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 C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]

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MessageSujet: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Lun 21 Fév - 12:43

Tu te souviens quand je te disais que dans la plaine il faisait froid? -Oui, je me souviens que tu t'en ais plein pendant des heures... -Et quand je disais que la forêt c'était trop dangereux? -J'en ai souvenir aussi... -Et que les montagnes durant l'escalade faisaient mal aux mains? -Oui, oui et encore OUI! Pourquoi me bassines-tu avec ces souvenir si exécrables! -Parce que, là maintenant, je regrette chacun de ces endroits. S'il te plait allons nous en... -On est même pas encore entré! Et ne me supplie pas! Ça m'énerve plus qu'autre chose! -Mais regarde! Rien que cette masse de gens qui entrent et sortent par les portes! -Oui et bien quoi? -Ben... il me donne la nausée... J'arrive pas à me faire à l'idée qu'il y ait tant de gens. -T'es pas rendu.. Dans la foire d'Al-Vor, il y a foire... Là c'est des commerçants, quelques passants... Mais dedans, c'est toute la ville et tout les visiteurs qui se bousculent entre les étals. Les cris des vendeurs, les offres des acheteurs, les bêtes dans les cages, les gamins qui hurlent dans les rues. Et j'en passe. -Toi qui exècre déjà les gens quand tu n'en croise qu'un, pourquoi veux-tu qu'on se rende dans ce... cette.. foire? -Parce que rien ne vaut le troupeau! C'est au milieu d'un amas de mouton que le loups peut s'abattre sur une. -Et il ne risque pas de s'attirer la colère des autres? -Au mieux, les autres ne remarquent rien, au pire ils courent effrayés sans même savoir par quoi. -J'aime quand même pas l'idée de me fondre dans la foule... -On avait pas déjà parlé de ton attitude de froussard? -C'est à cause de toi que je suis dans cet état la! -Tss! Toujours à me rejeter la faute! -Qui a massacré tout mon village sous mes yeux? -C'était eux ou nous! -Des fois je regrette que ce ne fusse pas nous. -Et le reste du temps? -Le reste du temps je n'y pense pas... -Alors oublis ça pour la journée! Il y a une interruption dans le convois, on va se faufiler dedans! -Pourquoi ne peut-on pas passer comme tout le monde? -Parce qu'armé comme nous sommes, on passera plus aisément si on nous prend pour des gardes. -On aurait pu laisser le sabre au domaine... -Jamais. Nous ne sommes pas les seuls assassins à pénétrer dans cette ville. -Nous ne sommes pas des assassins! -Le sang à couler sur nos mains, les cœurs on cessés de battre par notre volonté, le monde s'est gorgé de nos offrandes. Nous sommes des assassins! -Bon vu sous cet angle nous sommes des assassins... Enfin toi! J'ai jamais voulu tuer personne! -Je ferais en sorte que tu le veuilles. Maintenant en avant!

Quittant les ombres de la forêt, une sombre silhouette s'avance vivement vers le sentier. Sans attirer plus de quelques regards curieux, elle se met à progresser près d'un arrivage de charrettes qui espéraient pouvoir remplacer leur lourde cargaison en provenance d'Al-Chen par de la monnaie et une toute nouvelle cargaisons des produits d'Al-Vor. Personne ne se souci de cet homme isolé puisqu'il ne semble préter aucun intérêt aux diverses marchandises et les quelques curieux qui se demandaient pourquoi il venait de la forêt en vinrent a la conclusion qu'il avait dû avoir un besoin pressant.

-On passe inaperçue, c'est plutôt une bonne nouvelle.. non? -Non, c'est juste normal. -Tu ne peux pas essayer d'être légèrement optimiste pour une fois? Je sais pas moi! Être heureux qu'il ne pleuve pas! Ou bien qu'on ait pas croisé de Marchombres... Ou juste parce qu'on est vivant... -Je me réjouirais quand tu sortiras quelque chose d'intéressant. -C'est bien ce que je disais! Tu es trop dur à satisfaire! -Il faut dire que tu ne fais pas beaucoup d'efforts en ce sens. -Non mais je vais pas aller égorger un homme juste pour te faire plaisir! -Manque de chance pour toi, ça risque d'être au programme de la journée. -Bon d'accord. J'essaie de te donner le sourire, et toi tu parviens à me le briser... -Tu ne souriais pas pourtant. -Je risque pas d'y parvenir avec toi. -Pourquoi je perd mon temps à te parler? -Peut être parce que tu es l'intrus dans ce corps! -JE SUIS TOI! -Ça reste à prouver. -On se rapproche des portes. Tiens toi tranquille le temps du passage. -Il y a des gardes. Et ils surveillent l'entré. -C'est pourquoi ils portent le nom de garde. -Et ils fouillent et interrogent les gens aussi! -Ceux qui ont l'air louche ou les chefs de convois en général. -Et nous on a pas l'air louche? -Oh que si. Notre tin blanchâtre attirera le regard. -Donc il vont nous interroger, et s'inquiéter de nous trouver autant d'armes. -Non. On fait partit du convoi. -Depuis quand? -Depuis toujours pour eux -Mais qui va leur confirmer ça? -Notre place au milieu du convoi. -Mais les gens vont rien dire? -Ils nous ont déjà oubliés! -T'as raisons! Plus personne ne nous regarde! -Mais tiens toi un peu abrutit! Tu vas ramener les yeux sur nous en dévisageant tout le monde comme ça! -Ça va! Je suis désolé! -T'es vraiment qu'un boulet! -Oh! Mais j'ai pas fait exprès. -T'as de la chance qu'ils soient trop occupées à penser à la proximité de leurs affaires pour faire attention à toi! -Comment peux-tu savoir que c'est à ça qu'ils pensent? -C'est des marchands! A quoi veux-tu qu'ils pensent? -Oui... c'est pas faux.

Deux paires d'yeux, fatiguées par leur longue journée de travaille ,scrutent, cependant avec vigilance, l'imposant convoi d'Al-Chen. Les deux colosses ne font même pas grincer leurs armures pour les nouveaux venu. Ils savent déjà à qui ils ont affaire. Tout les ans reviennent ces invités de marque et l'habitude a instauré une certaine confiance. C'est à peine si leurs yeux frôlent l'intrus.

C'est marrant, j'aurais cru que ce serait plus dure. -Avec tout les gens qui passent ici, ils ne peuvent pas se permettre de surveiller tout le monde. -Certes... Mais tout un convoi... C'est un peu de la fainéantise non? -On se fiche de ces gardes bon sang! On voulais juste passer, on est passé. -Et maintenant? Que vas-tu nous faire faire? -Déjà, te faire entrer dans la foule -Je préfère pas... regarde ça! Mais combien il y a de gens? Ils se marchent dessus! Se bousculent, se cognent. Ils s'entremêlent les uns aux autres... Je peux pas supporter ça. -Tu es conscient que tu ne peux pas rester à l'écart du monde toute ta vie? -J'aurais bien voulu pourtant... -Tss tais-toi et avance! -Mais pourquoi ils s'organisent pas pour progresser plus facilement? Je sais pas moi, avancer en file! -Mais qu'est-ce que je t'ai appris pendant tout ce temps? Dans la vie c'est chacun pour soit! Les plus fort ont ce qu'ils veulent, les autres n'ont rien! -Ah oui c'est vrai... j'avais oublié... bon allons-y puisque nous sommes censé être fort. -Sauf que nous allons nous faire passer pour faible. -Euh.. t'es malade? Je rêve? … Il y a quand même pas un autre moi qui se balade dans ce corps hein? -Mais tu ne peux pas essayer de réfléchir? Je ne t'ai pas emmener pour profiter du spectacle! On va profiter de la cohue pour dépouiller quelques personnes -Pourquoi faire? -Pour que tu t'exerces un peu. -C'est encore un de tes entraînements farfelues? -Tout a fait. -Tss... Comme si Rubis ne suffisait pas. -Allez on est partit

Ainsi s'enfonce le mercenaire dans la cohue, acceptant de se faire bousculer, faignant la soumission, et tirant habilement quelques bourses mal surveillées.


Dernière édition par Néri Asurmen le Ven 18 Mar - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Lun 21 Fév - 15:02

Lunemria avait l'esprit qui vagabondait ailleurs, embrouillé par des centaines de questions, mais les réponse qu'elle cherchait ne se trouvait pas sur sa route. Elle devait partir, vers l'aventure, vers sa destination. Mais quelle serait elle ? Elle n'en savait rien. C'est ainsi, que la gamine sortit de l'atmosphère étouffante des bois, mais elle n'y fis pas attention. Lentement elle progressait, posant un pied devant l'autre, se laissant guider comme un nuage par le vent. Cette image la plongea dans d'autre réflexions, et au lieu de partir à la découverte de cette ville qui se dressait là, juste devant elle, elle s'adossa au tronc noueux d'un large chêne. C'était la fourmi à côté du géant, l'un était robuste, avec ses branches épaisses qui s'élançaient à l'assaut du ciel bleu-gris, on hésitait pas à s'appuyer contre lui, comme elle le faisait en ce moment, il était parfait pour un peu de repos, il paraissait invincible. Ensuite, la jeune femme, avec sa frêle silhouette et ses petites épaules, comment voudriez vous compter sur elle, la laisser vous aider à porter votre fardeau, elle peinait déjà assez avec le sien. Après tout dépend de quel point de vue on regarde la scène, alors que l'arbre est visible de loin, que l'éviter est assez aisé, la demoiselle se fondait parfaitement dans le décor, elle pouvait se faufiler partout, et, comme aucune partie de son corps n'était visible, on ne savait pas trop à quoi s'attendre ce qui peut s'avérer assez dangereux. Lun' touchait l'écorce du bout de ses longs doigts fins, elle était rugueuse et l'écorchait, une épine s'enfonça alors dans la chair de la jeune fille, qui l'ignora, elle n'était pas à cela près. Elle ne pouvait garder ses mains dans ses poches quand elle ne faisait rien, car elle tentait de se raccrocher à la réalité grâce à ce corps. Corps qui parfois, lui semblait étranger, et cette sensation était désagréable.
Levant le nez, elle aperçu de son œil droit la mousse blanche qui se promenait dans l'infini, loin haut dessus de sa tête, elle aurait bien aimé savoir ce que ça fait de passer la main au travers, si cela chatouille, si c'est doux, ou simplement si elle se disloque sans que l'on puisse ressentir la moindre chose sur sa peau. Ce point l'intriguait et elle se fit la promesse que si l'occasion se présentait, elle sauterait dessus quelques soient les risques. Ces nuages avaient de la chance, être là, paisible, ne se soucier de rien, regarder les gens d'en bas dans leurs activités. Un coup de vent vint éparpillé certains nuages, sur ce point, ils n'étaient pas libre, et donc envier leur existence devenait impossible, vous voulez aller à droite, le vent vous pousse à gauche, vous êtes si léger qu'il est impossible de résister. La fillette en frissonna, non, ce n'était ce qu'elle voulait.
Être un oiseau alors ? Se laisser porter par les courants d'air, capable de lutter contre si l'envie lui en prenait, monter toujours plus haut, aller plus loin de pas connaître de limite, revenir en flèche vers le sol, connaître l'adrénaline, redresser au dernier instant, éviter de justesse quelques plantes, et vivre comme bon lui semblait. Oui, elle voulait devenir un oiseau. Mais en y repensant, elle ne voyait pas vraiment la différence entre elle et se volatile. Ces jambes la portaient où elle voulaient, elle pouvait grimper pour se rapprocher des cieux, même si elle ne les atteindrait jamais, nager pour aller encore plus profond, se diriger vers le centre. Aller au delà du danger, vivre ses rêves, poursuivre son aventure. Finalement, sa vie n'était pas si mal. Elle aurait sans doute été mieux sans ces hommes, mais elle n'y pouvait rien, le passé ne pourrait être changer, il influencerait juste le futur des assassins : la mort. C'était plus qu'une certitude, car même si Lun' ne pouvait les achever, les détruire de ses propres mains, quelqu'un d'autre le ferait, sinon la nature prendrait le relais. La seule chose dont on peut être certain dans sa vie, c'est que tout le monde à la même porte d sortie, peu importe comment il l'a franchi, on passe tous par là, et la gamine savait qu'un à un moment ou à un autre, son tour viendrait, et ce jour là, elle se jurait d'être prête, et elle ne cillerait pas. Attendant sa fin en restant impassible, ou luttant avec un adversaire qui aurait raison d'elle.
La jeune fille s'étira en silence et se releva pour continuer son chemin, en solitaire, mais cela lui convenait parfaitement, elle n'avait pas besoin de s'encombrer au moins. Elle devait arriver à découvert pour entrer dans cette fichue ville, et elle doit bien avouer que cela ne lui plaisait guère, autant crier pour annoncer sa venue. Elle se mordit la lèvre inférieur qui, déjà gercées comme d'habitude, déversa un mince filet de sang sa bouche pâteuse avant de s'écouler dans sa gorge, laissant un arrière goût qu'elle ne saurait qualifier.

Voyant les gardes qui surveillait les entrées et les sorties, elle s'apprêta à renoncer, c'était la foire, il y avait du monde, et elle n'aimait rien de tout cela, alors pourquoi avait elle décider de se rendre ici juste pour quelques flèche et un nouveau poignard ? L'agitation lui permettrait certes de voler plus facilement, mais cela manquait cruellement de piments. Ces pas l'avaient pourtant conduite ici, alors elle ferait avec. Elle contourna soigneusement des convois qui entraient, certains se faisaient contrôler, d'autres non, peut être les habitués et les autres, ou peut être pas, elle n'avait aucun moyen de le savoir, mais elle ne le voulait pas de toute façon, alors cette information d'importance factice, serait royalement ignorée dans sa tête. Son regard se porta sur le mur, les prises étaient nombreuses et rapprochées, une ascension qui ne demandait pas trop de savoir faire, il faudrait juste qu'elle veille à ne pas tomber sur une pierre qui risquait de s'effriter vu leur état, mais elle pourrait se rattraper sans encombre si ça arrivait, enfin, normalement.
Elle se surpris à ne pas chercher de passage plus compliqué pour tester ses capacités, elle ne voulait pas de prise de tête, et ce n'était pas un entrainement, mais pour elle, c'était tout de même assez étrange je dirais. Elle se hissa, et assez rapidement elle atteignit le sommet, aucune difficulté pour le moment. Debout sur cette muraille, elle se mouva avec le plus de fluidité possible jusqu'à un premier toit où elle posa ses pieds. Se mélanger à la foule, c'était hors de question, elle repérerait de là où elle se trouvait de quoi elle avait besoin, et ne descendrait que pour s'en emparer. Sautant pour passer d'une maison à l'autre, elle glissa plusieurs fois, évitant la chute de très peu. Il fallait vraiment qu'elle devienne plus forte que ça, parce que si en cas de fuite elle se cassait la figure, elle était mal barrée. Sur cette pensée, elle haussa un sourcil, elle fuir ? Jamais, elle ne se ferait pas honte une nouvelle fois, comment pouvait elle honorer la mémoire d'un homme qui lui avait enseigné des choses de la vie en courant par peur. Lui, il avait avancé, il savait qu'il y avait un piège, l'embuscade était mieux préparée que ce qu'il avait imaginée, pourtant, elle ne l'avait pas vu faire un seul pas en arrière. Pour ne pas finir comme lui, elle serait beaucoup plus prudente, mais elle respecterait son courage, et essayerait de se forger le même.
En dessus d'elle, elle repéra un marchand de dague, elles feront très bien l'affaire. Sans se presser pour ne pas alerter les passants, elle rejoignit l'étalage. L'homme voyant quelqu'un en capuchon se méfia automatiquement, mais la main de la jeune fille entrouvrit la cape, laissant apparaître une bourse bien remplie ce qui sembla le rassurer. Elle en saisit plusieurs pour voir leur poids, la façon dont ils étaient équilibrés, et deux armes lui plurent plus que les autres. Lun' fit mine d'être insatisfaite de la qualité de la marchandise, commençant à avancer vers un stand installé plus loin, et rafla la lame au passage. Elle refit se manège deux autres fois, mais cette fois ci avec des flèches, elle n'allait pas prendre tout un carquois, sinon, vive la discrétion, alors elle fit diverses étalages. En passant près des clients, elle leur prenait aussi leur bourse. Son visage n'exprimait rien vu que seul la moitié en était visible, mais à l'intérieur, elle était satisfaite de sa chasse, si je puis dire.
Pourtant, elle se fit remarquer par un homme grand, d'âge moyen, il la fixait avec intensité, et commença à la suivre. Elle l'emmena vers une ruelle reculée, et elle attendit. Il ne lui laissa pas le temps de s'impatienter, et débarqua, un long couteau à la main. Lentement elle mit son plan improvisé à l'œuvre. Elle écarta doucement et avec sa main gauche sa cape, cherchant clairement aux yeux du type une arme à sa ceinture grâce à sa main droite, pendant que l'autre, tenant toujours le tissu, et donc étant cachée à la vue de l'inconnue, saisissait le poignard caché dans sa manche.

L'homme se rua sur elle, elle leva la main droite, il la maintint au dessus de lui, l'immobilisant habilement, puis, il voulut frapper aux côtes, mais Lunemria esquiva en s'écartant, puis, sans lui laisser le temps de réfléchir, elle se colla à lui, coinçant son bras armé, souffrant un peu à cause de l'angle de son bras droit, mais ignorant la douleur. Elle était en position de force, l'autre avait un bras coincé, et un autre assurant que la lame de Lun' ne vienne à la rencontre de son visage. Cependant, sachant qu'il était plus fort, qu'elle, elle n'analysa même pas cette position, enchainant sa prochaine action même pas une seconde après s'être mis près de lui, elle abattit durement sa main gauche toujours libre qui tenant sa vrai arme sur le dos de son adversaire qui hurla. Puis, laissant le poignard enfoncé, elle se dégagea sèchement, l'autre ne pouvant plus se raccrocher à elle, il vacilla, et se servant de se déséquilibre, la demoiselle envoya un coup de pied et il partit à la renverse, sur son dos toujours, enfonçant encore plus profondément l'objet de sa souffrance.
Lorsqu'elle s'approcha, la jeune femme le retourna sur le ventre, récupérant son joujou en faisant attention de ne pas se tacher du liquide pourpre. L'homme agonisait à ses pieds, et elle se souvint du jour où la cicatrice qu'elle avait sur son visage lui avait été infligée, ce n'était pas lui qui lui avait faite, mais elle prenait une revanche. Les assassins de son maitre n'avait pas eut pitié eux, alors elle ne vit aucune raison d'épargner cet homme. (Elle leva l'arme une dernière fois, l'enfonçant dans la nuque pour arrêter ses souffrances. Un flot de sang jaillit, mais elle s'était déplacée pour qu'il ne l'atteigne pas.)Non, elle se défendait, mais se n'était pas un assassin en puissance. Cet homme ne lui avait rien fait, il l'avait attaquée parce qu'il l'avait vu voler, quoi de plus normal. De plus, elle ne pu s'empêcher de penser à sa famille, alors elle le laissa allongée et sortie de la ruelle, interceptant quelqu'un, lui disant qu'elle venait de trouver un homme blessé. Il se dirigea vers le lieu indiqué où sa victime gisait, et elle pu partir avec bonne conscience. Mais son esprit occuper ne vit pas la personne devant elle, et elle heurta légèrement le garçon. Sa cape ne s'était pas enlevée, son minois restait caché, elle se retourna donc pour savoir à quoi ressemblait il.
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Jeu 24 Fév - 22:36

On en est au moins à la millième! C'est bon non? Je suis plutôt doué pas besoin de poursuivre! -Tout juste la dixième! -Sans me faire repérer! C'est plutôt un bon score non? -Tu oublies la quatrième où le propriétaire s'est rendue compte du larcin! -Il n'a pas eu le temps de hurler qu'on était déjà perdue dans la foule! En plus il ne savait pas d'où sa venait! -T'es mains t'ont quand même trahi. Si tu ne peux pas faire confiance à tes mains jusqu'où veux-tu avancer? -On peut pas prendre un peu de repos? -Tu ne le mérites pas! -Et si c'était à notre avantage? -Explique toi... -C'est simple! Voler autant de bourses d'affilé risque de liguer les gens entre eux! Ils vont finir par s'inquiéter, devenir plus vigilant et alerter les gens autour d'eux. -Où veux-tu en venir? -Si on fait une petite pause, le nombre de cadavres de moutons ne sera pas suffisant pour alerter le troupeau! -Dis comme ça, je veux bien t'offrir un moment de détente. -Je rêve... pince moi! -Tu veux que je revienne sur ma décision? -Non non non! J'ai rien pensé! -... Où veux-tu aller? -Je me disais qu'on pourrait manger un peu... -NON! -Mais... euh.. juste sortir d'ici alors?... tout ces gens qui nous touchent.. -Oui. Je pense qu'on s'est assez mêlé à eux pour l'instant. -Merci! Encore un de ces gars qui me bouscule et je finis par l'égorger! -Une poussée meurtrière? Chez toi? -Disons que l'on m'a pas toujours montré le bon exemple... -Il n'y a de mauvais dans mes exemple que ta façon de les voir! -Je ne pense pas que le ''Tu es sur le chemin, je te tue'' puisse être vu d'un bon œil par quiconque est armé d'un peu de morale! -La morale n'est qu'une invention des faibles pour tenir tête aux forts. -Il faut être vachement fort pour y arriver avec des mots! Tu ne crois pas? -Ou très nombreux. -Tu ne me lâcheras jamais le dernier mot? -Tu ne le mérites pas. -J'abandonne.. De toute façon je m'en fiche. Là tout ce qui m'intéresse c'est de pouvoir respirer! -On en vois bientôt le bout. -Mais pourquoi les gens aiment autant se coller les uns aux autres? -Repense au troupeau. -Ben... pourquoi les moutons restent-ils collés les un aux autres? -Tu es désespérant. Pourquoi ne réfléchis-tu jamais? -Si tu as des réponses, pourquoi tu ne me les donne pas? -Parce que tu m'en poseras plus si je le faisais. -Mais j'apprendrais! -Je préfère que tu apprennes à apprendre tout seul. -Ça y est! Enfin loin de ce tas de corps! -Tu ne m'écoute déjà plus... -Mais si, mais si! J'ai juste eu un moment de joie! -On va dire ça.

Sortant de la foule, l'homme se redresse enfin. Il s'éloigne à pas lent des cris et des bousculades, s'enfonçant avec joie dans le calme relatif d'une autre partie de la ville. Perdu dans la cacophonie de ses deux pensées, se disputant sur tout les sujets, des plus philosophiques aux plus banals, il se laisse porter au grès de l'instinct ou des vents. Il ne s'aperçoit même pas qu'une silhouette encapuchonnée, toute aussi occupée que lui, va lui rentrer dedans.

-Mais je te dis que c'est très bon le siffleur mariné dans le jus de framboises! -Tu n'en sais rien! Tu n'as jamais essayer! -Mais j'imagine c'est tout! - Tu imagines trop de ch... Mais il peut pas regarder où il marche lui! -Tu n'as pas fait mieux hein! Ça fait mal en plus... -Je tient à te signaler que c'est toi qui marchait... -A oui... c'est moi qui ait le contrôle.... désolé? -Ce que tu m'énerves! -Mais ça va hein!...-Faut que je me passe les nerfs sur ce minable! -Oulah on se calme! On est au milieu d'une ville quand même! -Rah... On peut au moins le traiter de tout les noms, le réduire en charpie avec des mots! -Il ne l'a sûrement pas fait! Regarde il... euh.. il? -Elle. Il n'empêche que je vais lui faire ravaler son erreur. -Franchement après tout les gens qui nous ont bousculer, je ne vois pas pourquoi on s'en prendrait à elle! -ON S'ETAIT LAISSE BOUSCULER -Je doute que ça ait changé grand chose au milieu de cette foule. -Rah! Mais pourquoi la défends-tu? N'étais-tu pas près a égorger le prochain à te rentrer dedans il y a peu? -C'est différend... -Il n'y a aucune différence si ce n'est qu'elle avait toute la rue pour nous éviter! -La différence c'est que je ne sens pas de mépris dans son geste à elle. Juste de la maladresse. -Tu me dégoutes à penser comme ça... -C'est dans ces moments que je m'estime encore un peu. -Cette mentalité ne nous sert pas... -On ne perd rien à se montrer civilisé parfois. -Je passe l'éponge pour le coup... -Mouais... je sens que tu va me le faire payer un jour..

Le jeune homme parcourt rapidement la silhouette des yeux. Les deux esprits s'étonnent encore de ne pas l'avoir vu venir, la distraction n'est pas dans leurs habitudes. Mais ils n'en parlent pas, l'un refuse de l'admettre, l'autre craint sa réaction. Le plus craintif pousse alors leurs yeux à étudier les environs. Personne n'a fait attention au carambolage qui vient d'avoir lieu. Les passants passent. Le monde les rend toujours si indifférent quand il ne s'agit pas du leur. Les yeux reviennent se fixer sur l'inconnue qui leur a échappés. Il se redresse finalement, grimaçant encore du choc. Une rapide réprimande intérieur la fait disparaître, mais plutôt que le noir rictus proposé c'est une mine inquiète qui s'affiche. Les pupilles argentés tremblotent légèrement sous le duel intérieur qui semble se profiler, mais les deux opposants se calmes vite pour jauger la nouvelle venue.

-Vous n'avez rien?

-Mais qu'est-ce qu'il te prend? -Quoi? Je pose juste une question! -Tu t'inquiètes pour elle! -Ben.. on vient de la bousculer, on lui a peut être fait mal... -Mais tu es un porteur du chaos! Arrêtes un peu de te soucier des gens! C'est elle qui devrait se soucier de ce qu'elle a fait! -De toute façon tu n'es jamais content de rien. -C'est pas une raison pour ne jamais m'écouter. -Bien sûr que je t'écoute.. sinon je me serais déjà jeter d'une falaise pour te faire taire! -Oh pitié! Après tu vas me redire que sans moi tu aurais eu une vie paisible! Laisse un peu tomber ça! Maintenant tu es un homme! Ton corps est une arme. Alors cesses de passer pour un faible! Cesses de te sentir inférieur! Cesses de penser aux autres! -Donc que je cesses d'être moi. Que je devienne toi? -Parfois j'aimerais bien. Mais tu n'atteindras jamais ma perfection. -Vantard.

-Elle est bien plus petite que nous, n'a pas l'air bien costaude non plus.. difficile à dire. Et puis son visage est caché sous cette capuche.. Elle a pas l'air bien net. -On a l'air de quoi nous avec ce sabre dans le dos? Et notre peau pâle? Laisse son apparence tranquille. -En parlant de sabre, on l'a pas sorti bien souvent ces derniers temps... Si on arrivait à la traîner un peu à l'écart on pourrait remédier à ça. -Bon sang! Tais-toi! -Quoi? Tu vas pas me dire que tu es tombé amoureux d'un visage caché dans l'ombre! -On en arrive aux railleries maintenant? Tu as tant envie que ça de faire couler le sang? -Une folle envie, une belle envie. -Ce n'est pas le meilleur endroit pour ça! -Tout les endroits se valent! La seule chose qui change c'est la façon que l'on a d'y parvenir. -Je préférerai autant que tu attendes d'être dehors... -J'ai jamais été patient.. -Je ne le sais que trop bien, mais tu es assez intelligent pour pas risquer de te mettre toute une ville a dos. -C'est assez rageant de se ranger de ton côté.. -C'est flatteur... -Pff.. laissons la là et partons alors. -Elle n'a pas encore répondue. -Je me fiche de sa réponse! -Moi pas. -Fais moi au moins le plaisir de lui voler quelque chose! -Comment tu veux que je fasse ça? Elle est entièrement concentré sur nous! -Si l'occasion se présente, on le fera. -J'aime pas tes idées.. -Elles sont pourtant amusantes! -L'humour a décidément beaucoup de visages.
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Sam 26 Fév - 9:19

Lunemria fit un pas en arrière. Son mouvement avait été empreint d'empressement, mais il reflétait tout de même sa confiance en elle. Mais qu'est ce qui lui prenait de ne pas regarder où elle allait ? Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait une erreur de ce genre, et à chaque fois, la conséquence avait été plus ou moins terrible. La plupart du temps, son père ou son maitre avait enrayé les dégâts, lui épargnant divers soucis. Mais maintenant qu'elle était seule, elle devait apprendre à se débrouiller par elle même, et vous pouvez me croire, malgré sa détermination, ce n'est pas gagné. Elle faisait pourtant tous les efforts du monde pour rester concentrer, pas toujours sur ce qu'elle était en train d'effectuer, mais au moins sur son but dans la vie, sa propre quête, la raison primordiale de son existence. Elle ferait mieux de s'entrainer plutôt que de rêvasser à sa future victoire ou défaite, car si elle continuait ainsi, elle ne pouvait que perdre, le résultat ne faisait aucun doute. Cependant, même si elle voulait réparer sa faute d'inattention au plus vite, cela ne suffisait pas, il était hors de question pour elle de montrer le moindre signe de faiblesse, d'hésitation. Elle allait s'imposer, agir vite et bien, de sorte que l'on se souvienne de son passage, qu'elle laisse une trace qu'elle décidera de conserver ou non plus tard. Car oui, elle avait le choix, les gens oubliaient rapidement un événements lorsqu'un autre se produisait, plus cruel et sanglant encore. Non, elle n'épargnerait personne. Et là, elle allait bien le prouver. Si elle voulait par la suite redevenir invisible, elle serait l'auteur de la deuxième tragédie qui se déroulerait en ces lieux, mais ça, qui le saurait. Elle s'améliorerait entre temps, devenant plus discrète qui quiconque, frappant plus fort, mais restant insaisissable. Elle ne serait pas un personnage que l'on craindrait et dont on n'avait peur. Si elle se promènerait dans la rue au milieu de la foule, tout le monde resterait indifférent. Comment résister à un fantôme, une légende que l'on croit inventée pour effrayer les enfants. Et même si leur cauchemar se révélait être exacte, personne ne serait en état de lutter. Tous seront morts bien avant. Du moins, c'est ce que pensait Lun' à ce moment là. Son imagination débordait de plan machiavélique je dirais, mais elle ne pourrait jamais les mettre en œuvre, et même si un jour l'envie lui prenait, elle savait bien qu'elle en serait incapable. Que lui apporterait la disparition de toute une population ? Elle n'abaisserais pas non plus une arme pour descendre un gamin. Peut être était elle trop faible pour se geste, trop sensible. Elle ne savait que penser de cela, si seulement quelqu'un était là pour l'éclairer, elle saurait surement mieux comment réagir, mais là, elle était perdue. Dans ses pensées certes, mais pas seulement, des fois elle se trouvait étrangère dans son propre corps. Elle n'avait jamais été habité par un sentiment tel que la vengeance auparavant, même à la mort de sa mère qu'elle aimait tant. Elle était plus petite, le traumatisme avait été balayé plus facilement par son insouciance de fillette, mais elle n'avait pu changer à ce point. Pourquoi tant d'idées ravageuses pour semer le chaos partout autour d'elle ? Pourquoi tant de violence et de haine dans sa vie ? Pourquoi faire souffrir par ces nombreuses pertes les familles des défunts ? Elle ne comprenait pas, la marque qu'elle portait sur le visage était la preuve de son amour. Un amour infini pour son petit frère, car c'était pour lui surtout qu'elle avait pris beaucoup de risques, pour s'assurer qu'il ne manque jamais de rien. Et son père, que dirait il s'il la voyait ainsi, cachant avec honte la cicatrice qui certifiait qu'elle était une bonne personne, enfin, pour les sien, prête à tout pour les satisfaire ? Que penserait il de son état d'esprit alors qu'il n'avait tenté de faire pousser qu'une seule graine ? Celle de l'harmonie, de l'innocence, de la justice. Il lui avait montrer que dans la vie, même si des actes qu'elle accomplirait ne seraient pas rempli de noblesse, si elle les assumait, elle serait bien avec elle même. La cause comptait aussi, un vol pour se prouver quelque chose à soi même ne sert à rien, si c'est pour mettre du pain dans l'assiette d'un proche, on trouvait une part de bravoure. Hors, la façon dont elle agissait était égoïste. Elle en avait conscience et elle ne le nierait pas. Elle savait aussi pourquoi tous ces changements avaient eu lieu dans son comportement, elle savait que c'était la vengeance qui la poussait ainsi, sur les mauvais chemins, les routes menant à l'impasse, mais elle s'en fichait, car elle n'avait qu'une chose en tête, arriver à ses fins. Elle sera les dents imperceptiblement, il ne fallait pas que son nouvel adversaire remarque quoi que se soit, bien sur attaquer une personne qui ne s'y attend pas, ça revient à la poignarder dans le dos, et alors ? Et puis, elle trouva même une deuxième raison, vu la force avec laquelle il l'avait bousculer, il ne devait pas être quelqu'un de frêle et chétif qui s'enfuit en courant à la moindre menace. Car si elle détestait une chose plus que les autres, c'était bien la lâcheté. Bien sûr, elle avait aussi horreur de mensonge, des gens qui se sentent supérieur, mais comme parfois elle avait ces défauts, elle n'allait pas les placer en haut de la liste. Elle ne se prenait pas pour une championne, quelqu'un d'invincible, elle avait même tendance à ses poser des questions à son sujet pour savoir si elle serait à la hauteur. Mais elle avait une fierté, et un peu mal placée, ce qu'elle admettait aussi volontiers, mais qui l'empêchait de montrer aux autres ses vrais sentiments. Elle utilisait même parfois cet air glacial sur son minois pour se convaincre. Mais en réalité, elle ne s'aimait plus. Il fut un temps où elle savait ce qu'elle faisait, elle ne s'en vantait pas, mais au fond d'elle même, elle se sentait importante aux yeux de quelqu'un. Elle avait une épaule sur qui pleurer, une personne sur qui hurler quand tout allait mal. Mais elle était devenue autre chose, un monstre, emplie d'amertume, de regrets et de chagrin refoulé. Elle se sentait seule et vulnérable, alors elle devait bien se mettre devant la glace pour regarder comment elle tournait, trouver des preuves de sa force physique et mentale. Cependant, elle détournait souvent les yeux de ce qu'elle pouvait voir, que ce soit un reflet dans l'eau, ou sur du verre.

La demoiselle leva sa main au niveau de sa figure comme pour se protéger du soleil, mais cela se voyait bien que ce n'était pas la seule raison, elle aurait pu vouloir cacher une partie de son visage ainsi, mais cela ne convenait pas. En effet, son capuchon démentait les deux premières solutions. Il protégeait la peu, mettant ce qui était visible pour chacun à l'ombre, et ne dévoilant pas ce que Lunemria adorait masquer. C'était une nouvelle posture de combat, mais une pose calme et innocente, elle était si svelte, si menue, comment pourrait elle faire du mal à une mouche, surtout vue comment elle se tenait, c'était saugrenue, mais elle pouvait facilement pour une folle. Elle voulait voir ce que valait les réflexes de cet inconnu qui était aussi responsable qu'elle de la bousculade, et dont elle ne discernait pas les traits. Elle aurait tout le temps de savourer les détails de son physique, ou de les critiquer, selon ses désirs, une fois qu'il serait allongé au sol, vidé de son sang. Cette pensée la répugna de nouveau, et elle eut un haut le cœur. Pourquoi était elle si méchante ? Et pourquoi se posait elle la question si elle en avait déjà la réponse ? Bon, ça je peux le dire : si elle contrôlait plutôt bien ses gestes et son apparence, gérer ce qui défilait dans son crâne, c'était impossible, car c'était déchainé, pire qu'une tornade. Et elle ne pouvait donc arrêter de poser ces interrogations stupides où la réponse était visiblement toujours semblable. Mais bon, passons. Son bras droit était toujours en suspension, attirant un peu l'attention, ce qui était le but de la manœuvre, et la paume était tournée vers le garçon, les doigts légèrement repliés. Le garçon ? Oui, c'était bien un homme, sa voix ne laissait aucun doute possible, et elle le sut tout de suite. Mais une chose l'intrigua. Ce n'était pas un accent particulier, un ton dont elle aurait pu tirer la moindre information... ce qui monopolisa quelques secondes son cerveau c'est le contenu. Déjà il lui avait parlé, fait étonnant, habituellement, quand on voit une jeune fille vêtue de la sorte, enfin, si on la voit un peu, on lui crie dessus, on lui demande de se dévoiler, de décliner son identité... elle avait vu dans ses expériences toutes sortes de réactions, mais personne encore ne lui avait demander comment elle allait. Son corps n'avait pas bloqué lui, continuant la tâche qu'il avait commencé, elle n'arrivait plus à suivre, et toute sa maitrise lui échappait. Sa main gauche avait saisi une lame sous le grand manteau, et en la retirant le l'étui, il y eut un chuintement, petit peut être, mais qui ne passa pas inaperçu à l'oreille de l'enfant. Son membre droit se rabaissa brusquement, serrant son poignet et l'obligeant l'arme à réintégrer sa place à la ceinture. Ce combat contre elle même l'étonna, c'est comme si elle s'était battue à l'intérieur d'elle même, dirigée par deux personnes différentes. Oublier, c'est ce qu'elle devait faire. Rester fixé sur le jeune. Elle n'avait toujours pas répondu à la question, et ignorait si elle devait vraiment le faire. Elle ne mordit la lèvre inférieure, aucun doute cette fois, elle ne savait plus ni qui elle était, ni ce qu'elle comment elle devait agir. Ce tique, elle l'utilisait en permanence pour mieux réfléchir. Elle s'était déjà enfoncée les dents dans la peau pulpeuse des bords de sa bouche tout à l'heure, cela lui faisait deux trous en laps de temps assez courts, que lui arrivait il ? Elle se rendit ensuite compte qu'elle serrait fort son poignet et relâcha l'étreinte de nouveau au contrôle. La meilleure défense c'est l'attaque, c'est bien connu. Alors elle attaqua pour ne pas perdre totalement la face :

-Je vois pas ce que ça peut te faire !


Lun' était contente de ne pas avoir cillé, au moins sa voix restait la même quelque soit la situation et son embarras, acerbe et froide. Enfin quelque chose de positif. Ou pas...



(HS : Excuse moi de la qualité, mais malade, c'est le mieux que je puisse faire. Encore désolée)
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Jeu 3 Mar - 4:23

Bon, on la tue ou on couche ici? -Tu dois avoir un problème avec le concept parler... -On peut négocier sa vie si tu veux. -Même si tu te rapproches, tu es encore loin du compte. -Bah on parle pour négocier non? -Parler et marchander c'est différent. -Je ne vois pas en quoi! Il y a toujours un tas de phrases inutiles qui sont sorties alors qu'on aurait pu tout régler en quelques coups de poignards bien sentis. -Comment peux-tu éradiquer toutes les nuances aussi aisément. -Il suffit pourtant d'un peu de volonté. -A ton niveau, le un peu me semble de trop. -Oui, je sais que je suis une vraie tête de mule! -Le pire c'est sans doute que tu le prennes comme un compliment. -Mais s'en est un! Seules les têtes de mules peuvent arriver au pouvoir! Parce qu'elles ne doutent pas sans cesse de leur actes! -Il y a pourtant beaucoup plus de têtes de mules que d'Empereur si je ne me trompe pas. -Parce que ça ne suffit pas d'en être une. -Je crois que je devine la suite.. Il faut être fort! Il faut pouvoir vaincre tout ses ennemis! Triompher dans le sang des moutons vaincus et nager dans les pièces des nigauds volés! -Tu as l'art de tourner au ridicule les plus sombres vérités... -Chacun son talent il faut croire. -Si seulement tu en avais un plus utile. -Ah d'accord... maintenant je ne sers à rien. -Tu sers à m'empêcher d'éliminer les gamines qui encombrent notre route! -Hey! Pourquoi elle lève la main comme ça elle? -Mais on s'en fou poignarde la! -Tu crois que c'est la lumière du soleil qui la gêne? -Ce serait plutôt ta tête de Rêveur! -En quoi c'est une insulte ça? -Ce sont des faibles, lâches et couards! -Ils sauvent des vies eux. -Ils n'ont jamais sauvé mes victimes -Ils ne peuvent pas être partout! -Ils auraient été là, ils seraient morts -Les discussions n'avancent jamais avec toi... Et on ne sait toujours pas pourquoi elle lève la main comme ça. -Ta première propositions étaient pourtant pas mauvaise -Mais ça me chiffonne... je veux dire... le geste n'a pas l'air très naturel. -Cherche l'erreur en ce cas, tu l'as vue inconsciemment, c'est donc que tu peux la voir.

Les yeux d'acier parcourent vite le bras sans rien y déceler de particulier, remontent jusqu'à l'épaule, poursuive le long de la capuche, ne parviennent pas discerner plus d'un œil dans l'ombre de cette dernière, reviennent sur le bras... S'arrêtent en cours de route. Reviennent vite sur l'œil.

-Il y a bien une erreur. Son visage est déjà très bien caché du soleil... Mais pourquoi elle lève l'autre bras? Elle est peut-être vraiment effrayée par ton visage. -Mais c'est stupide! Personne n'a jamais été effrayé par notre visage! Il est très bien no... MON visage! -Non non, tu avais raison, notre visage. En effet, il ne peut pas être effrayant du coup! Tu as vu ce que faisais l'autre bras? -L'autre bras? -Ben oui! Elle en a bien deux non? -Je crois, mais... c'est quoi ce bruit? HEY! QU'EST-CE QUE TU FAIS? J'AI DIT QUE JE VOULAIS PAS QUE TU LA TUES!

D'un geste vif, la main droite de l'homme était montée au dessus de son épaule. Elle était presque sur la garde quand elle s'immobilisa soudain sous la lutte des deux esprits. Les yeux d'aciers se mirent alors a trembloter furieusement tandis que tout son corps se crispait.

-Mais laisses moi faire abrutit! Elle a l'intention de frapper! -Mais qu'est-ce que tu racontes encore? Tu trouverais n'importe quelle excuse pour étriper quelqu'un! -Tu n'es qu'un imbécile! Tu viens d'entendre une lame sortir de son fourreau, et tu ne la reconnais pas! -Tu crois? Mais je... -Laisses moi agir! -Regarde son bras se rebaisse... -Mais on s'en fou! Elle va nous tuer! -Non regarde! On ne peut frapper personne en se tenant le bras! -Mais... certes... Mais on l'a bien entendu tiré une lame.. -Comment sais-tu que c'est elle? -Pourquoi crois tu que sa mains est cachée sous le manteau? -Visiblement pas pour nous frapper. -Elle a du s'arrêter en me voyant réagir... -Mais bien sûr! -C'est bon j'arrête pour cette fois. Mais au prochain signe de menace, ne m'arrête pas. -Pour que tu en inventes un afin de pouvoir la tuer tranquille? -Tu vois le mal partout. -Sûrement pas, je sais qu'il est en moi. -Ça va fait comme bon te semble! -Merci bien!

Finalement les yeux se refixèrent, empreint de douceur, sur la fille et la main poursuivit paisiblement sa route jusqu'à ses longs cheveux pour ramener quelques mèches derrière son crâne. Un geste parfaitement inutile puisqu'elles revinrent immédiatement prendre place devant ses yeux comme toujours. Encore heureux qu'elles ne soient pas si nombreuses.

-Ne pense même pas à soupirer! -On se fait mater par nos propres cheveux et ça te fait plaisir? -Ils sont l'emblème de ce que nous sommes, inflexibles. -Parce que tu leur donne raison en plus? -Je croyais t'avoir appris que les yeux ne font pas tout. -Mais au milieu d'une ville, je préfère avoir le meilleur champs de vision possible. -Enfin une pensée que je peux approuver dans ta cervelle de moineau! -Tu sais, les insultes c'est pas obligé. On pourrait plutôt se féliciter mutuellement et se soutenir! Comme, ça qui sait, on avancerai peut être mieux! -Soutenir des âneries, j'ai peur que ça nous fasse reculer plutôt. -Tu sais quoi? Oublis ce que je vient de dire, on a sûrement mieux a faire que de nous écouter. -Tient, encore une preuve que tu ne dis rien d'intéressant. -J'espère qu'elle est plus sympathique que toi, encore que les gens n'ont pas tous l'incroyable capacité d'envoyer balader la genti...

-Je vois pas ce que ça peut te faire !


-Tu disais? -Non rien. Oublis... -Pour une fois que je m'intéresse à ton avis, tu pourrais faire un effort! -Oui bien sûr, ne choisit pas le pire moment pour ça surtout. -Et voilà t'es vexé maintenant! -Oh si peu.. -Tire pas cette tête! Elle va croire qu'elle t'a blessé -Et alors? Qu'elle croit ce qu'elle veut je m'en fou! -En tout cas, tu avais raison! Ça aurait été bien dommage d'égorger une si charmante personne! -Charmante? Mais dans quel monde vis-tu? -Le même que le sien apparemment. Là où la seule règle est chacun pour sa peau. -C'est bon j'abandonne. Elle va bien, elle veut pas qu'on s'occupe de ses affaires, tu veux plus la tuer, tu veux plus la dépouiller, on a plus rien a faire avec elle, on se tire de là! -Oh mais non! -Quoi? Tu veux quand même la scalper? -J'ai l'impression qu'elle cache plus qu'une langue acérée. Ça pourrait être marrant de la pousser à bout. -Et voilà c'est repartit. -On pourra mieux la tuer après. -On t'a jamais dit que tu étais un lourd des fois? -Je t'avouerai que la seule personne a qui je fais la conversation l'est plus que moi, alors non. -Je déprime... -Laisses-moi donc parler à cette mignonnette. -De toute façon tu n'en démordras pas. Vas-y je ne m'y opposerais pas.

-Dis gamine, on t'a jamais appris a ranger ta langue quand tu étais en faute? Je serais toi je garderais la tête basse et je profiterai qu'on ne demande pas réparation. Et si par hasard tu voulais faire fi de ce conseil, je suis toujours partant pour enseigner la discipline.

Par pur hasard, c'est de la provocation? Ou bien il faut que j'aille déboucher mes oreilles? -Bien sûr que c'est de la provocation! Tu croyais quoi? Que j'allais l'inviter a danser? -Non, c'est juste que d'habitude tu préfères poignarder dans le dos. -La c'est pour le sport! -Contre une petite fille frêle et sans défense? -je doute toujours cette description. -Il en faut peu pour t'effrayer. -Mais qui parle de peur? C'est de l'espoir! L'espoir de pouvoir me défouler un peu! -Donc au final on va la tuer.. -Je vais la tuer. Ça fait des jours que je n'ai pas eu l'occasion de me battre. Des mois en faites... Ben oui, assassiner c'est pas vraiment combattre. -C'est pas grave! Là on aura peut-être l'occasion de s'amuser! -J'ai un mauvais pressentiment. J'en ai toujours quand tu dis ça.
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Dim 6 Mar - 0:44

Un geste vif comme l'éclair. L'homme n'allait pas par quatre chemins différents, il ne tentait pas d'attirer son attention ailleurs que sur son bras qui, s'était levé vivement, il avait voulu s'emparer de son sabre, Lunemria le savait, mieux encore elle le sentait au plus profond d'elle même, et il était assez sur de lui pour ne pas se cacher. Ainsi s'est en pleine rue que le combat allait se dérouler. Sa main droite avait un peu relâcher l'étreinte de son poignet gauche, elle se savait capable de réagir si elle en avait besoin, elle était rapide, cependant, habituellement elle avait à faire à des marchand pas content, qui voulait sa peau mais qui n'avait aucune expérience du combat, ou alors à des hommes saouls qui tombaient à terre après une pichenette, bon d'accord, la j'exagère un peu. Mais les adversaires chevronnés, elle n'avait eu à faire à eux que peu de fois, et son maitre avait été derrière pour la guider, l'observer, elle avait senti le contact de ses yeux sur sa nuque pour jauger sa réaction, mais cette ombre qu'il laissait lui assurait la vie quoi qu'il arrive, car il serait intervenu si danger le de mort était apparu. Aujourd'hui c'était différent, il n'y avait personne pour couvrir ses arrière, saurait elle se défendre correctement ? Elle n'avait pas vraiment en faite, elle devait se prouver qu'elle en était capable, qu'elle avait le courage de se jeter dans une bataille même si la fin était imprévisible et plutôt en sa défaveur vu la carrure du jeune. Elle ne serait pas lâche. C'est à ce moment que Lune comprit les sentiments qui avaient poussé son guide dans l'embuscade, elle s'était jurée d'être plus prudente que lui, mais impossible, son cœur palpitait comme s'il se débattait pour sortir de sa poitrine, son esprit s'emballait de nouveau. Le garçon venait pourtant de s'arrêter, mais pourquoi ? Aucune chance qu'il est peur d'elle, chétive comme elle était, qui aurait peur d'un puceron dans son genre. Alors qu'est ce qui lui prenait ? Il était figé comme elle un peu plus tôt, sauf que même immobile pour les yeux de l'autre, elle se mouvait, alors que le jeune au corps visible ne faisait rien. Ses yeux s'agitaient, phénomène étrange qui la poussa à la méfiance, sa main droite se plaça devant son ventre, tendue, prête à entrer en action, même à main nue le temps de laisser à l'autre bras de semer la mort avec l'arme, enfin, si elle arrivait à avoir assez de réflexes, et ça, elle en doutait un peu. Elle ferma l'œil sous sa capuche, pas le deuxième, elle ne voulait pas montrer le chaos qui régnait dans sa tête, et elle s'efforcer de remettre ses idées en place. Au fur et à mesure sa respiration s'apaisa, ses épaules se rabaissèrent, laissant la tension qui avait grandit s'échapper, une petite pointe de douleur la traversa car elle avait gardé cette position inconfortable et que des crampes commençaient à se faire sentir, ce qui était une mauvaise chose il faut avouer. Voilà, maintenant elle était dans la bonne attitude pour ne pas se laisser submerger en cas d'attaque soudaine. Lune était à présent concentrer entièrement sur le garçon, et elle n'avait atteint cet état que peu souvent, c'est ce qui l'étonnait. Son corps la prévenait de rester sur ses gardes, du moins, elle le voyait comme ça, après...
Les deux billes grises restaient sur la jeune fille avec douceur, qu'est ce que cela cachait, elle était pourtant sure d'avoir auparavant vu un éclat de noirceur et de méchanceté à l'intérieur, vraiment, elle devait faire attention à ce type bizarre, à sa posture, elle ne savait pas vraiment ce qu'il préparait, et cela l'inquiétait un peu à vrai dire. Elle même utilisait la surprise pour vaincre un adversaire trop fort, les mauvaises ruses, elles pouvaient être destructrices à un niveau parfois très élevé, plus encore que pour le gars qui s'en était pris à elle dans la ruelle. Elle craignait donc les prochains gestes de l'homme. Le bras du mec n'était pas retombé, et il le passa doucement dans ses cheveux pour une raison quelconque, retirer les mèches de son visage, apparemment, c'était une technique assez peu efficace...Peu importe, cela elle s'en fichait, elle suivit pourtant le mouvement du bras jusqu'au bout, sans pour autant négliger le reste du corps, un bras qui attire l'attention pendant qu'un pied la fauche, cela ternirait la réputation qu'elle ne possédait pas et qu'elle ne désirait pas. L'attente ne la dérangeait pas, patiente elle était récompenser plus généreusement par la chance, la chance de voir l'autre se lasser, de repérer un tic qui lui permettrait de retourner une situation pour qu'elle s'en sorte avec plus de facilité, mais toujours avec honneur, il ne sers à rien de gagner pour faire trois pas et s'écrouler plus loin. Il fallait qu'après, elle puisse encore marcher, ou au moins se trainer jusqu'à un recoin sombre ou elle pourrait s'occuper de ses blessures à l'abri des regards et des représailles. En parlant de regard, ici, les deux énergumènes faisait tache en plein milieu de la rue, à s'observer, une fois prêts à s'attaquer, la seconde suivante reposant leur lame, les gens les évitaient, ils les contournaient soigneusement, évitant de sembler trop curieux pour ne pas s'attirer les foudres d'un des deux jeunes. Et ils avaient bien raison, cependant cela ne plaisait pas à Lunemria d'être si exposée à la vue de tous, il fallait terminer sa vite. Justement, il lui adressa la parole, elle faillit exploser de rire, mais la seule chose perceptible sur son visage fut l'éclat moquer moqueur dans son œil droit visible à la vue, et l'ironie perçant ses mots lorsqu'elle daigna répondre.

-Je ne vois pas ce que j'ai à apprendre de quelqu'un qui s'incline presque quand il bouscule une personne dans la rue...

La, je crois que c'était clair, ils s'élimineraient l'un l'autre, pour savoir lequel aurait du éviter l'autre, c'est au faible de faire attention où il marche puisque le fort et maitre, et qu'il pourrait lui faire regretter de lui avoir marcher sur le pied. Mais quand deux fortes tête, et elle n'en douta pas que lui en fut une aussi, se croisaient et même pire, se rentraient dedans, seul un duel les départageait, et le perdant finissait généralement mort, où alors en si mauvais état qu'il agonisait jusqu'à se que l'ange noir vienne le récupérer. Lun' espérait juste que sa stature ne serait pas un trop gros désavantage pour elle, car sur le point de la force physique, elle ne mènerait pas la danse face au garçon. Mais elle voulait tenter le coup, essayer quoi que cela lui coûte, même la vie. Mais pas au beau milieu de cette rue, devant les visages inquisiteurs. Elle voulait une défaite où personne ne saurait qu'elle a défailli, ou une victoire personnelle qui lui suffirait amplement. Discrétion, voilà ce à quoi elle aspirait, bien sûr elle voulait que ça force soit reconnue, mais par elle même son maitre ou son père, les personnes qui étaient les plus chères à son cœur, pas ses inconnus dont la vie et l'histoire lui était totalement égale, sa vie était déjà assez compliquée, et la gérer demandait déjà suffisamment de temps pour qu'elle ne perde se dernier à se préoccuper des autres. Elle ne pu se retenir de bailler, ses joutes verbales étaient tellement ennuyeuses et insatisfaisantes à ses yeux. Quoi ? Mais pourquoi commençait elle à divaguer ainsi ? Comment pouvait elle avoir envie de punir par la mort quelqu'un qui ne lui avait rien fait ? Pourquoi se perdait elle ainsi, se trompant de chemin ? Son maitre l'aurait surement tué s'il l'avait vu devenir comme cela ! Mais après tout, c'est à cause de sa disparition que tout a été chamboulé. Elle ne disait pas que c'était sa faute, loin de là, juste que s'il était resté, il n'aurait pas eu besoin de la recadrer puisqu'elle n'aurait peut être pas quitter le bon sentier. Son père ? Il n'était pas là pour la voir, alors qu'est ce que cela pouvait faire après tout ? La fin justifie les moyens ! Elle devait se venger, la manière dont elle si prenait ne comptait pas, les actes qu'elle ferait ne compteraient pas non plus, la seule chose importante était d'atteindre l'objectif, et si elle n'était pas en mesure de liquider ce garçon, elle n'était pas bonne à grand chose et rester en vie pour avoir des remords ne lui disait absolument rien. Deux choix étaient visibles pour elle ; vivre et être parmi les fort, ne pas laisser une personne se mettre au travers de sa route, être libre et faire ce que bon lui semblait et quand elle le voulait, ou mourir. Plutôt mourir que d'être faible, plutôt céder sa vie que de se faire diriger, obliger de se taire pour ne pas avoir à craindre la colère, elle ne voulait pas de cette existence. Pour en finir, elle ne prévoyait toujours que deux solutions, soit dans un combat ou elle aurait l'occasion de partir en beauté, après avoir montrer ces véritables capacité, ou s'ôter la vie elle même pour que tous voient que rien ne l'effrayait, qu'elle n'était pas lâche, et que tout ce qu'elle faisait dans sa vie c'était être libre, par ses actions, ses choix, et en agissant ainsi, elle faisait un nouveau choix, elle serait donc forte jusqu'à la fin, voilà ce qu'elle pensait en ce moment même. Et là, s'offrait à elle l'occasion de prouver sa valeur, elle n'allait pas cracher dessus.
Sa main droite pénétra doucement dans le long manteau, et ne se pressa pas pour atteindre une lame à sa ceinture, elle l'a sortie lentement, c'était l'une des plus aiguisée qu'elle possédait, et elle la gardait précieusement dans un étui, cette fois, elle n'allait pas la laisser en retrait. Toujours avec un grand calme, elle fit ressortir sa main et l'emmena jusqu'à hauteur de son visage, la mettant de profile ce qui sépara sa figure en deux, un côté dissimulé sous le capuchon, l'autre dans l'ombre, mais bien discernable. Un sourire vint s'installer sur ses lèvre, il voulait la provoquer, elle ne serait pas en reste, elle savait aussi le faire, et voyait mal ce qui pouvait l'en empêcher, qu'elle le fasse ou pas, cela ne changeait rien de toute façon. Puis elle dévoila la main gauche aux yeux du gamin, ce qui était une chose rare pour elle. Elle se servit de la pointe du poignard pour s'ouvrir la paume de la main, blessure superficielle qui ne laisserait qu'une légère cicatrice et qui ne la gênerait pas pour ce qui allait suivre, mais qui laissait un message net : Le sang allait couler, et cela ne la dérangeait pas, pire, ça l'amusait même. Jamais elle n'avait pensé comme cela avant, mais il fallait bien un début à tout... Le liquide pourpre glissa sur l'acier, et la demoiselle le porta à sa bouche pour l'avaler, ce mince filet sur sa langue la réjouissait, allez savoir pourquoi. Elle se détourna sèchement, sans même regarder le jeune une dernière fois, et d'un pas décidée, elle se rendit là d'où elle venait, cette impasse sombre et déserte. Elle espérait que l'autre la suivrait, la gamine voulait vraiment évaluer ce qu'elle pouvait accomplir. La ruelle n'était pas si déserte que cela finalement, bon, avoir prévenu quelqu'un qu'un homme était très mal en point ici n'avait pas suffit, le cadavre gisait à terre. Mais après tout, ce n'était pas tellement sa faute, et si elle était devenue une meurtrière, autant continuer. Elle se baissa pour ramasser un objet de métal, une lame tranchante, à elle, celle-ci avait du glisser tout à l'heure.

-Tient, je t'avais oubliée...

Sa voix était un murmure pour elle même, mais quelqu'un se trouvant pas trop loin aurait pu aisément l'entendre. Puis, elle s'éloigna, reculant le plus possible. Elle détacha ensuite sa cape en même pas le temps d'une expiration, et celle ci sans un bruit vint rejoindre la sol au fond, prêt d'une pierre où elle s'accroupit. Elle avait toujours le visage caché, pratique la veste en deux parties, elle pouvaient ne pas se montrer tout en s'assurant une certaine liberté de mouvement. Bon, là cela faisait un peu étrange, et on remarquait facilement qu'elle avait quelque chose à dissimuler mais elle s'en fichait, soit l'autre ne pourrait le voir car il serait mort, soit c'est elle qui ne serait plus, et dans ce cas la, quelle importance ? Ses épaules étroites étaient maintenant exposées, ses jambes finement musclées aussi. Bon, l'issue ne faisait plus de doute, elle allait perdre, mais ce serait une victoire chère payée. Dan,s sa tête repassaient tous les conseils qu'Il lui avait donné en la menant sur la Voie, et elle se prépara mentalement à la suite. Elle prit dans sa main gauche un autre couteau court, pas terrible face à un sabre, mais elle relativisa, il fallait que cette arme l'atteigne, l'esquive, elle maitrisait pas mal. Bon, elle était prête pour sa part, sa vue n'était pas dégagée, et même si cela lui faisait un désavantage supplémentaire, elle aurait refuser de dévoiler au monde la cicatrice hideuse qui la hantait. Pour sa part, ça pouvait commencer.

-Désolée pour ça... Pas eu le temps de faire le ménage...


Elle venait de désigner l'homme qu'elle avait assassiné, c'est vrai qu'il prenait de la place, mais elle n'avait pas assez de force pour le pousser toute seule, pas question de demander de l'aide, et elle n'avait pas que ça à faire non plus. Enfin elle leva les yeux pour vérifier qu'elle n'avait pas parler dans le vide et que le combat allait bien avoir lieu...
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Ven 18 Mar - 21:13

Elle a pas l'air de vouloir participer à ton jeu. -Pourtant sa main ne quitte pas son arme ! -Tu n'as aucune preuve qu'elle en tient une. -Cette main cachée en est une ! -La paranoïa ne justifie pas le meurtre. -Rien ne justifie un meurtre, puisque personne ne peut nous le reprocher ! -Quelqu'un le fera forcément. -Il ne vivra pas assez longtemps pour prendre conscience de son erreur. -La méthode la plus efficace que tu connaisses il faut croire. -La plus efficace tout simplement. -Je pense que réfléchir avec une lame n'est pas très astucieux. -Ne t'en fait pas pour ça, je réfléchis avec beaucoup plus que de simples lames ! -Non mais tu m'as compris ! -Tout à fait ! Le sabre tout seul ne sert à rien ! -Voilà ! -Mais avec de bons muscles et de l'entraînement, il devient une magnifique arme, et surtout mortelle. -Bon j'abandonne. -Elle semble hésiter, mais l'issue ne fait aucun doute ! -Comment ça ? -Son corps semble réagir instinctivement au combat. -L'instinct de survie ? -Et comment tu expliques la feinte de tout à l'heure ? -Quelle feinte ? -Quand elle a levé son bras pour détourner ton attention ! -Mais elle se protégeait du soleil ! -Même toi tu n'étais pas dupe ! -Il y avait peut-être une autre explication ! -Alors trouves la pendant que j'essaie de régler son compte à cette gamine ! -Tu essaies ? -Je t'ai dis que c'était pour le sport non ? -J'ai toujours un gros doute. Si ça se trouve elle ne tiendra pas longtemps, et tu seras déçu, et tu t'en prendras a quelqu'un d'autre pour passer tes nerfs... Puis on va forcément attirer l'attention des gardes et on finira par fuir la ville. -Ce que tu peux être pessimiste ! De toute façon, on a rien à craindre des gardes ! -Même s'ils sont une vingtaines ? Non mais tu as vu les colosses à l'entrée ? -Tu crois qu'ils les sortent des chapeaux ? Je doute fortement qu'on nous en envoie une vingtaine. -Rien que deux ça risque d'être trop. -Arrêtes ! Tu m'énerves quand tu es comme ça ! -Quand je suis comment ? -Quand tu te laisses dominer pas la peur ! Sont-ce ces gardes qui t'effraient ou elle ? -Mais j'ai pas peur ! -A qui espères-tu le cacher ? Je ressens parfaitement chacun de tes frisons et de tes doutes ! -Je n'ai pas peur ! -Tu es comme ces moutons autour de nous ! Tu tentes de te convaincre que tu ne fuis pas, pourtant tu cherches à contourner le problème ! Vois comme ils nous évitent ! Ils veulent vivre. Cette gamine veut mourir, et je lui ferai la joie de la guider jusqu'aux portes du trépas ! -Mais elle n'est sûrement pas consciente de ce qu'elle fait ! -Alors elle sera punie pour avoir voulu jouer avec le feu. -C'est cruel... -C'est la vie ! Maintenant arrêtes de me taper sur le système !

-Je ne vois pas ce que j'ai à apprendre de quelqu'un qui s'incline presque quand il bouscule une personne dans la rue...

-Et c'est moi qui la provoque après ? Je vais te la réduire en charpie !! -Tu l'as cherchée en même temps. -Et j'ai maintenant la joie de l'avoir trouver. On va pouvoir jouer un peu ! -Va donc faire ton malin ! Va donc te couvrir de honte en salissant tes mains du sang de la première enfant que tu croises ! -Il me semble qu'elle a déjà quitté l'enfance. -Si peu ! -Déjà plus que toi mentalement. -Tu m'exaspères... -Tu finiras par t'habituer à moi et te laisser imprégner. -Elle doit penser la même chose que moi puisqu'elle se permet de bailler... -Finalement vous vous ressemblez.. Je ne sais pas pourquoi je perd mon temps avec elle.. l'égorger là, maintenant serait tellement plus simple que lui accorder un dernier combat. -Et la laisser reprendre sa route ? Ça ne te dis rien ? -Sûrement pas ! Je dois au moins laver l'affront ! -Mais ça sert à.... -Elle recache sa main ! Elle va frapper ça y est ! -... -Je l'attend les pieds fermes... -Voilà, tu souris... J'ai la preuve maintenant que tes sourires sont bel et bien malfaisants. -Tu exagères tout ! Concentre toi plutôt sur ses mouvements.. -Mais c'est bien trop lent pour une attaque... -Oui, ou elle veut le faire croire ! -Regarde elle tire juste un objet de son manteau. -Ton ''juste un objet'' ressemble vaguement à une dague ! -Euh oui... mais c'est pas une position d'attaque.. -Non en effet... Elle veut faire quoi comme ça ? -Tu as pas l'impression que la lame est plus tournée vers elle que vers nous ? -Je dirais qu'elle l'est autant de l'un que de l'autre... ce qui n'est pas très efficace en combat. -Et maintenant elle relève sa main... -Elle a un problème cette fille ! -On est deux... -Et pourquoi elle s'entaille la main ? Elle a que ça a faire de se blesser avant que j'ai pu jouer ? Elle ne va pas durer longtemps si elle continue comme ça... -C'est vrai que c'est pas très malin... -Hey ! Mais on dirait qu'elle s'enfuit ! -Ça c'est plus malin déjà... -Oh mais non ! Alors ça ! Si elle croit que ça va se passer comme ça ! -Mais forcément, c'est déjà trop tard... -Attend un peu que je la rattrape ! Elle va comprendre qu'on ne me provoque pas sans en subir les conséquences ! -C'est pas ce que j'appelle une bonne idée. -Je m'en fiche ! Je la suis ! -De toute façon j'ai pas mon mot à dire. -Tout a fait ! Tien ! Elle s'enfonce dans cette ruelle ! On va la coincer là ! -C'est vraiment pas intelligent de sa part.... tu crois pas qu'il y a comme un truc qui pue.. -C'est à dire ? -Ben... elle se coupe la main comme ça.. Il doit bien y avoir une raison. -Mais on s'en fout de la raison ! On va lui exploser sa face ! -C'est bon vas-y ! J'ai rien dit ! Va donc jouer. -OH ? Mais on dirait qu'elle est plus coriace que tu ne le pensais ! -Mais qu'est-ce qu'il fait là ce gars ? Tu crois qu'il est.. -Bourré ? Moi j'aurais dit mort, mais c'est possible aussi. -C'est ce que j'allais dire aussi et tu le sais très bien ! -Oh ? Je te pensais plus optimiste que moi ! -On a pas déjà parlé de ton humour ? -J'oubliais que tu n'en as pas. En tout cas, elle nous attend. -Pourquoi elle a gardé sa capuche ? -On saura quand on la lui aura arrachée.

Le jeune homme s'avance dans la ruelle, un fin sourire sur les lèvres, promesse du bain de sang à venir. Il tire son sabre lentement, tout comme ses pas s'imprègnent d'une effrayante patience. Ils sentent leur force dans chaque geste. La mort ne se presse pas quand elle a rendez-vous.

-Désolée pour ça... Pas eu le temps de faire le ménage...


-Qu'elle est mignonne ! -Elle est pas si méchante au fond. -C'était de l'humour nigaud ! -On dirait pas. -Me dis pas que tu vas encore trouver une excuse pour la défendre... -J'en ai plusieurs en fait ! Oh non... -Elle est jeune et visiblement elle a des soucis. -Arrêtes tout de suite.

Il s'arrête soudain à côté du corps, la tête baissée, la main crispée sur le manche de son sabre.

-On peut même essayer de la faire fuir tout simplement, ou alors on pourrait passer notre chemin. -Fermes la.. -Et puis on était venu juste pour voler des bourses, pas pour attaquer les personnes sans défenses. -Je t’ai dis tais-toi. -On est pas obligé de la tuer, on a même rien a y gagner. Elle a pas l'air bien riche, elle n'est pas très épaisse en plus ! Tu ne vas pas t'amuser donc ce n'est pas la peine surtout que...

-LA FERME !

En criant l'homme plante son sabre dans le cadavre et tombe a genoux.

-...

-LA FERME ! Je ne veux plus t'entendre ! Tu m'énerve avec ton bon sens, ta justice, ton innocence ! JE CRACHE SUR TA PURETE !

Le sabre se retire, couvert du sang qui n'avait pas quitté l'homme, avant de replonger en éclaboussant son propriétaire, encore et encore, chaque mot versé venant rejoindre le liquide vitale de mort.

-Tu n'es qu'un imbécile ! TU te prends pour quoi ? Le défenseur des faibles ? Même un marchombre vaut mieux ! Chaque fois c'est pareil, tu pleurniche sur leur sort, tu regrettes ! Tu veux les racheter ! MAIS LAISSE LES MOURIR ! LAISSE LES PARTIR ! QUE LA DAME LES EMPORTE ET QUE DANS LES BRAS DE SA FUNESTE SOEUR ILS TROUVENT LEUR FICHUE REPOS ! LA JUSTICE N'EXISTE PAS ! JE TUE POUR LE PLAISIR ! JE TUE POUR LE SANG ! JE ME FOUS DES RAISONS !... Je me fous de leur vie... de sa vie.

Le sabre se soulève une dernière fois alors que le silence s'étend enfin. Il semble qu'il veuille durer une éternité. Pourtant le sabre le fend de nouveau en fouettant l'air, comme pour se débarrasser du sang qui le macule. Il revient ensuite se placer devant les yeux d'aciers.

-Tu as conscience qu'elle t'a entendue... -J'espère bien qu'elle est la seule... de toute façon elle est destinée au silence.. -Pourquoi tu regardes ce sabre comme ça ? -Le sang... -Tu ne vas quand même pas le boire ! -Non. Il n'est pas assez frais, et ce n'est pas ma proie. -J'aime pas ce que ça sous-entend... -Tais-toi... ne dis plus rien. Laisses moi la tuer en paix. -...
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Dim 20 Mar - 0:31

Le garçon l'avait bien suivi, elle le voyait de son œil gauche, c'était handicapant de ne pouvoir regarder le monde avec un de ces sens atrophié. Peut importe, elle sentait le vent, plaçait le jeune homme dans l'espace en fonction, il déviait la course des bourrasques, qui ne m'atteignaient pas où alors étaient réduite grâce à lui. Situer les gens comme cela n'avait pas été facile au début, mais avec l'habitude, on s'y faisait. Bien évidement, elle aurait tout de même préféré que le combat soit plus équitable, l'autre avait une longue lame, un corps plus musclé, surement plus rompu aux entrainements, et il avait, du moins elle pensait, pleine possession de ses moyens. Mais la loi du plus fort était celle qui s'appliquait ici, donc peu importait le type d'arme, les inconvénients de la gamine, ce ne serait pas autrement. Elle se résignait donc déjà à perdre. Il y avait eu sur sa route d'autres solutions, comme baisser la tête, s'enfuir sans demander son reste au lieu d'ouvrir la bouche pour lancer des pics, mais elle ne pouvait pas revenir en arrière, et elle ne le ferait pour rien au monde. Sur ses frêles épaules, elle portait son fardeau, lourd par le poids de ses remords, de ce qu'elle prenait pour son déshonneur, de la honte dont elle croyait fermement être couverte. Avait elle tord ? Avait elle raison ? L'importance n'était pas là, elle portait ceci qu'elle le veuille ou non, et elle n'accepterait pas d'aide pour que sa fierté ne soit pas atteinte. Comme si elle n'avait pas déjà tout perdu. Il restait à savoir si c'était la de la fierté bien ou mal placée, ou tout simplement un orgueil un peu trop développé. Il faut mourir pour rentrer dans l'histoire, elle n'y rentrerait pas, tous ceux pour qui elle avait compté l'oublierait, ne subsisterait d'elle qu'une tâche sombre dans une ruelle. Disparu de la surface, qui s'inquiéterait ? Finalement, elle n'avait rien à perdre, à part du temps.
Le vent agitait légèrement sa capuche, et elle la tint fermement en place à l'aide d'une main, elle ne s'envolerait pas, ça ne pouvait pas arriver, pas maintenant, pas quand l'air s'engouffrait encore dans ses poumons. Elle n'en avait plus pour longtemps, il fallait faire en sorte qu'elle ne se tracasse pas pendant les derniers instants de sa misérable vie non ? Non. Peut être ne méritait elle même pas cela en fin de compte. Elle soupira, parfois c'était bien compliquer de vivre, et elle regrettait le temps où elle devait seulement survivre. Il y avait moins de questions, le vol était vitale, ses actions justifiées. Maintenant, plus rien n'avait de sens à ses yeux, la vie d'un étranger ne valait pas plus que celle d'un insecte nuisible que l'on balaye du revers de la main s'il commet l'erreur de s'approcher d'un peu trop près.

La garçon s'avança vers elle, lentement. C'est qu'il savait faire effet celui là, où il essayait, mais c'était vain. En plus de la vue, son ouïe était aussi endommagée, le seul son qui parvenait à ses oreilles était le sang battant à ses tempes. L'excitation était à son sommet chez la gamine, et la lenteur ne faisait que l'exaspérer, elle s'ennuyait déjà. Fallait il que quelqu'un vienne le prendre par la main pour qu'il se décide enfin à passer à la vitesse supérieure. Elle ne demandait même pas un avance rapide, ou un lapin blanc qui courait à toute allure en regardant une montre, juste faire en sorte, que l'escargot qui rampait à côté ne l'atteigne pas avant lui. Non pas qu'elle était impatiente, même si elle l'était, mais parce que sinon, elle éclaterait de rire devant lui, s'écrasant au sol, tordue en deux par la situation et le ridicule du garçon. De la, elle ne serait plus crédible, et il n'y aurait plus matière à s'amuser, de plus sa capacité de concentration était limité, alors qu'il se dépêche un peu. Peut être avait elle le temps de faire une petite sieste. En réfléchissant bien, elle approuva l'idée, cela lui ferait passer le temps en attendant qu'il parvienne à l'emplacement qu'il désirait. Vite, il lui fallait penser à autre chose, ne pas tourner le regard vers le sol, cherchant un appuie confortable pour mettre son plan à exécution, l'autre n'apprécierait surement pas. Si en duel il était aussi rapide, elle avait peut être au chance. La ruelle n'était pas très large, mais ce n'était pas non plus un couloir étroit, ce qui signifie que le combat pourrait se dérouler aisément, sans que rien, ou presque, car si les chances étaient minimes, elles existaient tout de même, ne viennent perturber les deux adversaires.
Le sourire qui s'étirait sur les lèvres de l'inconnu rassura grandement la fillette, oui, son sort était scellé, mais il se battrait, et sans rien lui laisser passer. Peut être qu'elle allait enfin pouvoir se distraire comme elle le voulait depuis le temps. Bon, elle n'arriverait jamais à le vaincre, son objectif resterait à jamais inachevée, comme sa vie. Tout allait s'arrêter net, ici et maintenant. Personne pour remettre le pendentif à sa famille, pas de temps ni le matériel pour écrire ses dernières pensées et ses meilleurs vœux de bonheur à son père. Souvent elle avait rêvé de sa fin, et ses petites choses avaient eu leur importance quand cette possibilité envahissait son esprit. Mais là, cela arrivait pour de vrai, et tout à coup, ce qu'elle avait prévu lui parut inutile, si bien qu'elle arriverait à partir en paix, une partie d'elle au moins. Il dégaina doucement son sabre, elle sourit à son tour. Cela n'allait plus tardé, l'échéance était toute proche. Lune sentait la tension grimpée dans l'air ambiant. Sa respiration devenait saccadée, mais aucune sueur n'apparut que ce soit sur son visage ou au creux de son dos.

Mais, sans prévenir, il se figea, il était étrange, et une bouffée de peur essayant de se faufiler dans le corps de la jeune fille, mais elle la repoussa. Elle était en position défensive, prête à esquiver pour riposter. Il ne la tuerais pas au premier coup. Enfin, c'est ce qu'elle espérait, sinon ce serait vraiment décevant.
Un crie déchira le silence. Pas un crie d'attaque comme pousse le guerrier avant de donner l'assaut, il était plutôt autoritaire, comme s'il voulait commander quelqu'un, cependant ils étaient seuls dans cet endroit isolé. Peut être s'adressait il à la gamine, il n'avait pas apprécier la façon qu'elle avait de lui répondre. Elle n'en savait rien, mais la franchise était une habitude, tout comme le sarcasme, et elle n'allait pas se refuser se plaisir juste parce qu'il était un peu arrogant et que le garçon semblait susceptible.
Au même moment, le jeune homme planta son arme dans le corps étendu à terre. Tout en parlant, et visiblement ce n'était pas à la fillette, il refit ce geste, encore et encore. En attendant, Lunemria s'assit, elle n'allait pas rester debout pour rien, elle restait aux aguets prête à sauter sur ses pieds en cas de besoin, mais bon. Elle ne put retenir une autre remarque acerbe.

-Contre lui, c'est sur, tu vas gagner. Mais si tu ne l'as pas remarqué, il est déjà mort, je t'ai doublé.

Elle luit fit un grand sourire à demi-visible sous le capuchon, et se redressa. L'homme serait il toujours aussi efficace face à une proie vivante et mouvante ? Les deux n'allaient pas tarder à le savoir, aux dépends de la demoiselle. Ainsi il aimait le sang, il aimait tuer pour tuer. Intéressant... ou pas... Quelle importance pour une victime ? Aucune, mais au moins une fois dans sa vie elle aurait offert de la joie à quelqu'un. Qu'il vienne donc s'amuser, la bataille lui plairait surement. A moins que... Pourquoi réfléchir à cette option en se torturant, il suffisait de demander.

-Tu préfères que je restes immobiles ? Ce serait peut être trop dur pour toi sinon...

Oui, elle aimait le provoquer. Il fallait bien qu'elle profite un peu non ? Et à quoi bon revoir le film de sa vie défiler devant ses yeux à grande vitesse, déjà on voyait à peine les images, et cela ressemblerait beaucoup à du déjà vu, ce qui signifie que ce serait vraiment barbant. Le sabre s'éleva, le jeune homme le secoua, c'est vrai qu'avec le sang qui dégoulinait, ça faisait sale. Et cette pauvre victime, inerte et transpercée de part en part, si elle n'était pas déjà morte par ma faute, ou par les coups qu'elle venait de recevoir, elle se noierait dans le liquide pourpre, c'était vraiment répugnant, et l'odeur était loin d'être agréable.

-Et moi qui avait fait en sorte de faire ça proprement...

Elle soupira, son travail réduit à néant. Au moins, elle n'était pas tâchée. Non, ce n'était pas cela l'important, mais elle le pensait très fort quand même. La lame vint se placer à hauteur des yeux du garçon, enfin, ce n'était pas trop tôt. Les doigts de la jeune fille se resserrèrent autour de ses dagues. Les choses sérieuses commençaient.
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Dim 27 Mar - 12:17

Dans un silence, que les sarcasmes de la jeune femme ne parvenait pas à chasser, l'homme se redresse lentement. Les voix se sont mises d'accord. Un mort de plus pour la ruelle. Un tombeau pour elle, un tombeau pour sa conscience. Couvert de sang, a l'image de son sabre, il se dresse entre elle et sa rédemption. Le vent qui pénètre la ruelle le pousse accomplir son œuvre, et sa longue chevelure lui indique le chemin. Les yeux d'acier ne la fixent pas. Pas encore.

-Pour qui te prends-tu larve ? Sur quelle route rampais-tu avant d'embrasser les dalles ouvragées de la mienne ? Tu es montée sur un pont, mon pont. Et tu vas tomber. Alors cesses de parler pour cacher ta peur, cesse de retenir tes larmes, cesse de croire en la chance et l'espoir. Concentre toi sur ma lame, sur mes mouvements, sur le fil de ma vie. Quand ma lame frappe, évites la. Quand je bouge, suis moi. Quand le fil se tendra, frappes. C'est tout. C'est rien. Ce sont les règles. Qu'importe le sang qui aura coulé, à la fin il n'y a que le fil qui comptera.

Sourire. Le combat approche.
Sourire, la mort étend son ombre.
Sourire de son champion.
Sourire... sur les lèvres du vainqueur?


-Tu ne m'as jamais dit tout ça.. -Les mots sont différents, mais l'idée est là. J'ai seulement dû condenser pour elle. -Tu penses vraiment avoir trouvé un adversaire ? -Elle a déjà tué, et sans doute assez efficacement vu son arrogance. -Ca ne prouve rien.. -C'est suffisant a mon goût. Mais je veux surtout l'humilier, la détruire, et après, lui accorder la mort. Tu vois je suis bon au fond ! -Appelle ça comme tu veux.. -Il est temps pour nous de passer à l'attaque.

Le sabre glisse le long d'un doigt du jeune homme, pour s'assurer que le sang ne gêne pas la lame. Les dents dévoilées dans un sourire dément, il approche, pas plus vite que précédemment. Ses yeux froids déjà plantés dans le cœur de sa victime. Il approche comme si Son ombre le suivait, il s'approche, décidé à goûter son sang. Ce n'est qu'à quelques pas d'elle qui daigne s'arrêter, et prendre une garde de combat. Le sabre devant lui, les genoux fléchis, prêt à bondir, le corps en alerte. Il ne quitte pas son sourire, et regarde la fille dans l’œil unique qu'elle daigne offrir.

Il attend, conscient que c'est le parfait moment pour deviner ses mouvements. Il l'étudie. Quelques secondes. Une seconde. L'impatience !

Un clin d’œil à sa victime et le sabre vole. Une frappe horizontale, parfaite pour la faire reculer contre ce mur qu'elle a pris soin de se mettre à dos. Parfaite pour la coincer !

Le rire du démon s'envole alors, dans la ruelle. Rire d'extase pour le magnifique combat qu'on lui promet.


-Il faut toujours que tu en fasses trop...


[ Un peu court désolé ^^' ]
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Dim 3 Avr - 11:37

Il semblait enfin prêt à se battre. Plus le temps de plaisanter. Les remarques allaient être mises au placard, ici, la concentration devait être de mise si elle ne voulait que la mort s'approche, doucement. Elle voulait être capable d'entendre les pas qui indiquerait sa fin, pouvoir défier cette personne qui voulait l'emmener dans ses bras. La tenir à distance le plus longtemps possible. Il se pouvait aussi que le frôlement des pieds sur le sol ne lui soit pas destiné, mais pour cela, elle devait restait en alerte, riposter au bon moment. Lorsque le garçon prit la parole, elle faillit éclater de rire. Lui rire au nez n'était surement pas la meilleure idée qui soit, mais elle avait du mal à se retenir. Tout avez volé en éclat, plus de véritable envie de se défendre, plus envie de rester en vie pour accomplir sa vengeance. Bien sur, Lune voulait se battre, le battre. Mais simplement pour jouer, pour gagner ce jeu dangereux qui s'étendait en longueur. Il y avait bien longtemps qu'un pareil défi ne s'était pas proposé, ou plutôt imposé à elle. Les joutes verbales continuaient en même temps que les deux corps se préparaient à se mouvoir. Cachaient elles les peurs de ces gens ? Pour la demoiselle, seulement sa faiblesse, et elle se disait que si sur le plan physique elle perdait ce duel, oralement, elle voulait la victoire. Certes le prix serait moindre, et elle n'en aurait aucune satisfaction par la suite vu qu'elle serait étendue ici, seule et inerte. Mais elle s'en fichait éperdument. Les larmes dont il parlait n'étaient pas présentes. Elle ne s'abaisserait pas à pleurer devant lui, ni même à songer de le faire. A quoi cela l'avancerait de pleurer ? Il la prendrait peut être en pitié et l'épargnerait, ce châtiment en lui même serait pire que la mort. Le déshonneur qui pesait sur ses épaules était assez grand comme ça, pas besoin d'en rajouter. Il ne croyait pas en mes chances de le vaincre ? Tant mieux. Personne ne se faisait d'illusion la dessus puisque nous deux connaissions l'issu de ce combat. Mais peut être pourrais je le toucher, au moins quelques fois, histoire que son sang vienne se mêler au mien. L'espoir n'existe que pour nous duper, sa seule conséquence et une déception amer et douloureuse qui jamais ne laisse indemne. Mieux vaut ne pas le prendre comme compagnon de route. Non mais, pour qui la prenait il ? Elle savait à peine lire, elle était bien d'accord, mais ce n'était pas une idiote non plus. A mon avis, il devait penser qu'il s'agissait du premier combat de la jeune femme, il lui explique comment se battre. Il devait être complètement frappé celui là. A moins qu'il se rappelle oralement les conseils que quelqu'un lui avait donner, les dissimulant sous un masque de parole pour ne pas passer pour un abruti. Dans les deux cas, Lunemria le trouvait de toute façon ridicule. Mais s'il gagnait, et il allait surement le faire, elle avouerait sa force. Peu importe la manière utilisée, les moyens employés, seul le résultat comptait à ses yeux. Et si parler dans le vide l'aidait, elle ne pouvait pas vraiment le lui reprocher. Chacun avait sa façon pour se mettre en condition, l'adolescente se remémorait ce que lui avait appris son maitre, et si cela ne suffisait pas, elle faisait naitre en elle la haine, se souvenir de son maitre tuer lui donnait une véritable rage qui parfois pouvait s'avérer vraiment très utile.

Le garçon approcha, lentement. La garde de la jeune fille s'améliora un peu. Elle s'appliqua pour ne rien laisser au hasard, prête à suivre les gestes de son adversaire pour riposter, ou un certain temps du moins. Cette danse ne se répéterait pas à l'infini, elle ne devait pas suivre le rythme, mais imposer le sien, pousser le guerrier à la faute, qu'il fasse l'erreur qui lui couterait la vie. Puis, faire en sorte, non pas de prévoir les mouvements, mais de les créer. Elle devait forcer le combattant à se retrancher dans la seule porte de sortie qu'elle mettrait à sa disposition, le cueillant par surprise. Voilà ce que lui avait dit son sauveur, il avait prévu de lui apprendre comment faire, mais il n'avait pas eut le temps. Alors elle se contenterait d'improviser.
Un coup, à l'horizontal, hauteur de poitrine. Il fallait qu'elle recule, c'était le seul moyen d'esquiver le coup. Mais elle ne voulait pas se retrouver acculé au mur, il l'a poussait dans cette direction pour l'achever, ce n'était pas si facile. Réflexion intense qui devait avoir lieu en moins d'une seconde. Sauter plus haut que la lame était impossible, alors il restait le bas. Elle s'effondra, ne prenant pas le temps d'amortir sa chute. Elle envoya un poignard à la rencontre du pied de l'inconnu, visant le tendon arrière. Puis elle roula sur le côté au cas ou le sabre reviendrai sur ses pas pour plonger vers elle. Hors de portée, elle respira, prête à continuer.
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MessageSujet: Re: C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]   Sam 9 Avr - 13:26

Le rire s'étend plus fou que jamais, se répercute sur les murs, les entoure, l'enivre.
La lame vole, fend le vent, fendra la chair, goutera le sang.
Le démon rit, s'esclaffe, se réjouit.
Combat.


Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle. Tu vas encore tuer une personne innocente. -L'innocence n'existe pas petit être naïf. Nous sommes tous salit un jour ou l'autre. De plus je te rappelle qu'elle a déjà tué un homme, dans cette ruelle même. -Certes... -Je ris, car je m'amuse.

La lame siffle, mais elle ne fend que le vent, aucune goute de sang pour la rassasier, sa victime s'est esquivée. Mais plutôt que de reculer comme la sombre pensée de l'homme l'avait prévue, elle tombe, comme si c'était ses jambes que l'on avait coupé.

-Tu ne m'échapperas pas petite! -Elle est sous nous attenti..

Douleur... Cri. Cris. Une autre lame à eu son festin. Il devrait céder, descendre s'assurer qu'il n'est pas trop atteint. Mais il n'abandonne pas, ce n'est pas son genre. Son sabre tente en vain de rattraper la gamine. Mais elle est rapide, plus que le sabre. Il se recule légèrement, observe vite sa jambe. Une ligne sanglante la fend. Pas trop profonde heureusement. Il tient, il se battra donc.

-Ça t'amuse de te faire découper ? -Oh oui ! Je m'amuse ! J'ai hâte de voir la suite! -Elle vient de manquer de nous amputer la jambe, et toi tu ris ? -Encore, jouons encore! -Je pense pas que ce soit prudent. Tu devrais la prendre plus au sérieux. -Ce n'est pas toi qui la disait inoffensive ? -Bon je me suis trompé.. ça arrive à tout le monde ! -J'avais raison ! On va beaucoup s'amuser ! Mais pour qu'elle ait une chance de nous offrir un beau spectacle, il faut que nous soyons bon joueurs! -On va mourir...

Le sourire plus large que jamais, le jeune homme se met en garde. La pièce de théatre commence à peine, et déjà le sang vient tâcher la scène ! La preuve est là, la tragédie sera prenante et grandiose. Décidé à jouer sur la magnifique allonge qu'il possède, il se prépare à l'attaquer à distance respectable. Ainsi, elle n'aura plus moyen l'approcher sans se mettre en très mauvaises posture.

-Hum... Quelle chance ! Une gamine qui n'est pas sourde!

Le sabre vole à nouveau, vite, précis, vers le côté droit de sa victime. Il veut sa ration de sang ! Celui de l'homme ne l'a pas contenté, mais caresser la douce peau de cette jeune fille devrait le ravir.

Esquive ma jolie, esquive que je te cueille à coup de pied ! Rapproches toi et je te fend le crâne ! Fuis, et je te retrouverais jusqu'en enfer! -Tu es un gros malade.. Essaie de pas trop nous amocher au moins.. -Ce coup-ci je l'attend les pieds fermes ! Elle n'arrivera pas à passer ma garde ! -Fais attention quand même.. On ne sait pas de quoi elle est capable. -C'est ça qui rend le jeu d'autant plus drôle!
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C'est la foire![Violence] [PV Lunemria]

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