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Le Pacte VS L'Ordre
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 L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]

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MessageSujet: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Lun 20 Déc 2010, 12:32


    Miss dansait. Elle tournait, virait, sautait, ondulait... Elle dansait. Dansait avec le vent, avec la musique qui résonnait dans son esprit, musique entraînante, musique sur laquelle on ne pouvait que danser.  Ses hanches se trémoussaient sur l'air qui montait, chantant. La musique s'élevait bien loin de là, sur l'un des sentiers de la forêt, mais la jeune femme ne s'était pas approchée, préférant profiter de la musique seule, avec son corps, dansante... Sa voix s'éleva même à un moment donné, alors qu'elle s'arrêtait pour défaire sa longue tresse. Et elle continuait. La musique était dans sa peau, elle la vivait pleinement, le rythme la possédait, et elle jouait. Jouer avec les notes, avec le rythme, avec le vent et l'univers qui s'étendaient au dessus de sa tête, dans l'immensité infinie des étoiles. Syndrell était partie quelques jours plus tôt, à peine, pour le Rentaï, et son périple durerait sans doute un certain temps. Miss l'attendait. Elle avait revu Erwan, de loin, durant cet Oulan-Kil, et ses sentiments s'étaient confirmés après l'absence de sa présence de plusieurs semaines... S'arrêtant doucement, exténuée, une légère couche de sueur recouvrant son corps entier, alors que le froid était toujours aussi mordant et que l'hiver gardait ses droits, Miss sourit doucement, posant son regard sur l'immensité du Lac Chen. Ses lèvres étirées dans une offre à la lune, elle s'approcha doucement de l'eau, et laissa les petites vagues venir s'éteindre sur ses pieds. Un autre sourire, et elle se dévêtit complètement, laissant tomber juste derrière elle, n'étant pas à portée des vagues, sa longue cape violette ainsi que tout le reste. Entièrement nue, elle écarta les bras comme pour enlacer le monde, le sourire aux lèvres, les yeux fermés, les sens complètement ouverts.Les hommes qui faisaient de la musique étaient loin, et n'avaient pas de vue sur le Lac, elle en était certaine. Seule, elle s'avança donc de quelques pas dans le miroir glacial, appréciant la caresse glacée de l'eau sur sa peau, lui tirant une multitude de frissons. Les mains posées sur la surface du Lac, elle frissonna une dernière fois, avant de prendre une inspiration. Sa longue chevelure déjà bien mouillée, elle plongea simplement dans l'océan de langueur qu'était le Lac Chen à cette époque de l'année. Frigorifiée, elle se sentait pourtant plus vivante que jamais, et remonta, perçant  le miroir lisse, et jeta sa tête en arrière, alors que son immense tignasse passait derrière sa tête dans une gerbe d'eau aux gouttes cristallisées. Soupirant doucement, elle les démêla doucement avec les doigts, tout en revenant vers la rive pour se réchauffer un petit peu. Laissant ses vêtements au même endroit, elle entreprit de rentrer dans la forêt pour prendre quelques branches sèches, et fit un petit feu sur la rive de Chen, pour se réchauffer. Ses cheveux toujours détrempés dans son dos lui tiraient de fréquents frissons, mais elle se sentait bien. Les notes dans le lointain s'étaient faites plus longues, plus tranquilles, et Miss se laissa baigner dans l'univers de douceur et de tendresse alentours. Douces, traînantes, c'étaient des notes de tristesse qui résonnaient dans l'air, de mélancolie, et irrémédiablement Miss se sentit partir dans ces sentiments qui n'étaient pas les plus accoutumés qu'elle pouvait avoir. Parce qu'elle ne regrettait jamais rien, elle n'avait jamais été vraiment nostalgique, et elle allait toujours de l'avant. Mais ses pensées s'envolèrent malgré elle vers... Erwan. Que faisait-il à ce moment-là ? Quelle avait été l'épreuve qu'il avait proposée à Syndrell, lors de son examen ? Qu'avait-il pensé de son apprentie ? Pensait-il à elle comme elle pensait à lui ? Un soupir passa ses lèvres.S'approchant du foyer du feu qu'elle avait allumé, Miss se réchauffa la paume des mains, et fit passer sa longue chevelure devant son torse pour l'exposer à la chaleur et qu'elle sèche plus vite. La prenant à deux mains, elle l'essora lentement et minutieusement, avant de la séparer en deux et de faire passer la moitié de chaque côté de son cou, sur chacune de ses épaules. Un soupir passa ses lèvres, alors que ses immenses yeux violets dansaient avec les flammes. Soudain, quelque chose changea dans l'atmosphère, et Miss se tendit légèrement. La musique continuait, plus loin, ce n'était donc pas cela... A l'affut du moindre mouvement, la Marchombre ne se redressa pourtant pas, laissant ses sens devenir le centre de son être pour saisir ce qu'il se passait. Il y avait quelqu'un... Mais elle ne parvenait pas à le percevoir. Se redressant comme si de rien n'était, elle chercha ses vêtements du regard : elle avait un poignard dans chaque botte... Jusqu'à ce qu'elle comprît que c'était inutile : une odeur, une odeur qu'elle connaissait, familière... Erwan ! Elle battit des paupières, le chercha du regard dans le trouver, et se sentit rougir alors qu'elle se rendait compte qu'elle était encore nue... Pourtant, habituellement, cela ne la dérangeait pas d'être nue, mais là, ce n'était pas pareil, ce n'était pas qu'elle n'était pas à l'aise, c'était qu'elle ne voulait pas le mettre mal à l'aise... Se mordant la lèvre, la jeune femme ne sut pas quoi faire, mais se décida rapidement : elle n'avait rien à cacher. Alors, soupirant tranquillement, elle se rassit près du feu. Après tout, si Erwan l'avait vue et ne voulait pas venir la voir, en tout cas il semblait se cacher... A moins qu'il ne fût plus loin, en fait.  Elle secoua doucement la tête pour se remettre les idées en place et attrapa un morceau de viande dans son sac pour le faire cuire au dessus du feu, le regard papillonnant sur les environs...
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Lun 20 Déc 2010, 13:53

Un doux son parvenait aux oreilles du Marchombre.
Rythmé, entraînant, une musique plus forte que le chant du monde, qui s'étendait dans le silence de la nuit. Un sourire sur le visage, le jeune homme ferma les yeux, laissant le vent venir se glisser sur ses joues, caressant doucement sa peau. De la cîme de l'arbre, il voyait le feu que les musiciens avaient allumé, et il espérait qu'ils savaient ce qu'ils faisaient...

Normalement, on ne fait pas de feu si l'on n'en est pas capable, de toute manière...

Un soupir passa ses lèvres, alors qu'il se tournait vers l'immensité du Lac Chen. Une présence, quelque part sur sa rive, attirait son attention, sans qu'il ne pût expliquer comment il la ressentait, pourquoi, et en quoi elle l'attirait. Un nouveau soupir passa ses lèvres, alors qu'il s'asseyait sur la branche la plus haute du rougeoyeur sur lequel il se tenait.

Ses yeux glissaient sur le miroir qu'était le Lac. Reflétant parfaitement le ciel étoilé, qui ne prévoyait aucune neige durant plusieurs jours, il miroitait les milliers de points lumineux, deuxième infini de la nuit, alors que le vent venait parfois troubler son calme olympien. La lune, ronde, éclairait aussi la forêt avec une clarté louvoyant avec celle d'un soleil levant, clarté argentée et douce, tendre et lumineuse.

Un mouvement sur le lac Chen attira le regard du jeune homme.
Une silhouette s'avançait dans son ventre, troublant sa surface. De là où il se tenait, Erwan ne pouvait pas dire ce qu'était cette silhouette, même si elle avait plutôt l'air féminine. Le regard fixé sur cette dernière, qui se découpait en ombre sur le miroir du lac, il ne parvenait pas à déterminer... Si c'était la présence qui l'interloquait. Mais si, c'était cela. Plissant les yeux, se penchant en avant, le Marchombre soupira doucement, alors qu'il distinguait la longue chevelure qui s'arquait, en éclaboussures, au dessus de la surface qui n'était plus vraiment létale du Lac.

Décidant de descendre pour en avoir le coeur net, le Marchombre se laissa glisser le long du tronc de l'arbre, ses mains caressant doucement son écorce, son coeur se calquant sur le rythme de celui de l'arbre, son sang naviguant dans ses veines comme le faisait la sève dans le tronc de l'arbre. Il vibrait avec lui, un sourire sur les lèvres, du respect plein le coeur. Un soupir, encore, alors que ses pieds venaient effleurer le sol, et il se redressa doucement, levant le regard dans la direction du Lac.

Son pas tranquille ne résonnait pas dans la forêt.
Les animaux nocturnes vivaient dans les fourrés, dans de petits cris ou des dérapages à moitié contrôlés. Tel une ombre sous la clarté de la lune, Erwan s'imprégnait du monde qui l'entourait. La neige s'était évaporée avec les quelques jours de soleil glacial qu'ils avaient eu, mais la fraicheur de l'air laissait entendre que l'hiver était toujours bien installé. Ses doigts effleurèrent une feuille, qui frissonna à son contact, alors qu'il laissait ses pensées vagabonder.

Qui était cette femme dans le Lac Chen ?
Il fallait être fou, ou alors inconscient, pour se baigner dans l'eau glaciale à une telle saison. Ou alors Marchombre. Erwan n'hésitait pas à faire de telles choses dans le but d'entraînement pour ses apprenties, et à dire vrai, il s'y était déjà essayé en plein hiver... Un sourire passa sur ses lèvres, alors qu'il approchait de la lisière de la forêt, indétectable. Il passa même à quelques centimètres d'un lapin qui ne broncha et partit dans le sens inverse alors qu'il était passé devant lui.

Un feu avait été allumé alors qu'il marchait.
Et devant le feu...

Le coeur d'Erwan fit un bond dans sa poitrine.

La silhouette était assise, ses longs cheveux ramenés devant elle, découvrant la courbe d'un dos et le galbe de fesses. Clignant plusieurs fois des paupières, Erwan tenta de se reprendre. Il avait vu cela bien des fois, dans ses cours, avec ses apprenties, lorsqu'elles devaient traverser des cours d'eau, et avait l'habitude...

Oui, mais l'odeur.
Mais la couleur des cheveux.
Mais la silhouette...

Elle se releva soudain, et Erwan eut le réflexe de se laisser gagner par l'harmonie de la forêt, le coeur toujours battant la chamade pourtant. Il ferma les yeux un instant, alors qu'il entendait la silhouette bouger doucement, sans doute faisant un tour sur elle-même. Puis, il l'entendit se rasseoir... Soupira.

Il devina, dans son attitude, qu'elle l'avait senti.
Prenant une inspiration, il ferma encore une fois les yeux. Expira.

Un léger sourire sur les lèvres, quelque peu gêné, il s'avança, aux trois quart pars l'arrière. Il ne voulait pas la voir de face. Ou plutôt, il ne voulait pas connaître sa propre réaction s'il la voyait de face. Les yeux brillants, il s'arrêta à un mètre d'elle, alors qu'il remarquait qu'elle aurait pu se rhabiller, mais qu'elle ne l'avait pas fait.

Il fronça les sourcils, doucement, alors que quelques mots glissaient de ses lèvres.


- Bonsoir, Miss... Pas trop froid ?

Un sourire presque provocateur sur les lèvres, Erwan baissa les yeux sur la silhouette de Miss, s'efforçant de ne pas trop laisser ses pensées vagabonder, alors qu'il sentait le jaguar bondir dans son ventre, surexcité.

Il vacilla un instant, ferma les yeux, alors que les sens de l'animal venaient s'ajouter aux siens avec brutalité. Un soupir presque résigné passa ses lèvres, alors qu'il ouvrait les paupières...

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mar 21 Déc 2010, 11:26

    Elle était certaine qu'il n'était pas loin. Elle le sentait dans son ventre, même s'il se dérobait à ses sens, ou presque. Et alors qu'elle mordait dans la viande qu'elle venait de faire cuire, elle entendit des pas juste derrière elle. Tournant vivement la tête, elle sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine alors que la silhouette du Marchombre se découpait devant elle. Oui, c'était bien sa silhouette, sa haute stature, ses épaules larges, ses muscles saillants, ses dreadlocks blanches qui se découpaient sous la lueur opaline de la lune... Et sa voix grave retentit, harmonieuse pourtant, en accord avec l'instant présent, glissant dans les courants du vent avec une facilité déconcertante, tirant un sourire à Miss qui se laissa porter, haussant les épaules doucement. Inspirant à fond, elle déposa avec délicatesse son morceau de viande cuite sur le sol, pour se redresser doucement, son regard cherchant le visage de l'immense jeune homme. Une impulsion la traversa soudain, une envie forte, un désir, un besoin, même, et elle se releva vivement pour exécuter quelques pas de danse dans la nuit, et venir se coller sensuellement au torse du jeune homme, posa délicatement sa joue contre son coeur, elle le sentit vibrer sous son contact, s'enivrant soudain de son odeur, et de tout ce qui émanait de lui. Se mordant la lèvre doucement, la jeune femme huma longuement l'odeur qui se dégageait des habits du Marchombre, et sourit tendrement, avant de relever son visage vers celui du Marchombre, bien plus haut – qu'il 'était grand, elle se sentait toute petite à côté de lui, mais cela lui plaisait, contrairement à d'habitude, où elle ne supportait que difficilement que les hommes soient trop grands car après ils devenaient trop protecteurs - et de lui sourire encore, tendrement, avant que quelques mots ne sortissent de sa bouche, les paupières à demi-closes :

    - Maintenant j'ai froid moi !

    Lui tirant la langue, elle éclata de rire à gorge presque déployée, avant de se pelotonner sensuellement contre son torse, douce et tendre. Inspirant son odeur à fond, elle avait les yeux fermés, profitant de cet instant, espérant qu'il ne la repousserait pas, et avait à dire vrai déjà oublié qu'elle était complètement nue, sous son regard d'homme... Le plaisir de revoir Erwan était tel qu'elle avait même oublié totalement où elle était, et en fait elle n'en avait absolument rien à faire : tout était si parfait, ainsi... C'était tellement bon de le revoir, il lui avait tant manqué, durant ces quelques semaines ! Pourtant, ce n'avait pas été si long que cela, et peu de temps après, elle devrait partir plusieurs mois avec Syndrell, ne le reverrait pas du tout, alors... Elle se demandait comment cela allait faire. Certes, cela avait déjà été difficile, mais il avait aussi des apprentis, et elle n'avait aucune envie de l'emprisonner, et de l'être aussi. Elle pouvait se passer de lui, elle en était certaine, mais ne pouvait s'empêcher de penser à Erwan... Un soupir de bien-être passa ses lèvres, alors qu'elle continuait de sourire, heureuse comme tout d'être dans ses bras... Elle avait tant pensé à ce moment, avait eu peur qu'il n'arrivât jamais, s'était bercée d'illusions à son propos, mais jamais n'avait pensé que cela se ferait ainsi. A l'Oulan-Kil de Syndrell, qui plus est, elle avait perçu son regard, et un sourire béat était apparu sur son visage. Certaine que son apprentie le remarquerait, elle n'avait pourtant pas bougé, se contentant de continuer à sourire au jeune Marchombre. Mais elle les avait observés partir du lieu de rendez-vous un long moment, les yeux fixés sur le dos d'Erwan, détaillant sa démarche, sa musculature, l'observant dans ses moindres détails. Il s'était infiltré jusque dans ses rêves, dans d'innombrables situations... Papillonnant des paupières doucement, elle murmura du bout des lèvres :

    - Je... Tu m'as manqué. Ca fait plaisir de te revoir !

    Un sourire, encore, un regard tendre. Les grands yeux de Miss cherchèrent ceux d'Erwan, à la recherche de leur monde, ce monde qu'elle avait entrevu durant leur dernière rencontre... Plongea dans son regard, se laissa ballotter par les flots du bleu cobalt de ses yeux, emportée par la marrée... Tout était si beau, comme la voie lactée qui s'illuminait certaines nuits étoilées, dégagées... Comme si elle avait été propulsée au centre d'une onde boréale, avec toutes les couleurs, les mouvements des lumières ondulant doucement, dans la vivacité douce d'une nuit élaguée dans le temps... Un soupir passa les lèvres de Miss, alors qu'elle fermait les paupières. Elle profitait immédiatement, car après tout, Erwan la repousserait forcément, il avait déjà semblé gêné par sa nudité... Et elle était encore nue ! Devenue rouge pivoine, Miss s'éloigna d'un petit pas, cachant ses seins sous sa longue chevelure, rentrant les épaules pour montrer qu'elle se rendait compte de sa bêtise...

    - Je... Je...

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Jeu 23 Déc 2010, 14:13

Le jaguar était tellement présent, qu'Erwan en avait presque mal.
Son esprit se noyait dans celui de l'animal, ses sens devenaient si aiguisés qu'il ne s'y retrouvait plus. Incapable de contenir tout cela en lui, il dut fermer les yeux un instant, alors que Miss se retournait doucement, comme pour s'assurer que c'était bien lui.

Il vacilla un instant. Faillit perdre le contrôle de lui-même.
Se trouva presque trébuchant, reprit sa respiration, ouvrit les yeux...

Il n'eut le temps que de prendre une inspiration.

Vive comme l'air, Miss s'était levée et précipitée sur lui, le faisant légèrement vaciller, alors qu'il ouvrait encore une fois brusquement les paupières.

L'odeur de la jeune fille l'enveloppa promptement.

Un sourire sur les lèvres, Erwan ne sut pas quoi faire de ses mains durant un instant, et décida de les poser sur la longue chevelure de la Marchombre qui se blottissait contre lui.

Le contact de la jeune femme presque contre sa peau, alors qu'une seule tunique les séparait, fit s'emballer son coeur et flageller ses jambes, alors qu'il tentait de reprendre contenance.

Fermer les yeux.
Essayer...

Non.
Son odeur était omniprésente.
L'humidité de ses cheveux qui venaient chatouiller son visage était surprenante.
Ses bras, posés sur lui, lui tirèrent des frissons.
Elle était contre lui...

Nue...

Il souriait doucement, presque moqueur, mais aussi à moitié gêné.
Il ne put qu'éclater de rire lorsqu'elle annonça qu'elle avait froid, et enlaça ses épaules de ses bras, la serrant contre lui doucement d'abord, puis avec plus de puissance.
Il sentait le corps chaud de Miss se déformer contre le sien, ses seins qui se pressaient langoureusement contre son torse..

Un soupir léger passa ses lèvres, il ferma les yeux.
Pour profiter, cette fois-ci.

L'odeur sucrée de la Marchombre se distillait dans toutes les fibres de son être, avec langueur mais sûrement, devenant à jamais indélébile dans sa mémoire olfactive, en même temps que dans celle du fauve, qui pourtant ne l'avait pas oubliée. Tout en elle était en train de prendre une place inaltérable dans son esprit, alors qu'il se sentait défaillir.

Défaillir... Mais de quoi ?

Les paroles de la jeune femme le tirèrent de sa rêverie presque éveillée. Il ne put qu'éclater de rire, alors que d'une impulsion, il faisait basculer la peau de ses épaules sur celles de la Marchombre pour la réchauffer.


- Tu ferais mieux de te couvrir aussi... Je dis ça, mais je ne dis rien !

Un clin d'oeil, et il lui offrit un regard et un sourire tendres. Le Marchombre baissa légèrement la tête pour poser sa joue contre le haut du crâne de Miss, inhalant son odeur avec ivresse. Alors qu'il sentait des picotements glisser tout le long de son corps, s'amuser dans son ventre et sur ses épaules, le long de ses jambes...

C'était étrange.

Étrange, toujours à cause de la réaction du jaguar. Mais aussi de ses propres réactions..
Etrange, parce que tout semblait différent de ce qu'il pouvait penser.
De ce qu'il avait pensé qu'il surviendrait...

Tellement surprenant...

Soupirant doucement, sa cage thoracique se souleva doucement, le plaquant un peu plus contre le corps de Miss... Un sourire passa encore sur son visage, alors qu'il baissait le menton vers le visage de Miss.


- Tu... Ca fait plaisir de te revoir aussi...

Un sourire se glissa sur ses lèvres, alors qu'il sentait soudain la gêne de Miss... Et cela le mit tout autant mal à l'aise, un instant.

La nudité n'avait rien de gênant, et il le savait depuis toujours. Pourquoi se sentait-il mal à l'aise ? Un soupir passa sur son visage. Sans doute qu'il était influençable, au fond. Miss s'était écartée brusquement de lui, s'arrachant à l'étreinte qu'elle-même lui avait accordée, et à laquelle il avait répondu instinctivement. Il n'avait pas envie qu'elle s'en allât, et immédiatement alors qu'elle se tournait, son regard glissa sur sa silhouette fine...

Un sourire sur les lèvres, alors qu'il voyait Miss laisser sa tête pencher vers l'avant, ses cheveux glissant jusque sur les courbes de son corps, il secoua doucement la tête.

Un pas en avant.
Un pas vers elle.
Un pas...

Un sourire sur les lèvres.

Elle était belle, découpée par la lueur nuptiale de la lune.
Belle, comme la nuit étoilée, comme l'étendue infinie du firmament, comme la clarté pure de la lune et le scintillement de la voie lactée. Son regard était un univers entier, aux confins aussi éloignés que les plus lointaines des galaxies, et son âme un trou noir, insondable, mais au fond brillant en dame laiteuse.

Son corps aux attaches fines, aux muscles déliés, aux courbes enivrantes...
Il semblait à Erwan qu'il l'appelait. Il ferma les yeux. Soupira doucement...

S'avança encore.
Un pas.
Un demi-pas ?

Ses doigts vinrent saisir délicatement la taille de guêpe de la jeune femme.
Glissant sur sa peau de pêche, il l'attira à lui, un instant.
Comme une éternité.

Saisissant son menton doucement, il planta son regard dans celui de la jeune femme.
Se penchant légèrement en avant, un sourire glissa sur ses lèvres.
Ses mains caressèrent les dunes de ses hanches, montèrent jusqu'à ses épaules fines...
Il lui leva le menton.
Encore un sourire...

Rencontre éphémère
Douce langueur rosée
Unis dans un baiser...

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mer 05 Jan 2011, 20:52

    Miss avait perçu la réaction du Marchombre, lorsqu'elle était venue se blottir tout contre lui. Et celle d'avant aussi, alors qu'il semblait perdu dans son propre corps... Le jaguar pouvait-il être si puissant que cela ? La jeune femme n'en doutait pas, après tout, lorsqu'il avait été jeune, il avait tué un camarade ainsi. Mais son propre désir de le sentir tout contre elle gomma toute suspicion de sa part. A moins qu'elle ne fût totalement convaincue et instinctivement confiante en cet animal, dans lequel elle avait perçu quelque chose de particulier lors de leur première rencontre... Peu importait tout cela. Le corps d'Erwan réagit immédiatement à son contact, lui tirant un sourire à moitié satisfait, à moitié gêné, mais elle ne le lâcha pas pour autant... Elle aimait tellement cette odeur, si présente, qui l'enveloppait, contre laquelle elle se blottissait de tout son soûl, dans laquelle elle se sentait juste bien... Comme à sa place. Et alors que les bras du jeune homme se refermaient sur elle, sur ses épaules, que ses doigts glissaient dans ses cheveux, un long frisson la parcourut. Elle se sentait... Parfaitement à sa place. En Harmonie avec le monde, et surtout en Harmonie avec elle-même, dans les plus lointains des tréfonds de son âme. Une nouvelle sensation vibrait, puissante, dans tout son corps, alors qu'elle plaquait son nez contre le torse recouvert de la peau d'animal d'Erwan. Les quelques paroles du Marchombre, glissées avec le vent, d'un ton léger et sucré, tirèrent un sourire à Miss, qui ne put s'empêcher de vouloir répliquer. Cependant, elle attendit quelques secondes, inhalant encore son odeur, se blottissant un peu plus contre son torse...

    - Tu ne veux pas m'aider à me réchauffer ?

    Un sourire taquin, ainsi qu'un grand regard interrogateur, presque ingénu, brillant de mille espoirs, violet alangui qui n'attendait qu'une chose... Et alors qu'Erwan posait son menton contre le crâne de Miss, elle soupira doucement, de plaisir, de bien-être. Elle se sentait si bien... Comme si les bras d'Erwan avaient été le nid qu'elle avait toujours cherché sans trouver, auquel elle ne croyait plus après maintes rencontres sans lendemain comme cela lui plaisait... Tout avait changé. Elle n'espérait plus qu'une seule chose : ne plus jamais le quitter. Pourtant, elle sentait doucement la gêne remonter en elle, s'immiscer dans son esprit embrumé, alors que le jeune homme se plaquait un peu plus contre elle, et qu'elle sentait son propre corps réagir vivement à ce contact qu'elle désirait tant... Tellement... Elle ne put lui adresser qu'un sourire un peu gêné alors qu'il lui répondait qu'elle lui avait aussi manqué, ce qui la fit également rougir sur le haut de ses pommettes... Elle sentit le regard d'Erwan sur elle, sur son corps dont elle avait toujours été fière. Ce n'était pas des regards poltrons ou lourds qu'elle connaissait bien, de débonnaires dans les auberges ou autres lieux publics. Non, c'était un regard léger, tranquille, qui ne voyait pas en elle seulement un morceau de chair... Qui la mettait un peu mal à l'aise, la faisait rougir de plaisir, aussi, mais qui au final la rassurait.

    Miss papillonna du regard un instant. Elle sentait qu'il voulait s'approcher. Elle voulait s'approcher elle aussi, mais resta plus ou moins immobile. Elle se sentait doucement vibrer à un rythme qu'elle ne connaissait pas jusqu'alors. Comme si elle était à la fois déconnectée de son corps et pourtant ancrée plus profondément en lui qu'habituellement. Des sensations nouvelles, enivrantes, venaient perturber tout ce qu'elle connaissait d'elle-même, alors que le jeune homme s'approchait encore d'elle... Et alors qu'il allait faire un dernier pas, un pas décisif, qui les lierait encore une fois, si proches l'un de l'autre... Le contact des doigts d'une douceur infinie du Marchombre sur sa taille tira un frisson à Miss, qui glissa ses propres mains sous le tissus de peau de ce dernier, glissait sur son épiderme tendrement. Elle se sentit tirée vers Erwan des mains de ces derniers, s'abandonna à lui. Il lui souleva le menton avec une tendresse inédite pour la jeune femme, qui papillonna encore des paupières doucement. Il s'approcha inexorablement de son visage, et elle se sentit rougir légèrement, alors que son coeur s'emballait tout simplement. Un long frisson la parcourut alors que les mains du jeune homme remontaient le long de son corps nu, et elle se sentit trembler légèrement, alors que son visage se rapprochait encore...

    Leurs lèvres se trouvèrent. Miss tendit le cou pour savourer ce baiser tendre. Une tendresse qui fit chavirer son coeur, qui caressa ses lèvres, qui envoûta ses sens. Les lèvres de la jeune femme sentirent celles du jeune homme s'éloigner, elle tendit les bras par dessus ses épaules, le ramena à elle, laissa ses doigts glisser dans ses dreads blanches, caressant sa tête, pressant son visage contre le sien, le sentant encore plus présent. De tendre, le baiser devint passionné, langoureux, même. Miss entama une danse de ses lèvres, de sa langue, se repaissant de l'ivresse des baisers d'Erwan. Elle se serra un peu plus contre lui, nécessité absolue d'être tout contre son corps, désir impérieux, envie sous-jacente depuis si longtemps... La jeune femme sentait qu'elle s'emportait, voulut se ressaisir, n'en trouva pas le courage. Erwan l'enveloppait. Erwan l'enlaçait. Erwan l'embrassait. Erwan la touchait, la caressait, laissait ses doigts errer sur son corps ; leurs souffles se mêlaient, et elle sentait bouillir de plus en plus puissamment dans son ventre un désir sourd, gourd, instinctif, plus fort que tout ce qu'elle avait pu ressentir car atténué par d'autres facteurs. Elle était perdue dans ses sensations. Dans son propre corps. Comme si toutes ces années à le conquérir s'effondraient tout d'un coup...

    Lorsque leur baiser prit fin, Miss se sentait réellement toute chose. Pouvait-elle encore tenir sur ses jambes ? Elle sentait le haut de ses pommettes chaudes, et sut qu'elle devait être sans doute rouge pivoine. Et elle avait chaud... Alors qu'elle était encore nue dans la fraicheur de cette nuit hivernale. Adressant un sourire timide à Erwan, elle laissa traîner ses mains sur le torse musclé du jeune homme. Elle eut envie de lui ôter sa cape en peau d'animal, de blottir ses seins contre sa peau chaude... Se contenta de le caresser doucement. Elle frissonna doucement. Non pas de froid, elle n'avait pas froid. Mais alors de quoi ? Elle leva lentement le regard vers le jeune homme, plantant ses deux immenses yeux d'un violet brillant dans ceux d'un bleu pur d'Erwan. Tout en elle laissait entendre trois mots. Trois mots minuscules, qui ne voulaient rien dire. Qui voulaient tout dire. Pourtant, aucun son ne franchit ses lèvres. Elle était juste là, les yeux dans ceux de son amant...
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Jeu 06 Jan 2011, 21:08

Tendresse éternelle
Délicatesse éphémère
Suaves...


Erwan se laissa emporter par la douceur du premier baiser qu'ils échangèrent.
Il l'avait attendu, il s'en rendait compte. Il l'avait voulu, si puissamment...

Et lorsque les lèvres de la Marchombre étaient venues à la rencontre des siennes, il s'était lui aussi senti défaillir. Ses sens explosèrent, une fois encore, alors que dans son ventre le jaguar ronronnait puissamment. Il était blotti dans son ventre, contre le ventre de Miss, se voulait plus proche d'elle, pourtant ne tentait plus de prendre la place du Marchombre...

Comme...
Comme si...
Comme si il avait trouvé sa place.

Comme si elle avait trouvé sa place, dans ses bras.
Il l'avait senti, ce bien-être qui s'était glissé dans le corps de Miss. S'en était félicité. Un doux sentiment de bonheur s'était insinué en lui, passionné. Un sourire sur les lèvres, il sentit l'abandon de Miss aux caresses de ses lèvres, de ses doigts sur sa nuque, et se laissa alors aussi glisser dans la brume de ses sentiments, se laissa emporter par la tempête de sensations qui l'étreignait.

De délicat, doux, comme lorsqu'un papillon se posait sur une pétale de fleur, leur baiser se transforma en brasier.
Brasier de désir, de jeux interdits, de pulsions primaires.
Erwan se laissait doucement porter par ses envies, ses désirs.
Il n'était plus vraiment là. L'était pourtant bien plus qu'il ne pouvait imaginer.

Son esprit vogua vers ses mains.
Ses doigts aux cals épais étaient pourtant d'une légèreté infinie, d'une tendresse et d'une douceur magiques, sur la peau de pêche de la Marchombre. Ils découvraient avec émerveillement les courbes du corps de cette dernière, se glissant dans son cou, sur sa nuque, glissant le long de ses bras, de ses avant bras, enlaçant ses doigts un instant, avant de revenir vers son ventre plat, d'hésiter un instant, de monter sur les monts de ses seins harmonieux, d'effleurer à peine leur bouton rose, pointés par... le froid ou le désir ?

Erwan ne se rendit compte qu'à ce moment-là de ce qu'il ressentait.
Il la voulait. Il la désirait. Il la convoitait. Il la rêvait...
Toute entière.

Ses doigts remontèrent le long de son cou, caressant avec douceur sa jugulaire, glissant sur son menton, venant effleurer sa joue et passant derrière son crâne pour presser son visage contre le sien. Les doigts de la jeune femme, légers eux aussi, s'étaient déjà insérés sous ses vêtements, et un long frisson le parcourut de part en part.

Il se sentait entier.
Il se retrouvait, pleinement.
Pourtant, il était perdu.
Complètement.

Il tenta de chercher le jaguar.
Toujours blotti dans son ventre, contre sa peau. Presque contre la peau de Miss.
Il n'était pas du tout réactif à ce qu'il se passait, alors que des années plus tôt, lorsqu'il s'était tant rapproché de Nérylis, il avait réagi vivement, ne se sentait pas à sa place, avait fui les sentiments humains qui l'assaillaient... Il se laissait porter, là, comme encourageant même Erwan à faire de même. Une profonde sérénité émanait du félin, ce qui rassura Erwan le temps d'une respiration.

Déjà il l'avait oublié.
Et alors que leurs lèvres se séparaient, comme à regret, il laissa son regard se plonger dans celui de Miss, pour s'y noyer, s'y perdre doucement, langoureusement. Il perçut ce qu'elle aurait voulu dire, ce que son corps entier clamait, il aurait voulu aussi lui répondre, se contenta de l'admirer.

Admirer son regard plein d'étoiles et de galaxies.
Admirer son corps aux proportions harmonieuses et élégantes.
Admirer son visage d'une beauté indomptable.
Admirer ses cheveux d'une longueur étonnante glisser jusqu'à ses chevilles.

Ses doigts glissèrent sur la courbe des hanches de la jeune femme, glissant sur ses fesses avec une douceur et une légère hésitation. Dans les yeux de Miss, il voyait le reflet de son propre désir, se laissa aller, l'attrapant sous les fesses, justement, à l'orée de ses cuisses, pour la tirer vers lui, se baissant pour sentir sa chaleur contre lui.

Presque fébrile, il quitta son corps à regret, ferma les paupières un instant.
Il leva une épaule, la dégageant de la peau de tissus, sa propre peau brûlant intensément.

Puissance insoupçonnée
Aux confins du monde
Dans le nid d'Harmonie


Il brûlait aussi.
Brûlait entier.
De désir...

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Lun 10 Jan 2011, 15:42

    Miss avait la peau qui lui piquait. Qui la brûlait. Si d'abord leur étreinte avait été douce et tendre, légère comme une brise de printemps, comme la caresse de l'eau sur le corps d'un poisson, elle s'était ensuite transformée en brasier, purement et simplement, impulsive. Comme si, à deux, ils s'étaient jetés dans le coeur d'un volcan en fusion, comme si la chaleur de la lave dans ses tréfonds n'avait eu qu'une seule réaction sur eux : les pousser l'un vers l'autre, encore plus, passionnément, irrémédiablement. Elle aimait les lèvres douces et chaudes du Marchombre, leur consistance lorsqu'il l'embrassait, comme s'il avait été une pétale de fleur, ou comme si elle-même l'avait été, et que l'autre était un insecte miroitant dans sa bulle d'Harmonie. Elle réclamait ce contact doux et au goût sucré, s'abandonnait à lui... Il n'y avait plus rien d'autre qui comptait, à part leurs corps si proches. Même la musique lointaine n'avait plus sa place dans ce qui se passait entre eux, à ce qui naissait, d'une puissance incroyable, au fond du ventre de Miss... Et les caresses, douces et sensuelles, suaves et voluptueuses, du jeune homme ajoutaient encore à la puissance qui naissant dans son ventre, l'ébahissant elle-même par cette force. Jamais elle n'avait ressenti cela. Cet abandon qu'elle éprouvait comme une nécessité, dans les bras d'Erwan. Tout était simple, au final... Il suffisait de se laisser aller, de s'offrir entièrement, corps et âme, à celui que l'on aimait... Miss frissonna doucement, alors que les doigts du Marchombre vagabondaient sensuellement sur son corps, porteur d'un message à l'érotisme surprenant, et elle s'en délectait à chaque caresse. Il était partout à la fois, dans son cou, sur son ventre, sur ses seins, dans le creu de ses reins, sur ses épaules, contre ses lèvres... Elle sentait encore la brûlure de son passage à chaque endroit qu'il avait effleuré, le brasier qui s'allumait alors qu'il s'approchait de chaque partie de ce corps qui était le sien, et qui était effervescent... Miss se perdait dans ses sensations...

    Et lorsqu'il la saisit sous les fesses, elle abandonna toute raison, toute choses qui l'incitait à rester encore un peu sage, pour s'offrir totalement à Erwan. C'était ce qu'elle voulait, ce qu'elle désirait, ce qu'elle souhaitait depuis leur première rencontre, sans oser se l'avouer, pourtant, contrairement à ses habitudes. Ses propres doigts s'agrippèrent aux cheveux du jeune homme, elle sentit son corps se mouver contre le torse de ce dernier, la chaleur d'Erwan, chercha encore ses baisers, paupières à moitié closes, elle quémandait presque de l'attention, alors que ses propres mains venaient explorer le corps de celui qui lui faisait face, alors qu'elle sentait sous ses doigts les frissons qu'elle-même tirait au Marchombre... Ses doigts passèrent sur son ventre, montèrent sur son torse, dessinant les contours de ses pectoraux et de ses abdominaux, montèrent un peu plus haut pour attraper ses larges épaules par dessous son vêtement, redescendirent dans son dos pour apprécier encore une fois les muscles qui réagissaient à son contact allègrement... Elle se mordit la lèvre, voulut continuer, alors qu'Erwan s'éloignait légèrement d'elle. Une vague de frustration, immense, la traversa, et alors qu'elle sentait le feu lui monter aux joues, alors que ses yeux s'humidifiaient sous le coup de l'émotion, trop intense, alors qu'elle commençait à trembler de tous ses membres... Le jeune homme tira sur son vêtement, dégageant son épaule, et elle attrapa son regard empli de désir, comme en écho au sien. Le noeud dans sa gorge se désagrégea instantanément, et elle bondit en avant, attrapant le morceau de tissus vivement pour aider le jeune homme à l'enlever, ou presque le lui arracher. Elle rit de sa propre bêtise, les larmes de frustration oubliée glissant un instant sur ses joues, elle réussit finalement à ôter complètement le vêtement du torse du jeune homme...

    Il avait un corps de rêve. Magnifique. Ses muscles déliés apparaissaient sous sa peau, jouaient à chacun de ses mouvements, roulaient sous son épiderme et sous les quelques veines qui ressortaient parfois. Miss se surprit à le contempler quelques secondes, se repaissant de cette beauté incandescente. Puis, elle reprit pied avec ses sensations promptement, sentit son corps se tendre vers celui du jeune homme, son ventre s'ouvrir dans l'attente d'une caresse, ses seins se tendre pour récupérer un nouveau frôlement, ses doigts courir sur la peau qui lui était maintenant offerte... D'une impulsion, elle blottit ses seins contre le corps d'Erwan, posa sa tête sur le haut de ce dernier, n'atteignant pas son épaule. Elle était bien plus petite que lui, mais elle aimait cela, elle se sentait protégée, et ne le fuyait pas, pour une fois. Elle voulait être protégée, elle se sentait à sa place, plaqua un peu plus sa poitrine menue contre le buste de l'homme, alors que son souffle s'accélérait. Ses doigts palpaient sensuellement la taille de ce dernier, glissèrent jusqu'à ses fesses, à leur tour, les caressèrent doucement, par dessus son pantalon. Un nouveau frisson, puissant, passa dans tout le corps de Miss, alors qu'elle venait encore se blottir tout contre son corps, sentant le désir d'Erwan contre son ventre, frissonnant de plus belle à ce contact si particulier. Mue par un vieil instinct, et une envie puissante, sa main droite glissa sous l'élastique du bas du Marchombre, alors qu'elle rencontrait le contact chatouillant de son pubis, contre elle, et descendait sur ses cuisses langoureusement. Sous son toucher, elle sentait les poils du jeune homme frissonner, se plaqua contre son désir dressé, attendant quelque chose de plus. Maintenant, avancés comme ils étaient, elle était tendue entière vers l'acte qu'elle attendait, et savait que son désir était tel qu'elle serait frustrée au moins faux contact... Pourtant, elle avait confiance. Abandonnée totalement...
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mer 12 Jan 2011, 14:04

Il brûlait.
Il brûlait, et sentait Miss brûler avec lui.
Il brûlait, et sentait par delà tout qu'ils se consumeraient.

Pourquoi refuser ?
Pourquoi résister ?

Il rit un peu alors que Miss se précipitait sur lui pour l'aider à enlever la fourrure sur ses épaules. Il avait perçu dans la jeune femme une vague d'un sentiment qu'il n'avait qu'entendu parlé, sans jamais pourvoir le ressentir. Quelque chose de fort, quelque chose qui faisait miroiter à la fois colère et tristesse, rage et mélancolie, dans le regard de la jeune femme.

Cela passa aussi rapidement que cela était arrivé, et les doigts de Miss courraient déjà sur sa poitrine, alors qu'il la sentait enfler, s'offrant encore plus qu'il ne l'aurait pensé.

La jeune femme semblait aussi ardente que lui.
Aussi perdue.

Un sourire passa sur son visage, alors que les doigts de Miss venaient explorer sensuellement son torse. Lui-même laissa ses mains effleurer la peau satinée de la Marchombre, glissant dans le creux de ses reins, admirant du bout des doigts les courbes harmonieuses de son corps, caresser le galbe de ses fesses, venir frôler les monts de ses seins, coinçant délicatement leur fleur rose entre deux de ses doigts, les faisant rouler langoureusement.

Un long frisson le parcourut alors que les mains de Miss elles-mêmes s'activaient aussi, passant sur ses fesses, lui faisant contracter audacieusement les muscles, alors qu'il sentait son propre souffle s'accélérer. Le regard empli de tendresse.

Il percevait parfaitement le corps de Miss contre lui.
Blottie dans ses bras, elle semblait vouloir se pelotonner encore plus contre son corps, dans le creux de ses bras, venant exciter sans doute consciemment sa peau, la faisant brûler de plus en plus puissamment. Il la sentait qui l'enserrait entre elle et lui, sourit doucement, alors qu'encore, les mains de la jeune femme venaient inventer de nouvelles caresses, plus osées, plus marquées, à son plus grand plaisir.

Il ne put s'empêcher de se baisser pour venir mordiller son oreille lorsque les doigts la Marchombre se glissèrent dans son bas, lui tirant en même temps de puissants frissons d'expectative.

Elle voulait plus, il le sentait...
Il voulait plus aussi, ardemment.

L'une de ses mains glissa sensuellement le long de son cou, parcourut les courbes enivrantes de ses seins, caressa son ventre plat et musclé, glissa jusqu'à ses fesses doucement, vint chercher le contact de ses cuisses chaudes...

Chaque caresse était une ode à sa beauté.
Chaque caresse était un poème à son coeur.
Chaque caresse était un sonnet à ses yeux.
Chaque caresse était une fable pour son plaisir.

Il sentait le désir impérieux de Miss.
Ne voulait qu'une chose : le combler.
C'était son propre désir, la voir exaucée.
Dans toutes les fibres de son être.

En un soupir, sa main avait soulevée la jambe de la Marchombre. Déjà, il sentait sa chaleur sur ses doigts, il sentait son corps réagir de mille et une manières à sa présence en elle.

Un sourire passa sur son visage, alors que de son autre main, il venait attraper ses hanches, si fines.
Il aurait pu les entourer de ses deux immenses mains.

Il se contenta de la soulever comme si elle avait été de plume, sans que son autre main ne bougeât de trop. Dans son esprit, le monde titubait, mais ses pas furent sûrs, et il la déposa près du feu, pour la réchauffer.

Déjà, il la cherchait.
Déjà, il la sentait, toujours brûlante...

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Jeu 13 Jan 2011, 20:59

    Miss ne put retenir un gémissement. Un long et puissant gémissement, qu'elle s'efforça de taire le plus rapidement possible. Pourtant, elle aurait pu continuer, crier son plaisir.. Une certaine gêne l'en empêcha, mais son corps s'arqua brutalement sous les doigts d'Erwan. Ses caresses avaient beau être faites de douceur-même, le plaisir qui déferla en elle en sentant ces derniers qui entraient en elle était si puissant et si prompt, elle ne se connaissait pas de réactions si vigoureuses... Elle gémit. Son souffle s'accéléra encore, alors qu'elle sentait son coeur qui menaçait d'imploser dans sa poitrine. Et puis, son autre main, baladeuse, les caresses précédentes qui avaient laissé des sillons de feu sur sa peau... Un violent frisson la parcourut encore, alors qu'il venait saisir sa hanche, et la souleva comme une plume. Elle ne put s'empêcher de frissonner lorsqu'il la souleva, frissonner quand il la fit légèrement basculer, frissonner quand il la déposa près du feu. Frissonner en pensant qu'il était attentif à tout ce qu'elle ressentait, se rendant compte à ce moment-là seulement qu'elle avait froid. Frissonner en songeant qu'il pouvait être ainsi pour tout. Frissonner en se sentant elle-même frissonner de plus belle. Tout tournait, la chaleur du feu lui donna encore de la vigueur, alors que les doigts d'Erwan s'activaient en elle, et qu'elle ne pouvait absolument rien faire d'autre que de les sentir, d'en profiter, car son corps ne réagissait presque plus à ses propres sollicitations, tout au plaisir que le jeune homme lui procurait. C'était complètement fou. Complètement impossible de ressentir une telle chose, alors qu'elle savait que sa jouissance n'était pas de cet ordre. Elle frissonna. Frissonna en se rendant compte qu'il lui donnait plus de plaisir que ce qu'elle avait cru jusque là être ses orgasmes. Frissonna violemment en effleurant l'idée de ce qu'il se passerait à ce...

    Un cri fendit l'air de la nuit. Quelques oiseaux s'envolèrent, alors que Miss haletait. Reprenait son souffle. Ravalait sa salive. Elle ferma les yeux un instant. Les étoiles tournaient autour d'elle. Les étoiles continuaient à tourner sous ses paupières closes. Tout avait jailli, sous les doigts du Marchombre... Un plaisir inexprimable. Elle souffla doucement, posa ses yeux sur la silhouette du Marchombre à ses côtés. Et alors que son regard effleurait les courbes de son corps, ses muscles à demi-bandés et saillants, le désir reprit tous ses droits dans son corps, enflammant encore son bas-ventre. Un râle s'échappa de ses lèvres, alors qu'elle se redressait. Les flammes du foyer venaient réchauffer doucement sa peau, et quelques ombres venaient ondoyer élégamment sur le corps du Marchombre. Elle le regarda un instant, admirative, avant de lui adresser un sourire. Ses doigts glissèrent sur son flanc, caressèrent son dos langoureusement, puis elle se redressa tout à fait, pour venir palper les muscles des fesses du jeune homme. Un sourire espiègle sur le visage, elle ramena ses pieds sous elle, posa délicatement une main à plat sur le torse du jeune homme, et le redressa. Elle planta son regard dans celui d'Erwan, avant de lui adresser un doux baiser. Sa langue chercha l'antre chaude du jeune homme, dansa avec la sienne, entama un balais langoureux, avant de se retirer doucement, alors qu'elle prenait un peu de hauteur, passait sur lui, l'obligeant d'un geste ferme à s'allonger à son tour.


    - A moi maintenant !

    Un sourire taquin, un regard espiègle, Miss se retrouva au dessus d'Erwan, sur son torse presque deux fois plus large que le sien. Elle plaça ses genoux de chaque côté de la taille du jeune homme, et ses doigts vinrent explorer les pectoraux si puissants du Marchombre, encore une fois, sans s'en lasser, en dessinant les reliefs des muscles sous leur pulpe, tendrement, mais avec une fièvre explicite. S'approchant de lui, elle lui offrit des milliers de baisers, effleurant toute la peau de son torse de ses lèvres gonflées, brûlantes de désir. Elle descendit lentement le long du corps du jeune homme, arriva bientôt à son pantalon, le tira vers le bas, évitant sa virilité tendue par le désir, caressant chaque parcelle de la peau de ses jambes, jouant parfois avec les poils de ces dernières, accorda un massage rapide à ses pieds lorsque le tissus quitta complètement la dernière parcelle de son corps... Remonta lentement, son souffle venant jouer sur la peau du Marchombre qu'elle voyait frissonner sous son contact. Elle remonta encore, souffla un air chaud sur ses bijoux, glissa ses mains à l'intérieur de ses cuisses pour les ouvrir un peu, avant de laisser sa langue titiller son phallus de sa racine, pour remonter langoureusement sur son gland... Qu'elle prit soudain à pleine bouche. Elle sentait le désir d'Erwan sur sa langue, enroula cette dernière autour de son sexe, sensuellement, fit quelques va-et-viens d'abord lents, avant que l'une de ses mains vînt attraper la base de la virilité du Marchombre pour accorder ses mouvements à ceux de sa nuque, et continua sa danse langoureuse... Lorsqu'elle se retira, elle remontant le long du ventre du Marchombre, pour plaquer son corps contre le sien, sentir ses seins se presser contre ses pectoraux, déposant un baiser papillon sur ses lèvres, un sourire et un regard toujours espiègles...
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Dim 16 Jan 2011, 20:15

Erwan soupira longuement.
Les gémissements de la jeune femme près de lui remontaient dans son ventre, attrapaient sa conscience, le faisaient trembler légèrement, accélérait sa respiration. Son corps entier réagissait comme s’il avait été un peu à la place de Miss, comme s’ils étaient liés intimement...

C’était le cas.
Et lorsque le corps de cette dernière s’arqua, il tressaillit.
L’excitation, lentement mais sûrement, possédait son corps entier.
Il se mordit la lèvre, continua ses caresses.

Il parcourait son corps d’une main, alors que ses doigts s’activaient dans l’intimité de la jeune femme, cherchant les muscles contractés de cette dernière, profitant de sa chaleur moite... Il sentit le sexe de Miss se refermer sur ses doigts, continua de frotter doucement, jusqu’à ce que le cri de la jeune femme retentît dans la nuit.

Un instant, son ventre fut rempli de bonheur.
Une douce chaleur, de voir que Miss succombait à ses mains, à ses doigts...

Et déjà, les rôles s’inversaient.
Miss s’était redressée alors qu’Erwan ne s’était pas retiré d’elle.
Déjà, ses doigts venaient explorer son corps, lui tirant de puissants frissons de désir.

Chacune de ses caresses augmentait son désir.
Chacun de ses mouvements amplifiait son excitation.
Tout n’était plus qu’échange...

Il laissa la jeune femme basculer sur lui, profita de ses mains quelques instants. Ses propres mains allaient à leur guise sur la peau de Miss, il l’enlaçait, la caressait, l’explorait à son tour, surmontant le mont de ses seins, glissant allègrement sur ses boutons de rose, les sentant frémir sous ses doigts, admirant leur beauté et leur sensibilité.... Il passait sur ses hanches, sur sa taille, prenait au creux de sa main encore sa poitrine menue...

Alors qu’elle était au dessus de lui, il se redressa à la force des abdominaux, juste pour poser ses lèvres sur la base de son cou, juste pour sentir un peu plus son odeur, sous ses cheveux encore mouillés. Il lissa en arrière une mèche rebelle, passait langoureusement ses mains sur les fesses de Miss, appréciait le galbe de ces dernières, admirait leur fermeté et leur puissance...

Les caresses de Miss sur ses jambes étaient exquises, et bientôt les sensations qui déferlèrent en lui l’empêchèrent de continuer ses propres gestes alanguis. Son sexe tendu attendait une attention de la part de la jeune femme, impatient de recevoir à son tour son dû...

Il la voulait.
Ce n’était plus un simple désir, ce n’était plus de simples excitations...
C’était devenu une nécessité.
Absolue.

Et alors que les lèvres de la Marchombre se refermèrent sur son membre, un souffle, un soupir, presque un gémissement rauque, passa les lèvres d’Erwan, qui sentit les muscles de son ventre se tendre, demander plus. Non, pas eux. Il en demandait plus.

La langue de Miss le rendit fou.
Associée à ses mains, ce n’était même plus de la folie.

Son bassin monta doucement, il sentait les mouvements ancestraux monter dans ses entrailles. Il voulait cette chaleur, cette humidité, cette puissance... Il voulait encore plus, si c’était possible, car le plaisir qui montait en lui lui semblait tout simplement irrationnel.

Il voulut la retenir encore un peu plus, lui demander de continuer, l’encourager de ses mains sur l’arrière de sa tête...
Miss fut plus rapide.
Elle remontait déjà le long de son corps, s’amusant de la langue sur son torse, le dévorant du regard.

Erwan sourit, alors qu’elle l’embrasser.
Tout son corps était appliqué sur le sien, il sentait la finesse de ses muscles, la légèreté de la Marchombre... Son petit corps contre celui d’Erwan, plus large, bien plus grand. Il eut envie de la protéger, passa ses bras autour de ses épaules, laissa glisser une main dans le creu de son dos, la serra un instant contre lui, inhalant l’odeur de ses cheveux, puissante.

Il ferma les yeux.
Profita un instant.

Et alors, ses doigts glissèrent sur les fesses de la jeune femme.
Juste en dessous, sur ses cuisses, se redressa un peu, la soulevant de son torse, ses seins toujours plaqués contre lui, sa seconde main rejoignit la première, sur l’autre cuisse. Il la suréleva un instant, soupira doucement plantant son regard dans celui de la jeune Marchombre.

Elle était toujours décidée...
Plus que jamais, même, il pouvait le voir.
Le sentir. Comme il la désirait, elle avait envie de lui.

Il sourit doucement, sa main gauche remontant dans le dos de la jeune femme, glissa sous sa chevelure, aggripa sa nuque légèrement, attrapant en même temps son épaule fine.

D’un coup de rein, il fut en elle.
Un premier mouvement de bassin commença leur danse.

Corps unis
Clarté des étoiles
Danse éternelle

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mar 18 Jan 2011, 20:41

    Miss sentait Erwan réagir à chacune de ses caresses, et s’en délectait autant que lui. Lorsqu’elle était venue attraper son sexe entre ses lèvres, jouer avec de sa langue, il s’était tendu, et avait même émis un gémissement rauque qui avait fait bouillir le ventre de la jeune femme, qui s’attelait à lui donner aussi son plaisir. Miss n’était pas du genre à seulement recevoir. Au contraire, elle aimait voir que ses caresses faisaient un certain effet, et elle prenait autant de plaisir à voir le plaisir qu’elle procurait qu’à profiter de celui qu’on lui offrait. Sous sa langue, le membre d’Erwan était d’une sensibilité adorable, et elle comprit alors tout simplement... Si elle avait connu des hommes, plus qu’elle n’aurait pu en compter, certainement, lui n’avait jamais connu le corps des femmes dans leur intimité. Elle en était certaine, et cette certitude s’ancra en elle avec une puissance peu commune. Pourtant, le Marchombre savait quoi faire, ses doigts glissaient sur les bons monts, caressaient les parcelles de peau de Miss qui l’appelaient, réagissait à tous ses désirs minimes comme si le langage du corps n’avait pas eu de secret pour lui. Peut-être était-ce le cas. En tant que Marchombre, il savait sans aucun doute comprendre tout ce qu’un corps pouvait demander ou exiger. Pourtant, ce n’était pas réellement en tant que Marchombre qu’il se présentait à elle, cette nuit. Comme elle ne se présentait pas à lui comme Marchombre. Non, ils étaient un homme et une femme, un couple alangui aux brûlants désirs. Peut-être par cela, que le jaguar était dans le ventre d’Erwan plus présent que Miss ne pouvait l’imaginer. Elle n’en était pas consciente, ne faisait que ressentir ce que ressentait physiquement le jeune homme, mais ce qui était certain, c’était qu’elle se délectait de chaque réaction qu’elle entraînait chez lui. Les mouvements à peine amorcés de l’homme sous elle la firent presque sourire, mais déjà elle remontait le long de son corps. Elle ne voulait pas que cela fût trop court, et savait, par expérience, que les premières fois n’étaient jamais très longues... Et au final, qu’est-ce qu’elle pouvait en avoir à faire ? Elle voulait s’unir à lui, c’était tout. Le plaisir qui résulterait d’un tel acte serait suffisant pour elle, elle en était certaine, même si évidemment, en tant que femme, elle avait déjà envie de plus... Un soupir franchit ses lèvres, alors qu’elle embrassait le torse chaud du Marchombre.

    Les flammes continuaient à grésiller à côté d’eux. Leur douce chaleur infiltrait leur corps, les grisait avec lui, alors qu’il consumait les branches que Miss lui avait offertes plusieurs dizaines de minutes auparavant. Le corps du jeune homme sous elle, elle profita de la puissance de ce dernier, admirant le contour de ses muscles, sentit sa respiration rapide, entendit son coeur qui battait à toute allure dans sa poitrine. Un sourire passa sur les lèvres de la Marchombre, alors qu’Erwan venait l’embrasser en retour à sa demande, elle succomba encore une fois. Ses lèvres étaient si douces, si tendres, si calmes, et offertes... L’Harmonie virevolta autour d’eux un instant. Comme un courant d’air dans la nuit, elle avait sa place. Elle avait sa place dans chacun de leur coeur, et dans leur relation en elle-même. Miss soupira de plaisir. Et alors que les doigts d’Erwan venaient encore faire des miracles, elle s’envola avec le vent, se laissa porter par les mains puissantes du jeune homme, qui la souleva sans effort apparent... Le membre d’Erwan à l’orée du sien... Elle soupira de bien-être, alors que d’un coup de rein, Erwan entrait en elle, puissant, et qu’elle se laissait envahir par lui. Un gémissement passa ses lèvres, et elle laissa son corps retomber sur celui d’Erwan, plaqua ses seins contre son torse, ses mains remontant sur ses épaules larges. Ses jambes vinrent s’enrouler autour de celles de son amant, comme les unissant dans un seul corps, une seule immense entité, tellement heureuse, tellement pleine de plaisir... Un nouveau gémissement passa les lèvres de Miss, alors qu’elle se plaquait un peu plus contre le torse d’Erwan, et que le bassin de ce dernier entamait les prémices de cette union si particulière...

    Miss ondula avec Erwan. Ondula, dansa, ondoya, bougea… Non. Ensemble, ils firent tout cela. Leurs corps liés jusqu’à l’infini, dans un éternel soudoyant, dans un univers brillant des milliers d’étoiles qui le possédaient. Combien de temps durant leur étreinte ? Les minutes pouvaient s’égrainer, les heures s’allonger, rien ne comptait plus. Tout n’était que danse, sensuelle, tout n’était que souffles désordonnés, peaux brûlantes, maladresse rassurante. Rien ne comptait plus qu’Erwan en elle, allant et venant, que son sexe gonflé dans le sien, que leurs embrassades, que le plaisir qui montait, inexprimable, indicible, d’une puissance sidérante qui faisait presque peur... Encore et encore, leurs corps commençaient déjà à luire de transpiration, fine couche qu’ils partagèrent, alors que Miss inhalait avec délice les senteurs naturelles qui émanaient d’Erwan, posait sa tête contre lui, voulait juste échanger les positions, tenta de l’entraîner sur le côté d’un mouvement de ses jambes mêlées aux siennes... Un souffle. Une brûlure...

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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mer 19 Jan 2011, 18:24

Il se sentait maladroit.

Maladroit sous les doigts experts de Miss.
Maladroit dans sa manière de faire, aussi.
Maladroit comme il ne l’avait jamais été.

Pourtant, il baignait dans une félicité inexprimable. Tout semblait, en lui et dans le monde, avoir trouvé sa place, s’être accordé à l’Harmonie, s’envoler vers les cieux et toucher les étoiles.

Le rêve des Marchombres était de tutoyer la lune. Toucher les étoiles. Voler dans les cieux…

Est-ce que d’autres, avant lui, s’étaient aperçus que tous peuvent voler ?
Que les hommes sont capables de voler ?
Qu’il fallait juste étendre ses perceptions pour comprendre la portée de chaque acte ? Pour saisir l'importance de chaque instant d'une vie, aussi définitif fût-il ?

Parce qu’il volait.
Il volait avec Miss, tourbillonnait dans les cieux, filait dans les étoiles, explorait des mondes incertains, des mondes aux confins éloignés, arpentait les galaxies et les lunes, visitait l’univers entier. Volait-il ? Ou était-il tout simplement propulsé par monts et merveilles au loin, la brume l'ayant emporté au delà des limites-mêmes ?

Le gémissement de Miss, alors qu'il la pénétrait tendrement, l'ancra dans le présent, dans la réalité, dans le firmament des yeux de cette dernière.

Leurs corps, unis, ondoyaient ensemble, dansaient sur un rythme presque sauvage...

Erwan sentit sa respiration s'arrêter, alors que le jaguar jaillissait brusquement en lui.
Il avait senti qu'il ne tiendrait pas longtemps, le savait, au fond de lui. Et la présence de son homologue le troubla un instant, dans cette bulle d'intimité qui le liait à Miss. Pourtant le jaguar, loin de l'en séparer, l'y attacha encore plus.

Et dans toutes les fibres de son corps, il n'était plus humain, il n'était plus jaguar, il n'était plus Marchombre...
Un mélange hétéroclite.
Une sensation étrange de félicité puissante.

Il n'était plus rien.
Jaguar. Humain.
Ou même Marchombre.

Ni les uns, ni les autres.
Un tout unique.
Il était lui.
Entier.

Le désir dans son corps s'accrut encore, ses doigts glissèrent sur les épaules de sa dulcinée, vinrent caresser le bas de son dos, imprimer un mouvement plus puissant sur ses hanches, de ses larges mains, pour entrer en elle encore plus profondément, sentir sa chaleur autour de lui, sentir son râle sur le haut de son torse...
Ses seins rebondissaient langoureusement sur son buste, sa douce peau caressait la sienne, alors qu'il sentait une envie naître dans le ventre de la jeune femme. Il ferma les yeux un instant, pencha son visage vers celui de Miss pour attraper doucement ses lèvres, se laissa basculer sur le côté, pour se retrouver sur le petit corps fragile de la Marchombre.

Un sourire passa sur ses lèvres, découvrant légèrement ses dents, un large sourire qu'il ne s'autorisait que très rare.
Il posa ses coudes de chaque côté de la poitrine de Miss, l'une de ses mains relevant la courbure de son dos, tandis que l'autre venait caresser ses boutons roses. Leurs mouvements, liés, complémentés, continuaient, et Erwan, s'il sentait qu'il était aussi jaguar, ne put tenir éternellement...

Depuis combien de temps étaient-ils ainsi ?

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mer 19 Jan 2011, 21:14

    Les mains du Marchombre vinrent saisir Miss dans le creux de son dos, dans sa cambrure un peu excessive, sur le bas de son dos sensible... Elle adorait les caresses à cet endroit précis, et Erwan n'aurait pas pu trouver mieux... Et alors qu'il accentuait ses propres mouvements de bassin, ses mains vinrent se joindre aux vas-et-viens, la pénétrant plus profondément, lui tira un cri de plaisir surpris. Elle sentit les muscles de son vagin se contracter, la faisant monter en altitude, l'envoyant presque dans les nuages, un peu moins haut peut-être, mais déjà c'était irrésistible... Et ses mains qui se referment sur ses seins, et ses lèvres qui viennent happer les siennes, et... Il avait directement compris, s'était laissé allé, avait basculé sur le côté, pour passer au dessus d'elle. Déjà, encore, il était plus loin en elle, plus profond, et elle sentit que quelque chose était venu s'ajouter dans la fougue de son amant, dans ses mouvements, et elle comprit alors que si Erwan était humain, il n'était pas que cela, comme elle l'avait réalisé quelques minutes plus tôt. Le jaguar était là, sans aucun doute, même si elle ne le sentait pas physiquement. Elle soupira doucement, gémit plus fort, alors que le jeune homme était désormais au dessus d'elle, et elle s'accrocha à son cou, à sa nuque, pour sentir ses seins venir frotter contre les pectoraux du Marchombre, avant de se laisser tomber sur le dos, les mains sur le torse d'Erwan, profitant juste de la puissance de son coup de rein, gémissement à chacun de ses mouvements, alors qu'il entrait plus en elle... Elle était essoufflée, sentait aussi qu'Erwan arrivait à la fin, soupira doucement, alors que pourtant il ne ralentissait pas...

    - Je... Er... Erwan...

    Entrecoupée par chaque poussée en elle, Miss ne parvenait pas à parler convenablement, et elle ne put pas mieux parler ni s'exprimer... - si, cela exprimait quelque chose – alors que la jouissance montait en elle, pure et vive, comme un trait parfaitement ajusté, que l'on voyait arriver au ralenti sur soi tout en sachant que l'on ne pourrait jamais l'éviter... Le cri de la jeune femme s'éleva dans la nuit, encore plus puissant que le précédent, sous les doigts d'Erwan. Son corps entier se tendit, tous ses muscles se contractèrent les uns après les autres, certains se refermant sur le membre de son amant, d'autres lui faisant ramener les jambes en position fœtale, alors que ses ongles traçaient probablement des sillons ensanglantés dans le dos du Marchombre, tant elle sentait ses doigts contractés... Tout n'était plus que pure fournaise. Elle salua quelques anges de passage, ouvrit grands les yeux devant l'immensité du Monde, se sentit encore propulsée plus loin, alors que sa cage thoracique se contractait aussi, dans son cri qui n'en finissait plus... Elle voulut reprendre son souffle, ne put que respirer précipitamment, irrégulièrement, avant qu'un autre cri rauque s'échappât encore de ses lèvres, de ses entrailles, alors qu'elle ne pouvait plus le retenir. Elle voulait lâcher Erwan, ne plus lui enfoncer ses ongles dans la peau, juste le tenir doucement... Elle n'avait plus le contrôle nécessaire sur ses muscles et sur son corps pour réussir à le faire. Et elle continuer de se serrer fort, elle sentait même ses jambes qui se refermaient doucement mais sûrement, expulsant du même coup le phallus de son amant, alors qu'au contraire, elle aurait voulu le garder entre en elle... Elle se sentit soudain vide... Vide, mais ruisselante...

    - Erwan...

    Un soupir. Doucement, ses doigts glissèrent sur le torse du Marchombre, sur son cou, sur le bas de sa mâchoire, pour lui relever le menton. Plantant son regard dans celui, océan, du jeune homme, elle déposa un léger baiser sur le côté de sa mâchoire, chercha de sa langue ses lèvres fines, avant de l'embrasser... Puis, cherchant à nouveau son regard, se plongeant en lui lentement, elle sentit en elle céder les dernières murailles de sa protection, élaborée au fil des années, par rapport à de tels actes...

    - Ca paraît bête. On se connaît en fait depuis tellement d'années. Depuis notre enfance, au fond. Je me souviens des rumeurs qui circulaient à la Citadelle, sur un enfant comme toi. Tu avais un an de plus que moi, on n'a pas dû se croiser souvent...

    Elle prit une inspiration, chercha un peu de courage. Son ventre lui tirait un peu, une boule s'y était formée...

    - Pourtant, la première fois que je t'ai recroisé, à l'Académie, pour l'Oulan-Kil de Sasuke... J'ai su que quelque chose nous liait. Je ne sais pas si tu l'as senti à ce moment-là, mais je me rends compte de la certitude qui pulse en moi depuis tout ce temps... Six mois ont passé depuis. Jamais tu n'as quitté mes pensées...

    Elle ferma les paupières. Prit une inspiration. Planta son regard violet dans celui de l'homme.

    - Je t'aime.
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Jeu 20 Jan 2011, 14:48

Le jeune homme se délectait de chaque cri de plaisir qu’il tirait à Miss.
Chacune de ses vocalises sonnait comme un chant de victoire à ses oreilles, une mélodie d’une Harmonie puissante et troublante, une ode au plaisir et au bien-être, qu’il tentait de compléter de ses coups de bassin.

Il sentait la peau de la Marchombre sous ses doigts.
Son corps entier qui hurlait au plaisir, à la jouissance de sentir leurs corps mêlés.
Sa voix douce qui s’élevait si près de son oreille, son souffle qui venait se glisser dedans...
Son odeur si fine et farouche de liberté, de nature, de pins, d’eau cristalline, un parfum de bonheur.

Que pouvait-il attendre de plus ?
Comment pouvait-il ne pas se contenter du plaisir de sa partenaire ?

Et alors qu’il sentait qu’il lâchait prise, Miss voulut sans doute dire quelque chose, écorcha son nom un instant, et alors qu’il pensait qu’elle parviendrait à se faire comprendre, un puissant cri sortit de sa gorge, et son instinct le poussa à continuer ses coups de hanche, il les accéléra quelques secondes, avant de sentir sa propre jouissance monter, et se libérer à son tour.

Entre ses doigts, ce fut le corps entier de Miss qui se contracta, chacun de ses muscles en fit à sa propre tête, il le voyait, le sentait, et dans son dos les ongles de la Marchombre tracèrent des griffures qu’il sentit avec une réalité étonnante, comme s’il n’avait pas été dans son propre corps...

Il poussa encore de son bassin, pour rester dans le corps de la Marchombre...
Être là encore un peu, quelques secondes...

Ce fut le corps de Miss qui l’expulsa doucement, inconsciemment, même s’il voyait sur les traits de la jeune femme qu’elle aurait voulu le sentir encore en elle...

Il se pencha un peu plus sur le corps de sa dulcinée, baissa la tête pour venir embrasser son frond, se délecter de son odeur qui montait jusqu’à ses narines, du parfum de sa transpiration, si sucré et agréable, qui l’ennivra un instant, alors qu’il fermait les yeux.

Miss remontait déjà de ses baisers sur son visage, laissa la trace de ses lèvres sur sa mâchoire un instant. Il sentait ce qu’elle avait à dire, aurait voulu l’arrêter, lui expliquer qu’il avait compris, le dire peut-être même à sa place... Pourtant le regard de la jeune femme le tint muet, alors qu’elle tentait de parler.

Tout ce qu’elle disait était tellement vrai.
Dans son ventre, un nom se forma, alors qu’elle dépeignait un instant leur enfance à la Citadelle. Il pensa à sa mère, irrémédiablement, un instant, avant d’être ramené à la réalité par la suite des paroles de la Marchombre.

Il posa son regard tendre sur le visage de cette dernière.
Le plongea dans ses yeux d’un violet des confins de l’univers.

Il avait senti quelque chose, ce jour-là, c’était vrai. Mais jamais il ne se serait douté que c’était cela. Il avait senti, sans pouvoir mettre des mots ou quelque chose de rationnel dessus. Le jaguar s’était agité, mais sans plus, en tout cas rien qui n’aurait mis la puce à l’oreille d’Erwan, pourtant si sensible à cela. Miss était juste exceptionnelle, sans doute sensible dans les relations qu’elle liait avec les personnes qui gravitaient dans son champ d’action. Après tout, aurait-il pu lui résister ?

Elle n’avait pas quitté ses pensées inconscientes non plus, il s’en rendait compte.
Le jaguar la demandait sans cesse, Erwan avait fini par ne plus comprendre, même s’il ressentait lui aussi un certain manque, manque qu’il n’avait pas non plus pu réellement identifier...

Tout était si limpide, d’un coup.
Tout trouvait sa place.
Comme il avait trouvé sa place en Miss...

Un long frémissement glissa sur son corps entier, alors que la jeune femme concluait...
Quelque chose explosa dans la poitrine d’Erwan.

Il n’avait jamais ressenti cela. Jamais à ce point.

Le jaguar bondit, fondit ses sens dans les siens.
Tout n’était plus que sensation, ressenti.
La puissance qui se pressa dans son corps était bien supérieure à la sienne. Bien supérieure à celle du Jaguar. Bien supérieure à elles deux réunies. L’union des deux était plus puissante encore que l’addition de ces dernières.

Les chants, dans le lointain, percutèrent Erwan de leur douce langueur.
Les légère vagues de Chen s’écrasèrent contre sa peau, et non plus contre le sable.
Le vent venait s’engouffrer dans ses branches, se glisser sur son tronc.
Et les sourires, les rires, les discussions, étaient les siennes.
Idéal...

Il approcha son visage de celui de Miss, ses lèvres à quelques centimètres à peine de celles de la Marchombre. Un sourire éclaboussa l’océan de ses yeux.


- Je ne peux pas dire que j’ai ressenti que nous étions liés. J’ai senti quelque chose, oui. J’étais pourtant bien incapable d’interpréter ce que cela était. Jamais je n’aurai eu idée, seul, qu’une telle chose était possible... Bien au delà de mes perceptions et de mes idées...

Il caressa la bouche aux lèvres gonflées de Miss des siennes, sourit, avant de continuer.

- Pourtant, lorsque tu me dis cela, c’est une évidence qui m’embrase le coeur. Depuis.. le début, tu as raison, Miss.

Il se laissa tomber sur un coude, à la gauche de la Marchombre, avant de murmurer, à son tour, en réponse, comme une évidence, une nécessité, un accomplissement...

- Je t’aime, Miss...

Cela pouvait-il avoir un sens ? Six mois déjà, qu’ils s’étaient croisés pour la première fois, après des années sans se voir, et même s’ils s’étaient vus... Six mois, et il n’avait pas vu plus loin que le bout de son nez, n’avait pas cherché à plus comprendre que cela ce qui l’étreignait jours et nuits...

Erwan se redressa doucement, sourit en plongeant son regard dans les flammes, en sentant son propre corps frissonner de froid. Soudain, la fatigue déferla sur lui comme elle ne l’avait jamais fait, puissante et dévastatrice. Il ferma à demi les paupières, soupira doucement.

Cherchant son haut du regard, il tomba sur une couverutre que Miss avait laissée près du feu, et sourit. Tournant son regard à moitié endormi, déjà, vers la Marchombre, il soupira.


- A croire que je ne suis pas fait pour cela...

Un rire le secoua un instant, alors qu’il ouvrait la couverture pour se protéger, laissant un pan découvert, invitation à Miss pour qu’elle vînt le rejoindre...

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Jeu 20 Jan 2011, 20:32

    Miss était écoute. Elle hocha doucement la tête lorsqu’Erwan lui expliqua qu’il n’avait pas lui-même su interpréter ce qu’il avait senti, ce jour-là. Le souvenir déferla pourtant dans la mémoire de la jeune femme, alors qu’elle se revoyait rougir comme une pivoine, alors que son coeur s’emballait, et que ses yeux tombaient sur la silhouette haute et large d’Erwan qui attendait. Elle se souvint avoir cru que c’était un rêve, projetée dans un dédale de sentiments tous plus confus les uns que les autres. Elle soupira doucement, alors que les lèvres du Marchombre, à quelques centimètres des siennes, soufflaient doucement encore des évidences pour lui, mais des découvertes pour elle... Et lorsqu’à son tour, il prononça les trois mots magiques, les mots qui font tout et que Miss avait eu du mal à sortir de ses entrailles, tout se brouilla autour d’elle. Des larmes de bonheur glissèrent de sous ses paupières, alors qu’elle venait sceller leur commun accord d’un long et tendre baiser... Elle soupira distraitement lorsque le Marchombre se releva doucement, et éclata de rire quand elle sentit sous ses doigts les frissons de froid lui tirer la chair de poule. Mais c’était vrai qu’il ne faisait pas chaud, loin de là ! Un frisson la traversa elle aussi, et elle rit encore, doucement. Son immense regard violet se posa sur le corps d’Erwan, qui cherchait de quoi se réchauffer. Ses muscles contractés firent se mordre la lèvre inférieure à Miss, et déjà le désir venait brûler à nouveau son ventre. Pourtant, les paroles du Marchombre, et la soudaine fatigue qu’elle discerna sur ses traits, n’étaient pas propices à cela, mais elle n’en fut pas frustrée : elle se rendait compte qu’elle aurait toujours envie de lui, si elle restait à ses côtés, et elle ne pourrait jamais tarir ce désir – en tout cas, elle l’espérait – qu’importe le nombre de fois où ils se feraient l’amour... Un soupir franchit les lèvres de Miss, alors qu’il se redressait un peu plus pour saisir la couverture et la mettre autour de son torse, avant de garder un pan ouvert et de lui adresser un regard presque coquin... Miss se sentit fondre. Se glissant dans la couverture contre le corps d’Erwan, elle rit lorsqu’il ajouta qu’il n’était pas fait pour cela, et décréta doucement.

    - Au contraire... Tu es fait pour ça ! Avec moi, bien sûr !

    Elle éclata de rire avant de se pellotonner contre le corps de son amant. Il était chaud, et la couverture se referma sur le passage de Miss. Posant délicatement sa tête sur l’épaule de son amant, elle soupira doucement, heureuse. Elle sentait encore la présence d’Erwan en elle, même s’il n’y était plus physiquement, son odeur l’enveloppait doucement, elle se sentait légère, tranquille, apaisée. Fermant les yeux, elle dût tout simplement s’endormir en même temps que lui, ou peut-être même avant, le nez dans son cou, inhalant son parfum sauvage et animal. Elle dormit comme un bébé, tranquille, son sommeil fut profond et empreint de rêves de couleurs, d’odeurs, et de temps, de fantaisie et d’harmonie. Le matin les trouva tous les deux allongés l’un contre l’autre, toujours, emmitoufflés dans la petite couverture. Miss bailla doucement, avant de s’étirer consciencieusement, et de se redresser. Son regard se posa sur Erwan, et elle s’attendrit. Elle ne doutait pas qu’en s’éveillant ainsi, elle avait aussi réveillé le jeune homme, et posa délicatement ses doigts sur ses pectoraux saillants. Le soleil se découvrait timidement derrière les montagnes, et il faisait vraiment froid. Tremblant un instant, Miss se leva complètement et alla chercher ses vêtements, pour les enfiler. Puis, elle fila dans la forêt pour aller chercher du bois, et elle raviva les flammes dans le feu alors qu’Erwan s’éveillait doucement.

    - Bonjour, Erwan...

    Elle lui sourit doucement, se mordit vivement la lèvre inférieure avant de l’embrasser tendrement. Puis, elle s’écarta de lui, pour aller chercher de la nourriture séchée de la veille, qu’elle fit cuire sur le feu, avec amour. Elle se sentait toute chose, et son regard fixa les flammes ondulantes durant plusieurs minutes, alors qu’elle mourrait d’envie de se réfugier encore dans les bras forts et doux du Marchombre. Tournant la tête, elle lui sourit amoureusement, ferma les paupières un instant, pour reporter son regard sur le feu et la viande...

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Dim 23 Jan 2011, 13:56

Un soupir filtra au travers de ses lèvres fines lorsque Miss vint se réfugier dans ses bras.
Sa réplique lui avait tiré un sourire presque résigné, alors qu'il hochait doucement la tête.

Il était vraiment fatigué, et à peine eut-il refermé la couverture sur le corps chaud de Miss qu'il sombra dans le sommeil. L'odeur de la jeune femme l'enveloppait doucement, et il se sentait bien, comme dans un nid de tendresse et de douceur. Le parfum de miel et de thym de la jeune femme était tout simplement divin, et emmena le Marchombre dans des rêves bien étranges...


*
- Essaye de sentir le cheval sous toi, Erwan. Ouvre la main pour tourner, montres la direction avec ton pouce sur la rêne.

Le petit garçon s'applique, il tire la langue de concentration. Son père a réussi à trouver un cheval qui ne semble pas trop effrayé quand il s'en approche, alors que tous les autres chevaux ont le blanc des yeux découvert lorsqu'il s'en approche. Les animaux ont peur de lui, et il ne comprend pas.

Pourtant, il ne leur a jamais rien fait.
Il a toujours été tranquille, calme et serein à côté d'eux.
Mais cela semble plus fort qu'eux. Comme un instinct de leur part, qu'il ne comprend pas.

Mais Phÿn, un vieux cheval qui n'a plus d'odorat, semble plus tolérant vis-à-vis de lui, et c'est pour cela que son père a entreprit de lui apprendre l'équitation avec ce cheval en particulier.

A un peu plus de dix ans, il n'était jamais monté sur un cheval.
Les autres enfants commençaient à faire de l'équitation à l'âge de cinq ans, lui n'avait jamais pu en approcher un. Et il montait maintenant sur le vieux cheval baie, son père en directive au milieu de l'espace de travail.

Soudain, l'air s'agita, et les oreilles de Phÿn s'orientèrent dans tous les sens pour trouver la source de l'énervement.
Il s'arrêta, et Erwan leva les yeux.


- Qu'est-ce qu'il se passe, Rusnik ?

- J'ai trouvé une gamine au milieu des plaines, elle a failli se faire avaler par un tigre des prairies...

- Comment cela se fait que des enfants vont si loin ?

- Ce n'est pas une de nos enfants... Elle ne parle pas notre langue...

- Quoi ? Mais d'où sort-elle ? Y avait-il quelqu'un ?

- Non aucune trace. Même pas les siennes, dans la prairies, juste celles du tigre. Je ne sais pas du tout comment elle est arrivée là... Je ne vois aucune explication plausible... Je vais voir le Seigneur pour la lui amener, et qu'il nous dise ce que l'on fera avec elle...


Erwan fronça les sourcils. C'était étrange, comme histoire...
*

Un geste.
Un souffle.

Erwan ouvre lentement les yeux, alors que Miss se lève rapidement. Il la contemple un instant, paupières à demi-closes, alors qu'elle se glisse dans l'air frai du petit matin. Les frissons qui glissent sur sa peau lui tirent une chair de poule adorable, raffermissent ses petits seins ronds, éveillant le désir chez le jeune homme alors que son regard glisse encore sur le corps de la jeune femme...

Miss s'éloigne vivement, et Erwan souffle.
Il n'en revient pas.
Tout ce qu'il s'est passé la veille est si surprenant, complètement fou, quand il y pense. Jamais il n'aurait cru que... cela serait si facile. Tout n'a été que beauté et instinct, puissants autant l'un que l'autre. Cela frôlait réellement la perfection, et les premiers gestes de Miss, dans ses bras, renforçaient cette nécessité, cette évidence.

Se redressant sur un coude, il observa la jeune femme raviver le feu un instant, la déshabillant du regard.
Un sourire sur les lèvres, il cligna une fois des yeux alors qu'elle se tournait vers lui pour le saluer, en cette douce matinée.


- Tu es belle tu sais...

Les mots avaient jailli de son âme, comme une cascade vive.
Il lui sourit doucement, se releva tout à fait en plaquant la couverture sur son corps pour ne pas avoir froid, et vint se placer derrière elle, posant ses larges mains sur son petit ventre plat. Déposant délicatement ses lèvres sur l'épaule de la jeune femme, il contempla les flammes un instant, profitant de cet instant.

Son odeur. Son contact. Le goût de sa peau.
Il tressaillit.

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mar 25 Jan 2011, 12:15

    Le compliment fit rougir Miss, qui bafouilla une réponse sans queue ni tête. Papillonnant des paupières quelques secondes pour reprendre contenance, elle se rendit compte que si on lui avait souvent fait cette remarque, jamais les hommes ne l'avait fait de cette manière, avec cette voix douce et surtout... emplie de sincérité, et aussi profondément. Elle rougit encore légèrement en y repensant, avant de soupirer doucement, fixant les flammes, espérant à la fois qu'Erwan se levât pour s'approcher d'elle, et en même temps en se disant qu'elle ne devait pas trop espérer, et en se convainquant qu'il ne le ferait pas... Alors, qu'elle fut sa surprise, agréable et tendre surprise, lorsque le jeune homme se leva lentement ! Elle le vit saisir la couverture pour se couvrir, soupira légèrement en se disant qu'elle l'aurait bien contemplé encore un peu... Sursauta légèrement alors que, déjà, il était derrière elle, contre son dos, doux et langoureux. Lorsque ses mains se promenèrent sur son ventre, elle frissonna presque violemment, la chair de poule glissant jusqu'à la racine de ses cheveux. Et les lèvres de l’homme sur son épaule achevèrent de la faire totalement fondre. Il répondait au moindre de ses désirs avant qu’elle-même n’eût pu les formuler, c’était inconcevable, mais si vrai jusque là… Ou alors, il prenait son temps, elle avait l’impression, pour saisir toute la portée de son désir et ainsi le combler parfaitement en quelques gestes ou mots soigneusement guidés. Un soupir passa encore une fois les lèvres de Miss, qui laissa aller sa tête vers l’arrière, offrant son cou à Erwan, fermant les paupières de bien-être. Elle naviguait dans un océan de félicité incroyable, et avait l’impression de flotter sur un petit nuage…

    C’est le moment que choisit son ventre pour protester bruyamment, et elle se rendit compte qu’elle mourrait de faim. Riant doucement, elle se tourna gracieusement vers Erwan et attrapa ses lèvres du bout des siennes, les lui mordilla un instant, le regard rieur, avant de le lâcher et de se blottir contre son torse, tant il était grand comparé à elle. Presque quarante centimètres de plus, à y penser ! Les paupières closes, la jeune femme soupira doucement, avant de se reprendre et de s’éloigner un peu du corps de son amant. Lui adressant un sourire tendre et d’une douceur qu’elle ne se soupçonnait pas, elle soupira doucement, avant de se détourner légèrement. Son regard glissa sur le feu qui brûlait haut, et elle annonça alors :


    - Mon estomac n’aime pas être vide, et il exige d’être comblé… Une petite chasse ne peut pas faire de mal, n’est-ce pas ?

    Adressant un sourire taquin à Erwan, la jeune femme détourna le regard vers la forêt. Il faisait frai, et cette période de l’année ne voyait pas beaucoup de mammifères s’ébattre dans les feuillages absents de la forêt. Elle soupira doucement, posa son regard sur le corps d’Erwan, qu’il cachait à la fraicheur sans y parvenir tout à fait, sans doute, étant donné la légère chair de poule qui s’était accrochée à ses larges bras. Un sourire, tranquille, et Miss se détacha tout à fait du Marchombre pour saisir un arc et quelques flèches, avant d’échanger un clin d’œil avec Erwan et de s’enfoncer dans la forêt. La neige n’était plus présente que dans les endroits que le soleil ne pouvait atteindre, et le ciel n’avait pas décidé de laisser les flocons épancher la terre depuis plusieurs jours. Le ciel de cette nouvelle journée promettait d’être d’un bleu infini, car aucun nuage ne venait assombrir l’horizon, alors que le soleil n’avait pas encore tout à fait terminé de se lever derrière les montagnes. Soupirant, Miss se glissa entre deux arbres, et sauta sur la branche basse d’un autre, pour se mettre en hauteur. Son regard attentif chercha un indice d’une présence animale, qui ne tarda pas à se présenter : un lièvre s’aventurait hors de son terrier, circonspect, et reniflait les alentours pour déceler l’odeur d’un prédateur. Attentive au flux du vent, Miss s’était mise face à celui-ci, par rapport au terrier, et le rongeur sortit un peu plus pour se dégourdir les pattes un instant sur la terre gelée.

    Le trait siffla dans l’air, tuant proprement le lapin en passant entre deux de ses côtes, transperçant directement son cœur aux battements rapides. Sautant de sa branche vivement, Miss alla chercher l’animal et retourna vers le feu qu’elle avait remis à brûler le matin-même, où elle avait dormi dans les bras du Marchombre. Un sourire passa sur son visage, alors qu’elle repensait à ce qu’ils avaient fait la veille. Et pourtant, dès le matin, aucune gêne ne s’était immiscée entre eux, comme si tout était naturel, tellement vrai, comme si tout avait convergé pour attendre ce moment… Un soupir franchit ses lèvres. Il était vrai que les hommes avec lesquels elle avait pu avoir des relations aussi intimes n’avaient pas eu la chance de la voir au réveil, car elle se coulait sous les draps et dans la chambre avec grâce et sans aucun bruit, et ils ne se réveillaient même pas. Ou alors, elle les quittait dès la fin de l’acte… Et les quelques fois où elle n’avait pas procédé ainsi, elle avait senti une gêne chez son partenaire, même si elle-même n’en ressentait pas. C’était tellement différent, avec Erwan… Tellement plus fort. Tellement plus vrai, plus évident, comme s’ils avaient été faits l’un pour l’autre. Et jamais elle n’aurait pensé rencontrer un tel homme… Une bouffée de joie monta dans son cœur, et c’est presque en dansant qu’elle revint près du feu pour retrouver Erwan…

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Mer 26 Jan 2011, 18:50

Il n'y avait plus que la présence de Miss.

Son odeur.
Parfum enivrant de pin, de thym, de miel, légèrement sucré, doux et sensuel, qui montait en lui, et qu'il humait avec délice.

Sa peau.
D'une douceur affolante, d'un teint adorable de pêche, soyeuse et lisse, qui était doucement façonnée par les muscles qui roulaient au dessous.

Les lèvres du jeune homme explorèrent le cou de la Marchombre, alors qu'elle laissait sa tête basculer en arrière, vers lui. Il caressa sa carotide de ses lèvres, glissa sa langue sous son menton, doux et tendre, alors que ses mains remontaient sur le ventre de son aimée, et que l'une d'elle venait masser doucement le mont de ses seins. Le petit soupir qu'elle laissa s'échapper fit grimper le désir d'Erwan, qui prit une grande inspiration lorsqu'elle se dégagea de son étreinte alors que son estomac était mécontent.

Riant de bon coeur, le jeune homme hocha doucement la tête lorsque Miss proposa une partie de chasse. Et lorsqu'elle se détourna complètement de lui, il soupira. Il aurait voulu encore la sentir contre lui, un instant, une seconde, mais ne la retint pas, se contentant de l'admirer lorsqu'elle se mouvait pour aller chercher un arc et quelques flèches, puis se tourna vers la forêt.

Souriant tranquillement, le jeune homme la laissa filer dans les arbres, et se tourna lui-même vers le feu.

Le feu brûlait haut et fort.
Sa chaleur se répandait autour de lui, puissante.
La couleur de ses flammes, du jeune au rouge, ondoyait doucement avec la légère brise matinale.

Un souvenir éclata dans l'esprit du Marchombre.
Une rencontre.
Leur première rencontre.
Étonnante. Lointaine...


*
- Y'a Sunoy qui vient de demander à Nyya si elle voulait se marier !

- Quoi ? Sérieusement ? Et alors ?

- Bah, elle a pas du tout aimé... Et elle l'a défié en duel !

- Mais elle est folle, elle a largement pas son niveau !

- T'sais comme elle est, trop sûre d'elle, même si elle est douée, elle n'est pas consciente qu'il l'est plus qu'elle...

- Et ça se passe où ?

- A l'arène à l'Est de la Citadelle.

- J'veux voir ça !


Erwan fronce les sourcils. Cela fait à peine quelques jours qu'ils sont revenus, sa mère et lui, à la Citadelle, pour chercher quelques armes, selon elle, et déjà des rumeurs étranges circulent par rapport à un mariage qui ne devait pas en être un.

Curieux, l'apprenti Marchombe avait glané des informations çà et là.

Apparemment, la jeune fille concernée avait provoqué Sunoy en duel par rapport à l'affront qu'il lui avait fait en la demandant en mariage. L'apprenti Frontalier en question avait un an de plus qu'Erwan, donc deux de plus qu'elle, et elle s'était jetée dans la gueule du loup, les termes de ce duel étant que s'il gagnait, elle l'épouserait.

Elle était inconsciente.

Mais il s'était laissé entraîné par la curiosité.
Il était allé jusqu'à l'arène Est. Son regard avait glissé sur le sable de la piste.

Une jeune femme. Pas très grande, deux longues tresses battant dans son dos, fine et vive. Ses mouvements étaient envoûtants, il y retrouvait quelque chose qu'il connaissait...


- Erwan, on y va.

A peine surpris de la présence de son Maître, il hoche la tête un instant, détournant son regard avec regret.
Emboîtant le pas de sa mère.

*

Elle était donc... partie ? S'était-elle enfuie, à ce moment-là, se désistant de la formation de Frontalier ?

Erwan fronça les sourcils. Tout était si étrange.
Leurs histoires s'étaient rencontrées plusieurs fois, s'étaient croisées sans qu'il ne s'en rendît compte.
Ils avaient au fond beaucoup de similitudes. Des moyens particuliers à eux-mêmes de s'en tirer.

Un sourire passa sur ses lèvres, alors qu'il s'avançait pour enfiler son pantalon et la peau de bête sur son torse. Mais déjà Miss revenait, avec un gros lièvre tenu par les oreilles, proprement tué.

Lui adressant un sourire, le jeune homme s'approcha d'elle à son tour, saisit le lapin en se baissant et déposa un léger baiser sur les lèvres de la Marchombre. Souriant tranquillement, il fit demi-tour et commença à dépecer le lapin, et le fit cuire au dessus du feu.

Le ciel d'un bleu uniforme, au dessus de leur tête, présageait une journée radieuse.
Un sourire glissa sur ses lèvres, alors qu'il s'asseyait à côté du feu, tournant la tête pour apercevoir Miss.

Non pas qu'il ne savait pas où elle était.
Son odeur et le bruit de son souffle lui donnaient sa position précise.
Juste qu'il voulait la regarder. La contempler.

S'en lasserait-il ?

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Ven 28 Jan 2011, 12:27

    Lorsqu’elle était revenue avec son lapin entre les doigts, Miss s’était attendue à ne pas voir Erwan tout de suite, ou bien à le voir rentré déjà avec un trophée de chasse. Ce ne fut pas du tout le cas : le jeune homme l’attendait, et elle sentit son cœur bondir dans sa poitrine en l’observant un instant. Les gestes du Marchombre, empreints de grâce et d’une beauté étonnante, la faisaient doucement frissonner, et lorsqu’il vint à sa rencontre pour saisir le lièvre et effleurer ses lèvres dans un baiser d’une tendresse et d’une légèreté magiques, elle se sentit encore défaillir. C’était la première fois que cela lui arrivait. Et même, depuis qu’elle l’avait rencontré à nouveau, après des années et des années sans l’avoir aperçu depuis la Citadelle, elle avait ressenti des choses qu’elle ne se connaissait pas. Pourtant, elle en avait connu, des hommes. Des grands, des petits, des forts, des maigres, des barbus, des brutaux et des tendres. Mais aucun n’avait provoqué chez elle le quart de ce qu’Erwan provoquait. Un sourire presque niais, empli d’un bonheur intense, elle resta sur place quelques secondes, alors que le jeune homme allait préparer le lièvre pour qu’ils pussent le manger non cru. Un soupir glissa sur ses lèvres alors qu’elle songeait que normalement, c’étaient les hommes qui allaient à la chasse et les femmes qui faisaient à manger. Un éclat de rire franchit ses lèvres, alors qu’elle s’approchait de son amant. Ce dernier avait légèrement tourné la tête pour la voir, et elle lui adressa un sourire lumineux. A son air interrogatif, Miss lança, d’un ton gai et sur quelques trilles aigües :

    - Non, je me disais juste que tu étais une parfaite cuisinière, et moi un homme bourru qui allait à la chasse !

    Eclatant encore de rire, elle s’approcha du feu de quelques pas de danse, heureuse. S’asseyant vivement à côté d’Erwan, elle observa le feu un instant, posant sa tête contre la large épaule du Marchombre. Elle se sentait bien. Bien, car toujours aussi libre, toujours aussi futile et gaie qu’à l’accoutumée, voire plus. Parce que lorsqu’elle était restée plus de quelques jours avec n’importe quel homme, elle avait eu l’impression de se faire enfermer dans une pièce de verre, qu’elle pouvait voir au dehors sans vraiment être libre. La sensation qui l’étreignait était complètement différente : elle pouvait faire ce qu’elle souhaitait, quand elle le souhaitait, mais à chaque pas désormais Erwan serait blotti dans son cœur, toujours, et elle sentirait toujours sa présence avec elle. Elle espérait que la réciproque était vraie, avant de s’enlever cette idée de la tête : Elle n’était pas Erwan, et il n’était pas elle. Il était improbable qu’il ressentît exactement ce qu’elle ressentait, et ressentait les choses à sa manière, avec sa propre expérience, sa propre vie. Surtout que sans doute le jaguar compliquait-il encore tout cela. Un léger soupir glissa sur les lèvres de la Marchombre, alors qu’elle fermait les yeux. L’odeur du jeune homme l’enveloppait, et l’odeur du lapin qui dorait commençait à s’animer sous ses narines. Saisissant un bâton pour mélanger les cendres et le bois dans le foyer du feu, elle se tourna vers Erwan, et laissa aller sa tête contre son épaule, encore une fois. Sa main droite vint se poser sur la cuisse du Marchombre, et elle soupira en souriant.

    - Mon apprentie ne tardera pas à rentrer du Rentaï… Pour son dernier cours, j’ai prévu un long voyage…

    Relevant la tête pour planter son regard dans celui d’Erwan, Miss soupira doucement. Alors qu’ils venaient tout juste de se trouver enfin, de se lier et de s’aimer, elle annonçait déjà qu’elle devait partir. Mais elle avait aussi conscience qu’Erwan partirait aussi. Sans doute pas aussi longtemps qu’elle-même : le voyage qu’elle avait prévu jusqu’aux Septentrions des Géants durait presque deux mois, rien que pour y aller. Elle ne serait pas de retour avant quatre mois. Quatre mois… C’était long, et court à la fois. Son premier groupe, Quino, avec Ellenya et Phy, était parti avec une caravane, tous les deux ensembles. Cela faisait deux semaines qu’elle les avait laissés à Al-Chen pour qu’ils s’en allassent, et elle savait aussi qu’ils ne rentreraient pas avant la fin du printemps, la caravane ayant un long chemin à faire : le tour de l’empire, rien que ça ! Un soupir glissa des lèvres de Miss, les yeux toujours plantés dans ceux d’Erwan…

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Ven 28 Jan 2011, 12:37

- Un long voyage ? Où comptes-tu l'emmener ?

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Ven 28 Jan 2011, 12:39

    - Oui, plutôt long... On va rejoindre les Septentrions des Géants, tout au Nord de l'Empire...
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Ven 28 Jan 2011, 12:41

- Sacré voyage, en effet !

Par où comptes-tu passer ? Rien que pour les rejoindre, il doit falloir entre deux et trois mois, non ?

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Ven 28 Jan 2011, 12:43

    - Oui, j'ai compté deux mois, en étant optimiste...

    J'ai mes autres apprentis qui arrivent d'ici quatre ou cinq mois à Al-Chen, donc j'aimerais faire assez vite, j'espère que cela sera possible...
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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Ven 28 Jan 2011, 12:45

C'est un beau voyage, en effet. Je ne crois pas en avoir déjà fait de si longs avec mes apprentis...
Sauf avec ma première, Alaya, mais je ne l'ai pas formée dans le cadre de l'Académie...

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MessageSujet: Re: L'infini de la nuit [PV Erwan] [ - 16 ]   Ven 28 Jan 2011, 12:46

    - Ah, tu as eu une apprentie avant ceux de l'Académie ?
    Il y a une différence, entre le faire à plusieurs apprentis ou à un seul, sans avoir à passer les formalités que l'on demande ici ?
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