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 Sur les rives du passé (pv Ellenya)

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MessageSujet: Sur les rives du passé (pv Ellenya)   Dim 20 Juin 2010, 17:57

Pas besoin d'être en cage pour se croire en prison
[Patrick Bruel]


Vieillir, c'est changer, tout en apprenant à rester un enfant. Peut-être que toute la sagesse que les plus vieilles personnes peuvent acquérir, c'est le savoir qu'on ne sait rien et qu'on a tout à apprendre. Toujours.

Le soleil se couchait sur une vague de lumières orangées s'évanouissant dans l'horizon. Assis sur le bord du chemin, contemplant le spectacle de fin du jour, je me demandais ce que pouvait être une vie de lumières. Existait-il des vies qui soient le reflet du coucher du soleil ? Belles à en mourir et pourtant éphémères. Ma vis à moi n'était le miroir de rien. La seule lumière que je lui voyait, c'était la lueur du sang que j'avais fait couler. Je savais que j'aurais dû ressentir du remord. Pourtant, je ne ressentais rien. A peine une petite pointe de douleur déjà oubliée d'un passé vide d'amour.

Repu de questions sans réponses, je me levai pour continuer mon chemin. La journée avait été belle, chaude et ensoleillée. Il aurait été stupide de ne pas en profiter pour se détacher un peu du Domaine et retrouver sa solitude. J'avais souhaité me diriger vers un quartier mal famé, où j'aurais peut-être rencontré un être souffrant me priant d'abréger ses souffrances. Supplication à laquelle j'aurais été plus qu'heureux de répondre. Pourtant, mes pas m'avaient mené bien loin de mes espérances. Sans que je sache pourquoi, ils m'avaient dirigé sur les traces de mon passé. Al-Chen. Le lieu de ma naissance. Le gouffre de ma mémoire. Le seul endroit qui, peut-être, n'était pas souillé par mon amertume. Je ne me souvenais pas de mon enfance avant mon départ de Gwendalavir. Rien du tout. Pas une image, pas un portrait que j'aurais volé dans un album photo. Le néant complet. Si ce n'est peut-être... une petite lueur au fond de moi qui me chuchotait que j'y avait été heureux. A cette pensée, un sourire ironique se dessina sur mes lèvres. Heureux. Quelle idée stupide. A quoi ça servirait ?

L'épée qui pendait à ma ceinture avait soif de sang. Une soif qui se répercutait jusque dans mes doigts. J'avais envie de tenir son manche et de le diriger vers une gorge mise à nue. J'étais surpris par ces pensées sans en être trop dérangé. C'était la première fois que le meurtre distillait l'Envie en moi. Je n'avais jamais eu l'impression d'aimer tuer. Pourtant, ce soir-là, ce Désir prouvait que le sang était une drogue dure. Mon souhait fut rapidement exaucé. Là, sur le bord du chemin, était assis un mendiant qui, flottant dans ses vêtements dépenaillés, tendait la main dans l'espoir d'un peu de bienveillance. Il était pitoyable avec son regard perdu, ses mains tremblantes, sa barbe blanche et son odeur pestilentielle. Je vérifia rapidement que nous fûmes seuls, et lorsque j'en fus certain, je me postai devant lui, une main posée sur la poignée de mon épée, et un sourire sadique éclairant mon visage. Je m'apprêtais à abréger les souffrances du vieillard, lorsque celui-ci leva la tête. Nos regards se croisèrent. Le sien passa furtivement sur le manche de mon arme, puis revint vers mes yeux. Je vis avec surprise une lueur d'espoir briller au fond de ses prunelles sombres, mêlée à un sentiment d'incompréhension et de peur. Son regard était empreint d'une détresse absolue et d'un tel désir de mourir que je retins mon geste. Un sentiment étrange m'étreignit alors. Je crois que ce fut de la pitié. Une voix me murmura qu'un Mercenaire du Chaos ne ressent pas de pitié, mais pour la première fois, je ne l'écoutai pas. Je pesai le pour et le contre et, sentant que j'aurais d'autres occasions, je lâchai mon arme pour plonger ma main dans ma poche. J'en ressortis une petite pièce triangulaire que je posai dans la main du mendiant. Son regard s'était changé en une reconnaissance mêlée de doutes et peut-être de déception. Il ouvrit la bouche pour me remercier mais je lui flanquai une tape derrière la tête pour le faire taire. Après quoi je continuai mon chemin sans plus me retourner.

J'arrivai bientôt devant le Lac Chen, étendue immense et miroir de la nuit. Je remarquai avec satisfaction que, comme chaque soir, ma peau s'était pigmentée d'argents, reflets de lune. Un sentiment que je ne parvenais pas à qualifier de "doux" ou de "douloureux" m'étreignait avec force. Je compris que c'étaient mes souvenirs d'enfance qui tentaient de refaire surface. Je bloquai ma mémoire et leurs refusai l'accès au présent. Le passé est le passé et de plus, ce passé-là ne m'appartenait plus. Il appartenait à un petit garçon portant le nom que ses parents lui avaient donné. Moi, je m'appelais Blood Light et je n'avais pas de parents. Simplement des géniteurs. Des présences de passages qui avaient été incapables de m'aimer comme il se doit. Petit garçon rêveur, j'avais vite compris que mes parents avaient décidé d'aimer le monde et que pour cela, ils sacrifiaient tous leurs sentiments envers moi. A nouveau, je bloquai mes pensées. Non, ne pas penser à ça. Ce n'était pas moi. Ce n'était pas mon passé. Je posai ma main sur la manche de mon épée et y retrouvai mon calme. Elle me rappela le sang que j'avais fait couler, tout en me murmurant incompréhensions quant au vieillard que j'avais épargné. Je refusai aussi d'y penser. C'était un accès de faiblesse qui m'avait épris l'espace d'un instant. Rien de plus.

Je m'assis au bord du lac et je me dévêtis. Je voulais laver mes pensées par l'eau, plonger dans le lac pour me défaire de mes doutes. La morsure de l'eau froide eut tôt fait de me rasséréner. Je n'avais gardé sur moi qu'un tissu pour protéger mes parties intimes. Le reste de mes affaires était caché derrière un arbre sur les rives du lac. Je me couchai sur l'eau, laissant mon regard s'unifier au ciel et y trouver un détachement complet avec mon identité. Quand je regardais la voûte étoilée, j'avais le sentiment de ne plus être moi. De n'avoir plus aucune importance. D'être une petite poussière dans l'univers, un être futile qu'on aurait assigné à la pire punition qui soit : la vie. Car celle-ci n'était que souffrances. Et à défaut de me l'arracher, à défaut d'avoir le courage de la défier contre moi, je la défiais contre les autres. J'arrachais la vie des autres sans remords et je répandais le chaos. Telle était ma vengeance aux Dieux pour m'avoir donner une vie et m'avoir accordé la Douleur.
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MessageSujet: Re: Sur les rives du passé (pv Ellenya)   Sam 26 Juin 2010, 11:41

Le ciel s'assombrissait petit à petit, laissant une vague trace orangée dans le ciel. Une couleur orangée qui semblait se diluer petit à petit, comme les vagues d'un océan. Le soleil descendait à travers les collines qui construisaient le Pollimage. Devant, le Lac Chen, d'une immensité incroyable, et d'une virtuosité tout aussi harmonieuse. De fines vagues grandissaient, puis rétrécissaient en coulant dans l'eau. L’eau claire et miroitante de lumière. Le vent traversait les nuages, qui, petit à petit, disparaissait à la vue du soleil, comme s’il était une menace pour eux. Ce qui était plutôt trompeur. À sa vue, le soleil n’était qu’une simple étoile rempli de feu tellement brûlant. Mais ce dont les gens ne pensaient pas, c’est qu’on n’était rien sans lui. Tout de même que les nuages. S’il n’y avait que froideur, vent et mauvais temps, les hommes seraient immobilisés comme des glaçons. S’il n’y avait que du soleil, les hommes transpireraient tellement qu’il faudrait un an pour essuyer toutes leurs gouttes de sueurs. Car c’était l’ordre des choses. S’il ne faisait aucun temps, dans quel monde vivrions-nous, dans le néant. Le simple néant. Il n’y aurait ni harmonie, ni chaos. Ni liberté, ni prison. Ni bonheur, ni malheur. Et, surtout, ni pensées ni rêves.


Ellenya ouvrit les yeux doucement. D’abord, elle resta immobile, puis, peu de temps après, elle bailla. Elle était allongée, les bras soutenant sa tête, plissant ses yeux sous les rayons du soleil presque aveuglant. Devant elle, une fine plaine s’étendait, et, plus loin, le Lac Chen, aussi imposant que merveilleux. La plane était entièrement en herbe comme une colline à peine pentue sur laquelle se trouvaient quelques arbres, cachant légèrement le Lac Chen. Puis, plus bas, Al-Chen, et ses rues bombées. Ellenya se leva puis passa la main dans ses cheveux pour enlever l’herbe qui s’y accrochait. Quelques-unes tombèrent, et les autres se faufilèrent entre ses doigts. Elle secoua sa main pour les faire tomber, puis passa la main sur son visage. De fines gouttes de sueurs s’étalèrent sur sa main, qu’elle essuya en un temps précis, d’un geste frénétiquement vif. Elle releva la tête, et regarda le ciel. Le soleil s’était maintenant couché, et Ellenya ne l’était toujours pas. Elle ne dormait pas beaucoup. Presque…Elle ne dormait pas. Mais elle s’en moquait. Elle avait tout son temps pour rêver.


Elle courait maintenant vers le Lac Chen d’une course rapide, souple et plutôt modérée. Elle sauta sur un arbre, et atterrit accroupie. Puis elle décolla pour se retrouver sur une autre branche. Elle heurta quelques feuilles au passage, qui se détachèrent souplement. Mais elle s’en moquait, elle continuait ses acrobaties tout en gardant le même mouvement, quelquefois qui changeait, mais qui restait toujours rapides et agiles. Elle s’agrippait d’abord à des branches, puis, peu à peu, sauta d’arbre en arbre. Arrivant aux abords du Lac Chen, elle pris son élan, puis sauta de l’arbre avec agilité. Puis elle s’accroupit, regarda légèrement autour d’elle, comme par signe de méfiance, puis s’allongea doucement. Car là, elle pouvait se sentir tranquille. Car là, elle pouvait rêver. Car là, elle pouvait penser comme son cœur en avait envie. Elle pouvait être libre, sans pour autant être dérangée. Libre. Ce mot semblable aux rêves. Aux rêves sous une nuit d’été. Aux rêves dans la liberté, ressemblant aux joyaux brillant de milles feus. Mille feus dans l’harmonie et la liberté.


Des bruits de pas. Oui, elle était sûre d’avoir entendu des bruits de pas. Dans l’herbe feuillue. Les buissons se pliant. Les branches se dégageant par des mains. Des mains humaines. Quelqu’un venait. Un homme, ou une femme arrivait. Ellenya jeta un regard méfiant autour d’elle. Fallait-elle qu’elle parte ? Une idée lui fit froid dans le dos. Une sorte d’onde de haine. Ou de colère. Mais ce n’était pas un marchombre. Peut-être…Un mercenaire ? L’ennemi connu du marchombre ? Ellenya panique un peu, puis se rassura. Ce n’était pas un adulte. Un apprenti, sûrement, mais Ellenya n’avait pas de raison de s’inquiéter. Elle ne se faisait pas marcher sur les pieds, et c’était le moment de mettre cet atout en valeur. S’il fallait se battre, elle se battrait. S’il fallait souffrir, elle souffrirait. S’il fallait mourir, elle ne mourrait pas.


Ellenya hésita. Que devait-elle faire ? Partir, afin de ne pas mettre sa vie en danger ? Rester, pour voir qui était-ce ? Ellenya se partagea, puis après un vague moment d’hésitation, se décida. Elle n’allait faire ni l’un, ni l’autre. Non, plutôt, elle allait faire les deux. Les pas s’approchait de plus en plus, mais Ellenya ne s’inquiétait pas pour autant. Elle explora du regard autour d’elle, mais visa surtout les arbres. Se décidant enfin, elle s’agrippa à l’arbre, et, avec une agilité peu commune, monta. Pendant son escalade, elle brisa souvent un bout d’écorce, sous le
Poids de son pied, mais elle se contenta de reposer son pied sur une autre prise. Enfin, quand elle fut en haut, elle s’accroupit sur une branche. Le certain « mercenaire » arriva. Il plongea dans le Lac Chen. Ellenya, sous le coup, fit craquer une branche. Elle essaya de la rattraper, en vain. La branche fendit l’air, puis tomba sur l’herbe. Elle tomba.
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MessageSujet: Re: Sur les rives du passé (pv Ellenya)   Sam 26 Juin 2010, 12:33

"Et que ferais-je quand vous ne serez plus là pour me rattraper ?
- Il y a deux réponses à cette question, celle du savant et celle du poète.
- Celle du poète.
- Tu ne tomberas jamais."



Une ombre. Je l'avais vue se faufiler dans les buissons. Mais je n'avais pas pensé que ce pût être un humain. C'est lorsqu'un premier craquement se fit entendre que je commençai à me douter de quelque chose. Persuadé d'être observé, je sortis de l'eau, à peine quelques secondes après y être entré. Ce geste dû m'être soufflé par le destin, car il sauva une vie. Un second craquement raisonna, plus fort, directement après que mes pieds eussent touché la terre ferme. Le bruit d'une chute. Je bondis. Juste à temps. Guidé par un réflexe humain qui était totalement indépendant de ma nature d'assassin. Un corps s'écroula dans mes bras encore dégoulinant de l'eau du lac. Surpris, je ne le lâchai pas tout de suite. Non, je pris même le temps de l'observer. C'était une jeune femme au corps fin. Sa tête partant en arrière laissait tomber ses cheveux bruns pâle en une cascade plongeant dans le vide. Son visage aux traits lisses exprimaient une douceur qu'on ne trouvait jamais chez les mercenaires. Et ses yeux, bleus océan, semblaient le reflet d'un monde paisible. Il fallut un temps avant que je reprenne mes esprits, et c'est seulement là que je me sentis gêné. J'étais quasi nu et, n'ayant pas eu le temps de me sécher, mon corps dégoulinait, pourtant, je tenais contre moi le corps d'une inconnue tombée du ciel. L'étrangeté de la situation m'apparut soudain. Mal à l'aise, je la déposai contre l'arbre et me détournai pour prendre mes affaires. Je me séchai rapidement, puis je me rhabillai en hâte avant de revenir auprès de l'inconnue.

Je venais de sauver quelqu'un. Quelle sensation étrange et totalement opposée à ce que j'avais l'habitude de ressentir. J'étais un assassin, je prônais le chaos et la destruction, je haïssais la vie, et voilà que je venais d'en sauver une ! C'était totalement opposé à tous mes principes. Un dilemme me déchirait. La tuer, pour retrouver une stabilité ? Mais qu'est-ce que ça m'apporterait ? Etrangement, je n'en avais aucune envie. J'éprouvais presque... de la satisfaction de la voir respirer et intacte grâce à moi. Cette idée me révoltait, pourtant je ne pouvais m'en défaire. Mes mains étaient encore brûlantes de son contact. C'était la première fois de ma vie que je tenais le corps d'une femme contre moi. Ces pensées me gênaient, je savais que je ne devais pas réfléchir à cela. Mais qui peut se venter de pouvoir contrôler son esprit ? Je détournai les yeux d'elle, fuyant son regard. Elle était plus jeune que moi mais avait déjà atteint l'âge adulte. Cela se sentait. Elle paraissait éprouver un certain contact avec le monde que je n'avais encore jamais ressenti. Et j'eus l'impression d'être responsable d'elle. Fragile, et pourtant si forte.

"Vous... vous allez bien ? demandais-je"

Ma vie était jonchée de morts. De sang. Et de douleurs. Privé d'amour durant mon enfance pour cause de parents qui préféraient sauver le monde plutôt que de se soucier de leur famille, j'avais décidé de haïr le monde. C'était lui, après tout, qui m'avait volé mes parents. L'amour qu'ils lui avait voué, c'était à moi qu'il aurait dû être destiné. Et puis, en réalité, ce n'était pas vraiment moi qui haïssais le monde. C'était le monde qui me rejetait. Aujourd'hui, pourtant, quelque chose s'était brisé en moi. Peut-être une certitude. Peut-être autre chose. Je découvrais que sauver une vie, valait parfois mieux que d'en arracher une. Je ne me réconcilierais jamais avec moi-même, ça je le savais. Et je ne cesserais pas non plus de tuer et de prôner le chaos. J'apprenais simplement à respecter l'harmonie, bien que je sois incapable de la comprendre. Après tout, ce n'était pas pour rien que quelques minutes plus tôt, j'avais épargné la vie d'un mendiant. Peut-être n'y avait-il pas qu'un assassin en moi. Peut-être se cachait-il aussi... un homme ?


[très court, déso, je me rattraperai la prochaine fois =S]
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MessageSujet: Re: Sur les rives du passé (pv Ellenya)   Sam 07 Aoû 2010, 10:43

La chute fut indécise. Assez bête, même. Qu’est-ce qui aurait pu troubler Ellenya de si près. La chute, la peur de se faire mal. Cela s’éloignait largement de ses capacités. Non, c’était la réaction qu’allait porter la personne qui se trouvait dans le même endroit qu’elle. Il l’a tuerait, sûrement, les mercenaires n’ayant jamais de pitié pour les marchombres. Elle aurait pu retomber facilement sur ses jambes. Seulement…


Ellenya sentit des mains. Des mains humaines soutenant doucement son corps. C’était un…Mercenaire. Et il l’avait rattrapé. Peut-être était-ce un villageois normal, après tout. Un frisson parcouru tout le corps d’Ellenya. Elle ne se concentrait que sur les mains. Des doigts fin et élancé. Puis elle sentit l’écorce d’un arbre sur son dos. L’étrange sensation qu’il l’ait reposée arriva à peine à se propager dans tout son corps. Non seulement il l’a reposa, puis il s’éloigna. Il partait ? Peut-être, après tout, c’était son droit. Mais Ellenya voulait juste voir son visage. Pour déceler si c’était de la pitié ou de la décision qu’il éprouvait en l’ayant sauvé. Elle voulait lire. Lire en lui. D’après les formes de son visage, déterminer quelle personne il se considérait lui-même. D’après son regard, d’après ses paroles…Puis elle se rendit compte qu’il ne s’éloignait pas si loin qu’elle le croyait. Elle entendit des froissements. Des froissements de vêtements de toutes sortes de matière. Il se rhabillait sûrement. C’est pour cette raison qu’Ellenya n’ouvrit pas les yeux. Par respect ou par refus. Par respect, sûrement. Mais Ellenya s’efforça de ne plus y penser. Elle attendit, puis quand l’homme vint se rapprocher d’elle, elle ouvrit doucement les yeux et avec méfiance. L’homme détourna son regard, comme s’il fuyait l’idée qu’elle pouvait avoir de lui

« Vous…vous allez bien ? »


Les mots fusèrent dans l’air comme l’éclat d’une météorite. Ellenya se releva doucement, regarda avec méfiance le garçon, puis caressa discrètement la lame de son couteau. S’il voulait combattre, alors d’où venaient les mots qu’il avait prononcés ? Elle détendit ses mains qui pour l’instant avaient été contractées avec fermeté du mal à l’aise qu’elle éprouvait. Il devait sûrement ressentir la même chose. Sinon, il pouvait éprouver de la fierté, mais la modestie n’était pas l’image qu’elle se faisait de lui. Au contraire, il avait l’air renfermé, contenant en lui une haine du monde assez particulière. Une haine désapprobatrice de toute amitié, de toute pitié. Pourtant, il l’avait épargné. Pourquoi ? Pourquoi elle ? En avait-il épargné d’autres ? Etait-il vraiment un mercenaire ? Des questions fusaient de nulle part, propageant des réponses emmêlées, des réponses absurdes. Puis elle fit le tri et l’examina.


Ses cheveux bruns, lisses et longs, rayonnaient de brillance aux reflets du soleil. Une frange se divisait sur son front dont une cachait une partie de ses yeux. Ils étaient fins et larges, d’une couleur à moitié doré et marron. Le visage parfaitement taillé, la peau pâle, ses cheveux prenaient presque une partie de sa tête. De fines oreilles dépassaient de ses longs cheveux qui partaient à l’arrière. Il portait une écharpe de tissu assez douce aux yeux d’Ellenya. Puis elle releva la tête, se rendant compte qu’il lui avait posé une question. Elle répondit sans trop réfléchir.


« Oui…Merci, mais je n’avais pas besoin d’aide. »


Elle répondit avec tant d’indifférence qu’Ellenya n’en fut pas fier. Certain aurait pensé qu’elle aurait répondu avec fermeté et colère, mais ce n’était pas du tout le message qu’Ellenya voulait faire passer d’elle. Aux premiers abords, elle paraissait douce et son visage presque angélique faisait croire à une personne qui avait besoin d’aide, et surtout… D’amour. Mais tout ça, elle n’en avait pas besoin. Elle avait une âme dure comme du fer, et elle voulait garder son titre d’indépendante solitaire. Une âme qui n’avait pas peur de combattre. Elle n’avait pas besoin d’aide. Et encore moins de personnes qui lui marche sur les pieds ou lui pèsent sur les épaules. Pourtant, elle avait comme un sentiment de reproche. Un reproche d’avoir répondu ainsi. Son visage se dessina comme elle pensait, la désapprobation des mots qu’elle avait prononcé. À présent, elle voulait qu’il tourne la tête vers elle, qu’il la regarde pour comprendre que ce qu’elle avait dit n’avait pas de rapports avec ce qu’elle pensait. Elle voulait qu’il la regarde, peut-être pour la dernière fois.
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