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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Renaissance [PV Aléa] - abandonné -

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Éole Létoile
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MessageSujet: Renaissance [PV Aléa] - abandonné -    Sam 28 Mai 2011, 19:50

Ombe avait quitté ses deux compagnons depuis maintenant deux jours et elle se tenait debout, à côté de son cheval, face à l’immense Chaîne du Poll.
Qu’elles étaient belles ces montagnes saupoudrées de neige fine. Les premiers rayons de soleil faisaient briller cette étendue blanche, lui donnant un aspect féérique. La jeune fille se tenait devant des diamants géants, parsemés de cristaux blancs, scintillants. Ombe approcha sa main de la poudre glacée. Elle sentit sa froideur sur ses doigts, mais aussi son infinie douceur. Si la neige n’avait pas été aussi froide, Ombe se serait roulée dedans pour goûter un peu plus à son contact. Elle se contenta de la regarder, dans sa beauté magique.
Elle se tourna vers son cheval et sourit en remarquant le contraste qu’il créait entre sa robe noire et la blancheur de la neige. Elle s’approcha de lui et lui caressa l’encolure, avant de remonter sur son dos et bifurquer vers l’ouest, en suivant les montagnes. La jeune fille jeta un dernier regard au Pollimage, désormais fleuve glacé, qui s’étendait derrière elle.

Au bout de quelques heures, le vent se leva. Ombe s’arrêta et descendit de cheval. Debout, au milieu de la neige, elle ferma les yeux et écouta le vent. Il l’enveloppait d’un souffle froid mais doux, amical. Elle lui sourit, il l’emporta dans sa Danse. Il soufflait, elle tournoyait, il portait ses bras, ses mouvements, elle volait. Sous ses pieds, la neige l’accompagnait. Le vent la faisait valser, au rythme des pas de la jeune fille. Ombe dansait sous des milliers de paillettes gelées. Le vent souffla plus fort. Ombe inspira une grande bouffée d’air glacée.
Souvenirs.

Ombe a six ans. C’est son premier cours de danse. Une barre, un milieu, un cours extraordinaire. Ombe entre sur la Voie de la Danse. Il n’y a aucun doute, plus tard, elle sera Danseuse. Mais le cours finit bien vite et, plus les années passent, plus les cours sont intéressants, plus la jeune fille s’attache à la danse, et plus ses cours lui paressent brefs. Elle veut vivre sa passion tous les jours, toute les nuits, toutes les heures. Ombe est sur le balcon de sa maison, mélancolique. Le vent, qui souffle dans les arbres, essaie de la réconforter. Les années passent encore. Sa mère devient folle et s’enfuit. La jeune fille se retrouve dans cette famille qui ne l’aime pas. Cette famille qui lui a supprimé sa seule raison de vivre. C’en est trop, Ombe part. Elle erre dans Gwendalvir, suivant le vent, pour finalement arriver devant l’Académie des Marchombres. Le vent souffle. Chaleureux. C’est si évident.
Voilà que sa vie a changé. Elle est apprentie marchombre et la danse est plus présente que jamais. Même si, concrètement, Ombe ne prend plus de cours. Elle continue de danser pour elle, et, à chaque instant de sa vie de Marchombre, Ombe la sent, autour d’elle, dans cette Liberté qu’elle éprouve, dans cette Harmonie avec les forces de la natures qui commence à s’installer en elle, dans cet Envol que lui fait prendre le vent.
Le vent a guidé ses pas jusqu’à l’Académie. Le vent porte sa danse.

Au pied de la montagne, dans la neige étincelante, il n’y a plus qu’eux. Ils ne forment plus qu’un. Le vent et elle. Elle et le vent. Danser les réunit. Devenir Marchombre c’est être vent un peu plus chaque jour.

Au pied de la montagne, dans la neige étincelante, Ombe n’est plus Ombe. Ombe est une Danseuse, une Apprentie Marchombre, Ombe est le Vent.


Elle et le vent
Le vent et elle
Éole
Ombe est morte
Éole vient de naître
Ombe n’existe plus. Ombe vit dans le passé. Maintenant, c’est Éole, la Danseuse, mais surtout, l’Apprentie Marchombre.

La jeune fille s’arrêta et ouvrit les yeux. Le vent était tombé après un dernier souffle sur son visage. Elle se tourna vers son cheval noir.



- Bonjour Bolshoï, dit-elle en souriant, avant de remonter sur son dos.
*Ce n’est pas tous les jours que l’on renaît…* pensa-t-elle.

Éole fixa l’horizon, en faisant avancer son destrier. Elle était prête désormais.


***
Bolshoï avançait au pas lorsqu’Éole entendit des bruits derrière elle. Elle mena sa monture sur le côté et descendit de cheval. Un autre bruit se fit entendre. Éole dégaina son sabre. Elle regarda autour d’elle. Deux hommes, armés de couteaux qui avaient l’air on ne peut plus tranchant, surgirent devant elle.



- Tiens tiens, regardez moi cette charmante demoiselle !
Le premier homme qui parla était assez grand, bâtit comme une armoire à glace. Sous son habit noir, on devinait les muscles qu’il pouvait avoir. Un frisson parcourut le dos de la jeune fille.


- Tu es perdue ? Tu as besoin d’aide ?


Le deuxième, moins grand et plus mince aurait pu faire moins peur s’il n’avait eu ce regard noir et menaçant.
Éole les fixa, prête à bondir au moindre mouvement qu’ils feraient.



- Où veux-tu aller ? Nous t’y conduirons avec grand plaisir…
Un sourire cruel étira les lèvres de l’homme. La jeune fille serra les dents.


- Tu ne dis rien ? Tu as peut-être froid… Nous pouvons te réchauffer…
Tout en disant ces paroles, l’homme s’avança vers elle. Éole n’attendit pas plus longtemps pour bondir. Certes, elle n’était qu’une apprentie, mais elle avait quand même un long entrainement de combat derrière elle. Elle se lança donc dans une dangereuse danse, faisait tournoyer son sabre autour d’elle. Mais, bien sûr, au moment où elle avait bondit, les deux hommes s’étaient, eux aussi, jetés sur elle. Éole fit son possible pour esquiver leur coups, tentant au passage d’en donner. Elle distribuait coups de pieds, coups de coude, etc… Son sabre traça une longue estafilade dans le dos du plus petit des deux hommes. Son sang rouge marqua la neige pure. Elle réussit à le frapper dans les côtes d’un coup de coude tandis que son genou arriva dans son ventre. Il tomba sur le sol, le souffle coupé. Mais, pendant qu’elle était occupée avec celui-ci, l’autre, le plus grand (et le plus fort), l’attaqua par derrière, elle eu juste le temps de se retourner pour voir la lame du couteau se diriger vers sa gorge. Éole fléchit les genoux, le couteau atterrit dans le vide. Elle se propulsa dans l’estomac de l’homme, qui, avant de tomber la frappa dans le flan. Éole appela son cheval avant que les deux hommes ne se relèvent. Elle se cramponna à lui et il partit au galop. Au terme d’un ultime effort, Éole se réussit à se coucher à plat ventre sur le dos de son fidèle compagnon. La blessure qu’elle avait reçue au flan laissait une trainée de sang sur la neige blanche.

Éole aperçu une ville. Bolshoï s’arrêta. Elle glissa doucement dans la neige. Une douleur fulgurante lui lançait le flan gauche. Elle eu à peine le temps de voir la neige rougir autour d’elle avant de s’évanouir.

__________________________________________



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Dernière édition par Éole Létoile le Jeu 08 Mar 2012, 22:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Renaissance [PV Aléa] - abandonné -    Jeu 09 Juin 2011, 13:25

Tu soupiras, Aléa.
Cette jeune fille, qui était ton apprentie, n’avait pas été assez prudente. Elle voyageait à cheval, certes, mais pourquoi au premier bruit était-elle descendue de sa monture ? En restant en selle, elle aurait d’une part pris moins de risques, car elle aurait pu fuir plus facilement et rapidement, et d’autre part, elle était plus en sécurité et ne se serait pas faite attaquer.

Il y avait encore bien des choses à apprendre, pour elle. Et pour toi.
Parce que tu devais apprendre à mettre de l’ordre dans tes pensées, pour pouvoir enseigner en priorité des gestes de survie, à tes apprenties. Tu avais cru qu’elles les avaient déjà, mais ce n’était pas totalement vrai. Ou plutôt, qu’elle l’avait déjà. Parce que cette jeune fille, Ombe, était la dernière à être restée durant le cours, et donc désormais ta seule apprentie.

Dans tous les cas, cela avait été bien bête de descendre de cheval pour voir ce qu’il se passait, surtout quand cela venait de derrière.
Un autre soupir, alors qu’elle disparaissait sur le chemin, son immense monture lancée au galop, et tu bondis en avant, Aléa.

- Salut les gars !

Un sourire aguicheur passa sur tes lèvres, et tu faillis éclater de rire en voyant leurs mines ahuries.

- Ne vous embêtez pas à me parler comme à cette jeune fille… Je suis toute à vous !

Les deux gaillards se concertèrent du regard, avant de courir dans la direction opposée, ce qui te tira un éclat de rire. Les gens étaient vraiment amusant parfois, surtout les hommes ! Décidant de rattraper Ombe, tu te mis à courir à une bonne vitesse. Son cheval était parti vite, dans un galop de fuite, et tu savais que s’il ne s’était pas arrêté durant un bon moment, il te faudrait du temps pour le rattraper.

Tu fermas les paupières un instant.
Herbe. Vent. Agrumes. Graines. Lapin. Lapins. Arbres, fruits, nourriture. Animal dangereux. Cheval. Odeur.
Les informations saturèrent momentanément ton cerveau, avant que tu n’en fisses le tri. Ils étaient partis vers le nord, et la jeune femme avait une sacrée blessure.

Tu soupiras doucement, accrochas les deux lanières de ton sac et les nouas sous ta poitrine, ne t’arrêtant pas de courir, accélérant même un peu le rythme de tes foulées et leur amplitude. L’odeur du sang était puissante, Ombe devait en perdre beaucoup… Tu espéras que le cheval serait assez intelligent pour s’arrêter avant que sa cavalière ne tombât de son dos.

Dix minutes plus tard, à peine, tu aperçus la silhouette de l’équidé, qui sentait le corps affaibli de sa cavalière. Un léger soupir passa tes lèvres, et tu te précipitas sur le corps inconscient de ton apprentie, Aléa. Le cheval recula un instant, une certaine surprise dans le regard, mais tu ne lui accordas pas d’attention. Il y avait plus urgent.

Faisant basculer la jeune fille sur le dos, tu sortis de ton sac un matériel de couture pour refermer sa plaie, profonde, et la nettoyer comme il le fallait. Lorsque ce fut fait, tu l’allongeas sur le sol de manière plus confortable et te mouillas les paumes de main avec ton outre, pour les passer sur son front, et la réveiller.

- Ombe ? Tu m’entends ?




[Désolée, RP vraiment pas terrible... et encore désolée pour le temps de réponse ! :/ ]
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Éole Létoile
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MessageSujet: Re: Renaissance [PV Aléa] - abandonné -    Jeu 16 Juin 2011, 15:27

Elle flotte. Elle se sent ballottée par les mouvements incessants du vent. Elle vole. Elle essaie de bouger… mais rien ne se passe, elle ne peut pas bouger ! Elle ne voit rien non plus ! La panique la prend. Où est-elle ? Que s’est-il passé ? Elle n’a aucun souvenir…
Qui est-elle ?

Il faut qu’elle se calme. Elle ne sent pas son cœur battre. Il devrait pourtant battre fort, comme lorsque l’on panique ! Elle ne respire pas, ne peut pas respirer. Elle se sent étirée de part et d’autre. Elle voudrait appeler, crier, hurler. Elle ne peut pas. Elle ne peut rien faire. Elle n’a ni chaud ni froid. Elle ne ressent plus rien. C’est le vide. Le néant.
Une des deux forces la tire, plus forte que l’autre, elle veut se retenir, elle a peur. Une douleur fulgurante passe dans son flan gauche. Que lui arrive-t-il ? Quelque chose l’attrape, la fait bouger. Une sensation de dur, de froid traverse son dos. La chose qui l’a attrapée touche son flan blessé.
Mal. Elle avait mal. Très mal.
Une drôle de sensation passe maintenant sur son front. Puis une voix. De très loin. Une voix qu’elle connait...


- Ombe ? Tu m’entends ?


Ombe…
Tout lui revient. Toute sa vie défile : son enfance, son père, mort, sa mère, folle, l’Académie, son premier cours, son voyage, le combat, et…
Ombe ? Non. Éole. Maintenant, elle s’appelle Éole. Mais personne encore ne le sait. Elle devra leur dire, à tous. Comment ? Plus tard.

Éole ouvrit les yeux. Aléa était penchée sur elle. Elle sentit la douleur qui lui parcourait le flan gauche, qui lui arracha une grimace. Elle se rappela de son combat avec les deux hommes, la blessure qu’ils lui avaient infligée. Elle avait eu de la chance qu’Aléa se soit trouvé là, elle serait morte sinon. L’ampleur de la chose lui fit peur. Morte ? Elle avait frôlé la mort !
Elle regarda au dessus de son maître. Elle ne reconnaissait pas les lieux. Comment était-elle arrivée là ?


- Où… où suis-je ?

__________________________________________



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MessageSujet: Re: Renaissance [PV Aléa] - abandonné -    Mar 28 Juin 2011, 16:57

- Bah quelque part dans le Nord, pas très loin d'Al-Poll je pense. Ton cheval est juste là lui aussi.

Tu te sens comment ? Je viens de panser tes plaies, essaye de ne pas faire de gestes brusques...
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MessageSujet: Re: Renaissance [PV Aléa] - abandonné -    Mer 06 Juil 2011, 21:39

- Mmh… J’ai mal…

Ça oui… elle avait mal. Très mal même. Mais elle remercia le ciel (ou plutôt, le vent) d’avoir mis son maître sur sa route. Elle lança un regard empli de reconnaissance à son maître, un faible sourire accompagna ce regard. Éole avait l’impression que toutes ces forces l’avaient abandonnée. Elle avait aussi l’impression qu’elle ne pourrait plus jamais rien faire, qu’elle ne pourrait plus jamais se lever. Tout lui semblait fini, ses rêves, impossible à réaliser. Mais elle se trompait, évidemment, elle guérirait, et tout serait oublié. Sauf que, dans l’état actuel, elle n’avait pas beaucoup d’espoir, et elle souhaitait que cela se termine le plus vite possible.
Une douleur lui déchira le flan. Cela la lançait, comme un feu brulant qui traverserait son côté gauche. Des larmes perlaient sur ses joues. Jamais elle n’avait ressentit une pareille douleur.

La jeune fille tourna doucement la tête vers Bolshoï. Lui aussi, il l’avait sauvée. Il l’avait conduit jusqu’ici, où Aléa avait pu la soigner. Il était là.
Éole regarda à nouveau son maître. Puis ferma les yeux. Elle voulait oublier la douleur, elle voulait dormir, reprendre des forces. Mais le sommeil ne venait pas. Elle avait trop mal.
Elle s’imagina en train de danser librement dans les prés. Le vent tournait autour d’elle, emportant ses longs cheveux noirs. Elle était vêtue d’une vaste robe orange, qui flottait sous le vent, au rythme des mouvements de ses pieds, nus. Ils goutaient la fraicheur de la terre, chatouillés par l’herbe verte. Il y avait même un oiseau. Un grand oiseau blanc qui volait avec elle. Montant, descendant… Avec ses bras, Éole imitait les ailes de l’oiseau, ondulantes, légères… Un rayon de soleil les éclairait. Ils étaient au centre d’une clairière, entourée d’arbres richement feuillus, qui les observaient.
Elle n’avait pas mal. Aucune douleur ne venait troubler sa danse, son rêve. Et, peu à peu, elle s’envola, vers le pays des songes. Éole s’endormit.

***

Combien de temps elle dormit ainsi, paisible, calme ? Jusqu’à ce qu’une douleur lancinante vint troubler son sommeil. Oui, la douleur se montra plus forte que les songes. Bien que ceux ci lui aient quand même tenu tête quelques instants.
Éole grimaça en se réveillant. Elle avait toujours aussi mal. Elle ouvrit les yeux. Aléa était toujours là.
Un grondement sourd parcouru son estomac. Depuis combien de temps n’avait-elle pas mangé ? Encore un peu sonnée par le réveil, et toujours aussi faible, la jeune fille murmura :


- Maître… avez-vous… quelque chose à… à manger ?… je… crois que j’ai faim…


Elle respira profondément, tentant de calmer la douleur. Elle ne savait même pas si elle allait réussir à manger !

__________________________________________



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MessageSujet: Re: Renaissance [PV Aléa] - abandonné -    Lun 26 Sep 2011, 09:37

Tu étais inquiète, Aléa. Inquiète pour ton apprentie, qui semblait mal au plus haut point. Tu avais envie de faire quelque chose, tu avais fait tout ce qu’il fallait pour panser ses blessures, mais cela ne suffisait pas. Te maudissant intérieurement, tu ne pus t’empêcher de se mordre une lèvre avant de murmurer :

- Ca va s’arranger, Ombe…

Elle avait de sacrés blessures, c’était le cas de le dire. Et tu ne savais plus quoi faire. Tu n’avais pas la crème miracle qu’utilisait ton Maître quand tu te faisais une profonde entaille ; cela te fit d’ailleurs penser que tu devrais t’en procurer. Mais l’heure n’était pas à la geignerie, pas pour toi : il fallait que tu trouvasses une solution, et rapidement. Ombe s’endormit devant toi, et tu la laissas faire : elle avait besoin de repos. Le sol n’était peut-être pas le meilleur endroit, mais c’était le seul à votre disposition. Tu soupiras légèrement, et t’avanças vers le cheval qui avait toujours un peu peur, mais qui semblait lui aussi inquiet pour sa cavalière. D’une caresse légère, tu le rassuras, avant de chercher une solution.

~~~

- Heureux de te connaître, Aléa. J’ai passé deux semaines absolument magnifiques, mais je vois bien que tu n’as qu’une envie c’est de repartir…

- C’est que je…

- Tu es comme ça. Aussi libre que le vent. C’est pour cela que je t’admire, et que je ne t’en veux pas. File.

- Tu es sûr, Julian ?

- Certain. Mais si tu as envie de me revoir, ou que tu as besoin de moi, n’hésite pas à m’appeler.

- Comment ?

- Dans ta tête.


~~~

Tu n’avais jamais douté de ce que Julian t’avait dit, Aléa ; après tout, tu l’avais vu à l’œuvre. Et il étudiait dans la grande ville d’Al-Poll, dans la plus grande Académie de Dessin de tout Gwendalavir. Pour devenir Sentinelle. Son pouvoir était immense, il maîtrisait le pas sur le côté, et pouvait facilement discuter par l’Imagination avec les gens.

Combien de temps cela faisait-il ? Six mois ? Peut-être sept…
Tu allais vérifier s’il avait dit vrai.

**

- Julian ? C’est Aléa… Réponds-moi, s’il te plait…
- Aléa ? Mais, je… Je ne pensais pas que tu reprendrai contact. Surtout pas comme ça…
- En fait, j’ai un service à te demander… Je suis à une heure de cheval au Sud d’Al-Poll, pourrais-tu me rejoindre ?
- J’arrive.

**

- … Voilà, tu sais tout.

- Tu es donc Marchombre… Ton apprentie… En effet, elle est vraiment dans un sale état.


- Tu pourrais…

- Maître… avez-vous… quelque chose à… à manger ?… je… crois que j’ai faim…


Tu bondis vers ton apprentie, Aléa, et lui sourit en la rassurant : oui, tu avais à manger. Tu sortis deux galettes de niam de ton sac et les tendis à la jeune fille allongée sur le sol. Elle suait encore à grosses gouttes, elle avait sûrement de la fièvre..

- Mange, je vais m’occuper de toi.

Te tournant vers Julian, tu lui lanças un regard puissant et volontaire.

- J’ai compris ce que tu voulais, Aléa.

- Et alors ?

- Attendons qu’elle ait terminé de manger.


Tu souris, Aléa.
Infiniment soulagée.




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MessageSujet: Re: Renaissance [PV Aléa] - abandonné -    Sam 05 Nov 2011, 20:08

Aléa lui sourit, tentant de la rassurer. Elle sortit de son sac des galettes de niam. Éole les saisit, bien que ce geste lui tirailla le flan, lui arrachant une grimace. Lentement, elle parvint à manger les deux galettes, sans que sa blessure ne lui fasse trop mal... Elle se sentait déjà un peu mieux l’estomac rempli. Mais ses forces avaient du mal à revenir...
Le sol était dur...
La jeune fille chercha son cheval des yeux. Il était toujours là, sur le côté, il la regardait. Il semblait inquiet pour sa maitresse. Éole aurait voulu le rassurer, lui dire que tout allait bien, que ce n’était qu’une égratignure, sauf que ce n’était pas du tout le cas. Sa blessure était grave, et elle avait mal. Non, elle n’allait vraiment pas bien.
Elle avait froid aussi, bien que des gouttes de sueur perlaient sur son front. Elle sentait la fièvre monter en elle. Et la douleur qui lui lacérait le côté gauche, qui la lançait dans tout le ventre. C’est un miracle qu’elle ait pu avalé les galettes de niam. La douleur la faisait pleurer. La jeune fille avait l’impression qu’elle ne guérirait jamais, qu’elle aurait toujours mal. Chaque seconde représentait des heures, le temps passait trop lentement.
Éole pensa à tout ce que cette blessure engendrait... une vague de désespoir s’abatit sur elle. Combien de temps faudrait-il pour qu’elle guérisse ? Combien de temps sans danser ? Combien de temps qui la tiendrait loin de la Voie des Marchombres ? Loin de sa Voie ? Allait-elle seulement guérir un jour ? complètement, comme si rien n’était arrivée ? Cela lui sembla impossible... Les larmes roulaient sur ses joues, qui devaient être pâles comme jamais elles ne les avaient été... Comment ferait-elle pour vivre sans la Danse ? sans pouvoir être Marchombre ?

Éole leva des yeux implorants, mouillés de larmes en direction d’Aléa. Celle-ci s’était retournée et elle parlait avec un homme que la jeune fille ne pouvait distinguer. Elle n’entendait que sa voix.


- J’ai compris ce que tu voulais, Aléa.

- Et alors ?

- Attendons qu’elle ait terminé de manger.


Un sourire se dessina sur le visage de son maître. Un sourire qui raviva un peu la flamme de l’espoir qui brillait habituellement si fort dans le cœur d’Éole. Mais cette petite flamme n’avait pas la force de lui faire oublier la douleur. Et la jeune fille souffrait. Éole respira un grand coup, essayant de remplir de calme son flan douloureux, tentant de lui apporter une vague apaisante. C’était un feu qui brûlait dans son ventre. Et elle devait l’éteindre.

***

- J’ai mal maman... ça brûle.


La petite avait les yeux pleins de larmes, elle s’était blessé en tombant de cheval, dans les ronces qui plus est. La femme regarda les bras et les jambes de sa fille, couvertes de griffures. Oh, elle n’avait rien de grave, mais elle comprenait que cela piquait, brûlait.

- Ça te brûle ?

- Oui maman, j’ai l’impression qu’on a allumé un grand feu sur mes bras et mes jambes...


La femme prit doucement la main de sa fille et l’installa sur le canapé.

- Assied-toi ma puce, et ferme les yeux, lui dit-elle en lui souriant tendrement, Tu sens tes bras ? Tu sens tes jambes ?

- Oui... j’ai mal...

- Cela te brûle tu m’as dit...

- Non, en fait c’est mes bras et mes jambes qui brûlent...

- Alors écoute-moi bien. Tu sais, quand une maison brûle, on demande aux pompiers de venir éteindre le feu. Et bien, tu peux faire pareil. Tu peux envoyer des petits pompiers éteindre le feu de tes bras et de tes jambes. Imagine-les avec leurs gros tuyaux, ils aspergent tes bras d’eau bien fraiche, et petit à petit, le feu s’éteind.

La femme regarda sa fille, assise sur le canapé, les yeux fermés. Elle était concentré, ses yeux bougeaient sous ses paupières. Elle avait comprit ce qu’elle lui avait dit. Elle sourit.

- Maman...

- Oui ?

- Ça marche... je ne sens plus le feu, je crois bien que mes petits pompiers l’ont éteind... et il se rallumera plus jamais !

- Je suis contente que tu n’es plus mal ma chérie. Tu peux rouvrir doucement les yeux, à ton rythme.

La femme souriait. De qui avait-elle appris cela ? De sa belle-mère, une Rêveuse... La petite fille ouvrit doucement les yeux, un immense sourire illuminait son visage. Elle regarda ses bras et ses jambes.

- Merci maman !

Elle fit un gros bisous sur la joue de sa mère et s’en alla en trottinant.

***


Qu’elle âge avait-elle ce jour-là ? Ce jour où son poney avait fait un écart pendant une ballade et qu’elle s’était retrouvée le nez dans les ronces ? Sept ans ? Peut-être huit, mais guère plus...
Éole souffrait plus que ce jour lointain, mais c’était la même chose. Un feu qui brûlait. Ellr ferma les yeux un instant, le temps d’envoyer ses petits pompiers dans son flan gauche pour éteindre l’incendie. La douleur ne disparue pas, mais elle s’atténua fortement. La jeune fille espéra que cela durerait quelque temps...
Mais la blessure était bien plus grande que celle qu’elle avait, et elle avait plus de mal à ne pas y penser. Le feu était plus puissant, c’était plus dure de l’éteindre. Mais elle n’était pas seule. Oui, Aléa était là, et puis il y avait cet homme qui avait fait sourire son maître. Tout allait s’arranger, il ne pouvait en être autrement. Un petit sourire naquit sur ses lèvres.

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