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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Promesse libérée. (PV Erwan)

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MessageSujet: Promesse libérée. (PV Erwan)   Mar 16 Déc 2008, 18:06

Une étendue…
Bleue.
Simplement bleue ?
Non, il y avait dans ce lac un torrent de couleurs, jaillissant de nulle part, jaillissant des profondeurs cachées, d’un coeur débordant, d’un cœur qui explosait…de bonheur.

Les yeux verts frôlaient, caressaient la surface regorgeant d’émotions,…

Ils se plissèrent de bonheur.

***

La fillette était émerveillée, elle n’avait jamais vu un phénomène aussi beau.
Les étoiles semblaient tomber du ciel, se dotant des milles couleurs avoisinant.

Perles venues du ciel,
Achevant sur la peau dénudée leur courbe,
Telle qu’un arc ornant la nuit d’étoiles…


Au premier contact, un long frisson d’émotion lui parcourut le dos, elle se sentait bien et la perle s’était confondue avec sa peau.
Ses sœurs la rejoignaient déjà…
Sa peau mate brillait, et renvoyait les couleurs de la vie… Deux yeux ébahis regardaient joyeusement le ciel. D’un coup ils se fermèrent lorsqu’une étoile les percuta.
Un sourire se dessina sur le visage étonné de la petite fille. Celui-ci éclata ; la petite fille jouissait de la vie.

Dans la forêt, certains animaux s’étaient arrêtés, étonnés…Au milieu des arbres un drôle d’animal sautillait gaiement.
Les pieds de cet être curieux se rapprochèrent du sol, s’y déposèrent un douceur pour s’en éloigner par la suite aussitôt.
Ce petit corps débordant d’énergie était rempli de gaîté.

Une petite fille riait au éclat, seule au milieu de la forêt.


Nue, sous la pluie tout simplement.

***

Sans hésiter, avec des mouvements lents, elle se déshabilla, abandonna avec joie sa tunique et rejoignit le lac Chen.
Elle hésita un court instant pour poser lentement un pied dans l’eau.
Un contact, mémorable entre tous, gravé dans sa mémoire.
Elle frémi, son corps élancé, parcourut par un flot d’émotions. Elle ferma les yeux.

L’eau ne l’avait pas oubliée, elle ne l’oubliera jamais.

Alors, la femme s’enfonça dans le lac, ses cheveux lâchés lui caressaient le visage. Ses mains dessinèrent sur la surface une courbe telle une promesse.

De la rive, on voyait le soleil imposant et on ne distinguait que les contours d’un femme tenue immobile au sein de cette masse liquide.

Elle s’immergea encore ; l’eau grimpait sur son corps gracile, elle arrêta sa progression l’eau lui arrivant à la poitrine, elle s’étira ses mains découpèrent une courbe dans le ciel et son corps disparut dans les profondeurs de son cœur.

La femme et le lac ne firent qu’un.

Harmonie

L’astre du jour s’enfonça dans le lac et y découpa la silhouette féminine qui se fondait avec l’eau douce.

Elle resta de bonnes heures dans le lac, revivant son passé, s’interrogeant sur son avenir.
Mais elle profitait surtout de ce moment de complicité absolue entre elle et l’eau.

Elle lui confia ses inquiétudes,

La femme était engloutie depuis une bonne heure déjà, le vent lui leur apportait de la visite.

On ne voyait qu’une partie d’une immensité bleue. Bleu ? Non, d’une immensité pleine de vie et d’émotions débordant de sentiments.

A l’intérieur, l’eau et une femme se comprirent.

Cœurs battant follement,
A un même rythme,
Secret.



Alors que le soleil commençait à se fondre avec le lac, annonçant son coucher, le bleu rougeoyant s’écarta et fit place à une femme. Celle-ci était rayonnante et resplendissait, l’eau l’avait remplie d’énergie et son cœur débordait d’émotions.
Promesse.

Elle essora ses longs cheveux, regagna la rive et mis à contre cœur sa légère tunique.
Celle-ci lui collait à la peau, encore imbibée d’eau du lac. Elle sourira à cette dernière pensée mais s’immobilisa lorsqu’elle découvrit une silhouette devant elle.

Son cœur accéléra à nouveau, sans qu’elle ne comprenne pourquoi et ses jambes devinrent molles…
Promesse tenue.

Elle ferma les yeux, pour les rouvrir et les plonger dans ceux de l’inconnu.
Elle se figea.
Ils étaient bleus colbat.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Mar 16 Déc 2008, 23:07

Le monde. Le monde s'ouvrait, le monde chantait, le monde vivait. Le monde était un monde fait de temps, fait d'Harmonie, de Chaos, de Vie, aussi. Surtout. Un monde qui s'ouvrait à qui voulait bien et savait l'écouter, à qui savait percevoir son envie de se confier. Un monde qui ne vivait que pour lui-même et pourtant pour tout le reste, un monde qui vivait pour lui-même et pour tout ce qu'il représentait, qui vivait pour tous autant que pour lui. Un monde. Simplement. Un monde s'étendait sous les yeux d'Erwan, qui écoutait son Chant, qui entendait ses plaintes et ses joies, qui sentait sa Vie et sa Mort, qui était lui aussi ouvert sur le monde. Un homme qui se confiait lui aussi à ce monde.

Echange.

Du haut de l'immensité du pin sur lequel il était perché, le jeune Marchombre ne pouvait que sentir le monde, qu'entendre le vent, que toucher la Vie du bout des doigts. L'âme ouverte, il accueillait dans son esprit, dans son âme, dans son corps, les effluves de son environnement, du monde, des mondes. Car un monde est en réalité des mondes, car perçu différemment par chaque être qui le compose, unité qui devient divisée... Etrange contraste, étrange concept. Equilibre, tout simplement. A perte de vue, il y avait la Nature. D'abord, il y avait les bois dans lesquels il était lui-même, sur le haut de l'arbre. Puis, il y avait quelques plaines éparses, prairies ondulantes sous les caresses du vent. Et enfin, une étendue. Brillante, miroitante, parfaite réplique du ciel auquel elle semblait lancer un défi. Défiant l'entité même de l'infini... Comme tout Marchombre tente de se rapprocher de l'Harmonie Parfaite, sans jamais l'atteindre, sans jamais arriver même à un orteil de la Splendeur de celle-ci. Le jeune homme soupira. Les pieds contre le tronc fléchi, à peine accroché au sommet du sapin par une main, il écoute les Chants depuis longtemps. Et un autre Chant vient s'ajouter à ceux qui offrent leur symphonie depuis des heures...

L'étendue se trouble, Chante plus fort. Miroir à peine brisé, réparé immédiatement, comme si jamais n'avait eu lieu la rupture. Harmonie. Erwan sourit. Marchombre, c'était certain. Parfaitement Marchombre pour se confondre ainsi avec l'entité aquatique... Fermant les yeux, Erwan savoura l'intensité de ce moment, laissa ses sens graver ce souvenir dans son coeur, laissa son coeur s'ouvrir encore davantage au Monde. Et écouta le nouveau Chant. Assez semblable au chant de la Nature qu'il connaissait si bien, et pourtant plus sourd, plus aigüe, et plus souple... Etrange. Il s'imbiba de ce Chant, comme il l'avait fait avec les autres. Comme il le faisait toujours, écoutant l'attitude, l'environnement se glisser sur les corps des gens, ôter leur âme de la profondeur de leur être pour la dévoiler à qui savait écouter. Mais Erwan savait qu'il n'entendait encore presque rien, comparé à ce qui pouvait être entendu. Peut importait. Il avait toujours tant à découvrir, toujours plus à apprendre, quoi qu'il eût appris auparavant...

Laissant le temps glisser sur lui, accueillant les caresses du vent, le jeune Marchombre resta encore des heures à écouter, à s'ouvrir, à apprendre. Toujours plus. A comprendre. Toujours plus profondément. Et pourtant à se sentir toujours aussi minuscule, voire de plus en plus minuscule, dans ces effluves enivrantes... Puis, lorsque le soleil vint enflammer la forêt de ses rayons d'aube, il ouvrit les yeux et respira une dernière fois l'air entamé par la sève du pin et commença la descente du conifère. Savourant chaque contact qui le liait à l'arbre, mais aussi à la Nature, au Monde et à l'Harmonie, Erwan descendit lentement, le cerveau surchargé par ses sens... Une fois au sol, le jeune Maître Marchombre s'avança silencieusement, comme à son habitude, dans la forêt de pins et d'épicéas. Se confondant avec le souffle du vent même, indécelable par quiconque n'avait pas son attention fixée sur son passage, il marcha. En direction du Lac miroitant. Il aimait le spectacle de l'eau prenant subitement feu, et savait pourtant qu'il ne le verrait pas en entier. Parce qu'il y avait cette Marchombre.

Comment savait-il que c'était une femme ? Le Chant qu'elle dégageait... Et son odeur, surtout. Parce que l'odorat prodigieux de son lui-jaguar avait pris le relais dans la forêt et que les informations qu'il envoyait au cerveau du jeune homme n'étaient que concordantes avec ce qu'il avait perçu du haut du pin. Marchombre... Toujours aussi silencieux, il sortit de l'orée du bois environnant la rive du Lac Chen pour venir se mettre devant l'immensité brûlante. Brûlante, parce que sa couleur rouge-orange aurait pu faire croire qu'elle avait été incendiée. Parce que la fièvre qui avait prise cette immensité n'était pas retombée tout de suite après la sortie de la jeune femme. Fiévreux, voilà comment était le Lac.

La Marchombre ne l'avait pas entendu, ne l'avait pas vu ni senti. Il savait se confondre avec l'environnement, et en avait conscience, mais pensait tout de même qu'il était repérable pour un Marchombre. A part si l'attention de la femme était fixée sur autre chose... Oui, ce devait être cela. Sa tenue de cuir était humide, car l'eau fixait toujours son corps, comme pour la garder près d'elle. Alors qu'il soupirait, elle le remarqua. Surprise. Etrange surprise, mais surprise, c'était indubitable...

Erwan s'était raidi à son tour. Mais pas raidi dans le sens se fermer sur lui-même, raidi pour être encore plus immobile. Ses instincts criaient, hurlaient en lui. D'un seul coup. Il n'avait jamais vécu cela, leva les yeux pour les planter dans ceux de l'inconnue. Marchombre. Des yeux verts comme une jungle trop dense... Promesse. Indicible. Les sens du Marchombre explosèrent, comme souvent ils avaient pu le faire. Mais ce fut beaucoup plus intense. D'une intensité telle qu'il en tituba mentalement. Que se passait-il ? S'avançant d'un pas vers la jeune femme, il leva sa main droite au niveau de son propre ventre. Amical et bien plus que cela. Il ne savait même plus ce qui lui arrivait...


- Je suis Erwan.

Mots soufflés avec le vent, avec le temps, avec le Monde. Murmure à peine audible, qu'une oreille aguerrie même aurait eu du mal à percevoir. Une oreille aguerrie. Pas une Marchombre. Murmure aux consonnances qu'Erwan ne se connaissait pas, pourtant...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Mer 17 Déc 2008, 21:49

La jeune Marchombre était éblouie, ces yeux pétillaient et pourtant, ce n’était pas le soleil qu’elle fixait. Son regard noyé dans l’océan, ne savait s’en détacher. Elle était tétanisée, une force s’affranchissant de toutes contraintes la maintenait dans ce grand bleu… Ce bleu malgré tout profond, était orné de centaines d’étoiles qui avaient pris des teintes rougeoyantes avec le soleil qui s’y était plongé.

L’inconnu au regard océan était impressionnant, non il était plus que ça, la jeune femme devait l’avouer, mais cela faisait tellement longtemps. Et pourtant la forêt s’y était inondée, facilement, comme elle en avait eu l’occasion avec les perles de minuit.

C’était il y a bien longtemps…
C’était il y a un an, un siècle, une éternité…

La jeune femme était perdue dans ces pensées, mais un Murmure lui parvint à l’oreille. Celui-ci, porté par le vent lui offrit le nom de son inconnu, et sa voix…


- Je suis Erwan.

Alors une vague jaillit en elle ; sensations d’un flot nouveau, son regard s’éloigna quelque peu des prunelles qui la fixaient, sans quitter l’océan qui semblait s’être lié avec la forêt sauvage que lui présentait la jeune femme.

Erwan était grand, il avait les épaules larges, son torse nu mettait en valeur ses muscles prononcés et taillés en finesse.
Mais elle était surtout attirée par son visage…Les derniers rayons de soleil l’éclairèrent d’une lumière enflammée. Il avait des traits fins et harmonieux, une bouche fine ; de longs rastas blancs le frôlaient en se balançant au rythme du vent… Ce visage l’envoûtait, et elle en était troublée.

La question ne se posa pas, Erwan était Marchombre, tout son être acclamait cet équilibre de vie…

Cependant une autre question vint à l’esprit vif de la Marchombre… La question fusilla directement, comme un jet de couleurs dans son cœur.
Ce dernier battait la camarde et le souffle qui l’accompagnait s’était accéléré.

Alors que l’eau du lac Chen semblait calme, son cœur en était agité… Il battait à tout rompre, accompagnant celui de la Marchombre.

Erwan avait avancé d’un pas lorsqu’il lui avait offert son nom, il lui tendait sa main droite à hauteur de son ventre, son coude frôlant son pantalon en toile mouvant avec le vent.
Celui-ci accéléra accompagnant le rythme des Marchombres.

Harmonie…

Les feuilles furent soulevées du sol et tournoyèrent autour des jeunes inconnus, qui se retrouvaient.

La cascade sauvage ruisselante de la femme accompagna quelques unes qui poursuivirent leur courbe dans les rastas d’Erwan, pour finir leur arc dans l’étendue qui miroita au contact…

La main de la jeune femme s’avança vers l’inconnue qui s’offrait à elle. Elle hésité un court instant pour s’y poser et s’y fondre.
Elle avait beau ne pas avoir du tout froid, sa main était glacée comme de la rosée à l’extérieur… A l’intérieur, une boule de feu.

La main de la Marchombre était petite semblait frêle dans la grande main de son inconnu et pourtant elle dégageait une certaine puissance.

Au contact, la jeune femme tressaillit, un long frisson d’émotions inconnues se glissa le long de son dos, les perles gelées à ses doigts explosèrent. Son cœur, touché au centre, explosa et ses émotions lui parcoururent tout le corps telles une goutte d’eau qui retrouve son océan, le faisant miroité…

Cœur ébranlé,
Corde d’un l’arc détendue,
La flèche atteint sa destinée…


Elle n’avait jamais été aussi troublée… Ces sentiments lui étaient inconnus, et pourtant elle les avait tant attendus. Il y a une éternité, un siècle, une heure…dans l’océan…

La jeune femme avança d’un pas, frissonna au contact du corps d’Erwan, qui l'attirait telle une sphère magnétique.

Un chant,
Un nom,
Promesse
.



- Nérylis dit-elle simplement.


Les derniers rayons de soleil étaient flous dans le lac qui miroitait.

Promesse en était libérée.

La forêt raisonnait le vent y plaçait sa mélodie pour y rejoindre l’océan…

Dans les yeux d’une femme, des perles dansaient.

Elles étaient bleues cobalt.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Jeu 18 Déc 2008, 11:00

Contact. Léger, à peine perceptible, à peine donné, à peine pris... Mais d'une force incroyable. Une force dont le Marchombre n'avait eu vent, dont le Marchombre n'avait idée. Ou peut-être une toute petite idée. Rien à la hauteur, pourtant, de cette impulsion de Vie, de cette force du Monde, que ce simple contact avait pu éveillées en lui. La main était plutôt froide, mais ce n'était qu'une conséquence direct du bain que la jeune femme avait pu prendre quelques minutes, quelques heures plus tôt. Parce que cette eau s'accrochait à elle avait la force du désespoir, ne voulant pas être soumis aux vestiges du temps... Comme si l'élément n'avait pas conscience que les Marchombres avaient une mémoire extraordinaire avec leur environnement... Les Marchombres, oui, et non ceux qui pouvaient se prétendre ainsi. La différence entre les deux étaient visiblement minime, bien qu'un gouffre entier, qu'un monde entier les séparassent... Et il n'y avait aucun doute à avoir... Elle était Marchombre. Tout autant que lui, s'il y avait lieu d'être. Car Marchombre est une Vie. Entière et sans limites. Avec un horizon infini.

Le regard de la jeune femme avait changé. Dans ses profondeurs, des éclats miroitants venaient de naître. Milles muses de lumières qui éclairaient un chemin au plus profond des bois, au plus profond d'une jungle sans fin, dans toutes ses couleurs et merveilles, dans toute sa richesse. Milles couleurs qui s'y confondaient, qui racontaient sans pourtant se dévoiler, qui savaient. Une connaissance de la Vie, du Monde, de l'Harmonie... Equilibre. Les teintes du soleil venaient d'exploser dans le Lac auquel Erwan faisait face, et son regard se détacha temporairement de la jungle dans laquelle il s'était fait piégé. Piégé, dans les lianes, dans les troncs, dans les feuilles et dans la terre. Immobile dans un environnement qu'il ressentait comme égal, pourtant. Etrange sensation. Etrange concept... La surface miroitante de l'onde se parait des couleurs d'un ciel qui faisait ses aux revoirs au soleil.

Le regard du jeune homme se posa sur cette immensité quelques secondes plus tôt bleue qui venait de s'incendier. Apogée d'une splendeur unique, qui atteignait les coeurs en plein centre, qui se fichait dans les corps et les esprits pour ne plus jamais en sortir, même dans les affres du temps. Beauté. Simplement. Beauté. Pourtant si compliquée à décrire.

Le soleil embrasait les pins et épicéas de la forêt dans son dos, il en avait conscience, il le savait. Combien de fois avait-il regardé ce coucher de soleil, de cet endroit, de milliers d'autres ? Combien de fois sans jamais s'en lasser, sans jamais que son émerveillement soit moins probant, sans jamais oublier un seul des détails que pouvait offrir cette scène ? Un nombre de fois incalculable, qui n'avait aucune importance... Ses rayons passant l'horizon vinrent lui lécher le torse, réchauffer sa peau nue et pourtant déjà brûlante de son ascension, déjà brûlante de sa rencontre, déjà brûlante de volonté, brûlante de l'esprit Marchombre et fiévreuse de la Voie qu'elle arpentait. L'esprit apaisé, les muscles détendus désormais, Erwan laissa ses yeux se placer dans ceux de l'inconnue. Le vent vint lui passer sur la peau, comme pour encourager ses mouvements, comme pour lui montrer ce qu'il avait à faire. Mais cette fois-ci, il n'avait même plus besoin du vent pour le guider.

Il se rendait compte que le vent, la terre, l'eau, le feu, l'air, le Monde entier, la Vie et l'Harmonie émanaient de lui, comme si gorgé de toutes ces forces, elles voulaient sortir de lui sans pourtant l'abandonner. Il avait souvent rechercher l'Harmonie du monde pour tenter de calquer la sienne dessus. Il n'en avait pas besoin. L'Harmonie du monde vivait en lui, l'Equilibre du monde vibrait en lui. Tout ce qu'il pouvait avoir à faire, c'était de s'ouvrir encore plus, toujours plus, à cette Harmonie et cet Equilibre, pour se gorger encore plus de leur Splendeur, réussir à saturer de leur immensité, réussir à se noyer dans leurs bains...

Le vent n'était là que pour l'encourager, pour faire sortir de lui ce qu'il savait déjà sans en avoir conscience. Le vent n'était là que pour le guider, au même titre que l'Harmonie et l'Equilibre. Il ne décidait pas à sa place, il l'appuyait dans ses décisions. Et il ne le comprenait que maintenant. Elle... Avait-elle conscience de ce qu'elle avait pu lui apporter, juste par sa présence, alors qu'il ne la connaissait même pas, qu'il connaissait d'elle que le Chant qu'elle dégageait et qui le mêlait parfaitement à celui du Monde ? Difficile à dire, à concevoir... Et pourtant, l'eût-elle su que cela ne l'aurait pas surpris. Elle l'avait probablement vu...

Et un nom vint se poser sur son visage.

Visage d'un Monde tout aussi éclatant que la couleur de ses yeux.

Visage d'une Vie tout aussi surprenante que le vent.

Un nom...

Empli de son Monde à elle, empli d'une Sérénité et d'une Harmonie qu'il n'avait que rarement perçues...

Un nom...

La jungle s'abreuvait de l'océan comme l'océan remontait dans les feuillages de celle-ci. Les yeux perdus dans le regard vert de Nérylis, Erwan avait du mal à rassembler ses pensées. Cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Depuis la fin de sa formation, depuis son départ loin de la mère. Ysidrha. Son Maître. Pas à ce point là. Il sentit la distance qui les séparait se restreindre. Elle venait de s'avancer d'un pas. Eau virevoltante, qui glisse, force, s'échappe. Eau. Qui glisse et s'extrait de la jungle, petit à petit, mais sûrement.

Eau.

Qui trouve toujours un chemin pour arriver où elle va.
Où elle est faite pour aller, ou non.
Où elle veut aller, aussi.
Où elle glisse dans résistance.

On ne peut pas opposer de résistance à l'eau...
Elle glisse...
Elle fuit...
Elle part...

Le regard d'Erwan pareil à cette eau, glisse sur le corps de la jeune femme. Les vêtements lui collent à la peau. L'eau lui colle à la peau. Les rayons font miroiter les gouttelettes qui arrivent encore à s'accrocher à un frisson. Bien sûr. Elle est Marchombre. Mais le magnétisme que pouvait ressentir le jeune Maître, il se trouvait dans ses yeux. Des yeux mystérieux et pourtant offrants. Jungle luxuriante qui s'endort. Entre noir et lumière. Entre éclat et sobriété... Entre simplicité et complexité.

D'un pas, il se dégage de toute cette emprise.
On n'emprisonne pas l'eau.
On n'emprisonne pas un Marchombre.
On ne fait que l'atteindre.

Et il était atteint.
Profondément...

S'asseyant d'un mouvement souple et fluide, Erwan fixa son regard sur l'immensité tiède du Lac. Les derniers rayons de soleil se retiraient de sa surface, laissant peu à peu place à la nuit. Aux étoiles. Milles trous de lumières, milles points d'espoir, milles muses jamais atteintes. Peut-être un jour. Qui l'eût su ?

Fermant les yeux, il ouvrit son esprit. Elle s'y engouffra comme le faisait toujours l'Harmonie et la Vie, habituellement. Ses inspirations se calquèrent sur le battement de son coeur...

Un sourire.
Eclatant.

Aux aunes des feuillages...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Dim 21 Déc 2008, 20:16

La jeune femme contemplait le visage d’Erwan. Celui-ci était encore plus beau dans les dernières couleurs libérées du soleil. Nérylis en était profondément troublée.
Elle contempla le mystère dégagé par ses yeux cobalts, les fines mèches blanches qui se prolongeaient sauvagement sur son visage, à proximité de ses lèves… Les traits du jeune homme avaient beau être durs, Nérylis était enivrée par la beauté qu’il dégageait.

Erwan s’éloigna de la Marchombre et s’assit d’un mouvement fluide, et semblait plongé dans ses pensées, Nérylis était ailleurs…
Ailleurs et tellement présente à la fois…
Alors que son regard se posa sur Erwan qui fixait l’étendue du Lac, un souvenir jaillit en elle…

***

Une petite fille se tenait à quatre pâtes, au milieu de la jungle, seule. Elle voulait s’amuser et cherchait sa nouvelle occupation. Puis, elle avait trouvé, entre les hautes herbes, elle distingua dans le sol une forme enfoncée. Un large sourire se fendit et elle tapa ses deux petites mains l’une contre l’autre. Elle mit sa main droite dans la grande forme dessinée sur le sol. Un rire s’échappa de sa gorge, d’une sonorité ravie. La petite fille vêtue d’herbes et d’un amas de lianes fit un bon de surprise en trouvant la jumelle de la forme dessinée juste un peu plus loin. Le bon de surprise se transforma en bon de joie et la petite fille se déplaça ainsi suivant la voie de la bonne humeur.

La tête penchée vers le bas, fixant le sol, se percuta soudain contre… Mais qu’était-ce ? La fillette n’en avait jamais vu, elle était émerveillée mais la bête se tourna vers elle ouvrant grand sa gueule.

Calme,
Sang froid,
Harmonie…


Les deux pupilles rétractées que lui offrit l’animal se plongèrent dans ceux de la drôle de chose qui lui faisait face.

Deux point, fusillant,
Un corps resplendissant,
Respect.


Elle avait beau être subjuguée par la beauté de l’animal qui se trouvait devant elle, elle n’éprouvait aucune crainte et le félin ne puit lire dans ces yeux que calme et détermination sauvage.

La bête ferma alors sa gueule et observa le petit bout de chair qui s’avança vers lui qui se tenait immobile, étonné d’un pareil comportement. C’est alors qu’il sentit un contact, le petit animal s’était empoigné d’une touffe de ses poils et les faisait passés dans ses doigts.

La bête tressaillit puis se radoucit appréciant le comportement de celle qui lui faisait face.
Il tourna sa tête pour la regarder… La petite bête s’était accrochée à ses poils, s’était ainsi hissée sur lui et le regardait avec un sourire éclatant.
Son regard l’interrogeait alors la bête lui souffla à l’oreille un mot, un secret :

-Jaguar.

Il s’élança, la petite fille s’y accrocha et jouissait de bonheur.

Un élan,
Splendide,
Emerveillement …


Leur chemin s’était ensuite séparé, et ce nom soufflé, gravé à jamais dans sa mémoire ressortit, comme un jet d’eau retrouvant enfin la liberté…

***

Nérylis se demanda pourquoi ? Pourquoi ce souvenir là ?
Elle ne comprenait pas….Où était le lien, le fil magique qui détenait la vérité sur le mystère.
Le mystère…Elle ne le comprendra jamais ; elle s’en moquait, elle aimait jouer avec, essayer de le percer de le percevoir…
Mais c’était mieux ainsi, la magie brillait et exposait alors toutes ces facettes cachées à ses yeux.

Erwan avait fermé les yeux en même temps que ce souvenir avait jaillit de la mémoire de la jeune femme. A présent, il lui présentait un sourire éclatant.

Le cœur de la jeune femme battait la chamade et reprenait à chaque fois de plus belle, lorsqu’il glissait sur la silhouette d’Erwan.

Elle aurait tellement voulu s’avancer, s’asseoir près de lui, mais elle était incapable, tétanisée. Elle ne savait si le Marchombre avait sentit son trouble, elle ne savait si celui-ci avait vu que sa veine qui parcourait le long de sa gorge s’était agrandie et palpitait à un rythme fou. Son regard était éblouit, ses mèches sauvage dansaient sur ses épaules, ses mains tremblaient légèrement. Elle n’était pas enfermée de toutes ces sensations nouvelles, bouleversantes, elle les avait accueillit avec joie même si elle en était quelque peu effrayée. Elle était libre et heureuse. Son cœur battait, se libérant de ces émotions, qui explosèrent dans la proche nuit. Ces émotions, comme les étoiles, apparaissant, belles, furtives, bouleversantes. Toujours renforcées par d’autres arrivant, d’autres encore. Tel un tourbillon d’étoiles…Infini.

Nérylis finit par en avoir le tournis, elle l’avait tellement attendue mais ces émotions ne savant être anticipées et c’est leur raison de leur beauté. Elle s’avança alors, alignant quelques pas légèrement, sans un bruit, tournant ainsi dos à Erwan. Ce qu’elle ressentait était encore trop intense mais elle le savait proche…

Dans le Lac, les étoiles commençaient à danser, la nuit arrivait, charmeuse prometteuse de mystère et de magie. Mais tout était déjà magie pour Nérylis. Son bonheur et sa liberté était pourtant bien réel.

Le vent soufflait, chantant une belle mélodie aux perles du ciel…

Nérylis était perdue, la nature l’avait voulu ainsi, absorbée par le tournis elle perdit l’équilibre. Elle ne puit rien faire, son esprit était libre mais rempli de ses émotions, elle bascula lentement dans la nuit…
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Lun 22 Déc 2008, 19:57

Mille bruits qui vibrent en phase totale, s'accordant chacun aux autres et tous ensemble en même temps. Mille Chants des éléments, des êtres et de la Vie. Symphonie mille fois entendue, mille fois répétée, milles fois parmi des millions. Harmonie qui étreint le coeur de sa beauté et de sa prestance, de ce qu'elle offrait tellement sans rien demander en retour que de vivre, simplement. Comment ne pouvait-on pas vivre après un tel appel, une telle connaissance du monde, comment ne pouvait-on pas vivre pour qu'une prochaine fois se présente encore, mille fois. Pour vivre mille fois plus intensément un même instant répété pourtant autant de fois de la même manière...

Ce que dégageait la jeune femme, le Chant qu'elle donnait, qu'elle offrait elle aussi à la Nature, au monde, changeait doucement, mais sûrement. Picorant des notes plus douces, plus aigües, plus sereines et pourtant tellement plus vives et piquantes. Offrait-il la même chose ? Offrait-il cet élan de vie, cet élan d'espoir, d'un sentiment qu'il n'avait même pas attendu ? Qu'il n'avait même pas espéré ? Dont il ne se doutait même pas de l'ampleur, dont il n'avait jamais voulu s'idéaliser.... Et qui pourtant lui aussi s'était offert à lui, déjà de là-haut, de l'immense pin du haut duquel il avait perçu les premières bribes d'un Chant nouveau, d'un chant inconnu...

Ouvrant les yeux, il les laissa se confondre avec la surface du Lac Chen. La splendeur flamboyante de son ventre disparaissait peu à peu, remplacée par le mystère d'une nuit étoilée.

Un coeur.
Une vie.
Des battements.
Décuplés.

Deux battements.
Trop rapides pour être naturels.
Trop sourds pour être ceux de coeurs en effort.
Trop coordonnés pour croire qu'ils n'étaient pas liés.

Erwan commençait tout juste à comprendre. Il sentait ses sens décuplés, comme toujours lorsque les émotions le traversaient... Mais ici, c'était différent. Complètement différent. Il avait l'impression flagrante de sentir et ressentir tellement plus de chose qu'à l'accoutumée qu'il se demanda si tout cela était bien réel. C'était réel. Bien plus que tout ce qui avait pu se passer avant de La rencontrer. Car il pouvait désormais pointer une majuscule sur sa désignation. Nérylis.

Tout semblait flou et pourtant parfaitement distingué autour de lui qu'il finit par avoir légèrement le tournis. C'était donc ça, ce dont sa mère lui avait parlé ? Ce dont son père lui avait rêvé ? C'était donc à ce point là qu'ils avaient été liés, qu'ils avaient été compléments ? Non. Ce n'était pas comme ça, bien que cela devait y ressembler fortement. Enormément...


* - Dis Maman, c'est quoi l'Amour ?

Ysidrha tourna lentement la tête vers son fils. Elle est déconcertée. D'où lui venait cette question ? Qui la lui avait mis dans la tête ? Cependant, elle ne s'interrogea elle-même pas plus là dessus. C'était peu important. La réponse, par contre, était très importante. Surtout pour son fils de dix ans. Sinon, il n'aurait jamais demandé cela. Il savait pourtant... Il avait vu. Que demandait-il alors ? Ce qu'il ressentirait ? La Marchombre décida de répondre à cette dernière question.

- L'Amour est unique pour chacun de nous. Nous sommes tous différents et ne ressentons pas les choses de la même manière. Mais une chose est certaine, l'Amour donne des ailes...

**

- Dis Papa, c'est quoi l'Amour ?


La même question posée à sa mère. Ils sont si différents, voient le monde d'une manière si différente que le petit n'a pas besoin de réponse du poète ou du savant. Il a la réponse du Marchombre et du Frontalier. Tous les deux fluidités, mais dont le concept de vie n'est pas du tout le même pour tout ce qui ne touche pas aux combats...

Son père le toisa un instant, faisant glisser ses yeux bleus foncés sur la petite silhouette déjà musclée de son fils. Ses cheveux blancs faisaient sa particularité, mais cela ne gênait aucunement le bambin. C'était son fils. Fils de l'Amour, justement...


- L'Amour est un sentiment que tu ne ressentiras qu'une fois dans ta vie, Erwan. Une seule fois. Veille à ne pas le perdre...

Son sabre à la main, le Frontalier se détourna de son enfant. Avant de faire un, il lança néanmoins par dessus son épaule :

- Et puis, il y a l'amour aussi. Celui que tu donnes au monde entier. Qui est tout aussi précieux. Mais beaucoup moins intense...*

C'était donc pour cela... Moins intense, l'amour qu'il pouvait porter à tout le reste. Oui, c'était le cas de le dire. Beaucoup moins intense. Mille fois moins intense. Mais c'était de l'amour quand même, et il ne fallait aucunement le minimiser. Erwan n'aurait pas eu besoin des paroles de son père pour se rendre compte que cet amour là était aussi précieux que l'Amour. Il ne faut négliger ni l'un ni l'autre, une fois les deux trouver. Ne perdre ni l'un ni l'autre. Tout n'était qu'équilibre.

Equilibre.

Total.

Intangible.

Alors qu'il allait se lever, Erwan décela un changement étrange émanant de Nérylis. Diffus, confus, saugrenu. Equilibre rompu. Non. A peine touché.

D'un bond souple, d'une rapidité ahurissante, réflexes renforcés par un savoir nouveau, le jeune Marchombre se retrouva aux côtés de la jeune femme en moins d'une seconde. Ce ne fut pas de trop. Rattrapant la Marchombre par les épaules de son contact doux et aussi léger qu'une plume, aussi volatil que le vent, il la redressa. Avait-elle perçu son hésitation, lorsqu'il avait senti le changement ? N'était-on jamais sûr de qu'un Marchombre voulait et pouvait faire ? Non. Pas un Marchombre. Pas un homme, pas une femme. Juste Elle. Un doute.

Se glissant le long de son dos, Erwan laissa encore des paroles s'échapper de sa bouche et jouer avec le vent...


- Que comptes-tu faire ?

Une question simple. Facile. Mais tellement emplie de tout ce qu'il avait qu'elle en devenait immortelle. Une question qu'il répèterait certainement milles fois. Ces milliers de milles fois où Elle lui mettrait le doute. Comme à l'instant. Parce qu'il n'imaginait plus avancer sans elle. C'était ça, l'Amour ?

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Ven 02 Jan 2009, 14:38

Nérylis basculait ; la nuit lui dansait dans les yeux, la nuit ? Non pas que celle-ci, mais la jeune femme, trop éblouie par cette nouvelle vague de sentiments, ne savait encore de ce qu’il s’agissait…

Une femme basculait.
Un jeune homme se déplaçait aussi vite que le vent.
Une étendue d’eau tourbillonnait reflétant la danse des étoiles.
La promesse lui souriait.

Nérylis trop étourdie ferma les yeux, elle ne redoutait pas le choc qu’elle aurait avec la terre et se laissa tombée…

***
Le ciel et la mer avaient toujours voulu se rejoindre. La nature, dans son harmonie, avait voulu créer des liens, parcelles de vie communes… Les étoiles en étaient ; dansant dans le ciel pour continuer leur danse dans les eaux les plus mystérieuses… Reflet, juste reflet, tellement vrai, si proche de la réalité…Se pouvait-il qu’il fût réalisé ?
Une promesse, un chant.
Aussi sacré que la création de la nuit des temps. Un pacte d’harmonie…Secret de la nature.
Le vent, messager des secrets en avait offerts quelques uns à des hommes et femmes libres, des humains rayonnant de liberté et d’harmonie.

Marchombres.


***

Une femme tomba pour ne jamais tomber ; les forces de la nature en avaient décidé ainsi. Non la liberté d’un jeune homme en était à l’origine. Un choix, un doute, une détermination.
Liberté de la nature.

Nérylis sentit alors un doux contact au niveau de ses épaules tandis qu’un long frisson se déplaça de celles-ci tout le long de son dos. Des mains fortes et si délicates à la fois la ramenèrent comme à la surface d’un lac …vers le ciel.
Alors qu’il la redressa, elle ouvrit ses yeux lentement, son tourment reprenait de plus bel à la vue du bleu cobalt d’Erwan mais elle appréciait et elle apprivoisa cette sensation déstabilisante. Le jeune marchombre avait-il été aussi troublé ?

Deux cœurs battaient à l’unisson.
Ralentissant, pour accélérer davantage,
Et toujours…


Nérylis l’avait senti, elle commençait seulement à comprendre… Comprendre les étoiles dansant dans le ciel, comprendre l’eau tournoyant dans le lac, comprendre sa promesse, comprendre quelque peu où elle en était, comprendre le sens du message du vent…


-Que comptes-tu faire ?

Une question, un doute…

Nérylis ne savait que répondre à cette question ou plutôt ne savait qu’elle réponse y donner. Elle savait ce qu’elle allait faire, elle suivrait le chemin de la liberté et de l’harmonie tout en écoutant son cœur. Elle suivrait la voie de l’harmonie sauvage et naturelle. Elle suivrait le chant du vent, le Murmure, qui s’échappait de son cœur. La voie qui y était tracé. En elle.
Un homme se tenait dans le doute, lui offrait un tournant, ou plutôt le bonheur que prendrait sa décision.

Un virage,
Se joignant au sommet de sa voie,
Espoir.


Elle lui offrit alors un autre chant, utilisant les notes les plus pures, les plus douces, secrètes de la nature, qui jaillirent de son cœur pour plonger dans celui d’Erwan.
Des milliers de fines gouttelettes descendirent du ciel pour se déposer l’étendue aux reflets étoilés.
Dans la forêt le chant raisonnait, se déploya sur les feuilles dans le vent ; les arbres s’y joignirent. Toute la nature était en éveille, équilibre.

A côté du lac, une jeune femme s’était baissée souplement, ses cheveux lâchés lui touchaient le corps, y traçant des courbes harmonieuses. De sa main surgit une fine et longue brindille. Le chant n’avait pas cessé et dans la terre humide, frôlée par des cheveux encore humides, se traçait une réponse simple magique…

Un pas, plus jamais sans toi,
Vers la liberté,
L’harmonie…


D’un léger mouvement, elle effleura le bout de terre où se dessinait le L final ; elle le remplaça :

Notre harmonie…


Tellement peu de temps avait été partagé entre ces deux Marchombres, cependant Nérylis était déterminée, elle avait beau être dans le doute, elle savait que son cœur l’avait amené cette fois-ci pour vivre cet instant unique. Elle redoutait quelque peu la réaction du jeune homme mais le Murmure l’avait rassurée, le doute l’avait portée…

Les perles d’eau qui restaient dans les cheveux de la Marchombre descendirent se long de son coup où une veine palpitait follement, pour se poser dans la mélodie, le ciel l’éclairant ainsi.

La jeune femme s’était relevée regardait l’homme qui se tenait devant elle qui allait regarder une réponse simple, et si compliquée à la fois. Bouleversante, merveilleuse, reflétant le ciel.

Dans la forêt un millier de cœurs battaient, tous dansaient pour les étoiles, tous sauf deux, la nuit leur appartenait, unique pour ces deux êtres libres…dont les battements qui n’en firent plus qu’un.
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Mar 06 Jan 2009, 21:29

Contact.

Douceur tellement légère qu'elle en devient à peine perceptible. Douceur à l'effigie du Monde, à l'effigie de la Douceur même. Un contact tel est-il vraiment un contact ? Comme pour répondre à sa question silencieuse, le corps de la jeune femme se mit à frissonner. Le fit frissonner. Frisson de douceur, aussi, frisson de plénitude, frisson de plaisir. Lentement remonta le long de ses doigts, pour se ficher dans les mains, pour parcourir longuement ses bras, faire perler sur ses épaules les pores de sa peau. Et explosions des sens. Encore.

Non.

Pas encore.

Mille fois plus ahurissante, mille fois plus déstabilisante. Mille fois plus que quelques minutes auparavant. Dix milles fois plus que ce qu'il a avait pu ressentir jusque là. Tourbillon de sensations, d'informations, milles fois plus précises, mille fois plus lointaines. Comme si la nature vivait désormais en lui.

Il pouvait.
Il pouvait dire quels élèves étaient hors de l'Académie, à travers la forêt, à travers la plaine.
Il pouvait compter les immenses Harmonies qui nageaient dans le Lac Chen, dans l'entité de cette Eau semblable à la mer.
Il pouvait compter les Dames, dans tout le Lac.
Il pouvait affirmer désormais que le Lac Chen n'était que minuscule. Minuscule face à l'immensité des Océans.
Il pouvait désormais converser avec le Ciel, dialoguer avec la Terre.
Comme si le Monde s'était offert à lui.

Un Homme peut-il avoir de tels sens ?
Un Jaguar peut-il avoir de tels sens ?

Non.

Aucun être n'aurait dû avoir cette perception.

C'était en oublier l'inutilité du mot impossible sur la Voie des Marchombres. Mais Erwan se rendait bien compte que peu de Marchombres même en étaient arrivés là. Il se rendait compte aussi, évidemment, de toutes les lacunes qu'il pouvait avoir. Ne voulut pas les retenir. C'était en les découvrant par lui-même qu'il les surmonterait. Il ne les retint pas. Pas consciemment...

Et une note.
Pure.

Harmonie parmi l'Harmonie du Monde. Nouvelle Harmonie voulant compléter parfaitement ce qu'il manquait à la première Harmonie, bien que cette dernière fut parfaite pour tout un chacun qui savait l'écouter. Non. Elle tendaient toujours plus vers la perfection. Grâce aux harmonies qui pouvaient se dégager du Monde. Grâce aux Harmonies qui s'y formaient. Harmonie de deux êtres, nouvelle Harmonie dont la Symphonie se coordonnait parfaitement à celle du Monde... Et pourtant si différente.

Lorsque Nérylis se baissa pour ramasser une brindille, le regard du jeune homme ne put s'empêcher de suivre Ses courbes graciles, la courbe gracieuse de Ses mouvements. Comment résister à l'attrait d'une nouvelle Harmonie, aussi forte et impromptue qu'elle en devenait complètement ahurissante ? Comment résister à une Harmonie complètement opposée à la sienne, tellement complémentaire et similaire à la fois ? Et alors qu'Elle traçait des mots de feu, Erwan sentit une sensation étrange parcourir son corps. Torpeur.

Immobile, respirant à peine. Il ne savait plus. Tout c'était envolé dans la seconde où ses yeux avaient terminé de lire la poésie. Une réponse. Voilà. Et il l'avait comprise avant qu'Elle ne la termine. Il l'avait sentie. Avec ces sens qui étaient toujours aussi développés, refusant de se rabaisser à nouveau à leurs anciennes dimensions. Cela arriverait, certes, mais l'instant présent l'empêchait. Elle l'en empêchait. Tournant doucement les yeux vers l'horizon, Erwan laissa la tension qui était logée dans ses muscles les quitter. Doucement.

Oui.
Leur Harmonie.
Celle qui se calquait sur celle du Monde.
Celle qu'il avait entendue naître.
Celle qui était pourtant tellement décalée du Monde.
A part.

Une Harmonie pure.
Ordonnée et Chaotique.
Légère et brutale.
Encore des antithèses.
Encore un Equilibre.
Différent pourtant, car désigné par deux personnes dissociées.
Est-ce que l'Harmonie n'en serait pas que plus forte ?

Se tournant vers Nérylis, le jeune Marchombre lève sa main avec un naturel déroutant. Déroutant car trop rapide, car trop fluide, car trop doux et tendre à la fois, et pourtant dans un mouvement non réfléchi. Ses doigts se posèrent sur la joue de la jeune femme.

Le Doute.
Encore.
Mais la sûreté dans ce doute.
Le Monde leur appartenaient.
Ils appartenaient au Monde.

Les Océans et la Jungle se confondirent. Forêt Aquatique, Ciel descendant jusqu'à la Terre. Le jeune homme se tourne légèrement sur la droite. Pointe son doigt vers le ciel. Dessine dans les airs, sur le vent, du bout de son index...


Monde qui s'éternise
Dans un cocon de nuit
Dans un rêve d'infini


Laissant à nouveau ses yeux se faire happer par le regard vert de Nérylis, Erwan se rapprocha sensiblement de la jeune femme. Elle avait dû percevoir son trouble, comme il avait appris le Sien.

Seuls.
Ils étaient à présent deux.
Ils étaient désormais trois.
Elle, lui.
Et leur Harmonie.

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Dim 11 Jan 2009, 22:42


Erwan se tourna vers elle…

Nérylis était happée par son regard. Une main, s’avançait vers elle, pleine de douceur. Tout en elle vibrait, son cœur, son âme…telle une corde d’un instrument vibrant au contact doux et léger de sa complémentarité.

La corde sensible vibra de plus belle, tout son être chantait.

Nérylis était profondément troublée, tout s’était passé si soudainement, et pourtant elle l’attendait depuis tellement longtemps. Elle sentait les battements de son cœur dans tout son corps ; ses doigts tremblaient et brûlaient à leurs extrémités.

Et puis, tout s’arrêta.

Le jeune homme avait posée délicatement ses doigts. Contact doux, intime. Ils frôlaient la joue légèrement mate de la jeune femme. Contact fluide, Harmonie.

La jeune femme était paralysée, sa joue lui brûlait agréablement. Au contact, les paupières de la Marchombre s’abaissèrent lentement ; un frémissement de bonheur le long du dos, les cheveux s’y baladant. Ses lèvres fines et délicates s’entrouvrirent, Nérylis inspire, inspire l’air humide et doux…Souffle de vie, de nouvelles sensations. Ses paupières remontèrent pour y faire place à jungle, le voile du passé se leva, seul comptait l’instant présent.

Des émotions surgirent de partout, elle aurait tellement voulu lui dire, elle aurait tellement voulu se blottir contre lui. Son regard la captivait, l’entraînait vers lui, elle voulait plonger dans cet océan. Cependant elle ne fit rien, tout était si bousculé dans sa tête. Alors qu’elle avait décidé d’écouter ce que son âme lui criait de faire, le jeune homme se tourna quelque peu sur la droite, pincement au cœur… Nérylis savait qu’elle ne serait plus jamais comme avant, il faisait désormais partie de sa vie, sa liberté.

Ils étaient libres à deux, en harmonie.

Le jeune homme pointe son doigt vers le ciel. Effigie, émotions, à l’image de leur rêve dans les airs, portée par le vent, vers les étoiles…

Le regard émeraude de la jeune femme quitta le ciel pour rejoindre son rêve. Erwan regardait toujours le ciel, infini, ses yeux longèrent sa figure pour se poser sur sa nuque. Attirante irrésistible. Comme elle aurait voulu y fondre sa main. Plus irrésistible encore, le regard océanique aussi doux qu’agité…Erwan se rapprocha, Nérylis en tremblait, incrédule, émerveillée.

Nérylis fit encore un pas, elle était très proche de celui qui l’attirait tant. Les rastas du jeune homme se mêlèrent aux cheveux forêts de la Marchombre, l’entourant, l’encourageant. Elle aurait tant voulu amener sa main à sa nuque, mais elle en était incapable.

Les sentiments se bousculèrent en elle, elle ne savait que faire. Alors que son cœur l’invitait à rejoindre l’océan, une partie en elle craignait pour sa liberté. Allait-elle échouée ? N’était ce pas plus qu’un flot de sensations nouvelles et harmonieuses qui l’envahissaient ? N’était pas une vague, vague naissante, montant vers le ciel, vers l’infinité ? N’était ce donc pas la promesse que lui avait révélée quelques instants plus tôt le Lac ? Quelques instants où elle ignorait tout de lui, alors que son être le connaissait déjà… Quelques instants auparavant, là où tout était différent. La vie venait de s’offrir à elle plus éclatante, plus vraie. Pourquoi devait-elle douter ? N’était ce pas en lui que se trouvait une partie de sa liberté ? Elle avait été en harmonie absolue, la nature s’était éveillée pour lui annoncer, la nature… Elle l’avait toujours suivie. Elle le savait maintenant elle la suivrait encore, de son propre choix. Ses yeux rejoignirent une fois de plus l’océan, sans hésitations cette fois. Devant elle se tenait sa liberté, leur harmonie. Elle ne pouvait vivre sans lui. Sa nature lui avait chanté, elle suivait son chemin.

Ces sentiments étaient déstabilisants, mais elle ne les craignait plus.

Une main s’avança dans la nuit.
Tremblante comme une feuille sous le vent.
Animée par la détermination de la nature.


Elle fit une courbe dans le vent qui lui parcourait le bras dénudé.
Courant le long de sa peau, portant le bras gracile de la jeune femme, le vent l’amena d’un mouvement fluide et léger, là où la nature l’indiquait.

Nérylis frémit lorsque ses doigts touchèrent enfin la peau tant désirée de son bel inconnu. Elle ne pouvait l’appeler ainsi, elle le connaissait depuis toujours, elle l’avait trouvé. Ils s’étaient trouvés…

Le bout de ses doigts avait d’abord touché sa peau. Sa main se confondit alors à sa nuque. Elle remonta le long de celle-ci, caressant ainsi tout le long. Son cœur explosa, il était envoûté par la magie du moment, les battements se rapprochèrent de plus en plus, s’affranchissant de toutes lois du corps pour s’abandonner à l’océan, aux battements du jeune homme.

Elle exerça une légère pression sur la nuque d’Erwan, amenant ainsi son visage à quelques centimètres du sien. Elle était inondée par la vague que lui offrait son regard.
Elle ferma les yeux, elle était encore imprégnée par le bleu de ses yeux. Il était gravé à jamais dans son cœur.

La jungle devint océan,
L’émeraude bleuissant quelques peu,
S’ouvrit aux couleurs de son cœur.
,
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Mar 13 Jan 2009, 21:35

Douceur.
Frisson.
Bonheur.

Douceur.
Douceur d'un contact qui s'éternisait dans chacun des gestes effectués, douceur qui s'éternisait dans leur regard, dans leur corps, dans leur esprit. Douceur telle qu'elle en devient imperceptible pour qui ne l'attend pas. Il l'attendait. Elle l'attendait. Ils l'attendaient. Douceur des sens qui les emporteraient, douceur d'un monde calme à l'effigie de leurs ressentis, douceur des océans nacrés, douceur de la jungle palpitante. Vigueur, aussi, en un sens. Tellement inexprimable...

Frisson.
Frissons.
Longeant tranquillement leur corps, faisant frémir chaque parcelle de leur peau, contractant chacun des muscles peauciers que peuvent avoir les humains.
Non, il n'était pas humain.
Non, Elle n'était pas humaine.
Non, ils n'étaient pas humains.
Il, Elle, eux, étaient l'Harmonie.
Pure et totale, se mêlant parfaitement à celle du Monde, et s'en distinguant pourtant si précieusement. Entrelacement de deux harmonies, formant une Harmonie, complétant et dissonant pourtant de l'Harmonie. Juste là. Il ne s'était pas trouvés. On ne trouve pas son complément. Ils ne s'étaient pas cherchés. Chercher signifiait attendre. Ils s'étaient juste retrouvés.
Retrouvés.
Et ils allaient se redécouvrir.
Parce qu'ils ne s'étaient en fait jamais quittés.
Il La connaissait, en un sens. Comme Elle le connaissait.
Destinés.

Bonheur.
Sentiment inexprimable, sentiment inexorable, sentiment tellement confus et clair à la fois. Comme si d'un voile de lumière, on leur avait tout dévoilé. Comme si d'un voile de brume, on leur avait tout caché.

Dévoilé la Vie. Caché la Vie.
Opposition tellement flagrante, tellement évidente.
Ils savaient sans savoir.

Comme ils pouvaient voir sans vue.
Comme ils pouvaient goûter sans papilles.
Comme ils pouvaient sentir sans odorat.
Comme ils pouvaient contacter sans toucher.
Comme ils pouvaient écouter sans entendre...

Etait-ce seulement une réalité, un tel sentiment ?
Etait-ce seulement une réalité, un tel désir ?
Etait-ce seulement une réalité, autant de doutes ?

Non. Ce n'était pas qu'une réalité, c'était la Réalité. Le Monde entier. Tout faisait partie de l'Harmonie du Monde. Les milliers d'harmonies de couples aimants faisait partie de l'Harmonie. La leur aussi. Mais elle était plus que ça. Pour eux. Pour tous. Ils étaient humains, certes, mais Marchombres aussi.

Les Marchombres connaissent l'Harmonie.
Les Marchombres sont l'Harmonie.
Les Marchombres deviennent leur propre Harmonie.

Un autre contact. Toujours aussi doux, dans le temps. Le temps du guerrier, comme celui de la peau, comme celui des désirs. Un temps qui se confondait avec l'harmonie de la personne. De sa personne. Des doigts, aux courbes envoûtantes, aux caresses enivrantes, lui passèrent sur la nuque, sur le cou, explorant sa peau, ses cheveux. Nérylis était toute proche, et Erwan sentit des pulsions soudaines s'emparer de lui.

Il n'y avait pas que l'Harmonie.
Il y avait aussi la Vie.

Vie qui le paralysait presque alors qu'il aurait voulu bouger, toucher à son tour. Vie qui le clouait sur place alors qu'il aurait voulu se mouver autour d'Elle, caresser sa silhouette de son regard, caresser sa peau de ses propres doigts... Ses lèvres, à quelques centimètres des siennes, semblaient palpiter au rythme de son coeur, qu'il entendait étonnamment bien. Le jeune Marchombre sentit son visage se pencher légèrement, se mettre à la hauteur de celui de Nérylis.

Proximité.

Il n'y avait plus qu'Elle.
Il La chercha. Leurs lèvres se trouvèrent. Jamais il n'avait fait quelque chose de tel. Jamais il n'avait pu faire un tel geste. Cela lui avait toujours semblé déplacé. Pas en accord avec lui-même, avec son complément Jaguar. Or, là c'était différent. Tout en lui réclamait ce contact, contact doux et léger, et pourtant passionné.
Déjà.

Tout le Monde perdit son sens.
Il n'y avait qu'Elle.
Il n'y avait qu'Eux.
Unis dans un baiser.


Toucher à la saveur des cerisiers
Au parfum enivrant de bonheur
Aux accords vieux comme le Monde...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Dim 25 Jan 2009, 12:33

Les yeux fermés, Nérylis sentit son souffle s’accélérer alors que le visage du jeune homme se plaçait à sa hauteur. Son corps vibrait d’une mélodie nouvelle,…
Les yeux fermés, elle sentait tout son visage répondre au sien.
Les yeux fermés, ses lèvres s’entrouvrirent légèrement, tels les pétales de rose à la vue de leur astre préféré.
Les yeux fermés, elle s’approcha encore, leurs lèvres se cherchèrent, pour se retrouver.
Se séparèrent pour mieux s’unir…

Baiser unique, éternel…
A la passion de l’océan, l’envoûtement de la jungle,
Unit dans la nuit.


A côté d’un lac endormi au cœur torrent, dans nuit aux soleils d’argent, dans la voûte céleste, rêvant d’un monde aux reflets de l’océan, émeraude de la forêt, deux cœurs réunis d’un baiser.
La nuit lui appartenait…

Nérylis glissa sa main dans le dos du Marchombre, rapprocha son corps. Le vent léger, brise du soir, les frôlait, souriant.

Cet instant lui parut éternel, elle l’avait toujours espéré, il était là, enfin, elle n’y pensa même plus, c’est comme si leurs chemins s’étaient faits pour cette nuit. À ce moment rien ne comptait que Lui. Il avait pris place dans son cœur, elle vivait cette nuit pour Lui, pour Eux… Elle aurait voulu qu’elle soit infinie, tel est le chemin vers les étoiles. Aucune fin à ce moment naissant, ne plus qu’être à deux, pour ne faire qu’un en une nuit.
Harmonie entre eux, dans la nature. Le temps n’y pouvait rien, ils étaient trop libres, ils n’étaient qu’un, ils s’étaient enfin retrouvés. Mais peu importait cette attente à la Marchombre, elle lui parut éphémère comparée à ce moment éternel.

Le temps avait cédé sa place à l’amour,
Il s’en alla, emporté par le vent,
Eternité…


C’est alors que les étoiles tombèrent du ciel, à l’effigie d’une pluie de cristal. Les milliers d’étoiles continuaient leur descente, flèches de Cupidon, transperçant le ciel. Le reflet grandissant, dans le Lac qui s’ouvrait. Torrent d’émotions, torrent de vagues, ouvrant son cœur aux nymphes du ciel.

Nuit sombre éclairée de feux lumineux,
Scintillements,
Danse céleste.


Les étoiles prolongèrent leur courbe dans la cavité délicate des eux. Le Lac les accueillait, afin d’ouvrir son cœur, il l’avait mis à nu, les eaux débordantes s’étaient reculés pour faire place au ciel.

La réalité explosa, les nymphes du ciel, dans le Lac, au plus profond de son cœur. Le lac devint au reflet doré, illuminant toute la forêt,

Rencontre éphémère comme éternelle,
Les étoiles dans le torrent du Lac,
Dans le cœur du Lac, sa promesse…


Promesse libérée.

Promesse libérée du temps, le messager des secrets éclatait. Le pacte d’harmonie, le plus profond secret de la nature se réalisait. Le reflet devint réalité.

Au milieu de la forêt, deux êtres s’aimaient, ils n’avaient rien remarqué du moment magique de la nature, leur moment leur appartenait, ils n’étaient qu’eux deux au monde. Et pourtant, s’ils savaient, ils avaient tout déclenché. Le Lac serait à jamais reconnaissant envers Elle, envers Celle qui lui avait promis, Celle qui peut de temps avant avait été à la place des nymphes de l’Amour des Eaux, Celle qui l’avait libéré.

En effet, la Nature était la sœur de la jeune humaine, en parfaite harmonie… Elle avait réussit à toucher le temps et les contraintes du monde au centre de leur sensibilité, pour qu’ils cèdent leur place au rêve. La Nature explosait, son rêve enfin réalisé, hors temps, elle éclatait des milles couleurs. Il y eu du rouge dans la lune, du turquoise sur la terre humide, du mauve sur les feuilles des saules, du vert dans le ciel, du bleu sur les troncs des arbres. Les couleurs de la vie scintillaient de partout. Mais c’était un arc-en-ciel qu’on retrouvait sur deux humains, seuls, au centre de cette Nature.

Centre de la Nature, deux êtres qui s’étaient retrouvés, leur rêve s’était réalisé. Les yeux fermés, ils étaient unis par un baiser. Ils étaient là, ici et ailleurs. Qui aurait su le dire. Ils étaient maintenant, avant et déjà sur leur chemin. Tout avait cédé sa place, il n’y avait plus qu’Harmonie au cœur de cet amour infini.

Eaux et ciel retrouvés,
Bleu dans l’émeraude,
Emeraude dans le bleu,


Jungle inondée,
Vague dans un cœur battant follement,
Forêt au milieu de l’Océan.


Une nuit,
Un baiser,
Promesse Libérée !


Quel fut le temps de ce moment magique, envoûtant ? Le temps n’existait plus, il n’y avait eu qu’éternité.

Mais les charmes de la nuit s’estompèrent, le temps n’était parti que pour cette nuit, il devait reprendre son action tout comme les contraintes physiques du monde, afin de continuer cet équilibre dans le l’univers entre la Réalité et le Rêve.

Le ciel noircissait, il perdait de son bleu aux milles couleurs de l’amour, dans celui-ci il n’y eut bientôt plus que le bleu sombre de la nuit. Les arbres frémissaient, les feuilles se frôlèrent, le temps était là, il avait repris sa route.

Le vent souffla sur les deux enchanteurs du temps, le baiser pris fin. Le moment éternel eut sa fin, mais il resta infini dans le cœur de la nature, et dans les deux cœurs unis des Marchombres.

Ils sortirent de leur magie…
Les paupières de Nérylis s’ouvrirent, son cœur fit un bon à la vue du bleu cobalt d’Erwan. Elle jeta un rapide coup d’œil au Lac, éclairé par les rayons de la lune. Bon, à nouveau. Elle écarquilla les yeux, elle le savait, elle avait réussit, les rêves avaient été réalisé cette nuit, elle était contente pour sa sœur Nature, et elle sourit à la vue des couleurs du Lac. Celui-ci était resplendissant et une nouvelle force l’abritait.

A ce moment, elle sentit que ses pieds s’enfonçaient, et puis la terre s’écroula. Elle fut propulsée en arrière, devant elle, à la place au quelques secondes avant se tenait Erwan qui l’enlaçait, il n’y eut plus qu’une fosse vertigineuse. Les contraintes avaient été trop bousculée par le Rêve hors temps…Elles réagissaient, trop violemment.

Nérylis, elle, réagit au plus vite, elle ne pensa qu’à une chose : retrouver Erwan. Elle plongea dans l’abîme. Son cœur battait à tout rompre, elle tendit une main au hasard dans le vide, espérant un quelconque contact. Il n’y eut rien. Elle se jeta encore un peu plus profondément, c’est à se moment que la pluie décida d’entrer en action. Les murs latéraux que la fosse lui offrait comme seules prises devinrent glissant, incertains. Les mains de la jeune femme essayent de tenir bon. Les éclairs s’ajoutèrent. Il ne manquait plus que cela se dit-elle.
Elle reprit contrôle, libre, elle profita des murs lisses pour se laisser glisser, filant telle une étoile.

Elle sentit une racine au niveau de son coude, son bras se tendit instinctivement, elle avait une prise. Elle retendit la main avec espoir…

Contact,
Inattendu,
Pelage mouillé.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Lun 26 Jan 2009, 20:56

Infini et néant.

Un temps infini qui se dilatait, qui se rétractait, qui se tordait, s'emmêlait, se brisait, se réparait. Une infinité d'instants qui s'éternisaient dans un Monde qui n'était plus le Monde qu'ils connaissaient. Un nouveau Monde était né : le leur. Où le temps n'avait pas sa place, où chaque instant devenait éternité, où chaque mouvement était déjà effectué. Un Monde où tout n'était que connaissance et émotions, où tout n'était que Sentiment unique, où tout n'était qu'Amour. Un Monde infini qui ne connaissait pas de barrière, qui passait bien par delà celles du Monde de Gwendalavir et de tous les autres mondes. Qu'ils soient Imagination ou Harmonie. Un Monde tellement innovateur qu'il ne pouvait être compris par personne. Même pas ses fondateurs. Un Monde où l'éphémère côtoyait l'éternel, un Monde où le néant côtoyait l'infini.

Néant du Monde dans lequel ils avaient vécu jusque là. Comme s'il n'existait plus, comme s'il n'avait jamais existé. Il n'avait plus d'importance, ils étaient enfin ensemble, retrouvés, retournés dans leur propre Monde, qui les avait toujours attendus.

Néant.
Juste eux, dans leur infini...

Erwan sentit son corps se rapprocher de celui de Nérylis sous les doigts de la jeune femme, qui avaient glissé subtilement dans son dos. Sous sa peau, bouillaient des centaines d'émotions, des milliers de milliards de sensations, d'informations apportées par ses sens. Toujours aussi démultipliés. Il se perdait dans son lui-intérieur, doucement. Il se laissait emporter par l'infinie éternité de cet instant unique, l'infinie éternité de ce premier baiser...

Y en aurait-il d'autres ?
Il était difficile de croire qu'un baiser était anodin.
Ce baiser renversait le monde, détruisait son équilibre.

Erwan le sentait dans ses entrailles, où son lui-jaguar vivait.
Mais peu importait.
Ils étaient tous les deux...

Le jeune homme perçut le changement dans la nature qui l'entourait, il perçut et comprit ce changement dans le plus profond de son être, au niveau de son lui-animal. Mais c'était tellement lointain... Tellement loin de son esprit conscient qu'il n'y fit pas attention.


Douce torpeur de la nuit
Entrave la conscience
Au paradoxe de l'inconscience...


L'infini même avait une fin... Tellement douce et mielleuse qu'on en oubliait qu'elle avait pour nom fin. Dans leur Monde, fin n'existait pas. Comme limite. Comme frontière. Il y avait juste eux, leurs envies, leurs mouvements. Il n'y avait qu'eux...

Le jeune Marchombre sentit l'Harmonie venir les enlacer alors qu'ils séparaient leurs lèvres. Il ressentit le vide, le trou dans le Monde qu'avait créé cet instant. Tout avait repris sa place... Non. Là, et là. Il y avait des craquelures, des fissures. Il ne voyait pas cela, il le sentait. Il le ressentait. C'était étrange. Tous ses sens s'étaient focalisés sur cela. Nérylis ne faisait désormais plus que partie de cette Nature incohérente pour ses sens, pour son esprit soudain alerte.

Pas pour son Harmonie.
Mais elle était dissonante, elle aussi, soudain.

Reculant imperceptiblement, il sentit la terre se dérober sous ses pieds.
Non, ce n'étaient pas ses pieds.
C'était Elle.
Il était Elle.
Il n'était plus.

Pelage sombre qui passe entre les feuillages, imperceptible. Impénétrable. Bondit sur sa proie, atteint son but. Avec une facilité déconcertante.

Tout avait encore pris plus de volume. Tout était encore plus précis plus détaillé. Reculant d'un pas, la bête fixa le trou qui était devant elle. Cela sentait une odeur exquise. Peut-être était-ce comestible ? S'approchant doucement, sur le bout des coussinets, le félin passa sa tête par dessus le bord du gouffre. La penchant à gauche, il aperçut une humaine un peu plus bas.

Humaine ?
Non, elle était bien plus que cela...

Humaine.
Et Monde à la fois.

Humaine...
Elle.
Elle avait besoin d'aide.

Ce ne fut plus la tête d'un jaguar qui passa par dessus le bord du gouffre, mais celle d'un humain. Les traits tendus, il attrape le bord de terre dans sa paume droite et se laisse tomber dans le trou. La terre ne cède pas. Il pend dans le vide.

Une main tendue au niveau du visage de l'humaine.


Main tendue
Formant l'Unité
De l'Amour


Promesse tenue...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Ven 13 Fév 2009, 00:09

Pluies diluviennes,
Eclair,
Espoir…


Nérylis remua la tête et resserra sa prise, ses mains commençaient à glisser, elle n’allait pas pourvoir tenir ainsi longtemps et pourtant,…

Ce contact était trop étrange, espéré et inattendu à la fois.
Nérylis secoua rapidement ses cheveux mouillés qui lui cachaient le visage, mêlés à la terre et aux gouttes qui lui frappaient son visage.
Coup de tonnerre.
La racine, tangua quelque peu, les pieds de la jeune femme pendaient dans le vide, elle étaitbalancée par la tempête. Elle rétablit l’équilibre, pour sa vie, pour Erwan.
Coup de tonnerre.
Sa main gauche remonta le long de la racine, elle ignora les épines et autres qui lui rentraient dans sa main déjà blessée, elle ignora le sang qui en coulait abondamment. Ignora, sa lèvre écarlate, plus ne comptait que retrouver Erwan. Il avait changé sa vie, elle le savait, ils avaient beau s’être rencontrés que la vieille, ils se connaissaient, elle ne pouvait déjà le perdre.
Coup de tonnerre.
Retrouver, c’est comme si ça avait été fait, contact,…Elle en avait été convaincue, elle l’avait senti, il y avait eu ce contact, mais elle ne savait si c’était réellement Lui. Toutes ses pensées lui avait secouées le cerveau en un rien de temps, telle la tempête. Elle n’avait pas réfléchit une seconde de plus,
Et à cet instant un mouvement flou balaya ses champs de vision, elle aperçut le bleu de Ses yeux, il ne lui fallut pas plus, sa main tendue, Il était déjà là…

Dans l’abîme naturel, une tempête, tonnerre, éclair, orage, écroulement. Il pouvait en avoir encore d’autre pour les deux êtres qui étaient suspendus dans le vide, ayant comme prise l’Amour, rien ne les importait qu’Eux. Ils s’étaient retrouvés. La jeune femme se rapprocha d’Erwan, elle prit délicatement une de ses mains et il posa fermement l’autre sur le mur de la fosse. Elle dégagea les mèches blanches du jeune homme, trempés, inondés, la main légèrement tremblante l’attira de nouveau à Lui, et elle lui déposa un baiser sur les lèvres.

Ecarlate, émotionnel, unique.

Tel était ce doux contact, il en serait de même pour leur Amour. Mouvementé, regorgeant de sensations magiques, dépassant le temps, unique.

Elle sentit une main monter dans se cheveux, redescendre à sa nuque, elle se décontracta quelque peu. Il était là, rien que pour elle, elle ne l’oublierait jamais. Ils pendaient dans le vide, elle était plongée dans sa vie. Le baiser avait un goût de sang, mais le goût de l’Amour,…

Les éclairs traversèrent le ciel, comme des flèches, incessantes, infaillibles. La foudre se déchaînait sur la nature, fendant cassant, brûlant. La Lac commençait à se creuser, un siphon se créait. La nuit était sombre mais entièrement éclairé par ce ballet funeste et enflammé. Enflammé comme un baiser,… Celui-ci aurait pu se terminer funeste mais la nature en avait décidé autrement. Non, Nérylis en avait décidé autrement, elle décidait de sa vie, restait Libre.

Alors qu’elle l’embrassait, elle s’arracha soudain à Lui, avec une forte énergie, elle avait perçut un changement de ton, une note différente dans la nature, le danger approchait. Les yeux cobalts n’eurent pas le temps de s’écarquiller ni de s’étonner de ce brusque mouvement, Nérylis agit à la vitesse fulgurante de la foudre. Tel un faisceau de lumière, les mains de la Marchombre battirent dans l’air, fouettées par le vent, et la pluie. Elles attirèrent violement le Erwan vers elle, une main se glissa dans une du jeune homme, les genoux pliés, contractés, la jeune femme, prête à bondir,…

Un éclair, la foudre. Celle-ci s’écrasa avec force, et déchaînement sur la racine. Racine où quelques secondes avant, s’était déroulés la magie de l’Amour, racine où se tenaient Nérylis et Erwan. Racine, brûlée, vive sur le coup, tout comme les deux jeunes êtres.

Un éclair, Marchombre, celle-ci bondit contre le temps, se bousculant, elle voulait vivre, vivre avec Lui, vive leur Amour. Liberté. La main serrée sur celui à qui elle tenait tant, elle volait, vers le ciel.

En dessous, une racine, en flamme, détruite, la foudre avait frappé trop tard, les deux Amants n’y étaient plus, ils étaient dans leur temps.

Dans leur temps ? Pas seulement, Nérylis luttait, les dents serrées, elle essaye de s’accrocher au mur. Il n’offrait aucune aspérité, sa main glissait, tout comme le sang qui l’immergeait. Elle fit, un dernier effort et essaya de se plaquer contre celui-ci. Rien n’y faisait, elle n’avait qu’une main libre, trop précieuse, dans celle d’Erwan.

Elle ne sut comment elle se retrouva plaquée contre celui-ci, elle avait la tête qui lui toquait et ses articulations souffraient. Devant Elle, Erwan impassible, du moins s’était ce qui laissait paraître, Elle ne voulait plus rechercher les faces cachées, ce n’était pas le temps des découvertes, elle était épuisée.

Les iris verts d’une jeune femme croisèrent le bleu cobalt, ils se comprirent. Avec ses dernières forces, Elle s’étira, attrapa un creux imperceptible, y plaça sa main, ne pensait même plus à la souffrance qu’elle lui causait. Les muscles tendus, le visage relâché mais épuisé, elle lui murmura doucement avec une voix forte. Dans la tempête des sons et lumière, son murmure se fit un chemin et Le rejoignit.


-Je t’aime, tu es tout pour moi, j’ai bien cru te perdre, je n'aurai pu continué à vivre sans toi…

Murmure épuisé, Amour profond.

Les paroles de Nérylis le rejoignirent
:

Mais, sans vouloir te presser, on quitterait peut-être cet abîme avant qu’il s’écroule,...


Une question, calme, sérénité.

La terre descend le long de la paroi pour y rejoindre les profondeurs, les murs tremblent, le vent chante. Le tout commence à s’écrouler. Au centre, une femme libre, des yeux émeraudes interrogeant l’Océan. Elle ne partirait pas sans sa réponse, elle ne partira jamais sans lui, c’était son choix, sa liberté.

Un battement,
Deux battements,
Coup de tonnerre,…


Déchaînement des sentiments,
Tempête dans l’Océan,
Parfum de Liberté.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Ven 13 Fév 2009, 22:38

Éléments qui se déchaînaient contre et envers tout. Eléments complémentaires, éléments opposés, éléments simplement liés.

Liés pour tout.
Liés à la Vie, à la Mort.
Liés comme la Vie et la Mort.

Les éléments n'étaient plus que conditionnels. Les éléments faisaient partie du Monde de Gwendalavir, pas du Leur. Non, leur Monde à eux n'était rien des éléments, puisque juste émotions et Amour. Mais il semblait manquer quelque chose, dans ce monde. Comme une présence qui y formait un trou béant, que rien ne pouvait combler...

Nérylis.

Elle n'y était pas, elle n'y était plus.
L'évidence sortit Erwan de sa torpeur.

Pourquoi n'était-elle plus là ? Pourquoi n'était-elle plus vraiment là ? Baissant les yeux vers la jeune femme, le Marchombre laissa son regard dériver sur le corps de celle qu'il aimait. Il vivait pleinement le ralentit de la scène. Comme s'il était hors du temps, comme s'il était spectateur et pourtant personnage principal. Au dessus d'eux, les éléments se déchaînaient.

Tout lui était étranger, comme s'il n'avait jamais fait partie de ce Monde.
Les éclairs, les coups de tonnerre, la terre sous ses doigts, les racines dans le gouffre...
Juste Nérylis lui était familière. Terriblement familière.

Soudain, tout lui parvint plus clair, plus réaliste. Une présence en lui le poussait à voir ce qu'il se passait, à ressentir les sensations, à se connecter avec la réalité. Quelque chose qui bouillait en lui, avec une teneur terriblement animale, avec une impulsivité horriblement. Le jeune homme eut l'impression d'être chassé de lui-même, pour la seconde fois.

Jaguar.
Jaguar qui feule, Jaguar qui gronde, Jaguar qui piste, Jaguar qui bondit.
Une fois.
Rate sa proie.

Erwan était retourné dans Leur Monde. Plus rien ne pouvait l'atteindre. Juste la main de Nérylis dans la sienne, tout allait pour le mieux. Rien n'avait plus d'importance, rien n'était imprévisible. Du second Monde, le jeune homme pouvait anticiper chaque changement qui se faisait en Gwendalavir. Plus rien ne semblait l'atteindre, sauf la douce odeur qui lui montait sur la peau.

L'eau, la terre, le ciel, les éclairs... Rien de tout cela le toucher. Totalement dans Leur Monde. Pourtant irrémédiablement dans le Monde. Ne se rendant pas compte de ce qu'il se passait vraiment, et pourtant totalement conscient de ce qu'il se déroulait autour de lui.

Un baiser.
Un mouvement.
Fluide, d'une rapidité effarante.
Pourtant, il vit bouger la jeune femme avec une lenteur désarçonnante.

Mouvement à droite, léger déhanché à gauche, impulsion minime sur la main qu'elle tenait. Il la vit monter légèrement le long de la paroi. La lumière éblouissante de l'éclair lui passa devant les yeux avant de s'abbatre contre la racine sur laquelle Nérylis se tenait quelques centièmes de seconde plus tôt. Quelle lenteur ! C'était tellement étrange... Il la vit réussir à s'accrocher à un infime creux, se tourner vers lui. La jungle croisa l'océan.

Soudain, avec la voix de la jeune femme, toutes ses perceptions normales du monde réel le rattrapèrent. La pluie sur son corps, sur son visage, sur ses bras, dans ses cheveux. Le vent qui lui chantait à l'oreille un calme indescriptible alors qu'il s'efforçait lui-même de contenir ses pulsions brutales. L'air qui se compressait autour de lui, qui tentait de l'enfermer dans son éternelle douceur. N'y parvint pas. Les paroles de celle qu'il aimait se fichèrent en lui, l'empêchant de sombrer dans ce soudain excès de perceptions trop réalistes. De sens qui n'étaient pas censés être ceux d'un humain.

Un sourire s'étala sur ses lèvres. Un sourire heureux, béat. C'était un peu comme si à cet instant, Elle avait perdu la confiance qu'elle avait en la Voie. En la Voie des Marchombres. Ils ne pouvaient pas se perdre, il en était persuadé. Par delà toutes les limites, ils seraient toujours ensemble désormais. Par delà n'importe quelle liberté, ils seraient libres à deux.

Ils étaient Ensemble.
Ils étaient Marchombres.

Tout le Monde ne tournait plus qu'autour d'eux.

Erwan ne put retenir l'éclat de rire qui l'ébranla lorsque Nérylis lui demanda gentiment de se presser. C'était assez imprévisible, en fait, ce qui en faisait la drôlerie. Ils avaient tout leur temps, pour vivre. Il avait tout son temps.

Les gouttes s'écoulaient le long de sa peau, le long de ses bras, le long de ses muscles. Il sentait l'eau qui lui caressait le corps, doucement, tentant de passer au plus d'endroits possibles. Sa main était toujours accrochée au lambeau de terre, à l'angle qu'avait formé l'écroulement. Il se rendit compte de ses muscles tendus, mais pas crispés pour autant. Lâchant la main de Nérylis durant un centième de seconde, il l'attrapa par la taille alors qu'il donnait une impulsion sur son bras tendu.

Ils s'envolèrent.
Une éternité.
Une seconde.

Accrochant son pied droit tranquillement au sommet du terre-plein, Erwan finit par reprendre ses esprits alors qu'il sentait que la jeune femme ne le touchait plus, partie sur la terre ferme. Lançant un bref coup d'oeil au fond du gouffre, il réalisa.

Il réalisa qu'il n'avait pas vu ce qu'il aurait dû voir.
Qu'il n'avait pas vu le danger, qu'il n'avait pas fait attention.
Il avait été perdu par Son contact. Dans Leur Monde, mais seul.

Se pouvait-il qu'à chaque contact, il fut éjecté du Monde de Gwendalavir ?

Envers et contre tout
Une liberté s'acquiert
Les limites s'abaissent


Se dressant sur ses deux jambes, il alla vers Nérylis, la prit par la taille. La pluie, diluvienne n'avait pas cessé. Les éclairs, zébrant hargneusement le ciel, ne lésinaient pas sur leur tâche. La terre, spongieuse, s'écroulait dans le gouffre. Loin de celui-ci, tout cela n'avait plus aucune importance. Ses mains sur les hanches de Nérylis, son torse nu presque tout contre elle, Erwan se pencha pour déposer un baiser voluptueux sur ses lèvres.

Un baiser au goût de promesse.
Un baiser qui levait toutes les limites...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Lun 02 Mar 2009, 23:40

Les perles vertes de la forêt étaient face à l’Océan, elles attendaient sa réponse.

Nérylis s’étonna de l’éclat de rire qui lui vint comme réponse, puis sourit. Pourquoi se presser, ils étaient à deux, seuls dans cette tempête d’émotions. Erwan se tenait devant elle ; elle qui sentait du bout de ses doigts chacun des battements de son cœur. Etait-ce les seins ? Etait-ce ce ceux de la jeune femme ? Elle ne le savait plus et peu lui importait, ils ne faisaient plus qu’un.

Nérylis ne voulait plus penser, elle se laissa bercée par la danse des gouttelettes de pluie qui jouait avec le torse d’Erwan. Enchantée par la danse, elle s’évadait sur son fil, fil de ses désirs et volontés…Les étoiles du ciel glissaient le long du corps du jeune homme, allant de ses joues à sa nuque, passant le long de ses muscles tendus, et parcourant son torse nu. D’autres encore, se confondirent avec son bras, et continuèrent leur danse folle vers la main du jeune homme, vers leurs mains.

Etoiles du ciel se cabrant,
Un arc dans le firmament,
Arc dans la paume des deux amants.


Le temps ne comptait plus pour elle, elle l’avait oublié, elle le laissa faire, elle se sentait plus libre que jamais, et profondément heureuse.

Erwan lâcha sa main, elle se raccrocha à son regard, il l’attrapa alors par la taille. Son cœur fit un bon, ils s’envolèrent vers le ciel. Ce déchaînement qui lui faisait face était d’une beauté sauvage, qui ressemblait tant à sa volonté. Elle acceptait cette réaction de la nature, elle la comprenait s’y fonda pour la dépasser. Et puis, elle oublia les éclairs et orages, elle était émerveillée de l’instant. Dans les bras d’Erwan, le regard fixé vers les étoiles du ciel, comme lorsqu’elle était enfant, une jumelle lui percuta l’iris. Son cœur riait de plus belle, elle comprit le message que lui adressait la nature et la remercia. Cela n’avait duré qu’une seconde, et pourtant, le temps ne pouvait plus rien pour eux, ces moments leur étaient éternels.

Cependant perdue dans ses pensées, la jeune femme remarqua qu’une fois une deuxième goutte tombée dans l’iris frère qu’Erwan n’était plus. Elle n’était plus dans ses bras, son cœur se serra et elle commença à tomber. Sa chute devint saut, sa main frôla les parois, elle le ralentit étonnement. Elle repoussa ses cheveux mouillés en arrière, releva la tête et son cœur sourit.

Les yeux rivés vers le haut, Elle l’avait aperçu. Elle ne dut pas beaucoup l’attendre Il était déjà là. Il la reprit par la taille, le déchirement de la nature n’avait pas cessé, les éclairs parcouraient le ciel tels des flèches fusillant de partout. Le gouffre s’écroulait peu à peu, mais peu leur importait. Nérylis ouvrit les yeux vers Erwan, les mains de celui-ci étaient sur ses hanches. Son torse lui frôlait son corps inondé de gouttelettes. Elle abaissa les paupillères, et lui ouvrit son cœur.

Baiser.

Baiser affranchissant toutes les barrières.

Les étoiles du ciel brillaient de milles feux, les éclairs étaient jaunes, rouges te bleus, le cœur de Nérylis nageait dans cet Océan de Couleurs.

Ailleurs, la jeune femme virait, chavirait avec Lui dans cet Océan de passions. Naviguant dans le temps, sur les chevaux du vent, montant vers le firmament.
Elle se sentit légère, dans ce monde à deux, Elle continua cette ascension sur les couleurs de son chemin. De leur Chemin.

La Lac n’avait pas eu tord, la Nature se calma, les éclairs envoièrent leurs dernières flèches, alors qu’Elle et Lui n’étaient plus. Ils étaient out simplement. Seuls dans leur propre monde, évadés par le contact d’un baiser.

La Lune a versé dans le Lac son pâle enchantement…

Les gouttelettes y faisaient musique dans ses flots magiques. Les perles reflétaient le bonheur de la Nature, dans le rayon cristallisé. Il filtrait le ciel doucement, à travers les nuages disparaissant sous l’emprise du vent. Un arôme léger de feuilles, et de terre se dégagea lentement, la Nature reprenait son calme, la tempête avait fait son jeu, elle laissa place à la tranquillité. Dans les nappes d’eau de cette immensité, on pouvait y lire une promesse…

A milles lieues de là, dans les confins de l’Univers, Erwan et Nérylis pour toujours, pour cet instant. Unique. Ils exploraient les merveilles de ce voyage merveilleux, Elle était emportée par son charme…

Ce baiser les emportait loin de toutes barrières, et leurs cœurs étaient tels une étoile parcourant le bleu infini. Cet océan aérien s’orne d’un couché de soleil rose teinté.

Le rose se teint encore et encore,
Passant du rouge au jade.
Ils s’évadent
.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Dim 08 Mar 2009, 20:56

Infini.

Ce baiser reflétait l'infini du monde qui les entourait, l'infini de la Voie des Marchombres, l'infini de tout un univers qu'ils ne connaissaient pas... Mais surtout l'infini de l'Amour. Toutes les barrières sont faites pour être franchies, et lorsqu'il n'y a plus de barrières, plus de limites à franchir, où va-t-on ? Lorsque l'on ne veut plus chercher ces limites, se contente-t-on de ce que l'on a ?

Le monde criait oui.
Le ciel criait oui.
Son coeur criait oui.
L'humain criait non.

Mais il n'était pas humain. Il n'était pas que humain. Bien loin des préjugés audacieux de la plupart des gens typiquement humains, Erwan avait sa part féline en lui qui lui permettait d'appréhender le monde autrement, d'avoir une seconde manière de voir la vie, et tout le reste. Il n'avait plus besoin des deux réponses que ses parents lui donnaient autrefois. Il connaissait toujours deux réponses. Complètement différentes dans leur manière de se faire comprendre et de comprendre le monde extérieur.

Il n'était pas humain. Il n'était pas que humain. Bien loin des capacités et du fonctionnement des gens du peuple, il était avant tout Marchombre, au plus profond de lui, et l'avait toujours été. Ce qui lui avait permis nombre de fois de mieux comprendre son environnement, et ce même s'il n'avait pas eu sa part féline qui vibrait en lui. Marchombre, qui s'affranchit des limites et des idées reçues, qui file sur sa Voie, sur le fil de sa Vie avec une assurance hors du commun, et pourtant avec ce petit doute qui ne faisait que le pousser en avant.

Lentement, il laissa l'extérieur entrer dans ses perceptions, en prenant garde de ne pas lâcher ses sens d'un coup, car sinon il savait qu'il serait sonné, bien qu'il commença à savoir comment cela se passait dans son cerveau à des moments comme celui-ci. Il sentit que la Nature revenait dans son doux chant de nuit, dans son lit douillet bordé par les étoiles et leur firmament. Doucement, il laissa à nouveau les informations de l'extérieur lui parvenir, les informations de son environnement, mais aussi de son corps, qui n'avait plus eu de sensation durant quelques minutes.

Surpris, il se détacha de Nérylis.
Son geste n'avait pas été brutal, mais impromptu.

Son esprit allait à toute vitesse.
Comment se faisait-il que toutes ses perceptions avaient été coupées ? Ses sens, il le comprenait, bien que ce ne fût pas vraiment logique, puisqu'il avait été éjecté du monde réel, littéralement. Mais aussi parce qu'il avait déjà réussi à faire abstraction de ses sens, comme il arrivait à les faire exploser d'informations. Mais savoir qu'il n'avait plus rien sentit sur sa peau, plus rien sentit en lui, le surprenait véritablement.

Fixant Nérylis, dans le fond des yeux une lueur un peu perdue, mais pourtant le regard inexpressif, il réalisa que c'était Elle qui l'avait autant bouleversé. C'était logique, en un sens. Une rencontre comme celle-ci bouleverse toujours. Enormément. Et même l'eau, que l'on ne peut emprisonner, glisse et se fait atteindre par de telles attractions.

Se détournant d'Elle, il ferma les yeux un instant pour récupérer l'intégrité de sa condition physique. C'était un peu comme s'il avait oublié comment respirer, comment penser, comment bouger. Il manquait quelque chose, désormais. C'était ses lèvres sur les siennes, c'était sa présence à ses côtés. Il ne pouvait pas continuer sans Elle, et qu'importe ce qu'Elle deviendrait et ce qu'il deviendrait.

Et par delà les limites
S'offre un nouveau monde
Liant deux êtres


Se tournant vers Nérylis, Erwan la regarda un instant.
Retenant son souffle.

Elle brillait.
Elle brillait de mille feux, magnificence parmi les magnifiques.
Elle brillait de mille feux, éclairant la Voie des Marchombres.
Elle brillait de mille feux, éclairant une nouvelle Voie.
Elle brillait de mille feux, éclats déconcertants de l'Amour.

D'un pas souple et tellement rapide qu'il en fut flou, il s'avança vers Elle et l'attrapa à nouveau par la taille. La serrant contre lui, il s'enivra de son odeur, laissant son esprit glisser le long du corps de la jeune femme. Il passa sur toutes ses courbes, glissa ses mains dans son dos, caressa sa chevelure du bout de ses doigts.

Un autre assaut le prit dans son ventre.
Ce n'était pas celui du Jaguar. Il le connaissait trop bien, cet assaut-là, et cela n'avait rien à voir.
C'était tout nouveau. Une découverte.

Souriant béatement, comme il ne l'avait jamais fait, caché dans la chevelure de jais de Nérylis, Erwan laissa ses sensations l'envahir, et prendre toute la place de ses pensées. Il ne voulait plus penser, il s'emmêlait dans ses idées et ses réflexions. Il voulait juste ressentir.

Sentir son odeur l'envelopper.
Sentir sa peau sous ses doigts.
Sentir son coeur battre la chamade dans sa poitrine.
Sentir cette découverte l'envahir.

Après tout, il n'était qu'un homme.
Un homme prisonnier d'un enchantement.
Un jaguar surpris dans sa tanière...

Odeurs entremêlées
Esprits connectés
Âmes enchevêtrées


Océans et Jungle mêlés.
Il aurait voulu se fondre en Elle comme se fondait l'eau dans les arbres, dans les plantes, dans la Nature, dans le Monde.

Il n'était qu'un Marchombre.
Prêt à franchir toutes les limites...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Mer 01 Avr 2009, 20:35

Jaguar.

Nérylis était avec Lui au centre de l’Univers de passion et de merveilles. Alors qu’elle explorait ce nouveau monde, enivré de sa présence des images filaient en elle. Elle se revit petite seule, abandonnée ; elle se revit lorsqu’elle avait eu ses premiers contacts, amis…La petite créature qu’elle était s’était liée avec un grand de la Nature…Jaguar. Elle se souvient de la détonation qu’elle avait sentie en elle au son de son nom, de son murmure. Elle l’avait compris, Il l’avait compris, et cela juste par l’échange de leurs émotions dans leur yeux. Ainsi avait-elle grandi et vécu avec les autres de la jungle, des semblables avait-elle pensé. Ce n’est que plus tard, qu’elle avait rencontré les êtres humains, cependant selon sa logique, il ne s’agissait pas de ses semblables, ce terme avait pour Elle un autre sens. Le souvenir de la rencontre avec le jaguar dans son enfance avait rejaillit dans sa mémoire à cet instant magique. Ce n’était pas un hasard, Elle croyait en les signes de la Nature; cette rencontre en était un. Elle savait qu’elle la poursuivrait dans sur le fil de la Vie. Elle l’avait compris dans le Lac, l’eau pure de celui-ci le Lui avait déjà indiqué. Cependant, lorsqu’Elle rencontra Erwan, la jeune femme en eut été tellement troublée qu’Elle n’eut pas le temps de faire le lien. Le lien s’était fait tout seul, sans réflexion, simplement.

Erwan.

Son cœur avait explosé quand Nérylis l’eut aperçu pour le première fois, et au fil des heures, minutes, secondes qui passaient, l’émotion que la Marchombre ressentait était à chaque fois plus vive, plus flamboyante qu’avant. Elle était transportée dans un autre monde avec Lui, Elle se perdait et pourtant, ne s’était jamais autant retrouvée sur sa Voie, sur sa Vie. Ils étaient tellement différents qu’ils se complétaient à merveille, mais se ressemblaient tant également C’était le premier être humain qui se rapprochait le plus de la signification qu’elle avait donné au terme semblable. Cependant, Il était bien plus ; et Elle l’avait senti dès les premiers instants. Il était celui qu’Elle connaissait depuis toujours, celui qu’Elle avait tant recherché, celui qui la comprendrait, celui qui abritait depuis longtemps son cœur,… La Nature ne lui avait indiqué que par un signe, comme pour l’approuver : Il était humain, Il était jaguar, Il était Marchombre, Il était en Elle, Elle était en Lui, Ils s’étaient retrouvés,

Ils étaient UN.

C’est ainsi que peu à peu les couleurs s’estompèrent, et Nérylis revint au monde, monde qu’Elle avait quitté, il y a tellement longtemps. Comment, elle ne put le dire, mais elle savait qu’ils gardaient toujours en eux le monde qu’il venait d’explorer. Elle ouvrit les yeux à ce qui l’entourait, la nuit se rendormait, elle laissait place à un nouveau jour, la nature s’éveillait et commença son doux chant annonçant la fin nocturne. Les premiers rayons dorés pourraient bientôt arrivés, ainsi comme à chaque éveil. Pourtant, tout était différent, son regard fila vers la droite, la fine brise accompagna ce mouvement de sa tête. Elle le regarda, Il était tant inondé par les couleurs de la Vie et de la Liberté, qu’un regard lui suffisait pour être de nouveau toujours et encore plus transportée.

Plus rien ne serait jamais pareil.

La jeune femme reprit de cette façon contact avec son entourage, une perle humide au bord de son œil, reflétant l’émeraude et né d’un souvenir profond, touché au centre par ce qu’elle venait de vivre, avec Lui.

Perle étincellante,
Descente rapide,
En plein cœur.


Son regard humide mais heureux revint vers celui qu’Elle aimait tant. Il s’était détaché quelque peu, afin de reprendre contact avec cette réalité qu’ils avaient oubliée. Il était les yeux fermés et semblait reprendre contact avec ses membres. Il respirait profondément et lentement, Elle n’avait pas besoin de se caler de sa respiration, c’était déjà fait. Elle était sereine, apaisée. Mais lorsque la jungle fut percée par le bleu cobalt, son cœur fit un bon vertigineux, ses membres s’immobilisèrent, elle demeura interdite. Ceci malgré, le fait qu’elle aurait voulu qu’elle voulait se jeter dans ses bras, le sentir proche d’elle, se mêler à Lui.

Elle ne sut s’il l’eut compris, Il s’avança d’un pas souple et fluide vers la jeune femme. Elle sentit ses mains l’attraper par la taille, elle sentit un lancement dans les reins et des picotements agréables qui lui parcouraient les doigts. Serrés l’un contre l’autre,sentait comblée, . Elle sentit de longs et rapides frissons de bonheur tout au long de son corps, parcourut par les mains d’Erwan. Elle avait envie de se fondre en Lui, Elle ferma les yeux quand ses mains atteignirent son dos. Frisson encore et toujours plus profond. Elle était tétanisée de bonheur et de ces émotions, son cœur explosait, elle l’aimait…

Elle s’accrocha alors à Lui, voulait aussi le serré tout contre son corps, Nérylis passait une main dans sa nuque l’autre se glissa de sa joue à ses cheveux blancs. La tête de celui-ci était dans son coup, ils étaient si proches qu’on ne pouvait distinguer un homme et une femme, mais il n’y avait qu’UN.

Alors qu’il passa à son tour ses mains dans sa chevelure, Elle s’abandonna complètement à Lui, Elle se laissa pleinement remplir de toutes ses nouvelles émotions, laissa derrière le monde.

Elle ne voulait plus que sentir son odeur, le sentir tout serré contre Elle.
Elle voulait entendre son cœur, entendre cette musique folle qu’il produisait,
Elle voulait sentir sa peau douce et fraîche.

Elle coupa les dernières restrictions qu’elle s’était fixée afin d’être maître d’elle-même. Elle resta maître, Elle choisit d’être libre, avec Lui, contre Lui pour ne jamais l’abandonner.

La Nature en avait point décidé ainsi, mais elle les avait observé, compris, et leur laissa cette liberté, elle leur approuva la Vie.

Leurs têtes serrées l’une contre l’autre se détachèrent. Les yeux fermés, la jeune femme s’avança, chercha,… Les lèvres entre ouvertes, elle ne voulait plus que se dissoudre en Lui, s’inonder de son océan. Elle voulait encore ce contact si précieux et magique.

La main trouva alors d’abord sa jumelle, elle la caressa, et se fondirent l’une dans l’autre.
Leurs cheveux entremêlés, son cœur accélérant sa danse, elle se rapprocha encore…

Leurs lèvres se retrouvèrent…

Baiser,
Baisers,
Danse infernale.


Ils s’enivrèrent de baisers et caresses,

Elle le savait, cela en serait ainsi pour l’éternité.
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Ven 10 Avr 2009, 17:40

Odeur qui virevolte, qui danse dans les air, qui joue avec le vent, qui finit par se poser sur les âmes. Senteur merveilleuse, qui se fait happer par un rayon de soleil, dans le jeu de deux animaux, dans l'instant qui les enveloppait.

Olfaction des montagnes.
Des pairies, des herbes, des arbres.
Des pins, de la forêt, des lacs.
De la mer et de l'Océan.
De tout un monde qu'il connaissait.
Et de tout un autre qu'il ne connaissait pas.

Son visage presque caché dans le cou de la jeune femme, Erwan laissait son odeur l'enivrer. Il ne pouvait pas dire de quoi il était composé, mais c'était un assemblage parfait, de milliers de senteurs, de milliers de parfums, qu'ils fussent de fleurs, de plantes, d'animaux ou de ciel... Amalgame parfait, qui s'harmonisait aussi bien avec Elle, avec lui, avec le Monde, avec le Temps... Il aurait voulu s'endormir ainsi, mourir ainsi. Après tout, qui savait ce qu'il y avait après la mort ? Peut-être qu'il n'y avait rien, peut-être que cela n'était qu'une limite à franchir. Dans ce cas, il voulait l'éternité dans ses bras, son visage dans ses cheveux... C'était tellement... agréable !

Dans son ventre, il sentait son lui-félin ronronner tranquillement.

Sérénité.

Ses doigts parcouraient la peau de Nérylis doucement, tendrement. Autour d'eux, la Nature s'éveillait tranquillement, s'extirpant de son sommeil pour les uns, s'endormant pour les autres. Les chants des oiseaux matinaux commençaient à s'élever, alors que les petits animaux sortaient de leur tanière pour prendre l'air, et manger leur premier repas. Les sens d'Erwan étaient toujours aussi décuplés, même si les informations affluaient moins vite et instantanément à son cerveau. Dans son esprit, se dessinaient parfaitement les reliefs de la forêt, les animaux, leur couleur, leurs déplacements. Dans son esprit, il sentait la présence de chacun de ces êtres, et même de milliers d'autres, les Vies des arbres et des plantes. Il ne les avait jamais perçues jusque là, et pourtant il n'afficha pas de surprise. C'était normal, après tout, car avec elle, il était un brin déréglé, ne parvenant même pas à définir sa vision humaine ou sa vision animale des choses. Tout était dix fois plus fort et prenant que les deux réunis...

Soupirant légèrement, le jeune homme se redressa, et planta ses yeux océan dans la jungle de ceux de Nérylis. Voulu se fondre en Elle comme elle voulait se fondre en lui... Et à nouveau, il eut l'impression que son cerveau allait exploser sous les informations qui jaillissaient de toute part dans son esprit, et dans son ventre il sentit la bête se réveiller brutalement, comme si un trop grand choc venait de se produire. Et alors qu'il posait doucement ses lèvres sur celles de Nérylis, il se sentit happé en arrière...

Humain qui n'est plus
Engendré par le Monde
Libre et lumineux


En un instant, tout changea.
Ce n'était pas une vision qu'il avait, mais une omniscience.
Et tout le reste aussi.

Il grogna. Il sentit ses poils se hérisser sur son échine. Il sentit ses babines se retrousser. Il n'était plus humain, et sa conscience était pourtant parfaitement, humainement parlant, lucide. Mais ce n'était plus lui qui contrôlait ses gestes. Il n'était pas Jaguar, il n'était qu'humain dans un corps de Jaguar...

Envol.
Effacement.

Félin qui gronde, qui s'échine, qui lutte.
Contre il ne sait quoi. Une silhouette juste là devant.
Pourtant bien plus qu'une silhouette, qui le fixe elle aussi.

Tout le monde lui apparait dans son esprit de félidé. Il ne voit pas du tout la même chose que l'humain, quelques secondes auparavant, mais pourtant cela se ressemble étrangement. Il recule. D'un pas, de deux pas. Et en un instant, bondit, disparaît. Ne veut plus se faire voir...

Le Jaguar se faufile entre les branches, saute, court. Cette présence semble le suivre. Ou alors l'acuité de ses sens se joue de lui. Mais il continue à courir. Il a une sensation de trop plein dans ses veines, dans son cerveau d'animal. Comme s'il avait chassé et tué alors qu'il n'avait pas faim. Comme s'il avait abusé de quelque chose, comme s'il avait sauté d'une immense falaise. Passant entre deux fourrés sans un bruit, l'animal se réfugie dans une entrée de tanière vide. Se couche.

Ses poils sont toujours hérissés.
Il n'attend pas.
Jaguar.

Il appréhende.
Qui est cette silhouette ?
Qu'est-ce qu'elle faisait si près de lui ?

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Sam 18 Avr 2009, 23:20


Lèvres qui s’approchent,
Lèvres qui s’entrouvrent,
Et qui se touchent…
Pour mieux se retrouver…

Rupture, contact envolé…


***

La jeune femme, les yeux fermés, sentit le souffle de celui qu’elle aimait s’accélérer, et se mêler au sien. Elle se sentait tellement bien avec Erwan, elle n’avait jamais sentit cela au paravent… Elle était pourtant assez sociable, mais malgré les bons moments passés avec ceux qu’elle aimait, aucun d’eux ne la comprenait vraiment. Avec Erwan, un seul regard, et c’était comme s’il percevait ce qu’elle ressentait. Il la rassurait ; sa présence, son souffle qui était proche d’elle calmait ses inquiétudes tout en faisant accélérer son cœur. Il n’avait pas vécu les mêmes expériences qu’elle, et pourtant, il semblait les percevoir dans ses iris émeraude. Elle était nature… Ses bras étaient branches, ses mains étaient source d’eau, ses cheveux étaient vents, son corps était roche et feuillage, son visage était rayon et lumière, ses yeux étaient les perles vivantes, abritant son passé, vivant le présent, explorant le futur… Au cœur du Lac, ils L’avaient perçu, et à la sortie reconnuent. Ils s’étaient illuminés à la vue du bleu cobalt du jeune homme.

Alors qu’ils se rejoignaient d’un contact le plus doux, le plus puissant et fragile, symbole d’Amour et d’Harmonie, alors qu’Elle sentait les doigts fins d’Erwan dans ses chevaux et dans sa main, Elle ne le trouvait plus. Il n’était plus et pourtant Il était toujours à côté d’Elle, mais Elle ne Le percevait. Que c’était-il passé, elle ne le savait, elle ouvrit alors les yeux et ne s’attendait à Le voir en face d’Elle. Pourtant Il était là, juste devant Elle. Pourquoi ne l’avait-elle plus perçu comme un instant avant, quelque chose avait changé, Nérylis en était certaine. Cependant, Elle était sûre d’éprouver toujours des sentiments ardents pour Lui, où ce trouvait le changement? Ce n'était en pas en elle, était-ce en Lui? Pourquoi? Elle se plongea alors dans la réalité et fit appel à tous ses sens, elle n’en n’eut pas besoin, elle trouva vite ce qu’elle cherchait. C’était tellement évident, tellement visible, Elle comprit ce qui se passait, ce qui c’était passé, mais ne savait réellement que faire.

***

Erwan se tenait devant elle, mais ce n’était plus l’humain qui était là, il ne restait que le jaguar, la Marchombre l’avait compris lorsque son regard avait croisé celui de l’animal qui abritait Erwan. C’est alors qu’il cessa complètement d’être humain, peu à peu des babines apparurent, et les poils dressés, l’animal de détourna en un bon et s’enfuit dans l’obscurité des bois. Il était partit, comme un rêve qui s’envole à la lueur des premiers rayons de l’astre lumineux. Comme une note qui ne raisonne plus que dans les souvenirs et qui retrouve refuge dans la mémoire.

Lutte sans but,
Raison oubliée,
Le fil coupé…


Mais est ce que cette transformation les avait vraiment séparés, le fil qui avait été tissé cette nuit était pour Elle éternel, dépassant toutes les limites. Ils se l’étaient promis silencieusement ; ils dépasseraient toutes les limites possibles, leur Amour serait aussi libre que le vent, aussi libre que l’eau,… Ils franchiraient toutes les barrières. C’est avec ces dernières pensées que Nérylis jeta un regard au félin qui se tenait à présent devant elle en grondant.

Le jaguar se battait, il ne savait plus contre quoi, il disparut après un dernier regard qu’il accorda à la silhouette qui lui faisait face. Qui était-elle ? Qui était pour Lui ? Reconnaissait-il ses mains que l’humain qui ne se trouvait presque plus en lui avait caressées. Se rappelait-il de la douceur que lui avaient donné les lèvres de cette jeune femme sur celles de l’humain. Ce souvenait-il des yeux perçant et pourtant au regard doux, yeux reflétant la forêt… Il disparut, laissant ce souvenir derrière lui. Il n’était plus humain, il était jaguar.

Dans la forêt un jaguar se faufilait, bondissait, courrait. Course, comme pour échapper à son vécu, animal pour oublier… Derrière une jeune femme courrait elle aussi, pour rattraper le félin. Etrange situation de la nature.

Course pour vaincre,
Pour fuir,
Pour oublier,
Pour se rappeler,
Pour se retrouver…

Dans la forêt les animaux se réveillaient, d’autres restèrent dans leurs rêves, et dans la journée qui appartenait déjà au passé. D’autres encore étaient déjà dans le futur, vivaient déjà pour un lendemain. Le temps défilait en s’en perdre lui-même la notion. Il ne songea à rattraper l’humain et le félin, ils couraient, à contre ou vers le destin, il ne savait plus quoi en penser. Il laissa faire la nature, les cœurs, et le destin lui-même laissa place au hasard.

Nérylis courrait encore et encore. Son pouls s’accélérait au rythme de sa course. Elle ne s’arrêtait plus, et ne s’arrêta jamais s’il le fallait. Elle courrait pour eux, pour leur amour, pour son amour pour Erwan. Peu lui importait s’il était aussi félin. Peu lui importait si l’oubli l’avait emporté sur la mémoire. Elle franchirait tous les obstacles, maintenant qu’Elle L’avait rencontré, qu’Ils s’étaient trouvés. Bien que le jaguar courrait plus vite qu’Elle, et qu’il avait plus de facilité à se déplacer, Elle gardait la distance, et se déplaçait aussi facilement et souplement que Lui dans cette Nature qu’Elle connaissait aussi bien que son cœur. Pourtant avec la vitesse, elle dut renoncer à faire attention à ses pas. Elle ne fixait plus que le corps souple du jaguar, et ses pas étaient guidés par sa volonté de le rattraper, de le retrouver.

Elle traversait la forêt, certaines branches lui firent quelques égratignures sur son visage sauvage, et d’autres sur ses jambes. Elle bondissait, et sautait parfois, se déplaçant de branches en branches, souplement énergiquement. Elle n’était qu’Etoile qui filait dans cette nature, Elle se déplaçait telle une vague dans l’Océan, tel le vent,… Elle ne sentait ses jambes qui commençaient à être endolories, et ne savait depuis combien de temps elle avait entamé cette course folle. Soudain, alors qu’Elle était perchée sur une branche, passant d’arbre en arbre, Elle ne le vit plus. Elle se concentra, ferma les yeux et le découvrit. Il s’était faufilé entre deux fourrés et elle n’avait pu apercevoir ce mouvement d’en haut.

Par les sons, elle découvrit qu’il s’était couché. D’un bond, Nérylis descendit de l’arbre, se ramassa légèrement et sans bruit sur le sol. Elle se rapprocha de l’endroit où il se trouvait, les battements de son cœur s’accélérèrent. Elle hésita, puis n’hésita plus.

Elle fit quelques pas…

Plus que trois et elle se retrouvait devant Lui. Mais qui l’humain ou le jaguar ?
Plus que deux pas, Elle ferma les yeux.
Plus qu’un, elle prit une inspiration, et s’avança…

Dans la tanière d’un jaguar, une femme se tenait immobile, les yeux fermés et vibrait d’une force nouvelle. Ses cheveux étaient remplis de feuilles sauvages et leur ressemblaient, ses joues étaient rosées, le souffle rapide mais calme. Elle état sereine même si son cœur tremblait comme une feuille, d’une nouvelle émotion, d’une attente.

Obscurité,
Paupières levées,
Emeraude lumineux transperçant…
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Dim 03 Mai 2009, 12:29

Le poil hérissé, le jaguar guette l'arrivée de cette silhouette étrange. Il ne sait pas qui elle est, ni pourquoi elle était si près de lui. Pourquoi s'était-elle approché si près ? Pourquoi ne l'avait-il pas vue arriver ? Il n'avait même plus conscience de son lui-humain, jaguar jusqu'à la moelle, dans les moindres parcelles de son esprit de félin. A ses sens, la précision habituelle s'était décuplée, et il se sentait perdu dans un monde que pourtant il connaissait. Dans un monde d'ombres et de lumières, d'animaux et de plantes, d'arbres et d'herbe. Toutes ces choses, il les connaissait, certes, mais pas de cet angle, et il se sentait perdu. Perdu dans un nouveau monde. Perdu dans un monde qui n'était pas le sien. Mais son esprit de prédateur prit vite le dessus, et malgré sa peur lourde, il réussit à contrôler les flux d'informations délivrés par ses sens. Comment se faisait-il que c'était comme ça ? Que lui-même se trouve perdu en lui ? C'était contre nature. Et pourtant...

Des bruits.
Des tas de bruits divers et variés.
Chant d'un oiseau, pas d'un lapin, cri d'un insecte.
Des milliers d'autres.

Des odeurs.
Des tas d'odeurs, parfums enivrants et lourds.
Senteur de la sève, odeur de sang, parfum de la peur.
Des milliers d'autres.

Au milieu de ses bruits, un bruit.
Au coeur de ses odeurs, une odeur.
Reconnaissables entre mille.

Elle arrivait. La silhouette. Son poil se hérissa encore plus sur son échine. Un grognement sourd sortit de sa gueule alors qu'il se tassait dans le fond de la demie-tanière. Son pelage rencontra la terre, qui s'effrita sous lui. Ses muscles rencontrèrent des pierres pointues, ce qui ne les empêcha pas de se terrer tout contre ces pics coupants. La queue entre les jambes, le félidé monta le dos en signe d'intimidation. Elle se rapprochait. Elle avait réussi à le suivre. Qu'est-ce que c'était ? Un humain n'était pas capable de le suivre, et les animaux qu'il avait pu rencontrer non plus, mis à part peut-être les tigres des prairies et les brûleurs. Et encore, pas toujours.

L'odeur envahit l'espace de la demi-tanière dans laquelle le jaguar se tenait. Montrant les dents, l'animal vit la silhouette s'avancer doucement. Il grogna plus fort. Leva encore plus le dos. Il ne voulait pas qu'elle s'approchât ! Sous son pelage, ses muscles commençaient à se mouver, prêts à bondir. Si elle ne s'éloignait pas, il bondirait. Il l'attaquerait. Elle le fixait, et il prenait cela comme un signe de défi. Il n'allait pas rester au fond de cette tanière, à même de se faire déchiqueter. Non, il allait bondir, attaquer. Elle s'approcha encore. Il sentit un pas. Deux pas. Un feulement sourd sortit des entrailles du félidé. Se ramassant, il bondit. Fendit sur la silhouette.

Un instant, même pas.
Une heure en réalité, peut-être plus.

Se retrouvant sur elle, l'animal montra ses dents continua de grogner. Alors, bondissant sur le côté, il sauta sur une branche et partit dans les ramures des arbres alentours. Non, il ne pouvait pas être prêt d'elle. Son contact avait envoyé des décharges électriques dans ses membres, comme s'il avait court-circuité son cerveau. Ses pattes puissantes prenaient appui sur les branches larges des arbres des bois qui entouraient le Lac Chen. La gueule ouverte, les muscles sollicités, le jaguar ne grognait plus. S'arrêtant soudain, comme s'il avait percuté un mur invisible, l'animal s'assit sur une branche. Tourna la tête vers l'endroit qu'il venait de quitter. Se retourna complètement. Une chose étrange, en lui, le poussait à revenir. Ses instincts jaguars semblaient s'être atténués avec la distance. Alors il revint, doucement, sans aucun bruit, vers la silhouette.

Sans savoir ce qu'il faisait vraiment...


[Désolé, post un peu court. J'ai eu du mal à trouver quoi écrire...]

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Lun 17 Aoû 2009, 20:09

Cri étouffé,
Echec asphyxiant,
Douleur.


Douleur. Les pattes sur les épaules de l’autre chutant. Les griffes plantées quelque peu dans la chaire de l’étrangère. Les crocs devant le visage d’une inconnue. Force inattendue pour l’humaine, les yeux brusquement fermés, attendant le contact violent avec la terre. Grognement incessant, soumission de l’intrus, le regard fixé sur celle qui chute…avec Lui. Dans une tanière deux êtres chutant, tombant, se trompant tous les deux.

Demi cercle de feu, de haine, d’amour caché.

La jeune femme s’était retrouvée par terre, plaquée en un rien de temps. Le souffle coupé, elle leva légèrement la tête et croisa la gueule de l’animal qui était sur elle. La gueule grande ouverte, laissa échapper le souffle rauque et chaud de celui qu’elle ne reconnaissait plus, qu’elle ne connaissait tout simplement pas. Le jaguar avait pris le dessus. Soumission. Elle était retenue fermement sur le sol, par une poigne inusable. Nérylis n’aimait pas ça, mais pas du tout. Elle oublia tout sauf sa Liberté. Le cri retenu se libéra de sa gorge, elle ouvrit les yeux, rouges de colère ; le point serré, prêt à rencontrer le menton de l’animal, qui n’était déjà plus…

Elle se releva rapidement, prête à accueillir celui qui l’avait fait chuter, elle lui ferait payer sa douleur ! La rage émanait de partout, ses muscles étaient tendus. Sa tête cognait, chauffait sous l’effet de douleur, de frustration. Douleur cuisante, perçant sa conviction, ses valeurs. Le jaguar s’était retiré, l’humaine aussi ne laissant dans son corps que la bête, que le sang s’échauffant sous l’effet de vengeance.


***

-Nérylis ! Ne te laisse pas envahir par ta rage !


Le maître soupirait, il finirait par la perdre se dit-il, peut-être avait-il trop cru en elle. C’est à ce moment où il était perdu dans ses pensées que son thorax accueillait un joli point ferme. Il le vit trop tard, se bondit hors du tir à une vitesse ahurissante. Mais ce ne fut pas assez, il se pris toute la colère de son élève dans son épaule, ayant réagit trop tard.

Craquement sinistre.

Elève et maître hurlèrent de douleur.
Pestant chacun sur l’autre.
Se jugeant tour à tour.
Pour en rire à mourir.


-Ce n’est plus l’ennemi qui t’ensevelira mais ta rage, qui te consumant peu à peu. Ne te laisse jamais avoir par celle qui te détruit vraiment, elle peut être la cause de ta chute et tes regrets. L’ego est l’ennemi le plus dangereux, laisse-toi courber, accepte les virages.

***


En pensant à ces paroles de son maître, elle repris quelque peu ses esprits et son sang froid. Pour une première fois, elle ouvrit les yeux, consciente d’elle-même et de sa situation. Elle ne compris pas directement. La marchombre se trouvait seule dans une tanière, elle regarda rapidement en dehors, mais ne vit rien, trop éblouie par la lumière. Se posant un tas de question Nérylis remarqua sa tunique, noire de boue, déchirée de partout. Elle n’y accorda qu’un bref regard et puis se rappela…

Erwan !

Un nom, un battement de cœur.
Le souffle arrêté, la jeune femme se rappela tout : son sourire, ses yeux, sa peau, ses mains,… Ses bras qui la retenaient, les caresses de ses mains, le goût de ses lèvres. Cette force qui l’avait attirée irrésistiblement vers Lui. La Mélodie qui s’échappait de sa voix, le premier regard échangé qui leur avait été fatal.

Puis, Douleur.

Il avait fui et elle était partie à ses trousses, pour le retrouver, le ramener. Cependant il avait bien et bel disparu. Mais Erwan et le jaguar en faisaient-ils vraiment un ? Elle en doutait de plus en plus, sinon pourquoi l’aurait-il rejeté ? Elle venait d’apercevoir ce sentiment nouveau. Délaissée. Ainsi elle aurait été quittée, il l’avait refusée, abandonnée. Seule, son ego avait été blessé par bien plus que la défaite. Les yeux tristes, la colère avait cédé place au souvenir qui s'était effacé sous un coup de tristesse. Et puis non se dit-elle, encore quoi? Voilà qu'elle se surprenait à se parler seule et à maximiser les faits. D’un coup de tête, elle chassa toutes ses pensées inutiles. Après tout, cela ne servait strictement à rien. Comme pour les effacer, elle secoua les cheveux fins de sa nuque.

Interrogation.

Un liquide chaud et poisseux lui coulait le long du dos, depuis la nuque. Elle eut un mouvement de crispation ; tirant sur ses omoplates, se redressant la nuque, elle laissa échapper une grimace. Sa main se posa à nouveau, sur le haut du dos, toucha le liquide, elle essaya de l’identifier, juste pour accepter la vérité qui s’était dévoilée. Du sang. Ca ne pouvait être que ça, ses lèvres se rapprochèrent de son doigt. Le goût ne pouvait se tromper… Nouvelle grimace. Il provenait du bas de son crâne, elle avait dû tomber. Soit, ce n’était pas un peu de sang qui allait l’avoir, ses yeux s’étant habitués à la lumière, elle vit qu’elle n’était pas loin de la sortie. Elle marcha rapidement vers la lumière, tout en se souciant de ne pas se cogner ou tomber. Il se dirigeait déjà vers Elle. Elle pu observer en détails ses poils, sa musculature, et voulait reconnaître dans son regard celui qu’elle cherchait. Pourtant, elle ne pouvait rien reconnaître dans ces yeux de félins. Il semblait avancer, tourner, tourner… Il lui donnait le tournis, non c’est elle qui bougeait ; mais elle le voyait approcher. Elle ne voyait plus rien, n’avait eu le temps qu’apercevoir la petite flaque rougeâtre qui se formait à ses pieds. Les battements de son cœur se firent plus rapides, plus fort, raisonnaient dans sa tête. Elle se tint le crâne à deux mains. Les mains dans les cheveux boueux, se teignant quelque peu de rouge ; elle voulait que ce son cesse, que tout cesse. La musique ralentit, la flaque devint floue, elle n’entendit plus rien. Elle échappa un juron.

Chute,
Vol tranquille,
Néant
.


[Désolée, avec les vacances et examens, je ne poste que maintenant, la reprise est dure, post loin d'être parfait :s ]
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Lun 24 Aoû 2009, 18:40

[Pas de problème, tu m'avais prévenu, et puis je suis patient pour ça ! ^^]

Erwan... Non, ce n'était plus Erwan, mais le Jaguar qui vivait en lui. Avait-il un nom ? Une autre désignation que ce mot, Jaguar, et tout ce qui pouvait s'y rapporter ? Non, et personne ne le lui avait jamais demandé, ce qui était tout à fait normal. Il n'était que le Jaguar, celui qui sommeillait dans le corps du jeune Marchombre, qui était à la fois une partie de lui et un être à part, différent...

La jaguar avançait, revenait sur ses pas, pour retrouver cette silhouette. Cette silhouette, avec cette odeur, avec cette présence, devant lesquelles il était en totale admiration, qu'il aimait plus que tout... C'était comme un surplus, une overdose que de sentir cette odeur et cette présence, comme si c'était bien trop pour son lui-animal, pour son cerveau enivré déjà par les quelques instants qu'ils avaient passé ensemble, humains. Parce que malgré tout, si les réflexions n'étaient pas liées, elles pouvaient se croiser. Et en l'occurrence, les moments avaient été tant émotionels qu'ils avaient percé cette carapace qui coupait les deux esprits pour que lorsque l'un vivait, l'autre restât en retrait et ses souvenirs flous. Là, ce n'était plus le cas, trop de barrières avaient été franchies, trop de limites dépassées, dans cette âme de Jaguar. Un Marchombre est là pour dépasser les limites, passer outre, et ne plus en avoir. Un jaguar a des limites intellectuelles, physiques et physiologiques. Etait-il humain ou Jaguar, ces deux êtres limités ? Etait-il Marchombre seulement humain ?

Lui qui pensait être Marchombre avant tout, toutes ces questions qu'il s'était déjà posées revenaient à la charge. Dans un esprit de Jaguar. Un mélange de deux mondes trop différents pour être compris et assimilés en même temps, le bazar qu'il en résultait dans le crâne de l'animal ne pouvait s'arranger que si l'un des deux, humain ou jaguar, se retirait. Ce fut l'humain qui laissa la place au Jaguar, simplement parce que le corps du Jaguar était encore trop en communion avec le corps du félidé, et que l'humain n'aurait pas pu reprendre la forme qui lui était propre.

Etrange image d'un humain prisonnier d'un esprit animal...
Etrange image d'un jaguar terrassé par l'âme d'un homme...

Alors que l'animal reprenait ses droits sur son corps et ses sens, il vit la silhouette le fixer un instant, avant de sentir quelque chose dans son métabolisme qui clochait. Il ne s'était pas rapproché, n'osant pas, en ayant pourtant très envie. Ce qui le décida fut l'odeur du sang, attirante par dessus tout. Il se dirigea vers la flaque de sang, sous la masse chevelue de l'inconnue qui s'était effondrée sur le sol, et se baissa pour lécher ce sang. Un coup de langue, deux coups de langue, et déjà saturation. Ce sang était trop attirant, trop bon, il l'aurait mangée toute entière. Mais il y avait overdose, surdosage même, de lui-même. Le jaguar grogna contre lui-même, avant de pousser doucement, dans un mouvement totalement incongru après avoir bu le sang de l'inconnue, la tête de cette dernière, comme pour la réveiller. Ne voyant aucune réaction, l'animal fit le tour du corps et posa ses pattes avant sur ses épaules, et lécha son menton.

Toujours aucune réaction.
Le faisait-elle exprès ?
Il n'en avait pas l'impression, de ses instincts animaux et sauvages...

Le jaguar gémit, tentant de pousser le corps sur le côté, comme pour lui redonner vie.
Après l'attrait irrésistible du sang, il avait besoin du réconfort de la vie de cet être.

Un signe, dans le vent
Une vague, dans le temps
Comme la lune dans le firmament


Le jaguar se coucha contre le flanc inanimé de la femme. Les oreilles plaquées contre son crâne dans un signe d'incompréhension et de détresse, il ne savait plus quoi faire. Il était juste là, juste là, avec elle. Il ne savait quoi faire de plus...

Et dans un ciel noir apparaît une étoile
Et dans un firmament étoilé la lune disparaît
Et lorsque l'espoir se ternit, seule la trouée fait avancer
La trouée d'une Voie.
Voie du Marchombre...
Voir Lactée...


Erwan se réveilla, comme émergeant d'un long rêve, d'un horrible cauchemar. Il était sur un tapis d'herbe, et une odeur forte monta à ses narines. Levant les yeux pour voir d'où cela pouvait provenir, il déplaça légèrement sa main vers l'arrière de son corps, butant contre quelque chose. Ses yeux se déplacèrent sur cet obstacle inattendu...

Un frisson.
Un long frisson de peur.
Un long frisson de souvenirs.

Les souvenirs revinrent en trombe : Nérylis. Sa douceur, l'odeur enivrante de sa peau, la caresse affolante de ses doigts, de ses lèvres. Et puis, le flou qui se précisa, d'une course-poursuite dans la forêt, lui jaguar. Il fronça les sourcils, mais ne voulut pas plus s'attarder sur ses souvenirs : il ne pouvait définir depuis combien de temps Elle était là, à se vider de son sang. D'après la flaque sous ses cheveux, au moins une vingtaine de minutes, et il espérait qu'il n'était pas trop tard...

Se levant brusquement, il prit sa tête entre ses doigts et trouva la vilaine plaie. Il savait que c'était le Jaguar en lui qui l'avait faite, en la faisant chuter, il s'en souvenait dorénavant parfaitement. Un élan de colère contre lui-même l'envahit, et il le fit immédiatement taire. Il n'avait pas le temps. Sortant une bande de tissus de son pantalon, il pansa la tête de Nérylis rapidement pour ne pas qu'elle perdît plus de sang et la souleva légèrement. Elle avait la tête qui basculait en arrière, et il la trouva belle, malgré la blessure, malgré son inconscience. Ses yeux s'adoucirent, avant de se teinter de détermination. Et il courut.

Il courut jusqu'au Lac Chen, proche.
Il courut aussi vite qu'il le pouvait...
Comme s'il voulait rattraper le vent.

Arrivé sur la berge du Lac, il posa tendrement Nérylis sur le sol, et pansa sa blessure en la nettoyant avec de l'eau. Le sang s'était arrêté de couler, ce qui était une bonne chose. Finalement, elle n'en avait pas tant perdu que cela, mais il lui faudrait un peu de temps pour s'en remettre. Nettoyant ses cheveux poisseux avec l'eau du Lac, Erwan laissa son regard dériver à la surface.

Une Dame perça le miroir du grand Chen.
Un immense saut.
Un espoir.
Intangible.

Erwan sourit, et entendit un souffle qui différait des autres, provenant de Nérylis...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Lun 02 Nov 2009, 19:36

Espoir.

Contact… Eau qui dégouline, parcoure, longe et épouse sauvagement ce qui lui fait face, franchissant toutes barrières. Eau, pureté absolue, exploratrice de l’espace et du temps. Rien ne lui échappe alors qu’elle échappe à tous. A la fois tonnerre et douceur, peur et bonheur, claquements et caresses, libre. Limpide fraîcheur, emportant toute douleur physique et souvenir obscur. Affranchissant avec elle l’être blessé, elle passe et repasse à travers les trépas de la joie. Changeante, subtile, affûtée telle les sons les plus purs et harmonieux. Les aigus se mêlent aux graves, courbes chantantes, mélodie saisissante aussi imposante que cristalline, portée par le vent. Murmure. Course folle, message porté par le vent se mêlant à l’eau ; tous les états y sont transpercés jusqu’à l’âme. Nature bouleversée, la source continue et le message se découle dans un crescendo parfait…dans l’âme d’une marchombre, Nérylis.

Souffle.

La poitrine de la jeune femme se souleva d’un coup, Inspiration. L’air pénétra dans ses poumons à nouveau. Les membres tendus, le corps en attente, d’une réponse, d’une confirmation ; l’ouïe se réveilla, chercha. Elle Le trouva, tout proche et, sans ouvrir les yeux, ses muscles se détendirent d’un coup, sa poitrine se décourba. Expiration. Elle pouvait revenir, Il était là, elle aurait pu Le trouver dans une foule grouillante où dans une immensité désertique, elle le sentait au plus profond d’elle-même, au centre de son corps, au cœur de son âme. Elle ne pouvait d’y tromper ; ses membres vibraient d’émotions, elle avait failli le perdre, en se perdant elle-même. Ses paupières étaient toujours closes, elles étaient quelque peu pesantes. La jeune femme n’avait pas envie de les ouvrir, pas maintenant, attendre, encore un peu de temps. Une main s’avança vers le ciel, décidée, l’heure n’était plus au doute. Son torse l’accueilli, elle le parcourut, arrivant à son cœur. Palpitations folles. Sa main rejoignit le dos de celui-ci et avec les forces qui lui restaient, la jeune femme se souleva du sol terreux, amenant son corps à celui vers qui elle tendait. En douceur, il le rencontra. Les yeux clos, Nérylis était tout contre Erwan, le serrant encore plus contre son corps, elle inclina la tête. Ses lèvres s’approchèrent de son oreille et elle lui offrit une phrase, chant court et si expressif. Chant venant de son âme, chant qui s’était mêlé à l’eau limpide, chant qui s’était fait vent, soufflé à nouveau pour se figer dans une âme. Ebranlements.

-Je t’aime.

Sans rien ajouter, sans aucune hésitation, ses lèvres rejoignirent celles qui étaient tendues vers elles. Elle connaissait déjà les moindres des parcelles du marchombre et même si elle était sûre d’elle, la veine à sa tempe n’avait cessé de palpiter. Leurs souffles se mêlèrent et se prolongèrent dans un baiser sauvage. La bande de tissus qui recouvrait la tête de Nérylis glissa le long de ses cheveux trempés. Dans ceux-ci le sang n’était plus qu’un souvenir, effacé par l’eau qui coulait, coulait,… Parcourant la chevelure sauvage, chacun de ses composants, pour finir son écoulement dans le bas du dos de la marchombre, et rejoignant par la suite le Lac.

Lac orné de courbes gracieuses accompagnant la danse aquatique de la Dame.

Alors que ce ballet lacustre avait lieu, la jeune femme se laissa tombée, entraînant lentement Erwan avec elle. Basculement serein mais tout aussi troublant.

Courbe languissante,
Arc de lumière,
Le Charme s’opère.


Ils se retrouvèrent l’un contre l’autre sur le sol humide, enlacés.

Leurs lèvres se quittèrent,
Regard à sens unique,
Noeud maladif.


Malgré le léger malaise qui apparaissait, leurs lèvres se retrouvèrent.

Les sourcils de Nérylis se froncèrent, son esprit luttait, ses souvenirs défaillaient,… La nature gagnait, toujours. L’eau du Lac atteignit la dernière blessure qui demeurait, le rejet du jaguar ; elle l’accepta, s’ouvrit telle une fleur. Le malaise se plia, se coucha, pour disparaître tout à fait. Il n’avait duré qu’un instant furtif, leur baiser leur fit oublier.

La jeune femme ramena son autre main à la nuque qu’elle connaissait déjà si bien, alors que sa poitrine se colla à son torse.

La jungle ouvrit enfin les yeux.

Le regard était enfin échangé, les inquiétudes disparues, il ne restait dans les iris sauvages, plus que passion et amour. Une dernière question subsistait, mais que dans le cœur d’une femme…

La dame souriait au ciel, complice de la marchombre, elle regagna les profondeurs du bleu incessant.

Les lèvres de Nérylis s’éloignèrent quelque peu, son corps glissa imperceptiblement le long d’Erwan et sa tête se posa souplement, sur son thorax brûlant, à moins que ce fut elle qui brûlait toute entière de bonheur. Oreille contre son coeur battant à tout rompre, les cheveux effleurant son torse, elle se retourna légèrement pour y déposer un baiser furtif. Sa main à sa nuque épousa la forme de son corps, et glissa lentement à l’effigie d’une caresse, pour rejoindre harmonieusement, le creux de son dos. Son tête se redressa afin qu’elle retrouve le visage qu’elle aimait et qui s’approcha du sien. Avec des yeux pétillants de joie, la marchombre ouvrit son cœur. L’émeraude brillait passionnément et les deux soleils éclatants se convergèrent dans le bleu cobalt. Elle savait qu’elle garderait beaucoup de choses pour elle, ainsi était sa nature, mais elle savait aussi qu’elle n’aurait pas le besoin de dire certaines choses, tout simplement parce qu’il les devinait déjà, tout comme elle. Certaines choses ne sont pas faites pour être dites, mais pour être écrites, d’autres pour être chantées, mais certaines peuvent aussi trouver leurs meilleures places dans le silence profond et infini des âmes. Elle n’avait pas besoin de tout lui dire, elle était certaine qu’il la comprendrait. Elle referma les yeux et l’attendit.

Son ouïe palpitait à la vitesse de ses veines,
Son sang s’ébranlait en concordance avec ses membres,
Son souffle s’accélérait tel la mélodie du vent incessant,
Eternité instantanée.
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Dim 08 Nov 2009, 19:23

Attente.

Un mot, une espoir, intangible, qui volète, qui se tord, s'envole, se glisse, file. Sans jamais se faire prendre, sans jamais avoir à se poser, jusqu'au moment fatal. Comme un papillon qui prend son envol, sortant de sa carapace de crisalise, pour vivre quelques jours, impunément, ingénument, sans se douter que la fin de sa vie était trop proche. Un papillon qui volète dans les rayons du soleil, comme la danse de fées, clochinettes ou autre petit être magique et imaginaire. Porté par les courants d'air, par un destin qui le rattrapait malgré lui, par la vie composé inéluctablement de la mort, comme ultime obstacle.

Et un souffle. Qui diffère, qui rend l'espoir, qui fait jaillir la flamme qui s'éteignait encore quelques secondes plus tôt, charbon ardent reprenant de sa vivacité. Comme une lumière dans le noir, ce souffle guide une âme en peine et peinée vers la réalité, la fait revenir dans le monde, près de ceux qui la connaissent, près de celui qui est simplement son complément, finalement. Et le souffle, accompagné d'un mouvement thoracique, rend la vie, l'envie, prive de certaines émotions en en offrant de nouvelles, pleines de soulagement et de joie, de bonheur même.

Et une main, premier mouvement conscient, se lève, comme vers le ciel. Rencontra la peau du torse de l'homme, agenouillé, patient, attendant l'heure de pouvoir réellement intervenir, désormais. Un long frisson remonta le long de sa peau, jusqu'à la racine de ses cheveux, lui tirant un léger sourire. Sa main, bien plus grande que celle au contact de son torse, cherche cette dernière et l'enveloppe, tendrement. Un immense sourire fend le visage du jeune homme. Et ses yeux pétillent de bonheur, désormais.

Elle était revenue.

Son corps se souleva, alors qu'il aurait préféré qu'elle restât allongée pour l'instant, se tenant à lui pour ne pas tomber brutalement sur le sol, à nouveau. Le souffle dans son oreille lui chatouilla la tempe, tandis que trois mots venaient à sa rencontre.

Explosion.

Coeur de sentiments
Extrait de la plus pure des chansons
Eternité éphémère.


Jointure. Retrouvailles.
Les lèvres de l'être aimé vinrent se poser doucement, avec tendresse et pourtant passion, sur celles d'Erwan, qui ne trouva pas le temps de répondre. Bien entendu, ces quelques mots semblaient inutiles, puisqu'il était déjà tout ouvert sur Elle, celle qu'il avait retrouvé et pour laquelle sans doute vivrait-il désormais, en dehors de la Voie. Un sourire, serein, passa sur le visage du jeune homme, tandis que leurs lèvres se séparaient pour mieux se retrouver.

C'était un rêve. Un magnifique rêve, aux mille merveilles, aux mille muses de lumière, tout comme les étoiles, infinies, dans un ciel de nuit d'été. Comme un songe. Erwan sentait chaque parcelle de son corps se tendre vers celui de la jeune femme, vers Son corps à elle, tandis qu'il la sentait qui tentait encore de se rapprocher de lui. Sa main glissa avec lenteur et sensualité le long de sa taille pour venir lui prendre le dos et la monter vers lui, tandis que cette dernière finissait de le faire basculer, sur le côté, et qu'elle se retrouvait sur lui.

Un léger malaise émanait de Nérylis, mais il ne pouvait pas l'en blâmer. Après tout, il l'avait blessée, et s'il n'avait pas repris consistance humaine, elle en serait sans doute morte à l'heure qu'il était. Ou trop étiolée dans un nouveau firmament pour pouvoir reprendre le chemin de la Terre, où vivait encore sa moitié. Il ne voulait plus quitter ce monde. Il n'avait jamais eu peur de la mort, ayant vécu à ses côtés depuis sa plus tendre enfance. Son père avait été tué par les guerriers cochons tandis que le garçon découvrait pour la première fois qu'il pouvait se transformer en Jaguar. Ce n'était pas tant à son père qu'il en voulait, car après tout c'était le fait qu'il fût en danger qui eût activé cette transformation, avec toutes les émotions qui avaient submergé Erwan, mais à lui-même, ne l'ayant pas découvert au préalable pour le sauver.

Il n'avait pas peur de la mort, car ceux seuls qui ont quelque chose à se reprocher en ont peur. Simplement, il vivait, il parcourait sa Voie, infinie, celle des Marchombres, et par l'infini de cette Voie il entrevoyait l'infini d'une vie, peut-être. Il se battrait contre la mort jusqu'à son dernier souffle, mais en sachant pertinemment que de toute manière, un jour il y passerait... Pour mieux en revenir.

Le mouvement de Nérylis le ramena à la réalité, tandis qu'il la sentait se poser sur son torse. Soupirant gaiement, il l'entoura de ses bras et la tint contre elle, tendrement mais avec fermeté, savourant le parfum de ses cheveux. Le baiser qu'elle déposa sur son torse le fit frissonner, tandis qu'elle posait son oreille contre sa poitrine. Les mains d'Erwan remontèrent le long de son dos, entourant la poitrine aussi de la jeune femme. Alors, il referma complètement ses bras sur le corps de Nérylis et murmura, à son tour, d'une voix chantante comme le vent :

- Je T'aime.

Déposant un baiser sur les cheveux lisses et encore humides de la jeune femme, Erwan ferma les yeux un instant, envoûté. Il sentit en lui un certain désir se montrer, désormais, et resta immobile, le retenant, profitant simplement du contact de la jeune femme sur sa peau, de son odeur et de sa présence.

Rêve étoilé
Aux mille muses
Lointain

Etoile tombée du ciel
Illuminant une vie
Saveur nouvelle

__________________________________________




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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Jeu 24 Déc 2009, 19:11

Un baiser.

En toute harmonie avec les trois mots qui résonnaient encore en elle, offerts de la bouche de Celui qu’Elle aimait tant.

Elle aimait sa force avec laquelle il la tenait, l’enlaçait et la portait ; elle aimait son courage et détermination qu’Elle lisait dans ses yeux ; mais aussi ses doutes et craintes… Elle aimait sa beauté sauvage et indescriptible par sa rareté ; elle aimait ses actes, et sa façon de décider les choses. Elle aimait aussi la certaine emprise qu’il avait sur elle : nulle, puisqu’elle n’aurait jamais permis que quiconque réduise sa liberté, mais pourtant présente par le choix de Nérylis : elle avait compris qu’elle ne le quitterait jamais. Elle aimait encore son côté imprévisible tel l’eau qui se reflète dans ses yeux. Elle aimait le côté dangereux qu’elle venait de découvrir plus en profondeur, son côté animal. Elle aimait la chaleur, lumière rayonnante qu’il dégageait tout en lui, de son visage, d’une parole, d’un sourire… Elle aimait le contact doux de ses mains qui la faisait frissonner, mais aussi celui de ses lèvres qui épousaient les siennes. Elle aimait tou en Lui, tout semblait l’attirer, telle une force invisible, et pourtant elle ne savait réellement pas pourquoi elle l’aimait.

Alchimie de l’Amour…

Un désir puissant montait en Elle, inconnu, redouté ou désiré ?

Elle ne savait point ; les yeux fermés, elle continuait d’embrasser Erwan. Son corps vibrait tout en elle, tel qu’une corde vibre, purement, sensiblement, engendrant un son, une note cristalline par la beauté de son naturel.

Les Etoiles dansaient,
Sur une mélodie nouvelle,
Passion.


Un changement s’opérait en elle, encore inconnu pour la jeune femme qui le redoutait quelque peu. La peur de l’inconnu, non cela n’était pas cela ; il s’agissait plutôt de la peur de décevoir, de le décevoir, ou plutôt d’un doute. La peur, bien qu’humaine, n’était pas un sentiment courant chez Nérylis, elle la chassa aussi rapidement qu’elle était apparue, et celle-ci ne fut plus qu’un souvenir déjà oublié. Pourtant, persistait le doute… Doute que tout n’aille trop vite, doute de son souhait, doute qu’il ne fut point partagé, doute qui pourrait tout gâcher… Peut-être devrait-t-elle faire preuve plus de patience, mais à quoi bon se demanda-t-elle ? Certains disaient que cette impatience était un défaut, qu’elle finirait par la perdre. Mais pour celle-ci, elle ne le voyait pas comme tel. Après tout, elle savait faire preuve de patience, mais elle agissait vite, lorsque bon lui semblait. Ici, elle hésitait, les décisions libres pour autant, nécessitaient d’une certaine connivence. Elle ne voulait point toucher à sa liberté, sans quoi il ne serait plus Erwan tel qu’elle l’eut connu.

Cessant de penser, elle suivit ce que son instinct lui conseillait, et accepta le changement. Les couleurs de leur baiser se transformèrent, et passant des couleurs délicates aux dorées, pour finir rouges-embrasées. Avec fougue, passion et douceur, Nérylis ramenait ses deux mains au coup et à la nuque d’Erwan, passant par tous les contours de son dos. La tension en elle augmentait, ses lèvres brûlaient sous le feu de leur amour, elle réentraîna Erwan avec elle, se redressa quelque peu. Son corps tout contre le sien, bien qu’elle le sentait vibrer aussi sous ses caresses, étreintes et baisers, elle ne savait jusqu’où voulait-il aller. Aussi, elle ne connaissait point jusqu’où il était jaguar et humain. Elle savait que l’un prenait parfois sur l’autre, était-ce dû aux émotions ? Sûrement, mais les maîtrisait-il ? Elle ne savait trop.

Le tremblement de bonheur, passionné, fut quelque plus maîtrisé, son souffle accéléré se calma légèrement, et elle relâcha quelque peu son étreinte, mettant fin à ce long et baiser ardent. La bouche encore insensiblement entrouverte, elle ouvrit les yeux et alla chercher d’une main celle d’Erwan. La tête baissée sur celle-ci, elle y déposa un long et délicat baiser, qui fut suivi par d’autres plus furtifs. Elle releva alors la tête vers les yeux de celui-ci. Les yeux rivés dans les siens, remplis d’interrogations et de flemmes. Elle n’osait pas rompre le silence magique, elle voulait savoir s’il était prêt à aller plus loin, s’il voulait aller plus loin, ou s’il avait besoin d’encore de temps. Elle qui prenait toujours les décisions, ne voulait pas prendre celle-ci. Elle devait être prise à deux, elle était prête, elle attendait juste qu’il fasse le pas. Sa flemme déterminée et sensible se posa dans les yeux de celui pour qui elle vibrait. Pour le seul, avec qui elle ne s’était jamais sentie aussi bien, aussi désemparée et résolue à la fois.

La forêt sauvage, sa seconde nature déployait toutes ses forces et mélodies du jour ; elle vibrait sous le vent, se pliait sous son passage, jouait avec le Murmure. C’était une journée resplendissante ; l’herbe fraîche sur laquelle se tenaient deux êtres enlacés, se perdait au loin avec le Lac. Lac où les rayons dorés et rougeoyant étaient reflétés et où ils s’y perdaient. Les couleurs nageaient dans la Nature et le Vent en parcourait les moindres fragments. Fragments, tous liés et en harmonie les uns avec les autres. A cœur de l’Harmonie, un couple humain et sauvage se confondant avec les couleurs de la Nature.

Le Vent passa autour de l’Amour, remuant les feuilles de son mouvement circulaire ; les cheveux foncés de la femme recouvrirent les épaules de l’homme dont les rastas volaient suivant le mouvement valsant lentement. Celui-ci continua sa route, toujours plus loin, plus haut, harmonieux à jamais.

Une nouvelle saison approchait…

Souvenir inconnu,
Mémoire du Futur,
Passage.


La main à la nuque d’Erwan, elle l’attira à sa poitrine, et embrassa sa nuque, puis déposa son menton sur son épaule. Quoique serait sa décision, elle l’accepterait, et l’aimerait toujours autant. Elle ne voulait point le changer, elle l’aimait ainsi. Nérylis voulait juste savoir et connaître sa décision.

Les joies par-dessus le présent,
Futur incertain, inexploré,
Aller plus haut, toujours avec toi…


Elle sentait son pouls au bout de ses doigts fins enlacés dans d'autres, plus longs; une chaleur nouvelle depuis peu montait de son bas ventre... Elle devait attendre, et la ferait patienter s’il le fallait.


Virement harmonieux,
Au-delà des frontières du temps,
Décision.

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