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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Humo - Cours n°2

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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 19 Mai 2010, 19:09

La jeune mercenaire avait commencé par observer et Jennyssie avait fait de même, se demandant ce qu'elle allait bien lui demander de faire ensuite. Puis, elle s'était levée, et s'était élancé sur les toits, et la jeune fille, heureuse de bouger, l'imita... Habituellement, le fait de faire une pause l'a réconfortait. Mais durant les cours, elle voulait toujours faire mieux que ce qu'elle avait fait. Elle voulait aller au dessus de ses capacités, elle ne voulait pas s'assoir la, et ne plus bouger. Elle voulait grandir. Apprendre. Elle voulait pouvoir devenir un mercenaire, et vite, parce qu'au fond d'elle, ce qui lui donnait le plus envie, c'était le fait de ne dépendre de personne. Elle voulait pouvoir dire qu'elle était libre, même si elle savait qu'il n'existait pas de vrai liberté. De liberté complète. Au fond, elle voulait ne plus avoir besoin de son père, ni de Rubis. Elle voulait commencer à apprendre seule. Parce que non, elle ne voulait pas ne plu apprendre. Elle voulait continuer, parce que chez elle, c'était un besoin. Comme de tuer. Comme de respirer. La jeune mercenaire lui expliqua alors :

- Il faut passer, partout. Il faut comprendre tout ce qu'il se passe autour de toi, pour être à même de réagir à la moindre sollicitation, pour être toujours prêt à tout, et ne jamais se faire surprendre. Accorder de l'importance à chaque détail, sans omettre la globalité. Glisser sur les toits, sans un bruit, glisser dans les rues, sans un bruit, glisser, sans se faire repérer, dans l'ombre ou dans la lumière... C'est la discrétion-même.

Jennyssie avait eu les mêmes explications une année plus tôt de la part de son père, mais sans vraiment savoir pourquoi, elle n'y avait pas prêté attention. En revanche, elle avait écouté attentivement les paroles de Rubis. Comme s'il lui était plus facile d'écouter Rubis que son propre père. Elle était peut-être plus motivé, aussi...

Rubis l'entraîna partout, dans les ruelles, sur les toits, à travers les jardins, avec une discrétion que la jeune fille n'avait même jamais vu chez son père. Mais peut-être aussi qu'elle n'avait pas vraiment regardé. Rubis semblait se couler dans les rues. Elle était une ombre, elle était un chat, elle était... Une mercenaire.

Mais soudain, Jennyssie se figea. La mercenaire venait de se baisser vers un énorme chien noir et... Celui-ci était partit en courant. Ce genre de chien ne partait jamais habituellement. Ce genre de chien n'était pas lache. Ce genre de chien n'avait peur de rien. C'étaient des créature agressives et méchante. Mais apparemment pas autant que Rubis. Cette pensée fit sourire la jeune fille.

Des cris s'élevèrent dans la ruelle, en dessous, et Jennyssie su à ce moment, qu'elle serait son "épreuve". Rubis lui expliqua tout de même :

- Et bien... Voyons comment tu te débrouilles en situation ! Et n'oublie pas : soit toujours la meilleure. Être bourrin ne suffit pas, il faut être subtil. C'est la subtilité qui fait le plus peur...


Ceci dit, elle se glissa dans l'ombre de deux poutres, alors que deux personnes s'approchaient, tenant des armes inconnus de Jenny dans les mains. La jeune fille fut surprise de la façon dont ils se servaient de celles-ci et à la fois intrigué. Mais lorsqu'elle reçut quelques coups dans les côtes, elle comprit bien vite le système et se promit d'être prudence, vu l'élancement qu'avait provoqué les armes...

Elle resta un bon moment à distance, évitant les coups, courant autour des deux personnes qui semblaient vouloir prendre leur temps. Elle n'était pas pressé non plus. Elle aurait voulu les fatigué, elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas besoin de beaucoup de sommeil, mais le fait de rester la, à courir autour de deux petits gros ne l'enchantait guère et elle du se résoudre à attaquer. Elle choisit le seul endroit de la ruelle se trouvant dans l'ombre pour bondir en avant. La première tentative fut vaine. Elle reçut un grand coup dans l'estomac et chancela. Se sentant tomber en arrière, elle roula sur le sol avant de bondir de nouveau, au cou de l'un d'eux. Celui-ci tomba en arrière et ils se retrouvèrent à rouler ensemble dans le sable de la petite rue. Elle lui assena une série de coups, à la mâchoire, la tempe, l'épaule. Le coup envoyé à la tempe provoqua des nausées chez l'homme et Jennyssie s'enleva très vite. Mais les deuxième homme lui envoya son arme dans la joue et elle s'effondra.

"Tu as la sale manie de te traîner par terre... Tu ne sais donc pas tenir sur tes pieds ? L'homme que tu as frappé ne risque pas de se relever d'ici cinq bonnes minutes. Évite de les tuer tout de même. Je ne suis pas sur de si c'est raisonnable. Il ne font que défendre leur village.
Tu as le temps de t'occuper de l'autre. Mais fait attention, ils savent s'y prendre aussi."


Jenny évita de justesse l'arme de l'homme qui lui venait droit dessus. Elle en profita pour sauter à nouveau et attaquer. Mais elle reçut le point de l'homme dans la poitrine, lui coupant ainsi le souffle. Mais malgré son incapacité à respirer, elle assena de violents coups dans les parties génitales de l'homme, lui tirant un cri, et il du se baisser. Le genou de la jeune fille atteignit l'homme au front et il tomba en arrière. Seulement sa main crocheta la cheville de la jeune fille qui tomba dans le sable avec un "oumpf" peux élégants... Le point de l'homme atterrit dans sa jambe gauche, et un hurlement de douleur lui échappa. Le fait d'avoir aussi mal l'avait énervé, et elle donna deux violents coup dans la tête de l'homme et ses dents allèrent trouver le sol. Il ne bougea plus.

Mais la jeune fille n'était pas fière de ce qu'elle avait fait. Elle regardait sa jambe, et elle savait qu'elle n'avait rien de grave. Peut-être un hématome qui resterait la un bon moment. Son tibia l'a lançait terriblement et son sourire sadique avait était remplacé par un rictus de douleur. Elle serra sa jambe, mais ne se leva pas. Elle attendrait deux minutes, que la douleur s'estompe.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Ven 21 Mai 2010, 13:14

Etincelle de bravoue, goutte de sang...

Rubis observait sont apprentie entre les deux enfants des rues. Le plus grand était sûr de lui, mais la jaugeait avec intérêt, tandis que l'autre ne semblait vouloir qu'une seule chose : attaquer ! La Mercenaire sourit, observant encore une fois les mouvements des gamins. Ils avaient réussi à toucher plusieurs fois Jennyssie, rien de très grave mais assez pour l'énerver, sans doute. L'Envoleuse percevait l'envie de son apprentie de les fatiguer, de les vaincre par la fatigue, mais elle ne s'y tint pas réellement, lui tirant un sourire. La jeune fille commença alors à attaquer. Elle bondissait, réussissait à déséquilibrer, tombait à son tour, se relevait, se prenait un autre coup, chancelait, recommençait à frapper. Il n'y avait rien de fluide dans ses mouvements, sans ses pensées, ce n'était qu'un enchaînement aléatoire de coup, et contre des personnes plus expérimentées, elle n'aurait pas fait le poids. Non, elle n'aurait jamais fait le poids. Souriant, Rubis sut ce qu'elle allait faire en sortant de la ville. Ce fut à ce moment-là que le second garçon tomba, inconscient, sur le sol. Mais elle s'était faite toucher aussi, c'est pour cela que Rubis s'avança vers elle, pour voire les dégats. Palpant le tibia de la jeune fille, elle ne pouvait pas laisser glisser ses doigts, au risque de l'entailler profondément. Elle ne sentit rien d'anormal : c'était simplement le choc qui lui tirait cette douleur cuisante. La laissant se reposer quelques minutes, le temps que la douleur s'atténuât, elle se pencha vers son apprentie et lui dit :

- Et bien... Il y a encore des progrès à faire. Tu es loin d'être efficace, Jennyssie. En plus, tu t'es laissée avoir par leurs coups, que tu aurais pu facilement éviter si tu avais été à l'écoute de ce qui t'entoure. Il faut regarder tout autour de toi, percevoir les détails pour les utiliser à bon escient, pour toi, mais il faut saisir la globalité, comprendre ton adversaire pour anticiper ses mouvements. Il faut que tu te fondes dans ton adversaire, que tu utilises le temps pour être accordé à lui... Subtilité, efficacité. Deux choses fondamentales, que tu n'as pas encore acquéries... en combat, dumoins.

Hochant simplement la tête, Rubis passa à côté des deux jeunes hommes, les fit tourner sur le dos pour vérifier qu'ils respiraient bien, et passa comme un courant d'air au dessus d'eux, invitant son apprentie à la suivre. Elles coururent encore un long moment sur les toits, dans la discrétion, tranquillement. Puis, Rubis augmenta le rythme, pour éprouver les capacités de son apprentie et la fatiguer un peu plus, alors qu'elle-même n'était même pas encore essouflée. Puis, elles sortirent du village et rejoignirent les chevaux, et Rubis demanda à Jennyssie de prendre sa jument en bride, car elles allaient courir. Ainsi, elles se dirigèrent encore vers l'Est, gravissant des collines, et Rubis avait considérablement augmenté le rythme pour que son apprentie se surpassât. Lorsque le soleil commença à passer la ligne d'horizon, Rubis sourit et bifurqua légèrement vers le Nord, dans le but de rejoindre une grotte avant la fin de la nuit. Elles coururent encore, alors que le soleil était couché et que les étoiles commençaient à briller dans le ciel, et la lune à distiller sa douce lueur argentée. Et elles arrivèrent enfin sur le flanc de la colline plus pentue que cherchait Rubis. Adressant un sourire à son apprentie, elle se dirigea vers l'extrêmité nord de la colline, et longea une sorte de petit précipice, pour tomber sur l'entrée d'une grotte. Lorsqu'elles y furent, Rubis demanda à Jennyssie d'attacher la jument et de la brosser, avant de la faire entrer dans la grotte. On ne voyait rien, et si la jeune créature n'avait pas ce léger halo de lumière autour d'elle, à cause de ses écailles, l'obscurité aurait été totale. Souriante, Rubis invita d'un signe de main son apprentie à la suivre, dans les tréfonds de la grotte.

Soupirant légèrement, la Mercenaire avança, pour se glisser dans un petit boyaux, invitant Jennyssie à faire de même. Elles marchèrent un bon quart d'heure, dans ce noir seulement percé par la lumière que diffractait les écailles de la jeune créature, jusqu'à arriver dans une sorte de grande salle sous-terraine. Souriante, Rubis se tourna vers son apprentie, lui disant :

- Pour te montrer qu'il faut t'ouvrir à l'extérieur, au monde, qu'il faut que tu percoives tout ce qu'il se passe autour de toi... Tu va rentrer seule, dans le noir, jusqu'à l'extérieur de la grotte, là où tu as laissé la jument. Je t'y attendrait.

Détachant la cape noire qu'elle avait enroulée autour de son bras soigneusement, Rubis la passa sur elle pour qu'elle cachât la lumière qu'elle dégageait, et rentra, rapidement, sans un seul bruit, sans plus se faire percevoir de son apprentie. Une fois à l'extérieur, elle fit un feu, à l'écart de l'entrée de la grotte pour ne pas donner trop d'indices à cette dernière, et alla chasser pour trouver quelque chose de bon à manger. La viande séchée ne l'avait jamais rassasiée, et en plus elle ne la nourrissait pas. Elle préférait la viande crue, mais Jennyssie n'apprécierait pas forcément. Partant rapidement, elle trouva vite un gros lièvre, qu'elle attrapa sans problème, et qu'elle mangea cru, alors que le sang de l'animal dégoulinait sur ses joues. Souriante, elle en trouva un second, qu'elle fit cuire pour le laisser à son apprentie. Elle attendait, tranquille. Elle savait que Jennyssie y parviendrait, mais cela ne pourrait pas être une question de chance. Il fallait qu'elle fût patiente, qu'elle ouvre ses sens, qu'elle sente la légère aura de chaos que Rubis avait laissée derrière elle. Il fallait qu'elle s'ouvrît, simplement, il n'y avait pas d'autre solution...

Parce que la vie est passion...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Ven 21 Mai 2010, 22:24

Rubis lui dit qu'elle n'était pas vraiment fière, mais la jeune fille s'y était attendue. Elle avait encaissé les conseil et les explications sans trop de mal alors qu'elle ne supportait pas, habituellement. Elle avait simplement comprit à éprouvé que sur ce coup la, elle s'en était sortie comme une potiche. Elle avait simplement pensé à frapper et a faire mal, mais le fait que ces deux garçons frappe si fort alors qu'elle était une jeune fille l'a révoltait. En même temps, le fait d'être une fille ne l'avait jamais vraiment avantager. Elle n'avait jamais apprécié les fillette qui jouait à la poupée dans son ancien village et celles-ci ne l'avaient jamais aimé non plus. Elle ne s'était jamais vraiment posée la question du pourquoi, mais la réponse lui semblait évidente. Elle plaisait plus aux garçons et elle était différente. Différente, autant physiquement que moralement.

Lorsque rubis se mise à courir, elle l'a suivit, elles récupérèrent la petite jument et elle coururent encore, d'un bon rythme, sans jamais faiblir, sans jamais s'arrêter, et puis le soir tomba, et la jeune fille commençait à fatiguer. Elle avait meilleur endurance que la plupart des gens de son age, mais elle n'arrivait pas à la cheville de Rubis.

Enfin, la nuit tomba, et elle continuèrent encore, sous les étoiles et la lune ronde et argenté, belle. Elle gravirent ensemble une colline et Jennyssie faiblissait, encore et encore, et elle se demandait si la mercenaire allait s'arrêter à un moment, parce qu'elle avait bien l'intention de tenir jusqu'au bout, quoi qu'il arrive, et si elle ne s'arrêtait pas, et bien elle crèverait de fatigue, au bout d'un moment.

Mais Rubis finit par lui adresser un sourire avant de lui demander comme si de rien était de brosser et d'attacher la jument. Jennyssie s'exécuta. La jument se laissa faire, alors que la jeune fille lui parlait à l'oreille, ou du moins, elle pestait contre l'animal :

"Non mais moi, j'ai rien demandé, j'veux pas être avec toi, et toi en plus, faut qu'j'te brosse et que je m'occupe de toi. Une vrai princesse cette jument... Non mais hé..."

Et ses propres paroles l'a faisait rire intérieurement. Elle se sentait bête à rire d'elle même mais cette pensée ci l'a faisait rire encore plus. Elle profitait de ce petit moment ou elle s'occupait de sa jument pour reprendre sa respiration.

Elle rejoignit ensuite la jeune mercenaire dans la grotte. Ensemble, elles s'enfoncèrent dans la grotte. Il faisait noir et frais.

- Pour te montrer qu'il faut t'ouvrir à l'extérieur, au monde, qu'il faut que tu percoives tout ce qu'il se passe autour de toi... Tu va rentrer seule, dans le noir, jusqu'à l'extérieur de la grotte, là où tu as laissé la jument. Je t'y attendrait.


Et ainsi, elle s'éloigna, laissant la jeune fille seule à son sort. Celle-ci ne tarda pas trop. Elle se redressa, et ferma les yeux, parce qu'il était inutile de les garder ouvert et qu'il lui semblait mieux entendre ainsi. Et puis elle avança d'un pas chancelant. Elle se demanda un instant comment faisait les gens aveugle, parce qu'elle n'aurait jamais pu rester comme ça, dans le noir, toute sa vie. Elle tituba, se prit le pieds dans une pierre et faillit s'étaler de tout son long sur le sol de pierre froide. Elle réussit à se rattraper de justesse. Elle continua, reprenant son appui sur ses deux pieds. Son bras ses rappa sur le mur de pierre, et elle se cogna la tête à l'endroit ou le plafond était plus bas.
Elle était pieds nus et ça n'arrangeait rien à sa situation délicate.

Son pied droit se prit un caillou un peu trop pointu. Elle grimaça, mais ne dit rien, sachant que si jamais elle faisait trop de bruit, Rubis l'entendrait avec l'écho. Et puis petit à petit, à mesure qu'elle avançait dans la grotte, elle s'habituait au fait qu'elle était seule, dans le noir, qu'elle devait écouter, et faire attention à tout ce qui l'entourait pour ne pas finir avec des hématomes partout.

Et lorsqu'elle sortit enfin de la grotte pour déboucher la ou se tenait Rubis, elle était fi-ère d'elle. Et elle semblait être sortit de la vivante, heureuse et changé. Oui, changé. Elle semblait sentir ce qui l'entourait, et elle avait comprit ce qu'avait voulu dire Rubis lorsqu'elle lui avait demandé de sentir les choses autour d'elle. Un sourire mystérieux sur les lèvres, elle s'assit sur le sol froid.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Lun 24 Mai 2010, 19:44

Eclat de confiance...


Evidemment, l'état d'esprit de l'apprentie, lorsque Rubis lui avait dit qu'elle n'était pas très bonne, en tout cas pas efficace, n'avait pas échappé à la Mercenaire. Qu'est-ce qui aurait pu lui échapper, après tout ? Mais peu importait, simplement parce que Jennyssie commençait réellement à comprendre que Rubis ne faisait pas cela pour la rabaisser, mais au contraire, pour la rendre plus forte, en pointant du doigt ses faiblesses, pour qu'elles deviennent des forces, ou pour les combler, simplement. La Mercenaire pensait à cela, à côté du feu. Oh, le feu n'avait aucune incidence sur elle, elle ne craignait ni la chaleur, ni le froid, cela avait été prouvé à Valingaï. Elle se souvenait qu'on l'avait placée dans des endroits étranges, sur lesquels les Prêtres avaient fait des déferlantes de leurs pouvoirs, pour que cela chauffât ou que cela fût gelé, mais elle-même n'avait pas compris ce qu'il se passait, puisqu'elle ne sentait pas ce genre de choses. Elle avait su cela lorsqu'elle avait déniché son dossier, en fuyant la ville, et qu'elle avait donc su que son père était le Dragon, tandis que sa mère était une simple humaine, choisie au hasard, ou plutôt choisie parce qu'elle s'était adonnée à la science. Soupirant, Rubis se dit que les humains étaient décidément bien étranges. Mais au Domaine, on lui ressemblait déjà plus, car les apprentis comme les Maîtres avaient l'aura de chaos, du moins en partie, et qu'ils aimaient tous le sang et faire souffrir, ou presque. C'était tout ce qui importait. Soupirant, elle sentit néanmoins la présence de son apprentie qui arrivait, elle n'était plus très loin de la sortie de la grotte.

Rubis se prélassait contre le rocher, tranquille, un peu loin du feu. Le lapin dédié à son apprentie était cuit, et une odeur très agréable se dégageait de sa chair tendre. La Mercenaire posa ses yeux sur le cheval, qui tressailli, sans pour autant bouger, lui tirant un sourire. Oui, elle faisait peur, elle était sans doute la pire ennemie de la plupart des animaux en Gwendalavir, et les animaux la craignaient, pour la plupart. C'était d'ailleurs pour cela que le chien, quelques heures plus tôt, était parti en courant, justement. Mais elle devrait trouver une monture qui voudrait bien d'elle, pour le prochain cours, c'était quelque chose d'évident. Elle le devait, parce que Jennyssie ne pourrait pas apprendre convenablement ce moyen de transport et de combat sinon. Elle devait apprendre, pour apprendre à son apprentie. Elle devait apprendre, en même temps qu'elle, peut-être, mais pas les mêmes choses. A dire vrai, elle n'était jamais montée sur un cheval, et refusait de s'en approcher : elle ne les mangeait pas encore, et leur faire peur ne lui apportait rien, car ils étaient innoffensifs, ou presque. Soupirant, l'Envoleuse tourna son regard vers l'entrée de la grotte, alors que Jennyssie la passait. Adressant un sourire à son apprentie, elle la détailla un instant, trouvant ce qu'elle cherchait dans ses yeux : elle avait compris. Et elle s'en trouvait changée. Lui adressa un sourire, Rubis l'invita à la rejoindre près du feu, et lui offrit donc le lapin cuit La laissant manger tranquillement, l'Envoleuse s'amusait à ouvrir ses sens pour écouter tout ce qui se passait autour d'elles, et elle rit presque en entendant un renard chapardeur s'avancer à l'odeur alléchante du lapin, mais repartir aussitôt qu'il l'eût sentie elle. Puis, elle laissa son apprentie dormir tranquillement, jusqu'au lendemain matin.

Rubis se leva aux aurores, réveilla en même Jennyssie, et elles repartirent toutes les deux en courant, après avoir pris un petit déjeuner. Elles coururent toute la matinée, la jument que la jeune fille avait choisie en main, et elles grimpèrent en haut d'une colline, pour se diriger encore vers les Montagnes de l'Est. A la fin de la matinée, elles furent très près d'un haut à-pic, ce qui fit doucement sourire Rubis, qui se tourna vers Jennyssie pour lui dire que c'était en haut qu'elles iraient. Mangeant tranquillement, encore et toujours de la viande séchée, celle qui ne nourrissait pas Rubis, cette dernière attacha solidement la jument à un arbre, cacha les provisions un peu plus loin, et désigna l'immense à-pic qui les surplombait. Il n'était en réalité pas si grand que cela, sans doute une quarantaine de mètres de haut, mais il était impressionnant, car en plus il se trouvait sur une sorte de colline, donc de son pied on pouvait le croire vertigineux. Soupirant, Rubis fit glisser sa main sur la roche, entaillant cette dernière de ses écailles tranchantes. La roche était souple, assez tendre, donc. Souriant toute seule, Rubis invita d'un signe de la tête son apprentie à grimper à son tour. Elle semblait assez liée avec la terre et la roche, savait escalader d'après ce que la Mercenaire avait pu en juger, mais est-ce qu'elle tiendrait sur une si longue hauteur ? Parce que quarante mètres d'escalade, ce n'est pas rien, loin de là. Elle verrait bien, et au pire elle pourrait intervenir. Dans le même ordre d'idée, la Mercenaire se calqua donc à la vitesse de son apprentie, se mettant derrière elle pour intervenir si jamais elle perdait l'équilibre, prête à bondir. En haut, le vent soufflait fort, très fort. Sans doute à en décorner les buffles, en réalité. Mais Rubis était prête, et elle retint Jennyssie, alors qu'elle aurait pu se faire emporter.

- Le vent peut être un ami, parce qu'il apporte des odeurs, des voix, des informations extérieures. Mais il peut aussi être un ennemi, en cachant d'autres personnes. Il faut savoir utiliser le vent, et savoir lorsque l'on peut lui faire confiance. Comprendre sa force pour la faire sienne...

Et alors, Rubis se redressa, lentement. Le vent était violent, et venait, hargneux, tenter de la déraciner du sol. Il passait sur sa peau, sous ses écailles, tentait de la déstabiliser, sans y parvenir. Rubis était droite, et résistait. Elle lançait un défi au vent, et celui-ci lui hurlait son assentiment. Elle s'amusait de lui, elle se jouait de lui, heureuse. Alors, elle invita encore une fois Jennyssie à se redresser, lentement, toujours prête à la rattraper si le vent se faisait trop violent et trop impérieux pour elle...

Une envie de briller, haut dans le ciel...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Lun 24 Mai 2010, 20:08

Jennyssie n'eut pas vraiment de mal à grimper en haut. Mais arriver en haut, le vent l'arracha au sol et elle faillit se faire emporter. Elle ne s'y était pas attendu et avec la surprise, sa respiration s'était faite saccadée et son pou avait incroyablement accéléré. Elle avait faillit.. Oui, parce qu'elle avait peut-être été arraché au sol, mais pas a Rubis qui l'a tenait aussi fermement qu'elle se tenait elle même. Elle était debout, la main refermé sur le bras de la jeune fille qui s'était accroupit afin de rester coller au sol et qui attendait les paroles, les conseils qu'allaient lui fournir la jeune mercenaire.

Rubis se tenait debout, les deux pieds plaqués sur la pierre, les jambes écartés, elle résistait. Jennyssie avait du mal à comprendre comment elle faisait cela, elle était persuadé que même les mercenaires normaux ne pouvait pas faire cela. Elle se dit que c'était surement sa deuxième nature. Ce côté reptilien d'elle qui lui donnait la force de résister. Ou peut-être pas...

- Le vent peut être un ami, parce qu'il apporte des odeurs, des voix, des informations extérieures. Mais il peut aussi être un ennemi, en cachant d'autres personnes. Il faut savoir utiliser le vent, et savoir lorsque l'on peut lui faire confiance. Comprendre sa force pour la faire sienne...


C'était bien plus facile à dire qu'a faire. Jennyssie était petite et légère et le vent était d'une violence incroyable. Il se déchaînait, emportant la moindre brindille sur don passage, balayant les rochers. La jeune fille se redressa. Lentement. Positionné comme sur une planche de surf... Lorsque le vent l'emporta sans aucune pitié, elle s'accrocha au bras de Rubis qui l'a tenait et ses doigts frôlèrent les écailles froides et lisses de la jeune mercenaire ce qui l'a fit tressaillirent.

Elle ne se baissa pas cette fois si. Lorsque Rubis l'eut replacé sur le sol, elle resta debout, ses pieds nus plaqué contre la pierre froide du rocher, pétrifié. Le vent se déchainait dans ses cheveux et tentait par tout les moyens de la faire décoller du sol. Il semblait avoir renoncer à Rubis, sachant qu'il serait impossible de la décrocher elle, et s'acharnait sur la jeune fille qui était incapable de tenir debout. Elle ne tenait pas en place. Elle basculait en arrière, tournait sur elle même, en avant, tombait à genoux, se relevait, et recommençait. Mais à aucun moment, elle ne réussit. Elle ne cessait de recommencer, de réessayer, mais rien a faire. Elle était surement trop petite, trop légère, et quoi qu'elle essayait, elle n'y parvenait pas. Elle avait beau se concentrer sur les conseils de la mercenaires, ils étaient impossible à appliquer.

Finalement, elle se plaqua contre le sol et renonça. Elle en avait marre. Ses côtes l'a faisait atrocement souffrir, peut-être parce qu'elle avait résisté, peut-être à cause de la violence du vent, mais maintenant, elle se rendait vraiment compte à quel point elle était faible. Pourquoi, mais pourquoi essayait elle d'être plus forte qu'elle ne l'était réellement depuis qu'elle était toute petite ? L'influence de son père. Mais à présent, elle ne devait plus lui obéir à lui, mais à Rubis, et celle-ci ne lui demandait pas de réussir du premier cou. Elle lui demandait d'essayer, de faire de son mieux, et de réussir, un jour. Bientôt. Pas maintenant.

Jennyssie avait beau être consciente de tout cela, elle ne pouvait rien appliquer. Lorsque son père lui disait quelque chose, elle se sentait obligé de l'écouter. Parce que c'était lui. Et malgré tout ce qu'il lui avait fait croire, tout ce qu'il avait rendu plus difficile dans sa vie, il était son père, et elle était incapable de lui désobéir. Et elle savait aussi que si elle ne faisait pas ce qu'il lui disait de faire, il s'énervait. Et la, dans ces moments la, sa tête menaçait d'exploser...

Elle lança un regard implorant à Rubis.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mar 25 Mai 2010, 12:48

- Ecoute le vent, ne te dit-il pas ce que tu veux entendre ? Cesse de penser par toi-même. Pense par tout ce que tu as pu apprendre, et non pas par ton ressenti. Ouvres-toi, toujours plus, Jennyssie...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mar 25 Mai 2010, 21:09

- Ecoute le vent, ne te dit-il pas ce que tu veux entendre ? Cesse de penser par toi-même. Pense par tout ce que tu as pu apprendre, et non pas par ton ressenti. Ouvres-toi, toujours plus, Jennyssie...

Regard qui se tourne vers le ciel, vers une mercenaire qui sourit.
Mains qui se plaque contre un sol froid, bras qui se tend.
Espoir.
Sourire.
Espoir et envie.
Envie d'avancer. Sur la voie. Loin. Le plus loin possible. Le plus longtemps possible.

La vie n'est pas un long fleuve tranquille. C'est un grand fleuve déchainé qui semble ne jamais se terminer et qui le peu pourtant d'une minutes à l'autre, d'une seconde à l'autre. Il faut s'y engager et ne jamais se laisser faire, se battre contre l'eau pour gagner ou alors devenir son amie. La voie du mercenaire et celle du marchombre. Entre les deux, il suffit d'avoir la chance que le courant nous accepte. Ou alors ne pas vivre la vie dont tout le monde rêve. Ne pas vivre sa vie comme on l'aurait aimé.

Jennyssie était arrivé au point ou elle commençait à arriver à se battre contre ce fleuve et à gagner. Parfois. Pas cette fois si. Elle avait beau se lever, se battre, planter ses pieds dans le sol, accepter que le vent vienne se nicher sous ses bras mais le repousser au moment même ou il commençait à la soulever, tout ça était encore trop difficile pour elle. Bien trop difficile. Elle était une jeune mercenaire qui venait à peine de s'engager sur la voie, à peine d'accepter le fait que son maître ait presque tous les droits sur elle...

Elle se leva. Le vent vint se placer sous elle. Et d'une seule bourrasque, elle vola. Mais sa résistance s'endurcissait chaque fois et elle réussit à tenir plus longtemps. Une seconde de plus. C'était déjà ça. Vu les efforts qu'elle fournissait, ça lui semblait être même très bien. Elle était fatigué, mais elle savait que dès qu'elle aurait retrouvé un peu de courage, elle pourrait courir sans plus s'arrêter. Elle était têtue et avait envie de réussir. Seulement elle avait conscience que ce genre de chose ne s'apprenait pas en un jour.

Elle tomba, à nouveau. Cette fois-ci, elle ne renonça pas. Elle se releva. Mais de partir du sol était plus difficile et elle s'envola à nouveau pour aller retrouver le sol de ses deux pieds. Elle inspira profondément. Elle réussit à gagner une demi seconde de plus, mais c'était peut-être parce que le vent venait de faiblir. Un tout petit peu...

Elle s'envola encore. Retrouva le sol, s'accroupit afin de reprendre son souffle. Et elle écouta. Elle écouta le vent qui bourdonnait à ses oreilles et elle l'écouta jusqu'à trouver ce son mélodieux alors qu'il était tout a fait plan et peu originale. Peut-être l'aimait elle parce qu'elle s'y habituait, peut-être l'aimait elle parce que c'était le vent et qu'elle aimait le vent... D'habitude. Seulement la, c'était différent. Complètement différend. Elle essayait de se battre avec se vent. Pourquoi ne pas utiliser le côté marchombre de cette force ?

Elle se leva. Un pas sur le côté. Elle leva le bras. L'accepta lorsqu'il vint se nicher dans le creux de son bras. Faillit réussir à l'apprivoiser. Il semblait avoir conscience qu'elle était mercenaire, parce qu'il l'a souleva encore. Même si elle avait tenu bien plus longtemps et que ça avait était bien moins fatiguant. Elle semblait avoir invoqué la colère en ce souffle qui se déchainait encore plus. Elle s'effondra. Encore. Avec un rugissement de haine, de haine de ne pas y avoir réussi. Ou de haine parce que le vent ne semblait pas vouloir l'accepter et qu'il lui semblait être comme tous ces enfants qui l'avait rejeté pour sa différence étant petite...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 26 Mai 2010, 16:51

Eclat de diamant ensanglanté, reflet d'un espoir...


Rubis observait son apprentie, qui tentait de lutter contre le vent. La jeune fille luttait, et elle tenait, elle arrivait, un instant, une seconde, à garder son équilibre, à défier les lois élémentaires, jusqu'à ce que ces dernières reprissent leur droit, et la fissent s'envoler, retomber sur le sol. Mais l'espoir, l'envie, venaient de renaître dans le corps de l'apprentie Mercenaire, et la jeune créature l'avait bien vu. Elle avait envie d'avancer, envie de comprendre. Lors de son dernier essai, avant de rester à terre, elle avait attrapé le vent, elle l'avait laissé glisser contre son bras, elle était parvenue à l'apprivoiser, un instant, avant de se déconcentrer et de déconcerter le vent, qui l'avait à nouveau plaquée à terre. Mais cela suffisait à Rubis. C'était ce qu'elle attendait, comme le son d'un carrillon qui disait que l'heure de classe était finie - même si la Mercenaire n'avait jamais connu cela - c'était le signal qu'elle attendait. Elle-même n'avait aucun mal à lutter contre le vent. Enfin, elle ne luttait pas réellement, son corps était fait de telle manière qu'elle pouvait supporter beaucoup de vent. Un vent qui pouvait aller vite, qui pouvait être fort, puisqu'il avait une force inférieure à soixante décanewton. Cela faisait quelque chose, déjà, ce n'était pas rien. Et le vent pouvait difficilement encaisser autant de force d'un coup, sauf le long des à-pics de l'océan, ce qui avait surpris d'ailleurs la Mercenaire, la première fois qu'elle y était passée, qu'elle était passé du continent de Valingaï à celui de Gwendalavir, cela avait été l'Océan, et cela avait été l'air marin. Il était plus puissant, mais surtout chargé d'iode, de sel. C'était plus désagréable. Tournant son regard rouge sang vers son apprentie, l'Envoleuse lui adressa un sourire, tandis que le cri de haine de Jennyssie disparaissait déjà, en un instant, dans les courbes du vent. S'accroupissant, elle lui murmura :

- Tu commences à réellement comprendre, Jennyssie. Tu auras d'autres occasions de jouer avec le vent. Allons plutôt défier autre chose, en attendant !

Lui adressant un clin d'oeil - bien étrange de sa part, d'ailleurs - Rubis se releva, alors que le vent venait tenter de soulever ses écailles, lui faisant grincer des dents. Se dirigeant souplement, sans effort, vers le bord du précipice, la Mercenaire prévint tout de même son apprentie, même si apparemment, elle le savait, puisqu'elle avait déjà dû escalader, que la descente serait bien plus difficile que la montée, mais qu'elle pourrait être plus aisée si Jennyssie parvenait à se servir un peu du vent. Rubis glissait déjà le long de la paroi, un peu en dessous de Jennyssie, toujours dans le but de la rattraper, au cas où elle glisserait, tomberait, ou autre chose. La descente fut plus lente que la montée, irrémédiablement, mais lorsque les deux jeunes femmes eurent les deux pieds sur le sol, Rubis ne perdit pas de temps en paroles inutiles, invitant son apprentie à aller chercher la jument et à la suivre cette fois-ci, en courant. Elles coururent ainsi toute la journée, avec l'équidé derrière elles. Lorsque le soleil commença à se coucher derrière l'horizon, Jennyssie put se rendre compte que désormais, il était dans leur dos : elles avaient fait demi-tour. En effet, déjà, Rubis reprenait le chemin du Domaine. Mais elle pensait que Jennyssie, avec ce voyage, s'était bien avancée sur la Voie, et surtout s'était améliorée, considérablement. Souriant à cette pensée, elle décida donc d'éprouver encore une fois les capacités de son apprentie, et elles ne s'arrêtèrent que pour manger, avant de repartir, toujours en courant, dans la nuit, la jument qui devait toujours trotter derrière elles. La lune fit son ascension nuptiale dans le ciel parsemé d'étoiles, et lorsque le soleil se leva, face à elles, elles courraient toujours. Elles courrurent encore toute la matinée, jusqu'à midi.

Alors, Rubis trouva ce qu'elle cherchait : la petite rivière du Gour, qui passait non loin. S'arrêtant donc, elle laissa son apprentie marcher, enfin, et s'approcha du lit du torrent. Ce n'était pas bien large : à peine quatre mètres, mais le courant était assez fort, tout de même. Cela allait évidemment être un exercice du même accabit que celui avec le vent. Observant l'aval du cours d'eau, Rubis distingua un passage vraiment calme plus bas, et demanda à Jennyssie de l'attendre là. Elle prit la jument et la fit passer de l'autre côté, l'entrava solidement à un arbre pourtant chétif et revint vers son apprentie. Passant au travers de la rivière, elle planta ses yeux dans ceux de Jennyssie, lui faisant ainsi comprendre que cela serait son prochain exercice. Passer par la rivière, à cet endroit où courant et remous étaient de la partie, évidemment, sinon cela aurait été trop facile. Rubis, elle, s'amusait avec l'eau. Cette dernière venait décrasser les particules qui s'étaient entassées sous ses écailles, et cela faisait un grand bien, il n'y avait pas à dire. Prenant le temps de s'immerger totalement, au centre des cumuls d'eau, de rocher, et d'air, la Mercenaire remonta à la surface, tandis que ses écailles étincellaient encore un peu plus sur sa peau. Adressant un sourier à son apprentie, elle désigna la rivière d'un mouvement de la main, tandis que son autre main invitait justement la jeune fille à s'avancer, à son tour, et à traverser, à cet endroit précis...

Flamme inextingible submergée pourtant d'eau... Inaltérable.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Mer 26 Mai 2010, 18:29

- Tu commences à réellement comprendre, Jennyssie. Tu auras d'autres occasions de jouer avec le vent. Allons plutôt défier autre chose, en attendant !

La jeune mercenaire avait murmuré ça à l'oreille de l'apprentie, alors que son cri s'éteignait, emporté par le vent. Elle lui adressa un clin d'œil alors que le sourire revenait sur le visage de Jennyssie. Rubis lui expliqua que la descente serait plus difficile que la montée mais que si elle parvenait à se servir du vent, elle s'en sortirait. Elles entamèrent ainsi la descente, Rubis derrière Jennyssie et l'apprentie portant un sourire heureux sur les lèvres. Elle était incroyablement et irrémédiablement heureuse, malgré son accrochage avec le vent... Lorsqu'elles atteignirent enfin le sol, elles se mirent à courir et Jenny fut surprise de constater que les crampes causé par le vent avait disparut, l'a laissant ainsi libre de ses mouvements. Elle pu voir aussi qu'elles avaient fait demi-tour et courraient droit vers le domaine. Et elle était déçu. Déçu que ce soit déjà la fin. Déçu.

Elle s'était néanmoins incroyablement amélioré durant ces quelques jours. D'abord, elle parvenait à mieux à sentir ce qui l'entourait. Ensuite, elle avait perdue cette haine qu'elle avait contre les chevaux et bien qu'elle n'aimât pas cela pour autant, elle ne faisait plus la grimace en les regardant et même parfois, leur souriait.

Elles coururent longtemps. Jennyssie commença à fatiguer lorsque la nuit tomba. Elle n'avait aucune envie de rentrer, aucune envie de retrouver son habituelle solitude, aucune envie d'arrêter de courir et pourtant, le domaine approchait, à chaque pas, et ça l'a rendait indécise. Elle aurait voulu courir dans l'autre sens mais vu que Rubis n'ait pas l'intention de l'a suivre elle et qu'elle n'avait pas l'intention d'aller à l'inverse des pensées de Rubis, elle avait simplement envie de s'arrêter et de marcher, et ses simples pensées suffisait à l'a fatiguer.

Lorsqu'enfin elle s'arrêta, ce fut devant un cour d'eau et elle laissa son apprentie marcher. Celle-ci, voyant la petite rivière fut soulager de voir Rubis s'arrêter pour s'en approcher. Elle attacha la jument de l'autre côté et l'invita à traverser, la ou le courant était des plus forts. Et elle fut heureuse de constater que même si elles rentraient bientôt au domaine, elle cour n'était pas encore tout à fait terminé. Elle ne se fit pas prier. Elle s'élança dans la rivière.

Utilisant la meilleure tactique qu'elle avait trouver avec le vent, elle ne se battit pas contre la rivière mais tenta de se battre avec elle. En tant qu'amie. Cela marcha. Mieux qu'avec le vent, en tout cas. Elle réussit à aller jusqu'au milieu de la rivière. Mais le faux pas qu'elle fit ensuite l'a précipita dans le courant et elle sortit de l'eau, pour recommencer.

La deuxième fois ne fut guère une réussite, elle ne parvint pas à faire plus d'un pas. Mais après de nombreuses tentative, son pieds se posa sur la rive d'en face mais alors qu'elle allait sortir de l'eau, elle perdit l'équilibre et fut précipité à nouveau dans l'eau froide. Ça ne l'empêcha pas de recommencer. Elle en perdit presque le compte tellement elle recommença, encore et encore, pour se pousser elle même à bout, et enfin, elle y parvint. De justesse, du moins. Elle s'effondra sur la rive d'en face. Ce n'était guère héroïque mais elle y était parvenue et pour elle, c'était la seule chose qui comptait. Elle avait envie - besoin - d'apprendre, et de réussir.

Elle se releva, interrogeant Rubis du regard pour savoir si elle devait recommencer encore, si elle devait s'améliorer encore... Elle en aurait bien eu envie, en fait, mais ses membres étaient moulu et elle avait du mal à reprendre son souffle.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Ven 28 Mai 2010, 12:21

Parce que le soleil est inextingible...


Rubis laissait ses yeux rouges glisser sur la surface de l'eau, tranquille. Les remous de l'eau venaient éprouver son équilibre et sa force, alors qu'il n'en avait pas lieu, en l'occurrence. Parce qu'à cette puissance moindre, elle ne pouvait rien faire contre la créature bien étrange qu'était l'Envoleuse. Pendant qu'elles courraient, Rubis avait clairement senti que Jennyssie n'avait pas envie de rentrer au Domaine. Certes, mais il le faudrait bien. D'un part, parce que son prochain examen approchait à grand pas, et d'autre part parce que ce n'était qu'en rentrant que l'on pouvait repartir. Et alors, elle serait déjà plus forte. Son apprentie avait passé les épreuves les plus difficiles, et si elle avait encore beaucoup à apprendre, elle s'était avancée loin sur la Voie, la traversant largement, parfois en hésitant, parfois en faisant des erreurs, mais toujours en avançant. C'était le but ultime : savoir tirer de tout ce qui nous entoure des leçons, pour continuer à avancer, et ne jamais se contenter de ce que l'on avait. Aller toujours plus loin, toujours être plus puissant. Et lorsque son apprentie posa son pied dans l'eau pour la première fois, Rubis sentit encore une fois l'énergie qui passait à travers elle. Elle réfléchissait, elle prenait le temps d'analyser, et de trouver la bonne tactique. C'était là encore un grand pas en avant, car jusqu'alors, elle ne s'était pas réellement posé de question quand à la manière d'aborder un exercice. Rubis sourit, fière de son apprentie. Elle ne pouvait que faire mieux, désormais. Soupirant légèrement, elle laissa son regard de sang glisser sur la silhouette gracile de Jennyssie.

La jeune fille avançait, et recommençait, toujours. Elle était parvenue jusqu'à la moitié de la largeur du lit de la rivière, avant de se laisser emporter. Elle se glissait dans les remous, et même si ce n'était pas quelque chose de naturel, parce qu'elle réagissait, simplement, et qu'elle ne faisait pas qu'un avec la rivière. Evidemment, cela pouvait paraître bizarre une telle manière de penser de la part de la Mercenaire, étant donné qu'elle-même ne luttait pas, et ne faisait rien avec la rivière : sa force ne lui permettait pas de la mettre dans l'embarras, à un tel niveau. Mais elle avait appris à le faire, évidemment, dans des cours d'eau bien plus puissants, générés lorsqu'elle était encore à Valingaï, par les Prêtres. Puis, aussi, en arrivant en Gwendalavir, qu'elle avait arpenté aussi, elle avait voulu toujours éprouver ses capacités, et s'était amusée à entrer dans le Pollimage... Cuisante expérience, c'était le cas de le dire, mais au moins cela lui avait remis les idées en place, et ce n'était qu'après qu'elle avait compris qu'elle ne pouvait que s'améliorer, car c'était son but final. Jennyssie commençait à apprivoiser l'eau, mais lorsqu'elle se tendait dans un autre objectif, le courant de la rivière la rappelait à l'ordre, l'emportant plus loin. Ce fut au bout de nombreux essais infructueux qu'elle réussit enfin à traverser la rivière, et qu'elle s'étala, complètement épuisée, sur l'autre rive, tirant un sourire à Rubis. Oui, décidément, elle atteignait ses limites physiques, et c'était un bon signe pour la Mercenaire : elle pourrait désormais savoir à quoi s'en tenir et aider réellement Jennyssie à toujours faire mieux que ce qu'elle pouvait faire, et de se donner réellement à fond, en toutes circonstances. Croisant le regard interrogatif de son apprentie, Rubis lui adressa un sourire, avant de répondre à son interrogation muette.

- C'est déjà très bien pour cette fois-ci, nous aurons d'autres occasions de faire cela.

Lui adressant un sourire, comme à son habitude qui ne ressemblait pas réellement à un sourire, la jeune créature invita son apprentie à monter sur sa jument, pour avancer jusqu'à ce que le soleil se couchât. Elle monta un camp, offrit encore à manger à Jennyssie, avant de dormir, tranquille. Et le lendemain, elles repartirent, Jennyssie encore à cheval tandis que Rubis courait. Elles avancèrent à cette allure toute la journée, bon gré mal gré, et arrivèrent bientôt à la lisière de la forêt Ombreuse, alors que le soleil se couchait derrière l'horizon. Ne ralentissant pas pour autant, Rubis se dit que cela serait un bon exercice pour Jennyssie, qu'une petite épreuve d'adresse à cheval, entre les arbres de la forêt. Elles continuèrent dans la pénombre presque parfaite de Ombreuse, jusqu'à arriver au cratère du volcan. Bifurquant vers les écuries, l'Envoleuse rejoignit les écuries et laissa alors Jennyssie descendre de cheval, tout en lui désignant la serrure de la porte des écuries. Souriant, elle lui expliqua qu'elle devait bien évidemment l'ouvrir, et qu'elle devait aussi tenter de comprendre le mécanisme de la serrure. Lorsque la porte fut ouverte, elle laissa l'apprentie s'occuper de la jument, avant de la retrouver à l'extérieur.

- Comme tu t'en doutes, Jennyssie, ce cours est maintenant terminé. La prochaine fois que l'on se verra sera pour un autre examen. Tu as vraiment beaucoup avancé et progressé pendant ces quelques jours, mais te ne repose pas sur tes acquis, et essaye de faire toujours mieux, de t'entraîner, parce qu'il ne faut pas se contenter de ce que l'on a. Je te ferai parvenir le mot, pour l'examen... Bonne nuit !

Sur ce, l'Envoleuse se glissa dans les feuillages alentours, pour se confondre dans les arbres, pour s'identifier à eux. Une prédatrice était revenue dans Ombreuse. La plus puissante de toutes...

Flamme d'insomnie vascillante...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°2   Sam 29 Mai 2010, 19:30

Rubis prit le temps de lui sourire avant de répondre au grand point d'interrogation qui se dessinait dans ses yeux.

- C'est déjà très bien pour cette fois-ci, nous aurons d'autres occasions de faire cela.


Jennyssie monta sur sa jument, et elles avancèrent jusqu'à ce que le soleil se couche. Alors seulement, elles s'arrêtèrent, montèrent un camps, mangèrent, et Jennyssie ne tarda pas à s'endormir. Il lui apparaissait à présent clair que le fait d'être avec Rubis et non avec son habituelle solitude éloignait ses cauchemars, ou du moi, les apparitions de son frère. Alors oui, ce devait être cela, dès qu'elle était seule, elle perdait probablement la boule. Mais ça, elle le savait, qu'elle était folle...

Le lendemain, elles repartirent, Rubis courant, Jennyssie se laissant bercer par le doux trottinement de sa jument... Elle avait beau se sentir et agir partout comme chez elle, elle fut tout de même heureuse de retrouver le domaine. Elle s'était habitué au bâtiment, et peut-être aussi le bâtiment s'était habitué à elle... Dans l'écurie, Jenny souffla encore quelque mot à l'oreille de sa jument, la remerciant, malgré le fait qu'elle détestait ces animaux. Elle l'a brossa, aussi...

- Comme tu t'en doutes, Jennyssie, ce cours est maintenant terminé. La prochaine fois que l'on se verra sera pour un autre examen. Tu as vraiment beaucoup avancé et progressé pendant ces quelques jours, mais te ne repose pas sur tes acquis, et essaye de faire toujours mieux, de t'entraîner, parce qu'il ne faut pas se contenter de ce que l'on a. Je te ferai parvenir le mot, pour l'examen... Bonne nuit !

Rubis lui avait annoncé cela comme ça, avant de s'évanouir dans la forêt. Jennnyssie avait écouté, en avait prit compte, mais au fond d'elle, elle savait qu'elle aurait appliqué les conseils de son maître sans que celle-ci ne les lui conseilla...

La jeune fille observa longtemps l'endroit même ou son maître avait disparut. Et lorsque l'air se fit encore plus frais, elle entra dans le bâtiment, songeant que lorsqu'elle aurait un peu de quoi payer, elle achèterai une jument afin de pouvoir progresser et accepter le fait que ces animaux étaient pratique et pouvait se montrer sympathique.

Sans vraiment s'en rendre compte, elle était monté dans les dortoirs et s'était effondré sur l'un des lits, alors qu'habituellement, elle ne dormait jamais à l'intérieur. Elle s'endormit avant même de toucher le matelas...
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