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 Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]

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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 10 Oct 2010, 11:54

[Eindel m'a demandé de sauter son tour, il n'avait de toute façon rien prévu de faire ^^ Par contre comme ma Wëlle interragit avec lui maintenant je sais pas s'il veut agir... Je lui demande, et je te tiens au courant Rubis =)]

    Elle savait qu'elle l'avait touchée. Quelque chose dans l'air, dans la respiration de l'autre... Dans sa violence aussi. La violence du genou qui lui percuta le dos. Une nouvelle onde de douleur se répandit dans tout son corps, et Wëlle serra les dents. Ferma les yeux quand l'autre lui violenta le cuir chevelu et la nuque. Un peu plus ou un peu moins... Elle sentit l'acier glacé du poignard sur sa gorge. Voilà, c'était fini, à moins d'un miracle, à moins que le jeune apprenti ne lui vienne en aide... Elle n'avait plus la force de faire basculer son adversaire ou quoi que ce soit. Elle se sentait molle et impuissante. L'amer goût de la défaite en bouche, elle reçu de plein fouet les paroles, insultantes. Elle n'était pas une chienne! Elle n'était pas une chienne, elle était Marchombre... Le Chant! Si seulement elle pouvait... Elle ouvrit la bouche, mais rien n'en sortit. Sa gorge tendue, son corps abîmé... Et surtout elle n'avait jamais essayé de Chanter. Ca ne marcherait pas. Elle n'en était pas capable. Presque simultanément, le mot Marchombre avait enclenché sa greffe. C'était comme un automatisme. Vue panoramique de tout ce qui l'entourait; une masse sombre sur son dos, les reliefs des arbres, la clarté du feu, sur laquelle se découpait... Deux silouette?! Deux silouettes immobiles?! un loup, le grand loup assis, et une forme humaine. Elle délirait? Elle rêvait, peut-être? Sans doute pas, la morsure de l'acier tranchant qui entamma son oeuvre de mort était bien trop réelle.

    Concentrée sur les deux silouettes, elle put en voir une jaillir à une vitesse ahurissante. Elle aussi avait été capable d'être très rapide... Elle était encore capable d'anticiper. Elle contracta tous ses muscles d'un coup pour ne pas se faire traîner au sol par la violence de l'impact. Elle sentit l'Envoleuse à cheval sur elle se faire percuter, lui arrachant quelques cheveux au passage, lui déchirant la gorge, mais tint bon, bien accrochée au sol. La blessure à la gorge devait être assez superficielle, puisqu'elle ne faisait que la picoter, et puisqu'elle était, somme toute, encore vivante.
    Elle resta à plat ventre, choisissant d'économiser ses dernières forces. Pas pour se reposer et récupérer; ses blessures étaient trop importantes et toutes son énergie s'écoulait par les plaies béantes. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était faire en sorte qu'elle ne s'écoule pas trop vite. Si la créature et la Mercenaire s'entretuaient, ce ne serait pas mal, elle aurait alors une chance de s'en sortir... Greffe activée, elle regardait sans pour autant bouger la tête. Son estomac se noua. La créature n'était pas en train de tuer son adversaire. La créature était en train de les regarder. Elles deux. La créature hésitait. Apparement, la créature n'en avait que faire des camps différents ou de quelconques sentiments humains. Elle cherchait la meilleure proie.

    Wëlle en profita pour donner un coup de rein puissant et tirer sur ses bras pour avancer, à plat ventre, vers le loup placide qui observait. Elle leva la tête, sentant la blessure de son cou l'élancer -finalement, ce n'était peut-être pas si superficiel que cela...- pour chercher à rencontrer les yeux du loup. Oh, qu'elle n'aimait pas ça! Mais en cet instant, il était animal, et elle était si diminuée qu'elle n'avait plus rien à cacher... Elle aurait voulu l'appeler par son nom, pour faire réagir l'être humain qui était en lui, mais ne le connaissait pas. Comme quoi ça avait une utilité des fois, un nom... Elle choisit de gémir autre chose. Très faiblement, parce qu'il était capable d'entendre, avec son ouïe surdéveloppée, et pour ne pas que les deux autres s'en rendent compte, même si elle devait bien avouer que cet espoir était un peu vain.


    "Marchombre..."

    Elle espérait que ce mot lui évoquerait quelque chose. Qu'il la reconnaîtrait. Qu'il s'interposerait, la sauverait. Mais... Qu'est-ce qui lui disait que le loup était l'apprenti qu'elle avait suivi? Encore une fois, son coeur s'emballa. Ce loup était peut-être un ami de la créature, qui était venu l'aider à tuer l'apprenti, dont le corps égorgé gisait non loin... Ce loup allait peut-être la déchiqueter elle aussi... Oh, non, non... C'était son espoir, son dernier espoir. Dernier espoir avant la mort.
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Eindel Redohil
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Ven 29 Oct 2010, 17:12

Le Loup se lassait de ces idioties humaines. Les deux personnes ne s'affrontaient pas pour prouver la domination de l'un ou de l'autre, non... Elles se chassaient entre représentants de la même espèce, et le canidé ne pouvait comprendre ce cannibalisme. Désintéressé, il voulut s'élancer derrière l'odeur d'un petit rongeur, mais soudain la mi-humaine agrippa son épaisse fourrure d'hiver naissante. A peine eut-il commencé à grogner qu'elle se jetait déjà sur les deux cannibales et les percutait avec puissance. Allait-elle arrêter ce massacre en tant que femelle dominante de leur meute ? Non, le Loup se leurrait. Aucun de ces humains n'étaient de la même meute, puisque mi-humaine se mêla à l'orgie anthropophage. Il l'observa alors qu'elles se tenait devant les autres, le regard excité et les babines affamées, à hésiter entre ces deux proies. Crinière-Rousse en profita pour ramper pathétiquement dans sa direction.

"Marchombre..."

Le Loup ne comprit évidement pas cet agencement de sons, presque inaudible tant il partageait la faiblesse de l'humaine. Que lui voulait-il, cet être en piteux état ?


* * *

Tapis au fond d'un cerveau lupin, Eindel entendit le mot comme s'il lui était crié dans l'oreille. Cet infime chuchotement amplifié à l'extrême lui permit de reconnaître la voix de cette jeune femme, celle qui l'avait mise en garde. D'une poussée mentale, il s'imposa au Loup et lui arracha l'apanage du regard; la vision confirma la souffrance qu'il avait sentie dans le murmure. La femme rousse était gravement blessée. Du sang, perlant de sa gorge, s'écoulant de son abdomen, imbibant la terre; une quantité effrayante de sang partout. Morte, elle ne l'était pas encore, mais cela ne saurait tarder... Eindel savait qu'elle était de son côté. Il devait l'aider, même au vu des peu de chances qu'elle avait de vivre; et il avait intérêt à se presser.

* * *

Le loup gris bondit vers l'humaine rampante et la recouvrit de son corps imposant. A cheval sur son dos, il détroussa les babines, dévoila les crocs et grogna bruyamment. L'Homme revenait le déranger dans sa tête, et c'était de sa faute, à Crinière-Rousse, il le savait pertinemment. Lui déchiqueter la nuque, pour calmer cette chose dans sa tête, qui voulait lui prendre son corps ! Ensanglanter ses crocs dans sa chair, même s'il ne la mangerait pas ensuite, évider ses entrailles, voilà qui devrait réduire l'Homme au silence et lui offrir la liberté ! L'animal évacua toute sa fureur dans ces sombres pensées. Bien sûr, il ne ferait rien de tout cela. Certes, il rageait de sentir cet être s'imposer dans son propre esprit, mais il savait ne rien y pouvoir. Le Loup aussi avait perdu la mémoire, en même temps que l'Homme. Peut-être avant vivaient-ils ensemble et en paix ? Peut-être avaient-ils appris à se connaître et se respecter l'un l'autre ? En tout cas, tout avait été remis à zéro avec l'amnésie. Stupide de vie ! Pourquoi n'était-il pas juste comme les autres ? Drôles de réflexions pour un loup. Il se mettait à penser comme un humain. Et l'Homme, lui, se mettait-il à agir comme un loup ?

Ce fut sur cette pensée que, les gardes baissées, la silhouette du Loup se modifia doucement en celle d'un Homme...


* * *

Eindel ouvrit les yeux affalé sur le corps gisant de la jeune femme rousse. Il s'ôta précipitamment d'elle, pour ne pas alourdir ses souffrances, mais aussi par gêne, et se regarda. Il avait du sang sur sa tenue de cuir, et sur ses mains. Beaucoup de sang... Levant les yeux, il vit l'être féroce aux plaques étranges sur la peau; elle les regardait avec une pointe d'excitation folle, la Marchombre, lui ainsi qu'une autre femme plus loin.

L'apprenti voulut leur crier d'arrêter, les supplier de ne plus attaquer qui que ce soit. Plutôt que cela, il profita de l'immobilité de l'instant pour s'agenouiller et aider la jeune femme à se mettre sur le dos. Un instant, tétanisé par l'ampleur des plaies, il resta immobile; rapidement il entreprit de déchirer sa propre tenue en large lambeaux. Enfin l'apprenti, en surveillant du coin de l'oeil les deux autres femmes, commença à soigner primitivement les blessures de la Marchombre, en débutant par la plus effrayante : cette ligne de feu sur la gorge, qu'il évita de trop serrer avec le tissu afin qu'elle ne s'étouffât pas. Grâce à son haut, il put bander et renforcer les bandages qu'elle-même avait fait sur les blessures graves.

L'apprenti pris du recul et regarda avec gravité le quasi-cadavre féminin devant lui. Au moins, elle ne se vidait plus de son sang... Restait plus qu'à se tirer de cette situation, s'ils voulaient tous deux survivre. La folle sanguinaire les laisserait-elle s'en aller ? Ce serait fort étonnant. Et l'autre femme, abandonnerait-elle son adversaire ? Ce serait tout aussi étonnant.

Eindel approcha ses lèvres d'une oreille. Tout ce qu'il possédait, c'était une certitude :

" Faut qu'on se tire d'ici. "
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Jeu 04 Nov 2010, 13:23

Folie, augmentation d’adrénaline, volcan en fusion…

Laquelle choisir ? C’était une bonne question. La question sans doute la plus difficile à laquelle Rubis avait dû avoir à faire dans sa vie. Laquelle des deux ? Jambe, cuisse, et maintenant gorge, ou bien ventre et bras ? Un ventre, ça saignait abondamment, et à l’intérieur, elle pouvait se repaître, elle pourrait tirer les entrailles et sentir le liquide rouge glisser sur son corps, sur ses doigts, sur ses joues, dans sa propre gorge, sur ses lèvres... Mais d’un autre côté, celle qui était à terre maintenant semblait plus forte, elle n’avait pas encore perdu toutes ses forces, elle réussit même à se traîner jusqu’au loup pour lui murmurer quelques syllabes que Rubis ne reconnut pas, tout à sa folie sanguinaire. Quel choix difficile ! Oui, elle hésitait encore. Et son hésitation permit au loup de réagir, à la Marchombre de trouver une aide, une certaine aide. Mais un son, fin et pourtant suraigu, parvenait jusqu’aux oreilles hypersensibles de la créature aux écailles rouges. Elle fronça les sourcils, alors que le loup grognait après la fille rousse, alors qu’il se retransformait en humain, alors que l’humain se dégageait du dos de la fille. Elle fronça les sourcils, alors que l’autre Mercenaire en était presque à son dernier soupir, alors qu’elle semblait puiser dans ses dernières ressources d’énergie. Elle fronça les sourcils, avant de hurler. Littéralement. Un cri aigü, long, qui perçait les tympans, un cri de rage, un cri de désir de sang, un cri, juste un cri. Si puissant…

L’homme bougea, encore, ses mots parvinrent à Rubis. Il voulait s’enfuir ! Lui, cela ne comptait pas. Il n’avait plus aucun intérêt. Mais les deux filles non. Les deux filles étaient à sa merci. Les deux filles se battaient déraisonnablement, et elle avait faim. Leurs blessures étaient profondes, leur sang s’écoulait sur le sol, engendrant cette folie chez la créature. Elle les voulait ! Mais soudain, les branches vacillèrent, un peu plus loin. Le bruit se fit encore plus aigu, plus proche. Elle ne s’en était pas rendu compte, mais son cri de rage avait attiré cette autre créature, ce monstre immense. Rubis se désintéressa immédiatement des humains pour poser son regard sur l’immense chose qui s’approchait. Son sifflement strident faisait mal à la tête, mais il ne criait pas tant que cela. La créature soupira doucement. Son corps se détendit instantanément. Elle n’avait plus de choix à faire. Plus aucun choix. Ou plutôt, il était fait. Le Brûleur était la plus intéressante, la plus grosse et la plus puissante des proies à sa disposition. Se mordant la langue, puis une lèvre, Rubis leva légèrement les mains, avant de les tendre vers le ciel. Oui ! Elle cria, encore, mais cette fois dans son cri, c’était la joie qui débordait. Un cri de joie. Un cri de libération… La créature se précipita en avant.

Le Brûleur s’était avancé, et avait vu les deux jeunes gens sur le sol, qui avaient beaucoup de mal à bouger. Le garçon, penché sur la fille. Il se demandait ce qu’ils faisaient, mais s’en fichait… Il avait faim. En plus, il avait entendu un cri par ici, alors il n’allait pas se priver de ces proies faciles, ha ça non ! Il s’avançait tranquillement vers les deux silhouettes qui ne pouvaient pas bouger, il le savait. Et lorsqu’il fut à moins d’un mètre, il laissa une de ses flagelles électriques s’approcher du visage le plus proche, dans le but de le cuire. La viande cuite était meilleure, selon lui… Soudain, il se plia sur le côté, écumant de douleur, criant de souffrance et de rage. Qu’est-ce qui osait le déranger ?! Rubis sourit devant la surprise et la douleur du monstre. Un sourire carnassier. Ses yeux brillaient de désir, de haine, d’envie. De faim. Alors que le Brûleur se retournait à une vitesse sidérante, Rubis bondissait déjà en arrière, le happant vers elle. Rageur, l’animal s’avança de quelques pas, bien décidé à… Un autre cri de douleur le secoua. Rubis venait de sauter entre deux de ses flagelles et avait atterrit sur son dos. Glissant ses paumes de main sur le cuir épais du monstre, elle avait arraché des lambeaux de chair. Et juste derrière la tête, c’était moins épais qu’ailleurs… Se laissant projeter par une ruade du monstre, elle se sentit qui s’éloignait du lieu du combat précédent.

Elle s’en fichait. Elle s’amusait. Et puis après, elle le mangerait.

Jeux sanguinaire affamé…
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Mar 21 Déc 2010, 11:41

    J’ai mal.

    La douleur me traverse. Me transperce. Mon corps n’est plus qu’une plaie béante. Je sens le sang quitter mes veines. Avec lui, c’est toute ma force qui s’évapore et fuit mon corps. Mes membres sont lourds.

    J’ai mal.
    J’ai froid.

    La glace emplit peu à peu mon corps. Tout semble vouloir se figer dans une immobilité mortelle. Je n’arrive plus à contrôler mon âme qui tente de percer ma chair pour s’envoler. Tout en moi veut me fuir. Je ne suis plus rien.

    J’ai mal.
    J’ai froid.
    Suis-je morte ?

    Je tombe à genou. Je ne sens plus mon cœur battre en moi. L’ai-je seulement un jour entendu ? Mes paupières se ferment. Elles sont si lourdes. Les ténèbres m’entourent. Elles viennent me tâter de leurs griffes d’aciers. Tels des charognards, elles tournent autour de moi, attendant avidement que mon dernier soupir soit rendu pour enfin m’emporter définitivement.

    Je ne peux liter.

    Lentement je me laisse aller dans leurs bras. C’est la seule chose qui me reste. C’en est finit…

    Hurlement.

    J’ouvre les yeux. Comment alors que la moindre parcelle de force m’a quitté ?

    Ignorance.

    Le crie qui s’élève me déchire les tympans. Sous mon corps, je sens le sol trembler à l’approche de la chose. Un seul animal peut hurler de la sorte.

    Brûleur.

    Le désespoir m’envahis encore un peu plus. Cette fois, je suis belle et bien morte. Rien ne peut me sauver d’une telle bête. Je ne suis ni en état de combattre. Ni en état de fuir. Il faut se résigner. Je vais mourir.

    La bête surgit.
    Un crie de joie s’élève.

    Je me relève avec difficulté. L’adrénaline me donne de la force. Je n’ai pas envie de mourir. Cette volonté aussi me permet de bouger. Le sang fuit toujours mes veines. Mais l’énergie, elle, ne m’abandonne plus. La douleur est toujours aussi m’habite toujours. Mais j’arrive à la surmonter.

    Je ne veux pas mourir.

    Je lève finalement la tête et découvre la femme rouge se battant contre le brûleur. Je reste un long moment pétrifié par la surprise.

    Et l’incompréhension.

    Pour n’est-elle pas partie ? Cela aurait été tellement simple pour elle de nous laisser à la merci de cette bête pour sauver sa peau. Pourquoi ? Grâce à elle, j’ai la vie sauve. En a-t-elle seulement conscience ?

    Je reste immobile. Il ne faut pas tout gâcher maintenant. Je vois que les deux combattants s’éloignent. Lentement, je tente de me relever, m’appuyant sur les arbres environnements. Je jette un rapide regard aux alentours avant de me pétrifier de nouveau.

    Marchombres.

    La femme qui m’a attaqué et son partenaire se trouvent toujours là. Mon ancienne adversaire semble aussi mal que moi. Quand à l’homme loup, il n’a pas l’air trop amoché. Je les fixe un long moment. Mon regard se fait glacial. Toute ma haine envers ces deux personnes remonte en moi. Je sais que je n’ai plus assez de force pour les attaquer. Je sais que cela ne servirait à rien sauf à me mener une fois de plus à la mort. Mais je les retrouverais. Et cette fois, ils ne pourront rien contre moi.


    - Ce n’est pas fini.

    Ma voix est rauque. A peine audible.

    Promesse de mort.

    Je finie pas tourner les talons. Je dois partir.

    Je dois vivre.

    Les ténèbres m’accueillent. Je me fonds en elle.

    Est-ce la fin ?


__________________________________________


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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   Dim 26 Déc 2010, 12:38

    Inwëlle entend les pulsations de son coeur. Elle les entend, puissantes, défonçant sa boîte crânienne; le reste est flou, le reste est inertains. Elle ferme les yeux. Elle a l'impression d'économiser de l'énergie. Les rouvre aussitôt. Elle est mieux, les yeux ouverts. Elle active sa greffe, laisse sa vue en mouvement. Marchombre, elle est est Marchombre, jusque dans la mort. Et si elle doit mourir, elle mourra Marchombre. Mais cela n'arrivera pas. Elle est trop vivante. Elle sent encore la douleur, le sol; elle sent le garçon qui la place sur le dos. Le garçon... Elle peut réfléchir, c'est la preuve. Réfléchir. Elle se sent lucide; mais l'était-elle vraiment? Elle sait en revanche qu'elle a réussi à ramener le loup à sa forme humaine. Elle le sent s'activer, et bander ses plaies. Ca pique. Elles ne doivent plus être très propres, à force de se traîner par terre. Wëlle en sourirait presque. Elle ne sait pas si ce qu'il fait change grand-chose. Sans doute que si. Sans doute que ça change déjà sa position. Elle n'est plus seule; il est là pour l'aider. Il est en bon état. Il est actif. Il veut partir.
    Il va l'aider à partir.
    Oui, il va l'aider, la soutenir, la porter peut-être, et elle pourra se faire soigner à l'Académie. Elle racontera tout à Erwan, elle lui racontera le combat, comment elle s'en est sortie, comment elle a mis en pratique son enseignement, même si là, elle ne s'en rappelle plus très bien. Normal, ça reviendra quand elle ira mieux. Elle ira mieux. Elle remerciera le garçon, puisqu'il va lui sauver la vie. Elle lui dira qu'il y a au sein de l'Académie un Maître Marchombre qui peut aussi se transformer en animal. Mais peut-être qu'il le sait, peut-être qu'ils se connaissent déjà. Elle verrait bien.

    Dans cet univers trouble qui l'entoure, elle sent des perturbations. Des voix, des sons, des mouvements. Des sons, aigus, effrayants, qui lui disent vaguement quelque chose. Elle ne sait plus si elle les a déjà entendus, ou si on les lui a simplement décrits; elle sait juste que c'est mauvais, très mauvais. Elle sait qu'il faut partit. Une pensée pour la Mercenaire. Il lui semblait qu'elle était moins abîmée qu'elle. Elle avait eu l'avantage dans le combat, en tout cas. Du début à la fin. Elle n'avait pas le temps de la sauver. Pas l'envie. Cette femme avait cherché à la tuer. Peut-être même que cette femme était une Envoleuse; et les Envoleurs étaient formés pour éliminer les Marchombres. Wëlle ne pouvait pas sauver cette femme. Pas là, sur le coup de l'émotion, de la colère, après le combat. Pas là, allongée par terre, consciente que sa vie s'échappait de son corps.

    Erwan.
    Elle voulait juste retrouver Erwan.
    Pas Lui. Elle n'était même pas sur que la mort leur permettrait de se rejoindre. Elle savait, en revanche, qu'il était trop tôt pour mourir.

    Elle grogna. Un semblant de grognement. Erwan. Une bouffée d'énergie. Elle cherche à se redresser sur un coude. Laborieusement, elle y parvient. Elle se retourne encore, se met à quatre pattes. A trois pattes; son épaule lui fait trop mal. A deux pattes et demi: sa cuisse est douloureuse. Elle avance. Pas trop vite. Parce qu'elle ne peut pas avancer trop vite, déjà; et parce qu'il lui faut se ménager. Comme les chevaux. C'est le trot rapide qui les fatigue le moins. Pas trop vite, pas trop doucement. On avance.
    Si seulement elle était venue avec Eclipse. Le garçon aussi était à pied. Enfin, elle croyait. Elle ne se rappelait plus très bien. Et pourquoi elle était ici, dans cette forêt? Ombreuse, ça elle s'en rappelle, c'est la forêt d'Ombreuse. La forêt des contes et légendes, la forêt dangereuses pour une autre raison: Mercenaires. Ca grouille, là-dedans. Haha. Elle en a fait l'expérience. Pourquoi? Pourquoi elle s'est aventurée jusqu'ici? Avec ce garçon? Curiosité. C'est un mot qui s'impose à elle. Elle ne comprend pas très bien pourquoi; et ne cherche pas à comprendre. Pour le moment, elle avance, laborieusement, mais elle avance, elle se traîne.

    Elle s'arrête tout-à-coup, jauge son corps, jauge ses forces, son équilibre. Oui, ça devrait pouvoir le faire... A tâton, elle cherche le jeune homme à ses côtés. Elle grogne. Ca veut dire "aide-moi". Elle veut s'aggripper à lui; elle cherche à se lever, à se redresser sur ses deux jambes, comme une humaine. Ca ira peut-être plus vite, s'il la soutient bien. Ca sera moins dégeulasse pour sa cuisse. Et pour ses mains. Elles sont sales, ses mains. Faudra qu'elle songe à les laver.

    Aller dans l'eau. Dans l'Eau. S'y reposer; se revigorer, la laisser panser ses blessures, tout nettoyer, tout propre, lui prêter un peu son énergie, en échange de quelques tendresses. Echanger une étreinte, un baiser; passer un moment doux, tout doux, ralentit, sans souffrance, rien que la sensation du corps aqueux qui glisse sur le sien, l'enveloppe, la réconforte. Bonheur pur. Elle frissonne.
    Lucidité. Elle n'est pas en état de se baigner. Ca va piquer, si elle le fait. D'abord, se faire soigner un minimum. Ensuite, aller se baigner.

    Et pour tout ça, s'enfuir. S'appuyer sur cet apprenti, espérer qu'il ait assez de force pour soutenir le poids de son corps, espérer qu'il ne soit pas trop délicat pour supporter de cotoyer de si près une jeune femme toute poisseuse de sang. De son sang, de celui de la Mercenaire; de terre, de feuilles mortes, de résidus naturels. Mais pas de soucis. Il a sacrifié ses vêtements et pansé sans hésitation ses plaies. Pas de soucis. Joli sacrifice. Est-ce qu'elle l'aurait fait? Avec l'ancienne chemise, celle qui s'est retrouvée déchiquetée en lambeaux quand... Un frisson, plus puissant. Souvenirs fugaces, un corps chaud contre le sien, un inconnu en elle, doux et puissant, le plaisir... C'était bon, c'était bon et ça l'avait sauvée. Sauvée du départ prématuré d'Helyn. Pauvre petite Helyn. Des larmes coulent sur ses joues, du moins elle le croit. Depuis quand? Douleur ou tristesse? Pauvre petite Helyn. Elle aurait bien aimé les bras d'Helyn. Bras frêles et délicats, mais doux, tout doux...
    Oh, un jour, elle reverra Helyn, parce qu'Inwëlle ne va pas mourir. Alors elle la reverra; sauf si Helyn est morte.

    Helyn et Lui, morts, qui la regardent, et elle, qui vit et qui pense à eux, si fort, si souvent... Et si ils étaient morts? Et si elle mourrait aussi pour les rejoindre? Passer l'éternité blottie entre leurs bras, leurs baisers et leurs caresses lui semblait une idée tout-à-fait réjouissante. Tout-à-fait délicieuse. Mais elle ne mourrait pas. Elle ne pouvait pas; elle ne devait pas mourir. Ce n'était pas le moment, elle le sentait.
    Elle n'avait pas encore essayé de nager dans l'Oeil d'Otolep.
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée... [ Wëlle, Rubys, Lacrya]   

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