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 J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']

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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 30 Nov 2010, 20:38

-Ol', Ol'... La vie est un long apprentissage. Vivre, ce n'est pas oublier la mort. Vivre, ce n'est pas survivre ! Ce n'est pas se lever un matin en craignant que se soit le dernier; ce n'est pas s'endormir le soir en priant pour ne pas s'éteindre durant la nuit. Vivre la vie, ce n'est pas bien compliqué. Remplir ses poumons d'air frai. Observer le coucher du soleil. Admirer un vol d'oies sauvages qui s'en va vers le lointain. Sourire devant une fleur, rire devant une flaque, pleurer devant un ciel, glisser ses orteils dans le sable, sentir la pluie couler sur sa peau, humer l'odeur d'un repas en train de cuire; plonger ses mains dans de la pâte à pain, danser avec un ami, chanter avec le vent. Vivre, ce n'est pas à savoir faire, mais à apprendre à faire. Vivre c'est apprendre à vivre. Jusqu'à notre mort, nous ne ferons qu'apprendre la vie !

-Faisons le bien.

-Tu es encore jeune, tu sais. Tu as déjà apprit. Tu apprendras encore. Et tu peux apprendre mieux. Chaque jours qui passe, tu apprends à apprendre mieux. Il ne faut pas que tu perdes espoir. Ni que tu ais peur. La peur est bien la première chose qui t'empêche d'apprendre. Combien d'hommes se décident à ne pas vivre, par peur de ne pas réussir ? N'y a t-il pas plus bête que ça ? La peur, Ol', la peur ne dois pas avoir autre but que celui de te faire avancer. La peur est un mur à dépasser. Et derrière ce mur... Qui sait ? Mais certainement un autre mur, une autre barrière à dépasser. Quoi de plus fort que cette curiosité, cette envie, cette force qui te donne envie d'aller voir derrière... Pas pour savoir si c'est mieux. Pas pour quitter le mur d'avant. Les murs que tu dépasses s'écroulent dans ton dos. Vaincre sa peur, pour avancer, toujours, toujours, toujours, quoi qu'il arrive. La vie, ce n'est pas le nombre de mur dépassés. C'est le dépassement. La volonté d'aller voir encore derrière l'inconnu, le besoin d'apprendre. Pas besoin d'être réel pour escalader un mur. Ce sont les rêves qui gravissent les plus hautes montagnes.

-J'crois qu'il n'y a pas de bon chemin. Il n'y a ni paroles ni choix qui puissent t'en écarter, puisqu'il n'existe pas. La seule route qui compte, c'est la tienne, Ol'. Ce ne sont pas les choix qui font de nous qui nous sommes, car nous sommes les choix que nous faisons. Me comprends-tu ? Tu peux devenir qui tu veux. Comme tu le veux. Ce qui importe, c'est que ce chemin soit le tien. Et pas celui que la société t'impose de parcourir. Il ne faut pas que tu ais peur. Tu en es capable, Ol'. Le monde n'est pas un gouffre. Notre monde est une maison. Une maison, où chaque pièce mérite d'être vue, chaque porte ouverte. La vie est ta maison. Autour, un Univers. La mort n'est que la porte d'entrée vers l'ailleurs. Comme la naissance n'en est que la porte de sortie. Ce qui nous attend à l'extérieur ? On s'en fout, Ol'. On le savait avant, on le saura après. Ce qui compte, c'est maintenant. Ne vis pas traquée par la mort. Au fond, elle n'a plus d'importance, elle n'a pas d'importance.

-.... Lyan ? Lyan, c'est mon cœur. Mon aigle. Elle vole, je nage, et parfois, nous nous croisons. Et quand nous nous croisons... Notre maison ouvre toutes ses portes. S'illumine. L'Amour efface les limites d'ici. En rajoute ailleurs. L'Amour, l'amour aussi c'est la vie. L'amour fait peur, mais vaincre cette peur t'ouvre au monde. L'Amour...

-Les gens que j'aime... Que j'aime vraiment ? Lyan, Lucien, et toi. Je te les présenterais. Tu veux que je te présente à toi-même ? Mais tu te connais sûrement mieux que moi. Promis ! Lyan, c'pas compliqué, elle est à l'académie, avec nous. Pour Lucien... Bah, on verra. Il est loin. On fera ce qu'on pourra !

-Je voudrais te dire... Quelque chose. L'animal, en toi. Je crois que... Tu veux savoir ?
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mar 30 Nov 2010, 20:52

- Phy, j'ai rien compris. Mais, dis moi, c'est bien d'aimer ? D'aimer pour de vrai, comme toi tu aimes Lyan ? Moi, j'ai pas envie d'aimer pour de vrai. C'est grave si j'ai pas envie ? Dit, Phy, est-ce que Lyan, elle va m'aimer comme toi tu m'aimes ? Est-ce que tu crois qu'elle va m'aimer ou est-ce qu'elle va me détester parce que tu m'aime ? Est-ce qu'elle va comprendre que c'est différent entre toi et moi et entre elle et toi ? Moi je voudrais bien la rencontrer, mais je veux pas qu'elle m'aimes pas, parce que c'est triste de pas s'aimer... Et moi, j'aime pas quand on m'aime pas. Mais normalement, on m'aime bien, sauf que la, c'est différent, parce que c'est celle que tu aimes le plus, pas vrai ? Elle va pas être jalouse, hein ? Parce que j'aime pas les gens jaloux, et j'aimerais bien l'aimer.

- ...

- Tu crois que tu connais mon animal ? Et si tu te trompais ? Ben de toute façon c'est pas grave, je sais que c'est juste pour rire et que, dans mon moi, y a pas d'animal, alors dis moi quand même...
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mer 01 Déc 2010, 15:03

Sur un chemin de graviers ocre, ancienne voie brodée de deux murets parfois écroulés, Phy marchait. Silencieux. A ses côtés, Ol'. Gracieuse. Le vent, frai, ébouriffait leurs cheveux.

La pluie avait cessé. Peu à peu, les nuages qui brouillaient le ciel s'étaient enfuis, chassé par le soleil qui s'imposait doucement. Ses rayons, doux, réchauffaient l'atmosphère que l'humidité avait rafraîchie. Les gouttes d'eau, en équilibres au bout des feuilles des buissons, faisaient étinceler chaque bosquet. Quelques fleurs, taches de couleur qu'un pinceau hasardeux avait déposé ça et là, s'ouvraient doucement. Deux arbres, verdoyants, resplendissaient, tranquilles, de par et d'autre du sentier. Comme les gardiens d'un autre monde. La campagne, épurée, rayonnait dans un écrin de lumière. A droite, le lac Chen; qui brillait et éblouissait le regard des promeneurs. Ils parlaient. Les oiseaux leurs répondait.

Des questions et réponses, ils avaient brodé la toile de leur amitié; de déclarations en exclamations, leurs pensées avaient autour d'eux peint le tableau de leur fraternité. Un milliard de couleur, beaucoup de bleu, beaucoup de beige, beaucoup de lumière, mais d'inquiétantes zones d'ombres qu'ils s'efforçaient de combler à coup de joie et d'amour.

Un frère, et une sœur. Nulle part. Marchant vers l'Académie.

Phy eut un sourire et, avec bonheur, passa un bras autour des épaules de la fillette. Sentir son petit corps, léger, délicat et fragile, presque immatériel blottit contre lui faisait du bien à son esprit. Il avait besoin de ce contact, besoin de s'assurer qu'elle était là, près de lui. La pensée qu'il n'avait qu'un coup d'œil à jeter sur le côté pour être certain qu'elle l'accompagnait encore, qu'elle tenait bon, qu'ils ne se lâcheraient pas suffisait à le rendre heureux. Elle avait besoin de lui. Il avait besoin d'elle. Ils se soutenaient. Elle n'aurait pas eut de jambes, il l'aurait protée jusqu'au bout du monde, il aurait été aveugle, elle l'aurait guidé à travers les ombres.

Ils étaient frères et sœurs, unis par une force plus qu'inimaginable. Rien ne les forçait à marcher ensemble, sur le même chemin. Rien.

Ils étaient là, parce qu'ils le voulaient.

Parce qu'ils s'aimaient, comme s'aiment un frère et une sœur.

Un amour au-delà des frontières, des chaînes, des trahisons, des douleurs.

Un amour au-delà de la mort.

Phy la serra contre lui. Elle avait un drôle de parfum, de ceux qu'on ne rencontre qu'une fois, qui évoque l'acide, les fraises; la pluie et les flocons.

Il se tourna vers elle; et croisant son regard, il éclata de rire. Rassuré. Confiant. Ses propres paroles résonnaient encore dans l'air. "J'ai rien comprit", lui avait-il dit. Mais au fond... Une part d'elle-même avait forcément saisit ce qu'il voulait lui faire comprendre.

S'arrêtant un instant, il se baissa, et cueillit une fleur, d'un rose éclatant. C'était une sorte de mélange entre une rose et un brin de muguet. Phy l'apporta à son nez, et en huma le parfum. Elle sentait la pluie, en plus sucrée. Il la tendit à Ol'.

-Pour toi, murmura t-il dans un sourire. L'amour, c'est comme cette fleur. Etrange, et beau en même temps. C'est inexplicable. Mais quand c'est partagé, c'est drôlement bien. Un jour, Ol', si tu ne cherches pas trop, tu rencontrera quelqu'un; avec qui aimer ne sera pas un devoir mais un choix. Cet amour là, ce sera le bon. On trouve toujours, mais il faut être patient, et puis avoir les yeux bien ouverts. Lyan... Elle m'aime, on s'aime, je t'aime, alors elle t'aimera. De toute façon... J'ne vois pas qui ne pourrais pas t'aimer ! Je pense que tu l'aimeras. J'aimerais bien.

Il se tu, et entreprit de s'étirer. Les yeux dans le vague, il repensa un instant à leur première rencontre, sur les toits. Il se rappelait de cette sensation étrange qui l'avait empêché de fermer l'œil de la nuit. Il frissonna. Tourna son visage vers Ol', et, plantant ses yeux dans les siens, murmura.

-Tu es une petite Dame, Ol'. Faite pour voyager dans les rêves et nager entre les étoiles.
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Mer 01 Déc 2010, 15:53

♫ Believe in yourself ♫


Le soleil était revenu, mais il faisait toujours froid. Il y avait un peu de vent, mais l'air était froid. Non, ce n'était plus un vent d'automne. C'était un vent d'hivers. Celui qui asséchait la peau des tout petit. Celui qui asséchait la peau d'Ol'. Mais la fillette se fichait complètement du froid qui lui engourdissait les membres. Elle préférait profiter du soleil qui lui dorait la peau et qui faisait briller ses cheveux blanc éclaircissant peu à peu ses rubans rouge.

Elle aimait le contact chaud et rassurant de la main de Phy, avalant la sienne. Et lorsque ce contact ne lui suffisait plus, qu'elle avait besoin de plus, qu'elle voulait s'assurer qu'il était bien la et qu'il ne l'abandonnerait pas, elle se blottissait doucement contre lui, inhalant son odeur, comme pour s'en faire une réserve, pour quand il ne serait plus la. Une odeur fraîche et étouffante. L'odeur de la mer, il lui semblait... Mais elle ne pouvait pas en être sure. Elle n'avait jamais vue la mer.

Mais elle était sûre qu'elle allait adorer. Surtout si cette mer était une sorte d'incarnation de Phy. Même odeur, même couleur des yeux, surtout... Et aussi, Phy devait être aussi beau que la mer, lors du couchant.

Et le jeune homme aussi semblait avide de contact. Comme s'il n'avait pas vu Ol' depuis trop longtemps, alors qu'elle était juste à côté, sa main gelée dans celle, chaude, du garçon. Et quand il marchait trop vite pour ses petites jambes, il ralentissait, ou elle le retenait par la manche, tirant dessus doucement, comme pour lui dire "hé, ho, je m'appel pas BipBip !"...

Il explosa de rire, rien qu'en l'a regardant...

Phy se libéra de la main de la fillette et cueillit une petite fleur bleu... Et même légèrement violette. Il l'a lui tendit, et comme un petite enfant gêné, il murmura :

-Pour toi. L'amour, c'est comme cette fleur. Etrange, et beau en même temps. C'est inexplicable. Mais quand c'est partagé, c'est drôlement bien. Un jour, Ol', si tu ne cherches pas trop, tu rencontrera quelqu'un; avec qui aimer ne sera pas un devoir mais un choix. Cet amour là, ce sera le bon. On trouve toujours, mais il faut être patient, et puis avoir les yeux bien ouverts. Lyan... Elle m'aime, on s'aime, je t'aime, alors elle t'aimera. De toute façon... J'ne vois pas qui ne pourrais pas t'aimer ! Je pense que tu l'aimeras. J'aimerais bien.

Un sourire. Une pensée. Ol' le regardait, attendait...

-Tu es une petite Dame, Ol'. Faite pour voyager dans les rêves et nager entre les étoiles.

Un sourire. Elle rit.

- Mais Phy, c'est pas possible de nager dans les étoiles. Déjà, c'est pas possible d'aller dans le ciel, sauf si on est mort. Mais tu sais, peut-être qu'un jour, je serais assez légère pour m'envoler ? Ce serait possible, ça, Phy ?

Elle attendit deux secondes... Puis :

- Euh... Mais moi, je veux pas être amoureuse pour de vrai, moi, Phy !

Puis, un sourire.

- Dis, alors, c'est quoi mon animal ?


♫ So ? ♫
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Dim 05 Déc 2010, 17:04

________________________

Il se tenait, seul, silencieux, devant la plaque de marbre blanc. Quelques éclats de boue, projeté par le vent et les torrents de pluie qui se déversaient du ciel, maculaient déjà la pierre fraîchement posée. Une rose blanche, seule, muette, déposée en travers de la tombe, dissimulait à moitié l'inscription en lettres dorées qui y avait été gravée.

Ci gît Maître Des mot et des tournure de frase; Mirl T'il Fran.

Phy pleurait. Immobile, indifférent au froid, il libérait ses larmes, sanglotant avec douceur pour l'homme qui lui avait ouvert les yeux. Celui qui lui avait fait découvrir la magie des mots, le sens des phrases, la beauté de la parole; l'importance du savoir et la valeur d'un livre. Celui qui avait forgé son âme à la recherche de la perfection. Celui qui avait développé sa vivacité d'esprit et son esprit critique. Sa philosophie.
Il lui devait beaucoup.

Le cimetière était désert. Personne, sauf lui, ne s'était penché sur la tombe du vieux sage. Celui que les autres nommaient vieux fou. Lorsque le cercueil de bois sombre était entré par la porte en fer du cimetière; porté par deux hommes habillés de noir, Phy seul suivait le mort dans son dernier voyage. Personne n'était venu. Tout le monde se fichait de lui, du vieux scribe qui volait leurs pommes et qui n'apprenait pas à lire aux enfants. Mirl n'avait pas d'enfants. Il ne les aimait plus. Il n'aimait pas les femmes, il n'aimait pas les hommes, il n'aimait pas les chiens ; son cœur n'était ouvert qu'aux mots. Phy se rappelait de leur première rencontre.

Il n'avait alors pas plus de cinqs ans. Curieux de visiter la maison que tout le monde fuyait; il avait gravit un muret de pierres sèches, et était tout simplement passé par la porte. Tranquillement, il était entré dans une pièce semi obscure. Une bibliothèque, immense, recouvrait tous les murs. Des piles de livres étaient disposées ça et là, au gré des lectures du propriétaire du lieu. Dans un coin, un bureau, enfouit sous une montagne de parchemins et de plumes était éclairé d'une petite chandelle. Phy, dans un silence recueilli, avait saisit un livre et s'était assit. Il avait, une heure durant, caressé les pages, suivit du doigt les lignes de symboles qu'il ne comprenait pas. Lorsque le scribe l'avait découvert, il dormait paisiblement, suçant son pouce; l'énorme bouquin serré contre son cœur. Et le visage du vieillard n'avait pu s'empêcher de s'éclairer d'un sourire devant l'enfant endormi.

-Je ne savait pas qu'Athalée pouvait être aussi assomante, chuchota t-il alors que l'enfant ouvrait doucement ses grands yeux bleus.

-Athalée ? ...

-Une grande Philosophe, mon petit. La plus grande. Manieuse de mots et tisseuse de pensée.

-Sribe... Apprends-moi à voir les mots. Apprends-moi Athalée. Apprends-moi les livres. Apprends-moi tout ça, termina t-il en balayant des yeux les rayonnages sans fin.

Et le vieux scribe, incapable de résister, désireux de transmettre; lui avait apprit.
Il avait trouvé un apprenti.
Phy, un grand-père, à qui il rendait visite dès qu'il se trouvait inoccupé. Mirl T'il Fran. Une outre de connaissance. Un puit aux étoiles sans fond. Une bible grande ouverte. Une porte sur le ciel.

Un homme secret. Qui ne parlait pas de lui, qui n'existait qu'a travers les livres qu'il embrassait du regard. Pourtant, de lettres en lettres, de mots en phrases, de textes en romans, de livres en philosophies, d'anecdotes en récits, d'échanges et vérités, de secrets en révélations, l'homme s'était doucement ouvert à Phy, permettant à l'enfant de grandir à travers sa sagesse. Etapes par étapes, Phy avait retracé le vie du scribe : une enfance noble, une éducation solide; la déception de ses parents devant son absence de don pour le Dessin, sa tristesse de les décevoir, sa fugue, ses petits boulots à Al-Jeit, sa solitude, la mort de son amie suite à un accident de charrette; son impression de chute libre, son sentiment d'être à la traîne, son envie d'en finir. Et la rencontre avec un Livre. "Athalée m'a indiqué le chemin à suivre. Elle m'a ordonné de vivre", disait-il souvent. "Trouve toi ton Athalée; et vit grâce elle. "
Trouve ta Voie. Et Mirl, qui n'était encore ni vieux ni scribe, avait choisit sa Voie. Celle des mots. Celle de l'esprit.
La Voie des spires, l'infini chemin de l'Imagination en mode papier.

Phy, avec un sanglot, s'agenouilla sur la tombe. Il caressait doucement les lettres d'or, qui, à jamais, gravaient dans le marbre la stupidité et la vanité humaine. Il se mit à rire, d'un rire jaune; quelques larmes coulant dans sa bouche.
Mirl, chevalier de l'orthographe, pourfendeur de la grammaire, serviteur de la langue ne dormirait jamais en paix. Pas avec ça, ça sur sa tombe.

Ci gît Maître Des mot(s) et des tournure(s) de (Ph)rase ; Mirl T'il Fran.

________________________

Le vieux avait rejoint les étoiles. Phy l"imaginait, plongé dans le grand livre du Destin, se penchant de temps à autre pour voir où son apprenti en était. Il aimait l'idée que quelqu'un, même s'il était mort, veille sur lui; puisse sourire devant ses questions et grogner devant ses fautes de syntaxes.
Un jour, il retournerait au cimetière, ce jour là même où il irait rendre visite à Lucien. Il prendrait une rose, marteau, un pilon, et graverait sur la tombe ce qu'il devait au scribe. Rectifier les fautes. Pour lui dire son amour. Pour que, depuis le ciel où la lumière des étoiles éclairait ses lectures; Mirl sache que... Sache que... Que quelqu'un, ici bas, pensait à lui. Le respectait toujours.
Même s'il s'en fichait. Peut-être que mort; on oublie ce qui se passe en bas.

Laissant son esprit dériver, Phy s'imaginait un instant voler sur le dos de la Dame, ou à ses côtés; filer entre les étoiles. Se laisser tomber sur un nuage. Saisir une étoile, pour éclairer sa route. Poser sa main sur le bras du vieux sage. Le serrer dans ses bras. Lui dire ce qu'il n'avait jamais eut le temps et le courage de lui dire. Avec syntaxe; parataxe, appositions, hyperboles, litotes, métaphores, comparaison et amour.

-Je t'aime, grand père.

S'ébrouant soudain pour sortir de son rêve; il se rendit compte qu'Ol', immobile, le regardait fixement. Il avait dû cesser de marcher. Il planta son regard dans celui de sa petite soeur, l'air grave.

-Ol'. Bien sûr que si ! Tous les rêves nous font nager entre les étoiles. Et quand on est mort... Dans le fond, le ciel des rêves et le ciel des morts se rejoignent. Là.

Il posa sa main sur la poitrine de la fillette. Le bout des ses doigts percevait la battement rapide de son petit cœur.

-Là... Là où un jour, tu sentira que tu aimes. Tu le sentiras là, et ce sera pour de vrai. Si tu le veux. L'amour est un chemin qui se dévoile et disparaît. Un chemin bien mystérieux que l'on est libre d'emprunter. Et de ne pas emprunter. Personne ne t'y force. C'est juste un choix.

Et il se remit en marche, oubliant la petite, ses pensées s'envolant doucement vers son Grand-père d'adoption. Rêveur. Triste. Silencieux. Combien de temps ?

Le temps qu'il leur fallut pour arriver. Phy s'arrêta brusquement. L'académie, droite, fière et discrète, se tenait là, devant leurs yeux. Le garçon se tourna vers Ol'. Inconsciemment, il sentait qu'une page se sa vie se tournait. Q'une autre, blanche, nue, attendait qu'on la remplisse. Ils se sépareraient, ici. Il avait besoin de respirer l'odeur de la mer. Il ne retournerait pas immédiatement à l'académie. Peu lui importait les cours, ce qui comptait, c'était sa vie. Et il sentait que sa vie, pour reprendre son cour, avait besoin de l'océan. Tout de suite. Maintenant.
Il s'agenouilla vers Ol', les larmes aux yeux.

-Ol'. Petite Dame. Si tu ne me crois pas, un jour tu sauras ce que tu es. Au fond, ce n'est pas à moi de te le dire. C'est à toi de le trouver, ton animal.

Et, sans prévenir, il la serra dans ses bras. Caressant ses cheveux. Terriblement heureux; terriblement triste.

-Je ne rentre pas avec toi. Je vais à l'océan. On se reverra, dès que je reviendrais, où même là-bas, je t'enverrais une lettre. Je t'aime, petite sœur. Tu vas... Tu vas me manquer.

Et il éclata en sanglots.

[Je te propose qu'on arrête là, après ta réponse, à moins que tu veuille qu'on continue. =D Mais je trouve que se serait un belle fin mantenant ^^]
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Lun 06 Déc 2010, 21:12

♫ She was standing in the sunlight ♫



* * *

Ol' leva les yeux vers le ciel étoilé qui se déployait au dessus d'elle, vaste, immense, imposant. Henek se glissa, silencieux, dans son dos. Habituée, elle ne tressaillit pas, pourtant surprise par le contact froid de la grande main de son ami. Elle leva les yeux vers lui pour lui offrir un sourire avant de revenir river son regard sur l'immensité noire du monde qui l’entourait. Elle avait peur de tout ça. Du moins, elle en aurait eu peur si Il n'avait pas été si près. Parce qu'elle avait le sentiment qu'il pouvait la protéger des plus grandes atrocités de ce monde. Elle ne savait pas à quel point elle se trompait.

Les yeux d'Henek, sondaient le vide, insouciant de la peur de la fillette, souriant, profitant de la clarté de la lune pour revenir vers le visage d'Ol' et pour détailler son profil. Un tout petite nez, fin et droit, tout petit. De grands yeux qui prenaient toute la place, beige et brillant, avec de longs cils noirs, malgré ses cheveux blancs comme neige. Sa main frôla sa tête, sa nuque, descendit le long de sa colonne vertébrale, sans qu'elle ne se rende compte des yeux de félins qui l'a regardaient avec l'air de dire : "elle a grandit." Juste un peu, bien sur. Elle n'avait jamais vraiment grandit. Elle avait juste prit une apparence, une forme différente. Il savait qu'elle resterait petite. Enfant. Toute sa vie. Il le savait parce que sa mère avait été pareille. Jeune et emplie de toutes sortes de questions déroutante. Elle n'avait jamais voulue apprendre, par peur de perdre ses rêves.

*

Elle s'appelait Ley'in de Rêves. Elle était petite, aux cheveux blancs comme neige, avec de petits yeux noirs et pétillants d'intelligence et de malice. Elle était fine, menue. Et son sourire ne l'a quittait jamais. Comme si elle était née pour offrir la joie de vivre. La seule chose qui clochait, c'était qu'elle était plus un mythe. Un jeune fille qui se rêvait mais que personne n'avait jamais aperçut. Elle ne racontait pas sa vie. Elle était aussi mystérieuse qu'un rêve qui se fait oublier au réveil.

*

Et un jour, cette drôle de fille avait frappé à la porte de l'un des rêves de l'homme. Un marchombre. Le rêve semblait si réel, que ce fut le seul qu'il n'oublia pas. C'était le visage d'une fillette. Ou d'une jeune fille. Avec ses petits yeux noirs et ses rubans rouge. Elle ressemblait à un ange et à un démon à la fois. Mais sa voix était forte, sûre, cristalline, belle. Sucrée. Et lorsqu'elle parla, ce fut en murmurant, mais parfois, les murmures chamboulent plus que tous les cris de désespoirs.

Protège la. Aime la. Et lorsque le moment sera venu, libère la.

Elle est un oiseau. Lorsqu'elle comprendra le système, elle s'envolera et toutes les portes lui seront ouverte. Elle est pure. Elle est grande. Apprend lui et les étoiles l’accueilleront. Elle ira nager parmi elles.


Réveil. Le crépuscule pointait son nez. Il se laissa glisser hors de la caravane. Puis, un cri le tira de sa rêverie.

- On a trouvé quelque chose !

Quelque chose... Ou quelqu'un...?

* * *

La fillette laissa ses yeux glisser sur le visage en pleur de Phy. Et lorsqu'elle parla, sa voix était la même que cette femme qui avait parlé d'elle dans le vieux rêve d'Henek.

- Phy, moi, j'ai jamais vu l'océan. Je pourrais venir te voir bientôt ? Tu vas y rester, hein, la bas ? Tu me montrera ton toi-dauphin ? Je suis sur qu'il est aussi beau que toi. Phy, moi, j'ai fait mon choix. Moi, je crois pas que je veux être amoureuse. Mais je pense qu'une fois que c'est fait, on ne peu plus essayer d'oublier. Et si un jour j'y arrive, à nager dans les étoiles, je te tiendrais au courant.

Et... Ne pleur pas, grand frère. On se reverra, je le sais, tu me l'a promit... Euh... Attend, tu me l'a promis, hein ? Bon, hé ben moi, je te le promet. Et ne pense pas à moi le soir. Parce que je crois que si tu pense à moi, tu me fais fuir, dans tes rêves. Alors Phy, on se reverra, dès cette nuit, peut-être. Je n'en sait rien, parce que je ne contrôle rien. Mais on sera jamais séparé de toute façon, parce que tu vis dans mon coeur et moi, dans tes rêves. Moi aussi, je t'aime grand frère.


Ol' fit un pas en avant. Elle ne pleurait pas. Elle souriait, les yeux brillant d'émotions. Elle voulait préserver Phy de la tristesse qui l'assaillait. Et ça lui semblait être un devoir, même. Elle tira sur le ruban rouge de son poignet droit et l'attacha à celui du garçon.

Elle tenait à ce ruban. C'était l'un de ceux qui avait appartenu à sa mère. L'un de ceux qu'elle n'aurait voulue ne jamais perdre. Mais elle ne le perdait pas, puisque c'était à Phy, qu'il revenait.

- Prend en soins, hein...

Puis, elle se détourna et détala afin d'échapper à la tristesse de Phy qui l'a gagnait. Et pour éviter qu'il ne soit plus nostalgique en l'a voyant pleurer. Elle n'aimait pas les au revoir.


♫ Don't go ♫
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   Jeu 09 Déc 2010, 19:33

[Bon, Ol' ne l'as pas dit, mais le Rp est terminé, vous pouvez le verouiller si vous le voulez =)
Ol', c'était vraiment un plaisir de Rp avec toi, c'est un des meilleurs Rp que j'ai jamais fait depuis que j'en fait cheers ]
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MessageSujet: Re: J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']   

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J'ai fait un rêve de toi. [Pv Ol']
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