vers le marché tout en se fondant dans la foule pour observer les marchants et leur étalage et trouver quelque chose à manger.
Sa recherche dura à peine une minute. Quelques mètres plus loin un marchant de poulet était en pleine contemplation d’une belle jeune fille qui vendait des fruits sur l’étalage d’en face. Bien que surveillant son étalage autant qu’il le pouvait, l’homme n’arrivait pas à ne pas jeter de temps en temps un regard rapide vers la belle jeune fille. Son inattention ne durait qu’a peine deux secondes mais cela suffit amplement à Miya pour prendre une grosse cuisse de poulet qu’elle dissimula dans une de ses poches intérieurs.
Contente de son larcin l’apprentie rejoint les autres puis sortit son butin qu’elle manga avec appétit.

Une fois que tout le monde eu finit de manger Erwan les fit descendre dans une rue parallèle au marché puis poussant un soupir il leur dit :

- Rien de mieux qu'un petit combat pour bien digérer !
Des gardes arrivent. Ils sont trois. A vous de les mettre hors de combat.
Un Marchombre se rit du guerrier, il joue avec lui, pénètre son centre, lui vole sa force et, si besoin est, prend sa vie. Comprenez la force. Allez combattre. Dans un combat, tout n'est qu'un seul mouvement, qu'un seul souffle. Une expiration, une réflexion... Allez vivre le combat.


Puis il leur donna à chacune un bâton qu’il sortit dont ne sais où en leur désignant la rue d’où arrivaient les gardes.
Chaque garde avait une épée courte et tous les trois semblaient sur d’eux.
Voyant Rilend et Mirage engager le combat Miya fonça elle aussi vers un des gardes.
De corpulence moyenne celui-ci arborait un regard rieur et un sourire moqueur trônait sur ses lèvres.

*Il doit surement penser que je n’ai absolument aucune chance contre lui* en déduisit Miya *c’est ce qui causera sa perte*
Lors d’un des entrainements que leur avait fait subir Erwan Miya avait fait l’erreur de sous estimer son adversaire et cela lui avait fait perdre le combat.
Se souvenant des conseils du maître Marchombre qui lui disait qu’il fallait toujours surestimer son adversaire et aviser après selon le niveau de celui-ci Miya décida d’aller tester les forces du garde.
Tout en tenant fermement son bâton elle courra vers lui et tenta de le frapper au ventre. Esquivant le coup avec adresse le garde riposta en lui envoyant son pied dans le menton. Miya esquiva le coup et recula de quelques pas pour observer son adversaire.
Tout en souriant bêtement le garde lui lança :


- Alors ma petite, c’est tout ce dont tu es capable !!

*Il est beaucoup trop sure de lui, je vais pouvoir profiter de ce défaut pour l’avoir* décida Miya.

Trouvant inutile de répondre au garde Miya tourna volontairement la tête vers la droite en feignant d’être attiré par le bruit du vol d’un oiseau tout en restant prête à bondir.
Comme prévu le garde tomba dans le piège et attaqua en étant sur de toucher sa cible. Mais alors qu’il abattait son épée sur elle, Miya attendit la dernière seconde pour esquiver le coup en bondissant de côté. Puis profitant du déséquilibre du garde causé par le poids de son épée qui continué sa course vers le sol étant donné que la jeune fille n’y était plus, Miya se glissa derrière lui et lui asséna un coup de bâton derrière la nuque qui l’assomma et le fit tomber à terre. Vérifiant rapidement qu’il ne risquait pas de se relever avant plusieurs heures Miya se retourna pour voir si Rilend et Mirage avait besoin d’aide.
Voyant plus loin qu’elles avaient également finit leur combat Miya les rejoints et attendit la suite.
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MessageSujet: Re: Groupe Hezlam - Cours n°3   Mar 02 Fév 2010, 12:37

- Et bien... Je vais vous demander de me dire plusieurs choses sur ce combat que vous venez de mener :

Déjà, j'aimerais savoir ce que vous en pensez, simplement. Ensuite, j'aimerais que vous trouviez vos forces et vos faiblesses. Et pour terminer, que vous me disiez les erreurs que vous avez pu faire, ainsi que votre adversaire... pour conclure sur ce que vous aurez retenu de cet affrontement.







[Vous pouvez répondre par dialogue prompt, comme je viens de le faire - et c'est même fortement conseillé]

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