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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Un maître et son élève [Terminé]

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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Un maître et son élève [Terminé]   Ven 28 Mai 2010, 01:02

Ce n’est pas simple.

Non, ce n’est pas simple de poser une première question. Parce que je n’ai pas eu l’habitude que l’on m’offre une réponse en retour. Mes précédents mentors n’étaient pas très… loquaces. Avec eux, c’était toujours la même chose : observer, recueillir, retenir, filer. En silence.

Parce qu’un espion n’est jamais sûr que de lui-même, parce que les informations qu’il collecte peuvent se révéler aussi tranchantes qu’une lame si elles tombent entre de mauvaises mains.
Ou de mauvaises oreilles.

Ce n’est pas simple !
Mais c’est étrange. Vous avez cette faculté de me fournir une réponse par un simple regard, et ça, c’est nouveau. Inexploré, mais appréciable. Ou alors, c’est un murmure que le vent emporte et que mon ouïe ne capte pas ; mais mes yeux, eux, voient et retiennent. Ils reconnaissent les syllabes qui flottent sur les lèvres. Ils les comprennent.
Je les comprends.

Ce jour-là, j’avais peur. Peur d’être déçue, peur de devoir me plier aux règles d’une perception nouvelle, celle des Marchombres. Peur de faire un premier pas vers l’inconnu. Et puis, en vous observant avec attention, au fil de ces quelques premières leçons, j’ai compris.

Un Marchombre ne suit pas de règles ; il les invente. Il les invente pour être heureux, pour vivre heureux, en communion parfaite avec la nature, les éléments, le monde. S’il se pose des objectifs, c’est uniquement pour pouvoir les dépasser. Pour accéder au but ultime d’exister par et pour soi-même. Pour évoluer dans un monde qui évolue à chaque minute, à chaque seconde.

Ce jour-là, j’ai accepté de vous suivre sur la Voie.


Vous expliquez, vous exécutez, vous observez. Un rituel qui s’est imposé de lui-même à travers nos épreuves, des épreuves que, vous-mêmes, vous avez connues. C’est assez difficile de vous imaginer élève. Comme si l’inexpérience ne pouvait pas s’accorder avec votre puissance. Et pourtant, vos yeux brillent souvent d’une nostalgie tantôt touchante, tantôt amusante ; et je me dis que, des réponses, vous en possédez.

J’ai besoin de réponses. J’ai besoin de savoir, de comprendre, c’est ma façon d’appréhender le monde, de m’imprégner de sa couleur. Et puis, la curiosité est immense en moi. J’ai envie de comprendre chaque chose sur laquelle je pose le regard. Pourquoi est-elle ainsi ? Pourquoi la nomme-t-on de cette façon ? Aurait-elle été la même si elle s’était appelée différemment ?

Les choses auraient-elles été différentes si mes cheveux n’avaient pas été bleus ?

Nuance agite les oreilles, sensible aux émotions qui bouillonnent en moi. Comment fait-elle ? Encore une question. Mais à qui la poser ? Vous chevauchez tranquillement à côté de moi, les yeux posés sur l’horizon montagneux. Force de la nature, indomptable, indomptée. Vous savez.
Moi, j’ai envie de savoir.
Et je me lance.


- Est-ce qu’un homme peut changer son destin ? Est-ce qu’il peut choisir d’emprunter une route pour devenir quelqu’un d’autre, où est-ce cette route qui le transforme ?

Sans cesser de regarder droit devant, vous penchez la tête sur le côté, légèrement, comme pour écouter une voix que vous seule êtes en mesure d’entendre. La mienne s’est tue pour devenir écoute.

Je suis écoute.


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 18/07 au 24/07]
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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Lun 07 Juin 2010, 14:25

    Elles chevauchent, dans l'immensité des collines, des montagnes, des plaines, qui s'étendent à perte de vue. Miss avait décidé, quelques semaines plus tôt, de se trouver enfin un cheval. Non, elle n'avait pas décidé. Elle était passée devant un pré, où paissaient tranquillement un groupe de chevaux. Les animaux n’avaient pas bougé, mais une seule jument avait levé la tête pour l’étudier, un instant, avant de juger qu’elle n’était pas un danger, et qu’elle se remît à son tour à brouter, tranquillisant encore plus le reste du troupeau. La jeune femme les avait observés, ces quelques équidés qui s’ébattaient avec bonheur dans un paddock immense, et surtout rempli d’herbe. Leurs robes étaient luisantes et leurs poils en pleine santé, tandis que leurs formes arrondies montraient qu’ils ne manquaient de rien. Miss avait souri, avant de s’élancer dans une course folle vers la maison qu’elle avait repérée, un peu plus loin. Ce n’était pas tant une maison, mais plutôt une sorte de haras, un immense élevage, dans le plateau d’Astariul. Elle était passée entre plusieurs près assez proches, avant d’enfin parvenir jusqu’à l’immense portail en bois de l’entrée dans le domaine. Souriant, elle aperçut un jeune homme qui était en train de curer un immense boxe – certainement un boxe de poulinière – et s’était approchée de lui, lui tapotant sur l’épaule pour attirer son attention. Ce dernier sursauta et se retourna vivement, regardant, affairé, les deux chiens dans la cours, qui n’avaient pas bougés. Levant les yeux vers Miss, il s’était doucement redressé, et elle avait vu dans ses yeux qu’il ne trouvait pas ses mots. Juste un instant. Et finalement, il lui demanda :

    - Que puis-je faire pour vous ?

    Miss lui avait souri, toujours aussi sereine. Elle n’avait pas peur de ce que l’autre pouvait penser d’elle, mais à dire vrai, elle n’en avait pas grand-chose à faire non plus. En effet, elle était en train de le détailler dans sa globalité, notant ses avant-bras musclés, ses pectoraux assez développés, ses cheveux mi-longs ramenés en une queue de cheval, mais surtout, ses immenses yeux d’un vert profond. Plantant son propre regard violet dans celui du jeune homme, elle trouva simplement en lui une passion inconditionnée pour les chevaux, et cela lui plut. Alors, elle répondit simplement :

    - J’aurais aimé voir vos produits, si cela ne vous gêne pas…

    - Vous souhaitez acheter, mademoiselle ?

    - Je n’ai pas l’intention d’acheter, mais j’ai l’intuition qu’ici est le cheval qui me correspond. Je ne sais pas comment il est, ni son caractère, c’est pour cela que j’aurais voulu tous les voir…


    Le garçon lui sourit, et l’invita finalement à le suivre, posant de manière sécurisée sa fourche contre le mur. Il fit d’abord le tour des boxes, qui étaient en réalités tous les boxes de poulinières, avant de l’emmener dans les prés où jouaient les autres chevaux. Il fit tous les âges : des plus âgés, qui avaient une quinzaine d’années, jusqu’aux plus jeunes, qui avait un an et demi. Miss les observait tous, tranquille, juste posée, confiante. Ils étaient tous magnifiques et étaient entourés d’un bien-être qu’elle n’avait presque jamais vu dans toute sa vie, pour les chevaux. Après tout, ils ne pouvaient qu’être heureux : ils avaient de la nourriture à leur guise, et surtout des conditions de vie très proches de leur nature profonde. Cet élevage était parfait, et Miss comptait y revenir, pour choisir un jour un cheval à ses apprenties. Bon, après tout, il n’y avait que Lyan qui n’avait pas encore de cheval à elle, mais c’était ici qu’elle viendrait en choisir un pour elle. Ou qu’elle emmènerait Lyan chercher le cheval qui lui conviendrait. Quelque chose comme cela, en tout cas. Et alors que cela faisait déjà plusieurs prés qu’ils approchaient, et alors qu’à chaque fois les chevaux venaient au petit trot les rejoindre, ils passèrent devant un autre immense pré. Miss fronça les sourcils. Quelque chose à cet endroit l’attirait, et elle n’accorda pas un regard au jeune palefrenier qui l’avait accompagnée jusque là. Cependant, ce dernier ne s’autorisa aucun commentaire et ne fit que la suivre dans le pré.

    Aussi silencieuse que l’air, Miss s’avançait vers une sorte de bosquet qu’il y avait non loin, au centre du pré. Quelques chevaux y profitaient de l’ombre, en ce début d’après-midi, et elle s’y enfonça à son tour, les prévenant d’un claquement de langue. Tous les animaux levèrent la tête brusquement et regardèrent dans sa direction. Elle aperçut leur tête racée et sourit, tout en se rapprochant. Un des animaux renâcla, et Miss tendit naturellement ses muscles, prête à réagir. Un hennissement retentit un peu plus loin, et un autre cheval fouailla de la queue. Elle fronça les sourcils, s’approcha, leur parla pour les rassurer. Soudain, tous les chevaux partirent au grand galop, sortant du bosquet et s’étalant dans le pré, se dispatchant. Elle soupira. Jusqu’à voir, à travers les feuillages, une forme qui s’approchait d’elle. Intriguée, elle devint tout à fait immobile, laissant le cheval s’approcher d’elle. C’était un magnifique animal, assez grand – il devait avoisiner le mètre soixante-dix au garrot – à la robe brun cuivrée, et avec une immense belle-face, lui prodiguant deux yeux vairons. La tête concave, l’encolure naturellement enroulée, la queue implantée haute, les membres fins mais puissants, une arrière-main profonde et ronde, ce cheval était en excellente forme physique. Mais ce n’était pas cela qui attirait l’attention de Miss. Non, c’était l’aura qu’il dégageait. Elle sentait la sienne irrésistiblement attirée par celle de l’animal, et sentait aussi celle de l’animal attirée par la sienne. Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas. L’animal vint poser ses naseaux sur son épaule, signe de confiance absolue. Miss tressaillit. Le lien était créé.

    Deux vies, qui s’écoulent
    Une vie, qui les suit
    Les unissent…

    Naturellement, Miss se glissa le long de l’encolure de l’animal, posa sa propre tête contre son encolure, lui montrant elle aussi la confiance absolue qu’elle avait en lui. Le lien était créé. C’était lui qui serait avec elle. Parce qu’elle refusait de se dire qu’il était à elle. Elle se sentait aussi à lui qu’elle le sentait à elle. Ils s’appartenaient. Soupirant, elle se tourna vers le palefrenier, qui hocha simplement la tête, alors que dans ses yeux brillaient une lueur admirative. Le cheval que Miss prendrait avec elle était en réalité une jument, de trois ans. Elle était née et avait vécu dans l’élevage, ce qui attestait de sa santé parfaite. Et alors, elle était revenue jusqu’à l’Académie. Tranquille, et le lien tissé entre elle et la jument, dénommée Nyu, en était devenu inébranlable. Miss avait découvert qu’elle pouvait s’adresser à elle grâce à son aura, que le Rentaï lui avait permis de contenir. La jument avait une aura similaire, c’était un fait. Et les deux s’entremêlaient aisément. Ainsi, bien que la jument fut un minimum dressée, Miss pouvait lui demander plusieurs choses alors qu’elle-même n’avait rien comme contrainte sur la jument. Elle avait décidé de ne pas entraver la liberté de la jument et de lui accorder son entière confiance, tout en sachant que le lien qui liait leur aura était bien plus fort que tout.

    Miss pensait à tout cela, en chevauchant, aux côtés de Syndrell. Elles étaient parties toutes les deux, à la demande de son apprentie, même si Miss aurait aimé que les deux autres fussent aussi là. Elle sentait des questions bouillonner dans l’esprit de son apprentie, elle sentait sa fébrilité, elle la percevait, cela était palpable, dans l’air. La Marchombre se demandait pourquoi Syndrell avait voulu passer du temps avec elle. Certes, il y avait ces questions, évidemment. Et Miss était heureuse que la jeune fille osât lui poser des questions. Mais les deux autres apprenties auraient aussi pu profiter de ces questions pour poser les leurs… Peu importait. Ce qui comptait, c’était l’avancement sur la Voie. Miss ne menait aucune préférence sur ses apprenties, elles étaient simplement toutes différentes. Sous elle, elle sentit Nyu renâcler doucement, et elle sourit. Se tournant vers son apprentie, elle laissa cette dernière poser les questions qui lui torturaient l’esprit, un sourire énigmatique sur le visage. Ses yeux, de ce violet irisé, étaient posés sur le lointain de la plaine. Des plateaux. Miss sourit.


    - Je ne crois pas en la notion de Destin. Rien n’est tracé. Tout est à dessiner, et à vivre. On ne devient pas quelqu’un d’autre, jamais. On reste soi, mais on évolue. On grandit. On ne peut pas lutter contre sa nature profonde. On se doit de l’extérioriser. Pour être soi, et non pas le pâle reflet de ce que l’on est réellement… La route fait évoluer, mais en aucun cas elle nous fait devenir quelqu’un que l’on n’est pas. Parce que la Nature a tous les droits, et notre propre nature ne peut pas être enfermée très longtemps…

    Miss sourit. Non, pour elle, le destin n’existe pas. Il n’y a que l’Harmonie, et le Hasard. Le chemin que tout un chacun suivait était unique, il ne pouvait pas y avoir de destin, c’était justement contre-nature. Parce qu’il y a l’évolution. Parce que rien n’est prévisible. Parce que l’adaptation est la capacité phare de l’être humain. Du Marchombre…
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Jeu 10 Juin 2010, 00:07

Sourire.
Première réponse.
Paroles.
Réponse murmurée qui se perd dans le vent.
Et en moi.

Vous ne croyez pas au destin ; moi non plus. Du moins, pas en un destin figé.
Car c’est bien une force indicible, un élan irrésistible qui m’a mené tout droit à l’Académie.

On ne devient pas quelqu’un d’autre, jamais.

Devenir quelqu’un d’autre ? N’être plus moi ?
Je l’ai souhaité cent fois. Il ne fait pas bon être un orphelin dans les rues d’Al-Jeit. Encore moins un orphelin aux cheveux bleus comme le ciel. A huit ans, on ne fait pas la différence entre le normal et l’anormal, mais on connait celle qu’il y a entre le bien et le mal.
Le bien, qui vient d’un sourire, d’une parole gentille murmurée dans un souffle de vent.
Le mal, brillant d’un regard, brûlant d’un coup de poing.
Chacun d’entre eux a renforcé ma détermination. Un jour, forcément, je ne serai plus le vilain petit canard…


* * * * * * * * * *


Al-Jeit.
Capitale de l’Empire, elle dresse fièrement ses multitudes de tours effilées vers le ciel, comme un par défi. Cité de lumière qui ne vaut que par elle seule le droit de régner en maître sur la plaine de l’est. Dans ses rues parfaitement proportionnées se presse une foule bigarrée, concert de cris, de paroles et de murmures qui animent la cité d’un joyeux brouhaha.
La journée bat son plein sur la place qui donne sur la porte d’Améthyste. Des commerçants y ont installés leur étals et vantent leurs produits à grands renforts de cris : livres, bijoux, pierres précieuses, étoffes chamarrées ; tout n’est que régal pour qui sait ouvrir les yeux. Nombreux sont les enfants qui courent en se chamaillant, bousculant fréquemment les passants sans prendre la peine de s’excuser. Ces derniers, habitués à ce joyeux manège, ne se rendent pas compte qu’ils viennent d’être soulagés de leur bourse…

Parmi la cohue, une fillette traîne la patte. Elle doit avoir dans les huit ans, mais sa maigreur et sa petite taille ne lui en font paraître guère plus de six. Une brise chaude souffle dans la cité, promesse d’un été ensoleillé, pourtant elle tient fermement la capuche de son manteau rabaissé sur son visage. Tant et si bien qu’invisible, elle frôle les gens qui se pressent devant les échoppes, dérobant bourses et bijoux sans le moindre mal. Jusqu’à ce que son regard tombe sur un étal…

C’est celui d’un souffleur de verre. Assis derrière sa table, il surveille les passants tout en fumant la pipe. Subjuguée, l’enfant s’approche doucement. D’un côté, une nappe verte agrémentée de petites boules de mousse accueille les animaux de la forêt : cerfs aux magnifiques ramures, sangliers aux larges défenses, renards à la queue frémissante. De l’autre, le souffleur a installé une nappe jaune et versé du sable pour y placer d’étranges créatures que la fillette n’a encore jamais vues. Et, au milieu de la table, sur fond de tissu bleu, étaient les baleines, les dauphins et les cygnes.
Ballet de figurines incroyablement ciselées qui scintillent doucement sous les rayons du soleil.
Reflet improbable dans les yeux dorés de l’enfant.
Elle sourit imperceptiblement, tend une main hésitante, effleure du bout des doigts l’ours qui se dresse sur ses postérieurs.
Brusque remous dans la foule. Un homme heurte la fillette, qui bascule en avant. Se rattrape de justesse.
Trop tard.

L’ours a basculé, lui aussi. Et aucune force ne vient interrompre sa chute avant qu’il ne touche le sol pour exploser en une myriade d’étoiles de verre.
Le souffleur de verre n’est pas le seul à avoir vu la foule emporter l’enfant. Les témoins sont nombreux, le bruit du verre qui se brise a attiré l’attention. Mais dans son mouvement, la capuche est tombée, révélant une chevelure d’un bleu incroyablement vif.
Des cheveux bleus. Un air coupable.
Etrange étrangère.
Enfant coupable.


- Espèce de sale…

La gifle la décolle du sol. Ce n’est ni la première, ni la dernière.
Mais plus tard, lorsqu’elle contemple dans le creux de sa paume les bouts de verre qu’elle a eu le temps de ramasser – ils ont mordu jusqu’au sang dans sa peau lorsque, sous la douleur de la bastonnade, elle a serré les poings - , elle pleure.
De colère.

Et jure, sur le sang qui goutte sur ses poignets, le long de ses bras si maigres.
Il viendra, le jour où elle ne sera plus la même.

Jour de changement.
Nouvelle naissance.
Amer espoir…



* * * * * * * * * *


Nuance renâcle et je sursaute.
Cligne des yeux, peinant à reprendre pied dans la réalité.
Force silencieuse, vous chevaucher à mes côtés, offrant une présence réconfortante à un point tel que je sens les battements de mon cœur calmer leur course effrénée.
Nyu piaffe joyeusement, répondant à Nuance et me tirant un sourire. J’aime cette petite jument, le lien que l’on devine entre elle et vous.
Immense.

Et je laisse mon regard vaguer sur les montagnes. Mon univers, celui où, jusqu’à ce que mes pas me conduisent à l’Académie, je n’étais le vilain petit canard de personne. Mais je n’y ai vécu assez longtemps pour me défaire de cette idée de changement.

On ne peut pas lutter contre sa nature profonde. On se doit de l’extérioriser. Pour être soi, et non pas le pâle reflet de ce que l’on est réellement…

Qui suis-je, en réalité ? L’original, ou son pâle reflet ? Je ne le saurai peut-être jamais.
Une chose est sûre.
Avec vous, je suis quelqu’un. Là, maintenant, tout de suite, j’arpente la Voie et je suis moi.
Syndrell Ellasian.
Apprentie marchombre.


- Mais alors, si ce n’est pas pour changer, quels sont les buts d’un marchombre ? Evoluer ? Existe-t-il une limite à cette évolution ?

J’ai posé ma question sans détacher mon regard des montagnes mais, du coin de l’œil, j’ai perçut un mouvement.
Coureur.
Si nous poursuivons sur notre lancée, il va nous apercevoir et charger.
Si nous nous arrêtons…

Nous continuons. Parce qu’un marchombre ne connait pas de limites.
Déjà, les prémices d’une réponse se forment dans mon esprit, comme s’il avait fallu que je pose ma question pour en comprendre réellement le sens. Mais déjà, un lien unique s’est formé – lien inexpugnable, force inconcevable et indicible.

Partage.
Entre un maître et son élève.
Je surveille le coureur, mes doigts sont déjà sur les lames.
Mais je suis redevenue écoute.

__________________________________________

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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Ven 02 Juil 2010, 16:04

    - Syndrell...

    Tous les Marchombres ne poursuivent pas les mêmes buts, n'ont pas les mêmes rêves. Tout ce qui compte, c'est d'avancer sur la Voie. Toujours plus loin. Toujours plus haut. Tout le reste est particulier à chacun.

    Parce que le mot évoluer ne se conjugue pas tout seul : évoluer vers où ? Quand ? Pour atteindre quoi ? Evoluer ne suffit pas...



[Désolée pour cette réponse tardive et courte, mais je ne savais pas trop quoi dire d'autre xD ]
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Dim 04 Juil 2010, 17:57

- Syndrell...

Tous les Marchombres ne poursuivent pas les mêmes buts, n'ont pas les mêmes rêves. Tout ce qui compte, c'est d'avancer sur la Voie. Toujours plus loin. Toujours plus haut. Tout le reste est particulier à chacun.

Parce que le mot évoluer ne se conjugue pas tout seul : évoluer vers où ? Quand ? Pour atteindre quoi ? Evoluer ne suffit pas...


Un coup d'oeil. J’ai eu peur que vous ne vous contentiez d’une de vos éternelles réponses sibyllines, mais je comprends alors qu’en acceptant de faire ce détour avec moi, vous avez accepté de me prêter une oreille attentive. De m’offrir des réponses. Des vraies réponses. Et c’est tout ce qui importe.

Vraiment tout ? Pensive, je laisse à nouveau mon regard vaguer à l’horizon. Ecouter n’est pas tout, non. Encore faut-il que je tire un enseignement de ce précieux échange. Vous n’êtes pas là pour me transmettre une opinion, la vôtre, mais pour m’amener à construire la mienne. Vous êtes le guide, simplement le guide…


- Je crois que je comprends. Je suis marchombre, me mesurer à d’autres marchombres peut me faire gravir un échelon, combattre des mercenaires peut me faire avancer sur la voie. Indéniablement. Mais il y a des limites à la compétition. Une fois mon ennemi ou mon frère d’arme vaincu, comment continuer à évoluer ?

A votre tour, vous êtes écoute et moi, je suis parole.
Et le silence avec lequel vous accueillez ma pensée m’encourage à poursuivre.


- Tandis que si je cherche à me dépasser, moi, et non les autres, je suis certaine de ne trouver aucune limite. C’est un défi éternel, de ceux qui ne s’achèvent que lorsqu’on meurt. Et pour me dépasser, je dois me connaître. Non. Je dois me reconnaître. M’accepter, telle que je suis, et non pas telle que je souhaiterais être. C’est à peu près ça, non ?



[ Je suis désolée si je te donne du fil à retordre... Là n'est pas dans mes intentions ! ]



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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Lun 05 Juil 2010, 11:09

[Non, du tout, au contraire, ça fait du bien à mes méninges XD ]

    - C'est cela, Syndrell. Mais il ne faut pas oublier qu'un long chemin nous attend, quoi que nous ayons déjà traversé. Il reste toujours plus à apprendre, quoi qu'on ai appris ! C'est cela, le plus merveilleux...
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Lun 05 Juil 2010, 12:16

[ Parfait ! Je vais torturer tes méninges encore un petit peu, alors. Après tout, tu nous rends bien la pareille en cours...! ]

Un long chemin à parcourir.
Je souris, indéniablement heureuse. Parce que je comprends que c’est ici, au milieu de nulle part, c’est ici, avec vous, que je suis véritablement moi-même. Moi, Syndrell Ellasian, apprentie marchombre. Et cette soudaine prise de conscience déclenche en moi une incroyable tempête qui balaie la peur, les doutes, les angoisses. La petite fille aux cheveux bleus, l’enfant rejetée, l’adolescente exploitée n’est plus qu’un lointain souvenir, soigneusement rangé dans un tiroir de ma mémoire.
Ce n’est plus qu’un fantôme du passé.

Elan de certitude, je tourne mon regard vers l’avant. J’ignore où nous allons, j’ignore où je vais, moi. Tout ce que je sais, c’est que le chemin est long, semé d’embûches, parsemé de rencontres, saupoudré de merveilles. Tout ce que je sais, c’est que ce chemin me plait. Qu’il est mien. Qu’il le sera tant que je serais moi.

Nuance et Nyu cheminent tranquillement, alternant pas et trot selon l’humeur de leurs cavalières. Il fait bon. J’ai parfois l’impression que le Temps s’est arrêté, qu’il a suspendu son souffle, juste pour me permettre de vivre ces précieux instants, de les ancrer en moi solidement, de les graver autant dans ma mémoire que dans mon cœur. Mais le soleil poursuit sa descente inexorable vers l’horizon, prêt à plonger derrière la chaîne de montagnes dont l’arête de dessine sur un fond de couleur allant de l’orangé le plus pâle au violet le plus pur.

Silencieuse, vous chevauchez à mes côtés.
Ame qui guide.
Ame qui veille.
Pourtant vous ne cherchez pas à m’imposer la moindre route. Sans que les rôles soient inversés, vous me laissez aller où bon me semble. Vous me laissez doucement prendre conscience de cette voie que je peux sentir sous mes pas, que je peux toucher du bout de mes doigts. Vous me laissez trouver les bonnes questions et parfois même, trouver les bonnes réponses.

Elan de reconnaissance, je rapproche Nuance de Nyu.
Pour briser le silence d’une nouvelle question.


- J’ai entendu parler d’Ellundrill Chariakin, mais uniquement par des rumeurs et les rumeurs, quelles soient justes ou non, ne sont que des murmures. Pourriez-vous m’en dire un peu plus à son sujet ?

Ellundrill Chariakin.
Véritable légende dont je n’ai entendu parler que très récemment, et qui m’intrigue. Les marchombres sont des légendes, pour moi. Vous êtes une légende. Comment l’un d’entre nous a-t-il pu créer autant de remous dans cette Harmonie qui nous lie ?


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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Jeu 08 Juil 2010, 22:38

    - Comme tu le dis si bien, ce sont des rumeurs. Personne ne sait si elle a réellement existé, mais si c'est le cas, c'était la Marchombre sans doute la plus avancée sur la Voie, qui l'a ouverte à tous ses successeurs.

    Il n'y a aucun indice qui atteste son vécu, mais une phrase en particulier marque les esprits lorsque l'on parle d'elle, c'est la dernière phrase qu'elle aurait prononcé avant de mourir : "Je vais enfin commencer à apprendre...".

    Elle aurait été aussi la première à chevaucher la brume...
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Lun 12 Juil 2010, 09:27

Et vous, est-ce que vous avez déjà chevauché la brume ?
Ma question reste muette. Je ne suis pas certaine de vouloir la poser, peut-être parce que la réponse appartient à un domaine bien trop abstrait, bien trop lointain ; c’est un concept que je peux prêter à une légende, et que je vous prête sans aucune difficulté parce que je vous imagine bien parler à la manière d’Ellundril Chariakin. Vous aussi, vous pourriez entrer des les mémoires…


- Commencer à apprendre… Si la mort est un commencement, la vie n’est-elle donc qu’une introduction ?

La vie, la mort… Deux mondes qui se rejoignent intimement à un moment donné de notre existence, et qui me fascinent de la même manière. Je n’ai pas peur de la mort. Je ne prétends pas que je ne serais pas effrayée devant cet instant où la vie pourrait très bien quitter chaque parcelle de mon corps et de mon âme, mais à mon avis, il s’agit surtout d’appréhension. C’est avec curiosité que je considère ce qu’il y a après la vie. Ellundril Chariakin savait-elle ? Avait-elle une idée de ce qui l’attendait ? Avait-elle peur ? Hâte de « commencer à apprendre » ?

Nous chevauchons dos au couchant, à présent. La nuit tombe, inexorable rideau de fraîcheur et d’ombre ; la conversation touche à sa fin. Attentive aux bruissements qui accompagnent notre tranquille progression, j’inspire à fond, bras écartés, yeux clos, cherchant à m’imprégner de cet instant unique et incroyablement grisant. Pour la première fois depuis longtemps, je peux savourer les réponses apportées à mes questions, des questions que ne me suis pas forcément toujours posées, mais qui avaient besoin d’être considérées.


- Avez-vous déjà frôlé la mort de près ? Et eu cette impression qu’une page se tournait, que quelque chose était sur le point de commencer ?

Ombres de nuit.
Murmure du vent.
Ecoute. Je suis écoute.


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Mer 14 Juil 2010, 20:37

    - J'ai déjà touché la mort du bout des doigts, Syndrell. Une page se tourne à chaque vie qui s'entame, à chaque choix que l'on fait. Nul besoin de la mort pour tourner une page...


[Désolée de te répondre comme ça à chaque fois, mais je ne sais pas quoi diire de pluus XDD

* La grosse quiche du moment, t'en veux un bout ? * XD ]
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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Dim 18 Juil 2010, 22:26

Je ferme les yeux.
Juste pour retenir encore quelques secondes de ce fabuleux entretien qui s’achève sous un rideau de nuit étoilée.


- J'ai déjà touché la mort du bout des doigts, Syndrell. Une page se tourne à chaque vie qui s'entame, à chaque choix que l'on fait. Nul besoin de la mort pour tourner une page...

Vous n’avez pas tort… Une nouvelle page vient de se tourner, alors que notre campement est en vue. Mais l’idée de comparer une vie à un livre me plait. Je pense même que si certaines pages sont probablement déjà écrites, d’autres ne le sont pas encore ; c’est à nous de faire couler l’encre, à notre manière…

Nuance et Nyu s’arrêtent et nous mettons pied à terre. Par-dessus la selle de ma jument, je croise votre regard et me fige. Je cherche mes mots. N’en trouve aucun qui convienne à ma pensée. Alors je pense, et je laisse mes yeux parler, comme j’ai l’habitude de le faire.

*Merci. Merci d’ouvrir cette voie pour moi. De me guider comme vous le faites. De veiller à ce que je ne trébuche pas. De m’écouter. D’être là, tout simplement… Merci.*

Un sourire.
Lien extraordinaire entre un maître et son élève.
Un respect qui ne s’effacera jamais.


[ Et merci pour la part de quiche, elle était excellente ^^ ]

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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MessageSujet: Re: Un maître et son élève [Terminé]   Jeu 22 Juil 2010, 19:15

    Miss sourit à son apprentie, tandis qu'elles continuaient à avancer, au pas, sur le dos de leur monture respective. La jeune Marchombre appréciait le temps passé avec son élève, d'autant que cela lui permettait à elle aussi de réfléchir sur certaines choses. Elle ne pensait pas voir les choses de cette manière, de cet angle qu'elle avait montré à Syndrell. Pourquoi ? Toujours, encore et toujours, à cause de cet instinct qui la guidait, à chaque pas. Un pas, puis un autre, et ce n'était pas tant de la réfléxion, mais son indéfectible instinct, cette chose dans son ventre, qui la poussait à faire certains choix. Elle, elle réfléchissait si il valait mieux le suivre totalement ou non, si des choses n'étaient pas cachées derrière les choix. Parce que pour assumer les conséquences de chacun de ses choix, il faut pouvoir les prévenir, et les voir venir, justement. Elle soupira, tandis que l'endroit où il était évident qu'elles allaient faire leur camp s'approchait, et s'offrait à leurs yeux. Miss sourit, tranquille, tandis que ses doigts vinrent se glisser dans la crinière aux crins fins de sa jument, qui souffla à son tour de bien-être. Nyu renâcla un instant, secouant la tête doucement comme pour se réveiller, tandis que ses petits oreilles rondes se pointaient vers l'avant, signe qu'elle avait vu quelque chose. Sous elle, Miss sentit les muscles de la jument se tendre légèrement, et sourit, continuant à lui flatter l'encolure doucement. Nyya laissa ses mains glisser sur la robe soyeuse de la jument, tranquille, tandis que Syndrell s'arrêtait à côté d'elle, avant de descendre. Alors, l'étincelle dans le regard de son apprentie n'échappa pas à Miss, qui lui adressa un sourire.

    Elle y lut toute la gratitude de la jeune fille, et lui sourit à son tour, la laissant découvrir sa propre gratitude à son égard, parce que c'était aussi grâce à elle, à Tara et Lyan qu'elle continuait d'avancer, et qu'elle était heureuse. Simplement. Dans un soupir, Miss enleva tout le harnachement de sa jument, l'attacha à un arbre, avant de faire le feu de camp, pour manger. Mais elles n'avaient pas de quoi faire cuire... Alors, dans un geste fluide et exempt de doute, Miss dégagea son arc de son dos, encocha une flèche et tira. On aurait pu croire qu'elle n'avait pas visé, et le geste n'avait pas duré deux secondes, mais sur le sol, à une dizaine de mètres de là, gisait un lapin transpercé d'une flèche. Rapide, la Marchombre alla le chercher, et le dépeça à l'aide de son apprentie, avant de le faire cuire, simplement. Puis, souriant, elle huma l'odeur délicieuse qui en émanait, avant de dire à son apprentie, d'un ton doux comme un murmure :


    - Je partirai demain matin, Syndrell. Le vent m'appelle...

    Ce qui était vrai. Parce qu'elle était de plus en plus persuadée qu'elle devait retourner dans la forêt Maison. Retrouver sa mère adoptive... A cette pensée, un sourire se dessina sur ses lèvres, avant qu'elle ne mâchât tranquillement la viande du lapin qui avait fini de cuire, et de s'étendre sur le sol, près du feu, même si la nuit n'était pas froide...



[Désolée pour ce RP court, et aussi pour l'arrêt du RP, mais je dois bien avouer que j'ai de moins en moins d'inspiration, et ça m'embête vraiment de te faire des RPs comme ça... ^^' ]
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