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Le Pacte VS L'Ordre
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 Promesse libérée. (PV Erwan)

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Jeu 24 Déc 2009, 19:11

Un baiser.

En toute harmonie avec les trois mots qui résonnaient encore en elle, offerts de la bouche de Celui qu’Elle aimait tant.

Elle aimait sa force avec laquelle il la tenait, l’enlaçait et la portait ; elle aimait son courage et détermination qu’Elle lisait dans ses yeux ; mais aussi ses doutes et craintes… Elle aimait sa beauté sauvage et indescriptible par sa rareté ; elle aimait ses actes, et sa façon de décider les choses. Elle aimait aussi la certaine emprise qu’il avait sur elle : nulle, puisqu’elle n’aurait jamais permis que quiconque réduise sa liberté, mais pourtant présente par le choix de Nérylis : elle avait compris qu’elle ne le quitterait jamais. Elle aimait encore son côté imprévisible tel l’eau qui se reflète dans ses yeux. Elle aimait le côté dangereux qu’elle venait de découvrir plus en profondeur, son côté animal. Elle aimait la chaleur, lumière rayonnante qu’il dégageait tout en lui, de son visage, d’une parole, d’un sourire… Elle aimait le contact doux de ses mains qui la faisait frissonner, mais aussi celui de ses lèvres qui épousaient les siennes. Elle aimait tou en Lui, tout semblait l’attirer, telle une force invisible, et pourtant elle ne savait réellement pas pourquoi elle l’aimait.

Alchimie de l’Amour…

Un désir puissant montait en Elle, inconnu, redouté ou désiré ?

Elle ne savait point ; les yeux fermés, elle continuait d’embrasser Erwan. Son corps vibrait tout en elle, tel qu’une corde vibre, purement, sensiblement, engendrant un son, une note cristalline par la beauté de son naturel.

Les Etoiles dansaient,
Sur une mélodie nouvelle,
Passion.


Un changement s’opérait en elle, encore inconnu pour la jeune femme qui le redoutait quelque peu. La peur de l’inconnu, non cela n’était pas cela ; il s’agissait plutôt de la peur de décevoir, de le décevoir, ou plutôt d’un doute. La peur, bien qu’humaine, n’était pas un sentiment courant chez Nérylis, elle la chassa aussi rapidement qu’elle était apparue, et celle-ci ne fut plus qu’un souvenir déjà oublié. Pourtant, persistait le doute… Doute que tout n’aille trop vite, doute de son souhait, doute qu’il ne fut point partagé, doute qui pourrait tout gâcher… Peut-être devrait-t-elle faire preuve plus de patience, mais à quoi bon se demanda-t-elle ? Certains disaient que cette impatience était un défaut, qu’elle finirait par la perdre. Mais pour celle-ci, elle ne le voyait pas comme tel. Après tout, elle savait faire preuve de patience, mais elle agissait vite, lorsque bon lui semblait. Ici, elle hésitait, les décisions libres pour autant, nécessitaient d’une certaine connivence. Elle ne voulait point toucher à sa liberté, sans quoi il ne serait plus Erwan tel qu’elle l’eut connu.

Cessant de penser, elle suivit ce que son instinct lui conseillait, et accepta le changement. Les couleurs de leur baiser se transformèrent, et passant des couleurs délicates aux dorées, pour finir rouges-embrasées. Avec fougue, passion et douceur, Nérylis ramenait ses deux mains au coup et à la nuque d’Erwan, passant par tous les contours de son dos. La tension en elle augmentait, ses lèvres brûlaient sous le feu de leur amour, elle réentraîna Erwan avec elle, se redressa quelque peu. Son corps tout contre le sien, bien qu’elle le sentait vibrer aussi sous ses caresses, étreintes et baisers, elle ne savait jusqu’où voulait-il aller. Aussi, elle ne connaissait point jusqu’où il était jaguar et humain. Elle savait que l’un prenait parfois sur l’autre, était-ce dû aux émotions ? Sûrement, mais les maîtrisait-il ? Elle ne savait trop.

Le tremblement de bonheur, passionné, fut quelque plus maîtrisé, son souffle accéléré se calma légèrement, et elle relâcha quelque peu son étreinte, mettant fin à ce long et baiser ardent. La bouche encore insensiblement entrouverte, elle ouvrit les yeux et alla chercher d’une main celle d’Erwan. La tête baissée sur celle-ci, elle y déposa un long et délicat baiser, qui fut suivi par d’autres plus furtifs. Elle releva alors la tête vers les yeux de celui-ci. Les yeux rivés dans les siens, remplis d’interrogations et de flemmes. Elle n’osait pas rompre le silence magique, elle voulait savoir s’il était prêt à aller plus loin, s’il voulait aller plus loin, ou s’il avait besoin d’encore de temps. Elle qui prenait toujours les décisions, ne voulait pas prendre celle-ci. Elle devait être prise à deux, elle était prête, elle attendait juste qu’il fasse le pas. Sa flemme déterminée et sensible se posa dans les yeux de celui pour qui elle vibrait. Pour le seul, avec qui elle ne s’était jamais sentie aussi bien, aussi désemparée et résolue à la fois.

La forêt sauvage, sa seconde nature déployait toutes ses forces et mélodies du jour ; elle vibrait sous le vent, se pliait sous son passage, jouait avec le Murmure. C’était une journée resplendissante ; l’herbe fraîche sur laquelle se tenaient deux êtres enlacés, se perdait au loin avec le Lac. Lac où les rayons dorés et rougeoyant étaient reflétés et où ils s’y perdaient. Les couleurs nageaient dans la Nature et le Vent en parcourait les moindres fragments. Fragments, tous liés et en harmonie les uns avec les autres. A cœur de l’Harmonie, un couple humain et sauvage se confondant avec les couleurs de la Nature.

Le Vent passa autour de l’Amour, remuant les feuilles de son mouvement circulaire ; les cheveux foncés de la femme recouvrirent les épaules de l’homme dont les rastas volaient suivant le mouvement valsant lentement. Celui-ci continua sa route, toujours plus loin, plus haut, harmonieux à jamais.

Une nouvelle saison approchait…

Souvenir inconnu,
Mémoire du Futur,
Passage.


La main à la nuque d’Erwan, elle l’attira à sa poitrine, et embrassa sa nuque, puis déposa son menton sur son épaule. Quoique serait sa décision, elle l’accepterait, et l’aimerait toujours autant. Elle ne voulait point le changer, elle l’aimait ainsi. Nérylis voulait juste savoir et connaître sa décision.

Les joies par-dessus le présent,
Futur incertain, inexploré,
Aller plus haut, toujours avec toi…


Elle sentait son pouls au bout de ses doigts fins enlacés dans d'autres, plus longs; une chaleur nouvelle depuis peu montait de son bas ventre... Elle devait attendre, et la ferait patienter s’il le fallait.


Virement harmonieux,
Au-delà des frontières du temps,
Décision.

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Mar 29 Déc 2009, 20:50

*

C'était un coucher de soleil. Les rayons encore puissants de ce dernier glissaient derrière l'horizon, balayant le monde, la plaine, d'une lueur rougeâtre, orangée, merveilleuse, et pourtant ténue et douce. C'était à la fois la passion à l'état pur et pourtant une infinie tendresse et douceur. C'était le plus beau jour de deux vies. Deux vies, durant lesquelles souffrances et peines avaient été souvent au rendez-vous, deux vies pour lesquelles on s'était battu à corps perdu pour ne pas les perdre, deux vies si spéciales et pourtant si différentes...

Ysidrha était Marchombre. Elle n'avait qu'une vingtaine d'année, mais sa formation était terminée depuis déjà plus de trois ans. Elle avait parcouru Gwendalavir d'abord avec son Maître, puis seule. La liberté avait toujours été en elle, même lorsqu'elle était encore une enfant, innocente, dans la petite ferme qui était son logis, avec ses parents. Elle les avait perdus à l'âge de huit ans, dans un incendie qui avait détruit tout ce à quoi elle aurait pu se rattacher. Les habitants du village voisin l'avait recueillie, mais elle était trop différentes pour eux, et ils ne parvenaient pas à réussir à l'apprécier plus qu'ils ne le faisaient déjà. Lorsqu'elle avait eu douze ans, elle avait pris un cheval dans l'élevage du village et était partie, sans rien laisser derrière elle. Elle ne regrettait rien, et elle voulait découvrir le monde, et non pas avoir l'impression d'être toujours en trop dans cet univers qui était pourtant le sien... Elle avait rencontré son Maître à l'âge de quatorze ans, et ce dernier l'avait présenté au conseil la dernière année de sa formation, pour ne pas s'attirer certaines foudres, et donc lorsqu'elle avait dix-sept ans. Elle avait passé l'Ahn-Ju, même si elle avait la certitude, quelque part, qu'elle ne voudrait pas enseigner avant bon nombre d'années, si elle le faisait un jour. Puis, elle était partie jusqu'au Rentaï, qui lui avait accordé la greffe. Une greffe dont elle ne connaissait pas l'utilité, avec ses yeux brillants et reflétant la lumière. Une greffe qu'elle ne comprenait pas, mais qu'elle avait accepté. Il n'était pas obligatoire d'avoir quelque chose de spectaculaire pour être Marchombre, et même sans greffe elle l'aurait été, elle le savait.

Odah était un Frontalier. Un Frontalier de sang, son père était Frontalier, et sa mère aussi. Il avait vécu toute sa vie à la Citadelle, à suivre la formation et l'éducation que l'on donnait à ces guerriers d'exceptions. Ou plutôt ces armes d'exception. Dès son plus jeune âge, il avait eu des armes dans les mains, et le combat facile. Il n'aimait pas que l'on pense qu'il n'était pas fort, et il voulait être le meilleur. Mais avec les années, il s'est rendu compte qu'il ne serait jamais le meilleur, même si à la Citadelle il pouvait l'être : parce que être le meilleur ne lui suffisait pas.Il fallait qu'il pût toujours s'améliorer. Il avait eu beaucoup de différents avec les autres Frontaliers, des duels lancés, et il en ressortait toujours gagnant. Il pensait que rien ne pourrait lui résister, avant de rencontrer Ysidrha...


**

- Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?

Les paroles avaient claqué dans l'air, sèches.

- Je suis Ysidrha. Je suis ici pour apprendre.
- Apprendre ?
- Oui. Parce qu'on apprend toujours...


Ysidrha ne voulait pas devenir Frontalière, loin de là, et de toute manière elle n'y serait pas arrivée. Elle était trop Marchombre pour cela. Mais elle voulait apprendre, et les Frontaliers ne la chassèrent pas, curieux et intrigués par cette femme... Inaccessible. Elle rayonnait à chacun de ses pas, mais personne ne pouvait l'approcher, et encore moins Odah. Mais l'alchimie des corps en avait décidé autrement...

**

- Il... arrive.
- Je suis là, Ysidrha, toujours.


*

Erwan n'en revenait pas. Vraiment. Toutes ces sensations, il en avait rêvé, il devait bien l'avouer. Il avait voulu vivre le même amour qui liait son père et sa mère, même s'il savait que c'était impossible, que chacun était différent, que tout le monde n'avait pas les mêmes réactions, les mêmes émotions. Non, ce n'était pas comme entre ses deux parents... C'était encore plus fort, encore mieux, inimaginable. Il y avait leur monde, à Nérylis et lui, un monde à part, où tout n'était plus qu'émotions, sensations, pulsions et instincts. C'était un rêve qui devenait une réalité, une réalité qui se distordait pour s'inclure dans un rêve. Tant de choses inédites...

La fièvre montait aussi dans le corps du jeune homme. Une fièvre qu'il ne connaissait pas, même s'il l'identifiait. Une alchimie, quelque chose de trop fort pour être simplement tiré de la raison et de l'esprit, de l'âme. Non, c'était aussi charnel, et c'était cette chair qui rendait tout cela plus fort, au centuple même. Il sentait contre lui une fourmilière de vie, la chaleur du corps de son aimée, les battements de son coeur dans sa poitrine, son odeur si particulière, sa beauté sauvage, le sang qui palpitait dans ses veines, tout contre son torse. Elle était sur lui, et c'était très agréable, et même plus que cela. C'était magique.

Mais quelque chose le gênait.
Ce n'était pas elle, non, car elle ne pouvait faire une telle chose. Elle était telle qu'elle, et il ne l'aurait changée pour rien au monde, comme s'il la connaissait depuis toujours. C'est lorsque l'on veut changer les gens que l'on commencer à devenir aigre, et surtout à ne plus les aimer réellement pour ce qu'ils sont.

C'était plutôt son homologue Jaguar. Si présent, dans son ventre, qu'il fut surpris de ne pas sentir sa présence jusque là. Depuis qu'il était redevenu humain, pour sauver Nérylis, il était présent, aussi inquiet que lui, à dire vrai. Il sentait cette tension chez son homologue, et ne la comprenait pas, parce qu'elle n'avait rien de rationnel pour lui, pour le jaguar. C'était quelque chose qui était chez lui, chez l'humain, et qui s'était reporté sur l'animal, qui ne comprenait pas mais qui en subissait les conséquences...

Erwan saisit l'envie de Nérylis, en écho à la sienne, à son propre désir, avec sa tête sur son épaule. Souriant, le jeune homme posa une main sur la chevelure de la Marchombre et inspira grandement son odeur, s'en enivrant complètement. Mais il ne savait pas, il ne comprenait pas ce qu'il se passait exactement. C'était assez étrange dans son esprit, un fouillis d'idées et de sensations étranges, autant liées au Jaguar qu'à l'humain.

Caresse éphémère
Fruit de la Terre
Amour incompris...


L'animal, dans le ventre d'Erwan, se recula. Il s'effaça, laissant à présent toute son humanité au Marchombre. Comment devait-il réagir face à cela ? Devait-il aller chercher son homologue, au fond de lui ? Devait-il profiter de cet instant, sans lui ? Comment réagir ? Quelle était la bonne réalité, le bon choix, à faire ?

Ses mains glissèrent sur la silhouette de Nérylis, caressant sa taille, son ventre, remontant sur son buste pour passer sur sa poitrine. Il ferma les yeux appréciant la merveilleuse odeur de la jeune femme. Mais il ne pouvait pas.Il ne pouvait pas aller plus loin. C'en était trop pour le Jaguar en lui pour cette journée, et même s'il s'était retiré, Erwan savait qu'il sentait quelque chose, qu'il savait que cela allait faire quelque chose, et il n'avait pas envie de prendre de risques.

Pas pour Nérylis.

Parce qu'il savait que le Jaguar pouvait survenir à tout moment, durant un tel acte. Parce qu'il savait que les émotions le submergeraient certainement comme elles étaient en train de le faire, voire plus, comme quelques minutes auparavant, lorsqu'il s'était transformé malgré lui en Jaguar, et que ce dernier avait attaqué Nérylis. Sa main passa dans le cou de sa dulcinée, caressant sa peau douce avec une tendresse infinie. Il l'embrassa doucement, revenant à quelque chose de plus innocent, de moins passionné même s'il avait beaucoup de mal à cela. Mais c'était la plus sage décision. Il crut cependant bon et surtout mieux d'expliquer à Nérylis ce qu'il en était.


- Je suis désolé, Nérylis. Il n'est pas prêt.

Il espérait qu'elle comprendrait. Qu'elle saisirait totalement le sens de ses paroles, parce qu'il ne pouvait pas en dire plus. Oui, évidemment, elle l'avait sentie, cette envie, en lui. Evidemment qu'elle ressentait la même chose, lui aussi l'avait senti. Mais il était impossible de faire plus ce jour-là... Adressant un sourire à Nérylis, Erwan l'embrassa à nouveau, doucement, avec une tendresse et une douceur infinies. Puis, lentement, il se leva et offrit sa main à Nérylis, pour qu'elle le suivît, si elle le voulait...

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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Ven 28 Mai 2010, 00:34

Inconnu,
Surprise,
Émotion.


Nérylis aurait être due submergée par cette journée émotionnellement intense. Erwan, rencontre imprévue, inespérée mais tellement attendue. Découverte de ce qui l’habitait. Exploration amoureuse. Elle ne connaissait pas grand-chose de l’amour ; elle avait cru comprendre ce qu’était aimer lorsqu’elle s’était d’abord sentie accueillie par la nature, ensuite par les Marchombres. Elle avait été reconnue, ceux-ci l’aimaient telle qu’elle était et l’appréciaient. Peu de temps après, elle avait découvert ce sentiment profond qui entraîne une certaine tristesse; on ne peut plus se séparer de l’autre. La vie paraitrait bien trop pale sans Lui, elle n’aurait plus la même mélodie, ni les mêmes couleurs… Mais non, elle pensait qu’il s’agissait de ça, c’était cependant bien plus profond, bien plus enfoui dans les abîmes sentimentales. Avec Erwan, elle s’était rendue compte non seulement de ces choses, mais aussi qu’elle ne serait jamais plus la Nérylis d’avant. Dès à présent, elle ne serait plus simplement Nérylis mais Erwan et Nérylis, Nérylis et Erwan. Elle ne pourrait plus penser une vie sans lui, tout simplement parce qu’il habitait la sienne, et cela depuis toujours. Toutefois, c'était plus nuancé ; elle savait qu'ils ne sauront jamais tout sur l'autre, que les moments de solitude existeront encore. Mais rien ne serait plus pareil car dans sa Liberté, Erwan en fera toujours partie. Elle l’avait découvert en le rencontrant ; même si elle ne l’avait pas toute suite saisi, son corps lui avait tout de suite réagit et ce n’est qu’après qu’elle ait pu comprendre qu’il s’agissait de ce sentiment qu’elle pensait connaître, sentiment qui est ressortie d’elle tel un souvenir enfouit par le temps, relevé à l’instant clé. Comme si le destin les avaient préparé le restant de leur vie à ce moment et qu’il avait décidé de ce jour de redécouverte. N’avait-elle pas ressentie qu’elle le connaissait déjà ?

Pourtant Nérylis ne croyait point au destin, personne ne décidait de ce qui allait se produire et à quoi leur vie mènerait. Ils étaient l’un pour l’autre et c’était ainsi. Même si elle devait reconnaître le magique de ce moment et le bonheur éprouvé, elle avait aussi découvert en lui cette partie animale. Elle ne la connaissait pas encore très bien, elle semblait imprévisible et même pour Erwan. Cependant, cette facette inconnue et incontrôlable l’intriguait et elle s’y faisait tout à fait. Après tout, elle avait côtoyé longuement ; elle avait joué avec celui-ci à ses risques et périls. Son premier amour… Elle s’en souvenait bien, comment pouvait-elle oublier. Avait-elle seulement conscience à l’époque ? Non, c’était il y a bien longtemps, et jeune fillette qu’elle était, elle ne pouvait saisir le sens de ces sentiments.

***

Gifle,
Incompréhension,
Amour naissant.


Nérylis avait maintenant bientôt 12 ans, et n’avait rencontré que rarement des êtres humains. Elle commençait à devenir grande et dépassait debout ses amis tétrapodes. Assise devant un grand félin, elle essayait de le comprendre. Pourtant, elle avait beau avoir vécu ces douze années au sein de la jungle et s’être familiarisée avec ceux qu’elle considérait comme sa famille, elle n’en restait pas moins une petite fille. Elle était humaine et malgré sont éducation et son autonomie dans la forêt, elle n’était pas félin, elle était elle avec ses sentiments et réflexes humains. Elle avait approché de très près la logique animale, mais ne pouvait poas pour autant la comprendre dans son intégralité.

Dès lors, alors qu’elle était immergée dans le regard perçant et élégant, elle ne perçu pas assez tôt le changement.
Jaguar.

Le jaguar, son jaguar, celui avec qui elle pensait partager tant de chose l’avait frappé. Elle n’avait rien esquivé et c’est avec cette pensée qu’elle sombra, abandonnant son corps aux profondeurs humides. Ce n’est que plus tard qu’elle compris qu’elle n’avait pas saisi l’amour qui lui portait. Trop naïvement, elle voyait la jungle comme un jeu. Elle n’avait pas compris le sérieux animal et ne connaissait point la logique humaine. Elle était perdue n’appartenant à aucun groupe.

« Je ne t’oublierait jamais, tu seras toujours en moi » avait-elle dit.

Pourquoi s’était-il fâché, elle ne le comprendra jamais et devait s’y résoudre. Il était jaguar et elle ne l’était pas.

***

Mais alors, pourquoi avait-elle ressentie de même sentiment avec Erwan et cet échec avec son jaguar qui l’habitait. Est-ce qu’elle le comprendrait et qu’il l’accepterait ?

Dans les couleurs de l’amour et les tourbillons infinis, Nérylis n’y pensa presque pas. Sa pensée était dirigée sur ses perceptions, les nouveaux sentiments et sensations qui déferlaient en elle. Elle était au coeur de la passion, mais perçu celle-ci qui devenait plus sage chez Erwan. Alors qu’elle l’embrassait plus tendrement, elle savait déjà sa réponse, elle comprenait ce qu’émotionnellement ils venaient de vivre tous les deux ; pour elle il ne s’agissait pas d’une journée mais d’une rencontre éternelle et pourtant si intense en émotion qu’elle semblait tel l’apparition d’un arc-en-ciel, magnifique, surprenante fugitive. Toute une saison était passée chez elle en une journée. Comme si le temps avait continué sans eux, ou qu’il avait brusquement cessé. Etourdie pour cette accélération au rythme incessant et croissant de son cœur, Nérylis comprit ce que le jaguar lui avait mis en lumière. Il ne servait à rien d’essayer de décortiquer un moment, de comprendre. Seul suffit dans une relation le ressenti, l’émotion. Elle n’avait jamais plus été présente que ce jour-là, à cet instant précis, où Nérylis senti que malgré toute décision d’Erwan, Elle resterait elle-même libre, avec Lui.


Je suis désolé, Nérylis. Il n'est pas prêt.

Le jaguar n’avait pas suivi, eux non plus, peu importait à la Marchombre. Il ne s’agissait plus d’une gifle. C’était un fait, qu’il fallait accepté, et épouser la forme. Le jaguar faisait partie d’Erwan, et elle aimait cet aspect non contrôlé que l’animal lui imposait, ainsi qu’à elle. Elle lut cependant, et avec ravissement cette envie qui était aussi présente chez Erwan. Ils devraient se monter patients, comme la Lune attendant le soleil dans la Nuit… L’once de déception qui aurait pu abriter Nérylis ne la frôla même pas. Le Vent la poussa un peu plus loin. Rien ne pourrait s’opposer à cet amour naissant encore il y a peu de temps, et qui semblait déjà tellement nature dans sa pureté.

Un sourire échangé,
Perle vibrant,
D’un amour miroitant…


Alors qu’Erwan se leva les yeux de Nérylis se perdirent quelques secondes pour se trouver face à une main tendue vers ceux-ci, vers Elle. Suivant la mélodie douce et tendre qui s’échappait telle une source éternelle.

Flot aquatique embrasé,
Flamme lunaire,
Secret…


Les doigts de la jeune femme rejoignirent les longs et délicats qui lui étaient offerts. Il enveloppa sa main, comme les pétales couvrent le cœur de leur fleur. Elle sentit sa force vibrer dans son bras. Alors qui l’attira à lui, elle se laissa emporter déposa sur ses lèvres un furtif baiser pour l’encourager. Les yeux fermés, elle le laissa guidé par son souffle, son odeur déjà qui l’abritait au plus profond d’elle-même. Elle voulait à présent s’offrir la liberté de se laisser entre les mains de celui qu’elle aimait. Le jaguar ne pouvait aller plus loin aujourd’hui, mais Erwan pouvait encore la faire rêver, la surprendre en la guidant. Où allait-il la mener, vers où allaient-ils ? Elle l’ignorait, ce qui importait était d’être avec lui et de se laisser surprendre par celui qu’elle semblait si bien connaître et pourtant qu'elle redécouvrait à chaque fois. Sentiment curieux qu’est l’amour…

Sereine, sa main tenue par celle d’Erwan, elle se laissa le découvrir lentement, comme elle ne cesserait jamais de la faire…

Les yeux fermés, un sourire aux coins de la bouche répondait à celui de la Lune qui s’effaçait dans la brume et dont le sourire ne croisa qu’un instant les rayons solaires.

Alchimie éphémère,
L’éternel infini,
Dans des rayons amoureux…
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Promesse libérée. (PV Erwan)   Jeu 08 Juil 2010, 18:54

Le vent criait. Le vent lui criait de continuer, de ne pas l'abandonner, de rester là, tout contre elle.
Le vent criait, le vent hurlait. Le vent murmurait et suppliait, presque...

Mais la décision d'Erwan était prise : il ne pouvait aller plus loin. Par respect pour le Jaguar, qui était en lui, qui était lui. Parce que l'animal était toujours présent en lui, même s'il ne l'y sentait pas. Parce que toute sa vie avait désormais pris un tournant définitif avec lui, en l'acceptant et en l'écoutant. Il ne pouvait pas lui faire cela. Et à Nérylis non plus. Simplement parce que le jaguar n'aurait pas été avec lui, simplement parce que cela n'aurait pas été lui entièrement qui se serait abandonné à elle. Il fallait être patient. Tout viendrait en son temps.

Le vent, pourtant, était là, trop présent pour être oublié. Il venait jouer dans leurs cheveux, sur leur peau dénudées en partie, avec leur visage et leurs sentiments. Le vent, porteur d'Harmonie. Erwan ne savait pas interpréter le vent, réellement, mais il l'entendait, et cela lui suffisait. Il sentait cette puissance, dans l'élément. Il était le vent. Le vent avait toujours été l'élément qui lui correspondait réellement, qu'importait l'eau dans ses yeux. Le lien avec le tourbillon incessant d'air avait été immédiat, depuis le début. Celui avait l'eau moins, justement à cause de son homologue jaguar, qui n'avait pas été très conciliant quand à l'attitude à prendre. Tout cela faisait ce qu'était Erwan.

Marchombre.
Humain.
Jaguar.

Il sentit ce changement de sensations chez Nérylis, ce changement de pensées, mais n'en tint pas rigueur. C'était sa faute, après tout, et même si une seconde ne s'était pas passée avant qu'elle ne balayât toute ôde négative, il l'avait sentie, et comprise. Lui adressant un sourire tendre, empli d'amour, il ferma avec douceur ses doigts sur ceux de la jeune femme. Un pétale de rose éclosait, plus loin. Fruit de cette rencontre, et de tous les sentiments qui tourbillonnaient.

Les arbres tanguaient sous le vent, qui venait les caresser, tandis que les herbes entamaient une danse magnifique et libérée de toute contrainte. La lune, qui se couchait dans le ciel, croisa les rayons du soleil, s'en repaisant un instant. Un monde vivait, malgré tout. Différent du leur, mais un monde, un monde qu'il fallait découvrir, un monde qu'il fallait explorer. Non. Dont le désir était d'être découvert. Le désir du monde est d'être mis à jour, d'être compris, pour être choyé. Cela semblait tellement évident !

Un papillon s'envola, laissa derrière lui quelques paillettes éparses, le suivant dans son sillage. La nuit se teinta d'argent et de blanc, comme un voile pâle et transparent fais d'innocence. L'étaient-ils, innocents ?

Rien ne touche la blanche colombe. Peut-être le jaguar. Mais là, il l'avait sauvée, la colombe.
Douce colombe. Grand oiseau blanc. Symbole de paix. Intérieure comme extérieure.
Un sourire.

Erwan se lève, doucement. Avec tendresse, même. L'eau a rencontré la jungle, à nouveau.
Beauté d'un instant d'éternité.
Beauté d'un fragment d'infini.
Beauté d'une bille de vie...

D'un geste sûr, il l'attire à lui, un instant. Dépose un baiser sur son front, ferme les yeux. Son odeur monte en lui, l'envahit. Il s'en imprègne, encore. La connaît déjà par coeur, mais s'immerge en elle. Toujours.

Depuis la nuit des temps.
Jusqu'à la fin des temps.

Et puis, il la regarde. Encore. Mémorise à jamais la forme de son visage, le contour de ses magnifiques yeux, la couleur vermeille de ses lèvres.


- Je t'aime.

Un frisson, qui le parcourt de bout en bout. Il sourit, tendrement. Puis, glissant ses doigts, le long de son bras, il caressa ses épaules, pour l'emmener plus loin. Tranquillement. Mais il sentait le temps échapper entre ses doigts. Et le jaguar qui avait besoin de partir. Loin. De ne plus sentir son odeur, de ne plus résister à l'envie incessante de reprendre le dessus, pour pouvoir fuir. Fuir, parce qu'il avait peur de ce que cela faisait, de ce que cela pouvait faire.

Un soupir se glissa le long des lèvres du jeune homme, qui sourit à sa dulcinée.
Déposa un baiser sur son épaule, dans son cou.

Plantant son regard colbat dans celui de Nérylis, il lui expliqua.
Avec les yeux. Il devait partir. Mais ils se reverraient.
Toujours. Encore. A jamais...

Et alors, il s'en alla. Sans se presser. Se retourna, et même plusieurs fois.
Sourire, et s'en va...

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