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Le Pacte VS L'Ordre
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 Le Chaos et... le reste [PV Lacrya]

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MessageSujet: Le Chaos et... le reste [PV Lacrya]   Sam 24 Avr 2010, 00:39

Les pétales des cerisiers en fleurs s'élevaient dans les airs, tourbillonnant gaiment dans les volutes du vent, brise légère et pourtant puissance, qui s'amusait avec tout ce qui était présent. En effet, que cela fussent les branches des arbres, fines, qui se laissaient guider par sa danse, les feuilles bruissantes qui s'exténuaient à le rendre vivant ou les bourgeons papillonnants qui appréciaient la fraîcheur qu'il pouvait apporter, toute la Nature était heureuse, et vivait à nouveau, sortant de l'hiver long et dur qui s'effaçait petit à petit des mémoires, de Terre comme d'Hommes. Les champs, immenses étendues qui se paraient de couleur allant de l'ocre, du blond, jusqu'au vert émeraude ou jungle, semblaient être de véritables vagues, comme s'ils eussent été des Océans de verdure, perdus dans l'infinité d'un monde qui ne s'en finissait pas. Le ciel, d'un bleu azur, pur, aux quelques cumulus moutonneux et langoureux qui se laissaient dériver au fil d'un autre vent, plus haut, même alpin, semblait être le parfait reflet de ces mers d'herbes dansantes. Et, parfois, piquetant la surface presque monotone des champs, quelques fleurs se dressaient, indécises, ne sachant s'il fallait qu'elles s'épanouissent pour offrir leur splendeur au monde ou si leurs couleurs, flashantes sur le vert tendre des herbes, ne briseraient pas l'harmonie qui y habitait.

Tout ce paysage, magnifique paysage, s'étendait devant des yeux écarquillés. Écarquillés de surprise, d'étonnement, de petits yeux ingénus, de petits yeux d'enfant innocent, qui découvrent les merveilles de la Nature. Kay aimait regarder dehors, mais du haut de ses cinq ans, il ne comprenait pas la signification profonde de son engouement pour la Nature. Elle était pourtant juste indispensable à la vie. Mais, là, blotti contre le torse large de son père, il était juste bien. Il se sentait en parfaite sécurité, et regardait à foison l'horizon merveilleux qui s'offrait à ses yeux ébahis, admiratifs. Il ne réfléchissait pas, et se laissait juste porter par le bonheur qui était là, comme une bulle autour des deux garçons, et profitait de tout cela. Lâchant un petit soupir, il se blottit un peu plus contre les pectoraux de Jin, qui sourit et le serra un peu plus fort et pourtant tendrement sur sa poitrine, heureux de sentir son fils heureux. Il ne pouvait s'empêcher de penser à Ange. Elle lui manquait tellement... Il aurait voulu revoir son visage, fin, et ses magnifiques yeux violets, sa joie de vivre qui le transportait toujours à des lieues de la réalité... Il aurait voulu entendre sa voix, la serrer encore contre lui, qu'ils continuassent leur vie à trois, cette vie si heureuse qu'ils avaient pourtant menée pendant trop peu de temps...

- Ange...

Son prénom, murmuré dans le vent, lancé comme un appel au secours, comme une plainte, et qui pourtant portait l'espoir et la certitude qu'elle vivrait toujours tant qu'il serait là pour s'en rappeler. Son souvenir, intarissable dans sa mémoire, et la blessure, qui, si elle n'était plus vive, était toujours présente, ne la rendaient que plus vivante. Pendant de longs mois, et même une longue année, il n'avait su qu'il était vivant que parce que la douleur, en lui, dans son coeur, dans son ventre, dans son âme, était, elle, bien présente, et impossible à ignorer. Kay leva les yeux vers le visage de son père, sentant que quelque chose n'allait pas. Et lorsque son regard croisa celui de Jin, il sut immédiatement à quoi ce dernier pensait, et soupira, plongeant sa tête contre son torse, presque sous son bras, comme pour se cacher, comme pour fuir la tristesse et la douleur qui émanait de son père. Il ne se souvenait plus de sa mère, il avait à peine un an lorsqu'elle était morte. Il ne s'en souvenait plus, physiquement, mais dans sa vie, c'était une place qui restait vide, même si l'amour de ses grands-parents était immense. Simplement, parce qu'il sentait que cela manquait, que quelque chose manquait à son papa, et qu'il n'était pas heureux. Longtemps, il l'avait vu malheureux, au début, mais depuis plusieurs mois, il n'était plus malheureux. Mais il n'était pas non plus heureux...

Jin soupira. Il sentait le doute, chez son fils, chez son petit garçon. Mais il ne pouvait pas l'éteindre. Il ne pouvait pas oublier. Il ne le voulait pas. Il parlait toujours d'Ange à son fils, lui disant ce qu'elle aurait fait, ce qu'elle aurait dit, comment elle aurait réagi dans certaines situations. Il voulait faire comprendre à Kay qu'il n'était pas seul, et que s'il l'aimait, si ses grands-parents l'aimaient, il y avait aussi un amour qui était présent, mais qui ne pourrait jamais se montrer réellement, celui de sa défunte mère. Se redressant un peu, le jeune homme attrapa son enfant sous les aisselles et lui pinça gentiment la joue, avant de le mettre sur pieds et de se lever lui-même.


- Allez mon grand, il faut rentrer maintenant. Papa doit aller au travail.

Le petit garçon se contenta de hocher la tête doucement, et suivit son père, sa petite main perdue entre les longs doigts du Mercenaire. Ils marchèrent une dizaine de minutes, avant de s'enfoncer dans un petit bois. Jin connaissait ce bois par coeur : c'était le bois qui avait bercé son enfance, celui qui l'avait vu grandir et faire ses plus grosses gaffes. Ils arrivèrent bientôt chez les parents de l'Envoleur, et ce dernier leur laissa son fils, les embrassant et leur disant au revoir. Prenant son fils dans ses bras, il lui promit de revenir très bientôt, et s'en alla pour retourner vers la forêt Ombreuse, jungle où le repère des Mercenaires était bâti.

Il n'avait pas de cheval, et s'en contrefichait. Ses pieds nus foulaient le sol, presque avec tendresse, et surtout avec légèreté. Il courait, allègrement, et soulevait un fin nuage de poussière, à peine perceptible toutefois. Il courait ainsi, se fiant à son sens de l'orientation qui ne l'avait jamais déçu jusque là. Il courait, et se dirigeait ainsi vers son but, à savoir retrouver le Domaine. Lors de sa dernière visite de ce dernier, il avait rencontré deux jeunes apprenties Mercenaires qui l'avaient fait bien rire, à dire vrai, et aurait voulu en connaître encore d'autres, de Mercenaires. La personnalité des gens était si complexe, et il adorait en apprendre plus sur les autres, surtout sur les Maîtres qu'il aurait voulu vraiment rencontrer. Connaître leur point de vue sur le Chaos. Existait-il vraiment ? Où le voyaient-ils ? Pourquoi combattaient-ils pour lui ? Quelles étaient leurs idéaux ? La puissance était-elle un prétexte ou une finalité ? Beaucoup de questions le torturaient, car lui-même savait qu'il n'avait pas celles que d'autres auraient attendues. Pour lui, Chaos ou Harmonie, cela n'avait pas d'importance. Ce qui importait, c'était de se mettre en sécurité soi-même. Ce qui importait plus que tout, c'était le Bonheur, qu'importait le camp que l'on choisissait. Et l'on n'était même pas obligé de choisir un camp, a fortiori. Il ne combattait pas pour le Chaos, mais pour la Vie, pour sa vie, pour son Bonheur à lui, et celui de ceux qu'il aimait. La puissance n'était ni un prétexte, ni une finalité, mais un moyen, et rien de plus...

A peine essoufflé, il accéléra légèrement son rythme, ses foulées. Fronçant les sourcils, il sentit bientôt une présence, non loin de lui, et, à force de la sentir, il s'arrêta et regarda alentours pour comprendre d'où cela venait. Devant ? Derrière ? De côté ? Ce qui était certain, c'était que cela était proche. Ennemi ? Ami ? Autre ? Sur ses gardes, Jin se redressa légèrement, bombant le haut du torse, où ses épaules larges donnaient l'impression qu'il était immense et extrêmement musclé. Ses longs cheveux glissaient dans le vent, légers, et sa tenue, avec les épaulettes, noire, lui donnait réellement l'air d'un seigneur des ténèbres...
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Le Chaos et... le reste [PV Lacrya]   Dim 25 Avr 2010, 15:10

Destin et hasard… C’est deux mots sont-ils liés où l’un est le contraire de l’autre ? Il y a plusieurs points vus… Certains vous diront que l’un et l’autre sont opposés. En effet, le destin est souvent associé à une route toute tracée. Une voie qui ne laisse pas de place à l’imprévu. Un script suivit à la lettre près sans aucune imperfection. Il est certain qu’avec une telle définition, le hasard est complètement banni des synonymes du destin. Celui-ci est alors associé à une chose non prévu. Quelque chose qui arrive au moment le plus improbable. Là où il ne devrait pas être. Arrivant à l’improviste sans y être invité…. Quand à d’autres, ils pensent presque l’inverse. Leur définition du destin est la même mais pas celle du hasard. Pour eux, il n’ait que le bras droit du premier. C’est lui qui permet à tous les événements de s’enchaîner. Il trace la voie que le destin à choisie. Chaque lancé de dé est calculé. Mais dans ce cas là, peut-on parler d’un quelconque hasard ?

Lacrya continuait à se torturer la raison pour essayer de trancher. Mais elle avait beau retourner le problème dans tous les sens, les deux points de vue lui semblait tellement vrai l’un et l’autre, qu’elle n’arrivait pas à ce faire son propre jugement. Elle était divisée en deux parties parfaitement égales. Et cela ne faisait que l’irriter… Elle poussa un petit soupire rageur. Une simple question à cause d’une vision totalement débile. Et tout ça à cause d’une apprentie trop curieuse et trop fière. Mais zut à la fin ! Comment cela ce faisait-il qu’elle est été dans ce fichue rêve ? Elle tapa rageusement dans une cheminé sur son passage et ne récolta qu’un vilain bleu sur le coté de sa main gauche. Cela ne fit qu’augmenter sa frustration. Elle poussa un juron et continua son chemin.

Elle s’arrêta soudain au niveau d’une auberge. Elle sauta au sol et y rentra avec humeur. Puis elle s’avança directement vers le comptoir sans prêter la moindre attention aux clients la dévisageant. Elle ne remarqua même pas certain s’attarder sur ses courbes peu présente. Chose qu’elle n’aurait pas manqué de punir quelque instant plus tôt. Mais pour le moment une seule pensée occupait son esprit. Partir de cette fichue ville… Elle commanda plusieurs vivres à emporter, paya et sortie d’un pas rapide et brusque. Elle déboucha sur une rue bondée. Elle ne put s’empêcher de pousser un long soupire d’exaspération et de baisser la tête de désespoir. Il fallait qu’elle sorte. Qu’elle retrouve sa liberté et sa solitude. A tout prix…Elle crocheta la gouttière d’une petite maison et se hissa une nouvelle fois sur les toits. Puis, sans se soucier de quelques regards interrogateurs qui glissaient sur sa silhouette, elle recommença sa course folle.

Elle arriva rapidement au niveau des murailles. Elle hésita un instant entre sortir par la porte ou escalader les murs. Elle opta finalement pour la deuxième solution. Il était hors de question qu’elle se refasse une nouvelle fois envahir par la foule. Elle descendit à terre et s’avança vers le mur de pierre. Les joins étaient légèrement effrités par le temps, ce qui rendait l’ascension agréable et beaucoup plus rapide. Quand l’envoleuse arriva au niveau du chemin de ronde, elle vérifia qu’elle était seule. Puis, se coulant le long de la pierre froide, elle passa de l’autre coté et entama sa descente. Quand ses pieds touchèrent le sol, elle commença directement sa course. A peine essoufflée, elle disparue rapidement à l’horizon.

Elle courue ainsi pendant un loin moment. Se délectant de la caresse du vent et humant toutes les odeurs qui passaient à proximité de ses narines. Elle arriva rapidement à un petit bosquet. Sans une onde d’hésitation, elle y pénétra et ralentie sa course. Elle s’arrêta ensuite complètement et resta un long moment immobile, goutant au plaisir simple de la tranquillité. Puis, elle crocheta une branche basse et s’éleva de plusieurs mètres avec une grâce féline. Puis elle cala sont dos contre l’écorce, calqua sa respiration sur celle de l’arbre et ferma doucement les yeux. Lentement, son calme revenait et elle redevenait maîtresse d’elle-même. Sans s’en rendre compte, elle glissa doucement dans les bras de Morphée et son esprit se coula dans un sommeille léger et aérien.

Une heure plus tard, Lacrya fut réveillé par un bruit. Un bruit ? Non… C’est plus un déplacement d’air plus important qu’un simple souffle de vent. Essayant de faire le moins de bruit possible, l’envoleuse se pencha en avant pour essayer d’y voir un peu plus clair. C’est alors qu’elle découvrit un homme. Il était de grande taille. Ses cheveux semblaient bruns mais elle ne pouvait voir ses yeux car il se tenait de dos. Il était musclé et d’une stature imposante. Une aura qu’elle connaissait se dégageait de lui. Mais elle n’arrivait pas à se rappeler où elle avait déjà sentie cela. Elle chercha un long moment dans sa mémoire, se torturant à se lancer dans des recherche plus compliqué les unes que les autres. Elle allait abandonner quand une lumière éclairé son esprit embrumé. Cette aura ressemblait, presque en tout point, à la sienne. Voila pourquoi elle lui était si familière. La sentant constamment autour d’elle, elle n’avait pas fait le rapprochement. Les choses trop simple n’était pas faites pour elle…

Alors cet inconnu serait aussi lié au chaos… Voila une évidence qui ne se démentait pas. Simple mercenaire du chaos ou maître ? Cela, elle ne le savait pas. Ou du moins pas encore… Bon maintenant que devait-elle faire ? Descendre pour la papelotte ou rejoindre sa solitude ? Bah… Un mercenaire avait bien plus d’esprit qu’un simple citoyen de la ville. Autant essayer d’en apprendre un peu plus sur lui. Souplement, elle se redressa et se jeta dans le vide. Elle s’amusa à faire un petit salto avant et retomba tranquillement sur le sol non loin du nouvel arrivant. Elle se releva et le toisa d’un air neutre.

Maintenant qu’elle se trouvait en face de lui, elle pouvait distinguer son visage et ses yeux. Le premier était fin et non dénudé de charme. Son menton pointu et son nez légèrement aquilin reflétaient la sévérité tandis que ses yeux, mer de gris parsemé d’étoile, semblait presque féminin. Tous deux étaient rehaussés de longs cils qui rendraient jalouse plus d’une jeune femme. Mais pas elle. Pour Lacrya, la beauté de son corps n’avait jamais était une priorité. D’ailleurs, cet aspect là ne faisait pas vraiment partie de ses préoccupations. Elle détailla ensuite le reste du corps de l’inconnu. Il devait avoir dans les 27, 28 ans encirons et sa taille était fine et élancée. Un beau jeune homme…

Elle se résigna enfin à détourner les yeux. Elle fit quelques pas et demanda d’une voie calme et tranquille.


« Collègue ? »

Puis elle s’approcha d’un arbre, détacha une grande feuille et commença à la déchirer en suivant soigneusement la ligne principal qui s’éparait le végétal en deux. Puis elle laissa les deux partie tomber négligemment sur le sol avant d’en prendre une nouvelle et de refaire le même geste. Puis d’un geste furtif, elle passa sa main là où elle s’était cognée quelques instants plus tôt. La croute était toujours présente et la blessure ne saignait plus. Elle ramena vivement ses cheveux pour dissimuler l’entaille et continua son petite manège avec les feuilles l’environnantes.

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MessageSujet: Re: Le Chaos et... le reste [PV Lacrya]   Mer 28 Avr 2010, 22:03

Une présence. Mais qu'est-ce qu'une présence, au fond ? N'est-ce qu'un instinct, qui dicte que l'on est épié ? Est-ce une altération inconsciente de notre esprit et de nos perceptions qui permet de déterminer que quelqu'un peut se trouver à proximité ? Pourtant, une présence, ce n'est pas seulement un homme ou une femme, un humain en général. Non, une présence est simplement un dogme qui montre que l'on est ici, et non ailleurs, et que l'espace que notre corps entame est réservé à lui, même si tout le reste de l'espace proche ne l'est pas, il peut potentiellement l'être. Une présence, c'est aussi, quelque part, qu'une impression, peut-être une illusion, car elle peut être cachée, ou bien montrée, mais une illusion des sens, qui ne sauraient plus s'accorder à leur perception des choses. Ou le cerveau, qui interprèterait bien trop chaque information reçue, puisque toutes les informations sont traitées et interprétées. Chaque chose imprime son chemin dans les circuits psychés du cerveau humain. Une présence... Quoi de plus naturel ?

Jin ne s'était cependant pas trompé. On ne dupait pas ainsi un Maître Envoleur, fût-on Maître Envoleur soi-même, ou même Marchombre... Quoique, qui pouvait se targuer ainsi d'être presque omniscient ? Personne, évidemment, ou alors sous le masque hautain de l'hypocrisie, et du déni du monde entier, complètement imbu de soi-même, et se pensant omnipotent, évidemment. Quelle stupidité, de quelques bons hauts gradés ! Puisque seuls les forts pouvaient penser d'une telle manière. Penser que le pouvoir et la puissance étaient des finalités, alors qu'ils n'étaient que des moyens. Des moyens d'atteindre des buts, et des objectifs sans doute rocambolesques bien souvent, mais réels et possibles. Ce fut un mouvement, sur le côté, qui le tira de ses pensées.

Une silhouette. Une bulle de Chaos. Ce furent les deux choses que le jeune homme remarqua en premier. Prenant le temps de détailler et d'analyser ce qui lui arrivait, Jin bougea imperceptiblement ses appuis, dans l'attente d'une potentielle attaque, pourtant serein et confiant, loin d'être angoissé. Pourquoi se prendre la tête alors qu'il ne doutait pas de ses compétences ? Et un ennemi digne de ce nom, n'aurait jamais attaqué de biais, ainsi, et risqué d'être repéré, surtout s'il connaissait sa cible. Soupirant légèrement, le Mercenaire se redressa lorsqu'il vit que la silhouette en question ne l'attaquait pas, mais le détaillait lentement, et il sourit à cette approche. Elle devait être sûre d'elle, donc pour se permettre une telle démarche. Mais elle était Maître Envoleur, il n'avait aucun doute là-dessus, devant la bulle sombre de Chaos qui s'accrochait à sa peau. Il ne voyait que cela, au premier abord, bien que les cheveux et les yeux de la femme, clairs, dénotent devant le Chaos, comme pour annoncer la Pureté-même, accordée à son physique quelque peu enfantin. Lui adressant un tendre sourire, Jin l'observa à son tour, avec intérêt et pourtant détachement. Comme il aurait regardé un paysage... s'imprégnant de lui.

La femme avait un physique un peu poupin, comme si son corps avait refusé de grandir. Pourtant, il n'y avait pas de doutes à avoir là-dessus : elle était plus âgée que ce dernier le laissait entendre. Sa taille n'était pas grande, mais d'un côté Jin n'était pas un colosse de ce côté-là non plus. A peine dix centimètres de plus qu'elle, en réalité. Le regard particulier du Mercenaire glissa sur la silhouette de sa future interlocutrice, puisque pour l'instant ils n'avaient pas échangé un mot, mais qu'ils le feraient probablement bientôt. Il nota singulièrement ses cheveux d'un blanc pur, évidemment, puisqu'il les avait remarqués plus tôt, et son regard gris, scrutateur, froid et tranchant comme l'acier, qui ne perça pourtant pas la carapace de Jin, qui savait se défendre face à ce genre d'attaques implicites. Il lui donnait finalement un peu plus de vingt ans, sans savoir à quoi s'en tenir réellement. Elle n'avait rien de spécial, physiquement, c'était un fait. Mais cela fit un peu plus remonter à la mémoire de Jin le souvenir de Ange, avec les immenses boucles blondes, et ses magnifiques yeux verts...

Un soupçon de mélancolie passa dans son regard, et il détourna les yeux un instant. L'instant d'un souffle, qui se transforma en mot. Un seul mot, chargé de diverses émotions, certes, mais in-identifiables. "Collègue". Etait-ce donc si facile ? Une dénomination comme une autre ? Et alors qu'il la regardait se mouver un peu plus loin, pour s'approcher d'un arbre, il observa son attitude, avant de donner quelque réponse que ce fût. Il remarqua essentiellement ce qu'elle était en train de faire, à savoir déposséder un arbre de ses feuilles pour effiler ces dernières. Levant un sourcil, il se demanda pourquoi elle faisait cela. Elle n'avait pas l'air fébrile, ni angoissée, loin de là. Alors ? Juste pour le plaisir de faire du mal à la Nature ? Le Chaos la possédait-elle au point qu'elle ne se rendait pas compte de ce qu'elle faisait ? Etait-ce cela la soi-disant liberté des Maîtres ? Soupirant, Jin papillonna des paupières. Il cherchait les mots justes.

- Hum... Collègue, sûrement, mais pas complice. Que t'a fait cet arbre, au juste ?

Un sourire passa sur son visage, montrant néanmoins le peu de cas qu'il en faisait, mais son regard était légèrement pesant, montrant qu'il souhaitait une réponse malgré cela. Soupirant, il écarta une mèche de son visage, d'un geste vif de la tête, et attendit. Il restait immobile, prêt à jaillir toutefois, même s'il savait qu'ils n'avaient aucune raison d'en venir aux mains.
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Le Chaos et... le reste [PV Lacrya]   Sam 08 Mai 2010, 12:11

Un vent calme et frais soufflait sans interruptions sur le petit bosquet se trouvant non loin de la ville d’Al-Far. Le courant d’air était faible et ne faisait qu’à peine osciller les branches ambles et augustes des arbres. Un silence doux, dans lequel baignait momentanément la scène, était accompagné joyeusement par les habitants du bois qui s’amusaient à exhiber leur voix. Le Soleil continuait à chauffer l’atmosphère tout en déclinant lentement vers l’horizon. Pourtant la nuit était encore loin et les ombres encore presque inexistantes au creux des plaines. Paradoxalement, elles étaient abondantes sous le lourd et jeune feuillage qui créait un dôme verdoyant filtrant la lumière du jour.

Lacrya se tenait toujours contre un arbre, ses doigts déchirants méthodiquement et machinalement des feuilles qui tombaient par la suite à ses pieds pour rester là, abandonner par le vent. Elle releva doucement la tête quand la voix, douce mais puissante, de l’homme s’éleva. Devant la question de celui-ci, l’envoleuse ouvrit la bouche et un air relativement surprit se peignit sur son visage.


« Quel… »

Elle ne finit pas sa phrase et baissa son regard pour le poser sur ses mains, suspendues dans leur mouvement, le bout des doigts teintés de vert. Elle vit ensuite le sol, jonché de cadavres de feuilles. Sans que son esprit en est vraiment conscience, ses mains s’étaient mises en mouvement et avait fait renaître une ancienne manie. Celle-ci était issue de son ancienne vie et, le jour où elle avait apprit à s’ouvrir au monde et à la nature, elle avait essayé de l’abandonner, chose particulièrement dure quand on l’avait laissé s’épanouir pendant plusieurs longues années. Maintenant, elle arrivait à contrôler ce geste mais, il continuait à ressurgir quand une chose la captivait particulièrement où que son attention était retenue autre part. Il pouvait aussi revenir lors d’un moment d’effroi ou d’angoisse, ce qui n’était absolument pas le cas maintenant. Elle ne ressentait aucune crainte et était parfaitement sereine. Alors quoi ? Il n’y avait ici que la pure nature et cet inconnu mystérieux.

Lacrya reprit rapidement son expression neutre et quitta son point d’appui. Elle regarda un moment l’homme qui semblait attendre une réponse, peut-être pour la tester, ou simplement pour comprendre. La jeune femme n’arrivait pas à trancher. Mais, pour l’envoleuse, le temps n’était pas encore aux paroles. Pour le moment, la honte habitait furtivement son esprit. Celle d’avoir enfermé son âme sur une vision, d’avoir laissé son ancien caractère reprendre le dessus alors qu’elle essayait constamment de le faire disparaitre.

La jeune femme baissa lentement la tête et se dirigea vers l’arbre qu’elle avait meurtrit. Elle se mit dos à l’inconnu et posa son front et ses paumes sur l’écorce rugueuse avant de fermer les yeux. L’envoleuse essaya de se couper du monde qui l’entourait pour ne plus penser qu’à l’être devant elle. Elle tenta de capter sa respiration pour calquer la sienne sur celle de l’arbre. Puis, doucement, elle entoura le bois de son aura chaotique, faisant ressortir toute sa puissance pour ceinturer le tronc puissant et colossale. Si cet allo de force avait une couleur, on pourrait voir apparaitre une bulle de lumière de plusieurs mètres de diamètre apparaitre autour de la frêle silhouette de la jeune femme.

En vérité, Lacrya ne savait pas très bien ce qu’elle était en train de faire. Elle savait simplement qu’elle devait essayer de se faire pardonner pour son geste injustifié et cruel. Son idée était de faire passer un peu de sa puissance dans l’arbre, chose qu’elle n’avait jamais expérimenté et dont elle n’avait aucune idée du résultat. Alors qu’elle sentait ses forces décliner, elle rappela à elle le chaos qui l’habitait, rouvrit les yeux et fit un pas en arrière. Elle sentait la fatigue habiter ses muscles. Le transfère avait marché ou était-ce le simple fait d’avoir étendu sa puissance loin d’elle ? Elle n’avait pas la réponse à cette question.

Soupirante et septique, elle se retourna et se remit dans la même position qu’au début, le dos calé contre un arbre. Elle croisa les bras et regarda un instant le jeune homme. C’et alors qu’elle se perdit involontairement dans ses yeux. Ou plutôt dans ses iris, ses pupilles restant indéchiffrable au regard de la jeune femme. Mer de brume saupoudrée d’étoiles, ils étaient captivants. Il dégagé de la force et de l’autorité. Il n’était pas particulièrement froid mais semblait légèrement pesant. Lacrya resta ainsi un petit moment, hypnotisée pas cette couleur si particulière et si expressive, avant de se rendre compte qu’elle le dévisageait complètement. Elle baissa une nouvelle fois la tête et s’assit à terre. Puis, sentant toujours le poids du regard du jeune homme sur elle, elle répondit à la question d’une voix faible, presque un murmure dans le vent.


« Il m’a seulement offert un abris et l’invisibilité. Et moi, pour le remercier, je le dépouille de ce qu’il à de plus précieux. Voila bien un comportement qui laisse entrevoir mon tempérament… J’espère que ma raison arrivera un jour à prendre le dessus… »

Elle laissa sa voix calme disparaitre avec le vent et ferma une nouvelle fois les yeux. Elle venait de reconnaitre une faute qu’elle avait commit involontairement mais commit quand même. Ce tempérament d’on elle parlait faisait partie d’elle et était une chose contre laquelle elle ne pouvait lutter. C’était en quelque sorte inscrit dans ses gènes. Pourtant, elle s’efforcé de se construire un caractère qui atténuerait cette excès de cruauté. Certes son caractère était toujours bien présent, mais pas forcément méchant. Juste directe et honnête. Ce que peu de gens appréciait. Nombres ce caché derrière des beaux sourires et de l’hypocrisie, ce que la jeune femme haïssait. Quand elle voulait dire une chose, elle le disait. Voila bien une chose qui lui a attiré maints ennuis.

Elle inspira lentement et chercha un sujet de discussion. Curieusement, alors qu’elle venait de fuir la société pour retrouver un semblant de liberté, elle se retrouvait à vouloir parler avec un parfait inconnu. Pourquoi ? En réalité elle connaissait cette réponse. C’était simplement car elle se sentait bien à proximité de son aura. Cela faisait maintenant un certain temps qu’elle n’avait pas côtoyé de maître comme elle et, dans son fort intérieur, sentir prés de soit une autre âme chaotique l’apaisait et la réchauffait. De plus, la présence de l’homme n’était absolument pas gênante. Il était furtif et ne s’imposé pas dans l’espace. Mais dans le fond, qu’était cette aura chaotique qu’il dégageait ? Une part de lui-même ? S personnalité ? Sa force ? Ou tout simplement lui ? Quand on apprécie une aura, apprécions-nous aussi forcément la personne qui la dégage ? Un débat à pousser…

Elle essaya donc d’engager la conversation pour tenter de combler le blanc qui venait de s’installer entre eux. Ne trouvant de rien de vraiment pertinent et refusant de s’abaisser à des questions aussi futile que les raison d’une présence à un endroit, Lacrya choisie de rebondir sur la première partie de l’intervention du jeune homme. En effet cela l’intriguait légèrement. Elle ne voyait pas très bien la relation entre collègue et complice. Même si il était vrai qu’une grande part était les deux, nombre de collègues se détestaient aussi mais continuait à travailler ensemble par pure obligation. Mais en aucun cas elle avait fait illusion à une quelconque complicité. Alors pourquoi le préciser ?


« Pourquoi évoquer la complicité alors qu’elle n’a jamais été abordée dans ma question ? »

Elle lui lança un petit sourire et laissa peser son regard sur l’homme en attendant une réponse. La curiosité remplacée peu à peu la honte qu’elle avait précédemment ressentie. Sans vraiment le vouloir, cet individu l’intriguait et elle espérait en apprendre plus sur lui dans les moments à venir.

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