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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Fubiz - Cours n°2

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MessageSujet: Groupe Fubiz - Cours n°2   Jeu 05 Nov 2009, 21:52

Bella attendait tranquillement ses apprentis. Elle avait sorti trois chevaux des écuries de l'Académie et les avait emmenés en main jusqu'au Lac Chen pour les y laisser se désaltérer. Lorsque les animaux s'étaient repus de l'eau du Lac, elle était allée les attacher un peu plus loin, dans la forêt, avec tout de même un minimum de corde et donc de liberté de mouvement. Elle n'aimait pas entraver ce qui devait rester libre, et en l'occurrence, elle avait tout à fait conscience que les chevaux étaient des créatures libres, et bien plus que tout autre, fût-ce une biche dans une forêt, qui n'avait jamais rencontré d'humain de sa vie, et qui n'en était pas traumatisée. Simplement, parce que l'on ne peut pas contraindre un cheval, et qu'à chaque instant, elle avait conscience que c'était par leur immense bonté qu'elle tenait encore dessus. C'était parce que le cheval avait réellement conscience des choix qui s'offraient à lui, à savoir porter un cavalier et faire un heureux, une personne qu'il connaissait, heureux, ou alors le mettre sur le sol et être bien plus heureux lui-même ainsi.

Ces animaux avaient toujours fasciné Bella, bien qu'elle n'en eût jamais réellement possédé un. Simplement parce que l'on ne pouvait pas posséder un cheval, quoi qu'on en dît. Elle avait eu des relations privilégiées avec de tels animaux, bien entendu, dans sa longue vie. Déjà, avec le premier cheval qu'elle n'eût jamais approché, Amour, celui que son Maître lui avait offert au cours de sa formation. Puis, lorsque sa formation avait été terminée, le cheval commençait à se faire vieux et était mort simplement de vieillesse, deux années plus tard. Amour avait alors vingt-quatre ans.

Puis, il y avait eu Ilasya, cette jument hors du commun. La plus belle chose qui aurait pu arrivé à Bella. Cette jument était tout ce qu'elle avait pu rêver quant au cheval qui galopait dans son esprit, le cheval de ses rêves. La relation qu'elle avait eue avec elle était magnifique, comme une passion, quelque chose de très instinctif et émotif qui s'était emparé et de l'humaine, et de l'animal Quelque chose d'impalpable, de fusionnel, comme jamais elle n'avait pu avoir de relation avec les animaux. Avec les humains, c'était différent. Il y avait ses enfants. Il y avait Erwan. Et c'était tout, car cela n'était pas à commenter. C'était sa famille, ses tripes, ses boyaux, ses entrailles, la prunelle de ses yeux. La perte d'un être cher ne peut qu'être difficile et accentuer les relations que l'on peut avoir avec les autres personnes importantes à nos yeux. Erwan, Galvin. Et puis Eterna, partie.

Soupirant légèrement, Bella se hissa sur une branche sans effort, avec une fluidité et un naturel improbables. Elle entendait les respirations paisibles des chevaux qui broutaient, tandis que son regard se portait sur l'horizon, où le soleil faisait briller Chen de mille feux. Souriant, la Marchombre tendit l'oreille pour entendre d'autres respirations. Des bruits de pas. De ses apprentis. Souriant, elle se glissa entre deux équidés et s'avança vers l'endroit d'où venaient les bruissements, ouvrant les bras.

Les accueillant à bras ouverts.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Sam 07 Nov 2009, 20:50

Dodelinant de la tête, la jeune fille s'éveilla, un rayon de soleil pointant dans sa direction. Allongée sur un lit la veille, elle fut surprise de constater qu'elle avait passé sa nuit ici, elle qui n'aimait pas les espaces clos. Mais exténuée en fin de journée, elle ne devait pas avoir eu le courage de sortir en forêt, son endroit favori. Sautant au pied du lit, elle vit à la périphérie de sa vision un objet blanc voler. Faisant un demi-tour rapide, elle saisit entre les doigts ce qui l'avait alertée. Un papier. Ce n'était rien que cela. Cependant, elle eût assez d'esprit pour le retourner et lire ce qui y avait été écrit à la main, pensait-elle.

Chers apprentis,
Lorsque le soleil en sera au quart de son parcours, rejoignez-moi le long de ce qui reflète sa Beauté.


Là ou se reflétait le soleil, la quart de son parcours... Pour ce qui était de l'heure, la moitié de son parcours étant le zénith, à midi, la quart serait neuf heures. Et il était huit heure. Elle était dans les temps, restait à trouver l'endroit. Logiquement, elle pensa immédiatement à l'eau, mais où ? Leur maître pouvait les attendre sur la berge d'une rivière comme au bord d'un lac. Réflexion se fit, et elle se mit à marcher pendant que son esprit tournait en boucle, obsédé par l'idée de l'eau, trop vague. Sortant de l'intérieur de l'académie, elle passa devant les écuries, et constata avec étonnement que plusieurs chevaux paraissaient absents, alors que l'heure était encore matinale. Un peu tôt pour une promenade, pensa la jeune fille. Puis une idée se fraya un chemin dans son esprit. Peu de gens étaient debout, si les chevaux n'étaient pas là, c'est que quelqu'un les avait pris, et ce quelqu'un, il y avait de grande chance pour que ce soit Bella, la maître marchombre. Si elle avait prit des montures, c'est qu'ils iraient loin, et la petite rivière proche n'était entourée de rien de bien intéressant qui pourrait nécessiter l'aide d'animaux. La solution la plus probable était donc le lac Chen. Elle varia alors sa courbe en fonction de sa destination et commença à marcher à une allure plus soutenue. Cela l'échaufferait, et elle serait bien réveillée pour le cours.

Elle arriva enfin en vue du lac Chen. Les traces de pas sur le sol restaient présentes, et la marque des fers des chevaux étaient une alliée précieuse. Là-bas, sur une branche, son maître se tenait, dans l'ombre. Les chevaux broutaient tranquillement l'herbe fraîche, tandis qu'Irya constatait que Bella avait choisi un endroit propice pour qu'ils puissent se désaltérer à leur gré. Celle-ci semblait respecter toute forme de vie, que ce soit les humains et les animaux ou bien les rochers et les plantes. Peu de gens étaient comme elle, et l'avoir à ses côtés pouvaient se révéler plus bienfaiteur que prévu. Irya sourit quand la femme descendit de l'arbre, l'accueillant à bras ouverts. Son examen s'était bien déroulé dans l'ensemble, et Bella l'avait soigné à la fin pour son épaule démise. Son efficacité était redoutable, la douleur s'était ensuite faîte ressentir par vague uniquement, et pendant un laps de temps très court. S'approchant à pas modéré de la marchombre, le visage d'Irya se fendit d'un sourire :

- Bonjour Maître.


Elle contempla alors l'étendue du lac Chen, droit devant elle. Elle en avait beaucoup entendu parler, mais ne l'avait jamais vu, ceci était une première. Comme elle le souhaitait, elle allait découvrir de nouvelles choses. Son apprentissage continuait.


Dernière édition par Irya Til' Doriam le Dim 15 Nov 2009, 19:18, édité 2 fois
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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Sam 14 Nov 2009, 16:49

[ excusez-moi pour le retard, ça n'arrivera plus ! ]

Le dortoir des garçons était vide, constata Eindel en s'éveillant lentement. Il venait encore de faire un rêve très étrange. Quoi de plus bizarre que de la neige se transformant en Raïs blancs ? Chassant de sa tête ce songe, il s'appuya sur ses coudes et ne fut qu'a moitié surpris d'apercevoir un bout de papier à ses pieds. Il le prit en baillant et lut :

"Chers apprentis, lorsque le soleil en sera au quart de son parcours, rejoignez-moi le long de ce qui reflète sa Beauté."

A peine réveillé, l'orphelin laissa les réflexions à plus tard et entreprit de se préparer à suivre ce cours convenablement. Il revêtit sa tenue de cuir souple et sombre et apprécia la liberté de mouvement qu'elle offrait et descendit les deux étages qui le séparaient du rez de chaussé avant de sortir. L'air frais et doux de cette matinée débutant le fit frissonner de plaisir. Eindel aimait le froid, tout autant qu'il avait des difficultés avec la chaleur, et l'hiver s'annonçant à grands pas le ravit. Le garçon sortit de sa poche le petit écriteau et réfléchit.

Le soleil était prêt du quart de son parcours, et la première chose qui lui vint à l'esprit quand à la deuxième partie de l'indication fut l'eau, mais c'était bien faible comme indice. Eindel savait que le Lac Chen n'était pas loin, et à part les quelques ruisseaux ici et là, il voyait mal qu'est ce qui pouvait mieux refléter les majestueux rayons de l'astre roi que le Lac Chen. L'ayant déjà vu, il connaissait le chemin, et ce fut donc cette direction qu'il prit à grands pas. S'il ne savait pas s'il était en retard, l'idée qu'il puisse l'être le faisait prendre une allure soutenue, mais le chemin qu'il empruntait s'enfonçait de plus en plus dans les sous-bois et l'humeur de Eindel allait en s'égayant. Le chant des oiseaux, les sons des ruisseaux s'écoulant à proximité et les jeux de lumière créés par les feuillage le ravissait. C'était une belle journée qui débutait, une journée où il en apprendrait encore plus sur la Voie des Marchombres, une journée où il allait faire des découvertes.
Oui, décidément, Eindel était de très bonne humeur aujourd'hui.

La lumière vive lui fit froncer les sourcils lorsque les sous-bois se déchirèrent soudainement sur une plage caillouteuse, et lorsque ses il se fut accoutumé au soleil, Eindel émit un léger cri de surprise en découvrant l'immense étendue d'eau qui s'étalait telle une tache d'encre devant ses yeux. S'il avait déjà vu le Lac Chen, il avait oublié à quel point le voir créait un choc. L'eau était blanche de lumière, les vaguelettes dessinaient de magnifiques jeux d'ombres, et le paysage au loin était à peine visible. Le garçon détacha son regard du lac et se tourna vers la plage qui continuait, avant de remarquer deux silhouettes non loin. Certain de leur identité, Eindel couru pour les rejoindre, et, arrivant devant Bella et Irya, les salua.

" Bonjour. "


Dernière édition par Eindel Redohil le Jeu 19 Nov 2009, 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Dim 15 Nov 2009, 12:46

Bella avait attendu, et entendu par la suite des pas se diriger vers le Lac. N'ayant aucun doute sur qui cela pouvait être, simplement par la présence que cela engendrait, elle s'était avancée vers la première apprentie qui étaient arrivée. Irya était là, attentive, et cela fit plaisir à la Marchombre de la revoir. Elle semblait aller mieux, depuis l'examen, et son épaule avait repris une place naturelle. Lui souriant, elle entendit encore plus loins un léger cri, de surprise, et ne put s'empêcher d'étirer ses lèvres dans un immense sourire, tandis que Eindel arrivait à son tour. Se reculant, elle les observa un instant. Ils avaient encore avancé sur la Voie, malgré eux sans doute, juste en vivant, et en continuant l'entraînement même sans elle. Elle était contente d'eux, et le leur montra en un immense sourire, encore une fois. Cela faisait maintenant deux semaines que l'examen était passé, et elle avait fait exprès de leur laisser tant de temps, justement, pour qu'ils assimilassent bien les leçons et les exercices, et qu'ils s'entraînassent seuls. Elle allait voir donc si ce demi-repos avait été mérité.

- Bonjour à vous deux ! Irya, ton épaule va mieux ?

Leur adressant un sourire, qui fit encore naître de profondes rides sur son visage, la Marchombre les invita à la suivre d'un mouvement de main et marcha vers les chevaux, qui étaient un peu plus loin. Ils n'avaient pas bougé, preuve qu'ils n'étaient pas trop mal à cet endroit-là, avec ce qu'il fallait d'herbe et d'eau pour subvenir à leurs besoins. Oh, bien entendu, elle savait aussi que leur dressage et débourrage leur avait appris à attendre sagement, mais elle préférait respecter leur nature plutôt que leur éducation. Question de respect des autres êtres vivants, quels qu'ils fussent. D'un léger claquement de langue, elle attira l'attention des trois équidés, et ces derniers levèrent la tête pour les regarder arriver, ces trois bipèdes étranges. Bella sourit, à cette pensée. Elle alla donner une caresse à chaque cheval, pour ne pas faire de jaloux et pour les remercier d'être aussi patients, et se tourna vers ses apprentis, les invitant à la rejoindre près des têtes des équidés.

- Pour commencer, aujourd'hui, nous allons nous occuper de ces chevaux et vous allez apprendre à vous diriger et à vous déplacer avec. Vous allez voir, il n'y a rien de bien compliqué, et de plus, cela ne se perd jamais.

Les chevaux étaient déjà sellés et harnachés, mais cela n'empêcha pas à Bella de faire son petit discours sur les animaux. Elle respectait bien trop tout ce qui vivait pour oublier cela, et oublier d'enseigner ce respect à ses apprentis. Le respect était la base de toute relation, humaine ou inter-espèce, d'humain à animal ou d'animal à humain. Sans respect, la relation n'était pas une relation de confiance, et la sécurité n'était plus respectée. Cela vallait encore plus avec des animaux tels que les chevaux, dont le poids et la force étaient vingt, voire cinquante fois plus importants que ceux d'un homme, aussi baraqué fût-il.

- La base de l'équitation, c'est le respect du cheval. Il faut être poli avec lui, lui demander, avec des gestes, attitudes ou mots, tout ce que vous souhaiteriez de lui.

Pour commencer, ici les chevaux sont déjà prêts à être montés. Mais la prochain fois, vous devrez le faire vous-même, alors observez bien chaque chose, la place qu'elle occupe et son réglage. Nous avons ici la selle, qui tient sur le dos du cheval grâce à la sangle, qui se règle du côté gauche du cheval. Puis, le filet, avec le mors qui passe dans la bouche du cheval pour le diriger. Les boucles de la lanière qui passe sous la gorge du cheval doivent être orientées elles aussi vers la gauche, tout comme celle qui passe sous son menton.


Au fur et à mesure qu'elle parlait, Bella montrait précisément les choses sur le cheval qui était le plus proche. Pour la sangle, elle avait soulevé le morceau de cuir que l'on nommait faux-quartier et avait désigné les boucles que l'on pouvait régler. Puis, en parlait du filet, elle avait montré la sous-gorge avec la boucle à gauche, et de même pour la muserolle. Tout cela en gardant une main sur l'encolure du cheval, à le caresser tendrement. Continuant son exposé, elle désigna les morceaux de cuir qui partaient du mort du cheval pour aller jusque derrière leur encolure, et expliqua que c'étaient les rênes, et qu'elles permettraient donc de monter au cheval ce que l'on voulait faire. Puis, elle passa à côté de chaque cheval pour serrer un peu plus la sangle, avant d'annoncer :

- Vous pouvez donc monter sur vos montures !

Le cheval qui est de couleur dorée se prénomme Ptibuis, c'est une jument, tout comme celle qui est grise avec les tâches plus claires et plus foncées, qui elle se dénomme Brume. Le dernier, de couleur marron - on dit Alezan pour les chevaux - se prénomme Roméo.

Moi-même, je vais prendre Roméo. Regardez bien la manière dont je monte pour faire de même.


Sur ce, Bella s'avança vers Roméo, et détacha sa longe de l'arbre auquel elle était attachée. Elle prit le petit hongre par la bride et le fit marcher un peu, avant de l'arrêter. Lui prodiguant une douce caresse sur le chanfrein, elle continua son mouvement jusqu'à son épaule, douce et tendre avec l'animal. Puis, elle murmura qu'elle allait monter au cheval, et elle passa son pied gauche dans l'étrier à gauche de l'animal. Prenant légèrement appuis sur la selle, elle se hissa sur son dos avec grâce, passant sa seconde jambe par dessus la croupe de l'animal et s'asseyant confortablement dans sa selle. Puis, elle se tourna vers ses apprentis et les encouragea à faire de même.

Lorsqu'ils furent montés, Bella leur adressa un sourire. Puis elle reprit :


- Vous allez voir, c'est facile. Il faut énormément écouter le cheval, car il vous dit des tas de choses. Il peut aussi se moquer de vous, et dans ce cas il faut lui faire comprendre que c'est vous qui décidez, malgré tout. Parce qu'un cheval, au naturel, a une hiérarchie bien précise dans le troupeau, et qu'il y a toujours un dominant, ou leader, auquel ils font aveuglément confiance. C'est ce cheval-là que vous devez devenir.

Pour commencer, il vous faut savoir que pour avancer, vous devez légèrement serrer les mollets. Une fois, le cheval partira au pas, deux fois au trot. Pour le galop, c'est lorsque vous reculez légèrement une jambe. Nous n'allons pas voir toute l'anatomie du cheval, mais sachez que le cheval peut galoper de deux manières différentes, suivant quelle jambe vous reculez.

Pour tourner, vous devez déjà tenir correctement les rênes. Le brin qui vient de la bouche du cheval doit passer de vos petits doigts jusqu'à vos pouces, et ces derniers doivent pouvoir s'appuyer dessus et regarder vers le ciel. Lorsque vous souhaitez tourner, tourner avec tout votre buste, et ouvrez la main - et non pas tirez ! - vers l'endroit que vous voulez rejoindre. Au début, vous allez exagérer les gestes, mais avec la pratique, cela se fera de plus en plus vite et de plus en plus discrètement.


Bella savait que cela faisait beaucoup d'informations à digérer d'un coup. Mais elle croyait en eux, et savait que c'était aussi quelque chose d'instinctif. Elle avait l'impression qu'Eindel savait déjà monter à cheval, mais préféra ne rien dire, tandis qu'elle faisait pivoter le sien vers ceux des apprentis. Puis, elle fit tourner Roméo pour s'éloigner un peu d'eux, et leur laisser la place de se mouver. Puis, d'un signe de tête, elle lança :

- Essayer donc de manier vos chevaux ici, avant que l'on ne parte.

Posant ses mains et ses rênes sur l'encolure du cheval, Bella regarda ses apprentis tenter de manier leur cheval. Sereine.
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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Jeu 19 Nov 2009, 19:02

Ainsi le cours commencerait par de l'équitation... Eindel savait monter à cheval, mais ses connaissances se limitaient à cela, et bien souvent pendant son récent voyage avait-il du demander aux garçons d'écuries s'ils voulaient bien lui préparer sa monture avant qu'il ne reprît sa route. A vrai dire, il ne savait même pas le nom de toutes ces parties nécessaires, et pour certains même leur fonction. Pourtant il savait monter un cheval, le diriger et s'en occuper pas trop mal, et Eindel ne saurait sans doute jamais où il avait appris tout ça. Lorsqu'il avait quitté le village où il avait été soigné par un vieillard bienveillant, on lui avait donné une jument, et tous les gestes à faire lui étaient revenus naturellement. Toutefois son savoir-faire n'était que rudimentaire, et bien souvent il se contentait de laisser sa monture s'occuper seule de sa toilette, lui donnant seulement de la nourriture, et il s'était souvent blâmé pour cela, puisqu'il respectait ces animaux et qu'il savait qu'il lui aurait dû plus d'attention.

Le jeune garçon écouta avec beaucoup d'attention les longues explications de Bella, même s'il avait du mal à tout digérer et que sa mémoire s'activait plus que jamais; et pendant les légères pauses qu'elle leur offrait il se remémorait rapidement tout ce qu'il venait d'entendre. Lorsqu'enfin Bella les invita à monter sur la jument de leur choix, Eindel choisit inconsciemment Brume. Peut-être était-ce à cause de sa couleur grise lui rappelait le froid, ou à cause de cette brume qui, chaque matins, l'incitait à sortir de son lit douillet pour la contempler. Il ne se posa pas plus longtemps la question et caressa du bout des doigts le corps de cette belle jument, avant de placer son pied gauche dans l'étrier correspondant et de se hisser sur selle d'un mouvement qu'il aurait préféré plus souple.

Il n'avait jamais pensé que l'équitation puisse être si difficile. Tous ces mots de vocabulaire précis lu étaient inconnus, et s'il connaissait les codes pour le maniement d'un cheval, jamais il n'avait entendu dire qu'il fallait écouter le cheval. Eindel jugea que cela devait être une sorte d'ouverture d'esprit au même titre que quand Bella leur avait demandé de s'ouvrir aux forces de l'eau, dans la grotte. Mais le cheval étant vivant et ayant des expressions, le comprendre devait certainement être plus aisé.

" Essayer donc de manier vos chevaux ici, avant que l'on ne parte. "

Le jeune homme ne se fit pas prier . Il saisit les rennes de la façon décrite par Bella et appliqua une légère pression de ses mollets dans le but de partir au pas. Il ne devait rien précipiter. S'il réussissait à faire quelques dizaines de mètres au pas, et cela il n'en doutait pas, il passerait au trot.

La jument ne bougea pas. Au contraire, elle se cabra et Eindel dut se cramponner pour ne pas chuter, mais Brume ne recommença pas, aussi eut-il le temps de reprendre le contrôle de la situation.

" Il faut énormément écouter le cheval, car il vous dit des tas de choses. Il peut aussi se moquer de vous, et dans ce cas il faut lui faire comprendre que c'est vous qui décidez, malgré tout. "


Le jeune apprenti écouta, son esprit tendu vers l'esprit du cheval sous son corps, et sentit. La jument se jugeait supérieure à lui, et Eindel savait qu'elle l'était par la force. Il tenta donc de lui faire comprendre que c'était lui le dominant. Son corps se raffermit et ses jambes appliquèrent une pression ferme le long de la cage thoracique du puissant animal et de ses mains il tira fermement sur les rênes, en veillant à ne pas la blesser. Il attendit un instant et tenta à nouveau un léger coup de mollet. Brume se mit en marche, le plus dur était fait. L'animal avait accepté l'homme, le reste irait de soi.

Après avoir fait quelques tour pour vérifier que Brume se dirigeait bien vers les directions qu'il indiquait, il revint patiemment vers Bella et Roméo. Le trot ne serait pas pour tout de suite, l'apprenti sentant que cela pouvait mal se passer. La jument qu'il avait utilisé jusqu'à son arrivée ici était beaucoup plus docile que Brume, il n'avait jamais eu de problèmes avec elle. Mais ça tombait bien, Eindel aimait relever des défis.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Sam 21 Nov 2009, 15:05

[Excusez-moi pour la qualité médiocre de ce RP et sa taille qui laisse vraiment à désirer, mais je suis très occupée et j'ai peu de temps pour répondre au RP, je me rattraperais après...]

Eindel arriva peu de temps après et se posta près de la marchombre, qui souriait toujours. Elle prit la parole d'une voix douce et agréable, soucieuse du bien-être de ses élèves :


- Bonjour à vous deux ! Irya, ton épaule va mieux ?

- Oui, beaucoup mieux, merci Maître.


Irya sentait un élan de respect profond pour la marchombre naître en elle. Bella suivait la voie de l'Harmonie avec tant de facilité, que l'on aurait pu dire qu'elle était née avec cela. Respect de la nature, des hommes... La jeune fille qui l'observait espérait pouvoir en faire autant. Elle était encore loin, très loin de cela, mais c'était son but, elle y arriverait. Sortant de ses pensées, elle fléchit légèrement la tête pour voir son maître caresser alternativement les deux chevaux, pour que cela soit équitable, sans doute. Puis elle invita ses apprentis à se rapprocher de la tête des chevaux et commença ses explications d'une phrase brève :


- Pour commencer, aujourd'hui, nous allons nous occuper de ces chevaux et vous allez apprendre à vous diriger et à vous déplacer avec. Vous allez voir, il n'y a rien de bien compliqué, et de plus, cela ne se perd jamais.


Elle se déplaça ensuite autour du cheval et fit un peu de théorie, expliquant à ses apprentis la place de chaque chose et son utilisation. Elle désigna les différentes parties de la selle, sans cesser de montrer avec le main l'endroit dont parlait. Son exposé dériva ensuite vers le filet, tandis qu'elle caressait doucement le poitrail de l'animal. Ayant fini son cours théorique, elle s'approcha d'un cheval marron, qu'elle désigna comme étant Alezan, nommé Romée, et l'enfourcha de manière ferme mais douce, montrant l'exemple. Eindel s'approcha de la jument grise, Brume, Irya décida donc de monter Ptibuis, qui était de couleur dorée. Elle la caressa d'abord longuement, puis une fois que son taux d'assurance fut revenu à une moyenne acceptable, elle monta sur l'animal. Elle se pencha un peu trop en avant, et retomba brusquement en arrière, ne s'arrêtant qu'un quelques centimètres de la selle. S'asseyant enfin, elle tint les rênes de la manière dont leur avait parlé Bella. Cette dernière reprit une dernière fois la parole avant de laisser les apprentis à leurs concentration :

- Essayer donc de manier vos chevaux ici, avant que l'on ne parte.

Irya ne se fit pas prier et mit quelques minutes à pour ne plus relever les mains à chaque fois qu'elle pressait les flancs de Ptibuis. A moitié convaincue, elle se lança alors et demanda à la jument d'avancer. Mais cette fois-ci, elle n'insista pas assez et la jument ne réagit pas. Se souvenant des paroles de son maître, Irya raffermit son contact sur les flancs de Ptibuis et celle-ci consentit enfin à faire un pas. Réitérant son action, elle réussit à faire avancer la jument sur quelques mètres. Elle n'était jamais réellement montée à cheval, sauf quand elle avait trois ou quatre ans, et ses souvenirs ne lui revenaient pas... Décidée à se faire obéir, bien qu'elle soit en grande partie ignorante, elle demanda gentillement à la jument d'avancer au pas de nouveau. Celle-ci avait dû comprendre qu'elle avait tout intérêt à exécuter ce que lui demandait Irya, car elle se mit au pas.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Lun 23 Nov 2009, 12:49

Bella pouvait aisément voir et sentir l'attention de ses élèves monter et diminuer, presque de manière sinusoïdale, lorsqu'elle parlait. Ils tentaient d'intégrer un peu tout ce qu'elle pouvait déblatérer, mais avaient un peu de mal, tout de même. Ce qui était compréhensible et normal, après tout, car elle avait dit énormément de choses. Mais avec la pratique, elle ne doutait pas qu'ils parviendraient à tout comprendre et assimiler. Leur adressant un sourire lorsqu'ils montèrent sur leur monture, la Marchombre les regarda prendre leurs rênes et tenter de commencer à avancer avec leurs chevaux. Brume n'était pas très contente, mais le garçon parvint à lui faire entendre raison et à la remettre aux ordres de son cavalier. De la même manière, Ptibuis, plus calme, faisait mine ne de pas réagir aux sollicitations d'Irya, jusqu'à ce que cette dernière s'imposât à son tour.

Tous deux ne firent que du pas, étirant un sourire ridé sur le visage de leur Maître. Ils n'étaient pas à l'aise, cela se comprenait, mais si là, tout de suite, quelqu'un arrivait pour les tuer, ils ne seraient pas capables de partir plus vite pour échapper à la mort. Et cela en restait un handicap. Il fallait toujours tout donner, elle l'avait déjà dit, même si elle savait qu'elle devrait encore le répéter, et souvent. Faisant avancer son cheval de quelques pas, elle s'adressa ainsi à ses deux apprentis qui commençaient à être un peu plus à l'aise sur le dos de leur propre monture. Leur offrant un sourire, elle exposa :


- Je sais que vous n'êtes pas à l'aise, et qu'il faut de toute manière du temps pour comprendre le mécanisme d'un cheval, et de l'équitation. Cependant, pour aller toujours plus loin, il faut prendre des risques, pour avancer, toujours. Le pas, c'est bien beau, mais vous auriez pu au moins essayer de trotter !

Son regard pétillant d'amusement, tandis qu'elle posait ses yeux dans ceux de ses apprentis. Soupirant, elle leur indiqua tout de même, d'un ample mouvement de bras, de la suivre tranquillement. Elle allait commencer doucement, s'ils ne savaient pas tant monter que cela. Elle n'était pas sadique à ce point-là, tout de même. Soupirant, elle pressa ses mollets contre les flancs de sa monture et la mit au pas, tranquillement. La dirigeant entre les arbres, elle rejoignit bien vite le bord de la rive du Lac Chen. Ils marchèrent ainsi un bon moment, sans doute une cinquantaine de minutes, tranquillement, bien que Bella demandât un certain allongement du pas, régulièrement, à sa monture. Au bout de ce laps de temps, elle se retourna sur sa selle et annonça assez fort pour que les apprentis l'entendissent :

- C'est pas trop mal, vous commencez à vous détendre. On va faire un peude trot. Il faut que vous sachiez que c'est l'allure la plus inconfortable pour le cavalier, et donc il sera difficile pour vous de vous y accorder. Néanmoins, nous trotterons assez longtemps pour que vous puissiez avoir le temps de vous détendre et de comprendre le mécanisme de cette allure.

D'un appel de langue, elle fit partir Roméo au trot, dans un petit trot au début. Se retournant régulièrement pour vérifier que les apprentis ne perdaient pas trop l'équilibre et restaient en selle, elle se mit elle-même en trot enlevé pour ménager le dos de sa monture.Ils trottèrent encore un long moment, une heure de la même manière que pour le pas. Bella décida que le galop serait pour le retour. Bientôt, sur la rive de Chen, se dressa la silhouette d'une ville. Ils se rapprochaient inexorablement d'Al-Chen, la destination de la Marchombre pour ce second cours qu'elle dispensait à ses deux apprentis. Un sourire passa sur son visage, tandis qu'elle laissait encore son cheval au trot le temps d'arriver à une centaine de mètres de la palissade en pierres ajustées de la ville protégée. Là, elle mit son cheval au pas et le fit marcher jusqu'à arriver près d'un bosquet non loin de la muraille protectrice d'Al-Chen. Descendant de son cheval, elle prit la longe de sa monture et la fixa à une branche d'arbre, près d'un petit ruisseau, encore, et où l'herbe était plutôt abondante. Se tournant vers ses élèves, elle les invita à faire de même.

Puis, d'une caresse sur le chanfrein de Roméo, elle quitta le camp des chevaux pour s'avancer vers les remparts. L'entrée de la ville était presque à l'opposé d'où ils étaient, donc il était évident qu'elle n'allait pas les faire passer par là. Désignant le haut du rempart d'un geste du menton, elle annonça :


- Allez, on va grimper, pour s'échauffer correctement les muscles des bras. La palissade n'est pas vraiment haute, à peine une dizaine de mètres. Je vous suis, allez-y.

Leur adressant un sourire encourageant, elle les laissa passer devant elle pour pouvoir réagir plus vite s'il se passait quoi que ce fût. Mais les rocs n'étaient pas très ajustés et présentaient des aspérités profondes et faciles de prise en main, donc il ne devait pas y avoir de problème.
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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Jeu 26 Nov 2009, 19:14

Brume renâcla lorsque Bella, sur le dos de Roméo, s'approcha au pas.

" Je sais que vous n'êtes pas à l'aise, et qu'il faut de toute manière du temps pour comprendre le mécanisme d'un cheval, et de l'équitation. Cependant, pour aller toujours plus loin, il faut prendre des risques, pour avancer, toujours. Le pas, c'est bien beau, mais vous auriez pu au moins essayer de trotter ! "

La remarque était clairement une reproche, mais le large sourire qui s'était dessiné sur son visage et son expression joyeuse rassura l'apprenti sur ses intentions. La vieille maître, d'un large mouvement du bras, leur indiqua qu'il fallait la suivre avant de diriger le cheval Alezan et de prendre la route. Eindel se cala plus confortablement sur la selle de sa monture avant de taper une fois des talons sur sa peau pour la faire s'élancer à la suite de sa congénère. Le jeune garçon, au bout de quelques minutes, remarqua que l'allure imposée grandissait progressivement et lentement - toutefois la ballade s'annonçait tranquille pour l'instant. Que pouvait bien leur réserver Bella ? Où se dirigeaient-ils ? Ils allaient surement loin, sinon elle ne leur aurait pas prêter de monture, mais elle ne leur donnait aucun indice sur la nature du cours d'aujourd'hui et Eindel choisit de ne pas poser de questions inutiles. Il saurait bien à temps ce qu'il lui serait imposé.

La promenade s'éternisant, Eindel ne fit plus qu'observer d'un œil distrait les alentours, son regard tantôt perdu sur l'immensité du lac, tantôt glissant le long de la lisière de la forêt, appréciant la richesse biologique des sous-bois réveillés. Il lui arriva aussi, comme souvent, de fuir ses yeux dans l'éternel bleu céleste, admiratif devant les judicieuses formes empruntées par les nuages blancs et s'exaltant à regarder l'infini, simplement. Il s'imaginait pouvoir voler, vers l'immense éternel, vers l'inconnu, vers de nouveaux horizons, tel un aigle libre et sauvage planant loin au-dessus des prairies verdoyantes, à l'affût d'une proie pour plonger à une vitesse vertigineuse. La voix de Bella retournée vers ses apprentis le tira de ses songes.

" C'est pas trop mal, vous commencez à vous détendre. On va faire un peu de trot. Il faut que vous sachiez que c'est l'allure la plus inconfortable pour le cavalier, et donc il sera difficile pour vous de vous y accorder. Néanmoins, nous trotterons assez longtemps pour que vous puissiez avoir le temps de vous détendre et de comprendre le mécanisme de cette allure. "

C'était précisément pour ces raisons là que Eindel n'avait pratiquement jamais utilisé le trot lors de son voyage. L'expression de temps employée lui tira une grimace. Il sentait déjà les crampes musculaires venir... Leur maître joignit le geste à la parole et Eindel fit de même d'une pression des étriers, soulagé de voir que Brume ne bronchait pas. Les crampes en question ne tardèrent d'ailleurs pas à arriver et l'apprenti n'arrêtait pas de bouger à la recherche d'une position confortable, objectif qu'il savait malheureusement impossible. Mais au bout d'une éternité de trot douloureux, une silhouette non naturelle se découpa dans l'horizon, et Eindel reconnut aussitôt Al-Chen. Le premier lieu où il s'était rendu lorsqu'on lui avait appris que sa famille y habitait avant de partir rejoindre cette caravane. Un lieu où il avait déambulé durant des jours et des nuits entières, questionnant de temps à autres les habitants. Quand on lui avait appris que sa maison familiale avait été détruite depuis longtemps déjà, il n'avait pas quitté la ville, continuant de marcher sans but à travers les ruelles sombres et silencieuses pour des nuits et des nuits encore. Il ne savait aujourd'hui toujours pas la raison de cet acharnement à rester alors qu'il n'avait nul part où aller là-bas. Peut-être... Peut-être qu'il avait souhaité se souvenir de quelque chose, s'imprégner des lieux de son enfance, reconnaître des personnes... Aucun de ses souhaits ne fut réalisé, et il s'était résigné enfin à partir, pour rejoindre l'Académie, seul lieu où il serait accueilli.

Le regard de l'apprenti était toujours fixé sur la ville lorsque Bella descendit de selle près de la muraille de pierre et il mit un certain temps à quitter ses pensées sombres et désolantes avant de descendre à son tour pour attacher Brume près des autres chevaux. Son regard était toujours fixé sur la ville tandis qu'il suivait mécaniquement et d'un air absent la maître Marchombre. Il l'était toujours lorsqu'elle les invita à grimper le mur. Toutes ces images, tous ses souvenirs de son désespoir dans cette ville le hantait. Inévitablement ceux-là lui rappelèrent aussi qu'il n'avait pas de famille, pas d'origine, pas de mémoire. Si cette cité était si symbolique pour Eindel, c'était que c'était la première fois qu'il avait pleuré. Pendant des semaines il avait parcouru Gwendalavir, pendant des semaines il avait découvert la vie, et ici, il avait pleuré. Toute les nuits. Debout sur un toit, adossé à un mur miteux, assis dans un arbre, couché dans les égouts. C'était ici, à Al-Chen, qu'il avait réellement réalisé ce qui lui était arrivé. Réalisé qu'il n'avait plus rien. Qui viendrait le réconforter dans ses malheurs ? Qui jouerait avec lui ? Qui l'appellerait pour venir manger ? Qui parlerait avec lui ?

Marchombre. A cette époque, ce mot ne signifiait rien pour lui.
A cette époque.

Ce fut la bouée de secours auquel il s'accrocha et qui le sauva de l'abîme de son désespoir. Eindel se dirigea vers la muraille. Les larges pierres étaient grossièrement assemblées, offrant de généreux interstices où glisser ses doigts et ses orteils. La montée ne devrait pas lui poser de problème, normalement. Il commença à grimper, et effectivement le mur se révéla tel qu'une échelle constante et régulière. Quelques fois une de ses mains glissait et lâchait prise, mais le reste des membres constamment accrochés à la paroi rendait cet incident anodin. L'apprenti arriva plus vite qu'il ne l'aurait cru en haut, se hissa et frotta ses doigts endoloris et sales. Une belle vue de la ville s'offrait à ses yeux ici, et à la vue de toutes ces ruelles qu'il avait si longtemps parcourues il dut faire un effort pour retenir le flot sauvage et engloutissant de ses souvenirs, pour attendre patiemment qu'Irya et Bella arrivent à leur tour.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Dim 29 Nov 2009, 13:07

Continuant à faire marcher sa monture pendant quelques instants, Irya finit par s'interrompre quand Bella prit la parole :

- Je sais que vous n'êtes pas à l'aise, et qu'il faut de toute manière du temps pour comprendre le mécanisme d'un cheval, et de l'équitation. Cependant, pour aller toujours plus loin, il faut prendre des risques, pour avancer, toujours. Le pas, c'est bien beau, mais vous auriez pu au moins essayer de trotter !


Aïe. Visiblement, ce qu'ils avaient fait n'était pas à la hauteur de ce qu'avait espéré la marchombre. Malgré cela, un large sourire s'épanouissait sur son visage, signe que la chose passait avec bonne humeur. Puis, elle soupira et leur indiqua joyeusement la direction à suivre, tandis qu'elle partait au pas sur un sentier. La ballade n'était pas désagréable, mais commençait à s'éterniser, et, Irya ne se sentant pas en sécurité totale sur mon monture, arqua les sourcils d'agacement. Ceci continua tout de même une bonne trentaine de minutes, l'allure s'accentuant de plus en plus, lorsque Bella se retourna vivement sur sa selle, jaugeant les apprentis du regard, puis prit la parole en souriant :


- C'est pas trop mal, vous commencez à vous détendre. On va faire un peu de trot. Il faut que vous sachiez que c'est l'allure la plus inconfortable pour le cavalier, et donc il sera difficile pour vous de vous y accorder. Néanmoins, nous trotterons assez longtemps pour que vous puissiez avoir le temps de vous détendre et de comprendre le mécanisme de cette allure.


Sur ce, elle partit d'un trot modéré. Irya pressa les flancs de sa monture et celle-ci obéit, se calquant sur l'allure du cheval de la marchombre et de celui d'Eindel. Tout de suite, Irya se sentit tanguer de tout les côtés, et finit par penser qu'elle allait faire connaissance avec le sol sec plus tôt que prévu. Se maintenant droite, elle enfonça de toutes ses forces ses pieds dans les étriers, priant pour que cela ne s'éternise pas. Au grand dépit de la jeune fille, la ballade durait, encore et toujours, et les muscles d'Irya commençaient à tétaniser. Où allaient-ils comme cela ? Les pensées d'Irya se fixèrent sur leur destination, ce qui eût le don de ne pas lui rapeller que ses jambes étaient en feu. Les minutes s'égrennaient, uniquement marquées par le bruit des sabots des chevaux sur le sol dur... Le silence du monde, harmonie de la terre. Irya se sentait bien, malgré la brûlure constante de ses muscles. Bientôt, Al-Chen apparut, ses vastes murailles formant comme une armure impénétrable autour de la ville. Elle n'avait jamais visité la ville, n'étant ici que depuis peu, et venant d'un village qui se situait plus au Nord. Ses parents se s'occupaient pas réellement d'elle, et tout ce qu'elle connaissait du monde, elle l'avait appris seule. C'était donc compréhensible qu'elle n'ait pas voyagé à dix ou douze ans à peine pour voir cette cité. La cadence diminua, ce qui sortit Irya de ses souvenirs, et les chevaux finirent par s'arrêter. Bella se laissa glisser sur le flanc de sa monture, et la guida près d'un bosquet assez près de la muraille d'Al-Chen. Irya fit de même, attachant les rênes de PtiBuis aux branches d'un arbre proche des grandes touffes d'herbe verte. Le groupe repartit ensuite vers la muraille, et la marchombre prit la parole :


- Allez, on va grimper, pour s'échauffer correctement les muscles des bras. La palissade n'est pas vraiment haute, à peine une dizaine de mètres. Je vous suis, allez-y.


Elle les invita ensuite à passer d'un sourire encourageant. Eindel se lança le premier et n'eût aucun mal à atteindre le haut de la palissade. Irya s'avança ensuite et s'accrocha aisément aux prises qui semblaient s'ouvrir devant elles. Les interstices où crocheter ses doigts étaient larges, les aspérités nombreuses. Elle se hissa sans mal sur la palissade, et arriva souriant en haut, n'ayant crainte des quelques petites erreurs qu'elle avait pu faire. Marchant quelques pas, elle s'arrêta, s'attendant à ce que la maître marchombre surgisse d'un moment à l'autre.

Les vent soufflait dans ses cheveux, envoyant virevolter les feuilles au délà des arbres, emportant les oiseaux dans leur danse joyeuse. Une larme perla au coin de son oeil, effet de l'air dans ses yeux. L'essuyant vivement, pour que l'on ne s'y méprenne pas, elle sourit à la ville. Et au monde. Heureuse.


Dernière édition par Irya Til' Doriam le Mer 02 Déc 2009, 19:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Dim 29 Nov 2009, 17:52

Bella se retournait régulièrement lorsqu'elle était au trot pour être sûre que ses apprentis tenaient sur leur monture. En effet, si les débuts avaient été plutôt difficiles, les deux jeunes gens ballotant sur les flancs des chevaux qui trottaient les oreilles en arrière, étudiant avec surprise ces choses qui se balançaient bizarrement sur leur dos, la suite, avec le temps qui s'écoulait, devenait plus facile. Les deux apprentis prenaient peu à peu les mouvements de leur monture, et s'y accordaient plus facilement. Elle verrait sur la durée, après tout.

Lorsqu'elle arriva devant les remparts, elle vit que son élève, Eindel, était lointain, le regard perdu. Des souvenirs, pas joyeux apparemment, parce qu'il avait les muscles de la mâchoire crispés, les yeux légèrement plissé et la respiration qui s'était mise un peu à siffler. Autant d'indices qui attestaient bien de son mal-être. Fronçant les sourcils, Bella vit néanmoins qu'il avait réussi en partie à se reprendre en commençant à monter au mur qu'elle avait désigné. Hochant seule la tête, elle ne put qu'apprécier les progrets de ses apprentis, autant Eindel que Irya. Simplement parce que si lors de l'examen le rocher leur avait paru difficile et qu'ils étaient tous les deux arrivés à plus ou moins tomber, le mur qu'ils escaladaient en ce moment-même était encore plus difficile. Simplement, ce n'était pas le même environnement. Soupirant, Bella leva doucement ses yeux vers ses deux apprentis et sourit tranquillement.

Prenant une inspiration, elle posa délicatement sa main contre la roche, lui demandant ainsi si elle pouvait l'escalader. Elle le faisait toujours. Pour tout, que ce fût les arbres, la roche, les animaux, elle demandait toujours la permission. Et jamais on ne lui avait avait refusé, ainsi. Et toujours, les élément s'était attachés à la garder avec eux, pour ne pas qu'elle tombât ou qu'elle échouât. Soupirant, elle hocha la tête à la réponse de la roche, sous ses doigts ridés. Et elle grimpa. Dans sa toge blanche, elle avait l'air d'un fantôme. D'un fantôme glissant contre un mur. Glissant, volant.

Se retrouvant en moins de deux derrière Eindel, qui était arrivé le premier en haut du mur, elle sourit à ses deux apprentis, doucement, et se plaça près d'eux. Son regard se porta sur l'horizon, horizon fait de lumières de la ville d'Al-Chen, qui se réveillait tandis que le soleil commençait à se cacher derrière les montagnes proches. Les tours de la ville se découpaient sur le ciel qui se teintait peu à peu d'orange, comme si l'on avait allumé une chandelle et que l'on éclairait le monde par cette lumière enflammée mais ténue. Désignant les toits de la ville d'Al-Chen, elle se retourna vers eux et annonça :


- Ouvrez vos sens, captez la beauté du monde. Les sens sont les seules choses qui nous connectent au monde extérieur. Le monde extérieur doit devenir un monde intérieur, un monde connu et accepté, exploré. Mais pour l'explorer complètement, il faut étendre les connections. Ouvrir nos sens, les décupler pour en voir, en sentir, en toucher, en apprendre toujours plus. Que le monde prenne toute la place de votre monde intérieur.

Leur souriant tendrement, la vieille Marchombre désigna cette fois-ci les toits de la ville d'un geste du menton, montrant par là que c'était où ils allaient. D'un signe de la main, elle les invita à la suivre discrètement. Alors, elle glissa sur un toit en passant sur une gouttière, sauta sur un second, fit une roulade pour atterrir plus loin, à deux mètres de là. En trois secondes, elle avait franchi une dizaine de mètres, se tournant vers ses apprentis et leur offrant un autre sourire, dans l'ambiance de la fin de journée.

- D'immobilité totale, le Marchombre peut devenir vitesse pure, mouvement pur. Il sait jaillir quand il le faut, et s'arrêter lorsque cela est nécessaire. Jaillissez ! Bougez ! Anticipez !

Sur ce, elle attendit qu'ils l'eussent rejointe avant de repartir sur les toits, toujours avec la même grâce et la même efficacité, fluidité et harmonie. Elle sautait, glissait, tombait, se rattrapait, bondissait, courait dans la nuit, sur les toits. Elle était libre, libre, Marchombre. Elle volait presque. Mais néanmoins, elle n'allait pas aussi vite qu'elle le pouvait, ou l'aurait voulu, attendant ses apprentis qui la suivaient à une allure plus réduite, mais qui prendrait de la vitesse avec le temps et l'entraînement.

Passant par dessus une artère des rues principales, elle s'élança par-dessus le vide pour atterrir sans encombre sur le toit d'en face, à trois mètres environs. Se tournant vers ses apprentis, elle s'arrêta pour les attendre, un instant. A peine essoufflée. Non, pas du tout essoufflée. La distance était largement raisonnable et franchissable, elle le savait, mais elle faisait peur, c'était un fait. Et la peur, selon les personnes, donnaient de la force ou non, motivait et décuplait les forces ou les diminuait complètement, les rendant incapables d'agir. Soupirant, elle leva les yeux vers le ciel, un instant, cherchant du réconfort dans sa vision bleutée.

Bella ferma les yeux un instant. Ouverte. Plus Marchombre que jamais.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Dim 06 Déc 2009, 13:36

Bella se hissa avec légèreté sur la plateforme où se tenaient les deux apprentis. La marchombre était pareil à une ombre blanche flottante, sa toge se mesurant au vent, virevoltant au gré de l'air impétueux. Dès qu'elle fut en haut, elle se tint immobile, derrière Eindel, admirant, comme l'avait fait quelques instants plus tôt les apprentis, la ville d'Al-Chen. Le soleil entamait enfin se descente, après une longue journée ensoleillée qui avait dû en faire transpirer plus d'un. Le ciel s'obscurcissait, se teintait d'orange clair virant au rouge par endroit. Tout ceci était magnifique. Le monde lui-même reprenant ses droits.

Puis la maître marchombre esquissa un geste, leva une main, désignant ainsi les toits de la ville toute proche :


- Ouvrez vos sens, captez la beauté du monde. Les sens sont les seules choses qui nous connectent au monde extérieur. Le monde extérieur doit devenir un monde intérieur, un monde connu et accepté, exploré. Mais pour l'explorer complètement, il faut étendre les connections. Ouvrir nos sens, les décupler pour en voir, en sentir, en toucher, en apprendre toujours plus. Que le monde prenne toute la place de votre monde intérieur.

Leur souriant tendrement, elle leur indiqua d'un discret mouvement de main que c'était là qu'ils iraient. Puis elle s'avança, et, vivement, monta sur un toit en passant par une gouttière, en atteint un second, et fit une roulade rapide qui l'envoya deux mètres plus loin. La distance qu'elle venait de parcourir laissait matière à réflexion, quand l'on réalisait qu'elle avait fait tout cela en quelques secondes à peine. Se retournant, elle offrit un sourire à ses apprentis, la lueur du couchant se reflétant sur son visage qui imposait le respect, de par son expérience.

- D'immobilité totale, le Marchombre peut devenir vitesse pure, mouvement pur. Il sait jaillir quand il le faut, et s'arrêter lorsque cela est nécessaire. Jaillissez ! Bougez ! Anticipez !

Elle attendit alors, là, que ses apprentis l'eussent rejointe. Irya écarta brièvement les bras, les détendant un peu, avant de s'approcher au bord du toit, penchée au dessus du vide. Se reculant, elle grimpa aisément sur la gouttière, se forçant à ne pas regarder en bas. Se rapprochant de la fin du tuyau, elle sauta et se réceptionna sur un autre toit. Roulant alors comme l'avait fait son maître, elle gagna de la distance. Mais sa prestation était de loin beaucoup moins convaincante, sa roulade l'ayant amenée moins loin. Malgré cela, elle se posta près de la marchombre, attendant qu'elle reparte.

Ainsi, Irya sauta sur plusieurs toits, se réceptionnant de la mauvaise manière quelques fois, mais dans l'ensemble ce fût plutôt bon. Elle courrait, roulait, se contorsionnait quand elle n'obtenait pas l'effet escompté. Lorsque la marchombre daigna s'arrêter, la jeune fille avait le souffle court. Mais cet arrêt ne fut que pour présenter aux apprentis leur prochaine "épreuve" :
sauter au dessus du vide. La marchombre se lança en première pour une fois, et atteint son encombre le toit éloigné de trois mètres du premier. Trois mètres. Distance plutôt courte pour la plupart des personnes. Mais le vide qui se tenait au dessous n'inspirait pas confiance. Surtout pour Irya, qui n'était pas spécialement une adepte des sensations fortes. Faisant un pas malgré son inquiétude, elle avisa le sol du regard. Il se tenait si loin qu'elle avait l'impression de voler au dessus de la terre.

Et ce fut ce au quoi elle pensa quand elle sauta. Étendant ses jambes au maximum, faisant frémir ses muscles, jusqu'à se faire mal, elle passa au dessus du vide, les yeux mi-ouverts. Dès qu'elle se sentit tomber, elle rouvrit les yeux, avisant le sol du regard, pour ne pas tomber sur le côté. Une fois sur le toit, elle se rendit compte qu'elle avait sauté beaucoup trop loin, une partie n'étant pas nécessaire. Et que pour cela, elle s'était fait mal aux muscles. Mais elle y était arrivée et cela lui suffisait pour le moment, espérant que ses jambes ne crieraient pas de douleur ensuite. S'immobilisant non loin de la vieille marchombre, elle porta son regard sur l'horizon, avant de détailler de nouveau son maître, pour la centième fois environ, si ce n'était plus. A présent, une aura de joie semblait l'entourer toute entière. Irya sourit au vent, porteuse d'un espoir insensé qu'elle espérait pourvoir réaliser. Devenir comme elle.

Marchombre.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Mer 09 Déc 2009, 19:59

Bien que la vitesse à laquelle Bella avait rejoint les deux apprentis était sidérante, Eindel s'y attendait et ne s'était pas laissé surprendre, mais avait continué à regarder la ville qui s'étendait devant ses yeux, soucieux de ne pas se laisser submerger par le flot de ses souvenirs mais cherchant tout de même a repérer les lieux – si l'entraînement se déroulait bien ici, il en aurait besoin. La limite entre les quartiers pauvres et les riches villas de la bourgeoisie locale était nette et bien visible, et le jeune garçon fut soudan pris d'animosité pour la riche populace, soucieuse de ne pas se mêler aux pauvre. Mais qu'avait-il contre eux pour ne même pas pouvoir vivre dans les même quartiers ? Pourquoi les méprisait-ils ? Après tout, c'était des humains, au même titre que tous les autres, et la plupart du temps les êtres les plus humble et les plus aimable faisaient justement parti des gens les plus démunis. C'était l'état d'esprit de cette société qui dégoûtait Eindel de l'humanité, et qui le rendait si asocial. Il se rendit soudain compte à quel point les Marchombres étaient différents du reste des hommes et que s'il n'avait pas décidé de suivre la Voie il aurait été bien perdu dans ce monde. Il écarta toutes ces réflexions inutiles et concentra sur la voix de Bella qui venait de s'élever.

" Ouvrez vos sens, captez la beauté du monde. Les sens sont les seules choses qui nous connectent au monde extérieur. Le monde extérieur doit devenir un monde intérieur, un monde connu et accepté, exploré. Mais pour l'explorer complètement, il faut étendre les connections. Ouvrir nos sens, les décupler pour en voir, en sentir, en toucher, en apprendre toujours plus. Que le monde prenne toute la place de votre monde intérieur. "

Le jeune garçon n'eut même pas le temps de comprendre le sens de ses paroles que Bella s'élança, attrapa une gouttière, glissa en bas et exécuta un bond suivi d'une roulade qui l'amena à dix mètres de la position des apprentis. Comment pouvait-on, en si peu de temps, parcourir une telle distance, sans aucune difficulté ? Cette fois-ci, l'apprenti ne s'y attendait pas, et il restait ébahi devant une telle prouesse, même venant de son maître Marchombre. Tout avait été extrêmement rapide, et bientôt l'excitation l'emporta sur la surprise dans l'esprit du jeune garçon, amateur d'adrénaline et de sensations fortes.

" D'immobilité totale, le Marchombre peut devenir vitesse pure, mouvement pur. Il sait jaillir quand il le faut, et s'arrêter lorsque cela est nécessaire. Jaillissez ! Bougez ! Anticipez ! "

Jaillir, bouger, anticiper... Tout ce qu'Eindel aimait lors de ses courses effrénées à travers les bois. Ces quelques mots, chargé de l'encouragement de Bella, empêchèrent l'apprenti de rester immobile plus longtemps. Le garçon bondit, attrapa la même gouttière, s'y tint fermement et se laissa glisser. Il resserra sa prise afin de stopper sa descente et mis les pieds sur le toit, puis, sans attendre, sprinta vers son extrémité et sauta pour arriver sur une autre toiture. Il n'eut que le temps de rejoindre Bella avant que celle-ci ne reprenne son chemin. L'apprenti jugea plus jouissif de ne pas suivre les traces Marchombre mais plutôt de trouver son propre chemin, simplement en suivant la bonne direction. Ainsi il courait, sautait lorsque cela était nécessaire, faisait des roulades pour éviter des obstacles tout en gardant un oeil sur la position de la maître. Lorsqu'elle s'arrêta, Eindel était sur un autre toit, adjacent, à cinq mètres environ d'elle. De là il put très bien apercevoir le bond qu'elle effectua pour traverser la rue. Un bond rapide, efficace et précis. Le jeune garçon ne perdit pas de temps te se laissa tomber, se préparant à atterrir; ses pieds touchèrent le toit et immédiatement il plia ses jambes et sa colonne vertébrale. L'énergie de la chute fut ainsi canalisée dans tout son corps et il se ramassa avant de se diriger au bord du vide. Bella les attendait, en face. Eindel jaugea l'épreuve d'un coup d'oeil. L'écartement entre les toits n'était pas énorme, mais la chute serait mortelle. La seule difficulté de ce saut résidait ici : la peur.

Mais le jeune orphelin savait que s'il laissait l'angoisse se manifester, il ne pourrait plus la repousser et resterait bloqué sur place. Eindel avait déjà effectué des sauts beaucoup plus longs et sur le un en particulier, lorsqu'il suivait Rilend dans les bois, il avait été particulièrement fantaisiste et cela lui avait valu une chute très douloureuse. Il avait échappé à la mort de justesse, cette fois là, et ses blessures l'avait rendu inconscient. Ce n'était donc pas la peur qui poserait problème à l'apprenti, aussi n'attendit -il pas plus longtemps pour s'élancer à la suite d'Irya. Les bras tendus, le corps fléchis, Eindel décrivit une courte courbe dans les airs puis courba son dos pour effectuer une roulade diagonale en se réceptionnant. Il se releva rapidement, le temps que le léger vertige se volatilise, et se campa devant Bella et à côté d'Irya, attendant la suite.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Ven 18 Déc 2009, 17:47

Bella courrait, elle était heureuse. Ses deux apprentis non loin, la suivant par d'autres chemins, attestaient par là qu'ils savaient prendre des décisions et étaient conscients que la suivre n'était pas la clé de tout, puisque sur la Voie des Marchombre l'imitation n'avait pas sa place : c'était en soi que résidait chaque chose, et s'en inspirer chez d'autres était une chose, complètement différente de la bête imitation. Eindel et Irya se débrouillaient donc pas mal, bien que leur souffle devînt un peu plus court assez rapidement, ce qui était aussi normal. Néanmoins, ce fut avec joie que la Marchombre constata qu'ils avaient beaucoup, encore une fois, amélioré leurs capacités, ainsi ils ne se reposaient pas sur leurs lauriers, et c'était tout à fait ce qu'elle pouvait attendre d'eux : la Voie du Marchombre n'est pas celle de la facilité, loin de là, et même bien au contraire.

Lorsqu'elle passa le saut de trois mètres entre deux toits, elle avait levé les yeux vers le ciel pour trouver l'étoile qui se levait, l'étoile d'Erwan, l'étoile qui était leur étoile, Espoir infini au creux du firmament immense. Un immense sourire étirait ses lèvres ridées, tandis que le saut d'irya la ramena sur les toits pour qu'elle analysât cette performance. La jeune fille était allée un peu trop loin, n'avait certainement soit pas jagué la distance correctement, soit avait décidé de mettre tout ce qu'elle pouvait pour ne pas tomber et donc éviter un maximum les risques. Bella sourit à cette pensée. Il faudrait faire attention à cela, et elle leur montrerait dès que possible, lorsqu'elle trouverait l'endroit adéquat, comme aller trop loin pouvait être déplorable. Puis, Eindel s'élança aussi, se contorsionnant dans une roulade vrillée de mauvais goût. Une légère grimace s'empara des traits de la Marchombre, tandis qu'elle s'approchait de ses apprentis et leur donnait déjà quelques conseils de plus :


- Attention à toujours mesurer complètement chacun de vos mouvements, que cela soit des sauts, des roulades ou autres. Votre corps ne peut pas tout supporter, il a des limlites, et si le but du Marchombre est de dépasser les limites, il n'est pas de s'autodétruire en les outrepassant, au contraire. Donc déjà, Irya, mesure ton saut, ne vas pas trop loin, prend le temps de réfléchir pour commencer, la vitesse viendra après. Eindel, pas de figure inutile en l'air, la roulade n'est nécessaire que si tu arrive le buste trop proche du toit avant les pieds, or, à l'apogée de ton saut, ce n'était pas le cas. Réflexion constante, tout comme vigilance.

Bella leur adressa un sourire tendre, avant de repartir en courrant sur les toits, encore. Elle continua de sauter, plonger, vriller, courir, bouger, jaillir. Elle se jouait avec une facilité déconcertante des obstacles qui se mettaient sur son chemin, traçant ce chemin comme une flamme brillante et scintillante, ses apprentis la suivant plus ou moins. Elle s'arrêta enfin sur un toit à peu près horizontal et se tourna vers ses apprentis qui arrivaient. Ouvrant les bras, paumes exposées, elle leur demanda ainsi de s'arrêter eux aussi. Derrière Bella, se trouvait un mur de trois mètres de haut environs, se dressant encore plus sur les toits. La Marchombre s'approcha de ses apprentis. D'un mouvement fluide, elle sortit trois poignards de sa toge et en tendit deux à ses apprentis. Puis, elle s'éloigna d'eux et se posta devant le mur, à une dizaine de mètres de ce dernier.

Levant lentement le poignard au niveau de sa joue, elle le lança d'un geste vif mais lent, pour que ses apprentis pussent voir tout ce qu'il y avait à voir : position, appuis, souffle, muscles, détente. Elle alla chercher son arme qui s'était plantée entre deux rocs de pierre et revint se poster au même endroit, pour refaire les mêmes mouvements. Elle recommença trois fois. Lorsqu'elle eut terminé, elle se tourna vers ses apprentis et annonça :


- A vous ! Trois lancers. Sentez votre poignard, accompagnez-le. Le Marchombre sait s'identifier à tout ce qui l'entoure, et son âme peut suivre n'importe quoi. Prêtez votre âme au poignard, menez-le réellement jusqu'à son point d'impact, rentrez avec lui dans un intersice...

Bella attendit patiemment que ses apprentis eussent fini de faire leurs lancers de poignard et leur montra par la suite plusieurs mouvements à réaliser avec ce dernier, en combat et même pour autre chose s'ils en avaient l'occasion. Ses mouvements étaient lents et mesurés, pour que les deux élèves pussent bien repérer chaque mouvement, chaque muscle sollicité... Et qu'ils apprissent vite. Lorsqu'elle eut terminé sa démonstration, elle regarda ses apprentis se débrouiller un peu seuls et découvrir le poignard dans sa globalité, car peut-être n'en avaient-ils jamais manié, après tout...
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Mer 23 Déc 2009, 12:52

Sur les toits d'Al-Chen, alors que la civilisation était sûrement confortablement logée dans un canapé ou en train de manger, la danse de trois personnes se poursuivait. Les deux apprentis suivaient la marchombre, tantôt par le même endroit, tantôt par d'autres chemins, ceux qu'empruntait leur maître étant trop difficiles à suivre. Le vent soufflait dans les cheveux d'Irya, tandis qu'elle sautait agilement sur les toits, ou grimpait sur un mur de pierres. Elle se sentait plus libre que jamais, entière. N'ayant jamais vécu d'expérience comme celle-là, elle découvrait à peine ce que pouvait réellement signifier Marchombre. Après qu'ils eurent tout les trois franchis un saut de trois mètres entre deux toits, la marchombre se retourna pour leur prodiguer quelques conseils :

- Attention à toujours mesurer complètement chacun de vos mouvements, que cela soit des sauts, des roulades ou autres. Votre corps ne peut pas tout supporter, il a des limites, et si le but du Marchombre est de dépasser les limites, il n'est pas de s'autodétruire en les outrepassant, au contraire. Donc déjà, Irya, mesure ton saut, ne vas pas trop loin, prend le temps de réfléchir pour commencer, la vitesse viendra après. Eindel, pas de figure inutile en l'air, la roulade n'est nécessaire que si tu arrive le buste trop proche du toit avant les pieds, or, à l'apogée de ton saut, ce n'était pas le cas. Réflexion constante, tout comme vigilance.

Avec un sourire tendre sur le visage, Bella reprit se course. S'avançant de plus en plus loin dans la ville. Irya sentait nettement ses muscles se plier à ses moindre sollicitations, maintenant parfaitement échauffés. Comme à son habitude dès qu'elle était bien échauffée, elle aurait pu courir un marathon sans problème, se jouant des difficultés physiques. Mais elle veilla bien à étouffer ces pensées, il ne fallait surtout pas qu'elle soit trop sûre d'elle, et à d'autres moments pas assez. Comme l'avez répété la marchombre, elle n'avait pas assez de contrôle sur son corps, et ne jaugeait pas encore bien la puissance qu'elle mettait dans chacune de ses actions. Le petit groupe arriva bientôt devant un mur de trois mètres de haut environ. Les apprentis étant assez éloignés, Bella s'orienta vers eux et leva les mains, paumes exposées, pour leur demander de s'arrêter. Irya ralentit, et vint se poster à l'endroit qui semblait le plus propice à l'écoute des explications. La marchombre ne dit rien, mais sortit trois poignards de son toge, et en tendit deux à ses apprentis. Irya attrapa doucement celui que venait de lui tendre Bella, et le tint bien fort dans une main. La marchombre s'éloigna et s'écarta du mur, se postant environ à une dizaine de mètres de lui. Ainsi, elle se mit en position et lança avec force et précision - bien que ses gestes soient lents pour bien illustrer - son poignard. Revenant le chercher après chaque lancer, elle le tirait de la pierre où il s'était fiché. Après cette démonstration, elle prit enfin la parole :


- A vous ! Trois lancers. Sentez votre poignard, accompagnez-le. Le Marchombre sait s'identifier à tout ce qui l'entoure, et son âme peut suivre n'importe quoi. Prêtez votre âme au poignard, menez-le réellement jusqu'à son point d'impact, rentrez avec lui dans un intersice...

Irya vint à son tour se placer face au mur, au même endroit que la marchombre quelques instants plus tôt. Etirant son bras en arrière, elle lança le poignard de toutes ses forces. Celui-ci ricocha sur une pierre plus plate que les autres et tomba à terre. Allant le chercher, elle revint se mettre en position, évaluant maintenant plus sa force. Le deuxième lancer fut plus fructueux : la lame se ficha dans un interstice et sa vitesse était rapide sans être brutale. Assez contente d'elle-même, la jeune fille un dernier aller-retour et leva une dernière fois son bras en arrière. Essayant de faire comme si le poignard était le prolongement de son bras, elle le lança avec douceur mais force, laissant son bras pointer l'avant une fois que le lancer fut fait. Se sentant quelque peu idiote, elle rabaissa vite sa main et vint décrocher son lame de l'endroit où elle s'était fichée. Aucun des trois lancers n'avaient fini leur course au même endroit. Mais au dernier, Irya avait enfin accompagné le poignard, du moins au début. Hésitante, elle s'approcha de son maître qui leur fit faire quelques mouvements avec le poignard une fois que les deux apprentis fussent passés. Leur montrant son utilisation, elle maniait l'arme avec une agilité étonnante tout en conservant des gestes lents et compréhensibles. Une fois qu'elle eut fini, chacun se retira de son côté.

Irya commença par soupeser de nouveau le poignard, et à le regarder plus attentivement, ce qu'elle n'avait pas prit la peine de faire avant. Elle observa la lame dans son longueur ; les endroits où elle était plus fine, plus aiguisée ou plus large. Enfin, elle fit quelques mouvements avec et tourna plusieurs fois sur elle-même, tentant de conserver à chaque fois la même horizontalité. Quelques essais plus tard, la ligne était que suivait le poignard était plus droite, et le maniement de ce dernier devenait plus facile pour la jeune fille. Cette arme - il fallait le dire - n'était plus un corps étranger qu'elle avait au bout de son bras, mais une partie d'elle-même. Estimant que son exercice était fini, elle s'approcha de la marchombre, et tint le poignard vers elle, ne sachant pas si elle devait le lui rendre ou le garder jusqu'à la fin du cours. Espérant qu'elle pussent le garder encore un moment, elle interrogea son maître du regard...
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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Mer 06 Jan 2010, 16:34

[ oui, j'ai enfin répondu ! désolé de tout le temps que je vous ait fait perdre... J'ai fait intervenir le loup qui habite en Eindel pour la première fois, j'espère que ça ne gêne pas ! ]

«Attention à toujours mesurer complètement chacun de vos mouvements, que cela soit des sauts, des roulades ou autres. Votre corps ne peut pas tout supporter, il a des limites, et si le but du Marchombre est de dépasser les limites, il n'est pas de s'autodétruire en les outrepassant, au contraire. Donc déjà, Irya, mesure ton saut, ne vas pas trop loin, prend le temps de réfléchir pour commencer, la vitesse viendra après. Eindel, pas de figure inutile en l'air, la roulade n'est nécessaire que si tu arrive le buste trop proche du toit avant les pieds, or, à l'apogée de ton saut, ce n'était pas le cas. Réflexion constante, tout comme vigilance.»

Eindel, les yeux posés sur la bouche de son maître, écouta avec attention, acceptant les critiques et gravant les conseils dans sa mémoire. Il réfléchit ensuite un peu et constata effectivement que cette roulade, qu'il avait faite sans réellement y penser, était totalement incongrue dans cette situation – le garçon se promit donc d'y réfléchir à deux fois avant d'effectuer un saut, pour éviter les mouvements inutiles. Ensuite Bella, derrière un sourire plein de grâce, les encouragea à la suivre et reprit sa course encore plus rapidement que précédemment.

Eindel, lui aussi, s'élança, bondit sur un toit inférieur à sa position, se ramassa et fila droit devant, gardant un oeil sur la direction que prenait la vieille maître et courant aussi vite que son souffle court le permettait. Du regard, il balayait tout le temps ce qui se dressait devant lui, repérant les chemins possibles, éliminant ceux qui étaient trop risqués et choisissant le plus adapté pour ensuite l'emprunter et recommencer. A chaque déplacement il fallait regarder puis réfléchir le brièvement possible afin d'opter pour une voie sans ralentir, tout en ne perdant pas de vue Bella. Le jeune garçon chercha un instant Irya des yeux, puis, ne la voyant pas, reporta toute son attention sur sa course effrénée nécessitant de faire un effort de plus en plus gros pour repousser son inconscient qui lui criait de s'arrêter. Comme si les douleurs aux jambes ne suffisait pas, ses talons décidèrent à leur tour de manifester leur mécontentement à chacun de ses pas, doublant la dose de messages nerveux lorsqu'il se réceptionnait après un saut. Quelques minutes plus tard, Eindel s'acharnait de toute ses forces à ne pas faillir. Il n'était pas question de perdre de vue son maître; en tant qu'aspirant au rang de Marchombre, il ne lui était pas permis d'échouer.

Eindel ne sut pas pourquoi, mais un vague de détermination déferla soudain en lui, et soudain tout le mal qu'il éprouvait reflua progressivement jusqu'à retrouver un niveau assez supportable. Il en profita pour se reprendre et regagner un peu de vitesse et d'assurance. L'exercice dura encore quelque minutes, durant lesquelles le garçon suivait tant bien que mal la cadence, s'alarmant parfois lorsqu'il ne voyait plus Bella et se rassurant lorsque sa silhouette sombre et bondissante apparaissait derrière le sommet d'un toit; puis Eindel poussa malgré lui un soupir de soulagement lorsqu'il la vit s'arrêter sur un toit, qu'il mit encore quelques secondes à rejoindre. Il posa le pied sur celui-ci complètement exténué, les jambes tremblantes. Il vint ensuite se placer à côté d'Irya, arrivée peu avant lui. Alors qu'il observait brièvement sa camarade d'apprentissage, Eindel se rendit compte qu'il ne l'avait encore jamais fait et qu'il ne la connaissait à peine. Légèrement moins grande que lui, son corps avait une apparence fine et musclée accentuée par l'effort. Son visage, entouré de jolis et longs cheveux blonds foncés, était harmonieux et ses yeux émeraudes captivèrent inévitablement l'attention du jeune apprenti. Elle était assez jolie, en fait. Eindel détourna rapidement le visage lorsque ses yeux bleus entrèrent avec ceux verts d'Irya. Il s'essuya d'un mouvement cassé le front avec son poignet et remarqua que si la maître Marchombre n'avait toujours pas pris la parole, c'était certainement qu'elle avait aperçu l'attention qu'il avait porté sur Irya. Elle le regardait et souriait, ce qui confirma sa pensée, puis elle sorti trois poignards qu'elle leur tendit. Il s'approcha et en pris délicatement un, remarquant qu'il n'en avait encore jamais manié un, les repas dans les auberges mis à part. Puis Eindel regarda avec une attention extrême les trois lancer que Bella effectua devant eux. Le couteau se ficha entre deux rochers à chaque coup.

«A vous ! Trois lancers. Sentez votre poignard, accompagnez-le. Le Marchombre sait s'identifier à tout ce qui l'entoure, et son âme peut suivre n'importe quoi. Prêtez votre âme au poignard, menez-le réellement jusqu'à son point d'impact, rentrez avec lui dans un interstice...»

Alors que Irya commençait l'exercice et qu'il s'apprêtait à se lancer à son tour, Eindel regarda sans le vouloir le couteau qu'il tenait fermement de la main droite. Son regard était comme attiré par la lame de métal. Qu'est-ce qu'il était beau... Le tranchant de l'arme, parfaitement effilé, traçait un magnifique trait pour s'arrêter en une pointe parfaite et repartir dans l'autre sens. Le plat de la lame était merveilleusement poli, sans aucune aspérité ou imperfection pour ternir la beauté de son reflet. Lentement et inconsciemment, l'esprit entier d'Eindel fut happé par le poignard et déconnecté de la réalité. Pour lui ne comptait plus que le couteau. C'était comme si quelque chose s'emparait de lui, et il n'offrait absolument aucune résistance, au contraire. Soudain il se vit trancher la nuque d'un pauvre innocent avec ce poignard. Il se vit essuyer le sang sur la lame de la paume de sa main alors que l'homme s'effondrait dans une mare de sang écarlate. Il se vit approcher le cadavre et plonger avec délectation ses mains dans le liquide rouge, traçant des lignes de feu sur le visage mort de la personne avec la pointe de son couteau, puis le renfoncer brusquement dans sa chair, encore et encore.

Eindel sursauta. Le couteau émit un cliquetis métallique en tombant sur le toit. Un hurlement inhumain s'éleva de ses entrailles, pour se transformer en un grognement de rage furieux et s'éteindre dans un horrible gargouillis. Le garçon serra soudainement son ventre avec ses deux avant-bras et se crispa en deux, les mains crispées sur ses côtes. Le hurlement retentit une deuxième fois, plus fort encore, plus animal, plus puissant. Il s'élevait à l'intérieur de lui, depuis centre de son corps, résonnant dans chacune de ses cellules. Eindel perdait le contrôle de ses actes. Une autre volonté tentait de s'emparer de son corps, il en était certain. Il devait réagir. Le garçon ouvrit les yeux, aperçut Bella plus loin, s'accrocha à cette bouée de sauvetage pour tenter de reprendre le contrôle de son corps. Il se battit furieusement en s'accrochant avec la réalité. L'effort était surhumain, et Eindel avait l'impression que sa tête explosait sous les assauts de la chose qui continuait à grogner de rage. Puis tout se calma. Le grognement se calma dans une expression déçue, et il put enfin lâcher son ventre et se relever.

Son ventre lui faisait un mal de chien, il avait une horrible migraine qui lui massacrait le cerveau, pourtant Eindel tenta de faire comme si rien ne s'était passé espérant que personne n'avait vu, sans même se demander ce qui venait de lui arriver. Rapidement il ramassa le poignard sans le regarder, vint se placer non loin d'Irya devant le mur. Il leva le bras et propulsa le couteau beaucoup trop vite, sans même viser quoi que ce soit. L'arme rebondit sur le mur et tomba par terre. Il alla précipitamment la récupérer et se replaça. Le couteau attirait toujours son regard, Eindel ne pouvait se concentrer sur le lancer tant il lui était difficile de ne pas le regarder. Le couteau tomba une nouvelle fois au sol. Il retourna le chercher, mais avant de retenter, il se concentra. Le garçon essaya d'envoyer une vague de détermination envers la chose qui tentait de le contrôler. Il lui ordonna mentalement de le laisser. Quoique cette chose fut, cela fut un succès, et enfin l'apprenti fut libéré de sa pression. Il put même regarder le couteau à nouveau. Soulagé, il mit la migraine à part, se remémora l'image de Bella lançant son poignard et tenta de l'imiter dans sa position, ses mouvements. Le couteau vola droit, ni trop fort ni trop lent, mais rebondit à quelques centimètres de l'interstice visé. Tant pis, au moins la pointe de la lame était au bonne endroit lors de l'impact...

Par la suite Bella effectua de lents mais harmonieux mouvements, poignard à la main, qu'Eindel observa avec beaucoup d'attention, puis tenta d'imiter minutieusement. Pendant quelques minutes Irya et lui s'entraînèrent, avec de larges gestes. Eindel avait commencé lentement et progressivement tentait de les faire plus vite, jusqu'à une vitesse d'exécution non loin d'un combat, seulement ses mouvements perdaient immanquablement en précision avec la vitesse. Cela devrait s'améliorer avec le temps... Il tenta encore deux minutes de faire décrire des courbes plus droites à la lame, puis arrêta et regarda Bella.


Dernière édition par Eindel Redohil le Jeu 07 Jan 2010, 17:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Jeu 07 Jan 2010, 16:19

Bella regarda ses apprentis évoluer avec leurs poignards. C'était Irya qui avait lancé la première, planta son poignard deux fois dans un interstice mais pas au même endroit. Elle avait du mal à accompagner son arme, bien que son dernier lancer fût plus précis et bien plus avec cette lame, même si la Marchombre décela de la gêne à la fin dans l'attitude de la jeune fille. Souriant, elle se tourna vers Eindel pour ses lancers à lui. Ce fut à ce moment-là qu'un immense cri sortit de sa bouche, surprenant la Marchombre. Il n'avait rien fait de spécial, c'était quelque chose de prompt.

Tournant ses yeux vers son apprenti, elle vit sa difficulté, comme à contenir quelque chose qui voulait prendre possession de son corps, ses gestes, son esprit. Fronçant les sourcils, elle sentit l'immense boule d'énergie qui émanait de son corps et comprit immédiatement. Oh, elle était vieille, elle avait vécu, et elle connaissait quelques secrets de Gwendalavir. Comme ces transformations étranges de certaines personnes en animaux, sans explication rationnelle. En tout cas pas à un niveau humain. Le premier qu'elle avait rencontré avait d'ailleurs bien failli l'égorger. C'était aussi un homme, un homme dont la transformation était un tigre des Prairies.

    Cela faisait quelques jours que Bella et son apprenti étaient partis avec la caravane, d'Al-Jeit, pour rejoindre l'Océan du Sud, pour aller chercher des sphères graphes et les ramener jusqu'à la capitale. La caravane était accompagnée de trois guerriers Tülls, et composée d'un intendant et d'une cuisinière, ainsi qu'un chef de commande.

    Un soir, alors qu'ils n'étaient plus qu'à une journée de l'Océan, la caravane avait été attaquée par surprise par des Mercenaires du Chaos. Bella et Fay avaient combattu, bien entendu, mais les trois Tülls s'étaient faits tués et il ne leur restait pas énormément de chance contre une dizaines de Mercenaires en état de combattre. C'était alors que le caravanier s'était rué, le visage déformé par la colère, vers les Mercenaires et en un pas était devenu un immense tigre des Prairies. Il avait tué bon nombre de Mercenaires, tandis que les deux Marchombres s'occupaient du reste des attaquants. Et lorsque tous les Mercenaires furent tués, le tigre s'était rué vers eux, dans le but aussi de les abattre, sans doute. Il s'était arrêté un mètre devant eux, devenant le caravanier qu'ils connaissaient...


Les informations sur ce genre d'individus étaient très rares, car le plus souvent, ils étaient rejetés de la société, lorsque les gens le savaient. Soupirant légèrement, Bella posa son regard sur son apprenti qui luttait de tout son coeur, d'après ce qu'elle pouvait voir. Toute cette énergie... Pour elle, c'était incroyable, merveilleux. Elle repensa à Erwan, ce Maître Marchombre de l'Académie. Lui aussi dégageait cette énergie phénoménale, mais il la contenait parfaitement, semblait-il...

Ceci étant, Eindel réussit à reprendre le contrôle, enfin, en partie. Mais ses lancers furent désastreux. Bella ne pouvait pas lui en vouloir, mais elle comptait bien le faire recommencer. Puis, les mouvements avec le poignard furent bien réalisés par les deux apprentis.


- Eindel, j'aimerais que tu recommences tes lancers. Nous aurons aussi besoin de parler.

Sa voix avait été douce et calme, c'était juste une proposition qu'elle faisait, une question qu'elle posait. Lorsque le garçon eut terminé ses lancers, elle hocha la tête et dit :

- Irya, ton dernier lancer était le mieux, mais n'ai pas peur de paraître quelque chose lorsque tu le faire. Ne pense pas aux autres mais seulement à toi et ton lancer. Eindel, prend simplement plus de temps pour viser, tu verras, cela ira vite mieux. Il faut commencer doucement et augmenter la difficulté pour y arriver, et ne pas se mettre la barre trop haut dès le début.

D'un signe de tête, elle les invita à nouveau à la suivre sur les toits. Pas longtemps cependant, car elle trouva bien vite ce qu'elle cherchait : dans une rue, deux ivrognes se baladaient, en criant des calomnies à tout bout de champs. Les désignant du menton, Bella s'arrêta sur le toit juste avant qu'il n'arrivassent, et se tourna vers ses apprentis.

- Une application maintenant. Mettez ces hommes hors de combat. Surtout, ne les tuez pas !

Un Marchombre sait faire la part des choses, comprendre son adversaire pour renverser sa force contre lui-même. De plus, un combat n'est qu'un seul mouvement, qu'il dure une seconde ou une heure, un seul souffle. Une seule réflexion. Il faut vivre le combat pour prendre la tête à son adversaire. Complètement.


S'assoyant sur le bord du toit, elle invita ses apprentis à descendre dans la rue et à livrer ce combat.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Mar 12 Jan 2010, 19:42

"Eindel, j'aimerais que tu recommences tes lancers. Nous aurons aussi besoin de parler."

Eindel fut surpris par le ton que Bella avait employé à la fin de sa prise de parole; le timbre de sa voix indiquait que c'était plus une proposition qu'une indication mais ce fut surtout quelque chose d'inaudible qui retint son attention. Cela lui donnait l'impression qu'elle connaissait la cause de ce qui lui était arriver et qu'elle lui offrait ses connaissances. La douleur et la sensation d'une autre volonté qui lui arrachait le contrôle de son corps avaient déjà disparues et si son maître ne lui avait pas dit ceci, il aurait en cet instant très bien pu croire à un mauvais rêve. Que signifiait ceci ? L'Art du dessin ou une autre chose dans le genre permettait-il de voler le corps de quelqu'un ? Après tout, il permettait bien de faire apparaître des choses et de modifier la réalité, alors pourquoi pas ? Le garçon se prit à espérer que la vieille maître possédait les réponses à ses questions.

Réponses qu'il n'aurait certainement pas maintenant, aussi se plaça-t-il en position pour refaire ses lancers. Il attendit un instant que son souffle devînt lent et régulier, ferma les yeux et détendit tous les muscles de son corps afin être certain qu'ils ne lui joueraient pas de mauvais tour et adopta la position prise par Bella quelques minutes plus tôt. Il leva la tête et ouvrit ses yeux devant le mur, qu'il fixa tout en levant lentement son bras droit, couteau dans la main. Rapidement il fit résonner dans son esprit les paroles de son maître :

Prêtez votre âme au poignard, menez-le réellement jusqu'à son point d'impact, rentrez avec lui dans l'interstice...

Il tenta de vider sa tête de tête de toutes pensées ou futilités parasites, ce qui, à sa grande surprise, était beaucoup moins aisé qu'il ne l'aurait cru. Il devait n'avoir plus qu'une idée en tête : planter ce poignard dans cette fissure qu'il regardait entre deux pierres. N'y parvenant qu'à moitié, il décida de se lancer. Son bras se détendit dans une courbe encore trop brusque et imparfaite, ses doigts s'ouvrant à la moitié du chemin du bras pour libérez l'arme qui vint rebondir de sa pointe très près de l'interstice visé avant de tomber au sol. Dommage...
De nouveau en position, l'esprit vide, visant toujours le même objectif, le couteau vola à nouveau, tournant juste assez pour présentez la pointe de sa lame au mur. Cette fois-ci il atteignit l'espace entre leurs deux pierres, y resta un instant... Mais sous le poids de a lame, bascula et tomba. Il n'avait pas donné assez de puissance à son lancer pour que le poignard s'enfonce assez. Mais il lui restait un lancer.
Sur celui-ci il fit tout pour y parvenir. Il prit son temps en attendant que son esprit fut propice à une concentration extrême, puis, lorsque ce fut le cas, les yeux rivés sur l'endroit à atteindre, il propulsa son arme, à une vitesse qu'il espérait correcte, et à nouveau la lame s'enfonça entre les deux pierres et y resta. Enfin il avait réussi.

Arborant le sourire de celui qui a enfin atteint son but, il ramassa le couteau et revint vers Irya et Bella.

"Irya, ton dernier lancer était le mieux, mais n'ai pas peur de paraître quelque chose lorsque tu le faire. Ne pense pas aux autres mais seulement à toi et ton lancer. Eindel, prend simplement plus de temps pour viser, tu verras, cela ira vite mieux. Il faut commencer doucement et augmenter la difficulté pour y arriver, et ne pas se mettre la barre trop haut dès le début."

L'apprenti la suivit ensuite alors qu'elle s'élançait à nouveau à travers les toitures. Craignant d'être de nouveau confronté à un exercice d'endurance, il se rassura lorsqu'elle s'arrêta rapidement au bors d'un toit, au-dessus d'une ruelle. Attiré par des cris stupides, il aperçut avec amusement deux ivrognes chantant des idioties en marchant près l'un de l'autre. Tout amusement disparut dans l'expression de Eindel après qu'il eût entendu les consignes du futur exercice.

"Une application maintenant. Mettez ces hommes hors de combat. Surtout, ne les tuez pas ! Un Marchombre sait faire la part des choses, comprendre son adversaire pour renverser sa force contre lui-même. De plus, un combat n'est qu'un seul mouvement, qu'il dure une seconde ou une heure, un seul souffle. Une seule réflexion. Il faut vivre le combat pour prendre la tête à son adversaire. Complètement."


Bella les invita à descendre, seulement Eindel ne bougea pas et lui parla, tentant de mélanger respect et conviction :

"Mais je ne vais pas me battre avec des hommes qui ne m'ont rien fait, et le fait qu'ils soient ivres morts n'y change rien ! Pourquoi je ferais ça ?"


Dernière édition par Eindel Redohil le Mer 13 Jan 2010, 13:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Mar 12 Jan 2010, 21:04

- Parce que je vous l'ai demandé. On appelle cela la pédagogie.

Oh, et détrompe-toi. Ils ne sont pas ivres morts. Ils ne cherchent qu'une jolie minette pour se faire plaisir... Et ils l'ont trouvée, juste là.

Si tu préfères jouer au chevalier-servant, je t'en prie.


[J'ai répondu maintenant car je pense que sinon, cela n'aurait pas été le moment ni les circonstances. Vous pouvez à nouveau répondre, l'un après l'autre ! ^^]
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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Mar 19 Jan 2010, 19:03

" Parce que je vous l'ai demandé. On appelle cela la pédagogie. Oh, et détrompe-toi. Ils ne sont pas ivres morts. Ils ne cherchent qu'une jolie minette pour se faire plaisir... Et ils l'ont trouvée, juste là. Si tu préfères jouer au chevalier-servant, je t'en prie. "

La remarque tira une grimace mécontente à Eindel. Ainsi il n'avait pas le choix... Après tout, en s'engageant sur la Voie des Marchombres, il pouvait s'y attendre. Mais il ignorait tout sur ses capacités en combat. Avait-il apprit à se battre, à se défendre ? Personne ne répondrait à sa question silencieuse, donc il n'avait plus aucune raison d'attendre. Il emprunta une gouttière et se laissa glisser avant de poser les pieds par terre, dans la ruelle. S'il savait se battre, il le découvrirait dans peu de temps...

L'apprenti resta à distance des deux hommes, debout contre le mur, immobile, dans l'obscurité grandissante du crépuscule. Il les observait attentivement. Effectivement, ils n'étaient pas aussi ivres qu'il l'avait pensé précédemment. Juste deux gars qui avaient pris quelques verres dans un bar avant de sortir. Moitié ivres moitié sobres. Apparemment ils avaient l'air de bien s'amuser et leurs paroles qu'Eindel déchiffrait tant bien que mal signifiait bien ce que Bella lui avait dit : il cherchait une belle jeune fille pour assouvir leurs instincts de mâles. Certainement sans l'accord préalable de celle-ci. Typiquement humain.

Le jeune garçon sortit de l'ombre et entreprit de marcher vers les deux hommes d'un air indifférent, espérant qu'ils ne feraient pas attention à un jeune solitaire traversant seul une allée. Ainsi, peut-être, pourrait-il les attaquer par surprise... Mais les attaquer comment ? Par derrière, par devant, avec les pieds, avec les poings, dans le cou, dans les parties sensibles ? Et ne ferait-il pas mieux de se concerter avec Irya avant ? Non, c'était inutile. Lorsqu'il attaquerait l'un des ennemis, Irya ferait certainement de même avec le deuxième -la logique le voulait- et ils se battraient un contre un. Aussi Eindel attendit de l'entendre descendre à son tour pour continuer sa route. Il marchait lentement, évitant de regarder les deux hommes, soupirant lorsque ceux-ci, après l'avoir jaugé d'un bref coup d'oeil, détournèrent le regard. Bientôt il les dépassait et s'arrêtait à quelques mètres derrière eux. Ceux-ci parlaient en s'égosillant de rire d'obscénités sexuelles ce qui, soudain, fit gagner en intérêt l'idée de mettre ses stupides et arrogants spécimens humains au tapis dans l'esprit d'Eindel, et il décida de ne pas attendre plus longtemps.

Le garçon s'approcha d'eux à pas de loups, choisissant le type qui était le plus près de lui. Celui-ci avait l'air beaucoup plus lourd et costaud que lui mais l'apprenti savait qu'il pouvait utiliser cela à son profit. Il était assez près pour sentir l'odeur répugnante de son corps lorsqu'il passa à l'action. Il propulsa son pied droit dans l'entrejambe de l'homme, puis, profitant de l'effet de surprise et de la douleur qu'il devait ressentait, Eindel passa son bras droit autour du cou du gars et le gauche sous son aisselle et serra, collant son corps contre le sien, avant de l'entraîner vers le côté pour frapper son crâne contre le mur en pierre d'une maison, où il laissa une tache écarlate. Puis le jeune orphelin lâcha prise et le laissa s'effondrer au sol. L'action n'avait pas duré plus de trois secondes.

L'homme, le front rouge de sang, reprit rapidement ses esprits et, à en voir l'expression de son visage, n'était vraiment pas content. Lorsqu'il se redressa avec ses bras, Eindel envoya valdinguer son pied dans sa tête. Mais il encaissa le coup avec un grognement et attrapa la cheville de l'apprenti, la tirant vers lui, ce qui le fit tomber sur le ventre de l'autre côté. Il se releva rapidement et recula vivement en voyant son ennemi enragé debout tout près de lui. Ce-dernier, avec un hurlement de rage, s'élança vers lui. Eindel se baissa pour éviter les bras de l'autre et entoura de ses deux bras la taille de celui-ci. Avec tout son corps il dévia l'énergie de la masse de l'homme avec un mouvement circulaire et, lorsque il se retrouva dans son dos, le tenant toujours, il utilisa son propre poids en se jetant sur son ennemi pour le faire s'écraser au sol. Le garçon ne perdit pas de temps. Il retira ses bras sous le corps de son ennemi et empoigna son crâne d'une main, le tirant vers lui avant de l'écraser sur le sol avec toute la puissance dont il était capable. Cette fois-ci il l'homme n'émit aucun son, si ce n'était celui, répugnant, du crâne s'écrasant par terre.

Accroupi au-dessus du corps inerte, il attendit un instant et, constatant qu'il était bel et bien inconscient, se releva, assez content de lui. Il avait réussi à éviter un affrontement qui aurait pu être très dangereux pour lui, seulement sa manière de procéder n'était pas des plus... Valeureuse. Tant pis, au moins il avait mis ce stupide ivrogne au tapis, même si la flaque rouge autour de son crâne laissait entrevoir quelques futures blessures durables.

L'exercice n'était toutefois pas finit; Eindel chercha des yeux Irya la deuxième cible.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Jeu 21 Jan 2010, 15:42

Irya força son regard à se concentrer vers le sol, bien qu'il n'y eu rien de particulier à voir. Elle ne souhaitait surtout entendre les quelques mots qu'étaient en train d'échanger Eindel et Bella. Toutefois, elle connaissait la raison des paroles qu'étaient en train d'échanger les deux personnes. Eindel avait émit, pour la première fois, une protestation contre l 'exercice que leur demandait d'éxécuter la marchombre.

- Mais je ne vais pas me battre avec des hommes qui ne m'ont rien fait, et le fait qu'ils soient ivres morts n'y change rien ! Pourquoi je ferais ça ?

Irya n'avait pu s'empêcher d'écouter cela, et souhaitait donc ne pas avoir un écho de la réponse. Il lui suffisait de s'avoir qu'elle ne devait pas émettre le même désaccord, ce qui agacerait sûrement son maître. Elle attendit donc qu'Eindel revint et descendit avec lui de là où ils se trouvaient. Les paroles de Bella résonnèrent dans sa tête.

- Une application maintenant. Mettez ces hommes hors de combat. Surtout, ne les tuez pas ! Un Marchombre sait faire la part des choses, comprendre son adversaire pour renverser sa force contre lui-même. De plus, un combat n'est qu'un seul mouvement, qu'il dure une seconde ou une heure, un seul souffle. Une seule réflexion. Il faut vivre le combat pour prendre la tête à son adversaire. Complètement.


Elle hésita un instant sur la conduite à tenir face à ses deux hommes, puis voyant que l'autre apprenti s'approchait d'un, elle en convint qu'ils ne devaient pas échange le moindre mot. Elle s'arrêta quelques instants, pour voir un homme, le plus costaud des deux - se plier de douleur après avoir reçu un coup dans la partie la plus fragile de son anatomie. Irya ne laissa aucun sentiment paraître sur son visage tandis qu'elle avançait à son tour vers le deuxième homme, qui regardait avec des yeux ébahis son ami qui était en mauvaise posture. Elle se plaça devant lui à temps, avant qu'il ne tente quelque chose de plus grave contre Eindel. Irya ne lui laissa pas le temps de réfléchir sur la conduite à tenir et le cueillit aux genoux en faisant tournoyer sa jambe droite, s'étant baissée auparavant. Il trébucha, sans doute cela était-il dû au fait du coup et de l'alcool mélangés, mais il ne tomba pas. La jeune fille savait qu'elle avait fait une erreur, le poids de l'homme étant trop important, elle n'avait pas mis assez de force et ce n'était le meilleur coup qu'elle aurait pu lui porter pour l'atteindre directement. Profitant de l'instabilité momentanée de l'homme, elle se coula rapidement derrière lui et lui abattit son poing au milieu de son dos, ce qui le fit s'écraser face contre terre - ou plutôt contre pavés. Bien qu'elle n'eut pas de doute sur le fait que l'homme n'était pas au meilleur de sa forme, elle le fixa le temps qu'il se relève, car il était hors de question pour elle d'attaquer quelqu'un sans défense. Face aux mercenaires, elle savait que son esprit n'aurait pas réagi de cette manière et qu'elle aurait combattu dans tous les cas, mais le gars qui gisait au sol était désarmé, et qui plus est, innocent. N'ayant aucune raison de le frapper pendant qu'il peinait à se relever, elle avisa furtivement Eindel du regard et remarqua que le deuxième "ivrogne", était maintenant inconscient pour de bon.

Lorsqu'elle vit qu'un poing s'approchait dangereusement de son visage, elle esquiva à droite, mais elle n'avait pas bien pris conscience de la distance et son visage bascula en arrière quand une paume presque noire la frappa au visage. Heureusement, elle s'était tout de même assez décalée, ce qui lui permit de ne pas tomber à terre sous le choc. Se redressant vivement, elle accula l'homme contre le mur, le fixant dans les yeux, y lisant maintenant la haine pure qui avait remplacée son air intéressé quand il l'avait aperçue. Il la répugnait, et c'est qui lui donna la force de lever son pied à grande vitesse, pour ensuite frapper le gars au plexus solaire. Il s'effondra au sol et ne bougea plus. Irya restait néanmoins sur ses gardes, et ne s'approcha de lui qu'au bout d'un certain temps. Le voyant inerte, elle comprit. Ayant reculé sous le choc, il s'était écrasé contre le mur, et son cerveau avait du être touché, même de manière minime. Elle avait pensé que le combat durerait plus longtemps, mais comme ce n'était apparemment pas le cas et qu'Eindel avait lui aussi mis son adversaire hors de combat, elle s'adossa au mur le plus proche et attendit. Son regard vagabonda sur les deux ivrognes qui se tenaient à terre, inconscients. Les deux apprentis n'avaient pas utilisé les mêmes coups, mais le résultat était le même, donc tout cela était sans importance. Dans ce cas-là.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Ven 22 Jan 2010, 13:19

Après une certaine hésitation de la part de ses apprenties, ces derniers étaient tout de même descendus dans la rue pour aller combattre. Bella avait déjà eu affaire à de telles questions, lorsqu'elle avait enseigné la Voie à d'autres apprentis, solitaires, eux, entraînés comme le Conseil le préconisait, ou plutôt la tradition en fait. Une apprentie, notamment, qui refusait de se battre contre des personnes qui n'avaient pas l'air d'avoir toutes leur tête, ou alors qui ne lui avaient rien fait. Bella se souvenait très bien de la manière dont elle lui avait fait comprendre qu'elle devait le faire : d'une part, elle avait juré obéissance à son Maître pour trois ans, et d'une autre part, elle l'avait mise au milieu d'ivrognes qui avaient l'air faiblards mais qui s'étaient révélés bien plus forts qu'il n'y parraissaient. Deux ivrognes, de la même manière, et Bella lui avait demandé de les mettre hors de combat. Elle n'avait pas voulu, et pourtant toutes deux étaient dans la rue où ils avançaient. Bella s'était alors effacée, laissant la jeune fille seule. Cette dernière, finalement, s'était faite attaquée par les ivrognes. Elle avait tenté de leur parler, de les raisonner, mais finalement ils n'avaient pas résisté à son attrait et s'étaient rués sur elle. Ne voulant pas toucher des hommes qui n'avaient pas tout leur esprit, elle s'était faite avoir et était passée à deux doigts de se faire violer. C'était une courbe. La première à laquelle elle avait eu affaire. Bella était arrivée à l'ultime moment. Et elle avait retenu la leçon.

Mais là, ce n'était pas la même chose. En effet, d'une part, il y avait Eindel, qui était un jeune homme. Il avait moins de raison d'être l'objet de convoitises de viol. Mais il pouvait tout aussi bien se faire tabasser pour se faire prendre son argent. Irya pouvait elle aussi être dans le même contexte que son ex-apprentie. Soupirant légèrement, la Marchombre passa la tête par dessus le garde-fou des toits sur lesquels elle se tenait et observa les combats. Eindel y allait franchement, en réalité, et utilisait le poids de son adversaire contre lui, ce qui était une bonne chose en soi. Mais les coups qu'il assenna plusieurs fois à la tête de son adversaire, et la manière qu'il eût de le mettre K.O. tirèrent une grimace à Bella. D'un autre côté, Irya laissait son adversaire se relever. Bella ne pouvait pas lui en vouloir, après tout, mais elle le lui ferait remarquer. Des gens pouvaient désaoûler très vite, lorsqu'ils étaient frappés. Ou bien, l'alcool pouvait avoir aussi parfois des effets doppants. Il fallait toujours se méfier. Et d'ailleurs, elle prit le coup de la paume de l'homme dans le visage, même s'il n'était pas très fort car légèrement dévié. Elle finit de me mettre hors de combat d'un coup de pied dans le plexus solaire, avant d'attendre, comme Eindel, la suite des réjouissances. Bella sourit, et se glissa le long du mur pour descendre dans la ruelle.

Elle passa près des deux hommes. Celui qu'Eindel avait combattu avait de sacrés balafres et endommagements à la tête, et respirait très difficilement, son souffle n'étant presque plus qu'un râle glauque. Celui qu'Irya avait coincé contre le mur respirait plus facilement, mais ses côtes s'étaient enfoncées un peu sur le devant de son torse. Bella soupira, et se tourna vers ses apprentis.


- Cela sert à cela, de bien écouter. J'ai dit 'hors de combat' pas 'complètement amorphe'. Doser les choses et les comprendre. Vous ne vouliez pas descendre, car vous ne vouliez pas leur faire de mal. Je comprends, c'est tout à votre honneur. Mais je ne vous ai jamais demandé une telle chose. Mettre hors de combat veut dire, à mon sens, les mettre inconscients sans pour autant laisser de traces physiques et sur le lieu et sur le personnage. Quelque chose de simple et de propre...

Elle se pencha vers la flaque de sang et la tête de l'homme au milieu, le désignant du doigt. Puis, elle alla vers celui qui était effondré contre le mur et désigna à nouveau de la main son torse.

- Ca, cela n'est pas propre. On va vous demandez, lorsque vous serez Marchombre, d'arrêter des gens. Vous battre ainsi ne sera pas très discret. Il faut savoir faire avec ce que l'on a et suivant les buts que l'on se fixe.

Sinon, pour ce qui est des combats, à par ce manque de propreté...

Eindel, j'ai trouvé ta façon de faire très bien : tu as compris une chose essentielle, à savoir que si ton adversaire est plus fort que toi, il faut savoir retourner sa force contre lui. Tu l'as très bien fait. Bon, certes, ce n'était pas très discret et professionnel, mais c'était cela. Il faut maintenant apprendre à le faire proprement.

Irya, tu vois, en voulant être clémente avec ton adversaire, tu as pris le risque d'y laisser un peu de toi. Et encore, ce n'était qu'un ivrogne... Imagine, dévier ton attention une seconde d'un combat, peut te coûter la vie ! Il faut se concentrer sur le combat d'abord, et après sur l'environnement. Ouvrir ses perceptions, mais rester vif dans tout son corps.


Leur adressant un sourire, elle leur fit signe de la suivre, et se hissa encore une fois sur les toits. Elle partit plein est vers la muraille de la ville, et se laissa glisser dans la dernière ruelle. Là, il y avait une porte, avec deux serrures. Une chacun. Se tournant vers ses apprentis, elle lança, tranquillement :

- Ha oui, au fait, les poignards sont à vous.

Maintenant, vous allez ouvrir cette porte. Un Marchombre passe. Serrures ou pas serrures, il passe, et rien ne l'empêche de le faire...


Et dans un autre sourire tendre et ridé, elle leur tendit une poignée d'épingles rigides. Soupirant, elle observa la rue et ses apprentis qui se mettaient sur les serrures pour les forcer...
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Sam 23 Jan 2010, 13:55

Appuyée de manière à être stable contre le mur, Irya observa la marchombre descendre du toit où elle tenait et passer près des deux hommes qui gisaient maintenant à terre. Elle les observa avant de soupirer sensiblement et de se tourner vers ses apprentis.

- Cela sert à cela, de bien écouter. J'ai dit 'hors de combat' pas 'complètement amorphe'. Doser les choses et les comprendre. Vous ne vouliez pas descendre, car vous ne vouliez pas leur faire de mal. Je comprends, c'est tout à votre honneur. Mais je ne vous ai jamais demandé une telle chose. Mettre hors de combat veut dire, à mon sens, les mettre inconscients sans pour autant laisser de traces physiques et sur le lieu et sur le personnage. Quelque chose de simple et de propre...


Se penchant alors vers la flaque de sang qui s'étendait dans la ruelle, elle désigna du doigt l'homme duquel elle provenait, avant de désigner également de la main le torse du deuxième homme allongé contre le mur.


- Ca, cela n'est pas propre. On va vous demandez, lorsque vous serez Marchombre, d'arrêter des gens. Vous battre ainsi ne sera pas très discret. Il faut savoir faire avec ce que l'on a et suivant les buts que l'on se fixe.

Sinon, pour ce qui est des combats, à par ce manque de propreté...

Eindel, j'ai trouvé ta façon de faire très bien : tu as compris une chose essentielle, à savoir que si ton adversaire est plus fort que toi, il faut savoir retourner sa force contre lui. Tu l'as très bien fait. Bon, certes, ce n'était pas très discret et professionnel, mais c'était cela. Il faut maintenant apprendre à le faire proprement.

Irya, tu vois, en voulant être clémente avec ton adversaire, tu as pris le risque d'y laisser un peu de toi. Et encore, ce n'était qu'un ivrogne... Imagine, dévier ton attention une seconde d'un combat, peut te coûter la vie ! Il faut se concentrer sur le combat d'abord, et après sur l'environnement. Ouvrir ses perceptions, mais rester vif dans tout son corps.


Sur un sourire, elle remonta une fois encore sur les toits, suivit par les deux apprentis. Irya la suivait, certes de loin, mais arrivait à passer au dessus des obstacles qui gênaient sa progression. Tandis qu'elle accédait à un nouveau toit, la maître marchombre laissa de nouveau glisser à terre, dans la dernière ruelle avant la muraille de la ville. La jeune fille, qui avait un instant envisagé qu'ils quitteraient la ville, se coula à son tour dans la ruelle. S'arrêtant à quelques mètres d'une porte comportant deux serrures, elle lança tranquillement aux deux jeunes gens proches.


- Ha oui, au fait, les poignards sont à vous.

Maintenant, vous allez ouvrir cette porte. Un Marchombre passe. Serrures ou pas serrures, il passe, et rien ne l'empêche de le faire...


Leur tendant une poignée d'épingles rigides, elle offrit un sourire à ses apprentis tandis qu'ils s'approchaient de la porte, dans l'espoir de forcer les serrures ; assez vite si possible. Dès sa première tentative infructueuse, Irya dut se rendre à l'évidence que les histoires où la porte s'ouvrait du premier coup n'étaient que pures calomnies. Ou alors, Bella avait choisi les serrures les plus dures à forcer de toute la ville, ce dont elle doutait plus que de raison, bien que cela soit tout de même possible. Se concentrant uniquement sur son objectif, elle se pencha, essayant d'observer à l'intérieur de la serrure une chose qui aurait pu l'aider. Malheureusement, l'obscurité à l'intérieur était telle qu'il était impossible d'y discerner des détails utiles. Se redressant, Irya tenta de nouveau d'essayer les épingles les unes après les autres, ce qui n'eut pour effet que d'accroître sa frustration.

Stoppant un instant ce qu'elle était en train de faire, elle prit une épingle au hasard et l'enfonça doucement dans la serrure. Là, elle ne fit pas de grandes gestes répétitifs et inutiles, mais tourna l'épingle dans un sens unique, ses traits reflétant toute sa concentration. Quand elle sentit que cela n'avait strictement aucun effet, elle essaya de tourner l'épingle dans un autre sens, changeant son côté d'action. Maintenant, il n'était plus question de force mais de réflexion. Passer l'objet des dizaines de fois au même endroit comme elle l'avait fait précédemment ne l'avancerait pas à grand chose. Elle devait s'en remettre à la logique et ne jamais passer deux fois l'épingle dans la même recoin, mais plutôt essayer méthodiquement toutes les solutions possibles. Aussi changea-t-elle de nouveau de côté d'action, tentant maintenant de forcer la serrure par le bas. Son visage se figea quand elle sentit un mouvement imperceptible au bout de son épingle.

Attentive au possible, elle avait automatiquement prit conscience de ce qui se passait dans la serrure. Relâchant sa pression, elle se pencha encore plus et appuya enfonça fermement l'épingle à l'intérieur. Forçant sur ses doigts pour accentuer sa pression au maximum, elle tenta par tous les moyens de faire grandir le mouvement pour que cela se restitue par l'ouverture de la porte. Au bout de maints efforts, un cliquetis à peine audible parvint aux oreilles d'Irya, et elle retira l'épingle en ayant visualisé d'où provenait le bruit, et l'emplacement de l'épingle. Prenant une nouvelle épingle qu'elle pensait plus large au jugé, elle la repositionna dans le même recoin et tenta de renouveler le mouvement tel qu'elle l'avait fait. Il lui apparut très vite qu'elle avait perdu son champ d'action et que plus rien ne se passait. Décalant de quelques centimètres la mince ligne de fer, elle entendit enfin le bruit qu'elle tentait en vain de trouver. Elle força de nouveau, jouant avec ses doigts, pressée contre la porte. Ses yeux ne fixaient plus la serrure, elle se repérait maintenant uniquement au bruit qu'elle produisait. Quand un cliquetis plus fort que les autres retentit, elle sut qu'elle avait réussi. Le temps que cela lui avait pris ne signifiait rien pour elle ; qu'elle ait mis une minute ou une journée à forcer cette serrure ne la touchait pas plus que cela.. Le but qu'elle s'était fixé était atteint, elle n'en demandait plus plus.

Laissant son corps s'appuyer contre la grande porte, elle sourit.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Mer 27 Jan 2010, 15:51

Debout au milieu de la rue, les bras croisés, Eindel regarda attentivement son maître descendre de son perchoir et les rejoindre. Elle observa un instant les deux corps, inertes, et se tourna vers eux.

«Cela sert à cela, de bien écouter. J'ai dit 'hors de combat' pas 'complètement amorphe'. Doser les choses et les comprendre. Vous ne vouliez pas descendre, car vous ne vouliez pas leur faire de mal. Je comprends, c'est tout à votre honneur. Mais je ne vous ai jamais demandé une telle chose. Mettre hors de combat veut dire, à mon sens, les mettre inconscients sans pour autant laisser de traces physiques et sur le lieu et sur le personnage. Quelque chose de simple et de propre...»

Ensuite elle désigna avec son index successivement la tête de l'homme qu'il avait combattu et le torse de celui dont Irya c'était occupée.

«Ça, cela n'est pas propre. On va vous demandez, lorsque vous serez Marchombre, d'arrêter des gens. Vous battre ainsi ne sera pas très discret. Il faut savoir faire avec ce que l'on a et suivant les buts que l'on se fixe.»

Pas propre... Le terme était bien faible dans son cas. L'homme gisait dans une flaque de sang sombre, et Eindel, soudain, se rendit compte qu'il aurait pu tout aussi bien lui exploser la boîte crânienne, le tuant à coup sûr. Dans le feu de l'action, il ne s'en était pas le moins du monde préoccupé et c'était quelque chose d'assez grave, jugea-t-il lui même. Bella ne lui laissa pas le temps de réfléchir plus. Elle apprécia le pour et le contre de chacune de leur prestations :

«Sinon, pour ce qui est des combats, à par ce manque de propreté... Eindel, j'ai trouvé ta façon de faire très bien : tu as compris une chose essentielle, à savoir que si ton adversaire est plus fort que toi, il faut savoir retourner sa force contre lui. Tu l'as très bien fait. Bon, certes, ce n'était pas très discret et professionnel, mais c'était cela. Il faut maintenant apprendre à le faire proprement. Irya, tu vois, en voulant être clémente avec ton adversaire, tu as pris le risque d'y laisser un peu de toi. Et encore, ce n'était qu'un ivrogne... Imagine, dévier ton attention une seconde d'un combat, peut te coûter la vie ! Il faut se concentrer sur le combat d'abord, et après sur l'environnement. Ouvrir ses perceptions, mais rester vif dans tout son corps.»

L'apprenti, attentif, retint bien tous ces conseils, qui, il le savait, devraient être appliqués dans les cours à venir, mais aussi au quotidien. Il ne broncha pas lorsqu'elle remonta sur les toits pour reprendre une course qui n'avait été que suspendue et la suivit. A bout de forces, certes, et ses muscles lui criaient leur douleur, mais il s'exécuta et vit que ce n'était pas à nouveau un exercice d'endurance, mais juste un simple déplacement, quand elle descendit dans une ruelle peu après. Il en fut soulagé et réprima difficilement l'appel du bon lit moelleux qui l'attendait à l'académie. Lorsque Irya et lui eurent tous deux rejoint leur maître, celle-ci leur lança, d'une voix calme :

«Ha oui, au fait, les poignards sont à vous. Maintenant, vous allez ouvrir cette porte. Un Marchombre passe. Serrures ou pas serrures, il passe, et rien ne l'empêche de le faire...»


Le poignard... Eindel frémit au souvenir de l'envie soudaine qu'il avait eue de tuer quelqu'un, sadiquement. Il ne voulait pas garder le poignard. Il lui faisait encore trop peur pour qu'il pût le regarder sans s'affoler. L'arme en question pendait innocemment à sa ceinture et il remit à plus tard ce problème; pour l'heure, il avait un autre exercice qui l'attendait, et non physique, cette fois-ci.

Eindel s'approcha de la porte désigné par Bella et, attrapant au passage les épingles qu'elle lui tendait, se dirigea à la suite d'Irya sur une des deux serrures. La première chose qu'il fit en observant la porte , inconsciemment, fut de se demander s'il savait le faire et s'il l'avait déjà fait, mais, comme bien souvent lorsqu'il s'adonnait à une nouvelle activité, il était conscient que personne ne lui offrirait de réponse. C'est pourquoi il avait été surpris en montant sur une jument, il y a de cela quelques semaines.

Et de nouveau il fut surpris lorsqu'il énuméra mentalement les composants de la serrure et visionna le plan approximatif de son fonctionnement. Une simple serrure à goupilles. Il lui suffisait d'utiliser une épingle pour "racler" les goupilles tout en appliquant une pression rotatrice sur le rotor avec une autre épingle, afin de coincer les goupilles passives au-dessus de la ligne de césure pour permettre de tourner légèrement le rotor et passer à la suivante. Lorsque qu'il aurait réussi à coincer toutes les goupilles, le mécanisme serait libre et il pourrait ouvrir la serrure. Le crochetage utilisait simplement les faiblesses de la serrure pour les retourner contre elle.

Eindel était désemparé, Toutes ces informations lui avaient envahi la tête soudainement, venues de nul part. Enfin si, elles devaient venir des choses qu'il avait apprises avant, et qui, contrairement à ce qu'avait dit la louve blanche durant son inconscience lorsque Rilend se trouvait près de lui, n'avaient pas entièrement disparues. Mais cela volait donc dire qu'il avait déjà crocheté des portes dans sa vie «d'avant». Qu'est-ce que cela voulait dire ? Était-il un voleur ou, pire, un assassin ? Avait-il fait des choses mauvaises ? Peut-être même était-il recherché par l'armée impériale ! Le garçon avait l'impression de devenir fou. Vivre en sachant que son corps avait utilisé à des actions dont on ne connaissait pas la nature était quelque chose de terriblement frustrant, et même effrayant.

Toutefois il n'avait pas le temps de se perdre dans les méandres de son âme. Eindel approcha son oeil droit du mécanisme en fer. Son état déplorable indiquait que ses qualités de serrure étaient plutôt faibles. Il prit une des épingles et là tordit de manière à former un angle droit et jaugea la résistance de l'entraîneur ainsi créé, avant de l'introduire légèrement dans la fente. Il y inséra ensuite une deuxième épingle qu'il laissa tel quel. Raclant les goupilles, il en dénombra seulement trois, ce qui n'était pas énorme. Il commença par la plus éloignée, appuyant dessus tout en exerçant une pression légère avec l'entraîneur. Lorsqu'enfin la goupille passive resta bloquée et le rotor tourna légèrement, Eindel passa à une autre, effectuant la même technique. Puis, quand enfin la dernières se coinça à son tour, il put tourner le rotor avec l'épingle qui lui servait de clé. Il fit deux tours entier et un léger déclic indiqua que la serrure était ouverte. Il avait mis une ou deux minutes à peine à s'effectuer.

L'apprenti prit un peu de recul, jugulant la surprise et les questions entraînées par sa capacité à crocheter une serrure, puis observa Irya qui ne tarda pas à finir à son tour. Les deux serrures ouvertes, la porte s'ouvrit d'elle-même de quelques centimètres, mais Eindel ne put rien distinguer derrière et se tourna vers la vieille Maître Marchombre.
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Sam 30 Jan 2010, 20:45

Bella sentait dans son dos les deux jeunes personnes qui commençaient à avoir du mal, autant physiquement que mentalement. Leur souffle se faisait plus rude, plus présent et moins régulier, tandis que leurs muscles semblaient crier grâce, ce qui fit sourire la Marchombre. Cependant, elle ne courut pas longtemps, et elle sentit bien le soulagement de ses deux apprentis, ce qui la fit sourire encore plus. Puis, ils se glissèrent souplement à sa suite dans la ruelle et saisirent tous les deux les épingles qu'elle leur tendait.

Irya s'avança la première, utilisant les épingles pour explorer la serrure. Elle s'y acharna un bon moment dessus, et si Bella n'y faisait pas vraiment attention, elle savait qu'il avait fallu une bonne demie-heure à la jeune fille pour y parvenir, et elle était fière d'elle : en effet, pour Irya, elle avait réussi à atteindre son but, c'était déjà ça ! Bella aimait cette manière de penser. Mais au fur et à mesure de l'avancée sur la Voie, il leur faudrait aller de plus en plus vite, c'était certain, toujours plus et toujours mieux, pour soi avant tout aussi.

Puis ce fut au tour d'Eindel, qui, à sa grande surprise à lui en tout cas, sans doute un peu moins pour la Marchombre, crocheta très rapidement la serrure. Il savait faire, certes, cela n'avait rien d'exceptionnel, des tas de gamins des rues savaient faire eux aussi, avec de l'entraînement. Mais c'était surtout la suprise qui émanait de lui, qui confirma bien ce qu'avait pensé la Marchombre la première fois qu'elle l'avait vu, dans les cachots : il avait sûrement perdu la mémoire, mais son corps lui se souvenait. C'était évident, et bien souvent comme ça.

Soupirant légèrement, Bella s'avança entre ses deux apprentis et fit glisser le battant de la porte pour s'y faufiler. Lorsque les deux élèves furent sortis à leur tour de l'enceinte de la ville, elle referma les deux serrures d'un mouvement du poignet et se tourna vers ses apprentis, un instant, leur accordant un immense sourire. Puis, d'un signe de la main, elle les invita à la suivre et elle courut à petites foulées, même si le rythme n'était pas lent, il n'était pas spécialement rapide non plus. Cela leur faisait les muscles dans la fatigue, et c'était bon pour eux, du moment qu'ils ne se surmenaient pas en sprintant comme des lièvres.

A ce rythme, il se dirigèrent vers une sorte de petit bois, un peu plus loin de là. Bella les conduisit au milieu du bosquet, de telle manière que personne ne pût les voir ou deviner leur présence des remparts, et détailla les lieux. C'était juste derrière ce buisson-là que se trouvaient les chevaux, et la Marchombre alla d'ailleurs y chercher trois bâtons. Elle en tendit deux à ses apprentis, de ses vieilles mains ridées, et leur adressa un autre sourire. Puis, elle commença. Comme elle l'avait fait avec le poignard, elle commença par des mouvements lents, simples, faciles, avant d'accélérer peu à peu et de compliquer le tout. S'amusant avec le bâton, avec le vent et les feuilles, elle continua ainsi durant une bonne demie-heure, et lorsqu'elle-même s'arrêta, elle laissa encore le même laps de temps à ses apprentis pour qu'ils s'associassent au bâton, dans le corps et dans l'esprit, et qu'ils sussent très bien s'en servir, comme un prolongement d'eux-même, de leur volonté et de leur bras. C'était la clé de tout. Comme pour le poignard.

Lorsque ses deux apprentis s'arrêtèrent, elle leur sourit et indica les buissons sur le côté d'un mouvement du menton. Puis, elle se coula dans ces derniers et atterrit au milieu des trois chevaux, qui les attendaient sagement. Passant calmement à côté de chaque animal, Bella leur prodigua une caresse à chacun sur le chanfrein, avant de se tourner vers ses apprentis et de leur dire :


- Bien. Nous allons donc retourner à l'Académie.

Leur souriant encore, elle enfourcha sa monture après l'avoir détachée et attendit que ses deux apprentis fussent montés sur leur cheval chacun pour mettre le sien au pas. Le soleil commençait à descendre, et ils avaient passé toute la journée à Al-Chen, à se balader et à renforcer des savoirs, à en acquérir de nouveaux. Pour Bella, ils étaient prêts. Prêts pour la suite. A une chose près, qu'elle devait leur faire faire avant. Mais chaque chose en son temps. Pour l'instant, ils étaient loin de l'Académie, et encore à cheval...

[Excusez-moi pour le RP un peu court, j'ai eu du mal à tout réécrire u_u]
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MessageSujet: Re: Groupe Fubiz - Cours n°2   Dim 31 Jan 2010, 15:58

Une fois les deux serrures crochetées, la marchombre poussa la porte d'un geste, et se retrouva hors de la ville. Se retournant, elle referma les serrures avec une dextérité qui fit sourire Irya. Cependant, elle ne s'attarda pas longtemps sur ce fait, et s'interroga sur la facilité de quitter la ville, et, par conséquent, d'y pénétrer. Bien qu'elle eut mis du temps à forcer cette serrure, elle avait bien vu qu'Eindel avait été beaucoup plus rapide. Cela voulait donc dire qu'en temps de guerre, n'importe quel ennemi pouvait forcer cette serrure et se couler dans la ville pour accomplir ses méfaits ? Elle chassa ces pensées de son esprit. Sans doute que tout ceci devait être renforcé dans de tels cas. Sur le signe de main de son maître, Irya s'élança. Elle se mit à courir, encore et encore, malgré la fatigue qui étirait ses muscles. Heureusement, le rythme n'était pas aussi soutenu qu'il aurait pu l'être ; mais ce n'était pas non plus une ballade et la jeune fille sentit le moment où ses muscles allaient finir par crier grâce pour de bon, cette fois. S'obligeant à maintenir l'allure, elle fut soulagée quand le petit groupe finit par s'arrêter dans un bosquet, à distance maintenant raisonnable des remparts, protégés par les arbres. Leur maître se coula derrière un buisson.

Quand elle revint devant ses apprentis, Bella tenait trois bâtons dans ses mains. En tendant deux à ses apprentis avec son éternel sourire, elle commença à effectuer des mouvements avec le sien. Mouvements lents, simples et faciles. Qui devinrent compliqués et rapides. Durant une bonne demi-heure, Irya observa la vieille marchombre tournoyer avec son bâton, comme si l'osmose entre les deux était là, palpable. Lorsqu'elle s'arrêta, ce fut aux deux jeunes gens de faire la même chose à leur tour. Irya s'écarta de quelques mètres, de manière à être libre de ses mouvements. Là, elle tint un bon moment le bâton dans sa main droite avant d'effectuer quelques mouvements de bases avec. Malgré son désir de bien faire, elle n'arrivait pas à se sentir proche du bout de bois, comme s'il faisait partie intégrante de son corps. Son esprit refusait de s'accorder à un bâton. Qui plus est, l'idée qu'un simple bout de bois lui soit utile dans un combat de la même manière qu'un poignard lui semblait absurde. Un poignard est tranchant, dangereux, utile. Mais un bâton... N'importe qui pourrait alors le battre sans aucun problème si elle ne possédait que cela. Obstinée par son idée, elle ferma les yeux.

Peut-être que le fait de ne pas considérer le bâton comme un bâton l'aiderait. Les paupière closes, elle se força à oublier que c'était un bout de bois qu'elle tenait dans la main ; s'imaginant plutôt un long et fin poignard. Le souffle apaisé, elle effectua les mêmes mouvements qu'auparavant, s'accordant avec le vent, pour ensuite batailler contre un adversaire invisible. Si ce qu'elle tenait devant être un poignard, autant renforcer cette idée par l'utilisation que l'on en fait habituellement. Son corps tournoyait, son poigner decrivait des courbes, tandis qu'elle faisait enfin corps avec l'objet qui était maintenant considéré comme le prolongement de son bras. Continuant ses mouvements quelques instants encore, elle finit par s'arrêter et se força à ouvrir les yeux ; ces derniers se posèrent sur le bâton. Si son esprit était accoutumé au fait que ce qui se tenait dans sa main faisait partie d'elle, cela lui fit quand même l'effet inverse. Aussitôt, ses pensées revinrent au point de départ. Dépitée, elle recommença tout cet exercice une fois encore, mais n'obtint de nouveau qu'un refus de son esprit d'accepter le bâton. Si son corps le voulait, lui, sa tête pensait autrement. Malgré les tentatives, rien n'y fit, et Irya se promit de renouveler tout ceci très bientôt, pour ne pas rester sur un échec total.

Après que les deux apprentis eussent finis tout deux leur exercice, Bella leur indiqua les buissons d'un mouvement du menton, puis y disparut. Irya la suivit, et se retrouva alors à l'endroit même où ils avaient laissé les chevaux. La marchombre caressa chacune des trois montures pour ne pas faire de jaloux et se tourna vers les apprentis, avant de leur annoncer :


- Bien. Nous allons donc retourner à l'Académie.

Sur ce, elle détacha son cheval avant de l'enfourcher. Irya fit de même, et Bella lança alors sa monture au pas. La jeune fille s'en étonna, elle qui imaginé qu'ils commenceraient par un trot bien tonique, histoire de rendre les muscles des deux apprentis définitivement hors de course. Mais elle se garda bien d'en faire la remarque, trop fatiguée pour supporter une nouvelle chevauchée houleuse dont elle serait la cause. Tournant plutôt son regard vers le ciel, elle discerna le myriade de couleurs, s'entendant maintenant dans le ciel qui commençait à s'obscurcir, lui conférant une beauté suplémentaire. La journée était passée vite pour Irya, mais ses jambes, elles, se souvenaient de chaque détail sans aucun souci. Un sourire arqua la commissure de ses lèvres à cette pensée...
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