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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Force et Imagination Part I [Pv Hen]

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Nuhadu Darkmoon
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Citation : Il chante. Il dort. Il meurt et il s'envole. Il mord. Il dort. Il meurt et il attaque. L'Ange noir.
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MessageSujet: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Jeu 23 Déc 2010, 10:21

Encore une belle journée.
Le soleil brillait clair, veillant sur les nuages qui passaient leur chemins sans demander leur reste. le vent était fin et léger, du moins pour ce qu'il pouvait en sentir dans cette immense forêt. Baraïls. Contrairement à Ombreuse, on avait pas pris soin de choisir un noms reflétant ce lieu. Encore que le nom n'avait peut être pas été choisi par les hommes. Après tout elle était la seule, et imposante, frontière entre l'Empire et le pays Faël. Et vu les belles consonances de ce nom, la probabilité était encore plus importante qu'il ne soit pas d'origine humaine! Peut être que ce peuple farceur et rieur se serait chargé lui même de la nommé, alors comment savoir si le nom décrit bien la forêt sans parler Faël? Leur langue s'appelle-t-elle comme ça? Pourra-t-il jamais l'apprendre? Sans doute, s'il entrait en contact avec ce peuple. Un jour peut être.
Pour l'instant il se promenait dans la forêt. Pourquoi celle là? Parce qu'il l'aimait bien. C'était la plus proche de son lieu de naissance. Il avait vécu à côté d'elle pendant de nombreuses, et de longues années. Ne la connaissait pas, très peu. Il avait cru un temps y trouver la maison qu'il n'avait jamais aimé... et pourtant, il avait fini par repartir.

Aujourd'hui il repassait la voir. Juste pour la sentir à nouveau. Bien qu'il ne les aimasse pas, ses souvenirs revenaient à la charge. Il en avait oublié beaucoup, n'était pas sûr de certains. Pratiquement aucun ne se passait entre ces arbres. Seul la soudaine proximité d'Al-Vor était responsable de ces flash-back. Une proximité qu'il préférait ne pas amoindrir, de peur de regretter ses choix. Il ne pouvait tout simplement pas accepter l'idée de se remettre en question. Être Marchombre était ce qu'il lui convenait le mieux, et il avait bien l'intention de finir sa formation. Mais parfois il se demandait ce qu'aurait put réserver sa vie s'il avait suivit la voie familiale. La place qu'on lui avait proposé de suivre n'était pas du tout mauvaise. Nombres de personnes aurait pu la lui envier. Enfin, si on aime bien devoir sans cesses des compte a tout le monde c'est pas si mal. Mais la foule... les gens qui se pressent, ceux qui vous réclament pour tel affaire, ou juste pour vous parler du prix... ça Nuhadu ne le supportait pas. Il avait besoin de son air, son espace vital. Il ne pouvait pas aimer cette vie.

Et cette forêt? Il l'aimait certes, elle était belle, grande, pleine de surprises plus ou moins agréables... Mais quel que soit la taille de cette forêt, il ne pourrait s'en contenter. Il voulait voir tellement plus, ne rater aucune surprise, changer d'horizon. Qui pourrait se limiter à une forêt? L'avidité est humaine, est un défaut. Mais lui la tourné sous une forme sans doute préférable. Celle qui le poussait à ne rien s'approprier et à ne pas devenir une propriété. Il désirait voir le monde plutôt que le monde, il désirait le découvrir et apprendre de lui plutôt que de lui imposer sa propre loi. Être maître de soi était déjà une quête suffisamment ardue sans en plus s'ajouter une autre tâche encore plus grande. Les Marchombre lui semblaient encore plus adaptés que jamais à son idéal de vie.

Il marchait en songeant au milieu des grands arbres centenaires de la forêt. Ils avaient dû en voir des choses! Un arbre peut-il mourir de vieillesse? Il savait qu'ils pouvaient être atteint de maladies, être attaqués par d'autres plantes, ou même par d'autres être vivants... Mais un arbre est-il mortel pour autant? Il semblait bien que par défaut, ils pouvaient s'épanouir sans fins, suffisamment proche de l'éternité en tout cas pour que des générations d'hommes passent et trépassent devant eux. Leur immobilité était-il le prix de cette longévité? Posant sa main sur l'un des imposants troncs, il tenta de lui percevoir un rythme, un autre signe de vie que la couleurs flamboyante de ses feuilles. Mais il ne percevait que le contact de paume sur l'écorce. Un contact qu'il apprécia un bon moment, fermant les yeux et écoutant tranquillement les sons de la forêt. Un endroit paisible et calme.

Cependant, un son proche... provenant apparemment d'un petit animal au dessus de lui, le troubla. Il leva les yeux et découvrit un minuscule écureuil perché sur un branche, juste un peu au dessus de lui. Ils se fixèrent tout bêtement plusieurs minutes. Puis, alors qu'un sourire éclairait le visage du jeune garçon, la bête se déplaça vivement sur la branche, atteignit le tronc, l'escalada vite et se percha sur une branche un peu plus haut.

Il rêvait? Cette écureuil était quand même pas en train de le défier de le rejoindre... Non sûrement pas, il avait juste pris de la distance. Il avait dû voir dans le sourire un menace, après tout les loups montrent les crocs pour intimider. Mais Nuhadu était d'un naturel joueur. Et là, il voulait jouer avec la boule de poil! Déposant son sac à terre contre le tronc, il commença son escalade. L'entreprise l'envahit d'une telle joie qu'il mit à cœur de se surpasser. L'écureuil le regarda. Pouvait-il être étonné? Nuhadu prit joie à penser qu'il ne s'attendait pas à ça! Grimpant assez vite, profitant de toute les branches à sa porté qui lui paraissaient suffisamment solides, et avec un arbre de cet envergure il n'en manquait pas, il rejoignit la branche où s'était tenu l'écureuil. Forcément il n'allait pas l'attendre! Il avait grimpé plus haut, puis comme comprenant le jeu s'était arrêté pour l'observer à nouveau. Il était donc conscient qu'il n'était pas chassé. Nuhadu poursuivi donc sa course.

L'écureuil, loin d'être stupide, était conscient que les arbres ne grimpaient pas à l'infini. Aussi, il sauta dans un autre au bout d'un moment. On aurait vraiment pu croire qu'il défiait le garçon à la peau sombre de le rejoindre. Et ce dernier se faisait une joie de ne pas le décevoir. Il voyagea donc d'arbre en arbre, en sautant d'une branche à une autre, se suspendant à certaines parfois, voir se laisser même chuter pour en atteindre de suffisamment solides. Il devenait presque un écureuil! Sauf qu'il était bien trop gros pour être un écureuil! D'ailleurs quelque chose d'aussi gros aurait-il pu voyager dans un arbre en temps normal?

Un hurlement fit trembler la forêt et mit fin au jeu. Un hurlement animal, un hurlement de prédateur. Était-il en chasse? Normalement, un prédateur ne fait-il pas preuve de discrétion? Pas toujours... si son arme était la peur. Qui était donc la cible de cette promesse funeste de finir dans le gosier d'un de ces seigneurs de la forêt? Tout dépendait du seigneur... De quel prédateur s'agissait-il? Un mouvement des branches sur sa droite lui mit la puce à l'oreille. Il y avait trop de feuille pour en avoir le coeur net. Mais mis à part un apprentit marchombre débile, qu'est-ce qui pouvait bien se promener dans les arbres à la recherche de viande fraîche? La réponse est simple. Un ours élastique.

Là, sur le coup. La peur était vraiment à son summum! La bête venait de faire une entré qui aurait été mille fois applaudie dans une pièce de théâtre! Manque de chance pour les uniques spectateur, Nuhadu et l'écureuil, ce n'était pas une comédie... ça risquait même d'être une tragédie. Nuhadu jeta un coup d'oeil à son compagnon de jeu... qui n'était déjà plus là. Pour emmerder les passant les boules de poils sont là, mais alors quand il s'agit d'un ours élastique ils décampent! Normal... c'était la réaction la plus logique. Décamper.

Ne perdant plus de temps à réfléchir, et laissant l'adrénaline décupler sa force, Nuhadu se mit à bondir à toute vitesse de branches en branches. Devait-il redescendre? Et risquer de se faire rattraper où de ce casser une jambe dans la précipitation? Tenter de se maintenir dans les airs était encore plus simple avec l'entrelacement des branche de cette forêt! Il continua donc dans les airs, conscient de jouer sur le terrain de l'ennemi. Ennemi qu'il percevait plus qu'il ne voyait. Il faisait comprendre qu'il était là... mais il ne le montrait pas. Qui aurait voulu vérifier? Un fou! Et Nuhadu ne l'était pas à ce point. Cependant, l'arme de ce prédateur est la peur... Et c'est-elle qui finit par atteindre Nuhadu, bien avant qu'une griffe ne vienne le toucher. La peu qui lui donnait des ailes un peu plus tôt, et qui le précipitait dans le vide maintenant. Son pied avait loupé une branche, sa main en avait attrapé une autre dans la chute, mais le choc de l'arrêt causa tant de douleur dans son épaule qu'il lâcha. Il tomba, donc encore, a peine freiné. Et finit par se faire cueillir par la terre. Il tomba sur ses pieds et ses jambes lâchèrent... Il le savait pourtant qu'il devait ménager son corps! La douleur dans la jambe gauche l'avertit qu'elle avait bien plus que mal supporté le choc... Alors qu'il tendait les mains pour évaluer les dégâts son bras droit le fit affreusement souffrir et il du le reposer... Son corps l'abandonnait... Il était là au milieu d'une forêt sans pourvoir bouger, seul...
Un autre grondement lui rappela que non il n'était pas seul.... La chance...

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Jeu 23 Déc 2010, 12:25

Le voyage, j'avais envie de découvrir le monde, mon expérience dans le désert des murmures avait réveillé en moi le goût de la découverte.
C'est donc la joie traversant mon corps et un grand papillon bleu sur l'épaule gauche que je pénétra dans le foret de Barail, je connaissais son nom, son histoire mais jamais encore je n'avais eu la chance de pouvoir la visiter.

Jamais jusqu'à aujourd'hui.

La forêt brillait d'une lumière qui lui semblait propre, malgré le temps plutôt maussade chaque raie de Soleil dessinait des arabesques sur le sol encore humide, les arbres avaient réussis à garder leurs feuilles et cela malgré l'hiver.

Une route serpentait lentement entre les différents végétaux. Le rire aux lèvres je l'emprunta, m'émerveillant de chaque détail attirant mon attention, un vent un peu plus puissant qu'à l'habitude, des papillons, des fleurs, des animaux en tout genre.

Dans cette forêt tout semblait magnifique, comme emprunt d'une vie.
Le papillon sur mon épaule prit son envol et m'ouvrit la voie, je le suivis gaiement, m'abreuvant à chaque instant de la féerie que dégageait ce paysage.

Les fleurs dansaient sous le souffle du vent, les champignons tentaient de survivre dans un amas de feuille en décomposition, les sac poussaient joyeusement sur le bord des arbre, les oiseaux volaient lentement dans le ciel, les papillons s'e …

Les sacs poussaient?

Je tourna vivement mon regard, il y avait effectivement un sac posé contre le tronc d'un grand arbre, il n'était pas recouvert par les feuilles ni la rosée du matin, donc il devait être présent depuis peu de temps.

Je m'approcha le plus silencieusement possible de l'objet, vérifiant qu'aucun piège n'était présent, ralentissant ma respiration je le pris finalement en main, aucune réaction. La peur toujours présente je pris l'initiative de l'ouvrir, je devais savoir à qui il appartenait pour pouvoir lui rendre.

Un puissant cris de bête me fis sursauter, avant même que je ne réagisse mon esprit avait déjà analysé le bruit et m'avait transmis tout mes souvenirs de cours.
Un Ours-élastique, puissante créature, agile, violente, se déplaçant d'arbre en arbre, plus agile en hauteur qu'à terre. Adore les framboises.

Je pris le sac par réflexe et m'enfonça dans le bois, si la personne qui l'avait abandonné ici était toujours dans les parages je devais l'aider, le plus vite possible.

Les arbres défilaient devant mes yeux, mais où se trouvait cette personne? Je ne savais même pas si elle se trouvait encore dans la forêt. Mais je ne pouvais pas abandonner mes recherches.

Un bruit de chute se fis entendre au loin à ma droite, un Ours-élastique ne tombait jamais, je devais vérifier si ce n'était pas celui que je cherchais.
Me précipitant dans cette direction je manqua de trébucher plusieurs fois et enfin je vis un homme allongé par terre.
Des cheveux noirs, une peau un peu plus clair mais aussi foncé et il était grand, ses muscles saillaient sous sa tunique, il était fin et pourtant musclé.
Je m'approcha rapidement de lui et m'agenouillai à ses côtés, sa jambe était ouverte au niveau de la cuisse, sa cheville probablement tordu et son genoux était déboité ainsi que son épaule si je ne faisais rien il pourrait perdre un peu de sa mobilité.

Je posa le sac à mes côtés et apposa mes mains sur son épaule et d'un puissant coup la remis en place, son cris de douleur vrilla mes tympans et résonna dans la forêt pendant un bon moment, je plaça mes mains sur sa bouche pour le faire terre :


- Mais la ferme il y a un Ours-élastique qui nous cherche … !

J'étais brusque mais nos vie en dépendait, je ne m'appesantis pas sur mon manque de bonne manière et plaça ma main dans sa bouche :

- Le prochain coup risque d'être encore plus douloureux donc mord ça au lieu de gueuler.

Je ne réussis pas à décrire les sentiments que je percevais dans ses yeux, mais avant que je puisse lui remettre le genoux en place l'Ours apparu finalement.
Une boule de poil et de muscle faisant plus de deux mètres et sans doute le quintuple de mon poids.

Je ne pouvais pas abandonner l'homme ici, retirant ma main et fermant les yeux je rentra dans les Spires et créa une bulle de verre autour de nous. Puis avant de sortir des Spires je dessina une centaine de framboises toutes plus jolies et appétissantes les unes que les autres.
L'Ours sembla humer l'air avec délice et se dirigea vers le monticule, chancelant je me reconcentra sur le blessé. J'avais sans doute un peu trop dessiné et je me sentais un peu mal, je remis ma main dans la bouche de l'homme noir.

Puis avec un sourire compatissant je fixa sesyeux :

- Bonne chance

Mon coude frappa violemment son genoux ...
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Ven 24 Déc 2010, 10:50

Sa chute avait été douloureuse, très... Il ne s'était même pas rendu compte du cris qu'il lui avait échappé. La douleur était seule à occuper ses pensés. Il avait mal! Il souffrait! En tentant de voir la jambe qui ne le soutenait plus il avait découvert que son bras aussi l'avait abandonné! La douleur en tant normal est purement physique, quelque chose qu'il pouvait essayer de combattre de repousser... Mais la trahison, ça il n'y arrivait pas. Cette douleur là submergeait son esprit, abattait tout ses rempart et prenait possession de lui, le faisait sa chose, et en faisait un simple détritus. En cet instant il n'était plus rien... Son corps voulait se tordre, tenter de dégager ce feu ardent et hostile que l'on appelle douleur par de nombreux gestes, comme pour l'occuper, lui changer les idées. Mais chaque mouvement était souffrance, et s'était alors son ventre qui se tordait, qui s'attaquait à tout son corps. Hurler? Encore un peu, juste pour évacuer... Mais non, jamais il ne hurlerait sciemment... et son honneur? Et son respect? Jamais il ne cèderait à la douleur, ne s'avouerait vaincu. Et de toute façon, il n'osait plus pousser un son. La douleur refluait tandis qu'il se contraignait à l'immobilité... Pourquoi? Par peur? Non... par dégoût... Il n'osait plus ouvrir la bouche car dès lors que ses yeux s'étaient posés sur sa jambe il avait compris que ce n'était pas normal... Cette position était impossible! La décrire? Oh non! Non non et non... détourner les yeux et retenir cette envie de vider son estomac qui le prenait. Son épaule devait être dans le même état. Il ne bougeait plus parce qu'il n'osait pas.. de peur d'aggraver son cas... Parce qu'un muscle c'est bête! Si tu lui demande de bouger il bouge! Il s'en fiche lui que ta jambe soit pas au bon endroit! Alors pour ne pas prendre de risque il ne bougeait plus... était à deux doigts de stopper sa respiration. Un avantage... c'est que lorsqu'on les laisse tranquilles, ces dégâts la ne sont pas vraiment douloureux. Juste horribles à considérer. En faite, la véritable douleur qui l'étreignait maintenant c'était sa cheville. Elle elle ne s'arrêtait pas. Mais il n'osait plus rien faire... Il était de la douleur devenue esclave. Il ne pouvait plus compter sur son propre corps... que restait-il de lui? Que ce fichu Ours vienne! QU'IL VIENNE ET QU'IL METTE UN TERME A CELA!

A peine cette pensé éclata-t-elle dans son esprit, que quelque chose se posa sur son épaule. Priant pour qu'il fasse vite, Nuhadu se laissa complètement aller, se vida la tête. La souffrance était encore là, mais faible. Il voulait mourir serein... c'était maintenant.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH.....

Mais qu'il était stupide cet ours! Non seulement il est lent, moche, responsable de ce désastre et complètement stupide, mais en plus il s'était mis en tête de lui remboiter le bras avant de le tuer! Mais qu'elle était donc la malédiction qui lui avait imposer une telle rencontre! Bien sûr qu'il avait crié! Complètement lâché qu'il était il avait été vraiment pris de cour... Et comment ne pas crier quand une telle chose arrive? Mais alors là où il faisait fort le bestiau, c'est qu'il lui avait mis une main même pas poilue devant sur la bouche pour le faire taire! Et il lui parlait en plus!... Un ours pas poilu? Qui remboite les épaules et parle? C'était un peu gros comme malédiction.

Une idée censée parvenant enfin à percer le brouillard de douleur qui embrumait son cerveau, il finit par prendre conscience que c'était un être humain. Une personne qui était persuadée qu'un Ours élastique était dans le coin et les cherchait... S'il avait su que sa proie était juste entre ses bras, aurait-il perdu son temps ainsi? Dans tout les cas le monsieur était gentil, il ne pouvait pas le laisser mourir pour lui! Il devait le prévenir! Mais la main finit pénétra sa bouche alors que Nuhadu ouvrait de grands yeux. L'autre lui disait de la mordre pour éviter de crier...

Savait-il que le garçon qu'il essayait de sauver était parfaitement capable de broyer sa main entre ses dents? Avec la douleur qui l'attendait.. Parce que oui! L'autre, pas conscient que l'ours les avait déjà repéré, s'était mis en tête de s'occuper de son genou! Mais quelle merveilleuse idée! Vas-y! Torture le donc avant qu'il ne meurt! Sa main allait prendre chère pour toutes ces douleurs inutiles qu'il lui infligeait! Mais avant que l'autre ait pu faire quoi que ce soit, l'Ours se présenta.

La forêt avait dû se dire qu'elle était trop dur avec lui, que ce n'était pas la peine de le torturer autant! En tout cas, il la remercia en pensé. Il en avait marre de souffrir pour mourir comme un con. Alors, il éprouva de la joie a voir la bête. Et encore plus lorsque l'homme l'aperçut. Il se fera mangé aussi s'il continu! Alors qu'il court loin! Qu'il le laisse servir d'amuse-gueule! Et surtout qu'il fiche la paix à sa jambe! C'était le maximum de compassion qu'il pouvait lui accorder... il était condamné...

Mais, le destin n'a jamais dit qu'il devait mourir comme un con! Il pouvait encore essayer de se donner une mort digne! En plus l'autre retirait enfin sa main. Sans doute n'allait-il pas tarder à courir! Il pouvait l'aider malgré son état! Utilisant son bras gauche, toujours trop dégoûté pour envisager prendre l'autre, il récupéra l'un de ses poignard. Il tendit son bras en arrière, ajustant le tir à sa positon peu commode. Avec une lame dans la tronche, la bête ne s'occuperait plus de l'homme. Il s'apprêtait à tirer, et à crier à l'autre de courir... quand une drôle bulle les engloba, et qu'un tas de framboises détourna l'attention de l'Ours des deux hommes... d'où tout cela venait-il? L'autre eut comme un instant de faiblesse... d'ailleurs il n'avait pas l'air de vouloir courir...

Nuhadu allait lui demander ce qu'il se passait quand la main reprit place dans sa bouche. Il comprit tout de suite, ferma autant qu'il put son esprit, se disant qu'il ne fallait pas mordre, ni hurler. Il n'entendit même pas le soutient de l'autre, ferma les yeux...

Souffrance... Elle prenait sa source dans son genou, remonta le long de son corps jusqu'à son cerveau pour y résonner violemment! Impossible de hurler avec ce truc dans sa bouche.... MORDRE, déchiqueter pour oublier, détruire pour se consoler... Mais il ne le fit pas. Il ne voulait pas de mal à cet homme qui prenait soin de lui dans ce moment critique. Il ne pouvait pas se permettre de mutiler une personne qui rendait à son corps un état normal. Alors il garda toute cette douleur pour lui. Sa main lâcha le poignard, ses dents se resserrèrent légèrement sur le poing, mais elles n'allèrent pas plus loin. Des larmes noyèrent ses yeux. Il n'avait plus pleuré depuis longtemps. Des vagues de soulagements! Il n'essaya pas de les arrêter, essayant juste de ne pas sangloter. Elles roulèrent longuement sur ses joues, alors que la douleur s'estompait pour ne devenir plus qu'infime, légère...

Nuhadu rouvrit les yeux. Mais il ne voyait rien... les larmes rendait sa vision floue... Et il ne pensait plus à rien... la douleur était partie, mais le souvenir restait. Qu'on le secoue... qu'on le sorte de sa torpeur!

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Ven 24 Déc 2010, 17:25

Un craquement se fit entendre, son genoux était sauvé pour le moment. Ses dents se resserrèrent doucement sur ma main. Il était entrain de souffrir le martyr mais il pensait à moi. Il gardait la douleur pour lui, m'évitant ainsi une blessure.

Son corps eu quelques convulsions, ses yeux se remplirent de larme, ses iris fixèrent autour de lui, mais en observant bien je compris que la douleur était trop forte pour lui, soit il s'était évanoui soit il n'arrivait juste pas à fixer quoi que ce soit.

Le choc du traumatisme devait être encore trop fort, il venait de se faire poursuivre par un Ours-Elastique, de tomber d'un arbre, de se blesser sérieusement et mes soins avaient du le choquer encore plus.
Il devait sortir de sa torpeur, les framboises retiendraient la créature mais pas assez longtemps pour nous permettre de fuir.

On devait bouger d'ici et rapidement, je lui boucha le nez, et posa ma main sur sa bouche, je pouvais le déplacer sans trop de problème mais s'il dormait c'était plus simple pour lui.
La douleur se ferait ainsi moins sentir.

Je calme ma respiration pour écouter la sienne, des convulsions apparurent rapidement, l'air devait avoir du mal à rentrer dans ses poumons, mais c'était le mieux pour lui. Il se débattu un peu mais la douleur encore présente de ses blessures me laissait l'avantage, je posa ma tête contre son torse, j'écoutais les battements de son cœur.

Ils s'accélérèrent de plus en plus tou en étant de moins en moins espacé. Puis un vide, une petite seconde. Je me recula précipitamment, et posa mon oreille contre sa bouche, je sentis un léger souffle, je frappa sa cuisse endoloris.
Aucune contraction, je ne savais pas si ça lui faisait plaisir, mais au moins j'avais réussis à le faire s'évanouir.
Je me retourna face à la créature, elle avait finit son monticule de fraise et s'approchait maintenant de la bulle, une fois en face elle frappa violemment dedans, une fissure apparaissait déjà.
Je me replongea dans les Spires, une seconde bulle apparu à l'intérieur de la première, puis une troisième, une quatrième, quand la sixième apparut je la teinta en noir.
Épuisé je m'effondra à terre tremblant. Avec difficulté je me remis à genoux et vérifia que l'homme n'était pas mort.
Toujours un battement de cœur, toujours un souffle.

Rasséréné je m'assis à terre et repris un peu de force, je vérifia dans le sac et je trouvai une longue bande pouvant me servir de bandage.

La dépliant je tata sa cheville, elle était enflée mais ne semblait pas cassée, juste un très mauvais choc, il ne métrait pas trop de temps à s'en remettre.
S'il survivait du moins, sa blessure à la cuisse était elle par contre beaucoup plus préoccupante.

Le muscle était ouvert un peu et il saignait abondamment ajoutant un risque d'infection. Si je ne me dépêchais pas il ne pourrait sans doute plus se servir de sa jambe.

Je l'enroula elle aussi dans le bandage, puis l'immobilisa avec une planche de bois que je venais de dessiner.
Ma vision se fit l'espace d'un instant un peu trouble, j'avais trop dessiné. Même si je pouvais encore tenir debout, le fait de porter le blessé ne m'aiderait sans doute pas.
Je l'assis et le posa sur mon dos.
Un nouveau dessin vint le fixer avec des sangles, je faillis défaillir mais par une volonté que je ne me connaissais pas je parvint à rester debout.

Restait le problème de l'Ours, je savais que je pouvais l'emprisonner sans aucun problème, mais je ne savais pas si après ce Dessin je pourrais encore marcher et amener l'homme à Ondiane.
Remarquant le couteau qu'il avait voulu jeter je le pris en main.

La souffrance m'aiderait, je fis disparaître tout d'un coup toutes les bulles et pivotant je me retrouva face à face avec la créature.

Un nouveau contact avec les Spires et l'Ours se retrouva pris dans trois bulles de verre. Je me sentis m'évanouir et me planta profondément l'arme dans l'épaule, la douleur me tira un cri mais me permis de rester conscient.
Tournant les pas à la bête je me dépêcha de rejoindre le plus vite possible la lisière de la foret.

La nuit commençait déjà à tomber, la carte de Gwendalavir encrée en moi par les longues heures d'apprentissage j'en déduis qu'il fallait un jour et demi pour rejoindre Ondiane. Mais ce calcul était vrai avec un homme valide.

Pour nous il faudrait sans doute le double, continuant inlassablement de marcher je ne retira pas la lame de mon épaule, chaque mouvement me transmettaient une onde de souffrance mais elle me permettait de rester debout.

Je n'avais même pas encore parcouru un demi kilomètre que je sentais déjà l'homme sortir de sa torpeur.
Il devait être très résistant car après ces blessures et l'évanouissement que je lui avais fait subir je pensais qu'il allait mettre au moins deux jours à reprendre ses forces.

Ses mouvements se firent un peu plus distincts et moins désordonnés :

- Évite de trop bouger, ta blessure à la cuisse est sérieuse, on va essayer de rejoindre Ondiane le plus rapidement possible. Tu es retenu par des sangles donc si tu veux dormir n'hésite pas tu risques pas de tomber. Pour l'Ours il n'y a normalement plus aucun risque.

J'arrachai sa lame de mon épaule en poussant un cri de souffrance, les larmes aux yeux je lui tendis après l'avoir rapidement lavée sur mon habit :

- Et merci pour ça, je pense que tu as voulu essayer d'échapper à l'Ours et que tu es tombé, je vais donc te donner un conseil pour la prochaine fois. Cette créature joue sur la peur qu'elle insuffle à ses proies. Et la peur embrument tes mouvements et ton esprit, donc si tu en rencontre une de nouveau il vaut mieux faire le mort que de fuir. Bien que cela ne te garantisse pas de survivre, enfin c'est ce que j'ai appris et je pense pas que ça a été déjà testé.

Je réajusta le blessé sur mon dos :

Désolé de parler autant, si tu as besoin de quelque chose dis moi, on va de toute façon s'arrêter une fois sortie de cette fichu forêt et faire un feu.

Je m'obligea à stopper mon flot de parole, s'il avait des questions ou s'il voulait se reposer c'était plus simple pour lui que je me taise un peu.
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Dim 26 Déc 2010, 12:26

Il était encore là, perdu entre deux monde, le monde réel ou se mêlait le goût des larmes et la douleur, et le monde des rêves où plus rien n'avait de prise sur lui. Il aurait tant aimé choisir le deuxième et ne plus s'inquiéter de rien, ne plus entendre parler de l'ours, et ne plus se réveiller. Sauf qu'en effet, il ne se réveillerai plus jamais. Et l'autre homme n'aurait pas la chance de mourir sans douleur lui. Sans douleur? Sa mort avait quand même était précédé par de bien rudes épreuves. Trop. Trop pour qu'il se laisse mourir de la sorte! Il allait tenter de survivre, se battre pour Vivre!

Encore aurait-il fallu qu'on lui en laisse la chance... Sans doute l'homme avait-il pensé qu'ils n'avaient aucune chances de s'en tirer, et à ce moment là Nuhadu ne pouvait que lui en vouloir de ne pas s'en être rendu compte avant de le faire autant souffrir, et pris d'une envie, très sympathique de sa part, d'abréger les souffrances de son nouvel ami, il avait pris soin de l'étouffer... Il commençait tout juste a sortir de son état comateux qu'une main se posa sur sa bouche, et une autre sur son nez. L'instinct de survie, qu'il venait de réveiller, pris instantanément le dessus. Sa main voulu tout de suite trouver le cou de son adversaire, avec la vivacité qu'il avait développé! Sa main directrice bien sûr, la droite. Mais à peine l'idée l'avait-elle frôlée que le dégoût le retint, l'immobilisa. Les images de son bras lui revinrent en mémoire, appréhendant déjà une douleur qui n'existait plus. Il ne bougea pas, jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'on l'étouffait, que l'air allait lui manquer, qu'il lui manquait. Mais il ne pouvait pas riposter! Son bras gauche? Obnubilé par sa faiblesse il l'avait oublié. Pire, son cerveau envisageait déjà la suite des évènements! Ce salaud allait l'abandonner, là, pour divertir la boule de poil pendant qu'il fuirait! Non seulement il était venu le faire souffrir, lui avait donné un espoir de s'en tirer! Mais en plus, il osait le condamner a nouveau en augmentant le sentiment de trahison qui s'était emparé de lui. Il tenta alors d'échapper à ses mains, se secouant dans tout les sens, mais la douleur revint le transpercer, intense. Arrêter? La douleur c'est la vie! Continue, ne l'abandonne pas! Mais déjà sa vue se brouillait, et il apercevait les bras de Morphée qui l'agrippait de toute part, le tirant loin de ce monde de malheur, lui promettant plus de douceur qu'il n'avait su lui en offrir. La Mort se montrera-t-elle aussi douce? Il n'en savait rien, ne voulait pas encore le savoir. Pas maintenant... il n'était pas Marchombre... il n'était pas loup... il n'était rien.

Les couleurs sont vives, la forêt se pare des couleurs de l'automne, juste avant que les feuille ne tombent. Le soleil d'un rouge vif brûle sans crainte ni maître tout ce qui s'oppose à son regard. Les oiseau, petites boules bleues floues, volètent en chantant sans qu'on ne pusse songer à les arrêter. La terre et son herbe du vert de émeraude, si grasse et touffue qu'il y marche pied nue, se soulève et descend au rythme de la respiration de la terre. Un petit cour d'eau chante de sa voix cristalline au lointain et des écureuils parcourant les arbres a toutes vitesses, joignent leurs étranges cris à elle. Lui il est là, adossé à un arbre, serein. Une jambe replié contre lui l'autre étendue au sol. Ses yeux sont fermés tandis que son cœur bat avec douceur et calme dans sa poitrine. Il ne dort pas... pas dans son rêve. Il respire, il vit. Il ouvre un œil. Pupille de nuit qui se posent sur un monde merveilleux. Il ouvre l'autre, un ours élastique qui se promène d'arbre en arbre, vers lui.
Oh non, pas ici. S'il croit avoir la moindre chance de troubler son monde, celui du rêve, il se trompe!
Étirant ses bras, il se redresse, se laisse basculer en avant pour se retrouver à quatre pattes. Il baille, il y a quelque chose qui tient à sortir. L'ours continu d'approcher en se léchant les babines. Ce garçon, il allait le déguster comme son homologue allait se régaler! Mais alors que le bruyant bâillement s'étirait, les dents s'allongèrent, s'aiguisèrent, devinrent des crocs en même temps que la bouche devenait une gueule. S'était son domaine, le monde onirique était à lui! Et ici, il était loup. Un poil long et fin commença à recouvrir son visage en même temps que son corps participait au changement. Rapetissant légèrement, il devint une magnifique bête au pelage sombre. Ses yeux étaient les même, si ce n'était qu'il reflétait à délicieusement l'éclat de la lune. Peut-il y avoir un loup sans lune? Pleine et arrogante, elle s'élevait en lieu et place du soleil qui trônait il y a quelques instant. Il était chez lui, que cet Ours le sache!
Loin d'être ainsi découragé de profiter d'un succulent repas, la grosse peluche vint se poser lourdement devant lui, alors que le bâillement prenait fin dans un hurlement. Il n'était pas étonné! Allez savoir, la viande de loup était peut être meilleur que celle d'humains! Il répondit avec un rugissement assourdissant qui fit trembler les arbres et tomber les feuilles. Le loup était emplis d'une telle joie à l'idée de se battre qu'il en aurait souris, s'il n'était pas occupé à montrer les crocs en grognant. L'intimidation n'ayant aucune prise sur l'un ou sur l'autre, l'ours finit par s'avancer souplement vers le loup. Ce dernier extrêmement vif, se faufila entre les pattes griffues de l'énorme bêtes, et se retrouva aisément à son côté. L'ours ayant suivit son mouvement tenta de l'épingler avec les lames démesurées qui sortaient de ses pattes, mais l'autre lui échappa encore une fois. Ils continuèrent longuement comme ça, le loup s'amusant à le laisser s'approcher de lui, et se dérober incessamment, jouant avec la force de la nature. Il comptait lui montrer jusqu'où s'étalait sa domination! Et alors qu'une patte se tendait à nouveau vers lui, il passa dessous, bondit avec grâce. Ses crocs brillèrent sous le regard aimant de la lune...

Et Nuahadu se réveilla. Il faisait tout noir, mais la douleur brillait bien forte dans sa tête. Il se sentait suivre un mouvement oscillant, sa tête se secouant contre un doux tissus. Il était pressé contre quelque chose de chaud et qui bougeait, pressait par il ne savait quoi qui l'entourait fortement. Il finit par ouvrir les yeux, et la lumière l'éblouit.

On lui avait mentit... la mort est moins belle que ses rêves. Et en plus elle l'avait prise avant la fin de l'un d'eux. Il en avait rêvé des morts, parfois affreuses, d'autre belles, mais jamais il n'avait pensé qu'il s'éveillerait sur le dos d'il ne savait quoi. Une sorte de passeur peut être. Quand ses pupilles de nuit se furent habituées à la lumière... Encore un détail qui le chiffonnait. Dans tout ses rêves, le monde des morts était sombre et à l'abri de ce regard pesant. Enfin bref, quand il ouvrit les yeux, il put les poser sur ce nouveau monde qu'il allait habiter. Les arbres n'étaient pas bien différents de ceux du monde des vivants, la terre et l'herbe non plus. Le ciel n'avait rien de particulier, et les oiseaux les fuyait aussi. Et surtout, la douleur existait, et elle était très forte. Était-ce là la blague du destin? La mort n'était-elle qu'une autre vie en enfer? Sa jambe était toujours douloureuse, mais quelque chose la serrait, comme pour la maintenir. De même pour sa cheville. Il regarda son passeur, aperçut la longue tresse bleue qui parcourait son dos, les vêtements délicat sur lesquels il venait de baver dans son sommeil... Et reconnu avec beaucoup de difficulté l'homme qui s'était interposé entre l'ours élastique et lui, tandis qu'il se redressait avec encore moins d'aisance. Les sangles l'attachant à son porteur le retinrent vite, et il s'étonna de les constater. Il remarqua finalement la lame qui reposait dans l'épaule de cette personne... Son poignard. Avait-il fait ça avant de sombrer? Impossible pour lui de savoir, tout était trop floue dans son esprit. Qu'il réussisse à se poser cette question tenait déjà du miracle!

Une voix s'éleva. Les vibration dans le corps de son porteur lui indiquèrent que c'était la sienne. Que disait-il? S'était compliqué... non, confus? Un amas de son qui refusaient de prendre forme dans son esprit. Il n'en tirait rien, en se concentrant quelque brides... L'Ours? Il vit une main se tendre vers le poignard, tirer violemment dessus. Le cri qui précéda l'acte finit de réveiller Nuhadu. Il n'était pas mort! L'Ours avait disparut! Cet homme était là! Il était sûrement Dessinateur! Il avait bloqué l'Ours! L'avait soigné! L'avait étouffé!... Il avait essayé de le tuer... de le tuer!
Alors que l'autre poursuivait son bavardage, Nuhadu retrouvait enfin ses moyens... quelques moyens. Son bras gauche bougeait à nouveau, et il s'en souvenait. Il prit la dague avec la main de ce bras, la soupesa un instant... qu'est-ce qui l'empêchait de l'égorger? La colère qui prenait envahissait son esprit se nourrissait de toute cette douleur ressentit dans la journée, et elle avait l'intention de faire payer ses crimes à l'homme. Elle était même parvenue à rendre Nuhadu imperméable à toute ses explications.
L'égorger? Trop simple, trop rapide! N'avait-il pas chercher à l'étouffer un peu plus tôt? Une mort atroce. Il avait été choqué par ce qu'on lui infligeait! Il avait déjà failli la subir une fois, mais il était près a la prendre. Là, on l'avait fait pleurer, on l'avait fait se débattre... On l'avait rendu impuissant! IL AURAIT PRESQUE PU SUPPLIER!
Les larmes revenaient déjà à cette idée. Il n'était rien à ce moment là... Il n'était rien.

Il rangea la dague et essuya ses larmes sur son avant bras valide. Il ne pouvait... n'osait toujours pas bouger l'autre. Alors que l'autre cessait enfin son bavardage en le redressant un peu, il étendit son bras, et avec la vivacité et la force qu'il connaissait, qu'il aimait tant, et qu'il travaillera toute sa vie, il le referma sur le cou de cet être immonde et abjecte. Qui qu'il soit, il ne pourra pas réitérer ce jeu de sadisme pur, qu'il s'était permis de lui appliquer. Jamais il ne laisserait ce genre de personne vivre, jamais il ne pardonnera. Son bras se raffermit sur le cou, le muscle bandé tentant de briser cette chose immonde! Il n'y parviendra pas, il n'était pas, ou en tout cas plus, assez fort pour ça. Mais l'étouffer était bien plus que dans ses moyens. Il lui fera sentir ce qu'il lui avait fait subir! Et lui, il ne trahira pas! Il promettait une offrande à la mort, et il lui donnera! Pressant ses jambes sur les flancs de son gibier, raffermit sa prise. Qui donna recevra! La haine l'emportait et il n'en voyait pas le bout, ne le cherchait pas. La soif de sang, pour la première fois depuis longtemps, vibrait dans son corps plus que dans ses armes. Dans son esprit, tout était devenu vermeille.

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Dim 26 Déc 2010, 14:27

Un silence pesant s'installa, il ne disait rien comme si reprendre ses esprits étaient encore impossible pour lui, je voulus essayer de lui expliquer ce qu'il s'était passé.
Mais il ne m'en laissa pas le temps, sa main se posa doucement sur mon cou, comme une douce caresse.
Étonné je ne bougeai pas, que faisait-il? Il était mal fixé et avait peur de tomber?

Sa main se serra brusquement empêchant l'air d'entrer dans mes poumons, il serrait comme si la vie ne tenait plus qu'à cette simple action.
Mes nombreux dessins m'avaient épuisés, la longue marche aussi, et voilà que celui que j'avais sauvé essayait de me tuer.
Armant mon bras je frappai avec l'énergie du désespoir dans sa cuisse très endommagé, un long frisson parcouru son corps mais il ne lâcha pas prise.
Sa résistance était effroyable, je me serais évanoui pour moitié moins que ça, je frappai de nouveau et voulu le désarçonné, mais dans mon empressement j'avais oublié que les sangles le retenaient, un voile passa devant mes yeux alors que mes poumons me brulaient.
Un nouveau dessin fit disparaître les sangles, je continuai de frapper rageusement dans sa cuisse pour qu'il me lâche.
Je n'arrivais plus à compter mes coups, ma puissance déclinait petit à petit, mais finalement je réussis à le faire lâcher, il tomba lourdement sur le sol.

Je dessinai deux fois, la première pour faire sortir de grosses racines de terre qui bloquèrent ses mouvements, la seconde fois était un poignard, à peine il apparaissait que déjà je l'enfonçai profondément dans mon épaule, ce qui m'arracha des larmes de souffrances et un cri de douleur.

Je ne pouvais pas m'évanouir, la vie de cet homme ne tenait qu'à moi. Réapprovisionnant avec délice mes poumons et après avoir vérifié que l'homme ne pouvait pas bouger je reposai mon oreille sur son torse, ses battements de cœur bien qu'un peu précipité étaient toujours régulier, son souffle normal.

Je m'empressai d'enlever le bandage de sa cuisse pour en remettre un nouveau, la lame fichée dans mon épaule me ralentissait dans mes mouvements.
Une fois le travail finit je croisai le regard de l'homme, de la rage parcourait tout son corps. Soupirant je m'assis à ses côtés et le giflai avec toute la puissance qui était à ma disposition, le coup était faible mais il avait au moins calmé un peu le blessé.

- Je m'en fous que tu veuilles me tuer, si vraiment tu le souhaites on pourra même faire un combat dans les règles de l'art. Mais pour le moment je t'emmène à Ondiane. Ta cuisse a pris un très mauvais coup et si je ne fais rien tu ne pourras sans doute plus jamais l'utiliser.

Je ne savais pas s'il m'entendait ou même s'il m'écoutait :

- Je me prénomme Hen Nendahan et quoi que tu fasses je ne te laisserais pas crever ici, donc tu vas te calmer un peu et te laissais faire pour une fois.

Je repris ma respiration et lui collai une seconde baffe :

- La première c'était pour te réveiller et celle là pour me venger, je viens de te sauver d'un Ours-Elastique et toi tu cherches à me tuer … Je ne te demande même pas un remerciement mais au moins laisse moi finir ce que j'ai commencé.

L'envie de lui mettre une troisième baffe me repris, je la contrôlai difficilement :

- J'étais bien partit pour sortir de cette saleté de forêt, mais en stoppant le rythme tu as enlevé cet espoir qu'il me restait de ne pas dormir dans Barail. On va donc coucher ici et je ne compte pas te lâcher, ces racines sont des dessins et même si mon pouvoir n'est plus assez grand pour en créer d'autre, il me reste assez de volonté pour te retenir toute la nuit.

C'était faux bien entendu, la fatigue était trop grande pour me permettre de tenir toute mes créations plus de dix minutes, et je ne pourrais pas dessiner avant une grande nuit de sommeil, j'espérais juste que l'homme ne tenterait rien.

Pour le maintenir au sol le plus longtemps possible je fis disparaître tout mes autres dessins, la lame vibra jusqu'à devenir flou puis disparut tout simplement.
Dans un effort violent je me mis debout et récupéra du bois des alentours. Revenu au près du blessé je les rassembla et créai un flamme qui enflamma rapidement les combustibles.

Le feu et la lumière étaient des créations très facile, donc je ne me fatiguai pas à allumer le feu. Je me tournai de nouveau vers l'homme, il n'avait toujours rien dis et son mutisme m'inquiétait un peu.

Je vérifiai de nouveau que son cœur battait normalement, après tout ces efforts je ne voulais pas qu'il puisse mourir aussi bêtement.

Je sortis de la viande de siffleur de mon sac et la fis cuir lentement sur le feu ardent, lorsque la viande fut cuite je m'assis à côté du blessé :

- C'est pas simple de faire la conversation tout seul tu sais?

Déchirant un bout de viande avec mes dents je le mâchai, je posai ensuite mes lèvres contre celle de l'homme et fis passer la viandes de ma bouche à la sienne.

- Tu m'as l'air encore un peu trop faible pour manger, et je compte te nourrir comme ça pour ce soir, donc prend ton mal en patience et avale …
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Mer 29 Déc 2010, 02:41

Il sentait l'étonnement de l'homme. Il ne comprenait pas pourquoi Nuhadu tenait tant à abattre celui qui l'avait torturé alors qu'une mort rapide aurait lui était promise? Non, vraiment aucune raison! Cependant, une idée, un détail tenta de germer dans son esprit troublé... Un détail qui lui échappa lorsque le premier coup l'atteignit à la jambe. Il hurla, et resserra son bras. Ce gars jouait avec la douleur? Il allait voir! Il frappa encore, tout en essayant en vain de jeter son bourreau et juge à bas de son dos. Forcément dans la panique il avait oublié ces cordages sortis d'on ne sait où qui les maintenaient liés. La douleur parcourait à nouveau le corps de Nuhadu sans qu'il ne pusse rien faire pour lui échapper. Mais il tint bon, ne lâchant pas prise. Il savait qu'il n'avais plus longtemps à attendre, que sa patience serait récompensée par la mort de ce misérable! Il s'occuperait de lui puisque l'Ours ne l'avait pas mangé!

Mais pourquoi l'ours n'avait-il mangé aucun des deux? Par quel miracle était-il encore en vie? La question le perçait alors que sans prévenir les cordes disparurent, et que l'autre s'acharnait, de plus en plus frénétique, à frapper sur la blessure de sa cuisse. Ils étaient donc entré dans un duel de force. Hors de question d'abandonner cette place de choix! Il n'allait pas le laisser s'échapper!

Cependant, la rage disparaissait alors que petit à petit la question se répétait dans la tête du Marchombre. Pourquoi vivait-il toujours?

Son manque d'attention finit par le faire lâcher, et il tombe brutalement sur le sol, le corps secoué de spasme qu'il devait à cette satané douleur! Se retenant de hurler sangloter ou verser la moindre larme, pour n'accorder aucune satisfaction à l'autre, il voulut se relever... Mais sortant de la terre, des racines noueuses vinrent enserrer et le plaquer au sol. On en était là! Dessinateur... Et visiblement pas de petit niveau. Il s'en était pourtant rendu compte tout à l'heure! Pourquoi n'était-il plus capable de réfléchir correctement? L'autre fit apparaître un poignard dans sa main. Nuhadu n'eut même pas le temps de se demander s'il lui était destiné qu'il se retrouva planté dans l'épaule de l'homme. Comme son propre poignard un peu plus tôt... Ce n'était donc pas lui qui l'avait mis là. Cet homme devait être masochiste... Comptait-il faire de Nuhadu son jouet?

Il l'avait sauvé! Ça y est, Nuhadu s'en rendait compte! Le dessinateur masochiste l'avait sauvé de l'Ours! Seule explication quant à leur survie... Mais sans doute aurait-il été préférable qu'il meurt. IL n'avait donc pas à regretter son geste puisque cet homme était un salop qui profitait de sa faiblesse! Il devait trouver un moyen de s'échapper, voir de le tuer.

L'autre, après un cri de souffrance qu'il s'était infligé lui même, respira comme jamais il n'avait dû le faire. Nuhadu se dit que s'il avait choisi une mort plus douloureuse pour lui, sans doute se serait-il laissé faire. Mais il était maintenant trop tard pour envisager cette horrible solution. Il aurait dû l'égorger et ne prendre aucun risque! La colère ne lui apportait apparemment que des ennuis. Qu'allait-il bien pouvoir faire maintenant que ce puissant maître de l'irréel le tenait en son pouvoir?
Il se rapprocha. Il fallait tenter quelque chose... Mais quoi? Il était incapable du moindre mouvement. Quelle vengeance cet homme lui réservait?

Aucune. Il se contenta de venir poser son oreille contre son cœur... Un fou? Qu'avait-il a agir si étrangement? Il s'occupa ensuite de sa cuisse. Il tenait visiblement à ce que Nuhadu reste en bon état. Pourquoi? Que lui rapporterait-il qui vaille tant d'effort? Qui était cet homme à la fin? Il s'assit à côté de lui, le regardant dans les yeux. Il y avait quand même un peu de colère en lui, mais pas assez. Sa réaction était tout sauf naturelle... Ou Nuhadu ne possédait pas les bonnes données. Savait-il quoi que ce soit?

Il le gifla. POUR QUI SE PRENAIT CE SALOP? La situation se retournerait un jour, et il regrettera amèrement son geste. S'il lui laissait le temps de le regretter. Cependant, les divers chocs subit jusqu'à présent eurent le mérite de déboucher ses oreilles. Il ne perdit pas une miette de ce que lui dit l'étrange personne. Il tiqua sur ''les règles de l'art'' que lui proposait l'autre. En quoi le dessin était-il compris dans les règles? Mais il se retint tout commentaire en entendant le nom d'Ondiane. Il lui revint en mémoire que les lieux portant cette forme était des sortes de monastères où vivait les fameux rêveurs qu'il n'avait jamais eu l'occasion de croiser. Ces gens étaient capables de le soigner... S'inquiétait-il vraiment de sa mobilité? Hen Nedahan... Une nouvelle information sur son geôlier. Et en plus, cette personne au grand cœur semblait déterminée à l'aider. Il s'était trompé sur toute la ligne...

Une nouvelle baffe. Non, il ne montrerai aucune honte à ses actes. Cet imbécile ne cessait de lui causer des douleurs en voulant l'aider. Dès qu'il faisait quelque chose en ce sens il s'empressait de donner une nouvelle image moins reluisante de lui. L'étouffer alors qu'il aurait pu l'aider contre l'ours, le gifler plus qu'il n'en fallait et surtout cette impression qu'il donnait de savoir exactement ce qu'il fallait faire... de lui imposer ses choix. Même pour son propre bien, Nuhadu ne pouvait voir ce type en peinture. Sa vengeance n'était rien comparée à celle qui l'attendrait. Certes, cette fois il ne chercherait pas à le tuer, mais hors de question de le laisser sur cette impression de supériorité qu'il devait avoir. Et pour la cause, Nuhadu était maintenant incapable de lui montrer la moindre reconnaissance. Et il était bien beau lui avec ses longs discours! Il était aussi exténué que lui! Sortir de la forêt? La taille de celle-ci permettait le doute. Faisait-il donc des pas de géant? Et en quoi sa volonté saurait-elle contrer la sienne?

La lame dans l'épaule d'Hen disparut après une petite vibration... Que savait Nuhadu sur le Dessin déjà... Un dessin est éphémère. Nul doute que cet homme n'était dans l'état actuel incapable de faire un dessin éternel, une capacité que l'on disait réservée aux meilleurs de ce domaine. Donc ces racines ne resteraient pas indéfiniment. Pouvait-elle vraiment rester toute la nuit? La lame était bien partie elle... N'était-ce pas signe de sa faiblesse?

Non, peut être pas. Il avait encore assez de force pour se lever et marcher... Il s'absentait. C'était le moment de chercher comment sortir de ce merdier! Inutile de chercher trop loin, avec ces racines il ne pouvait pas se procurer autre chose que ce qui était déjà sur lui. Et encore... ce dessinateur n'avait rien laissé au hasard. Ses bras étaient enracinés bien trop loin de ses poches... Au moins avait-il pu se rendre compte qu'il pouvait bouger son épaule sans trop de soucis.. Mais il préférait éviter de trop la solliciter pour le moment. De même pour sa jambe gauche. L'autre avait pensé à lui faire une attelle. Mais sur le coup, ça gênait grandement ses mouvements... Quels mouvements? Il n'en avait aucun! Il était plaqué contre la terre. Que faire? Si seulement il avait gardé son poignard en main... Maintenant, il devait le chercher à sa ceinture... Ses épées y étaient aussi. Que faire? Il était fin, peut être parviendrait-il à glisser un bras... Non.. Impossible. Il aurait fallu que les ''liens'' soient moins serrés. Un Marchombre attaché... On aura tout vu. Non, un Marchombre novice. C'était déjà plus crédible. Légèrement plus crédible.

Hors de question de rester ainsi. Mais le seul moyen qu'il trouvait pour s'en sortir était de casser ces racines. Autrement dit ses chances étaient faibles. Si seulement il pouvait atteindre sa dague... Mais en tendant les doigts il s'avérait qu'il avait plus de chance d'attraper le pommeau d'une de ses épées... Mais là encore, la distance était trop grande. Il n'avait plus qu'à attendre. Et espérer. Espérer qu'il suffirait de négocier avec le créateur de ces abomination pour sortir de là... C'était pas gagné.

Il revenait justement les bras chargés de bois. Se tenant au mutisme, Nuhadu repoussa cette envie qu'il avait de négocier avec lui. Il ne devait pas montrer de faiblesses. Avec un peu de chance, ces dessins disparaîtront... Même s'il ne se se présentait qu'un petit défaut à exploiter, il était preneur! Hen alluma un feu, par le Dessin évidemment. La simplicité de se geste effraya un peu le Marchombre. Il n'avait pas eu l'air de montrer la moindre concentration pour ce brasier.. Pourtant, les Spires ne sont-ils pas un chemin à parcourir? Quel talents avait donc cet homme?

En tout cas il avait le don d'énerver prodigieusement Nuhadu. Lorsqu'il revint vers lui poser son oreille contre son cœur, un soupir d'exaspération failli quitter ses lèvres. Le croyait-il en sucre? Il semblait craindre sa mort à tout moment. Et pourtant, malgré l'attention qu'il lui offrait, il ne semblait pas plus embêter que cela de l'attacher. N'avait-il pas conscience que cette atteinte à sa liberté était sans doute sa blessure la plus grave?

Et encore. Il semblait même qu'il prenait tant de plaisir à s'occuper de Nuhadu qu'il en faisait trop... Ayant fait cuir de la viande de siffleur sur son feu, il vint s'asseoir à côté de son nouveau jouet pour lui faire remarquer que son silence n'était pas encourageant quant à la discussion. En même temps, lui non plus n'avait rien fait jusqu'à présent pour la lancer! Aussi, puisqu'il avait décidé de mettre ces non échanges sur le compte de Nuhadu, ce dernier décida de ne pas répondre, offrant à son geôlier ce qu'il lui reprochait d'être. Une réaction puéril qu'il assumait pleinement.

Mais son mutisme fut brisé lorsque un baiser plein de bouillie de viande siffleur lui fut offert... Alors que ce gars bizarre expliquait sa décision de le nourrir ainsi toute la soirée, le jeune Marchombre recracha la bouillie, afin de pouvoir hurler plus aisément.


-Tu n'es qu'un parfait imbécile! Où as-tu vu que je n'étais pas capable de manger? Est-ce que ma mâchoire se serait décrochée? NON! J'ai encore toute mes dents aussi je te ferai remarquer!! Alors tu vas me faire le plaisir de ne plus recommencer! Sinon je te promet de t'arracher les lèvres avec cette bouche que tu estimes défectueuse! Je ne suis pas en sucre! Et je ne suis pas un jouet sur lequel tu peux tester tes petits tours ridicules! Je ne suis pas non plus TON patient! Alors libère moi! Ne compte pas me donner la becqué! Tant que je serais attaché je ne mangerai rien!

Il planta son regard de nuit dans les yeux bleus de cet homme qui prétendait vouloir son bien. Il serait temps que chacun fasse un pas vers l'autre non? Et dans sa position, Nuhadu était bien incapable de commencer.

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Mer 29 Déc 2010, 16:09

Son visage dégouté recracha rapidement la nourriture. Ce n'est pas vraiment ce que j'avais attendu comme réaction mais sa voix s'éleva néanmoins puisement dans le silence de la forêt :

-Tu n'es qu'un parfait imbécile! Où as-tu vu que je n'étais pas capable de manger? Est-ce que ma mâchoire se serait décrochée? NON! J'ai encore toute mes dents aussi je te ferai remarquer!! Alors tu vas me faire le plaisir de ne plus recommencer! Sinon je te promet de t'arracher les lèvres avec cette bouche que tu estimes défectueuse! Je ne suis pas en sucre! Et je ne suis pas un jouet sur lequel tu peux tester tes petits tours ridicules! Je ne suis pas non plus TON patient! Alors libère moi! Ne compte pas me donner la becqué! Tant que je serais attaché je ne mangerai rien!

Je soupirai, il ne comprenait pas, son organisme avait subit un coup trop violent pour accepter de trop grosses bouchées. Ses yeux attirèrent mon attention, il voulait être libre, tout son être le clamait, mais pas de la même façon qu'un Homme emprisonné. Il ne voulait pas juste pouvoir marcher ou autre, je ne comprenais pas cette sensation et cela me mit mal à l'aise.
Intrigué je repris la parole :


- Je suis content de voir que tu ne sois pas devenus muet, ce n'est pas ta bouche que j'estime défectueuse, c'est plutôt ton estomac, je ne pense pas que tu puisses manger sans vomir. Sache aussi que je ne teste rien, tu n'es pas un cobaye, j'essaye juste de t'aider que tu le veuilles ou non … Donc par extension je suis désolé de te dire ça mais pour le moment tu es bel et bien MON patient.

Je marquai un temps, que faire? Prendre le risque de le libérer? Le laissé attaché contre son gré? Mon Dessin ne tiendrait plus trop longtemps et il était préférable qu'il soit libéré par ma volonté que par ma faiblesse.

Je posai ma main dans son cou pour sentir son pouls, il avait accéléré un peu trop à mon goût mais rien d'affreux pour le moment. Je me reculai de nouveau, je n'avais plus vraiment le choix maintenant, mon Dessin n'était plus qu'une question de minutes et je préférais qu'il soit libre en pensant que c'était de ma propre volonté.

Je fermai les yeux et rentrai lentement dans les Spires, saisissant une corde je voulus monter mais je n'avais plus de force et je ne pouvais pas enlever les racines et rester éveillé en même temps, j'ouvris un œil et le fixa, sa rage semblait être un peu moins virulente, comme s'il avait compris ce que je faisais.

Je n'avais plus vraiment le choix, je m'évanouirais sans aucun doute mais au moins … je pris une profonde respiration et m'enfonçai alors dans les Spires, on avait parlé du changement de Dessin en cours de Créativité et c'était le moment de le mettre à l'épreuve, je visualisai ma première création et la changeai petit à petit en un autre Dessin, l'Imagination devenait de plus en plus réaliste, puis je la transposai dans un dernier effort.

Lorsque j'ouvris les yeux les racines s'étaient transformées en une fumée clair et volatile, souriant je tombai à quatre pattes pris par une violente quinte de toux. Mes yeux se fermaient inéluctablement et malgré tout mes efforts je n'arrivais pas à rester éveillé plus longtemps.

Je le regardai juste se lever et se masser les poignets, je désignai d'un signe du menton la viande cuite :


- Si tu veux … finir … n'hésite pas … mais mâche bien ….

Un nouveau spasme de fatigue s'abattit sur moi, me mordant férocement les lèvres je parvins par miracle à rester éveillé.
Mais trop fatigué pour bouger je ne pouvais que rester prostré sur le sol herbeux de la forêt :


- Comment … t'appelles tu?


Nouvelle quinte de toux, ma lèvre inférieur était en sang et je parvenais je ne sais pas comment à résister au sommeil qui m'attirait lentement dans ses filets. Je me levai chancelant, en restant debout j'aurais moins de chance de succomber à la fatigue …



[Plus court que d'habitude désolé pour ça]
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Lun 10 Jan 2011, 06:13

- Je suis content de voir que tu ne sois pas devenus muet, ce n'est pas ta bouche que j'estime défectueuse, c'est plutôt ton estomac, je ne pense pas que tu puisses manger sans vomir. Sache aussi que je ne teste rien, tu n'es pas un cobaye, j'essaye juste de t'aider que tu le veuilles ou non … Donc par extension je suis désolé de te dire ça mais pour le moment tu es bel et bien MON patient.

Cette réplique eut le don d'énerver le jeune Marchombre, toujours prisonnier des racines de son infirmier imposé et improvisé. Ce gars n'avait pas l'air de s'y connaître vraiment en la matière, pourtant il avançait des suppositions véritablement alarmantes... Certes il avait fait une mauvaise chute, eut très peur, était pas secoué.... Mais par quel miracle en arrivait-il à ces conclusions sur son estomac? Était-il si craintif qu'il préférait jouer l'extrême à tout moment? Comme par exemple étouffer Nuhadu par peur d'être gêné. Tout du moins c'était à cet conclusion qu'il en venait en considérant que finalement ce dessinateur fêlée n'avait pas eu d'autres buts que celui de le sauver. Mais cette manière d'imposer son aide et ses décisions étaient insupportables. Le pire était sans doute que dans son état Nuhadu était bien incapable de s'opposer avec fermeté. Cependant il devait faire rentrer dans le crâne de son ''compagnon'' qu'il était hors de question qu'il choisisse pour eux deux!

Mais avant qu'il ne se révolte encore plus, il décida d'attendre les effets de sa propre tirade, puisqu'elle semblait provoquer une certaine réflexion chez son destinataire. Avait-il touché juste? Se pourrait-il qu'il retrouve sa liberté grâce à des mots bien senties? Sans avoir fait preuve de la moindre diplomatie ou gentillesse. Qui était donc cet homme qui écoutait l'émotion plus que les coups et la courtoisie? En tout cas, il remontait déjà un peu dans son estime. Enfin, il aurait pu remonter s'il ne s'était pas mis à lui tâter le cou... Il doutait encore de lui! S'il n'avait pas été sûr de réduire ses chances de liberté à néant il l'aurait mordu...

Finalement, il ferma les yeux, sans doute pour se concentrer sur le dessin... ou un truc dans le genre! C'était des choses qui dépassaient l'entendement de Nuhadu. Lui n'avait aucun don, à ce sujet, en avait à peine entendu parler, ne l'avait jamais abordé. Il était donc incapable de savoir ce que Hen devais faire pour le tirer de ce piège. Il semblait encore hésiter, mais aucun doute qu'il le ferai. Après tout en s'entêtant à vouloir sauver son patient à sa manière il finirait par le pousser au suicide... C'était une raison suffisante pour changer d'idée non?

En effet, les racines finirent par le lâcher, par disparaître.. ou plutôt s'envoler en fumée. La joie de pouvoir bouger le prit avec tant de force qu'il en oublia qu'il était encore blessé. Heureusement la douleur, sa vieille amie qui ne le quittait pas de la journée, le lui rappela avant qu'il n'aggrave son cas. Mais étonnement, alors qu'il se sentait déjà mieux et frottait ces poignets endoloris, c'était l'autre qui s'affaiblissait. D'un coup il tomba à quatre patte, sans prévenir, toussant à en cracher ses poumons. Nuhadu se mit aussitôt à quatre patte, laissant trainer la jambe boiteuse et s'appuyant sur le bras indemne... donc deux pattes, et se traîna jusqu'à son sauveteur agonisant. Ils formaient décidément une belle paire tout les deux. Mais à peine s'était-il mit en mouvement qu'il relevait la tête vers lui et et lui désignait la viande qu'il avait fait cuir plus tôt du menton.


- Si tu veux … finir … n'hésite pas … mais mâche bien ….

Ce gars était pas possible... Il était encore en train de veiller sur Nuhadu alors qu'il ne tenait plus sur ses propres jambes! Ne pouvait-il pas un peu penser à lui et se laisser aller au repos plutôt que de veiller sur des gens qui peuvent fort bien se débrouiller? Il était si fatigué qu'il en tremblait! Le dessin était-il la cause de sa faiblesse soudaine? Quel prix fallait-il payer pour dessiner? Lui qui n'avait cessé de faire preuve de sa puissance.. Qu'avait-il dû donner au final? Suffisamment pour se retrouver dans un état lamentable... Finalement le dessin n'était pas un miracle. C'était visiblement aussi dure que de courir un marathon. Sans doute un peu de repos lui ferait-il le plus grand bien.

- Comment … t'appelles tu?

Il ne lâchait jamais l'affaire... Lui répondre? La rancœur se mêlait avec la pitié en lui. Ce n'était pas le meilleur moment pour lui donner son nom. Ça n'aurait pas la valeur souhaitée. Il préféra donc le garder pour lui, pour l'instant, et s'occuper de cet homme. C'était maintenant son tour de jouer les infirmiers, mais ça se passerait à sa manière. Il n'imposerait pas, il se contenterai de conseiller et de demander. Il n'aimait pas qu'on touche à sa liberté, il ne toucherait pas à celle des autres. Mais il dût reconnaître que c'était difficile lorsqu'il vit son nouvel ''ami'' se lever avec difficultés. Son premier réflexes avait été de le forcer à s'asseoir, ou du moins à s'allonger... Mais il se contint.

-Tu devrais plutôt t'allonger, la marche et tes dessins ont l'air de t'avoir sacrément fatigué... Depuis combien de temps joues-tu sur le fil?

La question n'était pas prévu, aussi Nuhadu décida de ne pas attendre la réponse pour agir. Il se redressa , s'appuyant désormais sur un seul pied et essayant de ne pas trop bouger sa jambe mutilée, il sautilla jusqu'à un arbre aux branches basses. La liberté qu'il avait maintenant offrait à son esprit une soudaine de parer à de nombreux problèmes, et ainsi stimulé il trouvait certaines solutions. Il attrapa une des branches de son bras blessé, qu'il se contraignit à utiliser malgré le dégoût qu'il ressentait encore au souvenir de son étrange position... Elle était un peu épaisse, bien rigide, suffisamment longue, et pas bien fragile. Ce qu'il lui fallait! La chance se mettait en plus de son côté! Avec un peu plus de chance quand il finira il retrouvera Hen endormi!

Tirant une dague de son bras encore valide et fou de joie à l'idée de se défouler, il se mit à tailler la branche à la hauteur voulue. Tout le temps que dura l'action, il ne put s'empêcher de murmurer des excuses et des remerciement à l'arbre. Il était si imposant qu'il le croyait vivant... qu'il le sentait vivant. Mais il travailla tout de même ferme. Quand il eut enfin sa portion de branche, il quitta l'arbre en sautillant, après un dernier merci, et ramena son butin près du feu de camps. Il jeta un regard désespéré vers Hen. Ce gars était au moins aussi têtu que lui... Il n'écoutait pas son corps qui lui hurlait de se reposer, d'abandonner deux secondes le monde, le temps, les épreuves pour pouvoir récupérer. Mais, il l'avait déjà conseillé, il n'insistera pas! Il avait encore du travail. Coinçant la branche avec une de ses jambes, et le maintenant du bras qu'il recommençais à utiliser bien qu'avec précaution, il entreprit de la dépouiller de toutes les autres qui y avaient vu le jour. Un travail long qui lui laissa quelque douleurs aux bras. Le résultat final était un beau bâton avec lequel il pourrait compenser en parti l'appui qu'il lui manquait. Il contempla ensuite le tas de bois inutile qui avait appartenu à son bâton.. Il n'aimait pas l'idée de les avoir séparés pour les laisser pourrir. Il les lança tous dans le feu qu'avait fait Hen. Puis, il marcha un peu avec sa ''canne'' pour commencer à trouver une bonne façon de l'utiliser.

Quand il fut satisfait et que la fatigue surpassa sa joie, il revint vers Hen. Le garçon, coriace, tenaient toujours Morphée en échec. Nuhadu se sentit soudain honteux. Il lui était redevable de beaucoup de choses malgré qu'il lui en veuille pour d'autres. Il serait peut être temps d'exprimer cette gratitude.


-Merci... C'est tout ce que je peux t'offrir pour le moment, un merci. Tu t'inquiètes pour mon intégrité physique, mais je pense que, mis à part ce que l'on peut en voir maintenant, de ce côté là ça va. Par contre, pour l'esprit ça va pas... Ce n'est pas moi que tu as vu jusqu'à maintenant, et je suis désolé de ne pas pouvoir me montrer... mais j'ai encore besoin de temps... pour m'en remettre...

Le plus étonnant était sans doute qu'il découvrait tout ce qu'il disait. Il savait qu'il avait tendance à changer d'humeur facilement. Mais jamais il ne pensait en avoir ainsi conscience. L'Ours n'était pas le seul à l'avoir blesser. Ses faiblesses aussi.

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Jeu 13 Jan 2011, 17:44

- Tu devrais plutôt t'allonger, la marche et tes dessins ont l'air de t'avoir sacrément fatigué... Depuis combien de temps joues-tu sur le fil?

Sa question avait un ton étrange, comme si elle était sorti sans son consentement, plus par réflexe que par réel désir, je le vis se relever et s'avancer en sautillant sur un pied jusqu'à un végétal mi-arbuste mi-arbre. Je voulus le rattraper, et l'obliger à s'allonger, pourquoi voulait il se remettre à marcher? Il n'en avait pas encore les forces.

Chancelant je ne pus pas bouger, concentrant tout mon esprit au seul faite de rester debout, je le vis saisir une branche et commencer à la tailler. Ne comprenant toujours pas ce qu'il voulait faire, je le regardais juste dépenser inutilement ses forces. Au bout d'un certain temps, il revint vers le feu de camps en sautillant toujours, on aurait dit un flamant rose … enfin noir, portait-il dans ses veines du sang faëlle pour avoir une couleur de peau si prononcée? Le bout de bois dans les bras il se mit à le tailler. Je pouvais observer de petits spasmes sur son biceps et son triceps, son bras était bien plus faible qu'il pouvait le penser et l'utilisation de ce dernier pouvait finir par avoir de graves séquelles, mais il avait l'air de ne pas s'en soucier. Continuant inlassablement de travailler son bâton, je fermai les yeux un instant les yeux, essayant de me reposer ne serait-ce qu'un moment.

Les ré-ouvrir fut éreintant, ma vision était floue, nos Maitres nous avaient bien expliqués qu'une trop grande utilisation du Dessin ne pouvait que nous nuire, mais c'est seulement maintenant que je m'apercevais de l'étendue du phénomène. Soudainement je compris ce qu'il souhaitait faire avec sa branche, soupçon rapidement confirmé lorsqu'il se leva et utilisa sa branche récemment tailler comme canne, claudiquant lentement il semblait satisfait de lui, et il y avait de quoi.

- Merci... C'est tout ce que je peux t'offrir pour le moment, un merci. Tu t'inquiètes pour mon intégrité physique, mais je pense que, mis à part ce que l'on peut en voir maintenant, de ce côté là ça va. Par contre, pour l'esprit ça va pas... Ce n'est pas moi que tu as vu jusqu'à maintenant, et je suis désolé de ne pas pouvoir me montrer... mais j'ai encore besoin de temps... pour m'en remettre...


Je souris, en l'espace de quelques instants il venait de changer, il avait essayé de me tuer et voilà que tout d'un coup il me remerciait allègrement, il restait debout malgré ses blessures qui m'auraient déjà fait succomber, reprenant un peu conscience de la situation, je soupirai douloureusement et tournai mon regard vers lui :

- Tu n'as pas à me remercier, et encore moins à me devoir quelque chose, j'ai décidé par moi même à venir t'aider. Ensuite pour ton esprit je ne peux malheureusement rien faire de concret, ceci dit je suis désolé pour tout ce que je t'ai fait subir, mais je dois avouer que c'est la première fois que je croise quelqu'un qui risquait vraiment de perde la vie, et je me suis sans doute montrer un peu trop violent avec toi pour t'empêcher de tergiverser. Pour ton corps on va se diriger vers Ondiane, normalement il ne restera aucune séquelle si ça ne s'aggrave pas entre temps, pour ton esprit je pense par contre que ce ne sera qu'une question de temps, mais je ne compte de toute façon pas te laisser avant que tu sois complètement soigné, en tout cas si tu as besoin de me parler de quoi que ce soit je suis disposé à t'écouter. Je vais sans doute me répéter mais il doit rester environ trois jours avant Ondiane, donc pour ce soir tu vas dormir, je vais m'occuper de la garde alors ne t'inquiète pas pour ça. Essaye juste de te reposer, il se fait déjà tard, et puis si tu ne veux pas dormir je compte de nouveau t'assommer … donc je te conseille de te coucher rapidement. Pour ce qui est de ta première question je pense que je suis sur le fil depuis … les bulles de verres, c'est une défense franchement utile mais très fatigante, et quand tu t'es réveille on ne marchait que depuis deux ou trois kilomètres je pense. Il doit en rester une centaine je pense, ça peut le faire en deux jours si on tient un bon rythme, mais vu ton état …

Je pressai mon épaule endolori du plat de la main, le sang s'était tarit très rapidement mais la douleur était encore assez présente pour m'ôter ma liberté de mouvement, et malheureusement elle n'était pas assez puissante pour m'empêcher de sombrer petit à petit dans l'inconscience.


- Je ne pense pas que ce soit possible en seulement deux jours, j'espère juste ne pas dépasser les trois jours, que ce soit dans la forêt ou dehors.
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Ven 28 Jan 2011, 23:26

Quel est donc le sinistre destin qui les avait fait se rencontrer?
L'un a la peau sombre, l'autre claire.
L'un avait les cheveux bien longs, tenu en unique tresses. L'autre ne les avait pas courts, mais en comparaisons ils le devenaient, tombant en de multiples tresses autour de son visage. Le premier les avait bleus, le second noirs. Ciel de jour et ciel de nuit. Unique et nombreuses. Une similitude.
Non, de nombreuses similitudes. Têtus, courageux, incapable de comprendre le terme de limites. Des fous.
Des blessés. L'un par infortune, l'autre par automutilation... Et par une attaque bestiale. Une attaque d'un homme troublé.

Voilà un bien étrange tableau qui se dépeint sous le clair de lune. Les deux êtres si semblables, si différents... Les deux hommes, affaiblis autant l'un que l'autre, se contemplant, se jaugeant... Prévenant l'un envers l'autre. L'un comme l'autre se croit plus fort, et pourtant ils sont pratiquement dans le même état. Presque. Nuhadu avait eu l'occasion de se refaire une part de ses forces durant le sommeil forcé que lui avait imposé Hen... Son infirmier... son opposé si ressemblant. Celui qui avait le don de gagner autant sa rancune que sa reconnaissance. Celui qu'il ne parvenait plus a étudier ou a juger. Pour l'instant. Lui venait de s'épuiser, il tenait à peine debout. Il était évident qu'il avait besoin de repos, de sommeil! Chose que son compagnon avait déjà eu le temps d'accomplir. Et pourtant...


- Tu n'as pas à me remercier, et encore moins à me devoir quelque chose, j'ai décidé par moi même à venir t'aider. Ensuite pour ton esprit je ne peux malheureusement rien faire de concret, ceci dit je suis désolé pour tout ce que je t'ai fait subir, mais je dois avouer que c'est la première fois que je croise quelqu'un qui risquait vraiment de perde la vie, et je me suis sans doute montrer un peu trop violent avec toi pour t'empêcher de tergiverser. Pour ton corps on va se diriger vers Ondiane, normalement il ne restera aucune séquelle si ça ne s'aggrave pas entre temps, pour ton esprit je pense par contre que ce ne sera qu'une question de temps, mais je ne compte de toute façon pas te laisser avant que tu sois complètement soigné, en tout cas si tu as besoin de me parler de quoi que ce soit je suis disposé à t'écouter. Je vais sans doute me répéter mais il doit rester environ trois jours avant Ondiane, donc pour ce soir tu vas dormir, je vais m'occuper de la garde alors ne t'inquiète pas pour ça. Essaye juste de te reposer, il se fait déjà tard, et puis si tu ne veux pas dormir je compte de nouveau t'assommer … donc je te conseille de te coucher rapidement. Pour ce qui est de ta première question je pense que je suis sur le fil depuis … les bulles de verres, c'est une défense franchement utile mais très fatigante, et quand tu t'es réveille on ne marchait que depuis deux ou trois kilomètres je pense. Il doit en rester une centaine je pense, ça peut le faire en deux jours si on tient un bon rythme, mais vu ton état …

Désespérant... Il persistait sur sa lancé alors que chacun de ses propos étaient contre lui. Il reconnaissait sa fatigue, savait que Nuhadu avait eu le temps de dormir. Et pourtant! Malgré tout il était encore là à vouloir le faire dormir pour monter la garde! Alors que ses yeux se fermaient tout seuls, qu'il été blessé à l'épaule! Épaule qu'il se tenait d'ailleurs! Il respirait la faiblesse à plein nez! Enfin plein yeux... Illuminé? En tout cas il ne serait pas judicieux de le laisser veiller. Et puis s'il devait servir d'appui au novice Marchombre, il faut qu'il soit en forme! Mais comment lui faire entendre raison sans qu'il prenne la mouche... En effet, s'entendre dire par un rescapé de la guerre des ours qu'il était incapable d'accomplir la simple mission de rester éveillé.

Et voilà que son ami débitait une histoire de jours pour atteindre la fameuse Ondianne. Pourquoi se fatiguait-il aussi inutilement? Cette histoire pouvait attendre! Tout pouvait attendre. Morphée ne cessait de l'appeler et pourtant il la fuyait! Nuhadu aurait presque put voir la douce divinité tiré sur sa manche. Fallait-il le contraindre à la rejoindre? Comment? Il n'avait pas autant d'énergie à dépenser... Et surtout il s'était juré un peu plus tôt de ne pas commettre cette erreur. Le mieux était sans doute de lui faire remarquer son état de faiblesse avancée avec les arguments qu'il pouvait trouver. Cela sera-t-il suffisant pour convaincre cette tête de mule? Qui ne tente rien n'a rien!

-Sans doute serait-il plus censé que ce soit toi qui dorme, j'ai pour ma part déjà eu droit à repos ressourçant, aussi court fut-il. Tu m'as l'air bien fatigué, et j'ai peur de devoir compter sur toi tout le long du trajet jusqu'à Ondianne. Reposes toi donc et ne t'en fais pas pour moi. Je vais m'asseoir et ne peux plus bouger inutilement. Promis! Et puis si tu y tiens je te réveillerais dans quelques heures pour que l'on change de places.

Il avait prit un ton doux et affiché un sourire conciliant. Il savait que certains gestes rendaient les hommes plus réceptifs aux mots. Mais il n'était pas habitué à user de ceux-ci. Cependant, ils trouvaient que ses mots sonnaient justes, et espérait fortement qu'ils touchent cette homme.

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Lun 31 Jan 2011, 18:10

- Je vais sans doute me répéter, mais pour le moment je tiens encore debout, et contrairement à toi je ne suis pas gravement blessé, juste cette fichue épaule qui ne me fait pas spécialement du bien. Mais je ne risque pas de perdre ma mobilité, encore une fois pour toi ce n'est pas sûr, c'est pour ça qu'il vaut mieux se remettre à marcher si vraiment tu te sens assez en forme pour le faire, plus vite on sera parti, plus vite on sera arrivé, et une fois là bas, je te promets à mon tour de dormir. Bonne idée ta canne en tout cas. J'aurais juste une question … finalement, qui es tu? Je ne pense pas que tu sois un simple marchand, je ne pense pas non plus que tu sois Dessinateur, et tu parais un peu trop maladroit pour être un frontalier, pas assez massif pour être un Thül … il ne reste pas beaucoup de choix, et puis surtout tu fais quoi ici? Je ne pense pas que tu t'amuses à tomber par terre ni à chasser les écureuils, encore moins les Ours-Elastique. Donc je vais reposer ma question, et pour cette fois ci seulement je vais exiger une réponse, pour savoir si j'ai bien fait de te sauver, sache juste que quelque soit la caste à laquelle tu appartiens, je t'emmènerais de toute façon à Ondiane … Alors qui es tu?
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Sam 05 Fév 2011, 00:21

-C'est dommage tu étais si près du but... En fait, si! Je suis chasseur d'écureuils! Manque de bol, j'ai confondue cette énorme boule de poils avec mes proies habituelles! Tu penses bien que j'étais déçu! Je pensais avoir trouvé le gros lot! Mais non! Ours élastique. J'aurais dû me douter que c'était trop beau!

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Dim 06 Fév 2011, 18:04

- Un chasseur d'écureuil? Beau métier que vous faites là, mais si vous confondez à chaque fois des Ours-élastique avec des écureuils ... Sans doute voulez vous un peu d'aide pour les différencier? Non, sérieusement, vous avez eu de la chance que je sois passé par là, je n'aurais pas donné grand chose de vous sinon. Bon allez, puisque vous semblez pouvoir marcher on va avancer un peu.
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Lun 21 Fév 2011, 09:54

Impossible! Comment faire entendre raison à l'oreille d'un sourd? Il avait dû le penser lui aussi, et avait tenté diverse méthodes pour se faire comprendre. Des méthodes que Nuhadu n'avait pas apprécié, aussi lui même n'en tenta pas quand l'autre s'estima en état de reprendre la marche. Après tout, plus ils avançaient vite, plus vite ils en auraient fini de se chamailler. Et puis retrouver enfin une parfaite condition physique était un pas que Nuhadu voulait à tout prit franchir... dans l'espoir de se rétablir mentalement..

Faiblesse. Ce mot l'avait toujours laissé indifférent, la fragilité l'émerveillé, mais plus pour sa capacité à exister que pour son état précaire, plus pour sa force que pour sa faiblesse. Il n'avait jamais vraiment fait attention à la force non plus, mais il vivait dedans, il était fort! Et c'est en perdant soudainement ce don inné qu'il avait compris à quel point elle le caractérisait. Où qu'il fut, où que ses pas eut put le porter, quel que soit l'ennemi, il avait toujours été fort. Face à Uhl, le voleur de nourriture mal jugé, il n'avait pas cédé à la peur devant la mort! Sous les poignards effilés de la mystérieuse Tyra il s'était rit de ses blessures! Même quand la sombre Anaëlle était à deux doigts de lui trancher la gorge, il n'avait pas perdu son sang-froid. Il était fort.

Et là, dans un jour pratiquement semblable aux autres, un ours.. élastique ou non, un unique ours l'avait brisé. Physiquement certes, mais surtout mentalement. Il se souvenait même d'avoir sentit des larmes sur ses joues. A cette simple idée il détourna la tête.

Réfléchir... pourquoi? Il en avait assez... se laisser guider, rien qu'une fois, il réfléchira plus tard, se permettra même de se faire des reproches, repensera a tout ce qui a put se passer. Il n'avait qu'à se laisser le temps.

Le vent frais de la nuit est un bel appel pour le loup égaré... Mais un loup solitaire n'a aucune chance de survie quand il est blessé. Et puis il ne pouvait pas laisser l'autre canard boiteux tout seul. Dire que chacune des blessure de cet homme il se les était infligé tout seul! Il serait peut être mieux vu de soigner ces plaies avant de repartir... Oh et puis les rêveur le feront bien quand ils les auront atteint!

Ramenant finalement son regard devant Hen, qui semblait pour une fois s'en remettre à son avis, Nuhadu finit par sourire. Sans dire un mot il approuva d'un simple hochement de tête. Il ne restait plus qu'à rassembler leurs affaires pour repartir.

Leurs affaires... Son sac.. il l'avait laissé près d'un arbre un peu avant sa renco... avant l'accident. Il n'y avait rien de bien personnel, mais quand même pas mal de choses qui auraient pu être utiles. Des bandages pour l'épaule de son ''ami'' pour commencer. Mais rien a faire, il ne le possédait plus. Il pouvait sûrement se rendre utile en aidant Hen à transporter ses affaires. S'appuyant sur sa canne, il commença à observer le campement. En réalité, il ne semblait pas y avoir grand chose...

Le soucis suivant, c'était les prédateurs. De jour, les ours-élastiques étaient déjà embêtant. Mais en temps normal leur légendaire indiscrétion permettait à quelqu'un de rusé de ne pas finir dans son ventre. Après, si la personne rusée se trouve dans un arbre se n'est pas sa faute! Mais la nuit, les véritables prédateurs sortent. A savoir ceux qui savent être silencieux, invisibles. Ceux qui ne laissent pas le temps à leur proie de comprendre leur fin.

Près du feu, ils ne risquaient pas grand chose. En général le prédateur nocturne n'aime pas se présenter à découvert. Mais une fois en route, ils feront certainement des proie de choix. Même si Nuahadu pouvait se vanter d'une bonne ouïe, il n'espérait pas réussir à repousser ou même seulement détecter l'un d'entre eux. Et son ami n'était sûrement pas en état de dessiné.

Non, décidément non. Même s'il était pressé au fond de lui, c'était une mauvaise idée de parcourir la forêt la nu...

Depuis quand... Depuis quand Nuhadu Darkmoon a peur du noir? Depuis quand les loups craignent-ils la forêt? Depuis quand les Marchombres sont-ils pessimistes? Ne plus réfléchir. Avancer. Et espérer que le vent les guides.


-Soit. Dis moi ce que je peux porter et allons y.

Quelques mots, plus aucunes pensées. Mais Nuhadu rennaissait.

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Ven 25 Fév 2011, 17:43

Mon protégé comme je m'amusais à l'appeler semblait réellement perdu dans ses pensées, l'attaque de l'ours avait entaillé sa Volonté, détruis son mental; et même si les blessures physiques se résorberaient avec le temps et l'aide des Rêveurs, il en était différent pour ses blessures mentales. Elle métraient énormément de temps à disparaitre, et l'état dans lequel il était plongé ne pouvait que le mener à la folie, il devait avoir l'habitude d'être libre, et voila qu'il devait maintenant se cramponner à moi pour ne pas fléchir. Partir maintenant ne serait que pure folie, et je n'étais de toute façon pas en état de Dessiner et donc d'assurer notre défense ... Pourtant rester ici serait sans aucun doute une décision encore moins bonne. Il fallait avancer, sans quoi il ne pourrait pas passer l'obstacle lui faisant face.

-Soit. Dis moi ce que je peux porter et allons y.


Un sourire apparut sur mol visage, il avait donc lui aussi compris que son mal être ne pourrait être vaincu qu'en avançant :

- Ce que vous pouvez porter ... Je vous confie ma confiance et votre revanche. Laissez moi m'occuper du reste pour le moment.


Un sourire bien plus franc naquit sur mon visage, le jeune homme me plaisait bien, il ne voulait pas abandonner et il n'en serait donc que plus facile pour moi de nous faire avancer. Le fait qu'il accepte de dépendre de moi me donné un peu plus de force et de vivacité. Malgré tout il ne fallait pas relâcher son attention, la forêt était tout le temps dangereuse, et il serait tout bonnement impossible pour moi de reproduire l'enchainement de Dessin nous aillant permis de nous évader contre l'Ours Elastique. Il me manquait tout simplement trop de Pouvoir pour imaginer un instant recréer cet exploit ... Qu'aurait donc fait mon jeune frère dans cette situation?

* * *

- Hen, Père, Mère ... Je suis rentré.
- Alphonse, comment s'est passé ce premier vrai entrainement?
- Absolument horrible, je ne pensais pas que devenir un Soldat impérial demandait autant de sacrifice et d'endurance.
- Tu as donc enfin renoncer à en faire partie?
- Mère, Alphonse a prit depuis bien longtemps sa décision d'aider le royaume, pensez-vous qu'il puisse vraiment décider d'abandonner sur une simple semaine de cours?
- Je dois reconnaitre que Mère n'a pas tord Hen ... Je ne sais pas vraiment où j'avance ...
- Alphonse ... Tu as donc vraiment songé à abandonner?
- Oui, mais c'est très vite passé ...
- Al', tu vas donc continuer?

Surpris je tournais mon regard et mon attention vers mon Père, c'était assez rare qu'il se mêle aux discutions familiales, pourtant il ne faisait aucun doute qu'il s'intéressait au parcours de mon jeune frère, et en vue de la tête de celui ci, il paraissait aussi surpris de la prise de parole de Père.

- Oui, même si je ne sais pas où j'avance, il ne fait aucun doute que je ne passerais pas ma vie à tergiverser sur un fait. Le plus simple est d'avancer. Seul le bout du chemin nous montre les autres possibilités.

- Bien, alors sache Alphonse Nandahan, que dorénavant tu n'as plus le droit, et quel qu'en soit la raison, de songer à abandonner. Va toujours de l'avant et porte le nom des Nendahan encore plus haut.

Le visage de mon frère s'illumina un moment, en plus de prendre part à la conversation, Père venait tout simplement de lui donner sa bénédiction pour le reste des événements à suivre. Chassant une larme de joie d'un revers de main, il répondit avec ferveur :

- Promis, toujours aller de l'avant ...

* * *

Eclatant de rire je me mis à pousser lentement l'inconnu dans la forêt, prenant un chemin menant certainement à Ondiane :

- Alors c'est partie, j'espère passer un bon voyage en votre compagnie ... Vous êtes marchombre non?


Les arbres continuaient de défiler lentement sous nos pas, il fallait passer moins de trois jours dans cette forêt, sans quoi il pourrait perdre trop de facultés physique à cause de ses blessures.
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Sam 26 Fév 2011, 02:13

A peine vit-il le sourire de son interlocuteur naître qu'il sentit que la réponse allait fortement lui déplaire. Pourtant ce n'était qu'un sourire! Un sourire peut être conciliant, il peut signifier un accord. Ici il était l'incarnation de la pire chose qui soit. La pitié. Non peut-être pas jusque là. Mais quand même quelque chose qui énervait fortement Nuhadu. C'était évident qu'on allait encore lui refuser le droit d'être fort! C'était encore plus rageant de se dire que l'homme voulait lui rendre service et être gentil. Il n'avait pas besoin de gentillesse, il n'avait pas besoin qu'on prenne soin de lui! Il voulait juste qu'on arrête de lui prêter autant d'attention! Ne pouvaient-ils pas avancer en tant qu'égaux? Fallait-il toujours que l'un d'entre eux passe pour le faible? Tant pis. Il était las et si cet imbécile tenait tant que ça à tout porter tout seul qu'il se débrouille!

Nuhadu ne prit même pas la peine de répondre quand la voix, affreusement sympathique, d'Hen s'éleva pour confirmer ses sombres pensées. Contenant cette rage inutile il préféra creuser la terre avec sa canne improvisée. Il se sentait un peu trop enfantin ainsi, mais il se voyait mal changer de comportement maintenant, aussi persista-t-il. Franchement, qu'est-ce que c'était que cette histoire de porter la confiance? Il ne la lui accordait même pas suffisamment pour le laisser transporter quoi que ce soit! Quand à la revanche, il ne voyait même pas de quoi il parlait. Tant pis, ce gars était un abrutit fêlé! Ça n'empêchait pas que c'était son compagnon de route.

Attendant que son ami dessinateur ait rassemblé ses affaires, Nuhadu en profita pour communier avec la forêt. Enfin, ce qui s'en rapprochait le plus pour lui. Il avait cessé d'écouté Hen pour se focaliser sur les sons de la forêt, sa  ''respiration'' comme il se plaisait à l'appeler. Il avait fermé les yeux aussi. Il perdait son temps à vouloir percer les rideaux d'ombres. Il ne pouvait pas espérer battre un seigneur des forêts à l'odorat, aussi il laisser cette faculté de côté, comme toujours. Il se concentrait exclusivement sur son ouïe, cherchant la moindre dissonance aux alentour. Se plongeant au cœur de la forêt, pour se laisser vibrer avec elle. Se confiant pleinement au vent aussi! Car ce dernier ce plaisait à siffler entre les troncs, à secouer les feuilles, et à faire plier les herbes. Plutôt que de trouver un danger, il se surprit à y puiser une certaine sérénité. Il était en train de se dire que finalement il n'avait pas besoin des rêveurs, que cette forêt était déjà un baume sur ses récentes blessures, quand quelque chose éclata dans la forêt!

Un rire... C'était un rire qui l'avait fait sursauter. Le rire de ce maladroit de dessinateur qui se répercutait comme ça dans le doux silence nocturne! Il allait lui jeter un regard noir, lui intimer le silence! Mais une légère pression le poussa a avancer. Cet homme pensait-il en plus nécessaire de lui imposer un pas? Se dégageant de la pression, Nuhadu avança a bonne allure sur le chemin que voulait emprunter son compagnon. Marmonnant des choses inintelligibles sur des gens qui devraient avoir la langue et les mains coupé, si ce n'était directement la tête. Bien sûr il ne pensait pas vraiment tout ça. Mais de se les marmonner lui permettait de canaliser un peu sa colère, et ainsi d'avancer vers le seul but qui comptait. Il s'arrête vite cependant, puisqu'il était persuadé que le rire avait attiré au moins un prédateur. Il sentait au fond de lui que la route ne serait pas de tout repos, mais il n'y avait que pour cette unique soirée qu'il craignait pour leurs vies. De toute façon, qu'Hen ait rit ou non, il était impossible qu'ils passent inaperçus dans ce monde sauvage.


- Alors c'est partie, j'espère passer un bon voyage en votre compagnie ... Vous êtes marchombre non?


N'en avait-il donc pas assez de insupporter à chaque fois? Fallait-il en plus qu'il se montre habile à le percer à jour? Et puis d'abord comment? Par quel miracle cet idiot en était arrivé à cette conclusion? Dans cet état la, Nuhadu donnait-il vraiment l'impression d'être l'un de ces êtres si mystérieux et gracieux? Par la lune, NON! Alors quoi? Ils n'ont pas mentionné la guilde, ils n'a pas fait l'étalage du moindre don, il n'était même pas sûr de pouvoir être qualifié de novice dans ces conditions. Pourquoi? Enfin non. Qu'importe le pourquoi! C'est quoi! Qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre?

-C'est un jeu de mot? Parce qu'on marche la nuit c'est ça? On peu bien dire que l'on marche dans les ombres sous cet angle... Alors nous sommes des Marchombres oui!

Il se surprit lui même pas la naïveté dont transpiraient ses mots. Comment arrivait-il à paraître aussi stupide? L'était-il finalement? En tout cas, il eut l'espoir que cela suffise à convaincre Hen qu'il n'en était pas un. Il ne voulait pas le lui dire, il ne voulait pas qu'il le sache. Il ne l'appréciait pas assez pour ça... N'était pas en état de se considérer comme ça.

Ils marchaient depuis un moment. Une heure? Une demi-heure? Il en savait rien. Dans le silence le temps n'avait plus d'importance pour lui. Il marchait, sur sa jambe et sa canne, délestant son membres brisé de la lourde charge qui aurait dû lui incomber: Le faire combattre la gravité. Il n'en a rien a faire de toute façon. Cette partie de lui est comme morte, il ne la traîne que dans l'espoir que ce ne soit pas le cas. En attendant, elle n'existe plus. Le monde n'existe plus vraiment non plus. La guilde elle même peine à garder de l'importance à ses yeux. La guilde... Si a Ondiane les rêveurs venaient à lui annoncer la perte définitive de ses membres, il se verrait contraint d'abandonner toute idée de devenir Marchombre. On ne peut pas compenser autant de choses à la fois...

Il préféra penser à autre chose. Se concentrer sur autre chose. Il les suit encore... Il semble un peu effrayé, pris dans le doute. Mais l'appel de la faim finira par lui faire surmonter sa peur.. Nuhadu hésite. Avertir Hen? Ce n'est peut être qu'une impression qu'il a, sans plus. Mais pourtant cette impression qu'on le dévore des yeux persiste et le trouble...

Qu'une impression.. Il n'est encore que l'ombre de lui même.

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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Dim 06 Mar 2011, 20:42

-C'est un jeu de mot? Parce qu'on marche la nuit c'est ça? On peu bien dire que l'on marche dans les ombres sous cet angle... Alors nous sommes des Marchombres oui!

Je tiquai poliment, ne comprenait-il vraiment pas? Ou s'amusait-il? Pourtant tout correspondait avec ce que j'avais apprit durant mon enfance, l'agilité avec laquelle il bougeait malgré sa jambe, ce silence et cette harmonie dans chacun de ses mouvements ... ne pouvait-il pas en parler? Était-il interdit pour eux de dévoiler leur appartenance à cette guilde? Je ne pouvais rien faire, insister était-inconcevable, cela pourrait paraitre suspect ... Et surtout ce n'était pas vraiment important. Avec ce que je lui avais fait subir il était normal qu'il ne me fasse pas vraiment confiance, et ceci bien que je voulais juste l'aider. Une fois arrivé à Ondiane je pourrais m'excuser en bonne et due forme. Pour le moment le plus important étant d'avancer, de sortir ce cette forêt et de rejoindre les Rêveurs.

Je ne pouvais rien faire pour l'aider finalement, seulement veiller à ce qu'il reste en vie pour le moment ... Mentalement, c'était son combat, un combat difficile, éreintant, mais je savais que je devais le laisser faire, au risque qu'il ne puisse plus jamais vraiment être lui même ... Les minutes passèrent, nous dévoilant petit à petit de nouvelles espèces d'arbres, des fleurs de plus en plus flamboyante. Cela m'étonna un instant, si vraiment nous étions entrain de nous diriger vers Ondiane, tout devrait commencer à devenir plus dense au lieu de s'éclaircir petit à petit comme il se passait en ce moment. Pourtant la position de l'astre nous confirmait que nous étions dans la bonne direction, peut-être étions nous enfoncés plus profondément que prévu dans la forêt ... Pourtant il n'y avait pas moyen de faire demi-tour cela nous aurait fait perdre le temps que nous avions passé à marcher, il n'y avait donc pas d'autre choix que d'avancer, peut importe vers où nous nous dirigions, c'était là bas que se trouvait une échappatoire pour le jeune homme à la peau si particulière, qu'il pourrait retrouver toute ses facultés physiques, et petit à petit ses facultés mentales.

Il semblait anxieux, un peu tendu même pour tout dire. Pourquoi? C'était moi qui le mettait mal à l'aise? Ma question sur sa possible appartenance au marchombre? Ma remarque comme quoi il ne pouvait rien porter? Peu à peu le silence effrayant de mon manque de conversation me remplit les oreilles, que faire pour le faire sortir de sa torpeur? Pour le convaincre qu'il ne risquait plus rien pour le moment? Que ses blessures seraient rapidement guéries? Que faire pour lui redonner envie de sourire? De plus en plus perplexe quand à mon attitude à prendre. Je tournai mon regard vers son visage.

Un sourire, de bien être sans aucun doute, même si ses yeux brillaient toujours de cette lumière d'inquiétude, son visage s'illuminait sous un sourire qui étira peu à peu ses traits. S'il déprimait il n'en laissait absolument rien paraitre, ce qui montrait qu'il était aussi résistant dans sa tête que dans son corps, une habile synchronisation des deux permettant à l'un de prendre le relais quand l'autre était abimé ... Je venais de me dire que je voulais le laisser ce reconstruire seul, pourtant je ne lui laissais pas porter la moindre chose ... Qui étais-je pour empêcher un Homme de faire ce qu'il pensait juste? Qui étais-je pour empêcher un Homme de se sentir fort?

Je m'arrêtais donc prêt de lui, retirant un sac je lui tendis, un grand et large sourire sur les lèvres :

- J'ai un peu mal à l'épaule, puis-je vous demander de bien vouloir porter un des sac? Si cela ne vous dérange pas bien évidemment.

J'avais été maladroit, je n'aurais pas du présenter cela de cette manière, c'était bien peu courtois, amical … depuis quand je me mettais à oublier mes cours de conduite simplement parce que je n'avais pas été assez clairvoyant dans ses désirs … pet-être même j'étais entrain de me tromper depuis le début, peut-être était-il soulagé que je lui refuse de le laisser porter quelque chose, peut-être se sentirait-il obligé de prendre le sac alors qu'il n'en voulait pas … Fébrilité, tout mon esprit ne savait plus comment réagir à son silence, son manque de conversation, sa façon de rester distant …
[Plus court qu'au début, et long à répondre en plus ...]
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Nuhadu Darkmoon
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MessageSujet: Re: Force et Imagination Part I [Pv Hen]   Dim 03 Avr 2011, 15:09

Il s'arrête.
Pourquoi Hen s'arrête ? Ne voulait-il pas progresser le plus possible ? La fatigue se serait-elle emparée de lui ? Vu son état de faiblesse assez récent, ça ne serait pas étonnant... Mais il n'a pas l'air fatigué. Alors quoi ? Lui aussi ressent cette horrible impression qu'une sombre créature les inscrits sur son menu ? Non, il sourit... ce n'est pas ça. Il s'apprête à être gentil une fois de plus. Il va encore l'énerver, il va encore en dire trop ! Mais qu'il y aille ! Qu'il enfonce encore le jeune marchombre blessé, qu'il étale encore et toujours sa gentillesse beaucoup trop empreinte de respect !

Et il ose le faire en plus. Son énorme sourire sur les lèvres et un sac tendu. Il ose rompre la sérénité de la nuit et il ose encore changer d'avis. Frustrant. Un coup il refuse de céder pour le bien de son petit protégé qui aimerait tant l'étripper, et l'autre il abandonne ses convictions alors que plus aucune voix ne s'est élévé contre lui... POURQUOI ? N'a-t-il donc aucun amour propre ? Ne peut-il pas se respecter lui avant de respecter les autres ? Mais bien sûr ! Il a mal à l'épaule ! Un peu en plus. Il tenait à peine debout quand ils sont partis, mais c'est un mal d'épaule qui lui fait céder un sac. Si seulement il prenait la peine de se rendre crédible.. Mais voilà c'est trop. Nuhadu ne le supporte plus, ne le respecte plus. Pourquoi devrait-il le respecter ?

Il devrait. Parce qu'il lui a sauvé la vie. Il devrait car ils sont seuls dans cette forêt. Il devrait parce qu'il fait preuve de gentillesse en voulant l'aider. Il devrait car il prend une place absente dans son cœur... Il est plus vieux que lui, mais il a l'air totalement en dehors de certaines choses. On dirait que, pour lui, la vie c'est tout donner aux autres, se dévouer pour eux. Ça commence par faire leur bien pour qu'ils ne se blessent pas et ça fini par tout leur accorder. On dirait ces pères trop bons qui ne servent finalement plus à rien. On dirait ce genre de père qu'il aurait rêvé d'avoir à une époque...

Non. Ne pas y penser.
C'est derrière, c'est finit. Il a fait une croix dessus, il en a finit.
Plus de famille.
Loup solitaire.

Plus de famille... Et pourtant cette place qu'Hen est en train de se créer, c'est celle d'un petit frère. Il est plus vieux oui, mais il a des choses à apprendre. A commencer par ne plus s'insinuer dans la vie des autres a l'aveugle. Et surtout, il faudrait lui apprendre à voir les limites. Celle de Nuhadu il les voit trop proches, les siennes il semble les frôler. L'imagination de son art lui a sans doute voler cette conscience de la vie...

Mais non ! Il n'a pas besoin d'un boulet dans ses pattes, surtout pas en ce moment ! Ils en verront d'autres des moments, sans doute plus calmes, où il prendra le temps de lui inculquer certaines règles de la vie. En attendant il faut qu'ils avancent. Nuhadu prend donc un sac en hochant la tête et reprend son avancée.

Est-ce vraiment eux qui font frémir tant de feuille ?

Il a peur, tout au fond de lui. Il a une boule d’appréhension. La nuit... La belle nuit... Il ne peut pas mourir la nuit. C'est son élément, son monde. Pas ce soir. Ce n'est qu'une impression, rien de plus qu'une impression.

Les ours élastiques ne peuvent pas être si tenaces.

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