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 Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]

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MessageSujet: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 30 Mai 2011, 22:18

Elle était déjà venue pourtant, mais cela ne changea rien : lorsqu'elle se retrouva face à l'eau, de l'eau à perte de vue, elle se cru retournée à l'océan, comme la première fois. Bon sang, comment une telle étendue d'eau pouvait-elle porter le nom de lac? Etendue d'autant plus immense à ses yeux qu'elle n'avait pas franchement grandit à côté de tels paysages et malgré ses voyages et péripéties à travers Gwendalavir, la vue d'un tel panorama lui faisait toujours grosse impression.

Azrune c'était enfin décidée à rejoindre l'Académie, et cette fois, elle n'avait plus envie d'en partir. Son Maître était très sympathique, ses camarades étaient agréables aussi, elle se sentait bien l)-bas, à sa place, en bref, aucune raison de renouveler sa fuite. Elle était prête maintenant, elle avait véritablement trouvé sa voie. C'était sans doute un peu étrange, un peu triste qu'elle ai du la quitter avant de se rendre compte de sa valeur, avant de se rendre compte que ce chemin épousait sa démarche de manière si parfaite qu'on ne pouvait passer à côté. Cette fois, elle ne reculerait pas, elle ne pouvait plus reculer, et n'en avait pas envie. Le passé était le passé, le présent aujourd'hui, et elle était heureuse. N'était-ce pas le plus important?

Le vent souffla une bourrasque vers la butte d'où l'adolescente observait le lac Chen. Le vent fit s'envoler ses cheveux, violets depuis un bon moment maintenant, et Azrune redressa la tête pour mieux le sentir, pour mieux le laisser se glisser dans son cou, puis elle étendit les bras, montrant sa peau déjà foncée par le soleil, et elle éclata de rire, sans se soucier d'être entendue. Elle était loin des chemins et elle voyait à peine Al-Chen : elle ne risquait pas d'être entendue.

Peu de personnes savaient que ses cheveux changeaient de couleurs. A sa connaissance, c'était Syndrell la dernière à l'avoir appris. Mais le dire n'était pas toujours nécessaire, il n'y avait pas besoin de beaucoup d'intelligence ou de don d'observation pour remarque que les cheveux d'Azrune, toujours de couleurs originales et pour le moins difficiles à ignorer, étaient tantôt blanc, tantôt violet, tantôt gris, tantôt une autre couleur encore. Les changements étaient assez lents, et elle les croyait saisonniers, mais elle venait de découvrir qu'elles pouvaient en réalité les maîtriser. Enfin, elle en avait l'impression. En effet, elle voulait garder ses cheveux violets, ils l'étaient toujours depuis plusieurs mois déjà, sans avoir changé, ce qui n'était encore jamais arrivé. Ils n'avaient même pas changé de teinte, contrairement à la chevelure des autres, des gens "normaux".

Ce n'était pas le seul côté étonnant chez Azrune. Non, en plus des cheveux, ses yeux aussi défutaient de devoir adopter une seule et unique couleur pour toute la durée de leur vie, mais leurs changements étaient beaucoup plus rapides, ils avaient plutôt tendance à suivre les humeurs d'Azrune.

L'adolescente repoussa une mèche violette derrière son oreille et dévala en courant la pente jusqu'à un fossé où, à l'abri du vent, elle se fit à la va-vite une tresse dont la fonction était plus utilitaire et pratique que faite pour charmer. L'idée de drague ou de se faire jolie était étrangère à la jeune fille, et personne ne lui en avait encore parlé. Ceci fait, elle se redressa pour gagner les bords du lac Chen où elle dut s'arrêter à nouveau, pétrifiée par l'immensité du lieu. C'est alors qu'à quelques kilomètres de là, plus loin sur la côté, une forme jaillit de l'eau, fendit les airs avant de retomber comme un rêve : une dame. Azrune tourna la tête dès qu'elle vit la forme grise sortir de l'eau et ne retint pas un sourire devant le spectacle. Elle avait déjà vu une dame, et même le Dragon en personne, ce dont très peu de personnes pouvaient se vanter. Mais Azrune ne s'en vantait pas, ce n'était pas son genre et elle n'en voyait pas l'intérêt, mais le dire pour pimenter un récit, ça, oui, pourquoi pas!

L'eau chantait en clapotis sur la berge devant elle. Azrune n'était pas très douée en nage mais, fait étonnant vu que la région où elle avait passé ses premières années n'était pas franchement avare en eau, elle aimait beaucoup s'y baigner, même si ses qualités en nage laissaient quelque peu à désirer, surtout quand elle comparait ses mouvements maladroits à la nage assurée et efficace des habitants du lieu. Mais elle avait la vie devant elle pour s'améliorer et, qui sait, atteindre un jour leur niveau. L'adolescente fit un tour d'horizon puis, sûr d'être seule, elle se déshabilla pour faire trempette.

L'eau était froide. Vu la saison, ça n'avait rien d'étonnant, mais elle était froide quand même. Cela ne découragea pas Azrune qui se rappela sa première leçon : Sulla, son Maître marchombre de l'époque, les avait forcées à entrer dans une rivière gelée et à tenter de résister, non, à épouser son courant. Azrune n'avait pas réussit et si elle avait vaguement tenté, une fois partie, de renouveler l'expérience, elle sentait qu'elle avait encore du chemin à accomplir avant de comprendre comment Sulla s'y prenait.

Tant pis, rien ne pressait.

Dès qu'Azrune fut habituée à la température de l'eau, elle se mit à nager vers le centre du lac, puis revient lorsqu'elle commença à avoir froid. Avant de sortir, elle ne put résister à l'envie de faire un peu d'apnée et lorsqu'elle ne put plus retenir son souffle plus de quelques secondes, elle se décida à sortir. L'absence de serviette ne l'avait jamais gênée, elle laissa les rayons du soleil effectuer leur tâche chauffantes tout en l'aidant en chassant de ses mains les gouttes qui s'accrochaient sur son corps, puis elle remit le strict minimum avant de s'asseoir devant le lac, attendant d'être parfaitement sèche pour enfiler le reste. C'était le début d'après-midi, elle avait le temps de finir sa balade et ce soir, elle pourrait même s'offrire le luxe de manger à Al-Chen, cela ne lui ferait pas de mal.

La jeune fille était plongée dans la contemplation du lac, son amour de la nature ne lui permettant pas de s'en lasser, lorsqu'un sixième sens sorti d'on ne sait où mais qui ne lui avait jamais fait défaut la fit trésaillit, puis se retourner sans réfléchir. Son attitude, devenue méfiante, suggérait elle-même ce qu'elle tut : il y a quelqu'un, et si oui, intentions pacifiques ou agressives?
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Syndrell Ellasian
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Mar 31 Mai 2011, 23:17

- Bon, et bien…

Laissant sa phrase en suspend, puisqu’il n’y avait strictement rien à ajouter, Syndrell poussa un profond soupir et mit pied à terre. Les étirements qui élancèrent son dos lui tirèrent une grimace tandis qu’elle rassemblait les guides d’Esbroufe dans sa main pour le conduire. Comprenant qu’elle voulait lui faire traverser la rivière, il agita les oreilles et renâcla de mécontentement.

- Du calme. C’est le moyen le plus rapide pour atteindre l’autre côté et de plus, l’endroit est peu profond. Regarde, l’eau ne m’arrive pas aux hanches, tu vois ?

S’il comprit ses paroles rassurantes, le cheval n’en laissa rien paraître et Syndrell soupira à nouveau tout en l’entraînant doucement dans l’eau. Elle savait bien qu’elle ne pouvait comparer l’animal à Nuance, c’était même plus qu’évident, pourtant elle ne pouvait s’empêcher de lui parler comme elle avait l’habitude de le faire avec sa jument. Mais c’est à peine si Esbroufe agitait les oreilles au son de sa voix et la marchombre avait l’impression de parler pour elle-même. Ce qui était sans doute le cas.

Lentement, ils traversèrent le fleuve à gué. Syndrell fut soulagée d’atteindre la rive opposée ; loin d’être compliquée, la manœuvre l’avait laissée à bout de souffle et elle dut se courber en deux, les mains sur les genoux, pour rependre sa respiration. Esbroufe en profita pour s’éloigner de quelques pas et se mit à brouter l’herbe vert tendre qui poussait près de l’eau ; avant de la laisser attraper ses rênes pour remonter sur son dos, il s’esquiva deux fois. Et, sourd aux marmonnements dépréciateurs de sa cavalière, il se remit en route au petit trot.

Syndrell ne comprenait pas ce cheval. Avant son départ, Tanank avait insisté pour qu’elle le prenne, et à vrai dire, il ne lui avait pas laissé de choix : il avait refusé de la laisser partir à pied, or Esbroufe était le seul cheval capable de voyager vite et loin que l’éleveur de siffleur possède ; elle avait cédé. A contre cœur. Depuis, Esbroufe lui en faisait voir de toutes les couleurs. C’était un bel animal, noir pangaré, jeune et fier, haut et élancé, mais qui avait sérieusement besoin d’être repris en main. Seulement, Syndrell n’avait ni le temps, ni le courage de s’occuper de l’étalon, et puisque pour l’heure, le courant ne passait pas, elle n’envisageait pas de palier à ce défaut. D’autant qu’il appartenait à Tanank. Une fois arrivée à l’Académie, elle ferait parvenir l’animal à une connaissance de son ami, qui le lui ramenait à l’occasion d’un voyage dans les montagnes de l’est.
Si elle retournait à l’Académie.

Or pour l’instant, telle n’était pas son intention, bien qu’elle ignorât tout de sa destination ; elle savait simplement qu’elle descendait vers le sud et qu’elle se rapprochait de l’Académie, mais sans aucune envie de s’y arrêter. Cela lui suffisait pour avancer. Parce qu’il fallait qu’elle avance. C’est pour cette raison qu’Erwan l’avait aidée à gagner la ferme de Fuzz, aux abords de la jungle d’Hulm : parce qu’une fois que l’on a touché le fond, l’on ne peut que remonter. Pour cette même raison, elle avait quitté Tanank et la chaleur de sa présence. Un départ qui datait de quelques jours, mais qui était toujours aussi net dans sa mémoire…


- Reste.
- Tu sais bien que je ne peux pas…
- Alors laisse-moi t’accompagner ! J’ai des bêtes à descendre à un ami, je peux prendre un peu d’avance et…
- Non, Tanank.
- Mais… pourquoi ?
- Parce que ce voyage, je dois l’accomplir seule.
- Secret marchombre ?
- Secret tout court.

Plus tard, assise devant une belle flambée qui brisait les ombres de la nuit, elle repensa à son séjour forcé dans les montagnes. Forcé, mais bénéfique ; seulement une lune avait passé depuis son combat contre Vanora et ses séides, et voilà qu’elle entreprenait un voyage tant long que dangereux, sans destination précise ni d’autre compagnie que celle d’un cheval au sale caractère. Elle se remettait beaucoup plus vite qu’une humaine ordinaire, mais si elle sortait tout juste de sa convalescence, elle portait encore les tristes marques de son drame : malgré les efforts de Tanank, elle n’avait pas récupéré assez de poids et sa maigreur était soulignée par les endroits où sa combinaison de cuir bâillait ; ses joues saillantes agrandissait ses yeux d’or et ces derniers donnaient l’impression de lui manger le visage. Même le bleu de ses cheveux était terne, sans éclat, tandis qu’elle les laissait lâches – une négligence qui ne lui arrivait pourtant jamais.

Frissonnant sous les assauts du vent, elle se mussa dans la couverture que Tanank avait pris soin d’ajouter à son paquetage, les yeux fixés sur les flammes sans réellement prêter attention à leur danse folle. Elle réfléchissait. Chez Tanank, elle s’était focalisée sur sa guérison uniquement : jusqu’à ce que la blessure de son dos et celle de son bras se résorbent, elle n’avait pour ainsi dire pas quitté le lit, puis son ami l’avait autorisée à faire quelques pas dans sa chambre, et elle était enfin sortie sa prison confortable avec les premiers frémissements de l’été. Elle avait tout raconté à Tanank ; il n’ignorait pas qu’elle était marchombre, et c’était une expérience qu’il fallait qu’elle rapporte avec des mots. Erwan n’en avait pas eu besoin, et elle s’était rendue compte, en discutant avec le jeune éleveur, combien parler lui faisait du bien.

Pas une seule fois il n’avait été question de Vanora. Mais à présent qu’elle était de nouveau « en marche », Syndrell ne se leurrait pas : elle ne s’imposait pas de destination précise, parce que la seule qui compte, désormais, était l’endroit où se trouvait l’espionne. Al-Jeit, avait dit Erwan. En tout cas, ses environs. Logiquement, ça se tenait, si l’on tenait compte de l’endroit où avait eu lieu l’embuscade. Bien sûr, Vanora avait eu largement le temps de traverser l’Empire depuis, mais elle avait bien fait comprendre à la marchombre que si jamais elle survivait, ce serait dans le but de la retrouver. Elle l’attendait.


- J’arrive… promit la jeune femme à la nuit.

Elle s’endormit à la lueur de son feu, et de nouveau, le cauchemar la submergea. La cage, le cheval… L’aube la trouva en sueur et le souffle court ; il lui fallu un moment pour reprendre ses esprits et se sentir le courage de repartir. Une petite pluie glacée s’était mise à tomber. Elle la suivit toute la matinée, puis les nuages laissèrent enfin place à un soleil timide, et c’est à la lumière de ce dernier que Syndrell découvrit le lac Chen, en début d’après-midi.

Il n’avait pas changé, depuis la dernière fois. Arrêtant Esbroufe, Syndrell laissa vaguer son regard sur les eaux calmes et miroitantes, la gorge serrée ; à son dernier passage, elle montait Luli, une sympathique jument d’Al-Chen, et Nuance portait Ciel. Une balade fabuleuse. La dernière qu’ait connue Nuance. Sentant les larmes lui piquer les yeux, la jeune femme claqua de la langue pour faire avancer sa monture. Elle n’avait pas prévu de faire une halte, mais Esbroufe n’était pas de cet avis et à force de dévier de la piste, il finit par l’emporter ; elle le laissa la guider vers le lac endormi, comprenant qu’il avait besoin de se désaltérer. En vérité, Syndrell avait l’impression de progresser trop lentement. Elle-même vivait au ralenti, depuis son « accident », et si elle était consciente qu’il lui fallait encore du temps pour s’en remettre complètement, elle commençait à se sentir rageuse devant son impuissance.

Esbroufe pointa soudain les oreilles en avant, mais Syndrell s’était déjà raidie sur sa selle. Elle aussi avait aperçu la silhouette qui se découpait dans la lumière qui se reflétait sur l’eau. Une seule personne, remarqua-t-elle en balayant rapidement les environs du regard. Ce qui ne signifiait pas que d’autres pouvaient se dissimuler dans les talus bordant le… Elle secoua la tête et s’efforça de calmer les battements frénétiques de son cœur. Voilà, ça la reprenait ! Depuis qu’elle était tombée dans l’embuscade de Vanora, elle avait l’impression de se sentir continuellement encerclée. Piégée. Et la seule pensée que tel était peut-être le cas la rendait malade. Une telle attitude ne sied guère à une marchombre de son niveau, aussi mit-elle pied à terre, espérant que marcher la ferait cesser de trembler. Devant elle, la silhouette vacilla, se retourna vivement…


- …Azru ?!



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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Mer 01 Juin 2011, 10:42

      - …Azru ?!


    Sa toute première réflexion fut qu'elle connaissait cette voix. Puis Azrune détailla la jeune femme qui lui faisait face et, à son tour, elle la reconnut. Instantanément.

      - Syndrell?!


    Amusant, elle n'avait rien trouvé d'autre à dire. Enfin, au moins, la marchombre n'était pas agressive dans sa posture, et la jeune fille n'aurait jamais eu l'idée de penser que c'était le cas. Cela se confirma lorsqu'elle vit l'état de la jeune femme. Comme elle avait rarement l'occasion de croiser d'anciennes connaissances, Azrune n'était pas spécialiste pour savoir si la personne changeait entre temps, mais là, impossible de le rater : Syndrell semblait toute maigre et, cela semblait aller de paire avec la maigreur ou c'était une illusion donnée par elle, plus faible. Sans aller jusqu'à dire qu'elle paraissait frêle ou sans défense, et Azrune savait que ce n'était sûrement pas le cas de la marchombre, ses mouvements ne dégageaient pas la même harmonie. Le souvenir des lettres qu'elles avaient échangées s'imposa rapidement à elle : ne lui avait-elle pas dit qu'elle avait été blessée? Mais, sur du papier, l'informatio est différente de quant on se retrouve devant ses effets.

    A côté de la marchombre, il y avait un cheval. Malgré son amour de la nature, et l'utilité que ces animaux avaient dans l'Empire, Azrune ne tenait pas les chevaux en très haute estime. Et surtout, elle ne les connaissait pas. De ce qu'elle en savait, ces animaux étaient certes utilisés pour les déplacements, mais ils étaient aussi très peureux, et c'était cela qui faisait tache dans le portrait que la jeune fille avait d'eux. Certes, étant des proies, la peur était parfois pour eux synonyme de survie, mais maintenant, ils étaient domestiqués, il y avait les humains près d'eux, et même si ce genre de caractèristique, autrefois essentielle à leur survie donc essentiel tout court, mettait toujours beaucoup de temps à disparaître, Azrune continuait à penser que c'était une drôle d'idée que de monter des chevaux. Et si ils prenaient peur à un moment crucial? Et si...

    La jeune fille portait pourtant un regard curieux sur l'animal, une curiosité forte puisqu'elle incluait les animaux dans son amour et sa curiosité de la nature, mais elle ne s'attarda pas sur lui et revint rapidement vers Syndrell, se leva sans gêne pour sa tenue, pourtant assez légère. Après tout, elle était devant une femme, une personne qu'elle connaissait, et à la place de Syndrell, elle n'aimerait pas franchement qu'on la voit dans un état de faiblesse.

      - Je constate que tu n'as pas encore complètement récupéré de la péripétie que tu m'as raconté à travers nos lettres.


    Décidemment, elle avait le chic pour dire tout haut ce qu'elle savait déjà, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. En plus d'être bavarde, elle aimait dire les choses, les clarifier, c'était aussi une manière de s'assurer qu'elle ne racontait pas de bêtises. Venait maintenant ce qui venait du coeur.

      - Je suis contente de te revoir!


    Pas de questions sans fin - il y en avait tellement à poser - ni d'autres phrases, qui seraient vraiment inutiles. Si Syndrell voulait parler plus en détail que sur papier de ce qui lui était arrivé, elle le ferait, ce n'était pas la peine de le lui demander. Et peut-être aussi qu'elle n'avait pas envie de s'attarder, qui sait.


      [Désolée, la qualité du RP est pas terrible]
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Jeu 02 Juin 2011, 17:50

- Syndrell ?!

Reflet de sa propre surprise, la question de la jeune fille fut comme un baume sur son cœur endolori. La chaleur de retrouvailles, elle l’avait apprise avec Ciel, et elle y prenait goût ; un sourire passa sur ses lèvres sèches.

Oui, c’était bien Azrune qui se tenait là. Et pourtant, leur rencontre ne datait pas de la veille ! Mais curieusement, le fil de leurs lettres avait maintenu un souvenir déjà très fort, et c’est sans mal qu’elle reconnut la jeune marchombre, d’abord à ses cheveux ; d’un violet vif, ils tranchaient avec la douceur de ses yeux gris et lui donnaient un air candide. Elle avait grandi. Non pas en taille, quoi que l’adolescente ait pris des formes et des rondeurs qui ne devaient pas laisser insensible le regard de certains hommes ; mais il y avait quelque chose, comme une sagesse nouvelle, qui émanait de sa personne.

Le regard qu’elle posa sur Syndrell exprimait à la fois douceur et compassion, et la jeune femme soupira. Tanank ne lui avait pas caché son état, mais elle avait espéré que ces quelques jours de voyage l’aurait un peu remise, au moins physiquement ; or, d’après les paroles pourtant polies d’Azrune, il s’avérait qu’elle avait encore du chemin à faire avant de pouvoir s’estimer « séduisante ». Bah ! L’apparence, était-ce vraiment le plus important ?

Non.
Azrune le lui prouva en exprimant sans ambages à quel point elle était heureuse de la voir, et Syndrell hocha la tête.


- Moi aussi, Azru ! Je ne m’attendais vraiment pas à te croiser si vite, mais je suis contente de voir que le hasard s’amuse toujours autant avec moi…

Elle faillit lâcher les guides d’Esbroufe pour le laisser bouger à son aise, mais elle se souvint juste à temps qu’il n’était pas Nuance ; si elle lui laissait un soupçon de liberté, il allait en profiter pour prendre la poudre d’escampette et elle n’aurait alors aucun espoir de le retrouver. Cette certitude brillait dans les yeux du cheval, aussi se contenta-t-elle de poser une main sur son encolure avant de poursuivre :

- Que fais-tu ici ?

La même question pouvait se poser à son sujet, et Syndrell espéra silencieusement qu’Azrune ne viendrait pas à lui demander la raison de sa présence au lac voisin de l’Académie. Elle n’aimait pas mentir, surtout pas à une amie avec qui elle avait tant partagé ces derniers temps, mais elle n’avait pas encore le courage de mettre des mots sur sa motivation. Le dernier rire de Vanora sourdait vaguement dans son esprit, comme un refrain qui se répète inlassablement, rappel inéluctable de sa véritable destination, et elle ne souhaitait pas devoir évoquer l’espionne pour justifier ses actes.

- Tes cheveux sont magnifiques, tu sais ?

Plus vifs que les yeux de Miss, ils évoquaient le pétillement de ces derniers et encadraient avec grâce le mince visage de la jeune fille. A la voir si peu vêtue, elle comprit qu’Azrune n’avait pas résisté à l’appel des eaux calmes et miroitantes du lac ; laissant son regard glisser derrière la marchombre, Syndrell sentit la tentation grandir en elle. Voilà des jours qu’elle voyageait, elle se sentait fourbue et sale, alors qu’elle s’imposait une rapide toilette chaque matin. L’hésitation brilla dans l’or de ses prunelles. Si elle se baignait, non seulement elle allait découvrir au regard d’Azrune son corps meurtri, mais en plus elle ne reprendrait pas la route avant la fin de la journée ; refaire ses bandages allait prendre un temps considérable.

Ce fut l’expression d’Azrune qui eut raison d’elle. Calme et confiante, la jeune fille ne voyait pas la marchombre comme un pauvre petit animal blessé et sans défense, mais comme une amie ayant subi un dur revers, qui avait seulement besoin qu’on la laisse tranquille sur le sujet. Tant de compréhension toucha Syndrell et la convainquit de se laisser tenter par l’envie d’une baignade.

Guidant Esbroufe jusqu’aux arbres les plus proches, elle noua ses guides au tronc d’un bouleau et lui laissa assez de mou pour qu’il puisse brouter à sa guise, puis elle adressa un clin d’œil à Azrune et commença à se déshabiller. Elle n’avait jamais été très pudique, peut-être à force de côtoyer Miss, mais pour la première fois, elle se sentait presque gênée d’exhiber son corps, même à une femme, même à une amie. Elle avait frôlé la mort de près, et cela avait laissé d’extrêmes stigmates sur son anatomie : sa maigreur faisait ressortir ses côtes et sa colonne vertébrale. La plupart des hématomes qui marquaient sa peau avaient pâlis jusqu’à devenir verdâtres, mais les coups violents qu’elle avait reçu sous les côtes et sur le torse gardaient une teinte foncée et peu engageante. Sa taille et son coude droit étaient ceints d’un bandage. Elle les défit lentement, consciente de l’attention d’Azrune portée sur elle, et dévoila enfin ses blessures.

Celle de son dos avait pris l’apparence d’une zébrure rougeâtre et encore légèrement boursouflée. Quant à celle de son coude, là ou une flèche avait transpercé la chair, les croûtes durcissaient de jour en jour mais leur aspect faisait davantage frémir que sourire et Syndrell se hâta de gagner la rive, pressée de cacher sa misère.


- Si tu es partante pour retourner à l’eau, rejoins-moi, lança-t-elle à Azrune par-dessus son épaule. En ce qui me concerne, j’ai besoin d’un bon bain !

Et, sans plus attendre, elle s’enfonça dans l’eau. Froide et paresseuse, elle l’enveloppa doucement, lui arrachant une légère grimace en entrant en contact avec ses blessures fragiles, mais incroyablement bénéfique, et c’est avec bonheur que la marchombre se laissa glisser toute entière dans le lac.

Tout en se laissant couler, elle songea au hasard, qui avait placé Azrune au bord du lac. Si la jeune fille ne s’était pas trouvée là, jamais Syndrell ne se serait arrêtée pour se baigner. Une heureuse rencontre, doublée de retrouvailles sincères et chaleureuses ; pour la première fois depuis qu’elle avait quitté la ferme de Tanank, Syndrell se sentit bien.
Vraiment bien.




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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Jeu 02 Juin 2011, 19:15

La surprise passé, Azrune eu la confirmation de ce qu'elle savait déjà : Syndrell n'avait aucune intention néfaste. L'idée était morte aussi vite qu'elle était née, plus précisemment quand elle avait reconnu la marchombre, mais les souvenirs son tenaces, et l'adolescente n'était pas prête d'oublier la seule marchombre qui avait fait mine de l'égorger. Une marchombre qui n'avait pas daigné lui laisser son nom, ce qui avait ajouté à l'impossibilité pour la jeune fille de l'oublier.

- Moi aussi, Azru ! Je ne m’attendais vraiment pas à te croiser si vite, mais je suis contente de voir que le hasard s’amuse toujours autant avec moi…

L'expression attira l'attention de l'intéressée. "Te croiser si vite"? Qu'est-ce quelle entendait exactement par là. Elle s'apprêtait à poser la question, puis elle décida de se taire. La réponse était finalement évidente, la formulation était simplement surprenante. En effet, avec leur correspondance, il paraissait logique que leurs chemins se croisent à nouveau, et de toute façon, Azrune avait trop confiance en la jeune femme pour imaginer une autre explication.

Oui, elle lui faisait confiance, comme on fait confiance à une amie. Une amie assez proche. Au vu du peu de temps qu'elles avaient passé ensemble, dans le sens de se retrouver en un même lieu, c'était étonnant, d'autant plus que le dit moment commençait sérieusement à dater du point de vue, jeune, d'Azrune, mais la première impression est toujours très importante, et en ce qui concernait l'adolescente, la première impression qu'elle avait des gens l'avait toujours marquée et avait souvent déterminé bien des choses dans sa façon qu'elle avait ensuite de se comporter envers eux. Ainsi, la marchombre qui avait sucité sa méfiance figurerait peut-être toujours parmi les personnes dont elle se méfiait, et Syndrell, elle, lui paraissait comme ce qui était le plus proche d'un molède pour elle, mais aussi quelqu'un d'amical, avec qui elle s'entendait bien, quelqu'un qui avait été la première a l'engagée sur la voie des marchombres, avant Sulla, avant Miss, avant cette mystérieuse marchombre qui y avait contribué aussi, même si sa façon de procédé était clairement... différente.

Syndrell, toute inconnue qu'elle soit par son passé, récent comme plus ancien, lui était pourtant proche, et chère. Azrune était réellement heureuse de la retrouver. On le sentait dans les paroles qu'elle avait prononcé, et dans son regard, tout simplement. Un regard qui leur avait permi, lors de leur rencontre, de communiqué avec une précision stupéfiante, une communication qui avait sans doute tissé leurs liens d'aujourd'hui.

- Que fais-tu ici ?

Azrune ne put - ne voulu pas - empêcher le sourire qui naquit sur ses lèvres. Elle aurait posé la même question, si elle n'avait pas été plongé dans son auto-questionnement de pourquoi la jeune femme tenait une telle place dans son coeur.

- J'avais envie de voir le lac Chen. Tu m'en as parlé, le jour de notre rencontre, tu te souviens?

Cela lui avait échappé mais, au même moment, l'adolescente se rappela que c'était vrai. Aussi étonnant que cela puisse paraître, elle-même l'avait oublié avant de le dire, et elle se demanda si son hésitation entre Al-Chen et les Dentelles Vives venaient des souvenirs inconscients qu'elle avait de cette rencontre qui, finalement, l'avait marquée plus qu'elle ne le croyait. Sans doute aussi parce que, mine de rien, Syndrell lui avait sauvé la vie, ce jour-là.

- Tes cheveux sont magnifiques, tu sais ?

Azrune ouvrit de grands yeux étonnés. Elle ne s'attendait pas au compliment - elle ne s'attendait à rien en fait - mais il lui faisait quand même plaisir. On lui servait rarement ce compliment, et comme elle était habituée à avoir des cheveux comme cela maintenant et qu'elle se souciait peu du degré de beauté de son apparence, elle n'y faisait pas attention, mais un compliment est toujours agréable à entendre, surtout venant d'une amie.

- Merci.

Son sens de l'observation n'ayant pas disparu depuis son arrivée chez les marchombres, Azrune remarqua l'hésitation de Syndrell, et elle y mit un nom lorsqu'elle compris où elle regardait : elle hésitait à se baigner. La raison était assez facile à deviner, et l'adolescente ne fut pas longue pour la trouver. Avant qu'elle ai pu faire quoi que se soit, la marchombre c'était décidée. Elle s'occupa de sa monture puis se déshabilla avec un certain malaise, évident pour Azrune. Elle la comprenait parfaitement.

Un jour, elle avait rencontré une goule. Par bonheur, ce n'était pas elle que le prédateur visait, si bien qu'elle s'en était sortie vivante, mais le fait qu'elle ai tenté plusieurs fois de s'interposer lui avait valu des blessures et des cicatrices très visibles, et l'expérience lui avait appris, outre qu'on tuait les goules avec du bois et pas de l'acier, qu'elle avait horreur de la pitié. Les fermiers vantaient ou lui reprochaient son courage, étonnant pour l'âge qu'elle avait à l'époque, mais tous lui lançaient des regards empreints de pitié en la voyant obligée au repos alors qu'elle vibrait toute la journée d'une énergie qu'elle passait son temps à essayer de dépenser. Cette pitié l'avait poussée à tenter de paraître plus rétablie qu'elle ne l'était réellement et, surtout, elle la poussa à cacher ses blessures. C'est sans doute depuis ce jour qu'Azrune cache faiblesses et blessures secrètes, autant physiques que morales : elle ne veut pas de pitié. Elle n'en veut pas, elle n'en offrira donc pas.

On ne retrouvait donc aucune pitié dans le regard qu'elle porta sur les blessures que découvrait Syndrell, ni la surprise de voir la jeune femme se déshabiller devant elle - Azrune n'était pas trop pudique elle-même - mais c'était de la curiosité. Son éternelle curiosité qui devinait que si elle n'en parlait pas, c'était que Syndrell n'avait pas envie de parler de ce qui lui était arrivé, alors elle cherchait à comprendre avec ce qu'elle voyait, et ce qu'elle compris, c'est que la marchombre ne c'était pas fait ça toute seule, dans le sens où ce n'était pas une créature ou une chute malencontreuse qui était la cause de son état. Malgré elle, elle laissa ses yeux parler. Elle avait rarement envie de cacher ses émotions ou sa curiosité, mais ce que les yeux dévoilaient, elle ne savait pas le cacher, et ses yeux parlaient à ceux qui savaient les lire. Syndrell le savait.

« Qu'est-ce qui t'es arrivé? »

Elle les tut, ces mots. Syndrell le lui dirait si elle en avait envie. Azrune était curieuse, mais il y avait des questions qu'elle ne poserait pas, et qu'elle ne poserait jamais.

La jeune femme entra enfin dans l'eau et si ses premiers pas furent visiblement peu agréable, elle se détendit par la suite, et Azrune se sentit soudain bête, seule sur la rive. Heureusement, Syndrell mit fin à cette impression.

- Si tu es partante pour retourner à l’eau, rejoins-moi. En ce qui me concerne, j’ai besoin d’un bon bain !

L'adolescente sourit.

- Attention aux éclaboussures alors!

La jeune fille se dévêti rapidement, veilla à choisir un endroit éloigné de Syndrell histoire de ne pas lui tomber dessus, puis elle prit son élan et, avec un cri de la joie enfantine qui continuait d'être la sienne et de la caractériser, elle sauta dans l'eau, envoyant de copieuses gerbes d'eau tout autour d'elle.

Le froid lui fit l'effet d'une grande claque, car sa peau c'était débarassée de son humidité depuis son dernier bain, mais le temps qu'Azrune revienne à la surface, son corps c'était déjà habitué à la température de l'univers liquide. Plutôt que de râler, elle afficha donc un grand sourire et se dirigea vers Syndrell d'une brasse tranquille, nage qu'elle maîtrisait désormais bien. Arrivée à une distance où elle pourrait parler sans avoir besoin d'élever excessivement la voix, elle posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis tout à l'heure :

- Tu t'y connais en chevaux?

Question sans doute surprenante, certes, mais lorsqu'elle était à l'Académie, Azrune n'avait ni osé ni eu envie de parcourir l'endroit à la recherche de quelqu'un qui pourrait la renseigner sur le sujet et quand elle c'était hasardée dans les écuries, elle était tombé sur quelqu'un d'aussi inculte qu'elle en la matière, autant dire que sa soif de curiosité concernant ces animaux était loin d'être étanchée, et Syndrell lui paraissait la personne parfaite pour commencer son apprentissage, surtout qu'elle avait prouvé par son comportement avec l'animal qui l'accompagnait que ces êtres ne lui étaient pas étrangés.
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Ven 03 Juin 2011, 22:25

- Oui. Pourquoi ? Tu as jeté ton dévolu sur un cheval et tu ne sais pas comment t'y prendre ?

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Ven 03 Juin 2011, 22:37

- Pas du tout, je n'ai pas de cheval, n'ai a priori pas non plus les moyens d'en avoir un, mais tout les animaux m'intéressent, et comme je connais très mal les chevaux, je me disais que tu pourrais peut-être satisfaire ma curiosité à leur sujet?
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Sam 04 Juin 2011, 00:33

- Tu veux que je te parle des chevaux ! Mille moucherons, nous y passerions au moins une lune... Que veux-tu savoir à leur sujet ? Tu sais, ce que je connais d'eux se borne à ma propre expérience...

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Sam 04 Juin 2011, 11:27

- Je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. Bon, par exemple, leur comportement : les chevaux m'ont l'air assez peureux, non?
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Sam 04 Juin 2011, 12:39

- Seulement si quelque chose est là pour les effrayer. Une crissane qui s'envole, un pourprier entre les hautes herbes... Il y a des chevaux qui ont peur de tout et d'autre, qui n'ont peur de rien.

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 06 Juin 2011, 16:13

- Ah... Tu me rassures, je croyais que tous les chevaux étaient des peureux en puissance! Et le matériel? Il faut plein de choses pour les monter, non? Une selle, tout ça, c'est pas un peu... Trop? Encombrant? Et puis pour apprendre à tout utiliser, ça doit prendre du temps, tout comme apprendre à monter.


    [Gomen, j'avais pas vu que tu avais répondu ^^"]
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 06 Juin 2011, 18:36

- Il existe des harnachements très complexes, c'est vrai. Mais pour monter, tu n'as besoin que d'une chose : la confiance. Ne monte jamais sur le dos d'un cheval si tu n'as pas confiance, ni en lui ni en toi. Après, tout dépend de la relation que tu entretiens avec un animal, et de ton expérience ; on peut se passer de selle, parfois. J'aime... j'aimais...beaucoup monter Nuance à cru.

Combien de temps pour savoir monter à cheval ? Toute une vie, et même plus. L'on ne cesse jamais d'apprendre, Azrune. Maintenant, si tu veux savoir combien de temps avant d'arrêter de se casser la figure tous les deux pas, il m'a bien fallu un an, lorsque j'étais toute petite...

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 06 Juin 2011, 19:13

- Cool... Je m'en doutais qu'on apprend toujours. Mais monter sans la scelle, ça demande vraiment de l'expérience et une bonne connaissance de l'animal qu'on monte non? Et... Nuance était un cheval que tu aimais beaucoup? Et pardon si je suis indiscrète.
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 06 Juin 2011, 22:50

Syndrell ne répondit pas tout de suite.
Elle savait bien qu’Azrune avait le droit de poser la question, tout comme elle avait le droit de savoir ce qu’il lui était arrivé pour qu’elle se retrouve dans cet état. Pourquoi cacher ce genre de chose, si ce n’est par peur ou par honte ? En l’occurrence, il s’agissait moins de peur que de honte. Elle ne craignait pas de décevoir sa jeune amie en lui démontrant que la voie qu’elle s’était choisie était traversée autant par la mort que par la souffrance. Mais lui parler de chevaux de part son expérience, comme un maître avec son élève, ou même de marchombre à marchombre, et vanter son amour de la monte alors qu’elle n’avait pas su empêcher la mort de sa jument…

Lentement, elle se laissa couler dans les eaux calmes du lac, s’enfonçant dans les profondeurs d’un carcan de silence liquide qui se referma sur elle avec douceur. Le soleil qui frappait la surface créait d’étonnants reflets, traversés par quelques petits poissons sans doute un peu moins farouches que les autres pour oser s’approcher si près d’elle. Près de la rive, il y avait des rochers couverts d’algues alanguies qui dansaient lentement au rythme de courants invisibles. Comme elles, Syndrell se laissait flotter au gré des caprices de l’eau, exactement comme elle aimait le faire avec le vent.

Ses cheveux dessinaient comme une couronne bleue autour de sa tête. Leur couleur trouvait une teinte étrange, plus foncée, plus irréelle encore que d’ordinaire. Mais, sous l’eau, personne ne pouvait lui en faire la remontrance, et les poissons qui la dévisageaient se demandaient plus simplement ce que cette énorme bestiole faisait dans leur monde aquatique. Syndrell s’y sentait bien. Elle aurait soupiré d’aise si seulement elle l’avait pu, mais déjà ses poumons commençaient à manquer d’air ; battant vigoureusement des jambes, elle remonta et creva la surface dans une gerbe d’eau. Azrune se trouvait tout près. Une lueur espiègle au fond des yeux, Syndrell l’éclaboussa un peu, puis franchement, et s’ensuivit une bataille d’eau mémorable qui les laissa complètement épuisées.

Syndrell l’était lorsqu’elle nagea jusqu’à la rive. Haletante, elle se laissa retomber sur l’herbe humide de la berge, sans forces mais un sourire ravi accroché aux lèvres. Elle ne s’était pas autant amusée depuis des semaines et cette partie de jeux, elle le savait, était un pas de plus sur le chemin de la guérison. Fermant les yeux, elle s’abandonna à la chaleur du soleil qui faisait scintiller les milliers de petites gouttelettes s’accrochant à sa peau glabre. Revenue dans son élément, elle soupira longuement et un nouveau sourire vint éclairer son visage ; l’herbe chatouillait son ventre nu. Peut-être s’assoupit-elle quelques minutes ; lorsqu’elle rouvrit les yeux, ce fut pour poser le regard sur Esbroufe en train de brouter tranquillement à l’ombre des arbres, fouaillant de la queue pour éloigner les mouches qui l’agaçaient.

Et la marchombre se souvint de la question d’Azrune. Lentement, elle bascula sur le dos et s’assit avec précaution pour ménager ses blessures. Il fallait refaire les pansements. Bandages et onguents se trouvaient dans une sacoche attachée à la selle du pangaré. Lorsqu’elle s’approcha de lui, il eut encore le bon goût de s’esquiver chaque fois qu’elle tenta de s’emparer de ladite sacoche, et Syndrell revint vers la berge en grommelant contre l’animal et sa mauvaise foi. S’asseyant dans l’herbe, elle entreprit d’enduire son dos, ses bras et sa hanche de l’onguent que Tanank lui avait fourni. Puis elle découpa des bandes de tissus dont elle se servit pour panser son torse et son coude avec une dextérité qui démontrait le nombre de jour s’étant écoulés depuis son arrivée chez le jeune éleveur. Entre deux bandages, elle adressa un clin d’œil complice à Azrune, qui ne perdait pas une miette du spectacle.

Lorsqu’elle eut serré le dernier nœud, elle resta encore un petit moment à contempler en silence les jeux de lumière sur le lac miroitant, oubliant sa récente complexité pour profiter un peu de la douceur du jour sur sa peau.


- Monter à cru, c’est ne faire plus qu’un avec le cheval. Sentir ses muscles travailler sous les tiens, faire corps avec lui pour t’envoler. Ce n’est pas très bon pour sa colonne vertébrale, ni pour la tienne, mais il s’agit d’instants volés, de moments bien trop magiques pour que ce genre de détail puisse avoir une quelconque importance…

Syndrell se tut un moment tandis que ses paroles l’emmenaient dans un passé encore très douloureux. Le regard perdu dans le vague, elle eut la fugace sensation de sentir le poil dru de Nuance sous ses mains posées à plat dans l’herbe chaude. Elle se vit prendre appui sur le dos de la jument et l’enfourcher à la seule force des bras ; elle se vit s’allonger sur son encolure et emmêler ses doigts dans la crinière folle ; elle vit Nuance s’élancer d’un bond et partir au grand galop à travers la plaine, tandis qu’elles laissaient tapi et selle à l’abandon dans le box vide à l’écurie…

- Je n’aimais pas Nuance. Je l’adorais. C’était une jument exceptionnelle… Notre relation l’était vraiment. Exceptionnelle.

Elle avait prononcé ces paroles dans un souffle mais, tandis que son cœur cognait violemment contre sa poitrine, elle eut la saisissante impression de vannes s’ouvrant brutalement pour laisser passer, enfin, un flot d’émotions trop longtemps refoulées. Et c’est tout naturellement qu’elle se mit à parler à son amie.

- Je l’ai trouvée par hasard, alors que je fuyais Al-Jeit à cause d’un litige entre espions. Ensemble, nous avons découvert l’Académie et ensemble, nous avons fait nos premiers pas sur la Voie. Je croyais savoir monter ; Miss m’a prouvé mon ignorance. Je suis allée partout avec Nuance. Il y a d’abord eu Al-Chen, et l’Académie, puis les Dentelles…

Les vannes désormais ouvertes, la cascade s’écoula tranquillement, tout droit jaillie d’une âme écornée, mais solide. D’une voix plus assurée, Syndrell raconta Nuance à Azrune. Elle lui narra leurs aventures mêlées, les voyages qui leur avait fait traverser l’Empire en long, en large et en travers ; elle lui raconta la grande histoire d’amour entre Nuance et les carottes, ce que la jument était capable d’accomplir pour s’en voir récompensée, sa façon de souffler dans ses cheveux pour l’éveiller dès lorsque le soleil embrasait l’horizon à l’aube. Elle lui parla longtemps, et pendant tout ce temps le soleil poursuivit sa course au-dessus de leurs têtes.

Et puis Syndrell se mit à frissonner sous les caresses trop insistantes du vent. Interrompant son récit, elle se leva et remit sa combinaison, puis chaussa ses bottes et tressa ses cheveux désormais secs. Mais lorsqu’elle revint s’asseoir près d’Azrune, les vannes s’étaient refermées et elle ne parvint pas à lui raconter l’épisode de l’embuscade dans la forêt. Les mots étaient tout simplement coincés dans sa gorge par une boule de chagrin à l’aune de son souvenir, et elle se tut. Elle avait ramenés ses jambes contre sa poitrine et posé le menton sur ses genoux dans une attitude très enfantine qui trahissait son jeune âge et sa fatigue.


- A ton tour de me raconter, Azru. Comment se déroulent tes leçons avec Miss ? T’es-tu bien intégrée dans ton groupe ? Qu’as-tu déjà appris, qu’as-tu découvert ? S’il-te-plait, raconte-moi…

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Mar 07 Juin 2011, 17:38

L'apprentie marchombre tiqua en voyant son amie s'enfoncer sous l'eau. Certes, elle devinait que c'était volontaire, il n'empêche qu'elle venait de poser une question probablement gênante sans réfléchir, elle se sentait donc un peu responsable. Mais après tout, on pouvait avancer de nombreuses théories pour expliquer le comportement de Syndrell : elle aimait l'apnée, comme Azrune, et elle avait besoin de s'isoler un peu pour réfléchir, ou alors c'était un petit coup de fatigue, ou... Bref, inutile de s'inquiéter.

Peu à l'aise malgré tout, Azrune surveilla un instant la jeune marchombre puis se mit sur le dos et y resta quelques secondes pour observer l'immensité du ciel, jusqu'à ce que son manque d'expérience en matière de nage la fasse couler. Elle se laissa immerger avec bonheur et remarqua alors que Syndrell était retournée à la surface. Avant qu'elle ai pu s'enquérir de si sa question était recevable, elle se prit une gerbe d'eau dans la figure. Aussitôt, l'adolescente aborda un air faussement outré et lui rendit la pareil de ce qui se transforma bientôt en bataille d'eau mémorable, et qui leur fit du bien à toutes les deux. Finalement, elles sortirent de l'eau, se traîner jusqu'à la berge aurait cependant mieux convenu pour décrire Azrune et son état d'épuisement après la journée qu'elle venait de passer. Avant qu'elle n'ai pu ouvrir la bouche, elle remarqua Syndrell quitter le bord de l'eau pour s'approcher de son cheval, et Azrune ferma la bouche. Certains moments nécessitaient d'être silencieux pour être vraiment précieux. Elle se contenta donc d'apprécier le paysage et son état de bonne fatigue, et surtout le fait d'être en présence de quelqu'un qu'elle appréciait. Puis elle vit une ombre revenir. L'adolescente se mit sur un coude pour pouvoir observer la marchombre refaire ses bandages avec curiosité. En effet, la jeune fille n'était pas coutumière des bandages, elle laissait d'avantage faire la nature, ce qui l'avait rendue assez robuste.

Finalement, les soins de Syndrell se terminèrent. Un peu de temps s'écoula encore dans le silence, pendant lequel Azrune envisagea de parler, puis se ravisa. Que pouvait-elle dire? Insister? Sûrement pas. Alors quoi, demander bêtement si Nuance était mort? Question idiote. Plus qu'idiote, qui n'avait tout simplement pas de raison d'être. Mais c'était la nature d'Azrune : même si quelqu'un avait soudain dégainé un poignard et c'était mit à la viser avec, elle aurait quand même ressenti le besoin de lui demander si il voulait la tuer ou non. On ne se refait pas.

Heureusement, elle comprit assez rapidement que Syndrell avait l'intention de parler. Le silence incitait souvent d'avantage les gens à parler que des questions insistantes, hors, si Azrune était curieuse, elle se mêlait peu ou pas de ce qui ne la regardait pas, ou plutôt de ce que les autres voulaient lui taire.

- Monter à cru, c’est ne faire plus qu’un avec le cheval. Sentir ses muscles travailler sous les tiens, faire corps avec lui pour t’envoler. Ce n’est pas très bon pour sa colonne vertébrale, ni pour la tienne, mais il s’agit d’instants volés, de moments bien trop magiques pour que ce genre de détail puisse avoir une quelconque importance…

L'adolescente en aurait presque sursauté. Devinant que le sujet touchait ce qui avait mit son amie dans cet état, elle en avait oublié sa toute première question. Elle écouta la réponse en silence, souriant en songeant qu'elle n'était pas prête de tenter l'exploit, même si elle préférait l'idée de voyager sans selle, ou alors avec un simple tissu entre elle et l'animal, plutôt qu'avec tout un attirail qui allourdissait probablement le cheval et agaçait son cavalier, même si elle avait l'impression, avec Syndrell, de faire fausse route. Difficile de juger correctement quand on ne connait pas, et si l'idéal serait de ne pas juger du tout, Azrune était trop curieuse pour ne pas tenter de s'imaginer les choses sans les connaître.

- Je n’aimais pas Nuance. Je l’adorais. C’était une jument exceptionnelle… Notre relation l’était vraiment. Exceptionnelle.

Ah, première bêtise : le fameux Nuance était une femelle. Bravo Azrune! Mais pour le reste, elle avait vu juste : Syndrell tenait bel et bien à cet animal, ou plutôt avait tenu à elle.

- Je l’ai trouvée par hasard, alors que je fuyais Al-Jeit à cause d’un litige entre espions. Ensemble, nous avons découvert l’Académie et ensemble, nous avons fait nos premiers pas sur la Voie. Je croyais savoir monter ; Miss m’a prouvé mon ignorance. Je suis allée partout avec Nuance. Il y a d’abord eu Al-Chen, et l’Académie, puis les Dentelles…

La marchombre c'était mise à parler avec naturel de sa relation avec Nuance. Azrune, qui avait recherché cela, écouta avec attention son récit, ses expériences, et elle commença à trouver un intérêt à avoir un tel compagnon. Cela lui rappelait Wana, le seul animal avec lequel elle avait eu un lien particulier. Un chat. Elle était prête à retenter l'expérience sans hésiter, mais aucun félin n'avait encore croisé sa route. Du moins, pas de chaton ou de chat à prendre sous son aile, et encore, à la ferme où elle l'avait connu, c'était presque l'inverse!

Peut-on apprendre en écoutant? Sans doute. En tout cas, ce fut l'impression qu'eu Azrune, jusqu'à ce que la température baissante du soir l'oblige à s'interrompre pour aller se couvrir. L'adolescente grimaça : elle avait l'impression de sortir d'un rêve, elle n'aimait pas quand quelque chose l'interrompait, ici en locurance interrompait son écoute d'un récit, même lorsqu'il s'agissait d'un élément naturel comme le vent. Elle poussa un soupir et attendit le retour de la marchombre. Elle-même, à force de baignades et de rester assise à l'air libre, n'avait plus froid, elle c'était adaptée. Elle en profita malgré tout pour se vêtir du minimum en attendant le retour de la marchombre. Elle eu la surprise, en se retourna, de voir la position de Syndrell. Ce qu'elle redoutait était arrivé : la jeune femme n'était plus ouverte comme tout à l'heure. Azrune hésita : ce que Syndrell venait de lui confier était tout de même très personnel et elle ne lui en avait visiblement pas voulu de poser la question, cela l'autorisait-il à insister? Elle secoua la tête : c'était contre ses principes. Mais... elle voulait savoir...

- A ton tour de me raconter, Azru. Comment se déroulent tes leçons avec Miss ? T’es-tu bien intégrée dans ton groupe ? Qu’as-tu déjà appris, qu’as-tu découvert ? S’il-te-plait, raconte-moi…

Elle n'avait pas l'habitude d'entendre de tels demandes, mais pas un instant, Azrune n'envisagea de se dérober. Sans réfléchir, elle termina de s'habiller et rejoind la marchombre. Elle croisa les jambes, observa un instant son amie puis plongea son regard dans l'immensité du Lac Chen.

- Eh bien... Mes leçons se passent bien, j'avais déjà rencontré les autres filles du groupe avant, alors tout va bien de ce côté là. Quant aux leçons, elles sont... Géniales, surprenantes.

L'adolescente s'agita, un peu gênée d'être aussi floue. Comment décrire l'effet qu'avait eu sa première leçon avec Miss? C'était difficile à décrire, mais elle tenta quand même de le faire. Pour Syndrell, qui c'était ouverte à elle, et parce que l'aurait-elle voulu, elle aurait été incapable de ne pas raconter sa vie à un envoleur en personne si ce dernier se comportait en bon spectateur.

- Ce premier cours, c'était super. Je me suis rendue compte de plein de choses, et... Désolée, je manque de mots pour l'exprimer, c'est encore si nouveau. Elle nous a montré nos limites et nous a montré comment les franchir dès les premières heures. C'est fantastique. On a pas mal voyagé, on a....

A son tour, Azrune s'ouvrit avec la pleine confiance qu'offre la présence d'une personne amie. Ce que vous avez lu tout à l'heure, selon quoi, selon quoi le premier venu pouvait tout savoir d'elle en se montrant sympa, c'était faux. L'adolescente ne se livrait pleinement qu'en présence de quelqu'un en qui elle avait confiance. Hors, ce n'était pas si courant que ça, surtout avant d'arriver à l'Académie.

Et elle raconta, donc. Sa première leçon, ses erreurs, la façon que Miss avait eu de qualifier son lancer "Tu lances ton poignard comme si tu lançais du poisson pourri!", la façon dont elle avait voulu la corriger, le mot "ouverture" qu'elle c'était vu offrir lors de sa première rencontre avec l'Académie et les marchombres, ce mot qu'on lui avait soufflé lors d'une rencontre hasardeuse, ce mot qui était revenu lors de la leçon, et tout ce qui avait suivit.

A son tour, Azrune se tut, observant le soleil qui dispençait ses derniers rayons avant de se décider à se coucher. Elle était arrivée au moment présent et, à moins de remonter plus loin encore dans son passé, elle n'avait plus rien à dire. Elle se tut, attendant une réaction de la part de Syndrell, un avis, une demande, un commentaire, ou même une reprise de son propre récit, car Azrune savait désormais qu'elle n'oserait jamais le lui demander directement. Quoique... Combien de choses avait-elle jugé impossibles avant de découvrir avec Miss qu'il n'en était rien?

Chaque but, chaque rêve est accessible. Il suffit simplement de savoir comment le réaliser.


Dernière édition par Azrune Nazumi le Jeu 09 Juin 2011, 09:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Mer 08 Juin 2011, 22:57

Syndrell s’est de nouveau allongée dans l’herbe. Et tandis qu’Azrune lui raconte ses premiers pas aux côtés de celle qui fut son guide sur la Voie, elle regarde le ciel se parer de mille feux, couleurs du couchant. Le bleu devient orange, jaune, ocre et les nuages virent au rose vif ; à l’est, les premières étoiles s’allument sur un fond déjà plus sombre, promesse de la nuit à venir. Quelques oiseaux volent en V, exemple d’harmonie, de parfaite symbiose…

… son esprit s’égare. Elle écoute toujours son amie, sourit à l’évocation des exercices, toujours plus originaux, que lui a imposé Miss, mais ses pensées sont happées par un tourbillon de souvenirs que l’apprentie marchombre a réveillé par son récit. La mémoire est comme un miroir, comme la surface d’un lac, ce lac qui sommeille à deux pas d’elle ; Syndrell se penche et aperçoit une silhouette qui ne lui est pas inconnue. C’est une jeune fille intrépide et irréfléchie, vagabonde et solitaire, espiègle et curieuse ; ses cheveux sont bleus et l’or liquide de ses yeux flamboie alors qu’une femme au pétillant regard violet lui pose une question.

Basculer de l’autre côté du miroir est une chose aisée. Il suffit de fermer à demi les paupières et de se laisser aller, tout simplement… Syndrell se retrouve dans cette clairière, tout près de l’Académie. Miss lui propose un poignard, elle refuse, préférant se servir de ses propres lames, forgées dans les montagnes qui l’ont vues grandir. Première erreur, première leçon.


Ne te ferme pas à une seule arme, jeune apprentie, mais ouvre-toi aux autres ; tu n’auras pas toujours ton poignard fétiche à portée de main en cas de besoin. La prochaine fois, accepte la lame que je te propose…

Elle l’a acceptée. Une arme petite et légère, simple voire quelconque pour qui ne connaît pas son histoire. Aux yeux de Syndrell, c’est un symbole, celui de son apprentissage sur la Voie, de son périple à la suite de Miss ; le poignard n’a plus quitté sa ceinture. Même sa greffe n’a pas su détrôner l’importance de cette lame dans son cœur, alors que désormais elle n’a plus confiance que dans le don qui habite ses bras. Il ne l’a plus quitté… jusqu’à cette nuit-là.


Syndrell rouvrit brusquement les yeux et tressaillit lorsque sa gorge se serra brusquement. L’espace d’un cruel instant, elle se revit dans le bois, en train de lancer ses poignards à l’aveuglette tandis qu’une pluie de flèches s’abattait sur elle, et sur Nuance… Puis elle se redressa lentement ; le souffle court, et porta instinctivement la main à sa ceinture. Elle savait, pourtant. Le poignard de Miss ne s’y trouvait plus. Les séides de Vanora l’avaient probablement récupéré avec le reste ; en revenant dans la clairière pour enterrer Nuance, elle avait découvert le site parfaitement vierge, le seul témoin de la bataille provenant des tâches de sang dans l’herbe, là où des hommes étaient morts.

Sa main tremblante de la marchombre se referma à l’endroit où quelques mois plus tôt, ses doigts auraient serré le manche du poignard. A nouveau, une bouffée de colère monta en elle, sourde et dangereuse, et un éclat de mauvaise augure traversa son regard. Vanora l’avait dépouillée de tout ce qui lui était cher, mais elle aurait sa vengeance.
Bientôt.

Elle reprit corps avec la réalité en se rendant compte qu’Azrune s’était tue, et probablement depuis un moment déjà, à en juger par son expression vaguement inquiète. Syndrell se mordit la lèvre inférieure, honteuse ; elle s’en voulait d’imposer sa triste présence à son amie. Tanank lui-même avait eu du mal à supporter ses moments d’absence, de plus en plus fréquents depuis l’embuscade, et il avait mis son comportement sur le compte du traumatisme qu’elle avait vécu.

La nuit tombait et les ombres fraîches s’épaississaient. Secouant la tête, elle se peignit un sourire presque joyeux sur le visage et se redressa dans doute un peu trop vite pour son dos, mais la douleur lui fit un bien étrange, lui rappelant qu’elle devait brider son esprit vagabond et se concentrer sur l’instant présent, et uniquement l’instant présent.

Heureuse de se dégourdir un peu les jambes, elle ramassa quelques branches et les assembla avec des touffes d’herbe sèche, puis elle récupéra sa pierre à feu dans la sacoche fixée à la selle d’Esbroufe et alluma une flambée, puis elle sortit de la même sacoche une partie des vivres dont Tanank l’avait dotée, en prévision d’un voyage conséquent. Un pâle sourire flotta sur les lèvres de la jeune femme. Elle avait expliqué au jeune homme qu’elle rentrait « chez elle », soit à l’Académie mais, plus malin qu’il ne le laissait paraître, il n’avait pas été dupe…


- De la viande de siffleur, dit-elle en revenant s’asseoir près du feu. La meilleure de tout l’Empire, tu peux me croire ; salée et séchée par le plus grand éleveur qui soit.

Tanank ne s’était pas contenté de lui donner de la viande. Dans la sacoche, il y avait du pain blanc, mais aussi du fromage de brebis, des racines, des galettes de miel et des pommes. De quoi tenir encore facilement une bonne semaine, au moins, avant de devoir faire étape dans une bourgade pour refaire le plein ! Et c’est avec bon cœur que Syndrell partagea son repas avec Azrune. La nuit avait reprit ses droits sur le jour, elle n’allait probablement pas reprendre la route avant les premières lueurs de l’aube, mais peu lui importait ; elle était bien, et c’est seulement en souriant de banales anecdotes échangées avec Azrune que la jeune femme se rendit compte à quel point elle s’était claquemurée dans sa solitude, au cours des dernières semaines.

Malgré toute sa volonté et tout son amour, Tanank n’avait pas su la faire sortir de son mutisme. Erwan l’avait tirée des griffes de la mort, puis guidé ses premiers pas sur le chemin de la guérison, mais l’urgence de son retour auprès de Miss et de leur fille l’avait empêché de faire davantage ; quant à Azrune, elle était comme un baume aux couleurs de l’arc-en-ciel sur la tristesse qui lui collait à la peau, mais l’arc-en-ciel est éphémère…

Elle avait écrit à Miss, et son mentor n’avait pas tardé à lui répondre, mais la claque imaginaire qu’elle lui avait asséné en guise de remontrance ne l’avait pas aidé à y voir plus clair. Ses cauchemars la poursuivaient sans répit, et tant qu’elle ne se décidait pas à rentrer à l’Académie, elle le savait, la solitude serait son unique véritable amie…


- Miss emmène-t-elle sa fille avec elle lors de vos leçons ?

La question lui était venue subitement, comme un éclair qui illumine un ciel d’orage. Elle ne serait pas étonnée d’apprendre qu’Yllena ne quittait pas sa mère d’un cheveu, ladite mère étant plus entêtée face aux dangers qu’elle ne l’était elle-même ; et elle se demanda à quoi ressemblait la petite, au bout de quelques mois de sa vie. La dernière fois qu’elle l’avait vue, elle venait de couper son cordon ombilical sous la demande muette d’Erwan, et le souvenir qu’elle gardait de la fille du marchombre était celui d’une petite chose toute fripée, incroyablement minuscule et terriblement fragile…



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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Ven 10 Juin 2011, 18:21

    Malgré sa rêvasserie, Azrune n'en demeurait pas moins attentive à ce qui l'entourait. Elle remarqua donc le comportement étrange de Syndrell et sursauta en la voyant se redresser brusquement, se détendit lorsque son amie prit une attitude qui lui paraissait honteuse. Dès que l'adolescente fut sûre d'avoir capté le regard de la marchombre, elle tenta de la rassurer : ce n'était pas grave qu'elle pense à autre chose, qu'elle s'évade, qu'elle se souvienne, c'était normal. Même elle, sans avoir vécu de chose traumatisante depuis pas mal de temps, rêvassait pas mal. Azrune pensait simplement que se confier pouvait l'aider, mais elle ne voulait pas le lui demander. Pas encore. Elle verrait plus tard, pour le moment, elle n'avait pas envie, elle n'était pas prête.

    Le sourire revint sur le visage de Syndrell et elle se leva pour préparer le repas du soir, ayant elle aussi remarqué le soleil qui disparaissait nettement derrière l'horizon. Elle ne savait pas vraiment ce qui la surprenait, que la marchombre se soit activée si "soudainement" ou que, justement, elle s'y mette malgré son état alors qu'Azrune aurait parfaitement pu s'en charger. Aussitôt, la jeune fille tourna la tête en espérant que son amie n'avait rien lu de tout ça sur son visage : c'était évident, on ne guérir pas en restant planté sur un lit, on s'active, on tente de continuer à vivre comme avant. Elle-même avait agit ainsi, n'attendant même pas que son corps suive et se rétablisse, ce qui faisait que, petite, ses blessures étaient très longues à cicatriser.

      - De la viande de siffleur. La meilleure de tout l’Empire, tu peux me croire ; salée et séchée par le plus grand éleveur qui soit.


    Mine de rien, l'adolescente se sentit un peu gênée au départ d'utiliser les provisions de quelqu'un d'autre. Pas qu'elle pensait que Syndrell pouvait ne pas en avoir assez ou quoi, si elle lui proposait, elle savait ce qu'elle faisait, simplement, elle préférait un partage des deux côtés, pas venant d'une seule personne. Sa réplique la tira de ses pensées et elle offrit à son tour un sourire joyeux à son amie.

      - Ah bon? Et quel est le nom de ce grand éleveur, que j'aille faire mes provisions chez lui?


    Et elles continuèrent sur cette lancée, échangeant des anecdotes comme d'autres. C'était assez classique, mais cela plu à Azrune, qui ne tarda pas à se sentir bien près du feu, sous les étoiles, et elle devina rapidement que ce moment resterait dans son esprit comme un moment marquant par son côté agréable et serein. Un nouveau fil dans l'amitié qui la liait à la marchombre, car l'amitié passe principalement par les moments vécus avec cette personne et leur intensité.

    La conversation fini par aller vers d'autres thèmes, ramenée par Syndrell qui posa une question toute simple :

      - Miss emmène-t-elle sa fille avec elle lors de vos leçons ?


    Azrune ouvrit de grands yeux surpris, les ramena à la normal, se gratta la joue sans pouvoir cacher sa surprise. Une fille, Miss, leur Maître marchombre avait une fille? Ah bon? Elle ne l'avait jamais vue, Miss n'en avait, d'après ses souvenirs, pas parlé - ou alors c'était entre deux exercices éreintants et elle l'avait oublié. La réponse, qu'on lisait de toute façon déjà très bien sur son visage, finit cependant par sortir.

      - Non, elle ne l'a pas emmenée, ou alors elle l'a sacrément bien cachée!


    Pour se donner une contenance, Azrune c'était aventurée sur le terrain des plaisanteries, faciles à faire et généralement porteuses de bonne humeur. Elle hésita un instant, tentée de continuer par une question bien à elle : savoir ce qui était arrivé à Syndrell. Ca devenait une obsession dis-donc! L'adolescente se rabrouha elle-même mais pris malgré tout la parole :

      - Je ne savais pas que Miss avait une fille! Tu me racontes?


    Façon plus ou moins claire de dire "tu m'en parles, que sais-tu là-dessus que tu peux me confier? Le père, l'âge de la petite, si tu l'as vue, quelle bouille elle a"... toutes ces questions étaient suggérées par ses trois mots, et sinon, on les lisait facilement dans le regard curieux d'Azrune.

    Chassez le naturel, et il revient au galop!
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Ven 10 Juin 2011, 21:30

- Il se nomme Tanank... et c'est tout ce que je peux te dire à son sujet, ma belle ; si jamais j'en dévoile plus, il me reprochera d'avoir anéanti sa tranquillité !

Oui, Miss est maman. Depuis peu de temps, en vérité. Il faudra que tu lui demandes de te présenter Yllena ; c'est une petite chose adorable. Mais c'est à ton maître qu'il faudra poser toutes ces questions. Moi, j'ai simplement assisté à sa première heure de vie, hors de son antre secrète. En trois mois, elle a dû grandir, changer...

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Dim 12 Juin 2011, 22:16

- Je ne lui ferais pas de pub, si c'est ça le problème, je comprend parfaitement qu'on puisse avoir envie de tranquilité!

Oui, c'est vrai que Miss est la mieux placée pour répondre, mais comme elle n'est pas là et toi oui...
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Dim 12 Juin 2011, 23:41

- Je comprends tout-à-fait ta curiosité ! Quand j'ai compris que Miss était enceinte, ce fut... Wouah ! Un sacré choc. Je crois qu'on ne peut que difficilement imaginer quelqu'un comme Miss pouponner, s'occuper d'un bébé... C'est une mère formidable. Je ne me base pas uniquement sur la naissance de sa fille, mais... ce genre de chose se ressent, je crois.

Que puis-je te dire ? Yllena... Yllena est née au beau milieu des serres de notre Académie. Miss a mené le combat le plus fascinant que j'ai jamais vu. Tu sais, c'est assez paradoxal, mais avoir assisté à ce moment unique, ça fait rêver et en même temps, ça ne donne pas envie du tout de faire un enfant !

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 13 Juin 2011, 17:52

- C'est vrai, je t'imagine assez peu dans ce rôle aussi... Et tu me fais peur, ça ressemble à quoi un accouchement au juste? Si c'est pas... indiscret.
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 13 Juin 2011, 18:37

- Et bien, c'est assez... violent. Mais pourtant, c'est aussi très doux ! Il y a les muscles qui se crispent et la douleur qui déchire, mais l'étreinte d'une main et l'apaisement d'un regard... Je n'ai pas tout compris, je crois. A moins de le vivre, on ne peut qu'imaginer et ce que j'imagine me semble parfois bien loin de la réalité.

As-tu des frères et soeurs, Azrune ?

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 13 Juin 2011, 18:56

- Euh... Je crois en effet que je préfère attendre de voir ça de mes propres yeux avant de me faire une idée.

Houla, c'est une question un peu particulière... A ma connaissance, je n'ai ni frère, ni soeur vu que j'ai été adoptée très jeune, mais j'ai grandis avec des enfants que je considère comme tel, même si je doute de les revoir très souvent... Pourquoi? Et toi, tu en as?
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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 13 Juin 2011, 20:20

- Non. Mais je crois que, comme toi, il y a certaines personnes qui ont su prendre ce rôle auprès de moi...

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MessageSujet: Re: Le hasard aime faire joujou avec les rencontres [Syndrell Ellasian]   Lun 13 Juin 2011, 22:29

- Je suppose que... Hum, non, enfin bref, tu crois ou tu es sûre? Parce qu'il faut quand même être sacrément proche de quelqu'un pour le considérer comme sa soeur ou son frère.
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