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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']

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MessageSujet: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 06 Juil 2010, 13:10

[Finalement, j'ai réussit o/ Vive les groseilles =p]

La rue était comme la mer. Avec ses courants forts, ceux que l'ont peut éviter en plongeant, ceux qui coulent sur le corps sans le faire dévier; et ses courants faibles, qui chatouillent les nageoires et sur lesquels on s'appuie pour bondir hors de l'eau. Ses couleurs. Du noir lumineux jusqu'au bleu sombre et au vert étincelant.
La mer. Infinie. Avec ses surfaces à survoler, ses temps morts pour respirer, ses vaguelettes pour s'y rouler et ses vagues pour se laisser emporter, ses plages et ses récifs étranges. Ses algues, ses milliards de poissons et ses prédateurs. Ses ondes. Ses profondeurs, ses abysses nauséabonds, ses secrets tus et ses murmures sourds. Ses cimetières. Ses cathédrales. Ses appels. Ses chants.
Phy, assit sur la bordure d'un toit, laissait pendre ses pieds dans le vide. Sans crainte. Juste bien. Juste tranquille, juste observateur. Juste là.

La vie était comme l'océan. L'océan et ses zones d'ombres. Ses puits de lumière. L'océan et ses mystères, l'océan et les chemins invisibles que l'écume y trace. Les traces, dans le sable, lorsque le corps frôle la limite du soutenable; et les rayons de lumières qui dansent sur les fonds, qui éclairent la peau lorsque le corps remonte.

La rue était soupir, souffle du dauphin qui fend la surface. La vie était joie, bonheur qui transcende l'être lorsque la vie emplit à nouveau ses poumons. La joie qui émane de son chant trille se mêlant aux harmoniques des Dames.

Phy sourit, immobile. En contrebas, à quelques mètres et pourtant si loin, la rue s'agitait. Jour de marché oblige... Des étals multicolores, des tables encombrées de babioles inutiles et d'objets incompréhensibles. Des trophées, cornes d'animaux et bijoux, perles, pierres aux reflets irisées disposés au milieu des fourrures. Des cris, des interpellations des discussions. Des odeurs, aussi. Epices, fruits murs, viandes rouges et poissons alléchants.

Du bonheur. De la découverte, et de la vie. Pour le cœur et pour le sens.

Il était inutile de préciser que, cette nuit, un étrange rêve ayant laissé un goût amer sur les lèvres du jeune homme, il s'était réveillé et n'avait pas prit la peine de se recoucher : il s'était levé et était partit. Comme ça. Pour rien, vers rien, sans autre but que celui de goûter la nuit sur son visage et de sentir le vent dans ses cheveux. Pour se sentir là, pour entendre son cœur battre. Se savoir vivant. Et savoir le monde, autour et en lui, vivant lui aussi.
Marchant tranquillement, il n'avait pas été étonné de se trouver, alors que le soleil avait depuis quelques heures remplacé la douce clarté de la lune, devant Al-Chen. Une ville. Que le hasard avait posé en travers de sa route. Pourquoi ? Frissonnant dans l'air tiède d'une journée qui s'annonçait chaude, il avait glissé son nez sous son écharpe et avait passé les portes de la ville. Ignorant les gardes qui ne voyaient en lui qu'un simple vagabond, il s'était enfoncé dans les rues. Sans destination. Se laissant guider par son instinct, comme la pirogue qui flotte sans piroguier sur la surface d'une rivière. Il avait dificilement gravit un mur, puis s'était assit sur le toi, contemplant la rue. Juste pour rien. Juste par envie. Parce que la vie s'offrait à lui, et parce qu'il était libre de s'avancer dans cette voie.

Le menton dans les mains, Phy souffla. Il se contentait de regarder. Sans être vu. Peut-être était-ce du à son immobilité, mais pas un passant n'avait tourné son visage vers le garçon. D'autres auraient dits qu'il faisait tellement corps avec les ardoises du toit qu'on ne faisait pas attention à sa présence. Comme invisible. Mais lui, il regardait.
Pour voir; et puis comprendre.

Là, un homme, regard acéré, se mouvant avec l'efficacité du requin.
Ici, une bonne femme enroulée dans un tissu grossier qui balançait ses bars à droite, puis à gauche, et encore à droite. Une pieuvre.
Plus loin, une jeune fille, dont les joues, dès qu'elle parlait, prenaient une amusante teinte rouge. Une écrevisse.
Ailleurs, une dorade; et là une étoile de mer. Un bigorneau dans les gestes de ce petit garçon. Une tortue dans le regard de ce vieil homme qui regardait en souriant l'effervescence à laquelle il ne participait pas.
Deux morues, accoudées à leur fenêtre et devisant sur l'attitude négligée de leur voisine, une anguille gênée par leurs commérages.
Mais.
Pas un seul Dauphin.

Phy soupira; ne sachant si il devait jouir de cette impression d'être unique; ou s'il devait au contraire pleurer de cette solitude à laquelle la présence Dauphin semblait le destiner. Le visage apparut dans sa tête quelques secondes, il se surprit à sourire mais la refoula. Il ne voulait pas penser à elle. Il n'avait pas envie d'entendre l'animal gronder. Il secoua la tête. Il lui faudrait beaucoup de temps et beaucoup d'adresse pour parvenir... Et voilà, il pensait à elle ! Il tenta de reporter son attention sur la rue.

Et retomba doucement dans la transe observatrice qui le baignait quelques instants auparavant.
Et faillit tomber à la renverse lorsqu'il posa son regard sur une jeune fille qui déambulait entre deux étals de fruits. Cette fille ! Ces cheveux d'un blanc étincelant, sa taille et sa bouille enfantine, sa démarche de chat...

Son cœur accéléra.
Une certaine moiteur s'empara de son front. Il se passa une main tremblante dans les cheveux. Cette fille...
Il avait rêvé d'elle cette nuit.

Elle l'avait tiré de son sommeil à l'aide d'un rêve étrange dont il se rappelait les moindres détails. Etait-ce elle qui avait guidé ses pas jusqu'ici ? Etait-ce elle qu'il l'avait entraînée ici dans un but incertain ? Il frissonna. Cela éveillait sa curiosité, mais l'effrayait un peu. Il refusait, ne pouvait imaginer que quelqu'un ait de l'influence sur lui de cette manière.

Il bondit sur ses pieds. Il fallait qu'il en ait le cœur net. Il devait savoir. Saisissant une petite pierre dans sa main droite, il la lança sur la fille. La toucha à l'épaule, malgré le fait qu'elle bougeait et l'animation autour d'elle. Elle se retourna, ne le vit pas; alors, il recommença. Un deuxième gravier, qui atteignit l'arrière de sa tête. Puis un troisième. Phy prenait garde à ne pas lancer trop fort et surtout à ne choisir que de petits graviers afin de ne pas lui faire mal.

Enfin, elle leva les yeux, et il croisa son regard. Il se sentit défaillir. Ces yeux... Cette couleur, indéfinissable... Et ces courants qui y dansaient. Elle n'était pas un Dauphin. Une Dame, plutôt. Une petite Dame. Il lui sourit.

-Attrape-moi si tu peux, articula t'il silencieusement à son intention

Et il courut, longeant la bordure du toit qui donnait sur la rue; puis sauta avec souplesse dans la première rue qui venait. Il se réceptionna sur une barrique et bondit en avant. Jeta un coup d'œil pour vérifier qu'elle s'avançait dans la bonne direction, puis s'élança dans la rue déserte.
Il ne doutait pas qu'elle le rattraperait.
Il le sentait.

Le Dauphin se mit à rire.
Phy avec lui.


Dernière édition par Phy Lünydval le Jeu 02 Sep 2010, 15:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mer 07 Juil 2010, 18:38

♫ Run for life♫


Ol' courrait. Oui, oui, elle courrait. Ses petites jambes l'empêchait de courir aussi vite qu'elle en aurait été capable, mais ça ne l'empêchait pas d'être rapide. Rapide. Non. Elle ne courrait plus. Elle volait. Même si pieds touchaient le sol. Même si ses chaussures claquaient sur les dalles de la grand-rue, étouffant les discutions de voisinages. Elle courrait vite, profitant du vent sur son visage, profitant de cette drôle de voix qui lui soufflait "profite de ta vie, même si Henek n'est pas la." C'était la voix de Léna, bien sur. Elle reprenait gout à la vie. Comme quoi de simple paroles pouvaient tout changer. Oui, elle était différente, beaucoup plus différente que tout être humain. Elle ne semblait pas avoir plus de 12 ans, alors qu'en réalité, elle en avait bien 16... De toute façon, elle s'en fichait. A quoi bon chercher ce qui ne va pas ? Autant se dire que tout va pour le mieux. Oui, on rêvait d'elle. Oui, Léna l'avait vu, elle aussi dans l'un de ses rêves. Mais pour l'instant, il n'y avait qu'elle et Henek qui l'avait vu. Tous deux avaient joué un rôle essentiel dans sa vie.

Ce qu'elle ne comprenait pas, c'était pourquoi. Pourquoi ? Elle était née, l'Oeil d'Otolep l'avait probablement rendue spéciale, mais peut-être était elle comme ça avant d'être née, ce qui serait peut-être plus approprié, puisqu'Henek avait rêvé d'elle avant sa naissance. Oui, mais elle se trouvait auprès de l'Oeil lorsqu'il avait rêvé pour la première fois. Tant de chose tournait autour d'elle. Tant de choses qu'elle ne comprenait pas, qu'elle ne comprendrait jamais. Tant de questions sans réponses. Et elle qui était curieuse. Elle avait du mal à tenir en place...

Courir, parce qu'on se rend compte que la vie n'est pas si terrible que ça, finalement. Quelqu'un lui passe devant. Elle essaye de s'arrêter. Dérape. S'écrase sur les dalles. Non, non, elle n'a pas mal ! Et pourtant, une dame se rue sur elle et lui demande :

- Tu ne t'ai pas fait mal, ma petite ?

Elle fait non de la tête, se libère du bras de la femme qui lui enserres le poignet, et fait un saut de chat pour se glisser dans la foule, évitant ainsi que la femme ne l'a suive. Elle marche, se fraye un passage, sous les jambes, elle progresse vite, et elle se dit que finalement, ce n'est pas si mal d'être petit... Non ? Elle se redresse. Sa robe blanche est pleine de poussière, ses joues sont rouge d'avoir baissé la tête vers le sol trop longtemps, et elle regarde les fruits avec envie. Elle a envie d'en prendre un. Mais elle n'a rien pour payer. Son ventre gargouille et elle lui ordonne mentalement de se taire. Quelque chose l'atteignit à l'épaule. Elle y porta sa main et entendit le caillou qui tomba sur le sol. Elle le regarda un instant, puis, elle poussa un grognement de mécontentement et leva les yeux vers les toits. Personne. Elle continua à regarder les fruits avec envie, se disant que si quelqu'un lui avait envoyé le caillou, il n'avait pas fait exprès. Mais un deuxième caillou l'atteignit dans le cou. Alors, aussi vif que énervée, elle releva les yeux, qui allèrent se poser dans ceux d'un garçon de son age environ, qui l'a regardait avec insistance. Alors, il articula quelque chose. Elle n'eut aucun mal à comprendre qu'il voulait qu'elle l'attrape si elle le pouvait. Alors, elle se remise à courir, se frayant un passage parmi les passant. Elle attrapa une gouttière, se hissa sur le toit, et le vit disparaitre dans la ville voisine. Elle fonça droit vers lui, aveuglé par la colère, parce qu'on l'avait dérangé, alors que ces fruits étaient à elle. Elle le vit courir dans la rue. Elle continua à courir sur le toit, le suivant. Il courrait vite, mais elle était sur le toit, plus haute que lui et elle savait qu'elle pourrait lui tomber droit dessus si elle sautait assez loin.

Alors, elle sauta. Le claquement de ses chaussures sur le toit se tue. Elle se prit à croire une seconde qu'elle était un oiseau. Un oiseau qui allait s'écraser sur le sol. Non ! Elle avait visé juste ! Elle faillit éclaté de rire, heureuse de l'attraper si vite, mais la douleur que provoqua la chute dans ses hanches l'en empêcha. Elle s'écrasa de tout son poids sur le jeune homme. Non, elle était vraiment légère. Mais il courrait et elle tombait. Ce qui amplifiait nettement leur chance de s'écrabouiller sur le sol. Alors, c'est ce qu'ils firent. Elle lui tomba dessus, cru que ses hanches allaient exploser, avant de rouvrir les yeux une fois au sol, à moitié couché sur le jeune homme, à moitié sur le sol, et elle se redressa, plaquant sa main droite sur le torse de l'homme pour qu'il ne se lève pas. Penché au dessus de lui, les cheveux lui tombant devant les yeux, elle voulu ouvrir la bouche. Mais le rire qui remplaça ses paroles l'a pris au dépourvu. Oui ! Elle riait ! Alors qu'elle était incroyablement énervée, elle riait ! Et pas pour de faux, hein ! Elle riait ! Alors, comme elle ne voulait pas passer pour une cruche énervée qui riait, elle lacha l'homme et attendit de s'être calmée pour lui tendre la main. Oui, c'était le genre de jeu qu'elle aimait beaucoup. Même si elle avait faim, même si elle s'était fait mal, même si elle n'avait plus l'habitude de jouer.

Elle devait faire une ou deux têtes de moins que lui, mais elle avait apprit à ne pas se fier aux apparences. Et mieux valait qu'il ne s'y fit pas non plus, parce qu'il risquait d'avoir de drôles de surprises. Alors, elle lacha :

- Tu n'as pas de quoi manger ? J'ai faim. Mais je n'ai pas de quoi payer. Après, je te promet qu'on rejoue.... S'il te plait...?



♫ In the river of life ♫

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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Sam 10 Juil 2010, 15:00

Tap, tap, tap, tap.

Il entendait le bruit de ses pas qui résonnait, derrière lui. A quelques mètres. Bondissant au dessus d'un chien, il en profita pour se retourner. Pour tenter de l'apercevoir. Pour être sur qu'elle le suivait, et qu'elle allait l'attraper.

Tap, tap, tap,tap.

Aucune trace d'elle. Il ralentit l'allure, étonné. Dans son dos, la rue était déserte, si on exceptait le chien qui aboyait désormais à s'en arracher la gorge. Phy ne comprit pas. Il l'entendait, mais il ne la voyait pas. Etait-ce un tour de magie ? Encore un ?
Peut-être qu'il l'avait rêvée.

Tap, tap, ..., ....

Le silence, brutal. Anormal. Phy, qui croit maîtriser la situation, sent une goûte de sueur perler le long de sa tempe. Il s'arrête. Le temps s'arrête. Instable. Etrange. Phy se retourne au ralentit. Lève les yeux.

Fchhhhhh....

Dans un bruissement, créant de son corps fin une courbe épurée, la fille s'est envolée. Là, au dessu de lui, les bras écartés, planant comme l'oiseau, elle vole. Doucement, elle plonge vers lui, les yeux brillants.
Et le monde reprend ses droits. Le temps retrouve son intégrité.

Sbam.

Elle s'écrase. Légère, mais violente, elle l'heurte violement, le projette au sol. Lui, il amortit la chute. Sa chute. La douleur, d'une décharge acerbe, se glisse le long de son dos et remonte dans ses épaules. Il serre les dents. L'ignore, la repousse, la refoule. Il y a plus intéressant.

Paf.

D'un geste ferme, la jeune fille allongée sur son torse le plaque contre la pierre. Elle se redresse, mais maintient le contact. Les pavés, pointus, rentrent dans son dos, amsi il n'en à cure.
Elle est là, et son poids sur son corps lui certifie qu'elle n'est pas qu'un esprit; qu'elle est plus qu'une illusion.
Réelle.
Et celle-qui-n'est-pas-qu'illusion se relève.

Hihi hi hi hihihih !

Un rire. Qui éclate, comme du cristal qui percute le sol. Des centaines d'étincelles de lumière, des milliers de fragments transparents, des millions de tintements. Un son, une trille, unique, claire comme de l'eau de roche et vibrante comme la vie.
Un rire qui, trop longtemps, a été étouffé, et qui revient sans prévenir.
Un vrai rire.

Phy sourit.
Se met à rire avec elle, incapable de résister à cette vague de joie.
Mêle ses trilles, plus graves, à celles de la jeune fille.
Et le chant du dauphin se mêle à celui de la Dame.
Comme si tout avais été prévu.
Ecrit.
Destiné.

Haha Ha ha hahaha !

Reprenant son souffle, Phy saisit la main qu'elle lui tendait. Il afficha une mine étonnée devant la force qu'elle témoignait, malgré sa petite taille. Il fut rapidement debout. Il oublia de s'épousseter, oublia de se recoiffer, oublia de se présenter. Il observait la jeune fille, étonné. Elle avait un physique de petite file, mais il pouvait lire dans son regard qu'elle n'était pas que ce qu'elle paraissait être. Il était tout simplement incapable de lui donner un age.
Si on ajoutait cela à ses cheveux blanc, ses yeux, ses vêtements...
Oui.
On l'aurait crue tout droit sortie d'un rêve.
De son rêve. De cette nuit.
Ce n'était plus un hasard.
Alors, à nouveau, il se posa la question. Etait-elle réelle ?
Avait-il le pouvoir de faire de ses rêves des réalités ?
Il secoua la tête. Se transformer en Dauphin était parfaitement suffisant. Il n'avait pas besoin de plus.

- Tu n'as pas de quoi manger ? J'ai faim. Mais je n'ai pas de quoi payer. Après, je te promets qu'on rejoue.... S'il te plait...?

Elle avait parlé. Sa voix, piquante plutôt que douce, sortit Phy de ses pensées.

-Tu voulais voler, tout à l'heure ? C'pas bien.

Sur ce, il lui adressa un sourire félin, avant de lui faire signe de le suivre puis de se mettre en marche. Il n'avais pas l'intention de la laisser mourir de faim, et possédais quelques piécettes qui sauraient contenter son besoin.
Bientôt, ils arrivèrent devant un étal, ou Phy acheta une miche de pain aux herbes encore chaud, puis deux pommes. Il fit mine de lancer un fruit à la jeune fille, mais interrompit son geste au dernier moment.

Puisqu'elle voulait jouer...

Sans prévenir, il se faufila entre deux bonnes femmes; et s'élança dans une rue annexe, vide.
Il attendit qu'elle le rejoigne, puis se posta face à elle, un sourire engageant fendant son visage.

-Tout est à qui le mérite. Attrape, et c'est pour toi.

Et il lança la pomme en l'air.... Pour bondir et la rattraper quelques pas plus loin.
Et il recommença.
Et il recommencerait, jusqu'à ce qu'elle parvienne à l'attraper.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Sam 10 Juil 2010, 16:17

♫ So much questions ♫



-Tu voulais voler, tout à l'heure ? C'pas bien.

La voix du jeune homme se fit entendre à nouveau et les yeux d'Ol' allèrent se planter dans les siens. Elle ne comprenait pas. Elle ne volait pas. Elle ne volerait jamais. Parce qu'elle était Ol', une fille pleine de bon sens et qu'elle savait pertinemment que seul les oiseaux volent. Les humains n'en sont pas capable. Ils font semblant. Et même si c'est ce qu'elle avait essayé de faire. Pourquoi est-ce qu'il disait que c'était pas bien ? Ol' était une experte en question. Une experte côté curiosité. Et la, déjà, une tonne s'emmêlaient dans sa tête, sans qu'elle ne puisse trouver seulement l'une des réponses à ce flot de questions incontrôlés. Comme d'habitude. Comme d'habitude, et pourtant, elle était surprise. Pourquoi n'était elle pas capable de trouver les réponses dont elle avait le plus besoin ? Les réponses aux questions importante ? Elle était un peu perdue, un peu seulement, parce qu'en réalité, elle ne savait même pas si elle l'était vraiment, alors, autant dire qu'elle était un peu perdue, dans sa tête seulement, pas extérieurement. Mais de toute façon, elle était persuadé qu'on retrouvait toujours son chemin, si on ne le cherchait pas. Mais ça, c'était encore à prouver. Rien n'était sur. Elle n'avait que des suppositions en têtes, des hypothèses qui ne valaient même pas la peine d'être écoutée.

Le sourire du jeune homme semblait animal. Il semblait différent, en entier. Il était différent. Comme Tyra. Différent que Tyra, mais tout aussi différent qu'elle. Il était joueur. Il voulait jouer. Ol' était joueuse. Elle voulait manger. Il y avait une nuance comparable entre celui qui est capable de se payer à manger, et celui qui ne l'est pas. Ils ne voulaient pas tous les deux jouer. Ol' était on ne peu plus affamée. Elle aurait donner cher pour un morceau de pain, elle n'avait pas mangé depuis la veille, lorsque le soleil était à son zénith. Certes, elle ne mangeait pas beaucoup. Elle n'avait pas besoin de grand chose pour être enfin rassasié. Elle n'avait qu'un corps de petite fille, après tout. Elle n'avait pas autant besoin de manger que les autres... Mais quand même... Alors qu'elle pensait que le jeune homme ne gaspillerait pas d'argent pour une fille qui venait de lui sauter dessus et qui lui avait probablement fait mal, il sortit quelque pièces de sa poche et se dirigea vers un étal. Ol', les yeux écarquillé par la stupeur, par la reconnaissance, le suivait de près. Il acheta deux pommes et un petit pain aux herbes. Lorsqu'il se tourna vers Ol', elle cru sincèrement qu'il allait lui lancer l'une des pommes. Mais il reteint son geste et alors, elle faillit lui sauter au cou, persuadée qu'il lui jouait un mauvais tour, qu'il allait manger tout seul ses petites affaires. Mais au lieu de ça, il partit en courant dans l'une des ruelles, l'attendit un peu, puis, lança la pomme en l'air pour aller l'a rattraper un peu plus loin et continua, encore et encore, tout en disant :

-Tout est à qui le mérite. Attrape, et c'est pour toi.

Tout d'abord, elle resta de marbre. Elle aurait voulu l'a lui arracher des mains. Il lançait haut. Bien trop haut pour elle. Elle était si petite. Elle avait l'air si jeune et même si elle n'était pas vraiment frêle, ses jambes étaient un peu petite pour sauter aussi haut. En outre, elle estimait l'a mériter, parce qu'elle l'avait attendue. Parce qu'elle n'avait pas voler, qu'elle avait demander, avec un 's'il te plait', que ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas manger et parce que... Attendait ! Est-ce qu'un assassin aurait droit à ce genre de chose ? Il était normal qu'on lui fasse payer le meurtre qu'elle avait fait, même par de toutes petites choses comme celle-ci. L'a faim l'a décida enfin. Elle s'élança, bercé par le claquement de ses chaussures sur les dalles froides. Elle fonça dans un passant, s'excusa. Trébucha. S'étala. De tout son long. Quelqu'un lui marcha sur les doigt. Elle n'était plus une fille. Elle était un rêve. Elle n'était plus un rêve. Elle était un cauchemar. Son cri déchira le quotidien des passants et tous se retournèrent vers elle, surprit qu'un si grand hurlement sorte d'un si petit corps. Ce n'était pas un cri de douleur. Plus un cri de colère. Un cri de haine. Un cri qui voulait dire 'ba quoi, je paye déjà chaque jours ce que j'ai fait, vous voulez rajouter ça en plus ?'. Elle voulait rester la, couché sur les dalles froides, couché sous la masse des passants qui lui marchaient dessus, sans vraiment le faire exprès, sans vraiment se rendre compte que c'était sur un corps qu'il marchait, sur le corps d'une petite fille qui n'avait pas mal, parce que la haine avait prit le dessus sur la colère. Oui, elle avait plutôt l'air ridicule. Elle tenta de se lever, on l'a bouscula. Quelqu'un tenta de l'agripper, de l'a soulever, de l'a redresser, il fut happé par la foule de gens qui s'engouffraient dans la rue. Et oui, c'était ça les jours de marché. Pas vraiment facile à vivre pour les petites filles.

Elle retomba. La tête entre les bras, elle se mise à pleurer, sans s'arrêter de crier, de hurler qu'on l'aide, qu'on lui fiche la paix, qu'on l'a sorte de se trou. Et alors, par un ultime effort de volonté, elle évita le pieds d'une femme, attrapa sa main, se hissa parmi la foule. Elle se faufila entre deux hommes à l'allure nonchalante, passa par dessus un chat qui tentait en vain de se frayer un passage jusqu'à la fin de la rue. Elle déboucha dans une ruelle. Plutôt sombre, du linge pendait au dessus de sa tête, bien au dessus d'elle et le soleil passait avec un peu de mal au travers de tous ses vêtements. Il n'y avait que de rares passants qui venaient ici. Mais il était la. Alors, elle se planta devant lui et lacha, tout en essuyant rageusement une larme qui roulait sur sa joue :

- Je sais pas à quoi tu joues, mais moi, je joue plus. Mauvaise joueuse, je sais, mais je préfère ne rien manger que de me laisser piétiner.

Elle se détourna. Partie en courant. Elle était petite. Pas bien costaud. Minuscule parmi la foule. Mais elle était Ol' de Rêve. Et personne n'avait le droit, même par mégarde, de lui marcher dessus. Parce que, même sans le savoir, ils piétinaient leur rêves. Et bien, à présent, c'était tant pi pour eux !


♫ Dreams will survive ♫
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 02 Sep 2010, 15:23

Une Vague.

Qui déchira le ciel sans nuages de Phy lorsque la petite cria. Elle était tombée, s'était fait mal. Le hurlement arrêta le temps, et il crut devoir se boucher les oreilles pour y échapper, quand enfin, elle se tu. Le silence brutal, qui avait envahit la rue, fut refoulé pour laisser à nouveau place au brouhaha des passants qui n'en avaient que faire de ce petit corps étendu à leurs pieds. Un étau d'acier enserra le cœur du jeune novice. Ce cri n'était que douleur, rage, incompréhension. Colère. Envers lui, l'idiot, qui la faisait souffrir en la narguant avec la nourriture qu'il lui avait promise; qui lui infligeait un exercice qu'il n'avait pas le droit d'imposer à son ventre qui criait famine. Il eut soudain honte. Il s'avança vers elle, mais elle l'arrêta d'un regard. Et l'acheva de ses terribles mots. Il voulut alors se précipiter vers elle, se jeter à ses pieds pour lui demander pardon, pour lui offrir son pain, pour l'emmener loin de ces gens inconscients du drame qui se jouait là. Mais il ne put pas.

Une Vague.

Les passants, à droite, à gauche, qui avaient vu leur balade se stopper à cause de la petite, reprirent leur marche destructrice. Ils piétinaient son petit rêve, en l'empêchant par ailleurs d'avancer vers elle. Littéralement emporté par le mouvement de la foule, il se trouva forcé à reculer dans la rue. Un homme, gras, lui donna un violent coup de coude dans la tempe en voulant saisir de bras d'une femme. On le bousculait tant et tant que, bientôt, il se trouva écrasé contre un mur. Un corps lancé à pleine vitesse vint l'aplatir contre les pierres et il grogna de douleur. Il toussa.

La fille avait complètement disparut de son champ de vue, et il sentit une goûte de sueur perler le long de sa tempe.

Ce n'était pas un rêve.
C'était un cauchemar.

Celui qu'il avait fait cette nuit.

Tout semblait se dérouler comme il l'avait vécut dans son sommeil, se tortillant dans les couvertures trempées de sueur. Tout. La rencontre avec la petite, sa fuite, son saut, son corps écrasé par le sien sur les dalles, son rire; leur rires mêlées, sa demande, sa faim. Son jeu, qui avait mal tourné. Ses mots, durs. La foule, trop forte.
Le pain, à demi broyé dans sa main.
La suite.

La suite.
Les chasseurs de Dames et les tueurs de Dauphins.

Phy se détacha promptement du mur, puis, prenant son courage à deux mains, se faufila dans la foule à la recherche de la fillette. Il devait la trouver. La protéger de cette suite qu'il se remémorait par étapes, cette suite morbide dont ils était tout deux les acteurs. Victimes.
Il devait la retrouver. A tout prix.
Il se mit a courir, sans savoir où il allait mais sachant que c'était la bonne direction, car son instinct le lui soufflait.
Il débarqua dans une petite ruelle. Aucune traces d'elle. Rien, néant.

La respiration de Phy accéléra. Il suffoquait.
Un cauchemar.
Il se laissa tomber contre le mur, à genoux, tenant sa gorge dans ses mains. L'air ne venait plus à ses poumons.
Terrifiant.
Le monde autour de lui prit une teinte violette, et de minuscules taches de lumières se mirent à danser devant ses yeux baignés de larmes. Il lui semblait que les murs se resserraient autour de lui pour l'étouffer. Il se pinça le bras, espérant il-ne-savait-trop-quoi. Mais rien ne se passa. Il eut mal, mais ne se réveilla pas.
Il cauchemardait
Dans la réalité.
Inimaginable.
Mais il devait la sauver. Les sauver, tout les deux, de cette fin qui réveille en sursaut. Il parvint à se relever, prit une inspiration et, chancelant, se remit en marche, incapable d'hurler son prénom car il croyait l'ignorer.
Cauchemar.
La ruelle était glauque. Les pierres avaient laissé place à une terre battue qui collait à ses pieds nus. Là, il contournait un ivrogne réclamant sa mère, là, il faisait mine d'ignorer deux petits enfants atteints d'une maladie qui rongeait leur visage et leurs mains. Il gémit d'horreur en découvrant le cadavre d'un chien dévoré par des rats, dut bondir au dessus d'une montagne de déchets, et il avait beau se demander ce qu'il faisait là...
...Il savait où il allait. Il savait qu'elle était passée par là, il s'en souvenait. Il devait juste arriver à temps. Juste arriver à temps. Dieu, si t'existes... Fais que j'arrive à temps. Que j'arrive. A temps.

-OOOOOL'

Il hurla son nom, sans comprendre comment il le connaissait, et se précipita vers elle. C'était là. Une place lugubre, entourée d'anciennes échoppes barricadées et de tristes maisons aux volets clos. Le sol boueux était parsemé de flaques d'eau, et l'endroit était complètement désert si on oubliait une vielle mendiante qui gémissait dans un coin. Les bruits de la ville ne parvenaient pas jusqu'ici. Ils étaient seuls.
Pour le moment.

Il saisit le bras de la jeune fille, l'entraînant hors de la place, une lueur d'angoisse dans ses pupilles dilatées. Ses yeux bleus s'étaient assombris et paraissaient presque noirs. Il se mit à parler, effrayé.

La suite !

-Ol', Ol', faut qu'on s'en aille ! Ils vont... J'ai rêvé que.... Ils vont arriver... Ce sont des... Ils sont... Des chasseurs ! Des monstres... Un cauchemar ! Il faut fuir ! Viens ! Dépêche toi !

Mais il se stoppa. Hoqueta. Au bout de la rue, devant eux, deux silhouettes fines se découpaient en contre jour. Il était trop tard. C'était la fin. Il ne se réveillerait pas.

Il n'avait plus qu'à se battre. Pour la vie. Pour pouvoir rêver encore.


[Je suis désolé pour ce temps de rponse vraiment variment long, mais maintenant que les vacances sont finies, je vais pouvoir répondre plus rapidement =). Si dans mon post, l'histoire ne te plait pas, dis le moi, et puis j'éditerais ^^ Parce que là, ça peut paraître un peu bizare ]
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Dim 05 Sep 2010, 16:11

[ Non, sérieux, j'adore... Et puis, t'écris bien Wink ]

♫ Dreams will survive ♫


Le visage du garçon disparaissait dans la foule. Loin. Ol' se laissa emporté, gardant ses pieds hors de portés des chaussures qui cherchaient à chaque pas à l'a faire tomber. A lui marcher dessus. A la piétiner. Encore. Ses mains tremblaient, de colère et de douleur, son visage était rouge, presque aussi rouge que ses rubans et elle avait chaud. Mal. Et elle était en colère. Elle aurait voulu écraser son poing contre un mur, pour avoir plus mal encore qu'elle ne l'avait déjà... Pour se calmer parce qu'être si énervé l'a fatiguait. Et puis, habituellement, elle n'était pas comme ça. Tout était si... Bizarre... Elle ne parvenait pas à contrôler ses émotions. Elle se sentait fumer, de rage et, juste l'a colère et l'incompréhension faisait glisser les larmes sur ses joues, en un long flot continu.

Une ruelle se présenta alors. Il lui fallait sortir de la foule. Mais les gens qui se pressaient autour d'elle l'empêchèrent d'y pénétrer et elle du attendre la prochaine ruelle pour y entrer. Derrière elle, le mur des passants l'a dégoutait. Tous ceux qui étaient la étaient des monstres. Elle avait mal, elle avait peur, elle avait chaud et elle n'en pouvait plus. Elle n'en pouvait plus de pleurer, d'avoir mal, d'être meurtrit de l'intérieur avec plus encore d'intensité que ses mains écorchés ne l'a faisait souffrir.

Ses jambes se dérobaient sous elle mais elle s'en fichait. Elle partit en courant, terrifié par les cœurs de pierres des passants, par le visage à la fois désolé et incompris du garçon qui l'avait mené jusqu'ici. Elle ne savait même plus par ou passer pour rentrer. Ou plutôt pour sortir de cet endroit. Pour ne plus jamais revenir dans cette ville de fous. Ses jambes avançaient toutes seules, sans qu'elle ne le leur dise mais c'était peut-être pas plus mal. Elle était perdue dans ses pensées, grelotante alors qu'elle n'avait pas froid, au contraire.

Elle tourna à l'angle de la rue, continua, sautant par dessus les animaux, les mendiants, les bennes à ordures... Elle courait, slalomant, mais jamais, ô grand jamais, elle ne ralentit. Jusqu'à ce qu'une voix retentit. Forte et effrayante. Porteuse de malheur. Comme un appel au secours. C'était la voix du garçon. Il semblait désespéré. Et surtout, surtout, désolé.

-OOOOOL'

Elle resta planté la. Au milieu de la rue. Et elle le vit arriver. Il lui fonça droit dessus. Lui fonça dedans. Lui agrippa la main, le regard horrifié. Avait il, lui aussi peur de ces gens ?

-Ol', Ol', faut qu'on s'en aille ! Ils vont... J'ai rêvé que.... Ils vont arriver... Ce sont des... Ils sont... Des chasseurs ! Des monstres... Un cauchemar ! Il faut fuir ! Viens ! Dépêche toi !


Elle ne réagit qu'en entendant le mot 'cauchemar'. Elle avait peur des cauchemars. Parce qu'elle était un rêve, elle les craignaient. Ils firent quelques pas ensemble, s'enfuyant. Mais le jeune homme s'arrêta. Hoqueta. Au bout de la rue, les hommes approchaient, silhouette fines, élancés. Alors seulement, elle comprit.

Mercenaires.

Elle jeta un regard empli d'une terreur sans nom au garçon qu'elle haïssait la minute d'avant. Les ongles plantés dans sa main, le souffle court, terrorisé, elle les laissa s'approcher. Parce qu'il n'y avait pas d'issu. Derrière, la rue était une impasse. Les deux hommes les regardèrent, se regardèrent, sourires, et passèrent à l'action.

Ol' n'avait pas bougé.

Le premier homme lui souriait. Un sourire vrai. Mais sadique. Méchant. Elle eu peur. Trop peur pour bouger. Trop peur pour crier. Trop peur pour lacher la main du jeune homme. Alors qu'elle aurait pu se défendre. Du moins, elle le croyait. Parce que l'homme qu'elle avait tué n'avait pas eu droit à une seconde de répit, elle savait qu'elle était capable de se défendre. Mais pas contre eux. Pas contre des mercenaires. Ses yeux beige ouvert grand comme un petit chat perdu, la bouche ouverte et le souffle coupé, elle attendait. Parce qu'apparemment, son heure était venue.

L'homme qui l'a regardait explosa d'un rire effrayant et elle ne broncha pas. Jusqu'à ce qu'il lui tendent une main, l'invitant à mourir. L'invitant à souffrir. Ol' lacha la main du garçon à côté d'elle. Parce qu'elle savait qu'elle n'avait aucune chance de leur échapper. Et qu'elle voulait que tout se finisse. Vite. Pour ne pas souffrir. Étrangement, elle n'avait pas peur de la mort. Elle avait juste peur d'avoir mal.

Elle fit un pas en avant. Caressa de ses doigts la main du psychopathe meurtrier...

♫ Dreams will survive ♫



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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Dim 12 Sep 2010, 20:59

Ils étaient l'Allégorie de la mort.
L'image même de la souffrance, le reflet du supplice dans la flaque rouge de sang. Ils étaient le couteau dans la gorge de l'homme à terre, la flèche au milieu du front de la petite fille, le corps de l'enfant mort dans les bras de son père; le souffle de la mère qui meurt en donnant vie. L'épée dans le dos de l'homme endormi.
Ils étaient le mensonge, la violence brutale, la cruauté douce, l'amour sadique, la main brûlante et le coeur de glace.

Ils étaient la mort. La mort, sous toutes ses formes, toutes ses couleurs, tout ses rêves évanouis. La mort rapide, lente, sauvage, prétendue, promise; achevée, destinée, la mort qui fâche, la mort sans raison. La mort sans vie. La mort glorifiée.
La mort par plaisir.

La mort invincible.

Lentement, presque avec douceur, les deux hommes progressaient dans la rue. Celui de droite, blond souriait avec une mélancolie narquoise, tant disque l'autre, roux et plus grand, affichait un visage ouvert sur un rictus violent. Ses doigts s'agitaient sur le manche du poignard qu'il tenait fermement, et il paraissait impatient de s'en servir. Il passait sa langue sur ses lèvres, et il semblait que la seule chose qui l'empêchait de bondir était la main de son compagnon sur son bras.

Phy, les jambes pantelantes, était incapable du moindre mouvement. Incapable du moindre appel au secours. Le vent, chargé d'odeurs nauséabondes, lui donnait la nausée. La peur dilatait ses pupilles d'un bleu sans surface, et son cœur ne semblait plus exister que par un long et unique battement violent. Il se sentait mal. Il voulait s'enfuir, mais il ne pouvait pas. Son être était comme captivé par la puissance des auras des deux hommes, et il ne pouvait détacher son regard de leurs yeux machiavéliques. Il était bloqué entre les mailles de leur filet.
Prêt à s'évanouir de peur, il maudissait son manque de courage, blâmait sa lâcheté, et tentait de s'assurer qu'un peu de volonté suffirait à faire face; mais il savait au fond de lui qu'il ne pouvait rien faire. Il n'était qu'un pauvre apprenti marchombre, posait à peine un orteil sur la voie de l'Harmonie, et devant lui se tenaient deux monstres impitoyables qui en savaient beaucoup, beaucoup plus que lui. Et c'était encore peu.

Le blond leur tendit la main. Comme n'importe qui l'aurait fait pour recevoir un présent. Phy comprit, et il voulut hurler. Son souffle paniqué résonnait sur les murs. Ils leurs faisaient une proposition.

"Offrez-nous votre mort."

C'est alors que le temps, qui s'étirait progressivement, s'arrêta. Phy avait oublié qu'il tenait la main d'Ol' jusqu'à ce qu'elle la lâche. Le corps du garçon sa glaça. Comme au ralentit, la petite s'avança vers l'homme, et frôla sa main de ses minuscules doigts.

Phy se tendit. Elle ne pouvait pas. Non, elle ne pouvait pas faire ça. Elle devait résister, jusqu'au bout. Elle devait vivre. Vivre ! Une Dame ne peut pas mourir. Une petite Dame ne mérite aucune mort.
Un frisson violent le secoua. C'était de sa faute. S'il n'avait pas été là, elle aurait continué sa déambulation dans la rue, ne se serait jamais aventurée ici, n'aurait pas été prise au piège.
Il ne pouvait pas laisser faire ça !

-Il n'en est pas question !

Avec un hurlement, Phy bondit sur le blond. D'une force qu'il ne se soupçonnait pas, il repoussa Ol' d'un violent coup de bras, la projetant à quelques mètres des mercenaires. Il se mit en garde, prêt à mettre tout son courage dans la bataille. Car il savait que ni sa force, ni sa rapidité, ni sa souplesse ne lui suffirait. L'homme ne fut pas impressionné et il ne lui parut pas nécessaire de se mettre en position de combat face à pareil avorton.

-Tu es bien aveugle si tu crois pouvoir nous empêcher de faire quoi que se soit, murmura t-il d'une voix amusée.

Si rapide que son corps en devint flou, il bondit sur Phy, et un poignard apparu comme par magie dans sa main droite. Le garçon n'eut même pas le temps d'esquisser un mouvement et, traversé de douleur, il tomba à genoux, tenant son visage entre ses mains. Son hurlement déchira le silence de la rue. Le mercenaire, avec un sourire satisfait, recula de trois pas.

-Peut-être que borgne, tu y verras plus clair ?

Phy ne put retenir ses larmes. Son œil gauche n'était plus qu'une débauche de douleur. La lame acérée avait dessinée une longe balafre de son front à sa joue, écorchant la chair fragile de son globe oculaire. Sa belle pupille bleue avait prit une teinte terne. Son visage ruisselait de sang. Il faillit perdre connaissance, mais une prise de conscience tardive lui arracha un nouveau hurlement. Le mercenaire avait raison. Malgré le sang, la sueur et les larmes, son œil droit s'agitait dans tout les sens par compassion pour son frère. L'œil gauche, lui, ne répondait plus présent. La moitié du champ de vision de Phy n'était plus qu'obscurité.
Il était borgne.
Epuisé par tant de douleur, il gémit et se ramassa en position foetusale sur les pierres humides de son sang.

Défait.
Obtus.
Qu'ils le tuent, alors, qu'ils le tuent.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Lun 13 Sep 2010, 21:01

♫ If the dreams dies,
I'll be there,
with them.
All the long ♫


La puissance du bras du garçon l'a surprit. En poussant un gémissement d'incompréhension, elle s'écroula sur le sol, à quelques mètres du petit groupe. Une mèche de cheveux blancs lui tombait devant les yeux. Les paroles du garçon lui firent mal. Parce qu'ils allaient mourir tous les deux, il était inutile de chercher midi-quatorze heures une solution pour échapper à cet avenir certain. A ce destin. Parce qu'on échappe pas au destin. Comme on échappe pas à un cauchemar quand il a débuté. Ils étaient fait comme des rats.


-Il n'en est pas question !


Elle voulut protester, lui expliquer que, quoi qu'il fasse, c'était trop tard. Quoi qu'il ait fait, et même si c'était lui qui l'avait menée jusqu'ici, peu importait, il n'était pas l'heure de trifouiller. Ils allaient mourir ensemble. Avec leurs faiblesses et leurs doutes. Avec leurs peur. Et l'angoisse qui leur tordait le ventre. Tant pis. Au moins, ils n'étaient pas seuls.... Les yeux beige de la petite rêveuse parcoururent le groupe, paniqué. Sa respiration se fit haletante. Qu'allait-t-il se passer ? Il ne devait pas les mettre à l'épreuve. Ils allaient lui faire du mal. A lui. Maintenant. sans même le tuer. Parce qu'ils n'étaient pas seulement des meurtriers. Ils étaient des psychopathe. Sadique et impitoyable.


Le murmure de l'homme blond lui parvint et Ol' était à présent en hyperventilation. Ses yeux faisaient des allées retours incessant entre le jeune garçon et les deux hommes. Elle ferma fort les yeux. Le plus fort qu'elle le pu. Pour ne pas voir ce qui allait suivre. Mais le hurlement ne pu lui échapper. Et son cri à elle se joignit à celui du garçon. Elle avait mal. Pour lui. Elle avait peur. Pour eux. Mais plus que tout, le trou dans sa poitrine semblait s'agrandir encore. Parce que, maintenant que le cri s'était tu, elle se sentait si seule. Était-t-il mort ? Elle ferma encore plus les yeux. Elle remonta les genoux contre sa poitrine et se mise à chantonner un air qu'elle connaissait par cœur. Un air joyeux. Mais elle pleurait.



♫ according to you
i'm stupid
i'm useless ♫


Des pas s'approchèrent. Lentement. L'homme était la. Le blond. Penchée au dessus d'elle. Et elle n'était qu'une pauvre petite fille... Une pauvre petite fille qui allait mourir la un jour ou elle avait voulu jouer. Une pauvre petite fille.


♫ I'm difficult
for every changing madnight ♫


Une main se posa sur son épaule. Presque douce. Mais d'une douceur fausse. Comme un sourire qui se fait vrai alors qu'il ai forcé. Faux. Elle releva la tête. Regarda l'homme. Le regarda vraiment. Comme si elle voulait lire en lui. Comme si elle voulait tout savoir de son futur meurtrier. C'était faux. Faux comme sa douceur. Et, sous le choc, parce qu'elle vivait quelque chose d'un peu exceptionnel, parce qu'elle vivait le jour de sa mort, elle éclata de rire. Un rire vrai. Un rire frais. Cristallin.


Mais la main du meurtrier l'atteint à la joue, coupant cour à cet acte de folie. Sa mâchoire craqua. Et les larmes recommencèrent à couler. Elle avait peur. Tellement peur. Et tellement mal. Son regard revenait sans cesse sur le garçon qui ne bougeait plus.


- Ne rit pas. Tu n'es pas sensé rire. Tu veux qu'il t'arrive la même chose ? Non ? alors je vais te laisser à mon ami. Il saura s'occuper de toi... Ne t'inquiète pas. Tout devrait bien se passer.


Menteur.

Le sourire de "son ami" était pervers. Et ses yeux fixés sur le visage de porcelaine de la fillette, en disait long sur ce qu'il allait faire. Un mot, un seul, raisonna dans la petite tête de la rêveuse. Terrifiant. Dont elle ne comprenait pas vraiment le sens. Mais elle allait surement apprendre. Vite.

Pédophilie.

Le blond se glissa derrière elle, s'évanouit dans la rue, laissant l'homme seul avec la fillette et le garçon qui ne bougeait plus. Il s'arrêta au bout de la rue, s'affaissa contre un mur. Il attendait son ami. Les paroles glacèrent le sang de la fillette.


- Je crois que j'ai connu ta mère. Tu es mon rêve, petite fille.


Menteur.


Elle était le rêve de tout le monde.


♫ If the dreams dies,
I'll be there,
with them.
All the long ♫
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 21 Sep 2010, 21:08

[ C'est un peu long, mais il fallait bien ça pour nous sauver la mise, parce qu'on était mal partit là x) J'espère que cela te conviens ? Sérieux, j'adore notre Rp Et puis ton nouvel avatar aussi, il est super beau *o*]


Lorsque Ju' déboula dans l'Antre, tellement rouge, essoufflé, l'écume aux lèvres et hurlant qu'il voulait parler à Sewo; Mist, qui ce jour là montait la garde devant l'entrée du repère, n'eut pas le cœur de lui demander le mot de passe ( "Poche-à-sous" ), et le laissa passer. L'enfant, qui peinait à se remettre de sa course, traversa le couloir à toute allure, puis descendit le bref escalier qui menait à la Salle Centrale. La pièce, ronde et sans fenêtres, était faiblement éclairée par des torches qui étendaient leurs ombres sur les murs de pierre. Ca et là, de minces nattes de joncs et des matelas moisis étaient disposés à même le sol. Une vingtaine d'enfants et adolescent aux vêtements mités et aux pupilles brillantes, adossés aux murs, assis dans leurs coins, s'occupant à diverses activités dont ne nous noterons pas la légalité regardèrent passer Ju' avec une certaine pointe d'appréhension. Celui qu'on surnommait l'Enfant-sans-crainte ne se mettait pas dans de tels états pour des prunes.

Et encore moins pour des pommes.

Une jeune rouquine, Roxane, l'interpella, mais il l'ignora, marchant avec détermination vers le fond de la salle.

Là, sur une sorte d'estrade de bois branlante siégeait un fauteuil de bois matelassé d'un velours rouge élimé. Le riche marchand qui en avait été le propriétaire avait cessé de le chercher depuis des lustres. C'était comme ça. Le Fauteuil du Roi appartenait à la Tribu.

Ainsi, le garçon pensivement assit sur le trône de bois n'était autre que le très respecté chef de la Tribu. Car le fauteuil lui appartenait. Il lui avait été légué par l'ancien chef, et il le laisserait à son suivant. L'ordre était ainsi. Qu'un petit voleur autre que lui pose un centimètre carré de fesse sur le velours moelleux, et il était mis dehors. Il se retrouvait seul.
Et, ici, à Al-Chen, la solitude, c'était la mort.

Revenons-en à lui. Sewo. Agé de 18 ans à peine, et déjà responsable de plus de trente individus. Il était d'une maigreur famélique, mais son maintient était noble, son visage dur et ses yeux gris; indéchiffrables, entre douceur et profondeur le révélaient vraiment. Il avait une histoire, Sewo, le roi des petits voleurs. Il n'était pas là pour rien. Il n'avait pas la plus usée des chemises pour du beurre, il n'inspirait pas autant de crainte et de respect sans raison

Il était né, sa mère en était morte. Son père, devenu dépressif, l'avait laissé voué à lui-même alors qu'il n'avait que 7 ans. Alors, pour survivre, il avait vécut. Il avait souffert, eut faim, eut froid, eut soif. Il avait été blessé, amputé de la moitié de la main droite par un chien enragé. Il avait grandit, et avait été recruté par l'ancien chef de la Tribu. Mort, aujourd'hui.
Sewo découpait les bourses des riches à 7 ans, volait sur étals à 8, grimpait aux toits à 10. A 15 ans, il était devenu dur, impitoyable, n'ayant plus d'autre volonté que de survivre. On aurait pu le croire inhumain tant il semblait insensible aux douleurs et aux chocs. Mais, quand il rencontrait un plus petit ou plus faible que lui, il sentait son cœur se serrer et finissait toujours par lui donner les trois morceaux de pain qui constituaient son repas.
"C'pas une vie", disait-il souvent; mais il la vivait quand même. Et il veillait sur les siens.

L'enfant, malgré son trouble, ne put s'empêcher de lui lancer un regard admiratif. Il savait bien que, si lui et ses amis survivaient encore malgré la rudesse de la ville, c'était grâce à lui. Et, il savait aussi, comme chacun d'entre eux, à quoi Sewo avait survécu. La boue et la faim étaient leur pain quotidien. Mais il y avait pire.

Les violeurs d'enfants.
Ceux qui sentaient la mort, la cruauté et toute ses choses innommables à plein nez.

Ceux que l'on croisait par hasard au détour d'une rue.
Ceux à qui on n'échappait pas.
Ceux contre qui Sewo se battait en vrai le jour et en cauchemars la nuit, tentant avec difficulté de protéger la Tribu de ces pédophiles.

Ju', Roxane, les autres; ils savaient que Sewo avait croisé leur route. Et, si pas un seul d'entre eux ne savait comment, il s'en était sortit. Puisqu'il était devant eux. Il avait bravé la mort et ce qu'il y avait de pire, et de survivre aux violeurs il avait fait la promesse. Il avait même juré de les tuer, si un jour il en était capable.

-Sewo ! Ils sont là ! Troiziéme rue d'la place aux songes ! J'lai zay vu alors qu'j'étay en planque ! Z'ont choppé deux jeunes.... Un garçon, une fille ! Le garçon vouldray résister, mais il le z'ont blessay. Y'en à un qu'veut s'occuper d'la fille ! Faut s'dépêchay, va être trop tard !

___________________________________________________________________________

"Les chances perdues font autant partie de la vie que les chances saisies, et une histoire ne peut s'attarder sur ce qui aurait pu avoir lieu. "


___________________________________________________________________________

Et c'est ainsi que, prostré tout deux sur les pierres rudes, Ol' et Phy ignoraient que la chance avait tourné de leur côté. Leur histoire cherchait une issue ailleurs, et la chance est ce qu'elle est. Insaisissable.
Alors, au fond d'une cave, leur Destin se mettait rapidement en marche. Et leur Destin parcourait à une vitesse effrénée la courte distance qui les séparait encore. Mais Ol' et Phy, perdus, frappés au cœur, se fermaient doucement au monde. Pour se protéger.
La question était de savoir si le Destin arriverait à temps. Car le mercenaire tendait déjà ses doigts vers le doux visage d'Ol', et l'œil de Phy abandonnait à la lumière du sang ses derniers regards. Eux, ils ne pouvaient pas le savoir. Qui étaient-ils, au fond ? Rien que deux enfants, laissés pour compte par la cruauté du monde. Deux orphelins que le Chaos avait brisés. Dans tout leur être. Pour l'instant.
Car la Voix était envol, et le plus beau des chemins était fait de rebonds.

La tribu déboula partout comme un tsunami aurait surgit sur une plage sale. Sur les toits, de nombreux petits à l'abris des représailles; et, d'un côté de la rue, des plus grands, hargneux et téméraires. Devant, Sewo. Le visage rougit par la fureur.
Cris, injures, poings, pierres, jets de déchets, rage, colère, dégoût.
Les deux mercenaires étaient deux mercenaires, mais deux mercenaires ne pouvaient rien contre la fureur des éléments. Et la vague, les enfants et adolescents, écumants de violence et de conviction, armés de leurs bâtons mais surtout de frondes précises et de pierres coupantes, bombardèrent la rue. Et les deux mercenaires, malgré tout l'art du Chaos, battirent en retraite.
Sûrement avaient-ils d'autres proies à traquer, et pensaient-ils que ceux-la ne valaient pas la peine d'une bataille pareille. Poursuivit par une marée débraillée et hurlante, ils disparurent au coin de la rue, et, quand les rues étouffèrent le son de la bataille, ne resta plus de l'affrontement qu'un gisement d'ordures, de cailloux et de bouts de bois.

Phy ne parut pas se rendre compte de se qui s'était tramé au tour de lui. Il tenait son visage entre ses mains, sanglotant doucement. Une main se posa sur son bras, et on l'aida à se relever. Comme coupé du monde, il n'entendait rien, ne comprenait rien à ce qu'on lui disait, restait comme inconscient de l'agitation autour de lui. Il garda sa main plaquée sur son œil, et sa vue brouillée ne lui permettait pas de reconnaître celui qui le soutenait désormais pour l'aider à marcher. Mais il suivait. Trop diminué pour être capable de lutter.
Peu, à peu, il du comprendre qu'il était sauvé, et que cette odeur âcre de sueur et de boue ne pouvait appartenir au propre costume des violeurs d'enfants. Peu à peu, lumière du se faire dans son esprit, et alors que son envie de survivre repoussait au fond de lui ses douleurs et sa terreur, il s'arrêta brusquement, et d'une voix rauque qu'il ne reconnut pas, il murmura.

-Ol' ?

Et l'inquiétude surgit. Et si .... ? Il se débattit, envoya au sol un enfant qui s'accrochait à ses bras pour le maintenir calme, et, titubant, se retourna vers la rue, cherchant de son regard trouble la silhouette de la petite fille au milieu des petits voleurs. Le souffle lui manquait. Il était épuisé. Il avait peur, il avait mal. Mais elle passait bien avant tout cela. Bien avant.

-Ol' ?
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 23 Sep 2010, 10:55

[Ouai ! J'adore aussi, mais c'est TES rps qui sont super ! O__o ]

♫ My name is ingraved in you ♫



Ses yeux beiges plongés dans ceux noirs, de l'homme, Ol' ne parvenait pas à calmer les rythmes des battements de son coeur et de sa respiration. Ses pupilles faisaient des bons dans leurs orbites, à la recherche de quelque chose pour l'a protéger, un bâton, ou juste quelque chose derrière lequel elle pourrait se cacher. Et puis elle trouva ses mains. Elle les plaqua sur son visage et ferma les yeux le plus fort qu'elle le pu. La musique raisonnait en elle mais il n'y avait pas d'humeur feu-d'artifice. Il y avait juste elle, sa peur et la main tendue d'un homme qui l'invitait. Puis, un hurlement de rage retenti et les yeux paniqués de la fillette allèrent trouver la bande de gamins, au bout de la rue. Et... L'instant d'après, ils étaient sur eux, à balancer des pierres, des bâtons, des caillous et tout ce qui leur passait sous la main. Même quelques pièces d'or triangulaires valsèrent. Ol' ne comprenait rien. Elle avait l'esprit confu de celle qui ne sait pas ce qui lui arrive. Son cri de terreur retentit alors qu'elle se jetait contre le mur pour éviter une pierre qui l'aurait défigurée... La main du mercenaire alla trouver son poignard mais en voyant son ami s'enfuir par les toits, il partit en courant. Comme un voleur. Un voleur de vie et d'amour propre. Un vrai voleur.

Ol' se recroquevilla contre le mur et ferma les yeux, ordaonnant à sa respiration de se calmer, priant pour que son coeur arrête d'essayer de sortir de son corps. Puis, il n'y eut plus un bruit dans la rue. Juste un souffle. Un murmure rassurant, tout près de son oreille.

- Tout va bien...

Elle leva la tête et ouvrit les yeux. L'homme était le plus agé de la bande. Le seul à ne plus être un enfant. Son sourire tendre et sa main tendue vers elle, en une invitation, encore. Mais ce n'était pas une invitation à la mort. C'était une invitation à la vie. Son gémissement de soulagement fit rire l'homme. Un rire las, un rire à la fois heureux et soulagé, aussi... Et Ol' se rua dans ses bras. Elle referma ses mains autour du torse de l'homme et pleura sur sa tunique sale. Elle resta la, un instant, sans bouger. L'homme s'accroupit pour repousser une mèche de cheveux blancs de devant les yeux de la rêveuse. Au bout de quelques secondes à ne pas bouger, l'homme se leva, porta sa main à l'épaule de la rêveuse et l'embarqua. Ses petites mains de porcelaines restèrent noués autour de l'homme.

Le groupe d'enfants avançaient ensemble, en harmonie, compatissant. Puis, l'un d'eux brisa le silence en se tournant, se dégageant d'une étreinte et criant dans la rue :

-Ol' ?

Son oeil était en sang. Ca aurait pu être répugnant si la rêveuse n'avait pas été aussi heureuse de revoir ce visage. Il avait l'air fatigué, angoissé, perturbé... Souffrant. Sa peur à elle n'était rien comparé à la sienne. Il avait subit. Ol' n'avait fait qu'attendre de subir. Son nom fut répété une deuxième fois et les mains de la fillette lachèrent comme par magie, l'homme qui l'avait enlevée à sa position de foetus. Elle se rua dans les bras du jeune homme. Malgré ce qu'il lui avait fait un peu plus tôt. Ce n'était pas ridicule. Elle faisait juste le plein d'affection après un trop plein d'motion... Il avait tenté de la défendre. Il l'avait défendue. Elle était vivante, grâce à lui. Et elle avait faillit mourir avec cet inconnu qu'elle aimait parce qu'il ne l'avait pas abandonné. Il aurait été la. Toujours. Même après la mort, pour compatir et l'a consoler. Elle s'en voulait de l'avoir laissé se mettre entre elle et le tueur mais elle n'y était pour rien. C'était son choix, à lui.

Murmure de soulagement, elle souffla :

- Je suis la.

Et les larmes se mirent à couler, de nouveau, trempant sa tunique, mais après ce qu'ils avaient vécu, un t-shirt mouillé n'était rien... La main d'un enfant se referma sur le bras du jeune homme. Personne n'essaya de les séparer. Ils furent emportés par la foule de gamin qui les avaient sauvés et emmené à travers Al-Chen, vers un endroit isolé et abandonné qui semblait bien être leur repère. Il y faisait sombre, le quartier ressemblait plus à une ruine et lorsque les pleurs de la fillette finirent par s'éteindre, elle pu apperçevoir, à travers ses yeux embués, qu'ils se trouvaient dans une salle, dans un sous sol. La seule lampe clignotait, toute prête à s'éteindre, mais peu importait. Ils étaient sauvés, dans un endroit sur, ou enfin, il pourrait peut-être se rétablir... Du moins, pour le jeune homme.


♫ I'll be wherever you will go ♫
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Dim 03 Oct 2010, 17:12

[Merci Embarassed ... Mais ya pas que les miens, sérieusement, tes posts aussi sont supers ! On a la classe tout les deux Cool xD]

-Je suis là.

Si tu es là, alors tout va bien. Si c'est ton petit corps qui se serre contre moi, si c'est ta petite voix qui me souffle cette absurde vérité, si c'est ton cœur, à toi, qui bat dans la poitrine que je snes contre la mienne, c'est que tu es vivante. Et si tu es vivante, si ta respiration entrecoupée de sanglots découpe le brouhaha des autres enfants, alors c'est que même la mort personnifiée n'a rien pu faire contre toi. Et si je le sais, tout cela, c'est que je suis en vie. C'est que le sang dévale encore mes veines. Alors tout va bien.

Mais si tout va bien, pourquoi tu pleures ? Pourquoi mes larmes se mêlent aux tiennes, pourquoi nos pleurs et reniflements n'émeuvent que nous ? Pourquoi ai-je tant envie d'hurler, pourquoi ai-je besoin de m'enfuir en courant, loin de cette odeur de fin qui plane au dessu de nous ? Tout ce qui me retient, c'est toi, petit rêve.

Ceux qui nous ont sauvés nous entraînent, joyeux de la fuite de leurs ennemis, au fils des rues et des ruelles. Le monde tarde à reprend ses couleurs le long de cette procession carnavalesque. Nous suivons, incapables, épuisés, faibles, démunis de tout volonté. Où allons nous ? Nous ne savons pas. Nous marchons dans les pas de nos sauveurs, qui nous encouragent de temps à autre d'un murmure apaisant ou d'une tape amicale. Pourvu qu'ils restent. Pourvu qu'ils ne nous abandonnent pas. Je ne veux pas qu'on se retrouve seuls. J'ai besoin de leur présence, rassurante et chaleureuse malgré leur misère.
J'ai besoin de leur vie, autour de moi, pour ne plus sentir l'aura mortuaire que les deux Hommes ont insufflé dans mon âme. Et en toi, peut-être.

Mon œil est douloureux. Mon corps est douloureux. Mon cœur est douloureux.
La Dauphine se tait.
Peut-être qu'elle souffre, elle aussi.
Peut-être plus, peut-être moins que moi.
Mais elle ne chante plus.

Je lève la tête vers les nuages, gris, qui s'accumulent au dessu de notre tête. Les enfants hâtent le pas, nous pressent. Certains se mettent à courir. A droite, à gauche, les femmes ferment leurs volets, les hommes rentrent les étalages. Les grandes sœurs tirent leurs petits frères. Les vieux quittent leur banc pour l'abri salutaire de leur maison au toit troué. Il va pleuvoir. Et ici, la pluie, c'est de la boue future. Dans les rues de la misère, l'eau ne nettoie pas, elle salit. Elle fait pourrir les déchets, et les odeurs nauséabondes enfouies dans la sécheresse réapparaissent.
Al-Chen n'aime pas l'eau.

Mais moi, j'aime ça. Je ralentirais bien le pas, pour laisser les goûtes d'eau essuyer mon visage du sang et mon cœur des tracas; mais celui qui semble être le chef m'attrape par le bras et me tire. Je t'entraîne avec moi, petit rêve, puisque je suis incapable de te lâcher la main.
Bientôt, nous passons une porte de bois sombre, qui se referme sur les derniers enfants en claquant. Le couloir est sombre. Nos respirations résonnent dans l'obscurité. J'ai presque peur, car le visage des Hommes semble apparaître partout dans la pénombre. Je ferme les yeux, et me laisse guider par les pressions de ta petite main. Nous descendons un escalier. Et, d'après l'importante résonnnance du lieu où nous nous arrêtons désormais, nous arrivons dans une grnade salle. Les enfants parlent, se mettent à rire, soulagés : et je souris. Enfin, j'effectue une sorte de grimace qui pourrait ressembler à un sourire. Une douleur terrible déchire ma joue, mon œil, et ma paupière. Je n'ose même pas frôler ma peau du bout du doigt, de peur de la voir s'enflammer. Peut-être que je suis borgne. Peut-être que je ne guérirais pas. Peut-être que cela va s'infecter, et que je vais mourir.
Peut-être.
Je n'arrive même plus à penser. Rien ne m'inquiète, rien ne m'interresse, et j'ignore toujours qui sont les Hommes qui ont faillit avoir ma peu. Rien ne me réjouit rien ne m'impressione, rien ne m'étonne. Je suis amorphe.
Vide de vie.

Une voix nous dit de nous asseoir. J'obéis, tâtonne aveuglément. Me laisse tomber sur ce qui ressemble à de la paille. Pleine de cafard ou pas, l'épuisement m'envahit, mais je peine à m'endormir. Peur d'arpenter à nouveau le pays des cauchemars. Peur de retourner dans la rue. Peur des les y rencontrer à nouveau. Je n'y survivrait pas.

Je me laisse aller contre le mur. J'étouffe. Pas de fenêtres, rien que des murs, une unique lumière dans la pénombre ambiante, du bruit, des résonances, une odeur de sueur, de saleté... Une sorte de Chaos.
Moi qui ai tant besoin de lumière. De paix. De silences, de nature, d'arbres, de pluie, de vie, de pureté, de vent, de clarté. D'Harmonie.

Un truc se dépose sur mes mains. Je l'attrape, et reconnaît au touché une sorte de chiffon dont je ne veux pas connaître la couleur. Qu'est-ce que je suis censé en faire ?
...
Deux garçons murmurent, à côté de moi, que le mec aux cheveux noir à perdu son œil pour toujours, comme un certain Chram-le borgne.

...
Merde.

Alors c'est moi, le mec aux cheveux noirs. Ils ont comprit, eux. Et je comprends, moi. Le chiffon, c'est pour cacher cette plaie béante sur ma face gauche. Une larme de rage se forme dans mon oeil, l'encore valide. Je veux me lever, hurler, frapper contre le mur jusqu'à en perdre la main. Je ne bouge pas. Vide. Mort.

Sans te regarder, petit rêve, je te demande, incapable de m'empêcher de sangloter.

-Tu... Tu veux bien m'accrocher ça comme un bandeau sur...

Même pas le courage de terminer ma phrase.
Je ne suis plus rien. J'attends ton bon vouloir. Cache ma plaie, s'il te plait. Atteste ma borgnitude.

...
Et dehors, la pluie, qui commence à tomber.

Comme j'aimerai m'en aller.
Courir.
Fuir cette ville.
Loin, loin d'ici.
Retourner à l'académie.
Plonger dans la mer, gelée.

Où, simplement faire quelques pas dehors. Marcher sous la pluie.
Ne voir que la moitié des goûtes d'eau.
Que la moitié de ton visage.
Une demie réalité.

Borgne.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 05 Oct 2010, 20:58

[ Nan, sérieux, ils sont trop bien tes rps ! x) ]


♫ I thought i didn't need to sleep
I was wrong ♫



Ol' s'écroula. Elle était persuadé qu'elle ne pourrait pas dormir. Elle se trompait. Ses paupières devinrent vite si lourde qu'elle ne pu lutter et, bientôt, elle sombrait dans un sommeil fragile. Peut-être était-ce mieux ainsi, parce qu'à cet instant, elle aurait fait un caca nerveux pour rester blottit dans les bras de Phy, alors qu'il était mal en point. Elle dormait, donc, à un mètre de lui, sur le sol de fil tressés. Elle était étendue sur le dos, les bras ouvert, comme une étoile, sa robe blanche et ses rubans rouge flottant autour d'elle. Son visage était apaisé. Elle semblait calme, sereine et douce, avec son sourire tendre dessiné sur un visage poupon, ses sourcils relevés. Elle ressemblait à une fillette insouciante, presque naïve. Personne, ô grand personne ne comprit que la petite fille se battait pour revenir à la surface. Le cauchemar était plus vrai que jamais. Elle entendait son petit coeur battre fort dans sa poitrine et sa respiration se faire difficile, saccadée. Elle sentit sa poitrine s’affaisser. Elle voulut hurler. Et une voix masculine s’éleva, faible, triste et douloureuse :


-Tu... Tu veux bien m'accrocher ça comme un bandeau sur...


C'était surement la seule voix qui aurait pu l'a tirer de ce cauchemar. Elle sourit en ouvrant les yeux mais la vue du garçon transpirant l'a ramena avec brutalité à la dure réalité. Elle se redressa, se dirigea à quatre pattes vers le jeune homme et lui prit le chiffon des mains. Il sanglotait et, à cet instant, elle aurait voulu se blottir dans ses bras et prier pour qu'il se calme. Elle aurait voulu apaiser sa douleur, d'une quelconque manière et effacer sa peur. Elle aurait juste voulu l'aider. La seule chose qu'elle fit, fut de regarder le visage meurtrit et abîmé du jeune homme. Une larme s'écoula de son oeil intacte tandis qu'Ol' tentait vainement de ne pas penser au second... Et en écho à sa douleur, en écho à sa peine si peu retenue, en écho à la larme qui glissait sur la joue du garçon et allait se loger dans son oreille, ses yeux beige s'embuèrent.


Elle s'empressa de faire le tour de Phy avant que sa vue se brouille. Elle regarda les enfants, tour à tour. Elle aurait voulue que quelqu'un d'autre fasse cela à sa place. Elle aurait tant voulue que l'un d'eux l'a remplace, parce qu'elle ne supportait pas la vue de son ami, dans cet état lamentable. Mais ses yeux dorés sondèrent les mains des jeune gens et elle ne décela pas un brin de délicatesse dans leurs mouvements. Alors, elle reporta son regard sur Phy et souleva sa tête, doucement, pour l'a placer sur ses genoux. Elle glissa le chiffon sur son oeil et l'attacha au derrière avant de reposer la joue brûlante du garçon sur le sol. Elle entendit un petit homme demander s'il allait mourir. Ca lui paraissait totalement inconcevalbe mais elle ne se retourna pas pour jeter un coup d'oeil à garçon. Parce qu'elle attendait, elle aussi, la réponse, le souffle cour...


- Non, non, il s'en sortira. Tu vois bien que tu affoles tout le monde ! Il sera borgne. C'est tout.


"C'est tout".C'était tou. Tout. Les mots de l'homme raisonnait en elle et elle savait q'il avait ententu et que ça ne devait pas être la première fois qu'on le lui disait, mais aussitôt, ses doigts de porcelaine se posèrent dur sa joue. En soutient et reconnaissance. Les plus petits enfants allèrent jouer ailleurs. Ol' se coucha tout près du corps du garçon. Elle avait besoin de sa chaleur et lui, de la fraicheur de ses mains. Elle avança ses bras qui se déplièrent et ses doigts se plaquèrent de nouveaux, sur son visage transpirant.


La larmes de la fillette coulaient en un flots continu et intarissable. Puis, ses émotions explosèrent et les seules paroles qui réussirent à lui échapper furent deux mêmes mots :


- Désolé, désolé...


Ses paroles étaient discrète. Elles ne furent pas entendu des autres enfants, mais se glissèrent pourtant en toute sincérité et bienveillance dans l'oreille du jeune homme. Ol' se rendormit. Et cette fois, le cauchemar fut bien plus violent... En elle et dans toutes les fibres de son corps, retentissait le hurlement interminable du garçon. Ol' s'en voulait à un point qu'elle même n'aurait pu imaginer avant ça. Elle avait mal au fond d'elle même. Mal de ne pas avoir été plus courageuse. Mal de ne pas l'avoir défendue. Mal pour lui. Le visage du garçon qui l'avait sauvé, l'a hantait avec tant de ferveur, que ses yeux devinrent rouge et irrités par les larmes salés qui s'échappaient de ses paupières clauses. A présent, elle priait pour que tout cela ne soit qu'un rêve, le fruit de son imagination trop bien nourrie. Mais l'impression de réel persistait et elle fut soulagé que son cauchemar laisse la place à un sommeil lourd et sans rêve. Rien. Le néant. Le vide.


♫ There's nothing here,
Just a friendship already over ♫


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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Ven 29 Oct 2010, 13:04

[Presque un mois pour te répondre ! OO Je suis un pardonnable, toute ems excuses Uu']

Il sera borgne. C'est tout.

L'irréductibilité de la phrase surgie de cette bouche enfantine, grammaire atrophiée et conjugaison hâtive, eut raison des derniers espoirs de Phy. Comment un enfant pouvait-il énoncer pareil cauchemar ? Avec tant de certitudes ? C'est faux, eut-il envie de répondre. Tu dis n'importe quoi, tu te trompes, vous vous trompez tous ! Demain, je serais guéri. Plus qu'une vilaine cicatrice, et deux yeux parfaitement en état de marche. Deux pupilles électriques pour saisir et profiter de tous les détails du monde. Deux iris à illuminer au soleil et à ternir sous la pluie.
Ma vie reprendra son cours. Comme avant !

Il soupira, réprimant un sanglot. Au fond de lui, il savait qu'il avait tort. Que rien ne serait plus comme Avant. Que l'Après aurait pour mission de le défaire de cette angoisse naissante et de ce Chaos interne dont la terrible altercation l'avait infecté.

Il sentit la rage, sanglante, faire éclater en lui cette envie de vengeance. Si les deux Hommes avaient étés entre ses mains, il les aurait pulvérisés, écrasés, torturés, réduit en miettes; en prenant son temps. Il se sentait capable d'apprécier leur souffrance. Il se croyait capable de s'en délecter.

A l'intérieur de sa poitrine, quelque chose se contracta. C'était son cœur, trop doux, et trop humain, qui se recouvrait doucement d'une carapace de Fer.
Il l'ignorait, mais il allait devenir dur. Trop. Pour se protéger.

Ses poings se serrèrent. Se mâchoire se contracta violement. Ses mains tremblaient. Il n'en pouvait plus. Il voulait que cela cesse. Ol' crut peut-être qu'il était en colère contre elle, -mais il en était incapable. Ses excuses se glissèrent au creux de son cœur, mais il ne les accepta pas. Elle n'avait pas à s'excuser. Elle n'avait pas à lui demander pardon.

Car, s'ils en étaient arrivés là, c'était de leur fautes à tout les deux : de la sienne, pour avoir provoqué sa fuite jusqu'à l'horrible ruelle; et de celle de la petite fille, pour s'être engagée dans le traquenard. Il pouvait aussi s'en vouloir d'avoir tenté de lui porter secours, et elle pouvait aussi s'en vouloir de ne s'être pas défendue. En remontant plus loin, il aurait aussi pu s'en vouloir de s'être levé ce matin, d'avoir gagné Al-Chen; il aurait aussi pu s'énerver contre les pierres du sentier qu'il avait parcourut : s'ils l'avaient fait trébucher, il se serait tordu la cheville et n'aurait pas atteint la ville. Pour finir il aurait pu en vouloir à ses parents de lui avoir donné la vie, car s'il n'était pas, il ne serait jamais devenu borgne.
En vouloir à la petite fille n'aurait rien arrangé. Et ils n'en avaient pas besoin.

La pensée lui tira un sourire. Il était stupide de réinventer le passé, et de questionner le présent sur une autre base. Malgré toutes nos envies de le modifier, le passé est finit. Il est inébranlable. Il n'existe plus que grâce à la mémoire, et aux conséquences qu'il a sur notre présent. Il ne servait à rien de le ruminer sans cesse, une fois tirées les conclusions de nos erreurs.

"Avec des Si, on mettrait la Dame dans un verre à pieds", Disait souvent Lucien. Phy comprenait désormais combien il avait raison.

Si aujourd'hui, il serrait dans ses bras la jeune fille endormie, et s'il devinait quels cauchemars trempaient ses yeux et tiraillaient son visage, ce n'était pas par hasard. Ce n'était que la conséquence de choix successifs et d'influences extérieures sur leurs destins réciproques.
Si ils en étaient là, c'était parce qu'ils étaient humains.
Si il ne s'enfuyait pas, si elle se cramponnait à lui, si ils ne se séparaient pas; c'était qu'ils aveint besoin l'un de l'autre. Pour ne pas se perdre encore plus.
Il ferma les yeux. Le contact du tissu sur sa chair mise à nu était insupportable, mais il n'effectua pas un mouvement pour s'en débarrasser. Il devait l'accepter. C'était ainsi. Peu à peu, réchauffant son cœur à la chaleur du corps de la petite, il s'endormit, et sombra dans un sommeil agité.

______________________________________________________

-Faut que tu te réveilles, murmura une voix grave à son oreille. Une main se posa doucement sur son épaule. Phy, haletant, se releva brusquement. Un filet de sueur coulait le long de sa tempe. Les Hommes ne l'avaient pas lâché de la nuit. Ils l'avaient poursuivit, hanté, terrorisé et blessé sans cesse. A chaque rencontre, ils devenaient plus inhumains, plus violents, plus pervers, plus... Il ne comptait plus le nombre de fois où le cadavre d'Ol' s'était retrouvé entre ses bras.
Son cœur battait la chamade, et il porta une main à sa poitrine. L'autre se posa sur son œil. Le cauchemar, qui s'était durant quelques instants éteint, reprit de plus belle. Son regard affolé balaya la pièce, et croisa soudain celui de Sewo. Comme rassuré par sa présence, Phy se détendit. Sa respiration ralentit.

-Faut qu'on parle, ajouta Sewo, aussi doux qu'impérieux.

Phy jeta un œil à Ol', qui semblait dormir plus paisiblement. Avec un sourire, il écarta une mèche de cheveux qui tombait sur son visage apaisé. Il décida de la laisser profiter de ce moment de repos et la laissa dormir en paix. Prenant garde de ne pas la réveiller, il se dégagea de son étreinte et se leva. Prit d'un vertige, il s'agrippa à l'épaule du Roi des voleurs pour ne pas tomber. Celui-ci, le soutenant, l'entraîna jusqu'à deux bottes de paille dans un coin à l'écart. Il déposa l'apprenti marchombre sur une des deux, et s'assit face à lui. Fouillant dans sa poche, il en sortit bientôt une miche de pain fraîchement volée qui tendit au jeune homme. Phy se rendit alors compte qu'il avait très faim. Grommelant un merci, il engloutit la moitié de la miche, et conserva l'autre moitié pour Ol'. L'estomac remplit, il se sentit mieux, et signifia à Sewo d'un geste de la tête qu'il était prêt à l'écouter.
Ce dernier commença, parlant à voix basse.

-N'hésite pas à m'interrompre si tu comprends pas un truc, Hm ? Ici, tu es dans le repère des Petits Voleurs. Moi, j'en suis le Roi. C'est une communauté d'enfant et d'adolescents qui se sont retrouvés à la rue, pour diverses raisons. Quand elle à été crée, on s'en fout, mais ce qui compte, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux : à Al-Chen, la solitude c'est la mort.
Bref, on vole, on partage, on se débrouille. On vit notre vie. On évite les gardes, les rouleaux à pâtisserie des mégères et les bâtons des anciens, et s'en sort plutôt pas mal. Mais, depuis quelques temps, des hommes, des femmes, comme ceux dont tu as croisé la route on envahit notre territoire. On ne sait ni d'où ils viennent, ni qui ils sont. Il s'attaquent aux enfants. Pire, il enlèvent certains de nôtres. Ils les violent. Les frappent. Les tuent. Parfois, on ne sait pas.

Sa voix se durcit, et Phy tressaillit. Sewo, le regard sombre, lui désigna une minuscule silhouette prostrée dans un coin sombre.

-Tu vois, la petite fille là-bas ? On l'appelle Eyza. Enfant, c'était la joie incarnée. Elle riait, elle chantait, elle dansait... Un jour, elle est sortie du repère, et n'est pas revenue avant trois jours. Elle était couverte de bleu, de coupures, de griffures. Elle est entrée, elle à dit "C'est eux"... Et elle s'et évanouie. Depuis, elle ne parle plus. Nous nous relayons pour la faire manger, boire, et veiller sur ses cauchemars. On ne sait pas ce qu'ils lui ont fait, amsi ils lui ont volé son innocence et sa joie. Et, au-delà de tout cela, sa vie.

Il baissa les yeux sur ses mains, qu'il frappait entre elles. Il releva vers Phy un visage sombre, et le garçon ne put qu'admirer sa détermination. Le presque-homme n'était pas Roi pour rien.

- Toi et la petite n'êtes que deux victimes de plus. Deux victimes de trop. C'est pourquoi je ne peux plus les laisser faire. J'ai promit, tu vois, en devenant roi, j'ai promit que je nous débarrasserait de ce fléaux. Mais nous ne sommes pas assez forts. Nous n'en avons ni les moyens, ni la capacité. Beaucoup des nôtres sont trop jeunes pour se battre, et sont de toute manière terrifiés. Je ne peux pas les forcer à combattre ce qui est pour eux le mal incarné. je n'ai pas d'autre solution que d'aider de mon mieux ceux qui ont besoin d'aude. C'est pourquoi, même si je ne sais rien de toi, que, si tu le veux, toi et la petite pouvez rester ici. Avec nous.

Phy sourit à Sewo. La proposition était généreuse, mais, s'il admirait beaucoup le Roi, une Voie l'attendait ailleurs. C'était à l'académie que sa vie était désormais, et, pour rien au monde, il n'aurait abandonné l'apprentissage marchombre. Il pensa à Ol'. Il ne savait rein d'elle. Avait-elle des parents ? Que faisait-elle ici ? S'il avait secrètement envisagé de l'emmener avec lui à l'académie dans le cas où elle n'aurait pas su où aller, il ne savait pas si elle avait la capacité, et même l'envie de devenir marchombre. Peut-être souhaiterait-elle de rester ici, avec Sewo et les autres enfants. Il ne pouvait choisir à sa place. Mais il était déterminer à s'assurer de la stabilité de sa situation avant qu'ils se séparent. Il posa son menton dans ses mains.

-Ta proposition m'honore beaucoup. Si en aucun ça, je ne peux décider pour Ol', je ne peux pas accepter. En vérité, j'appartiens à une... Ecole un peu spéciale, dont l'apprentissage guide vers la...Hm... Liberté; et ce notamment travers une formation de... Combattant, en quelque sorte. Ma vie est là bas. Mon avenir aussi. Mais je te fais une promesse. Quand mon apprentissage, terminé ou non, me permettra de venir t'aider à combattre les...Vio... Violeurs d'enfant, je viendrais. Je te le jure. Sur tout ce que j'ai de plus cher.

Sewo sourit, et hocha la tête.

-Je te remercie. Et je prends note, comment déjà... ?

-Je m'appel....

Un mouvement sur sa droite détourna son attention.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Sam 30 Oct 2010, 16:53

[ Jten veux pas, surtout que tu te rattrapes encore avec un rp vraiment trop beau Oo ]

♫ The danger is everywhere
Run until you can't breathe anymore
Never stop, he wants you ♫


Il y avait Le Blond. Peu importe ce qu'il faisait la. Il était quelque part, dans les rues d'Al-Chen. Il lui fallait éviter à tout prix. Éviter. Il était une Ombre. Il l'a suivait. Elle le savait mais ne le voyait pas. Il était L'Ombre sous la lune qui guette, et qui trouve... Des pas derrière elle. Furtif, silencieux. Le coeur de la fillette se bat furieusement dans sa poitrine. Il est sur le point de lacher. Elle ne respire pas. Ses pieds s'élancent tous seuls, cherche un endroit, un trou, une ruelle... Une escapade qui lui permettrait de s'en sortir. Elle ne sait pas ce qu'Il lui veut... Un pieds devant l'autre. Elle doit se concentrer. Réfléchir. Vite. Il faut qu'elle accélère. Ses yeux sondent le noir de la nuit qui se déploie devant elle. Et elle s'arrête. Non pas parce qu'elle en a envie. Mais parce qu'une main s'est refermé sur son épaule. Ses pieds battent le vide, cherchent un appui qui n'existe pas. Elle lève les yeux. Ce n'est pas Lui. C'est L'Autre. Le Sien. Celui qui s'intéresse plus à elle qu'à ce jeune homme qui avait voulu jouer. Elle ouvre la bouche pour crier. Mais elle n'a pas d'air dans les poumons. Elle essaye d'inspirer, mais la boule dans sa gorge l'en empêche. Elle referme la bouche. Ferme les yeux, aussi. Le plus fort qu'elle le peu. Et soudain, alors qu'elle a renoncé, ses membres se mouvent, rapide, presque implacable. Elle donne des coups, de poing, de coude, de pieds, de genoux. Elle mort, elle griffe. Les mains de l'homme se referme sur ses poignets, l'a plaque contre un mur. Elle ne peu plus bouger. Ne peu plus rien faire. Et soudain, sa poitrine se soulève, ses poumons se soulève, emporté par un spasme qui secoue tout son être, pour que l'air pénètre ses poumons. Sa bouche s'ouvre, elle s'étouffe avec l'air, reprend sa respiration... Et elle hurle.

*

Sewo s'approche. Ses yeux fixent, inquiets, le corps de la fillette. Sa poitrine ne se soulève plus à chaque respirations. Il attend. Et soudain, secoué par un violent spasme, ses poumons réclament l'air qui n'entre plus, elle ouvre la bouche et inspire. Prit par un élan de compassion, il se rassoit correctement, au fond de sa chaise.*

*

Son corps git, sans vie, sur le sol, au milieu de ordures qui jonchent la rue. Ses yeux sont ouvert et l'horreur s'échappe de ses pupilles qui sondent le néant. Son pieds droit est recourbé sous sa jambe, sa cheville et brisé. Ses côtes explosés. Sa mâchoire, détruite. Ses fines lèvres sont déchiquetés par les dents d'un homme qu'elle ne connaissait pas. Ses Rubans rouge ont été arraché à ses cheveux et baignent dans son sang. Ses cheveux blancs, également, on prit une teinte rouge, effrayante... Ses yeux beige sont encore embués de larmes qui n'ont pas eu le temps de s'échapper de son corps. Sa poitrine ne se soulève pas au rythme de sa respiration. Son corps semble vide, sans les battements de son coeur. Son genou est retourné, comme s'il était passé de l'autre côté de sa jambe. Les rubans de ses poignets ont servit à lui taillader la peau. Sa main est refermé sur elle même et démontre la terrible douleur à laquelle elle a été sujette, malgré son jeune age.

*

Ol' se réveille. Elle n'ouvre pas les yeux. Elle a l'impression que ce qu'elle va découvrir ne va pas lui plaire. Comme si elle s'attend à voir est du sang, des membres déchiquetés, des bleus, des yeux vide, un corps... Inerte. Et une voix l'a tire complètement de son cauchemar :

-Je m'appel....

La voix s'arrête. Ol' ne s'est pas rendue compte qu'elle avait bougé. Elle a envoyé sa jambe droite du côté de la gauche et son corps a basculé, elle est couchée sur le ventre, la tête enfouie dans ses bras. Elle ne pleur pas, mes ses yeux l'a piquent affreusement. Oui, elle a du pleurer, c'est sur... Après avoir vu sa propre mort, on ne peu pas faire autrement. Surtout, si, comme Ol', on tient autant à la vie... Elle tousse et elle s'attend presque a sentir le sang chaud s'écouler de sa gorge. Elle relève la tête, sa bouche tordue en un rictus dégouté, ses cheveux blancs lui tombent devant le visage, transpirant. Et elle parle, sans vraiment savoir ce qu'elle dit, et pourquoi elle le dit :

- Je veux rentrer à la maison...

Ce ne sont pas des paroles. C'est un gémissement. Une supplication. Un espoir fou.


♫ Pray so that you dreams come true
Pray so that your heart keeps beating ♫

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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 02 Nov 2010, 13:15

[Encore merci, mais je persiste à te dire que les tiens aussi son vraiment beau ! =D ]

________________________________

Te ramener à la maison, je veux bien; non, je ne veux que ça, mais ta maison, Ol', ta maison, qu'est-ce que c'est ? Où vis tu ? D'où viens tu ? Je ne sais rien de toi, mais je t'aime déjà comme une petite sœur. Petite sœur... Tes parents, sont-ils en vie ? As-tu un grand frère, un vrai, qui a la chance inestimable et le devoir de veiller sur toi ? Ou peut-être as-tu une sœur, qui s'amuse à te coiffer et qui te confie le secret de ses histoires de cœur... Es-tu d'Al-Chen ? Viens tu d'un de ces groupements de caravanes, qui fait escale en ville pour vendre, et acheter ? Sont-ils partit sans toi, ne te voyant pas revenir ? Sont-ils encore là ?

J'ai peur de te laisser. J'ai peur qu'il ne t'arrive quelque chose, ou bien que tu recroises la route de ces Hommes, de ces monstres, de... Beaucoup de gens peuvent tenter de profiter d'une petite fille comme toi. Il faudra que tu sois prudente. Les Hommes sont des salopards. Souvent, souvent. Ils profiteront de ton innocence, et, illuminés par ton irréalité d'apparence, ils voudront que tu leur appartiennes. Ils sont comme avare des richesses humaines. Ils ont besoin de la flamme des auteurs pour que leur bougie ne s'éteigne pas. Au fond, ils ne sont que des animaux. Des chiens, des requins, des... Petite Dame, il faudra te méfier.

Nous sommes à l'abris, ici*. Mais il va falloir sortir. Te recherchent-ils, au dehors ? Peut-être viens-tu d'une famille riche. Et si je te ramène à eux, te reverrais-je un jour ? Lorsqu'ils me verront, moi, pauvre vagabond, ils me foutront à la porte et tu t'en iras sans un adieu. Peut-être croiront-ils que c'est moi qui t'ai fait du mal. Peut-être me prendrons t-ils pour un criminel, et je devrais alors m'enfuir pour échapper aux gardes qu'ils auront lancé sur me traces.

Je ne t'oublierais jamais. Tu m'entends ! Jamais ! L'empire est grand, mais, si je te perds, je te chercherai. Partout. Et, où que tu puisses être, je te trouverais.

________________________________

-Phy Lunydval, je dis; et, croisant ses iris noirs pour sceller mon serment, je laisse Sewo en compagnie de ma promesse, et je me précipite à tes côtés. Mon cœur se serre de te voir si fragile. Brisée et terrifiée. Tu ne sembles pas remise, amsi la chose aurait été étonnante, en une seule nuit. Moi, je crois que jurer de ma vengeance future m'a fait du bien. Car, si aujourd'hui, je ne suis pas en état de vaincre ces Hommes; je sais dès que j'en serai capable, je viendrais nous venger : moi, toi, et toutes leurs victimes futures et passées. Je les tuerais. Pour les empêcher de faire encore plus de mal.

Mais je ne vais pas beaucoup mieux. Je sais que toutes mes nuits futures seront entrecoupées de cauchemars, je sais que je ne remettrais plus les pieds à Al-Chen; je sais aussi que le noir me fera peur et que je n'aurais plus confiance dans un seul des hommes que je croiserais. Je sais aussi que j'aurai peur d'eux. Terriblement peur de les voir, de les croiser, ici ou ailleurs... Je sens déjà l'angoisse qui me ronge de l'intérieur. Elle me donne envie de crever. De m'enfuir, de m'échapper loin d'ici. De me terrer au fond d'une grotte. De longer dans l'océan, pour ne plus jamais en sortir.

Je pose une main sur ton épaule. Je jette un regard à Sewo, qui nous observe, dissimulé dans la pénombre. Il m'adresse un hochement de tête, et je réponds de même. Nous sommes d'accord. Il est temps qu'on parte, que je te ramène chez toi, et que je retourne à l'académie. Te relevant avec douceur, je prend ton menton dans ma main, et redresse ton petit visage pour t'obliger à me regarder dans les yeux.

-On va rentrer, Ol'. Il faut juste que tu me dise où est ta maison, même si elle est au bout du monde, je te promets, je t'y emmène.

Je te souris. Mes yeux s'allument, et leur bleu s'illumine. Je suis là pour toi, petit rêve. Petite Dame, petite sœur.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 02 Nov 2010, 15:43

[ Oui, bon, on va pas se disputer xD En tout cas, not' rp, il est trop bien ! =D ]


♫ Your face, your eyes
I'll remember you
even after Death ♫


Ses yeux l'a piquait. Elle ressemblait à un oisillon tombé d'un arbre. Elle avait tout d'une petite fille naïve, perdue. Elle ne comprenait pas grand chose de ce qui lui était arrivé quelques heures plus tôt. Elle ne voulait pas y penser et pourtant, de ses yeux humides, ne cessait de s'écouler de grosses larmes chaudes et salées. Elle avait mal au coeur, mal à l'âme. Elle avait mal. C'était une douleur indéfinissable et incompréhensible pour son si jeune age, si l'ont pouvait dire cela comme ça. Elle avait l'impression que ce qu'il s'était passé n'avait été qu'un mauvais rêve et, en même temps, elle sentait au plus profond d'elle même que tout était vraie. La voix du garçon revint l'a rappeler à l'ordre alors qu'il finissait sa phrase avec l'homme.

-Phy Lunydval

Elle le regarda avec ses yeux ronds et perdus, associant son visage à ce nom qu'elle n'avait jamais entendue, bien qu'elle eu l'impression de connaitre son porteur depuis tant d'années... Alors comme ça, son nom, c'était Phy ? Phy. Ca sonnait bien. C'était petit. Un peu comme Ol'. Et ça restait plutôt joli. Un peu comme Ol'. C'était ce genre de prénoms qui avait su charmer Henek, surement. Les yeux d'Ol' sondèrent le visage du garçon. Non, pas du garçon. Cette fois, son expression était plus celle d'un homme. Le visage dur et froid, presque impénétrable, mais en même temps, compréhensible, doux et attachant. Mais ce regard n'était destiné qu'à Ol'. Comme s'il lui revenait à présent de l'a protéger. Comme s'il était le père, la famille qu'elle n'avait jamais eu. Elle étouffa un sanglot. Et il l'a couvait maintenant du regard. Et si un simple coup d'oeil pouvait protéger quelqu'un, Ol' n'avait plus à se faire de souci.

-On va rentrer, Ol'. Il faut juste que tu me dise où est ta maison, même si elle est au bout du monde, je te promets, je t'y emmène.

Un sourire. Protecteur. Porteur d'une promesse. Vraie. Cette fois, le sanglot d'Ol' s'échappa d'elle sans qu'elle ne puisse le retenir. Elle sentit ses jambes l'a lacher elle aurait pu tomber. Mais non. Elle savait qu'elle ne tomberait plus, maintenant. Parce qu'Il était la. Et voyant son oeil encore couvert, elle trouva la force de pousser sur ses pointes de pieds et de laisser ses bras agripper la tunique de l'homme. Sa tête heurta violemment le torse de l'homme, mais elle ne sentit rien. Elle n'avait pas mal. De toute façon, après la douleur morale, la souffrance physique n'était plus rien. Elle avait tant eu mal aujourd'hui, et le soulagement se lisait à présent sur ses traits. Elle allait rentrer chez elle. Elle avait confiance maintenant. Peu importe qui était Phy. Peu importe ou il habitait, Lui. Il avait promit. Et sa voix était bien celle d'un homme qui ne promet jamais pour du beurre...

Il est la pour elle. Elle le sent. Et juste pour ça, elle a l'impression que c'est son ancre, la seule personne qui peu réellement l'a protéger. Même après ce qu'il s'est passé. Même après tout, plus encore que Tyra, lui, il prend le rôle d'un père. Non ! D'un frère. Ol' ravala les larmes. Elle ne voulait pas qu'il croit qu'elle était triste. Parce que si elle pleurait, c'était la joie, le soulagement de pouvoir rentrer. Enfin. La fillette releva la tête vers Phy.

- C'est pas loin... C'est près du lac, caché derrière un petit bois et il y a un petit lac, juste tout près, mais c'est pas le lac Chen. Ça s'appelle l'Académie. On rentre, maintenant ?

Sa dernière phrase signifiait nettement, sans sous-entendus, qu'Ol' n'avait pas l'intention de le laisser partir, une fois qu'il y serait. C'était tout de même plutôt comique, de se dire qu'Ol' était une apprentie marchombre. Elle semblait tellement jeune. Elle était persuadé que la plupart des apprenti(e)s devaient l'a prendre pour la fille d'un maître marchombre. C'était tellement plus logique. Et pourtant, impossible. Elle sourit à l'homme et le lacha pour lui donner la main et continuer de le regarder. Parce qu'elle ne pensait pas être capable de lacher du regard, le seul oeil qu'il lui restait. Oui, c'était son ancre. Une petite lueur brillait dans ses yeux bleus. Et Ol' parvint sans aucuns problèmes à l'analyser.

C'était l'espoir.


♫ I don't want to know who you are
I just don't want you to let go of me ♫
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 04 Nov 2010, 20:45

[Hurgh, manque cruel d'inspiration >< ]

- On rentre, maintenant ?

Phy éclata de rire. Un rire frai, léger, plein de joie. Un rire de Dauphin. Il serra fort la petite main d'Ol' qu'il sentait, brûlante, au creux de ses doigts. Il était heureux. Soulagé. Etonné. Confiant.

Alors, c'était ainsi. La petite vivait à l'Académie. Son petit rêve et lui vivaient au même endroit. Elle était comme lui. Il était comme elle. Une apprentie marchombre, une flamme sur la voie de la liberté. Le hasard était stupéfiant, mais il ne doutait pas. Il lui faisait confiance. Entièrement confiance.

Il fut surprit de réaliser que cela ne l'étonnait pas. Si il n'était pas assez avancé sur la Voie pour deviner qui était apprenti et qui possédait l'âme marchombre, c'était comme si, en la rencontrant, et en l'observant, il l'avait comprit inconsciemment. Peut-être l'avait-il déjà rencontrée, peut-être l'avait-il déjà croisée dans un couloir ! Cela aurait expliqué l'étrange mystère de son rêve; et le fait qu'il l'ait reconnue dans la rue. Mais il soupçonnait autre chose. Trop de questions restaient sans réponses. Trop de faits étranges et inexpliqués résidaient encore dans cette étrange histoire. Comment expliquer qu'il ait rêvé d'elle, et de l'horrible affrontement auquel ils avaient étés confrontés ? Comment expliqué le fait qu'il connaissait son nom ? Malgré l'inquiétude qu'il ressentait, la chose avait un certain charme, et les secrets à dévoiler aiguisaient sa curiosité.

Il lui sourit, plus encore qu'auparavant.

Entraînant Ol' avec lui, il s'avança vers Sewo, en, inclinant la tête en signe de respect, déclara :

-Tout est réglé, lui dit-il. Je m'occupe d'elle.

-Bien. N'oublie pas ta promesse, Phy.

-Jamais. Sois en sur.

Et, sur ces mots, il s'en fut. Suivant l'appel du dehors, ils traversèrent un couloir, montèrent un escalier, avant de passer une grosse porte et de se retrouver dans la rue. Phy remplit ses poumons d'une bouffée d'air frai. Une fine bruine déposait un voile gris sur la ville, et humidifiait doucement leurs deux visages. Le sol était détrempé, et la boue collait déjà à leurs chaussures. Sans lâcher Ol', il s'engagea dans la rue, et, alors qu'il marchaient tout les deux perdus dans leurs pensées, il déclara enfin, exultant de joie :

-Ol', moi aussi, je suis un apprenti marchombre.

Puis, après un silence, il prit réellement conscience de ce qu'il venait d'énoncer, et ce fut comme cette certitude ignorée se gravait en lui. Enfin. Après des mois d'apprentissage.

-Un apprenti ! Marchombre !
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 04 Nov 2010, 21:40

[ Quand j'arrives pas, t'y arrives et quand j'y arrives, toi non ...? C'est ça ? x)) T'inquiète Wink ]

♫ Dreams become true
If you believe in them ♫


La fillette se rendait enfin compte de l'age que pouvait avoir Phy. Elle l'avait cru plus jeune, l'avait prit pour un enfant. Il s'était trompé, elle remarquait enfin. Le fait qu'il lui propose de jouer avec elle au début, au commencement de cette drôle de journée avait dû chambouler l'image qu'elle aurait dû se faire de lui depuis qu'elle avait croisé son regard. Maintenant, elle savait. Simplement à sa voix, à sa main si grande comparé à la sienne. A ses paroles. A ses gestes. Ses raisonnements. Juste à son visage. Dur. Froid. Mais au sourire et au regard avenant...

La main de la fillette se noyait dans celle de l'homme. Comme celle d'une enfant dans celle de son père. Sauf qu'il n'était pas son père. Ol' n'avait jamais eu de famille. Mais maintenant, elle savait. Sa vraie famille, celle qui vivait dans son coeur et faisait partie de sa vie, c'était Henek. Et Lui. Phy. Elle avait un père, elle avait un frère. Elle ne considérait pas Tyra comme un membre à part entière à cette drôle de famille. Non. Ce n'était pas sa soeur. C'était son amie. Parce qu'il faut bien avoir des amies en dehors de sa famille.

L'homme entraîna Ol' avec lui. Ils se plantèrent devant Sewo. Et les mots que Phy prononça rassura encore la fillette. Elle n'était plus seule. Il ne l'abandonnerait pas. Ces mots la comportait une teinte colorée. Réelle. Vraie. Mais surtout, ce qui l'a ravissait plus encore, c'était la promesse qui se cachait dans ces trois mots...

- Je m'occupe d'elle.

Ol', pendu au bras de Phy, la tête levé vers son visage, les yeux rivés sur les lèvres qui avaient prononcé ces mots magique, le contemplait. Elle devait pouvoir reconnaître sa silhouette entre milles. Elle devait pouvoir se remémorer son vrai visage dans ses rêves et ses souvenirs. Elle ne devait jamais l'oublier. Parce qu'on oubli pas un frère.

-Bien. N'oublie pas ta promesse, Phy.

Le prénom de l'homme prononcé dans la bouche d'un inconnu, de leur sauveur, sonnait bizarrement. Il sonnait mielleux. Harmonieux. Il n'y avait aucun doute. C'était bien Son nom. Parce que ses consonances s'accordaient parfaitement à son moral, autant qu'à sa silhouette, à son visage, à son sourire... A ses yeux bleus. C'est qu'il était beau, son frère ! Cette pensée l'a fit sourire et son sourire dévoila ses dents aussi blanche que des dents de lait et sa dentition parfaitement aligné.

-Jamais. Sois en sur.

L'intonation de cette dernière phrase marquait la fin de cette conversation et donc leur départ, Ol' en était sur. Et comme pour confirmer ce qu'elle pensait, son frère se tourna et s'éloigna, traversa la salle. Ol' se retourna une dernière fois pour offrir un simple regard et un sourire reconnaissant à Sewo. Mais, parfois, l'expression d'un visage peu chambouler plus encore que des paroles. Et cela suffit pour que son sauveur sache à quel point, elle se souviendrait d'elle. A quel point sa présence avait chamboulé sa vie. Il l'avait sauvé. Il les avaient sauvés d'une mort certaine. Cette simple phrase suffisait à tout résumer de ce regard et de ce sourire. Ils grimpèrent les escaliers, étroit, et pourtant, il lui semblait qu'ensemble, ils pourraient passer partout. Ils débouchèrent sur la vie. S'arrêtèrent. Juste un instant. Une seconde qui leur permit d'inspirer cette air humide qui envahissait leur poumon et purifiait leurs âmes. Et d'une voix empreinte de tendresse et pleine de toute sortes d'émotions, Phy s'exclama :


-Ol', moi aussi, je suis un apprenti marchombre.

Elle lui serra la main, mais ne releva pas la tête vers lui pour qu'il voit son sourire. C'était inutile. Elle le savait, au fond, tout au fond d'elle-même qu'il était comme elle. C'était logique. Forcé. Parce que c'était son frère.

-Un apprenti ! Marchombre !

Son exclamation fut comme une illumination. Comme s'il s’apercevait de ce qu'il venait de dire et qu'il se rendait compte de ce que cela voulait dire. Ol' n'y prêta aucune attention. Parce qu'elle ne s'en était pas encore rendue compte. Et peut-être aussi, un côté d'elle ne voulait pas vraiment savoir. Ils traversèrent la rue. Se glissèrent dans la foule. Se perdirent au milieux de tous ces gens qui ne leur prêtait pas grande attention. Mais eux ils savaient. Ils savaient quelque choses que les autres ne pouvaient même pas imaginer. Le lien qui les unissaient était un fil invisible. Mais épais. Vrai. Presque palpable. Elle releva le menton en voyant deux petites filles passer près d'eux et les regarder. Fière. Parce qu'elle avait un frère. Un grand frère. Et qu'elle ne serait plus jamais seule. L'entrée - ou la sortie - d'Al-Chen se découpait déjà, non loin. Elle leva la tête, se pendit encore au bras de l'homme et demanda :

- Et après ?

Parce qu'il y avait forcement un à près. Allait-il l'a laisser à l'Académie ? L'abandonner ? La laisser seule ? Allait-il faire comme tous ces gens qu'elle n'avait plus revut depuis leur rencontre ? Comme Ellenya ? Comme... Tant de gens ? Allait-il partir ? Non, elle en était sur. Mais continueraient ils à se voir ? Elle priait en silence.


♫ Pray in silence
Because you want him to stay
Don't you ?
You love him
Don't you ? ♫
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mer 17 Nov 2010, 15:43

[Ouai, c'est ça ! On se complète alorsx) Je passe en dialogue, et on peut continuer un peu comme ça si tu veux =) ]




-Après, Ol', Après ? Qui parle d'un après ? Il faut penser à maintenant. Au moment présent. A nous deux, qui marchons ensemble, qui passons les portes de remparts sans un regard aux gardes, qui quittons enfin cette ville maudite; nous qui marchons ensemble, deux pas pour toi, un pour moi; et ton visage humide qui s'inscrit à jamais dans ma mémoire, indélébile de tout désespoir, de tout chagrin, de toute amnésie. Gravé dans mon cœur. Avec ton rire, tes sourires, tes yeux incroyables et ta voix fluette. Il faut penser à nos âmes que la pluie éclaircit, se réjouir d'être encore en vie maintenant, prendre conscience de nos respirations qui s'harmonisent au gré de notre marche... L'après, Ol', je n'en sait rien. Je ne sais pas ce que je vais devenir. Si je vais réussir mes examens. Si ma Guide décide d'un long voyage, loin. Peut-être qu'un fol instinct guidera mes pas à travers Gwendalavir, peut-être qu'autre chose... Je ne sais pas où je vais, mais comment je m'y rends. En devenant marchombre, je deviens moi.



-Si on laisse faire le Destin, Ol', si on laisse le hasard chanter à notre place, on ne se reverra pas. Trop de courants nous entraînent loin de l'autre, trop d'influences, trop de souvenirs nous écartent malgré nous. L'après sans choix, Ol', l'après sans volonté n'est rien qui maintenant qui dérive. Mais l'après que je choisis n'est pas celui là; et je ferais tout... Tout pour que nous restions liés l'un à l'autre. Que nous puissions nous revoir. Je t'enverrai des lettres, j'arpenterais l'académie jusqu'à ce que je te rencontre, je te dirais où je vais, comment je vais, où va ma vie si un jour je quitte l'académie. Je ne te lâcherais pas. Je ne t'abandonnerais pas. Je ne te laisserai jamais. Tu as... Tu as ta place dans mon cœur, désormais, et tu y resteras quoi qu'il arrive. Pe... Petite sœur. Et pas seulement parce que j'ai fait un rêve de toi.



-...



-.....



-....



-Tu ne veux pas... Me raconter un peu ta vie ? Le chemin est encore long.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 18 Nov 2010, 20:45

- Non... Ma vie, elle est maintenant, comme tu as dit. Le passé, c'est comme le futur, il faut le laisser ou il est. Surtout quand il fait du mal. Mais puisque c'est toi, je vais te dire ce qu'il s'est passé, dans la phase "avant". Avant, il y avait Henek. C'était pas mon papa, j'ai jamais eu de papa, et ma maman, elle est dans mes rêves et mes cauchemars. Jamais dans ma vie. Parce qu'elle n'est plus de ce monde. Donc il n'y a pas de papa, dans cette histoire. Pas de maman. Il y avait juste... L'oeil d'Otolep, Moi, et Henek. Lui, il était celui qui répondait à mes questions et m'empêchaient de sombrer dans le chaos. Ca ne m'a pas empêché de faire une bêtise. Maintenant, pour la réparer, je dois devenir marchombre. Il ne me fera plus confiance, sinon. Je sais qu'il m'aime et que je lui manque. Je sais qu'il est la, quelque part et qu'il veille sur moi. Seulement je ne le voit pas. Mais maintenant, peu importe. Il ya toi, maintenant.

- Tu vas peut-être me dire que c'est pas bien, que je marche pas dans mes pas, mais dans les traces de l'homme qui m'a élevé. Je m'en fiche. Je sais quelle vie je veux avoir. Je veux jamais grandir. Juste rester comme je suis et vivre et aimer les gens avec qui je vis et que j'aime. C'est tout.

-...

- Mais moi non plus, je t'oublierais pas,... Grand frère. Mais ne pars pas, hein. Je veux dire, tu va pas sortir de mon coeur hein ? Tu vas pas t'enfuir ? Parce que sinon, il y aura que Tyra. Et je l'aime, moi, Tyra. Mais toi aussi, je t'aime. Et Je veux pas que tu partes.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 25 Nov 2010, 20:42

-Tyra ? Que tu aime ? Henek ? Qui veille sur toi ? L'oeil d'Otolep ? Il y a tant de choses sur toi que je ne connais pas, tant de choses que j'aimerais savoir... Mais il y a une chose que je sais, Ol', moi, je t'aimerais toujours; et si un jour je part de ton coeur c'est que tu m'en aura chassé.

...

Tu le f'ras pas, hein ? En tout cas, toi, tu feras toujours partie de ma vie. Je ne t'oublierais pas, je penserais à toi, en me levant le matin; j'apercevrait tes yeux dans le roulis d'une vague, je chanterais haut dans la brise pour que le vent te dise que je vais bien, que je suis là, je verrais ton visage dans les étoiles, au creux des flaques d'eau claire; je le chercherais dans les nuages, je guetterais ton nom dans la foule... Je t'attendrais dans mes rêves. Je me coucherais, et je n'aurais pas peur des cauchemars, car je sais que tant que tu seras là, dans mes rêves, pour, à ton tour, veiller sur moi.

...

Tu pourras toujours compter sur moi. Pour quoi que se soit, tu pourra venir me chercher, et je t'aiderai, et tu passeras devant tout ce que j'aurais pu avoir à faire d'autre. Moi aussi je veillerais sur toi... Comme ton presque père, Henek.

...

Tu sais, je crois qu'il vaut mieux avoir un homme qui n'est pas ton père mais que tu aimes comme tel, plutôt que deux parents qui le sont vraiment, mais qui ne te comprennent pas. Les miens sont comme ça. Présents, vivant, différents. Chaque jour qui passe les éloigne de moi. A chacun de mes pas je m'éloigne d'eux. Un jour, je retournerais là-bas, pas pour eux, mais pour Lucien, mon frère, mon ami. Rien qu'en me voyant, il saura que je suis devenu moi. Encore plus que maintenant.

...

T'as raison de vouloir vivre ta vie. T'as tord de croire que je m'en fiche. Je veux juste que tu sois heureuse, Ol', parce qui compte c'est ton sourire, ta joie. Ce qui compte, c'est pas qui on était, qui on devient, mais qui on est. Ce qui compte, c'est que tu saches ce que tu veux, et que ce que tu veux, tu le fasses. C'qu'il faut, c'est rêver sa vie, par pour s'imaginer une autre existence, mais pour se dire que ce rêve c'est l'avenir. Et l'avenir, maintenant, c'est du présent.

...

J'ai rêvé de l'avenir, Ol'. J'ai rêvé de toi. Et ce futur, maintenant, c'est du présent. J'ai rêvé de ton rire. J'ai rêvé de tes yeux, des Hommes, de tes larmes, tout, jusqu'à mon cri. Notre abandon. J'ai fait un rêve de toi, petite Dame, petite sœur. J'ai fait un rêve de toi mais je ne comprend pas pourquoi.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 25 Nov 2010, 21:08

- Mais je ne vis que pour le autres. Et pourtant, je sais qu'apprendre, c'est perdre nos illusions d'enfance. Je le sais, mais je ne peu pas faire autrement, parce que la seule chose que je veux, c'est d'être avec tous ceux que j'aime, sans aucune exception. Et je sais que perdre mes rêves me tuera. Mais je n'ai pas peur. J'attend ce jour, presque avec impatience. Parce que ma mort sera ma renaissance. Je continuerais à vivre à travers les rêves des personnes que je ne connais pas, et à travers ceux que j'aime. Non, je n'ai pas peur. Parce qu'aujourd'hui, si j'ai apprit quelque chose, c'est que si une personne immortelle existe, c'est moi. Je ne suis pas faite pour ce monde. Il est trop vaste. Trop dangereux. Je ne ferais pas partie des cauchemars. Je suis un rêve et rien d'autre. Pas une personne. Je ne sais pas d'ou je viens. Peu être que ma mère a été créé de part et d'autre, en travers de l'imagination, et que je suis comme elle. Et elle, elle est venu dans mon rêve tout à l'heure. Alors je sais qu'elle vit toujours et qu'elle veille sur moi. J'ai confiance.

Je sais que tu m'aimes, parce que tu me l'a prouvé aujourd'hui. Mais ce que tu ne sais pas et qui, pourtant, est tellement plus vrai, c'est que jamais je ne t'oublierais et qu'ou que tu ailles, je t'accompagnerais. En travers de tes rêves.

Tu te poses des tas de questions sur moi. Je le sais, ça se voit. Mais je ne peu répondre à aucune d'elles. Parce que, moi même, je ne me connais pas. Je ne sais pas qui je suis. Mais peut-être que, le jour ou je le saurais, je te le dirais. Ou peut-être pas. Après tout, ce que je ne sais pas n'est pas ma vie, mais c'est moi...

Phy, toi, tu sais des choses sur moi. Mais moi, je ne sais rien de toi. Pourquoi est-ce que tu n'aime pas tes parents ? Tu as la chance d'en avoir. Je n'ai jamais été triste sans, mais c'est parce que je ne les ais jamais connus.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Dim 28 Nov 2010, 17:03

-Je ne suis pas d'accord. Le monde est vaste, oui, mais pour être visité; le monde est dangereux, oui, mais devenir marchombre t'apprend à vivre ta vie sans laisser le danger choisir à ta place. Tu deviendras forte, Ol', encore plus que maintenant. Tu deviendras Libre, libre d'explorer Gwendalavir, Libre de te jouer du danger. Tu dis que perdre tes rêves te tuera. Mais tu ne les perdras pas, Ol'. Un rêve de meurt pas. Un rêve grandit, un rêve enfle, un rêve s'épanouit; et quand on le veut, un rêve se réalise. N'est es-tu pas la preuve véritable ? Le monde est cauchemars pour qui le veut comme tel. Le monde à besoins de rêves comme toi, Ol', pour rester droit, pour rester juste, pour rester beau. Le Monde à besoin des rêves pour lutter contre les cauchemars. Un jour, le monde sera harmonieux. Grace à nous, à nos enfants, à notre vie. A nos rêves.

-...

-Si un jour... Tu meurs... Tu t'effaces... Je ne veux pas l'imaginer, mais... Je ne laisserais pas faire ça, mais... Je te promets de rêver de toi chaque nuit. Je raconterais notre histoire à ma femme, à mes enfants, à mes amis, au monde entier, au vent, à l'océan; pour que tous rêvent de toi. Tu sera immortelle, Ol', parce que tu vivra dans notre mémoire. Dans la mémoire du monde. Malgré la mort; tu vivras, Ol'. Tu vivras en nous. On te dois bien ça, Ol'. Toi qui lutteras contre nos cauchemars, contre le chaos là où toi seule pourras l'atteindre. Je te dois bien ça pour avoir illuminé ma vie en ce triste jour d'automne. Je deviens qui je suis. Grâce à toi.

-...

-Que veux tu savoir, Ol' ? Mes parents... Je pense que je les aime, tu sais. Mais pas comme on devrait aimer un parent. Je les aimes comme j'aime apercevoir une biche au coin d'un bois, comme j'aime le parfum du pain frai, comme j'aime les couleurs d'un papillon au dessu d'une fleur plus colorée encore; comme j'aime le tintement de l'eau, comme j'aime le brouhaha de la ville et le silence des montagnes. Comme j'aime l'écho, la lumière, ou bien la neige, ou encore le sable. Comme j'aime le chant d'un oiseau. Je les aime comme j'aime le monde. Je les aimes moins que toi. Moi que Lyan. Moins que le Dauph...

-...

-Je vais te dire un chose, Ol'. Parce que je te fais confiance. Parce que tu es ma sœur. En chacun de nous, il y a un animal. Trop souvent, nous l'étouffons, car il nous fait peur. Et parfois, à peine nés, notre cœur s'ouvre à lui. Mon cœur... Mon cœur s'est offert à un Dauphin, Ol'. Je sais que c'est étrange, mais je suis un Dauphin. Je peux me métamorphoser, mais cela n'est pas juste un pouvoir, comme l'est l'imagination ou autre chose. Non. En moi, il y a un Dauphin. Un homme, et un animal. Je ne suis pas un mélange; plutôt une harmonisation. Une Osmose.

-...

-En toi, en toi aussi il y a un animal, Ol'.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Lun 29 Nov 2010, 20:16

- Phy, je te crois. Je sais que ce que tu dis es vrai. Mais, moi, je suis différente. Moi, je ne sais même pas si je suis réelle ou juste illusion. Je ne sais pas trop quoi penser de moi. J'ai peur de la vie, Phy. J'ai peur, tellement peur. Comme si chaque regards, chaque paroles étaient irréversible et qu'elles pouvaient me noyer. Comme si chaque choix pouvaient m’entraîner un peu trop loin. Un peu trop à l'écart. J'ai peur, Phy. Une peur qui me tue un peu plus chaque jours. Et je peux pas faire autrement, parce que je ne peux pas la vaincre seule, cette peur. Je voudrais continuer à vivre avec Henek et je lui en veux, je lui en veux, si tu savais. Mais Phy, tu vois bien, les animaux, quel que soit leur age, sont la pour survivre. Moi, je ne vis pas pour survivre. Moi, je vis pour toi. Pour eux. Pour vous. Je vis pas pour moi. Je sais pas comment faire pour vivre...


- ...


- ...


- ...


- Phy...? Qui c'est Lyan ?


- ...


- ...


- Dis, Phy, dis, tu me présenteras tous les gens que tu aimes, un jour ...?


- ...


- ...


- ...


- S'il te plait ?
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 30 Nov 2010, 20:38

-Ol', Ol'... La vie est un long apprentissage. Vivre, ce n'est pas oublier la mort. Vivre, ce n'est pas survivre ! Ce n'est pas se lever un matin en craignant que se soit le dernier; ce n'est pas s'endormir le soir en priant pour ne pas s'éteindre durant la nuit. Vivre la vie, ce n'est pas bien compliqué. Remplir ses poumons d'air frai. Observer le coucher du soleil. Admirer un vol d'oies sauvages qui s'en va vers le lointain. Sourire devant une fleur, rire devant une flaque, pleurer devant un ciel, glisser ses orteils dans le sable, sentir la pluie couler sur sa peau, humer l'odeur d'un repas en train de cuire; plonger ses mains dans de la pâte à pain, danser avec un ami, chanter avec le vent. Vivre, ce n'est pas à savoir faire, mais à apprendre à faire. Vivre c'est apprendre à vivre. Jusqu'à notre mort, nous ne ferons qu'apprendre la vie !

-Faisons le bien.

-Tu es encore jeune, tu sais. Tu as déjà apprit. Tu apprendras encore. Et tu peux apprendre mieux. Chaque jours qui passe, tu apprends à apprendre mieux. Il ne faut pas que tu perdes espoir. Ni que tu ais peur. La peur est bien la première chose qui t'empêche d'apprendre. Combien d'hommes se décident à ne pas vivre, par peur de ne pas réussir ? N'y a t-il pas plus bête que ça ? La peur, Ol', la peur ne dois pas avoir autre but que celui de te faire avancer. La peur est un mur à dépasser. Et derrière ce mur... Qui sait ? Mais certainement un autre mur, une autre barrière à dépasser. Quoi de plus fort que cette curiosité, cette envie, cette force qui te donne envie d'aller voir derrière... Pas pour savoir si c'est mieux. Pas pour quitter le mur d'avant. Les murs que tu dépasses s'écroulent dans ton dos. Vaincre sa peur, pour avancer, toujours, toujours, toujours, quoi qu'il arrive. La vie, ce n'est pas le nombre de mur dépassés. C'est le dépassement. La volonté d'aller voir encore derrière l'inconnu, le besoin d'apprendre. Pas besoin d'être réel pour escalader un mur. Ce sont les rêves qui gravissent les plus hautes montagnes.

-J'crois qu'il n'y a pas de bon chemin. Il n'y a ni paroles ni choix qui puissent t'en écarter, puisqu'il n'existe pas. La seule route qui compte, c'est la tienne, Ol'. Ce ne sont pas les choix qui font de nous qui nous sommes, car nous sommes les choix que nous faisons. Me comprends-tu ? Tu peux devenir qui tu veux. Comme tu le veux. Ce qui importe, c'est que ce chemin soit le tien. Et pas celui que la société t'impose de parcourir. Il ne faut pas que tu ais peur. Tu en es capable, Ol'. Le monde n'est pas un gouffre. Notre monde est une maison. Une maison, où chaque pièce mérite d'être vue, chaque porte ouverte. La vie est ta maison. Autour, un Univers. La mort n'est que la porte d'entrée vers l'ailleurs. Comme la naissance n'en est que la porte de sortie. Ce qui nous attend à l'extérieur ? On s'en fout, Ol'. On le savait avant, on le saura après. Ce qui compte, c'est maintenant. Ne vis pas traquée par la mort. Au fond, elle n'a plus d'importance, elle n'a pas d'importance.

-.... Lyan ? Lyan, c'est mon cœur. Mon aigle. Elle vole, je nage, et parfois, nous nous croisons. Et quand nous nous croisons... Notre maison ouvre toutes ses portes. S'illumine. L'Amour efface les limites d'ici. En rajoute ailleurs. L'Amour, l'amour aussi c'est la vie. L'amour fait peur, mais vaincre cette peur t'ouvre au monde. L'Amour...

-Les gens que j'aime... Que j'aime vraiment ? Lyan, Lucien, et toi. Je te les présenterais. Tu veux que je te présente à toi-même ? Mais tu te connais sûrement mieux que moi. Promis ! Lyan, c'pas compliqué, elle est à l'académie, avec nous. Pour Lucien... Bah, on verra. Il est loin. On fera ce qu'on pourra !

-Je voudrais te dire... Quelque chose. L'animal, en toi. Je crois que... Tu veux savoir ?
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J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']
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