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Le Pacte VS L'Ordre
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 Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor

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MessageSujet: Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor   Mer 25 Mai 2011, 03:12

Le soleil se couche derrière l'horizon alors qu'elle arrive au sommet d'une montagne. Sa silhouette maigre mais musclée, ses cheveux aussi rouges que la lave et ses yeux aussi verts que la forêt se démarquent de l'endroit sombre ou elle se trouve. Cela faisait tant de jours, tant de mois, tant d'années qu'elle le cherchait, en vain. Elle avait eu beau arpenté de fond en comble chaque ville, chaque forêt, chaque rivière, chaque plaine, elle n'arrivait à rien ; Il demeurait introuvable, jusqu'à ce matin. Parce que oui, elle avait enfin une piste. Elle l'avait aperçu, très loin dans les terres de Gwendalavir, elle avait même croisé ses yeux, ses magnifiques yeux dans lesquels deux pigmentations de l'oeil assez étranges se partageaient le regard du jeune homme ; un rose clair s'étalait autour d'un splendide violet. Elle savait qu'Il avait également son regard de forêt empli de tristesse, tristesse dont il était la cause. C'était sûrement pour cette raison qu'il avait tourné les talons, mais cette fois, elle ne le laisserait pas partir. Il fallait qu'Il reste avec elle. Sans lui, elle n'était plus. Sans lui, les étoiles ne glissaient plus dans l'obscure lumière de la nuit. Elle s'était donc élancée à sa poursuite, et s'était ainsi qu'elle s'était retrouvée ici, au sommet de cette montage qui s'élevait dans le ciel noir.

Finalement, ses efforts auront servi à quelque chose, puisqu'elle l'a retrouvé. Il est à quelque pas d'elle, elle n'a plus qu'à tendre la main et elle pourra enfin sentir cette délicieuse présence près d'elle, entendre le doux son de sa voix, elle pourra enfin observer ce regard pendant des heures et enfin y cerner ce qu'elle n'avait pas compris, cette journée-là. Malheureusement, il n'était pas si facile de retrouver le bonheur. Il fallait aussi qu'Il veuille d'elle, qu'Il prenne sa main lorsqu'elle la tendra ...

Elle la tend finalement. Le jeune homme arrête, après tant de temps, sa course. Il se retourne lentement vers elle.

« Yndrel ... »

Il avance, doucement. Il s'approche, Il s'approche tout près. Il approche son visage du sien, pour lui murmurer quelque chose à l'oreille..

« Hisbdgg Iidbda dkiicn. »

Elle veut l'enlacer, sentir sa chaleur contre sa peau si froide. Mais trop tard, ll disparaît déjà dans l'obscurité. Elle s'écroule pitoyablement sur le sol, acceptant enfin son sort. Elle ne se battrait plus. Elle ne le suivrait plus. Il ne voulait pas d'elle.

Cette fois, elle mourrait pour lui. Parce que cet amour la consumait. Elle mourrait d'amour pour lui. Ce n'était pas une fin si malheureuse ...

Elle se transperce le coeur avec un poignard. La mort allait l'emporter, mais elle ne perdrait pas tout. Il lui resterait toujours son amour, et son souvenir ...

Restes avec moi, parce que sans toi, je n'arrive plus à trouver la lumière qui me garde en vie ...


*

« Yndrel ! »

Son nom résonne partout autour de moi, dans la forêt. Si il y a quelqu'un avec moi, dans cet endroit, il était clair qu'il m'a entendu crier son nom, mais lui, il ne m'a pas entendue. Et il ne m'entendra jamais. J'aurais beau hurler, hurler jusqu'à ce que je n'ai plus de voix, il ne pourrait jamais m'entendre. Parce qu'il est parti. Pour toujours. Swif m'a dit qu'il reste dans mon coeur. Tant mieux, mais je le veux plus que dans mon coeur. Je le veux avec moi ...

Je sais que je demande l'impossible, mais je ne peux m'en empêcher. Tout mon être réclame sa présence, j'ai besoin de lui. Je veux qu'il reste auprès de moi, même si ce n'est qu'une nuit. Je veux qu'il voit à quel point il m'a fait mal en partant ainsi. Je veux qu'il voit mes traits tirés et cernés par le manque de sommeil qui résultent après les nombreux cauchemars, je veux qu'il voit mes yeux qui ont perdu leur éclat, je veux qu'il voit ce qu'il a fait sur ce soleil qui était en moi et qui, lentement, a sombré dans le néant. Je veux qu'il voit la douleur qu'il m'a causé.

Sauf qu'il n'est plus là pour me voir. J'ai beau hurlé son nom durant toutes les nuits depuis presque deux ans, il ne l'entend même plus. On pourrait dire que j'ai rêvé, mais, au plus profond de moi, je sais que c'est faux. Il était bien là. Cette journée-là. Il m'a vraiment détaillée avec ce regard, il a vraiment été endormi sur le balot. Son odeur est réellement présente dans les écuries, et son esprit aussi. Et son nom est vraiment sur le panneau d'affichage de l'académie. Rayé ... Comme tout le reste de son groupe. Le maître, Andosel, lui, Yndrel, et deux de ses coéquipières, Liberté et une autre. Le groupe au grand complet a disparu. Et personne ne les connait ...

C'est donc depuis ce temps que j'arpente Gwnedalavir, sans but précis. Et c'est aussi pour cette raison que, tant de fois, j'ai essayé de mettre fin à ce cauchemar. Ce cauchemar, dont lequel il m'était tout simplement impossible de me réveiller. J'avais commencé par le lac, près de l'académie. Mon corps était remonté à la surface. Il y a aussi eu la Goule, mais Wanya m'a sauvée. Je ne lui en veux pas. Après tout, sans elle, je n'aurais pas suivi le Destin cette journée-là, je n'aurais pas gravi le volcan, je n'aurais pas rencontré Adrian, cette jeune femme qui m'a empêchée de me sauter dans la cratère, et, qui par la suite, m'a enlevé le goût de le faire en m'offrant une boucle en forme de cercle de cristal, dans lequel il y a une fleur et en m'offrant les plus belles paroles du monde.

Tu sais, avant de mourir, vérifies que tu n'attends plus rien de la vie, qu'il n'existe plus aucun chemin que tu aimerais ou que tu puisses arpenter, que tous les espoirs ont disparu, que plus personne ne t'attende ...

Je n'arrive pas à décrire ce que je ressens envers Adrian. Tout ce que je sais, c'est que je tiendrais mes promesses. Je retournerais la voir, un jour, dans ce cratère, ou son corps réside. Je lui dois ça. Et, à ma mort, j'irais la rejoindre. Coûte que coûte. Je ne sais pas si il y a une vie après la mort, je ne sais même pas si elle va m'attendre, mais j'ai juré que j'aurais la rejoindre. Et cette fois, je n'échouerais pas à retrouver cette personne qui m'est chère. J'aurais l'éternité devant moi pour la retrouver.

Bon, allez, ça suffit. Je dois me lever, je dois me remettre en route ; inutile d'essayer de me ré-endormir, je sais que c'est impossible. Il fait encore nuit, mais cette obscurité ne me posera aucun problème, je aurais toujours retrouvé dans cette noirceur, puisqu'elle n'est pas mon ennemie, mais plutôt l'amie de ces yeux qui voient aussi bien le jour que la nuit.

Je lève donc mon corps un peu endolori par la mauvaise nuit de sommeil que j'ai eue, puis je pars de nouveau, en courant. Cette fois-ci, je connaissais ma destination. J'irais au lac Chen. J'irais voir ma mère, que j'ai quittée depuis bientôt trois ans. Je veux aller m'excuser pour le mal que je lui ai fait, en tuant ma soeur et en m'enfuyant ainsi. J'espère simplement qu'elle me pardonnera, et qu'elle voudra encore que je mette un pied dans la maison.

*

« Papa ? Comment je ferais pour m'envoler quand tu disparaîtras ? »

« Tu n'as pas besoin de moi pour voler, ma chérie. Tu vois, même des ailes brisées suffisent. Il faudra simplement plus d'efforts et de volonté, mais si tu y crois, tu finiras un jour par suivre le vent. Et n'oublies pas, même si je ne suis plus là physiquement auprès de toi, ta mère et ta soeur, je reste tout près de toi, pour toujours. Je reste dans ton coeur, ma chérie, c'est ça le plus important. »

« Mais, j'peux pas te parler, dans mon coeur ! Comment tu feras pour m'embrasser chaque soir ? Comment tu feras pour me serrer dans tes bras quand j'aurais mal ? »

« Crois-y, et tout ira bien ma chérie. Crois-y, et rien ni personne ne pourra jamais t'arrêter. Il est clair que je ne pourrais plus être avec toi, dans mon corps. Mais je t'accompagnerais partout lorsque mon âme aura quitté mon corps, et si, un jour, tu as besoin de mes conseils, je serais là. Si tu veux te confier à moi, je serais toujours là, à t'attendre, à t'écouter. Tu ne seras jamais seule, Xenoza. Ne l'oublie jamais. Tu n'es pas seule pour gravir les pentes de la vie ... »

« Papa ? Papa ... ? Papa ? Papa ... ! »

*

Il commençait déjà à se faire tard. Le soleil ne s'était pas encore couché, mais il ne tarderait pas : dans moins de deux ou trois heures, l'obscurité reviendrait et il faudra que j'aille affronter mes peurs. J'étais déjà tout près du lac Chen, ce majestueux lac. Il est toujours aussi grand, toujours aussi imposant. Il dominait encore le paysage de sa présence encombrante. Rien n'avait changé. Rien ...

Je décidais de m'asseoir par terre, histoire de relaxer. Cela faisait un bon nombre d'heures que je courrais, et je n'avais pas beaucoup dormi cette nuit, ni la nuit d'avant. En plus, ça me faisait un choc de revenir ici. Cela faisait bientôt 3 ans ... 3 ans qu'elle était morte, 3 ans que j'étais Marchombre. 3 ans. C'était si long, tout en étant si court ... Finalement, je décidais de me coucher sur le sol, pour contempler le ciel.

Partout ou je vais, il est le seul à ne pas changer. Il reste toujours pareil, peu importe l'endroit, l'heure, la journée, l'année, il restait toujours au dessus de ma tête, fidèle à son poste. La seule chose qui changeait en lui, ce sont ses teintes. Jamais elle ne sont pareilles. Parfois rouges, parfois mauves, tantôt bleu clair, tantôt bleu foncé, quelque fois bleu-gris ...

C'est en pensant à ce ciel que je sombrais dans un sommeil sans rêves. Il ne dura à peine qu'une demie-heure, ou une heure, au grand maximum. J'aurais dormi plus longtemps, pour une fois que je ne cauchemardais pas, mais des bruits de pas se sont mis à résonner dans mes oreilles et m'ont tiré de ce sommeil.

« Y'a quelqu'un ? »


[ Voilà ^^ ! Pardon pour cette entrée plutôt nulle, mais enfin, passons ... Ah et, en passant, la couleur de Xenoza, c'est Crimson (: ]





Dernière édition par Xenoza Anarkanès le Sam 28 Mai 2011, 06:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor   Mer 25 Mai 2011, 20:54

Il profitait de chaque moment que lui offrait sa liberté. Cette nouvelle liberté. Il attendait son premier cours avec impatiente à l’Académie. Il ne savait pas réellement quand il se passerait, mais il avait envie d’apprendre. Mais les jours avaient beau passer, il attendait toujours. Qu’à cela ne tienne, ce n’était pas grave. Il avait une cité entière à explorer, ainsi que ses environs. C’était déjà bien assez pour ce jeune homme atteignant juste la vingtaine d’année. Ce qu’il s’appliquer d’ailleurs à faire.

Il avait déjà exploré une bonne partie de la ville qu’il connaissait sur le bout des doigts. Une autre lui échappait encore, mais ce n’était qu’une question de jour. Plusieurs fois, il avait fait le tour du Lac Chen. Attiré à cet endroit, c’est là qu’il passait la plupart de ses journées. A cheval ou à pied, il pouvait très bien passer plusieurs heures assis sur la berge du Lac, observer les poissons qu’il voyait ou à regarder le ciel en pensant à l’avenir qui l’attendait. Et plus il y penser, plus il avait envie d’y être. Envie que le temps n’avance plus vite, toujours.

Mais le temps courrait sans se soucier de sa volonté ou de ses envies. Avec la même régularité des heures et des minutes. Et aujourd’hui n’était pas différente de d’habitude. Il s’était levé avant le jour, escaladé un toit pour profiter du lever du soleil. Aider un ou deux commerçant à ouvrir leur étale pour gagner quelques sous. Il s’était baladé en ville une bonne partie de la matinée, avait rendu service à un autre commerçant en lui rendait un objet qu’un gamin avait tenté de voler. Une action qui lui valu son repas de midi. Une fois le soleil à son paroxysme, il se mit en route vers l’extérieur. Profitant du soleil – peut-être que celui-ci lui permettrait de prendre un peu des couleurs ? Il espérait, il était plutôt pâle – il se dirigea vers le Lac après un rapide tour aux écuries pour s’occuper de son cheval.

Il tourna autour du Lac un moment avant d’avoir un recoin tranquille, loin du passage des gens. Il s’assit sur l’herbe, laissant juste ses pieds trainer dans l’eau du Lac. Assis ici, il observa les nuages défiler dans le ciel, se demandant comment se le vent savait où il devait les envoyer. Il chercha longuement une réponse à cette question et, ne trouvant aucun réponse qui lui convenait, finit par la mettre de coté pour plus tard. D’autres questions défilèrent dan son esprit et, pour les chasser, fit de longues séances d’abdos au bord du Lac. Travailler ses bras, ses jambes, son torse, chaque muscle de son corps comme il en avait l’habitude dans son village. Jusqu’à ce que tout son corps ne s’engourdisse et que chaque muscle ne crie grâce.

Ses vêtements collant de sueur, il prit le temps de les tremper dans le Lac avant de les mettre à sécher dans l’herbe à coté de lui. Le soleil déclinait déjà à l’horizon, mais ils auraient au moins le temps de sécher jusqu’à ce qu’il ne revienne.
Sans plus attendre, le jeune homme à présent dénudé rentra dans le Lac. Le contact de l’eau détendit des muscles, et il s’y engouffra sans la moindre hésitation. Tournant autour depuis un moment, c’était pourtant la première fois qu’il pénétrait ses eaux. C’est avec un respect qu’il mêla son corps à celui du Lac, s’enfonçant dans les profondeurs. Habitué à la nage grâce à la rivière bordant son village natal, il s’amusa à tester sa résistance en apnée, plongeant dans les profondeurs pour aller caresser les poissons avant de remonter récupérer l’oxygène dont il avait besoin.

Ne se rendant pas compte du temps qui passait quand il était dans son élément naturel qu’était l’eau, il faisait déjà nuit quand il se décida à sortir, laissant les poissons vaquer à leur activité nocturne. Et vu la Lune, un moment qu’il jouait avec ses reflets à la surface du Lac. Il remonta chercher ses vêtements pour les remettre là où était leur place, attrapa un ruban pour attacher ses cheveux après les avoir longuement essorés. Ce n’est qu’alors qu’il voulut reprendre la direction de la ville pour aller chercher les quelques petites heures de sommeil qui lui permettait de garder la forme. Voulut jusqu’à ce qu’une voix ne l’interrompe.

Une interrogation. Simple mais efficace. Tournant la tête, il tomba né à né avec une jeune femme allongé dans l’herbe. Son don inné pour passer à coté des gens sans remarquer leur présence l’étonnera toujours, et c’était d’ailleurs de cette façon qu’il avait rencontré la première connaissance qu’il s’était fait par ici. Les fils du Destin sont parfois amusants, mais il faudrait qu’il fasse un petit peu plus attention à l’avenir. Restant debout et immobile, un sourire vint barrer son visage auquel étaient encore collées quelques mèches de cheveux mouillés.


« Bonsoir. Enfin je devrais peut-être dire bonne nuit vu l’heure je crois… Non ? » Il pencha légèrement sa tête sur le coté sans quitter des yeux la jeune femme. « Enfin là n’est pas la question je crois bien. Oui il ya bien quelqu’un puisque je me tiens là. »

Un nouveau sourire et il s’approcha de quelque pas, enlevant d’un revers de la main une goutte qui tombait le long de son visage et d’autres qui gouttaient de quelques mèches de cheveux.

« C’est un endroit plutôt étrange pour dormir… mais ça doit être agréable près du Lac avec le temps doux de ces derniers temps. »

Il fera ça un autre jour tiens c’est vrai que ça peut être une bonne idée. Quoi qu’il passerait plus sa nuit à jouer avec le Lac qu’à dormir… mais il peut toujours dormir la journée à dorer au soleil, au final ça reviendra au même…
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MessageSujet: Re: Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor   Sam 28 Mai 2011, 06:03

Les sens maintenant bien à l'affût, mon corps bien réveillé et ma vision adaptée à la noirceur, mon regard se pose sur la personne qui est venue, quelques minutes auparavant, troubler mon sommeil. Il y avait d'abord le visage : une cascade de cheveux sombres, ou se chamaillent le bleu nuit et le noir, qui lui tombent jusque dans le dos, des yeux améthystes purs, dans lesquels on aperçoit le reflet de la lune, ainsi qu'une peau claire comme la neige. Mon regard tombe ensuite un peu plus bas. Un corps finement musclé, sûrement dû à une entraînement modéré et bien contrôlé, une taille assez moyenne. Je ne le détaille pas plus, car je sens qu'il a remarqué que je le fixais depuis le début. Pas très poli, je sais ...

Un sourire vient alors éclairer ce visage déjà lumineux par sa peau blanche et ces yeux qui reflètent la lune, ce qui crée un contraste assez joli pour à regarder avec ses cheveux sombres. Le jeune homme, qui devait avoir une vingtaine de printemps tout au plus, devait sûrement revenir d'une trempette dans l'eau qui se trouvait tout juste derrière, à en juger ces vêtements qui paraissent un peu humides et quelques mèches de sa chevelure qui semblaient mouillées.

Ses yeux améthystes se posent dans mon regard de forêt, en même temps qu'il répond à la question que j'avais posée quelques minutes auparavant.

« Bonsoir. Enfin je devrais peut-être dire bonne nuit vu l’heure je crois … Non ? »

Il penche légèrement la tête vers le côté, et je lui adresse un petit sourire. Bonne nuit ... Je lève la tête. Finalement, j'avais dormi plus qu'une heure, puisqu'il faisait noir. Cependant, je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est, je sais seulement qu'il est assez tard. C'était raté pour allez voir ma mère aujourd'hui ... Tant pis. J'avais encore tout mon temps devant moi.

« Enfin là n’est pas la question je crois bien. Oui il y a bien quelqu’un puisque je me tiens là. »

On sait jamais. J'ai longtemps crû que j'avais rêvé Yndrel, et Lahis aussi. Alors pourquoi pas lui ? Mais enfin, ce n'est plus ainsi maintenant. Je sais bien qu'ils sont réels, que je les ai bien vus ; leurs noms résident, certes, barrés à l'encre noire profonde, mais ils sont bel et bien sur le panneau d'affichage de l'académie.

Le jeune homme m'adresse un sourire, que j'essaie de lui rendre du mieux que je peux, mais je ne fais pas encore des miracles et j'ai encore beaucoup de difficulté à sourire, puis il s'approche de quelques pas, tout en essuyant quelques gouttes d'eau qui tombaient doucement sur le peau de son visage.

« C’est un endroit plutôt étrange pour dormir… mais ça doit être agréable près du Lac avec le temps doux de ces derniers temps. »

« Étrange, peut-être ... mais relaxant. Comme tu l'as dit, il y a le temps doux des derniers temps, mais aussi tout ce qui nous entoure : l'odeur de l'eau qui s'agite dans le Lac, les poissons qui passent çà et là en produisant de minuscules vagues, le soleil qui nous caresse la peau le matin, et le chant des oiseaux dès l'aube qui font en sorte que cet endroit est apaisant, surtout lorsqu'on a besoin de calme, ou qu'on veut réfléchir. Tu devrais essayer un jour ... »

Ayant vécu à Al-Chen les dix-sept premières années de ma vie, je sais que le Lac est un endroit très reposant. Si on va du côté de la rive opposé à la ville, on est presque sûr d'avoir la paix, et que personne ne viendra nous déranger. C'est comme ça que ça se passai avant, mais il faut que croire que tout a changer depuis, puisque j'avais croisé ce jeune homme. Mais, après tout, cela faisait trois ans que je n'étais pas venue ici. Les choses peuvent changer en trois ans, même beaucoup, et j'en suis la preuve. En trois ans, tout avait changé en moi. Que ce soit mon caractère, ma vision du monde, mon apparence, ma Voie, tout. Rien n'avait été épargné. C'était depuis ce jour que la vraie Xenoza avait cessé d'exister à mes yeux. Elle s'était perdue en chemin, elle avait dérapé, elle avait fait une mauvaise manœuvre, ou ... elle s'était fait trop d'espoir rapidement. Elle s'était attachée aux gens trop rapidement. Il y avait une part de cette jeune femme un peu partout, que ce soit dans le cratère auprès d'Adrian que dans le cœur de Soraya, cette fillette que Xenoza avait tuée, pour apaiser ses souffrances, afin d'éviter qu'elle aie à souffrir comme son défunt père.

Je ne suis plus rien, depuis. Bien que j'aie deux autres noms, ils ne me représentent pas. Soraya, c'est ma soeur, point final. Et Félicitée, c'est ma mère, point à la barre. Et comme je ne suis plus Xenoza, comme je ne suis plus moi, je ne suis plus personne ...

*

« J'aurais tellement dû sauter de ce saleté de cratère ! Je n'avais rien à perdre ! Personne ne m'attendait, personne me regretterait, personne ne remarquerait mon départ ... ils étaient tous déjà partis loin ... »

« Tous ceux qui ont eu de l'importance pour vous demeureront dans votre coeur, ne les oubliez pas... »

*

De fines gouttes d'eau tombent encore sur la peau du jeune homme. C'est avec un mince sourire que j'efface le silence qui s'est lentement installé.

« L'eau était bonne ? »

Je termine cette phrase avec doux éclat de rire, réparateur. Cela ne faisait pas longtemps que j'avais recommencé à rire, surtout pas pour des choses telles que celle-ci. Mais tant mieux, cela signifie sûrement que je remonte la pente, lentement, mais je la remonte. Cette pensée me suffit, parce que je suis fatiguée de tomber bas, encore plus bas. Quand je crois que je ne peux pas tomber plus bas, avoir plus mal, le Destin me rattrape et me fait tomber plus bas, il me fait souffrir encore plus ...

« Tu viens t'asseoir ? »

Lentement, doucement, mais sûrement,
La nuit emporte cette douleur et ces tourments,
Mais aussi tous ces souvenirs qui l'ont gardée en vie si longtemps.



[ Mouais, bon ... Je trouve ce post un peu court, et assez nul ... je me reprends au prochain ^^ ]
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MessageSujet: Re: Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor   Sam 28 Mai 2011, 16:17

La magie. Celle de ce lieu, de cet endroit. De ce lac, de cette forêt. Une magie décrite en quelques mots qui résonnent de bon sens. Enfant déjà, il aimait les endroits reculés et paisible, où il pouvait méditer autant qu’il le pouvait, jusqu’à ce que l’appel des responsabilités se fasse entendre. Rester des heures assis à observer, écouter. Ou parfois à nager ou escalader. La méditation pouvait parfois passer par l’action. L’énergie qui vous fait perdre la notion du temps, qui fait s’enfuir les pensées dans votre âme. Qui ne garde que l’essentiel, le cœur de la pensée. Une pureté dans la dépense d’énergie. Une pureté que procuraient également l’immobilité et la concentration. Des choses que, l’une comme l’autre, il avait apprises à rechercher avec le temps. Il connait la valeur du silence et la valeur de la tranquillité. Aussi il essayait de déranger le moins de personne possible quand il s’éloignait en pleine nature. Sauf que parfois, on arrive dans un monde qui n’est pas le notre par inadvertance. Comme ce qu’il venait de faire.

« Oh j’essaierais un jour, avec certitude même. Je ne suis ici que depuis peu et je suis encore en phase d’exploration. Je suis navré d’avoir troublé ta solitude et ton calme par ma présence. »

Même si chronologiquement il était peut-être arrivé avant elle. Ou peut-être pas, qui sait ? Pénétrer dans la bull d’un ou d’une inconnue n’est jamais chose aisé. Chaque être humain à son monde, son univers, qu’il déploie autour de lui. Plus ou moins grand, plus ou moins ouvert. La solitude permet de l’étendre, de l’explorer. De le voir se refléter dans le monde. Un univers amical, métamorphe. Il peut être un refuge, il peut être une arme pour celui qui sait s’en servir. Une vision des choses originale qu’o ne comprenait pas toujours quand on s’engageait dans une conversation avec lui. Beaucoup ne saisissent pas la notion qu’il entend par les mots d’univers, de monde. Ne comprenne pas l’idée d’une bulle qui s‘étend et se rétracte. Dont les portes s’ouvrent ou se referment selon la volonté de son propriétaire. Peut-être était-il fou, dans le fond ? On lui avait déjà fait la remarque, à quelques reprises. Mais il n’y croyait pas. La folie ne se trouvait pas là. En lui résidait la différence. La non compréhension. Mais cela lui était égal. Un jour, il trouverait des personnes qui seraient capable de le comprendre.

Son sourire devint plus grand à la question, puis à l’éclat de rire clair et pur qui s’en suivit. Il alla même jusqu’à lui aussi en laisser sortir quelques éclats cristallin. Ne dit-on pas que le rire est contagieux ? Qu’il est la meilleure potion pour guérir les maux ? Qu’il permet une communication que les mots ne portent pas ? Comme si le rire créer un lien indétectable et infime entre les personnes concernés. Un rassemblement autour d’une même idée.


« Plus que bonne elle était parfaite. Ce Lac est vraiment magnifique et en explorer l’intégralité me prendra sûrement plus de temps que je n’en ais. Mais il faut bien un début à tout, non ? Et ses habitants étaient heureux d’avoir de la compagnie pour jouer. »

Savoir que l’exploration lui prendra des années, autant qu’il se mettent au travail tout de suite. Répondant silencieusement à la question qui lui était posé, il se permit de s’avancer pour venir s’asseoir à coté de son interlocutrice. Laissant une jambe gracieusement étendue dans l’herbe, il replia l’autre contre son torse pour pouvoir y poser son menton en observant les reflets de la Lune sur le Lac avec les yeux de l’enfant qui découvre ce spectacle pour la première fois. A l’affut du moindre détail qu’il puisse graver dans sa mémoire. Un décor qui sera rangé à coté des autres jusqu’à sa mort. Et même au-delà puisque les paysages lui survivront sans aucun doute.

« A quoi pense la Lune lorsque ses rayons caressent la surface du Lac ? Lorsqu’elle se marie avec les poissons et dansent avec leurs écailles ? Il faudra que j’aille chercher les réponses la prochaine fois. »

Les paroles s’échappaient souvent avec un naturel déconcertant, malgré le décalage farfelu des paroles. Comme toujours, des questions qui n’étaient destinés qu’à ceux que les réponses intéressaient réellement, mais qui n’en avait presque jamais. Comme s’il se parlait à lui-même ou à une entité invisible autour de lui qui lui soufflerait doucement à l’oreille une piste vers laquelle chercher. Une parcelle de conscience sembla pourtant se manifester dans les brumes de ce qui rester à Lenwë de bonne conduite et il tourna la tête vers la jeune femme à ses cotés, la gardant appuyer sur son genoux.

« Je parle mais je ne me présente pas. Mon nom est Lenwë, et j’espère ne pas être un intrus trop encombrant dans ton univers. »

Une présentation étrange qui reflétait le caractère du personnage, passant d’un sujet à un autre. Qu’à ce la ne tienne, serait-il encombrant qu’il s’en irait de toute façon, cela ne lui poser pas de problème. Un sourire orna de nouveau ses lèvres avant qu’il ne retourne dans sa contemplation, un peu plus silencieuse, étirant sa jambe non repliée avec plénitude, détendant ses muscles.
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MessageSujet: Re: Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor   Sam 28 Mai 2011, 18:16

Si tu te serais dirigée vers les eaux profondes, je serais devenu un poisson pour te suivre.
Si tu te serais dirigée vers le ciel éclatant, je serais devenu un oiseau pour te suivre.
Si tu te serais dirigée vers les abysses dangereuses, je serais devenu n'importe quoi pour te suivre.
Comme tu t'es dirigée vers la mort, j'aurais dû devenir morte, mais, j'ai beau tout essayé, la Mort ne veut pas moi ...
Alors je ne suis plus rien.


« Oh j’essaierais un jour, avec certitude même. Je ne suis ici que depuis peu et je suis encore en phase d’exploration. Je suis navré d’avoir troublé ta solitude et ton calme par ma présence. »

« Tu n'as pas à être navré ... Et de toute façon, la compagnie ne se refuse pas. À moins qu'elle soit mauvaise, mais je ne crois pas que ce soit le cas pour l'instant, alors passons. »

Plus jeune, on m'avait dit qu'il valait mieux être seule que mal accompagnée. J'avais toujours dit que c'était faux, que la compagnie ne se refusait pas, qu'elle était toujours bonne. Maintenant, j'ai changé d'avis. Je préfère être seule qu'accompagnée de quelqu'un qui me fera souffrir, comme Lui. Il est parti subitement, sans même pas répondre à ma question. Cette question qui sera lancée au vent à tout jamais, sans jamais que je n'obtienne la réponse. Personne ne peut y répondre, sauf Lui. Et il n'est plus là ... alors je ne saurais jamais.

Sauf que ça n'a pas l'air d'être le cas avec le jeune homme qui se trouve devant moi, mais sait-on jamais. S'il part, il faudra que je vive avec, comme m'a dit Swif. Ces paroles qui étaient gravées à jamais dans mon âme.

Accepter les choix des autres pour ne pas entraver leur Liberté ... Se comprendre pour ne pas s'emprisonner soi-même...

Il répond à ma question, tout d'abord avec un sourire, puis, lorsque j'éclate de rire, avec un autre sourire puis lui aussi rit un peu. Le rire était contagieux ? Sûrement. Et il effaçait tout le mal que l'on avait. Il nous portait ailleurs, quelques instants. Il était un compagnon indispensable.

« Plus que bonne elle était parfaite. Ce Lac est vraiment magnifique et en explorer l’intégralité me prendra sûrement plus de temps que je n’en ais. Mais il faut bien un début à tout, non ? Et ses habitants étaient heureux d’avoir de la compagnie pour jouer. »

Un sourire se dessine sur mon visage alors que je lui réponds.

« En effet, il faut un début à tout, sinon on n'arriva jamais à rien ! Et j'ai devant moi un ami des poissons ? Eh bien ... C'est rare, maintenant. Il y a plus des ennemis, des pêcheurs, que de amis. Mais, comme à tout, il y a des exceptions ... »

Il a raison, quand il dit qu'explorer ce Lac au grand complet lui prendre plus de temps qu'il en a. J'ai vécu dix-sept années ici, autour de ce Lac. J'ai eu beau glisser mon corps dans ces eaux durant des jours et des jours, j'ai eu beau arpenter les recoins de la forêt durant ces dix-sept années, il y a encore tant de choses qui m'échappent. Il me reste encore un monde à découvrir, et je ne finirais jamais de le découvrir. Même à ma mort, je n'aurais jamais fini d'observer les moindres recoins de cet endroit, et encore moins de comprendre comme toute la vie qui m'entoure fonctionne.

L'apprentissage est infini, je le savais bien. Et ceux qui continuent toujours d'apprendre, ce sont qui acceptent de ne pas tout savoir. Ceux qui acceptent leur ignorance. Et ceux qui arrêtent d'apprendre, ce sont ceux qui refusent de ne pas tout savoir, ceux qui prétendent tout savoir. Ceux qui rejettent leur ignorance. Pourtant, l'ignorance n'est pas mauvaise. Elle permet de toujours se creuser la tête, profond, encore plus profond chaque afin de trouver des réponses à nos interrogations, puis à finalement trouver qu'on était totalement à côté de la vrai réponse. Elle permet aux gens de communiquer leurs opinions sur le sujet, d'entendre d'autres points de vues. Parce que les choses ne sont pas perçues de la même façon par les gens. Pour quelqu'un, la transition entre le soleil et la lune peut être une parfaite harmonie, un spectacle délicieux à regarder et à reproduire avec les Hommes. Vivre en harmonie ... Pour un autre, cela peut être moins poétique, plus scientifique. Ces deux personnes peuvent avoir tords, comme elles peuvent avoir raison. Il n'y a pas de réponse absolue, puisque l'Homme a la manie de toute remettre en question, ce qui n'est pas une mauvaise chose non plus, parce que sans remise en question, on ne découvrirait rien.

Le jeune homme, comme je lui avais proposé, était venu s'asseoir. C'est une jambe tendue, et une pliée sur laquelle est appuyé sa tête, qu'il recommence à parler.

« A quoi pense la Lune lorsque ses rayons caressent la surface du Lac ? Lorsqu’elle se marie avec les poissons et dansent avec leurs écailles ? Il faudra que j’aille chercher les réponses la prochaine fois. »

« Je ne sais pas tellement. Tout ce que je sais, c'est que c'est un spectacle magnifique. Les rayons de lune, aussi blancs que la neige, et très doux, qui reflètent sur la surface du Lac font comme s'il brillait. Si tu as ta réponse, la prochaine fois, dis-la moi. Je voudrais bien le savoir. Après tout, le savoir, c'est bien quelque chose qui se partage, non ? »

Il est des personnes pour qui les questions et les réponses ont un certain sens poétique. Il suffisait de voir comment il avait posé sa question : des rayons qui caressent l'eau, la Lune qui se marie avec des poissons et qui dansent avec leurs écailles. C'était bel et bien une question, mais formulée autrement que de la traditionnelle façon.

« Je parle mais je ne me présente pas. Mon nom est Lenwë, et j’espère ne pas être un intrus trop encombrant dans ton univers. »

« Lenwë ... C'est un beau nom. Pour ma part, je me nomme Xenoza. Et arrêtes de penser que tu es intrus dans mon univers. Il a été trop longtemps isolé de tout, il faut bien qu'il revienne à la lumière. Un univers, ça se partage aussi, ainsi, on voit comment les autres perçoivent les choses, comment ils voient la vie ... Tu peux y rester, si tu veux À une condition. »

Je ferme doucement les yeux, alors qu'une petite bourrasque vient secouer mes cheveux libres et ceux de Lenwë, attachés par un ruban. Je lui souris, puis je recommence à parler.

« Tu perçois mon univers, et donc tout ce que je suis, car notre univers, notre monde, nous reflète. Il est ce qu'on a pas, en même temps d'être ce qu'on l'on a, ce que l'on chéri. Je veux donc tout simplement avoir un simple aperçu du tien. C'est tout ... »

J'ouvre finalement les yeux, et je respire un bon coup. C'est en souriant que je laisse vagabonder mon regard vers le ciel, les étoiles, la lune, puis vers Lenwë.


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MessageSujet: Re: Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor   Lun 30 Mai 2011, 12:34

Un simple sourire accueillit la réponse de la jeune femme. Réponse qu’il espérait au fond. Pas pour le fait d’être rejeté d’un autre, ça, dans le fond, ça ne le dérangeait pas du tout et était bien le moindre de ses problèmes. Mais juste pour le fait de pouvoir rester un peu plus dans cet endroit. Le fait d’être en compagnie ne faisait que rendre la chose un peu plus intéressante. Une impression de découverte qu’il recherchait encore et toujours.
La compagnie ne se refuse pas. Il resta un instant à réfléchir sur cette phrase. La compagnie se refusait-elle ou non ? Agréable ou non ? Comme à a chaque question, chaque homme – ou chaque femme – avait son point de vue différent. Pour Lenwë, une compagnie se refusait sous certaines conditions. Une compagnie se refusait dans un monde où elle n’était pas la bienvenue. Une compagnie se refusait à un être qui n’avait pas sa place à nos cotés. Mais cela ne se rangeait-il pas dans le casier des mauvaises compagnies ? Il ne le savait pas.


« Considères-tu les pêcheurs comme leur ennemis ? » Un sourire un peu mystérieux cette fois s’ancra sur son visage. « Pourtant, certains pêcheurs qui élèves des espèces particulières permettent de préserver une race. Et les pêcheurs font généralement attention à ne pas trop pêcher une seule espèce pour ne pas la menacer. Du moins, c’était comme ça là d’où je venais. »

Il leva la tête, plissant légèrement les yeux. Nouvelle questions, nouvelles interrogations. Nouveau monde. Nouvelle réflexion de la part du jeune homme aux cheveux bleutés. Un ennemi de quelque chose se contentait donc d’être un chasseur ? Ou était-ce une notion plus compliqué que cela. Chasseur et proies s’entendent rarement, il est vrai de le reconnaître, mais peuvent certaines fois faire la paix. Du moins, c’est ce qu’il pensait, même s’il n’avait pas d’exemple concret à énoncer.

« En fait mon père était pêcheur et je le suis aussi, d’un coté... Mais vois-tu je ne me suis jamais considéré comme l’ennemi d’un animal, tout simplement parce que je le respectais. Mais peut-être as-tu raison. »

Après tout, la pêche comme la chasse était un moyen de survie pour les hommes. Sont-ils leurs ennemis malgré tout ? Il devrait poser la question aux prochaines personnes qu’il croiserait pour se faire une opinion. Il haussa les épaules pour lui-même et finit par étendre ses deux jambes, prenant appui sur ses bras en prenant une grande inspiration de cet air pur à lui en faire tourner la tête. Un air meilleur que n’importe quel drogue qui puisse exister en ce monde. Cette question réglé, il était déjà passé sur un autre sujet, sans doute tout aussi farfelu pour qui n’arrivait à suivre le fil de ses pensées. Fil qui prenait des courbes aussi larges que serrées, inattendues et prévisible pour qui arrive à l’apprivoiser. Ou que se pose ses yeux, des questions sans réponses. Un regard, une pensée.

« Xenoza… » Répéta-t-il dans un murmure. « Cela fait penser au noms des grandes guerrières des temps anciens. »

Un léger rire franchit ses lèvres et il secoua la tête. Un prénom avait tant de signification. Pour celui qui le donne, pour celui qui le reçoit. Pour ceux à qui ont l’offre. Il releva ses yeux améthyste sur ceux couleur émeraude de Xenoza, puisque tel était son nom, écoutant patiemment la condition qu’elle allait lui poser. Il l’écouta donc avec attention, un sourire flottant sur ses lèvres. Un aperçu de son monde… Que pouvait-il lui offrir ?

« Mon univers… Est ouvert à qui veut y entrer. Il est la Lune, il est le Ciel, il est la Terre. Il est tout ce qu’approche mon esprit volage. » Il resta silencieux un petit moment. « C’est un univers de questions et je suis perpétuellement en quête de réponses. Malheureusement je ne les trouve que rarement… » Un nouvel instant d’hésitation. « Mais ici c’est différent. Les gens que je rencontre ne se lassent pas. Ils prennent le temps de réfléchir. L’homme qui m’a offert cet endroit savait que je trouverais peut-être mes réponses ici. »

Il tourna de nouveau la tête vers Xenoza. Son offre ne valait peut-être pas grand choses, mais les mots venaient sans qu’il n’est besoin d‘y réfléchir. Les sentiments, les impressions étaient là. Oui, peut-être que la Maître Marchombre qu’il avait rencontré une seule et unique fois savait que sa Voie se trouvait ici. Que sa vision du monde que les villageois de son village natal ne partageaient pas serait ici comprise. Il n’en savait pas encore si c’était vrai, mais ce qu’il recherchait se trouver ici, au milieu de l’Académie.

« Tu écoutes et répond à mes questions. Tu as déjà un aperçu de mon univers à travers elle. Je suis heureux de trouver quelqu’un qui comprend les idées qui se cachent derrière les mots "monde" et "univers". »
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Et ta voix devient statique ... | Lenwë Saenor
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