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Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Concours n°7 - Votes [TERMINE]

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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 12:00

    Oyez Oyez =)

    Le concours n°7 a pris fin hier, le 24 donc, après un mois de délais. C'est pourquoi je vais dorénavant publier les participations -peu nombreuses, mais très belles, ça compense- et vous laisser le temps de voter jusqu'au dimanche 15 août. Parce qu'on est en vacances, et j'ai peur qu'avec une semaine ou deux de délais, des gens ne puissent pas voter =/ Voili voilou. Je vais donc publier une participation par message, comme ça c'est plus propre et tout.

    Pour les votes, je vais recopier le précédent système d'Erwan. Donc pour voter, postez à la suite (attendez que j'ai fini de poster les 4 participations ^^') ce petit "formulaire", en le mettant à jour et en mettant bien en évidence votre vote.

    Code:
    [b][u]Création n°1, Adwyn :[/u][/b] 0
    [b][u]Création n°2, Xenoza :[/u][/b] 0
    [b][u]Création n°3, Lacrya :[/u][/b] 0
    [b][u]Création n°4, Syndrell :[/u][/b] 0

    Ah! J'oubliais la récompense. Comme il n'y a pas beaucoup de participants, yaura juste un truc pour le gagnant. Toute manière vous avez déjà tous ma reconnaissance, et mes félicitations parce que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire chacun de vos participations =) Alors la récompense pour le gagnant, sera qu'on lui ouvrira le temps d'un RP l'accès à l'Académie adverse. Il y sera rentré par effraction, ou avec l'aide d'un complice, comme vous voulez, et puis... Bah on verra ce qu'il se passe 8D Foutez l'bordel 8D Je poste les participatioons =)


Dernière édition par Inwëlle Aïras le Dim 05 Sep 2010, 19:25, édité 2 fois
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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 12:02

Participation 1: Adwyn Serenys

Citation :
Vous savez quoi ? J’aime bien me promener .Et ce jour là , j’étais pas censée y aller accompagnée . Parce que près de chez moi , il y a une forêt , et que j’y suis déjà allée un nombre incalculable de fois et que maintenant je la connais comme ma poche .
Je crois que c’était un samedi , mais ça on s’en fiche .
Plus intéressant , si je me souviens bien , il faisait beau .
Oui , c’est ça ! C’était un jour de printemps , il faisait beau , chaud même . J’étais partie à 14h00 et j’avais tout l’après midi pour profiter de l’odeur des sapins , ça devait être une chouette journée . Et je n’ai pas été déçue .

Je m’étais enfoncée à travers les buissons et les arbres , sans suivre les chemins , comme d’habitude . Je n’avais entendu personne , je croyais être seule , et cela ne me gênais pas , bien au contraire . Oui , je sais , ça ne vous intéresse pas , vous ne voulez que cette rencontre étrange , mais laissez moi raconter , c’est mieux pour l’ambiance .
Donc , j’étais seule , du moins je le croyais . Il n’y avait pas de vent , pas de pluie , juste le soleil qui me cramait le haut du crâne quand je passait dans une zone de lumière . Mais en même temps , la forêt n’était pas très grande , je me suis vite retrouvée de l’autre côté . Alors j’y suis retournée , pour trouver de l’ombre et observer , la nature .
Je sais , vous ne croyez pas que je puisse avoir envie de passer autant de temps dehors , et vous avez raison , mon ordinateur étais en panne . Mais ça gâche tout de suite l’histoire de dire que je ne suis sortie juste pour passer le temps , dire que j’étudiais la nature , c’était nettement plus classe , mais l’histoire du DM d’SVT à rendre , je crois que je l’ai déjà fait .

Donc , je m’étais allongée contre un arbre , je crois que c’était un chêne . Et là , l’élément perturbateur comme dirait ma prof de français , je crois que c’était une fourmis , peut-être une araignée .
Quand j’ai aperçut cette bestiole monstrueuse ( oui je sais , ça n’a rien de monstrueux , mais c’est mieux pour l’ambiance) je me souviens , j’avais bondi comme si j’avais la mort aux trousses .J’ai crié comme si ma vie en dépendait , et là je l’ai vue . Non , pas l’insecte ! La fille . Une grande fille , avec de beaux cheveux noirs comme j’aimerais en avoir , et des yeux rouges effrayant . Pendant un instant , j’avais pensé à une hallucination de mon cerveaux rendu malade par l’absence de mon ordinateur . Ouais … mais nan . L’inconnue était bien en face de moi , et j’en menais pas large . J’ai faillit crier au secours , mais j’ai rien dis , je voulais partir , parce que cette fille me faisait flipper . Et elle s’est mise à sourire .

Une dingue ! C’était une dingue ! Elle était habillée bizarrement , et j’ai continué à la regarder . Jusqu’au moment où j’ai vu sa ceinture . Un , non , deux poignards , comme dans les histoires ! Cette fois , j’en étais sûre c’était un délire , pourtant je bois que de l’eau !

Ça doit être à peu près à ce moment là que j’ai regretté de ne pas être restée à la maison pour finir mon expression écrite de français , ou réviser mon test de math .. . A moins que c’était de l’espagnol , j’avais oublié ( et même maintenant je sais pas …) et puis , prise de panique devant cette inconnue , je me suis mise à courir vers ma maison .

Je sais pas , ça a dû l’amuser , parce qu’elle m’avais suivie , et je me suis arrêtée à la lisière de la forêt , en remarquant que de toute façon , elle me rattrapait . Mes parents m’avaient toujours dit de m’en aller avec discrétion et politesse lorsque je me sentais mal à l’aise avec un inconnu . Et même si je n’avais pas vraiment respecté le « avec discrétion et politesse » , j’étais partie , c’était le principe .

Mais au moment où elle me détaillait , avant d’exploser de rire devant ma mine déconfite , je n’avais pas vraiment l’impression qu’elle était dangereuse , et c’est sans doute pour ça que je lui ai demandé son prénom . Et elle m’a répondu . Un nom étrange , tellement bizarre que je lui ai demandé de le répéter plusieurs fois , elle m’a dit qu’elle s’appelait Tyra .

Alors là , je me suis demandé si je nageais pas en plein délire , si je n’avais pas un problème au cerveaux , ou même si je ne devenait pas sourde et malvoyante . Cette très grande fille ( ba ouais environ 1m90 c’est grand ! ) devait venir d’une autre planète ! Elle m’a ensuite demandé de lui « offrir » mon prénom . Décidément , celle la c’était une folle , j’étais vraiment mal tombé . Et vu qu’elle m’avait répondu , je me sentais bien obligée de lui répondre à mon tour , et c’est d’une voix bien tremblante que je lui ai répondu .

Vous savez , la même voix que dans les films d’horreur lorsque le monstre il parle à la gentille petite fille qui n’a rien demandé et qu’elle répond avec une voix toute petite et hésitante qu’elle n’a pas la réponse . Ben là c’était à peu près pareil , sauf que je tremblais peut-être un peu moins …

Et puis , alors que , à fond dans mon délire de films d’horreur et tout et tout , j’étais persuadée qu’elle allait me découper en rondelles avec un de ses poignards , elle m’a demandée où on était . Alors moi , évidemment j’ai rigolé . J’aurais peut-être dû éviter , ça faisait pas très sérieux , et puis j’étais pas vraiment bien placée pour me moquer d’elle , après tout , je venais de m’enfuir en courant . Je crois que c’est pour ça que j’avais répondu , parce que j’avais peur . Alors bien sûr , le nom de la rue où se situe ma maison , elle l’a trouvé étrange . Elle m’a aussi demandé le pays où nous étions , avant de me parler de quelque chose d’étrange . Comme si , en fait c’était elle qui avait bu , elle a commencé à me parler d’un soit disant pays nommé Gwendalavir . Alors ,moi , évidement j’ai rigolé .

Parce que ce nous , on était en France . Et que toute personne normalement constituée qui a suivie un tant soit peu les cours sait très bien qu’aucun pays de ce nom existe , sur terre en tout cas . Alors moi , dans mon intelligence surnaturelle … J’ai encore rit .

Elle m’a expliqué pleins de choses étranges , et elle m’a demandé encore plusieurs choses auxquelles je n’ai rien compris . D’abord , elle m’a demandé où se situait Al-Far par rapport à cette rue . Puis elle m’a demandé si j’avais aperçut un siffleur ou un Tigre des Prairies . Et donc , comme d’habitude , j’ai encore rigolé .

Finalement cette histoire avait tout du film comique plutôt que du film d’horreur , alors moi je lui ai demandé où étaient les caméras . Je sais pas si elle a compris , mais elle avait au moins captée que je me fichait d’elle et du coup , Tyra s’est mise en colère . Ses yeux rouges me transperçant , je n’arrivais pas à bouger et elle s’est approchée . Cette inconnue avait sortit son poignard et elle commençait à le rapprocher de moi .

Dans un incroyable élan de courage … Non , dans un incroyable effort , j’ai réussit à lui dire que ici , en France , les agressions étaient punies par les lois . Je sais pas si c’est pour ça , mais elle a rangée son poignard .Moi j’avais toujours rien compris . En fait , maintenant que j’y pense , peut-être qu’elle s’est rendue compte que je répondrais pas à ses questions avec un poignard au milieu de la gorge .

Et Tyra a recommencé avec ses questions étrange . En fait , elle en est venue à me demander comment rentrer chez elle , et moi , j’ai faillit rire , mais cette fois , j’ai réussit à garder mon sérieux pour lui expliquer que j’en savais rien . Et c’est comme ça que ça c’est terminé , elle est retournée dans la forêt sans me dire un mot .

Evidement , moi j’ai tout raconté à mes parents , et ils m’ont pas cru . Mon père a dit que je m’étais endormie contre un arbre , et que j’avais rêvée , de l’épisode de la fourmi/araignée jusque la rencontre avec l’inconnue . Et ma mère a dit que je devais venir vous en parler , Mr. le psychopathe , euh pardon , Mr. le psychologue . Vous pensez que je suis folle ?
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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 12:04

Participation 2: Xenoza Anarkanès

Citation :
Une simple journée, comme les autres. Enfin … c’est ce que je croyais. Me lever, m’habiller, déjeuner, m’installer à l’ordinateur, pour attendre jusqu’à 9h30 et je pourrais enfin téléphoner une copine. Ma seule copine que j’ai dans
l’été,puisque tous les autres sont partis en voyage dans leurs pays nataux. Alors pendant ce temps, moi, je m’ennuie. Je trouve ça long, l’été. Pas vous ? Moi si. Les deux seuls avantages, c’est que je n’ai pas mes parents dans les jambes tout au long
de la journée et que je peux écrire autant que je veux, sans être dérangée par quelqu’un.

Alors, voilà ce qui se passe à chaque jour. Oh, et, j’ai oublié. Je n’ai pas le droit de sortir de chez moi. Un autre désavantage, puisque j’adore courir le matin, quand il fait juste un peu froid. Mais non, je n’ai pas le droit, des chances pour qu’on m’enlève. Mais oui, mais oui … Nous sommes toujours une bonne quinzaine dans la cours d’école le matin, alors qui s’attaquerait à nous ? Surtout que certains parents viennent avec leurs enfants. Bref … Je trouve juste tout ça ennuyant.

Donc, comme à chaque matin, je m’installe tranquillement à l’ordinateur, je mets la musique et je me mets à écrire. Des RP’s, des histoires, des chansons, des poèmes, des réponses à mes mails. Que puis-je faire d’autre ? Faire du grahsime ? Oui, bien-sûr … mais je ne trouve jamais quoi faire. Des signatures, des avatars ? Pour qui ? Des bannières ? Ça ne fonctionne jamais ? Me pratiquer au découpage ? Non, ça ne fonctionne jamais … Tant pis, je vais continuer d’écrire. C’est plus facile et j’aime mieux ça. Ça m’appaise, je suis relaxée quand j’écris. Sauf qu’après quelques heures d’écriture, je ne sais plus quoi faire. Plus de mails ni de RP’s, plus d’inspiration pour mes chansons, mes poèmes et mes romans … Que faire ?

Bon, alors, j’m’en fiche, je vais courir. Que mes parents veuillent ou pas, j’en ai envie. Je dois courir. Alors je prends mes clés, saute les 9 marches d’escalier, enfile mes souliers, ferme la porte, descends en trombe les 6 dernières marches et dépasse les automobiles qui sont plus loin. J’entre enfin dans la cours d’école. Je courre un bon bout de temps, peut-être une heure. Je suis fatiguée, mais je veux continuer. Alors je sors, je vais au coin de la rue, je tourne. En direction vers le parc. En chemin, je passe par une ruelle, je n’ai pas le choix. Je ne regarde pas devant moi, j’avance. Puis je stoppe, il y a quelqu’un. Je ne vois très bien qui, j’ai besoin de mes lunettes pour voir de loin. M’apprendra à ne pas les mettre ! Puis, une phrase sortit de sa bouche.

- T’es qui ?
- J’crois que j’devrais te poser la même question.


Je m’approchais un peu. Je voulais qui c’était, car cette voix me disait un petite quelque chose. Une jeune femme, d’environ 17 ou 18 ans. Les cheveux rouges-bruns, qui descendent dans son dos.Ses yeux sont verts, verts comme la forêt. Pas de sourire apparant sur son visage, elle semble troublée. Mais voyons, pourquoi me dit-elle quelque chose ?
Je m’approche encore un peu.

- N’avance pas !

Elle avait dit ça sur un ton fort. Voyons, je reconnais ce caractère, ces yeux … Ça y est ! Xenoza !

- Xenoza … ?
- Tu connais mon nom ? J’t’ai jamais vue !


Xenoza. Mon personne, la personne que j’avais créé pour faire du RPG. Cette jeune femme à la vision nocturne, celle qui a mal par leurs départs.

- Moi si. Je te connais très bien.
- Non.
- Si je t’aidais ? Tu es Marchombre, auprès d’une Maitre, Elunis Otori. Ton amie, Sokea. Cet homme, ce Mercenaire, Ceriba. Il y a aussi Lahis, que tu crois illusion, tout comme Yndrel. Ta sœur décédée dans Ombreuse.
- T’es qui ? Qui t’es pour me connaître ainsi ? C’est pas possible !


Elle semblait épeurée, elle ne croyait pas que j’étais réelle, cela se voyait. Mais … après tout, je la contrôle !

- Avance, Xenoza.

Elle ne le fit pas.

- Jamais ! Je ne suis pas à tes ordres !

Bon sang, je ne décide plus de ces gestes !

- Ah … Je sais. Toi aussi t’es qu’une illusion. C’est ça. Comme tout le monde, mis à part Elunis, Sokea et Ceriba !
- Non, Xenoza. Je … C’est moi qui t’es créé.
- Impossible. Tu n’es pas ma mère.
- Non, pas dans ce sens. Je … Je suis ta créatrice. C’est moi qui ai choisi de faire de toi une Marchombre. C’est moi qui ai choisi de te faire tuer ta sœur, de te faire vivre la peur et la tristesse pendant quelques jours. J’ai décidé qu’Yndrel serait pour toi une illusion, et Lahis aussi. Toutes ces personnes, comme toi, Yndrel, Lahis, Sokea, Elunis. Elles sont comme toi, elles sont contrôlées par des gens comme moi. Nous décidons de ce qui se passe, et pas vous.
- Non … Je ne veux pas … Ça ne se peut pas !
- Si, Xen. Tu dois y croire.

Elle commençait à pleurer.

- T’avais pas le droit d’me faire mal ! Mal autant que ça ! Pourquoi ils ont pas pu restés ? Tout ça c’est de ta faute ? ! J’en reviens pas !
- Écoute …
- Je ne veux pas t’entendre !
- Tu devras le faire, Xenoza Soraya Félicitée Anarkanès !
- Jamais !
- On est deux là-dedans. Tu me fais vivre et je te fais vivre. Tu comprends ? Sans toi je n’avance plus, et sans moi tu n’avances plus ! Tu me contrôle comme je te contrôle, on y peut rien. Tu savais, si je n’avais pas pensé à toi, tu n’aurais jamais pu faire la rencontre de Sokea, de Lahis, de Cian, de Léna, d’Adwyn, d’Elunis. Sans toi je ne suis rien, sans moi tu n’es rien. Si tu n’aurais pas exister, je n’aurais jamais fait un oral sur le RPG qui aurait duré onze minutes. Si tu n’aurais pas existé, je n’aurais pas appris que les éléments sont importants. Si je ne t’aurais pas créer, t’aurais jamais rencontrer personne. Tu dois comprendre que tout le monde est contrôler par quelqu’un. Sourrit, voit la vie comme un cadeau, cesse de te tourmenter. Montre que tu es forte, je sais que tu l’es. Montre-le moi, et je te dis, tu auras moins mal. Et maintenant, je vais faire ce que les gens devraient faire à leurs personnages. Ce que tout le monde devrait faire à tout le monde.


S’aider. Le monde devait s’aider. Je m’avançais et du revers de main j’essuiyais ses larmes. Puis je me retournais. Un sourire sur le visage. J’étais heureuse. En partant, je l’entendis murmure un faible merci. Un petit, minuscule. Pourtant si géant pour moi.

Je n’allais pas au parc cette journée-là. Je ne sortis pas de chez moi, cette journée-là. Je ne parlait pas à mon amie cette journée-là. Je n’ouvrit plus mon ordinateur cette journée-là. Je suis restée devant ma fenêtre, en espérant voir Xenoza quelque part. Moi, je n’avais pas pu lui dire merci.

Depuis, mes journées ne sont plus ennuyeuses. Je passe mon temps chez moi, à attendre. Attendre en espérant la voir. J’étais habitée par une certitude. Je reverrais Xenoza un jour. Un jour …
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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 12:07

Participation 3: Lacrya Sil'Morma

Citation :
Extrait de journal intime.
Auteur inconnu.

13/07/10 20h36

Vacances. Je hais ce mot. Enfin, sa signification plutôt. Car, au fond, la sonorité n’est pas si mauvaise…

Mais bon, cela reste ce que c’est. Des jours et des jours d’ennui accompagné de Solitude. L’inactivité et l’indolence remplaçant le travail et la réflexion. Si seulement je n’étais pas la seule à penser cela…

Enfin. Je ne vais pas refaire mon petit speech à chaque début de vacance. Et puis, il y a bien point positif dans tout cela. Je vais, comme à mon habitude, passer ces deux mois devant un écran mais, au lieu de m’abrutir dans des jeux où le seul but est la destruction, je vais m’immoler dans ma nouvelle passion. L’écriture. Activité que j’ai découvert il y a moins d’un an mais qui est déjà devenu une vrai drogue. Rpg, attention me voila !

Bon, autrement, journée banale. Juste une chose. J’ai entraperçu une silhouette entre les arbres pendant ma petite promenade. Illusion ou j’ai réellement senti un déclique au fond de moi, comme une porte s’ouvrant à l’infinie ? Je pencherais plus pour la première hypothèse…


14/07/10 21h13

Une autre journée sans évènements marquant. Je l’ai passé avec deux très bons amis. Je les nomme Ordinateur et Solitude. Etonnent n’est-ce pas ?

Sinon, je suis retournée sur le sentier du petit bois qui se trouve prés de chez moi. Etrange, cela c’est fait presque inconsciemment. De même que les regards que je jetais autour de moi. Pourquoi veux-je tant revoir une illusion ? Trop fatiguée pour penser…

En tout cas, tout une ribambelle de bonhomme en jaune se pressés autour de moi. Sans doute pour préparer le feu d’artifice pour les mouto… Heu… Le peuple.

Je ne vais encore pas dormir ce soir.


15/07/10 20h40

Autre journée ordinaire. Sans ballade cette fois. Peut-être demain…

16/07/10 20h51

Je l’annonce officiellement, je suis folle ! Juste le temps de reprendre mes esprit et je te raconte.

Alors que l’ancienne pendule crachait 16 fois son vieux coucou dans un bruit strident, je sortais de la maison, enfonçant mon chapeau sur mon crâne, une barre de chocolat entre les dents. Dehors, un ciel bleu saphir m’accueilli, alors que les rayons chaleureux d’un soleil éclatant vinrent lécher la peau de mon visage.

Tout en finissant mon 4 heure, je pénétrais dans les bois par un petit sentier tracé de pierre blanche. Je m’enfonçais doucement dans la douce obscurité, vidant mon esprit pour profiter au mieux du calme autour de moi. Mais l’image de l’illusion qui hantait désormais mes nuits revenait sans cesse. Soupirante je continué mon chemin, renonçant à comprendre.

A la sortie d’un petit virage, je découvris une silhouette accroupie sur le sol. Non… LA silhouette. Je me pétrifiais, saisit d’effroi sans en comprendre la raison. L’inconnue se releva doucement et planta son regard de brume dans le mien. Un frisson descendit tout le long de mon dos face à ce regarde de glace. Elle était de petite taille et portais les cheveux cours ; Ceux-ci étaient d’un blanc innocent. Cette description aurait dus, dés le début, me mettre la puce à l’oreille mais je restais là, l’esprit ayant cessé de fonctionner.

Soudain, sa voix s’éleva, moqueuse et provocante.


- Je ne savais pas qu’il y avait un bal costumé par ici. Tu essaie de ressembler à un Thül avec toutes tes chaînes ?

Sa remarque me fit vaciller et c’est avec un immense effort que je pus retenir mes jambes de défaillir. Thül… Pourquoi parler de cette race imaginaire ? Et puis, pourquoi donc faire référence à un déguisement alors que c’était elle, dans sa combinaison de cuir moulante qui sortait de l’ordinaire ? Reprenant un peu de ma contenance, répliquais.

- C’est plutôt à toi de te demander si tu n’as pas perdu le cortège de ton carnaval !

Impossible d’empêcher ma voix de trembler. L’inconnue poussa un léger soupire de lassitude et continua avec un naturelle inquiétant.

- Ne t’as ton jamais apprit à vouvoyer tes aînés ? Jeunesse perdu…

Cette fois, je dus me retenir à un arbre pour ne pas m’écrouler. Cette phrase, cette description, cet air détaché et confiant. Impossible…

- Ton nom !

Les mots étaient sortis seuls. Il fallait que je sache

- Plaît-il ?

- Donne-moi ton nom !

Ma voix fut amplifiée par la peur et claqua dans le silence. L’inconnue fronça sévèrement les sourcils et sa voix se fit menaçante.

- Voila une information que tu n’auras pas, surtout demandé sur ce ton !

- Ne serait-ce pas Lacrya Sil’ Morna ? Maître envoleuse ?

L’ex-inconnue fit un pas en arrière sous la surprise. Cette réaction valait toutes les vérifications du monde.

Alors qu’un océan de question déferlait en moi, je ne vit pas la jeune femme bouger et, avant que j’ai pus m’en rendre comptes, je me retrouvais plaquée contre un arbre, un poignard sous la gorge.


- J’ignore comment tu sais cela mais sache que cela va te coûter la vie. Je hais quand une personne à une longueur d’avance.

Son visage était maintenant déformé par la rage et mon cœur s’emballa. Dans un dernier effort, je tentais quelque chose qui allait sans doute me sauver. Déglutissant avec difficulté, faisant en même tant couler un peu de sang, je dis d’une voix rauque et mal assurée.

- Si… si je meurs, tu disparais…

- Pardon ?

En voyant se peindre sur son visage une lueur incertaine, une flamme d’espoir naquit en moi.

- Tu n’existe que dans ma tête. Sans moi, tu n’es rien.

Lacrya resta quelques secondes dans bouger ni parler puis elle se recula, laissant une ligne de sang au creux de ma gorge. Puis, avant que j’ai pus seulement penser à esquisser un geste, elle avait disparue. Seule sa dernière réplique ne m’échappa pas.

- Foutu trou.

Trou ? Parlait-elle de ces fameux gouffres qui se trouvaient sur Gwendalavir et qui pourrait envoyer des personnes dans notre monde ? Peut-être…

Enfin, tout cela est fou. Le rêve n’a pas de place là où l’on garde des traces de combat.

Encore une nuit sans dormir. Trop d’émotions ballonnent mon pauvre cœur.


18/07/10

Plus rien... tout cela n'était donc qu'un rêve?

Je ne le crois pas...
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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 12:10

Participation 4: Syndrell Ellasian

Citation :
Sœurs d’Encre



Prologue

« Imaginez une rencontre entre vous et votre personnage »

Installé devant son ordinateur, l’écrivain attend, les mains figées au-dessus du clavier, les yeux perdus dans le vague.
Cherche une image, la trouve.
La dessine dans son esprit.
La savoure.

Nostalgique.



1 – Entrée en scène



Avril 2010


Nom : Ellasian
Prénom : Syndrell
Age : 17 ans
Greffe : aucune
Yeux/Cheveux/Peau : Yeux dorés, cheveux bleus, peau assez pâle
Taille/Poids : 1m 60 pour 44 kilos
Signe particulier : Syndrell sait lire sur les lèvres.

* * * * *

Syndrell est née dans mon imagination alors que je courais dans la nature. Pour être plus précise, je faisais mon jogging matinal ; écouteurs enfoncés dans les oreilles, j’écoutais ma playliste depuis déjà trente-deux minutes et quarante-huit secondes (l’heure s’affichait en digital sur ma montre), mon cœur en était à 185 pulsations par minute (indications fournies par cette même montre, qu’elle-même tenait de l’indicateur qui cerclait ma poitrine), il faisait beau et pour la première fois depuis des mois, je n’allais pas rentrer trempée jusqu’aux os. D’accord, il ne faisait pas très chaud, mais l’air frais qui cinglait mon visage avait le bon goût de rafraîchir mon corps recouvert de sueur, ce qui m’allait très bien. Et puis, je déteste la chaleur. Si l’on me donnait le pouvoir de contrôler le Temps, je pense que je commencerais par éradiquer l’été du calendrier des saisons.
C’est ce matin-là que j’ai inventé Syndrell. Non, ce personnage existait dans mes écrits depuis bien longtemps déjà, je rectifie donc : j’ai imaginé Syndrell Ellasian, une apprentie marchombre aux yeux d’or et aux cheveux d’azur… Pourquoi les cheveux bleus ? Vous en avez de belle, vous ! Parce que le ciel arborait alors un bleu « Vendée » des plus purs ? Parce que cette couleur s’assortissait bien avec celle de sa peau et de ses yeux ? Vous savez quoi ? Je n’ai aucune idée de la raison qui m’a poussée à affubler Syndrell de cheveux de cette couleur. J’étais là, je courais sur les chemins tortueux qui serpentent dans la campagne, et puis elle m’est apparue. J’ai failli trébucher tant la vivacité de l’image m’a surprise.
Deux heures plus tard, elle débarquait à l’Académie et moi, sur le forum…

* * * * *

Je débarque sur le forum

Il m’a fallu d’abord en comprendre le fonctionnement. On ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un forum tortueux, compliqué à utiliser, mais n’étant pas habituée à cet « outil », je cherchai un moment avant de trouver comment poster ma fiche d’inscription. Enfin, celle de Syndrell. D’emblée, je trouvai les administrateurs sympathiques ; se sont enchaînés les « bienvenue ! » sur la page, me tirant des sourires amusés. A qui étaient-ils adressés, ces messages de bienvenue ? A Syndrell, ou à moi ? Au deux, me direz-vous. Et bien, je pense que c’est de là que sont nés mes premiers soucis…

* * * * *

Syndrell débarque à l’Académie

Une seule question l’avait poussée à aller aussi loin.
Pourquoi.
Pourquoi les choses devaient-elles toujours mal finir ? Pourquoi ne trouvait-elle pas enfin sa place dans ce monde ? Pourquoi ses cheveux étaient-ils bleus ? Pourquoi personne n’était en mesure de la comprendre ?
Pourquoi tant de questions, et si peu de réponses ?

Un seul sentiment l’avait conduite dans ce bois.
Colère.
Elle n’était plus qu’un feu attisé par l’essence de ceux qui lui avaient fait du mal. Mais l’étrange douceur qui se dégageait de l’endroit semblait soudain trouver comme un écho en elle ; c’était un appel lointain, faible mais néanmoins présent, une chimère aux couleurs pâles qui se rapprochait doucement.

Viens, Syndrell. Approche.
N’ai pas peur…

Peur ? Elle qui se targuait de ne craindre rien ni personne ? Cela n’avait aucun sens. D’ailleurs, il était encore temps de faire demi-tour. De retourner dans ses montagnes.
De tourner une page.

N’abandonne pas maintenant. Tu es si près du but…
Encore. Avance encore.
Continue…

C’est désormais un choix qui s’offre à elle, et pas des moindres ; celui qui doit décider de la direction que prendra sa vie. Laquelle devait-elle prendre ?

Deux chemins s’offrent à toi.
Derrière, il y a ces montagnes. L’oubli. La tranquillité.
L’ignorance.
Devant, il y a l’Inconnu. L’aventure. Les dangers.
Les réponses.
Dans les deux cas, il n’y a qu’un pas…

Avancer ou reculer ?
Elle s’arrêta. Elle devait réfléchir, ne pas se précipiter, ne pas se tromper…

Suis ton instinct.
Ecoute cette voix qui murmure dans ton cœur, et qui attend d’être enfin entendue.

Une voix ? Dans son cœur ! La belle affaire !
Elle fronça les sourcils. Il était possible que la fatigue du voyage et des récents événements aient raison d’elle. Pourtant, une force nouvelle brûlait en elle ; l’impression que quelque chose d’important allait se produire. Une chose dont elle était le déclencheur.
Une voix ?

Syndrell ferma les yeux.
Ecouta.
L’entendit.
Sourit.

Un choix se fait, quelque part, dans les recoins perdus de son cœur et de son âme.
Un chemin se dessine, devant elle ; celui qui est derrière se trouble, s’évapore.
Devient souvenir.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle était là.
Celle qui allait l’emmener plus loin que nul autre auparavant.
Celle qui allait trouver des réponses.
Et lui offrir de nouvelles questions.

Elle s’inclina, posa son poing serré sur son cœur.
- Je m’appelle Syndrell Ellasian…

* * * * *

Son entrée fut bien plus passionnante que la mienne. Et c’est là toute la réalité du forum : vivre au travers d’un personnage imaginaire. Evoluer, sans cesse, vers un infini intouchable… mais que l’on essaie d’effleurer quand même.
Et je suis devenue Syndrell. Ou elle est devenue moi, je ne sais pas.
Mais il avait suffit d’une idée et de quelques lignes seulement pour nous réunir.




2 – Extraits de vie


Mai 2010


Moi

Alors voyons…
J’épouse Faldor,
J’adopte tout le monde
Et je tue celui qui ose me faire une remarque à ce sujet !

Cian, Erwan, Miss…

* * * * *
Elle

Elle perçu sa présence une fraction de seconde avant d’entendre son grognement sourd.
Syndrell retint son souffle. Là, dans l’arbre, juste devant elle, ombre dissimulée derrière un rideau de feuilles… Un ours. Non, une ourse. Une ourse qui grondait, la mettant au défi d’approcher davantage. Syndrell comprit immédiatement que l’animal n’avait pas l’intention de l’attaquer. Simplement de la prévenir. Mais la prévenir de quoi ?
La jeune fille réfléchit à toute vitesse. L’une des raisons pour lesquelles une ourse pouvait se montrer menaçante était qu’elle avait quelqu’un à protéger. Son petit, par exemple… Syndrell se laissa souplement tomber sur la branche du dessous et s’accroupit, une main sur le tronc pour assurer son équilibre, l’autre écartant du bout des doigts quelques feuilles pour observer avec plus d’attention l’ourse qui se tenait à quelques mètres d’elle.

* * * * *

Moi

J’écris sans me poser de questions. Il y a le temps qui manque, le stress des partiels qui approchent, mais là, maintenant, alors que je suis en train d’écrire, je suis bien.
Juste bien.
Et mes doigts courent sur le clavier, ils volent de touche en touche, ils transcrivent ce que mon esprit imagine de seconde en seconde. Et elle évolue au fil de mon imagination, emportée par les idées qui s’enchaînent, le flot d’inspiration intarissable qui nourrit mon être et le sien.
Et je souris.
Heureuse.

* * * * *

Elle

Lentement, elle fléchit les genoux, tendit une jambe. Replia un bras, allongea l’autre. Son souffle se ralentit jusqu’à s’accorder au rythme des battements de son cœurs.
Tou-doum. Tou-doum. Tou-doum.
Jambe qui se replie, bras qui se lève.
Tou-doum. Tou-doum. Tou-doum.
Corps qui se tend. Corps qui s’étire. Mouvements qui se fluidifient.
Gestes qui s’harmonisent.

Syndrell se fendit d’un sourire heureux tandis que besoin et envie se fondaient en un seul mot.
Quête. Quête d’une harmonie que lui offraient ces quelques secondes volées au temps.
Elle ferma les yeux. S’ouvrit pleinement à cette expérience unique.

* * * * *

Moi

- Qu’est-ce que tu fais ?
- J’écris.
- Ah oui ? Et qu’est-ce que tu écris ?
- Une rencontre. Une formidable rencontre.
- Une rencontre ? Mais entre qui ?!
- Entre une marchombre et un mercenaire…

* * * * *

Elle

- Tu m’as offert bien plus qu’une blessure, compagnon. Tu m’as offert une possibilité, celle de porter un tout autre regard sur un monde qu’à tort, je croyais connaître – le tien. Cette rencontre, je ne l’oublierai pas.

Syndrell chercha son regard dans les ombres qui s’éclaircissaient déjà.
Le trouva.
Pour ne plus le lâcher.

- Je veux croire qu’un jour, où peut-être une nuit, nous nous retrouverons au détour d’un rocher. Et qu’une fois encore, nous choisirons d’emprunter la même porte, dusse-t-elle être celle du fer et du sang.

Déjà, son corps se tendait.
Elle était prête à bondir.
Prête à retrouver les siens.

- Prends soin de ce poignard. Je veux le récupérer en bon état !

Ses muscles se détendirent. Ses doigts crochetèrent la première branche au-dessus de sa tête.
Elle se hissa sans effort.
S’éloigna sans regret.

* * * * *

Moi

L'amour désigne un sentiment d'affection et d'attachement envers un être ou une chose, qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité.
Je suis amoureuse…

* * * * *

Elle

Elle garda les yeux clos.
Même lorsque deux bras puissants se refermèrent sur elle. Plus assurés, plus pressant, plus chauds. Les lèvres du jeune homme vinrent simplement murmurer une caresse sur les siennes avant de se perdre dans son cou. La tête posée contre son épaule nue, Syndrell se sentit naître à nouveau. Alors que la première étreinte avait semblait n’être qu’une esquisse, un rêve, un espoir, celle-ci prenait tout son sens dans une réalité qui était la sienne – la leur. Non, elle n’allait pas se réveiller. Elle était réveillée. Sans doute pour la première fois de sa vie. Les yeux fermés, elle découvrait un nouveau monde, une nouvelle vie.

Elle est amoureuse…




3 - Réussite

Juin 2010

Avoir ses partiels avec mention Bien.
Ou comment savourer tout à la fois le mélange de la victoire, du soulagement et du bonheur d’être enfin en vacances…

* * * * *

Le présent. Syndrell y fut ramenée par la pluie, fine et légère, qui se mit à tomber, emplissant la forêt de son chant mélodieux sur les feuilles d’arbres. Son présent était magnifique, merveilleux, formidable. Parce qu’elle aimait un mercenaire, et qu’il l’aimait aussi. Parce qu’elle était toujours en vie pour pouvoir l’affirmer et le ressentir. Parce qu’elle dirigeait ses pas vers des êtres qui lui étaient chers. Parce qu’elle s’apprêtait à gravir un nouvel échelon, et qu’il ne s’agissait pas des moindres.
C’était le Flen-Til.

Examen réussi avec succès.






4 - Echec

Juillet 2010

Je n’arrive plus à écrire.
Il y a pourtant ce roman, qui rythme ma vie depuis plusieurs mois, qui nourrit mes rêves et mon imagination…
Il y a pourtant le forum, qui agrémente mes journées de petits plaisirs que seul l’écrivain sait percevoir…
Il n’y a rien à faire. C’est le bête syndrome de la page blanche, c’est l’angoisse qui me serre le ventre chaque fois que j’ouvre mon ordinateur, que je fixe, immobile, le curseur qui clignote en haut à gauche de l’écran, pour finalement tout éteindre.
Je n’arrive plus à écrire.

* * * * *

Deux semaines que je n’ai rien écrit.
Allongée sur mon lit, un oreiller coincé dans le dos, un livre coincé sur les genoux, les mots coincés dans la gorge, je tue le temps. Je n’ai même plus la force d’aller flooder sur le forum. A quoi bon ? Pas d’imagination, ni pour écrire, ni pour m’amuser. La source s’est tarie, je me suis faite à cette idée. Alors je lis tranquillement dans ma chambre.
Vive les vacances…
Calme, sérénité, liberté…

Drrring ! Drrring ! Drrriiiiiiiing !!!

Calme ? Quelqu’un actionne la sonnette comme un malade et je parle de calme ?
Furieuse, je balance mon livre et me lève pour aller ouvrir la porte de mon minuscule petit chez moi. Je n’attends pas de visite, pourtant, ni de mes amis, qui sont partis en vacances dans les pays chauds, ni de mes parents, qui sont partis en vacances dans les pays froids, ni de mon aimé, qui travaille entre le chaud et le froid. Alors qui peut bien…

- Attention !!!

A peine ai-je ouvert le battant que quelqu’un me saute dessus. La porte claque, je me retrouve plaquée à terre. Alors bien sûr, mon premier réflexe est de me défendre. Ceinture marron de judo, noire de karaté, et plus encore, caractère de cochon : je me débats furieusement et parvient à me débarrasser de mon agresseur en moins de deux. Il se retrouve plaqué contre le mur, mon bras pressé en travers de la gorge, incapable de bouger.

- Qu’est-ce que vous foutez chez moi ?

Le regard d’or me coupe la parole. Surprise, je perds une once de concentration qui lui permet d’échapper à mon étreinte – de se couler, je ne sais comment, sous mon bras et de venir se placer derrière moi pour m’immobiliser par une prise parfaite.

- On se calme, souffle une voix féminine à mon oreille.
- C’est ça ! Lâchez-moi immédiatement ou je…
- Ou quoi ? Tu vas me faire tomber dans un trou ? Dans une embuscade ? Ce ne sont pas les idées qui manquent, sauf que tu ne peux même pas terminer tes menaces. Tu as perdu ton imagination !

J’en reste totalement coite. De quoi parle-t-elle ? Comprenant que j’ai affaire à une cinglée, je décide de réagir différemment.

- C’est bon, dis-je d’une voix plus calme. Vous allez me lâcher, d’accord ? Je ne vais rien vous faire, c’est promis. On va juste… parler. D’accord ?
- Enfin, tu réfléchis avec les bons neurones ! Nom d’un Ts’Liche, j’ai cru que tu n’allais jamais te calmer…

Nom d’un Ts’Liche ?

- Qui… qui êtes-vous ?

L’inconnue me lâche enfin, et je fais doucement rouler mes muscles douloureux. Lorsque je me retourne, je découvre enfin la cinglée qui m’a agressée. Elle se tient appuyée contre le mur dans une attitude nonchalante, bras croisés sur la poitrine, tête légèrement penchée sur le côté. Elle me regarde avec ses grands yeux incroyablement dorés, un rictus aux lèvres.
Ses cheveux sont retenus en une queue de cheval d’où s’échappent quelques mèches rebelles.
Des mèches bleues.

* * * * *

- Merde…
- Ouais, nom d’une bave de trodd, même !
- Mais c’est… c’est…
- Incroyable ? Fantastique ? Merveilleux ?
- Impossible !
- Quoi, tu n’es pas contente de me voir ?!
- Mais…tu n’existe pas !


* * * * *

Elle vacille, comme frappée par un coup de poing imaginaire, et son visage se tord fugitivement de douleur.

- Ne dis plus jamais ça, souffle-t-elle entre ses dents. Plus jamais.

Puis le sourire revient illuminer ses traits.

- Alors, tu me fais visiter ?

Je ne réponds pas.
Plaquée contre le mur, le souffle court, je contemple sans y croire la jeune fille qui se tient devant moi et qui plaisante comme si de rien n’était.
Elle s’appelle Syndrell Ellasian.
Elle n’est rien d’autre que le fruit de mon imagination, un personnage de fiction que je fais évoluer dans mes écrits – lorsque j’écris.
Et elle veut que je lui fasse visiter on appartement.






5 – Rencontre


Juillet 2010

- D’où tu… Qu’est-ce que tu fais ici ?

Je ne parviens pas à réaliser… Je crois bien que je suis en train de rêver. D’accord, c’est un rêve aux perspectives très réelles, mais peut-il seulement y avoir une autre explication au fait qu’un personnage de roman se trouve actuellement dans mon salon, assis sur mon canapé, en train de boire un thé dans ma tasse ?

- Comment tu veux que je le sache ? C’est toi l’écrivain, pas moi… Hmmm, c’est bon, qu’est-ce que c’est ?
- Thé-framboise. Je ne te suis pas… Comment sais-tu qui je suis ? Que j’écris ?
- Ça y est, tu as arrêté de réfléchir ?
- Je…
- C’est toi qui m’as inventé, je te signale. Je ne sais pas du tout ce que je fiche ici, et puisqu’on en parle, j’aimerai bien retourner d’où je viens parce que tu m’as laissée dans de beaux draps, je te rappelle.
- Moi ? Dans de beaux draps ?

Abasourdie, je la regarde avec l’impression que plus ça va, moins je comprends. Et moins j’aime ça.

- Tu m’as fourrée dans un traquenard, une fois de plus. Je vadrouillais dans la plaine lorsque, comme par hasard, un tigre des prairies passe dans le coin et se dit qu’il pourrait bien faire de moi son repas. Ca te revient ?

Je suis bluffée. Un instant, j’ai cru qu’il s’agissait d’un canular. D’une farce, fomentée par dieu sait qui, des amis peut-être, à qui j’ai parlé du forum. Mais c’est impossible. Parce que cet épisode dont elle vient de me parler, je ne l’ai pas encore terminé. Et il attend dans un de mes dossiers, sans que personne n’y ait jamais jeté un seul coup d’œil.
Alors…

- Alors… Tu es… Syndrell ?
- Aux dernières nouvelles, oui.

Incapable de tenir en place, je me lève et commence à faire les cents pas dans le salon. Si ce n’est pas un canular, si personne n’est derrière tout ça, et si je ne rêve pas, alors je suis peut-être dans le coma. Une commotion cérébrale ? Un traumatisme crânien ? Une hallucination ?

- Moi non plus, je ne comprends pas très bien, tu sais. J’étais en train d’échapper au tigre lorsque je me suis retrouvée devant ta porte.
- Et comment je te renvois dans… le… là-bas ?
- Ah, ça… C’est toi l’écrivain, pas moi. Je ne sais pas… que tu écrives la suite, peut-être ?
- Sûrement pas. Je n’arrive plus à écrire.
- Alors je suis coincée ici ?
- Ben…

* * * * *

Elle se lève, une flamme dans le regard, et malgré moi je recule d’un pas.

- Mais c’est impossible ! Je dois retourner là-bas !
- Impossible, oui. Impossible d’écrire en ce moment. Je suis désolée, j’ai perdu l’inspiration…
- C’est à cause de toi que je suis là. Alors tu te débrouilles comme tu veux, mais tu m’y renvoies, et vite : j’ai un tigre à apprivoiser, un cours qui m’attends…
- Je suis désolée.

Elle me regarde sans rien dire. C’est vraiment très étonnant : nous sommes face à face, elle en combinaison de cuir souple – une combinaison que j’ai dessinée –, moi en jean et en T.shirt. Même taille, même caractère bien trempé… Sauf qu’elle, elle vient de mon imagination. Et qu’elle compte dessus pour retourner dans son…monde…alors que je suis bloquée par un traumatisme infranchissable.

- Je n’ai qu’à t’aider.
- Pardon ?!

Elle hausse les épaules, songeuse.

- Je ne suis pas douée pour la prose, mais après tout, c’est moi, ton personnage. Je peux t’aider à écrire la suite.
- Et comment tu t’y prendrais ?
- Je ne sais pas… J’ai toujours pensé que je traçais moi-même mon propre chemin avant de te rencontrer, de comprendre que je ne dépends que de toi. C’est une sacré prise de conscience, qui risque de bouleverser ma perception de la vie. Mais je peux te donner quelques pistes.

J’hésite. Je doute. Je ne suis sûre de rien, je suis complètement perdue, désemparée. A deux doigts de prendre le téléphone et d’appeler quelqu’un, n’importe qui, pourvu que j’entende la voix d’une personne de chair. Consciente de mon trouble, elle s’approche doucement, furtive et silencieuse, pour s’accroupir devant moi.
Exactement comme Syndrell.
Un vent puissant balaie mes doutes.

* * * * *

- Par quoi on commence ?

Nous sommes assises sur mon lit, en tailleurs. Elle, un de ses poignards dans les mains, avec lequel elle jongle machinalement. Moi, je jongle avec mon stylo. J’ai choisi de prendre un bloc de feuilles plutôt que mon ordinateur, par peur de retrouver cette angoisse qui me noue l’estomac chaque fois que je l’allume.
Je la regard un moment. Par quoi commencer ?

- Tu as des idées ? je demande avec lassitude.
- Des remarques, plutôt. Es-tu prête à les entendre ?
- Je t’écoute.
- Alors voilà…


6 – Création rebelle

J’ai eu peur.
Du tigre, qui a bondit soudainement sur moi, toutes griffes dehors, alors que je ne m’y attendait pas le moins du monde.
De la lumière qui m’a aveuglée tout aussi brusquement tandis que je me ramassais, prête à échapper aux mâchoires puissantes.
De la porte est apparue devant moi.
Je l’ai ouverte, parce que je n’avais tout simplement pas le choix…

… j’y ai trouvé ma créatrice. Ça aussi, c’est terriblement effrayant. Effrayante, elle ne l’est pourtant pas : des yeux gris-verts, des cheveux châtains, elle fait ma taille, elle fait mon poids. Je l’ai reconnue alors que je ne l’ai jamais vue, que je n’ai jamais eu conscience d’elle tirant mes ficelles comme si je n’étais que son pantin.

Elle a eu peur, elle aussi. Et ses réflexes m’ont impressionnée. Mais elle n’est pas marchombre, et les redoutables capacités dont elle m’a affublée m’ont permis de la maîtriser en moins de deux. Sauf qu’à présent, je comprends qu’elle est ma seule porte de sortie. Mon seul moyen de retourner dans la plaine, avec ce tigre qui me prend pour son petit-déjeuner.
Dans mon monde.

Mon monde, c’est son imagination. Mais elle ne parvient plus à Imaginer. C’est étrange, parce que si son don est comparable à celui que possèdent les Dessinateurs, il n’en est pas moins différent : elle ne voyage pas dans les Spires, elle Rêve. Elle ne dessine pas, elle invente. Elle ne créé pas, elle rend possible… Et elle a besoin de moi. Autant que j’ai besoin d’elle. un comble, quand on y songe ; la création qui vient en aide au créateur…

- Tu as des idées ?
- Des remarques, plutôt. Es-tu prête à les entendre ?
- Je t’écoute.
- Alors voilà…

* * * * *

- S’il te plaît, arrête de me différencier des autres à tout bout de champ. Mes cheveux sont bleus, d’accord. Et alors ? Je les aime bien comme ça, moi. Ils sont ainsi depuis ma naissance, j’ignore pourquoi, et s’ils mon valu bien des soucis, je ne regrette rien de ce qui a pu se produire dans ma vie, même si j’ai perdu des êtres qui me sont chers. Tu as voulu jouer la carte dramatique, qu’à cela ne tienne. Mais toutes les personnes que j’ai croisées depuis ont apprécié mes cheveux. Ne le peux-tu pas également ? Ensuite, j’aimerai que tu me laisse parler, de temps en temps. Je passe mon temps à réfléchir, mais au final, je n’aligne pas plus de deux mots en une heure ! Pourtant, j’en ai des choses à dire, crois-moi ! Tu les connais peut-être, ces paroles qui naissent dans ta caboche, mais les autres, non… Ah, et je voudrais passer plus de temps avec Nuance, aussi. Laisse-moi aller la voir aux écuries, ne te contente pas de la faire intervenir parce que je dois me rendre dans un lieu trop éloigné de l’Académie pour que je puisse y aller à pied. Tu suis ? Je ne vais pas trop vite ? Bon. Avec Blood, tu ne te débrouilles pas trop mal. Ne tombes pas dans une idylle trop mièvre et surtout, ne bride pas ma liberté. Oh, et pendant que j’y suis : crois-tu qu’il soit possible que je puisse passer deux jours sans recevoir une blessure ? Une peccadille, à la rigueur, parce que je suis apprentie marchombre et que Miss ne lésine pas sur les exercices difficiles, mais j’ai eu mon lot de plaies, de coupures, de bleus, de bosses, je crois. Non ? Et puis, si je peux me permettre une dernière chose, j’aimerai manger quelque chose d’un peu plus consistant que trois framboises et deux myrtilles à l’heure du déjeuner, s’il te plait. D’accord, je vis dans la nature et d’accord, je ne suis pas tout le temps dans une auberge. Mais je sais chasser, je te rappelle. Et quand j’ai faim, j’ai faim ! Voilà, c’est tout. Pour le moment. Donc, le tigre…

* * * * *

Je n’en reviens pas.
Assise sur mon lit, dans ma chambre, Syndrell, mon personnage tout droit sortit de mon imagination me balance toutes ses volontés à la figure. Je dois reconnaître que sur bien des points, elle n’a pas tort. Mais si un jour j’avais su qu’un de mes personnages me dresserait une liste aussi complète de leurs revendications…

- Donc, le tigre. Ce n’est pas un passage difficile, pourtant, je ne comprends pas vraiment pourquoi tu n’arrives pas à enchaîner.
- C’est un mur. Un mur dans mon esprit, qui m’empêche de gagner l’inspiration cachée derrière…
- Jolie métaphore. Bon, on va essayer de me tirer de là sans accroc, d’accord ? Allez, je vais te dicter une ou deux phrases, et puis on va voir ce que ça donne…

7 – Sœurs d’encre.

J’ai écris trois pages.
Ce fut long. Au début, du moins. Il y avait ce mur – je le voyais bien, dans ma tête : immense et indestructible, fait de métal que je martelais à grand coup de pointe de mon stylo sans parvenir à lui laisser ne serait-ce qu’une rayure. Mais soudain, une silhouette apparut à mes côté. Une fille aux cheveux bleus et aux yeux de feu.
Son poignard ouvrit une brèche dans mon mur, et il suffit que je m’y faufile pour que revienne l’inspiration. Une cascade d’idées, toutes plus incroyables les unes que les autres. l’imagination débordait à nouveau.

Nous avons passé l’après-midi à écrire. Elle me donnait une idée, je la mêlais avec la mienne, et elle devenait réalité sur une simple feuille de papier. Là, vous vous demandez comment j’ai fait pour n’écrire que trois pages en un après-midi alors que j’étais plus qu’inspirée. L’explication est simple : entre deux mots griffonnés à la va-vite, je devais éviter un oreiller, renvoyer une peluche, reprendre mon souffle après un éclat de rire, reprendre le fil après avoir discuté de la manière dont il faut s’y prendre pour tailler une pointe de flèche ou se maquiller les yeux.

J’avais oublié qui elle était.
Pour moi, elle n’était plus rien d’autre qu’une amie, mais peut-on nouer des liens aussi étroits avec une amie que l’on ne connait pas depuis vingt-quatre heures ?
C’était une sœur. Parce que j’avais l’impression de la connaître depuis toujours – et c’était le cas –, parce qu’elle me faisait découvrir son monde quand je lui faisais découvrir le mien, parce que nous pensions toutes les deux que la vie ne vaut d’être vécue que par sa poésie, parce que…
J’avais oublié qui elle était.

* * * * *

Je m’en souviens, à présent.
La nuit est tombée, je viens d’allumer la lampe de chevet avant de me réinstaller confortablement sur mes oreillers. En face de moi, Syndrell étouffe un bâillement.

- Il va falloir songer à mettre un point final, murmure-t-elle.
- Tu crois que cela va suffire à te renvoyer dans la plaine ?

Haussement d’épaules.

- Aucune idée. Mais qui ne tente rien n’a rien…

Je souris. Cette expression vient de moi. Comme presque tout le reste, d’ailleurs.

- Je crois que oui.
- Oui quoi ?
- Oui, ça va suffire. Parce que j’y crois dur comme fer. Pas toi ?

Syndrell me regard un court instant, vrillant son regard d’or dans le mien.

- Si, dit-elle enfin. J’y crois aussi.
- C’était…

Les mots se brisent dans ma gorge nouée. L’émotion me submerge et je lâche mon stylo ; un mouvement, si rapide que je n’ai pas le temps de le voir, et elle me le tend. Il n’a pas touché terre.

- Je suis bien d’accord avec toi. C’était incroyable. Des rencontres incroyables, tu m’en as fait faire, pourtant. Mais celle-ci… Elle a beau ne pas être écrite, c’est celle que je préfère.
- Je vais l’écrire. Il y a ce concours…
- Ah ! oui, c’est vrai. J’avais oublié. Alors nous allons revivre cet instant lorsque tu l’écriras.
- Je vais écrire. Tu m’as redonné l’envie. Merci, Syndrell.

Un sourire espiègle.

- Mais je t’en prie… Alors, ce petit point ?
- Il arrive ! Je ne te savais pas aussi impatiente…
- Menteuse.

Regards qui s’embuent.

- Au revoir…
- Au revoir. Et la prochaine fois que tu n’auras plus d’inspiration, ouvre-moi ta porte, d’accord ?
- Si tu ne me sautes pas dessus, je veux bien.
- Si un tigre ne me saute pas dessus, tu veux dire…

* * * * *

Point final.
A l’instant où la pointe de mon stylo touchait la ligne, elle disparut. Comme si elle n’avait jamais été là.
Mais moi, je savais.
J’y croyais dur comme fer.
Et puis, ma chambre était bien trop désordonnée pour que je puisse prétendre à un simple rêve !

* * * * *

Juillet 2010

Elle

Syndrell se baissa juste à temps pour éviter l’imposant félin.
La dernière fois qu’elle s’était frottée à un tigre, c’était en pleine leçon, et elle était alors accompagnée de son maître et de ses amies. Cette fois, elle était seule, et elle doutait de pouvoir laisser l’animal repartir en bonne santé…

Serrant les dents, la jeune marchombre rangea ses lames. Puisqu’il ne restait plus qu’une seule solution… Le tigre bondit à nouveau en feulant, guidé par sa faim. Il fut accueillit par un jet de liquide sombre qui lui barbouilla la tête ; agacé, déboussolé, il trébucha et se mit à se frotter les pattes contre le museau en grognant pour tenter de se débarrasser de la chose. Qui sentait fort.

- De l’encre ! sourit Syndrell en glissant l’encrier vide à sa ceinture. Cadeau d’une sœur très imaginative…

Occupé à nettoyer désespérément ses babines, le tigre laissa la jeune fille s’éclipser sans demander son reste.
Un grand sourire aux lèvres.
Et un merveilleux souvenir en tête.

* * * * *

Moi

Salutation, nobles compagnons !
Et oui, que voici que voilà le grand retour de Syndrell sur le forum. Je sais, elle vous a fait attendre, et vous lui avez manqué. Mais vous ne devinerez jamais ce qui lui est arrivé…





Epilogue.

« Imaginez une rencontre entre vous et votre personnage »

Le curseur clignote en haut à gauche de l’écran.
Déjà, ses doigts volent sur le clavier, noircissant des pages et des pages. Mais ce que l’écrivain écrit, il ne l’imagine pas.

Il s’en souvient.

FIN
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 13:40

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Vous avez toutes fait de l'excellent boulot, mais je dois dire que c'est la création de Syndrell qui m'a le plus touchée, et surtout la manière de le narrer, l'originalité... Un coup de coeur. Peut-être que je m'y identifie aussi =P

Bravo à toutes, dans tous les cas ! =DD
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 13:54

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Création n°4, Syndrell : 1 +1

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"Light thinks it travels faster than anything but it is wrong. No matter how fast light travels, it finds the darkness has always got there first, and is waiting for it."
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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 25 Juil 2010, 20:50

    Et j'ai oublié de voter ><"

    Création n°1, Adwyn : 0
    Création n°2, Xenoza : 0
    Création n°3, Lacrya : 0
    Création n°4, Syndrell : 2 +1

    C'est également celle qui m'a le plus touchée, j'ai trouvé le récit sublime, l'idée et tout... vraiment sympa =)
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Lun 26 Juil 2010, 20:56

Création n°1, Adwyn : 0
Création n°2, Xenoza : 0
Création n°3, Lacrya : 0
Création n°4, Syndrell : 3+1

C'est trop magnifique ! J'aurais jamais eu des idées pareilles ^^ Et je viens de me rendre compte que je suis la seule à pas avoir reconnue ma perso xD Pauvre Tyra ^^
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 15 Aoû 2010, 23:57

Création n°1, Adwyn : 0
Création n°2, Xenoza : 0
Création n°3, Lacrya : 0+1
Création n°4, Syndrell : 4
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Lun 16 Aoû 2010, 00:14

Création n°1, Adwyn : 0
Création n°2, Xenoza : 0
Création n°3, Lacrya : 1 + 1
Création n°4, Syndrell : 4

J'avoue avoir également adoré celui de Syndrell, mais celui de Lacrya m'a profondément marqué, peut-être parce que j'ai l'impression de me retrouvé dans ce texte...
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Lun 16 Aoû 2010, 00:24

Création n°1, Adwyn : 0
Création n°2, Xenoza : 0
Création n°3, Lacrya : 3
Création n°4, Syndrell : 4
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Inwëlle Aïras
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Lun 16 Aoû 2010, 13:52

    Comme on n'a pas obtenu beaucoup de vote, on va les prolonger jusqu'au 1er septembre =)
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Jeu 19 Aoû 2010, 16:23

Création n°1, Adwyn : 0
Création n°2, Xenoza : 0
Création n°3, Lacrya : 3
Création n°4, Syndrell : 4 +1 =5

J'adore tout simplement ton texte, et puis ton style d'écriture efficace et ironique par moment =p
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Ven 20 Aoû 2010, 10:15

Création n°1, Adwyn : 0 + 1
Création n°2, Xenoza : 0
Création n°3, Lacrya : 3
Création n°4, Syndrell :
5

Parce que tu es la seule à n’avoir pas reconnu ton perso, la miss – faut le faire, quand même ^^ Et puis aussi parce que j’aime bien ledit perso. Folle ? Ouiiiiiiiiiiii !

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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Dim 05 Sep 2010, 19:23

    Je cloture (j'avais oublié ><')

    C'est donc Syndrell qui remporte ce concours =) Bravo à toi, félicitations =D Tu gagnes donc le droit d'aller foutre la merde chez les Merco quand tu voudras =D Réfléchi bien à ce que tu veux faire, et contacte Erwan, Rilend où moi-même lorsque tu voudras commencer ton RP =) Voilà ^^

    Encore merci à vous 5 pour vos participations, et encore bravo! =)
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Lun 06 Sep 2010, 16:53

Ooooh, ben mirki beaucoup !!! Je remercie les votants, contente que ça vous ai plu. Et merci de me permettre d'aller "foutre la merde" chez les mercos ! Je vais m'y donner à coeur joie. Je prépare un truc et je contacte l'un de vous, chers admins. Gnéhéhéhéhé... Twisted Evil

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(Wëlle, merci... tout simplement)
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Lun 06 Sep 2010, 17:32

Je le sens pas ce truc xD Félicitation Syndrell et fait gaffe où tu mets les pieds xD
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Concours n°7 - Votes [TERMINE]   Mar 07 Sep 2010, 07:20

Félicitation mais attention, je risque de pas accepter ma défaite et de vouloir me mettre à travers ton chemin Razz
Je rigole Wink Bonne chance en enfers Razz Et encore bravo!!

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