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Le Pacte VS L'Ordre
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 Aube de nos vies. [Lyan]

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MessageSujet: Aube de nos vies. [Lyan]   Jeu 02 Sep 2010, 16:19

Le Lac Chen était grand. Le Pollimage aussi. En arrivant, après plusieurs heures de marche rapide, à l'endroit où le fleuve prenait sa source, Phy n'avait rien trouvé d'autre à penser. Puis, ses yeux se remplissant du soleil qui se levait doucement sur cette surface d'argent, en réchauffant le ciel bleu pâle de se couleurs vives; ses pieds nus appréciant la douceurs du sable qui se glissait entre ses orteils; ses oreilles amusées de croire qu'un être magique chantait quelque part dans la brume matinale lorsque le vent agitait les longs roseaux qui camouflaient la petite plage; son esprit apaisé par les clapotis de l'eau claire au bord du rivage, il avait gracieusement élargis son champs de pensées.

Oui, le Lac était grand, mais beaucoup plus. L'endroit était majestueux. Il était incroyable, c'était...
Le Lieu Unique.
Vivant.
Comme le reste de cette Terre, qui tournait doucement autour de lui.

Car, assit tranquillement, immobile, il aurait attendu des siècles, sentant sur lui couler les années, indifférent au mouvement du monde et aux tracas de l'Univers. Le temps n'aurait pas eut de prise sur lui, et l'aurait laissé ainsi, imperturbable, car il attendait.
Il l'attendait, avec la certitude de ne pas bouger d'ici tant qu'elle ne serait pas à ses côtés.

Lyan.

Cette flamme à qui il avait donné rendez-vous ici, à cette date, il y avait cela trois jours. Désespérant de trouver un moment pour lui parler, il l'avait interceptée dans un couloir afin de lui faire passer le message. Profitant de sa longue marche en solitaire pour parvenir au Lieu Unique, il avait, au prix de sueurs froides et de crampes au ventre indescriptibles, barricadé le Dauphin dans un étroit coffre de volonté qu'il avait calfeutré au plus profond de son coeur. Ainsi, il serait libre de se confier à Lyan sans subir la rage du Dauphin; mais il doutait qu'il puisse le contenir aussi longtemps... La suite, elle dépendrait de la réaction de la jeune fille.

Car...
Ils se pouvait très bien qu'elle ne...

Et le temps passait sur ses réflexions. Lentement. Dissolvant peu à peu toutes les certitudes enamourées de Phy.
Et si elle ne venait pas ?
Et si elle était partie ?
Et si elle était malade ? Blessée ? Peut-être qu'elle s'était fait attaquer ? Ce serait alors de sa faute.

Il s'allongea sur le sable. Sa chemise, il l'avait enlevée, pour chauffer son torse au soleil; et l'avait roulée en boule sous son cou pour en faire un coussin. Il soupira, puis saisit une poignée de sable fin qu'il laissa doucement s'écouler entre ses doigts. À côté de lui, déposés sur une pierre plate de couleur blanche, trônaient les restes du repas qu'il n'avait eut le cœur à achever.

Elle ne viendrait pas.
Il en était sur, il le sentait.
Elle ne voulait sûrement pas le voir.

Incapable de rester en place, il se releva et s'assit en tailleur. Il posa une main sur sa poitrine, et sentit son cœur qui battait fort, de tristesse et d'angoisse. Une main de fer fouillait ses entrailles et il tentait de maîtriser sa respiration, qui s'emballait dès qu'un infime mouvement parvenait à ses yeux.

Triste, il s'approcha de l'eau, observa son reflet sans oser le briser; et frôla la surface du lac de l'index. Un frisson le traversa et il bondit en arrière. Il avait eut tort. Ce n'était pas le moment de narguer la bête qui hurlait de colère au fond de sa prison. A vrai dire, il craignait de ne pas pouvoir le retenir et que l'animal se libère devant la jeune fille. Il avait peur qu'elle soit effrayée, qu'elle le prenne pour une sorte de monstre et qu'elle le fuie. Car au fond, n'était-il pas qu'une sorte de demi-humain ? Il l'aurait comprise si elle l'avait rejetée, mais en aurait souffert. Il passa une main devant ses yeux.

Il hésitait vraiment à lui en parler, et s'était décidé à savoir ce qu'elle pensait de lui avant de tenter toute confidence.
Car il risquait beaucoup.
Son secret n'avait pas être dévoilé; et même si il voulait de tout son cœur pouvoir faire confiance à Lyan, le sujet était trop sensible pour être ainsi abordé.
Tout son être n'était qu'espoir.
Espoir en sa venue, en sa réaction, espérance en elle.

Il soupira.

Si elle n'arrivait pas dans la journée, il patienterait jusqu'à la nuit; mais si il ne l'apercevait pas malgré la lune haute, c'était qu'elle n'était pas venue.
Et donc qu'elle ne l'aimait pas.
Pire ! Elle avait peut-être déjà un ami. Il fronça les sourcils. C'était fort possible.
Il frappa le sol, se maudissant d'avoir omis de lui poser la question. Il aurait l'air malin, si c'était le cas !

Il se leva, et repoussa les cheveux qui lui tombaient devant les yeux. Tourné vers le lac, il murmura :

-Lyan, viendras tu ? Je pourrais rester ici des milliers d'années et plus encore, mais si tu ne viens pas ? Qu'est-ce que je pourrais faire, sans toi ?
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Jeu 02 Sep 2010, 17:36

Le coeur battant un peu vite à son goût, Lyan avançait rapidement en direction du lac Chen. Il y a de cela quelques jours, lorsque Phy l'avait intercepté dans un couloir pour lui donner rendez-vous, la jeune fille n'en avait pas cru ses oreilles. Elle s'était retenue de le faire répéter, de peur d'avoir effectivement mal compris. Pourtant, elle avait parfaitement entendu. Toute la journée qui avait suivi, elle avait été troublée, impatiente de revoir le jeune homme et heureuse de la chance qu'elle avait. Jamais elle n'aurait oser espérer qu'il lui demande de se revoir. Elle même y songeait chaque heure, mais jamais au grand jamais elle n'aurait osé...

Un vent frais soufflait. Il semblait aussi agité que Lyan. Et si Phy avait regretté d'avoir fixé un rendez-vous ? Si finalement il ne viendrait pas ? Si Lya se retrouvait seule face à son reflet, les yeux embués de larmes ? C'était vraiment fou l'effet que lui faisait le jeune homme. Elle n'avait jamais été amoureuse avant et avait toujours eu du mal à comprendre le désespoir qui habitait parfois un être en aimant un autre au moment d'un séparation. A présent, elle comprenait que la personne aimée était celle qui pouvait blesser le plus. Il suffisait que Phy ne soit pas là pour que le coeur de Lyan se serre et que les larmes lui montent aux yeux. En soit, cela pouvait paraitre ridicule et la jeune fille désapprouvait un peu la faiblesse qu'engendrait l'amour... Mais elle devait reconnaitre qu'elle n'avait jamais été aussi épanouit qu'à présent.

Alors qu'elle concentrait son esprit sur le bruissement de vent, qui s'était enfin calmé, elle cru entendre la voix de Phy comme dans un murmure. Lyan se figea. Cela lui avait rappelé la voix où Miss Nyya s'était adressé à Syndrell et à elle-même en se servant du vent pour transporter ses paroles. A présent, Lyan n'avait pas saisi les paroles qui semblaient émaner de la bouche de Phy, mais elle aurait dit que le même phénomène venait de se produire. Savait-il faire ça ? Ou était-ce qu'elle-même était très proche du vent à ce moment là ? Quoiqu'il en fut, Lyan accéléra le pas. Elle était sûre qu'il était là et peut-être même l'attendait-il déjà.

Cinq minutes après, Lyan l'aperçut non loin du bord du lac et son coeur rata un battement. De soulagement, elle sourit et s'avança vers lui. Il avait ôté sa chemise et la jeune fille eut soudain l'envi inexplicable de parcourir son dos de ses doigts. Le léger vent jouait dans ses cheveux qui devaient lui tomber dans les yeux.N'y tenant plus, Lyan préféra annoncer sa présence plutôt que d'attendre que le jeune homme l'entende.


- Bonjour Phy.

Sa voix n'avait guère été plus qu'un murmure car elle avait peur qu'elle ne tremble. Machinalement, elle remit en place une mèche de cheveux. Serait-il heureux de la voir ? Aussi heureux qu'elle ? Ou était-il venu pour lui dire qu'il s'excusait d'avoir fixer un rendez-vous et qu'il comptait partir ? Non, c'était ridicule, si tel était le cas, il ne serait pas venu.

Lyan avait peur que Phy entende les battements de son coeur tant ils étaient forts L'apprentie marchombre tenta de se reprendre, en vain. Elle était trop troublée par le jeune homme et ne cessait de se tuer à petit feu en se demandant si oui ou non, l'attachement qu'elle avait pour lui était réciproque. Ils ne s'étaient pas vu depuis tellement longtemps ! Du moins, c'est e qui lui semblait. Après le premier soir sur les toits, Lyan avait dû partir pour un voyage de plusieurs jours avec Miss Nyya et elle avait fini par savoir qu'à son retour, Phy était également parti. Ils avaient réussi à se croiser dans les couloirs quelques jours avant, lorsque Phy avait donné rendez-vous à Lyan.
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Jeu 09 Sep 2010, 18:13

Il se retourna d'un mouvement désordonné. Et, devant le visage de l'ange qui se tenait devant lui, il faillit tomber en larmes à ses genoux.

-Lyan... Tu es venue ! Je... Je n'y croyais plus...
[...]
L'espoir. Ah, l'espoir. Ton meilleur ami tombe du bateau durant une tempête monstre, tout le monde croit en sa mort. Et toi, des années plus tard, le jour de sa disparition, on frappe à ta porte. Dehors, il pleut et le tonnerre gronde. Et de toi s'empare cet incroyable espoir. C'est lui.
C'est forcément lui.
[...]
Elle était là. Radieuse, lumineuse, resplendissante, incroyablement présente et tout simplement belle.
Elle était venue. Elle le regardait de ses grands yeux d'amade, et de longues mèches de cheveux caressaient avec douceur ses joues halées.
Elle. Ici. Phy, qui peinait à se remettre de son émotion, laissa glisser ses yeux sur sa silhouette fine et délicate. Il eut un sourire incontrôlable. Cet ange était trompeur. Gracile en apparences, il ne doutait pas qu'elle l'aurait mit au tapis sans trop d'efforts.
[...]
Avant l'amour, la séduction. A chacun sa technique. Il y a ceux qui sourient, ceux qui font rire, ceux qui amusent, ceux qui friment, ceux qui mettent tout simplement en avant leurs atouts; il y a ceux qui ne disent rien et ceux qui disent trop. Il y ceux qui se laissent regarder, ceux qui amorcent et ferrent, ceux qui ne font rien.
Et il y a ceux qui aiment, dès le début.
[...]
Incapable de contenir cette brusque envie qui se saisissait de lui, il ouvrit en grand ses bras, et la serra contre son torse nu. Il frissonna, et, lorsqu'ils se séparèrent, il lui adressa son sourire le plus resplendissant. La vérité était là. Il n'avait qu'à croiser ses yeux pour s'en rendre compte. Il n'avait qu'à écouter son cœur pour en être sur.
Il l'aimait.
[...]
L'amour. Ah, l'amour. Tu as beau baisser les yeux sur son passage, il brille tellement qu'il t'éblouit. Trop souvent, tu crains de te brûler les yeux. Mais il ne faut pas avoir peur. Il suffit de s'ouvrir à ce flambeau. Il ne te rend pas aveugle. Il t'illumine. Et c'est derrière cette illumination qu'il faut chercher l'harmonie. L'osmose. Et le chemin est long.
Et il en vaut le coup.
[...]
Il planta ses yeux dans les siens. C'était maintenant. Pas la peine de s'embarrasser des " Tu as fais bon voyage ? ", " Tu as trouvé facilement ? ", " Et... Tu as un copain, toi ? ", "Dis, tu dirais quoi si je te disais que..."
Oui, c'était maintenant. Maintenant, ou jamais. Le courage montait peu à peu en lui, et il sentait tout l'amour pour elle qui avait grandit en lui au fil des jours frapper à la porte. Il lui sourit, à nouveau. Des picotements parcouraient ses lèvres, et son cœur battait à tout rompre. Phy prit une inspiration. Se lança.
[...]
Le courage, trop souvent combiné avec bêtise, est suicidaire. Parfois, même, il est inutile. Prenons par exemple le courage silencieux. C'est une force qui ne s'assume pas. Un oiseau qui ne bat pas des ailes. Un dauphin qui ne nage pas. Un courage bête. Un courage qui ne sert pas. Mais, usé à bon escient, le courage peu gravir la montagne inébranlable. Il peu la fracasser, et l'user; car le courage est patient.
Le courage est vent.
[...]
-Lyan. Je t'ai demandé de me rejoindre ici parce que... Sans toi, ma vie est sans couleurs. Je pense à toi de l'aube au crépuscule. J'ai besoin de toi. Parce que je... Je t'aime.


Mélanger plusieurs pincées d'espoir à deux trois fibres séductrices.
Faire monter en neige quatre verres cuillères d'amour et ajouter un verre de courage.
Porter à ébullition.
Patienter.
L'amour est une recette à double sens.
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Dim 12 Sep 2010, 15:53

Il resplendissait. Il était heureux de la voir là, cela se voyait et rien ne pouvait faire plus plaisir à Lyan que cela. A présent elle était sûre. Sûre qu'il tenait à elle, sûre qu'il avait été impatient de la voir. Son coeur se mit à battre encore plus fort. Elle ne pu résister à l'envi de parcourir son torse des yeux, de planter son dans le sien. Sans presque comprendre comment, elle se retrouva contre lui, plaquer à son torse. Elle ne savait que faire. C'était presque trop beau, trop impossible. Comment pouvait-il s'intéresser à elle ? Et pourtant, cela ne voulait pas dire autre chose. La jeune fille laissa l'odeur du jeune homme l'envahir. Elle aurait voulu que cette éteinte ne cesse jamais, elle était tellement bien dans ses bras. C'était comme si rien ne pouvait l'atteindre ici.

Phy relâcha son étreinte et Lyan pu l'admirer à nouveau. Ses cheveux en bataille lui donnait un air qui la faisait fondre. Elle comprit alors qu'elle était amoureuse. Elle l'aimait; c'était évident, il n'y avait plus de doute possible. Elle voulait à cet instant ne plus jamais être séparée de lui. Pour l'instant, plus rien d'autre n'avait d'important. Il n'y avait que lui et elle. Le regard noyé dans le sien, Lyan ne voyait rien d'autre.

Il lui dit alors. Lyan n'en crut pas ses oreilles, elle n'arrivait toujours pas à réaliser ce qui lui arrivait. C'était bien trop beau. Comment une telle chose pouvait lui arriver. Pourquoi elle ? En quel honneur ? C'était des questions totalement stupides et inutiles, mais la situation lui semblait si inconcevable qu'elle ne parvenait pas à se faire à l'idée qu'elle pouvait être l'un des personnages de cette histoire. Il n'y avait pourtant que dans les histoires que deux êtres se rencontraient et s'aimaient dès la première fois. Ou si cela arrivait, ils n'avaient pas la possibilité d'être ensemble car l'un devaient partir loin ou autre. Là, pourtant, non. Malgré toutes les autres qui étaient à l'Académie, c'était elle que Phy avait choisi. Elle. Lyan ne se rendit même pas compte que des larmes de joie étaient apparut aux coins de ses yeux.

Il l'aimait... Plutôt que de se risquer à répondre quelque chose de totalement ridicule, Lyan préféra se jeter à nouveau dans ses bras. Elle le serra fort contre elle. Comme si elle avait peur qu'il ne lui échappe. Pour montrer à quel point elle tenait à lui. Pour lui prouver qu'elle aussi éprouvait des sentiments pour lui. Les yeux fermés, elle s'enivra de son odeur. Elle déposa un baiser aussi doux qu'une plume dans son coup et lui murmura à l'oreille:

- Moi aussi je t'aime Phy. Ça peut paraitre incroyable après si peu de temps, mais toi aussi tu n'as cessé de hanter mes nuits et mes jours. Et ici, avec toi, je me sens... mieux que ces derniers jours. Peut-être parce que je sais à présent que ce que tu ressens.

Toujours dans ses bras, Lyan prit légèrement du recul pour pouvoir l'admirer de tout son saoul. Ce magnifique visage était bien celui qui ne cessait d'apparaitre n'importe quand. Il s'imposait à son esprit comme s'il voulait ne pas être oublié. En tout les cas, même avec la volonté la plus forte, Lyan n'aurait pu s'empêcher de penser à lui. Il l'avait beaucoup trop marqué. Elle n'aurait pas vraiment su dire comment ni pourquoi, mais le jour même où elle l'avait rencontré, elle avait ressenti quelque chose de particulier. Elle avait mi du temps à comprendre ou plutôt à se l'admettre, mais à présent elle pourrait le crier : Elle aimait Phy. Encore mieux : Il l'aimait. A vrai dire elle n'aurait su dire ce qui était le mieux. L'aimer ou se savoir aimé par lui.
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Mer 15 Sep 2010, 16:19

Elle naquit au creux de son cœur, chuta dans la cascade de son émotion, plongea dans le bouillonnement de ses émotions et, épurée, roula de ses yeux brillants pour s'écouler le long de sa joue.

Une larme.
De bonheur, de joie, d'extase. D'amour.

Il ne l'essuya pas et décocha un sourire ébahit à la jeune fille serrée entre ses bras. Il ferma les yeux, posa doucement sa tête sur son épaule et soupira. Il caressait doucement ses longs cheveux, tentant désespérément de se noyer dans son parfum floral. Il ne voulait plus la lâcher. Il l'aimait trop.

Il était si heureux ! Et le mot suffisait à peine à qualifier la vague d'émotion qu'il ressentait. Il avait envie de crier son nom, de l'embrasser, de danser, de rire, de chanter, de penser au présent, de sentir ses caresses sur sa peau, de la faire tournoyer dans l'air, de lui dire, de lui répéter encore et encore qu'il l'aimait.... Et la joie que cet amour réciproque engendrait dans tout son être.

Alors qu'elle rompait leur étreinte pour le regarder, il saisit une de ses mains, et, de l'autre, caressa doucement sa joue. Sa peau était si douce, ses yeux si lumineux qu'il crut défaillir. Doucement, le temps s'étirant le long de leurs regards, leurs visages se rapprochèrent mutuellement. Le cœur de Phy accéléra, à nouveau. Le garçon, loin dans son esprit, pensa qu'il lui offrirait dès que possible de longues vacances, qu'il se remette de toute cette émotion. Et il oublia cette pensée. Il aimait trop cet halètement incertain, ce battement irrégulier, cette poussée d'adrénaline qui lui rappelait que la vie coulait dans ses veines et que c'était déjà beaucoup.

Peu à peu, Phy fut si près de Lyan qu'il put s'immerger entièrement dans ses grands yeux verts. Et, durant une infime éternité, leurs lèvres se frôlèrent d'un baiser qui ne demandait qu'à se continuer.

Mais ce fut trop. La cerise dans le vase débordant posé au sommet d'un gâteau gigantesque.
Un Dauphin.
Traversé par une décharge fulgurante, Phy se plia en deux, serrant son ventre entre ses mains. Se mordant les lèvres jusqu'au sang, il retit avec peine un long cri de douleur. Il recula, s'écartant de la jeune fille. Le Dauphin ricana. Phy prit une inspiration et essuya ses yeux humides du dos de la main. Il n'allait pas se laisser faire ! Il se redressa péniblement, et lança un long regard désolé à Lyan. Il aurait voulut lui prendre la main, pour lui demander pardon, mais il se savait incapable de la toucher, ou même de l'approcher. Il devait lui dire. Maintenant.

Il était sur qu'elle comprendrait.
Il l'espérait de tout son cœur.
Il murmura doucement, baissant les yeux, honteux d'avoir en lui cet animal, ce monstre qui l'empêchait de devenir et de faire ce qu'il voulait. Il n'avait rien demandé, lui. Si la place de monsieur-tout-le-monde se libérait, il était partant. Des trémolos dans la voix, il murmura doucement :

-Lyan. J'ai un problème. Enfin, un.... Truc. Très... Anormal. Quelque chose dont il faut que je te parle; que je dois te montrer. C'est.... Si, après cela, tu veux t'en aller, tu préfères qu'on arrête là, ou même si tu as peur... Peur de moi, je... Je ne t'en voudrais pas. Tu peux même partir maintenant, si tu veux. Mais....

*Reste, je t'en supplie, reste, comprends moi, reste, reste avec moi. Si tu pars, je ne le supporterais pas. Et le Dauphin aura gagné. Je t'aime, je t'en supplie, reste avec moi.*

Long regard.
Vers le sol.
Pourquoi était-il incapable de lever les yeux vers elle ?

[Désolée, c'est pas top, mais je n'avait pas trop d'inspiration, là --']
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Sam 18 Sep 2010, 14:21

Comment qualifier cet instant ? Elle ne le savait pas. Magique, merveilleux,magnifique... Autant de mots tous aussi banals les uns que les autres. Lyan avait l'impression qu'une gerbe d'amour explosait dans sa poitrine. Elle goûta aux lèvres du jeune homme et ne voulu plus les lâcher. Elle voulait rester dans ses bras, collée à lui, accrochée à ses lèvres. Elle ne pensait plus à rien, rien n'avait plus d'importance à l'exception de Phy. Ce moment aurait pu durer des jours, des mois, des siècles que ça aurait été trop court. Ce fut trop tôt que Phy rompit le baiser et vint poser sa main sur la joue de Lyan. D'émotion, le visage de la jeune fille était légèrement plus chaud qu'à l'ordinaire, mais elle n'en était nullement embarrassée.

Soudainement, Phy se crispa, se recula d'un bond et se plia en deux. La jeune fille avait pu apercevoir son beau visage qui désormais n'exprimait plus que de la souffrance. Elle aurait voulu crier, lui demandait ce qui lui arrivait, mais elle avait une impression de déjà vu. Comme le premier jour. Interloquée et prise au dépourvu, elle ne parvint pas à esquisser un mouvement. Quand les yeux du jeune homme parvinrent à nouveau à croiser ceux de la jeune fille, cette dernière y vit l’impuissance et le désespoir. Mais que lui arrivait-il donc ? Pourquoi à chaque fois qu'il semblait rester proche de Lyan trop longtemps réagissait-il ainsi ?

Il parvint enfin à parler, bien que toujours plié en deux. Il s'adressa à Lyan, les yeux baissés. Il avait honte, Lyan l'aurait juré, mais honte de quoi ? Il lui dit qu'il avait un problème et qu'il fallait qu'il lui dise tout. Lyan ne comprit pas trop et l'inquiétude la submergea. Elle commençait à avoir peur. Que se passait-il donc ? Pourtant, elle ne souhaitait pas partir. Comment pouvait-il envisager une telle possibilité ? Qu'est ce qui pourrait être horrible au point de faire fuir Lyan ? De plus, elle tenait vraiment trop à lui pour le laisser dans la souffrance, car vu comment il semblait l'aimer, son départ de ferait que le noyer dans son chagrin.

La jeune fille se rapprocha de Phy les larmes aux yeux et s'accroupie à ses côtés, espérant croisé son regard. Cependant il gardait les yeux baissés. Elle prit soin de ne pas le toucher au cas où cela serait la raison de ses étranges crises.


- Ecoute, je... je ne partirai pas. Je n'aime pas te voir dans cet état. Je... Je ne sais vraiment pas quoi dire mais en tout cas, dis moi tout si tu le veux.

Les paroles de Lyan étaient maladroites. Elle était trop secouée pour arriver à penser correctement. Cela faisait trop de choses en quelques minutes.
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Mar 28 Sep 2010, 20:32

Proche. Elle est trop proche, trop ! Recule, Phy, recule, pour ne pas souffrir. Elle ne te mérite pas. Que veux tu faire d'elle ? Ce n'est qu'une humaine sans intérêt, elle n'est pas comme toi ! Elle n'est pas comme nous.
Elle tend son filet et toi tu tombes dedans. Tu veux l'asphyxie, Phy ? L'amour, ce que tu appelles l'amour, ce n'est qu'une entrave. Une cage de fer où tu te jettes avec passion, tant l'intérieur en est lumineux. Mais quand la porte se ferme, quand la clef tourne dans la serrure, c'est la fin. L'obscurité, les méandres sournois des sentiments... Alors que la Liberté, Phy, celle pour laquelle tu vis, celle pour laquelle tu te bats, celle qui mérite qu'on la respecte, qu'on l'aime, qu'on l'entretienne, qu'on la vive... Qu'en fais tu ? Ces deux voies ne sont pas compatibles. Il te faut choisir. Elle n'est pas compatible avec moi.

________________________________________

Phy s'éloigne de Lyan. Il croise son regard, et il tressaille de douleur. Il à peur. Elle à dit qu'elle resterait, mais elle ne sait pas encore ce qu'il est. Quand elle lui aura montré, quand elle saura qu'il n'est qu'un monstre, un demi humain qu'un animal sauvage habite, que fera t-elle ? Elle aura peur. Comme lui désormais. Il en est certain.
Doucement, respirant difficilement, il s'approche de l'eau. Enlève ses chaussures. Dégrafe sa ceinture, et le voilà presque nu, en caleçon face au Lac Chen. Un petit être insignifiant dont l'étendue gigantesque n'a que faire. Phy fait un pas. Le premier contact avec l'eau froide le glace, il frissonne et se stoppe. Puis s'élance. Il court, jusqu'à ce que l'eau parvienne à la moitié de ses cuisses, puis plonge. Son image se brouille une fraction de secondes.
Soudain, il n'est plus humain.
Il est Dauphin.

_________________________________________

Tu veux ma jalousie, hm? Tu es tenté par ma colère ? Tu ne sais pas ce qui t'attend. Je peux m'en aller. Te laisser seul, seul dans cette coque que tu trouveras vide, sans mes sens, sans ma présence. Je peux te faire souffrir. Par Amour pour toi. Pour te protéger.
Mais je peux mieux.
Je vais prendre le contrôle, et t'entraîner de l'autre côté de ce lac géant. Puis, tu redeviendras humain, mais rien qu'à moitié, car je serais là. Je t'enchaînerai à ma volonté, et tu courras jusqu'à la côte. Tu fouleras le sable de tes pieds nus. Et tu plongeras dans l'océan. Dauphin. Pour l'éternité. Moi, Libre. Toi, bringuebalé dans mes veines comme le bateau dans la tempête.
Plus de femelle humaine.
Plus que moi.

__________________________________________

Le Dauphin était déjà loin de Lyan et de la plage quand l'être de Phy se réveilla. Il était là, mais... Il était surtout absent. D'abord, embrouillé, il ne comprit pas ce qui se passait, puis, reprenant ses esprits, il commença à s'inquiéter. Durcissant sa volonté, il commença à s'agiter à l'intérieur de l'animal, tentant de reprendre de contrôle de son corps. Mais il ne pouvait rien. Le Dauphin, trop longtemps contenu, était trop puissant pour qu'il parvienne à en reprendre le contrôle. Il devait attendre. Attendre qu'il se calme.

Et Lyan, sur la plage !

Alors qu'il s'abandonnait complètement, conscient de son impuissance, réduit à une poussière d'humanité au creux de la bête, Phy laissa voguer son être dans le corps de la créature. C'est alors que, dans un sursaut de surprise, il comprit.
Tout.
Le Dauphin n'était pas un Dauphin.
Le Dauphin était une Dauphine.

_______________________________________

Nage, et nage, et nage.
Nage, liberté, plus de lui.
Et nage, et enfin, et nage, loin.
Nage, nage, quoi ?

Quoi ?

Humain.
Garçon, Lui.
Moi, Femelle.
Lui, et nage, à moi.
Elle, nage, moi, nage.
Et Non.
Amour.
Garçon, aime.
Moi, nage, et nage, et aime.

Plonge.

____________________________________

Et dire qu'il ne s'en était pas rendu compte. Comment avait-il pu l'ignorer ? Tout simplement ne pas s'en douter ? Sa réaction était plus compréhensible. Elle le décevait presque. En fin de compte, les animaux et les hommes n'étaient pas si différents. S'ils partageaient la même jalousie –car il était vrai qu'il aurait difficilement supporté qu'elle batifole avec un Dauphin- alors ils ne valaient pas mieux les uns que les autres.
Il eut un sourire incontrôlé. Une vague d'amour, irrépressible, le traversa de part en part. Il l'aimait. Pas comme il aimait Lyan, ni comme ses amis, ni son faux frère. Il l'aimait comme il aimait une partie de lui. Il l'aimait. C'était inexplicable, mais pourtant si vrai.

_____________________________________

Nage et nage, et fuit.
Coule, glisse, plonge et Oh ?

Oh ?

Garçon.
Amour.
Garçon-amour.

___________________________________
Doucement, se glissant dans le cœur de la Dauphine, il lui dit.
Il lui chanta qu'il l'aimait, et que tout l'amour qu'il éprouvait pour Lyan ne changerait rien à ce lien indéfectible.

Et, doucement, La Dauphine sembla le comprendre. Son cœur s'ouvrait peu à peu à lui, et ils s'imprégnaient mutuellement l'un de l'autre. Elle s'inquiétait moins. Comprenait presque. Abandonnait la lutte, le laissant libre.
Osmose.
Et harmonie.
Comme lors de leur première rencontre.
Mais en plus fort, car une des barrières qui les séparaient était tombée. Il en restait encore tant. Et, comme le disent els sages " Chemin parcourut plus important que chemin restant", Phy et la Dauphine osèrent sourire à l'avenir.
En le chantant.

_________________________________

Lorsque Phy surgit hors du lac, ruisselant, il tomba à genoux, épuisé par ces tsunamis d'émotions. Combien de temps s'était écoulé ? Ses yeux, clairs comme le ciel, brillaient d'une ferveur nouvelle qui s'obscurcit en balayant la plage.

Lyan ?

Un seul point d'interrogation pour un milliard de questions.

Oubliant sa nudité, il s'avança, inquiet, projetant des gerbes d'eau en l'air. Et, posant un premier pied sur le sable chaud, il n'osa relever la tête. Etait-elle retsée ? Etait-elle partie ? Peur, incompréhension ?

.... Amour, malgré tout....?

Tout dépendait d'elle.
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Dim 10 Oct 2010, 18:56

Cela se passa lentement et pourtant si vite. Phy tituba vers le lac. Mais pourquoi ? Il enleva ses chaussures, sa ceinture... Mais pourquoi bon-sang ? Lyan ne comprenait rien. Ne devait-il pas lui expliquer ce qu'il lui arrivait ? Alors pourquoi se déshabillait-il comme s'il comptait plonger dans le lac ? POURQUOI ? Il plongea vraiment. Lui ? Non. Lyan crut avoir rêvé. Il était là et la seconde d'après, un dauphin le replaçait. Un dauphin ! Un dauphin qui s'éloingait à toute allure d'ailleurs.

La tête de Lyan lui tournait. Terriblement. Elle tituba à son tour et tomba à genou sur le sable. Elle ferma les yeux quelques secondes pour reprendre ses esprits. Elle remarqua alors qu'elle avait les larmes aux yeux.


*Calme toi, se n'est rien, tu as du mal voir. C'est impossible. On est humain OU animal. Pas les deux. Non, c'est impossible.*

Et pourtant. Quand Lyan rouvrit les yeux elle découvrit le tas de vêtements qu'avait laissé Phy sur la berge. Comment avait-on pu en arriver là ? Ils étaient dans les bras l'un de l'autre et à présent... Un dauphin... Lyan avait mal à la tête. Elle leva les yeux vers le lac dont la surface était si lisse qu'on aurait dit qu'il ne s'était rien passé. Où était parti le dauphin ? Phy... Qu'était-il alors ? Un dauphin ou un humain ? C'était improbable, IMPROBABLE ! Que fallait-il penser ? Et pourquoi était-il parti enfin ?!

Les joues de Lyan commencèrent à se couvrir de larmes. Elle était à bout, elle ne comprenait pas, elle était frustrée et un peu effrayée. Qu'arrivait-il à Phy ? Allait-il bien ? Elle n'avait jamais entendu parler d'un tel phénomène. C'était le genre de chose que l'on rencontre dans les contes pour enfants mais pas en vrai ! Et Phy qui ne revenait pas. L'avait-il abandonné ? Etait-il lui d’ailleurs ? C'était un vrai casse tête. La jeune fille fut ravie d'être seule sur la plage car quiconque l'aurait vu dans cet état se serait posé des questions.

Le soleil était bien descendu dans le ciel et ¨Phy n'avait toujours pas reparut. Ses vêtements gisaient toujours sur la plage. La jeune fille remarqua qu'ils étaient léchés par le remous de l'eau, aussi se leva-t-elle pour les rassembler et les pauser plus loin, à ses côtés. Phy n'était pas encore là. Reviendrait-il ? La laisserait-il dans cet état d'incompréhension ? Mais qu'était-il au juste ? La jeune fille frissonna. Elle n'aimait pas ça. Elle serra les vêtements du jeune homme contre elle pour se rassurer. Son odeur était mêlé à celle de l'eau mais elle l’enivra tout de même. Les souvenirs de leurs baisers, de leurs étreintes resurgirent et de nouvelles larmes vinrent glisser sur ses joues. L'avait-il déjà abandonné ?

Combien de temps était passé, Lyan n'aurait su le dire. Elle était exténuée à cause de la ribambelles d'émotions qui l'avait submergée. Elle décida de remonter plus loin sur la plage, là où la forêt commençait. Elle s'appuya contre un arbre et fixa son regard sur le lac. Elle attendrait jusqu'à la tombée de la nuit s'il le fallait, mais elle voulait être là quand Phy reviendrait. S'il revenait... Sans s'en rendre compte, la jeune fille s'endormit, serrant contre elle les vêtements de celui qu'elle attendait.
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MessageSujet: Re: Aube de nos vies. [Lyan]   Mar 02 Nov 2010, 12:29

Phy quitta l'eau qui clapotait sur ses talons et s'engagea sur la plage. Le sable, humide, crissait sous ses pieds. Le vent, froid, l'enroula dans un drap d'air glacé. Ses hurlements aigus blessaient ses tympans sensibles. Le soleil, au loin, avait disparut. La lune baignait la plage d'une lumière froide. Phy frissonna. L'eau froide qui ruisselait sur son corps nu le réfrigérait. Il serra ses bars sur son torse, tentant de se réchauffer. Et ses vêtements qui avaient disparu ! Avec Lyan...

Le cœur du jeune homme se mit à battre. D'amour, d'abord, mais surtout d'angoisse. Il accéléra le pas. Il craignait qu'il lui soit arrivé quelque chose durant son absence. Qu'elle se soit fait agresser, qu'elle eut du fuir; ou bien... Qu'elle se soit enfuie, terrifié par l'étrangeté de la chose qu'il lui avait dévoilée. Par la chose qu'il était. Il se mit à courir vers la forêt. Son souffle, court, résonnait sur les roches qui bordaient l'endroit. Les arbres, secoués de temps à autre par de violentes bourrasques, grinçaient et craquaient. L'obscurité grandissante l'empêchait de savoir où il posait ses pieds. Etouffant un juron, il se rendit compte qu'il s'était engagé dans un bosquet de ronces. Brusquement, il sursauta quand un oiseau frôla son front en criaillant. Il s'arrêta et posa une main contre un arbre. Les bruits, murmures, cris, piaillement, chuchotis de la forêt ne faisaient qu'augmenter son trouble.
Il préféra faire demi tour. Et se faire une raison.

Elle était partie. Retenant péniblement les larmes qui lui montaient aux yeux, il redescendit sur la plage. Et soupira en découvrant la beauté du lac, dont l'eau plissée par le vent semblait teintée d'argent par la Lune, dont l'œil rond et blanc posait sur le monde un regard inquisiteur. Un soupira répondit au sien. Il bondit en l'air, et se retourna.
Un sourire soulagé illumina son visage.

Elle était là ! Il ne fut pas étonné de ne l'avoir pas vue. Appuyée contre un arbre, elle dormait paisiblement : immobile, elle se fondait si bien contre l'écorce de l'arbre qu'elle semblait faire partie de la forêt. Phy, intimidé, s'approcha d'elle. Il sourit, ému, en voyant qu'elle serrait contre lui ses vêtements. Si sa chemise était trop serrée entre ses bras, son pantalon, lui semblait accessible. Avec précaution, il le retira petit à petit de l'étreinte de la jeune fille. Puis, s'écartant un peu, l'enfila, savourant cette étoffe tiédie par le corps de la jeune fille. contre ses mollets gelés. Elle était si belle, si calme, si pure dans son sommeil ! Une cascade de cheveux bruns dissimulait la moitié de son visage, qui, humide, montrait qu'elle avait certainement pleuré. Le cœur de Phy se serra. Il s'e voulait de l'avoir rendue triste, mais il n'avait pas été capable de lui cacher une chose pareille. Doucement, il s'assit à ses côtés, et caressa sa joue du bout des doigts. Sa peau ! Si douce ! Il tressaillit, et posa sur elle un regard amoureux. Malgré l'irrésistible envie qu'il avait de la prendre dans ses bras, il était incapable de la réveiller.

Assit en tailleur, posant son menton bleui par le froid dans ses mains glacées, il ferma un instant les yeux. Il savoura un instant son parfum qui flottait dans l'air et la chaleur diffuse qui se dégageait d'elle. Callant inconsciemment sa respiration sur la sienne, il rouvrit les yeux et sourit en posant son regard sur elle.

Il veillerait.
Toute la nuit, jusqu'au matin, jusqu'à ce qu'elle ouvre les yeux.
Parce qu'il avait besoin d'elle.
Parce qu'il l'aimait.
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