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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Leenio - Cours n°2

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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Jeu 03 Juin 2010, 13:12

[Désolée pour le retard, j'avais prévenu, j'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre !]

    Miss était encore essoufflée, mais ce n'était presque plus rien. Les queques gestes qu'elle avait effectués pour montrer l'exemple à ses apprenties l'avaient calmée, et elle en ressortait encore débordante d'énergie. Elle avait toujours été comme cela, elle avait toujours eu besoin de bouger, systématiquement, simplement parce que sans doute elle était hyperactive. Mais sa formation de Marchombre l'avait aidée à se contrôler, et si elle avait toujours ce besoin inhérent de bouger, elle savait aussi tout à fait rester immobile. Cependant, elle avait senti le malaise chez ses apprenties, après ce qu'il venait de se passer, et elle avait cru voir dans les yeux de Lyan que cette dernière pensait qu'il ne fallait pas la questionner sur ce qu'il venait de se dérouler, comme si cela était un sujet tabou. Or, Miss ne voulait en aucun cas instaurer des sujets sur lequels elles ne pouvaient parler, en tant qu'apprenties et Maître ! Pour elle, il était indispensable que justement, il n'y eut pas de tabou, car sinon le développement des apprenties s'en retrouvait éprouvé. Mais elle les laisser pour l'instant jouer avec leur bâton, observant dorénavant chacun de leurs gestes. Miss pensait que le bâton était un très bon exercice pour assimiler toutes sortes d'armes, que cela allât du simple poignard, aux armes comme les nunchakus, en passant par le sabre. Parce que le bâton pouvait aisément s'approcher, de quelque manière que ce fût, de chacun de ces armes, si particulières pourtant. C'était la manière de s'en servir qui orientait les choix. Et lorsqu'elle termina sa série de mouvements, elle laissa donc son regard jouer avec les mouvements de ses apprenties, avec joie. Elle avait encore tant à dire, tant à apprendre ! Cette pensée la ravit.

    Syndrell s'était complètement accordée à son arme, mais si elle jouait en même temps avec le vent, elle s'était fermée sur le lien qu'elle venait de créer, et ne voyait pas réellement ce qu'il se passait autour d'elle. Evidemment, c'était un bon début, il était toujours diffficile d'arriver à tout faire dès le premier coup, surtout que seul, on ne se rendait pas nécessairement compte de nos erreurs. Il fallait apprendre à avoir ce lien, et pourtant à s'en détacher pour pouvoir s'accorder aussi à tout ce qui nous entourait. Lyan aussi avait trouvé ce lien, et l'éprouvait en tentant de s'ouvrir au vent. Mais à chaque fois qu'elle y parvenait, elle s'y accrochait, et, réaction défensive de l'air qui tourbillonnait, il s'ôtait de là pour ne pas être attrapé. C'était naturel : le vent ne pouvait être emprisonné, et il fuyait toutes sortes de contraintes, soit il les surmontait, simplement. C’était le vent, et c’était pour cela que Miss l’aimait tant. Il était à la fois imprévisible et impétueux. Surprenant, il pouvait être violent ou doux, calme ou fou. La Marchombre sourit, comprenant aussi que Lyan attendait trop du vent, pour l’instant. Non, ce n’était pas tant qu’elle attendait quelque chose du vent, mais qu’elle attendait le vent. Elle ne devait pas être concentrée sur cela uniquement, et c’était d’ailleurs pour cela qu’elle se déconcertait toute seule. Tara s’amusait, elle, avec son bâton. Elle exécutait quelques petits jeux d’adresse, contre des adversaires invisibles, et Miss apprécia cette initiative. Lorsque les trois apprenties s’arrêtèrent d’elles-mêmes de jouer avec le bâton, parce qu’elles en avaient appris suffisamment, Miss s’approcha d’elle et commença :


    - Tara, je pense que le mieux est encore de s’entraîner comme je te le dirais, car en faisant des simulations de combat, tu peux tout autant te blesser que blesser ton adversaire, qui serait en fait une personne qui compte pour toi. Cela ne s’improvise pas ! Mais ne t’inquiète pas, d’ici demain, vous commencerez réellement à connaître les mouvements de combat.

    Les filles, je sais que je vous ai perturbées, tout à l’heure. J’ai fait comme si de rien n’était pour ne pas vous faire peur, mais je ne veux surtout pas qu’il y ait de sujet tabou entre nous ! C’est tout à fait le contraire d’un enseignement total, et je veux votre épanouissement, et pour cela, je juge très important de tout vous dire, de répondre à toutes vos questions. Donc si vous en avez, n’hésitez pas à les poser.


    Leur adressant un sourire, Miss se dirigea alors vers les chevaux, qui avaient eu le temps de se calmer depuis l’attaque du tigre. Elle remarqua la sueur froide qui avait glissé le long du flanc de la jument de Lyan, et passa simplement sa main dessus, pour la rassurer. Elle devait avoir eu sacrément peur, cette pauvre jument ! Soupirant, elle demanda à ses apprenties de venir chercher leur cheval, et leur dit qu’elles allaient donc chevaucher cette après-midi-là. Enfourchant sa propre monture, la jeune femme femme laissa un doux soupir sortit de ses lèvres, et se tourna vers ses apprenties, avant de partir au galop sans les prévenir, juste pour le plaisir de les surprendre. Elles chevauchèrent alors toute l’après-midi, enchaînant les trois allures dans le but de couvrir le plus de distance possible. Et alors que le soleil passait presque derrière l’horizon, la lisière de la jungle d’Hulm se dressa devant elles, à une centaine de mètres. Il y avait un peu plus au sud une sorte d’enceinte que Miss connaissait bien, et elle invita ses apprenties à la suivre jusque là. C’était évidemment pour y laisser les chevaux, car cela n’était pas une bonne idée de les emmener dans la jungle, ils pouvaient se faire mal à cause des marécages, mais aussi être plus facilement repérés que les quatre femmes, car ils avaient une odeur plus forte, et surtout plus alléchante. Le fermier en question accueillit Miss les bras ouverts, lui demandant des nouvelles d’elle-même, et enlaça même les trois apprenties qui l’accompagnaient.

    - Z’avez pas idée de ce que ce brin de femme peut faire, moi j’vous dis ! Z’êtes bien courageuses de la suivre comme ça ! Enfin bon, ce sont pas mes affaires hein…

    Il prit les chevaux avec une tendresse évidente, montrant par là son amour des bêtes. En effet, il y avait beaucoup d’animaux de fermes, comme des cochons, des ânes, des chevaux, des moutons ou des chèvres, en plus des oiseaux de basse-cour, qui trottinaient partout dans l’enceinte de l’établissement. Ils étaient tous là simplement parce qu’à l’extérieur, les prédateurs étaient très dangereux, aussi près d’Hulm. Remerciant Fuzz, Miss invita donc les filles à la suivre, et elles atteignirent cette fois-ci réellement la lisière d’Hulm avant le coucher total du soleil. Miss entra donc entre les frondaisons des arbres de la jungle, et fit attention à ne faire strictement aucun bruit. Pour cela, elle n’avait pas de difficultés, les années passées avec les Petits l’avaient dotée d’une faculté surprenante à se déplacer sans aucun bruit dans la forêt, en plus de sa formation Marchombre. Elles avancèrent ainsi un bon moment, jusqu’à ce que sous les arbres, la nuit fût totale, ou presque. Alors, Miss arrêta sa progression et ouvrit grand ses oreilles. Un long cri aigu parvint jusqu’à leurs tympans, tirant un sourire à la Marchombre. Un Brûleur. Encore, elle s’ouvrit à la forêt. Un plantigrade, un peu plus loin, décrochait des feuilles et les mangeait tranquillement. Plus proche, il y avait un sanglier, qui grattait le sol, à la recherche de racines. Le Brûleur était loin, et sans doute à l’affut une proie plus grosse qu’elles ne l’étaient, et Miss n’avait aucune crainte là-dessus. Ce qu’elle redoutait un peu plus, c’était les Marcheurs. Mais ils ne semblaient pas s’être donnés rendez-vous ce soir-là, ce qui la soulagea.

    - Nous allons grimper dans les arbres pour y passer la nuit. J’aimerais par contre que vous soyez toutes dans le même arbre, car j’entends un ours élastique un peu plus loin qui mange, et qu’il serait bête que vous vous fassiez attaquer pour rien. Suivez-moi !

    Alors, elle s’avança vers un tronc et commença à s’élever entre ses branches. Elle monta le plus haut possible, pour ne pas être trop à la portée des animaux du sol, ou des tigres des prairies, par exemple, qui s’aventuraient jusque là bien souvent. Lorsqu’elle trouva les branches idéales, elle les désigna et laissa ses apprenties se positionner le mieux pour la nuit. Et alors, elle ne dormit que d’un œil, à l’affut du moindre bruit, prête à réagir au quart de tour au moindre mouvement suspect. La nuit se passa sans encombre, finalement, et au petit matin, alors que les rayons du soleil perçaient doucement les ramures épaisses des arbres, elle réveilla ses apprenties. La forêt s’éveillait aussi, et elle entendit même l’ours élastique de la veille s’étirer, ce qui la fit tout à fait sourire. Elle dit à ses apprenties qu’elles allaient faire une cueillette pour le petit déjeuner, car elle ne voulait pas prendre le risque de faire un feu de bon matin, cela pouvait attirer les foudres des animaux qui n’étaient pas très commodes. Ainsi, elle invita ses apprenties à chercher des fruits dans les arbres, en se déplaçant dans ces derniers, sans toucher terre. C’était un bon exercice. Elle-même s’amusait à sauter de branches en branche, à saisir des lianes et à se propulser avec les branches toutes fines qui ployaient sous son poids. Elle retournait en enfance, dans la Forêt Maison, lorsque même les Petits avaient peur pour elle tant elle était casse-cou. Une fois qu’elles eurent mangé, Miss retourna sur la terre ferme et commença à expliquer à ses apprenties plusieurs choses sur les combats. Pour l’instant, ce n’était que théorique, mais bien vite elles commenceraient la pratique…

    - Dans un combat, vous devez ressentir l’adversaire. Tout a un temps. Lorsque vous vous accordez à votre poignard ou au bâton, c’est juste que vous calquez votre temps sur le sien. Les hommes aussi ont donc leur propre temps, et il faut pouvoir le saisir pour s’en servir. Vivre la confrontation ne suffit cependant pas, il faut un minimum de connaissances techniques. Notamment la position des points vitaux et nerveux qui vous permettront de prendre rapidement l’avantage si vous savez les repérer et vous en servir efficacement. Par exemple, regardez par vous-même. Si j’effleure ce point, vous devez sentir tous vos nerfs qui se contractent, et qui entraînent un début de sensation très désagréable… Il y a quelques autres points comme celui-là sur le corps humain. Les voici.

    Leur faisant une petite démonstration, à chaque fois sur les trois apprenties, elle leur faisait ainsi mémoriser les positions des points névralgiques, ce qui était essentiel. Puis, elle leur demanda de les trouver chez elle, les unes après les autres, leur expliquant leurs erreurs lorsqu’elles ne trouvaient pas le bon endroit, ou lorsqu’elles n’étaient pas assez précises. Cet exercice mené à bien, elle leur demanda alors de s’approcher d’elle, et détacha ses cheveux, pour prendre le ruban qu’elle avait dedans, et faire une boucle facilement détachable autour de la bretelle de son débardeur. Les filles devaient essayer de le prendre, et cela leur permettrait de comprendre le mécanisme du combat, même si Miss n’attaquerait pas…
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Ven 04 Juin 2010, 12:11

Toute tension avait quitté ses épaules lorsque Syndrell reposa le bâton à terre. Cette séance de gestuelle du combat, en plus d’être enivrante, avait été reposante, et c’est parfaitement calme et apaisée que la jeune fille rejoignit Miss Nyya. S’asseyant auprès de Lyan, elle regarda Tara jouer avec son bâton, rassurée de la voir aussi sereine après l’incident qui avait troublé leur pause déjeuner. Mais l’entraînement arrivait à son terme, et l’apprentie délaissa son arme de fortune pour se rapprocher d’elles, tout sourire.

- Je ne suis pas très forte en combat, mais j'ai vus que tu te débrouiller bien, tu pourrais m'apprendre a me battre comme toi?Pas méchamment juste pour s'améliorer.

Un pli de sourire creusa la joue de Syndrell.

- Avec plaisir, ma belle. Mais seulement si toi, tu m’apprends à combattre les tigres des prairies avec autant de classe !

Une lueur amusée passa dans le regard de Miss Nyya tandis qu’elle se tournait vers Tara.

- Tara, je pense que le mieux est encore de s’entraîner comme je te le dirais, car en faisant des simulations de combat, tu peux tout autant te blesser que blesser ton adversaire, qui serait en fait une personne qui compte pour toi. Cela ne s’improvise pas ! Mais ne t’inquiète pas, d’ici demain, vous commencerez réellement à connaître les mouvements de combat.

Puis elle ajouta, à l’attention de ses trois élèves :

- Les filles, je sais que je vous ai perturbées, tout à l’heure. J’ai fait comme si de rien n’était pour ne pas vous faire peur, mais je ne veux surtout pas qu’il y ait de sujet tabou entre nous ! C’est tout à fait le contraire d’un enseignement total, et je veux votre épanouissement, et pour cela, je juge très important de tout vous dire, de répondre à toutes vos questions. Donc si vous en avez, n’hésitez pas à les poser.

Des questions, Syndrell en avait. Mais voyant leur maître se diriger vers les chevaux, la jeune fille décida qu’il n’était plus temps de discuter ; la jungle d’Hulm se profilait devant elles, et il émanait de la sombre forêt comme un silencieux appel, comme une force irrésistible qui la poussa à se remettre en route.

Elles chevauchèrent jusqu’à ce que le soleil ne plonge à l’horizon, embrasant le ciel d’un feu si beau que Syndrell tira sur les rennes de Nuance pour profiter des quelques secondes de spectacle qui s’offraient à elle. Puis son regard glissa vers la jungle. La lisière apparaissait comme un inextricable fouillis d’arbres dont elle ignorait le nom, mais si son aspect sombre et foisonnant n’incitait pas à y entrer, Syndrell se sentit piquée de curiosité.


*Je suis sûre que cette forêt recèle d’innombrables surprises… Ce doit être palpitant de la traverser !*

Nuance ne partageait visiblement pas son avis. Agitant les oreilles, nerveuse, elle piaffa puis se mit à encenser, refusant net de faire un pas de plus. Syndrell glissa ses doigts sur son encolure.

- Eh là, canaille ! Il va falloir entrer dans cette forêt, tu sais !

Heureusement pour la jument, Miss Nyya bifurqua vers une petite ferme. C’est là qu’allaient rester les chevaux, car la jungle n’était pas l’endroit rêvé pour eux. A leur approche, un homme aux traits marqués et à la peau tannée par le soleil vint à leur rencontre. Comme Miss Nyya sautait souplement à bas de sa monture, il lui ouvrit grand les bras, l’accueillant avec une sincérité qui plus à Syndrell. Puis, se tournant vers les filles restées un peu en retrait, il leur offrit un éclatant sourire :

- Z’avez pas idée de ce que ce brin de femme peut faire, moi j’vous dis ! Z’êtes bien courageuses de la suivre comme ça ! Enfin bon, ce sont pas mes affaires hein…

Gagnée par son enthousiasme, Syndrell sourit à son tour. Il s’appelait Fuzz ; ses pensionnaires, chevaux, cochons, ânes, chèvres, tous gambadaient librement dans un espace clos qui les protégeait de l’extérieur. Syndrell tourna son regard vers les grands arbres. La jungle d’Hulm paraissait soudain plus menaçante.
Prenant congé de Fuzz, Miss Nyya entraîna ses élèves dans cette dangereuse forêt.
Confiante.
Détendue.
Prudente, nota Syndrell en la voyant passer les premiers arbres sans bruit.


Une fois encore, elle se surprit en train d’admirer l’adresse de la jeune femme. Un humain pouvait-il seulement se déplacer aussi délicatement qu’un chat ?
La réponse s’imposa d’elle-même tandis qu’elle tentait d’imiter le pas léger de Miss Nyya, sans parvenir avancer sans faire craquer de brindilles.
Non, un humain ne le pouvait pas.
Un marchombre, si.


Laissant Lyan et Tara passer devant elle, Syndrell s’appliqua à reproduire la démarche incroyablement féline de Miss Nyya tout en dévorant du regard les alentours. La jungle semblait assez calme, troublée par l’intrusion d’étrangers dans son antre. A n’en pas douter, elle guettait, à l’affût. Le soleil venait à peine de disparaître et il faisait encore clair, mais l’épais feuillage ne laissant passer aucune lumière ; rares devaient être les rayons qui parvenaient à percer cette insondable carapace de feuilles et de branches…

- Nous allons grimper dans les arbres pour y passer la nuit. J’aimerais par contre que vous soyez toutes dans le même arbre, car j’entends un ours élastique un peu plus loin qui mange, et qu’il serait bête que vous vous fassiez attaquer pour rien. Suivez-moi !

Et Syndrell se retrouva perchée à quelques mètres de hauteur dans un bien drôle d’arbre au tronc si large qu’il aurait bien fallu les bras de dix hommes pour en faire le tour. Ce n’était pas la première fois qu’elle dormait dans un arbre ; s’installant précautionneusement de façon à dormir sans craindre la chute, elle se souvint de sa première nuit sur une branche. Terrifiée à l’idée de tomber une fois endormie, elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit…

Avant que Miss Nyya ne la réveille, ce furent les bruits de la jungle qui tirèrent la jeune fille du sommeil. L’aube se sentait mais il faisait aussi sombre que lorsqu’elles s’étaient couchées. Son ventre émit quelques grondements affamés lorsqu’elle s’étira en bâillant.


*Nom d’une bave de trodd, je crois bien que je pourrais avaler un coureur tout entier, bec et pattes compris !*

Mais Miss Nyya avait tout autre chose en tête. Au lieu de descendre de l’arbre, elle se déplaça dans les branches pour attraper quelques fruits qui avaient un bien drôle d’aspect, mais qui paraissaient comestibles. Les filles se lancèrent donc dans une cueillette en altitude, alliant jeu et survie dans un ensemble qui plut à Syndrell. Tout aussi joueuse, Miss Nyya se balançait de branche en branche, d’arbre en arbre avec une facilité déconcertante. Mais Syndrell non plus ne se débrouillait pas mal, et elle s’offrit même le luxe de se suspendre par les jambes, tête en bas, pour exécuter quelques abdominaux « à la dure ». Habituée à muscler et assouplir son corps au réveil, elle parvint à en réaliser trente avant de se redresser, en nage. Au fil des jours, son corps se transformait, et un esprit sain ne valant que dans un corps sain, ces exercices lui vidaient la tête, la laissant prête à vivre une nouvelle journée riche en émotions.
Puis Miss Nyya regagna la terre ferme. Il était temps de poursuivre la leçon de la veille…


- Dans un combat, vous devez ressentir l’adversaire. Tout a un temps. Lorsque vous vous accordez à votre poignard ou au bâton, c’est juste que vous calquez votre temps sur le sien. Les hommes aussi ont donc leur propre temps, et il faut pouvoir le saisir pour s’en servir. Vivre la confrontation ne suffit cependant pas, il faut un minimum de connaissances techniques. Notamment la position des points vitaux et nerveux qui vous permettront de prendre rapidement l’avantage si vous savez les repérer et vous en servir efficacement. Par exemple, regardez par vous-même. Si j’effleure ce point, vous devez sentir tous vos nerfs qui se contractent, et qui entraînent un début de sensation très désagréable… Il y a quelques autres points comme celui-là sur le corps humain. Les voici.

Une heure plus tard, Syndrell savait comment tuer un homme en une seule frappe. Cet inventaire des points vitaux devait rester à jamais gravé dans sa mémoire comme intimement lié à la voix, calme et légèrement chantante, de son maître. Lorsque Miss Nyya libéra sa lourde chevelure châtaine pour nouer sommairement le ruban à la bretelle de son haut, Syndrell comprit autant la gravité de l’exercice que le jeu. Un combat n’était jamais à prendre à la légère, quel qu’il soit, mais le marchombre jouait avec les plus dangereuses courbes de la vie. Il savait où se trouvaient les limites du jeu, n’ignorait pas ce qui se trouvait derrière.
Parvenait toujours à les repousser plus loin qu’il ne le fallait.
Syndrell bondit, tendit les doigts vers le ruban…
Ne l’effleura même pas.

Miss Nyya avait esquivé l’attaque en effaçant simplement les épaules et attendait la suite.
Une éclair traversa le regard de Syndrell. Lentement, elle s’accroupit, une main en appuie sur son genou gauche, l’autre tendue sur le côté. Prête à se déployer, elle observait les gestes simples mais précis de son maître tandis qu’elle évitait sans broncher les attaques de Lyan et de Tara. Elle observait les esquives, les déplacements, les replacements, les failles inexistantes. Elle observait, et elle retenait.

Inexistante, les failles ?
Syndrell bougea si vite que ses geste semblèrent presque flous lorsque le vent, son éternel ami, l’accompagna dans son mouvement.

Ses doigts frôlèrent le ruban…

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 06 Juin 2010, 17:54

Après une longue chevauchée pendant laquelle Lyan se sentit de plus en plus à l'aise sur sa monture, la jungle était tout proche. Tandis qu'elles allèrent confier leur monture à un fermier, qui avait surpris Lyan en l'enlaçant comme une connaissance, la jeune fille dévorait la lisière de la jungle des yeux. Le chant des insectes et les léger bruissement qui en émanait donnait à cette jungle un aspect totalement différent des forêts qu'elle avait pu voir. Elle avait également l'impression que le danger y était plus présent. Pourtant, elle était curieuse de voir à quoi cette jungle ressemblait de l'intérieur. Après avoir contempler avec un sourire amusé deux poules qui se courrait après, Lyan fut appelée, ainsi que les deux autres apprenties, à continuer vers la lisière de la jungle.

L'une des premières choses que nota Lyan, était la totale discrétion de la marchombre. Bien qu'elle s'attendait à se silence de sa part, elle en était toujours impressionnée. Elle tenta d'ailleurs d'imiter sa démarche. Au bout de quelques minutes, Lyan fut convaincu que cette jungle n'était pas si terrible que cela. Mais ce fut avant d'entendre un hurlement strident venu d'elle ne savait où. Inquiète et surtout surprise par ce hurlement, Lyan regarda de tout les côtés dans l'espoir de comprendre de quoi il s'agissait. Après avoir permis à son coeur de retrouver un rythme normal, Lyan questionna Miss Nyya à propos de ce hurlement. Elle lui apprit alors que c'était un bruleur. Lyan n'en avait jamais entendu parler avant.

Une fois la nuit venue, la marchombre leur annonça qu'elles allaient passer la nuit dans les arbres. Lyan retint une grimace à cette idée. Elle n'était pas mauvaise lorsqu'il s'agissait d'escalader un arbre, mais dormir dedans... Ça ne devait pas être très confortable. Cependant, Lyan fit place ç une expression enjouée. Elle avait quand même bien envi de savoir commet dormir dans les arbres et d'en faire l'expérience. Une fois installé sur la branche que lui avait désignée Miss Nyya, Lyan réalisa que ça n'était pas si inconfortable que cela. De plus, elle avait plutôt un bon sens de l'équilibre, ce qui fit disparaitre ses dernières craintes concernant une hypothétique chute. Pourtant, Lyan mit au moins une heure à s'endormir, malgré la fatigue.

Au réveil, elle fut malgré tout en forme, bien que légèrement ankylosée à cause de son manque d'expérience concernant le fait d'utiliser des arbres comme couchettes. Lyan accueillit avec enthousiasme le petit jeu qui leur permettrait de trouver de quoi manger. Lyan s'amusa à passer de branches en branches tel un petit animal en alliant sa souplesse à son sens de l'équilibre. Elle n'avait jamais beaucoup grimpée dans des arbres avec d'arrivée à l'Académie et elle fut ravie de constater que s'était un domaine pour lequel elle semblait née pour. Elle n'eut donc aucun mal à dénichée quantité de fruits dont elle se nourrit avec appétit avant de redescendre avec Miss, Tara et Syndrell.

Miss leur apprit la localisation de certains points du corps qu'il était important de connaitre si on souhait combattre. Lyan apprit donc l'existant de points pouvant susciter une vive douleur et dont elle n'avait jamais remarqué l'existence. Elle compris tout de suite en quoi il était désavantageux pour quelqu'un de se trouver face à un connaisseur. En effet, bien que la marchombre n'exerça pas de pression de trop forte lorsqu'elle montrait sur ses apprenties où se trouvait chacun des nerfs et autres dont elle parlait, Lyan ressentait une horrible douleur qui se répandait dans tout son corps, telle une horrible morsure ou même une brûlure. Lyan ne s'en sortit pas trop mal à l'exercice de Miss qui consistait à replacer chacun point sur son corps.

Ensuite, la marchombre leur proposa un exercice qui consistait à essayer d'attraper le ruban qu'elle avait noué à son débardeur. Déterminée, Lyan tenta à plusieurs reprise d'approcher la marchombre, en vain. Bien qu'elle y mettait toute sa vivacité, elle ne rivalisait pas avec sa maître. Elle avait parlé de temps tout à l'heure... Que chaque chose avait un temps. Lyan se remémora l'exercice du bâton de la veille au soir. Apparemment, elle avait réussi à saisir le point du bâton. Il fallait à présent qu'elle saisisse le temps de Miss pour s'en servir contre elle. Le seul soucis, était qu'elle ne savait pas du tout comment s'y prendre. Frustrée, Lyan se contenta donc de feinter, rouler, s'élancer, sans réussir à toucher le maudis ruban. Au bout d'un moment, elle crut entrevoir une récurrence dans les mouvements de la marchombre sur lequel elle se claqua en se rapprochant un peu plus à chaque fois. Lorsqu'elle bondit, Lyan sentit le ruban filer entre ses doigts. Elle se félicita néanmoins de cette petite victoire.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 09 Juin 2010, 16:03

    La matinée avait permis à Miss de voir comment se débrouillaient ses apprenties en forêt. Elle ne pouvait nier que c'était Syndrell, des trois, qui faisait le moins de bruit, mais ce n'était pas elle pour autant qui était la plus ouverte à son environnement. Miss ne devait toute cette souplesse et cette confiance dans les arbres qu'aux années passées auprès des Petits, lorsqu'elle était plus jeune, qu'elle avait été trouvée par ces derniers, d'ailleurs. Elle eut une pensée pour Lilitia qui devait sans doute encore manger des framboises, à l'heure qu'il était. Sa mère adoptive lui manquait, et elle n'était pas retournée dans la forêt Maison depuis qu'elle en était sortie, à cause des arbres passeurs, alors qu'elle n'avait que neuf ans. Soupirant à cette pensée, elle se dit que tout de même, lorsque son Maître l'avait emmenée jusqu'aux Septentrion des Géants, ils auraient pu passer par la Forêt-Maison, mais Mituu en avait décidé autrement, et ils avaient longé les océans de l'Ouest pendant plusieurs semaines. Miss rêvait d'amener ses apprenties là-bas, ce qui signifiait qu'elle n'aurait presque plus rien à leur apprendre, et qu'elles pourraient enfin prendre leur envol. Certes, cela n'était pas pour tout de suite, mais elle savait qu'un jour, cela arriverait, et elle attendait ce jour avec impatience. C'était juste évident pour elle d'amener ses apprenties à l'endroit où son propre Maître l'avait menée pour la laisser prendre son envol. Le pire n'avait pas été d'y aller, car elle était avec Mituu, mais de revenir, car elle n'avait pas choisi la voie de la facilité cette fois-là, et était passée en plein milieu du Royaume Raï. Un léger frisson parcourut sa colonne vertébrale à cette pensée, alors que le souvenir d'un bébé Raï remontait dans son esprit. Et oui, parce que les Raïs aussi avaient des familles...

    Ce qui était certain, c'était qu'en une matinée, autant Lyan que Syndrell ou Tara s'étaient bien améliorées dans les arbres, en prenant confiance en elles. Certes, ce n'était pas du grand art, mais c'était un début, et il fallait un début à tout. Et lorsqu'elles s'arrêtèrent pour que la Marchombre montrât les points névralgiques à ses apprenties, elle sentit une légère tension flotter, sans savoir d'où cela venait. Néanmoins, elles furent toutes très attentives, et en observant leurs yeux, la jeune femme put voir qu'elles retiendraient tout ce qu'elle leur avait dit. Et puis, vint l'instant de la pratique. Elles connaissaient les points, mais il était plus difficile de les retrouver et surtout de le faire efficacement. Une bonne heure fut dédiée à cela, jusqu'à ce que Miss proposât l'autre exercice, celui de prendre le ruban qu'elle avait sommairement attaché à la bretelle de son débardeur. Les deux jeunes filles, Lyan et Syndrell, ne perdirent pas de temps à vouloir l'attraper. Elles vinrent immédiatement la chercher, tenter de l'effleurer. Mais Miss connaissait désormais ses aprenties, et anticipait leurs mouvements, et leurs idées. Même lorsque Syndrell commença à bondir, passant d'immobilité à jaillissement, elle ne se laissa pas avoir, et la main de son apprentie, qui aurait dû effleurer le tissus si elle n'avait pas anticipé, passa loin de ce dernier, alors qu'elle faisait un bond à une vitesse ahurissante en arrière. Lyan s'y mit de la même manière, et tenta de s'accorder à Miss. Mais la Marchombre ne se laissa pas faire, et changea son temps au moment précis où Lyan voulut s'y glisser, laissant ainsi la main de son apprentie en suspens dans les airs. Leur adressant un sourire encourageant, elle leur dit alors :


    - Syndrell, tu te sers très bien de ton corps, tu en as une bonne maîtrise. Cependant, tu n'as pas tenté de trouver mon temps, de te fondre dans mes mouvements, c'est dommage. Ouvres-toi bien plus, surtout pendant un combat, car un détail peut te sauver la vie ! Un infime changement chez ton adversaire, ou dans l'atmosphère, peut tout remettre en cause, alors il faut s'ouvrir, pour comprendre et ne faire qu'un, et ainsi anticiper.
    Lyan, tu as compris l'histoire du temps, et tu as même presque réussi à te glisser dans mon temps. Mais il ne faut pas oublier non plus que ce temps ne fait pas tout. Le temps est une notion parmi d'autre, en combat. C'est un avantage non niable pour ceux qui le connaissent contre quelqu'un qui ne le connait pas, mais si les deux en ont conscience, il faut pouvoir trouver une autre faille. C'est pour cela que j'ai pu facilement t'échapper, alors que tu t'es glissée dans le mien : je l'ai juste changé.


    Leur adressant un large sourire, la jeune femme les invita d'un signe de la main à la suivre, et cette fois-ci, elle se glissa sur le sol, dans une course effrenée à travers les arbres. Pourtant, elle n'allait pas trop vite, laissant ses apprenties la suivre, avec difficulté, certes, mais elles pouvaient y parvenir. Elle bifurqua entre les arbres, se glissa dans des fourrés, courut en zigzag, tourna, retourna, pendant une petite quinzaine de minutes. Elle ne faisait toujours aucun bruit dans la forêt, car cette dernière était son élément. Elle faisait aussi attention de ne pas trop s'approcher des animaux un peu agressifs qu'elle sentait, et ainsi, elle s'arrêta bientôt au milieu de nulle part, laissant ses apprenties la rejoindre. Et lorsqu'elles furent toutes là, la Marchombre bondit dans un arbre, sauta, se coula le long d'un tronc, changea d'arbre. Les apprenties ne pouvaient pas savoir où elle était désormais. C'était le but. Elles allaient devoir retrouver le chemin de la lisière de la jungle d'Hulm seules. Elles pouvaient s'entraider, évidemment. Ou alors le faire à la "chacun sa peau". Peu importait la manière de procéder, Miss voulait voir le résultat, pour une fois : retrouver la lisière d'Hulm par laquelle elles étaient toutes rentrées, la veille. Voir le sens de l'observation des filles, leur sens de l'orientation, leur manière de procéder. Et pour ne rien arranger, un coup de tonnerre claqua au dessus d'elles. Un orage d'été, presque, qui ne durerait pas longtemps. Une heure tout au plus. Avec un peu de pluie, mais pas assez pour couvrir entièrement les traces des jeunes filles sur le passae qu'elles avaient pu emprunter jusque là. Souriant, Miss laissa sa voix glisser avec celle du vent, rendant impossible sa localisation aux apprenties :

    - Ouverture. Un maître-mot. Pour trouver la sortie, la plaine, les collines de l'Est. Il ne tient qu'à vous de les retrouver...

    Et, malgré elle, elle ne put s'empêcher de rajouter, dans la langue des Petits :

    - Parce que chaque arbre a une histoire, parce que chaque plante ne rêve que de conter la sienne...

    Evidemment, les filles ne comprendraient pas. Mais cela été sorti naturellement du coeur de Miss, et elle s'en sentit libérée, sans vraiment comprendre ce phénomène. Ainsi, elle suivit ses apprenties, à travers la jungle d'Hulm. Elle les suivait de haut, imperceptible, ne rayonnant que pour elle-même, se confondant avec les arbres, avec le vent. Indétectable, même pour Tara, l'empathique. Parce qu'elle savait que la jeune fille était particulièrement sensible à toutes sortes d'émotions. Non. Elle n'était plus que Nature. Comme si Miss n'existait pas...




[Désolée pour ce RP pas terrible, j'essayerai de me rattraper la prochaine fois !
Et Tara, reviens-vite ! Wink ]
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 09 Juin 2010, 16:51

Une course dans la forêt. C'était un peu plus difficile que sur un terrain dégagé en raison des nombreux obstacles. Par deux fois, Lyan manqua de trébucher sur des ronces invisibles ou à cause de trous dissimuler par des feuilles, ce qui la convainquit qu'elle devait être plus attentive. Encore une fois, elle n'était pas très silencieuse et même horriblement bruyante comparée à la marchombre qui d'ailleurs, avait pris de l'avance. Les trois apprenties étaient à peu près au même niveau et Lyan nota que Syndrell était plus discrètes que Tara et elle. Avait-elle grandit dans la forêt ? Ou était-ce tout simplement une prédisposition à la discrétion en forêt ?

Lorsque les trois apprenties marchombre eurent retrouvées leur maître, elles eurent tout juste le temps de dire ouf, que cette dernière sauta dans un arbre. Il y eut un léger bruit de mouvement, puis plus rien. Lyan se doutait qu'il serait inutile de se mettre bien en dessous de l'arbre et de lever les yeux pour tenter d'apercevoir Miss Nyya. Elle n'y était probablement plus. Et même si elle y était toujours, elle aurait été invisible à leur yeux.

Alors que Lyan et ses deux camarades regardaient de gauche à droite dans un espoir vain de retrouver leur maître, ou tout simplement de trouver un indice indiquant sa présence, un murmure s'éleva. Lyan reconnut aisément la voix de Miss Nyya mais elle sentait que quelque chose la portait. Cette "chose" était le vent. Lyan fut soudainement émerveillé par ce phénomène qu'elle n'aurait pas cru possible et que pourtant, à présent, elle se représentait très bien. Ainsi, nos paroles pouvaient être portées par le vent... Elle se promit d'y arriver un jour ! Elle s'acharnerait pour comprendre de mieux en mieux le vent et se faire accepter par lui, pour qu'ensuite, il accepte de transporter sa voie à ses auditeurs.

Ce moment d'émerveillement passé, Lyan revint à elle. Ainsi il fallait sortir de cette forêt. Elle avait un sens de l'orientation assez bon, mais certainement pas suffisant pour retrouver sa route à présent. Elles avaient couru dans tous les sens, au point que Lyan ne saurait se situer. Un grondement se fit entendre. L'orage... Il ne manquait plus que cela ! C'était un moyen de la marchombre pour presser ses apprenties probablement. Elle avait due prévoir ce changement de temps.


- On trouve un moyen de sortir ensemble ? proposa Lyan à Tara et Syndrell.

Il était toujours mieux de travailler en groupe dans certaines circonstances et puis, ça pouvait être amusant. Lyan leur fit part du fait qu'elle avait entendu dire que sur l'écorce des arbres, la mousse poussait sur la face nord. Cela pourrait peut-être les aider à sortir de cette forêt, sachant qu'elle y était entrée visiblement par l'est à moins que se ne fut par le sud. Se rappelant d'une carte de Gwendalavir, Lyan en déduisit qu'à moins que la marchombre eut fait des détours, elles étaient arrivées par le sud ou l'est de la jungle. Mais elle n'en était pas vraiment sûre, c'est pourquoi elle demanda leur avis aux jeunes filles, pendant qu'elles cherchaient de la mousse.

- En voilà !

Maintenant que le nord était déterminé, restait à savoir où se situait l'entrée. Lyan se rappelait d'une immense rocher qu'elles avaient dues contourner pendant leur course et le dit aux deux autres apprenties qui elles aussi indiquèrent des points de repères. En les remettant plus ou moins bout à bout, cela permit de retracer un itinéraire à peu près proche de la réalité.

Il se mit à pleuvoir à grosses gouttes au moment précis où elles trois apprenties sortirent en courant de la jungle. Lyan fut surprise mais néanmoins soulagée de ne pas avoir croisée des créatures plus ou moins inhospitalières.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 09 Juin 2010, 19:12

Pas une seule fois ses doigts se saisirent du ruban.
Pas une seule fois elle ne cessa de sourire.
Et, encore une fois, les traits de son échecs s’agrémentèrent de reliefs dans son esprit une poignée de secondes seulement avant que Miss Nyya ne les dessine à voix haute :


- Syndrell, tu te sers très bien de ton corps, tu en as une bonne maîtrise. Cependant, tu n'as pas tenté de trouver mon temps, de te fondre dans mes mouvements, c'est dommage. Ouvres-toi bien plus, surtout pendant un combat, car un détail peut te sauver la vie ! Un infime changement chez ton adversaire, ou dans l'atmosphère, peut tout remettre en cause, alors il faut s'ouvrir, pour comprendre et ne faire qu'un, et ainsi anticiper.

S’ouvrir. Partager un instant avec l’Autre. Une danse, pour mortelle qu’elle soit, restait une danse… La solitude qui l’avait vue grandir n’avait pas aidé Syndrell à s’ouvrir, et sûrement pas dans ce genre de situation. Seul, un espion l’est toujours. Indubitablement. Il n’est pas censé combattre, mais si tel est le cas, il se contente de lutter pour sa vie. Sans se préoccuper d’autre chose que de la lame adverse.

Le marchombre danse avec cette lame. Il se joue d’elle, parce qu’il bouge en fonction des éléments qui l’entourent. Ne fait plus qu’un avec eux. L’exercice avec le bâton lui avait montré qu’elle ne savait se lier qu’avec son arme ; celui-ci démontrait toute l’importance d’une ouverture d’esprit en situation de combat. Et soulignait tous les progrès qu’elle avait, encore, à accomplir…

Le marchombre se joue du temps. C’est ce que Miss Nyya expliqua à Lyan, leur offrant à toutes deux les limites de cette improbable capacité. Syndrell comprit que, lorsqu’elles sauraient maîtriser cet aspect du combat, un nouveau monde s’ouvrirait à elles.
Leur mentor les entraîna alors dans une course folle à travers la jungle d’Hulm. Sans hésiter, elles la suivirent, réalisant immédiatement que ce rythme allait les épuiser avant que Miss Nyya ne songe à ralentir la cadence. Réfléchir ? Impossible. Syndrell courait, bras fléchis le long du corps et mains tendus, allongeant imperceptiblement sa foulée pour gagner en vitesse et respirer sans s’essouffler. Il lui apparut très vite que les détours imposés par la marchombre avaient pour but de casser cette vitesse, de jouer tout à la fois avec l’endurance, la cadence et le souffle.

Ralentir, contourner un arbre.
Accélérer.
Jusqu’à l’arbre suivant.
Syndrell allongea encore sa foulée. Cinq minutes passèrent, puis dix, avant qu’elle ne parvienne à faire ce que Miss Nyya lui avait conseillé.

S’ouvrir.
A la nature qui l’entourait, qu’elle traversait à toute allure. Aux bruits qui l’accompagnaient, au vent qui jouait dans ses cheveux et sifflait à ses oreilles. Aux brindilles qu’elle écrasait alors qu’elle aurait dû les franchir aussi silencieusement que son maître.
Au monde.

Les cinq dernières minutes furent les meilleures. Comme dans un état second, elle se sentit accélérer à nouveau tandis qu’elle rattrapait son léger retard sur les autres. En même temps, elle devina la présence, fugace car lointaine, du brûleur qui leur avait fait entendre son cri. Elle perçut celle, plus proche, des kyrielles d’oiseaux soigneusement dissimulés dans les branchages. Aucun animal ne vint troubler leur course, pourtant la jungle feignait le calme, comme à l’affût de ces quatre improbables créatures qui la traversaient en courant.

Puis Miss Nyya s’arrêta.
Syndrell ralentit sa course progressivement pour s’arrêter à quelques pas d’elle, beaucoup moins essoufflée que d’ordinaire, mais le visage couvert d’une fine pellicule de sueur qu’elle essuya d’un revers de bras tout en marchant lentement pour apaiser ses muscles brûlants. Elle avait entièrement récupéré lorsque le groupe fut à nouveau au complet. Il ne le resta guère plus d’une minute.

Sautant sans effort dans un arbre, Miss Nyya se hissa sans bruit et disparut dans sa ramure. Intriguée, Syndrell tenta de suivre son mouvement dans les branchages, se fiant au léger murmure des feuilles, jusqu’à ce qu’il soit impossible de déterminer la position exacte de la marchombre. Elle n’était plus là.
Semblait n’être plus là.
Jusqu’à ce qu’une voix, légèrement gouailleuse, ne s’élève au-dessus d’elle :


- Ouverture. Un maître-mot. Pour trouver la sortie, la plaine, les collines de l'Est. Il ne tient qu'à vous de les retrouver...

Retrouver la lisière. Seules.
Syndrell sentit son cœur bondir d’excitation dans sa poitrine. Les paroles que Miss Nyya prononça ensuite éveillèrent un étrange écho en elle, sans qu’elle ne parvienne à en saisir le sens. Des mots incroyablement chantants qui donnèrent naissance à cette désagréable impression de déjà vu…

- On trouve un moyen de sortir ensemble ?

La question tira Syndrell de ses pensées. Oubliant instantanément la raison de son trouble, la jeune fille hocha la tête.

- Pourquoi pas, Lyan ? Comme ça, si jamais on s’égare, on sera ensemble… Perdues, mais ensemble.

Miss Nyya donnait l’impression de connaître ses élèves depuis toujours, mais Syndrell aussi commençait à connaître son mentor. Sans le moindre doute, elle savait que la jeune femme les laisserait se perdre sans le moindre remord. Il allait falloir qu’elles se surpassent.
Une nouvelle fois.


- Cette jungle est un vrai labyrinthe… Tu as une idée pour nous orienter dans ce dôme de verdure qui ne laisse même pas entrer le soleil ?

Syndrell savait s’orienter grâce aux étoiles et au soleil, parce que les forêts des montagnes dans lesquelles elle avait grandi n’étaient pas assez épaisses pour cacher entièrement le ciel. De plus, le versant des montagnes était un sacré guide pour qui n’est pas particulièrement doué en orientation…

Mais Lyan la surprit en leur apprenant, à Tara et à elle, comment déterminer la direction du nord en se fiant à la mousse qui recouvrait l’écorce de certains arbres. Un détail qu’elle prit soin de graver dans sa mémoire. Et une fois la position du nord trouvée, il leur fallu s’orienter en fonction de leurs souvenirs ; Syndrell comprit, dans un sourire, pourquoi Miss Nyya leur avait imposé autant de détours durant leur course folle. Sur leurs gardes, les trois jeunes filles avançaient rapidement, sans relâcher une seule seconde leur attention. Ouverte au moindre souffle de vent, au moindre bruissement des feuilles sur leur passage, Syndrell restait sur ses gardes, progressant dans la jungle tout en gardant une main proche de ses couteaux. A plusieurs reprises, elle tenta de deviner la présence de Miss Nyya, sans succès. Si la marchombre suivait leurs faits et gestes, ce qui était fort probable, elle était plus invisible que le soleil dans cette jungle immensément sombre.

Lyan se fia à sa mémoire, retrouvant des arbres que l’étrangeté de la forme ou de la couleur avaient marquée, leur faisant contourner un rocher qu’elles avaient déjà croisé pendant leur course. Syndrell, elle, se laissa davantage guidée par leurs propres traces : des brindilles cassés, des plantes piétinées, de la terre foulée… Ses talents de pisteuse étaient mis à l’épreuve dans cette jungle qui offrait une nature méconnue, mais à elles trois, elles parvinrent à retrouver leur chemin dans cette forêt inhospitalière sans qu’aucun incident ne vienne troubler leur périple.

Il pleuvait lorsqu’elles franchirent enfin la lisière des arbres, retrouvant l’herbe odorante des plateaux de l’est et la lumière du jour. Le ciel était paré de lourds nuages sombres qui masquaient le soleil, mais ils ne parvinrent pas à entamer la bonne humeur de Syndrell. Rejetant la tête en arrière, elle se délecta de la pluie sur son visage. Lyan et Tara se tenaient près d’elle, soulagées de ne pas s’être perdues dans la terrible jungle d’Hulm.

Terrible ?
Syndrell se retourna vers les arbres. Moins qu’elle ne l’avait pensé en les franchissant la veille. Le hasard avait voulu que leur route ne croise pas celle des dangereux prédateurs que l’on disait redoutables, et elle n’avait vu qu’une infime partie de l’immensité végétale qu’offrait la jungle, néanmoins cette première impression restait positive. Elle ne serait pas surprise de voir ses pas la guider à nouveau dans cette forêt, un jour prochain…


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 13 Juin 2010, 14:09

    Miss était dans les arbres, et se retrouvait complètement. Voilà longtemps qu'elle n'était pas revenue dans la forêt, qui était son lieu favoris. Non pas qu'elle n'aimât pas la montagne ou les plaines, ou même l'eau, ou les villes et les villages, mais elle se sentait complètement et irrémédiablement chez elle dans les arbres et dans la forêt, dans la jungle. C'était aussi pour cela qu'elle affectionnait la position géographique de l'Académie, parce qu'elle était au centre d'une petite forêt. Ce n'était pas grand chose, mais c'était déjà cela, irrémédiablement. Miss était juste bien dans les végétaux, cela lui rappelait son enfance insouciante chez les Petits, dans la forêt Maison. Toutes les journées qu'elle avait passées à sauter de branches en branches pour pouvoir impressionner les Petits, mais aussi pour se sentir vivre, sentir l'adrénaline passer dans ses seins, sentir la caresse du vent lorsqu'elle se jetait d'un arbre à un autre... Sans jamais avoir peur de tomber, sans jamais penser pouvoir y rester. Elle se souvenait aussi de sa rencontre avec un ours élastique, de la première fois où elle avait apperçut Humf le Trodd, des galipettes passées un peu partout, par dessus les mares, et surtout les quelques combats contre les Raïs qu'elle avait particulièrement affectionnées avec une sarbacane. A ce moment-là, les Raïs étaient forcément les méchants, ils voulaient entrer dans la Forêt Maison sans que l'on ne sût pourquoi, et Miss n'y avait à dire vrai pas réfléchi. Elle était une enfant, naïve, et pensant qu'elle faisait le bien, tandis que ceux contre qui elle s'opposait étaient les grands méchants. Et puis, avec son apprentissage et son envol tout au bout du Septentrion des Géants, elle avait connu une autre facette de ce peuple qui ragoûtait pleins de gens - et même la majorité des Alaviriens. Une famille, même si c'était bien étrange.

    Laissant un soupir lui échapper, qui vient se confondre immédiatement avec le souffle de l'arbre sur lequel elle se tient. Ses apprenties l'ont cherchée, quelques secondes, réflexe tout à fait naturel. Mais elle n'était déjà plus là. Elle était déjà l'arbre, et tout le reste. Elle était la forêt. Elle était ce Brûleur, là-bas, qui cherchait de quoi manger, et qui pistait depuis quelques temps un gros sanglier. Elle était le sanglier et sa peur. Elle était les branches, et elle était le vent qui les faisait onduler, qui jouait avec elles. Ouverte. Totalement. Laissant ses apprenties se débrouiller toutes seules, la jeune femme les suivit durant toute leur traversée d'Hulm, pour rejoindre les plaines de l'Est. Ces dernières se montrèrent dynamiques et surtout habiles pour retrouver leur chemin. En effet, Lyan savait que la mousse sur les troncs poussait uniquement du côté du Nord, tandis que Syndrell était une très bonne pisteuse et trouvait les endroits où elles étaient toutes passées d'un coup d'oeil, ou presque. Lyan se fiait plus à sa mémoire, mais sa manière de procéder était aussi très bonne, ce qui tira une certaine satisfaction à Miss, alors que les apprenties sortaient enfin de la jungle, tandis que l'orage éclatait au dessus de leur tête. Souriante, Miss se laissa glisser jusqu'au sol le long du tronc de l'arbre sur lequel elle était perchée et s'avança sans se cacher vers les apprenties qui étaient présentes, et qui commençaient à être mouillées. Leur adressant un large sourire, la Marchombre les invita à la suivre et recommença à courir dans les plaines de l'Est, pour rejoindre la large ferme de Fuzz qui se dressait, imposante, au beau milieu d'un passage plat. Frappant énergiquement à la porte, Miss aborda le fermier d'un large sourire lorsque ce dernier vint leur ouvrir la large porte d'entrée, pour les conduire jusque dans sa maisonette, qui était vraiment petite comparée à l'espace alloué pour les animaux.

    L'homme offrit un bon thé brûlant aux jeunes filles, et une tasse de thé au lait à Miss, avant de leur raconter quelques passages palpitants de sa vie avec ses animaux, lorsque parfois les créatures dangereuses d'Hulm venaient à sortir de la jungle qui les acceuillait normalement. Il leur certifia que les chevaux étaient en sécurité et dans le large manège qu'il avait construit de ses propes mains pour que les animaux pussent être à l'extérieur même en temps d'orage. Miss laissa à ses apprenties le temps de se reposer, et elles dormirent même chez Fuzz la nuit-même. Le lendemain, la Marchombre les réveilla tôt, tandis que les chevaux étaient tous déjà préparés aux soins de Fuzz, qui y avait pris un plaisir évident : en effet, les robes étaient impeccables et brillantes de vitalité ! Ce fut dans un dernier sourire que Miss laissa donc le fermier avec son domaine derrière elle, et laissa sa propre monture prendre le petit trot pour rentrer à l'Académie. Mais ce n'était pas parce qu'elles étaient sur le chemin du retour qu'elles en avaient terminé, loin de là ! C'est d'ailleurs pour cela, et pour le montrer à ses apprenties, que la Marchombre les fit descendre de cheval à midi, le temps de manger quelque chose, et ensuite repartir à pieds, en courant, pour toute l'après-midi. Miss avait maintenant un rythme plus rapide que lorsqu'elles étaient parties toutes ensemble, une semaine plus tôt : en effet, les capacités physiques de ses apprenties s'étaient très vite développées durant cette dizaine de jours, et elles étaient désormais capables de tenir plus longtemps et une allure plus soutenue. Elles ne s'arrêtèrent que lorsque les étoiles furent les seuls points lumineux dans le ciel, car c'était un soir de changement de lune, de nouvelle lune. Elles montèrent un camps, et mangèrent tranquillement. Puis, Miss décida qu'il était temps de commencer un nouvel exercice, et alors elle sortit les trois arcs de chasse qu'elle avait laissés à ses apprenties au début de leur voyage, pour les leur redonner. Elle-même en prit un dernier, pour faire une petite démonstration.


    - Comme avec votre poignard, il faut vous lier à votre arc. Vous avez déjà chassé avec au début de notre voyage, mais maintenant la précision est à acquérir, d'abord sur des cibles fixes...

    Sur ces quelques paroles, Miss leva son arc jusqu'à sa joue, le banda rapidement avant de relâcher la flèche, qui partit avec une vitesse et une force phénoménale se perdre dans la nuit. Le plus loin possible, c'était ce que cherchait la Marchombre. Se tournant vers ses apprenties, elle leur expliqua qu'elles, par contre, allaient avoir une véritable cible, et leur désigna une souche d'arbre, à une trentaine de mètres de là. Elles devaient envoyer leurs flèches de là où elles se tenaient, évidemment, sinon cela n'aurait pas été marrant ! Leur donnant quatre flèche chacune, Miss les laissa donc s'amuser avec leur arc, et sentir, comme elles l'avaient toutes fait avec un poignard, la flèche qui partait, pour l'accompagner jusqu'au bout, pour la faire se planter à l'endroit précis où elles le souhaitaient. Cet exercice n'était pas tant difficile que cela, car elles avaient toutes déjà manié un arc, et savait comprendre déjà une arme. C'était surtout une question d'adaptabilité. S'adapter, évoluer et changer en fonction de ce qu'il se passe autour, dans un environnement spécifique, c'était la vie du Marchombre. Le Marchombre est changement. Le Marchombre est évolution. Simplement. Souriant à cette pensée, Miss laissa donc ses apprenties faire, avant de les laisser aller se coucher pour la nuit, entre les couvertures qu'elles avaient depuis le début. Le lendemain, elles coururent toutes la journée, et le soir venu, Miss leur demanda de faire quelques tirs de poignard, pour voir comment leur manière de voir les tirs avait évolué, en quelques jours. Et alors que les filles terminaient, épuisées, de lancer, elle leur adressa un large sourire tout en leur disant :

    - Si vous avez des questions, les filles, c'est maintenant. Peu importe le sujet, tout ce qui vous fait douter ou vous intrigue, vous pouvez vous ouvrir. Je suis là pour vous aider, pour vous guider, et vous donner des réponses qui vous aideront à vous épanouir personnellement. N'hésitez jamais, encore une fois, à me dire ce que vous pensez, à me faire part de vos sentiments. Je suis là pour vous...

    Souriant aux étoiles, Miss observa le ciel de la nuit. Les billes de lumières transcendaient le firmament, sans qu'elle ne sût ce que cela était. Qu'étaient les étoiles, réellement ? Etaient-ce des soleils trop lointains ? Des animaux inconnus ? La lueur de toutes les portes des autres mondes ? Elle ne savait pas. Et ne préférait pas savoir. Elles étaient là, et cela lui suffisait. Voir leur beauté la comblait, et elle ne voulait pas perdre l'émerveillement qu'elle leur vouait...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Ven 18 Juin 2010, 12:03

Un bruissement de feuille, plus léger qu’un souffle de vent ; Miss Nyya apparut derrière elles. A n’en pas douter, elle avait suivi ses apprenties, notant avec soin tous leurs faits et gestes sans jamais trahir sa présence.
Bluffante, une fois de plus.

Il n’y eut pas de remarques, cette fois-ci. Simplement, un sourire qui ne cachait rien de sa fierté, et dans l’océan violet de ses yeux, un pétillement qui signifiait cependant toute l’ampleur du travail qu’il restait à accomplir. Sans qu’une parole ne soit échangée – le silence était devenu bien plus puissant, entre elles, que le moindre mot – la marchombre les entraîna à grandes foulées dans la plaine voilée par la pluie. Celle-ci tombait en un rideau fin, et les froides gouttelettes s’insinuaient vicieusement dans les replis de leurs tuniques. Malgré cela, Syndrell parvenait à apprécier un paysage qui défiait tout entendement : sous l’injontion des éléments, les tons et les couleurs se mélangeaient, offrant toute une palette de nuances allant du vert au jaune soutenu pour la plaine, et du gris à l’indigo pour le ciel. Aux couleurs se mêlaient les odeurs – celle de la pluie, légère, subtile, et celle de l’herbe humide, envoûtante, parfumée. Galvanisée par autant de sensations, Syndrell oublia instantanément les quelques désagréments causés par la pluie et regretta presque d’apercevoir déjà la ferme de Fuzz.

Comme s’il les avait attendues, le fermier ouvrit son battant sitôt que Miss Nyya y donna du poing. Moins de cinq minutes plus tard, toutes quatre se trouvaient dans les quartiers de leur hôte, une tasse fumante de thé à la main. A croire qu’il avait préparé ses boissons avant même que Miss Nyya ne frappe à sa porte !

*Il doit connaître les marchombres encore mieux que nous nous trois*, songea Syndrell en jetant un bref coup d’œil à ses compagnes.

Son thé était si brûlant qu’elle ne pu le boire qu’à petites gorgées savamment dosées. Mais la boisson, agrémentée des paroles de Fuzz qui ne manqua pas de vanter les qualités de son domaine, chassa de son corps toutes courbatures et apaisa même les quelques coupures que la jungle avait laissées sur ses bras et ses mains. En revanche, la fatigue l’assomma d’un seul coup, avant qu’elle n’ait eu le temps de terminer sa tasse. Contre toute attente, Miss Nyya accorda à ses élèves un répit qui comptait une bonne nuit de sommeil. C’est tout juste si Syndrell parvint à s’imposer quelques minutes de gestuelle marchombre, extrêmement bénéfique pour le corps et l’esprit, avant de sombrer dans un sommeil des plus profonds.

Elles prirent congé du brave fermier alors que la nuit tardait à pâlir à l’horizon. Cette nouvelle journée de voyage débuta par une matinée de monte ; Syndrell était heureuse de retrouver Nuance, et à en juger par les joyeux piaffements qui avaient accueilli son arrivée dans la stalle de sa jument, le plaisir des retrouvailles était réciproque.

Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque Miss Nyya leur accorda une halte. Les exercices de la veille avaient laissé des courbatures qui se firent ressentir, et lorsque leur mentor les fit repartir en courant, nombreux furent les muscles qui signalèrent douloureusement leur mécontentement à Syndrell… Le rythme avait sensiblement augmenté ; après avoir couru toute l’après midi à grand foulée, les trois jeunes filles n’eurent droit à une halte qu’une fois le soleil couché.

Haletante – mais cependant, moins qu’elle ne l’aurait pensé -, Syndrell s’appliqua à reprendre son souffle en marchant lentement dans l’herbe toute humide de la dernière averse de la journée. La nuit avait allumé quantité d’étoiles dans le ciel, lesquelles semblaient briller plus fort que d’ordinaire, comme pour masquer l’absence de lune. Sensible à cet improbable éclat de la voûte éthérée, Syndrell aida à installer le camp – elle commença par bouchonner Nuance avec soin, puis elle rassembla les herbes sèches qu’elles avaient ramassé au cours du voyage pour allumer une petite flambée. Le repas se déroula tranquillement, et une fois ses élèves entièrement rassasiées, Miss Nyya se leva et leur tendit des arcs, ceux-là mêmes qu’elles avaient utilisé pour chasser.


- Comme avec votre poignard, il faut vous lier avec votre arc. Vous avez déjà chassé avec au début de notre voyage, mais maintenant la précision est à acquérir, d’abord sur des cibles fixes…

Joignant le geste à la parole, la marchombre décocha un trait qui se perdit dans les ombres de la nuit.
Vitesse, précision, puissance
Fluidité.
Syndrell posa les yeux sur la souche que Miss Nyya leur désigna. Théoriquement, un tel tir ne devrait pas poser de problème. Chasser demander un minimum de précision qu’elle avait acquis au cours de ces dernières années, guidée par un fort instinct de survie. En outre, son passé dans l’espionnage avait développé ses sens visuels et tactiles. Mais qu’en était-il d’un tel exercice en pleine nuit, après une journée épuisante passée à monter, puis à courir ?

Tout en laissant ses pensées vagabonder, la jeune fille tira de la selle de Nuance les quelques flèches qu’elle avait pris soin de fabriquer, en prévision d’un autre exercice de tir à l’arc. Leur qualité, rendue médiocre par le manque de matériel adéquat, s’ajoutait à la difficulté de la manœuvre. Mais c’est sans la moindre hésitation que Syndrell banda son arc, ramena l’empennage de sa flèche à la joue et visa soigneusement la souche indiquée par Miss Nyya.
Inspira.
Expira.
Abaissa lentement son arc.
Sans décocher la flèche.
Il n’y avait aucune urgence. Pas de nécessité du type : trouver à manger avant de mourir de faim. Juste une bête souche qui n’allait certainement pas prendre ses racines à son cou dans les prochaines minutes !

C’est à cet instant là que Syndrell se rendit compte de l’enjeu de l’exercice. Lorsque Miss Nyya lui avait tendu l’arc, elle avait eu le réflexe de prouver ses aptitudes, comme au premier jour. Et elle avait oublié cet improbable, mais non pas impossible lien qui unit le marchombre au monde qui l’entoure. Elle avait oublié de s’ouvrir à l’extérieur, de percevoir ce qui ne peut être perçu, d’être ce que nul ne peut être.
D’être marchombre.

A nouveau, Syndrell encocha la flèche et banda son arc. Mais cette fois-ci, elle ne chercha pas la souche. Ce qu’elle visait ? Les ombres. Non, elle ne visait rien. Elle ressentait. Entre ses doigts, le bois vibrant de l’arc, tendu à son maximum, et sur sa peau la caresse de la plume d’un trait dont elle avait tout contrôle. Elle fit quelques pas, se retourna lentement, éprouvant toute la justesse de l’arme qui semblait frémir d’excitation et d’attente.
Nuit étoilée, silencieux firmament.
Ames qui découvrent et apprennent.
Ame qui veille et qui observe.
Immensité sauvage endormie.
Souche immobile, ombre parmi les ombres.

Un geste. Réalisé dans la plus parfaite fluidité.
Rapidité extrême.
Syndrell s’était retournée et avait décoché son trait sans viser plus d’une seconde l’emplacement de sa cible. La flèche siffla et se ficha dans la souche.
Accomplissement parfait d’une prise de conscience qui devait bouleverser sa vie à jamais.
Lentement, la jeune fille détendit ses muscles et abaissa son arc. Pour la première fois, elle avait la saisissante impression d’avoir fait un pas en avant.
Un pas sur la Voie.

Le lendemain, Syndrell dut faire comprendre à Nuance qu’elle n’allait pas la monter ; Miss Nyya avait décidé de courir toute la journée. Mais la jument, capricieuse, ne cacha pas son mécontentement et il fallut qu’à chaque halte, la jeune fille la chevauche quelques minutes.
Cette journée passa si vite qu’une fois la nuit tombée, Syndrell se sentait encore en pleine forme. Miss Nyya leur imposa une nouvelle séance de lancer, ce qui ne fut pas sans lui déplaire ; et, comme la veille, elle se replongea, avec un franc succès, dans cet état de symbiose qui l’avait lié à son arc. A son arme, et à ce monde.

- Si vous avez des questions, les filles, c’est maintenant. Peu importe le sujet, tout ce qui vous fait douter ou vous intrigue, vous pouvez vous ouvrir. Je suis là pour vous aider, pour vous guider, et vous donner des réponses qui vous aideront à vous épanouir personnellement. N’hésitez jamais, encore une fois, à me dire ce que vous pensez, à me faire part de vos sentiments. Je suis là pour vous…

Une offre.
Que Syndrell accepta de tout cœur.
Et, tandis qu’elle glissait ses poignards dans leurs gaines, sa question s’éleva dans la nuit pour se perdre dans le vent et els étoiles.


- Le talent des Marchombres s’apparente-t-il au dessin des Dessinateurs ?

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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Ven 25 Juin 2010, 13:08

Miss Nyya reparut aussi silencieusement qu'elle avait disparut. Alors que le ciel s'assombrissait de plus ne plus, la marchombre les conduisit à la demeure de Fuzz qui avait l'air d'avoir prédit leur arrivée. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les apprenties et leur maître se retrouvèrent assises autour d'une table, un thé bouillant à la main. Lyan se brûla la langue en voulant prendre une gorgée et les larmes lui montèrent aux yeux. Elle décida alors de se concentrer sur les paroles de Fuzz avant de recommencer à boire. Les paroles de l'homme qui la berçaient et la tasse chaude au creux de ses mains endormirent peu à peu Lyan qui tenta néanmoins de terminer son breuvage. Il était délicieux avec de subtiles notes sucrées. Une fois dans sa chambre, Lyan eut à peine le courage de s'étirer, en prévision des courbatures à venir, et s'endormit dès que sa tête eut toucher son oreiller.

Le lendemain, Lyan eut beaucoup de mal à sortir du sommeil. Ce ne fut que lorsque l'air frais et matinal vint caresser son visage qu'elle parut revigorée. Elles passèrent la matinée à cheval et Lyan constata fièrement qu'elle avait bien progressé en la matière. En effet, elle n'avait aucun mal à diriger sa monture et elle savait désormais comment se placer sur la selle pour avoir le moins mal possible. Cependant, ce matin là, ses muscles la lançaient tellement qu'elle e parvint qu'avec beaucoup de difficultés à trouver une position relativement confortable.

Après une courte pose pour déjeuner, Miss Nyya les fit repartirent en courant. Lyan fut surprise car elle s'attendait à avoir plus de mal que cela à se lancer, hors, ses foulées furent plus facile à réaliser qu'elle ne l'avait imaginé. Elles coururent jusqu'à la tombée de la nuit et Miss Nyya leur proposa un exercice de tir à l'arc. La flèche que la marchombre lança fila dans la nuit jusqu'à l'infini. Le tout dans un doux murmure. Elle tendit alors un arc à chacune des apprenties et leur donna à chacune quatre flèches. La cible était une souche située à une trentaines de mètres. Elles tirèrent chacune à leur tour, en prenant leur temps.

Lyan fit jouer la corde le l'arc. Elle la tira au maximum, puis la détendit et ce, plusieurs fois de suite. Elle sentait la corde vibrer à chacun de ses mouvements. La jeune fille devait ne faire qu'un avec son arc. Il devait être un prolongement de son être et de sa volonté. Elle devait presque devenir l'arc et appréhender automatiquement où la flèche allait se planter lorsqu'elle détendait la corde.Lyan tenta à plusieurs reprise de s'immiscer dans l'arme. Lorsque la corde vibrait, elle vibrait avec elle. Le bois semblait ne plus être que le prolongement de son bras gauche. L'arc faisait désormais parti d'elle-même. Lyan ne savait pas combien de temps elle avait mis pour en arriver à ce résultat, mais peu importait. L'essentiel était de réussir et chacun avait son rythme. Emporter par ce lien entre l'arme et elle-même, la jeune fille n'aurait su dire si elle était la dernière ou bien la première à tirer. Lorsqu'elle laissa la flèche filer, elle ne quitta pas des yeux sa trajectoire, ressentant presque là où elle allait se planter dans la souche. Un intense plaisir saisit Lyan quand la flèches se planta. Elle recommença ensuite plusieurs fois, jusqu'à ce que les muscles de son bras furent retissant à tous effort.

Le lendemain, elles coururent toute la journée. Lyan fut satisfaite de ses progrès en endurance mais elle fut cependant épuisée quand vint le soir. Elle remarqua accaparée par les exercices et par la fatigue, elle ne laissait plus de place à ses pensées et questions pourtant si dévorantes habituellement. Après avoir diner, les apprenties ne furent pas dispenser d'exercices et elles exécutèrent quelques lancées de poignards avant d'avoir enfin un répit. Lyan n'avait pas trop perdue la main par rapport à la dernière fois et progressa encore.

A la fin de l'exercice, Miss Nyya leur proposa de répondre à leur questions, si elles en avaient. Lyan ne savait pas quoi dire. Elle avait tellement de questions et autres qui tourbillonnaient dans son esprit qu'elle ne savait pas laquelle serait la plus pertinente. Elle réfléchit un petit moment, pour poser sa question après que celle de Syndrell eut trouvé réponse.


- Ma question peut paraitre un peu ridicule mais j'aimerai être sûre de la réponse. Qui sont exactement les mercenaires du chaos ?

En effet, Lyan en entendait parler, en avait même rencontré, mais ne savait pas vraiment qui ils étaient et quel était leur but.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Ven 02 Juil 2010, 15:45

    - Syndrell, je ne pense pas que ce que sont les Marchombres s'apparente avec quelque partie que ce soit à l'art des Dessinateurs, ou des Rêveurs. Nous n'avons pas de don naturel, nous devons tout travailler, pour être toujours plus fort. Mais je dois dire que je connais mal l'art des Dessinateurs. Il me semble pourtant que ce dernier est assez "classé" en son genre, et qu'il s'avère que l'on a une certaine puissance de Don dès sa naissance, qui s'extériorise à l'adolescence, mais que cette puissance ne peut réellement être accrue de manière significative : on l'a, ou non. Le Marchombre n'a pas de don. Il suit la Voie de l'Harmonie, il travaille, sans cesse, sur lui-même, pour continuer à avancer, pour être toujours plus apte à faire tout ce qu'il souhaite. Si nous naissons avec des prédispositions, pour moi elles ne sont pas du même type que le Don des Dessinateurs...

    La puissance d'une étoile ne se mesure pas lorsqu'elle nait, mais lorsqu'elle meurt...

    Lyan, ta question est une bonne question. Tu dis que tu en as déjà rencontré, des Mercenaires du Chaos ? Cela devait être des apprentis, n'est-ce pas ? Je dois avouer que j'ai fréquenté la Voie du Chaos pendant un peu plus de deux ans, auprès d'un Maître, qui voulait me former pour devenir Envoleuse. Chasseuse de Marchombre. Je dois dire qu'à ce moment-là, je n'avais aucune idée de ce qu'étaient les Marchombres. J'ai vu mes capacités physiques se développer, et on m'a appris que le Chaos ne pouvait qu'être bénéfique à l'être humain. Mon Maître croyait dur comme fer que l'homme ne pouvait être changé, et qu'il versait naturellement du côté du Chaos, ce qui n'est pas réellement faux en soi. Il pensait que l'on ne pouvait rien faire tant que l'homme ne se rendait pas compte de ses propres erreurs. Et que pour qu'il s'en rendît compte, il fallait poursuivre le but de tout faire disparaître sous les traces du Chaos, et qu'ainsi l'Humanité n'en renaîtrait de ses scendre que meilleure. Les Mercenaires du Chaos sont des personnes qui croient à cette théorie. Et ils n'ont pas réellement tort, c'est un fait, je ne le nie pas. Simplement, les Marchombres sont là pour faire pencher la balance.

    Il faut un équilibre, sinon le monde ne serait pas. Comme le soleil se lève tous les matins, la lune le remplace tous les soirs. Un ying, et un yang. Il y a le Chaos, et l'Harmonie. Les Mercenaires, et les Marchombres. Et tout le reste de la population qui, par ses choix, oriente cet équilibre fragile, qui peut voler en éclat à tout moment. Les Mercenaires du Chaos veulent pourrir l'Humanité jusqu'à la faire mourir, et créer un monde meilleur, un monde organisé dans lequel l'homme serait parfait, car lié à tous les autres hommes. Je pense que l'homme parfait n'existe pas. Il n'est ni Marchombre, ni Mercenaire, ni rien. Un humain, par définition, n'est pas parfait. Vouloir atténuer ses défauts lui enlève ce qu'il a de plus cher : le libre arbitre, cet élément qui équilibre tout...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 04 Juil 2010, 17:37

- Syndrell, je ne pense pas que ce que sont les Marchombres s'apparente avec quelque partie que ce soit à l'art des Dessinateurs, ou des Rêveurs. Nous n'avons pas de don naturel, nous devons tout travailler, pour être toujours plus fort. Mais je dois dire que je connais mal l'art des Dessinateurs. Il me semble pourtant que ce dernier est assez "classé" en son genre, et qu'il s'avère que l'on a une certaine puissance de Don dès sa naissance, qui s'extériorise à l'adolescence, mais que cette puissance ne peut réellement être accrue de manière significative : on l'a, ou non. Le Marchombre n'a pas de don. Il suit la Voie de l'Harmonie, il travaille, sans cesse, sur lui-même, pour continuer à avancer, pour être toujours plus apte à faire tout ce qu'il souhaite. Si nous naissons avec des prédispositions, pour moi elles ne sont pas du même type que le Don des Dessinateurs...

La puissance d'une étoile ne se mesure pas lorsqu'elle nait, mais lorsqu'elle meurt...

Syndrell accueillit la réponse par un simple hochement de tête, mais dans ses yeux brillait une lumière vive, éclat de respect mêlé d’admiration non dissimulée. Son mentor répondait d’ordinaire par des réponses sibyllines qui la laissaient souvent avec davantage de questions. Une fois n’est pas coutume, elle avait cette fois abreuvé le silence par ses paroles, offrant à Syndrell une explication qui venait confirmer son opinion propre, renforçant à nouveau ce lien inexpugnable et invisible qui unissait le maître et l’élève.

- Ma question peut paraître un peu ridicule mais j’aimerai être sûre de la réponse. Qui sont exactement les mercenaires du Chaos ?

Syndrell jeta un bref coup d’œil à Lyan. Sa question venait d’éveiller en elle un écho profond qu’elle craignit un court instant de laisser échapper. Mercenaires du Chaos. Elle n’avait parlé à personne de sa rencontre nocturne avec l’un d’eux, quelques jours plus tôt. Ce n’était d’ailleurs pas la honte, ni le regret qui l’avaient bâillonnés ; au contraire, la jeune fille revendiquait sa liberté autant qu’elle assumait ses actes, et celui-ci, quoi qu’improbable, était un souvenir lumineux qu’elle gardait précieusement dans un tiroir de sa mémoire.

- Lyan, ta question est une bonne question. Tu dis que tu en as déjà rencontré, des Mercenaires du Chaos ? Cela devait être des apprentis, n'est-ce pas ? Je dois avouer que j'ai fréquenté la Voie du Chaos pendant un peu plus de deux ans, auprès d'un Maître, qui voulait me former pour devenir Envoleuse. Chasseuse de Marchombre. Je dois dire qu'à ce moment-là, je n'avais aucune idée de ce qu'étaient les Marchombres. J'ai vu mes capacités physiques se développer, et on m'a appris que le Chaos ne pouvait qu'être bénéfique à l'être humain. Mon Maître croyait dur comme fer que l'homme ne pouvait être changé, et qu'il versait naturellement du côté du Chaos, ce qui n'est pas réellement faux en soi. Il pensait que l'on ne pouvait rien faire tant que l'homme ne se rendait pas compte de ses propres erreurs. Et que pour qu'il s'en rendît compte, il fallait poursuivre le but de tout faire disparaître sous les traces du Chaos, et qu'ainsi l'Humanité n'en renaîtrait de ses scendre que meilleure. Les Mercenaires du Chaos sont des personnes qui croient à cette théorie. Et ils n'ont pas réellement tort, c'est un fait, je ne le nie pas. Simplement, les Marchombres sont là pour faire pencher la balance.

La surprise se dessina franchement sur les traits de Syndrell sans qu’elle ne cherche à la dissimuler. Miss Nyya ? Une apprentie envoleuse ?

*Nom d’une bave de trodd… !!!*

Elle s’était retenue de justesse de s’exclamer à voix haute, erreur qui n’aurait pas manqué de dissoner dans cet instant de parole et d’écoute. Miss Nyya venait non seulement de leur offrir un pan de son propre passé, mais aussi de ciseler par la seule force de ses mots la place du marchombre en face de celle du mercenaire. Deux raisons qui valaient d’être accueillies par un silence respectueux de la part de ses élèves. Mais non, décidément. Syndrell ne parvenait pas à imaginer son maître, marchombre jusqu’au bout des ongles, parcourant la voie du Chaos en compagnie d’un maitre envoleur. Le concept même lui échappait comme un filet d’eau entre ses doigts. Comme une volute de fumée, insaisissable, mais pourtant bien réel…

Elle avait rencontré un mercenaire. Rien ne lui permettait d’affirmer qu’elle les connaissait, qu’elle les connaissait vraiment. Pourtant, cette incroyable révélation fit naître une foule de questions qu’elle fit taire. Pour le moment. Déjà, Miss Nyya poursuivait :


- Il faut un équilibre, sinon le monde ne serait pas. Comme le soleil se lève tous les matins, la lune le remplace tous les soirs. Un ying, et un yang. Il y a le Chaos, et l'Harmonie. Les Mercenaires, et les Marchombres. Et tout le reste de la population qui, par ses choix, oriente cet équilibre fragile, qui peut voler en éclat à tout moment. Les Mercenaires du Chaos veulent pourrir l'Humanité jusqu'à la faire mourir, et créer un monde meilleur, un monde organisé dans lequel l'homme serait parfait, car lié à tous les autres hommes. Je pense que l'homme parfait n'existe pas. Il n'est ni Marchombre, ni Mercenaire, ni rien. Un humain, par définition, n'est pas parfait. Vouloir atténuer ses défauts lui enlève ce qu'il a de plus cher : le libre arbitre, cet élément qui équilibre tout...

Equilibre. Le sens de ce mot échappait à Syndrell. Elle n’était pas tout à fait sûre de comprendre. Pas tout à fait sûre de le vouloir…

- Vous avez connu le Yin et le Yang ; d’apprentie sur la voie du Chaos, vous êtes devenue apprentie sur celle de l’Harmonie. Est-ce à dire qu’un marchombre peut devenir mercenaire ? Que ces deux voies que l’on dit infiniment parallèles ne le sont pas vraiment ? Qu’un carrefour existe, et que de ce carrefour dépendent nombrent des choix qu’un mercenaire ou un marchombre se pose ?

Torrent de vie, les Mots avaient coulé, sans qu’elle ne puisse les retenir. Parce qu’elle ne pouvait pas croire à une réponse positive. Parce qu’elle ne pouvait pas croire qu’un réel changement soit possible. Parce que tous les matins, le soleil se lève, et que tous les soirs il se couche. Parce que jamais il ne change, lui.
Parce que, tout doucement, le mot Equilibre se frayait un chemin en elle. Trop précieux, trop solide pour qu’il puisse être mis à faux sans raison.
Trop important.


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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 04 Juil 2010, 23:50

- Il y a quelque chose qui m'échappe, ne put s'empêcher de dire Lyan avant que la question de Syndrell n'eut trouvé réponse, vous avez bien dit que les marchombres étaient là pour faire pencher la balance. Pourtant, s'ils étaient là pour le faire, ils seraient censées traquer les mercenaires du chaos en quelque sorte, de manière à les mettre hors d'état de nuire. Pourtant, il ne me semble pas que ceci soit le rôle d'un marchombre, à moins que je n'en sache pas assez sur le sujet. En tout les cas, je n'ai jamais entendu parler des marchombres de cette manière là.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Dim 04 Juil 2010, 23:58

    - Lyan, faire équilibre ne veut pas dire lutter pour celui-là. C'est juste une réaction naturelle. Personne n'est là pour éliminer l'autre. Chacun est là pour faire valloir ses droits. Le Chaos enfle, et l'Harmonie grandit. Il n'y a pas d'opposition. Ils ne se battent pas. Ils s'opposent, dans le sens qu'ils ne sont que l'antithèse de l'autre. Rien de plus. Il n'y a pas d'existence de l'un ou de l'autre qui compte, puisque l'un ne peut être sans l'autre...

    Syndrell... ce n'est pas parce que l'on est Marchombre ou Mercenaire que l'on n'est pas humain, encore une fois. Le libre-arbitre existe, et pousse en avant, sur la Voie qui nous est destinée. Il n'est jamais question de passage. Il est question de ressenti. Un Marchombre peut avoir des expériences qui font qu'il changera de Voie, suivant son évolution. Il n'aura dans ce cas jamais été Marchombre. Un Mercenaire peut avoir des expériences qui font qu'il changera de Voie, suivant son évolution. Il n'aura jamais été Mercenaire, dans ce cas. Tout est possible. Nous sommes humains. Le destin n'existe pas. Nous avançons sur notre propre Voie. Elle peut ressembler à celle du Marchombre ou des Envoleurs, mais elle reste la nôtre. Et elle change en même temps que nous...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 05 Juil 2010, 10:24

- Il y a quelque chose qui m'échappe. Vous avez bien dit que les marchombres étaient là pour faire pencher la balance. Pourtant, s'ils étaient là pour le faire, ils seraient censées traquer les mercenaires du chaos en quelque sorte, de manière à les mettre hors d'état de nuire. Pourtant, il ne me semble pas que ceci soit le rôle d'un marchombre, à moins que je n'en sache pas assez sur le sujet. En tout les cas, je n'ai jamais entendu parler des marchombres de cette manière là.

Syndrell hocha la tête, ravie de constater que Lyan et elle se posaient les mêmes questions. Une fois encore, elle découvrit la force de la complémentarité qui liait les élèves et leur maître. Une fois encore, elle sourit.

- Lyan, faire équilibre ne veut pas dire lutter pour celui-là. C'est juste une réaction naturelle. Personne n'est là pour éliminer l'autre. Chacun est là pour faire valloir ses droits. Le Chaos enfle, et l'Harmonie grandit. Il n'y a pas d'opposition. Ils ne se battent pas. Ils s'opposent, dans le sens qu'ils ne sont que l'antithèse de l'autre. Rien de plus. Il n'y a pas d'existence de l'un ou de l'autre qui compte, puisque l'un ne peut être sans l'autre...

Mercenaires et marchombres. Deux opposés, parfaits dans leurs différences les plus totales. Complémentaires, eux aussi, mais à leur manière…

- Syndrell... ce n'est pas parce que l'on est Marchombre ou Mercenaire que l'on n'est pas humain, encore une fois. Le libre-arbitre existe, et pousse en avant, sur la Voie qui nous est destinée. Il n'est jamais question de passage. Il est question de ressenti. Un Marchombre peut avoir des expériences qui font qu'il changera de Voie, suivant son évolution. Il n'aura dans ce cas jamais été Marchombre. Un Mercenaire peut avoir des expériences qui font qu'il changera de Voie, suivant son évolution. Il n'aura jamais été Mercenaire, dans ce cas. Tout est possible. Nous sommes humains. Le destin n'existe pas. Nous avançons sur notre propre Voie. Elle peut ressembler à celle du Marchombre ou des Envoleurs, mais elle reste la nôtre. Et elle change en même temps que nous...

Notre propre voie.
Syndrell acquiesça, heureuse que son mentor confirme sa pensée. Mais il restait bien des parts d’ombres, encore, qu’elle ne parvenait pas à éclairer. Parts d’ombres qu’elle confia aussitôt à Miss Nyya.

- D’accord, je comprends. Nous traçons notre propre chemin, et il dépend entièrement de nos choix, de nos actes, de nous. Mais ma question demeure. Un marchombre qui devient mercenaire est un traître aux yeux des siens, n’est-ce pas ? S’il s’avère qu’il a fait une erreur, une regrettable erreur, il lui est impossible de revenir en arrière. Je ne vous suis pas… Trahir, n’est-ce pas une preuve de déshonneur ?




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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 05 Juil 2010, 11:22

- Si je peux donne mon avis, je ne pense pas qu'il soit vraiment qualifié de traitre. Je pense que les autres marchombres sont plus ou moins affectés de ce changement de camp mais qu'ils ne le forceront pas à revenir avec eux car après tout, nous sommes tous libres de nos choix. Et puis, la vie est faites de multiples expériences. Un marchombre peut ne pas être satisfait de la Voie qu'il parcourt et il est donc naturel qu'il parte voir ailleurs s'il trouve que l'herbe y est plus verte. Et il en va ainsi pour tous les hommes. Mais je ne pense pas que les marchombres refuseraient le retour d'un des leur. Ils seront simplement ravis qu'il préfère finalement leur Voie... Enfin, je n'imagine pas les marchombres forcer d'autres marchombres à rester à leurs côtés. Cela irait à l'encontre de leurs principes, non ?
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 05 Juil 2010, 11:34

    - En effet, Lyan, c'est tout à fait cela. Chacun est libre. Il n'est pas question de trahison. On ne doit rien à personne, puisque la Liberté est ce qui nous pousse en avant. Il n'y a pas lieu de trahison. Enfin, après c'est mon point de vue. D'autres Marchombres peuvent penser autre chose.

    S'il n'y a pas trahison, il n'y a pas déshonneur.

    Mais je ne comprends pas le lien qu'il y a pour toi entre ces deux mots, ces deux valeurs.

    L'honneur n'a rien à voir là-dedans.... L'honneur, c'est un sentiment pour une tribu, pour un groupe de personne, qui nous aurait éduqué selon des principes. Or, les Marchombres sont des êtres indépendants, normalement il y a le Maître et l'élève. Seulement le Maître et l'élève. Aucun autre Marchombre ne dicte sa manière de voir au Marchombre. Chaque Marchombre sait que chacun est différent et qu'il voit les choses d'une certaine manière. Le but de l'enseignement est de vous permettre de former votre opinion, qui sera la plus proche de votre réalité. Il n'est pas question d'honneur...

    Mais qu'est-ce que l'honneur.... ?
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 05 Juil 2010, 12:31

Qu’est-ce que l’honneur ?
Syndrell s’arrête. Réfléchis. Laisse les mots couler, cascade vive qu’elle ne cherche pas à retenir.


- Je veux parler de l’honneur qui pousse le marchombre à aider celui qui est en difficulté. Cet honneur qui lie le marchombre aux principes de la nature et de l’Harmonie. De la liberté. Je ne pense pas qu’il puisse y avoir de liberté sans honneur. S’il est indépendant, le marchombre n’ignore pas que les limites existent parfois pour ne pas êtres franchies ; s’il est libre, il sait que l’orgueil est une menace envers la liberté d’un autre. Il est ouvert au monde, ouvert aux autres. Solitaire, il sait venir en aide.

La jeune fille s’interrompt, cherche ses mots. Les trouve.
Source claire et limpide, ils jaillissent à nouveau.


- L’honneur est lié au respect. Respect immuable envers les siens, envers sa Voie. Pour moi, un marchombre qui devient un mercenaire n’est pas un marchombre. Et s’il a prétendu l’être, alors il a menti. Trahi. Peut-être inconsciemment, peut-être sciemment. Mais il a trahi. Et l’honneur, le sien autant que celui des marchombres, se voit alors bafoué.

Syndrell vrille son regard dans celui de Miss Nyya pour y puiser une étincelle.
Force vive qui lui permet de continuer.


- Vous l’avez dit, le marchombre et le mercenaire sont deux être diamétralement opposés. Il y a la nuit, et il y a le jour. Un marchombre ne peut pas devenir chasseur de marchombre sans ignorer les terribles conséquences de sa décision, qu’elle soit fondée ou non. S’il l’assume, il n’en reste pas moins un traître. Aux yeux des siens.

Le silence qui accueille ses paroles n’impressionne pas l’apprentie. Elle n’a pas peur de défendre son point de vue, surtout si d’autres opinions peuvent venir à l’encontre de la sienne. Ou la conforter. En offrant ce temps de discussion à ses élèves, Miss Nyya leur permettait de se découvrir eux-mêmes.
Syndrell n’aspirait qu’à cela.


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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Lun 05 Juil 2010, 18:13

- Je ne pense pas qu'il soit dans la mentalité des marchombres de classifier certains comme traitre. Après tout, autant que l'un d'eux aille arpenter une autre Voie s'il ne se sent pas à l'aise sur une. Bon évidemment, les autres n'accueillent probablement pas cela avec gaieté de coeur mais c'est compréhensible en soit. Bien sûr, se retrouver face à quelqu'un avec qui on avait l'habitude de marcher côte à côte doit être assez dérangeant au début... Et puis il n'est pas question de changement qui arrive du jour au lendemain sans raison. C'est quelque chose qui doit être progressif et qui doit se voir. Ce que je dit est peut-être facile à dire mais je n'arrive pas très bien à me mettre en situation. Je pense aussi que la réaction des autres dépend de leur tempérament. Certains seront outrés alors que d'autres se contenteront de hausser les épaules. Mais cela ne voudra pas forcément dire qu'ils sont indifférents à ce qui se passe.
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mar 06 Juil 2010, 13:19

    Miss sourit à entendre la réponse de son apprentie. Elle n'avait pas le même point de vue, c'était certain. Mais elle était heureuse de constater que Syndrell avait une opinion non pas basée sur ce qu'elle disait, mais bien à elle, qu'elle avait fondé sur ses expériences et sur sa manière de voir les choses. Elle était fière d'elle. Même si ses propres "valeurs" n'étaient pas du tout les mêmes. Pour avoir fréquenté les Frontaliers qui ne parlaient que d'honneur, elle avait une toute autre vision de la chose, c'était un fait. Sans doute l'avaient-ils dégoûtée avec cela. Parce que à cause de cet honneur dont elle avait été assaillie, elle avait suivi la formation d'Envoleuse, parce qu'elle pensait avoir une dette de vie. Non pas qu'elle le regrettait, mais qu'elle avait perdu de précieuses années, avant de trouver sa Voie. Mais avec le recul, finalement, cela lui allait ainsi. Elle n'aurait jamais trouvé qui elle était vraiment sans cette erreur de parcours, qui l'avait faite bondir en avant, au contraire. Syndrell avait son opinion, et sans doute la tiendrait, parce qu'elle avait été réfléchie, pour avoir autant de conviction dans la voix. Miss ne l'en empêchait pas. Elle avait aussi sa vérité.

    Lyan par contre était plus proche du point de vue de Miss. Mais ce n'était pas non plus tout à fait le raisonnement de la Marchombre. Cependant, elle pensait en avoir assez dit, et ne réhitéra pas les quelques mots qu'elle avait déjà donnés. Et elle n'eut pas envie non plus de parler de sa manière de voir l'honneur. Elle avait apparemment tout de même assez surpris les deux apprenties en disant qu'elle avait suivi un Maître Envoleur pendant quelques temps, donc elle ne dirait rien. Elle n'en avait plus envie, de parler de son passé. Ses apprenties en apprendraient plus sur elle au fur et à mesure du temps. Par des pics. Rien d'autre. Elle leur sourit un instant, avant de leur dire :


    - D'accord Syndrell, je comprends ton point de vue. Ce n'est pas le mien, mais je l'ai compris.

    Leur adressant un sourire, elle leva les yeux vers les étoiles, et laissa ainsi les deux jeunes filles dormir : le lendemain serait une journée plutôt tranquille, mais non pas facile ! Et alors qu'elle entendait doucement les souffles de ses deux apprenties se calmer pour devenir profonds et sereins, Miss repensa aux dernières rencontres qu'elle avait faites. D'abord Andosel, qui l'avait attirée physiquement. C'était tout, pourtant. Elle avait cru à quelque chose, cela n'avait été qu'illusion. Mais elle ne le regrettait pas. Après tout, chaque rencontre guidait la vie qu'elle menait, et était intéressante. L'enrichissait. Elle sourit à la nuit, avant de se tourner sur le côté pour soupirer, et ferma les yeux. Le lendemain, elle se leva avec le soleil, et réveilla par la même occasion ses deux apprenties, leur donnant de la viande sèche à manger. Lorsqu'elles furent prêtes et que les chevaux furent pansés, Miss monta sur sa monture et elles partirent toutes en chevauchant, toute la journée. Sans doute les apprenties verraient qu'elles rentraient à l'Académie, et c'était certain, qu'elles rentraient.

    Le retour se passa au trot et au galop, Miss voulant mettre totalement à l'aise ses apprenties avec ces allures. Elles montèrent ainsi toute la journée, et la Marchombre prit la peine de les faire même passer dans des endroits délicats, dans des montées abruptes, des descentes vertigineuses, sur des ponts en bois, dans la forêt, sous les branches basses, elle cherchait toujours des variations de terrain du regard pour faire passer les apprenties dans ces endroits-là. Ainsi, la journée fut épuisante et pour les montures, et pour les cavalières, qui devaient suivre constamment le mouvement, et qui avaient droit aux conseils de Miss pour ne pas gêner les chevaux, qu'importait si les positions étaient confortables ou non : le cheval primait ! En effet, ils avaient la grâce de bien vouloir d'elles sur le dos, alors il fallait tout faire pour être le plus liant et agréable possible pour eux... A la fin de la journée, Miss les laissa souffler en s'arrêtant un peu avant que le soleil ne se couchât, car tout le monde était épuisé... Elle leur demanda de faire quelques exercices d'étirement et de musculation, avant de les laisser dormir après leur avoir donné quelques fruits qu'elle avait cueillis pendant la journée.

    Le jour suivant, elles coururent tout le matin, et trottèrent et galopèrent encore toute l'après-midi. Le rythme de la course se faisait bien plus rapide, mais les deux jeunes filles avaient pris beaucoup de souffle et d'endurance, et si elles étaient essoufflées, elles pouvaient encore tenir, Miss en était certaine. Alors que le soleil commençait à disparaître à l'horizon, la forêt proche de l'Académie, mais surtout le Lac Chen, entrèrent dans leur champ de vision. Préférant ne pas s'attarder par là, Miss tint l'allure jusqu'aux écuries, où alors elle descendit de sa propre monture, pour la panser correctement et la mettre en paddock. Une fois cela fait, elle se tourna tranquillement vers ses apprenties, un immense sourire sur les lèvres. S'approchant d'elles, elle leur donna quelques explications alors, pour ne pas qu'elles fussent perdues. Oui, elles étaient rentrées, ce second cours s'achevait ainsi, mais elles avaient toutes les deux beaucoup appris. Et même énormément appris. Soupirant, Miss se redressa légèrement, et annonça finalement :


    - Comme vous avez pu le deviner, ce second cours s'achève ainsi. Vous avez toutes les deux énormément progressé, je suis très fière de vous. Nous nous rejoindrons d'ici quelques jours, peut-être quelques semaines, je ne sais pas encore, pour un nouvel examen ! Comme pour le premier examen, ne vous inquiétez pas. Soyez vous-même, et tout passera. Je vous ferai savoir tout cela en temps voulu !

    Leur adressant un sourire lumineux, Miss ne partit pourtant pas. Au contraire, elle resta là, entre quelques branches d'arbres, et s'adonna à la Gestuelle Marchombre. Tranquille, sereine. La magnifiscience de la nuit qui tombait la transcendait, et elle se sentait revivre. Légère, comme une plume, l'Harmonie venait s'accorder à elle, à moins que cela ne fût le contraire. Tout était beau. Elle était elle-même. Et lorsque d'elle-même, la gestuelle s'arrêta, Miss sourit à ses apprenties, avant de disparaître dans les arbres, sans un bruit. Comme une ombre, ou un souffle de vent. Les arbres, c'était son domaine. Elle les aimait, et ils le lui rendaient. Elle avait envie de partir voir les Petits, et elle n'allait pas s'en priver, après tout. Comme un soupir, elle se glissa entre deux buissons, laissa ses doigts courir sur la fourrure d'un daim, et sauta dans une branche, pour partir dans une course effrénée. Elle réfléchissait déjà à l'examen qu'elle ferait passer à ses apprenties. Confiante en leurs capacités. Elles étaient capables de tout, autant l'une que l'autre...
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mar 06 Juil 2010, 18:04

[Désolée un peu court =/ Je ne sais pas si je pourrais répondre à l'examen ce soir car je suis de soirée xD]

Lyan appréciait beaucoup les moments où elle et Syndrell parlaient à bâton rompu avec leur maître. Elle appréciait ceux-là d'autant plus lorsqu'ils étaient instructifs. Miss Nyya mit fin à la conversation et la jeune fille ne mit pas longtemps à trouver le sommeil, ses pensées toujours accaparées par ce dont elles avaient discuter autour du feu.

Le lendemain, Miss Nyya les fit chevaucher toute la journée en empruntant des chemins escarpés et difficiles. Cependant, Lyan avait bien progressé en matière d'équitation durant ce long voyage et même si ses muscles étaient crispé dans les passages les plus critique, elle s'en sortait mieux qu'elle ne l'aurait cru possible. Sa monture n'avait jamais été aussi épuisé songeait Lyan et elle-même était très fatiguée de cette journée. Une fois encore, elle s'endormit comme une masse pour ne se réveiller qu'au petit jour et reprendre la route après un petit déjeuné frugal.

Ce jour là commença par de la course. Les muscles de Lyan s'étaient légèrement taillés pour la course mais le terrain n'était pas très plat, ce qui constituait une difficulté en plus. La jeune fille constata pendant sa course que l'endroit lui semblait de plus ne plus familier. Elles devaient approcher de l'Académie. Peut-être n'empruntaient-elles pas le même chemin qu'à l'allée, mais les arbres et la végétation en générale se rapprochait de plus ne plus de celle qui se trouvait aux abords de l'Académie.

En effet, elles revinrent bientôt. Un étrange sentiment envahi Lyan lorsqu'elle aperçu les murs de l'Académie au loin. Ce n'était pas vraiment une impression d'être de retour chez soi, mais plutôt de retrouver l'endroit où elle était à sa place et d'où elle savait que dépendait son destin. L'apprentie s'était attachée à son cheval durant le voyage, bien qu'elle n'appréciait pas plus que cela ce mode de transport et elle se promis, alors qu'elle le ramenait à l'écurie, de venir lui rendre de petites visites de temps en temps.

Miss Nyya ne s'éloigna pas tout de suite. Avant cela, elle effectua quelques mouvements de gestuel marchombre. Lyan ne se fit pas prié et rejoignit Miss Nyya. Elle n'avait presque plus besoin de regarder ce que faisait son maître car les mouvements venaient à présent presque naturellement. Elles partageaient un dernier moment ensemble avant l'examen. Lyan avait réussi son premier examen, mais qu'en serait-il de celui-ci ? Elle fut sortit de ses pensées par le départ de Miss Nyya. La jeune fille sourit à Syndrell et s'éloigna à son tour vers l'Académie. Lorsqu'elle franchit les portes, ses pensées se dirigèrent d'un seul coup vers le même sujet. Phy. Où était-il à ce jour ?

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Groupe Leenio - Cours n°2   Mer 07 Juil 2010, 01:55

- Je ne pense pas qu'il soit dans la mentalité des marchombres de classifier certains comme traitre. Après tout, autant que l'un d'eux aille arpenter une autre Voie s'il ne se sent pas à l'aise sur une. Bon évidemment, les autres n'accueillent probablement pas cela avec gaieté de coeur mais c'est compréhensible en soit. Bien sûr, se retrouver face à quelqu'un avec qui on avait l'habitude de marcher côte à côte doit être assez dérangeant au début... Et puis il n'est pas question de changement qui arrive du jour au lendemain sans raison. C'est quelque chose qui doit être progressif et qui doit se voir. Ce que je dit est peut-être facile à dire mais je n'arrive pas très bien à me mettre en situation. Je pense aussi que la réaction des autres dépend de leur tempérament. Certains seront outrés alors que d'autres se contenteront de hausser les épaules. Mais cela ne voudra pas forcément dire qu'ils sont indifférents à ce qui se passe.

Syndrell écouta Lyan en silence, attentive aux paroles de son amie, captant même dans son regard une lueur de plaisir qui l’intrigua. Elle-même trahissait-elle l’émotion et l’intérêt que lui apportaient ces instants d’écoute entre le maître et l’élève ? Sans doute. Et puisqu’il était question d’écoute, Syndrell ouvrit la bouche pour expliquer à Lyan que pour elle, le traître est celui qui œuvre dans le dos des siens, qui sait depuis longtemps qu’il n’est pas à sa place, et qui maintient des faux-semblants. Mais déjà Miss Nyya prenait la parole, et sa voix douce suffit à la réduire au silence.

- D'accord Syndrell, je comprends ton point de vue. Ce n'est pas le mien, mais je l'ai compris.

Elle marquait la fin de la discussion, il n’y avait donc pas à tergiverser. En outre, la jeune fille était bien trop fatiguée pour contredire qui que ce soit une seconde de plus ; l’épuisement l’écrasa d’un coup, comme découlant des paroles de Miss Nyya, et c’est tout juste si elle eut le courage de faire quelques étirements avant de s’écrouler dans un sommeil sans rêves.

Elles repartirent à l’aube, le ventre plein et assez reposées pour vivre pleinement une nouvelle journée riche en émotions. Elles l’étaient toutes, avec Miss Nyya, et Syndrell sentit son cœur se gonfler de bonheur lorsque Nuance passa au galop. Le voyage de retour avait commencé. Elle le sentait ; ce deuxième cours, si l’on pouvait ainsi qualifier leurs aventures, tirait à sa fin. Promesse de souvenirs, promesse d’autres à venir. Tellement d’autres. Car il y avait tellement d’endroits palpitants à découvrir en Gwendalavir… Se tournant sur sa selle, elle laissa son regard vaguer sur l’arête des Dentelles Vives que l’on devinait tout juste à l’horizon. Une étincelle naquit alors dans ses prunelles dorées, et elle se pencha sur l’encolure de Nuance.


- Qu’est-ce que tu en dis, ma belle ? Une balade, rien que toi et moi, ça te dirait ?

La petite jument accueillit son murmure en piaffant de joie, tirant un sourire amusé à sa cavalière. Nuance et elle étaient devenues de véritables amies au cours de ce périple, à tel point que songer à partir sans elle désormais était inenvisageable ! Et même si Miss Nyya ne ménagea ni les montures, ni ses élèves ce jour-là, variant les terrains comme les allures pour les laisser épuisées en fin de journée, Nuance pas plus que Syndrell ne regrettait ces instants d’efforts.

Il fallut courir, le jour suivant. Mais Syndrell put constater à quel point elle avait changé en seulement quelques semaines de temps. Rompue à la chasse et à la grimpe, elle était entrée à l’Académie plutôt musclée et assez endurante, mais maigrichonne et, peut-être, un peu maladroite, au corps en devenir. A présent, c’était une jeune femme souple et solide, aux gestes plus assurés ; sa musculature fine se dessinait avec précision sous la peau opaline de ses bras et ses cheveux bleus se balançaient au rythme de sa foulée, puissante et gracieuse. Elle avait changé. Et ces changements n’étaient pas sans lui plaire…

Elles coururent, et longtemps, mais c’est au galop qu’elles dépassèrent le Lac-Chen, puis le bois qui entourait l’Académie. Ce retour en territoire connu fit naître de curieuses sensations dans le cœur de Syndrell. Comme si…comme si…

*Comme si j’avais trouvé un port d’attache, un vrai port d’attache.*

Miss Nyya lez conduisit directement aux écuries, ce qui ravit Syndrell. Elle connaissait l’amour que Nuance portait aux carottes, et la jument avait amplement mérité une savoureuse récompense, que sa cavalière s’empressa de lui offrir après l’avoir bouchonnée et pansée soigneusement. Elle déposa un léger baiser sur le doux chanfrein de Nuance, puis se rapprocha de Miss Nyya, imitant Lyan. Leur mentor eut un imperceptible soupir avant de prendre la parole.

- Comme vous avez pu le deviner, ce second cours s'achève ainsi. Vous avez toutes les deux énormément progressé, je suis très fière de vous. Nous nous rejoindrons d'ici quelques jours, peut-être quelques semaines, je ne sais pas encore, pour un nouvel examen ! Comme pour le premier examen, ne vous inquiétez pas. Soyez vous-même, et tout passera. Je vous ferai savoir tout cela en temps voulu !


Le regard de Syndrell s’illumina. Un nouvel examen ? S’agissait-il de l’épreuve du Flen-Til ? Elle ouvrit la bouche pour laisser échapper un flot de questions…
…la referma. Miss Nyya venait de s’immerger dans la gestuelle marchombre, très vite imitée par Lyan, et c’est le visage fendu d’un éclatant sourire que Syndrell les rejoignit, accordant ses mouvements sur les leurs.

Equilibre parfait.
Fluidité de l’âme et du corps.
Harmonie.

Quelques minutes plus tard – à moins que ce ne soient des années ? -, Miss Nyya s’éclipsa, pareille à une brise légère et tiède qui joue, invisible, dans le feuillage.
Syndrell dansait.
Peu de temps après, Lyan se retira à son tour, après un sourire échangé, preuve d’une amitié déjà solide.
Syndrell dansait encore.
Elle dansa un long moment, seule, réalisant les gestes qu’elle avait appris ici-même, dans cet endroit qui, elle le savait, était désormais comme un phare pour elle. Son regard était tourné vers l’ouest. Elle allait partir.
Mais pour l’heure, elle était sereine, apaisée, heureuse.
Heureuse d’être là, tout simplement.

Et Syndrell dansait toujours.


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
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