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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Humo - Cours n°4

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MessageSujet: Groupe Humo - Cours n°4   Mer 06 Oct 2010, 15:37

Eclat de vie, éclat de rubis, éclat, simplement.


Cela faisait un mois. Un mois, en gros, à peu près, que Rubis n’avait pas réellement vu Jennyssie. Elles avaient d’abord fini le cours précédent des semaines plus tôt, et étaient toutes les deux revenues de la Forêt de Barail sur le dos des chevaux. Ce qu’il s’était passé durant ce cours, Rubis s’en souviendrait toute sa vie, même si elle n’en tenait pas vraiment compte. Elle avait perdu le contrôle d’elle-même, face au sang. Avant cette scène, cela ne la dérangeait pas le moins du monde, après tout, elle était un animal, au fond, dans son âme. Mais cela l’avait plus embêtée que cela arrivât avec sa propre apprentie, qui avait avec le temps placé une certaine confiance en son Maître. Elle s’était sentie horrible, pire qu’un animal, sur le coup, et pourtant, elle avait réussi à reprendre contenance, à se contrôler pour la première fois de toute sa vie. C’était grâce à son apprentie, que tout cela avait pu arriver. Depuis, elle s’était entraînée, à résister à l’attrait du sang, à la passion sanglante qui l’habitait dès qu’elle voyait une goutte perler sur n’importe quoi, que cela fût humain ou animal. La créature avait compris que sa volonté était totalement impliquée là-dedans. Un soupir passa les lèvres de Rubis, qui se les léchait délicatement, en regardant l’horizon. Elle allait revoir Jennyssie. Après ce cours, il y avait eu l’Ahn-Ku de son apprentie, auquel la jeune Maître l’avait amenée. Les Maîtres qui l’avaient évaluée avait jugé qu’elle était apte à devenir par la suite Maître Envoleur. S’en était suivi une petite conversation entre les deux femmes, pour savoir si Jennyssie voulait la greffe ou non. Habituellement, c’était le Maître qui décidait si l’élève la méritait, mais Rubis ne voulait pas imposer une telle chose à son apprentie. Au final, Jennyssie avait affirmé la vouloir. La créature avait hoché doucement la tête. Alors, durant une autre semaine, elle n’avait pas vue son apprentie.

Elle avait prévenu de ce cours le matin-même. Midi venait de passer depuis quelques heures, puisque le soleil entamait bien sa descente vers l’horizon, mais elles avaient encore au moins trois heures pour profiter de la journée, de l’après-midi. Soupirant doucement, Rubis prit appui sur ses bras pour se projeter vers le sol, et se rattrapa souplement deux mètres plus bas. Le sol, meuble, absorba l’impact et elle partit tout de suite en courant vers les écuries. Encore une fois, elle devait s’y rejoindre avec la jeune fille. C’était tellement plus pratique, de se déplacer à cheval, même si Rubis préférait toujours autant courir plutôt que de monter. Mais elles avaient encore quelques petites choses à voir à dos de cheval, capacités que Rubis venait tout juste d’acquérir pour pouvoir les dispenser à Jennyssie. C’était aussi pour cela que cela leur avait pris tant de temps de se retrouver. Se plantant devant les écuries, Rubis accueillit son apprentie d’un immense sourire lorsqu’elle arriva, avant de lui lancer gaiment :

- Et bien, Jennyssie, ça faisait longtemps. Comment te sens-tu ?

Son sourire s’élargit, toujours aussi effrayant, mais elle savait que son apprentie savait que cela était un sourire sincère. Elle faisait peur quand elle souriait, cela n’était pas nouveau, mais elle s’en fichait. Seuls ceux qui en vallaient la peine savaient ce que cela signifiait, et ne le prenait pas mal, ou n’en avait pas terriblement peur. Désignant les écuries, la créature dit à Jennyssie qu’elles allaient encore monter, car il y avait des leçons à acquérir encore à cheval, mais promit à son apprentie que cela serait bientôt terminé. Elle savait que la jeune fille appréciait de plus en plus les chevaux, mais elle se souvenait parfaitement de quelques mois auparavant, lorsqu’elle les détestait et qu’ils le lui rendaient bien. La laissant choisir sa monture, Rubis s’occupa de Grosse pour enlever toute la terre qu’elle avait sur la robe, puisqu’elle était restée dehors. Lorsqu’elle brilla enfin, elle la harnacha tranquillement, avant de la faire sortir et attendre l’apprentie. Un autre sourire passa les lèvres de Rubis, alors qu’elle enfourchait sa monture pour la mettre au pas. Se calant sur le pas du cheval que Jennyssie montait, elle souffla doucement, avant d’engager la conversation :

- Alors, cette greffe ?

Pas de curiosité mal place, loin de là. Juste profiter de son apprentie. Parce que malgré tout, la fin de son apprentissage arrivait à pas de géant...


Aube d’une vie nouvelle...






[Un peu court pour une intro, désolée, faut que je me remette dans le bain ^^ ]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Mer 06 Oct 2010, 21:27

L'ultime rayon de soleil vint toucher la fenêtre qui sépara la lumière en une multitude d'arc-en-ciel et l'un d'eux atteignit Jennyssie. Elle ouvrit les yeux en sentant la chaleur se propager sur le bout de son nez et lui réchauffer tout le corps. Elle sourit sans vraiment s'en rendre compte. Un sourire triste et heureux à la fois. Elle savait que l'avenir serait mieux. Après ce cour, elle atteindrait un niveau qu'elle avait si souvent rêvé d'atteindre. Mais voulait-elle vraiment que tout cela se finisse ? Voulait-elle que sa vie change aussi brutalement ? Elle n'aurait plus aucuns but, après ce cour. Elle ne savait pas si elle allait bien le vivre ou si elle allait se trouver une raison qui l'a rendrait heureuse. La raison était encore inscrite en elle d'une façon à ce qu'elle ne puisse plus jamais l'effacer... Oddy. Il était marqué au fer rouge dans son coeur et, pourtant, il était partit. Il l'aimait, elle le savait. Et elle l'aimait aussi. Seulement la vie avait prit un sens tellement différent qu'ils avaient du se séparer et s'oublier. Il n'était pas fait pour devenir mercenaire et elle n'était pas du genre à aimer un marchombre. C'était aussi pour cette raison qu'elle avait repoussé Cian, malgré tout ce qui les liaient. L'amour prenait son temps pour venir. Mais elle ne serait pas vraiment triste s'il ne revenait jamais. Elle était très bien seule. Il lui fallait juste un but et l'amour n'en était pas un. Il lui fallait quelque chose de vrai, qui ne risquait pas de tomber en miette. Il lui fallait quelque chose qui n'était pas un rêve, pas une illusion. Quelque chose qui tiendrait. Elle prendrait le temps nécessaire pour trouver. Maintenant n'était pas le moment idéal pour y penser. Elle se leva et son drap glissa sur le sol froid. Elle ne le ramassa pas. Les pieds bien à plat, elle observa son reflet dans la fenêtre. Elle ne se reconnue pas. En face d'elle, il n'y avait pas de fillette que la solitude avait terrassé. Il n'y avait pas une petite fille que les doutes assaillaient et rendait faible et vulnérable. Non. Il n'y avait qu'une femme à la silhouette fine, menue, au regard ambré et aux cheveux dorés. Une femme magnifique, avec sa peau mâte et ce petite truc en plus qui lui donnait un air de volcan, un air de feux qui s'embrase... Libre et imperturbable. Libre et imprévisible.


Elle se sourit, s'encourageant avant d'arracher ses vêtements au sol qui semblait attirer tout ce qu'il y avait en hauteur, à lui. Elle enfila sa tunique blanche, même si elle savait qu'elle ne le resterait pas et se glissa dans son pantalon de cuir marron qui s'accordait parfaitement à ses formes. Elle passa à un ruban dans ses cheveux et fit un noeud papillon. Puis, laissant derrière elle le drap, sur le sol, elle sortit, comme à son habitude, sur la pointe des pieds. Elle avait réussit à se lever tôt, ce qui prouvait que les cours étaient plus important que tout, à ses yeux. Elle croisa quelques apprenti(e)s en descendant les escaliers. Elle les connaissait tous de vue, mais ne leur adressait pas vraiment la parole. Parfois, elle croisait Tyra et lui adressait un sourire pour lui montrer qu'elle était désolé de ce qu'elle avait pu faire à son arrivé. Elle avait été impitoyable. Peu importait. Bientôt, elle quitterait ce rang d'apprentie. Après ce cour. Et si seulement, si seulement il pouvait ne jamais se terminer ! Elle aurait tout fait pour se trouver à la place des autres apprenti(e)s, à cet instant précis. Mais en même temps, son but allait être atteint et elle avait l'impression qu'elle finirait par mourir d’impatience. Au finale, elle ne savait que trop penser de tout cela.


Ses pieds dévalaient les escaliers et le rythme de ses pas, régulier et doux lui donnait l'agréable impression qu'elle était toute proche de la fin. La seule chose qu'elle redoutait était l’arrêt des cours. Ne plus voir Rubis, aussi. Parce que même si elle avait pu la haïr au début, elle avait finir par accepter les conseils et les réprimandes et par se dire que, finalement, elle enseignait bien mieux que quiconque. C'était surement la seule personne qui avait pu l'impressionner. Elle poussa la porte du domaine et s'arrêta. Rubis était la, avec ses longs cheveux rouges sang qui lui tombaient sur les épaules. avec ses yeux, de la même couleur que ce de Tyra et les écailles qui recouvrait en partie son corps... Un sourire se dessina sur son visage imperturbable. Un sourire sadique, comme toujours, mais la jeune fille savait à présent reconnaître ses expressions.

- Et bien, Jennyssie, ça faisait longtemps. Comment te sens-tu ?

Elles entrèrent ensemble dans l'écurie, l'une attendant sa réponse et l'autre, fouillant son cerveau à la recherche de ce qu'elle pourrait bien dire... Jennyssie se présenta devant un étalon qui appartenait au domaine. Elle ne regarda pas la couleur de son poil. Elle jeta juste un petit coup d'oeil au muscles de ses jambes et décida qu'il ferait l'affaire. Puis, elle le brossa longuement alors que Rubis lui demandait comment c'était passé la greffe. Et elle continua. Quand elle eut finit, elle prépara sa monture, avec tous les équipements nécessaire et tout le tralala. Elle savait que Rubis ne le prendrait pas mal, si elle l'a faisait attendre. Il y avait toujours une raison à tout. Alors, seulement, elle répondit, dune voix mal assurée :

- Ce mentaï semblait me mépriser totalement et je crois que je me rejete la faute, sur moi... Est-ce que je suis à ce point naïve ou... Je sais pas quoi... Que les gens plus expérimentés que moi réagissent ainsi à mon égart ou est-ce que c'est eux qui se croient supérieur ?

La question la tracassait depuis un moment et même si elle était posée à haute voix, elle était plus destiné à être réfléchit plutôt qu'à être répondu. De toute façon, Rubis jugerait par elle même si la question valait le coup d'être répondu ou s'il valait mieux que l'apprentie réfléchisse... Sourcils foncés, elle regardait son étalon dans les yeux, sans le menacer. Un regard amical, pour une fois et toute trace de haine avait déserté ses yeux... Sereine et calme. Comme à chaque cour. Une sorte de béatitude...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Mar 12 Oct 2010, 13:14

Espoir scintillant…

Rubis se rendait compte qu’elle prenait plaisir à s’occuper de sa jument, chose rare. Jennyssie ne lui avait pas répondu tout de suite, mais cela importait peu, elle savait qu’elle répondrait, et puis son attitude en disait déjà long sur la jeune fille. Dans un sourire, elles sortirent toutes les deux des écuries avec leur monture prêtes. Ce ne fut qu’à ce moment-là que la jeune apprentie décida de répondre enfin à la question de Rubis… Par une autre question. La jeune créature sourit doucement. Si la phrase de Jennyssie n’avait pas été très claire, elle comprenait ce qu’elle voulait dire. Et elle ne savait pas trop quoi répondre. Elle-même n’avait jamais méprisé son apprentie, même lors du premier cours où elle avait pris un malin plaisir à les pousser au bout de leur tolérance, elle et sa camarade, à cette époque. Elle avait semblé sans doute hautaine, mais elle l’était, quelque part, à cette époque-là. L’apprentissage de Jennyssie lui avait permis de réellement évoluer, elle s’en rendait compte. Et l’apprentie aussi avait évolué. Elle était aussi hautaine et méprisante, au début, terriblement fière et surtout elle avait quelque chose d’étrange dans sa manière d’agir. Cela faisait maintenant plusieurs mois qu’elle s’était équilibrée, qu’elle était devenue vraiment elle-même, qu’elle avait avancé de bonds de géant dans son apprentissage. Les Mercenaires étaient tous les mêmes, sans doute, quelque part. Rubis ne connaissait pas vraiment les Mentaïs.

C’était l’un d’eux qui l’avait découverte dans Al-Jeit, et qui l’avait enrôlée, deux ans plus tôt, chez les Envoleurs. Il était venu la chercher, l’avait convaincue de le suivre. Ou plutôt, elle s’était dit qu’elle n’avait rien à y perdre. Et elle avait eu raison, elle avait même gagné beaucoup de choses. Et comme tous les Maîtres Envoleurs, elle était passée devant un Mentaï pour cette histoire de greffe. Cependant, elle savait une chose, parce qu’elle l’avait lu dans les rapports des scientifiques de Valingaï, lorsqu’elle s’était enfuie : les ordres n’avaient absolument aucun effet sur elle. Chose bien étrange, elle semblait avoir une défense naturelle contre ce genre d’intrusions dans sa conscience. Et lorsque l’on avait voulu lui offrir cette greffe, le Mentaï en question s’était plié de douleur sur lui-même, à peine avait-il tenté de pénétrer l’Imagination en la tenant par les mains. Elle n’avait pas bougé, et durant au moins une heure, l’homme s’était recroquevillé de douleur dans la pièce. Et surtout, l’Imagination n’avait eu absolument aucun effet sur elle. C’était sans doute lié, elle ne savait pas, n’avait aucune connaissance sur la dimension de l’Imagination et à quel point elle était liée à la dimension des Ordres…

- Les Mentaïs sont difficiles à cerner. Mais tu es jeune, et les plus âgés et les plus stupides pensent que tu vaux moins qu’eux, parce que tu n’aurais pas d’expérience. Les hommes sont bêtes, Jennyssie. Ne les laisse pas décider de ce que tu es. Mépris ou non, tu restes une Envoleuse. Ils ne méritent pas que tu le leur prouves…

Ces mots bien étranges de sagesse étaient sortis tous seuls de la bouche de Rubis, qui fronça les sourcils, avant d’adresser un sourire à son apprentie. Donnant un petit coup de talon à sa monture, la jeune créature la mit au pas d’abord, le temps de traverser Ombreuse. Les troncs sur leur chemin n’étaient pas très réguliers et surtout biscornus, pour accéder à la rive directe du Lac Chen. Sinon, le chemin aurait été trop long pour la Maître, et elle avait décidé de prendre cet itinéraire. Longer la rive du Lac Chen pour passer par le Gouffre du Fou et ensuite rallier la capitale plus rapidement, en passage par l’Arche, au dessus du Pollimage. Tournant la tête vers Jennyssie, elle l’invita d’un signe du menton à passer au trot, et elles franchirent bientôt la lisière Est d’Ombreuse, pour atterrir devant l’immensité de Chen… L’eau scintillait au soleil, et si l’air était frais – de la buée se formait à leur souffle – le paysage était magnifique. Le sol sous leurs pieds devenait de plus en plus meuble, et les chevaux avaient un peu de mal à avancer. Arrêtant Grosse, Rubis se laissa glisser à terre et dit à Jennyssie qu’elles allaient courir. Le sable les obligerait à forcer un peu plus sur leurs muscles pour avancer, c’était aussi un bon exercice.

Elles coururent ainsi pendant plusieurs heures, alors que le soleil passait derrière la ligne de l’horizon. Cependant, alors que la fraîcheur de la nuit tombait lourdement sur les épaules du monde, Rubis ne s’arrêta pas tout de suite. Elle voulait atteindre le Gouffre du Fou avant de faire le feu de camp. Lorsque les Dentelles Vives se découpèrent de plus près sous la lueur des étoiles et de la lune, la créature sut qu’elles étaient arrivées au passage en question. Cela était bien plus facile ainsi, et surtout plus rapide. Prenant les rênes de sa jument un peu plus court, elle fit traverser aux chevaux et à Jennyssie l’immense passage sous les Dentelles Vives. Une fois de l’autre côté, elle s’éloigna du chemin principal pour faire un camp, et laisser son apprentie faire les exercices qu’elle souhaitait avant de se coucher…. Tranquille.

Perle de sérénité…
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Mer 13 Oct 2010, 20:34



- Les Mentaïs sont difficiles à cerner. Mais tu es jeune, et les plus âgés et les plus stupides pensent que tu vaux moins qu’eux, parce que tu n’aurais pas d’expérience. Les hommes sont bêtes, Jennyssie. Ne les laisse pas décider de ce que tu es. Mépris ou non, tu restes une Envoleuse. Ils ne méritent pas que tu le leur prouves…

La jeune fille fut surprise d'entendre la sincérité filtrer hors de la voix de Rubis. Et il y avait ce mot. Ce mot si simple à prononcer. Comment est-ce qu'il pouvait faire bondir ainsi le coeur de Jennyssie ? Envoleuse. En temps normal, il ne l'aurait pas vraiment surprit. Sauf qu'elle était encore une apprentie. Certes, elle ne le resterait plus bien longtemps. Et le mot "envoleuse" n'avait pas la même signification que le mot "mercenaire". Rubis avait tapé juste. En plein dans le mille. Jennyssie ne serait pas seulement une représentante du chaos. Elle serait une chasseuse de marchombres. Elle serait Le Chaos...
Rubis était déjà juchée sur sa jument. La jeune fille s'empressa de se hisser sur le dos de l'étalon...

La maître ne semblait pas disposé à parler plus longtemps. Aussi, la jeune fille suivit sans un bruit, préférant garder le silence et réfléchir, plutôt que d'enquiquiner Rubis.

Les paroles que la jeune femme avait prononcés étaient sage. Bienveillante. Et, comme toujours, elle avait raison. Le mentaï était parvenu à se placer haut dans cette classification, dans cette hiérarchie... Il avait soif de pouvoir et restait imprégnait de chaos. Néanmoins, il avait encore bien des choses à apprendre. Parce qu'il n'était pas le centre de l'attention de l'univers. Il n'était qu'un homme et bien loin d'être parfait. Jennyssie n'aurait jamais du montré la gêne qu'elle avait éprouvé. Elle aurait du le laisser l'a juger sans y prêter attention. Parce qu'il n'en valait pas la peine. Elle aussi avait encore bien du chemin à faire. De l'expérience à acquérir. Au moins, elle, elle en avait conscience...

Rubis ne dit pas grand chose durant le voyage. Jenny, ayant l'habitude d'être seule mais ne pouvait s'empêcher d'ouvrir la bouche, se penchait de temps en temps pour murmurer quelque chose d'anodin à l'oreille de son étalon. Elle avait trop l'habitude de voyager pour se soucier du paysage. Mais l'ennui ne l'a gagnait pas. Elle aimait trop sentir le vent lui fouetter le visage lorsque l'animal partait au galop. Elle riait sans cesse, emporté dans son tourbillon de folie, sans se rendre compte du lien qui s'était tissait entre elle et les chevaux... Parfois, elle se souvenait de les avoir haï, pour une raison qui lui était inconnue, et , têtue comme elle l'était, elle faisait semblant de ne pas les aimer. Elle n'aimait pas se tromper, même si elle savait que tous les changements étaient dû à la disparition de son père. Elle s'autorisait, à présent, à rester elle même...

La jeune fille ne vit pas le temps passer. Elle était trop habitué aux longs voyagent. Lorsqu'une immense falaise se dressa devant elles, elle sut qu'il s'agissait des dentelles vives. C'était l'un des seuls endroits ou elle ne s'était jamais rendue, pourtant... C'était surement pour cela qu'elle s'extasia en silence devant l'immensité du mur. Son ombre se détachait de la paroi et avalait tout ce qui se trouvait à proximité. Elle se sentait si petite et si faible, à côté de ces dentelles ! Elle aurait tant voulu escalader un peu... Rien que pour se dégourdir un peu les jambes. Mais Rubis se dirigeait vers un endroit précis et ne semblait pas vouloir s'arrêter. Jennyssie comprit lorsqu'un immense rond de lumière se découpa dans l'ombre de la falaise. Un tunnel dans le rocher. Le gouffre du fou... La jeune fille fut impressionnée par ce trou et la raisonnance, à l'intérieur. Mais elle fut autant plus heureuse de retrouver le soleil, en sortant. Malheureusement, il se couchait déjà. Elles montèrent un camp et Rubis proposa à Jennyssie de faire les exercices de son choix...

Elle fut soulagé de sentir se corps ankylosé, bouger de nouveau. Elle fit quelques étirements pour remettre en marche ses muscles. Rubis ne lui avait jamais vraiment fait faire ce genre d'exercices. Mais son père avait beaucoup insisté sur l'esthétique. Il disait toujours "Une mercenaire doit être belle. Plus belle que toutes les autres femmes". Mais la n'était pas le but. Il lui fallait être souple pour accomplir toutes sortes d’exploits...

Épuisée par ce voyage durant lequel elle n'avait rien fait, elle abandonna après une demi heure et se coucha, sous les étoiles. Le vent lui fit monter la chair de poule et elle frissonna, mais ça lui parut agréable. Depuis combien de temps ne dormait-elle plus dehors ? Elle se promit de recommencer dès qu'elle rentrerait. Mais à cette pensée, elle se souvint qu'après ce cour, elle ne serait plus apprentie. Elle haussa finalement les épaules. Le domaine serait toujours son chez-elle... Elle observa les étoiles pendant longtemps. Lorsque ses paupières commencèrent à tomber, elle ne lutta pas. Elle ferma les yeux...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Mar 19 Oct 2010, 21:37

Eveil d’énergie…

Rubis avait les yeux fermés, mais elle ne dormait pas. Elle ne dormait jamais beaucoup, et encore moins que les humains en général : quatre heures de sommeil lui suffisaient la plupart du temps, et moins ne la gênait pas avant plusieurs jours, si elle enchaînait les nuits courtes, évidemment. Après avoir laissé son apprentie s’étirer durant une demie-heure, la jeune créature s’était allongée, tranquillement, les yeux posés sur les étoiles qui scintillaient au dessus de leur tête. Elle pensait. Cela lui était étrange de s’en rendre compte. Un an et demi auparavant, deux ans peut-être, il lui aurait paru inconcevable de s’arrêter une minute, de réfléchir à sa vie, d’avoir envie d’enseigner comme elle le faisait, et de s’y plonger complètement. De monter à cheval, aussi. De réussir à contrôler un tant soi peu ses pulsions sanguinaires… Etonnant. Mais elle appréciait la manière dont elle avait changé. Elle n’avait pas la vision des humains sur la vie, certes, mais elle s’en approchait un peu plus à chaque instant, en les côtoyant. Et même si elle trouvait que la plupart étaient stupides et étranges, irrationnels selon elle, elle n’avait plus honte de se rapprocher comportementalement d’eux. Il n’y avait plus ce dégout si prenant qu’elle avait au début, lorsqu’elle avait recommencé à vivre avec eux de plus près. D’un côté, on l’avait toujours prise pour un monstre. On l’avait toujours considérée ainsi, et elle pensait vraiment en être un. Peut-être pas dans le sens du Chaos, du Mal, mais en tout cas physiquement, et psychologiquement. Elle n’était pas humaine, un mélange entre une femme et un dragon, c’était quelque chose de tout à fait inédit, de singulier. Oui, elle était un monstre, car informe. Mais cela, elle le savait.

Cependant, elle devenait plus « humaine », mentalement. Plus ce besoin incessant de provoquer la terreur, et même si parfois cela revenait, c’était normal, c’était dans sa nature, mais elle se contrôlait mieux, simplement. Mais surtout, le scintillement des étoiles lui faisait penser à son apprentie, qui dormait un peu plus loin. Jennyssie avait tout simplement filé sur sa propre Voie, elle était devenue une Envoleuse, et même si elle avait encore à apprendre, cela ne pourrait plus vraiment être Rubis qui le lui enseignerait : elle s’en rendrait compte elle-même. La jeune créature était triste. Ce mot résonnait dans son esprit… C’était étrange. Mais tellement vrai ! Elle était triste. Parce qu’elle ne verrait plus beaucoup Jennyssie, parce qu’elle s’était attachée à son apprentie, si spéciale, si singulière, qui filerait encore loin en tant qu’Envoleuse. Elle allait bientôt la libérer de cet enseignement. Là où d’autres apprentis mettaient trois ans à intégrer les leçons, ce qui était vrai la plupart du temps, la jeune fille en avait mis seulement deux. Etonnante, oui. Rubis se souvenait encore du premier cours qu’elle avait dispensé à Jennyssie, dans la forêt Ombreuse. Elle l’avait vue la détester, et cela l’avait amusée. Elle avait vraiment été exécrable, cette fois-là, et l’avait expliqué à la fin. Mais elle se souvenait que cela avait été particulièrement amusant ! Par contre, elle considérait à cette époque-là que ses apprenties étaient là pour apprendre, mais qu’elle était bien meilleure qu’elles. Qu’elle se fichait de ce qu’elles deviendraient, elles devaient réussir les exercices.

Elle avait compris que cela ne servait à rien. Elle avait pris plaisir à chercher des exercices qui feraient s’améliorer son apprentie, par la suite, pour que toujours elle avançât, pour elle. Pour Jennyssie. C’était étrange, c’était ainsi, un revirement qu’elle-même n’avait pas vu venir. Peu importait… Et lorsque Rubis ferma les yeux, elle rêva d’un océan d’étoiles dans lequel son apprentie nageait, sereine, sa longue chevelure blonde volant dans son dos. Parmi les étoiles… Telle Philoctète avec ses héros, Rubis voulait voir monter Jennyssie dans les légendes vivantes au sein du Chaos, des Envoleurs, des Mercenaires… Toujours plus loin. Lorsqu’elle s’éveilla, le lendemain matin, elle alla chercher quelques fruits pour faire un petit déjeuner et invita par la suite Jennyssie à monter sur son étalon pour qu’elles pussent reprendre la route. Rubis descendait droit sur Al-Jeit. Elles étaient passé dans des villages, plus ou moins grands, toutes les deux, durant la formation de Jennyssie, mais elles n’avaient pas abordé de ville conséquente. Et même si c’était dans cette ville qu’elles se sépareraient, l’Envoleuse voulait l’y emmener, simplement. Il y avait des petites choses à voir en ville, encore, même si cela pouvait sans doute être vu autrement... Remettant les chevaux au pas, Rubis adressa un large sourire à son apprentie. Si elle avait d'autres questions, elle pouvait toujours les poser. Et la créature se rendait compte que Jennyssie n'avait pas, au final, répondu précisément à sa question...

Envol d'une étincelle de vie...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Mer 20 Oct 2010, 21:01

Jennyssie ne tarda pas à sombrer dans un sommeil profond. Elle fut happée par un drôle de rêve, mais elle ne parvint pas à se remémorer les faits, au petite matin, lorsqu'elle s'éveilla. La première chose qu'elle fit, fut d'ouvrir les yeux. Puis, elle tenta vainement de se souvenir de ce qu'il s'était passé dans son rêve. Peine perdue, elle n'y parvint pas. Elle se mit alors à sonder le ciel, se demandant pour quelle raison elle se trouvait la, couché sur le sol, dans l'herbe. Alors seulement, elle tourna la tête et ses yeux tombèrent sur la silhouette de Rubis. Elle lacha un petit rire avant de se lever, se rendant enfin compte que c'était en fait, son maître, qui l'avait réveillé. Elle l'a rejoignit. Elle ne tardèrent pas à reprendre le chemin. Jennyssie cherchait toujours à se remémorer son rêve. Ses yeux sondaient les alentours alors que son étalon galopait fièrement. Mais elle ne prêtait aucune attention aux paysages. Elle finit par abandonner, frustré par son incapacité à se souvenir.

Rubis ralentit le pas, incitant la jeune fille à faire de même. L'envoleuse sondait Jenny du regard, interrogative, attendant une explication, peut-être une question... Elle chercha une question à poser, mais ne trouvant rien, elle se réferra à ce qu'il s'était passé la veille... Elle comprit au bout de cinq minutes de réflexion, ce qu'attendait rubis. La greffe était quelque chose de personnel. Les apprentis étaient libre de décider s'ils l'a gardaient secrète ou s'ils l'a révélait. Dans ce cas, Rubis espérait apprendre ce que Jenny avait obtenue. La jeune fille n'avait pas l'intention de le lui cacher. Seulement elle n'avait jamais utilisé sa greffe auparavant et elle ne savait pas comment s'y prendre. En réalité, elle n'était pas vraiment curieuse de l'effet. Elle avait du temps, devant elle... Elle espérait que ce cour lui permettrait de débloquer cette greffe qui ne lui servait à rien, pour le moment. Un bon gros combat l'aiderait surement mais elle ne savait pas ce que lui avait concocté Rubis. Elle préférait que cela reste une surprise.

Alors, elle trouva la première question qui lui vint à l'esprit, et elle l'a posa, montrant ainsi qu'elle n'était pas en mesure de répondre à la question muette de Rubis.

- Est-ce que je suis la première apprentie que tu mènes jusqu'au rang d'envoleuse ?

Ce n'était pas une question stupide. Jennyssie savait pertinemment qu'un maître ne pouvait pas oublier son premier apprenti. Parce que c'était ensemble, qu'ils apprenaient. Et même si Rubis aurait d'autres apprentis, par la suite, elle aurait moins de choses à apprendre avec eux, parce qu'au fond, elle avait déjà tant apprit. La jeune fille se rappelait de son première cour, avec Owa, et l'autre fille, dont elle ne se souvenait plus le nom. Elle ne s'était pas bien entendu avec la première et n'avait pas eu le temps de faire connaissance avec la deuxième. Cette fois la, elle avait haït Rubis. Elle l'avait rejeté, avait éprouvé du méprit à son égard. Tant de gens ne parcouraient qu'à moitié la voie des mercenaires, avant d'aller voir ailleurs, persuadé, finalement, que ce n'était pas la bonne voie à suivre. Jennyssie était l'une des rares apprenties qui parvenait à devenir envoleuse. Elle était différente. L'apprentissage était sensé durer trois ans. Voir plus. Jenny, elle, l'avait parcourut en deux ans. Elle avait filé comme une flèche. Elle se demanda si cela était déjà arrivé à d'autres, avant elle. Mais peu importait. Si elle en était venue à ce point, avec une telle rapidité, c'était essentiellement grâce à Rubis. Elle n'en serait jamais venue la si ça avait été son père qui avait joué le rôle de maître... Mais parce que son père, malgré son statut d'envoleur ne lui arrivait pas à la taille. Elle était tellement plus douée que lui. Elle savait qu'elle valait bien mieux que lui et que cela lui venait de sa mère. Elle se rendait compte à quel point elle aurait voulu l'a connaitre. Mais après tout, peut-être était elle encore la, en vie. Peut-être avait-elle fuit son père, ce qui était tout à fait compréhensible...? Sauf qu'elle n'aurait pas abandonné ses enfants. Parce que sa mère était une femme. Et toute femme, toute mère, aimait leurs enfants. Parce qu'ils étaient un morceau d'elle. En un sens, cette femme vivait à travers Jennyssie. Et elle lui devait de vivre. Pour lui offrir une deuxième vie. La jeune fille, les yeux rivés sur l'horizon, avait oublié que sa question avait été posé à haute voix. Elle n'attendait plus aucune question...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 18:58

- Oui, Jennyssie, la toute première. La seule, aussi, qui est restée avec moi plus d'un seul cours...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 20:38

- Est-ce qu'ils ont tous voulu... Changer de voie ?

J'ai une autre question... Qui était ton maître ? Tu n'en a jamais parlé. Est-ce que... Tu l'aimais ?
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 21:18

- Je ne sais pas. Ils sont tous partis, les uns après les autres, comme ont pu le faire Owa ou Eryn, tes anciennes camarades. Je ne suis pas sûre qu'ils aient emprunté une autre Voie... Comme tu entends le mot Voie, toi-même.

Mon Maître... Je n'en ai pas en, de Maître, en tant qu'Envoleur. Les Mentaïs sont venus me chercher, lorsque je suis arrivée en Gwendalavir. Une année après que je sois arrivée, je dirais. Mais tous les autres maîtres que j'ai pu avoir, je les ai tous tués...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 21:32

- Pourquoi tu les as tués ? Tu les aimaient pas ?
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 21:38

- Non, ce n'est pas ça. Ils ne me traitaient juste que comme une gamine, et encore, pour eux je n'étais... pas humaine. Je ne valais rien. Ils se croyaient les plus forts, je leur ai démontré le contraire...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 21:44

- Je me demande, parfois, si être humaine, n'est pas un inconvénient, au fond. Les autres, les animaux, même les monstres. J'ai l'impression, parfois, qu'ils ont la capacité d'aller droit au but. De faire ce qu'ils ont à faire, sans réfléchir. Ils sont plus direct. Et plus... Humains, au fond.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 21:59

Soupir de frustration...


Rubis se sentait juste étrange en réalité, de parler de cela avec son apprentie. Non, elle n'avait pas eu de Maître. Pas pour devenir Envoleuse en tout cas. Tous les "maîtres", si on pouvait les appeler comme ça, qu'elle avait pu avoir, n'avaient même pas été contents de lui apprendre quelque chose. Toujours traitée comme une moins que rien, une expérience, simplement. Ce qu'elle était, à la base, au fond... Elle soupira.

La question suivante de son apprentie la surprit, c'est peu dire. Elle était perspicace... La créature réfléchit un peu avant de répondre vraiment.

- Je pense que non. C'est juste que les humains ne savent pas s'écouter. Mais ils sont aussi sensibles que les autres créatures. Aussi directs. C'est une question d'éducation, je pense...

Une envie de voler...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 23 Oct 2010, 22:10

- Non. Ou alors, je suis jamais tombé sur les bons...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Ven 29 Oct 2010, 22:19

- Ou alors, il se peut aussi que tu n'aies pas perçu le fond de leur âme...Tous les potentiels qu'ils pouvaient posséder mais qu'ils n'exploitaient pas...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Sam 30 Oct 2010, 13:03

- Possible. En attendant, ne pas exploiter les... Potentiels... C'est pas bien intelligent. Et la, c'était un mentaï. Même si je doute qu'il ai eu quelque chose dans le crane, celui la...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Jeu 04 Nov 2010, 12:21

- Haha, mais tu sais, les Mentaïs ne valent pas plus que n'importe qui d'autre ! Ils ne sont même pas capables de mettre leurs armes dans tous les corps...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Jeu 04 Nov 2010, 22:02

- Personne ne peu. Sauf peut-être... Toi ? En tout cas, celui la, il semblait avide de sang, mais vide d'intelligence. Et c'est dommage, il en avait du... Potentiel. Enfin je crois.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Jeu 04 Nov 2010, 22:17

Non, tu n'as pas compris de quoi je voulais parler. Je parlais de la Greffe...

Moi-même ? Planter une arme, c'est pas marrant... C'est mieux avec les doigts et les écailles, pour ma part...
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Dim 07 Nov 2010, 17:48

- Ah ! C'était seulement toi, ils ne peuvent pas s'en sortir à tous les coups, même s'ils le croient. Mais tu es tellement différentes, que... Peut-être que c'est ton corps, et pas leur incapacité. Peut-être que tu rejete la greffe.

Et moi, j'aime bien. Avec le poignard, surtout.
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Mer 10 Nov 2010, 14:52

Soupir d'approbation du volcan calmé...


Si cela n'avait tenu qu'à elle, Rubis aurait qualifié les Mentaïs d'incompétents. Mais elle savait aussi qu'elle ne pouvait pas vraiment dire cela, étant donné que c'était aussi grâce à eux qu'elle était arrivée au Domaine. Si à la base elle n'en avait pas été ravie, et même loin de là, même si elle avait accepté, elle avait désormais changé d'avis, et le montrait bien, à elle-même en particulier. Il aurait été stupide de se cacher des choses à soi-même, après tout. Oui, vraiment stupide. Soupirant doucement, elle ne répondit au final pas à Jennyssie. Chacun avait sa manière d'être et de penser. Oui, Rubis était différente, et alors ? Il devait y avoir d'autres individus comme elle, qui préféraient sentir le sang sur leurs mains plutôt que d'enfoncer une arme dans le corps de l'adversaire - ou du quatre-heures. Son corps ? Oui, certes, elle n'avait pas pensé à cela ainsi. Il fallait avouer que la Volonté des prêtes de Valingaï n'avait absolument jamais fonctionné sur elle. Est-ce que la Volonté et l'Imagination étaient liées, et que c'était pour cela que cela ne l'atteignait pas ? Et pourquoi cela ne l'atteignait pas, au juste ? Elle ne savait pas trop. Et dorénavant, après cette petite discussion avec son apprentie, elle avait envie de le savoir. Elle se renseignerait. Elle tenterait de faire ça discrètement, en allant dans une grande ville, auprès d'un analyste, sans doute. Soupirant doucement, elle talonna doucement sa monture pour qu'elle pressât un peu son pas. Souriant pour elle-même, la créature remarqua encore une fois que son apprentie ne lui avait pas précisément répondu par rapport à sa greffe.

Elle décida de ne pas plus insister. Après tout, si Jennyssie n'avait pas envie d'en parler, elle n'allait pas l'y forcer, même si elle était très curieuse. Peut-être n'avait-elle aussi pas encore compris en quoi elle consistait, ce qui pouvait être aussi probable. Mais en fait, tout cela n'avait pas réellement d'importance. Elles continuaient d'avancer dans les immenses plaines, descendant inexorablement vers Al-Jeit. Après tout, c'était là que Rubis se rendait. Pourquoi, précisément ? Déjà, parce qu'elles n'avaient pas passé beaucoup de temps dans les grandes villes, avec son apprentie. A dire vrai, Rubis n'aimait pas les villes. On finissait toujours par la voir, voir les écailles brillant sur son corps, et tout le monde prenait peur. C'était le meilleur moyen de se faire remarquer... Et si deux ans auparavant cela la faisait rire, et qu'elle aimait voir les gens la fuir ainsi, elle n'en avait désormais plus autant envie. Comme quoi, elle pouvait aussi s'assagir... Un soupir passa ses lèvres alors qu'elle fermait lentement les yeux, laissant Grosse prendre les commandes. Elle sourit en pensant au nom qu'elle avait donné à sa jument. Mais cela lui allait bien en fait. Tirant doucement sur ses épaules, la créature remit sa monture au trot pour parcourir plus de distance. Non pas qu'elle était pressée, car plus tout cela serait rapide, plus vite elle quitterait son apprentie, et elle n'en avait pas forcément envie. Envie, dans le sens que cela lui ferait bizarre désormais de ne plus penser à elle comme à une apprentie, mais bien comme à une Mercenaire. Non. A une Envoleuse. Parce que c'était ce qu'elle était, et que quelques secondes plus tôt, Rubis avait bien vu dans ses yeux les lumières s'allumer lorsqu'elle l'avait qualifiée d'Envoleuse, justement...

Elles continuèrent d'avancer. Jusqu'à ce qu'il fît nuit, alors seulement Rubis s'arrêta. Elle laissa désormais à chaque fois, lorsqu'elles s'arrêtaient, à Jennyssie le soin de faire ce qu'elle souhaitait, ou de ne rien faire. Elle était désormais à même de savoir ce dont son corps pouvait avoir besoin ou non, des étirements qui semblaient nécessaires et de ceux qui étaient plus futiles. S'arrêtant pour la nuit, la première fois, elles repartirent dès l'aube sans manger, Rubis décidant qu'elles chasseraient en avançant. Cette seconde journée de chevauchée fut longue, d'autant qu'elles ne firent que trotter toute la journée, ce qui n'était pas forcément très facile à tenir comme allure, par son inconfort. Elles chassèrent même à l'arc pour manger un morceau de lièvre dodu, et repartirent. Cinq jours, ainsi, passèrent. Rubis prenait toujours le temps de répondre aux questions de son apprentie, qu'importe les moments auxquels elle les posait. Tout cela allait bientôt se terminer... Dans quelques soupirs, le soir, la créature s'endormait pour se réveiller au milieu de la nuit et aller se jouer des créatures nocturnes. L'allure qu'entretenait Rubis sur le dos des chevaux était assez soutenue au final, mais parce qu'elle avait un jour bien précis auquel arriver dans Al-Jeit, et une heure, aussi. C'est ainsi qu'à l'aube du sixième jour, l'immense cité de pierres multicolores se dressa devant leurs yeux. Rubis, intéressée mais pas vraiment surprise par sa splendeur, arrêta sa propre jument pour l'attacher au dehors de la cité et s'avança sous la porte d'Améthyste pour entrer dans l'immense ville.

Les rues étaient en effervescence. Rubis savait pourquoi, évidemment, elle était venue à ce jour précisément pour cela. Les espaces de passage habituellement assez dégagés car immensément larges étaient alors bouchés par la masse de personnes qui s'y pressaient. Au centre de la rue principale des gardes en uniforme impeccables et sur des montures calmes comme des bébés défilaient sous les holas de la foule. Les gardes de Sil'Afian faisaient leur défilé annuel et les habitants d'Al-Jeit appréciaient particulièrement ce spectacle. Se tournant vers son apprentie, une lueur de défi et de joie dansant dans son regard, Rubis désigna l'esplanade et s'engouffra entre deux personnes, comme un souffle de vent. Avant de s'y élancer, elle avait lancé à son apprentie :

- Tu n'es pas une association d'un corps et d'un esprit, Jennyssie. Un Envoleur est les deux à la fois. Une fusion intense. Tu es réflexe. Tu es pensée. Avance..

Tournant et virant dans la foule dense, Rubis s'était recouverte depuis son entrée en ville d'une longue cape noire, qui se déchirait particulièrement rapidement à cause des frottements des corps contre elle. Une femme cria qu'elle venait de se couper sans raison, mais la créature était déjà loin, léchant ses écailles et profitant du goût du sang sur sa langue. Depuis qu'elle avait eu cette mésaventure avec Jennyssie, elle faisait d'incroyables efforts pour ne pas devenir folle à la vue ou à l'odeur du sang. Elle savait en profiter comme cela lui était offert, même si c'était parfois très difficile de ne rien faire de plus. Tournant la tête pour chercher du regard son apprentie, Rubis sentit son épaule frotter contre un torse et une main fusa vers elle. Un sourire carnassier sur les lèvres, elle se laissa bloquer par un poignet qu'elle pouvait casser comme une brindille.

- Hé le malfrat !

Il écarquilla les yeux en voyant les points lumineux danser sur les joues de la créature.

- Qu... Qu'est-ce que c'est que ce truc ?! Haa ! A l'aide !

Il recula, bouscula plusieurs personnes, formant un trou dans la foule. Un garde, plus loin, fit un signe du menton à l'un de ses collègues, et ils vinrent tous les deux pour régler ce "différent". Rubis avait déjà disparu, mais Jennyssie arrivait sur les lieux de l'incident. Comme l'ombre elle-même, la voix de l'Envoleuse résonna dans son oreille :

- Ta dernière leçon, Jennyssie... Si tu peux, attaque par derrière. Si tu ne peux pas, attaque par devant. Et si tu ne peux ni l'un, ni l'autre, attaque. Simplement... Ha, et pas d'arme, entendu ? Ton corps est une arme...

Soleil illuminant un regard sanglant...



[Désolée pour le retard, j'ai essayé de me rattraper dans mon rp ! Smile ]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Jeu 11 Nov 2010, 21:16

Combien de jours dura le voyage ? La jeune fille perdait la notion du temps. En réalité, elle ne voulait pas savoir. Elle ne voulait pas que ce dernier cour se finisse trop vite. A présent, elle avait trouvé un autre but que de devenir envoleuse. Un but si petit et pourtant si important. Si dangereux aussi, qu'elle n'osait pas y penser, de peur que l'on puisse lire sur son visage. Le voyage sembla durer une éternité. Elle pensait, faisait le point sur sa vie, apprenait à aimer les cheveux... Elle posait des questions. Très peu, mais Rubis était toujours tellement claire et elle-même se montrait si compréhensive que les questions devenaient toujours moins fréquente. Elles voyagèrent donc, la plupart du temps en silence, profitant, apprenant aussi à mieux connaître tout ce qui l’entourait... Elle était heureuse. Fière. Pressée d'apprendre, encore. Toujours.

Et puis, comme tout ce qui était si beau, le voyage dû se terminer. Le but de Rubis avait été atteint. Al-Jeit. La capitale de l'empire. La plus grande, la plus impressionnante et surement la plus belle ville de Gwendalavir. Al-Jeit, bien sur... Jennyssie sourit au ciel. Elle talonna son étalon pour arriver à la hauteur de Rubis. Elles ne tardèrent pas à abandonner leurs animaux. Elles entrèrent dans la ville. Rubis avait enfilé une grande cape qui lui cachait les écailles. Ainsi, elle passait inaperçu malgré quelques cris et remarques de la part des passants qui s'écorchaient malencontreusement sur ses écailles.

- Tu n'es pas une association d'un corps et d'un esprit, Jennyssie. Un Envoleur est les deux à la fois. Une fusion intense. Tu es réflexe. Tu es pensée. Avance..

Un sourire et Rubis était partie. Rapide et furtive. Mais les exclamations sur son passage fusaient toujours. Jennyssie s'élança, fendant la foule. Sans jamais bousculer qui que ce soit. Elle se faisait petite et se glissait avec finesse entre les passants. La jeune femme n'avait jamais été dans une ville si effervescente. Il devait se passer quelque chose d'important pour que toute la ville soit ainsi réunie dans la grand-rue. L'excitation régnait et atteignait Jennyssie autant que tous les autres...
Elle entendit quelques exclamations.

- Hé le malfrat ! Qu... Qu'est-ce que c'est que ce truc ?! Haa ! A l'aide !

Puis, elle les vit. Trois hommes à la carrure puissante et impressionnante. Trois hommes qui bloquaient la rue entière et cherchaient celui ou celle qui leur avait causé du tord. Ce n'est que lorsque la voix de Rubis retentit non loin, que le sourire joueur et provocateur de Jennyssie se dessina sur son visage impassible.

- Ta dernière leçon, Jennyssie... Si tu peux, attaque par derrière. Si tu ne peux pas, attaque par devant. Et si tu ne peux ni l'un, ni l'autre, attaque. Simplement... Ha, et pas d'arme, entendu ? Ton corps est une arme...

C'était elle, bien sur qui les avait énervés. Et maintenant, ils allaient s'en prendre à Jenny parce qu'elle tenterait de passer. Sauf si elle s'en prenait à eux avant cela. A l'évidence, il lui fallait se méfier. Ne jamais douter des capacités de ses adversaires, mais ne pas non plus douter des siennes. Elle devait se servir de son corps et de son esprit. Elle ne devait rien oublier. Attaquer avec toutes ces capacités en même temps. S'en prendre intelligemment à eux. Elle arriva à la hauteur d'un homme. Elle lui tapota l'épaule. avant de se couler dans la foule et de se trouver face à lui. Il se tourna, sonda ses arrières de ses petits yeux brillants d'intelligence. C'était le seul des trois hommes à ne pas avoir cet uniforme de garde impérial. Lorsqu'il revint pour poser ses yeux sur les deux jeune homme qui venaient lui porter secoure, il tomba sur la fille. Petite et forte. A la peau chocolat et deux soleils à la place des yeux. Des cheveux d'or. Magnifique. Une déesse de la lumière. Seulement il n'eut pas le temps de l'a regarder plus en détail. Son petit point frappa deux fois. La temps, puis, l'entre jambe. Il s'écroula au milieu de la foule et personne ne manqua l'occasion de le piétiner. Il ne se relèverait pas de si tôt. Mais les gardes rappliquèrent aussitôt. Elle ne les laissa pas l’entourer. Elle s'éclipsa, en attira un plus loin. Celui-ci s'accrocha à la manche de sa tunique en lui ordonnant de s'arrêter. Elle fit volte face. Son pieds tapa dans les genoux de l'homme. Fort. Son coup aurait dû lui retourner les genoux. Mais l'homme se plia juste en deux. Elle évita adroitement un coup qui aurait dû lui exploser la mâchoire. Elle remarqua la différence dans les capacités de l'homme qui était tombé et de celui qui se tenait encore devant elle. Profitant qu'il était toujours plié en deux, elle releva le point. Son nez explosa. Le sang gicla. Il ne gémit même pas et la jeune femme en éprouva une pointe de déception. L'odeur du sang l'atteignit de plein fouet. Elle chercha Rubis des yeux, sachant comment son maître pouvait réagir, mais ne l'a voyant pas, elle se détourna et reporta son attention sur le troisième homme.

Il ne tarda pas à arriver à leur hauteur. Elle évita un coup, puis, un deuxième. Le deuxième se redressa, prit appuis contre le mur. Puis, il frappa. Cette fois, la mâchoire de Jennyssie craqua sinistrement et elle fut propulsé plus loin dans la foule, mais dans son élan, elle emporta le troisième homme avec elle. La surprise l'empêche de réagir. Elle en profita. Elle frappa deux fois à la tempe, le ventre. Il vomit sur les pieds des passants qui poussèrent des cris dégoûté. La douleur dans la mâchoire de la jeune fille n'était rien comparé à l'excitation et à l'adrénaline. Elle fendit la foule et revint vers le deuxième et dernier homme. Il l'a vit venir. Mais ne mesura pas sa vitesse et sa finesse. Elle se coula contre son torse, l'empêchant de prendre un élan pour frapper et elle se glissa derrière lui. Il lui coinça le poignet et l'a propulsa violemment à terre. Elle roula. Se releva avant que les passants n'ait eu le temps de lui marcher dessus. Et elle sauta. Haut. Elle s'accrocha au bord du toit, crocheta la tête du garde entre ses pieds et tournoya sur elle même. La nuque de l'homme craqua sinistrement. Ses yeux s'écarquillèrent et il s'écroula, inerte, sur le sol. Ne voulant pas prendre le risque d'attendre plus longtemps, elle sauta sur le toit en quelques gestes rapide et précis. Elle courut sur le toit. Longtemps. Pour fuir les cri, la foule, le bruit, et le danger des endroits restreins et bondés.

Puis, lorsqu'elle fut enfin tranquille, elle s'assit sur un toit et sans même hésiter, donna un grand coup dans sa mâchoire déboîté. Le craquement sinistre fut bien moins douloureux que la souffrance physique. Elle grogna avant de se taire pour éviter de trop bouger sa mâchoire.

Accepter la douleur.

Les hommes s'étaient montrés distrait, mais elle aussi. La foule l'avait empêché de tout voir en détail... Elle avait fait cela à l'arrache. Et elle était plutôt déçu...

[ Je ne sais pas vraiment quel niveaux Jennyssie est sensé avoir alors j'ai un peu du mal... Dis moi si ça ne va pas, j'arrangerais ça... Et désolé, j'ai vraiment la flemme de relire... --' ]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Dim 21 Nov 2010, 16:16

Volte aux courbes écarlates...

Rubis n'était pas très loin, mais pas trop proche non plus. Elle savait qu'il y avait un risque d'hémorragie important, alors elle préférait ne pas être trop près, car sinon elle se précipiterait indéniablement vers la source du flux rouge, et en mangerait un bon nombre de morceau de passants... Prenant une inspiration, elle se coula dans la foule, entendant les hommes se précipiter sur Jennyssie, un sourire aux lèvres. Levant les yeux, elle du se mettre sur la pointe des pieds pour y voir quelque chose et s'avança rapidement vers un mur pour s'y hisser le long, et regarder la scène de haut. Le combat avait déjà commencé, et Jennyssie se débrouillait plutôt bien. Voilà une situation dans laquelle Rubis était sûre qu'elle ne pourrait que donner tout ce qu'elle avait, contre des combattants aguerris pour deux d'entre eux, et un autre moins expérimenté. La jeune fille tourbillonnait, et si dans la globalité cela restait un peu brouillon, chacun de ses gestes ou de ses mouvements, de ses déplacements, étaient parfaitement précis et rapides, elle enchaînait les mouvements avec une rare élégance et elle était efficace du même coup. En moins de cinq minutes les trois assaillants furent à terre, et la jeune fille s'élançait sur les toits, rapidement. Rubis avait aussi vu le coup porté à la mâchoire de son apprentie, mais savait que cela n'était pas grand chose, sinon Jennyssie serait vraiment tombée à la renverse.

Laissant son apprentie se glisser sur les toits à une vitesse ahurissante, Rubis sourit. Décidément, Jennyssie avait filé à une vitesse tout bonnement improbable sur la Voie des Envoleurs. La Voie du Chaos. C'était maintenant une Envoleuse, la créature le savait pertinemment. Efficace, rapide, discrète, l'aura qui se dégageait de la jeune femme était celle d'une personne qui avait gagné sa confiance en elle à force de travail, et qui se connaissait, qui avait ses propres convictions et qui poursuivait sa propre Voie, simplement. Rubis était fière de ce qu'était devenue la jeune fille, vraiment fière. Elle aurait aimé pensé que c'était grâce à elle, mais elle savait en partie que cela n'était pas le cas. Elle l'avait guidée, elle lui avait montré les choses, et c'était simplement que Jennyssie était faite pour ce chemin-là, suivant ce qu'elle avait décidé et ne s'écartant pas de son propre chemin. Impressionnante, voilà tout. Soupirant doucement, la jeune créature laissa son regard flamboyant se poser sur la foule qui reprenait doucement ses esprits et qui se remettait en place pour la suite des réjouissances. Mais partout, sur les lèvres, elle entendait la description physique de Jennyssie. Une légende était peut-être en train de naître...

Lâchant un soupir, Rubis releva la tête vers l'endroit où avait filée son apprentie. Un sourire sur les lèvres, elle s'élança à son tour, essayant de la repérer à l'odeur puisque le reste semblait assez compromis. Si Rubis était presque un animal et avait un bon odorat, au milieu de toutes ces odeurs, elle n'était pas un chien, et si parfois le parfum si familier de son apprentie ressortait des autres flagrances, elle avait du mal à retrouver sa trace. Heureusement, cette dernière ne s'était pas cachée et était assise sur un toit, en train de se masser la mâchoire. S'approchant d'elle comme un lézard, Rubis lui adressa un large sourire. Elle voyait, étonnamment, que son apprentie était déçue d'elle-même, et pourtant elle avait très bien agi. Haussant les épaules seule, Rubis lui dit juste :

- Tu aurais pu éviter ce coup...

Un sourire sur les lèvres, elle s'accroupit près de son apprentie et planta son regard sanguinaire dans celui, lumineux, de la jeune fille.

- Tu n'as plus besoin de moi, Jennyssie...

Un autre sourire, et elle ferma les yeux, se redressant. Désignant l'horizon, elle en profita un instant, de ce panorama. Les immeubles, maisons, s'étendaient autour d'elles, elles étaient pourtant en surplomb de ces derniers. Seules quelques tours échelonnées les dépassaient à présent.

- Ce monde est le tien... A ta portée.

Rubis ne savait plus quoi dire. Comment conclure deux ans de formation ? Deux ans d'expériences communes ? Elle chercha ses mots, quelques secondes.

- Nos chemins restent liés, Jennyssie. Pour toujours. Maître et élève... Et lorsqu'à ton tour tu enseigneras, tu penseras sans doute à moi... J'espère, en tout cas..

Hochant la tête, elle tourna encore une fois son regard vers l'horizon.

- Laisse-moi te voir t'envoler.

Un sourire. Le dernier. Avant de disparaître...

Une nouvelle étoile brille dans le ciel...






[ Haa, désolée, j'ai mis beaucoup de temps à répondre, surtout pour une dernière réponse... ^^'
Félicitation ma grande, en tout cas, et en espérant encore RP avec toi hein ! =) ]
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MessageSujet: Re: Groupe Humo - Cours n°4   Jeu 25 Nov 2010, 21:44

- Tu aurais pu éviter ce coup...

Elle aurait pu, oui. Mais elle n'avait pas été assez attentive. Elle aurait dû prendre plus le temps d'observer, au lieu de s'inquiéter, de tenter de faire le plus vite qu'elle le pouvait. Mais voilà le résultat. Elle avait prit un coup, sa mâchoire avait craqué, elle été déçue, et pourtant, Rubis souriait. Lorsqu'elle s'accroupit près d'elle, à quelque centimètre de son visage et qu'elle riva ses yeux rouge sang dans les siens, Jennyssie ne tressaillit même pas. Elle avait finit par se faire à cette folie qui habitait le visage de son maître. Et, à part de son père et des cauchemars, avait-elle vraiment peur de quelque chose ? Même la mort n'était rien à côté de ce qu'elle avait pu vivre, plus petite. Ses souvenirs lui faisaient mal. Ses nuits lui faisaient mal. Mais tout ça avait changé depuis peu. Elle avait finit par tout abandonner derrière elle. Elle avait entamé une nouvelle vie. Une vie ? Oui. Une voie. Une voie ouverte sur toutes les possibilités de ce monde. Et enfin, elle souriait vraiment. Parce que pour la première fois, elle se rendait compte de ce que signifiait le mot "bonheur".

- Tu n'as plus besoin de moi, Jennyssie...

Cette fois, elle sursauta. Pourtant, elle s'était préparé à ça. Mais pas maintenant. Pas si tôt. Elle ne se sentait pas à la hauteur. Elle ne voulait plus être seule. En fait, non. Elle ne savait pas vraiment quoi penser. Cette phrase, si brusque, l'avait tiré de ses contemplations, de ses pensées... Elle ne savait pas quoi dire, pas quoi faire. En fait, oui. Le simple fait de l'a libérer de ses chaînes, de l'a rendre indépendante, lui faisait perdre tous ses repères. Parce que jusqu'à maintenant, elle avait vécu pour apprendre. Parce qu'apprendre entraînait la perte de ses illusions de jeunesse. Alors à présent, elle était adulte. Adulte ? S'y était-elle vraiment attendue ? Le voulait-elle ? Oui. Aucun doute. Et un jour, peut-être, aurait-elle un enfant, qu'elle élèverait comme sa mère l'aurait élevé, si elle avait été la. Un jour, peut-être, rattraperait-elle les bêtises qu'avait fait son père.

Rubis se redressa. Montra l'horizon de son index. Montra le monde, qui l'attendait et lui ouvrait les bras. L’accueillait, comme il se devait.

- Ce monde est le tien... A ta portée.

Jennyssie n'avait jamais rêvé du pouvoir. Le seul pouvoir qu'elle avait désirée et qu'elle avait obtenu, c'était la mort. Cette mort qu'elle offrait, donnait, distribuait, gratuitement... Alors, le voulait-elle, ce monde, qui, finalement, allait lui appartenir, parce qu'elle l'avait, en un sens, apprivoisé ? Oui. Elle le voulait. Elle était curieuse. Elle avait soif d'apprendre. Elle avait soif de découvrir. De comprendre. Alors oui, elle allait fonçer, maintenant. Elle allait partir, voyager. S'en aller. Loin. Le plus loin possible. Et lorsqu'elle aurait apprit plus, lorsqu'elle aurait plus d'expérience, peut-être qu'elle enseignerait, à son tour.

- Nos chemins restent liés, Jennyssie. Pour toujours. Maître et élève... Et lorsqu'à ton tour tu enseigneras, tu penseras sans doute à moi... J'espère, en tout cas..

Elle espérait si bien ! En réalité, Jennyssie ne penserais pas seulement à Rubis, lorsqu'elle enseignerait, à son tour. Mais tous les matins, en se levant. A chaque couché du soleil, à chaque minutes et chaque secondes qui s'écouleraient à partir de maintenant. Elle avait raison. Elles étaient liées, par un lien invisible, mystérieux, et presque palpable.

- Laisse-moi te voir t'envoler.

Rubis se détourna. Et sous le soleil encore haut, au dessus d'elles, elle disparut, comme une apparition, qui vient, qui part. Seulement deux ans c'était écoulé. Deux ans, alors qu'il aurait du y en avoir trois. Jennyssie avait changé d'avis. Elle était jeune. Encore pleine de rêves et d'illusions, qu'elle perdrait peut-être un jour. Mais pas maintenant. Parce que maintenant, elle allait déployer ses ailes et s'envoler. Parce que c'était ce que Rubis voulait. Elle se dressa sur le rebord du toit. Leva les bras pour former un V. Replia les mains. La position de l'oiseau. Elle s'accroupit. Se propulsa dans les airs.

Et pour la première fois, elle ne s'écroula pas sur le toit, en contrebas. Parce qu'elle ne tomberait plus jamais. Et la réalité lui apparut alors évidente. Elle était envoleuse. Chasseuse de marchombres. Et elle avait décidé que sa tache serait la mieux remplie...


[ Voilààà ! Je sais, j'ai pas le temps de relire, j'aurais pu faire mieux, c'est quand même le dernier cour, mais j'ai pas vraiment le temps en ce moment... =) ]
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