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Le Pacte VS L'Ordre
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En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Don't forget... [Toi] [+16 ans]

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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Dim 07 Nov 2010, 18:18

    Un sentiment incroyable s'empara de moi. Oh non, il n'était pas étonnant, que malgré notre éducation, Drek et Katty l'ai aidé. Katty, bien sur, n'avais pas eu le choix, mais avec le respect qu'elle me portait, elle aurait sûrement aidé, demandant pourtant des explications. Ces deux-la, ils avaient tué sans remord. Ces ceux-là, ils ne vivaient que pour la famille, ne combattait que pour la famille. Ces deux-la avaient été élevés de la même façon que moi. Moi aussi, j'aurais porté de l'aide a une personne totalement inconnue si un de mes frères ou sœurs me l'aurais demandé. Parce que nous avions été élevés comme ça. Parce que quand ont rendait service al a famille, ont ne s'attendait a rien en retour. S'était naturel, tout simplement.
    Elle saisi ma main, embrassa doucement mon poignet en murmurant une phrase. Si belle. Si vrai. Je la regardai avec tendresse et émotion, et comme chargé d'une énergie nouvelle, elle s'approcha de moi pour que je sente son souffle près de moi. Et elle posa ces lèvres sur les miennes. Une explosion de couleurs, de saveurs, de battements de cœurs. Un baiser. Et tout ce qu'il représentait, pour elle comme pour moi. Je la serrai contre moi, appréciant le contact de ces doux cheveux sur la peau nu de mon cou, appréciant le contact délicat mais sauvage de ces lèvres sur les miennes, appréciant son corps délicat mais puissant entre mes bras. Je sentais mes yeux pétiller de bonheur, voyant les siens faire de même. Je n'avais jamais été plus heureux qu'avec elle. Mon contraire. Mon positif. La moitie qui manquais a mon âme. Pas mon âme sœur. Mon âge jumelle. Même si cela ce dit moins bien.

    - Je t'aime…

    Plus que ma propre vie, ma propre famille. Deux corps, enlacé sous le soleil de feu du désert. Deux corps, deux âmes réunies a jamais. Deux êtres sous un ciel aussi bleu que ces cheveux. Je poussai un long soupir. J'étais bien. Admirablement bien. Et pas grand-chose pouvais changer sa. Maintenant, la seule personne capable de me faire du mal, s'étais Syndrell. Qui a dit que l'amour était une partie de plaisir? La séparation serait incroyablement difficile, son absence me pèserait incroyablement. La prochaine fois que je la verrais, j'aurais peut-être un an de plus. Elle serait peut-être marchombre a part entière. Mais peu importe. Car nos rencontres seraient explosives. Incroyable. Et cela malgré la distance et le temps. Et les désirs, émotionnels ou charnels.

    Je finis toutefois par la lâcher. Je ne me faisais pas d'illusion, nous n'avions pas de vive, et personnellement, mon ventre gargouillait. J'ignorais si Nuance pourrais nous porter tout les deux, mais ça serais étonnant, ce n'était pas un cheval de guerre habituer aux lourdes charges. Si j'avais eu le choix, si j'avais eu la nourriture… Au mieux, nous trouverons des dattes sur notre chemin, mais ce n'était pas ce qu'elle avait besoin. Un bon lit, voilà de quoi elle avait de besoin. Et pas d'un sol de sable recouvert d'un bout de tissu. Je regardai Syndrell en soupirant. En souriant. Profité de nos moments ensembles. Penser au présent. Oublier le futur. Je commençai à emballer nos choses, mettant mes choses dans mon sac, poncho, gourde et tout ça. Je pris avec délicatesse la gourde qui avait sauvé la vie de Syndrell. Il en restait un peu. Habituer au Désert, je n'avais pas soif. Et même si ça aurais été le cas…

    - Tu as soif?

    Je lui donnai la gourde en souriant, puis accrocha mon sac à mon cou. Ce n'était pas que je voulais partir, au contraire, mais j'avais faim. Regardai l'étendu du désert. Sourit en pensant que je savais exactement ou je m'en allais alors qu'il n'y avait aucun repère dans les environs. Je regardai le soleil et je pus nous situer assez facilement. Et pourquoi pas une petite trempette dans la Voleuse?

    - Tu crois que Nuance peut nous porter tout les deux, ou il est mieux de marcher?
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Dim 07 Nov 2010, 19:33

Le murmure du mercenaire mourut dans le baiser qu’ils échangèrent.
Owen referma ses bras sur elle, l’enveloppant dans sa chaleur et son odeur, incroyable cocon de douceur et de puissance. Là où elle se trouvait, blottie contre sa poitrine, le visage au creux de son épaule, Syndrell pouvait sentir son soulagement, la tension de tout son corps qui se relâchait doucement tandis qu’il prenait conscience que la femme qu’il tenait dans ses bras n’était plus en danger. Il s’en était fallu de peu pour qu’elle se retrouve six pieds sous terre à faire pousser son brin d’herbe, mais c’était sans compter les incroyables ressources des Morgue…

La jeune marchombre laissa échapper un petit soupir heureux. Elle percevait les lents battements de cœur d’Owen contre son oreille, et elle aimait cela. Cette mélodie jouait désormais pour elle, il l’avait prouvé assez largement et c’était devenu une véritable certitude. Une très belle certitude, même. Peut-être qu’aimer signifiait avoir peur, continuellement, pour sa moitié. Mais si c’était-là le prix du bonheur, alors Syndrell était prête à le payer, dusse-t-elle se mettre l’Académie à dos. Elle avait compris depuis longtemps que l’important, au fond, était plus de suivre sa propre Voie plutôt que celle de la raison, même la meilleure…

C’était la leçon qu’elle tirait de son périple dans le Domaine. De sa discussion avec Faldor, de son altercation avec Ironie. L’Envoleur lui avait au moins enseigné une valeur que Miss aurait peut-être pu lui inculquer, mais certainement pas de la même façon. Et la jeune fille voulait croire qu’il était possible d’apprendre de l’autre, qu’il serve le Chaos ou qu’il danse sur une trame d’Harmonie. Elle voulait croire, elle, une marchombre accrochée au cou de son mercenaire, qu’avancer ensemble n’était pas un impossible parce qu’on l’avait décidé ainsi !

Le soleil était haut dans le ciel lorsqu’Owen se dégagea doucement de leur étreinte. Elle lisait dans son regard qu’il aurait pu rester toute sa vie ainsi, debout dans un univers de sable et de vent, et avec elle. Elle le savait parce qu’elle pensait la même chose. Il était étonnant de voir que les choses les plus graves devenaient incroyablement futiles dès lors qu’il y avait de l’amour pour les reléguer au rang de simple détail… Mais Syndrell n’ignorait pas ce que le mercenaire avait en tête. Et surtout, elle n’ignorait pas ce qu’il n’avait pas dans le ventre… Un sourire amusé flotta sur ses lèvres. Il s’était battu comme un lion pour la tirer des griffes ensablées des Ijakis, il l’avait aimé comme un étalon au cours d’une nuit de passion, il avait trouvé le moyen de faire de ses blessures un lointain souvenir ; oui, il pouvait avoir faim ! Elle-même se sentait prête à dévorer un ours élastique tellement elle était affamée. Il était temps de partir.

Tandis qu’Owen bouclait son sac, la jeune fille s’étira précautionneusement mais avec délice, ravie de retrouver ne serait-ce qu’une petite partie de ses forces. Pensive, elle suivit du doigt la fine cicatrice qui témoignait de son erreur passée. Elle avait été assez naïve pour négliger le plus important mais il était désormais hors de question qu’elle n’oublie les fondements de son apprentissage. Peut-être que cette éprouvante expérience lui avait enfin mis un peu de plomb dans la cervelle ? Haussant les épaules, Syndrell ramassa sa cape qu’elle secoua énergiquement, éclatant de rire lorsque le sable suivit le vent pour aller se coller sur Owen, puis elle la plia et l’accrocha à la selle de Nuance. Celle-ci piaffa d’impatience, visiblement ravie à l’idée de s’en aller d’ici.

- Mais oui, tête brûlée, on part. Tu préfères la montagne au désert, pas vrai ?

C’était peu dire. La petite jument hennit et lui donna quelques coups de tête pour la pousser à accélérer le mouvement. Tant que sa cavalière serait en compagnie de ce bipède, elle n’était pas prête de retrouver son écurie !

- Hé, minute papillon ! Je n’ai pas oublié que tu m’as sortie du Domaine mais jusqu’à preuve du contraire, c’est moi qui décide…

Un cheval ne fait peut-être pas la moue, mais Nuance agita les oreilles et tourna ostensiblement la tête. Levant les yeux au ciel, Syndrell ajusta selle et sangles.

- Tu as soif ?

Elle se retourna et accepta la gourde que lui tendait Owen, tout sourire. Elle but quelques gorgées sans le quitter des yeux, éternellement troublée par l’intensité de son regard, puis elle essuya son menton humide du revers du bras.

- Si c’est tout ce qu’il nous reste d’eau, je suggère de ne pas trop nous attarder à portée de ces saletés des sables…

Owen eut un sourire et son regard se posa sur Nuance, qui fouaillait de la queue, l’air de rien.

- Tu crois que Nuance peut nous porter tous les deux ou il est mieux de marcher ?

Syndrell ne répondit pas tout de suite. Lui tournant le dos, elle porta deux doigts à ses lèvres et siffla sa jument, laquelle la rejoignit instantanément, trop heureuse de partir pour masquer sa joie. La jeune marchombre se hissa en selle avec une souplesse fraîchement retrouvée et tira sur les rênes pour empêcher Nuance de s’élancer. Owen n’avait pas bougé. Sans prendre la peine de formuler sa réponse avec des mots, Syndrell lui tendit la main.
Ses yeux dorés flamboyaient.

L’instant d’après, ils chevauchaient à vive allure à travers l’immensité ocre du Désert des Murmures. Owen installé derrière elle, ses mains posées sur sa taille et son souffle chatouillant sa nuque, Syndrell se sentait plus heureuse qu’elle ne l’avait jamais été.

* Tu as raison, vieil homme. C’est tellement bon, de vivre son présent sans se poser de questions…*

Nuance galopaient, ses sabots soulevant un nuage de sable et sa crinière dansant dans le vent. Elle ne semblait pas s’offusquer d’une charge supplémentaire, bien au contraire. Toutefois Syndrell la ramena au trot, préférant économiser les forces de son intrépide jument.

- La Voleuse, ça te dit ?

Elle avait parlé d’un ton badin par-dessus son épaule, espérant qu’Owen rejoigne le fil de sa pensée. Le chemin qu’ils prenaient était celui du retour vers leurs territoires respectifs, frappé d’un éloignement douloureux, mais nécessaire. Mais elle voulait repousser leur séparation au plus loin, elle voulait profiter de sa vigueur retrouvée, de leur amour naissant. Elle le voulait pour elle, rien qu’une nuit encore… Et, attendant sa réponse, elle bascula la tête en arrière pour s’appuyer contre sa poitrine.


[ Mon coeur, j'ai un peu pris les commandes de ton personnage, alors si jamais tu n'es pas satisfait, dis-le moi d'accord ? Love I love you ]

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Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Jeu 11 Nov 2010, 04:03

    Elle siffla Nuance et sans un mot, se glissa sur son dos avec une aisance qui témoignait de son habitude. Puis, elle me tendit la main, m'invitant a monté. L'invitation était claire. Nuance pourrait nous porter. Un grand sourire illumina mon visage et je saisi sa main, me glissant derrière elle. Je pris sa taille entre mes mains, ravi de voir que Drek avant fait un bon travail avec sa hanche. Je lui soufflai la direction à l'oreille et elle lança la jument à vive allure vers l'ouest. J'éclatai de rire en sentant le vent chaud fouetter mon visage, les muscles de Nuance jouer avec bonheur sous sa peau, et surtout, surtout le ravissement de Syndrell. Puis, après un moment elle la ramena au trot, me faisant une proposition qui me fit sourire. J'y avais pensé, peut de temps avant…

    - Allons-y!

    Elle bascula sa tête vers l'arrière, posant cette dernière sur mon épaule. Je tortillai doucement une mèche de ces cheveux de saphirs sur l'un de mes doigts. Je souri et délicatement, je posai un baiser sur ces lèvres. Je senti doucement mon cœur s'affoler, mes yeux se fermer sous le coup de l'émotion et un long frisson me parcouru alors que ma prise sur ces lèvres se faisait plus forte. Heureusement que Nuance savait ou elle allait… Mes bras se resserrèrent autour de sa taille alors que je relâchai ces lèvres avec délice, un sourire béat sur les lèvres. J'étais heureux. Si heureux! Plus que jamais en fait, ce qui, en soit, n'était pas étonnant quand ont avait vécu toute sa vie chez les Morgues et maintenant chez les mercenaire. Mais en même temps, je doutais de pouvoir être si heureux qu'en compagnie de Syndrell… Surtout si tout notre baiser me faisait autant d'effet!

    Enfin, la rivière apparu devant nous, et je souris en entendant le bruit qu'elle faisait un peu en contrebas. Ici, elle coulait doucement, et ont ne distinguais pas le fond. Nous nous y arrêtâmes. Glissant du dos de Nuance, je pris la main de Syndrell pour l'aider à descendre, même si je savais parfaitement qu'elle serait capable de le faire seule. M'avançant vers la rivière, je me désaltérai avec bonheur alors que Nuance faisait de même. Puis, un sourire s'étira sur mes lèvres. J'enlevai mes vêtements sans pudeur, les étendant sur la branche d'un palmier qui se trouvait la, puis je sautai à l'eau, profitant du liquide de vie qui m'entourait. L'eau était assez chaude de par sa proximité avec le désert, mais tout de même très rafraichissante. A ce qu'on disait, le premier être vivant serait apparu dans l'eau… Je rejetai mes mèches mouillées vers l'arrière, puis me tournai vers Syndrell, un sourire sur les lèvres. J'avais eu la chance d'apprendre à nager dans le lac Chen en compagnie d'une jeune demoiselle très charmante. J'avais à peine treize ans, à l'époque… Et dans ma petite tête de jeune adolescent, la demoiselle n'avait été qu'une dame très gentille. Je n'aurais jamais pensé de cette façon la, a l'époque… J'étais si différent!

    Ici, le sable laissait place à quelques plantes verte qui n'étaient pas des cactus. En effet, ici et là ce trouvait quelques palmiers, et du côté opposé du désert quelques brins d'herbes apparaissaient ici et là. Je contemplai un moment la marchombre qui me faisait face. Assez petite et mince, des muscles puissants se dessinant sous sa peau pâle. Ces vêtements moulants dévoilaient des formes intéressantes. Ces cheveux d'un bleu royal descendaient telle une cascade dans son d'eau tel un ruisseau. Ces yeux ressemblaient à de petite pépite d'or qui m'était beaucoup plus précieux que ce métal. Mais surtout, elle resplendissait. Magnifique. Incroyable. D'un sourire, je l'invitai a me rejoindre…


[Désolé, c'est petit ><]
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Jeu 11 Nov 2010, 21:05

Nuance s’était remise au pas, bridée par sa cavalière. Sans elle, il était clair qu’elle aurait galopé jusqu’à l’Académie – d’ailleurs, elle était prête à le faire. Mais Syndrell ne lui en laissa pas la moindre occasion, déviant même à l’ouest pour gagner la Voleuse. La petite jument devrait se contenter de ce détour.

Entourée des bras d’Owen, Syndrell regardait le paysage défiler sans véritablement le voir. Elle avait davantage conscience du souffle du mercenaire dans son cou que celui du vent sur sa joue. Elle était fascinée non pas par la danse du sable qui s’étalait devant ses yeux mais par la puissance de ce lien qui l’unissait désormais à Owen. Et, si elle était soudain émue à en avoir la gorge nouée, la beauté époustouflante d’un paysage mariant à la perfection l’ocre et l’azur n’y était pour rien. Tout cela n’était rien comparé à l’enivrant bonheur que la présence du jeune homme lui procurait.

C’est d’un baiser qu’il accueillit sa question, formulant sa réponse avec son amour. Leurs lèvres s’unirent avec la douce violence de la passion ; une telle bouffée de désir envahit la jeune marchombre qu’elle douta un instant d’avoir la patience d’atteindre la Voleuse. Si elle n’avait deviné que Nuance refuserait désormais toute halte n’étant pas nécessaire, elle aurait fait tomber Owen dans le sable et serait tombée avec lui pour l’aimer dans la fournaise du Désert. Une telle pensée la fit littéralement fondre sur sa selle et elle rompit leur baiser, n’ignorant pas qu’une ou deux secondes de plus auraient pu lui faire perdre la raison.
A moins qu’elle ne l’ait déjà perdue depuis longtemps…

Galvanisée par le baiser et la flamme de désir qui brûlait en elle, Syndrell laissa Nuance accélérer l’allure pour rapidement retrouver un galop soutenu. Toute la journée durant, ils alternèrent les allures, ne s’arrêtant que le temps de faire boire la petite jument et pour lui permettre de se reposer. Syndrell regrettait de n’avoir pas pu remercier davantage le rêveur qui l’avait soignée. Loin d’avoir recouvré toutes ses forces, elle se sentait cependant bien mieux que depuis des jours et la douleur de sa hanche n’était plus qu’un lointain souvenir. La longue chevauchée de Nuance ne parvint pas à l’épuiser, au contraire ; malgré l’effort que demandait un voyage à une telle allure, la jeune fille avait plutôt l’impression de se reposer. De temps en temps, Owen passait devant et guidait Nuance, la laissant se blottir contre lui et rêver, appuyée contre son dos.

Galop infini.
Paysage infini.
Amour infini.

Le crépuscule nimbait le ciel de rose et de violet lorsque la Grande Faille apparut enfin devant eux. Guidée par Owen, qui connaissait l’endroit comme sa poche, elle fit descendre Nuance vers la Voleuse au moyen d’un sentier escarpé, en contrefort de la falaise rouge. Ils marchaient à côté de la vaillante jument et Syndrell tenait cette dernière par la bride ; elle songea qu’escalader les parois vertigineuses de la Grande Faille devait être passionnant. Mais c’était la Voleuse qui attirait son regard et son attention. Serpent d’eau scintillante au gré du couchant, elle louvoyait entre la roche et donnait la fugace impression d’être vivante, ne serait-ce que par son chant cristallin qui asséchait leurs bouches.

Arrivés tout à fait en bas des gorges, ils se remirent en selle et cherchèrent un endroit où passer la nuit. Syndrell fut stupéfaite de voir les galets se transformer progressivement en sable blanc et fin sous les sabots de Nuance ; puis, au fur et à mesure qu’ils remontaient vers la Mer des Brumes, la Voleuse grossissait et la végétation s’accroissait. Ils trouvèrent finalement une petite crique qui leur plu et décidèrent de s’arrêter là pour la nuit. Owen fut le premier à mettre pied à terre. Galamment, il tendit une main à Syndrell, laquelle accepta dans hésiter. C’était ce genre d’attention qui, dans une vie de guerrier, la rendait heureuse d’être une femme. Vaincus par la soif, ils se désaltérèrent sans plus attendre, à genoux sur le sable et la tête dans l’eau fraîche. A chaque gorgée qu’elle prenait, Syndrell pensait que son ventre allait éclater mais sa gorge était si sèche et son corps, tellement brûlant… Il l’était toujours lorsque, quelques minutes plus tard, elle se redressa, l’eau ruisselant depuis sa bouche jusqu’à la naissance de ses seins. Sa soif enfin apaisée, elle s’essuya les lèvres du dos de la main et se figea lorsque son regard se posa sur Owen.

Les yeux flamboyant, elle ne perdit pas une miette du spectacle tandis qu’il se déshabillait avec une lenteur insolente. Son sourire prouvait qu’il prenait plaisir à attirer son attention de la sorte. Syndrell l’avait déjà vu nu mais lorsqu’il se dressa devant les eaux miroitantes de la Voleuse, seulement paré des folles lumières du couchant qui dessinaient le moindre de ses muscles, la moindre de ses formes, la jeune fille crut recevoir un violent coup de poing en pleine poitrine. Et, lorsque le mercenaire s’immergea dans la rivière, les traits de sa silhouette élancée restèrent comme gravés dans la mémoire de la marchombre.

Laquelle s’empressa de se dévêtir à son tour. A vrai dire, elle n’avait qu’à ouvrir la longue fermeture éclair qui partait de son cou à son ventre pour s’extirper de la combinaison noire et moulante qu’elle avait l’habitude de porter. C’était un peu comme une seconde peau qu’elle quitta rapidement et laissa choir au sol, parmi les vêtements d’Owen. Mais sous le regard brûlant de ce dernier sur son corps, Syndrell ressentit soudain comme un élan de pudeur enfantine et ne put s’empêcher de plaquer ses bras sur sa poitrine et son intimité, rougissant comme une gamine. Cet émoi n’avait rien de bien surprenant : la première fois qu’Owen l’avait vue ainsi, il faisait nuit et elle était plongée dans une semi conscience causée par la fatigue et la blessure de sa hanche. Non, ce qu’elle avait vécu la nuit dernière n’était en rien ce qu’elle vivait à présent. Il n’y avait plus de fatigue, plus de douleur – sa hanche n’offrait en souvenir qu’une fine cicatrice. Une de plus.

Dans l’eau, Owen sourit.
Syndrell aussi.
Elle s’enfonça lentement dans l’eau, frémissant de la sentir si fraîche quand elle n’était qu’une boule de feu ; elle s’immergea jusqu’à ce que seule sa tête et ses épaules ne dépassent de la surface de l’eau. Elle avait encore pied. Si elle se rapprochait du mercenaire, ce ne serait plus le cas. Mais, l’eau brouillant ses formes et brisant sa timidité soudaine, Syndrell se sentit une brusque envie de s’amuser. Le courant n’était vraiment pas violent à cet endroit, et la Voleuse s’enroula presque lascivement autour de son corps lorsqu’elle se mit en mouvement. Légère, elle nagea jusqu’à se rapprocher d’Owen avant de lui échapper en riant.

Deux enfants. Ils étaient redevenus des enfants.
Et la Grande Faille résonnait soudain de rires joyeux et de folles éclaboussures tandis que la nuit étendait lentement son voile au-dessus d’eux. Depuis la berge sablonneuse, Nuance agitait les oreilles, agacée par tant de bruit ; avant de se dévêtir, sa cavalière avait toutefois pris soin de lui ôter sa selle et de la bouchonner énergiquement. Elle avait déposé son chargement au pied de la falaise mais n’avait pas pris la peine d’attacher sa jument et cette dernière, blasée, trottina allègrement jusqu’aux sacs pour les renifler. Elle ne mit guère de temps à trouver les carottes et s’offrit le luxe de les grignoter pendant que les deux bipèdes s’amusaient dans l’eau.

Essoufflée, Syndrell aspergea à nouveau son compagnon avant de plonger pour crever la surface à quelques mètres de lui, hilare. Toute la tension de la chevauchée avait disparu, la fatigue de la nuit passée s’était envolée. Riant aux éclats, elle se sentait vibrer en écho avec la rivière, son cœur cognant fort contre sa poitrine. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait rit de la sorte… Mais au bout d’un moment, elle noua ses bras autour de la nuque d’Owen et posa sa tête sur son épaule pour ne plus bouger.

Elle comprit que c’est là, désormais, qu’elle sentirait le mieux. Dans ses bras, au plus près de son cœur, protégée du moindre mal comme s’il était pour elle le dernier des remparts. Elle comprit que, lorsque le soleil se lèverait sur la Grande Faille pour caresser la Voleuse de ses rayons, rien ne serait plus pareil.



[ Et moi c'est un peu long... ^^ ]

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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Ven 03 Déc 2010, 03:47

    Ils étaient redevenus des enfants. Deux enfants qui jouaient comme si il n'avait rien d'autre, comme s'ils étaient seuls au monde, sans rien d'autre à faire. Deux jeunes adolescents qui n'on qu'à espérer pour que ça se réalise, deux jeunes enveloppé d'amour à un tel point que s'en est palpable. Une personne qui, passant par la, n'aurais pu que sourire devant ce spectacle d'amour et de tendresse. Plus loin, une magnifique jument agite les oreilles, visiblement agacé, n'ajoutant qu'une touche d'humour au tableau digne d'un film d'amour. Puis, comme si les deux amoureux lisaient dans les pensées l'un de l'autre, ils s'arrêtèrent un moment pour se contempler, comme émerveillé de cette chose si unique qui les unissait. Puis, passant ces bras autour de son cou, la jeune femme aux cheveux bleus posa sa tête sur l'épaule d'Owen. Celui-ci referma ces bras autour d'elle, l'aimant avec toute la douceur dont il était capable. Comme si ce simple geste avait ouvert une porte dans son esprit, il plongea dans ces souvenirs. Des souvenirs si lointains qu'il ne pensait même pas qu'il en restait des résidus.

    Un petit Owen court dans des champs dont le grand n'a aucun souvenir. Au loin, une petite maison de ferme ce dessine. Un grand sourire espiègle sur les lèvres, il pense avoir réussis à se sauver quand, le regard toujours rivé sur la ferme au loin, il se cogne sur les jambes d'un grand homme. Un grand homme qui lui ressemble. Son sourire se transforme rapidement en une moue dépité. Il se dandine sur une jambe et l'autre, regardant ces pieds, reconnaissant son erreur aux yeux de son père, visiblement.

    - Tu devrais arrêter de te sauver de ton bain, Likto!

    Un grand sourire sur les lèvres, l'homme prend son fils sur son époque et l'entraine vers ce qui semble être une ferme, le petit garçon sur l'épaule. De loin, Owen Morgue regarde celui qu'il a été pendant les premières années de sa vie. Sourire, vivre heureux, entouré de parents qui l'aiment. Likto, son premier nom, un nom étrange qui ne lui convenait pas, qui ne lui convenais plus… Que serait-il devenu si ça aurait été ces gens la qui l'aurais élevé? Serait-il marchombre au lieu de mercenaire? Est-ce que sa rencontre avec Syndrell aurais été apporté par une rencontre au sein d'une école qui aurait été la leurs? Était-ce ce côté si bon en lui qui l'avait attiré vers Syndrell? Nostalgique et intrigué, Owen continue de regarder son père transporter son petit lui sur son épaule alors qu'il se débattait, refusant de prendre son bain. Dès que le père dépose le petit garçon sur le sol de la maisonnette, Likto va se réfugier sous la table. Le regard de l'homme se tourne vers quelqu'un d'autre qui vient d'entrer dans la pièce, une femme. Une femme qui lui ressemble également, cet air moqueur flottant sur ces lèvres, se regard nonchalant qui ressemble t'en au sien... Sa mère. La mère de Likto. D'Owen. Se débarrassant du linge qu'elle tenait jusqu'alors dans ces mains, elle pose ces mains sur ces hanches et regarde son fils avec un sourire.

    - Likto Mahal! Je t'avais dit ce qui t'arriverais si tu t'enfuyais encore!

    - Non! Veux pas!


    Avec un sourire attendri, la mère se retourne vers le père et, le regard plein d'étoile, l'embrasse doucement sous le regard dégouté du petit garçon qui ne comprend pas ce tendre geste. Elle chuchote des mots qu'Owen ne comprend pas, puis le père, lançant un clin d'œil à son garçon, sort dehors, sifflotant joyeusement. Sans cette carrure impressionnante, il serait en tout point pareil à Owen, avec un air plutôt ébahi que nonchalant, comme s'il n'en revenait toujours pas d'avoir autant d'amour à donner, une femme si merveilleuse, un si beau fils. La mère, pendant se temps, va chercher le petit garçon sous la table et le met sans qu'il ne résiste dans un grand bassin d'eau chaude.

    - C'est bon pour cette fois, mais la prochaine fois…

    - Oui, maman, dit le petit Owen, la mine encore basse.

    - Tu es un grand garçon, Owen, dit-elle en lui ébouriffant les cheveux.

    - Owen? C'est qui, Owen? Réplique Likto, véritablement intrigué.

    - Likto, je voulais dire Likto, mon grand.


    Ramener dans le présent par le mouvement de Syndrell dans ces bras, Owen ce questionne. Ce qu'il a vu, c'est quoi? Son passé, son véritable passé, lui, âgé d'à peine quatre ans? Ou une simple image? Non, Owen sait très bien que Likto, c'est lui, et non pas le fruit de son imagination. Et pourquoi sa mère l'a-t-elle appelé par son nom actuel? Un simple hasard? Un nom prononcé au hasard qui aurais influencé son choix? Ou sa mère en savait-elle plus qu'elle ne semblait vouloir le faire croire? Il ignore ce qu'il c'est passé pour qu'il devienne un Morgue, mais il en est un, maintenant, un Morgue, et pas un Mahal. Mais pour l'instant, il oubli tout. Pour être avec Syndrell. Et maintenant, il est assez grand pour aimer les baisers. Et peut-être même un peu plus… Avec un sourire, il capture les lèvres de Syndrell avec amour, sentant le doux contact de sa peau nue contre la sienne. Les yeux brûlant de désir, Owen la regarde. Serait-elle prête à une seconde envolé dans ces bras? Lui se sentait prêt. Caressant ces seins du bout des doigts, il embrasse avec délicatesse le cou de celle qu'il aime, attendant une réponse, orale ou physique…


[J'ai décidé de changer pour la troisième personne, j'étais plus inspiré de cette façon… Ça faisait longtemps que je n'avais pas été si rapide pour écrire un RP! Et longtemps que je n'en avais pas fait de si long! Une demi-heure, tu te rends compte? ^^]
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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Ven 03 Déc 2010, 12:26

Enfermée dans ses bras puissants, elle ferma les yeux.
Heureuse au-delà du possible.
Le temps s’écoulait, étranger ; elle n’en avait pas conscience, l’avait oublié mais lorsqu’elle rouvrit les yeux, la nuit était sur eux.

Mais il ne faisait pas totalement noir pour autant. L’aurore boréale filait dansait au-dessus de leurs têtes, diffusant une clarté improbable dans la Grande Faille et, au ras de l’eau voletaient d’étranges points de lumière. Des lucioles ! Subjuguée, Syndrell redressa la tête pour admirer leur fougue aérienne tandis qu’elles apparaissaient et disparaissaient entre les hautes herbes qui bordaient la rivière. Leur reflet sur les eaux calmes de la Voleuse rendait impossible toute tentative de les dénombrer et de toute façon, elle se moquait bien de savoir combien elles étaient. Les voir suffisait largement à combler un cœur.

Levant son regard vers Owen, Syndrell eut le temps de capter un éclat bouleversant de nostalgie avant qu’il n’emprisonne ses lèvres des siennes, possessives et un brin violentes. Il adoucit aussitôt son geste en laissant ses baisers se perdre dans son cou mais la jeune fille ne fut pas dupe ; aux mystères qui n la vie du mercenaire s’ajoutait un souffle de détresse qu’il dissimulait de la seule façon qu’on lui ait donnée : la violence. A n’en pas douter, Owen était un mercenaire exceptionnel mais s’il servait aussi bien le Chaos, c’était moins avec ses talents que parce qu’il était un Morgue. Syndrell l’avait compris en constatant l’étrangeté des paroles qu’il avait échangées avec Katty et Drek.

Elle se trouvait dans les bras d’un homme qu’on avait pétri par la mort et le sang et pourtant, elle ne ressentait aucune peur. Au contraire, elle savait qu’elle était probablement la seule sur cette terre qui soit capable de brider sa violence. Preuve en était sa façon de la tenir aussi délicatement que si elle était faite de verre. Il n’y avait aucun gage de force dans ses caresses, aucune directive, aucun danger. Lorsqu’il ancra son regard dans le sien, elle ne lut pas un ordre dans l’ombre de ses prunelles mais une question, presque timide, un espoir qui tira un sourire à la jeune fille.


- Oui…

Elle avait murmuré une réponse à une question seulement formulée par un regard, et c’était là toute la force du lien qui les unissait, en dépit du bon sens. Syndrell savait qu’elle risquait tout à aimer un mercenaire, son aventure dans le Domaine était là pour le lui rappeler mais, ce soir, elle n’était plus seulement une marchombre en passe de s’unir volontairement à son opposé. Ce soir, elle était avant tout une femme, une femme qui aimait un homme et qui voulait lui témoigner la profondeur de ses sentiments les plus fous. Il lui avait sauvé la vie, sans doute faudrait-il qu’elle passe toute la sienne à payer sa dette mais pour l’heure, elle n’avait qu’un seul moyen de combler son cœur.

L’eau leur arrivait aux hanches ; tandis qu’il recouvrait ses seins de ses mains dans un geste qui lui coupa littéralement le souffle, elle le poussa doucement, le faisant reculer jusqu’à ce qu’il soit immergé jusqu’aux épaules. Plus petite que lui, elle n’avait plus pied mais soudée à lui comme elle l’était, elle ne pouvait pas couler. Se retenant à lui d’une main passée derrière son cou, elle fit lentement glisser l’autre le long de son ventre, appréciant du bout de ses doigts la fine musculature de son abdomen, frôlant la partie la plus sensible de son anatomie. Elle poursuivit sa douce caresse sans le quitter des yeux, cherchant dans son regard les pointes de plaisir qu’elle s’employait à lui faire ressentir, à lui faire vivre.

L’eau rendait les perceptions incroyablement différentes que lorsqu’ils s’étaient aimés sur le sable brûlant du Désert. Incroyablement plus nettes. Le sentant frémir sous ses doigts, Syndrell remonta sa main jusqu’à l’attacher à son tour derrière le cou d’Owen. Prenant appui sur ses bras, elle se redressa légèrement, verrouilla son regard dans le sien et redescendit doucement s’empaler sur sa virilité, nouant ses jambes autour des cuisses puissantes et déliées du mercenaire. Un sourire flottait sur ses lèvres entrouvertes. Elle voulait le surprendre, elle voulait l’éblouir comme il l’avait ébloui dans le Désert des Murmures. Elle voulait faire de cette nuit un souvenir ineffaçable, éternellement gravé dans sa mémoire et dans sa chair, estampillé dans son cœur et dans son âme. Lentement, elle commença à onduler des hanches, le laissant s’enfoncer au plus profond de son corps. Là où il était chez lui.

Leurs mouvements donnèrent naissance à des ondes sur la surface de l’eau qui se propagèrent en cercle autour d’eux. Une luciole s’accrocha dans les cheveux d’Owen et Syndrell tendit la main pour lui rendre sa liberté. Mais ses doigts glissèrent dans la chevelure d’ébènes et elle attira son visage au sien pour l’embrasser fougueusement tandis qu’elle plaquait avec plus de passion son corps contre le sien. Son cri de plaisir se perdit contre les lèvres du mercenaire, son souffle se mêla au sien pour ne faire plus qu’un.
Le leur.



[ Deux heures, pour moi. J'espère que le résultat te convient - j'étais partie pour une longueur plus conséquente mais étant donné la situation, je préfères qu'Owen partage cette...danse... avec Syndrell plutôt que je ne décrive la nuit entière. A ton tour, donc !]

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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Ven 10 Déc 2010, 02:09

    Une dernière nuit…
    Une dernière nuit avec Syndrell avant de retournée au Domaine, une dernière nuit avant de devoir l'oublier pour ne pas qu'on devine l'amour qu'il lui portait, une dernière nuit d'amour, une dernière nuit, unit sous une aurore incroyable qui s'étendait au dessus d'eux. Ils s'aimaient. Magique, magnifique, Owen n'avais jamais vécu un aussi beau moment que maintenant et savais très bien que cette nuit serais mémorable. Inoubliable. Et la plus belle à jamais, dans sa vie. La Voleuse les berçait en caressant un amour naissant entre deux jeunes gens qui s'unissaient malgré l'interdit. Ils n'étaient plus marchombre et mercenaire, mais femme et homme, Elle et lui. Alors qu'il caressait doucement ces lèvres de ces doigts, ces yeux dans les siens, elle lui souffla une réponse qui le fit sourire, sourire parce qu'elle avait lu en lui comme dans un livre ouvert, sourire car il se rendait compte que le fait qu'elle lise en lui, lui faisait plaisir, incroyablement. Ces mains sur ces épaules, Syndrell le poussa légèrement, l'immergeant jusqu'aux épaules. Owen se laissa tomber dans l'eau, retrouvant la chaleur que l'eau avait conservée de la chaude journée qui avait précédé ce magnifique crépuscule. Il était bien, et la sérénité qu'il ressentait maintenant était si belle, si magique qu'il n'avait pas le goût de la quitter.

    Légère comme une plume, la marchombre s'accrocha a lui dans un geste emplit d'amour, passant l'un de ces bras autour de son cou alors que ces doigts passaient doucement sur son torse, lui prodiguant des frissons malgré l'eau qui atténuai d'un soupçon les sensations ressentis. Il laissa ces propres mains doucement effleurer son corps, ces cheveux, ces seins, son ventre, patient comme il ne l'avait jamais été, bien comme il ne l'avait jamais été. Elle l'effleura alors, provoquant une brusque monté de désir et de plaisir dans tout son corps. Il laissa son cou se tendre vers l'arrière, le souffle court. Son touché était magique, de toutes les façons possibles. Brûlant, il posa son regard dans celui de Syndrell, exprimant un bonheur et un plaisir sans mot. Son regard à elle était empli d'un désir incroyable qui fit frissonner le mercenaire. Elle noua alors ces jambes autour de sa taille et Owen vint saisir ces fesses fermes.

    Alors qu'il sentait parfaitement son envi, il sourit, décidant consciemment ou non de la faire patienter. Il saisit ces lèvres avec force, inversant les rôles pour se retrouver en avantage sur Syndrell. Il laissa ces mains prendre ces seins, la découvrant en même temps qu'elle le découvrait, apprenant a ce connaitre par des caresses et des baisers. Sa main caressa doucement son entrejambe, taquinant du bout du doigt son clitoris sensible. Il plongea soudain, s'immergeant complètement dans l'eau, Syndrell maintenant au dessus de lui. Caressant ces cuisses avec douceur, il vint saisir ces hanches de ces mains, l'empêchant de couler sans qu'elle n'eu besoin d'agiter les pieds, lui-même touchant le sol boueux de la rivière. Du bout de la langue, il vint caresser la fleur du plaisir et sourit de la voir réagir a ces caresses.

    Dès qu'il émergea de l'eau, Syndrell noua à nouveau ces jambes autour de sa taille et, son regard dans le sien, elle descendit vers son sexe tendu, ma virginité entrant et sortant de l'antre du plaisir. L'une de mes mains glissa sous ces fesses pour accompagner ces mouvements alors que l'autre vint saisir ses seins, les pétrissant doucement sous ces doigts. S'était si différent de la nuit passée! La nuit passée, ils étaient timides, n'osant pas explorer le corps de leur partenaire, se contentant du plus simple. Syndrell blessé, tout deux éprouvé par un voyage qui les avaient menés là, puis par une bataille de mot incroyable, puis contre l'Ijakhis… Aujourd'hui, s'était doux, simple et amoureux, et il n'y avait aucun besoin de penser au présent. S'était magique. Beau et magique. Les doigts de Syndrell dans les cheveux, il profitait les yeux fermé des vagues de plaisir de plus en plus forte qui l'emplissait. Ils s'embrassèrent longuement, uni pour une dernière nuit…


[Si ça te gène tu m'en parles et je change (: Sinon, j'adore ton RP pour le Rentaï!]
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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Sam 11 Déc 2010, 23:12

Syndrell se laissa tomber sur le sable de la berge, haletante. Elle était fourbue comme si elle venait de courir depuis le désert jusqu’ici et peinait à reprendre son souffle. Les yeux clos, elle attendit d’avoir récupéré un peu de ses forces avant d’entrouvrir les yeux. Son regard se posa instantanément sur Owen.

Si beau, si sombre, et si interdit…
Il arrivait à beaucoup de s’éveiller après une nuit d’amour avec le sentiment d’avoir fauté, pourtant la jeune fille n’avait aucun regret. Soupirant d’aise, elle s’étira, féline, se redressa et retourna dans l’eau pour se débarrasser du sable qui collait à sa peau. Puis elle étendit de nouveau sa cape sur le sol, s’empara de celle d’Owen et s’installa confortablement.


- Tu viens ?

Une invitation.
Nouvelle, différente.
Syndrell sourit. Et l’or en fusion de ses yeux flamboya au souvenir de cette incroyable danse aquatique qu’ils venaient de réaliser.


*
* *

Syndrell se sentait fiévreuse mais, au contraire de la nuit passée, elle était en pleine forme. Aucune blessure, aucune douleur, aucun danger… Seul restait le désir, tout aussi grand, sinon plus doux, moins violent que la veille. Un désir qu’ils s’employaient à découvrir sous toutes ses facettes alors qu’ils évoluaient lentement dans l’eau de la Voleuse.

Owen avait plongé pour s’emparer de son intimité. Surprise, elle avait étouffé un cri en se laissant aller en arrière, soutenue par sa poigne puissante et par l’eau qui ondulait joyeusement autour d’eux. Transcendée par un orgasme tel qu’elle n’en avait encore jamais connu, Syndrell se serait laissée couler s’il ne l’avait pas retenue contre lui. Une flamme dans les yeux, elle avait alors décidé de lui rendre la monnaie de sa pièce et ses caresses s’étaient faites plus douces, plus sensuelles qu’il était possible de le faire.

A présent plaquée contre lui, ses jambes nouées autour de ses hanches et ses bras enserrant son cou, elle se laissait emporter dans un tourbillon de sentiments et de sensations. Son cœur était à deux doigts d’éclater de bonheur, mais l’ivresse des sens, l’ouragan des passions, la fulgurance du désir l’empêchaient de réfléchir. Elle se targuait d’être libre mais était prisonnière de l’encre de ses yeux ; elle n’avait jamais su danser mais le mercenaire l’entraînait dans une ronde folle, au-delà de toute imagination.
Une digue avait cédé dans son cœur.


Syndrell aime Owen.
Owen aime Syndrell.
Corps en fusion, vies entremêlées.
Passion.

Ils disparaissent doucement dans l’eau, disparaissent de la surface du monde pour s’aimer là où personne n’irait les en empêcher. C’est un univers de bulles chaudes qui les accueille, un Possible qui s’ouvre pour eux, une nouvelle vie.
A deux.


*
* *

Allongée contre lui, Syndrell regardait les lucioles s’éteindre peu à peu tandis qu’au-dessus d’eux, les étoiles pâlissaient à la naissance de l’aube. La nuit et le jour s’affrontaient dans un dernier combat dont l’issue était unique et certaine. Quelques heures, quelques minutes encore, et cette aventure fantastique ne serait bientôt plus qu’un souvenir presque irréel.

- Je vais rentrer à l’Académie.

Murmure qui se perdit dans le vent.
Sourire.


- On risque notre vie à chaque instant, maintenant. Je n’imagine même pas la colère de ceux qui pourraient être mis au courant de cette histoire…

Syndrell n’avait pas peur. Discrète sur sa propre vie, il ne lui serait pas difficile de cacher cet amour interdit aux autres marchombres. Mentir par omission n’était pas vraiment mentir, et elle ne se sentait coupable d’aucune façon.

- ‘Wen ? J’aurai vraiment dû te tuer. Mais tu sais, je suis heureuse que cet Ijakhis m’ait attaqué.

Ses paupières papillonnèrent et elle s’endormit presque aussitôt, bercée par les battements de cœurs du mercenaire contre son oreille.

[ C'est un peu court, désolée... Au fait, tu feras attention, c'est bien que tu aies changé pour la 3ème personne mais des fois tu oublies et tu reviens à "je" ^^ C'est marrant mais du coup, on s'y perd un peu... ]

__________________________________________

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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Dim 26 Déc 2010, 16:45

    Magique. Le moment était magique. Non. Plus que Magique. Irréel. Les sensations sur mon corps, plaqué à celui de Syndrell, nos mouvements parfaitement uni, nos caresses et nos baisers, notre ivresse et notre amour qui venait d'éclater. Je me laissai emporter, laissant mes sens prendre le dessus sur ma raison. S'était si différent, si beau et si bon que s'en était irréaliste. Magique. Elle posa ces lèvres sur les miennes et l'électricité crépita autour de nous. Je posai mes mains sur son corps et un volcan éclatait face à la chaleur amoureuse de nos organismes fusionnés. Je ne pensais plus. Je n'étais plus. Nous étions. Tout simplement. Un seul corps, un seul esprit, une seule âme qui se complétait finalement, entouré du liquide réparateur qu'était l'eau. Je levai les yeux vers le ciel. Les étoiles dansaient sous mes yeux, les lucioles virevoltant autour de moi, de nous. Le bonheur. Partout.

    Deux respirations.
    Deux âmes.
    Deux corps.
    Séparé.
    Qui sous la lune gibbeuse,
    Qui entre les remous d'une rivière,
    Qui ayant comme voisin sable et rares herbes,
    S'unirent.
    Pour ne formé qu'un.
    Une respiration.
    Une âme.
    Un corps.
    Enfin reconstitué.
    Par l'amour.
    Pour l'amour.
    À jamais.

    Le soleil pointait déjà le bout de son nez et les étoiles disparaissaient doucement. Couché sur le dos, Syndrell collé à moi, je souriais, en jouant doucement avec ces cheveux. Plus rien en serais pareil. Entre nous, oui, bien sur. La fusion que nous avons connue était trop intense pour pouvoir être placé de côté. Mais aussi dans ma vie de tous les jours. J'étais trop profondément moi pour me laisser envahir par des sentiments comme l'amour. Mais Syndrell resterais dans mon cœur et dans ma tête, a jamais, peu importe que ce je faisais. Car elle était une partie de moi. Et que le souvenir de son corps contre le miens était à jamais gravé en moi.
    Doucement, la réalité reprit place dans mon esprit alors que la voix de Syndrell retentissait tel un coup de vent dans le désert, magnifique et doux. Rentrer à l'Académie. Rentrer au Domaine. Rentrer, tout simplement. Ceux qui pourraient être au courant de cette histoire… Nous serions probablement mort si ont venais à apprendre que marchombre et mercenaire se fréquentait. Je n'étais pas certain que de son côté, on lui fasse du mal. Et pour cette raison je soupirai, heureux que ce ne soit pas elle, la mercenaire qui risquais sa vie à ressentir l'amour. De l'amour pour une marchombre.

    - Tu as raisons. Mais je suis également heureux que tu ne l'ais pas fait.

    Je la contemplai un instant. Si belle, si vrai, si remarquable. Si marchombre. Alors que ses yeux se fermaient doucement, je caressai doucement les cheveux de celle que j'aimais. Celle que j'aimais…

    - Si tu savais ce que je te dois, à quel point je t'aime…

    Je m'endormis à mon tour. Heureux.


[Je suis tellement désolé de mon retard! J'avais de la difficulté à RP avec Owen, mais je pensais à toi^^
Joyeux Noël, pour hier! Razz ]
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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Lun 27 Déc 2010, 20:57

Syndrel ouvrit doucement les yeux.
Posa un regard empli de sommeil sur la voûte éthérée, à peine éclaircie par l’aube naissante.
Soupira d’aise.

Immobile, elle admirait le scintillement léger des étoiles, pareil à un million de clins-d’œil complices ; l’une d’elle en particulier attira son attention, plus grosse, plus brillante que ses sœurs. Elle ressemblait à la lueur qui éclairait le regard violet de Miss. Syndrell cligna des yeux. Miss… Son maître lui manquait soudain terriblement. Il y avait comme un vide, là, dans les profondeurs de son être, un vide qui adoptait la silhouette de la pétillante marchombre. Un nouveau lien était né entre elles depuis le Domaine, indicible, extraordinaire. Syndrell le sentait vibrer en elle, comme un puissant appel auquel elle ne pouvait pas résister. L’appel de l’aventure.
L’appel de la liberté.

Elle tourna la tête vers le corps chaud qui sommeillait paisiblement contre elle. Owen dormait à poings fermés, son visage dissimulé derrière un fin rideau de mèches sombres. La jeune fille se retint avec peine de glisser délicatement les doigts dans ses cheveux, redoutant que ce simple geste ne suffise à l’éveiller. Elle se rendit compte, en observant sa poitrine se soulever doucement au rythme de sa respiration, qu’elle aimait le regarder dormir. Tout comme elle aimait le savoir contre elle. Tout comme elle aimait le sentir en elle.
Tout comme elle l’aimait, lui.
Owen Morgue.

Mille fois, elle dessina du regard le contour de ses lèvres. Mille fois elle retraça les formes régulières de son torse et de sa hanche, comme s’il était devenu impossible qu’elle se lasse de l’observer. C’est pourtant le vent qui lui enjoignit de bouger. Brise légère et un peu fraîche, il se glissa dans ses cheveux et vint chatouiller son ventre nu. Un sourire naquit sur les lèvres de Syndrell. Oui, il était temps…

Féline, elle se leva sans tirer un frémissement au mercenaire et ramassa sa combinaison abandonnée au sable de la petite plage. Tandis qu’elle s’habillait, Nuance se redressa à son tour et agita sa folle crinière en s’ébrouant comiquement. Syndrell la scella sans bruit puis harnacha la petite jument de ses affaires. Un froncement de sourcils accueillit la découverte du sac de carottes vide, et le regard qu’elle lança à Nuance avait plus de force encore que si elle avait parlé à voix haute.


*Tu ne perds rien pour attendre, ma jolie…*

Elle leva les yeux sur les étoiles qui pâlissaient et comprit qu’il ne lui restait que peu de temps avant le réveil d’Owen.
Elle devait être partie avant.

S’approchant de leur lit de fortune, elle sourit intérieurement en constant qu’Owen avait involontairement roulé dans son sommeil pour se retrouver à même le sable ; il fallait bien qu’il ait grandi dans un Désert pour ne pas s’être éveillé… En quelques gestes rapides pour éviter à son cœur de s’attendrir au point de ne plus lui laisser la force de partir, Syndrell saisit le poncho du mercenaire, dont elle s’enveloppa avec détermination. Puis elle ramassa sa cape, la secoua et en recouvrit doucement Owen pour le protéger encore quelques minutes de la fraîcheur matinale. Un bête échange qui la fit presque rougir, et elle s’immobilisa soudain, le regard rivé sur la silhouette endormie à ses pieds.


Si tu savais ce que je te dois, à quel point je t'aime…

Un murmure rêvé dont elle ignorait la réalité, mais qui dansait dans son esprit et faisait battre son cœur. Une nouvelle fois, son regard étincela. Quelque part, il existait un monde dans lequel elle abandonnait son poncho, envoyait valser ses vêtements et revenait se blottir dans la chaleur de son corps pour ne plus la quitter. Jamais.
Un possible qu’elle se contenta d’effleurer du bout des doigts. Car dans son monde à elle, Syndrell s’en allait sur son cheval, droit vers l’ouest, comme dans l’espoir de rattraper la nuit qui s’enfuyait. Et derrière elle, elle laissait une petite partie de son âme, fragmentée en milliers d’étoiles qui brillaient désormais dans les yeux sombres d’Owen.

Nuance s’impatienta dans son dos, tirant la jeune fille de ses pensées. Elle embrassa du bout des lèvres deux de ses doigts et s’accroupit pour déposer son baiser sur les mèches rebelles qui couvraient le front du mercenaire. Puis elle se releva, se détourna et enfourcha Nuance ; ravie de pouvoir enfin mettre les voiles, celle-ci fit aussitôt quelques pas mais Syndrell l’obligea à s’arrêter pour se retourner une dernière fois sur sa selle vers la forme endormie.


- Au revoir, Nochalant. Un jour, je reviendrai chercher ma cape…

Un murmure, un souffle, cri du cœur que le vent emporta avec lui alors que la jeune fille lançait Nuance au grand galop.

Elles longèrent la Voleuse à toute vitesse dans une course contre le soleil qui darda enfin ses rayons lorsqu’elles atteignirent les montagnes. Quand les sabots de Nuance foulèrent l’herbe gelée de la plaine de l’Est, l’astre de feu était haut dans le ciel. Petit à petit, elles quittèrent l’étonnant climat de l’Est pour plonger au cœur de l’hiver ; elles étaient de retour en territoire conquis. Mais alors qu’Al-Jeit se profilait à l’horizon, Syndrell arrêta Nuance pour se pencher à son encolure.


- Je sais que Miss nous attend à l’Académie, mais que dis-tu d’un petit détour par le sud de la région ? J’ai bien envie de profiter des premières neiges avant de rentrer…

Nuance piaffa joyeusement et le rire de Syndrell ponctua sa réponse. Sans plus attendre, elles filèrent vers Al-Jeit, galopant à travers un lac de givre étincelant.

Libres.



[ Voilà, je pense que c'est tout pour moi... Tu as commencé, à toi l'honneur de mettre un point final à cette jolie épopée ! Joyeux Noël (en retard) et surtout, bon passage en 2011 ! ]

__________________________________________

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MessageSujet: Re: Don't forget... [Toi] [+16 ans]   Mer 29 Déc 2010, 01:59

    Je souris doucement en la voyant s'éloigner, mes yeux à peines entrouvert. Mon poncho sur le dos, elle filait sur le dos de Nuance, libre. Marchombre. Un grand sourire éclaira mon visage. Si j'avais su que s'était ce qui m'attendait en venant ici, j'y serais venu en courant. Je ne me levai pas tout de suite. Son baiser sur mon front, je le ressentais encore. À peine partie et son absence me blessais aussi vif qu'un couteau dans le cœur. Mais un baume était toujours la. Une promesse d'amour. Une promesse d'un retour, de retrouvaille. Une promesse qui me fit sourire avec bonheur. En plus, la solitude que je venais de retrouver était belle. Et apprécié. Je l'aimais plus que tout, mais j'aimais aussi ma solitude. Une solitude dont j'avais besoin, pour remettre mes idées en place. Je m'accroupis doucement, saisissant mes vêtements aux ralentis. Mon cœur me criait d'aller la rejoindre. Un sourire serein se posa sur mes lèvres. Je fermai les yeux, calmant les plaintes de mon cœur. Les paroles de Syndrell retentissaient dans mon esprit. Ces paroles, depuis le tout début. Depuis le début de cette aventure incroyable.

    ***

    - J’attends tes explications, mercenaire.

    Elle se tenait devant moi, les bras croisé sur sa poitrine. Flamboyante. Incroyablement puissante. Incroyablement belle. Je restai serein, regardant cette magnifique créature qui se trouvait devant moi. Elle serait difficile a apprivoisé. Telle une Louve. Ma Louve.

    ***

    - Owen…

    Mon nom, prononcé faiblement. L'ijakhis. Moi, bondissant, virevoltant pour la sauvé. Mon nom, prononcé avec un tel désespoir par ces lèvres douces. Était-ce vraiment hier?

    ***

    - Non.

    Une pause. Un vertige incroyable prenant place dans mon cœur. Une erreur que je n'aurais jamais du faire. Je me préparai à me lever…

    - C’est moi qui vais t’embrasser.

    Promesse d'amour et de douceur, promesse d'une vie trépidante et incroyable en rebondissement. Marchombre. Mercenaire. Uni. Un premier baiser. Le plus beau. Le plus fort. Le plus vrai. Souvenir à jamais gravé dans ma mémoire.

    ***

    - Je…je t’aime…

    Ivresse inconnue, sentiment nouveau, explosion de bonheur dans mon ventre, dans mon être, en moi, tout simplement. Moi, Owen Morgue, était définitivement amoureux de la personne la plus pure qui existe en ce monde et dans tous les autres. Syndrell Ellasian. Parce que l'Amour triomphera toujours…

    ***

    - Heu, salut…

    Sourire, humour, bonheur. Situation embarrassante pour elle, incroyable en tendresse pour moi. L'Amour. Toujours cet amour qui rend leur cœur aux insensibles, qui fait voler la pierre clouée au sol. L'Amour. Vrai et beau. Pur et Patient.

    ***

    - J’ai peur de te perdre…

    ***

    - … Je reste !

    ***

    - Tu es vraiment incroyable, Owen Morgue…

    ***

    - Je t’aime.

    ***

    - La Voleuse, ça te dit ?

    ***

    - Oui…

    ***

    - Au revoir, Nochalant. Un jour, je reviendrai chercher ma cape…


    Je m'habillai doucement, mettant quelques petites choses dans un sac que je mis sur mon dos. Avoir eu plus de temps, je serais resté un moment chez les Morgues. Revoir mes frères et cœurs. Ma Famille. Caresser du regard les nouveaux venus. Est-ce qu'un jeune était parvenu à battre mon record? Est-ce qu'un jeune, masculin ou féminin, avait réussis à avoir le respect de ces paires, avant les autres, comme moi? Un sourire éclaira mes lèvres. J'y retournerais. Mais pas aujourd'hui. Je me mis a marcher, jetant un dernier regard en arrière. Je me souviendrais de cet endroit. J'en étais certain. Le Désert. Ma vie. Mon âme. Je me remis à marcher. Je n'arriverais pas au domaine avant une bonne semaine, autant m'y mettre tout de suite. Je soupirai doucement. J'aurais aimé l'accompagner dans ces plus folles aventures. Un jour, peut-être. Quand nous serions libérés de notre engagement. Dans trois ans. Quand je serais de son niveau. Quand elle sera marchombre. Quand je serais mercenaire. Elle me surpassera toujours. Elle a la vie devant elle. Lentement, le sable laissa place à l'herbe, puis au sol rocailleux de la montagne. Déjà, le climat était plus froid. D'un geste, j'enfilai la cape de Syndrell, respirant doucement son odeur. Elle serait toujours près de moi. Toujours…


[De mon côté je te remercie pour cet incroyable RP. Je l'ai adoré du début à la fin! Bonne année à toi aussi, et au bonheur de faire un autre RP avec toi! Razz I love you ]
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