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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Leenio - Cours n°2

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MessageSujet: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 17 Mai 2010, 19:24

    Les passes, les bottes, les coups, les attaques, les défenses, tous ces gestes que l’on exécutait pendant un combat, tout cela n’était en réalité qu’une danse. Une danse, grâcieuse, légère, douce et délicate, mais pourtant ferme et imposante. C’était une évidence, pour Miss. Un combat était une danse, un souffle, une inspiration, un seul geste. Elle dansait, elle s’amusait avec son adversaire, elle lui volait son centre, elle se glissait contre lui, elle le déconcentrait, et elle filait, aussi impalpable que le vent. Parce que le vent dansait aussi, mais entraînait toute une vie avec lui, il entraînait les arbres, les feuilles, les herbes, les animaux, les odeurs, les intentions, l’eau... Tout était un partenaire de danse, pour le vent, et Miss était aussi un partenaire de danse de ce dernier. Elle en était simplement béate, du vent, sans doute était-ce son premier amour, sans doute le resterait-il toujours. Elle aimait le vent, même si elle s’identifiait plutôt au feu, elle-même. On ne peut attraper des flammes, tenterions-nous de les saisir qu’elles nous brûleraient, ou alors qu’elle s’éteindraient. Une flamme est offensive et défensive, elle représente la passion et l’instinct, elle représente la primalité et pourtant la force. Elle aimait le feu. Soupirant à ces quelques pensées, la jeune femme caressa l’horizon du regard, tranquille. Elle n’avait aucune envie de s’habiller, et s’en serait bien passée. On se sent si libre, sans vêtement, sans rien pour entraver nos mouvements, aussi calculés qu’ils fussent – les vêtements. Miss arqua les reins, vers le ciel. A la cîme d’un arbre, elle contemplait l’horizon, et se délectait du spectacle. La nuit tomberait dans peu de temps, et elle avait hâte de revoir ses apprenties, surtout qu’elle avait su qu’une nouvelle apprentie s’investirait dans le groupe, une certain Lyan, qu’elle voulait aussi apprendre à connaître. Elle n’attendait que cela, après tout. Retrouver ses apprenties, continuer à leur apprendre, et continuer d’apprendre à apprendre. C’était une expérience enrichissante, et elle sentait qu’au fond d’elle, tout était en accord, lorsqu’elle était avec ses apprenties. Elle était simplement dans son élément. Souriante, elle posa son regard sur ses vêtements, qui gisaient au pied de l’arbre, et soupira, finalement pour descendre. Elle aimait tant être nue, sentir le vent caresser sa peau et l’enlacer, comme un amant parfait qui n’existait pas...

    Descendant tranquillement de l’arbre, sans vouloir prendre de la vitesse mais plutôt en s’accordant dans son entière enveloppe charnelle au tronc et à l’arbre, Miss ferma les yeux durant sa descente, jusqu’à avoir le pied touchant le sol. Alors elle les rouvrit, découvrant ses yeux pétillants, d’un violet magnifique, pour s’habiller – bon grès, mal grès... Soupirant légèrement, elle frotta légèrement la petite jupe qu’elle portait à son habitude, lui arrivant mi-cuisses, ainsi que son débardeur, et prit la direction du rendez-vous qu’elle avait fixé avec les apprenties, en leur glissant encore un petit mot durant la dernière nuit qui s’était déroulée. Elle marchait d’un bon pas, mais préféra se mettre à la course, avec un bon rythme qui faisait rouler doucement ses muscles sous sa peau, et elle se délecta de la vivacité dans laquelle son corps était plongé. Réellement, ce qui allait suivre n’était pas un ‘cours’ à proprement parler. Miss avait envisagé d’être avec ses apprenties des jours et des jours, pour qu’elles pussent s’améliorer convenablement et encore plus vite, pour qu’elles comprissent qu’être Marchombre était un travail quotidien, et qu’il ne fallait pas lésigner sur les efforts ou sur le mental. Elle arriva donc alors que le soleil perçait tout juste les montagnes à l’horizon, et que son premier rayons innonda littéralement la terre. Souriant à cette vision, elle s’amusa à compter les nuages et à y trouver des formes marrantes, en attendant ses apprenties. Et lorsqu’elles arrivèrent, elle leur adressa un immense sourire, encore une fois, avant de leur expliquer :


    - Bonjour à toutes ! J’espère que vous vous êtes bien reposées, car le temps que nous allons passer ensemble ne sera pas de tout repos, bien au contraire. Nous allons faire un long voyage, et apprendre à se connaître, tout en vous montrant la Voie, et j’espère que vous y avancerez. Nous avions rendez-vous ici, mais maintenant que nous y sommes, c’est aux écuries que nous allons nous rendre, pour prendre des chevaux. Ne vous inquiétez pas si vous n’avez jamais monté à cheval, vous allez apprendre, il n’y a rien de plus difficile. Comme nous avons une nouvelle apprentie dans le groupe, je vais vous présenter rapidement : voici donc Lyan, Tara et Syndrell. Vous allez passer sûrement les prochaines années ensemble.

    Allons-y !


    Comme Miss avait recommandé à Tara et Syndrell de s’échauffer avant de venir en cours, elle ne doutait pas que ces dernières l’avaient fait, mais elle n’avait pas mis cela au point avec Lyan, puisqu’elle ne l’avait pas eue juste avant. Ainsi, elle se mit à courir à un bon rythme, heureusement le parcours n’était pas long, et elles arrivèrent aux écuries en moins de dix minutes. S’arrêtant doucement, Miss se tourna vers ses apprenties pour leur adresser un sourire, et poussa avec entrain les deux immenses portes en bois qui fermaient le couloir des boxes et des salles de harnachement et de pansage, ainsi que certainement une sorte de club-house. Entrant sans hésitation dans le couloir pavé, elle s’approcha du premier cheval, qui avait passé sa tête dehors, curieux, et lui caressa le chanfrein tendrement, avant de s’avancer vers une salle, un peu plus loin. Invitant ses apprenties à la rejoindre, elle expliqua alors le nom des brosses, et la manière de s’en servir, d’abord dans un cours théorique, puis elles passeraient à la pratique. Elle expliqua l’utilité de la selle et du filet, pourquoi certains filets n’étaient pas les mêmes que d’autres, et qu’elles allaient prendre un cheval de plus que leur nombre, pour avoir un cheval de bât, qui porterait les affaires nécessaires au voyage. Une fois tout cela mis plus ou moins au clair, elle donna à chaque apprentie les brosses nécessaires et leur indiqua de choisir un cheval et de le panser, et elle vint les aider dès qu’elles étaient un peu dans le doute, pour leur ré-expliquer, calmement, chaque chose et chaque geste. Elle se rendait compte que réellement, elle aimait cela, aider les autres, et partager ses connaissances, et se surprenait elle-même à le penser. Soupirant légèrement, elle pansa elle aussi sa monture, ainsi qu’une seconde, et fit la démonstration pour harnacher le cheval correctement, aidant ses apprenties lorsqu’elles n’y parvenaient pas.

    - D’ici quelques jours, vous devrez être capables de faire tout cela sans aucune aide de ma part !

    Leur adressant un sourire, elle leur fit signe de faire sortir leur monture, elle-même sortant avec deux chevaux calmes et sereins, qu’elle savait qu’ils ne diraient rien collés l’un contre l’autre, comme l’un était de bât et l’autre de selle. Se tournant vers ses apprenties, elle monta sur sa monture pour donner l’exemple, et les laissa faire, leur expliquant qu’elle serait devant, et que les chevaux suivraient sans aucun problème la file qu’elle allait imposer. Puis, d’un léger contact du mollet, elle fit partir sa monture au pas, vérifiant derrière elle que tout se passait convenablement. Miss avait toujours préféré se déplacer à pied, simplement parce qu’elle avait la très forte impression que les hommes en général n’utilisaient les chevaux que parce qu’ils se croyaient plus libres en prenant la liberté de ces animaux et en la leur ôtant. Elle s’était faite la même réflexion, au cours de sa formation et même avant, lorsque les hommes qu’elle rencontraient voulaient tous la posséder, comme un objet, et qu’elle sentait que quelque part, ils la voulaient pour se sentir plus fort, et avoir sa liberté, en brisant son envol. Elle trouvait cela répugnant, et pourtant elle savait que c’était une réaction naturelle et humaine, parce qu’en tant qu’humain, on ne se contente jamais de ce que l’on peut posséder. Soupirant, elle glissa ses doigts dans les crins de sa monture, en jetant un coup d’oeil au cheval de bât, qui semblait décidé à bien marcher. Elle sourit, et détailla le paquetage sur le dos du cheval. Elles n’auraient pas assez pour tout le voyage, et sans doute faudrait-il qu’elles chassassent ou bien qu’elles allassent chercher des vivres dans les villages qu’elles croiseraient, mais cela prenait tout de même un peu de place, bien que disposé de manière à équilibrer les choses. Elle avait pris les brosses, la nourriture complémentée pour les chevaux, mais aussi des armes, des poignards, des arcs, des bâtons, et d’autres, elle avait embarqué aussi une longue corde et des provisions de nourriture, évidemment.

    Elles marchèrent ainsi longuement, jusqu’à midi, heure à laquelle Miss accorda une petite pause à ses apprenties, acceptant avec enthousiaste toutes les questions qu’elles pouvaient poser, expliquant pourquoi savoir monter à cheval était indispensable. Elle donna son point de vue là-dessus, mais ne voulant pas influencer le jugement de ses apprenties, leur expliqua qu’elle préférait se déplacer à pied, et que donc c’était ce qu’elles feraient cette après-midi-là. Ainsi, lorsqu’elles repartirent, ce fut à pied, en courant, évidemment. Miss garda un bon rythme, pas trop lent ni trop rapide, le rythme qui permettrait à ses apprenties de développer leur endurance et leurs capacités pulmonaires de manière douce et tranquille. Elles coururent ainsi toute l’après-midi, jusqu’à ce que le soleil commençât à se coucher derrière l’horizon, et alors seulement Miss s’arrêta. Elle avait mit un point d’honneur à ne pas marcher durant toute l’après-midi, et donc à ne pas laisser marcher ses apprenties, en ralentissant quand il le fallait, mais sans marcher, même si en courant elles allaient moins vite que si elles auraient marché. Elle les avait encouragées, et les chevaux avaient été adorables, les suivant au petit trot, et même au pas lorsqu’elles ralentissaient beaucoup, mais ils n’avaient pas protesté. Faisant un feu de camp, Miss donna à chacune de ses apprenties une couverture, et se plaça devant le feu pour manger. Une fois rassasiée, ayant ingurgité de la viande séchée, elle leur dit :


    - Vous feriez mieux de faire des étirements ce soir, si vous ne voulez pas être pleines de courbatures demain. Comme nous n’avons fait que du pas ce matin, vous avez pu sentir les mouvements de vos chevaux, et faire un peu connaissance. Demain, nous trotterons. Je vous préviens : le trot est l’allure la plus inconfortable du cheval, il vous faudra vous accrocher !

    Ce sera tout pour aujourd’hui, et encore, ce n’était rien, je vous assure. Une mise en bouche. Demain commenceront les choses sérieuses ! Dormez, nous nous lèverons tôt !


    Sur ce, la jeune femme leur adressa un sourire, et remonta sa propre couverture jusque sous son menton, pour s’y emmitouffler dedans, et se caler sur le côté, dans la position du foetus, pour dormir. Un large sourire entamait toujours ses lèvres, elle était juste heureuse. Les chevaux, pansés et soignés, dormaient eux aussi, tranquilles.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 17 Mai 2010, 21:25

Le soleil ne perçait pas encore à l'horizon mais déjà, Lyan pouvait deviner que la journée a venir serait ensoleillée. Seuls quelques cumulus perdus étaient visibles dans le ciel qui prenait peu à peu une teinte orangé. La jeune fille était la première réveillée de sa chambre de dortoir, aussi, elle prit soin de ne pas faire de bruit pour retourner de la fenêtre à son lit. Sur la petite table de chevet en bois collé contre le mur de pièce et à la gauche de son lit, se trouvait un peigne et un lacet qu'elle attrapa vivement pour se faire une queue de cheval. Aujourd'hui, elle allait rencontré son nouveau maître. Elle était légèrement tendue. L'apprentie marchombre reposa délicatement son peigne sur sa table de nuit et sortit en essayant de faire le moins de bruit possible. Elle avait rendez-vous dans les bois, non loin de la lisière. Une petite balade matinale à l'orée des bois ne déplaisait jamais à Lyan, c'est donc pleine d'entrain qu'elle passa les grandes portes de l'Académie.

Lyan accueillit la fraiche brise matinale avec bonheur. Cela la détendit. Elle se sentait de plus ne plus proche du vent, surtout depuis son dernier cours avec Nérilys où elle avait commencer à saisir ce qu'était que l'harmonie. Elle s'était alors sentit en fusion presque parfaite avec tout ce qui l'entourait et la caresse du vent c'était faite plus intense que jamais, plus proche et plus compréhensible. Le vent intriguait tant Lyan, il la surprenait tant ! Pouvait-on tomber amoureuse du vent ? Lyan en était persuader à cet instant.

Les premiers rayons du soleil commençaient à peine à percer le feuillage des arbres et la nature s'éveillait lentement. Elle n'était plus très loin du lieu de rendez-vous, aussi, elle tenta de faire disparaitre les dernières traces de sa tension. Lyan aperçut alors son nouveau maître à quelque pas. Miss Nyya si sa mémoire était bonne. Elle avait baissé ses yeux du ciel qu'elle devait être en train d'observer. Bien que cette dernière devait déjà savoir qui Lyan était, la jeune fille trouva tout de même poli de se présenter.


- Bonjour; je suis Lyan.

La jeune fille sourit à la maître marchombre. Elle était heureuse d'être ici, à l'Académie. Heureuse d'avoir trouver, du moins elle le pensait, un chemin à suivre. Quelques minutes plus tard, les deux autres apprenties arrivèrent à leur tour. Lyan les salua également en se disait qu'elles n'avaient pas l'air bien méchantes, ce qui la fit se sentir plus à l'aise. Miss Nyya leur annonça qu'un long voyage allait bientôt commencer, ce qui enchanta Lyan qui aimait à découvrir le monde qu'elle connaissait trop peu. Elle entreprit donc de suivre son maître et les deux autres apprenties jusqu'aux écuries. Lyan avait déjà fait un voyage à cheval, cependant, elle n'avait pas pu s'occuper aussi bien qu'elle le voulait de sa monture en raison de ses maigres connaissances en la matière. C'est pourquoi, elle fut ravie de constater que le début du cours l'aiderait à combler ses lacunes. La jeune filles tenta de reproduire au mieux les gestes de la marchombre et tenta d'ancrer dans sa mémoire tous ses conseils qui ne manqueraient pas de lui resservir pour un prochain périple à cheval. Pendant qu'elle pensait sa monture, Lyan jetait de petits regards en direction des autres apprenties pour écoutait les conseils que leur donnait Miss Nyya ou tout simplement pour voir si elle-même effectuait les bons gestes.

Vint alors le moment de se mettre en route. Le soleil était haut dans le ciel quand la petite troupe s'arrêta enfin. Les muscle de Lyan étaient bien engourdis, aussi fut-elle soulagée de descendre de cheval pour pouvoir se dégourdir les jambes. S'il était plus agréable de se déplacer à pied, il fallait tout de même reconnaitre que le cheval était un moyen de transport plus rapide et moins fatiguant, hormis les douleurs qui risquaient de s'en suivre... Lyan,Tara et Syndrell mangèrent rapidement en même temps que Miss Nyya qui leur annonça que la suite de la route se ferait en courant. Lyan se remercia alors intérieurement de s'être entrainé à l'endurance presque chaque matin depuis le début de son apprentissage. Durant la courte pose, Lyan posa quelques questions au sujet des chevaux pour éclaircir certain points qu'elle n'avait pas bien compris le matin même, puis elles se remirent en marche.

La course fut agréable, bien que de plus ne plus difficile sur la fin. Lyan s'était certes améliorer niveau endurance, elle était loin d'exceller dans ce domaine. Le vent ne paraissait pas la quitter de toute la course, ce qui la poussa à se donner à fond et à ne pas se décourager. Elle aurait presque juré que quelques fois le vent l'aider à progresser dans sa course. Était-ce insensé ? Lyan s'en contrefichait, elle aimait le vent, il semblait l'apprécier, tout était bien. Le vent l'avait accepté, rien ne pouvait rendre Lyan plus heureuse. Quoi que si. Le connaitre encore mieux serait le paroxysme. L'après-midi touchait presque à sa fin quand Miss Nyya arrêta sa course qui sembla ne l'avoir même pas fatiguée. Une fois encore elles mangèrent ensemble, plus tranquillement cette fois si et la maître leur conseilla de s'étirer. Lyan grimaça. Elle ferait mieux de le faire correctement si elle voulait éviter de trop douloureuses courbatures. Par chance, elle était souple naturellement, ce qui l'aidait beaucoup au niveau des étirements. Elle le fit donc avec plaisir et se fut épuisée qu'elle s'enroula dans sa couverture ce soir là, après une dernière penser pour le vent qui lui caressait délicatement le visage, comme pour l'endormir.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mar 18 Mai 2010, 00:16

Tara observait les première lueur de l'aube éclairés le paysage.
Elle avait bien dormi, mais elle préférée la belle étoile a une chambre de 4 murs.
Miss Nyya leur avait donné rendez vous, ce n'étais pas très loin, et comme tout les matins, Tara en profita pour aller s'échauffer d'abord, refaisant le même parcours, prenant soin d'étirer chacun de ses muscles et de s'appliquer a ses lancers, elle prenait l'habitude.
Voilà pourquoi elle se lever toujours a l'aube, elle aller courir une bonne heure, ménageant son souffle, puis escalader tout ce qu'elle pouvait, parois, arbre, rochers...
Elle lancer ensuite ses dagues sur des cibles tantôt immobiles, tantôt bougeantes pour améliorer sa précision.
Puis elle allait se baigner, elle n'aimait pas particulièrement se mettre nue, au contraire elle détester l'idée que quelqu'un voit son corps, mais au moins sa la rafraichissait et la réveiller chaque matin avec bonne humeur.
Une fois tout ses »entrainements» fini, elle se dirigea vers le lieu de rendez vous, mais une question trottait dans sa tête.

Doit t'ont avoir honte de montrer son corps?
Un corps se respecte, que se soit le siens ou celui d'un autre, fut t'il un ennemi. C'est pourtant inutile de le dissimuler ou d'en avoir honte, encore plus inutile dans tirer de l'orgueil, il faut juste l'accepter et le respecter.
C'est ce qu'un vieille femme lui avait dit un jour, il y a longtemps.
Tara n'aimait toujours pas se montrer, elle ne voulait pas qu'on pense qu'elle se croyait supérieur, loin de la, mais les seul personne qui avait voulut le voir avait disons... perdu quelques chose et l'avait amèrement regrettés, depuis elle ne se montrer plus.


Elle arriva au rendez vous en même temps que Syndrell, une jeune fille étais déjà présente auprès de Miss Nyya.
Une nouvelle?
Tara se rappela de Nénuphar, elle les avait quittés si vite...

- Bonjour à toutes ! J’espère que vous vous êtes bien reposées, car le temps que nous allons passer ensemble ne sera pas de tout repos, bien au contraire. Nous allons faire un long voyage, et apprendre à se connaître, tout en vous montrant la Voie, et j’espère que vous y avancerez. Nous avions rendez-vous ici, mais maintenant que nous y sommes, c’est aux écuries que nous allons nous rendre, pour prendre des chevaux. Ne vous inquiétez pas si vous n’avez jamais monté à cheval, vous allez apprendre, il n’y a rien de plus difficile. Comme nous avons une nouvelle apprentie dans le groupe, je vais vous présenter rapidement : voici donc Lyan, Tara et Syndrell. Vous allez passer sûrement les prochaines années ensemble.
Allons-y !


Un voyage? Tara sourit Miss Nyya ne pouvait pas lui offrir meilleure cadeaux, car voyage signifiait aussi nuit a la belle étoile.
Les écuries? Tara fit un peu la moue intérieurement, a l'auberge ou elle travaillait elle devait toujours s'occuper des chevaux, elle aimait bien s'en occuper mais les écuries n'étais jamais bien propre et elle plaignait ses magnifiques créatures, qui par les hommes se retrouvait réduit au rang de bêtes.
Par contre entre s'occuper d'eux et les monter il y avait une différence, un jeune cavaliers lui avait dit une fois que le jours ou elle montrais un cheval ses cuisses s'en souviendrais.
Elle avais acheter une magnifique jument quelques mois plus tot mais ne sachant pas comment la monter, elle l'avait déposer chez un ami en attendant, puis elle lui avait demander de l'amenait jusqu'aux écuries de l'académie en attendant de pouvoir apprendre a la monter.
Tara retrouva vite le sourire en pensant a la dernière paroles, la jeune fille se nommait donc Lyan et elle étais nouvelle apprentie.
Elle coururent jusqu'au écuries et Tara sourit en pensant que maintenant elle avait trouvés un bon rythme.
Miss Nyya leur explique le nom de chaque brosse, et chacune de leur utilisations, Tara écouta même si elle les connaissait déjà, on peut toujours apprendre.
Puis elle leur expliqua tout ce qui fallait savoir sur la selle et le filet, Tara fit la moue, elle n'aimait pas devoir ainsi entraver un cheval, pourquoi le retenir par des rênes, comme une chaine...
Puis Miss Nyya leur demanda de choisir un cheval et de s'occuper de lui, Tara ne savait pas si sa jument étais la ou non et donc elle regarda les boxes aux alentours.
Elle allait s'approcher d'un boxe quand sa main s'arrêta a mi hauteur de la serrure, un chant, qui l'hypnotisait et l'appelait, mais plus loin.
Elle continua devant les autres boxe et s'arrêta dans celui d'où venait cette douce mélodie au notes envoutante.
Un cheval, magnifique, entièrement noir mais deux yeux d'un bleu intense qui la fixait, sa jument étais arrivés.
Tara examina le boxe pour être sur qu'elle ne rêvait pas, mais non, ce boxe était propre du sol au plafond.
Elle laissa sa main glissait lentement jusqu'à la serrure et l'ouvrit d'un simple effleurement, son cerveau étais comme déconnectés de la réalité, elle n'entendait rien d'autre que les battement régulier de la jument qui lui faisait face.
Elle semblait douce et pourtant sa musculature montrait qu'elle pouvait portait des charges lourdes.
Tara avait bien choisit, le cheval idéales pour elle, un peu grand mais le meme caractères.
Doux et rebelles, simple et forte.Identiques et tellement différentes.
Tara s'approcha d'elle lentement prenant soin de ne pas l'effrayer, ses yeux toujours fixait dans les siens.
Elle tendit sa main et les naseaux de la jument vinrent se mettre en dessous d'eux même. Tara caressa son encolure de longues minutes, s'émerveillant devant la magnifique beauté qui lui faisait face.
Elle était toujours éblouie par elle depuis le jour de son achat, elle l'avais entendue sur le marché, elle avait vu les hommes tentait de la maitriser par le fouet, et puis son ami l'avait prise, les hommes avait voulut les en dissuader, mais Tara et son ami l'avait acheter quand meme.
Puis comme Miss Nyya leur avait montré elle prit le matériel et la brossa, cura ses sabots sans aucune difficultés, elle hésita un moment la selle dans la main et le filet dans l'autre.
Mais la jument la laissa faire, rentrant même son ventre pour l'aider a réglés la sangle, Tara régla ensuite les étriers et passa a contre cœur le filet, mais la jument se laissa faire, toujours perdue dans le regard de Tara.
Puis elle revint a la réalité sur une phrase de Miss Nyya, elle n'étais pas sortie une seule fois du boxe depuis qu'elle y étais rentrait, leur professeur avait t'elle vu ce que Tara faisait?

- D’ici quelques jours, vous devrez être capables de faire tout cela sans aucune aide de ma part !

Puis elle sortit sa monture, son noir était magnifique et Tara fit attention d'éviter de marcher sous ses sabots, elle pensait a ses orteils, une fois pas deux.
Puis se fut le moment de se mettre en selle et Tara regarda a nouveau sa monture, elle étais grande, très grande par rapport a elle, et a moins de trouver une échelle elle ne savait pas du tout comment monter sur son dos.
Son ami Johny a l'auberge la montait a sa place, c'est lui qui l'avait amené aux écuries mais il était bien plus grand qu'elle.
Elle allait appeler Miss Nyya en renfort quand sa jument fit quelques chose de totalement.. étrange.
Elle abaissa ses pattes se mettant a la hauteur de Tara, d'une simple enjambés elle pouvait maintenant être sur son dos.
Tara la regarda comme ci elle venait de descendre du ciel, un peu effrayés car aucun des autres chevaux n'agissait comme elle.
Puis résolues elle se mit en position, les étriers était a parfaite hauteur et elle y mit ses pieds, se tenant a la selle avec le bout de ses doigts, quand soudain la jument se releva Tara serra la selle avec ses deux mains, histoire de ne pas finir par terre.

-Doucement Luna, doucement

Elle était vraiment grande, très grande, et Tara vu d'en haut s'apercevait a qu'elle point.
Tara n'eut pas a faire le léger contact du mollet comme l'avait fait Miss Nyya car sa monture se mit tranquillement au pas juste derrière elle.
Tara était séparés entre un mélange de fascinations et de peur, si elle était émerveillés par la beauté de sa jument, sa manière d'agir la surprenait, jamais mais alors jamais un cheval n'avait agi ainsi avec elle.
Elle c'était pourtant occupés de dizaines de chevaux des voyageurs qui s'arretait a l'auberge, mais sa jument était vraiment, particulière avec elle.
Le chant était toujours la, presque inaudible pourtant Tara vibrait en même temps que lui, et c'est sur ses douces notes qu'ils se mirent en route.
Puis Miss Nyya leur fit faire une petite pause aux alentours de midi et Tara mangea rapidement pour poser des questions, qui bizarrement ne franchirent jamais la barrière de ses lèvres.
Elle repartirent en marchant et la encore Tara entendit le chant, comme un appel se faisant de plus en plus fort quand elle s'éloigner de sa monture.
Mais celle ci la laissa courir entre Syndrell et Lyan sans rien faire.
Quand le soir fut la elle s'installèrent en rond autour d'un petit feu de camp, Miss Nyya leur tendit a chacune une couvertures et Tara s'emmitoufla dedans, les étoiles brillait de milles feu, la lune brillait haute et clair, mais il faisait froid, et frileuse comme un pingouins elle s'emmitoufla du mieux qu'elle put dans sa couvertures, manquant par deux fois de tomber en crisant ses pieds, vus les sourires que firent les filles, Tara se dit que faire le clown était utile, mais elle finit par s'asseoir.
Le sourire satisfait d'avoir réussi a s'asseoir sans tomber. Quand une phrase de Miss Nyya la toucha comme une douche froide.

- Vous feriez mieux de faire des étirements ce soir, si vous ne voulez pas être pleines de courbatures demain. Comme nous n’avons fait que du pas ce matin, vous avez pu sentir les mouvements de vos chevaux, et faire un peu connaissance. Demain, nous trotterons. Je vous préviens : le trot est l’allure la plus inconfortable du cheval, il vous faudra vous accrocher !
Ce sera tout pour aujourd’hui, et encore, ce n’était rien, je vous assure. Une mise en bouche. Demain commenceront les choses sérieuses ! Dormez, nous nous lèverons tôt !


Tara avait totalement oublier ses étirements du soir trop fascinés par sa jument, et concentrés sur ses pieds pour ne pas tombés.
Elle se releva et se dépatouilla de sa petite couvertures, se décoiffant totalement et lui donnant l'air d'une fille qui tombe du lit et se demande ou elle est attérie.
Tara fit ses étirements, prenant soin de bien se servir de chacun de ses muscles, puis les paroles de Miss Nyya revinrent dans son esprit.
Le trot est l’allure la plus inconfortable du cheval, il vous faudra vous accrocher!
C'était donc sa les douleurs de cuisses promise, elle qui espérait les éviter..
Miss Nyya remonta sa couvertures sur un sourires et se mit en positions pour dormir.
Tara aller faire de même après avoir lancés un regard sur les chevaux s'assurant qu'ils étais bien en sécurité, elle remonta sa couvertures ne faisant pas la folle cette fois.
Elle s'endormit bercés par la douce lueur des flammes et le doux chant de l'appel de sa jument ,quand en pleine nuit quelques chose de froid vint faire la java dans son dos elle se retourna et se retrouva nez a nez, ou plutôt nez a naseaux a sa jument qui étais censé dormir et être attachés pour éviter qu'elle ne se sauve.

*Apprendre a faire des noeuds, qui tienne.*

Tara se releva lentement pour ne pas réveillés le campement profondément endormie et raccompagna sa jument au milieu des autres chevaux, mais a chaque fois qu'elle retournait s'asseoir celle ci taper du sabot et revenait l'enbeter, il fallais qu'elle demande a Miss Nyya des l'aube comment attachés un cheval sinon se serait vraiment difficiles de restait avec elle... et de dormr.
Tara se releva pour la troisième fois attrapa sa jument et la ramena un peu plus loin, décidément elle allait en voir de vertes et des pas mures avec elle.
Elle aurait voulut l'enguirlander une fois pour toutes pour qu'elle arrête, mais en croisant son regard couleur océan Tara ne put que la caressait.
Mais résolues a ne pas réveillés les autres elle murmura a l'oreille de sa jument:

Toi t'est vraiment un cas, si j'attrape froid je te fait une crise de nerfs digne d'une femme divorcés !

La jument se mit en position appelée "coucher en vache" comme pour signifiait son accord et Tara s'appuya contre son poitrails, elle n'eut pas besoin de sa couvertures, ni même des flammes pour la réchauffer, car la tête de sa jument la réchauffait entièrement.
Elle se rendormit contre elle et cette fois, plus rien ne vint coupés son doux repos, le chant c'était fait plus fort et toutes deux vibrait au même son...


//hrp: désolée si sa fait trop genre"l'homme qui murmurait a l'oreille des chevaux" et si certaines expréssions drole vous ennuis, j'étais inspirait^^:hrp//


Dernière édition par Tara Line le Mar 18 Mai 2010, 23:48, édité 1 fois
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mar 18 Mai 2010, 16:05

Syndrell attendait.
Accroupie sur la branche d’un haut pin, elle observait deux écureuils en train de se disputer comme un vieux couple pour une noisette ; il fallait qu’elle soit vraiment immobile pour qu’ils n’aient pas remarqué sa présence ! La fierté lui tira un bref sourire. Depuis l’IL-Sal, Syndrell sentait qu’elle avait changé. Il ne s’agissait pas d’une transformation visible, elle était toujours ce petit brin de fille un peu trop mince, au teint de neige et aux cheveux irrémédiablement bleus.
C’est à l’intérieur qu’elle n’était plus la même. Là, dans son cœur, dans son âme aussi, il y avait cette petite flamme devenu brasier. Certitude profonde. Prise de conscience absolue. Elle avait trouvé sa place.

Le rendez-vous donné par Miss Nyya n’était pas très loin. D’ailleurs, elle pouvait sentir la présence de la Marchombre, fugace et bienveillante, et Syndrell fronça le nez. Bien qu’elle soit arrivée là relativement tôt, son maître était déjà dans les parages lorsqu’elle avait grimpé dans cet arbre. Et il n’y avait rien d’étonnant à cela…
Les deux rongeurs ayant finalement trouvé un terrain d’entente – un chêne lourd de glands, un peu plus loin – la jeune fille était de nouveau seule sur sa branche. Enfin, seule, c’était vite dis : il y avait d’abord le pivert qui, un peu plus bas, martelait le tronc de son bec pour dénicher quelques insectes dignes de satisfaire son estomac ; au sol, un magnifique crissane grattait la terre pour jeter son dévolu sur quelques vers bien dodus. Et, sur sa chaussure gauche, une fourmi qui cherchait à échapper au pivert se demandait à quoi servait cet enchevêtrement complexe de lacets. Enfin, si tant est qu’une fourmi pouvait réfléchir…

*Après tout, pourquoi pas ?* songea-t-elle en modifiant légèrement sa position pour pouvoir étendre l’une de ses jambes qui menaçait de s’engourdir.

Syndrell ferma les yeux pour apprécier la douceur du levant sur sa peau. C’était une caresse qui faisait vibrer tout son être ; combien de fois avait-elle souhaité devenir un lézard pour pouvoir passer ses journées sur une pierre à prendre le soleil ?
Un bruit. L’apprentie raffermit sa prise sur la branche, ses doigts glissèrent à sa ceinture, effleurèrent le manche d’un poignard… pour finalement retrouver leur place initiale, contre le tronc rugueux de l’arbre. Aucun danger ne la menaçait : Tara venait de se faufiler entre les arbres en petites foulées. Syndrell la suivit des yeux. Si elle ne descendit pas de son perchoir pour la saluer, c’était uniquement parce que sa compagne était occupée à s’échauffer. Et parce qu’elle avait senti sa présence, elle aussi.
Syndrell attendit quelques secondes encore, puis elle bondit et se réceptionna souplement sur le sol tapissé de feuilles. En quelques foulées, elle atteignit le lieu de rendez-vous. Remarqua aussitôt la jeune fille qui se tenait à côté de Miss Nyya. Ce n’était pas Nénuphar, non : cette fille paraissait un peu plus âgée. Dans un sourire, elle adressa un signe de tête à Tara, puis à elle, et Syndrell vit briller dans ses yeux la même flamme qui illuminait les regards de Miss Nyya et de Tara. Elle lui rendit son salut, soulagée. Qui que cela puisse être, cette apprentie ne quitterait pas le groupe. Elle en était certaine.

- Bonjour à toutes ! J’espère que vous vous êtes bien reposées, car le temps que nous allons passer ensemble ne sera pas de tout repos, bien au contraire. Nous allons faire un long voyage, et apprendre à se connaître, tout en vous montrant la Voie, et j’espère que vous y avancerez. Nous avions rendez-vous ici, mais maintenant que nous y sommes, c’est aux écuries que nous allons nous rendre, pour prendre des chevaux. Ne vous inquiétez pas si vous n’avez jamais monté à cheval, vous allez apprendre, il n’y a rien de plus difficile. Comme nous avons une nouvelle apprentie dans le groupe, je vais vous présenter rapidement : voici donc Lyan, Tara et Syndrell. Vous allez passer sûrement les prochaines années ensemble.

Allons-y !

Comme elles se mettaient en route, dans une foulée légère et rapide, Syndrell observa Lyan, nota que sa démarche faisait penser d’une façon troublante à celle d’une panthère. Il lui tardait de faire plus amplement connaissance avec elle.
Miss Nyya les conduisit aux écuries. Syndrell le devina bien avant que la bâtisse ne soit visible, car le vent qui venait du nord portait vers elle l’effluve animal, mêlée à l’odeur si particulière du cuir et à celle, plus sucrée, du foin. La jeune fille exulta intérieurement. Depuis son arrivée à l’Académie, elle n’avait guère eu le temps de venir jeter un coup d’œil dans cette partie du domaine. Miss Nyya les fit entrer, puis elle entama un cours théorique sur l’entretien d’un cheval avant de les laisser se débrouiller seules. Syndrell trouva ce cours extrêmement bénéfique : elle avait monté pour la première fois à l’âge de trois ans, mais sa dernière expérience avec un cheval remontait à quelques années – son parcours dans l’espionnage l’avait quelque peu éloignée des chevaux, à son grand regret.
La jument alezane dont elle s’occupait était joueuse, et il ne fallut pas bien longtemps à Syndrell pour comprendre qu’elle avait un certain caractère.

- Je crois qu’on va bien s’entendre, toi et moi…

Elle s’appelait Nuance. Un nom qui, décidément, lui plaisait. Une fois dehors, Miss Nyya se mit en selle, imitée par ses apprenties ; elles partirent au pas, prenant la direction de l’Est. Syndrell se retourna une fois sur sa selle, juste pour apprécier du regard les hautes tours de l’Académie. Il avait suffit d’une seule fois pour que ses yeux se posent sur les fins créneaux de pierre blanche, et qu’elle se retrouve dans l’univers des Marchombres…

Le soleil était haut dans le ciel lorsque Miss Nyya mit pied à terre. Elles se trouvaient sur la plaine de l’Est, immensité sauvage qui s’étendait à perte de vue. Syndrell, Lyan et Tara profitèrent de la pause qui leur était accordée pour détendre leurs muscles endoloris par cette matinée passée sur le dos d’un cheval. Ce fut l’occasion pour Tara et elle d’échanger quelques mots avec Lyan, de discuter avec Miss Nyya, aussi, qui offrit quelques réponses à leur questions, un sourire accroché aux lèvres. Syndrell se demanda s’il arrivait à la Marchombre de ne pas sourire.
Puis le groupe reprit sa route, en courant cette fois-ci. Ravie de pouvoir se dégourdir les jambes, Syndrell s’élança sans l’ombre d’une hésitation pour se placer entre Lyan et Tara et calquer son rythme sur celui de Miss Nyya. Courir ne leur fit pas avaler une longue distance, mais en un après-midi Syndrell croisa la route de siffleurs particulièrement loquaces, admira les magnifiques reflets changeants d’un pourprier sagement enroulé sur une pierre plate, et aperçut même un coureur !
Ces poumons étaient en feu lorsque Miss Nyya annonça enfin leur halte. La jeune fille mourrait d’envie de se coucher et de dormir trois jours d’affilée, mais la chose n’étant pas réalisable, elle aida son maître a allumer une belle flambée, devant laquelle toutes quatre profitèrent des bienfaits d’un repas amplement mérité.


- Vous feriez mieux de faire des étirements ce soir, si vous ne voulez pas être pleines de courbatures demain. Comme nous n’avons fait que du pas ce matin, vous avez pu sentir les mouvements de vos chevaux, et faire un peu connaissance. Demain, nous trotterons. Je vous préviens : le trot est l’allure la plus inconfortable du cheval, il vous faudra vous accrocher !

Ce sera tout pour aujourd’hui, et encore, ce n’était rien, je vous assure. Une mise en bouche. Demain commenceront les choses sérieuses ! Dormez, nous nous lèverons tôt !



La nuit était tombée sur la plaine, laquelle était désormais illuminée par une série de petits points lumineux : des lucioles. L’une d’elles s’était posé sur la crinière de Nuance lorsque Syndrell, après s’être soigneusement étirée, vint lui souhaiter une bonne nuit par une légère bise sur son chanfrein.
Puis elle se glissa sous une couverture, ferma les yeux et fut aussitôt happée par le sommeil. Lorsque, quelques minutes plus tard, Tara passa près d’elle pour aller s’installer avec sa propre monture, la jeune fille eut tout juste la force d’ouvrir un œil et une ombre de sourire amusé passa sur ses lèvres.


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 19 Mai 2010, 17:10

[Tara, juste une petite remarque : Heuuu, un cheval tout noir avec les yeux bleus, ça ne peut pas exister, parce que c'est le pigment de peau blanc qui donne les yeux bleus - on dit d'ailleurs vairons - enfin... Juste une remarque hein ^^

Les filles, si vous ne prenez pas un cheval qui est spécifié dans les écuries, il faudrait les y inscrire ! Wink ]




    Miss était allongée, en foetus, comme toujours lorsqu'elle allait s'endormir. Elle dormait toujours ainsi, et elle se sentait bien. Mais tout cela importait peu, et elle laissa les souvenirs de la journée remonter le fil de ses pensées, pour prendre tout son esprit. Les trois filles s'étaient plutôt bien débrouillée, et elle appréciait Lyan autant que les deux autres jeunes filles. Elles avaient réussi à harnacher les chevaux et à les panser correctement. Certes, elles avaient eu besoin d'un peu d'aide, mais c'était normal si c'était la première fois qu'elles le faisaient. Soupirant légèrement, Miss ferma les yeux. Après, elles étaient parties à cheval à travers les plaines, vers l'Est, complètement. Elles avaient marché toute la matiné, au pas, et donc la distance parcourue était minime, mais cela importait peu à la Marchombre : ce qu'elle voulait, c'était que ses apprenties s'ouvrissent à tout ce qui les entourait, chevaux, nature, éléments, et tout le reste, elle aussi, la Voie, tout ce qu'il pouvait se passer, en elles et hors d'elles. Les chevaux qu'elles avaient pris à l'écuries, il y en avait deux que Miss ne connaissait pas, et elle pensait que soit ces animaux étaient arrivés peu de temps avant pour s'accorder à des apprenties, ou alors qu'ils étaient complètement à Tara et Syndrell. Elle soupira légèrement, revit l'après-midi passée à courir, aussi. Elle était agréablement surprise de voir que les apprenties avaient une bonne endurance, et le lendemain, cela ne serait pas si facile ! Souriant à cette pensée, Miss ferma les yeux encore une fois, et son esprit, pour se laisser porter par le sommeil, tombant dans les bras de Morphée, pourtant ne dormant que d'un oeil, simplement parce que c'était sa nature, elle faisait attention à tout ce qui se passait autour d'elle, jusque dans son sommeil.

    Ainsi, elle entendit la jument qui gratait son noeud, la jument de Tara, plus précisément, et ses lourds pas qui venaient chercher cette dernière, qui dormait, mais qui se réveilla, évidemment. Miss n'intervint pourtant pas. Elle sentait, autour d'elle, les affinités entre les chevaux et les apprenties se créer. C'était moins évident pour Lyan, mais parce qu'elle avait prit un cheval de l'Académie, sans doute. Et alors que la jument venait à nouveau se frotter contre Tara, la jeune femme sourit, remua légèrement, et entendit l'apprentie et la jument qui dormaient l'une contre l'autre, finalement. Souriant seule, Miss sentit un autre souvenir arriver jusqu'à elle, la première fois qu'elle était montée à cheval. C'était lorsqu'elle était arrivée à la Citadelle, après quelques jours pendant lesquels les Frontaliers avaient délibéré sur le choix de la garder ou non avec eux, et de lui fire bénéficier ou non de leur enseignement. C'était après la décision solennelle qu'elle resterait qu'elle avait commencé. Ils s'étaient occupés de lui faire connaître les chevaux et de les lui faire monter. Ebahie devant la grâce et la prestance des animaux, Miss avait d'abord refusé de les monter, car c'était les priver de leur liberté. Mais elle s'était aussi rendu compte que les équidés adoraient se faire monter et surtout adoraient faire plaisir aux humains, ce qui l'avait revigorée. Et la première fois qu'elle avait mis le pied à l'étrier, elle en avait été toute chamboulée, pendant plusieurs jours. Maintenant, c'était plus habituel, même si elle montait le moins souvent possible, car elle pensait toujours la même chose, et que tous les chevaux n'aimaient pas forcément être montés.

    Le lendemain, Miss se réveilla aux aurores et réveilla par la même occasion ses apprenties. Le soleil n'était pas encore levé, mais une lumière diffuse commençait déjà à éclairer le ciel. Les réveillant les unes après les autres, la jeune femme leur adressa un sourire, leur demandant de ne pas faire de bruit, prit doucement la jument de Tara avec un clin d'oeil entendu et l'attacha fermement avec les autres chevaux, puis revint vers ses trois apprenties, sans oublier de passer près du cheval de bât qu'elle avait débarassé de ses poids. Ainsi, quatre arcs dans les mains, elle revint vers ses apprenties, et leur adressa un grand sourire, avant de leur dire :


    - Et bien, vous avez bien dormi ! Nous commençons par trouver un petit déjeuner, évidemment. Nous partirons après. Allons dans le petit bosquet, là-bas, pour trouver un lapin ou quelque chose comme cela.

    Réfléchissant un instant, Miss ajouta finalement :

    - Et ne me sortez pas l'excuse de "c'est un pauvre animal, il ne m'a rien fait", parce que je vous ferai remarquer que nous faisons partie du cycle de la vie, et que l'Harmonie de ce monde n'existe que parce qu'il y a un équilibre. Je ne vous demande pas de tuer un lapin pour le plaisir, mais parce qu'il est nécessaire de manger, d'accord ?

    Leur adressant un sourire espiègle, Miss leur donna à chacune un arc, et se tourna vivement pour courir jusque dans le bosquet, à une allure sidérante. Une fois dans le bosquet, totalement invisible, et surtout imperceptible, la Marchombre se glissa dans un arbre, fit quelques accrobaties, son propre arc à la main, sautant et glissant, comme elle l'avait toujours fait. Lorsqu'elle avait été trouvée par les Petits, elle n'avait fait que cela pendant cinq ans, et ses deux Maîtres, son Maître Envoleur d'abord, et son Maître Marchombre ensuite, avaient été tous les deux surpris par sa discrétion en forêt, car elle ne faisait pas de bruit mais se déplaçait à une allure incroyable. Et évidemment, son enseignement Marchombre avait encore plus développé ces capacités qu'elle avait déjà. Le but de cette manoeuvre en présence de ses apprenties étant évidemment d'évaluer ce dont elles étaient capables seules, et si elles comprendraient que les leçons de poignard s'appliquaient aussi à l'arc. Soupirant, elle se glissa dans un arbre, sur un tronc, entre deux branches, tranquille, pour les suivre, aussi invisible qu'une ombre, se faisant totalement imperceptible, même pour les animaux de la forêt, même vis-à-vis de ses apprenties, car elle savait que Tara était hypersensible aux émotions. Mais non, elle ne la sentirait pas, et aucune de ses apprenties ne la sentiraient, jusqu'à ce qu'elles eussent eu un lapin, c'était certain. Souriant seule, Miss se décala, alors que les trois jeunes filles entraient dans le bosquet, pour les suivre...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 19 Mai 2010, 17:58

Lyan fut réveillée alors qu'elle avait l'impression de s'être tout juste couchée. Tout d'abord, elle ne comprit pas qui l'avait réveillé, ni pourquoi elle entendait si clairement le chant des oiseaux. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler où elle était et pourquoi. Cette dernière pensée la fit sourire. La jeune fille s'étira en jetant un regard aux deux autres apprenties qui avaient elles aussi l'air endormie. Elles avaient échangé quelques mots la veille au soir, et Lyan les trouvait sympathiques. La jeune fille se leva rapidement, comme à son habitude, pour éviter la tentation de se recoucher. Elle plia sa couverture et entreprit de nouer ses cheveux en queue de cheval. Miss Nyya revint vers Lyan et les deux autres jeunes filles avec des arcs à la main. Lyan se rappela en avoir déjà manié un avec Nérilys. Il était évident qu'un exercice de tir à l'arc ou de ce genre allait permettre de commencer la journée.

Lyan empoigna son arc, d'allure banal et semblable aux autres. Elle ne saurait dire s'il était bien adapté pour elle ou non, car elle ne savait pas quel était les critères dont elle avait besoin pour juger. De son point de vue, il lui convenait plutôt bien. Il n'était pas trop lourd et lorsqu'elle fit jouer la corde entre ses mains, elle fut rassurée de constater qu'une force surhumaine ne serait pas nécessaire pour manier cet arc.

Leur maître voulait qu'elle chasse pour se nourrir. Lyan songea alors au fait qu'elle avait très faim, comme souvent le matin. L'idée ne de pas avoir de pain et de pomme comme elle en avait l'habitude lui déplut un peu, mais après tout, il était bon de varier. Elle n'appréciait guère manger de la viande dès le matin, mais elle n'était pas là pour se plaindre ni pour faire des manières. Et puis, qui sait, peut-être apprécierait-t-elle ! La seule chose qui la retenait légèrement était le fait de devoir tuer un animal. Il était tellement plus facile de l'avoir dans son assiette déjà découpé ! L'aspect de l'être vivant avait alors disparut... Mais quelque part, il avait bien fallut que quelqu'un chasse l'animal avant qu'il n'atterrisse dans une assiette ! Miss Nyya avait prévu une réaction de la sorte, car elle prévint ses élèves que des protestations de serviraient à rien. Après avoir dit cela, elle courut dans les bois avec une telle vivacité que Lyan cru avoir rêvé. Rien n'avait bougé dans la forêt et la jeune femme s'était déplacé sans un bruit. A présent, elle était totalement invisible. Lyan se dit qu'elle devait certainement les attendre derrière le talus par lequel elle avait disparu.

La jeune fille se dirigea vers le-dit talus et se débattit quelque instant avec une ronce qui s'était prise d'affection avec son pantalon. Lyan grogna et écrasa sans ménagement la pauvre ronce qui malgré tout était loin d'être sans défense. Contrairement à ce qu'elle s'était imaginé, Miss Nyya n'était pas là. Elle s'était comme évaporée. Elle devait certainement s'être trouvé un coin tranquille d'où observer ses apprenties sans être vue. Lyan savait qu'il était inutile de chercher sa cachette des yeux, mais elle ne pu s'en empêcher. Bien évidemment, elle ne trouva rien. La jeune fille décida alors de se concentrer sur sa chasse. Etre silencieuse dans les bois était un véritable défis ! N'ayant de toute son enfance fréquenté que les rues d'Al-Far, se déplacer en forêt était un art qui lui échappait. Depuis son arrivé à l'Académie, elle avait mainte ballade dans les bois environnant en se demandant comment être plus silencieuse. Elle avait envier les petits animaux totalement discret et aussi les maîtres marchombre qui semblaient échapper aux lois physiques.

Cela faisait bien dix minutes que Lyan errait sans avoir pu ne serait-ce qu'apercevoir un lapin ou tout autre animal d'ailleurs. Au pire, elle les entendait détaller. Rien de plus. C'est alors qu'elle découvrit un trou à moitié dissimulé sous une fougère. Jamais elle n'aurait su reconnaitre un terrier à lapin si elle n'avait pas surpris un lapin entrer dans un trou semblable quelques jours auparavant. Cette après-midi là, elle s'était assise contre le tronc d'un arbre en laissant ses pensées s'égarées. Elle avait alors distinguée un mouvement sur sa droite et sans bouger, elle avait concentré son attention son le petit être responsable du bruissement. Le lapin ne voyant pas une menace en Lyan avait couru rapidement vers son terrier que Lyan n'avait même pas remarqué avant cela. C'est pourquoi, à présent, son arc à la main, elle était convaincu qu'elle faisait face à un autre terrier de lapin. Elle décida alors de rester immobile, de manière à ce que le lapin de refuse pas de se montrer. Elle serait meilleur à cela plutôt qu'à se déplacer trop bruyamment à son goût.

Les minutes s'écoulaient et rien ne venait. Lyan se sentait ridicule d'attendre ainsi. Elle se dit que la maître marchombre était peut-être en train de la regarder à cet instant, incrédule de voir son apprentie immobile de la sorte. Comme pour appuyer sa pensée, un oiseau se mit à chanter avec une voix qui ressemblait étrangement à un rire. Lyan serra les dents. Elle resterait encore un peu. Cependant, c'est alors qu'elle s'était résignée à s'en aller qu'apparut l'animal tant convoité. Ça n'était pas le moment de le laisser fuir. Par chance, le lapin se mit à faire sa toilette dans un rayon de soleil, ce qui permit à Lyan de bander son arc lentement, sans mouvement brusque. L'animal était dans sa ligne de mire. Sans défense. Il était si mignon... Non, stop ! Il ne fallait pas penser cela, sinon c'était fichu. Sans s'autoriser une autre pensé, Lyan laissa la flèche s'envoler vers sa proie qui se reçut le coup en plein abdomen. Le petit cri qu'il poussa déchira le coeur de Lyan qui se força de ne pas y penser et de se dire qu'elle avait eut de la chance à n'avoir eut qu'à se servir d'une seule flèche. En même temps, l'animal n'était qu'à quelques mètres, rien de bien héroïque en somme.

La jeune fille resta quelques minutes assise avant de se lever et d'ôter la flèche du corps encore chaud de l'animal. Se refusant toute pensée qui l'aurait faite culpabiliser, Lyan entreprit de reprendre son chemin vers le petit campement. Un léger vent, freiné par les arbres, vint effleurer sa joue. Réconfort. Lyan posa le lapin sur un rocher et s'assit elle-même dans l'herbe pour attendre les autres.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 19 Mai 2010, 19:16

//Hrp:J'ai mis al jument aux écuries, je ne savait pas pour les yeux, désolée:Hrp//

Tara avait dormi comme un bébé, et quand Miss Nyya vint la réveiller elle étais en pleine forme.
Elle prit Luna et alla l'attacher solidement avec les autres chevaux et Tara lui lança un sourire.
C'est avec 4 arcs a la main que Miss Nyya revint, Tara les regarda, lancé de couteau, arc, c'était plus ou moins le même exercices, et même si elle n'avait jamais utilisé d'arc, elle se résigna a essayer le plus souvent possible.

- Et bien, vous avez bien dormi ! Nous commençons par trouver un petit déjeuner, évidemment. Nous partirons après. Allons dans le petit bosquet, là-bas, pour trouver un lapin ou quelque chose comme cela.
- Et ne me sortez pas l'excuse de "c'est un pauvre animal, il ne m'a rien fait", parce que je vous ferai remarquer que nous faisons partie du cycle de la vie, et que l'Harmonie de ce monde n'existe que parce qu'il y a un équilibre. Je ne vous demande pas de tuer un lapin pour le plaisir, mais parce qu'il est nécessaire de manger, d'accord ?


Sur ce point Miss Nyya avait raison, les hommes manger les lapins qui manger de l'herbe, mais le corps d'un homme quand il meurt devient terre poussière et herbes, alors comme un cycle infinie c'était un équilibre.
Leur professeurs leur donna un arc a chacune et fila a travers le bosquet qu'elle avait indiqués.
Lyan la suivit de très prés et Tara la suivit, mais Miss Nyya n'était pas la, elle avait du se mettre un peu plus loin pour les observée.
Tara contrairement a Lyan attendit Syndrell avant de se mettre en chasse un sourire aux lèvres.
Pendant plusieurs minutes elle marcha mais a chaque fois que son pieds se poser silencieusement, le second craquer une brindilles faisant s'enfuir toutes les proies autour.
Elle retint un grognement en apercevant une tache marrons dans un fourrés a quelques pas de la.
Elle s'en approcha et retint un second grognement en comprenant que ce n'étais qu'une souche d'arbre, au dessus du fourrés elle aperçut Lyan repartirent vers le camp.. un lapin en main.
Elle devait être une bonne chasseuse.
Tara analysa le sol, les maigres empreintes laisser par les animaux ne lui donner pas grande pistes a suivre.
Elle devrait se débrouillez autrement.
Puis une idée lui vint en tête, folle sur le moment mais elle se dit que quitte a avoir faim, toute les solutions était a utiliser pour trouver a manger.
Tara passa son arc au dessus de sa tête et le coinça dans son dos, puis s'agrippa a une branche et s'éleva, de haut elle verrait sans doute mieux.
Elle aperçut plusieurs animaux passer mais trop gros, Miss Nyya avait demander un lapin ou un animal du même genre, une biche ou un sangliers était donc a exclure.
Elle aller redescendre quand un mouvement tout petit attira son regards a une dizaines de mètres.
Tara fit glisser son arc dans sa main et encocha une flèche.
Elle n'avait jamais tirés a l'arc, pourtant elle devait l'utiliser, qu'elle meilleure manière d'apprendre?
Tara visa sa cible, la suivit du regard et laissa sa flèche s'envoler, un cri lui fit faire une mauvaises grimace.
Une vie, une mort, un cycle.
Puis elle vit que l'arbre dans lequel elle c'était perchés était proche d'un pommiers, prenant quelques pommes dans ses poches elle remit son arc dans son dos.
Elle redescendit de son perchoirs et alla chercher sa cible, sa surprise fut grande quand elle se rendit compte que ce n'étais pas un lapin que sa flèche avait tuer, mais deux.
Tara tenta de retirer la flèche mais elle devait s'être bloqués entre deux cotes car elle étais bloqués.
Elle laissa la flèche, ils étaient mort tout les deux sur le coup, elle les souleva donc par les deux bout de la flèche et revint ainsi au campement.
Lyan avait poser son lapin sur une pierre et Tara en fit de même un peu plus loin, elle ne savait pas préparé un lapin, juste les servir...
Elle ramassa les pommes qu'elle avait récupérer et les posa près du feu.
Il y avait 5 pommes, toutes rouges, la saison était bien avancer.
Elle prit deux pommes et les coupa en morceaux, chaque bout finit dans la bouche d'un cheval, aucun ne refusa se petits fruits bien juteux.
Tara aller donner le dernier morceaux a Luna quand celle ci lui lécha entièrement le visage, elle laissa le morceaux prés de ses pattes et se recula de deux pas.
Elle essuya la bave de sa figure et regarda sa jument avec un sourire aux lèvres.

-Merci pour la douche, moi qui adore la bave des le matin.

Syndrell arriva a ce moment la...
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Syndrell Ellasian
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Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 19 Mai 2010, 21:56

Nuance s’était introduite dans ses rêves, cette nuit-là.
Syndrell revint quelques semaines en arrière, jusqu’à ce fameux jour où ses pas l’avaient conduits aux portes de l’Académie. Un peu avant, elle avait arpenté les rues d’Al-Chen et s’était arrêtée dans une écurie. Parce qu’elle se pensait à l’aube d’un long voyage, elle avait acheté une monture avec ses économies, sans savoir que Nuance et elles n’allaient pas s’éloigner de beaucoup…

Lorsque Miss Nyya la réveilla, Syndrell tourna immédiatement la tête vers les chevaux. Nuance l’observait et pointa les oreilles dans sa direction, lui offrant une mimique amusante qui fit sourire la jeune fille : un lien était bel et bien né entre elles…
Miss Nyya entreprit de nouer solidement la longe de Luna avant de revenir vers elles, quatre arcs en main. Syndrelle sentit aussitôt ses doigts fourmiller, comme impatients de caresser à nouveau les plumes d’une flèches ; il y avait trop longtemps qu’elle n’avait pas tiré à l’arc. Depuis son arrivée à l’Académie, où il n’était pas nécessaire de chasser sa nourriture pour se remplir la panse… Son propre arc était resté là-bas. Qu’à cela ne tienne ; ceux que Miss Nyya leur proposait étaient parfaits. Pas trop grands, ni trop difficiles à bander, remarqua-t-elle en testant la solidité de la corde de l’arc que la Marchombre déposa entre ses mains. Taillé dans du bois d’if, il était plus léger que le sien, mais sa portée devait être plus importante. Syndrell avait hâte de l’essayer.


- Et bien, vous avez bien dormi ! Nous commençons par trouver un petit déjeuner, évidemment. Nous partirons après. Allons dans le petit bosquet, là-bas, pour trouver un lapin ou quelque chose comme cela.

Le mot lapin s’afficha dans l’esprit de Syndrell… Et son ventre laissa aussitôt échapper un long et sonore gargouillement affamé.

*Charmant…*

- Et ne me sortez pas l'excuse de "c'est un pauvre animal, il ne m'a rien fait", parce que je vous ferai remarquer que nous faisons partie du cycle de la vie, et que l'Harmonie de ce monde n'existe que parce qu'il y a un équilibre. Je ne vous demande pas de tuer un lapin pour le plaisir, mais parce qu'il est nécessaire de manger, d'accord ?

Syndrell hocha la tête. Il y avait bien longtemps qu’elle ne rechignait plus à tuer un animal sauvage pour se nourrir. Mais c’est qu’elle avait été affamée si souvent…
Fidèle à ses habitudes, Miss Nyya disparut en un battement de cils. Lyan s’élança presque immédiatement, pressée d’essayer l’arc, affamée… ou les deux. Tara fit un pas en avant, s’arrêta ; elle l’attendait. Mais Syndrell ne réagit pas tout de suite. Il y avait un problème.
Miss Nyya avait donné un arc à chacune, ainsi que des directives.
Mais elle ne leur avait pas fourni de flèches.
La jeune fille réfléchit à toute allure. En soi, ce n’était pas un problème : la plupart des flèches qui emplissait son carquois, elle les avait fabriquées elle-même. L’inconvénient était que l’opération ne se faisait pas en quelques minutes…


*Et puis baste ! Il ne me suffit que d’une flèche, après tout…*

Et Syndrell s’élança à la suite de son amie. Cependant, elles ne tardèrent pas à se séparer, sans pour autant s’éloigner de beaucoup. Syndrell se mit d’abord en quête de branches qui conviendraient à la fabrication d’un trait convenable. Celles d’un marronnier lui plurent ; dégainant une de ses lames, elle en débarrassa une de ses feuilles et la coupa à bonne longueur. Dans la petite bourse de cuir qui contenait ses maigres rentes, elle rangeait par habitude quelques plumes de cygne, qu’elle fixa à une extrémité de son trait. Ne manquait plus que la pointe… Dénichant une pierre plate, Elle la tailla grossièrement pour aiguiser son tranchant et fixa la pointe obtenue à l’autre extrémité. Puis elle détailla sa flèche. Nom d’un Ts’Liche ! Heureusement qu’elle ne participait pas à un concours de tir ; bien ajustée, sa flèche avait des chances de prendre un rongeur par surprise, mais pas de réaliser un quelconque exploit sur une cible…

Se remettant en route, Syndrell suivit un étroit sentier dans le sous-bois. Il ne faisait pas encore jour, l’aube pointait à peine. Les lapins sortaient tout juste de leurs terriers… C’est toutefois un lièvre qui attira son attention. C’était un beau mâle aux reflets roux dont les longues oreilles, alertées, s’agitèrent ; Syndrell banda son arc, mais déjà l’animal filait ventre à terre. L’apprentie se lança à sa poursuite. Le fait de courir plusieurs heures par jour depuis sa première leçon avec Miss Nyya portait ses fruits : bien que réveillée depuis peu et le ventre vide, elle n’eût aucun mal à ne pas perdre sa proie de vue, même lorsque celle-ci, rusée, tenta de sortir du bois. Syndrell ne le laissa pas rentrer à nouveau sous le couvert des arbres ; posant un genou à terre, elle encocha sa flèche, ramena l’empennage jusqu’à sa joue et tira.
Expira longuement.
Détendit les muscles de ses bras.
Baissa les yeux vers l’arc qu’elle tenait entre ses mains.


- Wow…

La flèche avait fendu l’air comme si elle n’était faite d’aucun défaut, rapide, inévitable, pour se ficher profondément dans le flanc du lièvre. Syndrell le rejoignit au pas de course et s’agenouilla près de lui. Il n’y avait pas à dire, c’était une belle prise, et à la pensée d’un bon petit déjeuner, elle se surprit à saliver. Ne voulant pas faire attendre les autres, elle délogea sa flèche du corps de l’animal, auquel elle adressa une courte prière mentale ; puis elle nettoya sa flèche dans l’herbe, saisit le lièvre par les oreilles et s’enfonça dans le bois en courant.
Elle arriva sur les lieux de leur campement juste à temps pour voir Luna témoigner son affection à sa cavalière d’une façon très humide, laquelle émit un rire sonore avant de s’essuyer le visage.


- Merci pour la douche, moi qui adore la bave des le matin.

- Je n’avais encore jamais vu un cheval réagir de cette manière, fit Syndrell en s’approchant d’elle. Elle est vraiment exceptionnelle !

Tout en parlant, elle jeta un coup d’œil à Lyan, qui attendait à quelques pas d’elles, assise dans l’herbe. Comme Tara, elle avait ramené un lapin ; c’est Miss Nyya qui allait être contente. La Marchombre n’était nulle part en vue, d’ailleurs, et Syndrell se demanda si elle avait suivi la progression de ses apprenties, bien qu’elle se doutât fortement de la réponse…


[ J'ai également inscrit Nuance aux écuries - j'avais complètement oublié ce détail... Tara, même si les chevaux noirs aux yeux bleus ça n'existe pas, je trouve que ça va trop bien à Luna, cette jument est terrible !! ]


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 20 Mai 2010, 16:19

    Miss s'était glissée dans les feuilles, et observait ses apprenties qui se coulaient dans la forêt, ou plutôt le bosquet qu'elle leur avait désigné. Aucune n'avait finalement émis de protestation par rapport à cette chasse matinale, ce qui avait réjoui la jeune femme, car rien n'était pire qu'un apprenti qui ne comprenait pas la nécessité et qui abordait les choses qu'un point de vue trop sentimental. Non pas qu'elle réfutait les sentiments, bien loin de là, mais parfois, il faut bien savoir les mettre de côté, lorsqu'une situation s'impose, et c'était ce genre de situation qui pouvait faire. Il ne fallait pas avoir de remord ou de doute, surtout lorsque l'on pouvait se faire tuer, lors d'un combat, et ne pas oser tuer l'autre pour sauver notre propre vie, c'était un comble, pour la Marchombre. Il fallait choisir les moments où les sentiments pouvaient prendre une place précise dans notre esprit, et savoir les reléguer au second plan lorsque c'était nécessaire. Soupirant à cette pensée, elle se souvint bien malgré elle du jour où elle avait quitté la Citadelle, après ce combat qui avait mal tourné. Elle s'était surestimée, évidemment, elle avait tendance à le faire depuis sa plus tendre enfance, chez les Petits déjà, et ensuite chez les Frontaliers. Cette défaite cuisante, couplée du fait qu'elle était censée se laisser fiancée si elle perdait, avait complètement fait basculer sa vision d'elle-même, même si elle n'en avait pas pour autant perdu confiance en elle : elle avait toujours eu ce certain charisme, cette confiance en elle débordante, cette démarche princière, et cela n'allait pas être du jour au lendemain qu'elle l'aurait perdu, au contraire. Elle avait fait de cet échec une leçon de vie, pour ne plus sous-estimer ses adversaires, et depuis elle s'était lancée à l'assaut de l'impossible.

    Se glissant sans difficulté dans les branches, imperceptible, elle commença à suivre Lyan, qui était partie avec un simple regard vers les deux autres apprenties, tirant un léger sourir à la jeune femme. Cette dernière chercha un petit moment, avant de tomber sur un terrier de lapin, auprès duquel elle s'immobilisa complètement, attendant le moment propice pour tirer. Miss observa avec attention cette nouvelle apprentie. Elle était totalement immobile, pour qui ne savait pas regarder, mais on pouvait voir son ventre se soulever à chacune de ses respirations, et ses yeux cligner. L'immobilité, comme le mouvement, étaient des choses, des états, que le Marchombre se devait d'acquérir totalement. Une idée traversa l'esprit de Miss, qui la rangea dans un tiroir de ses pensées, pour continuer de regarder Lyan. Cette dernière ne bougea pas, mis à part une légère surprise, lorsque le lapin sortit de son terrier, et son trait fusa, bien ajusté, même si elle était proche de sa cible. Miss, ne doutant pas que le lapin avait été embroché, se glissa dans les arbres pour rejoindre les deux autres apprenties qui devaient avoir commencé elles aussi leur partie de chasse. Tara eut à peu près la même idée que Lyan, à savoir pourtant se percher sur un arbre pour avoir une vue globale, et non pas se figer à côté d'un terrier. A côté d'elle, pourtant imperceptible, Miss sourit lorsqu'elle vit la main peu assurée de la jeune fille bander l'arc et lâcher la corde. Son trait avait fait mouche, car les deux lapins n'avaient pas bougé, évidemment. Et alors que Tara descendait de son arbre, Miss se glissa encore dans les feuillages pour rejoindre Syndrell. Cette dernière avait fabriqué une flèche avec rien, ce qui tira un sourire satisfait à la Marchombre. Elle était en train de poursuivre un lièvre lorsque Miss la rejoignit, et cette dernière haussa un sourcil, alors que Syndrell, courant, réussit à planter sa flèche "maison" dans le flanc de l'animal. Et alors que les trois apprenties retournaient vers le camp, Miss se glissa jusqu'à terre pour les y rejoindre. Tara avait pris quelques pommes pour les offrir aux chevaux, et les trois jeunes filles attendaient, ayant déposé leur cibes près du feu. Souriante, Miss ré-apparut alors à ses apprenties, leur adressant un large sourire.


    - Vous vous débrouillez plutôt bien pour une première fois !

    Lyan, j'ai pu voir ta manière de procéder, qui est très ingénieuse. Cependant, le lapin ne devait pas réellement se méfier, car tu respirais encore un peu fort, et ton corps était pris d'un léger balancement. L'immobilité, comme le jaillissement, sont des notions à acquérir aussi parfaitement. Tara, tu as eu un peu la même manière de faire que Lyan, mais perchée sur une branche. Cependant, tu n'observes pas correctement les choses, sinon tu aurais vu dès le début qu'il y avait deux lapins ! De plus, il te faut être plus patiente, et ne pas te contenter de peu, c'est le jeu ! Syndrell, j'ai bien aimé ta flèche, très ingénieuse. Tu as même pu lancer ta flèche en courant, ce qui pour moi illustre que tu as déjà de très bonnes bases au tir à l'arc, ce qui est très bien ! Maintenant les filles, je vais vous montrer comment préparer correctement de la viande et comment pouvoir la conserver longtemps, car sinon d'ici ce soir, elle sera daubée, ce qui serait dommage...


    Leur adressant un sourire, la Marchombre s'avança donc vers le feu, et choisit le gros lièvre de Syndrell. Prenant garde à ne pas massacrer ses organes internes, même s'il était mort, elle incisa son abdomen avec un poignard, pour faire un trou et retirer la flèche sans tout arracher de manière barbare. Puis, elle incisa de même la base des pattes, au niveau de l'épaule pour celles de devant, et au niveau des cuisses pour celles arrières, et dessina complètement l'incision au niveau de l'abdomen, traçant une ligne de feu du cou jusqu'à la queue du lapin. Prenant le bord de chaque côté de l'incision, elle tira vers l'extérieur, et la peau vint toute seule, comme si on enlevait un pijama au pauvre lapin. Ainsi, tout le cuir s'ôta très facilement, et Miss ponctua cela en disant qu'il fallait faire une incision assez profonde mais pas trop, pour ne pas endommager la viande. Lorsque le cuir fut enlevé, elle ouvrit la cage toracique de l'animal et enleva méthodiquement tous les organes internes : estomac, foie, intestins, pancréas et caecum. Puis, elle l'embrocha sur une branche et commença à le faire cuire, tout en appliquant la méthode pour conserver le reste de viande qu'il leur restait : les trois autres lapins. Elle procéda de la même manière, avant de sortir des sacs imbibés de sel, dans lesquels elle empaqueta les parties des lapins qui ne cuisaient pas. Elle expliqua que c'était le sel qui faisait que la viande pouvait sécher sans se dauber trop vite. Mais il ne fallait pas conserver ce genre de viande trop longtemps : trois ou quatre jours, c'était le maximum à garder pour ne pas s'empoisonner. Lorsqu'elle eut terminé, proposant à ses apprenties de l'aider sur les deux lapins qui restaient, elle arrêta le lièvre qui cuisait, le découpa et en donna un morceau à chacune de ses apprenties.

    Lorsqu'elles eurent terminé, le soleil s'était levé depuis une petite heure seulement, et Miss invita ses apprenties à s'occuper des chevaux car elles allaient repartir à cheval. Miss s'occupa elle-même de Roméo et Brume, les deux chevaux qu'elle avait pris la veille, en partant de l'Académie. Les brossant énergiquement, elle les pansa avec amour, et les harnacha rapidement, aidant encore un peu ses apprenties lorsqu'elles avaient oublié quelque chose ou qu'elles avaient un doute. Puis, elle les invita donc à monter sur leurs équidés, et prit elle-même Brume en cheval de bât, échangeant par rapport à la veille. Et elles partirent au pas, tranquillement, pendant deux bonnes heures. Miss les laissa retrouver le contact avec les chevaux, et se mettre à nouveau à l'aise, se dirigeant tout de même vers l'Est. Entre le pas et la course de la veille, elles n'avaient pas beaucoup avancé, et d'après ce que pouvait en calculer Miss, elles étaient encore à au moins quatre ou cinq jours de la jungle d'Hulm, dans laquelles elles allaient tout de même rester un certain temps, c'était le but. La forêt regorgeait de secrets, et elles devaient en connaître une partie, car le reste, les apprenties l'apprendraient d'elles-même, ou encore lorsqu'elles seraient plus avancées sur la Voie, avec Miss. Elles marchèrent donc deux heures, avant que Miss ne se retournât sur sa selle et annonce, dans un cri derrière elle, pour que tout le monde l'entendît :


    - Nous allons trotter ! Si vous ne vous sentez pas à l'aise, ne tirez pas sur les rênes, mais accrochez-vous plutôt à la crinière, ou à la selle ! Et surtout détendez-vous. Il vous faut comprendre le mécanisme du trot pour pouvoir être plus stables sur le dos, et donc leur faire moins mal. Et pour comprendre, il faut que vous ressentiez ce qu'il se passe. Et vous ne pourrez le faire que si vous vous détendez...

    Leur adressant un clin d'oeil, la jeune femme serra légèrement les mollets, et Roméo partit au petit trot. En effet, Miss préférait garder un petit trot, mais pas trop lent non plus, car sinon cela faisait encore plus taper les fesses qu'habituellement - il fallait une certaine amplitude pour que les chevaux fussent moins inconfortables - mais pas trop rapidement, sinon elle se doutait qu'une des filles aurait pu paniquer. Ainsi, elles trottèrent un long moment, les chevaux se comportant bien, au milieu des plaines. Sous leurs sabots, la terre était assez meuble, et l'herbe les accueillait bras ouverts. Miss choisit de les faire trotter jusqu'à midi, soit trois longues heures de cahotement pour les filles. Mais elles s'adaptaient assez vite, et prenaient le coup. Elle ne leur avait pas indiqué que si elles faisaient du trot enlevé, elles seraient moins ballotées, c'était à elles de trouver leur position qui leur était le plus confortable. Miss préférait elle-même largement le trot assis, après tout, car elle était plus proche du cheval. A midi, elle arrêta néanmoins la colonne de chevaux pour manger la viande séchée du matin, laissant une pause d'une heure à ses apprenties pour qu'elles fissent quelques étirements, car le trot avait tendance à faire se tendre les cavaliers, et que les courbatures étaient plus fortes à cette allure, à cause du cahotement, justement. Puis, elles repartirent, comme la veille, en courant. Mais cette fois-ci, Miss ne se contenta pas de l'allure de la veille et l'augmenta légèrement, pas de manière trop significative, mais les filles le sentiraient, au bout de plusieurs heures de course ! Souriante, Miss courut ainsi jusqu'à ce que le soleil se couchât derrière les montagnes, en face d'elles, et courut encore un peu après, ayant un objectif à atteindre avant de monter un camp. Et lorsqu'elle le vit enfin un peu plus loin, elle autorisa ses apprenties à marcher.

    Elles arrivèrent ainsi près d'une petite rivière, pas bien large, moins de trois mètres, avec un certain courant. Cependant, ce n'était pas très profond, et Miss fit passer les chevaux à pied de l'autre côté, c'était une traversée facile... A cet endroit-là. Lorsque le camp fut monté de l'autre côté de la rivière, les chevaux attachés et pansés, Miss ne sortit pas tout de suite la nourriture, et s'avança vers ses apprenties, les mains sur les hanches. Leur adressant un sourire, elle leur demanda d'attendre un peu, et se glissa le long de la rivière. Lorsqu'elle trouva le passage qu'elle cherchait, elle descendit encore un peu, d'une flèche assura la tension d'une corde par dessus la rivière, et revint vers ses apprenties, les invitant à la suivre d'un mouvement de la main. Sans doute Lyan avait-elle déjà expérimenté cela, mais cela importait peu : c'était l'amélioration qui comptait. Et les filles n'avaient presque aucune chance de réussir à faire ce qu'elle leur demanderait, c'était le but. Elles devaient se surpasser, toujours, mais comprendre qu'il y aurait toujours plus fort qu'elles, qu'elles n'étaient qu'au début de leur apprentissage. Leur désignant la rivière tumultueuse, elle pointa particulièrement l'endroit dans lequel elle voulait qu'elles allassent. La surface létale de l'eau se reflétait sous les rayons de la lune croissante et des étoiles, il faisait désormais complètement nuit. Alors, Miss se déshabilla sans pudeur devant ses apprenties, laissant glisser sa jupe le long de ses jambes, ainsi qu'ôtant son top. Puis, leur adressant un clin d'oeil, elle glissa son pied dans la rivière. L'eau était froide, mais pas excessivement. Soupirant, elle s'avança tranquillement, laissant le courant arriver jusqu'à ses cuisses, jusqu'à son ventre, passer par dessus ses épaules, elle se glissa dans les remous, prit même le luxe de s'immerger entièrement, et ressortit, un sourire sur ses lèvres bleuies.


    - Nos sens sont des fenêtres, des fenêtres qui percent les murs qui nous entourent, en tant qu'humain. Ouvrir ces fenêtres, les agrandir, revient à s'ouvrir au monde. Les fenêtre doivent devenir les murs qui nous emprisonnent, pour ne plus être que liberté. Et cela vous permettra de percevoir tout ce qui vous entoure. L'eau, le courant, la nuit, le vent, tout cela, vous le percevez sans doute, mais pas assez profondément. Jouer avec les éléments est le premier pas vers la pleine perception, pleine perception que nous n'atteindrons jamais, mais que toujours nous tendrons à avoir. Comme jouer avec l'eau... Le Marchombre se rit des éléments, il s'immerge en eux pour les renverser, il joue avec eux...

    C'était une invitation claire faite à ses apprenties pour qu'à leur tour, elles s'immergeassent dans la rivière, évidemment. Et Miss, même frigorifiée, dans la nuit, trempée, était heureuse, et son sourire ne la quittait pas...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 20 Mai 2010, 17:43

Lyan fut ravie que Miss apprécia ce qu'elle avait fait et elle entreprit de garder dans un coin de sa tête ses remarques quand à sa mauvaise immobilité. En effet, Lyan s'était douté qu'elle respirait un peu trop fort ou même que ses yeux ne pouvaient rester longtemps ouverts. Elle tenterait de s'améliorer ! Et elle s'améliorerait pour sûre ! Elle était ici pour cela. La jeune fille écouta attentivement les autres remarques que la marchombre fit à Tara et à Syndrell. Lyan fut d'ailleurs impressionné en apprenant la manière dont Syndrell avait attrapé son lapin, qui d'ailleurs, était le plus gros de tous. Quelle ne fut pas non plus sa surprise quand elle avait vu Tara revenir avec un lapin dans chaque main ! Elle s'était alors dit qu'il lui faudrait s'entrainer si elle voulait être au même niveau qu'elles. Cependant, Miss fit remarquer le manque d'attention de Tara qui lui avait empêché de voir qu'il y avait deux lapin et non un. Ainsi, elle n'était peut-être pas d'un niveau si élevé que cela. Peut-être tout comme Lyan.

Miss leur montra alors comme dépecer un lapin. Lyan fit une grimace quand les premier relent d'une odeur assez peu ragoutante lui effleura le nez. Mais il fallait se dire que c'était une étape obligatoire pour qui souhaitait se nourrir autrement qu'un animal. La jeune fille tenta de se remémorer chaque geste de Miss, ce qui se révéla plus compliquer qu'elle ne l'aurait imaginé. Lorsqu'elle mit l'animal sur le feu, rapidement, une délicieuse odeur se mit à flotter dans l'air. Cependant, la faim de Lyan avait quelque peu disparut à cause du deuxième lapin que son maître entreprit défaire de sa peau. Elle leur montra alors comme procéder pour conserver de la viande à l'aide du sel. Lyan avait déjà vu faire cela à Al-Far, mais elle ne s'y serait jamais tenté, de peur de ne pas savoir exactement comment faire et de risquer de s'empoisonner ou même d'empoisonner quelqu'un d'autre.

Une fois la besogne accomplie, les apprenties reçurent chacune un morceau de viande de lapin, qui de l'avis de Lyan était cuite à point. L'appétit de cette dernière était revenu, en dépit des différents lapin éviscérés devant elle. Après tout, c'était une nécessité ! Et le goût délicieux de son morceau de viande lui fit oublier les étapes précédents son apparition dans une assiette. La jeune fille regrettait que les morceaux qui seraient conservés ne puissent être aussi délicieux que celui-ci !

Une fois le repas terminé et Lyan rassasiée, Miss demanda à ses apprenties de s'occuper de leur monture en vue du prochain départ. Lyan essaya donc de reproduire les gestes de la veille, mais eut cependant besoin de demander de l'aide à Miss lorsqu'elle ne savait plus très bien comme procéder. Lyan espérait bien faire, car elle ne souhaitait pas que le cheval la trouvât bonne à rien, si une telle pensé pouvait lui être attribuée, ce qu'elle ne doutait pas. Elle faisait donc de son mieux, lui murmurant des mots audibles seulement par lui et dans le but de le mettre en confiance. Le voyage serait long, alors autant être en bon terme avec sa monture !

La petite troupe repartit lentement. Au bout d'un moment, Miss leur indiqua qu'elles devaient se mettre au trot. Lyan avait déjà expérimenté cela et savait donc que c'était une allure très inconfortable, surtout pour ses muscles trop peu habitués aux mouvements des chevaux. La jeune fille imita Miss et donna une légère pression à sa monture qui réagit aussitôt en passant au trot. Ainsi, Lyan avait l'impression de pouvoir sentir le mouvement de chaque muscle du cheval. C'était en quelque sorte un genre d'harmonie entre elle et l'animal mais cependant trop inconfortable pour qu'elle puisse durer. Plusieurs fois, Lyan se redressa sur les étrier de manière à s'étirer un peu. Au bout d'une éternité, Miss les fit s'arrêter, au grand soulagement de Lyan.

Elles mangèrent un bout de la viande qu'elles avaient conservées et repartir en courant à nouveau. Lyan remarqua rapidement que l'allure que Miss avait choisi était un peu plus rapide que celle d'hier et les muscles noués de Lyan n'appréciaient que très peu. Mais elle ne rechigna pas. Il fallait qu'elle travaille son souffle et son endurance. Durant la longue course, Lyan se plongea dans un autre monde où n'existait que son souffle, ses muscles, le vent qui de temps et temps se mouvait à ses côté, et aussi le paysage qui défilait devant elle. Les autres apprenties et Miss n'existaient plus. Lyan était seule. Elle était bien, et put ainsi tenir jusqu'à la nuit tombée de courir.

Lorsqu'elle s'arrêta enfin, Lyan reprit conscience de la présence de Tara, Syndrell et Miss. Cette dernière avait choisi le bord d'une petite rivière tumultueuse pour planter le camp. Elles passèrent de l'autre côté et quand Lyan pensa que Miss redistribuerait à nouveau de la nourriture, elle se trompa. En effet, Miss se planta devant ses apprenties avant de se diriger vers la rivière. A l'aide d'un arc, elle fit passer une sorte de fine cordelette d'une côté à l'autre de la rivière. Cela rappela étrangement à Lyan ce qu'elle même avait fait lors de son examen pour devenir Il-Sal... Autrement dit, elle avait déjà pu expérimenter l'eau fougueuse déjà une fois. Même deux. Et la première fois, elle s'en était tirée avec une légère blessure à l'épaule. Elle se dit que peut-être cette fois, elle s'en sortirait mieux.

Miss se dévêtit sans aucune pudeur devant leur apprentie. Lyan remarqua que cette fois ci, elle n'aurait pas à le faire devant un homme. En effet, lors de son premier cours avec Nérilys, son groupe avait dû effectuer un exercice semblable et dans ce groupe, il y avait un jeune homme. Lyan était loin d'être pudique, c'était une simple constatation, certes inutile. Devinant que Miss souhaitait que ses apprenties la rejoignent, Lyan et ses deux camarades s'avancèrent vers la berge. La jeune fille avait les muscles tellement douloureux, que se dévêtir fut presque une épreuve. Une fois libérée de tous vêtements, Lyan observa la rivière, scintillante à la lueur argenté de la lune. Si la rivière n'avait pas l'air si terrible que cela vu d'ici, elle se doutait que comme lors de ses précédentes expériences, il n'en était rien. Lyan fut impressionné en voyant Miss se jouer du courant avec une telle facilité que c'en était presque irréel.

Lyan mit un pied, puis l'autre dans l'eau. L'eau battait à ses chevilles et elle put ainsi sentir la puissance du courant. Cela devait fonctionner comme avec le vent, comme avec n'importe quel autre évènement peut-être même. Cependant, Lyan sentait qu'elle n'aurait pas la même affinité avec l'eau qu'avec le vent. Mais il fallait procéder de la même manière. Il fallait se faire accepter par le courant, se glisser en lui, pour ensuite progresser sans tenir compte des remous. Comme Miss. Lyan n'avait pas trop mal réussi lors de son épreuve, mais il fallait avouer qu'elle n'avait jamais ré-essayé.

La jeune fille avança encore un peu et s'arrêta lorsqu'elle sentit que son équilibre devenait précaire. Il fallait qu'elle se détende, qu'elle s'ouvre au courant. Lyan avait pris soin de ne pas se tenir trop loin de la corde installée par Miss au cas où elle se ferait emporter. Elle avança encore et encore et tenta de se maintenir sans se faire emporter. Elle parvint à faire deux ou trois brasse et ne tint plus. Elle accueillit avec plaisir la corde fine entre ses doigts, se qui stoppa sa dérive. Pendant les quelques secondes où elle avait pu nagée, elle avait sentit chaque remous de l'eau, chaque nuance de la force de l'eau. Mais c'était comme avec le vent, l'eau semblait se lasser vite ! Ou peut-être était Lyan qui faisait des erreurs, ou encore son trop peu d'expérience. Lyan tint fermement la corde entre ses mains et regarda les autres apprenties se démener dans l'eau.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 20 Mai 2010, 21:57

- Je n’avais encore jamais vu un cheval réagir de cette manière, elle est vraiment exceptionnelle !

Tara sourit, si elle savait a qu'elle point elle avait raison.
Miss Nyya réapparut a ce moment la un large sourire aux lèvres.

- Vous vous débrouillez plutôt bien pour une première fois !
Lyan, j'ai pu voir ta manière de procéder, qui est très ingénieuse. Cependant, le lapin ne devait pas réellement se méfier, car tu respirais encore un peu fort, et ton corps était pris d'un léger balancement. L'immobilité, comme le jaillissement, sont des notions à acquérir aussi parfaitement. Tara, tu as eu un peu la même manière de faire que Lyan, mais perchée sur une branche. Cependant, tu n'observes pas correctement les choses, sinon tu aurais vu dès le début qu'il y avait deux lapins ! De plus, il te faut être plus patiente, et ne pas te contenter de peu, c'est le jeu ! Syndrell, j'ai bien aimé ta flèche, très ingénieuse. Tu as même pu lancer ta flèche en courant, ce qui pour moi illustre que tu as déjà de très bonnes bases au tir à l'arc, ce qui est très bien ! Maintenant les filles, je vais vous montrer comment préparer correctement de la viande et comment pouvoir la conserver longtemps, car sinon d'ici ce soir, elle sera daubée, ce qui serait dommage...


Sur ce point Miss Nyya avait totalement raison elle était trop impatiente et pour ça n'avait pas prit le temps de regarder.
Comme d'habitude ce conseil se grava dans sa tête et elle écouta ceux des autres.
Elles allaient maintenant pouvoir regarder comment préparer un lapin et la conservée, Tara n'aimait pas la cuisine mais plutôt que de mourir de faim elle observa chaque gestes de son professeur.
Une fois finit Miss Nyya leur tendit un morceaux a chacune et Tara sourit en croquant la chair tendre du lapin.
Le soleil était a peine levés et Miss Nyya leur demanda de préparer les chevaux elle repartait.
Tara s'approcha de Luna et commença a la brosser, elle cura ensuite chacun de ses sabots et se rapprocha pour prendre le filet et la selle qu'elle avait laisser devant la jument.
Au moment ou elle se retourna une seconde lechouilles vint lui trempés le visage et cette fois le visage ruisselants de bave Tara rigola.
Elle s'essuya machinalement et après avoir un peu poussés sa jument de toutes ses forces, ce qui au passage ne la fit bougés que de quelques centimètres, elle lui mit le tapis et sangla sa selle.
Luna n'accepta pas de mettre le filet et Tara du rusés pour lui faire accepter, une pomme servait toujours, elle en mangea la moitié qui lui restait dans sa poche et pendant que sa jument manger le reste elle lui passa le filet.
Puis se fut le moment de se mettre en selle, et Tara se servit cette fois de ses étriers, même si pour cela elle du lever la jambe tellement haut qu'elle cru craquer son pantalon.
Elles partirent donc au pas comme la veille, n'accélérant pas l'allure, pendant deux bonnes heures qui faillirent endormirent Tara qui c'était bien calés dans sa selle.
Puis Miss Nyya se retourna sur la selle et déclara bien fort pour être sure que tout le monde entendent bien ses paroles.

- Nous allons trotter ! Si vous ne vous sentez pas à l'aise, ne tirez pas sur les rênes, mais accrochez-vous plutôt à la crinière, ou à la selle ! Et surtout détendez-vous. Il vous faut comprendre le mécanisme du trot pour pouvoir être plus stables sur le dos, et donc leur faire moins mal. Et pour comprendre, il faut que vous ressentiez ce qu'il se passe. Et vous ne pourrez le faire que si vous vous détendez...

Tara fit une moue intérieur, les douleurs de cuisses aller seulement commencer, elle caressa l'encolure de Luna lui demandant ainsi d'accélérer l'allure et celle ci ne se fit pas prier, Tara du s'accrocher a la selle pour ne pas tomber, et au bout de 5 minutes elle cru que ses fesses aller finir bleu a force de rebondir sur la selle.
Elle finit par trouvés son rythme, ne se relevant presque pas de la selle, ce qui eu l'air de plaire a sa jument qui continua de trotter mais moins vite.
Durant 3 heures Tara s'accorder a chaque mouvement de la selle.
Puis elle descendirent de cheval et Tara eu l'impression d'être encore assises, les jambes écartés elle marcher comme un pingouins et finalement se redressa et malgré ses courbatures se força a faire quelques assouplissements.
Puis comme la veille elle repartirent en courant, le rythme était un peu plus rapides mais Tara ne le sentait presque pas, elle se détende les jambes, se ne fut que lorsque le soleil se coucha qu'elles eurent le droit de marcher.
Elles passèrent une petite rivière peu profonde et installèrent le camp de l'autre cotés.
Tara cru d'abord que Miss Nyya leur donneraient la viande mais contre toute attente elle tira une flèches de l'autre cotés de la rivière al laissant a peine dépassés de la surface de l'eau.
Malgré la nuit complète Tara entendait le bruit puissant de l'eau, la rivière était agités ce soir.
Puis Miss Nyya se déshabilla, entièrement, elle se glissa dans l'eau, s'immergea même et ressortit les lèvres entièrement bleu.

Nos sens sont des fenêtres, des fenêtres qui percent les murs qui nous entourent, en tant qu'humain. Ouvrir ces fenêtres, les agrandir, revient à s'ouvrir au monde. Les fenêtre doivent devenir les murs qui nous emprisonnent, pour ne plus être que liberté. Et cela vous permettra de percevoir tout ce qui vous entoure. L'eau, le courant, la nuit, le vent, tout cela, vous le percevez sans doute, mais pas assez profondément. Jouer avec les éléments est le premier pas vers la pleine perception, pleine perception que nous n'atteindrons jamais, mais que toujours nous tendrons à avoir. Comme jouer avec l'eau... Le Marchombre se rit des éléments, il s'immerge en eux pour les renverser, il joue avec eux...

C'était une invitations et Lyan accepta presque immédiatement, Tara elle regarda Syndrell prés d'elle.
Elle hésiter un peu et avant de plonger dans l'eau vérifia bien que la corde n'était pas loin et qu'elle ne risquerait pas de se blesser.
Elle n'avait jamais tenter un exercices de la sorte mais en comprenait le sens.
Elle respira lentement et commença a se dévêtir, lentement.
Ses chaussures et ses chaussettes furent les plus simples a enlever, puis Tara laissa glisser son pantalon et hésita au moment de retirer son maillot.
Puis elle se dit qu'après tout les longues lignes dans son dos passerait peut être inaperçue avec le noir.
Elle le retira, enlevant chacune des lames de ses poches, on était jamais trop prudent, et le reste de ses vêtements le rejoignirent.
Tara lança un nouveau regards a Syndrell prés d'elle qui vus sa positions était la seule a pouvoirs voir son dos, puis elle avança et mis ses orteils a l'eau, l'eau était froides.
Malgré la fraicheur de l'eau elle continua, immergea entièrement son pieds, puis le second, ses jambes et sa taille suivirent, elle se retint de faire demi tour malgré le froid et prit de l'eau dans ses mains qu'elle mit sur ses épaules, puis elle laissa l'eau la recouvrirent jusqu'aux épaules.
Elle continua d'avancer vers Miss Nyya quand Lyan qui n'était pourtant qu'a deux pas d'elle
fut emportés par le courant et se rattrapa a la corde.
*Encourageant*
Tara continua, regardant droit devant soi, tentant vainement de ne pas plier face au courant qui finalement l'emporta comme un fétus de paille, elle cru se noyer et eu du mal a atteindre la surface, puis quelques chose derrière sa nuque l'empêcha d'aller plus loin, Tara tendit sa main et se rattrapa a la corde.
Tara ne se fit pas prier et sortit de l'eau, les rayons de la lune éclairèrent son corps et laissèrent les marques de son dos se divulguer, Tara n'y penser même plus.
Elle oublia ce qui l'entourer, elle avait échouer et voulait recommencer.
Elle revint face a Miss Nyya, et recommença une seconde fois, l'eau l'emporta encore, plus elle résistait plus l'eau la renverser et l'envoyer quelques mètres au dessus ou tenter de la noyer.
Tara se rattraper a la corde et tentait de remonter le courant qui la renvoyer toujours en arrière.
Puis après plusieurs tentative l'eau l'envoya profond et Tara passa sous la corde,une main se tendit vers elle essayant de la rattraper mais Tara emporter par le courant continua son chemin sous l'eau,ses pieds rencontrèrent la terre au fond de l'eau et d'une puissante enjambés elle creva la surface et reprit une bouffé d'air.
Tara se laissa emporter sur deux mètres et se rattrapa a un rocher qui immergeait assez de l'eau pour qu'elle puisse y grimper.
Elle s'y hissa avec toutes les forces qui lui restait et regarda la rive un peu éloignés d'elle.
Elle aller abandonner quand un mouvement dans l'eau lui fit tourner la tête, un simple remous, l'eau était faites de centaines de remous comme cela qui l'entrainait avec elle.
Mais Tara n'y avait pas prêter attention, son seul but avait était de rejoindre Miss Nyya, et a cette instant elle compris que le but n'était pas de traverser la rivière, mais de la comprendre, de jouer avec elle, de s'immerger en elle.
Comme Miss Nyya l'avait dit, la les remous était très fort, et Tara y avait prêter attention.
Ses jambes était maintenant horriblement lourdes, et après avoir bu plusieurs fois la tasse ses lèvres était devenu entièrement bleu.
Restait longtemps dans cette eau revenait a se laisser mourir de froid, Tara se ficher de ses tremblements, il fallait qu'elle apprenne pour qu'un jour comme Miss Nyya elle puisse comprendre ce qui l'entourait.
Les remous était maintenant puissants et l'eau la chassait presque de son rochers,Tara regarda l'eau comme si elle n'en avait jamais vus, et au lieu d'appeler Miss Nyya elle se laissa glisser dans l'eau, elle glissa avec elle et non contre elle.
Elle s'offrit a ses remous au lieu de les combattre, et rejoignit la rive en deux enjambés.
Elle sortit finalement de l'eau, son genoux droits saigner un peu mais elle souriait.
Elle revint face a Miss Nyya et ses deux camarades qui avait l'air inquiète pour elle, elle avait vus quelqu'un tenter de la rattraper quand elle était passer sous la corde mais elle n'avait pas vu qui.
Elle avait ressentit plusieurs émotions, de peur et d'effrayement et sans voulait.

-Je, je suis désolée d'avoir prit ce risques insensés, pardonnez moi si je vous ai fait peur.
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Ven 21 Mai 2010, 19:10

Tara sourit, mais alors qu’elle semblait sur le point d’ajouter quelque chose, Miss Nyya réapparut.

- Vous vous débrouillez plutôt bien pour une première fois !

Lyan, j'ai pu voir ta manière de procéder, qui est très ingénieuse. Cependant, le lapin ne devait pas réellement se méfier, car tu respirais encore un peu fort, et ton corps était pris d'un léger balancement. L'immobilité, comme le jaillissement, sont des notions à acquérir aussi parfaitement. Tara, tu as eu un peu la même manière de faire que Lyan, mais perchée sur une branche. Cependant, tu n'observes pas correctement les choses, sinon tu aurais vu dès le début qu'il y avait deux lapins ! De plus, il te faut être plus patiente, et ne pas te contenter de peu, c'est le jeu ! Syndrell, j'ai bien aimé ta flèche, très ingénieuse. Tu as même pu lancer ta flèche en courant, ce qui pour moi illustre que tu as déjà de très bonnes bases au tir à l'arc, ce qui est très bien ! Maintenant les filles, je vais vous montrer comment préparer correctement de la viande et comment pouvoir la conserver longtemps, car sinon d'ici ce soir, elle sera daubée, ce qui serait dommage...

Ayant vécu dans la nature presque toute son enfance, Syndrell savait conserver la viande, mais elle suivi les explications de la Marchombre sans protester ; il y avait le maître, et il y avait l’élève. Tant qu’elle se trouvait en deuxième position, elle n’avait qu’à respecter cette hiérarchie.

Plus tard, lorsque le groupe se remit en selle, elle se replongea dans le passé. Finalement, toutes ces années de solitude que lui avait value l’étrange couleur de ses cheveux n’avaient pas servi à rien ; un peu comme si elles l’avaient forgée pour parcourir la Voie. A l’époque, Syndrell considérait ses compétences comme de simples actes de survie, ni plus, ni moins. Mais à présent qu’elle goûtait au souffle de la liberté aux côtés de Miss Nyya, elle voyait ses compétences sous un tout autre jour, découvrant un quotidien fait d’un peu de hasard et de beaucoup d’harmonie. Désormais, elle chasserait le lapin non pas pour se nourrir, mais pour nourrir un dessein d’évasion, ponctuer d’une fraîcheur nouvelle la ligne d’un voyage – juste pour laisser sa flèche la guider un peu plus loin…

Les couleurs du levant paraient le ciel d’une magnifique palette de rouge et d’orange tandis qu’au sol, des chapes de brume s’étiolaient comme de longs serpents nuageux. Grimaçant lorsque les muscles endoloris de ses cuisses et de son fessier la rappelèrent à l’ordre, Syndrell posa le regard sur l’horizon qui dévoilait les ombres des Montagnes de l’Est. Une soudaine bouffée de nostalgie envahit la jeune fille tandis qu’elle retrouvait l’illusion de l’odeur piquante des pins, la morsure du vent et le hurlement des loups. Elle la réfréna d’un mouvement de la tête. Sa vie dans les montagnes appartenait au passé ; son présent avait la forme des hautes tours de pierre de l’Académie ; son avenir n’avait pas de frontières. Il était plus que temps qu’elle aille de l’avant.


- Nous allons trotter ! Si vous ne vous sentez pas à l'aise, ne tirez pas sur les rênes, mais accrochez-vous plutôt à la crinière, ou à la selle ! Et surtout détendez-vous. Il vous faut comprendre le mécanisme du trot pour pouvoir être plus stables sur le dos, et donc leur faire moins mal. Et pour comprendre, il faut que vous ressentiez ce qu'il se passe. Et vous ne pourrez le faire que si vous vous détendez...

Syndrell se redressa sur sa selle. Trotter allait lui faire de bien, il était urgent qu’ils prennent un peu de vitesse, ou allait s’endormir sur le dos de Nuance sans même s’en rendre compte !
Obéissant à la légère contraction de ses mollets contre ses flancs, la jument changea de pas et calqua son allure sur celle de Brume et de Roméo. Leur première halte fut brève, mais les trois jeunes filles en profitèrent pour étirer leurs muscles endoloris avec bonheur sous le regard amusé de Miss Nyya. Lorsqu’elles repartirent, en courant cette fois, Syndrell se plaça à la hauteur de la Marchombre pour la questionner sur l’absence des Brûleurs, qu’on disait pourtant fréquents dans la région. Les réponses qu’elle recueillit furent aussi énigmatiques que d’ordinaire, mais petit à petit Syndrell s’habituait aux paroles sibyllines de son maître.

Un court d’eau marqua la fin de leur course, alors que les ombres de la nuit se mêlaient aux dernières couleurs du couchant. C’était une rivière qui devait prendre sa source dans les Montagnes de l’Est et qui passait à travers le petit bois dans lequel le petit groupe allait passer la nuit. Miss Nyya et ses apprenties traversèrent la traversèrent à gué et établirent le camp sur la rive opposée. Puis la Marchombre leur demanda de l’attendre avant de se faufiler le long de la rivière, souple, féline. Moins d’une minute plus tard, elle était de retour et enjoignait ses élèves de la suivre jusqu’à un endroit où la rivière se faisait plus tumultueuse. Elle se dévêtit alors, complètement, dévoilant un corps mince et élancé ; Syndrell vit les muscles jouer sous sa peau lorsque Miss Nyya marcha vers l’eau pour s’y glisser lentement, avec une assurance déconcertante. Semblant ignorer le danger du courant, des rochers qui pouvaient la broyer comme un rien si jamais elle perdait pied, se faisant fi de la température sûrement peu élevée de l’eau, la Marchombre avança dans la rivière, l’apprivoisant, jouant avec elle.
C’était un jeu, oui. Un jeu qui liait intimement un être humain et un élément naturel.
Un jeu qui animait deux forces pures.
Une danse.
Puis Miss Nyya reprit pied sur la berge, aussi belle et inaccessible qu’une naïade. Un sourire fendait son visage en une expression de bonheur intense.


- Nos sens sont des fenêtres, des fenêtres qui percent les murs qui nous entourent, en tant qu'humain. Ouvrir ces fenêtres, les agrandir, revient à s'ouvrir au monde. Les fenêtre doivent devenir les murs qui nous emprisonnent, pour ne plus être que liberté. Et cela vous permettra de percevoir tout ce qui vous entoure. L'eau, le courant, la nuit, le vent, tout cela, vous le percevez sans doute, mais pas assez profondément. Jouer avec les éléments est le premier pas vers la pleine perception, pleine perception que nous n'atteindrons jamais, mais que toujours nous tendrons à avoir. Comme jouer avec l'eau... Le Marchombre se rit des éléments, il s'immerge en eux pour les renverser, il joue avec eux...

Lyan ôta ses vêtements et se dirigea vers l’eau. Tandis qu’elle s’y glissait précautionneusement, Syndrell jeta un coup d’œil à Tara, mais la jeune fille s’était habituée à ne plus commencer les exercices la première. Le souffle court, elles regardèrent Lyan progresser lentement. Puis Tara commença à se dévêtir, et Syndrell en fit autant.
Elle sentit Tara se crisper près d’elle alors qu’elle-même était déjà nue ; voilà bien une chose qui ne la tourmentait pas le moins du monde. Lorsqu’elle était devenue espionne, elle était alors la seule fille, et c’est pourtant avec ses compagnons de l’époque qu’elle avait appris à nager. Mais elle comprenait la réaction de son amie et s’apprêtait à détourner pudiquement les yeux lorsqu’elle remarqua les lignes qui sillonnaient son dos. Son sang se glaça dans ses veines.
Tara s’avança vers la rivière ; sans ses vêtements, elle semblait si fragile que Syndrell sentit ses poings se serrer malgré elle.


*Nom d’un Ts’Lich, mais qu’est-ce qu’on a osé te faire, Tara ?*

Elle se força à inspirer lentement pour se calmer. La colère prenait chez elle des atours qu’elle préférait éviter, surtout dans un endroit comme celui-là. Elle attendit donc plusieurs minutes avant de se décider à son tour.
La lune était belle, ce soir, et poudrait d’argent les remous de la rivière. Une légère brise se leva, comme pour l’encourager à s’immerger dans les eaux agitées ; lorsqu’elle entra en contact avec l’eau, Syndrell se mordit la lèvre. Elle était si froide… Mais elle concentra toute son attention sur Tara et Lyan, qui avançaient devant elle, et parvint à s’immerger jusqu’aux épaules. Lyan glissa soudain pour se rattraper vivement à la corde que Miss Nyya avait tendue entre les deux rives pour leur fournir une aide, et Syndrell se demanda si la jeune fille n’avait pas déjà été initiée à ce type d’exercice. Tara eut moins de chance : elle dériva brusquement, but la tasse, remonta vers la rive, tremblante. L’eau ruisselait sur son dos couvert de marques, que la lueur crue de la lune faisait apparaitre plus clairement. Inquiète, Syndrell fronça les sourcils, mais elle décela alors la lumière qui animait les yeux de Tara.
Petite flamme.
Enorme volonté.
Elle allait recommencer.
Rassurée sur son sort, Syndrell se préoccupa de ses propres soucis, à savoir : l’eau qui se fracassait sur elle en gerbes glaciales, le courant qui menaçait de l’entraîner à chaque seconde, le froid qui la faisait claquer des dents. Levant les yeux, elle vit Lyan progresser lentement, mais sûrement.

- Si elle peut le faire, je peux le faire aussi, marmonna-t-elle en redressant vivement les épaules.

Mal lui en prit. Le courant, qui semblait attendre la moindre faille dans sa position déjà bien précaire, profita de son instabilité soudaine pour la pousser violemment. Sa bouche s’ouvrit en un cri que l’eau fit taire en la recouvrant toute entière ; son coude heurta un rocher, mais le froid et la peur empêchèrent la douleur de se faire cruelle.
Sans trop savoir comment, elle remonta à la surface. Sa main happa la corde à laquelle elle s’agrippa de toutes ses forces pour se stabiliser le temps de recracher toute l’eau qu’elle venait d’ingurgiter.


- Nom…d’une bave… de trodd ! jura-t-elle en se redressant tant bien que mal.

La douche avait été brutale. En toute autre circonstance, elle serait sortie de l’eau avec colère, terriblement vexée de n’avoir pas su se débrouiller. Mais sa fierté, mise à l’épreuve, l’empêcha de renoncer. Elle n’était pas seule dans l’eau, il y avait Lyan, qui avançait toujours mais ne cachait pas qu’elle avait du mal ; il y avait Tara, qui affrontait vaille que vaille la fureur des eaux. A elle de relever le défi !

Le Marchombre se rit des éléments, il s'immerge en eux pour les renverser, il joue avec eux...

Syndrell grogna. Jouer avec la rivière ? La belle affaire ! Si elle continuait ainsi, elle allait se tuer. Pourtant la jeune fille se redressa et poursuivit sa progression, malmenée par le courant qui n’avait de cesse de l’arracher du sol pour l’emporter dans sa course folle.
Elle glissa à nouveau. Cette fois, elle se retint de justesse à la corde.

*Pense jeu. Pense fluidité. Pense harmonie. Allez ma fille, tu peux le faire…*

Cela avait paru tellement simple avec Miss Nyya ! La rivière s’était faite aussi douce qu’un lac avec elle. Et Syndrell, au lieu de jouer avec une rivière, se battait avec un torrent.
Rendre les armes la première était si difficile !

Soudain, Tara laissa échapper un cri et disparut sous la corde tendue. Syndrell tendit une main pour la rattraper, ignorant le risque qu’elle prenait en lâchant la corde, mais l’apprentie lui échappa ; emportée par le courant, elle dériva quelques mètres plus loin avant de trouver appui contre un rocher. Syndrell jura et se remit en mouvement. Juste avant d’aborder la rive, Lyan lui tendit une main et l’aida à prendre pied sur la berge. Essoufflées, les lèvres bleuies par le froid, frigorifiées, elles s’appuyèrent l’une sur l’autre pour reprendre leur souffle. Syndrell cherchait Tara des yeux. Son inquiétude s’éteignit lorsqu’elle s’aperçut que Miss Nyya s’était imperceptiblement tendue, prête à intervenir en une poignée de secondes. Jamais la Marchombre ne laisserait ses élèves dans une situation trop menaçante pour leur vie.
Mais Tara était d’une constitution exceptionnelle. Lentement, mètres par mètres, elle revint vers elles, luttant contre les éléments déchaînés. Lorsqu’elle prit pied sur la berge, Syndrell remarqua l’état de son genou – elle-même s’était blessée au coude et à la hanche – mais contre toute attende, Tara souriait.


-Je, je suis désolée d'avoir prit ce risques insensés, pardonnez moi si je vous ai fait peur.

- Peur ?! s’exclama Syndrell en la laissant s’appuyer sur elle. Tu m’as impressionné, oui ! A ta place, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de remonter jusqu’ici sans aucune aide.

Adressant un clin d’œil fatigué à Lyan, Syndrell tourna son regard vers Miss Nyya, attendant qu’elle prenne la parole. Nul doute qu’aucune d’entre elle n’avait vraiment brillé, cette fois. Mais curieusement, Syndrell attendait déjà le prochain essai. Dans son dos, la rivière chantait son défi.

*Tu vas voir, ma belle ; je vais t’apprendre à jouer, moi…*

Miss Nyya lui rendit son sourire.

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 24 Mai 2010, 15:49

    Miss observait toutes ses apprenties, prête à intervenir si l'une d'elle disait qu'elle ne savait pas nager, ou qu'elles avaient peur. Tout cela, il fallait passer outre. Savoir nager ne permettait pas tout, dans une étendue d'eau. Savoir nager était même parfois un handicap, car l'on acquiérait des réflexes qui n'étaient pas les bons, résistant à l'eau plutôt que de se contenter de s'offrir à elle, et ainsi survivre, car l'eau rendait l'offre en sauvant les vies. Miss aimait aussi l'eau. Après tout, les éléments étaient ses amis. Elle n'avait jamais eu d'amis, trop indépendante, trop sûre d'elle, trop décalée à la fois. Que cela fût à la Citadelle, parce qu'elle n'était pas Frontalière de souche - et cela n'était certainement pas en s'arrangeant, vu ce qu'elle avait fait - et au début, cela avait été difficile, le tempsq qu'elle reprît le langage humain, et cela l'avait suivi, elle avait toujours été l'étrangère. Bizarrement, cela ne lui avait jamais rien fait, cela ne l'avait jamais dérangée. Parce qu'elle pensait réellement qu'elle était différente des autres, et que donc on la traitait telle qu'elle était. Mais elle s'était laissée avoir, après tout, en sous-estimant son adversaire, lors de ce combat qui avait déterminé beaucoup de choses. Car sans lui, elle ne serait probablement pas partie de la Citadelle, car sans lui elle n'aurait pas été repérée par un Maître Envoleur, car sans lui et sans le Maître Envoleur, elle n'aurait jamais rencontré son Maître Marchombre, et elle n'en aurait pas été là. Elle ne savait pas trop si la Destinée existait, elle n'avait pas envie d'y croire, mais peut-être que même sans tout cela, elle y serait arrivée. Mais elle n'aurait pas été la même. Mais tout cela, maintenant, elle s'en fichait, elle regardait vers l'avant, toujours, et elle ne regrettait jamais ce qu'elle pouvait faire.

    Ce fut Lyan qui s'avança vers l'eau la première. La jeune fille semblait avoir déjà testé, car son attitude montrait qu'elle était assez confiante, tout en se méfiant légèrement. Cela se voyait sur son corps, qu'il connaissait cela, mais qu'il n'avait pas encore acquéri les réflexes qui étaient les meilleurs, pour Lyan. La jeune fille fit quelques pas dans l'eau, tentant de s'y accorder en ondulant les hanches, en effaçant ses épaules, sans toutefois s'y couler totalement. Elle était trop centrée sur elle-même, ou sur l'eau, mais ne parvenait pas à trouver l'équilibre entre les deux. Miss sourit. Et encore, elle trouvait que Lyan se débrouillait bien, parce qu'elle-même, la première fois que son Maître l'avait soumise à cette épreuve, n'avait même pas pu s'avancer dans l'eau jusqu'aux cuisses, elle s'était faite fauchée avant. Sans doute le courant était plus puissant que celui-là, mais cela importait peu. Il fallait s'ouvrir, et trouver l'équilibre entre soi et le monde. La seconde à entrer dans l'eau fut Tara, et elle tentait de résister à l'eau, ce qui n'était évidemment pas la procédure à suivre. Pourtant, elle s'acharna, à vouloir toujours aller plus loin, sans écouter l'eau, jusqu'à ce que cette dernière, sans doute furieuse d'aussi peu de respect, l'envoyât plus profondément dans son lit, l'empêchant même de rattraper la corde qui était là pour cela. Miss n'avait pas peur, car elle savait que la rivière se calmait une vingtaine de mètres en aval, donc que son apprentie remonterait facilement. Cependant, Tara ne se laissa pas porter jusque là, et s'accrocha à un rocher, balotée par les remous. Et alors, Miss vit le déclic dans le regard de son apprentie, et lui adressa un large sourire, tandis qu'elle les rejoignait. Puis, ce fut Syndrell qui s'y mit à son tour. La jeune fille s'avança doucement dans l'eau, mais ses mouvements étaient un peu précipités, un peu brusques, et elle se fit emporter encore plusieurs fois. Miss nota que la jeune fille prenait cela comme un défi. Ce n'était pas tant un défi que cela, mais une offre, parce qu'elle devait s'offrir à la rivière. Souriant lorsque les trois apprenties furent hors de l'eau, Miss s'avança vers elles.


    - Et bien les filles, c'était mouvementé tout ça !

    Lyan, tu comprends la manière de faire, je suppose que tu as déjà essayé, dans un premier cours, n'est-ce pas ? Essaye de plus te détendre, tu restes sur tes gardes, tu n'oses pas trop t'avancer, il faut se lancer, faire confiance à la rivière. Tara, ne t'inquiète pas, de toute manière la rivière se calme à vingt mètres en aval, donc tu aurais juste été ralentie, et tu aurais pu sortir sans te faire trop mal. Cependant, tu as tenté de forcer la rivière, tu as lutté contre elle, avant d'avoir le déclic, sur ton rocher. Maintenant, il faut effacer tes réflexes pour en aquérir de nouveaux. Les réflexes du Marchombre... Et enfin, Syndrell, tu es un peu brusque dans tes mouvements, la rivière en profite pour te déstabiliser. Tout cela n'est pas un défi, ce n'est pas quelque chose qu'il faut relever. Ce sont des leçons, des leçons auxquelles il faut s'offrir, et qui s'offrent à nous. Ne tente pas de comprendre la rivière avec la raison, c'est de l'instinct, c'est de l'émotionnel...


    Leur adressant un sourire, Miss s'avança encore une fois vers l'eau, sans s'enfoncer dans le lit de la rivière. Elle glissa ses doigts dans la rivière, les remous et le courant vinrent la cueillir, forts, puissants. Souriant, elle se tourna vers ses apprenties, avant de leur expliquer :

    - La rivière joue. L'eau joue, l'eau vit, comme nous toutes. Regardez, elle est forte, elle bondit, et pourtant, lorsque je la prends dans mes mains, elle redevient calme, elle se glisse, elle est caractérielle. Il suffit de trouver ce qu'il se cache dans les remous, il suffit de s'offrir... Cependant, je pense que vos corps ne vont pas apprécier une baignade de plus ce soir. Ne vous inquiétez pas, nous passerons à côté de plusieurs rivières, durant notre voyage !

    Leur adressant un sourire, Miss finit par se demander ce que Tara avait pu avoir, pour posséder ces marques dans son dos. Mais finalement, cela importait bien peu. Chacun était comme il était, avec des doigts en moins, avec une carrure large, avec un nez long, des cheveux en tire-bouchon, des tâches de naissance étranges, des grains de beauté, des tâches de rousseur... On se fichait de cela. Les apparences ne sont rien, ne sont que superficielles, et cela ne veut rien dire. Si la douleur physique peut être dure à supporter, le corps en lui-même est bien comme il est. Soupirant, Miss invita ses apprenties à se diriger vers le camps, et leur donna alors les morceaux des lapins qu’elles avaient chassé le matin-même. Leur offrant en même temps deux pommes qu’elle avait récupérée de celles que Tara avait ramenée, elle leur expliqua que la journée n’avait pas été facile, mais qu’elle n’était pas nécessairement terminée... En effet, une dernière épreuve attendait les trois apprenties, et Miss se redressa avec souplesse, désignant une souche d’arbre, un peu plus loin. Leur adressant un sourire, la Marchombre sortit un poignard, qu’elle tendit à Lyan, avant de se tourner vers ses deux autres apprenties et de les jaucher du regard, un instant, le temps de trouver le poignard qu’elle leur avait offert lors de leur dernier cours. Puis, se tournant, elle leur désigna encore une fois la souche, s’avança jusqu’à la toucher, fit volte-face, et avança d’une quinzaine de pas, peut-être un peu plus. Elle traça une ligne dans la poussière, sur le sol, et environna la distance qui le séparait de la souche d’une quinzaine de mètres. Souriant, elle hocha la tête seule, avant de se tourner encore une fois vers ses apprenties, et de leur expliquer :

    - Donc, un petit lancer de poignard, pour finir la journée... ou soirée, plutôt. Comme la dernière fois que je vous ai fait lancer, Syndrell et Tara, vous étiez à six ou sept mètres, j'ai allongé la distance, en espérant ne pas trop handicaper Lyan. Mais je suppose que tu as déjà lancé un poignard, n'est-ce pas ? A vous de jouer, donc. Mais n'oubliez pas l'essentiel : il faut s'accorder à son arme, la vivre totalement, se lancer avec elle. Le tir ne prend fin que lorsque la lame s'est plantée dans l'endroit voulu. Vous devez acquérir précision et force... Vous pouvez bien lancer tant que vous le voulez, et allez vous coucher quand bon vous semble..

    Leur adressant un nouveau sourire, la Marchombre s'écarta donc de la ligne qu'elle avait tracée sur le sol. Elle voulait voir à quel point ses apprenties étaient motivées. Si elles voulaient se coucher tout de suite, elle ne leur en voudrait pas, ne serait pas déçue, car tout le monde a un chemin à suivre. Elles étaient toutes très fatiguées, physiquement et mentalement, et cela ne l'aurait pas surprise qu'elles allassent se coucher, mais en même temps un petit peu, car elle avait pu comprendre pendant les quelques jours déjà qu'elles avaient passés ensemble, qu'elles étaient toutes déterminées et des battantes. Elle verrait bien...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 24 Mai 2010, 21:10

Lyan regarda les deux autres jeunes filles entrer dans l'eau. Elle remarqua tout de suite que l'attitude de résistance de Tara n'était pas une bonne idée. Du moins, elle se basait sur ses expériences avec le vent pour déduire cela. En effet, si on cherchait à brusquer le vent, il se détournait ou non jetait au sol sans ménagement. Le vent, l'eau, tous les éléments incarnaient la liberté pure au yeux de Lyan. Ils étaient libre de toutes contraintes. Enfin pas tellement. L'eau avait un cours à suivre, mais cependant, elle avait la possibilité de sortir de son lit ou de se retirer totalement d'un cours, le laissant asséché. Les éléments ne supportaient donc pas d'être traité à l'aide de la manière forte, auquel cas ils répondaient également avec la force. Et à ce jeu là, un être humain n'avait pas la possibilité de gagner. Les éléments l'emporteraient toujours à ce jeu là.

Lyan qui s'était tendue en voyant Tara dériver au loin, fut soulagé de voir qu'elle avait réussi à remonter. Une fois encore, elle fit attention à toutes les remarques de Miss et lui fut reconnaissante de ne pas leur demander de s'immerger à nouveau. En effet, l'eau était loin d'être chaude et Lyan avait froid, nue sur la berge et mouillée comme elle l'était. Quand elle revinrent vers le campement, Lyan accueillit la nourriture avec une joie immense. Elle venait de se rendre compte à quel point elle était affamée et elle était étonnée que son ventre ne se fut pas manifesté. La proximité du feu la sécha rapidement et bientôt, elle eut tellement chaud qu'elle due se reculer des flammes. Elle avala en un rien de temps la viande de lapin, qui était moins bonne que le matin, et croqua avec appétit dans la pomme que lui avait donné Miss.

Alors qu'elle s'imaginait que l'heure de dormir approchait, leur maître leur annonça que la soirée n'était pas encore totalement terminé. Lyan devait avouer qu'elle était très fatiguée et qu'elle se serait volontiers passé de cet exercice. Cependant, elle se leva sans protester autrement intérieurement et reçut un poignard de Miss. Lyan avait déjà expérimenté le lancé de poignard, comme l'avait prédit Miss. A dire vrai, elle en avait un depuis quelque années. Il était mieux lorsque l'on vivait dans les quartier reculés d'Al-Far d'être protégée. Lyan passait son temps quelques fois à le lancer, mais elle avait vite sentit qu'il n'était pas si bien équilibré que ça et que ses tirs s'en ressentait. Elle n'avait donc jamais eut l'occasion de pratiquer véritablement le lancé de poignard, le sien lui servant juste d'arme de dissuasion. Elle sentit tout de suite que celui que venait de lui donner Miss était bien mieux équilibré que le sien, bien qu'elle ne soit pas une experte en la matière.

Miss leur désigna une souche sur laquelle elles devraient s'entrainer. Elle ne leur donna pas non plus de limite pour s'exercer. D'un côté, la fatigue appelait Lyan vers la chaleur du feu mais sa curiosité de tester un poignard comme celui-ci était forte. De toute façon, c'était un exercice et Miss n'aurait certainement pas apprécier qu'on lui désobéisse. Peut-être n'aurait-elle rien dit, mais elle n'en aurait certainement pas pensé moins. Quoi qu'il en fut, Lyan se plaça au côté des jeunes filles, derrière la ligne tracé par la marchombre. Elles lançaient chacune à leur tour, en attendant d'avoir toute trois lancé pour aller rechercher leur poignard, de manière à éviter les accidents.

L'apprentie marchombre n'avait aucune idée de la puissance nécessaire pour envoyer le poignard pile sur la souche, qui d'ailleurs était plutôt large. Pour son premier essai, Lyan donna beaucoup de force à son avis, pour voir ce que cela donnerait et pour doser ensuite. Visiblement, c'était trop fort car le poignard était à au moins un mètre derrière la souche. Il fallait dire qu'elle y avait été fort. Son deuxième essaie ne fut pas très réussi non plus car cette fois elle ne le lança pas assez fort. Ne se décourageant pas, Lyan partit ramasser son poignard en se demandant comme s'y prendre pour son troisième essai. Ce coup ci, elle tenta de doser sa puissance. Moins fort que pour le premier envoi, mais plus fort que pour le précédent. Finalement, le poignard se contenta de rebondir mollement sur la souche, dont il toucha plus la base que le dessus. Lyan fronça les sourcils et le vent vint la faire frissonner en se glissant dans son cou dégagé. Et s'il fallait s'y prendre comme avec le vent ? Comme l'eau ? Et si... Lyan se remémora son dernier cours avec Nérilys. Elles étaient en haut d'une montagne dans les plateaux de l'est et Lyan avait expérimenté l'Harmonie pour la première fois. Elle s'était sentit fusionner quelques instants avec la moindre chose. C'avait été fabuleux. Si pour comprendre le vent, il fallait le comprendre, l'apprendre, bref, entrer en harmonie avec lui, si finalement pour l'eau il en était de même, comme pour n'importe quelle chose si on en croyait l'expérience des montagnes, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas avec un poignard ? Certes, ça ne serait pas tellement la même chose qu'avec l'eau ou le vent, le poignard n'étant pas en mouvement, mais cela valait le coup d'essayer ! Bien sûr, il était possible qu'elle se trompe, car tout cela, elle l'avait déduit de ses expériences et cours précédent.

Pour son essai suivant, Lyan tenta de s'imprégner de l'arme, de la ressentir. Cependant, elle se concentra tellement là-dessus que son tir ne fut même pas droit et son poignard atterrit à plusieurs centimètres à la droite de la souche. Avec quelque chose de fixe, il était plus difficile de percevoir un semblant d'émotion et ou de Lyan ne savait quoi. Autant le vent pouvait souffler plus fort et l'eau devenir tumultueuse pour montrer son mécontentement que le poignard ne changeait pas. Il fallait peut-être chercher ailleurs, procéder autrement. Il fallait certainement distinguer les objets des éléments... A l'essai suivant, Lyan appliqua le conseil de Miss qui disait qu'un tir n'était terminé qu'une fois la lame planter dans la cible donnée. Aussi, ce coup ci, Lyan envoya le poignard et ne le quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'il... se contente d'entamer l'écorse de la souche et de retomber dans l'herbe. La jeune fille soupira puis alla rechercher l'arme. Elle fit de nombreux essais avant d'arriver à un résultat satisfaisant. Elle avait alors mal au bras droit ainsi qu'à l'épaule. Elle se concentra sur la lame, sur le point où elle souhaitait l'emmener et sur son propre bras. Elle devait faire de la lame le prolongement de son corps. Et le coup fusa. Vif, un peu hésitant cependant, mais Lyan eut l'impression que cette fois ça y était. Elle sentit comme l'air vibrer autour de son poignard pendant sa trajectoire et elle avait le regard vissé sur la lame qui se planta sèchement là où elle l'avait souhaité. Lyan sourit. Elle avait réussi pour la première fois. Elle refit plusieurs essai ensuite, mais rien n'était aussi satisfaisant. Elle était trop épuisée. Finalement, Tara, Sindrell et elle partirent se coucher peu de temps après, exténuées.
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 27 Mai 2010, 01:01

Lorsque Miss Nyya, dans un sourire empreint de fierté non dissimulée, se glissa parmi les branchages pour rejoindre leur campement, suivie des deux filles, Syndrell tourna son regard vers la rivière.
Un défi ? La Marchombre n’avait pas compris. Toute l’émotion de la jeune fille s’était contenue dans ce seul mot. Et le jeu avait d’ores et déjà commencé entre l’élément et elle ; c’est ensemble qu’elles avaient lutté, et non pas l’une contre l’autre, afin de jauger leurs puissances respectives. Ce lien dont Miss Nyya parlait temps, Syndrell le ressentait en elle, quelque part entre sa volonté et son âme. Tout ce qu’il fallait, désormais, c’était un peu de temps et d’expérience pour apprendre une danse improbable…
L’apprentie esquissa le geste de suivre les autres, se figea lorsque la douleur se fit lancinante au niveau de sa hanche. Comprimant la blessure avec ses doigts, Syndrell songea qu’elle allait devoir sacrifier son premier pan de tunique afin de panser la plaie pour éviter qu’elle ne s’infecte.


* Voilà pourquoi les vêtements ne font jamais long feu, avec moi…*

Un sourire mi-figue, mi-raisin sur les lèvres, elle retrouva les filles devant une belle flambée allumée par Miss Nyya. Lyan et Tara avaient entamé leur repas ; dès que Tara l’aperçut, elle se leva pour tendre un morceau de viande à Syndrell, dans un élan d’amitié qui toucha l’intéressée plus qu’elle ne l’aurait pensé.

- Merci…

Un murmure, un souffle. Grelottante, Syndrell était à bout de forces. Pourtant, lorsqu’elle se fut restaurée et réchauffée devant le feu, elle força son corps endolori à exécuter la gestuelle que lui avait enseigné son maître.
Mouvements lents.
Fluidité absolue.
Equilibre parfait entre l’écho du monde et les battements calmes de son cœur…
Toute la tension qui s’était accumulée au cours des dernières heures s’allégèrent au point de ne laisser en elle qu’une impression de bien-être. Etrangement, elle ressentait encore les violentes caresses de l’eau sur sa peau, un peu comme si leur souvenir cherchait à se fondre en elle pour devenir connaissance.
Syndrell hocha imperceptiblement la tête et repris sa gestuelle jusqu’à ce que la moindre douleur due à la chevauchée de deux jours cumulés ne disparaisse totalement. Alors, elle entendit Miss Nyya parler de son éternelle voix douce et chantante.


- Donc, un petit lancer de poignard, pour finir la journée... ou soirée, plutôt. Comme la dernière fois que je vous ai fait lancer, Syndrell et Tara, vous étiez à six ou sept mètres, j'ai allongé la distance, en espérant ne pas trop handicaper Lyan. Mais je suppose que tu as déjà lancé un poignard, n'est-ce pas ? A vous de jouer, donc. Mais n'oubliez pas l'essentiel : il faut s'accorder à son arme, la vivre totalement, se lancer avec elle. Le tir ne prend fin que lorsque la lame s'est plantée dans l'endroit voulu. Vous devez acquérir précision et force... Vous pouvez bien lancer tant que vous le voulez, et allez vous coucher quand bon vous semble..

La cible était une souche. La limite à ne pas franchir, un trait marqué du bout du pied sur le sol poussiéreux. Syndrell sentit Tara et Lyan se tendre imperceptiblement à l’idée de devoir repousser de quelques instants encore le moment où elles pourraient enfin se reposer. Elle-même n’aspirait plus qu’à une chose : dormir.
Après avoir planté sa lame dans la souche.
Ce fut Lyan qui tira la première, et Syndrell fronça légèrement les sourcils en la voyant manquer son essai. Qui aurait cru que la jeune fille, pourtant étonnement douée, n’était pas habile au lancer ? Elles n’avaient pas encore abordé le sujet, mais Syndrell restait persuadée que leur nouvelle amie avait déjà connu quelques épreuves dignes de ce nom. Preuve en était la manière dont elle s’en était tirée dans la rivière, deux heures plus tôt.
L’étonnement de Syndrell se prononça lorsque Tara, malgré son habitude de suivre directement Lyan, s’effaça pour la laisser passer. Comprenant qu’elle avait besoin de quelques secondes supplémentaires pour rassembler le peu de forces qui lui restaient, Syndrell lui adressa un clin d’œil complice et pris place devant la souche.
Comme par magie, le poignard qui était solidement fixé à sa cuisse droite apparut entre ses doigts. Tirer à l’arc, monter à cheval, lancer une lame, autant d’exercices qu’elle connaissait depuis longtemps. Il n’en faut pas moins pour survivre quand on est seul et sans un sou… Mais en se positionnant, elle songea que certaines choses avaient changé. Pourquoi s’exercer au lancer après une épreuve aussi rude que le bain forcé que Miss Nyya leur avait fait prendre ?

Parce qu’un Marchombre ne ressent pas l’effort. Il l’apprécie, il s’en imprègne de façon à aller de l’avant, toujours, à tendre vers un idéal que lui seul est en mesure d’acquérir. Le dépassement de soi n’a d’autre égal que la volonté de toujours vouloir faire un pas de plus, même si de route, il n’y a plus…

Syndrell approuva ces paroles d’un simple battement de cils. La Voix qui murmurait si souvent dans son cœur avait raison, une fois de plus.
Le poignard quitta sa main pour aller se planter directement dans la souche jusqu’à la garde. Dans la continuité de son mouvement, Syndrell tira un, puis deux, puis trois autres lames qui rejoignirent la première dans un bel ensemble. Le dernier, elle le garda dans sa main.
Le tendit à Tara.


- J’ai appris à jouer aux fléchettes avec celui-ci, souffla-t-elle dans un sourire épuisé.

Son autre main, déjà, était sur sa hanche, effleurant le bandage de fortune du bout des doigts, éprouvant le sang qui humidifiait le tissu. La tête lui tourna, elle suivit Lyan vers la flambée, légèrement titubante. Lorsqu’elle s’allongea, son regard croisa celui de Miss Nyya.


*Je vais bien*

Affirmation silencieuse.
Approbation silencieuse.
L’on n’apprenait pas sans recevoir de coups, après tout. Mais alors que le son mat des lames qui se fichent dans le bois se faisait entendre, Syndrell s’endormit apaisée.
Inconsciemment rassurée par une présence incroyablement petite et grande à la fois.
Incroyablement bienveillante.



__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 27 Mai 2010, 17:36

//Hrp:désolée de en pas voir répondue plus tot, mon ordinateur était foutu.., et désolée si ce rp est plutot court mais ma connection n'est pas géniale:hrp//

- Peur ?! s’exclama Syndrell en la laissant s’appuyer sur elle. Tu m’as impressionné, oui ! A ta place, je ne sais pas si j’aurais eu le courage de remonter jusqu’ici sans aucune aide.

Au cout d'un moment et de plusieurs essai Miss Nyya s'approcha d'elle.
- Et bien les filles, c'était mouvementé tout ça !
Lyan, tu comprends la manière de faire, je suppose que tu as déjà essayé, dans un premier cours, n'est-ce pas ? Essaye de plus te détendre, tu restes sur tes gardes, tu n'oses pas trop t'avancer, il faut se lancer, faire confiance à la rivière. Tara, ne t'inquiète pas, de toute manière la rivière se calme à vingt mètres en aval, donc tu aurais juste été ralentie, et tu aurais pu sortir sans te faire trop mal. Cependant, tu as tenté de forcer la rivière, tu as lutté contre elle, avant d'avoir le déclic, sur ton rocher. Maintenant, il faut effacer tes réflexes pour en aquérir de nouveaux. Les réflexes du Marchombre... Et enfin, Syndrell, tu es un peu brusque dans tes mouvements, la rivière en profite pour te déstabiliser. Tout cela n'est pas un défi, ce n'est pas quelque chose qu'il faut relever. Ce sont des leçons, des leçons auxquelles il faut s'offrir, et qui s'offrent à nous. Ne tente pas de comprendre la rivière avec la raison, c'est de l'instinct, c'est de l'émotionnel...


Pour leur montrer qu'elle avait raison, elle retourna dans la rivière, jouant a nouveau avec elle.

- La rivière joue. L'eau joue, l'eau vit, comme nous toutes. Regardez, elle est forte, elle bondit, et pourtant, lorsque je la prends dans mes mains, elle redevient calme, elle se glisse, elle est caractérielle. Il suffit de trouver ce qu'il se cache dans les remous, il suffit de s'offrir... Cependant, je pense que vos corps ne vont pas apprécier une baignade de plus ce soir. Ne vous inquiétez pas, nous passerons à côté de plusieurs rivières, durant notre voyage !

Elles mangèrent et Tara tendit le morceau de lapin a Syndrell, au début Tara cru qu'elles aller se reposer, mais une dernière épreuve les attendaient.
Miss Nyya leur tendit des poignards et leur désigna une souche, la distance était plus grande mais le but était le même.

- Donc, un petit lancer de poignard, pour finir la journée... ou soirée, plutôt. Comme la dernière fois que je vous ai fait lancer, Syndrell et Tara, vous étiez à six ou sept mètres, j'ai allongé la distance, en espérant ne pas trop handicaper Lyan. Mais je suppose que tu as déjà lancé un poignard, n'est-ce pas ? A vous de jouer, donc. Mais n'oubliez pas l'essentiel : il faut s'accorder à son arme, la vivre totalement, se lancer avec elle. Le tir ne prend fin que lorsque la lame s'est plantée dans l'endroit voulu. Vous devez acquérir précision et force... Vous pouvez bien lancer tant que vous le voulez, et allez vous coucher quand bon vous semble..

Lyyan commença la première et rata la cible, Tara essaya et en fit de même, Syndrell réussit du premier coup et plusieurs poignards touchèrent leur cible.
Tara en resta stupéfaites quelques secondes, ils avait tous atteint l'objectif, en un seul essai!

- J’ai appris à jouer aux fléchettes avec celui-ciui dit Syndrell en tendant son poignards.

Tara sourit et accepta le poignards que lui tendait Syndrell, puis celle ci alla se coucher et Tara remarqua la blessure sur son coté.
Maintenant c'était entre Lyyan et Tara, chacune lancer chacun son tour, et au bout de plusieurs essai Lyyan réussit, Tara elle avait touché deux fois la cible mais préférer continuait de s'entrainer avec le poignards de Syndrell.
Elle allait tenter un dixième essai quand son pieds glissa et elle fit un roulé boulés sur le sol, le poignards lui c'était enfoncée jusqu'à la garde dans la souche, et Tara du tirer dessus pendant 2 bonnes minutes avant de réussir a le récupérer.
Elle finit par venir prés des autres mais avant de se coucher, fit la gestuelle marchombres malgré ses muscles endoloris.
Quand elle eut finit, elle s'enroula dans sa couvertures et s'endormit, allonger sur le ventre pour na pas sentir son dos qui la piquer un peu.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 27 Mai 2010, 20:58

    Miss observa donc ses apprenties qui allaient lancer les poignards. Elle se doutait que Lyan en avait déjà fait, et l’approbation dans le regard de cette dernière lorsqu’elle en parla la conforta dans cette idée. Cette jeune fille semblait avoir déjà eu quelques expériences avec un Maître, mais c’était comme si elle n’avait pas plus cherché que cela en dehors d’un cours. Mais Miss n’en savait rien, et évita de porter un jugement sur son apprentie : elle ne pouvait de toute manière que s’améliorer, et c’était le but des cours, en l’occurrence, même si les filles ne devaient pas se contenter de ce qu’elles faisaient en cours. Elles devaient vivre les expériences, toujours. Vouloir aller plus loin. Elles devaient être curieuses, et surtout engagées. La Voie ne souffrait pas de faignéantise, ni de suffisance, ni de désintéressement. Elles devaient y être sans cesse devant, c’était un état d’esprit, c’était une manière de vivre, entière. Miss était passée par tous les stades, en tant qu’adolescente, et qu’enfant : en effet, elle s’était essayée à tout, ou presque. Elle avait été apprentie Frontalière, acceptant de grâce ce qui lui arrivait, parce qu’elle était trop jeune pour réellement comprendre cet engagement ; elle avait été serveuse, dans une taverne, pendant quelques temps, alors qu’elle avait pris la fuite de la Citadelle ; enfant des rues, elle ne s’était jamais réellement mêlée aux autres, mais elle avait elle aussi volé pour survivre ; apprentie Envoleuse, elle avait suivi un Maître Envoleur pendant plus d’un an, apprenant à arpenter une Voie, sur laquelle pourtant elle n’était pas à l’aise ; enfin apprentie Marchombre, elle avait trouvé sa Voie, celle qui se glissait sous ses pas sans effort, et l’avait suivie. C’était désormais pour cela qu’elle était là, à enseigner : parce qu’elle voulait montrer aux gens que lorsqu’ils persévéraient, ils pouvaient arriver à tout. Tout ce qu’ils souhaitaient. Soupirant, la jeune femme reporta son attention sur ses apprenties.

    Elles étaient toutes plus ou moins amochées physiquement, à cause de leur baignade un peu abrupte. Le regard violet brillant de la Marchombre glissa sur le flanc de Syndrell, suivant l’entaille qu’elle s’était faite, tandis que cette dernière essayait de faire un point de compression avec un morceau de vêtement. Soupirant légèrement, la Marchombre ne fit que secouer légèrement la tête de gauche à droite, montrant aussi par là que cela n’était pas très grave. Néanmoins, il faudrait s’en occuper un peu plus que cela, parce que les vêtements sales de la jeune fille risquaient de créer une infection dans la plaie. La Marchombre nota aussi les petites plaies, plus superficielles, que Tara avait dans le dos et sur les côtes, ainsi que les bleus qui sortaient déjà sur les jambes et les hanches de Lyan. Et oui, ce n’était pas facile, d’avancer sur la Voie. Combien de fois elle-même s’était-elle fait mal ? Combien de fois son Maître avait dû l’amener d’urgence jusqu’à une confrérie de Rêveur parce qu’elle était trop casse-cou, et qu’en ne se rendant pas compte du danger, elle mettait souvent sa vie en péril ? Beaucoup trop pour qu’elle les eût comptées. Mais cela n’avait aucune importance, toutes ces plaies, toutes ces fractures ou autres irréductibles blessures : elle était bien sur sa Voie, et elle se donnait toujours toute entière, à deux cent pour cent, c’était ce qui la faisait avancer, et ce n’était pas une chute qui allait changer sa manière de voire les choses. Irrémédiablement, elle pensa au Rentaï, et à ce qu’il lui avait apporté. Pendant longtemps, elle avait cru qu’il ne lui avait pas accordé la greffe, simplement parce que sa greffe était bien particulière. En effet, elle avait toujours eu une aura envoûtante, elle le savait, mais ne s’en était jamais formalisée. Une aura qui plaisait particulièrement aux hommes, c’était certain. Le Rentaï avait renforcé cette aura, en même temps qu’il lui avait permis de la maîtriser ! En effet, il lui avait accordé un ‘petit plus’ qui faisait qu’elle pouvait contenir cette aura dans son coeur sans en faire pâtir son entourage, quel qu’il fût. Mais elle ne l’avait découvert qu’après avoir quitté son Maître... après son Envol.

    Levant les yeux, Miss vit le premier poignard, lancer de Lyan, partir de sa main... pour rater l'arbre. Evidemment, elle s'y attendait. La fatigue accumulée ces derniers jours, et particulièrement le jour-même, commençait à se faire ressentir, autant physiquement que psychologiquement, et il était difficile pour ses apprenties de réussir à lancer juste, et bien, avec leur âme. Néanmoins, la Marchombre nota que Lyan semblait connaître la procédure, c’était simplement justement l’harrassement qui l’avait déconcentrée. Syndrell lança à son tour juste après, pour ne pas rater sa cible. Tous les lancers de la jeune apprentie arrivèrent dans la souche, et Miss lui adressa un sourire entendu tandis qu’elle venait se coucher, laissant la place à Tara, alors que Lyan continuait ses lancers. Les deux jeunes filles se valaient, et le poignard serait donc à estimer plus poussé pour Syndrell, qui le maîtrisait apparemment déjà mieux que les deux autres. Il n’était pas une question de valoriser les uns et de dévaloriser les autres, bien au contraire : chacun avait son rythme, c’était tout ce qui comptait, et il fallait que Syndrell continuât à avancer, à s’améliorer, car elle devait pousser plus loin ses capacités pour toujours faire de son mieux, et ne pas se contenter de ce que savaient faire les autres. Lorsque Tara fit un roulé-boulé dans la terre, Miss sourit, et sut que c’était terminé : la fatigue prenait le dessus. Il n’était pas forcément très tard le soir, mais les trois jeunes filles s’endormirent comme des souches, c’est le cas de le dire. Miss regarda les étoiles encore un moment, se demandant si ses parents étaient là, et veillaient sur elle. Elle n’avait aucun souvenir d’eux, elle avait été trouvée par les Petits, et les considérait réellement comme ses vrais parents. Mais parfois, dans la mélancolie d’un soir, les questions revenaient, irrémédiablement. Elle se contentait de les poser, ne cherchant pas ses origines. Elle n’avait pas envie de savoir : elle était elle, et c’était tout. Elle ne voulait pas changer parce que les cinq premières années de sa vie étaient hors contexte. Même si elle savait qu’elle ne changerait pas réellement... Ce fut sur ces pensées qu’elle s’endormit à son tour, ne dormant comme à son habitude que d’un oeil, vigilante.

    Le lendemain matin, elle réveilla ses apprenties alors que le soleil dépassait tout juste la ligne d’horizon, leur distribua à manger, soulignant qu’elles devraient chasser le soir-même si elles voulaient manger, et elles repartirent toutes, en courant, cette fois-ci, pour échauffer les muscles des apprenties et éviter qu’elles fussent tendues de courbatures toute la journée : en effet, les efforts assouplissaient les courbatures, et elles ne les sentiraient pas ainsi. Courant toute la matinée, elles s’arrêtèrent uniquement pour manger et se reposer une petite heure, avant de repartir, mais à cheval. Miss faisait tout son possible pour alterner les deux efforts, car elle voulait que ses apprenties fussent capables de courir des heures et des heures, mais aussi parfaitement monter à cheval. C’était juste essentiel pour elle, même si d’elle-même, elle ne faisait que se déplacer à pieds et non pas à cheval. Mais lorsque l’on avait une certaine connivence avec sa monture, autant en profiter. Et Miss se promit de trouver un cheval pour Lyan dès qu’elle en aurait le temps, pour que l’apprentie Marchombre pût aussi trouver cheval à son sabot... Et alors que le soleil commençait à se cacher derrière l’horizon, une immense forêt entra dans leur champ de vision, tirant un sourire satisfait à Miss : la Jungle d’Hulm était enfin à portée. Néanmoins, il leur faudrait encore toute la prochaine journée pour y parvenir, et pouvoir se glisser dans ses frondaisons. Laissant son regard naviguer sur l’horizon, la jeune femme trouva également ce qu’elle cherchait : plantée là, derrière quelques arbres formant un bosquet, il y avait une cheminée qui crachait un peu de fumée. Souriante, Miss fit bifurquer sa monture vers la maison, qui était en réalité une auberge. Souriant, elle se tourna sur sa selle pour s’adresser à ses apprenties :


    - Il semblerait que vous n’ayez pas besoin de chasser, ce soir, finalement ! Nous allons passer la nuit dans cette auberge, vous l’avez bien mérité !

    Laissant donc sa monture se diriger vers la maison de chaume, elles arrivèrent en moins d’une heure à la hauteur de la porte d’entrée, et Miss demanda à ce que les chevaux fussent mis en paddock, pour ne pas les obligés à rester enfermés dans des boxes. Puis, elles entrèrent toutes dans l’auberge, et la Marchombre invita ses apprenties à se mettre autour d’une table ronde. Une table ronde, comme Miss les aimait : après tout, elles étaient toutes humaines, aucune d’entre elles n’était plus forte que les autres, aucune d’entre elle valait mieux que les autres, et surtout pas elle-même. Un cercle, c’était bien, il n’y avait pas de ‘chef de table’, comme avec les tables rectangulaires. Laissant ces quelques pensées ailleurs, Miss dit à ses apprenties de commander ce qu’elles souhaitaient, car aussi longtemps que durerait leur apprentissage, elle leur payerait tout ce qu’elles consommeraient. Sur ce, elle posa son dos contre la chaise, et observa l’intérieur de l’auberge. C’était une auberge simple, mais avec un peu de cachet, entre ses poutres magnifiques et apparentes, les tableaux étranges où galopaient toutes sortes d’animaux, et les tableaux noirs avec des écritures rondes et bouclées à la craie blanche... Tout cela était réellement chaleureux, et la Marchombre se sentait bien. Mangeant donc autour de la table, encore une fois, elle demanda à ses apprenties si elles avaientde quelconques questions, et fit de son mieux pour y répondre. Elle voulait instaurer un vrai dialogue entre elles, que les trois apprenties lui accordassent leur confiance, et qu’elle-même pût placer la sienne en elles. Elles ne se couchèrent pas très tard, dans des chambres aux lits douillets, qui firent du bien aux apprenties, après les nuits passées à même le sol. Le lendemain matin, Miss les réveilla tôt, elles prirent un rapide petit-déjeuner et repartirent alors que le soleil était à peine levé.

    Elles coururent aussi, ce matin-là. Hulm se rapprochait de plus en plus, et désormais on pouvait mieux percevoir la lisière de la forêt, ainsi que les arbres caractéristiques de cette jungle peu fréquentée par les hommes. A la fin de la matinée, Miss accorda une pause aux apprenties, sortant de la viande séchée prise à l’auberge pour les nourrir... Il ne faisait pas spécialement chaud, mais la viande sentait tout de même un peu, autour de l’aire de ‘pique-nique’ qu’elles formaient à elles quatre... Et Miss entendit bien vite les pas pourtant inaudibles de l’animal qui se rapprochait, affamé. Se levant souplement, sans rien montrer – simplement parce qu’elle n’était pas le moins du monde alertée, ni angoissée – Miss se tourna vers ses apprenties, les incitant à se lever à leur tour. Puis, elle désigna le rocher derrière lequel l’animal s’était caché, et leur expliqua :


    - Un jeune tigre des prairies est venu nous tenir compagnie... Il a faim, mais malheureusement on a mangé toutes les provisions, donc on ne peut rien lui donner... Et il risque de s’énerver. Et s’il s’énerve, il faut le mettre hors de combat, en tout cas hors d’état de nuire. Le mieux serait de le faire fuir, le pire serait de lui faire peur. Ce sera à vous de jouer !

    Un Marchombre n’a que faire de son ennemi, il se rit de lui. Il pénètre son centre, prend sa force, la retourne contre lui, et si besoin est, prend sa vie. Ici, cela n’apportera rien de tuer cette pauvre bête. Il faut juste lui montrer qui est le plus fort... Mais ne tentez pas le diable : c’est un félin, et un félin sait se battre. Il faut comprendre son adversaire, et jouer avec lui. Un combat est un seul geste, un seul souffle, qui commence lorsque vous vous élancez et finit lorsque l’adversaire capitule, ou qu’il meurt. Un seul geste, un seul souffle...


    Leur adressant un clin d’oeil, la Marchombre s’esquiva de quelques mètres, prête tout de même à intervenir si quelque chose tournait mal. Elle pouvait prendre à tout moment le contrôle du fauve, de deux manières différentes, et elle le ferait si cela venait à être trop dangereux pour ses apprenties. Les laissant donc se débrouiller, elle observa alors leur manière de se mouvoir, en combat, leurs réactions, leurs réflexes, la manière dont elles s’y prenaient pour combattre, simplement...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 27 Mai 2010, 21:49

Après la nuit a l'auberge et les entrainement de course habituelle, le petit groupe s'arrêta pour manger.
De loin on apercevait une foret surement la jungle d'hulm dont Miss Nyya leur avait parler.
Puis Miss Nyya se leva et Tara l'imita se préparant a écouter ses paroles comme d'habitudes.

- Un jeune tigre des prairies est venu nous tenir compagnie... Il a faim, mais malheureusement on a mangé toutes les provisions, donc on ne peut rien lui donner... Et il risque de s’énerver. Et s’il s’énerve, il faut le mettre hors de combat, en tout cas hors d’état de nuire. Le mieux serait de le faire fuir, le pire serait de lui faire peur. Ce sera à vous de jouer !

Un Marchombre n’a que faire de son ennemi, il se rit de lui. Il pénètre son centre, prend sa force, la retourne contre lui, et si besoin est, prend sa vie. Ici, cela n’apportera rien de tuer cette pauvre bête. Il faut juste lui montrer qui est le plus fort... Mais ne tentez pas le diable : c’est un félin, et un félin sait se battre. Il faut comprendre son adversaire, et jouer avec lui. Un combat est un seul geste, un seul souffle, qui commence lorsque vous vous élancez et finit lorsque l’adversaire capitule, ou qu’il meurt. Un seul geste, un seul souffle...
Tara serra sa main et regarda sa jument, voilà pourquoi elle commencer a s'agiter, un tigre des prairies n'est qu'un gros chat se dit Tara, tentant de garder confiance en elle.
Elle laissa son esprit s'envoler vers celui du tigre, Miss Nyya avait raison, aucune envie de se battre juste une faim.
Et Tara se refusa de le tuer, elle aussi avait connu la faim, elle aussi avait du volés parfois pour ne pas mourir de faim, mais la elle préférée ne pas finir en steak hachés.
Elle aller sortir le poignards de Syndrell de sa chaussures quand un chant dans sa tête la déconcentra, et un instant Tara sa désintéressa du tigre, complètement, elle ne contrôlait plus ses gestes, son esprit c'était comme fermés, et il l'avait enfermés a l'interrieur.
Le tigre attaqua et elle fit un roulés boulés en arrières pour éviter de finir en brochette.
Jamais avant elle n'aurait fait une pirouette comme ça, elle faisait les mouvements sans le vouloir.
*Un gros chat, plein de poil de dents et de bave, juste un chat*
Tara sourit,elle ne sortit pas le poignards de Syndrell, elle avança a main nue, les autres firent de même, et Tara se mit en positions pour pouvoirs reculer en cas de danger.
Le tigre ne la voyait qu'a moitié et se concentra sur ses amies, le corps de Tara fusa sur la bête lui envoyant un coups sur une patte arrière et le blessant légèrement.
Maintenant qu'elle avait toute son attention, il ne fallait pas rester immobiles.
Elle bougea donc, vers la droite, retournant entièrement le tigre vers elle, dos aux autres.
Tara tremblait intérieurement, mais quelques chose la poussés a le faire, elle continua de tourner.
Elle ramassa un bâton avec sa jambes et le pointa devant elle, le tigres tenta de l'attraper avec sa gueule, mieux vaut sa qu'un bras mais bon, un bâton n'est pas un arbres.
Il finit par être trop petit et Tara du reculer, elle fit signes aux filles d' intervenir, c'était maintnant ou jamais.
Si le tigre sauter sur elle, elle finirais en rôti, mais les filles aurait de la viandes ce soir, lui dit une voix sinistre dans sa tête.
Tara criait intérieurement, le chant dans sa tête l'envouter complètement, elle obéissait a chaque ordres qui lui parvenait, ne contrôlant plus aucun de ses mouvements, elle ne pouvait qu'obéir.
Elle lança un regards, seul chose que sa tête lui permettait a Miss Nyya chargeant ses yeux de toute la peur et l'incompréhension qui l'assayait.
Mais Tara se rendit compte que Miss Nyya devait penser que c'était la bête qui la mettait dans cette état. Tara lutta intérieurement pour reprendre la possessions de son corps mais se heurter a la barrière de son esprit.
Elle hurla cria pleura, elle était enfermer dans sa tête et rien dans son corps a part ses techniques nouvelles ne pouvait le montrer aux autres.
Comment faire?
Tara se concentra mettant toutes ses forces dans le combat acharnés de son esprit et lança comme un appel de détresse a son professeur, juste des émotions mais Miss Nyya les ressentirais comme une vague de frayeur.
Au moment ou Miss Nyya parut intervenir, le corps de Tara ne lui obeissais plus, et malgrés le tigres en face d'elle son seul interet était de récupérer son corps
Ses amies attaquèrent l'animal a leur tour, chacune attaquer ne alissant aps aux tigres une seule chande,puis au bout d'un long combat, elle le firent fuirent ensemble.
C'est quand il fut éloignés que Tara recouvrit enfin son corps, elle vacilla un instant regarda son professeur arriver tenta de l'appeler, ses lèvres s'ouvrirent mais aucun son ne sortit, puis elle tomba au sol, elle ne ressentit même pas le contact avec la terre, juste la douleur de son esprit.
Qui se referma comme un cocon protecteur, ou dangereux..

//Hrp: Désolée si ce rp vous enbete, je ne sais pas du tout d'ou sa me viens mais bon, j'ai noté tout au cas ou s'a plairais a quelqu'un, je le supprime s'il le faut,ou le reedites si vous en comprenait aps quelques chose:Hrp//
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 27 Mai 2010, 22:23

La jungle d'Hulm apparut à l'horizon le lendemain. Lyan nota cependant qu'elle était trop éloignée pour qu'elles puissent y arriver le jour même. Lyan fut tout de même impressionné par cette immensité verte. Jamais elle n'avait vu une forêt de cette taille ! Le soir, elles firent une escale dans une auberge, ce qui les dispensa d'une partie de chasse. Dormir dans un véritable lit fut apaisant et très reposant. La nuit à la belle étoile, Lyan n'en avait rien contre, cependant, le sol était rarement très confortable. Ce devait être une question d'habitude. Miss Nyya et les trois apprenties reprirent la route au petit matin après un sommeil réparateur, du moins pour Lyan. Elle se sentait très en forme et était prête à gravir une montagne ! C'est pourquoi, elle accueillit avec plus de plaisir que les autres fois la course à pied quotidienne, malgré ses courbatures qui d'ailleurs, ne tardèrent pas à s'effacer grâce à l'effort.

Lyan sentait que ses longues courses additionnées à celles qu'elle avait l'habitude de s'imposer à l'Académie l'avait bien aidé à améliorer son endurance et elle était ravie d'en constater les résultats. Elle était toujours épuisée suite aux courses de sa maître, mais pourtant, elle sentait que chaque jour elle y arrivait mieux. Miss Nyya, qui avait récupéré de la nourriture à l'auberge, en distribua aux apprenties. Lyan mangea sa viande de siffleur en se délectant du souffle rafraichissant du vent sur sa peau. Une fois le repas terminé, Miss Nyya annonça qu'un tigre des prairies avait été attiré par l'odeur de la viande et qu'elle laissait ses apprenties s'en occuper. Evidemment il ne fallait pas le tuer. De toute manière, Lyan n'en aurait pas eu l'intention à moins que l'animal devienne un danger mortel.

Lyan n'avait jamais eu affaire à un tigre des prairies, même à un jeune comme celui-ci. Il n'était visiblement plus un très jeune tigre, mais sa taille plutôt imposante laissait deviné qu'il atteindrait bientôt sa taille adulte. Peut-être serait-il moins féroce... Ou justement, par son âge peut-être serait-il plus agressif. L'animal se dévoila en se déplaçant souplement de derrière son rocher pour faire face aux trois apprenties. Le premier réflexe de Lyan fut de porter sa main à son poignard mais se ravisa vivement. Même si elle voulait se servir de l'arme comme d'un moyen de dissuasion, cela pouvait vite tourner mal. De plus, avoir une telle chose braquer sur lui pourrait rendre l'animal plus méfiant et colérique. Colérique, il ne l'était pas tellement d'ailleurs. Il était donc belle et bien là pour se nourrir, ce qui manque de chance, ne serait pas possible ici... à moins qu'il ne croque l'une d'entre elle, chose que Miss Nyya ne laisserait pas arriver.

L'animal bondit vers Tara qui l'évita. Il revint ensuite en charge vers chacune des apprenties. Lyan, ayant la chance de bénéficier d'une souplesse naturelle, n'avait pas trop de mal à esquiver, bien que quelque fois elle manquât de vitesse et de réactivité. Une fois, Lyan sentit les doux poils de l'animal la frôler. Elle ne savait pas trop que faire pour le faire fuir. Et avant qu'elle n'ait pu faire quoique ce soit d'autre, elle remarqua que Tara ne paraissait plus être là. Elle semblait... différente, changée. Cette dernière ne semblait plus être elle-même, comme si elle était habitée par Lyan-ne-savait-quoi. C'était assez troublant, voire effrayant. Lyan reprit vite ses esprits et avec les deux jeunes filles, entreprit de harceler l'animal pour le faire fuir, ce qui se révéla assez compliqué. Lyan n'était pas très doué pour se battre. Un jour, elle avait rencontré une apprentie mercenaire sur le bord du lac Chen et elle avait eu beaucoup de chance d'arriver à la blesser avant qu'elle-même ne fut touchée. Finalement, sous les assauts répétés et incessant des jeunes filles, le jeune tigre finit par s'en aller, convaincu qu'il ne pourrait pas se nourrir en paix ici.

Une fois le tigre mit en fuite, Tara parut recouvrer ses esprits. Miss Nyya s'approchait. L'apprentie voulu appeler cette dernière mais tituba, prête à s'évanouir ou en tout les cas, heurter le sol. Lyan qui n'était pas très loin, vit la chute arriver et eut tout juste le temps de rattraper la jeune fille avait qu'elle ne touche le sol, ce qui aurait pu lui causer quelques affreuses douleurs. Pourquoi lui arrivait-il cela ? Était-ce le contre-coup ? Ou alors était-ce à cause de cette chose étrange qui lui était arrivé ? Lyan lança un regard perdu à Miss Nyya.


- Que lui arrive-t-il ?


Dernière édition par Lyan Fulgin le Ven 28 Mai 2010, 19:07, édité 1 fois
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Ven 28 Mai 2010, 15:51

Lorsque Miss Nyya la secoua doucement par l’épaule pour la réveiller, Syndrell gémit intérieurement, épuisée. Sa blessure au flanc l’avait lancé toute la nuit, l’empêchant de se reposer convenablement. C’est donc avec une petite mine qu’elle se leva pour aussitôt se plonger dans une gestuelle régénératrice. Puis elle se força à grignoter un peu : la journée allait être longue, elle devait absolument rester en pleine forme si elle voulait tenir la cadence imposée par Miss Nyya.

Cette dernière commença par les faire courir. Et, pour Syndrell, les cinq premiers kilomètres furent atroces. C’était comme si sa hanche se déchirait à chacune de ses foulées, et elle dût prendre sur elle-même pour ne pas s’arrêter en cours de route. Et puis, tout d’un coup, la douleur s’estompa. Ou alors, elle était parvenue à ne plus se préoccuper que du paysage qui changeait autour d’elle : la plaine changeait, depuis la couleur de son herbe aux nuances de son ciel ; le vent n’était plus le même et portait vers elles d’étranges fragrances, douces et sucrées. A l’horizon se détachait la forme de la jungle d’Hulm.

La jeune fille put se reposer un peu dans l’après-midi, car Miss Nyya leur imposa de voyager à cheval ; Nuance dû sentir que sa cavalière n’était pas aussi à l’aise que d’ordinaire, elle réduisit son pas et modifia son allure, d’une façon qui soulagea Syndrell. Par chance, elles croisèrent une auberge, et Miss Nyya décida d’y faire halte plutôt que d’aller chasser leur repas. Syndrell réprima un soupire de soulagement en descendant de cheval : sans nul doute, elle aurait eut beaucoup plus de mal à courir après les lièvres, dans son état !
Elles s’installèrent donc autour d’une table ronde.

C’était la première fois que le groupe profitait d’un peu de temps et d’un cadre propices à la discussion. Un peu comme si elles ne se trouvaient là que comme des amies – des sœurs ! – partageant souvenirs et impressions. Il y avait bien un maître et ses élèves, mais un nouveau lien venait de se former : celui de l’amitié. La confiance, elle, se renforça imperceptiblement lorsque Miss Nyya accepta de répondre à leurs questions en leur offrant des réponses qui, cette fois, n’étaient pas aussi sibyllines que d’ordinaire. Mais elle aussi leur posa des questions : que pensaient-elles de ce voyage ? Comment jugeaient-elles leurs capacités éprouvées ? Que rêvaient-elles de faire un jour ? Cette question pris Syndrell de cours. Sa réponse dépassa cependant toute hésitation, la surprenant tant elle ne s’y attendait pas :

- Eveillée, je rêve de savoir pourquoi mes cheveux sont bleus. Et dans mes rêves, je suis, tout simplement. Je crois que je rêve d’être un jour réellement ce que je suis. Une marchombre aux cheveux bleus…

La réponse plut autant à Miss Nyya qu’à Lyan et Tara. Puis, d’un commun accord, elles montèrent se coucher. Tara et Lyan prirent une chambre, Syndrell et son maître la seconde. Avant que la jeune fille ne s’écroule sur son lit tout habillée, Miss Nyya lui demanda de lui montrer sa blessure. Craignant d’avoir eu tort en décidant de s’occuper seule de la plaie, Syndrell grimaça tandis que Miss Nyya posait des mains douces sur sa hanche. Mais le discours de la marchombre ne comportait pas une once de reproche. Elle lui parla de sa première blessure, lui expliqua que celle-ci ne laisserait peut-être pas de cicatrice visible sur sa peau, mais qu’elle resterait gravée à jamais dans sa mémoire, comme la première d’une longue série de coupures, de fractures, de bleus et de bosses… Ragaillardie, Syndrell s’endormit rapidement et cette fois, elle dormit d’un sommeil réparateur.

A l’aube, le petit groupe reprit sa route, après que Miss Nyya ait pris soin d’acheter quelques vivres à l’auberge. Comme la veille, elles coururent, mais Syndrell fut soulagée de constater que sa blessure ne se faisait plus ressentir. Tout juste si elle la tiraillait un peu !

*Miss Nyya a des doigts de fée. Voilà une chose dont je suis sûre, désormais…*

Devant elles, la jungle d’Hulm se dessinait plus nettement, au fur et à mesure que leur course les rapprochait de sa lisière. Syndrell eut du mal à dissimuler son excitation. Les montagnes, elle connaissait. La plaine aussi, désormais. Mais la jungle… Cette forêt avait porté nombre de rumeurs jusqu’à ses oreilles, et jusqu’alors elle n’avait prêté foi à aucune d’entre elles ; Syndrell avait pour habitude de ne croire que ce qu’elle voyait de ses propres yeux. A présent, elle avait hâte de confirmer et de démentir toutes ces histoires que l’on prêtait à l’immense forêt.

Lorsque Miss Nyya leur imposa une halte, cependant, elles n’étaient pas encore arrivées à la lisière. A cet endroit de la plaine, les herbes étaient si hautes qu’elles arrivaient presque aux épaules de Tara et elle ! Essoufflée, Syndrell aida Miss Nyya à découper la viande de siffleur séchée pour la distribuer aux filles. Son maître n’était, bien évidement, pas le moins du monde essoufflée, tandis que Tara, Lyan et elles devaient encore prendre quelques minutes pour récupérer. Elles progressaient, certes, et à une vitesse presque vertigineuse, cependant la différence qui frappait lorsque Miss Nyya s’installait avec elle ne laissait aucun doute : le chemin était encore long, et semé d’embûches avant que l’une d’entre elles possède ne serait qu’une once de la grâce de la marchombre.

Prête à reprendre la route, sur le dos de Nuance, cette fois, Syndrell attachait ses cheveux colorés en une queue de cheval haute lorsque Miss Nyya se redressa, captant leur attention d’un seul regard.


- Un jeune tigre des prairies est venu nous tenir compagnie... Il a faim, mais malheureusement on a mangé toutes les provisions, donc on ne peut rien lui donner... Et il risque de s’énerver. Et s’il s’énerve, il faut le mettre hors de combat, en tout cas hors d’état de nuire. Le mieux serait de le faire fuir, le pire serait de lui faire peur. Ce sera à vous de jouer !

Syndrell posa les yeux sur Nuance. La jument agitait les oreilles, alertée par l’approche de l’animal, et la jeune fille réfléchit à toute vitesse. Quoi qu’il arrive, il fallait absolument protéger les chevaux…

- Un Marchombre n’a que faire de son ennemi, il se rit de lui. Il pénètre son centre, prend sa force, la retourne contre lui, et si besoin est, prend sa vie. Ici, cela n’apportera rien de tuer cette pauvre bête. Il faut juste lui montrer qui est le plus fort... Mais ne tentez pas le diable : c’est un félin, et un félin sait se battre. Il faut comprendre son adversaire, et jouer avec lui. Un combat est un seul geste, un seul souffle, qui commence lorsque vous vous élancez et finit lorsque l’adversaire capitule, ou qu’il meurt. Un seul geste, un seul souffle...

Miss Nyya recula. Du coin de l’œil, Syndrell discerna dans sa position plutôt décontracte une imperceptible garde de combat ; elle était prête à intervenir, preuve que l’exercice n’allait pas être des plus simples.
Et le tigre apparut. Il était haut de plus d’un mètre et long de trois ; sa gueule entrouverte tandis qu’il humait l’odeur de la viande mêlée à celle des chevaux et des hommes ne cachait rien de son impressionnante dentition, et Syndrell frémit. Elle se rappelait qu’un tigre des prairies, redoutable prédateur, ne baissait l’échine que devant un brûleur. Le faire fuir ? C’était tout simplement impossible !

La jeune fille glissa la main à sa cuisse, caressant ses poignards. Elle ne bougeait pas, les filles non plus, et le temps aurait pu sembler s’être figé si le tigre, lui n’avait pas continué sa lente progression. L’on voyait clairement les muscles rouler sous son magnifique pelage tandis qu’il avançait vers elles… C’était une parfaite machine à tuer.
Syndrell resserra les doigts autour du manche de sa lame.
Mais alors, Tara fit un pas en avant, paumes dressées face au tigre, et Lyan en fit de même. Syndrell laissa l’arme fixée à sa cuisse pour les imiter, ignorant où la jeune fille voulait en venir. Le tigre avait faim, il n’allait pas se montrer tendre envers elles uniquement parce qu’elles avaient de beaux yeux !
Comme pour illustrer sa pensée, le fauve bondit.
Sur Tara.

Celle-ci eut le reflexe de se jeter au sol et de rouler pour se redresser, indemne, tandis que l’animal se retournait dans un grondement de colère. Laissant échapper une bordée de juron bien colorés, Syndrell tira son poignard d’un geste vif. Si elle avait été seule, elle aurait tenté de se plier aux conseils de Miss Nyya. Mais des vies étaient en jeu, celles de ses amies ; elle préférait avoir du tigre pour dîner plutôt que de devoir enterrer l’une d’elle avant le coucher du soleil.
Déjà, elle armait son bras, prête à lancer sa lame, quand Tara écarquilla soudain les yeux. Syndrell pensa d’abord que la jeune fille, morte de trouille, était tétanisée par la peur, mais lorsqu’elle la vit s’emparer d’un bâton et tenter de tenir le félin à distance d’une façon presque mécanique, elle comprit qu’il se passait autre chose. Tara n’était plus elle-même.
Au coude à coude avec Lyan, Syndrell parvint à faire reculer le tigre. Le seul moyen de le faire fuir, c’était encore de s’allier contre lui, de lui montrer qu’aucune faille n’existait dans leur défense, qu’il risquait de se casser les crocs en les attaquant. Qu’il valait mieux rebrousser chemin.

Et c’est ce qu’il fit ! D’un coup, d’un seul, le tigre fit demi-tour et disparut dans les hautes herbes en grondant de dépit. Syndrell tenait toujours son poignard entre ses mains. Elle laissa échapper un long soupir de soulagement. Si elle l’avait lancé, il aurait fait mouche.
C’était une certitude. Mais en réalité, la jeune fille était heureuse que l’animal ait préféré abandonner sans qu’aucune goutte de sang n’ait été versée. En clair, c’était une victoire, et une belle !
Syndrell tourna la tête vers les filles, et son sourire se figea. Blanche comme un linge, Tara tituba et s’écroula dans les bras de Lyan.


- Tara !

Déjà, la jeune fille allongeait leur amie sur le sol et posait un regard inquiet sur Miss Nyya.

- Que lui arrive-t-il ?



__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Sam 29 Mai 2010, 00:29

    Concentrée sur le tigre des prairies, Miss observait les mouvements de l'animal. En effet, c'était un jeune félin, car il n'avait pas la carrure imposante des adultes, son poitrail n'était pas assez large et sa croupe pas assez volumineuse. Il avait l'allure échancrée d'un jeune adolescent, et cela ne faisait aucun doute : oh, il devait avoir entre quatre et cinq ans, mais cela restait un adolescent, sans doute d'ailleurs peu sûr de lui. C'était d'ailleurs pour cela que Miss avait demandé à ses apprenties de le faire fuir : parce qu'il n'était pas assez confiant pour assurer un combat contre trois personnes qui s'acharnaient sur lui, il n'avait pas la maturité pour comprendre qu'il était mille fois plus fort qu'elles. Soupirant légèrement, la jeune Marchombre porta alors son attention sur ses apprenties, qui observaient elles aussi l'animal, qui s'avançait doucement. Pour l'instant, il n'était pas agressif, pensant qu'il trouverait à manger, sans doute. Mais lorsqu'il comprendrait qu'il n'y avait plus rien, il se mettrait certainement en colère... Et il comprit vite. Alors, il lança une fois la patte vers Tara, qui exécuta un magnifique roulé-boulé en arrière pour l'esquiver. Et alors, Miss sentit quelque chose venir piquer la bulle que le Rentaï lui permettait de créer autour de son coeur, celle qui contenait son aura si étrange. Fronçant les sourcils, elle observa ses apprenties les unes après les autres, attentivement. Syndrell et Lyan étaient un peu effrayées, mais déterminées, tandis que Tara était carrément morte de trouille mais attaquait... Mais ce n'était pas Tara. Fronçant les sourcils, Miss perçut la détresse de son apprentie, et fit un pas en avant. Fronça encore les sourcils.

    Les mouvements des trois apprenties, coordonnés, firent finalement fuir le tigre. Celui-ci fit demi-tour sans demander son reste, comme l'avait prévu la Marchombre. Elle avait donc vu la manière de faire de ses trois apprenties... Ou plutôt de deux d'entre elles, puisque Tara n'avait pas été Tara. Soupirant, elle s'approcha de son apprentie, et posa sa main sur son front. Déjà, les deux autres demandaient ce que la jeune apprentie avait, et Miss les fit juste taire d'un signe de la main. Puis, elle leur demanda de s'éloigner d'au moins cinq mètres d'elle, sinon elles risquaient elles aussi de faire des choses bien étranges et inconsidérées. Lorsque les deux jeunes filles se furent éloignées de la distance adéquate, Miss ferma les yeux, et alla chercher au fond d'elle-même. Elle n'avait plus besoin de se concentrer pour sentir cette bulle, dans son coeur, puisqu'elle la contrôlait toujours, justement. Elle se concentrait pour trouver la solution à ce qu'elle venait de découvrir. Tara avait souffert en quelques sortes d'une attaque interne. Sans doute son inconscient s'était-il soulevé, simplement parce qu'elle avait eu bien trop peur, qu'elle avait peut-être assimilé le Tigre à une personne qu'elle connaissait ou à elle-même, et que tout cela avait créé un choc psychologique. Et Miss s'apprétait à faire quelque chose qu'elle n'avait jamais fait. Plantant ses yeux dans ceux de Tara, elle lui adressa un sourire, lui faisant comprendre qu'elle ne craignait plus rien. Néanmoins, elle préféra la prévenir, avant de faire quoi que ce fût...


    - Tara, je vais faire quelque chose que je n'ai jamais fait, et je ne sais pas trop ce que cela va donner. Je sais que cela ne peut que t'aider, mais je ne connais pas les réactions qu'aura ton corps, alors ne t'inquiète pas. Je peux arrêter à tout moment. Il faut juste que tu me fasses confiance.

    Est-ce que cela allait marcher ou non ? Miss n'avait pas la réponse. Mais elle avait ce sentiment diffus, comme un instinct profond, qui lui soufflait que c'était la seule solution à ce que venait de subir son apprentie. Et elle ne voulait pour rien au monde la laisser dans un tel état. Soupirant, elle s'assit à côté de son apprentie, l'invitant à faire de même. Puis, elle commença. Agrandissant doucement la bulle autour de son coeur, elle laissa filtrer quelques "rayons" de son aura magnétisante, qui se glissèrent d'abord dans l'air, avant de trouver le corps de Tara et de commencer à l'en imprégner. Lorsque Miss sentit que l'apprentie était entourée de cette aura, elle se lâcha complètement, et elle sentit que cela pénétrait complètement l'apprentie. Elle frissonna. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas fait cela. Depuis qu'elle avait quitté son Maître, un an après, lorsqu'elle avait réellement découvert ce qu'avait été cette greffe. Et elle ne l'avait pas du tout fait dans le même but, c'était le cas de le dire... Cela avait été pour se protéger, alors que là, c'était pour aider. Lorsqu'elle avait relâché entièrement son aura, toutes les personnes à moins de cinq mètres d'elle avaient titubé un instant, avant de réagir physiquement à sa présence, par une excitation bien étrange mais surtout avec leurs yeux pleins de passion, et enfin en faisant absolument tout ce qu'elle leur disait, tant qu'ils restaient dans son "champ d'action", si elle pouvait appeler cela ainsi. Là... C'était vraiment étrange. Elle avait senti, cette fois-là, expérimentale, qu'elle pouvait en quelques sortes "pénétrer" l'esprit des gens et toucher directement leur inconscient. Seulement leur inconscient. Mais elle pouvait aussi contrôler la puissance de l'inconscient, et c'était cela qui faisait délirer les gens.

    Là, elle était concentrée sur Tara, cherchant l'origine de cette souffrance qu'elle avait lu dans ses yeux, et dans son attitude. Elle ne sentait rien de particulier, et alors qu'elle allait se retirer, car elle ne connaissait pas les sensations que pouvait avoir son élève lorsqu'elle faisait une telle chose, elle sentit. Un esprit noir. Un esprit rouge. Passion et impériale. Fronçant les sourcils, Miss laissa son aura avancer, se glisser tout autour de cet esprit. Il se défendait, attaquait. Elle voulut riposter, se fit assaillir avant de pouvoir réellement réagir. Une goutte de sueur glissa de son front, suivit la courbe de sa tempe, de sa joue, trouva son menton pour tomber sur le sol. Elle ne devait pas lutter. Alors, il n'y avait qu'une solution. L'autre attaquait, défendrait, griffait, violentait... Elle s'offrit aux coups. Elle s'offrit à l'esprit. Qui reflua. Qui frappa. Qui mourut... Et alors, Miss ne put s'empêcher de se relâcher complètement. Elle sentit son aura partir à des mètres de là, peut-être dix, peut-être quinze. Se reprit immédiatement. Cela n'avait duré que quelques secondes, mais ses apprenties avaient du être affectées... Elle attrapa la bulle, rassembla son aura, l'y renferma. Se laissant basculer en arrière, pleine de sueur, sous l'effort immense qu'elle venait de faire, elle se laissa tomber dans l'herbe, allongée. Tara n'aurait plus mal, elle le savait. C'était juste une évidence. Tara ne serait plus que toujours Tara. Elle sourit à cette pensée. Elle respirait fort et vite, son coeur battait la chamade, et une fine couche de transpiration recouvrait tout son corps. Mais elle était heureuse. Elle s'était surpassée. Elle continuait d'avancer sur la Voie. Elle attendit quelques secondes, peut-être une minute, avant de se redresser, pour ne pas faire peur à ses apprenties. Leur adressant un immense sourire, pour les rassurer, elle ne fit cependant pas de commentaire, et se releva. Comme si de rien n'était.


    - Bon, les filles... Dans votre combat - on va appeler ça ainsi - contre ce tigre des prairies, j'ai pu voir un peu votre manière de procéder. Alors. Lyan, tu es souple, tu esquives facilement et rapidement, c'est un très bon point. Essaye néanmoins de ne pas rester que sur la défensive, car tu pourras, suivant l'adversaire, être très vite éprouvée physiquement, et épuisée, ce qui ne serait pas à ton avantage. La meilleure défense reste l'attaque, comme disait mon Maître ! Syndrell, tu as beaucoup trop hésité, au début de ton combat. Si tu es seule, tu risques de beaucoup moins bien t'en tirer, car ton adversaire profite de toutes les ouvertures que tu lui offres à ton insu... Et enfin... Tara, nous verrons cela la prochaine fois, mais tu as de très bonnes capacités, il faut juste que tu t'en serves consciemment, d'accord ?

    Accordant un clin d'oeil à son apprentie, Miss continua :

    - Les mouvements du combat, ainsi que savoir où frapper, et comment se défendre efficacement... Tout cela s'apprend. On ne peut pas fuir éternellement un combat, surtout lorsque l'adversaire est prêt à se battre et veut votre peau. Nous allons donc voir tout de suite quelques passes... Mais avec un bâton, pour vous habituer à bouger avec une arme, mais qui ne sera pas trop dangereuse. Prenez ceux-là, qui sont assez droits et longs. Maintenant, regardez-moi bien, et tâchez de reproduire les mouvements que je vais vous montrer. Ensuite, j'aimerais juste que vous vous amusiez avec votre bâton, pour vous lier avec lui, le comprendre, comme vous avez déjà fait avec le poignard. Lyan, je demande par là de ne chercher aucune performance : juste ressentir le bâton, et ne faire qu'un avec. Lorsque cela sera le cas, on s'arrêtera là pour s'avancer encore vers la Jungle d'Hulm, comme ça on pourra dormir à couvert des arbres cette nuit d'accord ?

    Leur adressant un large sourire, Miss leur donna les bâtons dont elle avait parlé, et en prit un elle-même. Elle commença alors à faire des mouvements lents avec son bâton. Une pointe en avant, mouvement offensif. Un parage, bâton parallèle à l'axe des épaules, mouvement défensif. Attaque haute, de haut en bas, de droite à gauche, attaque offensive. Mouvement circulaire, main au centre du bâton, ce dernier parallère au plan formé par le haut du corps, mouvement défensif. Elle en enchaîna une dizaine, ainsi, toujours en commençant par un acte offensif, pour suivre avec un défensif. Elle allait lentement, pour bien montrer comment tenir le bâton, comment positionner ses jambes, ses coudes, son corps tout entier lors de ces attaques. Puis, quand elle en eut terminé, elle refit exactement les mêmes mouvements... En dix, peut-être vingt, fois plus rapidement. Enchaîner les mouvements avec rapidité permettait de déconcerter l'adversaire, et de prendre l'avantage. C'était le temps de l'adversaire, une notion encore lointaine pour ses apprenties, mais qui elle l'espérait deviendrait rapidement une évidence. Les laissant prendre leurs aises avec le bâton, exécuter les mouvements qu'elle avait montré et jouer avec, elle ne put s'empêcher de les regarder toutes avec tendresse : elles étaient toutes ses premières apprenties, et un lien indéniable les liait. Et elle les adorait, chose importante. Elles étaient toutes très intéressantes, et elle avait envie de les connaître, sans exception aucune. S'asseyant dans l'herbe, elle vérifia la bulle autour de son coeur, et continua de regarder ses apprenties.... Désormais sereine.
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 30 Mai 2010, 12:58

La marchombre prit rapidement les choses en main. Glissant sa main sur le front de Tara, elle intima à ses deux autres élèves de prendre un peu de distance. Syndrell s’exécuta en fronçant les sourcils, perplexe, mais déjà le regard de Miss Nyya avait changé. Elle murmura quelque chose à Tara avant de fermer à demi les yeux.

*Qu’est-ce que…*

Ça la frappa soudain de plein fouet. Ça n’était pas visible, encore moins palpable, pourtant Syndrell la sentie passer au travers de ses os et de son âme. Une impression fugace qui se mue en évidence. Une soudaine excitation incontrôlable, comme si bouger n’était désormais plus de son propre ressort mais de celui d’un autre.
Elle vacilla.
Puis tout redevint normal. Battant des paupières, Syndrell se rendit compte qu’elle avait cessé de respirer. Elle reprit brusquement son souffle, peinant à recouvrir ses esprits, profondément troublée par ce qu’il venait de se produire. A côté d’elle, Lyan semblait sous le choc, elle aussi. Que c’était-il donc passé ?

Allongée sur le dos aux côtés de Tara, Miss Nyya ne bougeait pas. L’on aurait pu la croire morte si l’imperceptible mouvement de sa poitrine, qui se soulevait et s’abaissait lentement au rythme de sa respiration, n’avait pas prouvé le contraire. Puis elle se redressa souplement, et lorsqu’elle s’adressa à ses élèves, ce fut d’une voix parfaitement calme et assurée.
Comme s’il ne c’était rien passé.


- Bon, les filles... Dans votre combat - on va appeler ça ainsi - contre ce tigre des prairies, j'ai pu voir un peu votre manière de procéder. Alors. Lyan, tu es souple, tu esquives facilement et rapidement, c'est un très bon point. Essaye néanmoins de ne pas rester que sur la défensive, car tu pourras, suivant l'adversaire, être très vite éprouvée physiquement, et épuisée, ce qui ne serait pas à ton avantage. La meilleure défense reste l'attaque, comme disait mon Maître ! Syndrell, tu as beaucoup trop hésité, au début de ton combat. Si tu es seule, tu risques de beaucoup moins bien t'en tirer, car ton adversaire profite de toutes les ouvertures que tu lui offres à ton insu... Et enfin... Tara, nous verrons cela la prochaine fois, mais tu as de très bonnes capacités, il faut juste que tu t'en serves consciemment, d'accord ?

Syndrell accepta la remarque d’un simple hochement de tête. Oui, elle avait hésité. Elle se maudissait encore de l’avoir fait. Peut-être que si elle avait écouté son premier instinct, Tara n’aurait eut aucun soucis… La jeune fille glissa son poignard dans sa gaine d’un geste vif. Là n’était plus la question, et de toutes les façons, Miss Nyya avait résolu le problème. Il n’y avait rien à regretter, juste une expérience qui devait servir d’expérience à part entière.

- Les mouvements du combat, ainsi que savoir où frapper, et comment se défendre efficacement... Tout cela s'apprend. On ne peut pas fuir éternellement un combat, surtout lorsque l'adversaire est prêt à se battre et veut votre peau. Nous allons donc voir tout de suite quelques passes... Mais avec un bâton, pour vous habituer à bouger avec une arme, mais qui ne sera pas trop dangereuse. Prenez ceux-là, qui sont assez droits et longs. Maintenant, regardez-moi bien, et tâchez de reproduire les mouvements que je vais vous montrer. Ensuite, j'aimerais juste que vous vous amusiez avec votre bâton, pour vous lier avec lui, le comprendre, comme vous avez déjà fait avec le poignard. Lyan, je demande par là de ne chercher aucune performance : juste ressentir le bâton, et ne faire qu'un avec. Lorsque cela sera le cas, on s'arrêtera là pour s'avancer encore vers la Jungle d'Hulm, comme ça on pourra dormir à couvert des arbres cette nuit d'accord ?

Syndrell avait déjà tenu une épée. Elle avait déjà éprouvé le poids d’une lame entre ses mains, la sensation de puissance qui en découle et celle, plus diffuse, d’être capable d’un choix. Celui de sauver une vie.
Ou de la prendre.
Elle n’avait pas aimé ce qu’on lui avait fait faire avec cette arme. Lorsque Miss Nyya lui avait glissé un poignard entre les mains, elle avait eut peur qu’on lui demande à nouveau d’apprendre à tuer… Et puis, elle avait vu un maître marchombre et son élève se battre, au sein de l’Académie. Mais au lieu d’un combat à mort entre deux lames qui s’affrontent, cela n’avait été qu’un exercice. A mains nues. Des mains qui pouvaient tuer. Des pieds qui pouvaient tuer.

Un marchombre n’a besoin d’aucune arme pour prendre, si nécessaire, la vie d’autrui. Ou pour la défendre. Il se suffit à lui-même, et c’est tout… Avec un bâton, un simple bâton, il est capable de réaliser des choses qui dépassent l’entendement. C’est la conclusion que Syndrell tira en reproduisant fidèlement les mouvements exécutés par Miss Nyya. Il ne s’agissait pas d’une simple parade ; chaque geste, chaque position n’était que l’alliance entre la gestuelle marchombre et les paroles de leur maître. Un écho naissant d’un peu de tout et d’un peu de rien. Une prise de conscience qui devient certitude absolue.

Elle se rendit à peine compte que Miss Nyya s’effaçait pour les laisser jouer avec leur bâton. Syndrell n’avait plus conscience que du bout de bois qu’elle avait dans ses mains. Qui devenait prolongement de ses mains, tandis que son corps se mouvait selon un rythme imposé par le chant du vent qui dansait dans ses cheveux bleus et jouait dans les hautes herbes. Elle ne pouvait pas se rendre compte que le sourire qui flottait sur ses lèvres était semblable à celui qui animait le visage de Miss Nyya.
Elle était sereine.
Tout simplement.



__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 30 Mai 2010, 13:46

[Désolée rp assez court =/]

Miss Nyya s'approcha de Tara et Syndrell et Lyan se reculèrent. La jeune fille était soucieuse. Qu'avait eu Tara et qu'allait faire la marchombre ? Soudain, quelque chose d'indicible vint frapper de plein fouet l'apprentie qui porta sa main gauche à son front. C'était comme si quelque chose l'avait traversée de part en part... ou plutôt non, comme si quelque chose l'avait entourée d'une étrange aura... non c'était plutôt... Lyan ne saurait l'expliquer. En tout les cas, il s'était passé quelque chose dont Miss Nyya devait en être la cause. A ses côté, Syndrell était elle aussi ébranlée et les jeunes filles s'échangèrent un regard interrogateur. Avec effrois, Lyan vit Miss Nyya s'effondrer sur le dos. Elle se rendit cependant compte qu'elle allait bien et qu'elle paraissait simplement exténuée. Au bout d'une ou deux minutes, cette dernière se redressa comme si de rie n'était et commenta le précédent combat. Il était sûr qu'elle ne dirait pas un mot sur ce qui s'était produit avec Tara et des questions seraient probablement malvenues.

Suite au commentaire, la marchombre annonça quel serait le prochain exercice. Lyan fit signe qu'elle avait comprit et empoigna le bâton qu'il lui était assigné. Miss commença alors une sorte de gestuelle qui rappela vaguement à Lyan la gestuelle marchombre qu'elle avait effectué avec Nérilys. La jeune fille remarqua qu'au début, elle se concentrait trop sur les geste à effectuer et pas assez sur ce qu'elle tenait entre ses mains. Elle remédia à cela et bientôt, elle ut l'impression que le bâton n'était que le prolongement de son corps. Elle avait parfois la sensation qu'il était un membre à part entière et que son cerveau pouvait le commander indépendamment. Après avoir répété la série de figures plusieurs fois d'affilée et de plus en plus vite, Lyan la connu par coeur. Ainsi, quand la marchombre se recula pour les regarder, Lyan continua sans problème.

Puis le vent se joignit à la fête... Au début, il ne fit que virevolter entre les mèches de cheveux de Lyan. Petit à petit, il accompagna ses gestes mais jamais trop longtemps car lorsqu'il le faisait, la joie de Lyan était si immense qu'elle la perturbait et brisait cette sorte d'harmonie qu'elle avait avec le vent. Comme à chaque fois d'ailleurs. Par intermittence donc, Lyan eut droit de danser avec le vent. Dans ces moments là, elle était plus vive que jamais, plus précise dans ses gestes et comme plus liée avec le bâton également. Cependant, ça ne durait jamais très longtemps. Au bout d'un certains temps, le vent s'enfuit et ne revint plus que pour rafraichir les apprenties d'un petit souffle frais. La jeune fille était un peu déçue qu'il fut déjà parti, mais ayant perdue la notion du temps, il était possible qu'il fut resté longtemps.

Et Lyan continua, en ne faisant plus qu'un avec le bâton, à un rythme désormais régulier qui lui permis d'évacuer toute pensée de son esprit. Elle était détendue et grisée.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 30 Mai 2010, 19:05

Miss Nyya c'était rapprochés de Tara et avait posé sa main sur son front, elle n'étais pas malade mais sa tête tournés un peu, la main froide de son professeur lui fit du bien.
Elle planta ses yeux dans les siens, et avec son sourire Tara se sentit en sécurité.

- Tara, je vais faire quelque chose que je n'ai jamais fait, et je ne sais pas trop ce que cela va donner. Je sais que cela ne peut que t'aider, mais je ne connais pas les réactions qu'aura ton corps, alors ne t'inquiète pas. Je peux arrêter à tout moment. Il faut juste que tu me fasses confiance.

Tara ouvrit son cœur, elle avait entièrement confiance en son professeur, et si elle le lui avait demandé elle aurais donné sa vie pour lui prouvé.
Miss Nyya s'assit et tara en fit de même, elle ferma les yeux et laissa son professeur tenter son « expérience »
Elle sentit une sorte de bulle autour de son professeur, puis la sentit rentrait dans son esprit a la recherche de son mal.
Qu'elle trouva au moment ou elle aller abandonner, Tara eut l'impression que son cerveau aller exploser sous le combat qui se dérouler dans sa tête, mais le mal disparut comme il étais venu.
Au bout de quelques minutes, Miss Nyya se releva et parla comme si de rien était.

- Bon, les filles... Dans votre combat - on va appeler ça ainsi - contre ce tigre des prairies, j'ai pu voir un peu votre manière de procéder. Alors. Lyan, tu es souple, tu esquives facilement et rapidement, c'est un très bon point. Essaye néanmoins de ne pas rester que sur la défensive, car tu pourras, suivant l'adversaire, être très vite éprouvée physiquement, et épuisée, ce qui ne serait pas à ton avantage. La meilleure défense reste l'attaque, comme disait mon Maître ! Syndrell, tu as beaucoup trop hésité, au début de ton combat. Si tu es seule, tu risques de beaucoup moins bien t'en tirer, car ton adversaire profite de toutes les ouvertures que tu lui offres à ton insu... Et enfin... Tara, nous verrons cela la prochaine fois, mais tu as de très bonnes capacités, il faut juste que tu t'en serves consciemment, d'accord ?

Tara aquiesca, elle aurais aimer se battre vraiment aux cotés de ses amies.

- Les mouvements du combat, ainsi que savoir où frapper, et comment se défendre efficacement... Tout cela s'apprend. On ne peut pas fuir éternellement un combat, surtout lorsque l'adversaire est prêt à se battre et veut votre peau. Nous allons donc voir tout de suite quelques passes... Mais avec un bâton, pour vous habituer à bouger avec une arme, mais qui ne sera pas trop dangereuse. Prenez ceux-là, qui sont assez droits et longs. Maintenant, regardez-moi bien, et tâchez de reproduire les mouvements que je vais vous montrer. Ensuite, j'aimerais juste que vous vous amusiez avec votre bâton, pour vous lier avec lui, le comprendre, comme vous avez déjà fait avec le poignard. Lyan, je demande par là de ne chercher aucune performance : juste ressentir le bâton, et ne faire qu'un avec. Lorsque cela sera le cas, on s'arrêtera là pour s'avancer encore vers la Jungle d'Hulm, comme ça on pourra dormir à couvert des arbres cette nuit d'accord ?

Tara accepta le bâton que Miss Nyya lui tendait puis observa les mouvements de son professeur se calquant sur le même rythme qu'elle.
Une pointe en avant, mouvement offensif. Un parage, bâton parallèle à l'axe des épaules, mouvement défensif. Attaque haute, de haut en bas, de droite à gauche, attaque offensive. Mouvement circulaire, main au centre du bâton, ce dernier parallèle au plan formé par le haut du corps, mouvement défensif
Puis elle accéléra le mouvement, et Tara continua, accélérant aussi, elle avait déjà jouer avec un poignards, se liant avec lui tout en gardant les pieds sur terre, elle avait danser avec lui et c'était ouverte au monde.
Le bâton refaisait les même mouvements en boucles, accélérant toujours la cadence.
Miss Nyya s'arrêta et s'essaya dans l'herbe, tara continua de jouait avec le vent, prolongeant son bras avec le bâton en continuant ses gestes.
Puis Tara s'arrêta, elle voulait tester d'autres enchainements,toujours rapides mais pas dangereux,elle mit le bâton devant elle le tenant a deux main et le fit tourner de plus en plus vite, formant un large cercle devant elle, ainsi elle pouvait se défendre des attaques ou les parer.
Puis elle se battit avec un adversaires invisible, jouant avec lui, tournant ou plutôt virevoltant autour de lui,toujours aussi rapides, ne ralentissant pas l'allure, elle jouait.
Et elle commencer a aimer ce jeux, elle aurait préférer un adversaire bien réel mais bon, elle n'en avait pas sous la main.
Elle finit par s'asseoir a son tour dans l'herbe, regardant le bâton en rassemblant ses pensées.
Elle c'était servi d'un bâton face au tigres, simple coïncidence?Non...
La vois avait quittés son esprit mais Tara n'oublier pas sa présence, elle la connaissais bien car elle faisait partie de son passé, et même morte elle la hanter souvent, maintenant elle ne la hanterais plus jamais.
Tara attendit que Lyan et Syndrell et finit pour se lever et demander a Syndrell:

-Je ne suis pas très forte en combat, mais j'ai vus que tu te débrouiller bien, tu pourrais m'apprendre a me battre comme toi?Pas méchamment juste pour s'améliorer.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 03 Juin 2010, 13:12

[Désolée pour le retard, j'avais prévenu, j'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre !]

    Miss était encore essoufflée, mais ce n'était presque plus rien. Les queques gestes qu'elle avait effectués pour montrer l'exemple à ses apprenties l'avaient calmée, et elle en ressortait encore débordante d'énergie. Elle avait toujours été comme cela, elle avait toujours eu besoin de bouger, systématiquement, simplement parce que sans doute elle était hyperactive. Mais sa formation de Marchombre l'avait aidée à se contrôler, et si elle avait toujours ce besoin inhérent de bouger, elle savait aussi tout à fait rester immobile. Cependant, elle avait senti le malaise chez ses apprenties, après ce qu'il venait de se passer, et elle avait cru voir dans les yeux de Lyan que cette dernière pensait qu'il ne fallait pas la questionner sur ce qu'il venait de se dérouler, comme si cela était un sujet tabou. Or, Miss ne voulait en aucun cas instaurer des sujets sur lequels elles ne pouvaient parler, en tant qu'apprenties et Maître ! Pour elle, il était indispensable que justement, il n'y eut pas de tabou, car sinon le développement des apprenties s'en retrouvait éprouvé. Mais elle les laisser pour l'instant jouer avec leur bâton, observant dorénavant chacun de leurs gestes. Miss pensait que le bâton était un très bon exercice pour assimiler toutes sortes d'armes, que cela allât du simple poignard, aux armes comme les nunchakus, en passant par le sabre. Parce que le bâton pouvait aisément s'approcher, de quelque manière que ce fût, de chacun de ces armes, si particulières pourtant. C'était la manière de s'en servir qui orientait les choix. Et lorsqu'elle termina sa série de mouvements, elle laissa donc son regard jouer avec les mouvements de ses apprenties, avec joie. Elle avait encore tant à dire, tant à apprendre ! Cette pensée la ravit.

    Syndrell s'était complètement accordée à son arme, mais si elle jouait en même temps avec le vent, elle s'était fermée sur le lien qu'elle venait de créer, et ne voyait pas réellement ce qu'il se passait autour d'elle. Evidemment, c'était un bon début, il était toujours diffficile d'arriver à tout faire dès le premier coup, surtout que seul, on ne se rendait pas nécessairement compte de nos erreurs. Il fallait apprendre à avoir ce lien, et pourtant à s'en détacher pour pouvoir s'accorder aussi à tout ce qui nous entourait. Lyan aussi avait trouvé ce lien, et l'éprouvait en tentant de s'ouvrir au vent. Mais à chaque fois qu'elle y parvenait, elle s'y accrochait, et, réaction défensive de l'air qui tourbillonnait, il s'ôtait de là pour ne pas être attrapé. C'était naturel : le vent ne pouvait être emprisonné, et il fuyait toutes sortes de contraintes, soit il les surmontait, simplement. C’était le vent, et c’était pour cela que Miss l’aimait tant. Il était à la fois imprévisible et impétueux. Surprenant, il pouvait être violent ou doux, calme ou fou. La Marchombre sourit, comprenant aussi que Lyan attendait trop du vent, pour l’instant. Non, ce n’était pas tant qu’elle attendait quelque chose du vent, mais qu’elle attendait le vent. Elle ne devait pas être concentrée sur cela uniquement, et c’était d’ailleurs pour cela qu’elle se déconcertait toute seule. Tara s’amusait, elle, avec son bâton. Elle exécutait quelques petits jeux d’adresse, contre des adversaires invisibles, et Miss apprécia cette initiative. Lorsque les trois apprenties s’arrêtèrent d’elles-mêmes de jouer avec le bâton, parce qu’elles en avaient appris suffisamment, Miss s’approcha d’elle et commença :


    - Tara, je pense que le mieux est encore de s’entraîner comme je te le dirais, car en faisant des simulations de combat, tu peux tout autant te blesser que blesser ton adversaire, qui serait en fait une personne qui compte pour toi. Cela ne s’improvise pas ! Mais ne t’inquiète pas, d’ici demain, vous commencerez réellement à connaître les mouvements de combat.

    Les filles, je sais que je vous ai perturbées, tout à l’heure. J’ai fait comme si de rien n’était pour ne pas vous faire peur, mais je ne veux surtout pas qu’il y ait de sujet tabou entre nous ! C’est tout à fait le contraire d’un enseignement total, et je veux votre épanouissement, et pour cela, je juge très important de tout vous dire, de répondre à toutes vos questions. Donc si vous en avez, n’hésitez pas à les poser.


    Leur adressant un sourire, Miss se dirigea alors vers les chevaux, qui avaient eu le temps de se calmer depuis l’attaque du tigre. Elle remarqua la sueur froide qui avait glissé le long du flanc de la jument de Lyan, et passa simplement sa main dessus, pour la rassurer. Elle devait avoir eu sacrément peur, cette pauvre jument ! Soupirant, elle demanda à ses apprenties de venir chercher leur cheval, et leur dit qu’elles allaient donc chevaucher cette après-midi-là. Enfourchant sa propre monture, la jeune femme femme laissa un doux soupir sortit de ses lèvres, et se tourna vers ses apprenties, avant de partir au galop sans les prévenir, juste pour le plaisir de les surprendre. Elles chevauchèrent alors toute l’après-midi, enchaînant les trois allures dans le but de couvrir le plus de distance possible. Et alors que le soleil passait presque derrière l’horizon, la lisière de la jungle d’Hulm se dressa devant elles, à une centaine de mètres. Il y avait un peu plus au sud une sorte d’enceinte que Miss connaissait bien, et elle invita ses apprenties à la suivre jusque là. C’était évidemment pour y laisser les chevaux, car cela n’était pas une bonne idée de les emmener dans la jungle, ils pouvaient se faire mal à cause des marécages, mais aussi être plus facilement repérés que les quatre femmes, car ils avaient une odeur plus forte, et surtout plus alléchante. Le fermier en question accueillit Miss les bras ouverts, lui demandant des nouvelles d’elle-même, et enlaça même les trois apprenties qui l’accompagnaient.

    - Z’avez pas idée de ce que ce brin de femme peut faire, moi j’vous dis ! Z’êtes bien courageuses de la suivre comme ça ! Enfin bon, ce sont pas mes affaires hein…

    Il prit les chevaux avec une tendresse évidente, montrant par là son amour des bêtes. En effet, il y avait beaucoup d’animaux de fermes, comme des cochons, des ânes, des chevaux, des moutons ou des chèvres, en plus des oiseaux de basse-cour, qui trottinaient partout dans l’enceinte de l’établissement. Ils étaient tous là simplement parce qu’à l’extérieur, les prédateurs étaient très dangereux, aussi près d’Hulm. Remerciant Fuzz, Miss invita donc les filles à la suivre, et elles atteignirent cette fois-ci réellement la lisière d’Hulm avant le coucher total du soleil. Miss entra donc entre les frondaisons des arbres de la jungle, et fit attention à ne faire strictement aucun bruit. Pour cela, elle n’avait pas de difficultés, les années passées avec les Petits l’avaient dotée d’une faculté surprenante à se déplacer sans aucun bruit dans la forêt, en plus de sa formation Marchombre. Elles avancèrent ainsi un bon moment, jusqu’à ce que sous les arbres, la nuit fût totale, ou presque. Alors, Miss arrêta sa progression et ouvrit grand ses oreilles. Un long cri aigu parvint jusqu’à leurs tympans, tirant un sourire à la Marchombre. Un Brûleur. Encore, elle s’ouvrit à la forêt. Un plantigrade, un peu plus loin, décrochait des feuilles et les mangeait tranquillement. Plus proche, il y avait un sanglier, qui grattait le sol, à la recherche de racines. Le Brûleur était loin, et sans doute à l’affut une proie plus grosse qu’elles ne l’étaient, et Miss n’avait aucune crainte là-dessus. Ce qu’elle redoutait un peu plus, c’était les Marcheurs. Mais ils ne semblaient pas s’être donnés rendez-vous ce soir-là, ce qui la soulagea.

    - Nous allons grimper dans les arbres pour y passer la nuit. J’aimerais par contre que vous soyez toutes dans le même arbre, car j’entends un ours élastique un peu plus loin qui mange, et qu’il serait bête que vous vous fassiez attaquer pour rien. Suivez-moi !

    Alors, elle s’avança vers un tronc et commença à s’élever entre ses branches. Elle monta le plus haut possible, pour ne pas être trop à la portée des animaux du sol, ou des tigres des prairies, par exemple, qui s’aventuraient jusque là bien souvent. Lorsqu’elle trouva les branches idéales, elle les désigna et laissa ses apprenties se positionner le mieux pour la nuit. Et alors, elle ne dormit que d’un œil, à l’affut du moindre bruit, prête à réagir au quart de tour au moindre mouvement suspect. La nuit se passa sans encombre, finalement, et au petit matin, alors que les rayons du soleil perçaient doucement les ramures épaisses des arbres, elle réveilla ses apprenties. La forêt s’éveillait aussi, et elle entendit même l’ours élastique de la veille s’étirer, ce qui la fit tout à fait sourire. Elle dit à ses apprenties qu’elles allaient faire une cueillette pour le petit déjeuner, car elle ne voulait pas prendre le risque de faire un feu de bon matin, cela pouvait attirer les foudres des animaux qui n’étaient pas très commodes. Ainsi, elle invita ses apprenties à chercher des fruits dans les arbres, en se déplaçant dans ces derniers, sans toucher terre. C’était un bon exercice. Elle-même s’amusait à sauter de branches en branche, à saisir des lianes et à se propulser avec les branches toutes fines qui ployaient sous son poids. Elle retournait en enfance, dans la Forêt Maison, lorsque même les Petits avaient peur pour elle tant elle était casse-cou. Une fois qu’elles eurent mangé, Miss retourna sur la terre ferme et commença à expliquer à ses apprenties plusieurs choses sur les combats. Pour l’instant, ce n’était que théorique, mais bien vite elles commenceraient la pratique…

    - Dans un combat, vous devez ressentir l’adversaire. Tout a un temps. Lorsque vous vous accordez à votre poignard ou au bâton, c’est juste que vous calquez votre temps sur le sien. Les hommes aussi ont donc leur propre temps, et il faut pouvoir le saisir pour s’en servir. Vivre la confrontation ne suffit cependant pas, il faut un minimum de connaissances techniques. Notamment la position des points vitaux et nerveux qui vous permettront de prendre rapidement l’avantage si vous savez les repérer et vous en servir efficacement. Par exemple, regardez par vous-même. Si j’effleure ce point, vous devez sentir tous vos nerfs qui se contractent, et qui entraînent un début de sensation très désagréable… Il y a quelques autres points comme celui-là sur le corps humain. Les voici.

    Leur faisant une petite démonstration, à chaque fois sur les trois apprenties, elle leur faisait ainsi mémoriser les positions des points névralgiques, ce qui était essentiel. Puis, elle leur demanda de les trouver chez elle, les unes après les autres, leur expliquant leurs erreurs lorsqu’elles ne trouvaient pas le bon endroit, ou lorsqu’elles n’étaient pas assez précises. Cet exercice mené à bien, elle leur demanda alors de s’approcher d’elle, et détacha ses cheveux, pour prendre le ruban qu’elle avait dedans, et faire une boucle facilement détachable autour de la bretelle de son débardeur. Les filles devaient essayer de le prendre, et cela leur permettrait de comprendre le mécanisme du combat, même si Miss n’attaquerait pas…
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