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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Éternel [PV Léna]

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MessageSujet: Éternel [PV Léna]   Ven 08 Avr 2011, 22:40

Jennyssie se pencha en avant et ordonna mentalement à Thunder de ralentir l’allure. Bien sur, la jument obéit. Les animaux étaient souvent tellement intuitif. Elle avait encore du mal à apprécier ces bêtes, mais sachant qu'Oddy les aimaient, elle était heureuse. Tout simplement. Elle avait prit la jument la plus rapide du domaine pour ne pas trop tarder sur les routes mais au bout d'une demi journée elle s'était rendu compte qu'Oddy avait du mal à suivre. Il était si petit sous sa forme d'écureuil... Et il avait l'air si sensible. Elle ne savait jamais avec exactitude ou il se trouvait. Mais elle sentait sa présence lorsqu'il était la. Et cela lui suffisait.

Elle se laissa glisser du dos de la jument et attacha sa bride à un tronc d'arbre qui traînait un peu à l'écart de l'orée de la forêt. Alors, elle jeta un dernier regard en arrière, scrutant la plaine avec intérêt. Aucune trace d'Oddy pour le moment, mais il était la. Quelque part. Elle se détourna, un sourire nostalgique sur le visage. Elle se glissa avec souplesse dans la forêt. Elle était dense mais coloré de nombreuse plantes, fleurs et autres arbres et buissons de toutes sortes. Elle était très différentes d'Ombreuse. Toute aussi dense, la lumière passait parfois bien plus facilement. La forêt semblait éclairé par une bienfaisance assez divergente. Comme si elle était faites pour accueillir toutes sortes de voyageurs, quels qu'ils soit. Qui qu'ils soit.

La jeune femme s'enfonça plus profondément dans la forêt. Ses pieds nus foulaient le tapis de mousse qui se déployait sous elle et devant elle, aussi infini que la voie des mercenaires. Aussi infini que sa gaîté de vivre. Elle avança, sans vraiment regarder ou elle se rendait. S'enfonçant jusqu'au coeur de la forêt. Au plus profond. Se fondant dans les arbres, imaginant Oddy disparaissant entre les troncs. Oui, c'était bien chez lui. C'était son endroit. Et c'était lui qui rendait ce lieu magique à ses yeux.

Il y eut un faible craquement. Et puis il fut devant elle. Oddy. Attendant qu'elle le regarde. Attendant qu'elle fasse un geste. Il était la, à un mètre d'elle. Si près qu'elle aurait pu le toucher en se penchant en avant. Si près que s'il avait été humain, elle aurait pu sentir son souffle dans ses cheveux. Elle leva légèrement la main, voulu la tendre, mais s'abstint. Elle plongea son regard dans les petits yeux du seul être qu'elle aimait au point d'être capable de tout pour lui. Elle aurait voulu faire quelque chose. Dire quelque chose. Mais lorsqu'elle ouvrit la bouche, un seul mot s'en échappa.

- Oddy.

Plus un gémissement qu'un simple mot, il disait plus qu'une phrase entière aurait pu dire. Tant de détresse, de bonheur et de souffrance était concentré, en même temps, sur ce même mot... Le petit écureuil sembla tressaillir, puis, il se figea. Même ses pupilles devinrent des ronds noirs et de glace. Et puis il se passa quelque chose de si étrange qu'il m'est impossible de le décrire. Oddy disparut entre les feuilles et une unique larme s'écoula de l'oeil ambré de la jeune femme. Une larme d'adieu. Une larme de désespoir. Puis, un homme se glissa entre deux troncs et la regarda. Une demi seconde suffit à Jennyssie pour que son coeur fasse le plus grand bond en avant jamais possible. Elle cru qu'elle allait s'écrouler, pleurer toutes les larmes de son corps, courir ou... Peut-être rire ! Ou tout en même temps..? Mais elle n'en fit rien. Elle se contenta d'attendre et de sourire alors que son unique larme continuait la traversée de sa joue.

A l'instant même ou cette petite goutte d'eau allait entamer sa longue chute vers le sol, la main de l'homme l'intercepta. Jennyssie se contenta de lever les mains vers son visage blanc et de les plaquer avec une tendresse infinie sur ses joues. Puis, il y eut un seul et unique craquement. Seul Jennyssie l'entendit. Mais elle se tendit comme la corde d'un arc et Oddy comprit sans peine. Il ne devait croiser personne de déstabilisant s'il voulait pouvoir conserver l'animal en lui. Il s'éclipsa aussi vite qu'il était venu et disparut. Avant que personne ne voit quoi que ce soit.

La mercenaire souriait. Elle était incapable d'être en colère. Incapable de se montrer mesquine. Parce qu'il était la. Il était revenu et elle était heureuse. Il était revenu alors qu'elle voulait juste qu'il retourne à la liberté. Qu'il redevienne ce qu'il avait été... Elle était venu pour un ultime geste d'adieu. Elle était venue pour qu'il cesse de vouloir lui prouver son amour. Elle était venue pour qu'il abandonne sa guerre avec l'écureuil. Si c'était bien une guerre... Elle était venue pour l'abandonner. Mais il était la, à présent. Bien la. Caché entre les arbres, elle pouvait encore sentir sa présence. Il n'était pas loin. Il était tout près.

Son coeur s'enflamma une nouvelle fois en seulement une petite semaine et elle sentit la chaleur envahir ses avant bras. Elle ferma les points avant que sa greffe ne refasse surface. Avant que son âme toute entière n'explose sous l'effet du bonheur. Elle ferma les yeux. Juste le temps de sa calmer. De respirer longuement. Il était la. Enfin.

Elle éclata d'un rire franc, frais et cristallin, le visage tourné vers le soleil qui transperçait les feuilles pour venir se refléter sur son visage.

Bonheur.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Mar 12 Avr 2011, 18:14

Un rayon de soleil frappa la lame prête à s'abattre l'illuminant d'un aura éblouissant. La jeune fille regarda fasciné la lame miroiter, le métal argent semblait touché par une grâce divine. La lame resta suspendu ainsi dans l'air mais finit par s'abaisser pour déchirer la peau tendre, le geste avait été incroyablement vif. Il atteignit son but.
La jeune femme entendit crier, elle ne comprit que c'était le sien que lorsqu'un immense flot de larme jaillit de ses yeux. Flot important certes mais qui ne pouvait rivaliser avec celui de sang qui giclait en continu de la plaie béante. La femme sentit son bras la bruler et son corps à son tour s'embraser. Ses jambes se dérobèrent, elle chuta au sol, des poins noirs apparurent devant ses yeux prenant peu à peu du terrain sur le paysage forestier.
Un mince sourire apparut sur son visage, immédiatement remplacé par un nouveau cri.

________________________________


Léna ouvrit un œil, l'autre. Au dessus d'elle le ciel bleu était éclipsé par les arbres mais la luminosité était étrangement bonne. Elle sentit dans son dos la terre dur et sèche mais elle n'eut pas le temps de chercher à comprendre pourquoi. Une souffrance immense qu'elle ne parvenait et ne pouvait pas ignorer provenait de son bras. Elle gémit, gémissement qui se transforma en un cri aigu et pitoyable. Pourtant hormis la douleur, son cri cachait une légère satisfaction. Léna referma les yeux s'imprégnant de la souffrance, la laissant la posséder. Elle n'était à présent plus qu'une immense flamme dont le foyer se trouvait au niveau de son bras, qui elle le savait était entaillé profondément.

Elle aimait souffrir. Lorsqu'elle avait mal elle ne pouvait plus se souvenir, la douleur l'empêcher de faire autre chose que de hurler. Elle pouvait enfin oublier tout ce qu'elle avait subit, tous ceux qui l'avaient abandonnés. Tous ceux qui l'avaient laissé seule. Lanza...Jennyssie...Adwyn...Et tellement d'autre. Combien de personne Léna avait-elle perdue, ceux qui étaient morts, ceux qui suivaient une voie et ceux qui avait au contraire décidé d'arrêter de la suivre. Oui, ils l'avaient tous oublié. Pourquoi? Mais pourquoi? Ne voyaient-ils pas qu'elle avait besoin d'eux à présent?

Non bien-sûr, ils n'étaient plus là. Mais savaient-ils qu'à cause d'eux Léna ne pouvait plus dormir. Était au bord des larmes des qu'elle voyait deux personnes ensemble alors qu'elle était seule. Oui, il ne lui restait plus que les souvenirs. Souvenirs qu'elle ne parvenait pas à oublier, à chasser de son esprit, ils étaient toujours là l'empêchant tout simplement de vivre. Léna n'avait trouvé qu'une seule façon de ne plus penser à rien: la souffrance. Alors elle se mutilait, laissant sur sa peau des marques de plus en plus profondes.

Cela ne faisait même pas un mois qu'elle se torturait ainsi mais déjà ses bras étaient recouverts de coupures démesurés qui cicatrisaient mal. Deux blessures étaient même présente sur son visage. L'une courrait de son oreille droite se prolongent jusqu'au milieu du cou. L'autre, plus courte mais plus profonde, partait de son front et s'arrêtait à son sourcil droit. Toutes les deux, fortes disgracieuses, étaient un mélange dégoutant de croute et de sang caillé. Léna était défigurée, elle qui n'avait jamais été véritablement belle pouvant enfin dire qu'elle était horrible sans que personne ne puisse dire le contraire.

Mais il n'y avait pas que cela qui la rendait affreuse, elle avait énormément maigrie. C'était apprêt tout une autre forme de souffrance; elle ne se nourrissait presque plus. Seules quelques framboises, fruits des bois et racines avaient trouvé grâce à ses yeux et elle s'était forcé à les avaler la veille. La dernière fois qu'elle avait mangé de la viande remontait à environ deux semaines. Ses muscles aussi avaient en parti disparut, encore une ou deux semaines à ce régime et elle deviendrais aussi forte qu'une demoiselle ayant passé toute sa vie à coudre, cloitrée dans sa maison. Sa peau était devenue blafarde, limite verdâtre car Léna ne soignait jamais les blessures qu'elle s'infligeait et fatalement la maladie l'avait rattrapé. C'était une forte fièvre qui laissait continuellement des gouttes de sueur son son visage sec et creux. Ses joues avaient fondues, ses traits étaient plus marqués que jamais, ses yeux verts avaient perdus la flamme qui brulaient normalement à l'intérieur, ils étaient à présent terne, sans éclat et exorbité. Ses cheveux étaient sales, emmêlés, de la terre des feuilles et des épines s'emmêlaient dans ses fils bruns et cassants. Les vêtements qu'elle portait n'était pas propre, des jours déjà qu'elle les portait. Son sweat-shirt s'arrêtait au manches et son pantalon ressemblait plus à des loques qu'à autre chose. Elle était plus mal habillée surement que le plus pauvres des mendiants d'Al-Far.

Oui, elle ressemblait malheureusement bien plus à une souillon qu'à une guerrière. Mais elle n'en avait que faire. Elle était détruite de l'intérieur, elle avait toujours trouvé stupide les gens qui se mutilaient et elle se trouvait à présent à leur place, juste pour ne pas se souvenir de quelques personnes. Elle avait honte d'elle, elle se trouvait méprisable mais lorsque les souvenirs la possédaient, tout cela n'avait plus d'importance, elle voulait juste faire cesser cette souffrance. Quitte à la remplacer par une autre.

Léna ouvrit définitivement les yeux cette fois, elle se leva difficilement, luttant contre son envie de s'allonger et de mourir là. La souffrance dans son bras c'était dissipée. A moins qu'elle s'y était habituée. Trop vite. Elle se sentait mieux pourtant, rien ne la hantait encore. Mais elle le savait, cela n'allait pas durer, bientôt elle allait de nouveau devoir se planter son poignard dans la chair. Mais pour l'instant elle trouvait sa conduite méprisable et se promettait de ne plus recommencer, d'affronter ces spectres avec l'assurance d'un Frontalier. Pourtant, une partie de sa conscience lui rappelait que c'était la dixième fois qu'elle se promettait cela et qu'elle n'avait jamais tenu promesse.

La jeune femme partit donc d'un pas chancelant marchant à travers cette forêt si grande que si elle avait marché droit il lui aurait fallu des jours pour la traverser , mais justement elle n'allait pas droit et elle ne voulait pas la quitter. Assister seule à sa décadence était déjà assez dur pour en plus en faire profiter les autres. Léna devait trébucher aussi souvent qu'elle avançait et ces chutes étaient toujours douloureuse mais elle continuait à marcher. Pourquoi? C'était une bonne question, cette marche était sans butte mais c'était une façon pour Léna d'essayer de retarder l'inévitable, le moment ou elle s'enfoncerait son poignard dans le cœur. Elle avait découvert que restait immobile sans souffrir faisait revenir plus vite ses démons, alors elle se forcer à bouger même si inévitablement elle finissait par être trop lucide pour oublier.

-Moi je m'appelle Adwyn. Et toi?

-Pour toi que veut dire voler?

-Tu ne veux pas accepter tes sentiments. Un jour il le faudra bien...

-Un jour tu voleras...

-Je ne fais pas souvent des promesses, mais je peu te promettre que mon intention n'était pas réellement de te faire du mal et que je te promet de ne plus jamais m'en prendre à toi.


"Et derrière tout ça, le passé se fraye un passage dans le présent, vient se nicher dans nos cœur, pour l'éternité. Souffrance."


-Taisez-vous!


Et voila, c'était réparti. Jennyssie sais-tu à quel point tu as raison? Sais-tu que Léna ne parvient pas à t'oublier? Comme tout les autres. Le souvenir ronge, empêche d'avancer. Tue.

Pour l'éternité. Souffrance.

Pour l'éternité.

Pour l'éternité.


Était-elle obligé de porter ce fardeaux pour l'Éternité? Léna cria, un cri déchirant. Oublié, elle ne voulait plus qu'une chose, les oublier tous comme ils l'avaient fait. Pourtant elle ne leur en voulait pas, elle était la seule responsable. Elle avait tué Lanza, Aaron...Ne jamais créer de liens. Elle avait fait passe de cette règle, elle était punie. Oublier, son poignard se trouva mécaniquement dans sa main. Elle hésita. Ferma les yeux pour ne pas voir ce qu'elle allait faire, les rouvrit refusant d'être lâche en plus d'être faible. Elle frappa.

Léna hurla, le sang déferlait ne cascade sur le sol. Elle avait frappé fort cette fois, elle regarda droit devant elle pour ne pas voir la nouvelle blessure qu'elle s'était infligée.

Le poignard lui échappa...

Le temps resta figé...

Un rêve, c'était un rêve. Pourtant elle avait mal, très mal. Mais c'était impossible, là à a peine dix mètres, une magnifique chevelure blonde, des yeux dorés éblouissant, un peau marron.

-Jennyssie...


Léna avait laissé échappé cet unique mot porteur de détresse et d'espoir. Elle en était sûr, elle ne rêvait pas, la mercenaire était là devant elle. Ses jambes se dérobèrent sous elle, Léna tomba à genoux, des larmes ruisselants toujours sur ses joues. Elle essaya de comprendre pourquoi la jeune fille se trouvait là, devant elle mais la douleur était trop forte. Elle hurla.
Pourtant à aucun moment ses yeux ne lâchèrent la silhouette irréelle de Jennyssie
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Mar 12 Avr 2011, 21:32

[ WAHOUUUUUUUUU !! Avec toi, c'est sur, on s'amuse TOUJOURS ! C'est cool ce rp, merci de m'avoir demandé ! xD En passant : Ton rp était génial =D ]


Il y avait un petit bout de verre incrusté dans son coeur. Un petit morceau de souvenir devenut éternité. Il y avait un visage, un air de tristesse et de grands yeux pétillants d'amour, aussi colorés que la vie. Il y avait une explosion d'émotions, un précipice de sensations. Il y avait Oddy. Il s'était installé dans son coeur des mois auparavant, avait poussé, chaque jours un peu plus, le frère et le père vers la sortie. Sans heurte. Avec toute la tendresse, toute la douceur nécessaire. Et aujourd'hui, il revenait s'y installer. Comme si, après des mois, il rentrait enfin chez lui. C'était sa place, depuis le début.

Il y avait un petite bout de verre incrusté dans son coeur. Un grand morceau d'éternité. Le bonheur avait reprit la place qui lui était dû. Mais comment pouvait-on être si heureux et ne pas en mourir ? C'était donc ça, le bonheur ? Souffrir tant on était joyeux ? Avoir mal tant on avait attendu cet instant ? Attendre dix minutes de plus n'aurait pas dû la déranger. Seulement cette fois-ci, c'était différent. C'était elle qui avait franchit la couche d'arbre qui les séparaient. C'était Léna. Et elle se trouvait fasse à un dilemne.

Léna.
Oddy & Léna.


Il y avait deux petits bouts de verres incrustés dans son coeur. Deux petits morceaux de souvenirs devenus éternité. Il y avait deux mondes si différents. Il y avait l'homme qu'elle aimait et il y avait la seule marchombre qu'elle refusait de tuer. Les deux ne pouvaient pas cohabiter. Elle refusait de partager. Et elle refusait d'attendre. Elle ferma les yeux, le temps de supplier Oddy mentalement, de ne pas partir. Le temps de comprendre que sa rencontre avec Léna ne pouvait pas être remise à plus tard. Parce que c'était son cri qui avait retentit. Son hurlement !

-Jennyssie...

De détresse, de désespoir, de tristesse et de remords. Mais, comment pouvait-il y avoir tant de haine et de souffrance dans un ultime cri ? Comment pouvait-on haïr la vie à ce point ? Comment pouvait-on avoir si mal ? Léna s'écroula. Le hurlement de la jeune mercenaire fit écho à celui de son amie.

Elle était la, couchée. Elle avait conscience de sa présence et la regardait avec de petits yeux ahuris et troubles. Elle semblait si petite et si frêle comparé à la première fois que Jennyssie l'avait aperçut ! Son visage était strié de plusieurs cicatrices et son teint était aussi blafard que l'aurait été le visage d'un mort. Ses vêtements, déchirés. Abîmés. Sale. Le coeur de Jennyssie rata un battement. De ses bras étendus sur le tapis de mousse, s'échappait un long flot continu de...

La main d'Oddy se posa sur son épaule. Rassurante. Bienfaisante. Jennyssie le repoussa violemment. Elle ne se rendait plus compte de ce qu'elle faisait. Elle ne pensait plus. Elle se contentait de constater. D'assister. C'était un bel endroit pour mourir. Un trop bel endroit pour être choisit dans ce but. Ses yeux passèrent de l'arme ensanglanté de Léna à ses bras. Puis, du visage de Léna, à celui d'Oddy qui semblait pétrifié. Son gémissement explosa, marquant la fin de cette longue minute silencieuse, alors que son coeur battait la chamade. Elle se rua vers l'avant, tomba à genoux.

Ses mains se tendirent, impuissantes, au dessus du corps de son amie. Elle tremblait, incapable de se contrôler. C'était donc ça, être mercenaire ? N'être libre que lorsque notre corps voulait bien nous accorder ce privilège ? Les larmes, chaudes, glissaient sur ses joues. Sans la calmer. Sans l’apaiser ou la soulager. Une boule de douleur était bloqué dans sa gorge et malgré toute la souffrance que lui infligeait la vision de son amie, elle pu juste crier des mots qu'elle même ne comprenait pas.

- Oh Léna ! Léna ! Qu'est-ce que tu as fait ? Oh, Léna...

La main puissante de celui qu'elle aimait se referma sur son menton. Elle tressaillit, leva des yeux impuissants vers son visage glacial. Et d'une voix des plus douce, il murmura doucement :

- Si tu ne fais rien, elle va mourir.

Il se redressa, s'éloigna d'un mètre et la regarda, d'un air nostalgique. La jeune fille se contenta de l'observer béatement. Puis, elle comprit qu'elle était sous le choc et qu'il fallait qu'elle obéisse au plus vite. Elle comprendrait plus tard. Elle essuya rageusement ses larmes et glissa ses bras sous les épaules de Léna. La porter fut un jeu d'enfant : La jeune fille n'avait pas dû se nourrir très souvent. Elle avait perdu du poids, et ressemblait à présent plus à un squelette qu'à une jeune fille bien vivante. Jennyssie se guida à son ouïe jusqu'à un petit ruisseau et déposa Léna en son centre, écartant tous les cailloux susceptible de lui entailler le dos. L'eau était froide. Mais elle guérissait tout.

La jeune femme laissa le courant se frayer un passage dans la plaie. Oddy n'était plus la, et elle ne se couciait qu'à moitié, de lui. Elle voulut arracher un pan des vêtements à Léna afin d'en faire un bandage mais jugea les tissus trop sale. Elle retira sa robe, et s'en servit pour découper un morceau de tissus assez grand et assez épais. Puis, elle la renfila. Sans remords. C'était pourtant dans cette robe qu'elle avait rencontré Oddy. Dans cette Robe qu'elle avait grandit.

Elle noua le tissus autour de la plaie de la jeune fille avant d'abandonner à nouveau son bras dans l'eau. Elle se pencha ensuite en avant, déposa un baiser sur le front de la fille et de murmurer :

- Je reviens, c'est promit. Je reviens, ne bouge pas. Je t'en supplie.

Déchiré entre deux êtres chers, elle se rua un peu plus loin dans la forêt. Paniqué. Mais il était la, il l'attendait. Il lui ouvrit les bras lorsqu'elle voulu s'y réfugier et la serra plus fort lorsqu'elle lui fit promettre de ne pas partir. Puis, trop tôt à leur gout à tous les deux, elle s'éclipsa. Elle Revint vers Léna. Elle l'aurait veillée toute sa vie, juste pour être sur que la sienne ne se terminait pas ici.

Elle se souvint de ses propres paroles lorsqu'elle avait vu Oddy pour la première fois. Elle n'avait eut de cesse de répéter, encore et encore, qu'elle était un monstre. Mais... Est-ce qu'un monstre sauvait des vies ? Elle poussa un profond soupir. C'était encore plus dur de ne pas être un monstre...

Elle décala légèrement Léna et se coucha dans l'eau, près d'elle. Le froid lui engourdissait les membres, et elle s'en fichait. L'eau guérissait toutes les blessures physique et superficielle. Jamais celle qu'on infligeait à notre âme. Et c'était à Jennyssie de jouer ce rôle la. D'être la pour s'assurer que Léna ne recommencerait plus jamais. Le geste de Léna était celui d'une fille désespérée. Pas d'une future marchombre. C'était un geste que la mercenaire ne supportait pas, mais qu'elle comprenait.

Il y avait un énorme bout de verre incrusté dans son coeur. Un gros morceau de présent mêlé à l'avenir... Il battait toujours, pourtant. Plus fort que jamais. Infecté de remords, elle vivait. Elle avait été heureuse, elle s'en voulait. Mais elle avait un moyen de réparer cette erreur.

Elle n'avait rien d'un monstre.

En elle, un voix des plus douce murmura :

"Je suis fière de toi, petite soeur"


Puis, la présence s'estompa et disparut à jamais. Elle était libre. Et fière de ce qu'elle était devenue. Elle n'avait plus rien à voir avec son père. Elle était elle, tout simplement. Et si Liro était fière d'elle, ce n'était pas pour ce geste si humain qu'elle venait d'accomplir, mais de la voie qu'elle avait choisit. De celle qu'elle avait décidé d'être en préférant s'engager sur ce chemin. Aussi sinueux soit-il. C'était sa vie. Et SA vie, seulement.





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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Lun 18 Avr 2011, 17:53

[J'♥️ énormément ce rp moi aussi et ton dernier message m'a particulièrement plu, je ne regrette vraiment pas de mettre adressée à toi Very Happy Désolé pour le retard, j'ai pu énormément de temps pour aller sur l'ordi cette semaine]

Il était une fois une jeune fille de noble naissance, née du dirigeant d'Al-Far et de sa femme. Elle n'était pas véritablement belle, aucun dragon ne le retient jamais captive et aucun prince charmant ne l'enleva sur son cheval blanc. Non, vivre heureuse jusqu'à la fin des temps ne semblait pas être sa destinée.

Il était une fois une jeune fille qui avait découvert comment manier une arme, son destin à cet instant prit un immense tournant. Ce que voulait faire d'elle ses parents n'était à présent plus possible: si un dragon s'était présenté devant elle, le prince charmant n'aurait put la sauver, elle aurait déjà tué le dragon. Quand au prince charmant il aurait eut droit à une leçon d'armes.

Il était une fois une jeune fille qui prit donc la décision de découvrir le monde. Elle laissa dans son dos ses parents furieux qui eurent rapidement une nouvelle enfant qui cette fois put être sauvée par le prince charmant. Notre jeune fille voyagea partout ou presque jusqu'à ce qu'un jour elle rencontre quelqu'un d'exceptionnel. Il s'appelait Lanza, il n'était pas aussi beau que le prince charmant, son cheval était noir et non blanc. Pourtant la jeune fille l'appréciait bien plus qu'elle n'avait jamais apprécié quelqu'un. Elle ne l'aimait pas comme elle aurait pu aimer son mari non, elle l'aimait comme on pouvait aimer un père, un maître.

Il était une fois une jeune fille qui avait fait une entorse au conte de fée. Alors l'auteur décida de continuer de s'éloigner de l'histoire prévue. L'homme que la jeune fille appréciait perdit alors la vie. Eh oui, il n'y a que dans les contes que l'histoire finit bien pour les gentils.

Il était une fois une jeune fille en larme qui décida de suivre une voie. Une voie complexe certes mais une voie riche de promesse. La voie des marchombres. L'ancienne princesse eut alors un maître et elle qui se croyait indépendante, obéit sans jamais discuté aux ordres .

Il était une fois une jeune fille qui perdit une nouvelle fois quelqu'un qui lui était cher, il était une fois une jeune fille qui se perdit. Perdit dans le souvenir. Elle aurait pu tout supporter, la torture mais pas cela et elle en vient en dernier recours à se mutiler. La jeune fille était née princesse, elle allait mourir comme une moins que rien

Parce que oui, dans une histoire il y a un début et forcément une fin. Et la fin était venu pour la jeune fille...

Oui, mais...


Léna regarda à travers le rideau de larmes qui dégoulinait de ses yeux la jeune femme qui lui faisait face. Elle ne parvenait pas à comprendre. Oui plutôt si, elle savait pertinemment une chose. C'était finie pour elle. Le coup avait été trop fort, c'était celui de trop. Le dernier. La mort la guettait à présent, attendant patiemment que Léna rende les armes. Et la jeune femme savait qu'elle ne pouvait pas faire autrement, elle sentait que cela ne pouvait être autrement, sa vie s'achetait aujourd'hui.

Oui, mais...


Dommage. Ce fut le premier mot qui lui vient à l'esprit. C'était dommage d'avoir frappé si fort, c'était dommage de ne pas être morte au combat comme elle l'aurait voulu. C'était dommage de mourir maintenant, elle aurait voulu parler avec Jennyssie, savoir ce qu'elle faisait là. Lui dire à quel point elle tenait à elle. Lui dire qu'elle pensait à elle tout les jours, qu'elle était autant une amie qu'une sœur. La seule. Mais c'était trop tard à présent.

Sa vue se brouilla, son esprit se disloqua du reste de son corps et lentement s'élever. Pour l'emmener loin d'ici, ni en enfer, ni au paradis. Juste Ailleurs...Léna aurait été soulagée de partir il y a à peine une heure mais à présent, elle voulait rester parce qu'elle avait vu Jennyssie. Fais attention à ce que tu souhaites car tu pourrais l'obtenir. Oui mais trop tard.
Dommage.

Oui, mais...

Oui, mais elle n'était plus seule.
Quelqu'un était là pour veiller sur elle


___________________________________


-Lanza...


-Oui?


-C'est quoi que de veiller sur quelqu'un?


-Comment ça?


-Tu sais bien ce que je veux dire!


-Oui mais précise quand même.


-T'es fatiguant toi ! Veiller sur quelqu'un c'est quoi? Le défendre? L'aider? Le guider?


-D'après toi?


-J'en sais rien sinon j'te poserais pas la question. T'es bête parfois!


-L'idiote c'est toi et tu le sais! Alors?


-Les trois à la fois mais autre chose aussi.


-Tu vois que tu pouvais le faire!


-Mais l'autre chose, c'est quoi?


-Ça tu peux pas le comprendre maintenant!


Léna sourit légèrement, il y avait temps de chose qu'elle ne comprenait pas. N'empêche que Lanza, elle en était sûre, veillerais toujours sur elle.


___________________________________


Léna dans sa semi-inconscience sourit mentalement. Elle s'était trompé si lourdement, il était parti lui aussi. Comme les autres.

Sauf...


Sauf cette voix là bas, qu'elle entendait à peine. Cette voix qui l'empêchait de sombrer totalement, qui la maintenait doucement à la surface.

- Oh Léna ! Léna ! Qu'est-ce que tu as fait ? Oh, Léna...


Qu'est-ce qu'elle avait fait? La dernière chose à faire, le dernier échappatoire. Mais la véritable question n'était pas comment, mais pourquoi. Pourquoi? Parce que plus personne ne veillait sur elle. Mais maintenant...Maintenant elle regrettait...Mais il était trop tard, on ne pouvait plus rien faire pour elle. Elle allait mourir, la vie la fuyait elle le sentait. Elle sombrait de plus en plus, s'enfonçant dans les limbes de l'inconscience, elle avait de plus en plus de mal à réfléchir. Elle ne sentait plus son corps et elle s'évanouissait de plus en plus souvent et des qu'elle revenait lucide s'était pour se souvenir.

Oui, la voix aurait beau faire n'importe quoi elle ne la ferait pas revivre. Il manquait quelque chose à Léna pour abandonner l'ultime repos. Elle ne savait pourtant pas ce que c'était...


___________________________________


-Léna, debout!


Léna ouvrit difficilement un œil puis l'autre. La veille Lanza et elle ne s'était couché que vers minuit car ils s'étaient livré à des combats amicale qu'elle n'avait jamais gagner. Elle était aller se couché en ayant mal partout et s'était endormie tout de suite. Elle se leva péniblement pour constater comme elle s'en douter que le soleil commençait à peine à se lever. Elle demanda déjà prête à se disputer gentiment avec Lanza.


-Et qu'est-ce qui est si urgent pour nécessiter de se lever à l'aube?


-Une montagne nous attend!

-Génial...Et elle peut pas patienter?


Lanza lui adressa un rapide sourire, sachant pertinemment qu'elle était aussi heureuse que lui à l'idée d'escalader un sommet.


-Tu te plains encore une fois et je te force à grimper avec les mains attachées!


***

Léna leva difficilement son bras et saisi avec sa main une des anfractuosité de la roche. Cela faisait maintenant une heure entière qu'elle luttait contre la montagne pour ne pas tomber. Ou plutôt non, elle luttait contre elle même. Contre ses forces qui indéniablement déclinés. Son esprit se battait contre son corps qui lui faisait mal et qui la supplié de redescendre. Pour l'instant elle réussissait à continuer mais elle était à bout. Lanza perfidement lui demande:


-Tu veux qu'on redescende? Je t'ai peut-être surestimée.

Léna rageusement lui répondit en criant, sans chercher à cacher sa colère, il l'avait blessée dans son amour-propre.


-Merde, lâche moi!

Lanza se contenta de sourire, sachant bien qu'elle ne disais cela que parce qu'elle avait du mal à grimper. Il la laissa donc continuer en silence.

Une demi-heure plus tard elle toucha le sommet. Elle s'effondra alors, ses forces la quittant totalement. Lorsqu'elle se redressa lentement, s'était pour voir que Lanza l'observer.


-Qu'est-ce qui a?

-Tu sais que tu as une volonté de fer. Tu n'avais physiquement que très peu de chance de parvenir à grimper mais tu est tellement bornée que tu y est parvenue.

-Et...c'est bien?


-Oui et non, toujours est-il que le jour ou tu perdra toute ta volonté tu ne seras plus toi même!



___________________________________


Léna si elle en avait eu la force aurait pleuré. Combien de chose lui avait-il dit qu'elle n'avait pas compris. Maintenant seulement elle comprenait qu'il était véritablement marchombre. Elle l'avait toujours considéré plus comme un père, un ami. Qu'il soit marchombre était...anodin. Ça n'avait jamais eu une véritable importance qu'il le soit; elle l'aimait trop pour s'en rendre compte. Léna comprenait seulement que pour cette raison elle n'aurait pu l'avoir comme maître. Il le savait certainement, c'était surement pour cela qu'il l'emmenait à l'Académie: pour qu'elle est un autre maître.

Oui, il était un marchombre, un maître marchombre et chacune de ses paroles avaient un sens même si elle ne s'en était jamais rendu compte. Les discussions anodines qu'ils avaient eu pendant les mois de bonheur ou ils avaient été ensemble n''avaient jamais été idiote et Lanza tentait toujours de lui dire quelque chose. Mais elle avait été sourde, elle était sourde et elle n'avait pas compris.

Léna avait perdue sas volonté, elle ne voulait plus vivre, devoir souffrir pendant des années. Après tout, plus rien ne la retenait sur Terre si?

Et la voix alors?

Jennyssie...


Jennyssie. C'était vrai , Léna en entendant se nom même si personne à part elle ne l'avait prononcé compris à quel point finalement elle souhaité vivre. Même si elle devait souffrir pour les années à venir, juste pour parler un peu avec Jennyssie, juste pour revoir cette sœur. Et pour devenir marchombre. Oui, elle voulait revenir!

Elle voulait revenir!

***

Léna ouvrit doucement les yeux, resta éblouie devant la lumière pourtant tamisée de la forêt. Elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait là, pourquoi elle n'était pas morte. Elle essaya de lever le bras, y parvient difficilement. Avec sa main elle chercha son autre bras, celui blessé et découvrit qu'il était recouvert d'un tissu. Était-ce cela qui l'avait sauvée? Oui surement.

Elle sentit dans son dos le contact glacé de l'eau et à ses cotés un corps étendu. Un corps vivant. Léna sut tout suite de qui il s'agissait, d'une voix faible, éraillée elle dit si bas que s'en était presque inaudible:

-Jennyssie...


Elle reprit difficilement son souffle, cette simple parole l'ayant déjà fatigué.

-Merci...Pour tout...


Elle aurait voulu continuer, dire à quel point elle lui était reconnaissante. Lui dire que si elle était encore vivante c'était grâce à elle mais elle ne réussit pas à prononcer un nouveau mot. Sa tête lui tournait, de nouveaux points noirs envahirent ses yeux pourtant elle ne s’évanouit pas.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Lun 18 Avr 2011, 21:38

Jennyssie trébucha, mais se rattrapa, in extremis. Son souffle rauque, sifflait, tant elle fournissait d’efforts. Elle ne se rendait plus compte des ronces qui déchiraient la peau de ses cuisses. Elle avait mal. Non pas la ou les branches la fouettaient, ni même à ses pieds nus. Elle avait mal au coeur. Elle savait pertinemment qu'elle arriverait trop tard. Que Liro serait déjà partit. Elle ne se rendait plus compte de ce qu'elle faisait, de ce qu'il se passait autour d'elle et même de ce qu'elle pensait. Elle avait trop mal et le flux continu de ses larmes obscurcissait sa vue. Elle ne voyait pas ou elle allait. Elle fonçait tout droit, fusant entre les arbres, frôlant parfois les troncs, sans jamais s'y encastrer.

Comment pouvaient-ils lui faire ça ? Qui qu'ils soient, comment osaient-ils ? Comment pouvaient-il lui enlever la seule chose qui l'a maintenant vivante ? Un gigantesque grognement, mêlé à un gémissement s'échappa d'entre ses lèvres. Elle eut un haut le coeur, mais ne s'arrêta pas. Rien n'aurait pu l'arrêter. Elle ne vivait que pour lui. Elle n'avançait que grace à lui. Elle était un corps et il était la flamme qui l'agitait. Elle était une branche et lui, son tronc. Elle n'était la que superficiellement. Elle n'était qu'une illusion et il était le seul à pouvoir la faire vivre. Elle l'aimait. Elle était incapable de décrire ce qu'elle ressentait, tant cette émotion lui était inconnue. C'était surement un mélange de haine, de colère, de désespoir et d'amour.

Ses pieds dérapèrent dans la poussière. Il était la, au centre de la clairière, la ou le soleil brillait le plus. Il ressemblait à un ange, livide, les yeux fermés. Plus aucuns mouvement n'agitait son corps. Plus aucun bruit ne s'en échappait. Il était l'incarnation même de la beauté morbide. Une gigantesque flaque écarlate entourait tout son corps, mettant en évidence la couleur de sa peau. Elle aurait pu trouver cette apparition magnifique, si ça n'avait pas été le corps de son frère qui gisait la, sans vie.

Elle se propulsa en avant, se jeta à genoux auprès de son frère, faisant éclabousser le liquide chaud et rougeâtre.


~ ~ ~ ~


Alors voilà pourquoi elle souffrait tant de cette vision que lui avait infligée son amie. Elle tremblait encore de tous ses membres et ne parvenait pas à savoir si c'était le froid de l'eau ou le fait qu'elle soit encore sous le choc. Peut-être un peu des deux. C'était aussi la raison pour laquelle son coeur rata un battement lorsqu'elle vit les yeux clos de Léna s'ouvrir et sa poitrine prendre vie. Elle respirait. Son coeur battait. Ses paupières aussi. Elle hoqueta de stupeur et arrêta de respirer lorsque l'apprentie marchombre ouvrit la bouche pour parler. Seul un très faible murmure s'en échappa. Si petit que si elle n'avait pas été mercenaire, elle n'aurait rien perçue.

- Jennyssie...

Il n'y eut aucun mouvement. Aucun bruit. Personne ne respira à part Léna. Il n'y eut aucun bruit, pas même un mouvement dans l'eau. Rien. Juste une multitude de sentiments et d'émotions se bousculant et s'échappant des deux filles. Les mêlant à jamais. Par la force de l'eau, celle des moments unique et par le lien qu'elles nouaient en vivant chacune la chose à leur façon. Les larmes de la mercenaires furent impossible à retenir. Elle lui échappèrent au moment ou elle se laissa fondre dans l'eau, incapable de parler, incapable de comprendre ce qu'elle pensait. Elles se mêlèrent à l'eau glaciale du ruisseau. Un gémissement s'échappa du fin fond de la gorge de la jeune femme. Si différent que celui qu'elle avait poussé le jour ou son frère était mort. Empli d'un espoir merveilleusement puissant.

- Merci...Pour tout...

Jennyssie secoua frénétiquement la tête. Incapable de prononcer le moindre mot. Incapable de regarder à travers le rideaux de larmes qui s'était formé. Elle écouta Oddy hésiter derrière les arbres, à quelques mètres. Elle le supplia mentalement de les laisser un moment, ce qu'il sembla comprendre, puisqu'il s'éloigna. Elle aurait tant voulu l'embrasser, rien qu'une fois. Elle aurait tant voulu passer cette journée de retrouvailles avec lui. Mais il y avait Léna. Et elle était incapable de l'abandonner. A sa grande surprise, elle s'était prise d'amitié pour cette fille qui lui ressemblait si peu mais qui semblait vivre et réagir de la même façon qu'elle.

Elle renifla bruyamment, prit une profonde inspiration, ferma les yeux quelques secondes, se forçant à se calmer et lorsqu'elle les rouvrit, elle ne tremblait plus. Elle était calme, presque paisible. Sa voix parut si douce et empli de tendresse qu'elle faillit croire que ce n'était pas la sienne, tant cela la changeait.

- Ne dit rien. Dors. Je Promet de t'attendre et de ne pas poser de questions. Je suis sur que tu ne veux plus revivre ce qui a bien pu t'arriver ou te passer par la tête. Ne lutte pas.


~ ~ ~ ~


La jeune fille serra de toutes ses forces la main moite, froide et sans vie de son frère. De l'autre, elle écarta une mèche folle de devant son visage et caressa son visage livide. Ses yeux étaient fermés, surement à cause du soleil qui lui venait de face, lorsqu'il était mort. Tant mieux, cela lui évitait d'avoir à voir une dernière fois ses magnifiques yeux noirs. De devoir faire face à l'horreur, la douleur, peut-être la haine, ou la peur qu'elle lirait en lui... Elle ne voulait pas savoir. Il était partit, à présent.

Mais alors... Pourquoi soufrait-elle donc tant ?

Elle était loin de se douter que ce n'était que le commencement...
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Ven 06 Mai 2011, 16:53


-Ou est-elle?!


Délois Th’il Alzaï traversait, furieux, les longs couloirs de son palais. D'habitude il ressentait une immense fierté en marchant à travers ces longues galeries richement décorées qui étaient la preuve qu'il avait on ne peut mieux réussi dans la vie. Pourtant ce jour-ci ils les arpentaient sans leurs jetés un seul regard; la colère l'aveuglait et ses domestiques le voyant bien tentaient pitoyablement de disparaître dans l'ombre. Le seigneur déboucha finalement devant une porte massive qu'il ouvrit en grand, s'avançant précipitamment dans une immense chambre. Là, il se dirigea vers un lit démesuré sur lequel était allongé un minuscule corps qui ne cessait de gémir. L'enfant lorsqu'elle vu son père approché d'elle ne put s'empêcher de crier, soudainement joyeuse:

-Papa!


Alors qu'elle pensait que son père aller se précipiter pour voir la blessure qui la faisant tant souffrir, le seigneur resta immobile, les traits de son visages convulsés par la rage.

-Qu'est-ce que tu as encore! Pourquoi m'as tu fait déranger. J'étais entrain de signer un contrat important et soudainement on me dit que ma fille se tord de douleur! J'ai du venir te voir! Je t'ai donné des serviteurs, tu as un médecin, des nounous mais pourtant tu continues de me gêner Eldéinléna!


Alors sans plus lui adresser un regard, il quitta la salle, toujours aussi furieux. Les serviteurs s'adressèrent de rapides regards, ils savaient tous que la petite ne s'était blessé que pour que son père s'occupe d'elle. Et bien sûre Delois ne l'avait pas compris. Les défauts auquel il avait fait allusion étaient les siens et ceux de sa femme, pas ceux de sa fille. Ils s'avancèrent pour consoler Léna, celle-ci en larmes les chassa.

Seule dans sa chambre, elle hurla son désespoir.

________________________________


Léna, allongée dans l'eau, sentie de nouvelles larmes coulaient de ses yeux clos. Elle n'avait pas oubliée. Elle n'oublierait jamais. De tels souvenirs, elle en possédait par centaines, par milliers. Les moments ou ses parents n'avaient pas été à la hauteur. Elle se souvenait parfaitement de chacun. Cette fois-ci, elle n'avait que 7 ans, pourtant tout était clair dans son esprit, comme si elle revoyait la scène. C'était des moments comme ça qui l'avait fait haïr ses parents. Oui, et cette fois-ci avait été la première fois qu'elle leur en avait énormément voulu.

Son père et sa mère l'avait-il un jour considéré comme un être humain qui avait besoin d'amour? L'avait-il déjà considéré comme leur fille? Avaient-ils jamais compris qu'ils étaient des parents à qui encombraient la tache d'aider leur enfant? D'aimer leur enfant? Avait-elle était autre chose pour eux qu'un jouet que l'on remettait au placard quand il n'intéressait plus? Avait-elle était autre chose qu'un problème? Avait-elle été autre chose que fille qui un jour pourrait se marier et ainsi rapporter quelque chose? Avait-elle était autre chose qu'une inconnue à qui ont donné des serviteurs pour la faire taire? Peut-être. Mais peut-être pas. Surement pas.

Jennyssie elle ne l'avait vu qu'une fois. Ne lui devait rien, était mercenaire alors que Léna était marchombre. Pourtant...pourtant elle l'aidait, la soutenait. Sans rien demander en retour.

Le monde n'a aucun sens. Des parents dédaignent leurs enfants, des inconnues soutiennent des personnes qu'ils ne connaissent pas. Le monde n'a aucun sens. La vie n'ont plus. Les Hommes n'ont plus. Et alors? Qu'importe? Léna était heureuse d'avoir subit ces années d'enfance dans la souffrance parce qu'ainsi elle était devenue Novice et rencontré Jennyssie. C'était la première fois qu'elle était aussi heureuse. Elle avait mal, elle souffrait mais qu'importe? Elle aurait été prête à subir de nouvelles souffrances rien que pour pouvoir se sentir aussi bien ne serait-ce que quelques heures seulement.

- Ne dit rien. Dors. Je Promet de t'attendre et de ne pas poser de questions. Je suis sur que tu ne veux plus revivre ce qui a bien pu t'arriver ou te passer par la tête. Ne lutte pas.


Oui, elle devait dormir, reprendre des forces. C'était la chose la plus raisonnable à faire. Mais lorsque l'on venait de côtoyer la mort, on se fiche pas mal du raisonnable. Et puis elle ne voulait pas se taire, surtout pas. Parce qu'elle avait honte. Parce qu'elle voulait expliquer. Elle était sûr que Jennyssie la comprendrait.

-Non...Je veux que tu saches...Pourquoi j'ai fait ça. Que...tu ne me prenne pas... pour une faible. Une lâche...


Sa voix était encore faible, mal assurée mais elle contenait une volonté surprenante. Léna voulait expliquer! Sa volonté était de retour et rien ne la stopperais.

-Tu te souviens...la dernière fois, la première fois...tu m'avais parlé de ton frère...Mort. Te souviens tu de la souffrance que tu avais ressentie? Du déchirement...C'était pareil, j'étais seule...Et je me souvenais de tout...Tout ce qui ne serait à présent plus possible, parce qu'ils étaient partis. Parce que vous étiez partis...


Elle ferme les yeux, elle n'est plus vraiment là. Elle inspire expire, doucement, difficilement. Elle parlait avec de plus en pus de force, elle voulait finir. Quitte à mourir. Elle voulait que Jennyssie comprenne.

-Et derrière tout ça, le passé se fraye un passage dans le présent, vient se nicher dans nos cœur, pour l'éternité. Souffrance.


Léger sourire.

-C'est tellement vrai...


Elle était faible, parler l'avait épuiser. Pourtant, elle rajouta sans trop savoir pourquoi, sans véritable raison.

-Désolé.


Oui, voila désolé. Juste désolé.
Elle ferma les yeux.
Se sentant partir une nouvelle fois...




(Désolé pour le retard, j'étais en vacances.)
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Dim 08 Mai 2011, 20:19

-Non...Je veux que tu saches...Pourquoi j'ai fait ça. Que...tu ne me prenne pas... pour une faible. Une lâche...

Jennyssie ferma les yeux. Elle encaissa le coup sans broncher. Son coeur fit un bon en avant et menaça un cour instant d'exploser. Un gigantesque séisme faisait rage en elle. a cet instant, elle aurait tout fait pour se noyer dans les bras d'Oddy, pour y mourrir. toute son enfance, elle avait ressentie la même chose. toute son enfance, elle avait dû justifier ses moindres faits et gestes. Et à présent, elle vivait cet enfer un nouvelle fois, à travers Léna. Elle n'en souffrait que plus encore. Parce que cette fois, c'était elle la cause ! C'était pour elle que Léna se justifiait...

Elle rouvrit les yeux et se souvint.



[center]______________________________________


-Liro, pourquoi on a pas le droit de pleurer ?

- Parce que c'est lache.
Papa veut pas que ses enfants se montrent faibles.
Mais toi, tu veux avoir l'air faible ?


Jennyssie secoua vivement la tête.

- Alors comportes toi comme quelqu'un de fort.


______________________________________


-Tu te souviens...la dernière fois, la première fois...tu m'avais parlé de ton frère...Mort. Te souviens tu de la souffrance que tu avais ressentie? Du déchirement...C'était pareil, j'étais seule...Et je me souvenais de tout...Tout ce qui ne serait à présent plus possible, parce qu'ils étaient partis. Parce que vous étiez partis...

Jennyssie secoua vainement la tête. C'était maintenant qu'elle ressentait ça ! Son âme venait de se déchirer, et par cette brèche, la souffrance qu'elle ressentait mentalement se fraya un passage vers le monde réel pour éclore, physiquement.
Elle se recroquevilla pour encaisser les prochaines paroles. Mais celles qui vinrent alors, explosèrent en elle, la surprise la faisant chanceler sur sa ligne de vie. Elle voulut hurler.
Mais, le souffle coupé par des paroles qu'elle avait écrite elle même, elle ne pu qu'ouvrir la bouche en un cri muet.



______________________________________


Explosion de noirceur et d'incompréhension. Une phrase tourne sans cesse en rond, dans son esprit, sans trouver le chemin vers la réalité.

Liro est mort.

Jennyssie plaque ses mains sur son visage pour tenter d'empêcher ses larmes de couler. Son passé doucement la rattrappe, alors que son destin lui échappe et que son présent se perd.

Liro est mort.

Et son sang trace la ligne de vie de sa soeur sur son visage.

Liro est mort, sa soeur aussi.



______________________________________


-C'est tellement vrai...

C'était faux.

-Désolé.

C'était si peu ! Léna ferma les yeux. Jennyssie ferma les yeux. Elle se détendit en comprenant que son amie avait finit de la torturer. Et lorsqu'elle ouvrit la bouche, ce fut pour répondre à la douleur d'une voix rauque et abîmé :

- Non. Personne n'est faible.
Ce mot ne devrait même pas exister.
Tu encaisses, comme tout le monde.

Elles restèrent couché la, toutes les deux souffrantes, toutes les deux déchirés. Toutes les deux mortes, pourtant tellement vivante. Tel l'ange et le démon. Toutes deux déchus.


______________________________________


Jennyssie Yerann et Liro Yerann étaient couchés au milieu d'une clairière, à regarder le ciel si bleu, de leur âme si vide. La gamine gisant dans le sang de son frère.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Dim 15 Mai 2011, 16:02


Que...tu ne me prenne pas... pour une faible. Une lâche...


Est-ce bien ce qu'elle venait de dire?

Une lâche.
Mais elle n'était que ça Une saleté de lâche. Une ***** de faible. Elle qui pensait ne pas l'être, elle comprenait qu'elle l'avait été bien des fois, elle l'était. Léna eut un gémissement en comprenant la dure vérité. La vérité blesse toujours, peut-être vaut-il mieux le mensonge. Une autre larme coula sur ses joues humides. Elle qui s'était chercheuse de vérité n'avait même pas réussi à comprendre qui elle était. Elle s'était toujours montré brave lors des combats, elle avait toujours tenue droite devant les autres en toutes circonstances. Mais la faiblesse était à l'intérieur.

La faiblesse ce n'est pas de fuir un combat, c'est de se fuir. De ne pas comprendre qui on est réellement.


____________________________________


Léna pensait sa blessure en grimaçant. Un nouveau combat, une nouvelle marque sur son corps. Le feu crépitait devant elle et elle essayait de concentrer son attention dessus pour ne pas gémir. Dire que l'on avait mal, c'est être faible. Et il ne faut jamais être faible. Quelqu'un vient s'installer de l'autre coté du foyer. Lui. Cette ordure. Léna cracha pour monter son dédain. Elle essaya de contenir sa colère mais elle avait du mal. Alors elle explosa:


-Pourquoi t'as fui ! Espèce de lâche, t'as couru pour te protéger. Et Il est mort! Mort t'entant ! Par ta faute, t'aurais pu aller l'aider. Mais t'es qu'un faible, un lâche!!


Un sourire triste apparut sur le visage de l'homme:


-Un lâche dis-tu? Non quelqu'un qui réfléchi, je n'avais aucune chance de le sauver. Ou plutôt si, j'aurais pu l'aider en me sacrifiant. Je ne l'ai pas fait. Et ce n'est pas par lâcheté. J'ai une famille: une femme et cinq gosses à nourrir. Je les aimes, si je mourrais ils n'auraient plus d'argent, ils ne pourraient pas survivre. Lui, il était seul. Sa mort n'aurait de conséquence sur personne, pas la mienne.


Léna rugit, elle se leva furieuse; elle lui lança en criant:


-Quoi que tu dises, tu n'est qu'un faible!

-La faiblesse ce n'est pas de fuir un combat, c'est de se fuir. De ne pas comprendre qui on est réellement. Tu ne peux pas dire que je suis faible, parce que j'ai fui
.

Léna lui crache au visage prit son cheval et sans attendre la caravane rejoignit Al-Jet.




____________________________________


Léna frissonna. Elle n'était toujours pas d'accord avec lui quand au fait qu'il n'aurait pas du essayer de le sauver mais elle devait reconnaitre que ses dernières phrases étaient juste. Pourquoi ne s'en était telle pas souvenu? Pourquoi? Cela lui aurait évité de faire la pire erreur de sa vie.


____________________________________


Léna ouvrit les yeux. La chambre était plongé dans le noir hormis la faible lumière qui passait à travers le volet, illuminant difficilement le rebord du lit. Elle jeta un long regard au corps étendu à ses cotés. Il était si beau...Une larme perla sur sa joue. Elle ne pouvait pas rester, silencieusement elle enfila ses vêtements, sortis de l'auberge et partie à cheval...

***

-Léna! Attend!

Léna se retourna. Un cheval venait dans sa direction et sur lui...Aaron. Elle gémit, ce n'était pas possible...Que faisait-il là, pourquoi l'avait-il suivit? Lui qui avait du coucher avec des centaines de filles, pourquoi avait-il décidé de la rejoindre? N'était-elle pas une parmi tant d'autre? Ce pouvait-il que lui aussi ressentait pour elle, ce qu'elle ressentait pour Lui? Ce mot qui n'avait de véritable sens, que lorsqu'on lui faisait face: Amour?

Elle l'aimait. Bien plus qu'elle n'avait jamais aimé quelqu'un. Elle ne voulait pas. Voila pourquoi elle avait fuie. Et il était là.


-Part...


-Non.


C'était un non catégorique, Léna savait qu'elle ne pourrait le faire changer d'avis. Et d'un certain coté, elle ne voulait pas...Elle voulait qu'il reste à ses cotés. Toujours...

Pourquoi? Pourquoi l'aimait-elle à se point? Pourquoi en avait-elle mal. Elle ne voulait pas qu'il parte, elle ne voulait pas qu'il reste.


L'amour finit toujours par décevoir. N'aime pas et tu ne sera pas déçue.

***


Il devait mourir.
Cette idée pulsait en elle depuis plusieurs heures. Il devait mourir, elle l'aimait, elle ne l'acceptait pas. Il devait mourir parce que plus il restait près d'elle, plus son amour grandissait.

Sa main toucha le flacon dans sa poche. C'était si simple...Quelques gouttes, juste quelques unes et c'était fini. C'était si simple...

Sa main attrapa le bol, l'autre ouvrit le flacon, s'apprêta à verser...Le doute...Sa main tremblait, elle éloigna le flacon...Soupira...Elle n'avait pas le courage de le faire. Elle devait le faire! Le contenu de la petite bouteille tomba dans le bol.

Elle lui tendit. La scène se passa au ralenti...Il plaisanta, le but...Léna voulut crier, elle ne dit rien... Voila, il allait mourir, rien ne pourrait le sauver.

Il observa son bol. Compris. Planta ses yeux dans les siens. Sa peau bronzait devient soudainement blanche, des gouttes de transpiration perlèrent sur son visage. Un spasme de douleur le fit sursauter...Il articula:


-Je sais Léna, je sais… Et se que tu as fait tu le regretteras. Tu ne veux accepter tes sentiments…Un jour il le faudra bien….


-Tais toi! Tais toi!


Elle avait hurler, elle avait pleurait. Il avait sourit:

-Je t'aime...

Et il était mort.


-Tais-toi! Tais-toi!


Elle continua à répétait ses paroles pendant des heures. Les larmes coulaient sur ses joues, elle avait mal. Très mal. Trop mal.

Il était mort. Un partie d'elle s'était envolé avec lui. Et rien ne l'avait remplacé...


La faiblesse ce n'est pas de fuir un combat, c'est de se fuir. De ne pas comprendre qui on est réellement.


____________________________________


Léna hurla. Aaron. Elle l'aimait. Encore. Pourquoi l'avait-elle tué? Pourquoi? Elle l'aimait tellement...Elle ne l'avait jamais oublié. Il était parti par sa faute. Pourquoi? POURQUOI !!!!

-Il s'appelait Aaron. Il était...parfait. Il était beau: grand et musclé, bronzé par le soleil. Il avait des yeux bleu comme la mer. L'avait toujours un sourire légèrement moqueur au visage. Il était charismatique, un peu prétentieux sur les bords, croyait toujours que c'était lui le plus doué aux armes, aux jeux. Je me souviens quand je l'ai battu à l'Haman Lo, il faisait un tête...Il était captivé par tous les endroits dangereux de Gwendalavir, il en avait visité beaucoup déjà.

-Oui, je l'aimais. Plus que moi. Plus que tout. C'était la première fois que j'aimais autant.

-Et il est mort...Je l'ai tué! Tué...Pourquoi? Pourquoi!


Elle avait crier! Elle avait mal.

-Si le mot faible existe, c'est pour une raison. J'ai été faible. Je me suis fuis. J'ai fuis ce que j'éprouvais. Et puis j'ai pleurer, comme pour me faire pardonner. Et maintenant je regrette.

-Pourquoi?!


Pourquoi?
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Dim 29 Mai 2011, 16:17

Un sourire triste naquit sur son visage parfait et ses yeux s'embuèrent à nouveau. Aimer, c'est accepter de souffrir. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Elle l'avait pourtant déjà vécu, ce grand amour, elle l'avait pourtant déjà perdu ! Léna venait de lui ouvrir les yeux sur sa propre situation, l'a laissant hésitante. Faible. Elle observa un instant les chemins d'impossible devenus possible. Elle observa les choix qu'elle avait fait, pensa aux choix qu'elle ferait et à la vie à laquelle ça la mènerait. Elle réfléchit à ce qu'elle voulait vraiment vivre. Elle réfléchit à ce qu'elle voulait vraiment devenir. A ce qu'elle voulait accomplir. Et lorsque ses yeux se rouvrir ce fut pour scruter les arbres à la recherche de la silhouette de l'homme qu'elle avait cru aimé, mais qu'elle connaissait à peine. Elle ne voulait pas suivre cette voie la. Pas aujourd'hui et encore moins avec lui. Il avait beau être important à ses yeux, il n'en restait pas moins si faible à ses côtés. Oui, elle éprouvait un profond sentiment pour cet homme. Ca ne faisait pas de lui l'homme de sa vie.

Elle était jeune, forte, dotée des plus grandes capacités. Elle avait encore besoin de profiter, d'apprendre et d'entreprendre. Elle avait encore besoin de tuer, d'haïr, de provoquer. Elle avait encore besoin de jouer. De jouer jusqu'à savoir à quoi sa vie la mènerait. Elle savait qu'il compterait toujours pour elle et qu'elle compterait toujours pour lui. Ca lui suffisait. En un éclair, elle se promit de lui en parler. Pas maintenant. Elle voulait d'abord passer quelques temps avec lui, l'aimer encore un peu, lui offrir un peu plus... Même si la séparation serait plus douloureuse. Peu importait ! Depuis quand se souciait-elle des souffrances des autres ?

Elle se tourna vers Léna, passa sa main sur son visage strié de cicatrices. Et puis la réponse lui vint naturellement : Depuis qu'elle connaissait Léna. Une larme perla au coin de ses yeux doré et roula sur le velours de sa joue pour rejoindre le courant réparateur du petit ruisseaux. Une larme dorée perdue dans une eau transparente et salie par le sang de son amie.

Elle ouvrit la bouche, laissa échapper un sanglot, inspira profondemment et parla de son habituelle voix rauque :


- Il s'appelait Liro, il était doux, attentionné, gentil sous ses apparences de gros dur. Il semblait libre, il était enfermé. Il était ma vie et on l'a tué. Il était ma vie, il est devenu ma mort.

Un faible soupir et en un murmure que seul Léna pu entendre, elle continua :

- Il s'appel Oddy. Il est faible, il est doux, il est différent, il est beau et à la fois si grand et si petit. J'ai cru l'aimer, je vais l'abandonner. Je regretterais peut-être, comme tu as regretté Aaron. Mais peu m'importe, parce que sans amour, il n'y a plus de souffrance.

Elle écouta Oddy qui, dans la clairière, faisait les cent pas. Et elle sourit. Trouver sa voie n'est jamais une chose facile. Mais une fois que c'est fait, on comprend que c'était la bonne chose à faire.

"Le passé se fraye lentement un passage dans le présent et vient se nicher dans nos coeurs, pour l'éternité. Souffrances..."

La phrase qu'elle avait inscrite dans la terre lui revint en mémoire. Elle pensa à Liro. Et elle se dit que finalement, le dernier mot ne convenait pas. Parce qu'elle vivait avec son passé, mais qu'elle ne souffrait plus. Elle ne chercha pas d'autre mot pour décrire ce qu'elle ressentait. Parce que cette phrase appartenait à Léna à présent.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Mer 01 Juin 2011, 15:43

(Mon nouveau nom: Léna briseuse de couple^^)

Des larmes coulaient de ses yeux, sur son visage, la rendant aveugle. Aveugle aux rayons du soleil qui caressait doucement son visage, aveugle aux branches des arbres qui bougeait au rythme du souffle du vent. Aveugle au monde qui l'entourait. Mais cela avait-il une importance? Après tout, y vivait-elle dans ce monde? N'était-elle pas emprisonnée dans le passé. Il suffisait de voir la souffrance torturer son visage pour le comprendre.Elle avait beau se convaincre du contraire, une partie d'elle ne se trouvait pas ici mais des années en arrière. Auprès de tous ceux qui l'avaient quitté. Auprès d'Aaron.

Aaron. Elle ne l'avait vu qu'une seule nuit et une seule journée. Un laps de temps si court peut-il à tel point marquer? Oui bien-sûr. Elle se souvenait parfaitement de ses quelques heures. Elle se souvenait parfaitement de lui. Elle le connaissait plus qu'elle ne se connaissait. Elle aurait pu parfaitement le décrire. Aucune miette des instants qu'ils avaient vécue semble ne lui avait échappé. Pas même sa mort. Malheureusement.

Sa vie aurait-elle été différente si elle ne l'avait pas rencontré? Aurait-elle été plus heureuse? Oui. Oh que oui. Ne pas savoir ce que veut dire aimer, c'est ne pas le regretter. Pourtant...L'immense bonheur qu'elle avait ressenti lorsqu'elle avait été avec lui...Comme elle aimerait le revivre. Comme elle aimerait entendre de nouveau son cœur battre à un rythme effréné, sentir le regard d'Aaron et lever les yeux à son tour pour les planter dans les siens. Rire, parler librement comme si rien d'autre n'avait d'importance, comme si la vie se résumé à cela.

Léna sentit la main de Jennyssie passer sur son visage, toucher ses affreuses cicatrices. Elle tourna son visage vers celui de la mercenaire et à travers ses larmes, elle put voir de semblables lames couler des yeux de la jeune femme.

- Il s'appelait Liro, il était doux, attentionné, gentil sous ses apparences de gros dur. Il semblait libre, il était enfermé. Il était ma vie et on l'a tué. Il était ma vie, il est devenu ma mort.

Liro...Son frère. Tué par un marchombre. Un marchombre, ce que sera Léna plus tard. Lanza, tué par un mercenaire. Ce que sera Jennyssie...Ce qu'est Jennyssie? Chacune haïssant profondément le meurtrier. Haïssant les marchombres, les mercenaires. Pourtant...Pourtant elles étaient là. Ensemble.

- Il s'appelle Oddy. Il est faible, il est doux, il est différent, il est beau et à la fois si grand et si petit. J'ai cru l'aimer, je vais l'abandonner. Je regretterais peut-être, comme tu as regretté Aaron. Mais peu m'importe, parce que sans amour, il n'y a plus de souffrance.

Il s'appelle? Du présent. Cet Oddy était donc toujours là. Léna sera les poings en sentant naitre une pointe de jalousie dans son cœur. Pourquoi Oddy était-il vivant alors qu'Aaron était mort? Pourquoi ceux qui compte aux autres étaient là, alors que tout ceux qu'elle aimait été parti? Avait-elle fait quelques de chose de mal? Existait-il un Dieu qui voulait la punir? Léna eut tout de suite honte d'elle. Que voulait-elle? Le malheur de Jennyssie? Non, bien-sûr que non. Pourtant, elle devait le reconnaitre, elle était jalouse. Jalouse que quelque chose retienne Jennyssie dans le présent. Alors qu'elle même n'avait rien. Sauf la mercenaire justement.

Parce que sans amour, il n'y a plus de souffrance.

Comment se pouvait-il que deux esprits différents ce fasses pareil échos? Parce que c'était deux esprits différents certes, mais c'était un même cœur. Un cœur torturé. Un cœur qui n'acceptait plus de souffrir pour rien. Un cœur qui avait trop subit et qui ne pouvait plus encaisser. Un cœur qui allait se fermer.

Léna resta immobile, regardant Jennyssie, incapable de ne serait-ce que prononcer la moindre parole. Soudainement une question lui vient. Une question anodine et futile en apparence mais que Léna ne parvenait pas à se sortir de l'esprit: sa curiosité légendaire avait repris le dessus, signe qu'elle allait déjà mieux, elle qui avait il y a à peine quelques heures perdue le gout de tout.

-Cet...Oddy


Léna s'arrêta, elle avait eut du mal à prononcer son nom, preuve que la maudite jalousie était existante véritablement. Elle prit une inspiration et d'une voix toujours aussi tremblante et faible elle continua:

-C'est un...mercenaire?


De ce que Jennyssie avait fit: sa faiblesse, sa douceur, cela semblait peut probable. Mais, toutes personnes regardant Jennyssie a cet instant, aurait eut du mal à croire que la jeune femme était mercenaire du Chaos. Ne jamais se fiait au apparence, elles sont parfois trompeuses.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Ven 03 Juin 2011, 15:15

Elle avait mal, tellement mal. Elle souffrait déjà de sa propre décision et elle savait qu'elle regretterait. Mais elle était ainsi ! Si elle ne le faisait pas maintenant, quand le ferait-elle ? Elle ne voulait pas que la présence d'Oddy influence sur ses choix, sur ses rêves, sur ses plus folles envies. Elle voulait pouvoir vivre sa jeunesse à fond, aller chercher les types marrant et les embobiner pour ensuite les abandonner ! Seulement elle savait qu'Oddy ne devait pas - ne pouvait pas - faire partit de ceux la. Elle l'aimait trop pour ça. Elle l'aimait trop pour l'abandonner lâchement, alors elle devait dire ce qu'elle avait sur le coeur, dire ce qu'elle pensait. Mais pas maintenant. Pas alors qu'ils venaient de se retrouver. Pas alors qu'elle avait tant envie de lui. Elle ne supportait pas l'idée même de ce qu'elle s'apprêtait à faire et pourtant, elle ne se sentait pas le coeur de faire autrement. Elle avait besoin d'Oddy, et en même temps, elle avait vraiment besoin qu'il s'éloigne pour pouvoir reprendre sa vie d’antan. Sa vraie vie.

Elle se perdit dans les yeux embués de Léna. dans des yeux d'un vert clair et laiteux, d'un vert légèrement abîmé. Elle tenta d'y trouver le réconfort dont elle avait tant besoin, elle n'y trouva que la jalousie de celle qui regrette tant la portée de ses actes. Léna aurait été tellement mieux en tant que mercenaire. Jennyssie ferma les yeux. Parce qu'Il était la, derrière ses arbres, à l'attendre. Impatient et désorienté. Avec ses yeux orangés brillant d'une flamme nouvelle. Une flamme qui ne voulait dire qu'une chose mais que Jennyssie refusait catégoriquement d'analyser, même si elle connaissait déjà la réponse. Elle la redoutait plus que tout. Elle Le redoutait plus que tout.

Elle aurait préféré être à la place de Léna, elle aurait préféré le tuer qu'avoir à lui faire fasse. Seulement si Léna regrettait ce qu'elle avait fait, c'est qu'il y avait une raison. Et elle voyait bien que son amie s'en voulait plus encore qu'elle n'en aurait souffert s'il l'avait abandonné. Alors Jennyssie ne pouvait pas faire une chose pareille. Parce qu'elle ressentait la douleur qui s'échappait du corps entier de celle qui l'avait autrefois aidé à surmonté la mort de son frère... Un peu.


-Cet...Oddy

Jennyssie tressaillit. Elle avait parlé un peu trop fort peut-être. Parce qu'Oddy était la. Elle lui tournait le dos et elle avait peur de ce que dirait Léna ensuite. Elle tourna la tête vers lui, lui offrit un sourire faux, un regard pleins de remords. Elle referma les yeux. Le doute était la pire des tortures. Elle ne se sentait pas d'y faire fasse, pas maintenant. Elle aurait voulu qu'ils partent tous les deux, qu'il la laisse seule, sans problèmes. Comme s'ils n'avaient jamais existé.

Elle ressentait déjà l'incompréhension d'Oddy. Elle fut donc surprise lorsqu'elle sentit ses grandes mains caresser son visage mouillés. Preuve de son amour. Preuve encore une fois, du doute qu'elle éprouvait et qui la faisait tant souffrir. Elle rouvrit les yeux. Il était la. Elle était la aussi. Jennyssie tenait la main de Léna si fort qu'elle n'aurait pas pu se libérer, si elle l'avait voulue. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle su que Léna avait posé sa question. Parce qu'Oddy la regardait, un petit sourire sur les lèvres.


- Je ne suis pas mercenaire. Je ne suis plus non plus un apprenti.

Désemparé, elle offrit un regard implorant à Léna. Un regard qui l'a suppliait de ne rien lui dire de ce qu'elle lui avait confié. Voilà à quoi elle en était réduite. Lui cacher des choses alors qu'il pouvait lire en elle. Alors qu'il avait passé des mois et des mois à la suivre partout, à la regarder, à observer le moindre de ses faits et gestes. Elle ne lui en voulait pas, elle l'aimait. Il était accroupi, elle le tira pour qu'il de couche à côté d'elles. Elle devait arrêter de s'en faire. arrêter de s'en vouloir, elle n'était pas comme ça. Elle devait profiter de l'instant présent. Parce qu'il était beau, il fallait l'avouer.

Alors elle sourit, laissant ses doutes de côtés. Ils n'en valaient pas la peine, après tout !



[Bloquée, je sais plus quoi écrire, donc j'ai finit mais j'ai la flemme de relire... Désolé pour ce rp de piètre qualité, je me rattraperais, c'est promit Wink]


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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Mar 14 Juin 2011, 18:15

Cet... Oddy

Sa propre voix résonna dans son esprit, avant même que Jennyssie réagisse, Léna savait que ses mots n'auraient pas du sortir de sa bouche. Quelque chose la poussait à croire qu'elle venait de aire une erreur. Pourtant, la réaction de Jennyssie la surprit quand même. Comment était-il possible qu'un simple nom puisse faire tressaillir ainsi. Lorsque Léna vu le visage torturé de son amie, son visage emplie de souffrance, la Marchombre regretta d'avoir parlé.

Qu'avait-elle donc dit qu'il ne fallait pas? La jalousie était-elle tellement perceptible dans sa voix? Surement était-elle présente, Léna n'avait pas réussit à la masquer totalement mais pas au point de faire tant souffrir. Non, c'était autre chose. Qu'était-ce cette chose? Léna n'en avait aucune idée mais elle souffrait silencieusement de voir la mercenaire réagir ainsi à ses paroles.

Tous ceux qui avaient connus Léna ne l'aurait pas reconnu. Ou était passé la jeune fille aux répliques acides? Qui aimait jeté la vérité à la tête des gens rien que pour observer leur réaction? Qui ne craignait pas la colère que ses propos emmené. Qui ne craignait pas de voir les larmes que ses paroles avaient fait couler? Ou était donc passé cette Léna qui se fichait des autres? Loin. Très loin. Ici, elle n'était plus qu'une jeune fille qui s'inquiétait d'avoir blessée Jennyssie.

Plongée dans ses pensées, Léna n'avait pas vu que Jennyssie s'était retournée. Soudainement, une ombre vient cachée le ciel qui s'étalait à perte de vue au dessus d'elle. Elle resta immobile, son cerveau refusant d’essayer de comprendre ce qu'il se passait. Qui était cet homme qui lui souriait gentiment comme on le ferait à un enfant un peu naïf? Une voix lui parvenu, lointaine, porteuse des réponses à ses questions informulées:

- Je ne suis pas mercenaire. Je ne suis plus non plus un apprenti.

Qu...Quoi? Cet Oddy...Léna sourit devant sa stupidité. Elle comprenait à présent. Enfin. Trop tard surement. La Novice ne chercha pas à comprendre pour quelles raisons il était là. Ni même à savoir s'il avait mal pris ses propos, son sourire avait balayait ses doutes.

-Ah...


Ah, la phrase de ce qui n'avait absolument rien à dire. La phrase de Léna à cette instant. Alors la jeune femme se contenta de sourire en retour. Tout en essayant de faire une rapide comparaison avec Aaron, qui vivait toujours dans sa mémoire. Chose stupide certes mais elle n’avait pas pu s'en empêcher. Et après tout, qui lui reprocherait? Effectivement il était différent d'Aaron, très différent. Il était presque aux antipodes de lui. Sa voix avait été calme et rassurante, alors qu'Aarron n'aurait pu cacher son sarcasme de la voir anis. Peut-être même aurait-il ressentit un léger dégout. Oddy semblait...gentil . Léna sourit légèrement. Aaron au contraire avait un petit air racaille et moquer qui ne le quittait jamais.

Léna capta enfin le regard désespéré que lui adressait Jennyssie et tout son amusent disparut. Qu'avait Jennyssie, pourquoi cet air implorant? N'était-elle pas heureuse de voir Oddy? Je vais l'abandonner.Parce que sans amour, il n'y a plus de souffrance.Mais bien-sur. Qu'elle idiote elle faisait de ne pas avoir compris tout de suite. Elle adressa un regard rassurant à Jennyssie et lui serra fort la main pour lui promettre implicitement de se taire.

A ce moment elles ressemblaient plus à deux adolescentes avec des problèmes de cœur qu'à une Novice et une mercenaire. Mais qu'importe après tout? Celui qui aurait osé en rire, Léna l'aurait torturait jusqu'à ce qu'il s'excuse en pleurant.Elle était peut-être un Ange avec Jennyssie, elle n'en restait pas moins elle même. Et ce "elle même" pouvait avoir un cœur de pierre...


(I am sooo sorry. Je suis en retard, excuse moi !)
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Jeu 23 Juin 2011, 21:22

Le doute la rendait triste. Le doute jaillissait hors d'elle, brûlant ses certitudes, la consumant toute entière. Le doute était un gouffre sans prise. Le doute s'affrontait seule. Et la solitude la tirait plus bas encore. La solitude était la base du doute. Et le doute, la base de la solitude.

Ils étaient la : Léna agrippée à son bras, Oddy entourant sa taille. Ils étaient la pour elle, preuve de leur amour, preuve de leur amitié, preuve de leur affection. Ils étaient la, ensemble, pour la première fois. Elle sentait leur coeur battre sur un même rythme : rapide, mais calme. Un battement meurtri, l'autre, animal. Leur respirations criaient à la mort qu'elle ne pouvait pas s'en prendre à leur vie.

Un peu plus tôt, Oddy était mi-homme, mi-écureuil.
Un peu plus tôt, Léna était mi-vivante, mi-morte.
Un peu plus tôt, Jennyssie était mi-heureuse, mi-triste.
Et maintenant, elle était douteuse. C'était pire que tout. Elle ne savait ni que penser, ni que dire. Elle était perdue dans ce gouffre, ce nuage, ce brouillard, cette obscurité... Cet océan d'incertitudes. Même le regard rassurant de Léna ne l'aidait pas. Et Oddy... Il savait que quelque chose clochait sans parvenir à en saisir le sens. Il était la pour l'aider alors que la seule chose qui aurait convenu, aurait été qu'il parte. Le doute était pire que tout !

-Ah...

Très bon résumé, Léna ! Jennyssie avait fermé les yeux. Pour éviter le regard insistant de son amie. Ce regard qui voulait dire : "je l'aimais, je l'ai tué. J'ai souffert, je souffre. Et toi, tu as le choix". Alors oui, elle l'avait, le choix ! C'était justement ça qu'elle redoutait. Elle ne Voulait pas avoir à choisir. Elle était mercenaire : elle ne Devait pas avoir à choisir !

Elle fut secoué par un gémissement muet, et sa main chercha la celle de Léna. Elle avait peur ! Elle, Jennyssie, avait peur qu'il découvre ce qu'elle cachait. Elle avait peur de Lui. Elle avait beau résister, elle ne pouvait plus le nier : l'amour, c'était pas fait pour elle. Elle existait pour le détruire, pour le gâcher, pour le souiller. Non pas pour le vivre.

Le sanglot étouffé qui lui échappa tira une grimace d'incompréhension qui s'écarta. Histoire de la regarder. Histoire de comprendre qu'elle n'avait besoin que de Léna, et non de lui. Histoire d'être profondément blessé, aussi. Peut-être. Elle ne pu pas le regarder, elle ne pu pas le suivre et encore moins regretter l'expression de son regard qui l'avait fait fuir. Elle s'en fichait. Elle ne pu que s'approcher de Léna et murmurer à son oreille des mots qu'elle n'aurait jamais cru entendre sortir de sa bouche :


- Mais qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que je suis en train de faire ?

Fermer les yeux et tenter vainement de se projeter dans un rêve, ou de croire que tout ça n'était qu'un cauchemar. C'était bien plus difficile qu'on ne pouvait vraiment le penser. Bien trop difficile. Elle qui avait souvent tué, souvent fait souffrir... Elle se retrouvait assaillit par des pensées, perdues dans ses incertitudes à cause d'un jeune homme qu'elle croyait aimer. Et ça, c'était pas elle du tout. Elle avait besoin de conseils, besoin d'aide, besoin de Léna !

Et pour la première fois depuis qu'elle avait quitté son dernier cour, elle avait l'impression d'apprendre quelque chose. D'apprendre quelque chose de plus important que tout le reste. D'apprendre quelque chose qu'elle ne devrait jamais oublier. Et pour ça, il suffisait qu'elle apprenne alors qu'elle était avec Léna. Pour que tout ça reste un bon souvenir. Malgré tout ce qu'il s'était passé. Malgré tout.

Elle rouvrit les yeux et ses pupilles se perdirent dans les yeux de son amie.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Lun 04 Juil 2011, 12:05

Léna avait toujours, toute sa vie durant, vécu avec le doute. Un doute qui ne la quittait jamais,qui l'assaillait pour n'importe quoi. Qui la torturait, qui la bouleversait. Mais tous ses moments de doute n'avaient été rien comparé à celui qui l’avait mené ici. Qui l’avait fait perdre pied. Qui l'avait tué à petit feu, se nourrissant de ses souvenirs. Ce doute qui l'avait détruite. Qui avait tout effacé sur son passage. Pendant ses instants là, elle n'était plus une Novice, elle n'était plus rien du tout sauf une loque perdue. Voila, elle avait été perdue, noyée dans les souvenirs, dans les regrets. Dans son passé si sombre. Elle avait vécu dans le passé elle s'était laissé emporté et elle s'était noyée. Incapable de remonter. Incapable de se relever sans aide. Mais cette aide, elle l'avait reçue, et c'était pourquoi elle n'était pas encore devenue folle. Parce que Jennyssie était là. Pour elle.

Et à cet instant, Léna sentit que c'était au tour de la mercenaire d'être prise de doute. La Novice savait quel en était le sujet et lui jeta un regard assassin. Parce qu'il était incapable de l'aider, parce qu'il la faisait souffrir. Parce qu'il n'avait rien à faire là. Parce que l'amour tue. Ou l'amour est tué. Pour Léna, c'était la deuxième solution qui s'était produite et elle le regrettait toujours. Jennyssie avait le choix et la Novice savait que s'était cela le pire, devoir choisir entre deux propositions sans savoir laquelle était la meilleure. Sans savoir ou elle la mènerait. Sans savoir laquelle la dirigerait vers l'Enfer et l'autre vers le Paradis. Si le Paradis existait. L’Enfer, Léna en avait eut un avant gout et elle n'avait aucune envie de savoir les horreur qu'il réservait.

Alors, elle comprenait Jennyssie. Parce qu'elle serrait incapable de choisir. Parce que lorsqu'elle avait du choisir, elle s'était trompé. Parce qu'elle savait que si une nouvelle chance lui serrait accordée, elle se tromperait aussi. Parce qu'il n'y avait pas de solution. Parce que ses deux propositions détruisaient.

Léna souffrait. Pour Jennyssie. Parce qu'elle était la personne qui comptait le plus pour elle. Parce qu'elle la connaissait plus qu'elle ne se connaissait. Parce qu'elle était Mercenaire et que cela n'avait aucune importance. Parce que malgré tout, elle étaient là. Ensemble. Vivants dans la souffrance pour découvrir le bonheur.

- Mais qu'est-ce que j'ai fait, qu'est-ce que je suis en train de faire ?

Si Léna avait eu besoin d'une confirmation que Jennyssie souffrait, elle l'aurait eu. La souffrance qui perçait creva le cœur de Léna et fit monter ses larmes. Voir souffrir Jennyssie était bien plus dur que de souffrir elle mêle, surtout qu'elle ne savait pas quoi faire. Pas quoi dire. L'impuissance. Elle haïssait cela.

Léna s'assit doucement, ignorant sa tête qui tournait, ignorant son corps qui protestait, ignorant sa blessure qui s'était remise à saigner. Elle prit ensuite Jennyssie dans ses bars et commença doucement à la bercer. Comme une mère le faisait avec sa fille. Comme quelqu'un le faisait avec sa sœur. Comme quelqu'un le faisait avec son amie. Comme quelqu'un qui ne savait pas quoi faire. Comme quelqu'un qui vouerait son cœur et son âme. Comme quelqu'un qui tuerait pour cette personne.

-Jenny'...

Léna savoura la familiarité de se mot. Sa douceur. Elle ferma les yeux sans continuer de serrer la Mercenaire dans ses bras.

-Il n'y a rien de pire que de ne pas choisir. Que de laisser les autres choisir à ta place. Et puis, je serai toujours là pour toi. Toujours.

Cette phrase résonna comme une promesse et s'en était une. Léna s'y tiendrai. Malgré tout ce qui pourrait leur arriver. Malgré tout ce qui ferait obstacle. C'était une promesse pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Mer 06 Juil 2011, 22:58

Un éclair haineux traversa les pupilles de Léna. Ses yeux s'embuèrent. A la fois compatissant et en colère. Jennyssie se recroquevilla sur elle même, dans le petit ruisseau à l'eau glaçé. Les bras de son amie entourrèrent son visage, comme pour lui cacher le départ de celui qu'elle pensait aimer. Ses cheveux blonds flottait autour de son visage trempé de larmes, s'imprégnant de la terre qui gisait dans le fond de la rivière. Ses yeux rougit la piquait. Physiquement, elle était dans un état pitoyable. Mais pire que tout, le doute la laissait vide. Tel un pantin, une poupée abimée. Vide de sens. Vide de vie. Pleine de chagrin et de souvenir un peu plus confus. Elle s'y plongea, sans attendre, en appréciant à sa juste valeur le fait qu'elle puisse fuir aussi facilement les difficultés que présentait son présent.

¤ ¤ ¤

- Papa ?

- Quoi encore ?

- Ma maman, tu l'aimais ?

- Aimer, c'est être faible.

- Pourquoi ?

- Parce que tu pourrais mourir pour laisser la vie à celui que tu aimes.

- C'est beau.

- Détrompes toi, fillette. Aimer, c'est tuer ou être tué.

- Et tu as tué ma maman ?

- …

¤ ¤ ¤

Jennyssie hoqueta de stupeur. Comment est-ce qu'un simple souvenir pouvait faire si mal ? Son doute était devenu une certitude, alors qu'elle savait pertinemment que faire confiance à son père était comme se jeter dans la gueule du loup. Elle ne pouvait pas se permettre de rester avec Oddy. Si elle attendait trop, ils finiraient par en souffrir tous les deux. Et ça, elle ne pouvait pas l'accepter. Le tuer aurait été comme s'assurer qu'elle n'avait rien raté en le quittant. Mais elle ne l'aimait pas encore assez pour se permettre de faire une telle chose. Il ne lui restait plus qu'à l'abandonner. Et l'oublier.

¤ ¤ ¤

- Il est ou Papa ?

- Dans la grange.

- Pourquoi il aime pas cet endroit ?

- Parce que c'est ici que notre maman est partie.

- Qu'elle est morte, tu veux dire ?

- …

¤ ¤ ¤

Jennyssie laissa échapper un gémissement d'horreur. Tuer par passion lui paraissait normal. Mais tuer par amour n'avait aucun sens, à ses yeux. Ses doigts crochetèrent les bras de Léna, évitant soigneusement le tissu blanc et rouge qui recouvrait la plaie. En quête de soutient, d'aide morale. Elle ne trouva rien qui lui convenait. Elle reposa lourdement son visage dans l'eau, retenant le peu de respiration qui lui restait, et laissa l'eau pénétrer sa bouche et ses narines.

Lorsqu'elle était triste, elle avait prit l'habitude de s'immerger totalement dans l'eau jusqu'à ce que le son de ses mouvements l'apaise. Le ruisseau n'était pas assez profond pour qu'elle puisse y mettre la tête entière. Elle espérait que s'empêcher de respirer suffirait.


¤ ¤ ¤

- Tu crois qu'on retrouvera notre maman quand on sera mort ?

- Je crois surtout qu'elle n'a rien à voir avec notre mère parce qu'elle ne nous a pas élevé.

- Mais c'est pas sa faute.

- Tu crois ça ? Jennyssie, tu ne l'as pas connu. Moi, si. Alors oubli la, ça vaut mieux.

- Parles moi d'elle, s'il te plait.

- NON !

¤ ¤ ¤

Le cri de Liro l'a prit par surprise. Elle inspira, l'eau pénétra sa gorge et vint se loger dans ses poumons. Elle rejeta violemment la tête en arrière et échappa aux bras de Léna pour aller s'appuyer sur la berge et cracher ce qu'elle avait respiré. Lorsqu'elle fut redevenue calme, elle s'assit et regarda Léna.

- J'ai encore le temps. Toi aussi, tu l'as. Ne le gache pas, Léna. Ou que tu sois, ou que je sois, tu vivras en moi et dans mon coeur, malgré ce que tu représentes. Ne t'inquiète pas pour les autres marchombres, pour les autres mercenaires. Ils ne pourront pas nous arrêter. Le temps lui même se figera lorsque nous serons ensemble. Et comme on dit toujours : « Les amies d'abord ».

Une dernière phrase pour dire que perdre Oddy était tellement moins grave que de la perdre elle. Un dernier sourire, aussi.
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Dim 21 Aoû 2011, 16:59

Léna vit doucement Jennyssie partir. Elle était encore là, son corps serrait fermement contre la Novice mais son esprit était ailleurs. Dans un monde de souvenir. La marchombre ne savait pas si cela lui ferait du bien ou au contraire la ferait souffrir encore plus. Elle l'y laissa donc, n'étant même pas sur de pouvoir l'en tirer.

Ses yeux dérivèrent sur les arbres qui l'entouraient. Léna n'essaya pas de s'échapper du monde présent, pour aller ou? Se souvenir était une torture pour elle. Car même si ses souvenirs étaient heureux, ils marqués une époque révolue. Lanza, Aaron, Adwyn...Ils étaient du passé. Swif aussi peut-être. Ses cours avaient repris sans doutes. Sans elle. Devrait-elle recommencer à zéro. Tout recommencer pour devenir Marchombre ou alors changer de voie. Repartir à l'aventure comme dans le temps. Sans véritable but.

Il y a peu elle aurait prit la première possibilité sans hésiter. Sauf qu'à présent, elle ne se sentait tout simplement plus Novice. Comme si elle s'était éloignée de la Voie, qu'elle l'avait perdue. Et, constata-t-telle avec ironie, Jennyssie ne pouvait l'aider à la retrouver. Il fallait qu'elle s'en aille. La mercenaire avait insufflé en elle un espoir nouveau, à elle à présent de le faire grandir et de retrouver ce qu'elle avait perdue. Pourtant, à sa plus grande honte, Léna devait reconnaitre qu'elle avait peur de retrouver la civilisation. Elle avait peur du jugement des autres. Peur des Hommes en général. Et puis, elle ne voulait pas croiser malencontreusement quelqu'un qu’elle connaissait. Elle ne voulait pas voir de la pitié, de l'incompréhension dans leur yeux quand il la comparerait avec celle qu'ils connaissaient.

Les Faels.
Leur nom lui vint alors qu'elle ne s'y attendait pas. Les Faels, cela faisait un bout de temps qu'elle n'avait pas visité leur contré. L'envie de découvrir se saisit à nouveau d'elle. En même temps, elle sut que c'était un compromis. Les Faels n'étaient pas humains, leurs émotions étaient différentes. Il ne la jugerait pas. Elle devait partir et c'était là qu'elle irait.

- J'ai encore le temps. Toi aussi, tu l'as. Ne le gache pas, Léna. Ou que tu sois, ou que je sois, tu vivras en moi et dans mon coeur, malgré ce que tu représentes. Ne t'inquiète pas pour les autres marchombres, pour les autres mercenaires. Ils ne pourront pas nous arrêter. Le temps lui même se figera lorsque nous serons ensemble. Et comme on dit toujours : « Les amies d'abord ».

Quelques larmes coulèrent de ses yeux. Léna n'avait pas envie de la quitter mais pour leur bien à toutes les deux elle le devait. Doucement elle se leva, sa tête lui tournait mais elle n'y prêtât pas attention.

-Tu vivras toujours en moi aussi. Tu ne peut pas savoir combien je te dois.

Je...


Je dois partir. Une phrase toute simple qui lui déchirais le cœur, que Léna ne parvenait pas à dire.

-A bientôt...

La novice se retourna sans plus regarder Jennnyssie car elle savait que si elle le faisait la séparation serait encore plus douloureuse. Elle se trainait plus qu'elle ne marchait, des larmes brouillaient sa vue. Mais en elle soufflait un nouvel espoir. Un nouveau but


(Minuscule. Fin médiocre mais je voulais finir. Ce RP était superbement génial, encore mieux que l'autre je trouve. Milles merci, c'est toujours avec plaisir que j'écris avec toi. J’espère qu'on aura l'occasion d’en refaire un autre un jour^^)
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MessageSujet: Re: Éternel [PV Léna]   Dim 21 Aoû 2011, 19:29

[Ce rp a beau être petit, il était magnifique, comme d'Habitude. Jennyssie ne pourra plus se passer de Léna maintenant alors tu n'as pas intérêt à abandonner ton personnage ! Wink Et à bientôt, pour de nouvelles aventures xD Merci, toi aussi !!!]
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