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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Humo - Cours n°3

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MessageSujet: Groupe Humo - Cours n°3   Dim 06 Juin 2010, 08:45

Parce que toujours le volcan sommeille...


C'était un coucher de soleil. Un majestueux coucher de soleil, alors que la boule de feu s'éteignait lentement derrière les montagnes, à l'horizon, si lointain. Le ciel était paré de ses dernières couleurs chatoyantes de la journée, et le vent dans les arbres créait une douce mélodie, cristalline et tendre, presque. Rubis était simplement perchée en haut de la plus haute tour du Domaine, les pieds dans le vide, le menton en avant pour sentir le vent venir se loger dans son cou et sous sa masse chevelue. Elle attendait, observait juste le ciel, et pensait. Elle pensait à son parcours jusque là. Toute gamine, elle avait été emprisonnée, aliénée. On lui avait fait apprendre ce que l'on voulait, mais jamais en lui demandant ce qu'il lui plaisait. On lui avait imposé tout un tas de contraintes qu'elle s'était toujours efforcée de repousser, pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Parce qu'elle avait toujours eu l'instinct de résister à tout ce que l'on pouvait lui imposer. A ce moment-là, elle ne savait pas ce qu'elle était, elle savait juste qu'elle était un cobaye, une expérience à laquelle on faisait subir toutes sortes de contraintes, comme pour tester ses limites. C'était d'ailleurs à peine à l'âge de dix ans qu'elle avait tué pour la première fois l'un de ses entraîneurs, ou plutôt "professeurs". Après, tout n'avait plus été que rébellion. Toujours, elle avait tout fait pour venir à bout de tout ce qui la contraignait. Jusqu'à parvenir à s'enfuir, enfin. Elle n'avait suivi les conseils de ses tuteurs que pour devenir plus forte, et un jour pouvoir partir, justement. Elle y était parvenue. Alors, elle ne savait plus vraiment ce qu'elle avait fait. Elle se souvenait d'être rentrée dans un bâteau, et d'être arrivée en Gwendalavir. Et après, un Mentaï était venu la chercher. Et elle était arrivée au Domaine.

Soupirant, la jeune créature laissa son souffle se mêler au vent, et ferma les yeux, se délectant des courants d'air frai qui balayaient la tour, sous les derniers rayons du soleil. Elle aimait cette ambiance qui régnait le soir, alors que l'astre de feu allait se coucher, et qu'il semblait embraser le monde entier. C'était chaleureux, et surtout, les couleurs, chatoyantes, lui rappelaient indubitablement le feu qui se répandait dans une forêt, créant panique et désespoir sur son passage. Elle sourit à cette pensée. Mais alors que le soleil disparaissait tout à fait à l'horizon, elle poussa sur ses bras comme pour se jeter dans le vide. Se tournant à la dernière seconde, ses doigts attrapèrent la roche avec vivacité et elle commença simplement à descendre cette paroi, immense, en réalité. Ses écailles crissaient légèrement lorsqu'elles rencontraient la pierre, mais cette dernière était assez tendre, et s'effritait facilement sous ses doigts, alors elle n'avait pas à serrer les dents devant une sensation bien plus que désagréable. Elle allait rejoindre Jennyssie, à laquelle elle avait finalement donné rendez-vous aux écuries. Cela faisait peu de temps que la Mercenaire avait finalement acquéri une jument qui n'avait pas peur d'elle, et qui était même indifférente à sa présence. Elle ne comprenait pas réellement comment c'était possible, tout en sachant pourtant que certains chevaux étaient bien plus tolérants que d'autres. Mais ce qui était certain, c'était qu'elle pourrait désormais accompagner son apprentie à cheval, et lui apprendre de nouvelles choses ainsi, car jusqu'alors, Rubis n'avait jamais monté à cheval et donc ne pouvait pas dire grand chose de plus à Jennyssie pour l'aider à faire les exercices.

Oh, la Mercenaire avait en effet pris quelques cours, et c'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait laissé autant de temps entre l'examen de Jennyssie et ce cours-là, pour pouvoir elle-même s'améliorer et pouvoir ainsi apprendre des choses à son apprentie. Son pied toucha la terre, ce qui la ramena à la réalité, au présent. Souriant, de ce sourire carnassier qui lui seyait si bien, la jeune créature partit en courant à grandes foulées vers les écuries. En arrivant, elle attendit Jennyssie qui ne tarda pas non plus, et lui expliqua qu'elles allaient prendre des chevaux pour commencer. Ainsi, elles s'occupèrent de leur monture, avant de les enfourcher presque gaiement. La jument que Rubis avait dénommée Grosse à cause de sa taille immense - un peu plus de deux mètres au garrot - était vraiment étrange, mais la Mercenaire s'y accoutumait avec aisance, et elles purent ainsi marcher et trotter sans difficulté. Puis, évidemment, elles galopèrent. Longtemps, qui plus est. Les deux chevaux étaient assez endurants, donc elles purent se permettre de galoper une bonne heure et demie, avant que Rubis ne décidât de s'arrêter. Il faisait nuit noire désormais, et elles étaient sorties de Ombreuse. Se tournant vers son apprentie, l'Envoleuse lui sourit, avant de lui dire qu'elles allaient donc monter le camps à cet endroit. Il ne leur restait qu'une demie-douzaine d'heure de sommeil avant le lever du soleil, mais cela ne dérangeait pas le moins du monde la créature, qui demanda toutefois à son apprentie de faire quelques passes avec son poignard avant de se coucher, de réussir à toucher un tronc d'arbre avec une distance de plus de vingt mètres...

Flammes chatoyantes ondulant dans le creu d'une nuit...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Dim 06 Juin 2010, 19:04

Jennyssie avait passé quelques jours au domaine, profitant de ce moment de répit qu'elle s'était accordé pour s'entraîner, encore. Elle ne se lassait pas. Elle avait comme l'agréable impression que progresser sur la voie éloignait autant son père que Liro. Et elle commençait enfin à pouvoir profitait de la vie plutôt que de se préoccuper de la mort. Certes, la haine et l'incroyable envie de vengeance rythmait ses nuits. Mais elle voulait continuer à avancer, sachant qu'il était possible qu'elle ne retrouve jamais l'assassin de son frère. En fait, c'était une certitude. Elle ne l'avait jamais vu, elle savait simplement que c'était un marchombre, mais elle n'avait aucun moyen de le reconnaître. Et de toute façon, il mourrait bien un jour, peut-être même tué par l'un de ces mercenaires assoiffé de sang qui étaient si semblable à la jeune fille. Elle aimait cet endroit. Ici, elle ne se sentait plus aussi différentes des autres. Disons même qu'elle se sentait bien. Elle était heureuse. Elle s'en était rendu compte peu de temps auparavant, et ça l'avait surprise, puisque quelques mois plutôt, elle s'était menacé de mettre fin à ses jours pour rejoindre ceux qu'elle aimait. Oui, elle avait des croyance plutôt... Spéciale... Et puis finalement, elle s'était tombé amoureuse, elle s'était même trouvé une amie, et alors elle avait laissé tombé cette idée stupide. Elle aimait ce monde. Quoi qu'il y ait après la mort, quel que soit le monde d'après, elle aimait trop celui-ci.

Elle se glissa hors des dortoirs. Elle avait passé plus d'une heure assise sur l'un de ces lits, à réfléchir. Ce qui avait achevé de lui faire croire ce qu'elle avait pensé jusque la. Elle avait changé. Plus qu'elle ne l'aurait jamais imaginé. Intérieurement. Elle était simplement plus heureuse, plus tolérante. Moins agressive, peut-être, mais ça, il était même possible que ce soit le contraire. Non, en fait, elle continuait à tuer, par plaisir, elle se jouait toujours des gens, mais quelque chose de plus fort avait changé chez elle. Quelque chose qu'elle n'arrivait pas à identifier. Pas encore. Elle dévala les marches en courant, traversa les couloirs d'un pas vif qui témoignait de sa bonne humeur, et elle entra dans l'écurie.

Rubis était déjà la. Un immense sourire éclaira le visage de la jeune fille. Oui, elle avait envie d'apprendre, d'avancer, toujours, encore, plus loin, toujours plus loin. Elle s'était engagé sur la voie et avait avancé comme une flèche. Une flèche qui n'avait pas encore finit sa course folle. L'envoleuse lui avait alors expliqué qu'elles allaient prendre des chevaux. Jennyssie fut assez surprise que Rubis en prenne un pour elle, et apparemment, celui ci n'avait pas peur d'elle. Elle choisit une jument fine et élancé qui s'appelait apparemment Thunder, et l'a prépara rapidement. Et puis elle se surprit à sourire et elle se rendit compte qu'elle aimait bien la compagnie des chevaux. Seul son ancienne "haine" envers ses animaux l'empêchait de vraiment les apprécier. Et puis, elles trottèrent gaiment. Pendant quelques temps. Ensuite, elles s'élancèrent, au galop, et le vent qui fouetta alors le visage de la jeune fille avait le gout de la liberté. Pure. Frais. Violent.

Lorsqu'elles s'arrêtèrent, il faisait nuit. Mais Jenny, poussé par l'envie d'apprendre ne ressentait aucune fatigue. En plus de cela, les quelques jours au domaine lui avait permit de se reposer. Un peu. Elles montèrent le camps, et Jennyssie s'exerça, comme le lui avait demandé l'envoleuse, à viser un arbre avec son poignard. L'exercice ne lui était pas difficile vu la facilité avec laquelle elle maniait cette arme. Elle du tout de même recommencer quelques fois avant de parvenir à toucher l'arbre, alors qu'elle se trouvait à vingt mètres. L'entraînement qu'elle avait fournit ces dernières semaines lui avait en plus de cela permit d'acquérir une certaine finesse dans le travail qu'elle effectuait. Elle parvenait à lancer le poignard en l'accompagnant, avec rapidité et efficacité. Même si il lui était difficile bien sur de toujours viser comme une pro...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Mar 15 Juin 2010, 12:58

[Excuse-moi pour le temps de réponse, j'étais en plein dans mes exams ^^]

La vie, flamboyante... Et la mort. Brillante...

Rubis observait son apprentie qui montait. Elle s'était déjà bien calmée, depuis la première fois qu'elle l'avait vue, lors de leur premier cours. Bien calmé, c'était Rubis, évidemment. Elle les avait testé, durant plusieurs heures, pour voir quel caractère avait chacune des apprenties, pour savoir comment s'y prendre par la suite pour être la plus efficace possible dans son enseignement. Enfin, c'était ce qu'elle aimait se dire. Car, sans se voiler la face, elle n'y avait pas du tout pensé sur le coup. Non, elle voulait juste énerver ses apprenties, simplement pour connaître leurs limites. Il n'y avait pas eu de but pédagogique là-derrière, en première instance. Maintenant elle se disait que cela lui avait servi. Mais à la base, il n'y avait rien de bon, là-derrière... Rubis sourit à sa propre bêtise. Elle avait évolué, elle aussi, depuis le début de ses cours avec Jennyssie. Elle était plus à l'écoute de cette dernière, elle voyait plus les choses pédagogiquement, elle était plus ouverte, simplement. Jusqu'alors, elle n'avait pas eu besoin de cette ouverture, car elle résistait d'elle-même facilement à la nature des choses, au vent ou à l'eau. Elle avait appris les quelques petites choses qu'elle enseignant dans ces derniers toute seule, loin de tout Maître, parce que les seuls Maîtres qu'elle avait pu avoir étaient ceux de Valingaï. Elle soupira à cette pensée, laissant ses yeux glisser sur la silhouette fine de Jennyssie et de la jument qu'elle avait choisie, une dénommée Thunder. La jument n'osait pas trop s'approcher de la créature, qui sourit à cette constatation. Au moins, Grosse n'avait pas peur, c'était un fait.

Jennyssie se tenait droite sur la selle, regardait bien devant elle. Si lorsqu'elle était arrivée elle était déjà un peu musclée, sa musculature s'était pourtant bien développée au cours des derniers mois qu'elles venaient de passer ensemble. Elle se mouvait plus facilement, mais surtout, la grande différence, c'était qu'elle aussi elle s'ouvrait à ce qui l'entourait. Elle était arrivée, égoïste, comme si quelqu'un d'autre qu'elle voulait diriger sa vie. Au fur et à mesure qu'elles avançaient, Rubis sentait cette présence s'amoindrir dans son esprit, et elle en était fière. La jeune fille commençait vraiment à penser par elle-même. Et pour elle-même. Ce qui la lançait encore plus loin sur la Voie qu'elle avait décidé de suivre. En tout cas, c'était ainsi que Rubis le percevait. Et lorsque le soir la créature demanda à son apprentie de lancer le poignard, cette dernière s'exécuta avec un plaisir évident, qui fit sourire Rubis. Elle y mettait enfin son coeur, comme si elle n'avait plus peur d'elle-même... Et cela remplissait également Rubis de joie. Elle n'aurait jamais cru en arriver là, c'était un fait. Pour elle, elle avait toujours été décalée, complètement, des humains, car elle n'était pas entièrement humaine. Mais à force de vivre avec eux, et comme eux, elle commençait à s'intégrer un peu plus, même si elle avait des points de caractère qui différaient énormément de ces derniers. Surtout cette... ce plaisir immense à voir le sang couler. Cette apogée des sens que cela lui procurait. Elle savait que les humains atteignaient un tel état d'une autre manière, mais elle ne savait pas elle-même si elle était capable de faire cet amour dont ils pouvaient parler. Elle avait son plaisir immense, c'était la vue du sang...

Laissant son apprentie finir les lancers de poignard, la créature s'allongea près du feu et la regarda faire. Elle avait encore progressé, et elle était fière d'elle. Lorsque Jennyssie vint se coucher, elle ne dit rien et la laissa tranquillement dormir, préférant regarder les étoiles encore quelques heures. Comme à son habitude, elle ne dormit que quatre heures, et réveilla Jennyssie alors que le soleil se levait à peine derrière les Dentelles Vives. Elles repartirent à cheval toute la journée, et Rubis fit d'ailleurs exprès de changer continuellement d'allure, de les faire passer dans des passages délicats, de contourner, de virer, mais toujours plein ouest. En effet, la jeune Mercenaire voulait rallier la forêt de Barail. Oh, elle n'avait rien de particulier à y faire faire à son apprentie, mais elle s'était fixé cette destination, c'était comme n'importe quelle autre. Lorsque le soir arriva, voyant que son apprentie était encore pleine d'énergie, elle ne dressa pas de camp mais elles mangèrent toutes les deux de la viande séchée, avant de repartir en courant sous les étoiles. Elles coururent ainsi toute la nuit, à la lueur de la lune et sous la douce clarté que diffusaient les astres célestes. Lorsque le soleil se leva, Rubis accorda une pause d'une heure à Jennyssie, au bout de laquelle elle lui demanda de tirer à l'arc alors que sa jument était en mouvement, au pas, au trot, puis au galop. Cette petite épreuve passée, elles continuèrent à cheval jusqu'à midi, avant de repartir en courant toute l'après-midi. En fin d'après-midi, enfin, Rubis s'arrêta pour faire un camp, et se tourna vers son apprentie pour lui expliquer :

- Maintenant, j'aimerais que tu lances ton poignard lorsque toi tu es en mouvement. En sautant, en courant, en plongeant, tu dois pouvoir rester accordée à lui, et pourtant être fidèle à toi-même, tout en pouvant être très précise.

Se décalanf légèrement, Rubis posa un morceau d'arbre sur une pierre, un baton plus précisément, d'une vingtaine de centimètres de long, en équilibre.

- A chaque fois que tu doit lancer, tu dois faire tomber le morceau de bois, sinon ton tir n'est pas compté... A toi de jouer !

Lui adressant un sourire, la Mercenaire ne bougea alors plus. Juste pour l'observer.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Mer 16 Juin 2010, 15:40

Elle dormit. Beaucoup. Plus que d'habitude en tout cas, parce que "beaucoup" était tout de même un peu exagéré... Puis, elle mangèrent et repartirent, en courant. Jennyssie, toute souriante, courrait au côté de son maître et alors qu'elle commençait à fatiguer, elle se surpasser, parce qu'elle se savait heureuse d'être la.

Tire à l'arc. Quelque chose que Jennyssie n'avait jamais réussit à accrocher, mais qu'elle faisait quand même, pour faire plaisir et pour progresser. Elle s'en sortait plutôt bien, en fait, même si elle atteignait moins facilement sa cible qu'avec les poignards, elle savait s'y prendre. Elle faisait des éfforts et elle progressait vite. C'était bien mérité !

- Maintenant, j'aimerais que tu lances ton poignard lorsque toi tu es en mouvement. En sautant, en courant, en plongeant, tu dois pouvoir rester accordée à lui, et pourtant être fidèle à toi-même, tout en pouvant être très précise.

A chaque fois que tu doit lancer, tu dois faire tomber le morceau de bois, sinon ton tir n'est pas compté... A toi de jouer !


Jennyssie progressait à une vitesse qui l'a laissait elle même perplexe, sans pour autant l'a perturber. Elle voulait toujours avancer plus vite et l'exercice que lui avait demander de faire Rubis était plutôt difficile. Mais le poignard était SON arme. Elle ne tarda pas à se lancer. Elle couru, tout d'abord, trottinant, plutôt... L'arme se planta dans le morceau de bois, le propulsant un peu plus loin. Puis, elle sprinta. Le poignard toucha sa cible qui glissa simplement de la pierre. Ensuite, elle couru, encore plus vite, effectuant une magnifique roue sur la fin... Et oui, elle aimait bien les petite pirouettes toutes jolie et toute facile, et quand on devait lancer le poignard en même temps, c'était on ne peu plus difficile. Le poignard atterrit sur la pierre. Elle recommença, toujours la même pirouette, jusqu'à ce qu'elle réussisse, encore et encore, et puis après, elle effectua plusieurs pirouettes, plus ou moins acrobatique, et elle ne réussit pas. Encore une fois... Et encore... Elle recommençait. Toujours. Et elle sentait bien que le poignard se faisait à sa main... Ou sa main au poignard. Elle était plus à l'aise, autant à faire des pirouettes qu'à lancer des poignards, elle était sur d'elle. Confiante. Et Heureuse. Heureuse de s'en sortir.


Et elle recommença, encore. Lorsque le morceau de bois fut mort, elle dut le changer, mais elle recommença. Elle aurait peut-être fait ça toute la journée. C'était un jeu pour elle. Elle aimait ça. Mais le poignard était plus ou moins facile à manier pour elle et bientôt, elle s'en lassa. Elle aurait voulu essayer ce genre d'exercice avec d'autres armes, pour changer et s'améliorer encore. Mais elle attendit une réaction de Rubis. Parce qu'elle savait que c'était Rubis son maître et que durant trois ans, elle serait son seule maitre. Puis, elle prendrait les commandes. Mais pour l'instant, il n'y avait que Rubis. Même son père lui avait cédé la place.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Ven 18 Juin 2010, 15:17

Aube flamboyante de fierté...


La créature observait son apprentie se mouver avec facilité, même avec toute la fatigue accumulée, fière d'elle; Elle devenait vraiment endurante, mais débordait aussi d'énergie. D'énergie, pour apprendre, pour grimper toujours plus haut, pour aller toujours plus loin, avancer sur sa Voie. Et elle semblait avoir dorénavant complètement intégré Rubis dans son apprentissage, comprenait qu'elle était son Maître et qu'elle était là pour qu'elle apprît à se surpasser et qu'elle devînt toujours plus forte, pour avancer. Rubis ne voulait que cela. Elle aurait même aimé, à sa plus grande surprise, que son apprentie pût devenir plus forte qu'elle, même si ce n'était pas tant possible que cela, à cause de ce qu'elle était à l'intérieur, à cause de ce qu'elle était vraiment, pas réellement humaine, pas réellement dragon, un mélange assez spécial entre les deux. Parce que ses écailles lui permettaient d'encaisser des coups forts, et aussi de dévier des lames, parce que ses sens étaient très développés, mais cela encore elle pensait que son apprentie pouvait y parvenir. C'était surtout au niveau de la puissance des coups et de la résistance à ces derniers, de sa résistance aux lois de la nature qu'elle ne pourrait sans doute jamais être plus forte que Rubis. Et la créature le regrettait. Elle aurait voulu que son apprentie pût s'envoler plus loin qu'elle-même. Sans doute le ferait-elle, pour une humaine, filant sur la Voie du Chaos, plus que tout autre humaine. Elle le ferait.

Il était pourtant aussi surprenant de constater qu'elle était vraiment très à l'aise avec un poignard, et que Rubis pensa très rapidement qu'elle n'aurait plus grand chose à lui enseigner de ce côté-là : l'apprentie devrait toujours faire du mieux qu'elle pouvait, se surpasser elle-même, mais après un tel exercice courronné de succès, la Mercenaire pensait qu'elle avait atteint son paroxysme. Tranquille, pourtant, elle ne doutait pas des capacités de son apprentie, et les louait même. Elle-même n'aimait pas les armes, et s'en était fait faire sur mesure avec des manches en bois, pour qu'elle pût les tenir. Et encore. Soupirant doucement, elle vit que Jennyssie faisait quelques pirouettes pour lancer son poignard, restant accordé à lui, le lançant jusqu'au bout, tout en gardant la tête sur les épaules et en contrôlant son corps. C'était presque parfait. Mais elle pouvait toujours faire mieux. On pouvait toujours faire mieux, après tout. Il était difficile d'arriver à la limite de ses capacités. Et même lorsque l'on y parvenait, le mieux était encore de les franchir, pour qu'il n'y eût plus de limites. Rubis aimait cette manière de penser, et l'avait totalement intégré dans son esprit et dans son discours, vis-à-vis de son apprentie. Et lorsque Jennyssie se redressa, attendant impatiemment les autres directives de l'Envoleuse, cette dernière lui adressa un sourire et lui tendit encore une fois l'arc, pour la regarder faire. Pour qu'avec l'arc, elle atteignît le même niveau qu'avec son poignard.

- Tu te débrouilles réellement excellement bien avec le poignard. Maintenant, le but est d'être aussi à l'aise avec les autres armes, notamment avec l'arc. Après, nous nous pencherons vers le bâton, mais ce programme-là sera pour demain. Pour l'instant, c'est de l'arc que je te parle. Apprends-le, et ne le sous-estime pas. Il est aussi efficace qu'un poignard. Voire plus, car la force d'une flèche peut atteindre deux ou trois fois celle d'un poignard, en l'air, durant un tir. savoir manier toutes les armes revient à se connaître soi-même, et à pouvoir s'adapter à toutes les situations...

Laissant son apprentie jouer donc avec l'arc, le manier facilement et tranquillement, lancer des flèches, qu'elle devait aller récupérer pour ne pas faire de gaspillage, évidemment, Rubis se coucha près du feu pour observer les flammes qui dansaient sous ses yeux, à la douce lueur de la lune et surtout sous les assauts incessants du vent qui venait s'amuser avec elle. Soupirant, elle se dit que le feu était vraiment étrange. Il était destructeur, bien plus que n'importe quel autre élément, mais pouvait se faire souffler ou étouffer aussi très facilement. C'était bien étrange. Si l'on était fort, elle ne voyait pas comment on pouvait se faire souffler, se faire détruire, facilement. A part en sous-estimant ses adversaire. Peut-être était-ce le cas du feu. Il était trop sûr de lui, trop impulsif, trop passionné, et ne réfléchissait pas, se laissait aller. Pourquoi ne pas attribuer d'attitude à un élément, après tout ? On parlait bien du vent, de l'eau comme des entités, pourquoi pas le feu ? Soupirant, Rubis laissa son apprentie venir dormir près du feu, sous la voûte célester. Le lendemain matin, elle la réveilla de bonne heure pour la faire courir. Elles coururent encore toute la journée, et plus vite cette fois-ci. Rubis souhaitait réellement narguer les capacités de son apprentie pour la rendre toujours plus forte. En milieu d'après-midi, elles arrivèrent enfin à l'orée de la Forêt de Barail, et Rubis laissa un sourire passer sur son visage, tranquille.

Des grognements s'élevaient de l'orée de la forêt, justement. Des grognement qui n'auguraient rien de bon, suivant tout être humain normal. Des grognements sourds et gourds, forts aussi. Des grognement de loups. De grands loups. Fronçant les sourcils, Rubis lança un regard à son apprentie, avant de lui lancer un bâton qu'elle avait accroché sur la selle de Grosse, attendant que les deux prédateurs décidassent enfin de les attaquer. Faisant un bond sur le côté, elle laissa le bâton à son apprentie et éloigna les deux chevaux de l'endroit de l'affrontement. Les deux loups étaient en effet très grands, avoisinant le mètre dix au garrot. Leur pelage d'un noir de jai, tirant sur les pattes au gris clair, était assez brillant, et leur mâchoires pleines de crocs impressionnantes. Ils étaient là pour chasser. Pour manger. Souriant, Rubis lança alors à Jennyssie :

- Bon, tu as l'air d'une proie, là, au milieu des deux... Montre-leur qui est le vrai prédateur, entre vous. Réfléchis longuement, mais réfléchis vite. Ne les laisse pas profiter de ta réflexion. Sois réflexe. Pense à tout ce qui t'entoure, à la force du vent, à celle de la terre. Sens-les, pour t'en servir. Tout contribue à une victoire. Ris-toi des pièges qu'ils tenteront de te tendre. Tu es les pièges. Tu joues avec eux. Pour les faire fuir. Les mettre hors de combat...

Tranquille, Rubis attacha les rênes de la jument de Jennyssie au pommeau de la selle de sa propre jument, comme ça si elle devait intervenir, les deux chevaux ne se sépareraient pas, et il serait facile de les retrouver. Néanmoins, elle savait que si Jennyssie écoutait ses conseils, si elle appliquait réellement tout ce qu'elle savait, elle n'aurait pas besoin d'intervenir. Mais il suffisai qu'elle oubliât une seule chose, qu'elle ne réfléchît pas, qu'elle y allât avec brutalité pour qu'il en fût terminé d'elle : les loups étaient forts et rompus au combat. Ils ne se laisseraient pas abuser par une humaine... Par une Envoleuse, si.

Firmament ensanglanté se prosternant...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Ven 18 Juin 2010, 21:55

- Tu te débrouilles réellement excellement bien avec le poignard. Maintenant, le but est d'être aussi à l'aise avec les autres armes, notamment avec l'arc. Après, nous nous pencherons vers le bâton, mais ce programme-là sera pour demain. Pour l'instant, c'est de l'arc que je te parle. Apprends-le, et ne le sous-estime pas. Il est aussi efficace qu'un poignard. Voire plus, car la force d'une flèche peut atteindre deux ou trois fois celle d'un poignard, en l'air, durant un tir. savoir manier toutes les armes revient à se connaître soi-même, et à pouvoir s'adapter à toutes les situations...

Elle prit l'arc. Recommença. Banda. Bloqua sa respiration pour que plus rien ne bouge. Ses yeux fixé sur le morceau de bois, elle semblait ne voir que lui. Le bout de son arc, et la cible. Comme si plus rien n'existait autour d'elle. Elle était incroyablement heureuse, et même si elle savait qu'elle n'arriverait pas à faire aussi bien avec l'arc que le couteau, pour aujourd'hui, elle pouvais toujours essayer. Elle savait que si on essayait pas et si on avait pas confiance en nous même, on arrivait jamais à rien. En faisant le contraire, c'était comme si quelque chose entravait la voie des mercenaires. Sa voie. Seulement pour l'instant, la voie était libre, et elle filait droit devant, aussi vite et implacable que la flèche qui fusa pour sa planter au milieu du morceau de bois qui alla atterrir, lui même, à quelques mètres de la.

Elle replaça la cible au centre, recula de deux mètres de plus que la première fois, et recommença. La cible vola en éclat. Elle changea le morceau de bois. Encore et encore. Heureuse de réussir et heureuse d'apprendre en perdant. Quoi ?! Oui, c'était bien elle qui pensait cela. Cette fille qui pensait toujours qu'il fallait être plus fort que soit même, cette fille qui était sensé être la prédatrice, l'assassin de tellement de gens. Combien de personnes avait elle tuer pensant tuer l'assassin de son frère ? Aucune idée. Combien de gens l'a détestait sans savoir qui elle était vraiment : Une jeune fille qui n'avait pas encore passé le cap de l'adolescence...? Personne ne savait. Il sauraient. Bientôt. Elle savait comment elle voulait mourir. Et comment elle allait mourir. Elle allait tuer l'assassin de son frère. Puis, elle se vendrait elle même au gens qui souffrait à cause d'elle. Parce qu'elle s'en voulait, au fond. Un peu. Même si elle ne pouvait pas arrêter. Parce qu'elle aimait ça. Elle aimait tuer. Le sang, chaud, qui coule sur ses doigts, qui se glisse sous ses vêtements, son odeur, la peau froide de l'homme qui cri, et justement, ce dernier souffle, toujours plus précieux que tous les autres. Et c'est à ce moment la qu'on se rend compte qu'un seul souffle est incroyablement précieux. Et celui la est plus long. Il marque la fin de sa première vie et entame la deuxième. L'autre...

Lorsqu'elle fut persuadé, et qu'elle eut la preuve qu'elle avait fait un pas de géant sur la voix, elle vint se coucher près du feu, à l'opposée de Rubis. Un moment, elle l'a regarda, à travers le feu. Si mystérieuse. Si différente. Et... Si belle. Oui, belle, avec ses écailles, son sourire sadique, elle avait un certain charme, un charme qui atteignait étrangement la jeune fille, peut-être parce qu'intérieurement, elle lui ressemblait un peu...

Le lendemain, elle coururent. Longtemps. Presque toute la journée. Et vite. Lorsqu'elles s'arrêtèrent enfin, Jennyssie était hors d'haleine, mais elle souriait. Un magnifique sourire qui illuminait son visage. Et pourtant, elle se serait bien écroulé. Elle était heureuse, pourtant... Elle savait ou elle était. La forêt d'Oddy. La forêt de Baraïl. Elle l'a connaissait. Un peu...
Des hurlements s'élevaient un peu plus loin, dans la forêt. Des loups. Elle le savait, pour en avoir croisé. Mais elle n'avait jamais couru aucun danger, avec son père et Liro... Rubis lui lança un baton, écarta les chevaux et attendit. Sans aucun doute, ils venaient par la...

- Bon, tu as l'air d'une proie, là, au milieu des deux... Montre-leur qui est le vrai prédateur, entre vous. Réfléchis longuement, mais réfléchis vite. Ne les laisse pas profiter de ta réflexion. Sois réflexe. Pense à tout ce qui t'entoure, à la force du vent, à celle de la terre. Sens-les, pour t'en servir. Tout contribue à une victoire. Ris-toi des pièges qu'ils tenteront de te tendre. Tu es les pièges. Tu joues avec eux. Pour les faire fuir. Les mettre hors de combat...

Ses paroles raisonnèrent en elle longtemps. Peut-être était-ce son père qui les lui répétait, en boucle, sans jamais s'arrêter ? Elle ne savait pas, mais elle savait qu'ainsi, elle n'oublierait pas et elle s'en sortirait... Peut-être.

Et alors qu'à un moment, il n'y avait aucun bruit, la seconde d'après, ils étaient la. Deux énormes loups. Jennyssie fut prit pour cible par le premier. Elle ressemblait forcement bien plus à une proie qu'à une prédatrice que Rubis. Le deuxième hésita avant de s'en prendre à Rubis. Mais déjà, la jeune fille ne faisait plus attention à Rubis. Encore une fois, elle ne voyait que "sa cible". Elle n'entendait plus que les pas du loup et les paroles, qui raisonnaient en boucle dans sa tête. Et elle souriait. Qu'elle s'en sorte ou non, elle était heureuse et elle ne pouvait s'empêcher de sourire. Même si elle savait qu'il fallait qu'elle se concentre pour s'en sortir, qu'elle applique les conseils de son maître, elle avait du mal à ne pas rire.

Elle fit un pas en arrière. Le loup feinta. Jennyssie ne broncha pas.

¤¤¤

Un cri. Un hurlement. Un animal sauvage.
La seconde d'après, Liro poussait sa soeur contre un tronc et elle tombait, terrorisé, et fière à la fois.
Son frère souriait. Elle ne comprenait pas pourquoi.
Et son père, concentré, tournoyait. Il semblait voler, ou peut-être danser, une danse mortelle. Et le loup, quoi qu'il essaya, ne touchait pas sa cible. Elle le regardait tendre des pièges à son peur qui se jouait de lui, semblait se moquer de lui, et elle, recroquevillé sur elle même, ne perdait rien de ce qu'il se passait.

¤¤¤

Elle recula, encore, et au dernier moment, avança.

"Bon, tu as l'air d'une proie, là, au milieu des deux... Montre-leur qui est le vrai prédateur, entre vous. Réfléchis longuement, mais réfléchis vite. Ne les laisse pas profiter de ta réflexion. Sois réflexe. Pense à tout ce qui t'entoure, à la force du vent, à celle de la terre. Sens-les, pour t'en servir. Tout contribue à une victoire. Ris-toi des pièges qu'ils tenteront de te tendre. Tu es les pièges. Tu joues avec eux. Pour les faire fuir. Les mettre hors de combat..."

Le loup donna un coup de patte. Qui frôla le bras de la jeune fille. Ce fut suffisant. Deux grosses marques sanglante ses dessinèrent sur son bras. Elle savait que tout adversaire de talent profiterait de ce moment. Ce fut elle qui lui vola son temps. Elle profita qu'il pensait que son adversaire était blessé, pour s'avancer, et frapper de son baton. La machoir de l'animal. Craquement sinistre. Feulement.

Elle frappa. A trois reprises. Vite. Implacable. Elle n'eut pas le temps de reculer. Son coup de patte l'envoya voler. Elle lacha un petit rire à la fois surprise et incroyablement heureuse. C'était une drôle de réaction, nous sommes d'accord, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle roula, se releva aussitôt. Frappa.

Les deux adversaires se volaient mutuellement leur temps. Ils semblaient se connaître, tous les deux, et finalement, ils semblaient apprécier tous deux ce combat. Sauf que le loup savait pertinemment que tant qu'il y aurait Rubis à proximité, il n'avait aucune chance. Peut-être fut cet ultime coup d'oeil. Surement. Jennyssie frappa. Une dernière fois. Un dernier craquement ce fit entendre, le loup tomba, assommé. Elle le regarda. Peut-être une minute, une heure ou une seconde, à la fois impressionné par ce qu'elle avait fait et déçut. Elle passa sa main sur son bras et la contempla, rouge et liquide, chaude. Elle la porta à sa figure et inspira longuement, un sourire sur les lèvres...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Dim 20 Juin 2010, 20:42

Sourire carnassier étincellant...

Rubis avait éloigné les chevaux, et elle-même au passage. Sauf qu'appremment, un des loups était venu s'en prendre aux chevaux, certainement animé d'une faim immense. Mais il ne comprenait pas ses chances nulles d'atteindre son but. En effet, la jument de Jennyssie n'était pas du tout rassurée d'être auprès de Rubis, et cette dernière s'arrangea pour l'attacher à la selle de Grosse avant de les lâcher toutes les deux pour s'avancer d'un pas vers le loup et de montrer les dents, poussant un feulement très réaliste et surtout effrayant. Le loup glapit un instant, tourna une fois sur lui-même, avant de faire un bond en avant et de grogner méchamment. Il devait vraiment avoir très très faim, pour se permettre de vouloir attaquer Rubis. Cette dernière sourit, avant de faire un bond en avant à son tour, et de prendre une attitude cette fois-ci clairement agressive, grognant plus fort que le loup quelques instants plus tôt. Effrayé, l'animal se soumit immédiatement en se couchant et en montrant son ventre, et Rubis, d'un mouvement latéral, le fit fuir dans les bois, sans attendre. Fière de sa répartie, elle observa le combat qui opposait Jennyssie au second loup, allant tout de même chercher les juments qui étaient parties un peu plus loin. Attrapant la bride de Grosse, la jument suivit sans demander son reste sa cavalière, tandis que la jument de Jennyssie la regardait de travers et se tenait de plus loin possible d'elle.

Souriant, Rubis se tourna alors vers son apprentie, pour jauger de ses capacités, de ses réflexes, de la fluidité de ses mouvements. Et elle en fut agréablement surprise. En effet, la jeune fille appliquait parfaitement tout ce qu'elle avait appris. Elle était vive, se glissait dans le temps de son adversaire, lui volait ses réflexes, se les appropriait pour mieux se défendre. C'était parfait. Mais le loup n'était pas un débutant, et lui aussi savait se battre, ce qui tira à Jennyssie deux longues estafilades sur le bras, sans gravité, mais qui saignaient tout de même. Rubis sentit alors la chaleur grimper dans son corps, accrocha prestement Grosse à un arbre et s'éloigna des chevaux. Elle avait sa poussée d'adrénaline, liée au sang. Cette odeur lui montait aux narines, lui tirait des frissons de plaisir et de désir, et lorsqu'elle huma le mince filet odorant qui lui arrivait de son apprentie, elle se sentit presque devenir folle. Presque, simplement parce qu'elle luttait pour ne pas être dans un état pareil. Parce que son apprentie n'avait aucune raison de se trouver avec son Maître sur le dos, parce qu'elle était son apprentie et qu'elle devait l'aider à être plus forte, et non pas la tuer... Oui, sauf que la raison de la créature s'effaçait petit à petit, et elle perdait totalement le contrôle. Son corps avait envie de sang. Son esprit avait besoin de sang. C'était une nécessité, c'était obligatoire, elle voulait du sang, toujours du sang, encore du sang !

Un sourire carnassier passa sur les lèvres de Rubis, tandis que sa langue passait sur ses lèvres, se léchant les babines. Une sorte de voile passa sur son regard, montrant par là qu'elle n'avait pas tous ses esprits. Et alors, elle bondit. Prodigieuse de rapidité. Ses capacités, déjà très développées et impressionnantes, n'en étaient que plus puissantes avec cette rage et ce désir, cette folie qui l'habitait. Un dernier frisson, trace de la dernière bribe de raison qui venait de la quitter, passa le long de sa colonne vertébrale. Une seconde. A peine. Son regard de sang, envahi d'une extase toute étrange, d'un désir non dissimulé, d'une folie effrayante, se posa sur son apprentie. Ou plus précisément sur son bras couvert dorénavant de sang. Elle bondit en avant, fit quelques pas d'une rapidité presque invisible, se planta à côté de Jennyssie, prenant son bras entre ses deux mains, enfonçant ses écailles dans la chair tendre de la pauvre humaine. Tentant de le faire. Parce que quelque part, Rubis restait prévisible, dans un tel état. Elle était simplement sous l'emprise totale de ses pulsions, et si elle en était encore plus redoutable, elle en restait prévisible. La lueur de folie dans ses yeux était devenue une flamme. Un immense brasier qui semblait ne pas pouvoir s'arrêter...

Envie impériale de sanglant plaisir...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Lun 21 Juin 2010, 18:44

Rubis avait changé de comportement. Non, elle avait changé, tout simplement. Pas seulement de comportement. Son regard, ses yeux rouges semblait s'enflammer. Son sourire s'était étiré, transformant son visage en un hideux masque qui ne voulait dire qu'une chose : "Aha, une proie !". Jennyssie eut peur, juste un instant, le temps que son maître fonde sur elle, et alors, la voix de son père s'éleva en elle :

"On ne peu faire confiance à personne... Je te l'avais dit. Maintenant, il faut que tu fasses face. Si tu dois mourir, fais le au moins dignement. Tu n'as aucune chance. Je ne peu pas te mentir. Tu n'as aucune chance. La seule chose que tu peu faire, c'est lutter le plus longtemps, essayer de ramener ton maître à la raison... Jenny, rappelle toi. De qui es tu la fille ?"

Toi.

De qui est elle la fille ? Lui. Son père. Celui qui l'a initié à la voix. Celui qui a tracé sa vie du bout de son index, sur un sol sableux. Celui qui a été la pour lui apprendre à ne pas être faible. Mais elle reste, elle l'a apprit seule. Alors ce n'est pas ses conseils à lui, ses paroles à lui qui vont lui faire peur à présent, puisqu'il n'a pas su être un vrai père, un bon père. Elle voudrait le lui crier, le penser si fort qu'il n'oserait pas revenir, après, mais au lieu de cela, elle de contente de penser, doucement, tel un murmure, une caresse sur l'océan :

Toi.

Elle ne réagit pas. Elle n'a aucune envie de suivre les conseils de son père qui lui annonce sa mort proche. Parce qu'en réalité, elle n'y croit pas. Elle n'a pas peur de la mort, mais ça ne l'empêche pas de ne pas vouloir mourir. Mais la, elle n'a pas peur. Comme si elle savait que ça n'allait pas se passer ainsi. Elle aime beaucoup Rubis. C'est différent en sa présence. Mais la, c'est encore plus différent. Ses écailles rouges, brillantes, coupante comme des lames de rasoirs, pénètrent sa peau, jusqu'à ses os. Elle les sens. Elle ne dit rien. Aucune expression ne passe sur son visage, même si, tout d'un coup, elle a la nausée, peut-être parce que cette fois-ci, ce n'est pas du sang de quelqu'un d'autre qu'il s'agit, mais bien du sien, ou peut-être pour une autre raison, en fait, elle s'en fiche.

Toi.

Ce simple mot qui raisonne en elle, comme si ce n'était plus elle qui le répète sans cesse, et finalement, elle se rend compte, en y réfléchissant bien, que c'est bien elle qui le répète. Comme si c'était la dernière fois qu'elle le dirait. Alors qu'après la vie, il y a la mort. Et la mort, Jenny ne l'a voit pas du même œil que les autres... Elle ne réfléchit pas vraiment, elle se baisse, attrape le poignard avec lequel elle a tué tant de gens, le poignard avec lequel elle a tué son père, et elle plaque l'acier froid sur les écailles brulantes de Rubis. Oui, Jenny ne regarde pas tout le temps, n'observe pas toujours tout ce qui l'entour. Mais ça ne l'empêche pas de se souvenir de chose déjà vécu, déjà vu, lorsqu'elle est en danger. En fait, tout s'était passé si vite, et elle avait eu le réflexe, sans vraiment y penser, de plaquer l'acier sur ses écailles. et c'est à ce moment la, qu'elle se souvint de la réticence de la mercenaire - de la créature - lorsque celle-ci frôlait l'acier. A présent, elle voulait voir sa réaction lorsque le métal était collé contre ses écailles et qu'il se glissait, sans vraiment vouloir faire mal, dessous...

Jenny regardait, un léger voile couvrant ses yeux, comme si elle ne voyait rien, mais en réalité, elle fixait Rubis, elle voulait voir sa réaction, et si celle-ci ne réagissait pas, elle aurait au moins quelques secondes de plus pour fuir. Fuir, jusqu'à ce qu'elle l'a rattrape ! Fuir ne servait à rien, elle le savait. Si Rubis ne réagissait pas, maintenant, elle était cuite.

La douleur dans son bras devenait cuisante, presque insupportable. Non... Elle ÉTAIT insupportable ! Mais elle resta impassible, attendant une réaction, ou attendant la mort... Et tout ça ne s'était passé qu'en une seconde, à peine...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Mar 22 Juin 2010, 10:49

Désir ondulant de passion sanglante...

Rubis était folle. Complètement folle, elle n'avait plus une once de raison. Elle n'était plus qu'un immense désir, qu'une passion dévorante, elle n'était plus qu'un morceau de chair, un prédateur qui ne demandait qu'à sentir couler le sang entre ses babines, pour une extase encore plus grande, pour un plaisir décuplé ! Le sourire sur ses lèvres n'avait pas déminué, et avait même grandi lorsque sa paume recouverte d'écaille était entrée dans le bras de l'autre jeune fille. Mais aucun "apprentie" passa dans son esprit, non, ce n'était plus qu'une proie, et rien ni personne ne pourrait l'empêcher de s'en délecter. Elle sentait pourtant que cette proie en particulier n'avait pas réellement peur. Quelque chose en elle avait peur, mais une trop petite partie pour que cela fût interprétable par la Rubis qui était désormais. Elle n'avait pas peur, et elle ne luttait pas contre elle. Ou plutôt, elle faisait attention de ne pas bouger, sans se délecter de la douleur. Rubis fronça les sourcils, jusqu'à entendre le scuintement d'une lame sortie d'un fourreau, et sentir le métal taper contre ses écailles, sur son ventre. Immédiatement, ce dernier se contracta refermant les écailles sur sa peau, pour ne pas que la lame d'acier pénètrât dessous, dans un réflexe de survie. Elle sourit. Comme si un poignard pouvait faire quelque chose ! Certes, c'était désagréable. Mais le plaisir alentour était tellement fort, avec cette odeur de sang, et ces flots qui glissaient dorénavant sur sa main, sous ses écailles...

Cependant, cette lame suffit à faire revenir une once de raison dans l'esprit de Rubis. Parce qu'elle s'était remise à penser. Parce qu'elle s'était simplement faite la réflexion qu'une lame comme celle-là ne pouvait rien lui faire. Et sa raison fut encore sérieusement ébranlée par l'appel du sang. Oui, l'appel du sang, telle un vampire, Rubis n'avait qu'une seule envie : le voir couleur, le sentir couleur, sur son corps ou dans sa bouche... Et c'était ce qu'il se passait. L'autre n'avait toujours pas bouger, mais elle sentait dans ses veines l'adrénaline circuler, pour juguler la douleur. Un autre sourire. Carnassier. Et alors que la créature allait serrer un peu plus fort, elle croisa le regard de sa proie. Un regard tranquille, peut-être résigné. Hein ? Rubis fut tentée de penser 'où suis-je'. Piètre menteuse, même pour elle-même, elle se rendit compte alors seulement de l'état dans lequel elle était. Elle réussit à cligner des yeux. Une fois. Elle peinait. Tout son corps était tendu vers ce sang dégoulinant, tendu dans l'attente de l'envol, de l'extase la plus grande, dans cette attente que le sang transformait orgasmiquement. Elle voulait ouvrir ses doigts, autour du bras de son apprentie, mais elle ne l'en serrait que plus fort. Elle voulait s'éloigner, mais ne parvenait qu'à se rapprocher. Inexorablement. Elle réussit à serrer les dents, se délecta de cette première victoire. Réussit à planter ses yeux dans ceux de son apprentie, pour lui faire passer le message. Tenta d'expirer. Ne fit qu'inspirer. L'odeur du sang...

Elle devait se reprendre. Ses doigts bougèrent légèrement sur le bras de son apprentie, et elle força encore plus. Se rappela. Se souvint de la sensation de l'acier sur ses écailles, qui y était toujours. Se raccrocha à cette sensation extrêmement désagréable pour remonter. Pour retrouver l'intégrité de ses mouvements. De son corps. Elle allait y arriver... Elle y parviendrait ! Et soudain, dans un cri, un cri aigu, comme le cri d'un corbeau, aux sonorités comme chantantes contre une pièce de métal, entre des écailles limées, sa main se décrocha du bras de son apprentie, et elle fut irrépréssiblement secouée de tremblemments incohercibles. Quelques secondes. Peut-être dix secondes, avant que les tremblements ne cessassent enfin. Dans un soupir, Rubis se laissa choir sur le sol, soulevant un léger nuage de poussière. Elle ferma les yeux, s'en voulait. Elle savait pertinemment qu'elle ne pouvait réellement lutter contre sa première nature, celle du sang. Elle était le plus grand prédateur de tous les temps, ou en tout cas y croyait dur comme fer. Elle aimait le sang. Elle adorait cela, c'était presque une addiction, à dire vrai. Quelque chose de semblable vivait en Jennyssie, mais ce n'était pas tant le sang. C'était plutôt la mort. Oui, mais comprendrait-elle ce qu'il venait de se passer ? Rubis ne pouvait regretter d'avoir fait tout cela. C'était elle, et c'était surtout l'animal qu'elle était. Le Dragon. Elle fronça les sourcils, leva le menton vers son apprentie, soupira. Prenant une inspiration, elle lui dit simplement :

- Excuse-moi Jennyssie. Et surtout...

Elle pesait ses mots. C'était aussi grâce à son apprentie qu'elle ne s'était pas emportée. Parce qu'elle avait eu le bon réflexe. Désormais, Rubis savait que Jennyssie ne tomberait plus jamais, et ne pourrait plus que filer sur la Voie qu'elle avait choisie, qui était sienne. Elle était persuadée que son apprentie irait très très loin. Vraiment. Et elle n'avait plus tant de choses que cela à lui apprendre... Un sourire passa sur son visage. Un sourire tendre...

- Merci

Les mots sont des armes. Ceux de Rubis étaient toujours affutés. C'est dire à quel point cet unique mot lui coûtait. Pourtant, elle le ressentait. Pour la première fois. Une vague de gratitude, immense, la traversait de part en part. Elle soupira. Ferma les yeux, encore une fois. Oui, parce que pour la première fois, elle s'était réveillée alors qu'elle était prise de sa folie sanglante. Pour la première fois, en tant d'années. Grâce à Jennyssie. Elle soupira, se relevant souplement. Adressant un sourire à Jennyssie, elle lui fit signe de la suivre et alla jusqu'aux chevaux. Grosse était restée impassible, tandis que la jument de Jennyssie était complètement recouverte de sueur, tant elle avait eu peur. Rubis soupira, attrapa un sac de cuir dans l'une des saccoches accrochées à la selle de Grosse, et revint vers son apprentie. Elle prit une grande inspiration, puis s'avança vers son bras, et passa des plantes, lui faisant un pansement. Sans doute cela piquait-il, mais c'était vraiment dérisoire par rapport à la douleur qui avait dû l'étreindre quelques minutes plus tôt. Rubis soupira. Laissant les quelques plantes à Jennyssie, elle s'éloigna un peu avant d'expliquer comment s'appelaient les plantes en question, de lui dire où on les trouvait, et comment on les appliquait pour qu'elles fussent efficace. Un petit cours de biologie et de soin ne pouvait faire de mal à personne. Et lorsque ce fut fait, Rubis alla chercher les deux chevaux, pour donner ses rênes à Jennyssie.

Elles chevauchèrent alors à travers le couvert des arbres, s'aventurant enfin dans la forêt de Barail. Cette jungle-là n'avait rien d'effrayant, réellement, comparée à Ombreuse, simplement parce que le soleil pouvait passer au travers des feuillages, qui n'étaient pas entièrement fournis pour occulter ses rayons. Lorsque l'astre diurne commença à décliner, Rubis descendit de Grosse, invitant son apprentie à faire de même. Toute trace de gêne avait déserté son esprit, et elle avait déjà oublié ce qu'il s'était passé quelques heures plus tôt. Comme si rien ne s'était passé. la seule trace était désormais le bandage sur le bras de son apprentie... Elle emmena Jennyssie contre une haute parois, tranquille. Elles la longèrent une autre heure, pour trouver un endroit sûr où mettre les chevaux, éviter qu'ils ne se fissent dévorés par les loups qui rodaient. Enfin, elles trouvèrent une sorte de trouée dans la roche dans laquelle elles s'engagèrent. Rubis bloqua la sortie d'un rocher qu'elle poussa, avant de désharnacher les chevaux. Elle ne fit pas de feu de camp, ne donna à Jennyssie encore qu'une lamelle de viande séchée pour la nourrir et désigna la paroi. Elles allaient escalader, évidemment. Au dessus d'elles, dans la nuit, le ciel se couvrait, et l'Envoleuse ne doutait pas qu'un orage allait éclater peu de temps après. Mais peu importait. Ainsi, elle commencèrent l'ascension.

La première partie ne fut pas difficile, les cinquantes premiers mètres offrant des prises larges et confortables, elles s'élevèrent assez vite. Puis, la pluie se mit dans la partie. D'abord douce, telle une bruine, elle devint de plus en plus fort et piquante, tandis que le ciel grondait. La paroi devenait de plus en plus lisse, et l'orage avait désormais éclaté, gênant leur progression. Rubis hocha simplement la tête, avant d'expliquer à Jennyssie :

- Le monde est fait de forces. Des forces, dont il faut avoir conscience. Des forces, qui nous entourent. Impalpables, tu dois pouvoir les sentir. Invisibles, tu dois pouvoir les voir. Immatérielles, tu dois pouvoir les toucher... Toujours continuer à ouvrir tes sens. Tous. L'orage est l'une de ces forces, tout comme la roche. Les lier revient à être plus efficace...

Lui adressant un sourire, Rubis se cala sur la paroi, la regardant s'élever un instant. Sereine désormais. Certes, elles ne voyaient pas grand chose, la paroi n'était illuminée que par les éclairs, fréquents. La manoeuvre était difficile, il restait encore une centaine de mètres à avaler. Mais tout ne pouvait que bien se passer...

Etoile du matin reflétant l'espoir...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Mar 22 Juin 2010, 20:54

Jennyssie ne regardait pas toujours ce qui l'entourait. Elle ne s'y intéressait pas vraiment, à dire vrai. Mais lorsque sa vie était mise en danger, bien que la mort n'ai pas la même définition pour les autres que pour elle, elle avait cet instinct animal, cette voix qui lui criait : "Survis". Et dans ces moments la, tout semblait tellement différent. Elle se souvenait de choses qui n'aurait pas du avoir lieux, parfois de choses qui était bien trop loin pour qu'elle s'en souvienne. Et cette fois-ci, cet instinct de survie l'avait sauvé. Elle le su au moment ou le regard voilé de Rubis passa dans ses yeux. Elle le su. Elle su que son maître luttait, luttait pour elle. Luttait comme elle l'avait souvent essayé de faire lors de ses nombreux meurtres en ville. Elle s'était souvent dit : "Pour Oddy". Maintenant, c'était : "Pour Cian". Mais ça n'avait jamais marché. Elle savait combien il est difficile de lutter contre soit même, contre sa vrai nature. Rubis n'était qu'à moitié humaine. Au fond, elle était autre chose, quelque chose que Jennyssie ne semblait pas connaître, et, à dire vrai, elle ne voulait pas vraiment le connaître.

Rubis semblait bloqué, comme si il lui était impossible d'avancer, ni de reculer, et le regard jusque la impassible de la jeune fille devint intense, reconnaissant, encourageant. Pas suppliant, elle se retenait parce qu'elle savait, à présent que c'était cela qui excitait la mercenaire... Et enfin, comme elle était venue, Rubis rétracta ses écailles, et parla :

- Excuse-moi Jennyssie. Et surtout...

Jenny savait qu'elle avait apprit quelque chose à cet instant précis. Quelque chose d'important, quelque chose qui l'aiderait surement à lutter contre la mort qui l'appelle. Et Rubis aussi avait apprit quelque chose. Elle avait apprit à lutter. La jeune fille, quand à elle, s'était trouvé pendant plusieurs minutes à la place de ses proies à elle. Pire ! Elle s'était trouvé en face d'un véritable prédateur. Et même si elle avait plus été surprise plutôt que peureuse, l'adrénaline qui était monté en elle lorsque les écailles de son maître avaient percées sa peau n'était en rien agréable. Et la douleur qui avait traversé son corps, encore moins.

- Merci

Le mot avait raisonné longtemps en Jennyssie. Comme ce qu'elle avait répondu à son père un peu plus tôt. Un mot prononcé presque tendrement, tranquillement, mais qui émanait une incroyable force. La force des mots. Lorsque Rubis lui donna des plantes et lui expliqua comment les appliquer sur les plaies, elle obtempéra. La douleur fut vive. Mais ce ne fut rien comparé à ce qu'il venait de se passer. Aussi ne laissa-telle rien paraître.

Elles reprirent les chevaux, comme s'il ne s'était rien passé. Mais toutes deux garderaient surement longtemps en tête ce qu'il venait de se passer. Et Jenny n'était pas prête d'oublier. Elles s'enfoncèrent dans la forêt de baraïl, et longèrent une paroi. Au bout de quelques heures, Rubis semblait avoir oublié l'incident. Mais Jennyssie n'avait pas oublié. Elle se méfiait, incontestablement, prenant la partie de conseils de son père qui lui semblaient valable. Elle se méfiait parce qu'elle savait que Rubis pouvait être dangereuse. Dès la première égratignure, elle ne serait plus en sécurité prêt d'elle... Elle devait plutôt penser à elle, regarder ce qu'il y avait autour d'elle pour mieux comprendre son environnement, pour mieux s'y déplacer, sans craindre à chaque pas de se faire mal. Son bras l'a lançait mais elle n'essaya pas d'oublier la douleur comme le lui avait dit Rubis. Il fallait faire avec, c'était une de ces seules certitudes. La seule fois ou elle aurait voulu contredire son maître. Mais elle ne l'avait pas fait. Parce qu'elle lui devait le respect et qu'elle n'avait jamais fait de remarque à son père alors que celui-ci c'était montré horripilant, disant des choses qui lui paraissait impossible... Depuis cet incident, lors du premier cour, ou elle avait eu envie d'étriper Rubis, sachant pourtant qu'elle n'avait aucune chance, elle s'était promit de suivre son intuition à elle, de suivre sa voie à elle plutôt que de suivre celle que lui offrait les autres.

Bientôt, elles abandonnèrent les chevaux aux pieds de la paroi et se mirent à monter. Les cinquante premiers mètres furent vite traversé. L'escalade de ce rocher était simple, et elles seraient vite arrivé au sommet si la pluie n'était pas venue entraver leur chemin. Ce fut d'abord une pluie douce et agréable. Mais elle devint très vite plus forte et désagréable, imbibant leurs vêtements d'eau, ainsi que le bandage de Jennyssie qui se teintait peu à peu d'un rouge tomate qui devenait en quelques minutes marrons. L'orage se mit à gronder, au loin, et c'est alors que Rubis expliqua :

- Le monde est fait de forces. Des forces, dont il faut avoir conscience. Des forces, qui nous entourent. Impalpables, tu dois pouvoir les sentir. Invisibles, tu dois pouvoir les voir. Immatérielles, tu dois pouvoir les toucher... Toujours continuer à ouvrir tes sens. Tous. L'orage est l'une de ces forces, tout comme la roche. Les lier revient à être plus efficace...

Jennyssie écoutait, comprenait, mais ne parvenait pas à appliquer ses conseils et ses dires... Elle parvint pourtant sans mal au sommet. Il y eu quelques accrochages, elle glissa à plusieurs reprise, se rattrapant in extremis, mais elle faisait de son mieux, tentant de comprendre un peu mieux les conseils de son maître, tentant d'appliquer quelque chose sans vraiment savoir comment s'y prendre. Mais elle parvint jusqu'en haut, et lorsqu'elle y fut, debout, au sommet, elle attendit. Comme si des explications devait venir, parce que jusqu'ici, c'était ce qu'il s'était passée, chaque fois que quelque chose n'avait pas été Clair, Rubis les lui avaient expliqué.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Sam 03 Juil 2010, 16:56

Etoile filante matinale...


La certitude que Jennyssie ne tomberait plus devenait de plus en plus probante, dans l'esprit de Rubis. Qu'elle ne tomberait plus, qu'elle ne se tromperait plus. Parce qu'elle s'était avancée sur sa propre Voie, et qu'elle l'avait compris, et intégrée en elle, cette Voie. Voie du Chaos ou autre, cela importait peu, et la jeune créature le réalisait désormais : elle-même ne suivait aucune Voie prédéfinie, elle n'était avec les Mercenaires que parce qu'on avait réussi à l'y convaincre, mais elle ne suivait pas le Chaos précisément, juste elle-même. Elle était le Chaos, c'était bien différent. Elle se sentait comme Chaos, et ne prétendait en aucun cas suivre la Voie du Chaos, mais elle avançait sur sa propre Voie, bien différente de celles de humains. L'essentiel était de trouver sa propre Voie, et d'y avancer toujours plus loin. Chaos ou non. Le développement personnel était le premier facteur d'épanouissement, et Rubis sentait cet épanouissement grandir en Jennyssie... Et elle savait que d'ici peu de temps, elle n'aurait plus besoin d'elle. Pour avancer sur sa Voie.

Soupirant, elle leva les yeux vers son apprentie, qui grimpait sur la paroi de plus en plus humide. Elle sentait que Jennyssie n'était pas convaincue par elle-même, pourtant, instinctivement, elle faisait justement ce que Rubis avait dit. Elle s'adaptait, et son corps avait désormais les bons réflexes, et non pas celui, principalement, de se fermer pour ne plus rien écouter que lui-même. Comme lorsqu'elle avait commencé les cours avec elle. La fin de l'ascension fut laborieuse, mais elle y parvint. Et une fois en haut, tandis que les éclairs zébraient le ciel, tandis que la pluie redoublait d'intensité, Jennyssie se dressa sur le bord de la falaise et attendit que Rubis parlât. Sauf qu'elle n'avait rien à dire. Il n'y avait plus rien à dire. Elle allait le découvrir par elle-même. Mais malgré tout, elle ne voulait pas se murer dans le silence. Parce qu'elle avait toujours donné des indices à son apprentie. Mais là, elle devait se débrouiller seule. Pour avancer. Pour comprendre que son apprentissage était bientôt terminé...

- Ecoute ton coeur, écoute ton corps. Ils connaissent les réponses à tes questions...

Lui adressant un sourire, Rubis l'entraîna un peu plus loin, pour descendre d'un autre côté. Cette fois-ci, elle choisit un surplomb rocheux dangereux, où elles devraient se tenir par les mains ou alors faire le cochon pendu. Pour descendre. Manoeuvre difficile, mais la créature savait que Jennyssie, si elle s'écoutait, y parviendrait. Cela ne serait pas facile, mais elle y arriverait. Parce qu'elle ne pouvait qu'avancer. Elles désescaladèrent ainsi, encore sous une pluie battante, qui rajoutait de la difficulté à ce qu'elles entreprenaient. Mais elles y parvenaient. Une fois arrivées en bas, Rubis adressa un large sourire à Jennyssie, et lui donna de quoi manger, avant de lui montrer une sorte de début de grotte dans la roche, où elles dormirent pour la nuit. Le lendemain, elles repartirent alors que le soleil était caché derrière les nuages noirs de l'orage, qui faisait toujours rage. Elles coururent, sous la pluie battante, détrempées. Rubis ne craignait ni le froid, ni la chaleur, mais ce n'était pas le cas de son apprentie, et elle lui fournit une sorte d'anorak pour courir et se protéger un minimum de la pluie.

Elles ressortirent de la forêt de Barail. Elles coururent encore longtemps, une demie-douzaine de jours. Tous les soirs, Rubis demandait à Jennyssie de faire des exercices pour se muscler, pour s'assouplir, pour devenir plus forte, lancer mieux et plus précisément, plus loin, pour esquiver, être silencieuse, tout ce qui faisait d'un Envoleur un chasseur de Marchombres, sans pourtant avoir cette pensée dans la tête : elle n'avait qu'une seule envie, que Jennyssie fût plus forte, toujours. Elles revinrent donc avec beaucoup d'efforts vers le Domaine, dans les écuries, où Rubis demanda à Jennyssie de panser avec soin sa jument, car elle avait beaucoup donné et elle le méritait, faisant elle-même de même avec Grosse. Une fois les juments désharnachées, pansées, et mises en boxes pour ne pas qu'elles prissent trop froid, Rubis s'approcha de son apprentie pour lui expliquer :

- Jennyssie, ce cours s'arrête là, ou presque. Je dois encore te dire quelques petites choses. Notamment que ton prochain examen se passera avec d'autres Maîtres Envoleurs que moi. Et celui-là compte plus que les autres, qui n'étaient que des sortes d'échelons, car celui-là et celui-là seulement te permettra d'enseigner un jour, et d'obtenir une greffe. Si tu le réussis, évidemment.

Si tu as des questions, n'hésite surtout pas à me les poser, que je puisse t'éclairer avant le moment fatidique !


Un sourire passa sur son visage, presque doux. Tendre...

Flamme brûlante de puissance...










[Désolée pour le retard, mais j'ai eu du mal à trouver l'inspi ^^ ]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Sam 03 Juil 2010, 18:45

- Ecoute ton coeur, écoute ton corps. Ils connaissent les réponses à tes questions...

Les mots de Rubis parvinrent jusqu'à elle malgré la tempête qui faisait rage. Elle touchèrent la jeune fille en plein coeur alors qu'elle aurait tellement voulu avoir une réponse plus plausible. Plus sur. Même si elle le croyait, elle ne devait pas vraiment avoir confiance en elle parce qu'elle avait cette drôle de manie de ne jamais se satisfaire des réponses qu'elle trouvait elle même à ses questions. Elle devait toujours entendre les réponses des autres. En fait, il lui semblait évident de ne pas écouter ses réponses à elle. Elle se fuiyait. Et pourtant, puisque Rubis le lui demandait, elle sonda son coeur, sonda son corps et la réponse lui parut évidente. Après la montée, la descente ! La mercenaire mena son apprentie au bord du rocher. Alors, Jennyssie faillit revenir en arrière. Mais elle n'abandonait pas ainsi, et, avec l'aide de son père, qui, comme à son habitude lui criait que c'était un geste de faiblesse, un geste de lacheté, elle parvint à se calmer, à retrouver une rythme cardiaque et respiratoire normal. Et puis s'en attendre, elles descendirent. Le surplomb était glissant et il tombait des sceau d'eau des nuages... Elle faillit tomber à plusieurs reprises encore. Mais elle se forçait à ne pas se crisper sur le rocher, à relacher la tension dans ses bras, à respirer normalement et à enlever toute trace de peur de son visage... Déjà ça, ça aidait. La peur en moins, c'était une bonne chose. Elle faillit se rompre le coup en passant du surplomb au rocher, mais se rattrapa tant bien que mal et parvint avec beaucoup de courage jusqu'au sol qu'elle accuillit avec un sourire satisfait. Le large sourire de Rubis ne lui échappa pas et elle le lui rendit, heureuse de se trouver en sa présence, heureuse d'être heureuse...

Elle mangea un morceau, pas beaucoup, come à son habitude, et puis elles trouvèrent une grotte ou dormir. Mais Jennyssie ne dormit pas. Elle était bien trop exité de ce qui allait suivre. Le surplomb du soir avait fait monté l'adrénaline en elle. Et cette adrénaline l'empêchait de dormir pour la simple et bonne raison qu'elle était trop enthousiaste, tropheureuse pour fermer un seul oeil. Elle parvint néanmoins à dormir quelques heures durant la nuit et heureusement, car le lendemain, elles repartirent sur les routes, à courir, encore et encore, sans jamais s'arrêter, comme si leur vie en dépendait.

Elles courrurent plusieurs jours, sous la pluie, et tous les soirs, Jennyssie avait droit aux habituels exercices d'assouplissement, ou au lancé, aussi... Et puis un soir, Jenny reconnut le petit bois menant au domaine et elle n'en fut pas déçut, contrairement aux autres fois. Elle avait la vie devant elle. Mais si elles arrivaient au domaine, cela voulait dire que le cour touchait à sa fin. Et si le cour touchait à sa fin, alors, un nouvel examen serait surement en vu et donc un nouveau pas sur la voie. Mais tout n'était pas finit. Jennyssie se surprit, une fois dans l'écurie, à panser sa jument avec tendresse, presque avec respect. La jument avait tant donné, elle aussi durant ce cour... Elle méritait tous les soins que la jeune fille lui donnait, même si ça ne l'empêcha pas de rouspeter !

- Jennyssie, ce cours s'arrête là, ou presque. Je dois encore te dire quelques petites choses. Notamment que ton prochain examen se passera avec d'autres Maîtres Envoleurs que moi. Et celui-là compte plus que les autres, qui n'étaient que des sortes d'échelons, car celui-là et celui-là seulement te permettra d'enseigner un jour, et d'obtenir une greffe. Si tu le réussis, évidemment.

Si tu as des questions, n'hésite surtout pas à me les poser, que je puisse t'éclairer avant le moment fatidique !


Alors, une petite boule naquit dans le ventre de la jeune fille. Tout ce qui comptait, à présent, pour elle, c'était de devenir envoleuse. Le reste, elle s'en fichait. De mourir, elle s'en fichait. D'être faible, elle s'en fichait. Elle lacha alors, un sourire dans la voix :

- Mon père ne m'avait jamais dit qu'il existait une greffe pour les mercenaires. Mais je ne pense pas avoir de questions. Et puis, si jamais j'en ai, j'écouterais mon coeur et mon corps !

Elle fut surprise de sa propre réplique...

[ C'est pas grave ! Je survivrais Wink ]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°3   Dim 04 Juil 2010, 10:53

- Dans ce cas-là, on se revoit à ce moment-là !


[Et voilààà ! Very Happy Je poste le début de ton examen le plus rapidement possible, mais tu devras un peu attendre parce que comme tu es la première, ça cafouille un peu au niveau de l'administration xD ]
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