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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Quino - Cours n°1

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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Jeu 09 Sep 2010, 17:13

Le sommeil fut long à trouver. Le sol était dur, certes; la nuit était lumineuse, soit; l'endroit était bruyant, bien évidement; il faisait frai, presque froid; d'accord. Mais là n'était pas le problème. Pas plus que la solution. Phy se tournait, se retournait, maudissant à chaque mouvement cette somnolence imprécise qui le fuyait. Et il avait beau bâiller, il avait beau cligner des yeux, il avait beau sentir ses muscles s'apaiser lentement, il ne parvenait pas à fermer les yeux pour s'abandonner au rêve.

Trop d'excitation. Trop de sensations nouvelles, trop de portes ouvertes, trop de découvertes. L'envie d'en faire encore, la peur de perdre le temps dont il profitait tant durant un somme trop prolongé. L'envie de se lever, de s'enfoncer lentement dans la nuit, de courir, jusqu'à l'océan, pour y admirer un soleil couchant. Ouvrir les bras, et inspirer. L'odeur douce et suave de l'écume. Ressentir. Le désir invaincu de saisir au creux de ses mains un peu de l'eau tiède de la mer. Le besoin de fouler le sable de ses pieds nus, et de fendre l'eau de son corps transformé.

Le Dauphin.
Tout revenait toujours à lui.
Il était là, partout, dans son cœur et dans ses gestes.
Guettant le moindre mouvement, la moindre erreur, le moindre relâchement qui le libérerait.
Phy voulait être libre, le Dauphin aussi.
Comment accorder leurs élans de vie ?
Comment s'unir au-delà de leurs différences et de leurs besoins respectifs ?
Comment atteindre cette harmonie, cette osmose qu'ils n'avaient partagé que lors de leur redécouverte mutuelle ?

La voie des Marchombre était peut-être la solution.
Non.
Il en était certain : c'était la solution.

Un jour, il faudra qu'il en parle à sa guide.
Un jour.

Phy s'endormit sur cette dernière pensée. Mais la nuit fut courte, car le soleil renaissant brisa rapidement l'étau de ses paupières. Et la journée, prometteuse comme le ciel bleu, s'ouvrit aux trois compagnons. Le temps reprit la vitesse déroutante qu'il abandonnait la nuit durant. Lorsque la lune se levait; pensa Phy, le temps n'avait plus d'heures. Tout devenait différent et incroyablement plus lent. Ou plus rapide. Ou constant.
La nuit, le monde basculait dans un autre univers. Et avec le matin, avec une accélération, la vie reprenait ses droits.

Phy, de bonne humeur, envisagea sa journée comme un grand éclat de rire.
Et il sourit. Quand ils mangèrent de drôles de fruits qu'il se surprit à apprécier. Quand ils se mirent à marcher d'un pas vif, de minuscules nuages de buées ponctuant leur avancée.
Il sourit. Aimant le silence doux qui les entourait, le mélange de leurs regardes et de leurs gestes vers le paysage.
Il sourit, sentant le repas du midi venant obstruer le néant grondant de son estomac.
Ils se mirent à courir. Il abandonna son sourire pour ajuster son souffle au rythme de ses jambes. Et ses dents blanches se dévoilèrent à nouveau jusqu'à ce qu'ils montent le camp.
Et l'épuisement se manifesta.

Lors du repas, lui d'ordinaire si bavard ne murmura pas un mot. Il bâillait même régulièrement, peinant à garder les yeux ouverts. Ajoutée à celle de ses insomnies de la nuit précédente, il ressentait une fatigue croissante dans les muscles de ses jambes, plus sollicités qu'à l'ordinaire; son dos et ses abdominaux participaient eux aussi au concert de plaintes qui s'échappait de lui dès qu'il faisait l'erreur de bouger brusquement. Il attendait avec impatience le moment du coucher, car il savait qu'une bonne nuit de sommeil aurait eut raison de sa fatigue et des tensions qu'il sentait dans son corps. Mais ses espoirs prirent fin lorsque Miss leur annonça un nouvel exercice.

Avec un léger soupir de lassitude, il saisit l'arc et les flèches que lui tendait sa guide, et ferma les yeux.

Il est épuisé !

Mais il doit faire ce que Miss lui demande.

Depuis quand exécute-il les ordres qu'on lui donne ?

Quand les ordres n'en sont pas.

Que sont-ils, alors ?

Une Voie.

Phy rouvrit les yeux, déterminé, à nouveau. Obstiné à ne jamais lâcher le morceau; car c'était son avenir qui se jouait là. C'était son futur, son existence qui approchait à grands pas, qui était remise en cause tous les jours. Et il relevait le défi. Non pour prouver quoi que se soit à qui que se soit, mais pour lui. Pour lui et pour l'Autre-lui qui dormait comme la mer dans son sang.

Une Voie.

Nam' s'assit brusquement à ses côtés. Il lui sourit, mais regardait à travers elle. Il ne saisit pas ce qu'elle lui dit et ne répondit pas. L'arc l'obnubilation. Le reste n'existait plus.

Il serra l'arme, puis l'observa sous tous les angles. Fin et prêt à réagir à la moindre sollicitation. Ni trop souple, ni trop dur. Presque parfait. Efficacement délicat et délicatement équilibré.
Tellement différent du poignard froid et réaliste qu'il avait tenu hier soir entre ses mains. Le poignard volait lourdement, ancré dans le réel; tandis que la flèche fine glissait fluidement entre les réalités.
Phy tomba littéralement amoureux de l'arme dont le bois chauffait entre ses mains.

L'exercice lui parut plus simple que le jour précédent. Peut-être était-ce parce qu'il avait déjà ressentit l'étrange sensation de chaleur dissoute qui liait son bras à l'arme. Ou peut-être était-ce facilité par l'admiration passionnée, l'affection que Phy offrait à l'arc.

Les bons sentiments.

Brusquement, ses doigts lâchèrent la flèche qui vola pour aller se planter dans le sol, à une dizaine de mètres de lui. Il parut surprit, et ne comprit pas pourquoi il avait tiré. Il n'en avait aucunement eut l'intention. Alors... Pourquoi .... ?

S'avançant entre les arbres pour récupérer la flèche, Phy trouva la réponse. S'il avait comprit l'arc, il en avait oublié la flèche. Pire, il l'avait ignorée. Mais la flèche était l'arc. L'arc était la flèche. L'un et l'autre se complétaient et l'autre sans l'un n'aurait pas été envisageable. Phy eut un sourire. La phrase lui fit penser au Dauphin, qui n'avait rien dit depuis ce matin.

Il se saisit de la flèche puis rejoignit Miss. L'exercice, qui gagnait en difficulté, lui fit oublier toute fatigue. Mais une inquiétude le dérangeait, et il s'autorisa une pause pour questionner la marchombre.

-Miss... Est-ce que... Dans toute cette ouverture, on ne risque pas d'abandonner une partie de soi...? Je veux dire, lorsqu'on s'ouvre au poignard, ou encore à l'arc, ne risque t-on pas d'y laisser une partie de nous ? Est-ce que l'arc garde en lui une partie de moi lorsque je coupe le lien ? Est-ce que je ne risque pas d'y... Perde mon âme ? De me vider petit à petit ?
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Jeu 16 Sep 2010, 21:33

Le soir, Ellenya ne trouva pas à l’instant même le sommeil. Elle se tortilla longtemps dans l’incapacité de trouver une position pour dormir, puis avec uns soupir, elle sortit du campement pour aller dehors regarder les étoiles. Allongés, tête sur les mains, la jeune apprenti se plongea dans la contemplation des astres.

Ellenya aimait la nuit. C’était plus qu’un moment de la journée pour elle. Elle pouvait se confier aux étoiles et admirer le ciel dans toute sa splendeur, dans le calme et la sérénité. Personne ne pouvait lui faire de reproches et tous les problèmes s’envolaient dans un vent léger. Il revenait certes quand elle se retrouvait face a ses problèmes caractériels.

Dans le ciel, les étoiles dansaient toujours. Liées les unes aux autres, elle semblaient exercer une gestuelle invisible. Imperceptible. Comme du vent s'engageant entre les arbres. Comme un faisceau de lumière parmi tant d'autre, reflétant l'esquisse de la nature. Le vent dégageait une odeur pure et apaisante qu'Ellenya ne pu décrire l'existence. Ses yeux se fermèrent doucement, ses oreilles se coupèrent du monde extérieur, laissant place à une chanson mélodieuse. Une chanson qui s'était glissée dans son esprit à plusieurs reprises depuis qu'elle avait voulu arpenter la Voie. Une mélodie qui se faufilait dans ses souvenirs. Une musique harmonieuse et légère, qui s’entremêlaient la plupart du temps dans ses pensées. Ellenya ne s'était jamais demandé d'où venait cette musique et si elle ne s'en préoccupait pas, cela voulait dire que ça n'avait pas beaucoup d'importance.
Elle s'endormit, la mélodie toujours dans son esprit et dans ses rêves.


Quand Ellenya se réveilla, le maître leur donna des fruits. Quand Ellenya croqua dans l'un d'eux, un nouveau goût s'ouvrit à sa bouche. Tendre, il apaisa Ellenya qui le jour d'avant s'était dépassé. Dépassé était cependant un peu exagéré pour d'autre personne, mais pour Ellenya, elle avait avancé sur la voie et malgré son manque de confiance en elle, elle avait réussi à mettre de côté son défaut assez pesant pour l'exercice. Elle était contente d'elle et c'était le principal. Après qu'elle est réussi l'exercice bien sur. Elle était surtout contente de se dire qu'elle apprendrait à surmonter ses difficultés caractérielles tout au long de son apprentissage. En trois ans, elle avait le temps d'apprendre. Et même si elle ne réussissait pas un examen quelconque, au moins ça aura donné un sens à sa vie.

Ellenya fut cependant assez surprise quand la guide leur annonça qu'ils allaient devoir non seulement récréer un lien, mais cette fois ci avec un arc. Ellenya parut d'abord se décourager, s'éloigna des autres et, furieuse contre elle même, elle s'écria:

-Aie un peu confiance en toi, bon sang!


Évidemment, Ellenya faisait référence à son manque de confiance en elle. Elle se pinça, non pas habituellement quand on veut se réveiller d'un mauvais rêve, mais plutôt pour une façon de se … Réprimander soi-même.

Avec un soupir, Ellenya alla chercher l'arc. Elle entreprit d'abord de l'examiner ce qu'elle fit avec autant de précision que d'attention. Léger et gracieux, il formait une courbe harmonieuse qu'Ellenya entreprit de comprendre. Le couteau était rapide. L'arc était précis. Deux particularité assez semblable mais aussi si différente. Ellenya tourna la tête vers les alentours, indifférente, puis replongea dans son indépendance.

Une longueur prolongé et infinie. L'arc. Ellenya essaya des gestuelles totalement incohérentes pour essayer de le comprendre, et avec finesse, le reposa sous ses yeux. Ellenya encocha une flèche. Mais elle ne tira pas. Pas encore.

Si le couteau et l'arc étaient tous les deux une armes, ils n'avaient pas la même façon de recevoir des sentiments.
Ellenya laissa retomber doucement ses paupières. Ses doigts parcoururent le long de l'arc intensément, et se déposèrent sur ce qu'on pouvait appeler une poignée.
Elle essaya de voir de la même façon que l'arc, tout en douceur. La légèreté s’installa dans ses pensées comme un docile souffle de vent. Imperceptiblement, elle tenta de comprendre l'harmonie qui affluait sur l'arme.
Alors la musique qu'elle avait entendu maintes fois chanta encore dans son esprits.
Elle la transmit à l'arme. Non, elle la lui chanta. L'arc sembla partager l'émotion qui croisait ces pensées.
Elle se confia à lui. Et lui à elle.
Dans un souffle, Ellenya relâcha l'étreinte de ses mains sur le manche et la flèche partit imperceptiblement.
Elle ne la quitta pas des yeux.
Pas une seconde.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Lun 20 Sep 2010, 19:24

    Namira avait longuement réfléchi, la nuit précédente, alors que ses deux compagnons lançaient leur poignard. Elle était restée à l'écart, durant quelques heures, et s'était finalement endormie. Par sa manière de regarder le ciel, ou de fermer les paupières, Miss devinait que la jeune fille pensait beaucoup. Tout le temps, peut-être un peu inconsciemment, mais pourtant, quelque chose lui disait, en elle, qu'elle pensait pour elle avait tout, s'obstinant à vouloir comprendre le monde dans les détails, à vouloir décortiquer chaque chose, provenant d'elle-même ou du reste, des hommes ou de la nature. Etait-ce seulement une impression ? Son apprentie semblait pourtant très spéciale, d'un point de vue interne, évidemment. Simplement parce que si Miss n'était pas née de la dernière pluie et connaissait certaines choses, elle ne s'était jamais réellement posé la question de savoir comment étaient les choses, en général, les hommes, ou quoi, sans être intéressée par le résultat. Et puis, elle se souvenait aussi du livre que la jeune apprentie avait en arrivant au lieu de rendez-vous, quelques jours plus tôt. Elle devait avoir une certaine culture. Miss connaissait les choses pour ce qu'elles étaient, et n'allait pas chercher plus loin, elle laissait faire son instinct, et c'était pour cela qu'elle ne comprenait pas. On pouvait sans doute la qualifier de simplette, d'un point de vue purement philosophique, mais concrètement, elle ne l'était pas tant que cela, étant donné qu'elle s'intéressait à tout. Encore, aurait-il fallu comprendre la philosophie pour avancer une telle chose...

    Secouant distraitement la tête, Miss avisa que ses apprentis souffraient moins de l'effort de la course de la veille, ce qui était un plus, même si elle n'avait pas trop forcé durant cette journée. Et même s'ils étaient tous épuisés, ils vinrent chercher chacun un arc pour tirer comme elle le leur avait demandé. Namira fut la première à le faire, prenant l'arc entre ses longs doigts fins, et le bandant doucement. Lorsqu'elle lâcha la corde, la flèche fila vers le tronc, mais Namira ne la suivit pas, à peine du regard. Miss fronça les sourcils un instant, alors que son apprentie lui adressait un sourire et allait se rasseoir à côté de Phy. Puis, ce fut le tour de ce dernier de se lever pour attraper un arc. Miss sentit immédiatement le lien que le jeune homme créa avec l'arc, qui était bien plus naturel pour lui que celui avec le poignard, la veille. Une évidence, sans doute, mais s'il avait trouvé ce qui pulsait en l'arc, il avait totalement oublié la flèche, son projectile. En soi, avec un arc seul, on ne va pas très loin, on peut espérer réussir à sonner son adversaire en fracassant ce dernier sur sa tête, et encore... Miss en pouffa presque de rire, non pas de moquerie, mais juste d'amusement. Puis, Ellenya s'avança à son tour, et alors la jeune Marchombre fut totalement fière d'elle. La veille, elle avait d'abord rejetté l'idée-même de se lier à son arme, en l'occurrence un poignard. Là, elle ne s'était pas réellement posé de question, elle s'était ouverte sur l'arc, et tout s'était passé simplement. Elle avait suivi sa flèche jusqu'au bout, l'avait accompagnée sur toute la distance qu'elle avait parcourue... Un sourire étira les lèvres de la Marchombre, alors qu'elle venait se planter devant ses apprentis. De plus, Phy avait posé des questions, elle y répondrait aussi... En partie.


    - Namira, ce n'était pas un coup de chance, c'était un coup de rien du tout. Tu n'as absolument rien fait avec cet arc. C'était un coup de tête, voilà tout. Je sais que hier soir tu n'étais pas d'humeur à rester avec nous, c'est pour ça que je t'ai laissée à l'écart. Mais sache que ce n'est pas en ignorant tout ce que je peux te dire que tu avanceras. Tu ne m'as même pas écoutée ! Soit tu sens la Voie pulser en toi, parce que tu as envie de la découvrir et de te découvrir, soit tu n'en as rien à faire, et dans ce cas tu n'as qu'à t'en aller. J'ai déjà prévenu, au début du cours. Tâche de m'écouter, et d'essayer d'appliquer ce que je dis, et non pas de m'ignorer superbement.

    Miss se reprit juste à temps. Impulsive, non, vous croyez ? Ce mot est même assez... futile comparé à ce que la jeune Marchombre est réellement. Elle suit ses pulsions, ses désirs, son instinct, pour avancer, toujours plus loin. Si elle réfléchit, c'est toujours après avoir agi, et elle savait que pour certains, c'était insupportable. Mais elle était comme ça, et n'avait absolument aucun intention de se renier et de changer. Elle savait que si Namira pensait la même chose pour elle-même, sans doute auraient-elles des différents, mais les différents peuvent tout à fait consolider une relation dans la mesure d'un équilibre, et Miss n'avait absolument aucune envie de rendre la vie désagréable à son apprentie. Elle voulait les faire poursuivre sur la Voie, mais elle n'allait pas les pousser sans cesse à tout faire, il fallait aussi qu'ils pussent prendre des initiatives, et qu'elle ne soit pas toujours derrière à leur promettre soit le bâton, soit la carotte. Elle n'était pas gendarme, mais juste elle-même, et Maître Marchombre. Elle ne leur mâcherait le travail en aucun cas. Elle ferait tout pour les aider, mais elle ne les assisterait pas, il en était hors de question. Soupirant doucement pour évacuer la tension qui était venue se nicher dans les muscles contractés de sa nuque et de sa mâchoire, elle porta alors son regard violet vers les deux autres apprentis pour continuer ses petits commentaires et conseils.

    - Phy, j'ai l'impression que tu as compris ton erreur. Toi-même, tu as été surpris de voir que ta flèche avait filé, parce que tu avais oublié qu'elle était là. S'il y a ouverture sur l'arme, il ne faut pas oublier tout le reste, l'environnement, sinon cela pourrait te coûter la vie ! Ellenya... Et bien, bravo ! Tu vois, hier encore tu avais du mal à croire que l'on pouvait créer un lien avec son arme, voici cela fait !

    Lui adressant un clin d'oeil, elle se recula pour avoir ses trois apprentis dans son champ de vision, avant de reprendre :

    - Comme réponse à tes questions, Phy, je vais t'en poser une autre. Lorsque l'on balaye une poussière d'une table par exemple, cette poussière cesse-t-elle d'exister juste parce qu'elle n'est plus avec la table ?





[Désolée pour le temps de réponse, et le RP très moyen...]
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Jeu 23 Sep 2010, 15:04

Si tu pouvais comprendre


-Namira ce n’était pas un coup de chance, c’était un coup de rien du tout.

La réplique de son maître lui frappa le cœur, elle avait pourtant essayé. C’était le principal. Comment une femme de lettres peut réussir à faire un lien avec un objet. Il lui fallait du temps. Pourquoi maintenant tout de suite. Les objets ne parlent pas son langage. Le besoin d’apprendre de comprendre parfois ne suffisait pas. Namira regarda Miss. « Si seulement vous saviez qui je suis. » L’amour des mots avaient eut raison d’elle. Namira se perdait. Namira souffrait. Sa avait été un coup de rien du tout c’était vrai. Elle ne pensait pas que son maître aurait pu lui dire ça sur ce ton et avec autant de rigueur.

-Tu n’as absolument rien fait avec cet arc.

L’arc n’est qu’un objet. Namira n’arrivait certes pas à le maitriser mais de là à dire qu’elle n’avait rien fait, elle se sentait blessée. Pourtant, elle avait envie de montrer à son maitre de quoi elle était capable. Tout, tout, n’est pas dans un tout. Namira essaya de comprendre ce qui poussait son maître à réagir comme ça. Elle ne l’avait pas poussé à bout bien au contraire. Namira c’était forcée à faire ce qu’elle lui avait demandé. Ils avaient commencé par le plus dur. La jeune philosophe, elle boitait faiblement derrière la petite troupe essayant de les rattraper, si c’était encore possible. Namira ne
pouvait pas répondre.

-C’était un coup de tête, voilà tout.

Le seul coup de tête que la philosophe voyait c’était l’énervement de son maître envers elle. Namira ne lui dirait rien, car se n’était pas à elle de dire ce genre de chose. Elle avouait tout de même n’avoir pas su créer de liens. Les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent. Namira avait eut la faiblesse de penser que la voix marchombre allait être plus simple que le chemin qu’elle avait fait. Elle recommençait tout depuis le début. Elle devenait plus qu’une simple philosophe. Le regard dur de son maître eut pour effet de faire culpabiliser Namira elle avait eut tord de se fermer à cet exercice. Mais elle allait se rattraper.

-Je sais que hier soir tu n’étais pas d’humeur à rester avec nous, c’est pour ça que je t’ai laissée à l’écart.

Pas d’humeur ? La réflexion devait donc se vivre à plusieurs ? Namira ne comprenait pas la phrase de son maître. Tout ça n’avait rien à voir avec une question d’humeur. Namira n’était pas sociable tout simplement. Une marginale encore rejetait, mais elle commençait à s’habituer à ce genre de réflexions, elles faisaient parti d’elle. Elle l’avait laissé seule. Oui, c’est vrai. Il y a des gens, qui prennent leurs efforts comme un exploit et qui les relatent ensuite pendant des mois. Namira espérait juste que son maître n’était pas ainsi. Entendre ça, faillit faire rire la jeune apprentie, le respect l’en empêcha.

-Mais sache que ce n’est pas en ignorant tout ce que je peux te dire que tu avanceras.

La remarque qui coupa le souffle à Namira. Son maitre avait totalement raison. Elle n’en faisait qu’à sa tête. Elle pensait avoir la science infuse et n’écoutait plus ce qu’on lui disait. Namira aurait voulu supplier à son maitre de lui pardonner cette faiblesse. Elle changerait. Pourquoi détruire ce qu’elle a fait, son maitre ne voulait que la faire avancer et non la faire reculer. Namira se rendit compte trop tard de son erreur. Elle était humaine. Cette révélation effondra le mur qu’elle avait battit entre elle et la maudite société ? « Vous m’avez sauvé. » La jeune apprentie souriait, une porte venait de s’ouvrir et elle comptait bien l’emprunter.

-Tu ne m’as même pas écouté !

C’est vrai. Namira n’avait pas écouté le reste du groupe. Ni son maître d’ailleurs. Habitude de vieux loup solitaire. Elle changerait. Elle avancerait. Les consignes de son maître n’avait été qu’un bruit de fond dans sa tête. Namira venait de l’admettre. Prendre en compte ce qu’elle lui disait devenait indispensable. Elle se sentait coupable et honteuse. Son souffle se palpa sur celui de son maitre. « Pardonnez-moi » Au bout du tunnel elle trouva la délivrance à toutes ses années d’errance. Toutes ses années de douleurs. La belle blanche n’avait jamais apprit qu’à écouter ses propres idées, maintenant tout se renversé.

-Soit tu sens la Voie pulser en toi, parce que tu as envie de la découvrir et de te découvrir.

Namira commençait à apercevoir cette Voie, et à apprendre à se découvrir. C’était dur d’enfermer où de libérer des années de certitudes. Elle la sentait en elle, c’est elle qui l’avait poussé jusqu’à là. Jamais elle n’aurait perdu son temps à venir voir si l’herbe était belle de ce coté ci. Elle n’avait pas de temps à perdre. Namira voulait maintenant respirer le même air que son maître. Elle venait de franchir une barrière plus haute que celle des nuages. « Je veux découvrir. Je veux boire cet air qui me semble si pur, je veux vivre comme mon esprit me l’a dicté. » Son maître venait de créer un lien éternel.

-Soit tu n’en as rien à faire, et dans ce cas tu n’as qu’à t’en aller.

Namira était bien au bon endroit, tout ne faisait que commencer. L’amour de cette Voie, la Voie Marchombre coula brusquement dans ses veines. Que le ciel lui pardonne cet aveuglement. Maintenant elle savait où foncer. Son maître était son guide, elle la suivrait partout. Aujourd’hui la frappa tellement fort qu’elle se rendit compte que son existence n’avait été qu’un flot de néant. Elle pouvait renaitre de ses propres cendres. Miss lui en donnait l’occasion. Namira ne pouvait plus partir dorénavant, son destin était tracé. La philosophe avait comprit que son apprentissage avait commencé.

-J’ai déjà prévenu, au début du cours.

Ne dis jamais, jamais. Namira n’écoutait jamais les mises en garde. Pourtant elle comprit qu’il fallait y faire attention. Ecouter était la chose la plus importante dans les relations humaines. La marginale ne pouvait pas rester une Hermite jusqu’à la fin de ses jours. Elle devait maintenant suivre les promesses que lui offrait Miss. Elle pouvait les vivre mille fois. Elle pourrait les revivre mille fois. Namira était longue pour comprendre un ordre. Sa devise était souvent : N’écoute pas les conseils, suit les bons exemples. Son maître en était un. Elle l’avait assimilé, Namira passa la rivière qui les séparées.

-Tâche de m’écouter, et d’essayer d’appliquer ce que je dis, et non pas de m’ignorer superbement.

Namira l’avait sauté comme un de ses nombreux pions. Elle ne commettrait pas deux fois la même erreur. Un sourire naquit au bout de ses lèvres. C’est l’une des premières fois où elle se sentait bien. Sans dire un mot elle savoura l’instant. Namira écouterait plus que les autres à présent, elle se ferait violence pour appliquer ce que leur disait Miss. Plus jamais elle ne passerait au dessus des règles et autres consignes. La philosophe avait changé en quelque seconde. Son maitre pouvait la mépriser, elle ne méritait que ça à présent. Namira baissa la tête en guise de pardon et murmure tendrement une parole difficile à dire :

-Pardon…

Les autres avaient mieux réussit qu’elle. Elle l’acceptait. La prochaine fois elle s’élèverait plus haut que le ciel elle atteindrait la fierté de son maître qui pourra peut-être voir qu’elle a changé. En son nom elle porterait fièrement les joyaux de son cœur et non pas de la philosophie. Miss parla à Phy, mais Namira ne comprenait pas trop où elle voulait en venir. Pour l’instant sa seule priorité était de savoir si son maître pourrait lui pardonner. Un maitre pardonne toujours, mais seulement la faute qu’avait commise Namira pouvait être comprise comme irréparable. Un cœur dessus ne se répare jamais…


[Réponse très moyen aussi...]
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 25 Sep 2010, 12:33

-Non, bien entendu, mais parfois sa nature change. De poussière, elle devient saleté, et aux yeux du balayeur, elle n'existe plus. Souvent, les choses que nous ne connaissons, dont nous n'entendons pas raison nous semblent inexistantes... Et... c'est une erreur.

...

Hm...

...

Si j'ai bien compris ce que vous vouliez me dire ; lorsque je me lie avec l'arc, ce lien est à double sens... Ce serait donc plus une sorte de courant circulaire qu'un échange entre nos... Âmes... Et lorsque j'interrompe le contact, physiquement et mentalement, l'arme et moi retrouvons notre intégrité... Lui redevient inerte, ne change pas, et moi j'en ressort grandit.



[J'espère que cela ne pose pas de problème que je réponde comme ça, mais je ne voyais pas trop quoi faire d'autre... Si y a un problème, dites le moi ^^]
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Ven 01 Oct 2010, 22:47

Ellenya hocha la tête en direction du maître. Elle écouta ce qu’elle demandait à Phy, ce qu’il répondait et les théories qu’il lui expliquait. Même si Ellenya ne voulait pas reporter une grande attention sur les discussions des autres, écouter les conseils serait important pour son apprentissage sur la Voie des Marchombres. Ellenya ne le disait pas, mais une question la tourmentait et tournait depuis presque une demi-heure dans son esprit. Elle reporta son attention sur la guide, puis de décida enfin :

-J’ai une question, Maître. Quand une personne se lie à une arme, alors celle-ci lui appartient-elle ? Est-elle son arme, propre à lui-même ? Une autre personne peut-elle recréer un lien avec la même arme ? Deux personnes peuvent-elles êtres liées à la même arme ? Que se passe-t-il ? L’arme refuse-t-elle un deuxième lien après un premier, et d’une autre personne ?

Elle aurait mieux fait de remplacer le déterminant de la première phrase pas son pluriel. Ses questions était peut-être incohérentes, même incompréhensibles. Ellenya avait l’habitude de poser des questions, mais pas autant à la fois. Le maître comprendrait, ou pas. Et si elle ne voudrait pas, alors tant pis. Ellenya avait entendu parler que quelques maîtres ne répondait pas à certaine question, mais s’en moquait vaguement. Elle n’avait pas envie d’être pesante et c’était sûrement beaucoup mieux comme ça.

Ellenya s’éloigna des autres, son arc toujours à la main. Elle parsema les alentours de son regard et le fixa sur un arbre. Un arbre simple et quelconque, mais un arbre tout de même. Elle entreprit son escalade avec quelques difficultés, mais rien de trop épuisant. Arrivé presque au sommet. Elle tata et s’appuya sur une branche pour tester sa résistance. Elle passa son pied sur la branche, et, prenant appui sur ses mains se hissa dessus. La branche de risquait pas de casser, Ellenya n’avait aucune raison plausible de s’en faire. Elle fit usage du tronc de l’arbre comme dossier, et se plongea dans ses pensées.

Marchombre. Ellenya ferma les yeux. Elle se plongea dans des pensées, dans des rêves de liberté. Tout aussi harmonieux les uns que les autres. L’arc glissait entre ses mains. Elle le posa sur ses jambes, mais posa comme même ses doigts dessus, comme si on aurait pu le lui prendre, ce qui était peu probable quand on était adossé à un arbre et surtout à un mètre de haut. Le vent, lui, aurait pu l’emmener. Docile et furtif, d’un simple coup de vent, l’arc aurait volé dans les airs jusqu’à atterrir par terre. Comment une toute petite chose peut amener a autant de moments. Quand on naît, on n’a conscience de rien, notre expérience de vie n’est pas encore assez développé pour jugée les choses. Et pourtant toute une vie contient des centaines d’évènements, même plus. L’infiniment petit devient alors l’infiniment grand. Et quand on a compris tout, ou plutôt presque tout de la vie, c’est déjà la fin.

Ellenya évitait de penser à ces choses là. La fin. Elle avait encore toute la vie devant elle et encore plein de choses à vivrent. Songer à cela dès maintenant ne faisait que l’a rabaisser. Elle N’avait pas peur de la mort, au contraire. Elle mourra quand le temps sera venu pour elle de mourir. Non, elle n’avait pas peur. Car le destin fait les choses, et si l’on s’y agrippe trop, on se morfond dans son avenir, et l’instant présent n’est plus rien. C’était pour cela qu’Ellenya essayait de mettre de côté ses souvenirs. Il ne devait pas occuper une place trop importante dans sa vie. Ellenya avait pris assez de décision en quelques jours. Certaines, elle le savait, ne s’accompliraient pas du jour au lendemain, mais le temps fait tout et, s’il fallait attendre, elle attendrait. S’il fallait faire des efforts, elle essayerait. Question de temps. Et d’habitude

Ellenya ouvrit les yeux. Elle se déséquilibra et failli tomber, mais elle se rattrapa à une autre branche. Elle se hissa sur une autre encore plus haut, se mit debout, monta encore, jusqu’à arriver au sommet de l’arbre. La vue était éblouissante. Les esquisses des arbres sous les rayons du soleil brillaient avec harmonie. Ellenya, debout, s’accrocha au bout du tronc pour éviter de tomber. A vrai dire, le choc si elle chutait n’avait pas l’air très agréable. Elle attrapa son arc qu’elle avait déposé sur une branche, encocha une flèche, et ferma un œil pour voir plus précisément. Sa main s’étira loin jusqu’à son cou. Ellenya sentit affluer l’énergie entre l’arc et elle, le besoin de s’envoler. De comprendre. L’harmonie, la légèreté et la sérénité. L’arc se tendit encore plus, sa main se relâcha, la flèche partit. Loin devant. Elle fendit l’air, son parcours se prolongea jusqu’à l’infini, jusqu’à disparaître. Ellenya la fixa jusqu’au bout. Puis elle redescendit, et vint se placer près du maître, attendant la réponse. La réponse.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Dim 03 Oct 2010, 22:45

    - Ne t'inquiète pas Namira. Il faut juste que tu te rendes compte de tes erreurs. Pour avancer. Je suis peut-être dure, mais c'est le seul moyen de vous faire comprendre les choses, parfois...

    Phy et Ellenya, vos questions - entre autre - se rejoignent.

    Phy, tu as mis des mots sur des sensations, je suis d'accord avec ce que tu as dit, et je ne suis pas sûre que j'aurais pu mieux l'exprimer. C'est un lien à double-sens, un "donnant-donnant", mais lorsque l'on reprend ce que l'on a donné, l'arme reprend à son tour ce qu'elle nous a offert. Nous restons intégraux, l'un et l'autre. Echange ne veut pas dire abandon...

    Ainsi, Ellenya, je ne pense pas que l'on puisse qualifier une arme de sienne. C'est une habitude, par exemple quand cela fait longtemps que l'on combat avec une lame en particulier, ou qu'on nous l'a offerte, de dire que cette lame en particulier est la nôtre. Mais une lame se donne à qui lui donne. Elle n'appartient à personne, elle appartient à tout le monde. Du moment qu'il y a échange, qu'importe la personne, elle y répondra. Comme un Marchombre doit comprendre qu'il doit donner à chaque arme pour être plus efficace, toujours.

    On ne parle pas forcément d'être efficace pour éliminer un adversaire. L'intimidation aussi doit être efficace, tout comme bien des choses que l'on peut exécuter avec une arme...
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Dim 17 Oct 2010, 11:21

Partir


« Tu vois ce beau nuage, celui dans lequel valse des mensonges ? Je le connais bien, il sent l’odeur d’un matin qu’on aurait laissé pourrir là. Ce désir de vengeance serait-il plus fort qu’une tempête en plein désert ? L’Homme à ses vices, des vices que je ne comprends plus. Mais, à quoi sa sert. Tomber. Tomber. Tomber. Mourir. Les cris parfois sont étouffés, ils tournent dans un océan puis coulent. Je ne m’en souvenais plus, de ce poison comme un Dieu. Il me rappelle sa puissance en gommant mes péchés. Je ne suis rien. Petite. Petite. Petite. Dormir. J’avais des songes, j’avais des rêves, j’en avais, les porter devient trop lourd. Je dois, parce que c’est le devoir de tout Homme, partir. Loin, sur ce beau nuage. Que mes mots finissent par s’éteindre. Qui se souviendrait d’une simple rêveuse. Les étoiles ne brillent plus, je cherche, je cherche, je ne sais plus ce que je cherche. J’avais trouvé entre deux grains de sable un endroit où me cacher. Fille de lâche, je n’ai jamais apprit à affronter. De celui qui dit qu’il veut noyer son temps dans un verre sans fond. Pour me faire plonger dans un puis sans fond. Partir, puisqu’il n’y a que ça comme solution. Je devrais maintenant affirmer mon mensonge. Se n’est que moi, j’ai eu un espoir trop grand, et ce Dieu qui reprend sa place en enfer laisse derrière lui ses douleurs irréelles. Irréelles car pour lui elles n’existent pas. Quel est ce Dieu qui se croit plus parfait que le ciel, brisant une étoile sur un sol de poussière. La lumière va mourir, pourquoi ne pas partir ? Quelque part, n’importe où, nulle part. Le principal est que l’esprit reste. Je connais cette histoire par cœur, je l’ai apprise pour ne plus tomber. Elle est encrée en moi, comme le sang dans mes veines, elle fait partie de moi. Cette religieuse qui pardonne ce Dieu d’avoir accomplit son crime, cette religieuse fera de ce monde, le monde des aveugles. Faites moi voir cette lumière ! On m’a promit une place sur ce beau nuage, mais personne ne s’en souvient. Je ne fais partie de personne, même pas de moi. Je veux partir. Voler. Voler. Voler. Souffrir. Je veux me réveiller un matin et mourir par amour. Ils souhaitent que je dorme sans bruit, dans un coin, dans le foin. Les rêveurs ne sont que des perturbateurs. Le drapeau traine dans la poussière. Oublié des hommes et de leur croyance, ils n’en font qu’un souvenir sans importance pour un morceau de papier. Je vois, des larmes de détresse déformer mon visage. C’est de moi qu’on dit, que mes doigts son faux et que ma vie est vide. Je ne peux, je ne peux plus prêcher le vrai du faux car même le faux me parait vrai. Je tombe, encore si fort que le sol me gifle. J’ai pitié de moi et de mon sang. Je dois lever là tête et faire semblant. Je me traine un manteau de culpabilité, et chaque jour son poids me fait courber le dos. Pour pouvoir tendre les mains en penchant la tête. J’oublierai qu’il ne faut pas parler trop fort, même les séraphins ne sont plus innocents. L’innocence qui est blanche comme la neige, je ne ramènerai dans mon cœur seulement ce qui à l’odeur de la liberté. Mais, puisqu’il y a toujours un mais, je ne suis qu’une rêveuse. Une révolutionnaire qui veut refaire le monde. Une femme prête à donner son sang pour une religion, celle de la liberté. Je porterai bien haut les blessures que m’inflige la société. Je ne suis plus qu’une entité, mes écris se perdent. Toi qui te dis plus grand que tes frères, n’es qu’un homme avec le visage déformé. Ecouter le chant du vent je ne sais faire. Ecouter le chant de la terre j’ai appris à faire. Ecouter le mensonge des hommes, je ne peux plus faire. Tout tourne dans ma tête, la logique se maquille en incertitude, car ce monde devient plus noir qu’un bras d’étoile sur le sol. Tout s’y perd et le paranormal devient le quotidien. Monde de fou, monde de cons, monde de désespoir. Silence. Silence. Silence. Avenir. Le nuage file. Je ne le retiens pas, si un jour il me fait sourire alors qu’il me laisse partir. »

Athalée-Préface de L’art Céleste.

Namira sourit. Elle se sentait bien, son maître ses partenaires. Les paroles de Miss rentrèrent puissamment en elle, elle les laissa rentrer sans lutter. Les mots étaient si doux. Une révélation, une révélation lui frappa le cœur. Tout était beau à présent. Elle se baissa et reprit l’arc. Rien de logique, juste une puissance. « Je suis l’arme. » Namira caressa le bois de l’arc. Elle ferma les yeux et rentra en lui. Une énergie profonde passa en elle, elle avait trouvé comment se lier à un objet. C’était magique. C’était fort. Des centaines de frissons lui parcoururent le corps, elle venait de comprendre ce que son guide essayait de leur faire passer. Ce sourire toujours sur ses lèvres. Elle était ailleurs, elle était dans l’arc. Namira venait d’apprendre, pour la première fois de sa vie elle comprit l’énergie d’un corps. L’arc n’était pas meurtrier. L’arc avait un esprit. Namira l’explora, parla avec lui. Elle se laissa tomber en lui comme on jette une pierre d’une grande falaise. Elle ouvrit son esprit. Elle ouvrit lentement ses yeux. Ses doigts qui tenaient fermement le bois. Ils ne faisaient qu’un. Namira banda son arc, elle ferma un œil. Tendit bien son bras gauche. Elle tira la corde vers son œil ouvert. Un bel angle droit avec son bras droit. Elle sentit la puissance évanescente de l’arme. Elle y était, elle avait trouvé la paix qu’elle cherchait. Ils n’étaient plus qu’un. Une grande énergie se dégagea d’eux. Namira visa la cible. Puis elle lâcha la corde, laissant fuir la flèche. Namira ne bougea pas. Elle suivit la flèche jusqu’à ce qu’elle frappe la cible. Elle l’accompagna, continua sa course. Une fois que la flèche se planta juste à coté de sa première flèche, Namira baissa son arc et embrassa le bois de l’arc avant de le reposer parterre. Elle se sentait vide et grandit. Elle regarda son maître et les élèves, et leur adressa un sourire. Elle s’ouvrait. Les mots n’avaient pas leur place. Il n’y avait rien à ajouter.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 23 Oct 2010, 11:35



________________________________________

-T'as un sourire comme le monde, mon p'tit.

-Comment il est le monde, Lucien ?

-Grand, beau, lumineux, et indéchiffrable. Incompréhensible.

-Mon sourire il est inchédiffrable ?

-Voilà, gamin. Le mot est différent, le sens reste le même.

-Indichréfable ?

- Indéchifrable.

-...

- Hm ?

-Pourquoi, alors ?

-Pourquoi quoi ?

-Pourquoi les mots pas pareils peuvent dire la même chose ?

-Parce que qui compte, gamin, c'est la flamme du fond de tes yeux. Les yeux disent tout.

-Les muets parlent avec les yeux, alors ?

-Comme les sourds écoutent avec le cœur.

_______________________________________

Phy, les yeux fermés, laissait les mots de la guide glisser jusqu'à son cœur. Un mince sourire étirait ses lèvres et plissait le coin de ses paupières closes. Le message, presque éblouissant de clarté, se faufilait dans tout son être. Sens, et beauté de la parole. Un million de sons pour une même idée. Un millier de mots pour une même pensée.

De l'eau de roche. Claire et pure. Désaltérante. Nécessaire.

Sourd, il aurait entendu. Aveugle, il aurait vu. Muet, il aurait chanté.
Stupide, il aurait comprit.

Osmose. Paix. Vie.

L'arc, dans sa main droite, chauffait, à nouveau. Les yeux fermés, il se saisit d'un longue flèche et longea le bois de son esprit enflammé. Doucement, car cela exigeait de sa part une grande concentration, il créa avec la flèche le lien qu'il avait auparavant créé avec l'arc. Et, comme l'attache de lumière lui paraissait moins forte avec cette dernière qu'avec l'autre, il s'éreinta à les amener au même niveau. Bientôt, l'arc et la flèche ne furent plus qu'une arme, unique, mortellement aiguisée.

Phy ouvrit les yeux, et se plaça face à un arbre. Sa respiration, qui s'était apaisée sans qu'il s'en rende compte, s'ajusta au rythme de ses gestes.
La corde, pincée, se tendit. Inspiration.
Expiration. La flèche jaillit de ses doigts entrouverts, et fusa dans l'air. Trait de lumière.
Inspiration. Dans un bruit sourd, la flèche se planta dans le tronc.
Il avait réussit.

Serrant avec affection l'arme entre ses mains, il resta immobile, face à l'arbre. Savourant cette victoire avec lui-même. Et le Dauphin, qui, curieux, tâtonnait l'arc de son âme, à travers la main du garçon.

Un sourire éclaira le visage de Phy.
Un sourire, comme le monde.


[C'est pas génial, mais je crois que mon inspiration à pris la fuite, là Uu]
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 23 Oct 2010, 20:01

Ellenya se faufila, tel une ombre, à travers les branchages tumultueux qui surplombait l’espace. L’harmonie qui se dégageait de l’endroit était tel un rêve. C’était magnifique et à la fois absorbant. Mais non. La jeune marchombre n’était pas dans un rêve. Elle était bien là, bien véritable, bien réelle. Elle était là, avec son passé, son présent et son avenir. Elle était là, avec un marchombre. Un maître marchombre. Elle avait tracé sa voie et Ellenya à présent la tracerait aussi. Elle tracerait sa voie en tant que marchombre, apprentie marchombre. C’était le tout début. Une Voie s’était offerte à elle, et elle s’était engagé sur cette Voie. La Voie des Marchombres.

Lumière au fin fond de l’infini. Elle s’était allumé, quand Ellenya était petite, et déjà elle avait une autre vision de la liberté. Et si elle était là aujourd’hui, c’était pour une raison. Et c’était grâce à quelqu’un. A lui. Celui qui avait su la faire rire, la faire sourire, la faire dormir, la faire taire ou encore la rendre heureuse. Celui qui avait su la mettre sur la Voie comme personne d’autre n’aurait pu le faire. Sans lui, aujourd’hui, elle ne serait pas là. Et ses souvenirs se frayèrent un chemin dans son esprit.
_____________________________________________

-Lan, c’est quoi la Voie ?

-C’est un chemin propre à chaque personne.

-Et ?

-Et quoi, Ellenya ?


-J’ai une Voie, moi ?

-Bien sur.

-Laquelle ?

-Je ne sais pas…

-Et c’est quoi un Marchombre ?


-La liberté…

-Et ?


-L’harmonie.

-C’est quoi, l’harmonie ?

-Tu poses beaucoup de question, Ellenya…

-Je peux en poser une dernière ?


-Bien sur

-Tu me répondras ?


-Poses ta question, et je te répondrais.


-Est-ce que l’on peux voler ?


[Pas super, désolé, je n'avais plus d'inspiration]
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Jeu 04 Nov 2010, 20:17

    Miss était heureuse. Profondément heureuse, indubitablement heureuse. Une intense vague de félicité venait de lui tomber sur les épaules, et elle se sentait débordante d'énergie, vive comme la lumière, ondulante comme le vent. Une énergie nouvelle. Cette énergie qui se manifestait simplement parce qu'elle se rendait compte qu'elle apprenait elle aussi, sans doute encore plus que durant toute sa vie jusqu'alors. Pourtant, Miss n'était pas le genre de personne à ne pas avoir appris des choses, et avoir appris à apprendre différemment à chaque fois. D'abord, cela avait été les arbres, les branches, la vie, puissante et vibrante, avec les Petits. Puis, les passes et les bottes des Frontaliers, l'apprentissage de la force et aussi de la loyauté. Après, des Mercenaires, appris sans réel intérêt, peut-être aurait-elle pu être la plus puissante du monde, elle n'en aurait jamais rien su. Et pour finir, avec les Marchombres, avec son Maître. Des façons d'enseigner divergentes, des façons de recueillir les informations et de les traiter différentes, à chaque fois. Miss, pour cela, n'avait jamais été qu'ouverture. Mais depuis qu'elle avait commencé à enseigner, elle se rendait compte à quel point tout ce qu'elle avait pu apprendre jusqu'alors n'était que secondaire. Qu'elle avait appris, certes, mais le plus important pour elle avait été de vivre, d'être elle-même, pour pouvoir encore et toujours s'adapter. Maintenant, elle apprenait à apprendre. C'était merveilleux, pour elle, inédit, surtout. Elle s'en repaissait sans s'en rendre réellement compte. La beauté des choses était si imprévisible, si impalpable, que lorsque l'on se retrouvait devant, on était au final toujours estomaqué. Et elle était persuadée que c'était cela, le bonheur. Non. Cela l'était. De se sentir entier, ainsi...

    La réponse, ou plutôt les réponses, qu'elle avait données aux apprentis sembla les satisfaire. Et même, elle sentit ce déclic qui agissait dans l'esprit de Namira, tout comme l'hésitation de Phy envolée, tout comme les questions, multiples, dans l'esprit d'Ellenya. Le bonheur d'apprendre, c'était quelque chose aussi. De voir que les autres comprennent, qu'ils avancent sur leur propre Voie. Pour l'instant, les Voies qu'empruntaient les apprentis étaient très proches de la Voie des Marchombre. Elles s'y accolaient, et le pas que tous venaient de franchir les avait liées, les Voies de leur propriétaire et la Voie du Marchombre. Leurs premiers pas sur la Voie, voilà ce qui se profilait pour eux. Miss se souvenait aussi parfaitement de ses premiers pas sur la Voie. Son Maître avait été lui-même surpris que cette Voie lui correspondît aussi parfaitement, surtout qu'elle avait versé durant des années avec les Mercenaires, même si elle n'avait pas acquis leur vision sombre du monde et des gens. Elle avait filé sur la Voie. Ses péripéties resteraient à jamais gravées dans sa mémoire, et elle ne voulait pour rien au monde les oublier. Même ses mauvais souvenirs, même lorsqu'elle avait fui la Citadelle pour ne pas s'exposer à l'engagement qu'elle-même avait formulé. Elle avait été lâche, mais serait-elle restée qu'elle n'aurait pas été elle-même. Lâche ou pas, à ce moment-là, elle s'était écoutée, et elle avait avancé. Sans cela, elle n'aurait pas été Marchombre, sa vie n'aurait pas été aussi remplie. Elle aurait trop subi, aurait sans doute dû se soumettre. Peut-être que non, peut-être qu'elle aurait eu une autre vie elle aussi bien. Elle ne savait pas. Mais elle ne regrettait absolument rien de tout ce qu'elle avait pu faire.

    Se sortant de ses souvenirs, la Marchombre adressa un large sourire à ses apprentis. Tous, sans exception, venaient de comprendre réellement le sens du mot "ouverture". Un pas de géant, à dire vrai, dans leur conception de la Voie. Un Maître-Mot qui devrait les guider, désormais. S'ils voulaient de lui, évidemment. Mais pour avancer, ils devaient prendre de la graine de leurs erreurs, et notamment de celles de cette soirée si particulière. Le temps semblait s'allonger, mais il n'y avait rien de tel que le temps pour mieux assimiler les choses. Adressant un large sourire à tous ses apprentis, Miss hocha doucement la tête, en signe de compréhension, et surtout d'encouragements. Le lendemain serait un autre jour, et cette seconde journée avait été elle aussi éprouvante. S'éloignant d'un petit pas, elle se retourna pourtant vivement sur un pied dans un demi-tour qui fit valser sa longue tresse dans son dos et leur lança :


    - Et bien et bien, vous voyez, quand vous voulez ! Une dernière petite chose : Namira, on vise avec les deux yeux, entendu ?

    Leur adressant un autre sourire, elle leva un doigt vers le ciel, et soupira, avant de continuer :

    - Bon, et bien je vous autorise à dormir maintenant, vous l'avez bien mérité. Prenez des forces, surtout !

    Leur donnant à chacun une couverture, comme la veille, elle les laissa se coucher comme ils le souhaitaient, près du feu. Les regardant s'endormir, elle leva les yeux, ses pupilles violettes, vers le ciel pour contempler le firmament. Les étoiles brillaient, derrière les volutes de brume, derrière les écharpes de nuages qui se baladaient gaiement dans le ciel d'encre. Nyya aimait la nuit, énormément. Elle n'avait en réalité aucune préférence entre le jour et la nuit. Elle aimait la nuit pour sa magie, son mystère, sa beauté, mais elle aimait aussi le jour pour les rayons du soleil sur son corps, pour les beautés qu'il révélait, pour les rencontres qu'il cachait. Mais pour Miss, tant que le vent était là, c'était parfait. Comme pour attester de ce qu'elle venait de penser, un souffle d'air vint caresser sa joue, et elle s'endormit alors le sourire aux lèvres... Le lendemain matin, elle se leva alors qu'un siffleur chantait non loin du petit groupe endormi. Souriante, elle releva le buste et prépara rapidement un petit déjeuner pour ses apprentis, qui le mangèrent dès leur réveil. Lorsqu'ils furent tous plus ou moins repus, en tout cas il ne restait plus rien à manger à disposition, Miss leur proposa des gourdes d'eau avant de repartir en courant à un rythme tranquille. Ils se dirigeaient toujours vers le Nord, puisque le but de la Marchombre était de les faire voyager jusqu'à l'Oeil d'Otolep... Et le voyage prévoyait d'être instructif, autant pour les apprentis que pour la jeune femme. Cette dernière accéléra un peu le rythme au bout d'une petite heure, et ne s'arrêta par la suite qu'à midi. Se tournant vers ses apprentis, en marchant pour ne pas se faire mal, elle leur demanda :

    - Une petite partie de cueillette/chasse pour se remplir l'estomac ? Vous avez tous avec vous un arc, ça serait bien de m'amener au moins un lapin chacun, comme ça on en conservera au moins un, et vous saurez comment on fait.

    Leur adressa un sourire, elle fronça les sourcils un instant, avant de lancer :

    - Ha oui, et ne vous amusez pas à me dire que vous êtes végétariens ou que vous ne voulez pas tuer les animaux. Cela fait partie du cycle de la Vie, la mort fait partie de la vie, évidemment, et surtout c'est ce qui permet à l'Equilibre d'être. Sinon, il y aurait trop de lapins, ils mangeraient les plus jeunes pousses, après cela serait les oiseaux qui n'auraient plus à manger, et si les oiseaux ne se reproduisent plus, les arbres ne pourront plus faire de graine, et donc les lapins mourraient à leurs tours puisqu'il n'y aurait plus de pousses... Bref, en avant !

    Hochant la tête à son propre petit monologue, Miss indiqua un bosquet un peu plus loin, sur le chemin. C'était évidemment là qu'ils allaient chasser...
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 06 Nov 2010, 07:33

Miroir, mon beau miroir.


Miss les félicita. Namira devait tirer avec deux yeux et tout serait parfait la communion avec son arc et le reste du monde. Elle connaissait ses douleurs et les couleurs de cette liberté. Personne n’aurait pu croire que la dame aux yeux violés soit cette femme de la haute luxure. La luxure des Marchombres. La sans-frontière des hommes. Namira venait de le comprendre. Elle venait de lire dans les yeux toute la tendresse d’une sœur qu’elle n’avait pas eut. Soudainement. Sa arrive comme dans un grand boum. Sa fait du bruit, beaucoup de poussière et pas mal de dégâts. Sa change une femme de toucher une lame. De vivre avec la peur de paraître plus forte. C’est cette femme qui suivra Namira. Elle devient un serpent, se séparant de sa peau initiale. Déjà alors elle est en train de changer. Elle arrive à écouter. S’ouvrir c’est la première étape à franchir pour un suivre la voie. Namira venait de l’apprendre et de le comprendre. Elle ne répondit rien se contentant juste d’écouter la voie de son maître. Zoran lui manquait. Elle aimait ce loup. Elle l’aimait plus que son sang et que les rires des hommes. Elle l’aimait comme on aime la liberté ou une femme. Elle l’aimait. Elle l’aimait… C’est avec cette pensée et ce réconfort que la jeune apprentie s’endormit au pied d’un arbre sans même avaler un morceau de viande séchée. De faire une entière révolution en soit sa prend de l’énergie et surtout beaucoup de temps. Namira s’envola dans un pays très loin. Que même les rois les plus sérieux ne connaissent pas. Seuls les anges peuvent prétendre pouvoir frôler le sol des rêves.

Je rêve de tempêtes et de tourments.


-Namira ?

-Qui es-tu ?

-Je suis toi.

-Moi ? Mais c’est impossible.

-Je suis toi. Ton autre toi, le coté que tu as fuit pendant tant d’années.

-Un moi dans moi ?

-Oui c’est un peu ça.

-Mais qu’est-ce que tu fais dans mon rêve ?

-Je fais partit de toi. Alors quand tu rêves, je rêve aussi.

-D’accord… Qu’est-ce que tu me veux ?

-Je veux t’aider. A devenir ce que tu as toujours voulu être.

-C'est-à-dire ?

-A devenir toi, tout simplement.

-Je suis déjà moi !

-Non Namira, tu te caches derrière un faux pseudo. Athalée.

-Athalée fait partit de moi. Je ne comprends pas.

-Athalée est bien en toi, seulement tu n’arrives pas à accorder ton cœur avec ton esprit. Il faut que tu deviennes toi.

- Je ne comprends rien. Laisse-moi tranquille.

Echapper au calme plat.


Namira se réveilla en sursaut. Miss était déjà levée. Namira s’approcha de son sac et sortit une barre de céréales. Elle la dévora en moins de deux. Puis regarda autour d’elle. Le soleil était bientôt levé. Plus-tard elle demanderait pourquoi le soleil au matin est-il rouge ? Elle se poserait beaucoup de questions. Mais aujourd’hui elle doit découvrir qui elle est vraiment. Miss leur donna pour consigne de lui rapportait un lapin. Un petit rire s’échappa des trois apprentis. En principe c’était Zoran qui ramenait le gibier. Mais bon tant pis. Namira attrapa l’arc qu’elle avait utilisé avec succès hier et s’enfonça rapidement dans la forêt. Sa robe turquoise ne l’avantageait pas du tout. Elle n’avait pas parlé aux autres élèves et elle s’en portait plutôt bien. Un bruis derrière elle attira son attention. Elle se baissa, et chercha d’où venait le bruit. Namira poussa un buisson et y trouva un trou. Un terrier. Le lapin ne devait pas être loin. Elle se redressa et sentit. Elle avait apprit ça avec Zoran. Vivre avec un loup sa a des avantages. Puis elle le vit. L’animal était dressé sur deux pates écoutant les bruits de la forêt, l’apprentie était bien cachée. Elle banda son arc et visa. Avec les deux yeux. Sa flèche siffla dans l’air et se planta entre les deux yeux de l’animal. Namira heureuse de sa proie couru jusqu’à elle et l’empoigna. Elle le rapporta aux pieds de Miss. C’était la première et la plus rapide. Elle venait de trouvait qui elle était. Elle était elle tout simplement. Avec Athalée et ses aléas. Puis elle regarda son maître avec curiosité. C’était la première fois qu’elle lui posait une question.

-Pourquoi le soleil est-il rouge quand il se couche ?

Elle savait qui elle était. Une femme en quête d’harmonie. Elle devait s’harmoniser avec ce qui l’entourait. Les hommes. Le monde. La vie. Les autres. Le tout. Namira devait apprendre à devenir cette femme qu’elle ne connaissait pas encore mais qui était bel et bien en elle. La question paraissait anodine et la philosophe connaissait la réponse mathématique à cette question. Elle avait un but et des convictions devenir plus, toujours plus. Se surpasser. Namira voulait devenir ce qu’elle n’aurait jamais du être. Femme de corps. Elle se toucha la nuque comme un peu gêné d’avoir posé une question aussi idiote. Namira. Chercheuse d’or et d’aventure avait trouvé un refuge dans les bras de plusieurs hommes et femmes. Une communauté bien plus grande que la société en elle-même. Les marchombres ne dépassent personne. Ils sont juste la pour garder la valeur des choses. Pour rappeler aux générations à venir que rien n’est perdu et qu’il faut respecter ce que nous offre la terre. Tout semble calme dans son esprit pour le moment. Namira y voyait de plus en plus clair sur la voie. Elle commençait peu à peu à s’engager franchement sur une route bien éclairée. Un sourire rêveur flotta sur ses lèvres. Et après ? Qu’est-ce qu’elle ferait de sa vie ? Elle la vouerait à la liberté ? La donnerait à un homme ? Namira ne se posait pas ce genre de questions. Elle vivait le moment présent en critiquant les minutes qui se déroulent. Mais jamais elle ne se projettera dans ce qui est demain. Car ce qui est trop grand lui fait peur. La peur du vide
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Mer 10 Nov 2010, 22:08

Miss sourit. Un sourire. Son sourire. Le visage d’Ellenya était neutre, pourtant, elle souriait intérieurement. La journée lui avait paru si longue et à la fois si courte qu’elle avait bien besoin de faire le tri dans ses pensées pour ne pas s’embrouiller. La jeune apprentie avait fait un pas en avant. Intérieurement, elle était assez contente d’elle, mais elle ne le montrait pas trop. Quoique un peu fatiguer, elle n’avait pas une grande envie de dormir, elle aurait pu tenir bien plus longtemps. Ellenya n’avait jamais eu l’habitude de beaucoup dormir. Mais à son étonnement, ceci ne la désavantageait pas, c’était plus une habitude qu’un refus.

Miss leur annonça qu'ils avaient réussient. Tous. Ellenya se réjouissait à cette idée, et, au fond d'elle, une flamme naquit.
La première flamme, petite mais pourtant si grande, pour éclairer une partie du chemin, le début. Ellenya venait de comprendre que une ouverture était essentiel tout le loin de ce chemin et qu'elle devait avancer, sinon la flamme perdait un peu plus de sa lueur. Elle aurait toujours des choses à apprendre et la flamme grandirait, un peu plus à chaque fois. Mais jusqu'à où ? Les frontières n'existait pas. L'essentiel était de progresser, d'apprendre, toujours. Et d'avancer, tant que l'on pouvait. Ellenya se demandait si tout cela était juste mais elle n'y accorda pas une grande importance.
Elle leur fit un sourire avec une pointe d’ironie.

Le moment vint de dormir, pourtant Ellenya n'était toujours pas fatiguée.
Le maître leur donna des couvertures, comme la nuit dernière, mais cette fois les invita à s’installer près du feu qu’elle avait sûrement allumé entre temps. Ellenya garda longtemps les yeux ouverts. Elle regardaient les étoiles comme la nuit précédente, mais cette fois son humeur prit un air un peu moins mélancolique, si c’était le bon mot. Ellenya avait l’impression qu’elles luisaient plus que la vieille. Mais non. C’était elle. Car cette nuit, là, elle pouvait se réjouir de tout. De presque tout. De son apprentissage sur la Voie du marchombre, de sa réussite, de ce qu’il allait se passer le lendemain, puis le sur-lendemain, et ainsi de suite…Chaque jour qui passait lui donnait un nouveau goût de pensée. De jour en jour, elle découvrait, elle apprenait. Avec ses avantages mais aussi ses défauts. Ses réussites et ses erreurs. Et ça serait comme cela qu’elle avancerait tout le long de son apprentissage. Trois ans. Le bonheur éclairait les yeux d’Ellenya.

Le lendemain, quand les élèves se réveillèrent, Miss avait déjà préparer un petit déjeuner pour ses apprentis. Quand ils eurent fini, la marchombre leur fit commencer un échauffement. Elle leur donna à chacun une gourde d'eau et les fit courir pendant une bonne heure, avant de les faire encore accélérer, et ils ne s'arrêtèrent qu'à midi. Sur ce, elle se tourna vers ses apprentis, et s'adressa à eux avec un sourire. Ellenya sourit quand la guide leur annonça qu'ils allaient devoir partir à la recherche d'un lapin à manger, car cela faisait longtemps que la jeune fille n'avait pas eu l'occasion de chasser. Elle alla chercher son arc avec entrain et se dirigea vers le bosquet que Miss avait désigné.

Elle se dirigea vers le chemin et y progressa. Une ombre s'y glissa, ou plutôt un animal traversa vivement. Ellenya se faufila immédiatement au côté du chemin et suivi le lapin entre les arbres. Elle banda son arc, en suivant toujours le lapin dans sa course. Elle amena sa main jusqu'à son oreille, prête à lâcher la flèche, mais l'animal fut plus rapide.

-Allez, viens, toi...


Ellenya plissa les yeux afin de repérer le lapin. Doucement, elle s'approcha, veillant à ne faire aucun bruit pour ne pas qu'il s'enfuit. Elle visa, et lâcha la flèche. Elle vint se planter dans le cou du lapin, qui poussa un couinement et tomba raide mort. Elle revint vers le maître, le lapin à la main.

-Eh bien voilà qui est fait, chuchota-t-elle.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 13 Nov 2010, 12:41

- Nage, nage, Froid.
Phy, entièrement dissimulé sous la couverture, grelottait. La laine, malgré son épaisseur, ne suffisait pas à maintenir son corps au chaud. Il s'y blottissait pourtant, se recroquevillant en position foetale pour profiter pleinement de la faible chaleur dispersée par son ventre. Mais l'herbe humide sur laquelle il était allongé suffisait à rendre cette action inutile. Il soupira. Sa respiration, un peu trop rapide, soulevait son torse, piquetée par la chair de poule.

-Nage, eau, nage.
Il modifia sa position, et expira bruyamment avant de poser ses mains glacées contre ses joues, à peine tièdes. La journée avait été rude; et il avait beau ressentir une importante fatigue, le sommeil était long à venir. Il ne savait pas pourquoi, et se contentait d'attendre l'inespéré passage du marchand de sable. Mais il ne se plaignait pas. Il ne se plaignait jamais. Sa nature joyeuse et son caractère enjoué l'obligeaient à un certain optimiste qu'il veillait à conserver. Pas question de devenir un vieux grincheux, incapable de profiter des plaisirs de la vie! La vie était faite pour être chantée. Par pour être ruminée. Alors il souriait, entonnait avec joie ses propres vocalises. Improvisait avec entrain, cœur et conviction son propre thème.

-Nage, chante, chante.
Dans le fond, peu lui importait ses doigts gelés, son menton presque bleu, ses dents qui claquent. Le froid, il connaissait. Il se connaissait. Il avait finit par se faire à l'idée qu'il était extrêmement frileux, et il s'était adapté à lui-même : il ne se déplaçait pas son écharpe et un gros pull de laine qu'il avait acheté grâce à ses dernières économies. Mais, lorsque comme à présent, ni l'une ni l'autre ne lui suffisaient, il prenait son mal en patience, ne luttait pas inutilement : au matin, il oubliait tout les désagréments de la nuit, et était simplement heureux de sentir de soleil venir doucement réchauffer son visage. Il chantait sa vie, celle de ceux qu'il aimait, celle du dauphin, celle du monde. Il chantait la joie, la paix, l'harmonie. Quand au reste, la souffrance et la douleur, la peur et la fatigue, le froid et la faim, la mort et le chaos, il ne les laissait pas le rendre muet. Sans les oublier, il les noyait dans les arpèges de sa vie. De la vie.

-Nage, plonge, sombre doux.
Perdu dans la contemplation du ciel, qu'il entrevoyait à travers un trou dans sa couverture, il laissait ainsi son esprit dériver au gré de ses sensations, devisant sur lui, sur les marchombres, et sur le monde. Et, doucement, alors qu'il oubliait le froid, la fatigue l'emporta sans faire de bruit, et le marchand de sable, sur la pointe des pieds, l'entraîna jusqu'au pays des rêves.
Et Phy rêva de feu, de soleil et de lumière.

____________________________

-Nage, glisse, clarté.
Ainsi, ce fut la lumière du soleil qui le réveilla. Il émergea lentement, mais quand il eut enfin comprit où il était, il bondit sur ses pieds et s'étira en inspirant avec bonheur. Sa courte nuit l'avait revigoré. L'air encore frai remplit ses poumons. Il murmura un bonjour à Miss, ainsi qu'a Nam' et Ell'; et engloutit son petit déjeuner en chantonnant. Le cours allait continuer. Il se sentait près. Encore plus que d'habitude. Il attendait avec impatience le moment où ils découvriraient l'Oeil d'Otolep, que se soit aujourd'hui ou demain.

-Nage, Voie, file.
Lors du départ, il comprit sans surprise que Miss allait les faire courir, et il s'exécuta sans rechigner. Lorsque enfin ils s'arrêtèrent, Phy sentit son ventre gargouiller. L'exercice l'avait affamé. Il eut une moue dégoûtée en songeant qu'ils allaient encore manger un de ces morceaux de viande séchée au goût plus infect encore que la viande normale; mais Miss l'intercepta dans ses pensées.

....
Chasser ?
Il surprit le regard de Namira; celui d'une louve, qui avait hâte de partir en chasse. Quand à Ell', elle semblait heureuse de la proposition de Miss. Etait-il le seul que cela dérangeait ? Chasser... Pour de la viande qu'il ne mangerait pas ? Il grimaça. Si l'idée de tuer un être vivant pour ses propres besoins ne le gênait pas, car, comme l'avait si bien dit sa Guide, c'était l'ordre naturel des choses, l'idée de tuer inutilement le répugnait. Ils auraient très bien pu... Il frissonna soudain. Un vide se remplissait au creux de son être. Le Dauphin se manifestait.

-Nage, nage, chasse.
Immobile, centré sur lui-même, il regarda sans voir les deux apprenties qui se dirigeaient, arc à la main vers le petit bosquet. Il hoqueta. Glougloutant comme jamais, frétillant, bondissant dans ses veines, le Dauphin tentait de lui dire quelque chose. Quelque chose qu'il ne comprenait pas.

-Nage, chasse, chasse !
Le Dauphin hurlait. Prenait trop de place. Demandait à sortir. Le Dauphin demandait son du. Quel était-il ? Il frappa mentalement le garçon, qui se tenait désormais les côtes. Il voulait la liberté. Il voulait ce que tout prédateur, aussi pacifique qu'il pouvait en avoir l'air, voulait. Il voulait.
Chasser.
Poisson, crustacé, lapin, loup, homme, monstre, ombre, vent....
Chasser.
Phy, la vue brouillée, saisit son arc et s'engagea en chancelant dans le bosquet. Le Dauphin voulait chasser; il chassait. La volonté de l'animal dépassait toutes les siennes. Il était incapable de lui faire face; il n'était plus lui. Il parcourut une cinquantaine de mètres, puis, se dissimulant derrière un buisson, il s'accroupit. Il laissa ses sens se disperser dans la forêt. Le Dauphin, exalté, mêla ses perceptions aux siennes et Phy se retrouva bientôt assaillit par une montagne d'informations. Un mal de tête assourdissant s'empara de lui. Il massa ses tempes, essayant sans réussir de contenir l'animal. C'en était trop pour son pauvre corps humain. Trop de bruit lui parvenaient. Trop d'odeurs. Trop d'éléments, qu'il ne parvenait pas à trier. Il souffla bruyamment, décidant brièvement de s'en aller, mais le Dauphin reprit le contrôle.

-Chasse, chasse, chasse !
Un bruit furtif surgit parmis les autres. Fourrure, et discrétions. Phy posa son regard aiguisé par l'animal sur le minuscule lapin. Il banda lentement son arc, et tira. La flèche fusa, se plantant dans le ventre du mammifère. Avec un sursaut d'adrénaline, la bestiole s'enfuit entre les feuilles.
Le Dauphin, euphorique, lança Phy à sa poursuite. Ses yeux suivaient les traces de sang qui s'accentuaient sur les feuilles mortes. Bientôt, elles se resserrèrent, et Phy découvrit l'animal, agonisant, allongé entre les racines d'un chêne. Il s'en saisit, et, dans un soupir effrayé, le lapin mourut. Le tenant par les oreilles, Phy fit marche arrière et se rendit là ou la marchombre les attendait.

-Chasse, libre, nage.
Il posa sa proie à ses pieds puis croisa son regard. Ses yeux bleus étincelaient d'une lueur sauvage. Il s'éloigna, la tête entre les mains. Il avait la nausée. Il avait peur. Le Dauphin était partit, rassasié, mais il pouvait revenir quand il le voulait. Il pouvait, sans difficulté, reprendre le contrôle de lui et l'obliger à n'importe laquelle de ses envies.
Phy était trop faible. S'appuyant contre un arbre, il fixa le sol, son regard devenu sombre et inquiet.
Le Dauphin était un fardeau.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Ven 19 Nov 2010, 15:19

    Miss observait ses apprentis qui prenaient l'arc qu'elle leur tendait pour aller chasser un lapin chacun. Namira avait été la première à saisir l'arme et à s'élancer dans les bois. Ellenya la suivit de près. Ce matin-là, elle semblait plus heureuse, plus détendue et ouverte au monde que les jours précédents, ce qui réchauffa le coeur de la Marchombre. Puis, il y eut Phy.... Une réaction étrange. Miss ne voyait plus Phy. C'était une forme floue, qui dansait devant ses yeux. Elle fronça les sourcils, un instant. Depuis le début, elle avait prévu de suivre ses apprentis, et elle s'y mit immédiatement en voyant son apprenti tituber en avançant vers le bosquet. Que lui arrivait-il ? Il y avait dans l'air une force étrange, inconnue pour Miss. Que se passait-il ? Elle ne comprenait pas. C'était comme si quelque chose était éminemment proche et pourtant étonnamment loin... Elle se perdait. Phy avait des gestes étranges, qui n'étaient pas les siens. Une ouverture trop brusque au monde qui le fit encore une fois tituber. Miss fronça les sourcils, haussant les épaules un instant : il fallait quand même qu'elle allât les deux autres apprenties. Namira n'était pas très loin, et la jeune femme la vit très clairement viser avec les deux yeux. Par contre, elle ne retrouva pas cette ouverture à l'arme comme la veille, enfin, un peu mais pas aussi développée. Lorsque la flèche se planta dans le lapin, Miss s'était déjà glissée, comme une ombre, indétectable, dans les branchages pour rejoindre Ellenya, encore plus loin. La jeune fille avançait prudemment sur le chemin pour approcher un lapin un peu nerveux, mais elle ne se débrouilla pas du tout mal et sa flèche trouva aussi le côté de l'herbivore. Encore une fois, Miss ne retrouva pas l'ouverture de la veille dans les gestes de son apprentie, mais après tout, c'était normal : il fallait un minimum de concentration, au début, pour parvenir à s'ouvrir, alors bouger et s'accorder par la même occasion, c'était plus compliqué. Revenant toujours par la voie des airs, dans les branches, jusqu'au camp, Miss vit que Namira revenait la première et sourit. Lorsqu'ils furent tous arrivés, cette dernière posa d'ailleurs une question, la première depuis le début, depuis leur rencontre.

    - Pourquoi la lune est-elle blanche, Namira ?

    Un sourire passa sur ses lèvres, tranquille, légèrement en coin. Elle aimait répondre à des questions... par des questions. Son Maître le faisait toujours avec elle, ou en tout cas très souvent, et elle trouvait que c'était un excellent moyen de réfléchir par soi-même. Par contre, elle se souvenait que dans ces moments-là, son Maître l'appelait toujours «  jeune apprentie », mais elle ne parvenait pas à l'insérer dans son discours : cela n'était pas elle, ce n'était pas ses propres mots, et aucunement elle ne se sentait supérieure à son apprentie. Oh, sans doute que Mituu ne se sentait pas supérieur à elle, mais il était dans cette optique-là, et aussi elle avait été sa seule apprentie, en tout cas simultanément. La jeune femme s'était lancé dans l'enseignement en commençait directement avec plusieurs apprentis, d'abord avec Syndrell et Lyan, et maintenant avec Namira, Ellenya et Phy. Cela n'était sans doute pas le plus facile, mais elle s'éclatait à enseigner ainsi. Elle se serait peut-être autant amusée à enseigner à un seul apprenti, mais peu importait, elle n'allait pas regretter quelque chose qu'elle ne connaissait pas, déjà qu'elle était loin d'être du genre à se lamenter sur son sort : elle faisait des bêtises, et alors ? Ca faisait partie de la vie, et elle continuait toujours d'avancer. La vie, ce n'était pas le passé, mais le présent et le futur. Il n'y avait que cela qui comptait, et qui portait en avant. Les apprentis étaient tous là, et Miss décida de faire un topo sur ce qu'elle venait de voir, évidemment. Phy s'était légèrement retiré, les mains sur le front, pris sans doute d'un mal de tête qui avait l'air terrible... Fronçant les sourcils, Miss s'adressa donc aux deux jeunes filles assez rapidement, jetant de fréquents coups d'oeil au jeune homme. Encore une fois, il était flou pour la jeune femme. Le même sentiment de confusion totale des distances faisait surface en elle...

    - Les filles, c'était pas mal du tout. Attention où vous mettez les pieds, n'oubliez pas que s'ouvrir ne veut pas dire le faire de temps en temps, mais s'astreindre toujours à le faire dans toutes les situations. C'est là que l'on comprend profondément le changement et l'environnement, le monde, qui gravitent autour de nous...

    Attendez, je reviens...


    Se glissant dans le dos de son apprenti, Phy, qui était plus loin à se tenir encore la tête avec deux main, elle se souvint du regard qu'il lui avait lancé lorsqu'il était rentré de la chasse : sauvage, complètement fou. Elle essayait de comprendre, son cerveau tournait à mille à l'heure, mais elle ne saisissait pas ce qu'il se passait réellement. C'était d'une ampleur phénoménale, elle en était intimement persuadée, mais impossible de savoir quoi et comment c'était possible. Elle avait envie de faire quelque chose, comme avec Tara des mois plus tôt, mais ne savait pas, encore une fois, si cela ferait quelque chose de concluant. Cela ne ferait aucun mal, elle en était persuadée, mais en avait-elle le droit, avec Phy, qui était un homme, qui plus est ? Sa Greffe n'appartenait qu'à elle, et elle pouvait bien l'utiliser comme il lui semblait. Mais était-ce une solution ? Elle avait toujours tendance à utiliser cette Greffe de manière étrange pour les autres, s'ils avaient été dans sa tête. Elle l'utilisait presque tout le temps, inconsciemment, consciemment, elle savait ce que cela produisait et s'en servait complètement. Elle adorait sa Greffe pour cela, même. Mais elle décida de ne pas l'utiliser cette fois-ci, au final. Elle n'avait pas envie d'instaurer une telle chose avec son apprenti. Fronçant les sourcils, elle leva les yeux vers ceux de Phy et pencha légèrement la tête sur le côté. Posant une main sur son épaule, elle sentit qu'il était recouvert d'une fine couche de sueur... Improbable, pour ce qu'il avait couru – et encore, avait-il vraiment couru ? Lui saisissant l'épaule fermement, elle le secoua promptement en lançant d'une voix douce, un murmure, aussi fort qu'un cri pour le jeune homme...

    - Phy, dis-moi ce qu'il se passe. Reviens avec moi...

    Un soupir. Une attente. Miss retint sa respiration.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Jeu 25 Nov 2010, 20:29

Ellenya baissa la tête. Comme quand on cache un fardeau, un lourd mensonge. Comme quand les jours sont durs et que la tristesse nous hante. Comme quand le désespoir s'est emparé d'une partie de nous, comme un ciel sans étoile. Comme une forêt sans arbre. Comme une vie sans mouvement. Comme une personne sans âme. Mais aussi quand on a plus le courage de se relever, de continuer à avancer. Elle n'avait aucune de ces raisons la. Elle baissait la tête pour réfléchir, pour mieux comprendre.

L'ouverture. Elle avait encore une fois oublier. Pendant un moment, elle se répéta le mot dans sa tête, et finalement abandonna. Ce n'était pas en disant le mot qu'elle allait l'enregistrer. C'était l'ouverture qu'elle devait apprendre, pas le mot. Elle se demandait d'ailleurs si cette phrase avait un sens. Peut-être, ou peut-être pas. Peu important, l'essentiel était qu'elle avait compris. Du moins, elle croyait avoir compris...

L'ouverture devait guider Ellenya à chacun de ses pas, elle devait l'accompagner sur la Voie, durant son apprentissage. Et même après. Elle devait s'ouvrir au monde, regarder en face, loin devant. S'ouvrir aux choses, à la nature, à la vie.

Ellenya se retrouva de nouveau face à la réalité. Les arbres, les feuilles, l'herbe, tout s'était dérouler tellement vite. Le couteau, l'arc, puis le lapin. Et là? Qu'allait-il se passer. Est-ce que tout se déroulerait comme Ellenya avait cru l'entendre. Non, c'était sur, la vie serait pleine de rebonds, de virage, et de croisement. Elle devrait faire un choix, à un moment ou à un autre. Elle devrait se décider et prendre le bon chemin. Un chemin qui lui était pour l'instant surement totalement inconnu...

Ellenya passa son regard aux alentours, essayant de discerner le maître, surement dispersé dans les environs. Son regard se posa sur Phy. Se tenant les tempes, il titubait et semblait être pris d'une forte nausée. Cependant, Ellenya n'avait aucune idée du pourquoi. Miss se dirigea d'ailleurs vers lui, essayant de le ramener à la réalité.

Que pouvait-il bien cacher? Ellenya plissa les yeux, même si elle savait que ça ne changerait rien. Miss essaya encore une fois de le ramener à la réalité, elle le secoua en le prenant pas l'épaule.

Ellenya attendit, le regard blême, fixant le vague, semblant ne rien regarder.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Jeu 25 Nov 2010, 21:22

Reviens avec moi...

Mais je ne peux pas ! Il ne veut plus. Il me hante, il cabriole, il tournoie sans s'arrêter : le sang, l'adrénaline, la traque, tout lui plait, tout l'excite; même la forêt, même les feuilles, même la viande. Il veut y retourner ! Chasser, chasser, encore chasser ! Il fait ce qu'il veut. L'humain est faible. Le Dauphin, animal. Il cavale dans mes veines, brûlant l'homme sur son passage, réduisant à néant toute trace d'humanité. Il m'entraîne. L'océan ne sera jamais trop profond pour lui. L'océan a t'il un fond ? Le Dauphin est sans limites.

Reviens avec moi...

Je ne peux plus. J'ai pas de point d'accroche. Rien pour me rappeler que je suis humain. Pas un souvenir, pas une odeur, pas un mouvement, pas un cœur, pas un souffle, pas une pensée. ..... ..... ..... J'ai beau chercher, rien ne me viens. Autour de moi, tout est flou. Un océan de lumière. Le monde est un fluide, glacial, bleu, qui me noie à nouveau. Je ne suis plus rien. Ma vue se brouille. Je n'existe plus. Où suis-je ? Qui es-tu, humaine ? Qui es-tu ? Laisse moi aller. Ne m'en empêche plus. Laisse moi me libérer de ce corps lourd, de ce corps d'homme, de ce corps fardeau. Laisse moi le faire courir jusqu'à l'océan, cet humain-moi. Que je l'abandonne, que je ne sois plus que moi. Il ne compte pas. Il ne sert pas. Il n'est que la réplique atrophiée d'un animal raté. Un Homme. Faible. Faible humaine, laisse moi chasser. Laisse moi étendre mes sens, laisse moi nager dans ses perceptions libérées, moi qu'il comprime jour et nuit dans un étau de glace amorphe. Mais la glace se brise, humaine. La glace se brise et ses éclats me libèrent. Maintenant, laisse moi aller. Ne le retient pas. Lâche le des yeux. Tes yeux... Des pupilles violettes d'humanité, toi aussi, tu le retiens, toi aussi ! Lâche le des yeux. Que le bleu ciel devienne sombre et qu'il s'abandonne enfin.

Avec moi.

Lâche moi des yeux. Libère moi ! Moi ? Libère... Nous. Que ce soit le Dauphin, l'humain, ou bien Phy, l'entité indéfinissable qui les unis sous une même identité. Je t'en supplie, humaine. Il me taillade la peau, m'écorche le cœur, à se débattre comme il le fait. Il va me tuer ! Libère moi. Ne me regarde plus. Ne regarde plus l'humain. Laisse moi m'oublier. Tant pis si j'abandonne ici. Il est trop douloureux. Trop là. Doux, violent, tout à la fois... Tout ! Humaine ? Tes yeux brillent trop fort. Ce violet... Ce violet... Je me noie dans l'océan bleu, le Dauphin lutte contre l'océan violet.... Miss ! Miss ! Comprime le ! Comprime le de ton regard si pur, si profond, si vrai ! Ton regard. Tes yeux. Marchombre. Ce regard... D'humaine. Tu n'auras pas sa Liberté. Phy n'est pas humain. Phy est un Dauphin. Phy est moi. Phy n'est pas lui. Lâche le ! Lâche le des y.... Non, ne me lâche pas. Ton regard est comme un flambeau. Je m'y accroche au milieu de la pénombre. Je m'y agrippe. Soutient moi. Je ne sais pas comment, mais reste, regarde moi ! Dis moi que je suis humain. Dis le moi avec tes yeux. Jure le moi. Apprends le moi.

Reviens !

Guide moi. Au milieu de ses ombres. Par la lumière de tes yeux d'améthyste. Montre lui... Montre lui que nous sommes humains. Que nous sommes humains. Humains. HUMAINS !

-Il est partit. L'animal.

Un souffle rasséréné. Un soupir exténué. Un murmure, dans l'oreille de la marchombre.
Un remerciement, venu du cœur.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Ven 26 Nov 2010, 09:26

Patience


C'était le nom que donne la vie à une immense chanson. Quand elle se perd dans des cris et qu'elle ne sait plus si c'est vrai. J'ai donné mon coeur à une ombre qui ne voulait rien dire. De ce cris si puissant qu'il m'a rendu aveugle. Je suis l'homme de demain et mon arbre dans la main. J'avance ou je recule. Tel un cheval à bascule. J'avance et j'adore comme quand je caresse ton corps. Je suis cette femme qui ne sait plus ce que la vie peut lui apprendre. Devenir celle que tu aimes sans jamais te comprendre. Je suis cette femme, belle, laide et sans âme. Quand tu m'appelles métamorphose je ris de toi, car même avec toi je me sens autre chose. J'ai écrit sur un cahier blanc ma vie en lettres d'or et en cheval blanc. Mais le livre est perdu et jamais il ne reviendra. Jamais je ne retrouverai cette raison qui me fait exister. J'attends, je respire, je vis, je suis ce qu'on veut de moi. Et parfois, souvent, trop souvent, je ne sais plus où je vais. Je marche sans cesse pour me donner raison. De cette douleur sociable qui fait de moi un démon. Je ne suis qu'une ombre, qu'une simple ombre faite de chair, qui pourrait me dire que je suis plus que ça? Que personne ne m'emprisonne avec des lois. Je suis, je suis, je suis, moi? Mais, moi, moi sa signifie quoi? Le moi de toi? Le moi de nous? Le moi de vous? Je suis ce que vous voulez que je sois. J'obéis, parce que j'en ai pas eut le choix. Puis, à la fin je laisse tout tomber. Je laisse peu à peu les larmes me tomber. Parce que le ciel, n'est pas. Le ciel n'est plus ce qu'il était avant. Ce qu'il faisait de moi comme un sortilège. Sorcier de mes rêves, j'ai su devenir cruelle. Que le monde me pardonne toutes mes erreurs, je me rends compte jour après jour, que je ne suis qu'un homme. Comme cet autre qui est devenu ma peur, je ne suis qu'un homme coupable de mes actes. Victime de mes pas.

Dialogue entre Elle et moi.


Je marchais le long d’un couloir étroit, un couloir que je n’avais jamais vu avant, pourtant j’étais en moi je devrais le connaitre. Comme je connais par cœur toute les parties de mon âme, comment avais-je pu oublier un couloir si long ? Je voguai en espérant trouver un jour la fin, quand tout à coup une porte apparu soudainement devant moi. Je sursautai de frayeur, la porte avait naquit avec un bruit atroce qui me fit grimacer, le silence qui avait établi son royaume fut chassé par ce morceau de bois. J’hésitai, rentrer, ou faire demi-tour ? Je n'eus pas le choix, la porte s’ouvrit. Une lumière aveuglante s’y échappa, serait-ce ma mort ? Quelque chose m’attira violemment à l’intérieur. La porta claqua derrière moi. C’est déjà la fin ?

-Non, tu n’es pas morte.

Une voix douce et sensuelle résonna dans mes oreilles, il y avait un lourd brouillard autours de moi. J’entendais des murmures incompréhensibles, des voix comme perdues. Mais ou j’étais ?

-Tu es dans la pièce, une pièce que tu n’as jamais eut le courage de voir.

J’avais l’impression que la voix lisait en moi, je ne voulais pas me refermer au contraire je voulais comprendre.

-Qui êtes-vous ?

-Je suis Elle, ta force.

Je trouvais ça absurde, une silhouette flou se dessina devant moi, elle avait des formes animales, comme un fauve. Elle s’approcha. Je ne voulais pas reculer. C’était un animal, un loup blanc. J’admirai sa fourrure et sa musculature. Une bête très impressionnante, sans savoir pourquoi je n’avais pas peur. J’avais l’étrange sensation de la connaitre. Elle leva les yeux vers moi, des yeux bleus profonds, ils me transpercèrent complètement.

-Pour… Pourquoi ?

-Tu m’as en toi depuis toujours mais jamais tu n’as pu me voir jusqu'à aujourd’hui tu es prête à aller de l’avant Namira, je serais la pour t’aider.

Ses lèvres ne bouger pas je compris alors qu’elle parlait à mon esprit. Elle avait cette voix douce et enivrante qui m’empêchait de bouger.

-Mais prête à quoi ?

-Prête à t’envoler, à t’ouvrir complètement au monde, à la raison de la vie.

Je me sentais prête c’était vrai. Au fond de moi je le savais. Un ange passa sur nous, il se passait quelque chose entre nous on était lié. Elle s’avança encore en me présentant son dos comme si elle voulait que j’y monte.

-Allez viens.

Je la regardai surprise ne sachant pas quoi répondre, tout était nouveau. Tout allait trop vite. Je baissai la tête.

-Non je ne veux plus.

-Mais pourquoi ?

-Tu le sais… J’ai peur…

-Peur de quoi ?

-Du sens des choses… De… M’ouvrir… De sortir… Je ne sais pas trop…

-Mais la peur a-t-elle un sens ?

-Je…Ne crois pas… Enfin…

-Alors tu essayes de te rassurer.

-De me rassurer ?

-Oui, la vie est belle tu sais, et la peur a été inventée pour se rassurer. Mais elle ne te fera pas avancer.

-Ah… Je comprends… Dis ?

-Oui ?

-On y va ?

La où réalité est.


Namira pensa. « Pourquoi la lune était-elle blanche? » Parce qu'elle est comme Zoran? Parce qu'elle est présente. Parce qu'elle est couleur. Sa question n'avait pas était très pertinente. C'est quand la seconde apprentie vint près de toi que tu compris. Namira leva les yeux lentement. Elle regarda autour d'elle. Son maitre était partie. Elle osa regarder furtivement la jeune Ellenya mais ne s'y attarda pas. C'était d'une banalité coutumière, elle avait l'habitude d'être lassé. Elle aussi avait ramené un lapin, elle avait réussit à tuer un être. Sans plus attendre alors que la journée venait de commencer. Il devait être midi au plus tard. Namira s'étira, comme lui avait montré Miss. Elle étendit son corps pour toucher le ciel. Elle devenait grande. Elle devenait énergie. Ses cheveux blancs encerclèrent sa tête. Elle était immensément étrange et silencieuse. Sans un mot elle continua. Encore et encore à devenir grande et puissante. Elle se concentra à se faire géante et Marchombre. Parce que le Marchombre était en elle et elle le savait. Quand elle eut finit de s'étirer rapidement, elle jeta une nouvelle fois un coup d'oeil en direction d'Ellenya. Au cas ou... On ne sait jamais. Namira se recentra sur elle et s'allongea sur le dos et attrapa son livre. Elle le ramena devant elle. Elle prit sa plume et sa petite bouteille d'encre. Elle se releva un peu pour pouvoir écrire. Athalée devait sortir, elle devait écrire. C'était un besoin. En attendant que son maitre et l'autre, (Phy c'est ça?) reviennent elle allait devenir l'autre. Parce qu'elle lui demandait de devenir elle. Que faisait Zoran à cette heure? Mangeait-il? La prochaine fois elle le prendrait avec elle, car elle avait mal qu'il ne soit pas là. Quand est-ce qu'ils rentreraient enfin à l'académie? Elle trempa sa plume dans l'encre, et la posa en suite sur la feuille alors que son maitre et Phy revenaient déjà. Juste le temps de tracer quelque mot.

« L'esprit vainqueur, n'a aucune valeur... »
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 27 Nov 2010, 12:50

    Miss ne savait pas. Ne savait plus. Que devait-elle faire face à son apprenti ? Comment pouvait-elle réagir à quelque chose dont elle n'avait pas idée ? Elle avait beau chercher, réfléchir, l'esprit tournant à plein régime, rien ne venait, et elle se perdait dans cet océan de réflexion... Stop ! Ne plus réfléchir. Réfléchir ne sert à rien. Ressentir, ressentir parce que là résidait tout, résidait la force de la Marchombre. Pourquoi réfléchir ? Miss s'était toujours laissée guidée par ses pulsions, la raison n'était presque pas de son monde, et si parfois elle venait éclairer un coin de son âme, c'était aux sensations et aux sentiments que cette dernière réagissait avant tout. Cesse de réfléchir, pour agir, ressentir, comprendre, avancer. Miss laisse ses yeux posséder ceux de Phy, s'y immerger totalement, ressentir... Ressentir la douleur, dans ces pupilles, si évidente pourtant. Pourquoi a-t-il mal ? Aucune importance. Il a mal. C'est déjà terrible. Miss se noie dans la lutte, qui se déroule chez son apprenti. Comme une seconde présence, dans ses yeux, comme une étrange danse, comme une guerre, simplement, ou un amour trop fort, passionnel, destructeur. Complètement destructeur... Que se passait-il ? Aucune importance. Les sensations, sentiments, étaient tellement présents que cela faisait mal. Mal à la Marchombre de voir à quel point Phy n'était plus Phy. N'était plus qu'un reflet de son corps. Une enveloppe charnelle, sans plus d'humain pour la conquérir, mais un autre esprit, plus fort, plus puissant, plus instinctif, dominateur. Miss fronce les sourcils. Submergée par les sensations, sentiments, surtout sentiments, elle tente de se retrouver. Un souffle la fait revenir. Un murmure. Phy est revenu. Miss soupire doucement. Que s'est-il passé ? Elle devra en parler avec son apprenti. Mais elle lui sourit, tendrement. Passe une main dans ses cheveux, avec douceur.

    - Jeune apprenti, je pense qu'il faut que tu t'acceptes... Comme tu es.

    Elle n'avait rien deviné. S'était juste plongée dans son regard, avait vu sa souffrance, son rejet de lui-même. Sans savoir. Sans comprendre. Les mots étaient sortis des écluses de son âme, et un sourire doux passa sur le visage de la Marchombre. Elle ferma les yeux, puis tourna ses pupilles violettes vers les deux jeunes filles qui attendaient, plus loin. Namira s'étirait vers le ciel, immergée dans la Gestuelle, coupée du monde pourtant, centrée sur elle-même, ce qui tira un sourire compréhensif à Miss. Son regard aiguisé voyait le changement qui s'était opéré chez son apprentie, et lorsqu'elle s'allongea pour écrire, la jeune Marchomber s'avança vers les deux apprenties pour leur adresser un sourire. Son regard se posa aussi sur Ellenya, qui semblait... absente, en quelques sortes. Un sourire tendre passa sur le visage de la Marchombre, qui vint rejoindre son apprentie en quelques pas dansants. Attrapant une mèche de cheveux rebelles de la jeune fille, elle la glissa derrière son oreille, déposant doucement le bout de ses doigts sur le front de cette dernière. Ellenya avait beaucoup de choses à apprendre. Comme Phy. Comme Namira. Mais la jeune femme était différente, pour Miss. Parce que justement, elle n'était pas spéciale par rapport à la masse Alavirienne. Comme elle, lorsqu'elle avait son âge. Peut-être un peu plus jeune. Rien ne la distinguait de personne. Elle avait été une jeune fille normale, même si elle revenait de chez les Frontaliers. Elle avait justement voulu se distinguer. Un regard tendre vers la jeune femme, Miss lui caressa le haut de la joue.

    - Vous savez, vous ne devez pas laisser les autres décider de ce que vous êtes. Vous devez comprendre que vous n'êtes que vous, c'est cela qui rend heureux. Qui vous permettra de vous ouvrir...

    Un sourire adressé à tous ses apprentis, un clin d'oeil à l'attention de la jeune fille, elle revint vers le camp et les invita à la rejoindre près du feu. Alors, elle leur expliqua en détail, agrémentant chacune de ses paroles de gestes, comment dépecer correctement un lapin, le saler pour qu'il pût être conservé plusieurs jours, quels morceaux pouvaient être mangés sans risque sur le rongeur, et la manière de bien emballer la viande pour qu'elle ne sèche pas trop vite, comment la préparer en la faisant cuire correctement. Cela leur prit presque deux heures, et lorsque les trois lapins furent préparés comme il le fallait, ils en mangèrent un pour leur déjeuner, car le soleil était déjà proche de son apogée, et Miss les invita à se relever pour repartir. Eteignant le feu, la Marchombre se redressa et prévint ses apprentis qu'ils allaient encore courir durant l'après-midi. Mais lorsqu'ils partirent, il commencèrent évidemment par marcher, car même s'ils avaient chassé, tous leurs muscles n'étaient pas forcément réveillés, et avec les exercices qu'elle voulait leur faire faire durant leur course, il valait mieux qu'ils fussent parfaitement échauffés. Ils tinrent une marche rythmée pendant une bonne heure, avant que Miss annonce qu'ils allaient courir, mais pas comme les deux jours précédents. Elle leur expliqua en quoi cela allait être différent..

    - Aujourd'hui, on va exercer vos muscles et les endurcir. C'est principalement aussi de la cardio, car votre coeur va devoir s'adapter vite et bien à votre rythme. Je vous explique : je vais me mettre à courir vite. On va tous faire un sprint de trente secondes, avant de marcher pendant une minute. Puis un autre sprint, etcétéra pendant une demie-heure. Je pense que vous serez déjà épuisés d'ici là. Mais après, on continuera à marcher. Je voudrais atteindre un village d'ici ce soir...

    Leur adressant un sourire, Miss donna le signal et s'élança à une allure folle devant, tournant la tête pour vérifier que les apprentis courraient bien au maximum de leur capacités sur un sprint. Trente secondes. Puis, elle s'arrêta, presque brusquement. Continua ainsi comme elle l'avait prévu, pendant environs une demie-heure. Lorsqu'elle vit que ses apprentis n'en pouvaient vraiment plus, elle ne les autorisa pas à s'arrêter et à s'allonger, mais les laissa marcher doucement pour reprendre leur souffle et faire cesser les tremblements de leurs membres qui avaient été durement sollicités. Elle leur expliqua encore une fois que c'était pour ne pas qu'ils se fissent mal si leurs muscles s'arrêtaient d'un coup de faire des efforts, car cela paralysait certains muscles parce qu'ils n'étaient plus assez alimentés par les pulsions de leur coeur. Un sourire sur les lèvres, elle leur demanda si cela allait, car l'entrée du village commençait déjà à se dessiner en haut de la légère colline qu'ils étaient en train de gravir...
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Mer 01 Déc 2010, 14:44

Il était encore temps


Qu’un jour on vienne me dire que le monde n’existe plus. Qu’on vienne me sourire juste une fois en me disant que le ciel n’est pas perdu. J’aimerai dire que je mens, que même moi je me trompe comme beaucoup. J’aimerai le dire mais je ne peux pas. J’aimerai aussi que ses lèvres se posent sur mon corps, que j’oublie un instant qui je suis maintenant. Je voudrais que tout soit plus simple, qu’on me laisse vivre ma vie. La liberté, comme l’amour, ne s’achète pas. Juste un détour avant et après c’est ‘Abracadabra’ Voilà que tout disparait, voilà que tout coule. Mon sourire se tire, devant cette masse de gens, quand je les vois mourants face à ce ciel blanc. L’homme n’est plus celui que j’ai connu, il est devenu exactement ce que je fuyais au plus haut point. Je le déteste et je l’aime. Je le cherche et je le laisse. Je ne sais plus quoi faire de mes dix doigts. Je ne laisse que ce qui m’appartient. Je suis méprisante et méprisable. Je suis un Dieu, je suis le Diable. Après on rira de moi, on me dira encore que je ne sais pas vivre. Que je me torture l’esprit ? Mais cet homme, cet homme n’est-il pas mon simple reflet ? Miroir ? Réflexion ? Réflexions ? Je voudrais mentir, maintenant et en finir. Mais de l’argent en rêve, il ne reste plus rien. Des larmes pour pouvoir effacer ce que tu nous as fait. De tes pardons, tels des venins dans ta bouche salit et menteuse. Je lève les bras vers le ciel. Qu’est-ce que Dieu va bien faire de nous ? Mon salue n’est plus loin, il reste un bout de chemin. L’homme a su faire de son éternelle lumière, son unique chaleur. Dois-je encore dire que je vais bien ? Dois-je encore vous faire comprendre que je suis bien ? L’esprit du mal c’est introduit dans ma mémoire. Depuis, je rêve de meurtre et de m’métamorphose. De trêve et d’apothéose. D’avancer et de reculer. D’exister et de pardonner. De n’être que moi face au monde entier. Car je souffre d’un mal, que j’ai moi-même inventé. Le malade imaginaire.

- Vous savez, vous ne devez pas laisser les autres décider de ce que vous êtes. Vous devez comprendre que vous n'êtes que vous, c'est cela qui rend heureux. Qui vous permettra de vous ouvrir...

Namira releva la tête. Qui parle de s’ouvrir ? Pourquoi être heureux ? Etre heureux c’est ce contenté d’un état. C’est être heureux d’être comme on est sans allé plus loin. Namira n’était pas d’accord, être heureux ne signifiait rien, même si avec Lohan elle avait cru être heureuse, elle s’était trompée. Elle était juste contente, pas heureuse. Heureux, c’est trop éphémère. Elle ne voulait pas non plus s’ouvrir au monde ! Ce monde de mercenaires, de créatures étranges. Elle voulait rester dans son lit bien chaud et rester dans ses pantoufles sans se mouiller. Namira avait passé toute sa vie à se renfermer sur elle pour un oui ou pour un non. Question d’habitude. C’était sa seule défense. Alors dans son maître lui annonça qu’elle devait s’ouvrir, elle eut presque envie de faire demi-tour et de partir en courant. Elle était elle, elle le savait, mais elle était elle sans l’aide de personne, elle n’avait pas besoin de s’ouvrir elle le savait. Elle voulait bien partager un peu, mais de là à s’ouvrir, elle n’était pas prête mais surtout pas d’accord. Ce qu’il y avait en elle, sa ne regardait qu’elle. Même si elle pouvait s’ouvrir Lohan, et encore sa prenait du temps, elle savait que ses efforts mettraient beaucoup de temps à se mettre vraiment en place. La voie marchombre était en elle, elle avait sans cesse revendiqué son amour de la liberté prônant les valeurs humaines, mais surtout les défauts de sa race. Namira apprendrait peu à peu à voir ce qu’on homme peut offrir à un peuple et le faire devenir grand, très grand. Tellement grand qu’il pourrait devenir admirable. Le vent souffla dans ses cheveux et le temps d’un instant elle cru qu’il lui parlait. Ses yeux turquoise regardèrent Miss, des yeux encore marqués par sa phrase, une révolte, une révolution se passait en elle. Namira ne comprenait pas, elle n’arrivait pas à comprendre son maître. Frustration Sa bouche s’ouvrit pour répondre mais son maître enchaina en leur annonçant le prochain exercice.

- Aujourd'hui, on va exercer vos muscles et les endurcir. C'est principalement aussi de la cardio, car votre cœur va devoir s'adapter vite et bien à votre rythme. Je vous explique : je vais me mettre à courir vite. On va tous faire un sprint de trente secondes, avant de marcher pendant une minute. Puis un autre sprint, etcétéra pendant une demi-heure. Je pense que vous serez déjà épuisés d'ici là. Mais après, on continuera à marcher. Je voudrais atteindre un village d'ici ce soir...


Miss eut à peine finit de parler qu’elle enclencha la course. Namira lui emboita alors le pas. Son temps de réaction fut vif et spontané. Elle prenait de bons reflexes. Puis sans attendre bien longtemps ils firent un sprint de trente seconde, marche, sprint, marche, sprint. Au bout de la dixième série Namira commençait à souffler vraiment fort, elle n’avait pas l’habitude de courir ainsi. Deux jours auparavant elle s’était faite violence et aujourd’hui elle recommençait. Sa poitrine la brulait, elle avait cette impression de faire l’exercice mécaniquement et de ne plus réfléchir à ses gestes. Elle obéissait. Son corps n’était pas fait pour la course, mais elle devait être puissance et surtout ne pas se laisser abattre par la douleur physique qui n’était que superficielle. Quand vingt minutes se furent écoulaient, elle se sentait plus légère, elle commençait peu à peu à apprécier la performance de son corps. Son cœur se mit à battre moins vite, il s’adaptait à la course. Un léger sourire se forma sur ses lèvres, elle avait comprit comment apprendre, et pour elle s’était la plus grande des victoires. Même si elle n’était pas en tête, même si ses poumons râlaient, elle avait gagné ce qu’elle était. Elle devenait ce qu’elle voulait être, un sourire, une vie, une ouverture. Et tout à coup la phrase qu’avait dite Miss avant prit tout son sens, l’ouverture. Tout prenait alors un autre sens. Quand elle aperçut le cloché du village elle comprit que l’exercice était finit. La terre, le sol, ses pieds étaient en communion, ils ne formaient qu’une seule énergie. Ce qui pour la première fois paraissait étrangement puissant pour la jeune apprentie. Elle se demanda si l’exercice était finit, mais avant même que son maître ait dit qu’il était finit elle s’arrêta et enleva ses chaussures. Elle poussa un soupir de surprise quand ses pieds rentrèrent en contact avec l’herbe. Elle sentit l’énergie de la terre se faufiler dans son corps, elle regarda ses pieds et murmura lentement au vent.

-J’ai comprit…

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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Ven 03 Déc 2010, 17:32

«Vous n'êtes que vous»
Et c'est quoi, que nous? Qu'est-ce qu'elle est, Ellenya? Une simple humaine? Une apprenti marchombre? Non, elle n'est rien de tout ça, car elle se perd, elle se perd... Qui est-elle? Est-ce que sa vie a vraiment un sens? Le sens, dans tout ça, ou est-il? Elle le cherche toujours, et maintenant, elle a peur de ne jamais trouver la réponse. Elle la trouvera, un jour, c'est sur, mais quand? La porte ne s'ouvre pas, Ellenya a l'impression de tomber dans un gouffre. Elle lutte, encore, et elle se demande si elle arrivera à remonter... Elle y arrivera. Question de temps. Question de volonté.

«Il faut que tu t'acceptes comme tu es»
Ellenya secoua la tête, perturbée intensément. Elle n'arrivait plus à se comprendre. Elle n'arrivait plus à comprendre qui elle était, vraiment. Elle n'était pas quelqu'un de spéciale, après tout, elle n'avait pas trop besoin de comprendre qui elle était. Elle savait déjà qui elle était, une simple humaine, semblable aux autres. Une humaine qui s'était engagé sur la Voie des marchombres et qui contait y rester. Elle n'était que ça. Que ça. Et ça, c'était... C'était elle. Elle était elle. Elle leva les yeux. En haut, dans le ciel, un oiseau, porteur de liberté volait en tournoyant en rond.

Ellenya ferma les yeux. Elle ne vit pas, mais elle sentit. Elle sentit le vent parcourir son corps doucement, elle sentit l'odeur se glisser fertilement à ses narines. Elle ne voyait plus. Mais elle entendait. Elle sentait. Elle perçut les infimes glissement d'une feuille sur un tronc d'arbre. Elle perçut le monde, elle perçut la nature, elle perçut l'Ouverture. Jamais elle ne s'était sentit aussi libre. Jamais elle n'avait perçu les choses comme elle les percevaient maintenant. Son passé n'était qu'un moment enfoui loin derrière. Maintenant, c'était avançait qu'il fallait. Ne pas regarder derrière.

Ses paupières, toujours fermées, semblaient ne plus jamais vouloir s'ouvrir. Mais Ellenya n'avait pas besoin de regarder. Regarder vraiment, c'est percevoir, au fond du cœur. Elle s'était trop longtemps contenter de regarder les choses. Elle devait aller plus loin. Comprendre les choses, s'ouvrir aux choses. Elle percevait l'imperceptible. Elle dépassait l'indépassable. Elle comprenait l'incompréhensible. Bien sur, tout ceci n'étaient que des images, et pourtant elles représentaient plus que ça pour la jeune fille. Sûrement parce qu'elle avait appris à vivre comme ça, avec des images. Elle avait posé des questions et on lui avait répondu par une réponse brève, une réponse, qui, pour une petit fille de 6 ans à peine, était très philosophique. Pourtant elle s'était habitué, au fil des jours, au fil des mois, des années. Un jour elle avait compris qu'une phrase ne suffisait pas à répondre à la question qu'elle posait quotidiennement. Cette question, indestructible, lié d'une façon étrange à la petite fille, avait bercé son enfance. Elle l'avait accompagné durant ses jours d'hiver, ou elle s'enfouissait sous la neige pour ne pas qu'on la repère, les jours d'automne, ou elle ramenait des feuilles séchés dans la maison ou sa mère adoptive était obligé de tout balayer. Des jours d'été, enfin, ou elle courait, sautait entre les arbres, et faisait toutes sortes d'acrobaties. Elle ne s'était pas vu grandir. Elle n'avait cessé de regarder devant.

-Aujourd'hui, on va exercer vos muscles et les endurcir. C'est principalement aussi de la cardio, car votre cœur va devoir s'adapter vite et bien à votre rythme. Je vous explique : je vais me mettre à courir vite. On va tous faire un sprint de trente secondes, avant de marcher pendant une minute. Puis un autre sprint, etcétéra pendant une demi-heure. Je pense que vous serez déjà épuisés d'ici là. Mais après, on continuera à marcher. Je voudrais atteindre un village d'ici ce soir...


Au début, Ellenya ne fut pas fatigué et ne montra aucun signe d'essoufflement. Ce n'est qu'après que les choses s'endurcirent, son corps devait résister au changement de vitesse permanente. Sinon, elle n'avait pas eu trop de mal. A part quelques petits signes de fatigues dans les environs du 12ème sprint.

Ellenya se demandait bien que pouvait-être le village dont avait parler Miss. Mais au fond, peu importait, c'était la liberté qui contait. La liberté qu'elle garderait. Tout au long de son parcours. Et même si le chemin pour arriver à un fameux village était différent, celui d'Ellenya restait le même. Le parcours d'un apprenti marchombre.

Dans le ciel, l'oiseau continuait à voler dans les airs, et dans l'esprit d'Ellenya tournoyait encore la même Question.
«Qu'est-ce que la liberté?»
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 04 Déc 2010, 10:20

Trente secondes. Courir. Donner tout, le meilleur de soi, sans penser ni à la course qui va suivre ni aux secondes qui restent. Sentir ses jambes hurler, croire ses poumons en feu. Courir, et courir encore et -stop.

Une minute. A quoi tu penses, en une minute ? A la suite de l'exercice ? A son début ? A la douleur dans tes muscles ? Tu te demandes comment mieux respirer ? Comment supprimer ce point de côté qui broie actuellement tes côtes ? En une minute, tu as le temps de penser à tout. Et a rien.

Trente secondes. Sprint. Un de plus. Un de moins. Un bref coup d'œil sur la droite. Un autre, vers la gauche. Où sont les filles ? Devant toi. Tu traînes un peu. Tu fais de ton mieux. Stop.

Une minute. T'façon, tu as toujours été plus endurant que rapide. T'es un Dauphin, fait pour nager, plonger, remonter sans cesse. T'es pas un guépard, nom de Dieu ! Tu marches rapidement, pour rattraper les autres. Vivement que ça s'arrête. Oh, non, déjà, cela reprend.

Trente secondes : une demie minute de torture en plus. Et pas de village à l'horizon. Où il est, son fouttu village ? Tu te fiche de son nom, tu te fiche du reste, tu ne veux pas savoir ce que vous allez y faire, mais... Tu crèverais pour le voir apparaître. Arrête de réfléchir, prend bien le tournant. STOP !

Une minute. Tu respires bruyamment. Inspiration profonde, expiration lente, cela ne suffit pas. Tu halètes. T'es à la limite de l'asphyxie. Le visage rouge, le corps dégoulinant de sueur, les mains poisseuses, les joues poisseuses, les cheveux poisseux : tout entier poisseux; les pieds douloureux, les jambes en morceaux, les poumons ravagés, tu craches un peu de la salive qui s'accumule au coin de tes lèvres. La bouche pâteuse, un goût de sang là dedans. Tu regardes Miss, une seconde : une éternité. Fraîche et légère. Elle donne à peine l'impression d'avoir marché. Et cette vision te donne du courage. On te rappelle pourquoi tu es là. Marchombre, ce n'est pas s'étendre au soleil, et attendre que quelque chose te tombe dessus. Marchombre, c'est se battre soi-même. Aller au bout de soi, et repousser ses limites.
Derrière son propre mur, la liberté.

Trente secondes. Tu accélères. Tu en veux, non ? Tu t'en veux. Un peu de colère contre toi-même; beaucoup de rage contre le Dauphin. Tout à l'heure, tu aurais dû l'en empêcher. Le contenir, avec ta volonté. Tu sais que tu n'aurais pas été encore assez fort; et pourtant le doute t'envahit. Alors, s'il prend le contrôle comme il le souhaite, c'est peut-être que tu n'es pas assez fort, et que tu ne le seras peut-être jamais. Lui n'a pas toutes ces hésitations de conscience humaine. Lui, l'animal, il fonce, et ce qu'il veut, il l'obtient. De toi il fait tout ce qu'il veut. La rage te porte sur ses ailes. Là, tu cours plus, non, tu voles. Une larme – mais est-ce vraiment de douleur ? Roule sur ta joue. T'en peux pl... –Stop.

Une minute. Une minute pour profiter du sol sous ses pieds, un sol que tu ne trouves plus si droit. La vitesse te tourne la tête. La colère ne fait pas mieux. Tu emboîtes le pas à ta Guide, histoire de montrer que tu es déterminé. Tu es déterminé. Mais... Et Miss... Est-ce qu'elle l'a vu ? Tu as eut besoin de son regard, tu as eut besoin de ses yeux pour redevenir humain. Quand est-ce que tu pourras te débrouiller tout seul ? Enfin, tu progresseras. Mais est-ce qu'elle l'a vu ? Est-ce qu'elle a comprit ? Elle n'a pas posé de questions. Elle n'a pas parut voulut savoir. Et ses mots, qui t'ont suivit jusque maintenant, n'ont rien laissé transparaître.
"Je ne suis que moi. Et c'est déjà presque trop." Un jour, tu lui diras. Pas tout de suite. T'es pas encore près. Toi-même, tu ne l'acceptes pas. Mais c'est comme ça : Phy, c'est un Dauphin, mais c'est aussi toi. On repart.

Trente secondes. Trente secondes de lutte, contre toi, contre tes jambes qui ne répondent plus, contre ton ventre qui dis- "Moi faim !"; contre la terre qui colle à tes chaussures; contre le destin. Tu espères franchement que cette fois, c'est vraiment la dernière. T'as les larmes aux yeux. T'aimes pas ça. T'es pas faible, mais en ce moment t'es le moins fort. Tu te dis qu'une fois de plus, non, une fois de plus tu résisteras pas. Tu t'es dis ça à chaque fois. Et à chaque fois tu as tenu. Mais, maintenant, tu y penses vraiment. Tu sais que si tu t'écroules, tu ne continueras pas. Que si tu abandonne dès le début, cela ne sert à rien. Tu t'accroches. En même temps, quelque chose en toi t'hurle "Tu tiendras pas !".Tu vas pas lui donner raison ! Tu plante ton regard sur les pieds de Nam'. Elle t'entraîne une seconde; et puis tu fermes les yeux.
Ha, là, ça va mie... STOP !

Une minute. Tu ne rouvres pas les yeux. Tu marches doucement. Tu te prépares, mentalement. Tu tentes vainement de te reposer, de respirer, de détendre tes muscles. Dans le noir, tu te comprends mieux. Tu comptes les secondes. On recommence bientôt.
10. Tu sais que tu n'en seras pas capable.
9. Tu le feras quand même.
8. Parfois, la volonté est là, mais le corps ne suit pas.
7. Un corps se dompte.
6. Un esprit s'apprivoise.
5. Ell' respire vachement fort.
4. Mais si la volonté fuit ?
3. Tout meurt.
2. Le Dauphin...
1. Ne court pas à ta place.
0. Han.

....

0. Han ?

-1. Tiens, tiens?
-2. T'ouvre doucement tes petits yeux.
-3. Incrédule, tu regardes devant toi.
-4 Oh Nom de Nom de Nom.

Un sourire détend les muscles crispés de ta mâchoire. C'est finit ! Pour aujourd'hui.
Dans un coin de ta tête, tu te dis qu'une fois rentrés, tu t'astreindras volontairement à cette torture. Quotidienne. Vous marchez. La voix de Miss ne t'atteints pas. Peu importe. Tu la suivrais, aveuglément. Car tu lui fais confiance. Tout en elle clame qu'elle est marchombre. Tu crois en celle qui t'ouvre la Voie. Tu t'étires. Lève tes yeux dont la course t'a brouillé els yeux. T'as soif. T'as faim. T'as mal partout. Et tu ne dis rien. Tu ne plaindras pas. Jamais, jamais. Tu es là pourquoi ? Pour apprendre. Et l'apprentissage ne se fais ni a reculons ni avec mauvaise humeur.

Soudain, tes yeux se mettent à briller. Au loin, au sommet de la colline que tes membres affaiblis gravissent progressivement, tu aperçois un clocher. Le village, oui, le village est là.

-Qu'est ce qu'on va faire, là-bas ?

Ta voix, un peu rauque, un peu faible. Mais curieuse, avant tout. Prête à la suite. Tu t'étonnes néanmoins de voir que la fatigue est capable d'entrechoquer tes mots, de mélanger tes idées. Tu regardes Miss. Simplement la regarder. Tu ne te demandes pas si un jour tu deviendras comme elle, si tu parviendras à réussir ton apprentissage. Tu ne te demandes pas d'où elle vient, tu ne te demandes pas où elle vit, tu ne cherches pas à deviner qui elle est; ni ce qu'elle pense de toi. T'attends une réponse. C'est tout.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Mar 07 Déc 2010, 09:28

    Miss se retournait régulièrement pour voir comment se débrouillaient ses apprentis. Au début, il y avait une nette différence entre eux, certains étant plus puissants que d'autres. Ellenya n'avait encore pas trop de mal, et son corps semblait un minimum rodé par la course. Mais derrière elle, Namira et Phy perdaient beaucoup de souffle et de calme corporel entre deux sprints. Phy en particulier, qui était pourtant plutôt doué en endurance, avait beaucoup de mal, même si on voyait que Namira souffrait aussi de ces exercices de souffle et de sollicitation du bas du corps. Mais Miss ne céda pas un pouce de terrain, même si elle se retournait régulièrement, sinon ils auraient été tentés de ralentir, et cela n'était largement pas le but de cet exercice. Au bout d'une demie-heure, comme l'avait annoncé la Marchombre, un village se dessina à l'horizon, et Miss se remit à marcher doucement, toujours en expliquant pourquoi elle le faisait. Les quelques mots qui sortirent des lèvres de Namira lui tirèrent un sourire, tandis qu'ils prenaient la direction directe pour arriver dans le village. L'après-midi touchait à sa fin, mais le soleil ne se coucherait que quelques heures plus tard, deux tout au plus. Marchant d'un pas dynamique, la Marchombre se mit à la hauteur de ses apprentis en souriant. Ils n'eurent besoin que d'un petit quart d'heure pour atteindre le village. Pas forcément conséquent sans être un bourg de trois maison, l'endroit semblait un peu mal famé, mais peu importait cela pour Miss. Ou plutôt, c'était ce qu'elle cherchait, plus précisément. Entrant tranquillement dans la rue principale, ses grands yeux violets détaillaient les maisons aux façades de bois terni, de vieux bois parfois troués de coups, lézardés par le temps peu clément de la région. La tête haute, sa longue tresse se balançant doucement dans son dos, Miss analysait ce qu'il se passait autour d'elle. Un sourire passa ses lèvres lorsqu'elle entendit les respirations fortes qui s'approchaient, par une rue parallèle. Une autre leçon en perspective ! Un large sourire s'étala sur ses lèvres, tandis qu'elle venait tranquillement se mettre à la hauteur de ses apprentis.

    - Vous n'êtes pas fatigués, n'est-ce pas ?

    Un sourire passa sur son visage.

    - Je dis ça parce que j'entends des gamins qui nous scrutent. Nous sommes des voyageurs, et même si nous n'avons rien dans nos poches, ils vont vous attaquer pour vous détrousser. Je ne pense pas qu'ils soient bien méchants, mais cela fera l'occasion de voir ce que vous savez faire face à un adversaire, pour après travailler cela.

    Un Marchombre se rit de son adversaire. Il pénètre son centre, vole sa force, la force qu'il y a en chaque humain. En un seul geste, un seul souffle, tout peut être réglé. Un combat n'est qu'un geste, tâchez de comprendre cela...


    Un clin d'oeil adressé à ses apprentis, et Miss tourna la tête vivement sur le côté, tandis que trois silhouettes s'avançaient en direction de Namira, Ellenya et Phy. Un sourire passa sur le visage de la Marchombre, alors qu'elle s'effaçait dans la ruelle, qu'elle se glissait dans un rayon de soleil. Les trois voleurs n'étaient pas forcément très grands – plus grands que Miss, mais ce n'était pas une référence – et pas très musclés, pourtant la Marchombre se doutait que sous ces faux-airs, ils devaient savoir se servir du peu de muscles qu'ils possédaient. Le premier, brun, avait un visage tout en triangle et des yeux d'une noirceur étonnante, il semblait suinter la haine pure ; le second était blond et son visage rond pouvait tromper sur son âge, ainsi que ses grands yeux d'un bleu ingénu, pourtant il ne fallait pas s'y méprendre... c'était souvent ceux qui mettaient le plus de hargne ; le dernier avait une longue tignasse auburn qui glissait jusqu'à ses omoplates et les poings serrés en signe d'agression. Les jaugeant par leur démarche et leur attitude, Miss en conclut qu'ils ne devaient pas forcément être très forts, certainement très bourrins, par contre. Si Namira comme Phy et Ellenya réfléchissaient un tant soi peu, il n'y aurait pas de problème. Un premier combat génère automatiquement des égratignures, sauf avec une chance de cocu, mais les gamins n'avaient pas d'armes apparentes, juste le blond un petit poignard à la ceinture. La Marchmbre était prête à intervenir, mais décidée à ne le faire qu'en cas d'extrême nécessité. Il n'était pas question de leur faire croire qu'elle allait les sortir de toutes les situations possibles dans lesquelles elle allait les mettre, cela n'aurait pas été pédagogique !

    Miss sourit.
    Ca pouvait commencer...













[Désolée, un peu court...]
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 11 Déc 2010, 15:20

[Je crois que c'est la première fois que je fais un Rp avec du combat Shocked ]

Sur un clin d'œil, Miss disparut dans la nuit, laissant ses trois apprentis voués à eux-mêmes. Phy envisagea un instant la possibilité d'escalader au plus vite un mur proche, afin de se réfugier sur les toits. Là haut, il serait loin de ces voleurs, et pourrais continuer sa route tranquillement. A quoi bon une altercation que la fuite lui permettait d'éviter ? A quoi bon risquer de se faire mal, et de faire mal à son adversaire ?
Un éclat de rire mauvais, au bout de la rue, répondit à sa question. Ils étaient déjà là ! Il n'aurait pas toujours ni le temps ni la possibilité de fuir. Il n'en avait plus le temps.
Alors, il fallait combattre. Pour apprendre à se défendre, pour ne plus laisser qui que se soit influencer sur sa vie. Combattre pour sa liberté.

Serrant les poings, Phy se posta à droite de la rue, se capant sur ses jambes alourdies par la course. Il s'était déjà battu, oui. Mais jamais contre une véritable menace. Uniquement lorsqu'il n'avait pas eut le choix. S'il le pouvait, diplomate, il parlait, tentait de convaincre le camp opposé qu'une altercation ne servirait à rien. Puis, il jouait la carte de l'effroi. L'évocation de querelles passées dont il était sortit vainqueur, l'éclat d'un couteau dans sa main... Mais cela suffisait rarement. Alors, il se battait. Contre un jeune voleur au coin d'une rue; un adolescent provocateur à qui la correction verbale ne suffisait pas, une bande de jeunes idiots, qui jalousaient une de ses propriétés... Rien de bien sérieux. Quelques coups de poing pour faire entendre sa colère, quelques coups de genoux biens placés pour se faire comprendre; une baffe ou deux pour signifier clairement qu'il souhaitait qu'on lui fiche la paix. Pour lui, un œil au beurre noir, un poignet cassé, des égratignures à profusion. Pour eux, bien pire. Ils l'avaient cherché, ils l'avaient trouvé. Phy n'aimait pas qu'on se mette sciemment en travers de son chemin pour lui chercher des noises. Qu'on lui fiche la paix, et il tout irait bien. Et même mieux ! Lui, il ne demandait qu'à respecter. Qu'à pardonner, qu'à apprécier, qu'à aider, qu'à sourire. Profiter de la vie. Comprendre, ressentir, percevoir, respecter... Au fond, il ne désirait qu'une chose : aimer le monde, aimer sa vie, aimer la vie.
Ainsi, lorsqu'il devait affronter quelqu'un, c'était par obligation, et non par choix.

Les bruits de pas s'intensifiaient peu à peu, signe de la proximité grandissante de leurs adversaires. Immobile, respirant calmement et sans crainte, Phy attendait, souriant doucement. Confiant. Il n'allait pas se jeter tout droit dans la gueule du Loup. Eux, ils se méprenaient. Il était le Loup. C'était dans sa gueule à lui qu'ils plongeaient. Phy, se tournant, sourit à Nam', ainsi qu'à Ell'. Deux louves. Pauvres gamins.

Enfin, il aperçut leurs adversaires, alors qu'ils sortaient de l'ombre du bout de la rue. Savaient-ils à qui il allaient se frotter ? Le premier, un grand aux yeux noirs, semblait mener la troupe. Il était suivit par un petit blond dont l'allure d'ange rondouillard ne trompait personne; et le dernier, une armoire à glace de poche, dont la crinière auburn cerclait un visage hargneux avançait d'une démarche lourde. Phy sentit qu'avec eux, ni mots ni intimidations ne suffiraient. Il se tendit, prêt. Il attendait juste le signal. Le début.

"Un combat n'est qu'un geste."

Leur combat commença par une provocation.

-Alors, mes p'tits agneaux... On se ballade tout seuls ? On n'a pas peur ? On devrait pourtant. On sait pas sur qui on peut tomber...

Le grand, aux yeux noirs, se stoppa à une dizaine de mètres des trois apprentis. Dans son dos, le petit blond avait dégainé son poignard et semblait trépider d'impatience. Le regard de Phy, scrutateur, avait croisé celui de l'armoire à glace à crinière auburn qui, faisant craquer ses jointures, lui adressait un regard haineux. Phy sourit légèrement et releva le menton, l'interpellant silencieusement. L'armoire répondit en grognant.
Celui là était pour lui. Silencieux, Phy jaugea son adversaire. Une brute. D'une tête de plus que lui. Deux fois plus musclé. Deux fois plus fort, plus lourd, plus violent, plus rageur. Deux fois moins malin. Un de ceux qui utilisent d'abord leurs muscles, et qui pensent –mais pas tout le temps, après. Ceux chez qui la provocation marche à merveille. Gros tas orgueilleux et aveugle. Il faudrait agir en finesse. Ne pas se jeter dans la masse; se faire léger, et le prendre au dépourvut. D'abord, l'avoir. L'épuiser. Et frapper.

Le chef, sans se retourner, leva une main pour inciter son compagnon au calme. L'armoire s'agitait, bombant le torse, fronçant les sourcils. Ses pensées s'étalaient sur sa face grossière. Elle ne sourirait plus, la petite tapette maigrichonne, avec ses grands yeux bleus, une fois qu'il se serait occupé de lui. Ah, ça non. Elle pouvait le narguer avec son joli minois, il allait l'avoir, l'écraser, lui faire mordre la poussière, lui voler tout son fric, et puis l'écraser. Il était le plus fort. Le plus fort !

-...Alors on ne tente rien de stupide, hm, on est gentil et tout se passera bien.

Phy éclata de rire. Maintenant ! Provocation. Plus vite le combat débuterait, plus vite il se terminerait.

-C'est toi qui f'rais mieux de nous laisser passer, si tu veux que tout se passe bien. On n'a pas de temps à perdre, tu sais ? On voudrait pas te faire du mal... Pas plus à toi qu'au gros tas qui te sert de garde du corps, termina t'il dans un clin d'œil. Un provocation bête et méchante. Parfaite.

Le gros en question souffla, s'avançant de son pas balourd.

-C'est moi que tu traite de gros tas ? Grogna t-il, le visage rougissant.

Phy, riant doucement, s'agita, faisant mine de chercher quelque chose autour de lui. Puis, plantant son regard dans celui de la bête poilue :

-T'en vois un autre, ici?

La cerise qui fait déborder le vase en équilibre sur une goûte d'eau. Il ne lui en fallait pas beaucoup, à lui. Le gros n'était pas bien fin.

Ainsi, dans un rugissement, la brute se jeta sur lui. Le ballet commençait. Phy bondit sur le côté, l'évitant de justesse. Et déjà, l'autre revenait à la charge, les poings en avant. Phy l'évita plusieurs fois, s'effaçant souplement. Marchant sur des œuf. Il l'avait peut-être sous-estimé. Il était plus rapide qu'il ne le pensait. Forcé à reculer devant la violence du garçon, Phy se retrouva bientôt acculé contre le mur. Et, loin d'être un atout surveillant ses arrières, il bloquait son champ d'action, l'empêchant de se mouvoir à sa guise.
Et la brute qui ne transpirait même pas.
Il ne parviendrait certainement pas à le fatiguer assez rapidement.
L'étau se resserrait. Et pas dans le sens qu'il aurait souhaité.
Il était coincé.

Phy essuya un premier coup, qui l'atteint au menton. Puis un deuxième, à la lèvre. Ses dents s'entrechoquèrent violement. Profitant de son inattention due à la douleur, la brute lui décocha un violent coup dans l'estomac. L'apprenti, traversé par une vague de douleur, se plia en deux. Il fallait qu'il attaque. Ou il ne tiendrait pas.
Oui, mais quand ? Comment ?

"Un combat n'est qu'un geste."

Un souffle, au dessu de lui. L'armoire, profitant de sa faiblesse, était littéralement en train de se jeter sur lui. Pour l'écraser. En faire une carpette à étendre au pied de son lit. Phy se jeta brusquement sur le côté, et se releva à l'aide d'une roulade. La brute, prise au dépourvut, s'arrêta de justesse, son front à quelques centimètres du mur. Il expira bruyamment, soulagé. Un instant, il oublia son adversaire.
Erreur.
Phy se glissa dans son dos. Sa force décuplée par l'adrénaline, il assèna un grand coup sur la nuque de son adversaire. Qui amortit le choc sans s'écrouler. Avant qu'il ne se retourne, Phy saisit sa tête et la frappa violement contre le mur. Assommé, l'armoire à glace s'effondra.

Toujours sur ses gardes, Phy jeta un coup d'œil autour de lui, pour voir où les filles en étaient. Rassuré, il se détendit. Il ne s'en sortait pas si mal. Il essuya le sang qui perlait de sa lèvre d'un coup de manche, et s'agenouilla prudemment aux côtés du garçon évanouit. Un peu inquiet, craignant d'avoir frappé trop fort, il le tourna sur le côté. Son gros front bombé, rouge du choc serait bientôt assortit d'une grosse bosse ou d'un bleu. L'apprenti posa doucement ses doigts au creux de sa nuque, se concentra, et soupira de soulagement en sentant son pouls, faible, mais présent.

Il se releva, et le contempla. Plus aucun remords dans son regard. Il avait choisit de faire ce qu'il avait à faire, et maintenant, c'était fait. Finit. Nada. A plus. Puisque l'armoire n'était pas morte, il se fichait désormais de ce qui pouvait lui arriver. Il se doutait que si les rôles avaient été inversés, que s'il s'était trouvé sans défense à ses pieds, l'a bête n'aurait aps hésité. Il ne l'aurait pas épargné. Il l'aurait peut-être achevé, pour le dépouiller. Mais Phy... Phy était lui. Autrement.

-Bonne nuit, chuchota t-il avec un rire, s'adossant contre un mur. L'étendu n'était qu'à un pas de distance. Phy, sur ses gardes lui assurait un autre somnifère s'il tentait de se réveiller. Il sourit. Attendant le retour de Miss. Attendant la suite.
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Mar 14 Déc 2010, 09:35

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"Je vais vous raconter une histoire, d’une enfant qui paya de sa vie chacune des ses erreurs. Elle ne put payer plus cher, elle ne pouvait plus rien faire de cette évidence. A chaque fois qu’un morceau de bonheur la frappait, elle savait que le malheur n’était pas loin. Je vais vous raconter l’histoire, d’une enfant qui se rendit compte trop tard du Trésor qu’elle avait. De cette enfant qui voulait mourir, juste pour voir la couleur de la mort. D’une fille qui ne vivait que pour une seule chose, tester ses limites. Elle savait très bien que même le ciel n’avait pas l’odeur de ses envies. Je voudrais vous raconter cette histoire car elle fait partit de moi, parce que cette histoire est la mienne. Je ne voulais faire de mal à personne, et au fond de moi je savais que j’en faisais. J’en fais toujours, je ne suis pas quelqu’un de bien, je me déconseille au près des gens. Ils disent que je suis belle, ils disent qu’ils veulent être avec moi, manipulatrice, calculatrice, cœur froid. Amoureuse. Je fais partit de cette catégorie de femme qui ne demande rien à personne et qui même, en cas de déchéance ne demandera rien. Cette histoire je vous l’offre car j’ai besoin dans mes derniers instants d’écriture, de me purger. Comme une personne qui veut se donner bonne conscience. Je suis cette femme qui n’a plus aucun Equilibre, cette marionnette qui se dit que le monde ne peut plus rien lui apporter. C’est une histoire comme personne ne veut entendre. Une histoire sombre avec des recoins. Une histoire qui se terminera un matin, sans que je le veuille vraiment. Qu’un dernier souffle me guète, que je devienne pure et sans complexe. Cette histoire je la traine depuis ma naissance, pas que je m’en plaigne mais elle me fait parfois peur. « Tout ce qui est beau est éphémère. » Cette enfance n’a rien d’extraordinaire, née d’un père et d’une mère. Sans sœur, ni frère. J’étais l’enfant prodige, plus proche du divin que de la malédiction. Mais, les choses changent. Elles deviennent tourments et tournants de ma vie. Fille du peuple, j’ai voulu faire la révolte. "

Elle se leva

Elle regarda autour d'elle

Elle n'était pas chez elle

Elle le regarda

Mépris

Lunatique

Horreur

Elle pencha sa tête

Respirant ses erreurs

Sa mémoire se dissipait

Elle remit son manteau

Elle refusa ces sourires

Elle le trouvait laid

Elle le trouvait mal

Son cœur c'était trompé

Il l'avait fait espérer

Elle regarda la chambre

Elle ne le regarda même plus

Trop de temps

Trop de trop

Elle serra les dents

Symbole de chasteté

Elle avança vers la porte

Posa sa main sur la poignet

Rien n'était réel

Les hommes sont tous pareils

Elle s'inclina

Elle allait partir

Tout les soldats qui voudraient l'en empêcher

Périront dans ses mains, elle les tuerait

Elle partirait

Elle ne reviendrait pas

C'était finit

Elle ne dit aucun mot

Sortit de la pièce

Elle marcha le long du couloir

Ses pas raisonnés

Elle avança vers une fenêtre

Elle regarda le ciel

Elle voulait le rejoindre

Lohan

Zoran

Un cri

Elle se jeta

Elle s'envola

Elle s'éternisa

Athalée était définitivement morte

Elle était maintenant près de lui

Elle ne faisait plus partit de ce monde

Tout

Rien

Elle

Lui

Eux

Ensemble


- Je dis ça parce que j'entends des gamins qui nous scrutent. Nous sommes des voyageurs, et même si nous n'avons rien dans nos poches, ils vont vous attaquer pour vous détrousser. Je ne pense pas qu'ils soient bien méchants, mais cela fera l'occasion de voir ce que vous savez faire face à un adversaire, pour après travailler cela.

Un Marchombre se rit de son adversaire. Il pénètre son centre, vole sa force, la force qu'il y a en chaque humain. En un seul geste, un seul souffle, tout peut être réglé. Un combat n'est qu'un geste, tâchez de comprendre cela...


Miss s'en alla, Namira ne la retint pas consciente qu'elle devait surmonter sa peur des monstres qui avançaient. Lentement, silencieusement. Les maisons autour d'eux se dessinèrent comme pour un tableau, d'un peintre qui ne prendrait que les formes géométriques pour modèle. Une peinture qui tournait au vertige, à ce splendide qu'on atteint plus. Le soleil était à présent au dessus de leur tête, arrachant un soupir à la jeune louve. Rien ne semble plus sensible qu'une femme qui a chaud. Cette ville était minuscule, elle était intime et elle leur ressemblait. Les quelques passants qui osaient encore montrer leur nez partirent en courant quand ils virent les hommes débouler dans l'allée. Namira ne put d'ailleurs pas retenir un frisson qui glissa dans sa nuque. Quand elle vit que Phy aussi fut prit d'un mouvement de panique, elle crut qu'elle voulait mourir. Elle voulait courir. Miss n'était pas loin, Namira ne bougea pas laissant les trois silhouettes s'avancer dangereusement vers eux. Les barrières qui les séparaient se brisèrent, une à une sans que personne n'intervienne. « Besoin d'aide! » Phy leur sourit, elle voulut qu'il arrête de faire ça! Qu'il les sauve de ses trois monstres! Le premier qui apparut fut un grand brun aux yeux noirs. Le second un grand bond aux yeux bleus. Le troisième... Namira resta pétrifiée. Le troisième était un géant. Se ne sont pas des enfants! Se sont des hommes! Des monstres! Des hideux! Des erreurs! Namira ne comprenait plus. Voler la force qu'il y a en chaque humain? Sa veut dire quoi? Sa veut dire... Sa veut sous-entendre... Qu'elle aussi avait une force? Mais laquelle? La guerre n'est pas une chose que l'on doit confier au philosophe. Si seulement elle avait pu être un loup, être Zoran. Elle en avait tant rêvé. Le plus noirs des trois se mit alors à parler. Une voix stridente et lente. Le même sifflement que celui d'un serpent.

-Alors, mes p'tits agneaux... On se ballade tout seuls ? On n'a pas peur ? On devrait pourtant. On sait pas sur qui on peut tomber...

Quand il prononça ses mots. Juste ces quelque mots. Namira se renferma en elle, dans une petite boite qu'on appelle 'notre fort intérieur'. Elle ne voulait plus rien entendre. Elle ne voulait plus être ici. Affronter était un fait qu'elle n'avait jamais accepté. Une lâche. Un mensonge. Elle se cacha en elle, ferma les yeux essaya d'oublier ce qui se passait. La voix de Phy s'éleva alors comme une libération. Elle trouva une force. Un léger morceau de force qui éclaira le fond de ses yeux. Elle ne devait pas fuir. Elle devait accepter ce qu'elle était et s'ouvrir. S'ouvrir. Se grandir. Un sourire naquit sur les lèvres de la jeune apprentie. Elle était libre. Libre d'être elle et de faire que ce qui lui semblait juste. Phy provoqua. Il provoqua tellement fort que Namira se recula d'un pas. Ne pas aller trop loin, ils étaient encore jeunes. La scène se déroula vite. Des coups. De la violence. Des morts. Un mort. L'homme, ou plutôt la bête, qui avait foncé sur son compagnon avait la finesse d'un Raïs sans pieds. L'agilité d'un troll. Mais la force d'un frontalier. Dans les premiers temps Phy donnait l'impression de danser souplement tel un chat, en revanche au bout de quelque minutes il ne put éviter le coup puissant de la brute. Namira fit une grimace. Un puis, deux puis, trois. Chacun des coups frappait aussi la jeune marchombre, qui n'intervint pas pour autant. Peur du monstre. Peur de la montagne. Après un moment Phy trouva une faille. Elle était certes minime mais il s'y faufila. Rapide malgré le sang qui cinglé le sol, il frappa le voleur dans le dos. Au bon endroit. Il lui prit sa force en un seul mouvement. Namira sourit, de bonheur et de soulagement. C'était étrange comme les liens entre les trois apprentis se forgeaient peu à peu. Les deux autres voleurs se regardèrent. Trop choqués pour parler. Ils admirèrent la masse à terre sans pour autant venir l'aider. Se fut le blond à la figure d'ange qui se réveilla en premier. Un mouvement imprévu. Il s'avança vers Namira le couteau à la main, le visage en colère.

-C'est bon finit de jouer! Viens là poupée!

Namira appela dans un regard l'aide d'Ellenya. Elle aussi devait avoir peur. L'homme à la chevelure jaune s'approcha d'elle, un sourire carnassier défiguré son visage d'enfant trop sage. Pourquoi elle? Elle parcourut ses actes et comprit qu'elle n'avait pas affaire au même adversaire que Phy. Plus fin, plus léger mais aussi plus précis. Voyant la détresse dans le regard de la fille, l'ange démon laissa tomber son poignard. Trop encombrant et pas assez amusant. Ce geste rassura quelque peu la belle, elle recula. Le laissant s'approcher d'elle. Comme une ombre. Il s'avança silencieusement. Comme un loup qui cherche sa proie. Namira crut pendant un instant voir Zoran l'attaquer. Elle eut très peur, mais fut rassurer quand elle vit que se n'était que l'homme blond. Elle devait trouver sa force et lui prendre en un geste. Elle devait trouver ce qui pourrait le faire tomber à terre sans qu'il se relève. Un homme à la figure bouffit doit avoir plusieurs points de faiblesses. Mais lesquels? Nombreux? Mais à quel endroit? Chaque être humain et différents. Pourtant ils se ressemblent tous. Ils ont tous ce désir de devenir, d'être puissant. D'être le pouvoir. Namira pensait à une allure effrayante. Elle cherchait ce qui pourrait être une faille. Il n'y avait aucun panneau indiquant: C'est ici qu'il y a sa force. Chaque être sur la terre avait une force différente. Les arbres et les plantes purgeait leur force dans leur racines. La lune dans le soleil. La terre dans son magma. Mais l'homme en avait plusieurs. Sa tête. Sa nuque. Sa poitrine. Ses pieds. Son coeur. Sa rate. Son frond. Chaque force. Chaque chakra. Est une partie intégrante du corps de l'homme. Il est sensiblement fort. Mais aussi faible qu'une lumière trop douce. Aussi pur que l'eau boueuse. L'homme a trop de faiblesses. Comment en trouver une qui le fasse tout entier? Sa tête certainement. Sa tête qui pourrait le faire oublier? Trouver... Il fallait trouver...

Un premier coup dans le ventre

Arrête de réfléchir!

Un deuxième coup dans le menton

Ne pense plus, frappe!

Un troisième coup encore dans le ventre

Cesse de te tracasser l'esprit!

Un quatrième coup sur la joue

Lequel t'as fait le plus mal?

Namira esquiva de justesse le cinquième coups. L'homme avait été plus rapide qu'elle. Il perdit un peu l'équilibre mais se stabilisa presque instantanément sur ses deux jambes. Lui, vivait entièrement le combat. Elle, réfléchissait trop. Elle fit volte face, la figure en sang. Elle venait de voir ce qui le trahissait. Une faiblesse. Son ouverture. Sans un mot elle s'élança. Elle vola. Elle se grandit. Les coups qu'elle avait prit avant n'était qu'un simple souvenir. Elle ne les avait pas évité car elle pensait trop. Maintenant, elle sauta. Si haut que le soleil fut caresser. Elle se donna un violent coup de pieds dans le tibias de l'homme. Un long craquement se fit entendre. Le brigand blond s'effondra à terre avec un cris effrayant. Namira ne bougea pas, le regardant tomber. Une lueur rougeâtre passa dans son regard bleu. Un sourire. Il avait mal. Elle souriait. Elle lui avait prit sa force dans un mouvement. Son coup de pied n'avait pas été puissant, il avait été au bon endroit. Elle avait du lui exploser quelque os au passage. L'homme criait toujours. Il devait terriblement souffrir. Namira prit alors une pierre. Grosse comme un poing. Et lui jeta sur le front. Il n'allait pas mourir pour si peu. Un filet de sang roula sur la peau blanche de l'homme. Elle lui avait prit sa force, dans un geste. Elle avait comprit. Elle avait vaincu. Elle avait lancé la pierre trop fort. Les yeux de l'homme n'était pas complètement fermés. Elle vivait avec un loup. Mais ce genre de sang, le sang humain elle n'en avait jamais fait couler. Elle se baissa. Rassurée et apeurée. Les yeux dans le vides. Posa sa main sur la nuque de l'homme. Elle s'était sous-estimée. Elle ne savait pas qu'elle avait ça en elle. Il faut la pardonner. Le combat était allé si vite, elle ne s'était pas retenue. Elle voulut être fière. Un filet blanc passa dans son regard. Une larme. Silence. Elle ne savait pas qu'avec ses petits bras fragile, elle pouvait tuer un homme...
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MessageSujet: Re: Groupe Quino - Cours n°1   Sam 18 Déc 2010, 12:25

Le village commença à se dresser à l'horizon, des maisons firent leur apparition dans le paysage. Ellenya se demandait toujours ce qu'ils allaient faire là-bas, Phy avait déjà posé la question mais la guide ne lui avait pas répondu. Enfin, pas encore... Après tout, cela n'avait pas d'importance, ce village avait sûrement quelque chose de spécial pour que leur maître veuille les y emmener.

Miss leur demanda s'ils étaient fatigués, ce qu'Ellenya devina par la mine dépité des autres élèves. Cela paraissait après tout normal, un sprint demande de l'énergie et de l'adaptation à une certaine vitesse. Un sourire passa sur les lèvres du maître et elle n'attendit pas leur réponses avant de continuer.

-Je dis ça parce que j'entends des gamins qui nous scrutent. Nous sommes des voyageurs, et même si nous n'avons rien dans nos poches, ils vont vous attaquer pour vous détrousser. Je ne pense pas qu'ils soient bien méchants, mais cela fera l'occasion de voir ce que vous savez faire face à un adversaire, pour après travailler cela.

Elle avait raison. Et ce n'était pas étonnant. Un marchombre perçoit des infimes mouvement et il devine la présence de certaines personnes. Ellenya, elle aussi, avait entendu quelques petits bruissements et craquements de branches. D'accord. Ils allaient devoir combattre lors de leur premier cour. La guide savait ce qu'elle faisait. Ellenya se mit en garde le cœur battant à rythme régulier. Les adversaires se montrèrent.
Tout les trois étaient des brutes, remarque, ce n'était pas étonnant, avec le peu d'intelligence qu'ils avaient. Il n'était à vu d'œil pas très grands, mais imposants quand même. Le premier, un brun au yeux noir plus durs que de l'acier, était suivi par un blond et un colosse à la chevelure auburn. Haine. Mépris.

-Alors, mes p'tits agneaux... On se ballade tout seuls ? On n'a pas peur ? On devrait pourtant. On sait pas sur qui on peut tomber...


Ellenya serra les poings. Il commençait par de la provocation. Et c'était pitoyable. Trois brutes épaisses qui veulent de l'argent. Ellenya jeta un coup d'œil à Miss. La marchombre s'en allait. Mais Ellenya était sur qu'elle les regarderait combattre.

-...Alors on ne tente rien de stupide, hm, on est gentil et tout se passera bien.


Force. Colère. Celui qui ne tente rien n'a rien. Phy provoque. Namira a peur. Ellenya réfléchit. L'idée dans son esprit est maintenant devenue une certitude. Phy danse. Namira s'envole. Ellenya attend. Elle a sa technique. Elle attend.
Ellenya mettait tout son esprit dans sa concentration. Le brun, semblant être le chef de la bande, cherchait sa victime. Elle lui fit un sourire amusé:

-Je crois que c'est vous qui devriez avoir peur. Ah, et j'oubliais, tu devrais te refaire la face, je ne suis pas sûre de pouvoir la supporter longtemps.


Le colosse en question se tourna vers elle, un rictus hargneux barrant son visage.Il ne supporta apparemment pas la provocation. Ellenya, elle, fut contente de sa réplique.

-Oui, c'est à toi que je parle, face de Raïs!


Il n'hésita pas. Il passa instantanément à l'attaque.
Un premier coup de poing. Ellenya se rua sur le côté en une roulade, évitant de justesse le coup. Il se tourna vivement, Ellenya n'était plus là. Il n'eut que le temps de sentir une respiration derrière lui et un coup le cueillit à la nuque. Mais il avança, se retourna vivement et se jeta sur elle. Un coup de poing au visage. Un fin filet de sang coula sur la lèvre d'Ellenya, qu'elle l'essuya rapidement.

«Un combat n'est qu'un geste.»
Un geste. Ellenya recula, pris son élan...
Vie. Élan.
«En un seul geste»
Elle frappa avec toute la force qu'elle pouvait y mettre...
Espoir. Force.
«Un seul souffle»
Son pied décrivit une courbe parfaite...
Liberté. Harmonie.
«Tout peut être réglé»
Il frappa de plein fouet les côtes du colosse. Il s'écroula.

Ellenya sentit son cœur se serrer. Un demi-sourire passa sur ses lèvres tandis qu'elle regardait la brute, allongé. Elle tourna la tête vers Namira et Phy, tout deux avaient réussi, ou du moins réussi à mettre à terre leur adversaire.
Sourire. Fierté. Volonté.
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