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Le Pacte VS L'Ordre
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 Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]

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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Mer 06 Juil 2011, 23:52

Respiration profonde.
Air marin, embruns salés, vagues qui mouillent le sable chaud.
Qu'est-ce que je fais là ?

Je ferme les yeux. Je suis assise sur le sable, et le soleil brule ma peau déjà halée tandis qu'un énorme rocher me protège du vent d'ouest.

J'étais partie en mission, vers la côte. Mes cibles étaient un groupe d'un vingtaine de personnes qui partaient pour déboiser Ombreuse. Je crois qu'ils se sont soudain rappelés pourquoi les hommes craignaient cette forêt.
Je frémis en me souvenant du sang sur mes mains, de la fièvre du combat et des corps qui s’amoncelèrent à mes pieds. Frémis en réalisant que j'aimais cela. Que je ne pouvais presque plus m'en passer.
Comment étais-je passée de la petite paysanne à la cruelle mercenaire ? J'avais l'impression que cela faisait une éternité. Peut être était-ce dans une autre vie ?

Je ramène mes genoux contre moi. Je ne peux m'empêcher de penser à mes frères. On faisait la course avec des voiliers ou avec des planches, on se battaient avec des bâtons de bambous souvent trouvés sur la plage, on s'aimaient, se chamaillaient, jouaient, grandissaient...
Grandissaient trop vite.
Je ne regrette pas mes actes et ne les regretterais jamais, mais le regard dont m'ont transpercé mes frères... acides, tristes, incrédules ; ou plutôt l'inverse : d'abord incrédules, puis tristes, puis acides...
Celsio, Aaron,
vous me manquez tant...

Je pose ma tête sur mes genoux. Il n'y a plus que le soleil dans le ciel, la mer devant moi, le sable sous mes pieds... sable que j'ai l'impression d'avoir teinté de vermeil.
Ma tête est cachée, puis-je me laisser aller à pleurer ? Avant même que je m'en rende compte, les larmes coulent, irrépressibles.

Après ma mission, j'étais partie pour me vider la tête. Mes pas m'avaient guidés vers la plage de mon enfance. Pourquoi ? Parce que c'est là où mes souvenirs furent les plus heureux. C'est là que, tous les étés, nous fêtions la fin des récoltes avec le bon pain chaud qui sortait du four et les courses de voilier.

Les larmes se tarissent, sèchent rapidement sous la chaleur.
Que faire à présent ?
Je n'ai pas de voilier, pas de planche... le large me fait soudain envie, comme tant de fois en quelques mois. Je me lève, cache mes habits et mes armes sous les rochers, ne gardant que le nécessaire à la décence, et cours au bout de la langue de rocher gris. Plonge.

L'eau ruisselle sur mon corps, me plonge dans une extase sans fin. Quelques brasses, et je me retrouve près de l'amas rocheux que nous avions tant de mal à atteindre à marée haute, étant gamins.
C'est d'ailleurs Aaron qui, le premier, monta dessus.

Je plonge la tête sous l'eau, ouvre les yeux.
Je me sens bien, mes pensées défaitistes ont disparues.
Dans mon élément. Je suis dans mon élément.
Mon cœur promis à l'océan de ne plus jamais le quitter, cependant mes poumons n'étaient pas de cet avis et je dû remonter à regret à la surface, distante de quelques mètres, pour respirer l’irremplaçable air.
Une heure, deux heures, trois heures passèrent ainsi, intemporelles et impalpables, sans que j'ai vraiment conscience que le temps passait.
Au bout d'un moment je sors de l'eau. Me hisse sur l'amas rocheux. Lève le poing. Regarde le soleil en face.

Quelques minutes plus tard, je suis sur la plage, remets mes habits, prend mes armes. Au moment de sortir de derrière l'immense rocher, je me raidis : quelqu'un vient.

__________________________________________

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Dernière édition par Papillon Til'Maavon le Sam 09 Juil 2011, 11:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Jeu 07 Juil 2011, 16:03

Cela faisait des jours que l'on marchait à travers le pays, traversant paysages vallonés, plaines verdoyantes et villages fermiers bordant la route qui cheminait vers le lointain sud. Je me serais bien abstenue de parcourir une telle distance rien que pour voir la mer mais ce voyage était cher aux yeux d'Aaron. Et comme un bon ami l'aurait fait, j'avais accepté de l'accompagner.
J'ignorai ce qui le poussait à piquer vers le sud alors que l'été pointait son nez mais il était certain qu'il savait où il allait. Je lui faisais entièrement confiance de toute manière. Et je n'avais aucune raison de m'inquièter sur notre destination.
Je l'aurais suivi les yeux fermés s'il l'avait fallu !

Ah ! Aaron.
Je repensai au jour où nous nous étions rencontrés à l'académie. Jusqu'à lors je n'avais adressé la parole qu'à Azrune et ce jour je ne sais ce qui m'avait pris mais si avide de discuter avec un tout plein de monde que la première rencontre avec Aaron avait eu l'effet d'un flash. Il ne me restait plus d'amis en dehors de l'établissement et il était temps que je me fasse de nouvelles connaissances au sein de l'école. De plus, d'après ce que m'avait dit Azune, les gens qu'elle avait rencontré lui ressemblait bien plus qu'elle ne l'avait cru en arrivant.
J'en avais alors déduis que si elle avait trouver des personnes qui partageaient sa façon de voir la vie et le monde, je ne manquerais pas d'en déceller aussi.

Aaron était devenue l'ami idéal.
Ses yeux, mélange de gris pale et de vert émeraude, toujours à l'affut...
Ses cheveux châtains courts et légèrement bouclés que je prenais un malin plaisir à décoiffer...
Sa peau halé et ses muscles de béton...
Un personnage haut en couleur, compréhensif, loyal, sympatique dont la coque restait à être percé.
J'avais toujours été passionnée par les mystères, cet homme en était un. Et bien que quatre ans nous séparent, cela n'avait empêché une amitié forte de se créer, même s'il jouait plus le rôle frère et de moi la petite ignorante qui découvrait le monde.
Mais en somme... c'était cela.

Nous atteignâmes le bord de mer en fin d'après-midi et je découvris, émerveillée, pourquoi tans de gens aimaient l'océan. Je n'avais jamais eu la chance de le voir auparavant, me contentant avec délices de l'eau capricieuse du Gour. Quand Aaron m'avait parlé de la mer je n'avais su m'enthousiasmer à l'idée de rencontrer pour la première fois cette mer qui emportait avec ses vents et marées les plus aguerris des navigateurs alaviriens. Je ne pensais pas alors qu'elle pouvait être aussi éblouissante qu'elle ne l'était aujourd'hui. J'étais loin d'imaginer qu'elle pouvait faire autant preuve de grace et de puissance que de passion et de folie.
Mais maintenant que j'étais là. Face à elle. Je révisais mon jugement et les préjugés que j'avais eu quelques jours plus tôt. Ne jamais se fier aux récits des autres... toujours émettre une pensée sur sa propre découverte...

La preuve en est. Je l'avais cru ennemi, mais découvrait là un horizon infini tintant au rythme des vagues et ondulant sous le soleil qui déclinait. Le bercement des vaguelettes qui venaient s'échouer sur mes pieds maintenant nus sur le sable tiède de la côte, ressemblait à la danse de la feuille d'automne qui, bercée par le vent s'approche en valsant puis au gré des caprices de la brise commence à s'éloigner.

Je repirai l'air iodé que Aaron avait eu tans de mal à décrire. Je comprenai maintenant pourquoi. Tiens, Aaron, je l'avais oublié, perdue dans l'émerveillement de la découverte, me demandant combien de trésors elle avait à encore cacher.
Je me prenais à penser en observant la mer se glisser sous le soleil orangé du crépuscule que j'avais failli passer à côté d'un tel moment.

Le soleil rougeaoyant qui se posait par delà l'horizon bleuté qui scintillait sous ses feux...
Le sable chaud qui bougeait sous mes pas...
La compagnie d'Aaron, qui fixait l'amas rocher qui nous faisait face...

Je me tournai vers lui, souris et lançai en lui adressant un clin d'oeil :

- Merci vieux.
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Dim 10 Juil 2011, 05:39

Un sourire ambulant.
Depuis une bonne heure mes pensés ne cessent de voler, de virevolter, de s'agiter. Une agitation qui ne transparait pas dans la calme routine de la marche. Je sais bien que tout dans mon attitude ne doit refléter qu'une passivité sans intérêt, c'est ainsi que j'ai pris l'habitude d'être. Un peu comme elle apparemment.
Les longues heures de marches, qui sont depuis longtemps devenue des jours entiers, ont eut raison de la conversation ! Encore heureux ! Ce n'est pas que je ne l'aime pas, mais elle est un changement étonnant en moi. Qu'elle le fasse exprès ou non, et tout porte à croire que ce n'est pas le cas, elle sait faire fondre ce magnifique masque inexpressif que j'ai si longtemps porté. Comment ? Je ne saurais le dire.

Elle. Dewën Arliör. Une fille, a première vue sans particularités.. Ne jamais se fier à un premier regard ! Je le reconnais, elle n'a pas ces formes qui font habituellement baver les hommes, ni ne semble . Mais cette fille est un sourire ambulant ! Peut être pas sur son visage, mais sur le mien oui en tout cas ! Et même si elle semblait légèrement résistante à l'idée de m'accompagner, je n'ai pas eu à me plaindre une fois de son humeur ! Au contraire, sa présence est un baume qui a réussi à remplir, en partie, la peine qui me tourmente depuis deux ans.

J'ai eu un peu peur dans ce voyage.. Peur pour deux raisons. La première, j'avais peur de me tromper, de donner a Dewën ce qui revenait à Papillon. J'avais peur de trahir ma sœur en offrant ces sourires, en riant ou juste en veillant sur ma nouvelle amie.. Peur.. Peur de l'oublier en acceptant de penser à autre chose.. Pire que de la peur, c'était de la honte.. J'ai passé la première nuit éveillé à torturer avec ça. Je dois sans doute à Lenter de m'être sorti de cette frayeur.

Je ne veux pas suivre un fleuve. Fusse-t-il la personne la plus chère à mon cœur.
Fusse-t-il Papillon.

Alors, l'autre raison c'est imposée d'elle même. Est-ce que je n'utilise pas Dewën pour avoir un nouveau fleuve ? En l'emmenant avec moi, n'ais-je pas essayé de la transformer en Papillon ? Je ne saurais pas dire ce que j'ai pensé à ce moment là.. les pensés sont si fugaces. Mais je sais que Dew n'est pas Papillon et qu'elles ne sont pas les mêmes. Pourtant, j'aime sa présence.

Et de toute façon... je n'aurais sans doute pas pu y retourner seul..

Celsio n'était pas venu avec moi la dernière fois.. Mais il pensait sûrement que j'allais revenir, que je rentrerai le revoir. Il a tant fait pour que je passe a autre chose, pour que nous puissions reprendre le cours normal des choses.. Il a même essayé de reproduire les expressions de Papillon ! Je m'en veux de l'avoir laissé..
Mais nos choix nous ont définitivement séparés.

Donc non ! Je n'ai pas à culpabiliser ! Je ne me trompe pas et je ne trompe pas Dewën ou Papillon aujourd'hui ! Je ne fais que ce que je voulais faire. Passer du temps avec une amie et retrouver la plage de mon enfance.. Et même plus, la faire découvrir à Dew. Parce qu'après tout, c'est ce qu'il me reste de plus précieux. Ce paysage merveilleux et les milles souvenirs qu'il garde pour moi.

Enfin, nous atteignons la plage et déjà je me laisse gonflé par cet odeur unique que transporte l'air. Le bruit des vagues s'écrasant sans fin sur la plage étaient prometteur et je n'avais pour seul regret que ce soit la nuit, car dans mon dos deux belles planches de bois sont attachés à un sac qui contient le nécessaire pour reproduire l'invention de Papillon. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas, mais j'ai la ferme intention d'en enseigner l’utilisation à Dew. Je ne peux tout simplement plus imaginer la mer sans cela ! Si ma future élève parut surpris à la vision des planches, elle le garda pour elle, comme à son habitude. Je suis pourtant persuadé que milles suppositions trottent dans sa tête. A-t-elle seulement idée de ce qui l'attend ?

Finalement, nous sommes arrivé au bon moment. Les couchers de soleil sur la plage sont des perles qui ont atteint Dew en plein cœur à en voir son expression. Son émerveillement fait sans doute écho au mien, mais l'habitude me permet de ne pas le montrer.. pas trop. Un sourire, et les étincelles dans les yeux, c'est impossible pour moi d'en faire moins devant cette magnifique étendue.

Elle fini par détacher son regard de l'horizon, m'offrant un sourire et un clin d’œil en plus d'un merci. Quand je vous dis que cette fille est un sourire !

J'ai comme l'impression que cette année, la sortie à la plage sera inoubliable.
Tout comme celles passées avec Papillon..
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Mar 16 Aoû 2011, 00:28

La plage est belle en ce soir qui auréole le ciel de sang et nimbe de bleu profond le sable sous mes pieds. Qu'est-il arrivé pour que le soleil s'enhardisse de cette terre et de ce ciel, qui appartiennent à la nuit ?
D'ailleurs une guerre a déjà commencé, entre eux deux, et c'est dans ces heures que je me sens le plus mercenaire. Parmi le sang du soleil qui lentement s'écoule, jusqu'à se rendre à la lune et mourir.
Mais ce soir, je n'ai pas la tête à regarder ce joyeux spectacle.
Ce soir, c'est un spectacle plus éprouvant que je contemple.

Aaron.
Au bras d'une fille.

Comment est-ce possible ? Mon frère, mon propre frère, ici !
Mais qu'est ce que je raconte, bien sûr qu'il est ici, comme chaque année.
Quoique... pourquoi est-il ainsi accompagné ? Je ne la connais pas, elle n'étais pas au village du temps où je l'habitai. Étrangement, mes mâchoires se crispent et mon cœur se serre.
Que vient-il amener une inconnue ici ? C'est... la plage de notre enfance, notre repère secret, nos années innocentes, il n'a pas le droit de partager cela ! Pas avec cette... fille !

Aaron... cela fait si longtemps, me reconnaitrais-tu si j'avançai dans la lumière du couchant, si tes yeux se posaient sur mon visage qui a tellement changé, si nos regards se croisaient ?

Et pourquoi cette fille ? Je ravale ma rancœur et essaye de rester tranquille, car ce n'est pas le bon moment, je ne peux pas permettre qu'il me voit en cet état... Mais trop tard, j'ai envie de tordre le cou de cet oiseau imprudent qui s'est aventuré dans les filets d'un pêcheur.
Oiseau... cette fille ressemble vraiment à un oiseau. Légèreté, grâce, presque fluidité...
Non. Impossible.
Une marchombre ? Peut être pas très expérimenté mais une apprentie au moins.
Pffff... je suis vraiment parano, je vois des marchombres partout, et de toutes façons, que ferais mon frère avec une marchombre ? Voilà, ce n'est pas une apprentie et moi je...
« Et toi tu n'es pas une apprentie mercenaire ? Ne te fais pas plus idiote que tu ne l'es ! Tu es bien partie, il a pu faire de même ! Et même il a dû le faire ! (je gémis) Comment penser qu'après ton départ ils ont pu retourner à une vie normale ? (je tombe à genoux) Tu le connais bien ! (je me prend la tête entre les mains) Et si la fille à côté de lui a l'air marchombre, c'est qu'ils se sont rencontrés à l'académie ! »
J'ouvre les yeux. Me redresse. Non, ils ne se sont pas aperçue de ma présence. Mais je ne peux plus me cacher. Je ne
veux plus. Il faut que cela cesse.
Que les masques tombent.

Je me lève.
Sors de l'ombre.
Leurs têtes se tournent vers moi, que faire ?
J'ouvre la bouche.
Que les masques tombent.

« Ça fais longtemps, Aaron. »

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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Sam 20 Aoû 2011, 13:51

Il est des couleurs qui demeurent à jamais gravées dans nos mémoires, des moments que nul n'oublierait, des mots de velours tissés dans ces souvenirs rares et profonds qui deviennent ancre de nos vies...

James aurait aimé ce coucher de soleil là. Il en serait peut-être même tombé éperdument amoureux.

"Mais non, mais non, il n'y a que toi et il n'y aura que toi"

Le soleil se met à fondre devant cette nuit qui l'intimide et répand, telle une déesse en chasse ses impalpables draps noirs sur le paysage immobile.

"Immobile ? Genre tout est immobile là ! Va falloir te racheter des verres Dew !"

James... je t'en prie, arrête donc de me déconcentrer.
Me voilà à parler aux morts maintenant ! De taupe, je passe à... à... bref.

Cela fait presque six mois qu'il est parti. Depuis lors je ne suis que navigatrice perdue sur l'océan infernal que l'on nomme communément la vie. Je n'ai plus de port d'attache et je vogue les yeux rivés sur l'esquisse d'une étoile qui pourrait me servir de guide. Etoile bien évidemment invisible.

"C'est possible ça ? Une étoile invisible ?"

Pourquoi ne le serait-ce pas ?

"Diable ! J'en sais fichtrement rien ! Mais... peut-être est-elle visible par ceux qui savent voir. Peut-être qu'il faut se décaler de là où tu es pour l'apercevoir, et qu'ainsi elle te sauverait."

Ca fait beaucoup de peut-être Jamy...

" C'est dingue comment tu as l'humeur changeante ma vieille..."

Mais bon... tu as sûrement raison. Je ne dois pas abandonner. Pas tans que le navire et son équipage n'ont pas encore sombrés dans les profondeurs abyssales de l'océan. Après tout... la vie continue. Je ne suis pas aussi seule que je le prétend. Il y a Aaron.

" Voilà enfin une réflexion raisonnée ! "

Nom d'un tas d'asticots, tu vas arrêté de tout commenter oui ! Ca me gave.

"Faut savoir... tu m'as appelé inlassablement pendant presque six mois et maintenant que je suis là tu me vires..."

La mer froide vient mordre mes orteils nus sur le sable fin. J'ai fini d'admirer le soleil pour clouer mon regard au sol. Je sens l'émotion me serrer la gorge. Mes yeux me piquent. S'il savait combien je suis heureuse qu'il soit là. S'il savait ce que ça me fait t'entendre sa voix, qui depuis l'hiver est restée muette. S'il savait combien je l'aime...

James...

"Quoi ?"

Il y tans de colère dans ce mot. Tans d'exaspération...

Ne repars plus... s'il te plait...

" Ah Non Dew... je t'interdis de pleurer !

Je ne pleure pas !


" Ca fait longtemps, Aaron "
Une voix m'arrache à mes pensées. Une jeune femme. La vingtaine environ. Des cheveux roux et frisés tombent sur ses épaules finement musclées. Elle a des yeux d’un bleu si intense que j’en viens à me demander si cela est réellement possible où si elle sort d’une fabulation de mon esprit.
Je ne réagis que tardivement mais un mot attire mon attention : Aaron.
Elle a bien parlé d’Aaron.
Pire.
Elle a parlé à Aaron.
J’en déduis qu’ils connaissent.

« Qu’est-ce qu’elle vient foutre ici celle là ? »

Jamy… Stop ! Je me concentre.

« Genre tu as besoin de te CONCENTRER… Y’a pas besoin de se concentrer pour reconnaître que cette nana est mercenaire. »

Mercenaire.
Voilà c’est dit.
Mais…

Tu en es sûr ?

« Tu me prends pour un ver où quoi ! Bien sûr qu’elle est mercenaire. Et je sais de quoi je parle, aurais-tu oublié que je… »

Non, non… évidemment que je n’ai pas oublié.

Je ne peux m’empêcher de dévisager Aaron. Après tout c’est à lui que la question est posée. Depuis quand a-t-il des contacts avec des mercenaires ?
Si c’est pas de la trahison ça…

« Dew… tu oublies que j’étais mercenaire ! »

Je n’oublie pas. La seule nuance entre eux et nous c’est que moi je n’étais pas encore apprentie marchombre quand tu as intégré le domaine nigaud.






[ désolée, big bugue internet : en plus je ne peux plus "italiquer" les répliques et mettre en couleur la phrase de Papillon.]
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Lun 22 Aoû 2011, 04:41

J’attends avec patience au côté des sacs, dans un silence que j'ai appris à désirer et regretter à la fois. Mais aucun regret tandis que Dew perd son regard dans l'horizon, ne laissant aucun répit a la délicieuse vision d'un œil de feu qui plonge au cœur d'une immensité bleuté. Je ne peux que sourire en silence et profiter de la vue qui a sans doute inspirée l'Arche, des éclats qui miroitent sur les vagues calmes qui viendront, tôt ou tard, s'échouer sur la plage. J'attends et j'apprécie ce qui est sans doute le plus beau souvenir que Dew se fera de la plage des Til'Maavon. Son premier souvenir d'un lieu que ma famille adorait. D'un coin perdu où la sueur de deux frère et d'une sœur se sont répandus dans d'inlassables défis au cœur des vagues.

Bienvenue Dew. Ma sœur et mon frère t'auraient sans doute accueillie à bras ouverts, s'ils venaient encore. Mais depuis plusieurs années, c'est de moins en moins de pieds qui foulent le sable. L'année dernière, il n'y avait plus que les miens. Il y a si longtemps que Papillon n'a pas...

« Ça fais longtemps, Aaron. »

Je tourne un regard incrédule vers la voix féminine qui m'appelle par mon prénom. Une fille est sur la plage et a profité que l'on observa le soleil couchant pour se rapprocher. Elle est rousse.. Mon cœur rate un battement alors que mes yeux parcourt son visage a toute vitesse, redessinant le nez tant tiré, les lèvres qu'il avait vus si souvent étirés.. les yeux de l'océan.

Papillon ?

Une larme brille dans mon œil. Je n'ose pas y croire, je dois halluciner. Ce n'est pas la première fois que je rêve de la retrouver sur cette plage, qu'elle disparaît comme du sable au vent quand je la saisit.

Un rêve peut-il être si réel ? Un rêve peut-il transformer sa Papillon en cette femme si calme ? Il doit y a voir une erreur. La Papillon que je connaissait me sauterait dessus puis plaquerait au sol avant de me parler. Celle que je connaissait était un véritable feux follet, riant et courant sans s'arrêter ! Celle que je connaissait.
Mais pas celle que je reconnaît.
Parce que ça ne peut être qu'elle.

Je m'éclaire lentement d'un sourire, commençant vraiment à y croire. Elle est là ! Elle a finit par revenir pour nous, pour moi. Elle se montre enfin et ces changements ont transformés ma petite sœur en petite femme. Belle jeune femme. Je ne me tient plus, je m'élance sur elle l'étreindre et la soulever de terre. Pour entendre son rire à nouveau ! Pour m'assurer que ce n'est pas un rêve cette fois. Que le vent ne viendra pas me la voler !

Je me jette sur ma sœur. Ma goutte d'eau libératrice !
Je me jette sur la sources de tant de peines, celle qui a emprisonné mon bonheur si longtemps. Je ne veux plus que la sentir comme avant, comme ma sœur.

Même si elle semble avoir changée.

Dew trouve quand même le moyen de repasser furtivement dans mes pensées. Elle aura le droit au bienvenue de deux Til'Maavon sur notre plage tant aimée.
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Jeu 01 Sep 2011, 14:51

Mon frère.
Une poignée de secondes après mon intervention, les deux apprentis tournent leurs regards vers moi. Je sens mon ventre se nouer. Je suis une mercenaire, je dois les tuer si je le peux, et sinon fuir pour trouver du renfort, alors qu'est ce que je fais là ?
Mon frère.
Il tourne un regard incrédule vers la voix féminine qui l'appelle par son prénom. Je sais qu'il m'a reconnu mais, incrédule, il n'en croit pas ses yeux. Je lève le menton, les yeux embués des larmes dans lesquelles je ne me reconnaît pas.

Je ne suis pas la seule, ses yeux aussi s'embuent. Je sens qu'il n'ose pas y croire, qu'il a peur que je ne soit qu'un rêve, et je réalise à cet instant précis combien, ô combien j'ai pu lui manquer.
Un éclair de doute traverse le visage tant espéré. Oui, j'ai changé. Je ne suis plus la Papillon que tu as connu. Je ne suis plus la douce et joyeuse sœur qui a navigué avec toi. Je ne suis plus...

Le visage de mon frère s'éclaire soudain d'un sourire, et avant que je puisse faire quoi que ce soit, il se jette dans mes bras ! J'eus un étrange pincement au cœur, ne sachant pas si je devais rire ou pleurer, si je devais fuir ou me battre, ou si je devais simplement répondre à l'étreinte de mon frère. Je choisis cette dernière option avec le sentiment d'être à ma vraie place.
Mon frère mesure une bonne tête de plus que moi. Je le serre contre mon cœur, puis je m'écarte un peu et passe une main dans ses cheveux, comme quand nous étions petits. J'ai encore des larmes dans les yeux.

C'est alors que mon regard capte autre chose.
La jeune fille. L'oiseau. Ou la marchombre.
Son regard est fixé sur moi, brûlant, effrayant dans sa clarté et dans son discernement.
Je jurai intérieurement : j'étais repérée.
Est ce que je m'exposai à des représailles si je me confiais à mon frère ? Excellente question, mais je préférais tout avouer à mon frère que me faire devancer par la fille-oiseau.

-Aaron j'ai... j'ai un aveux à te faire. (je déglutis difficilement, la gorge sèche)
Aaron. Je fais partie de la seule guilde foncièrement destructrice de Gwendalavir, je l'ai rejoint de mon plein gré lorsque j'ai échoué dans la voie qui est désormais la tienne. J'appartiens désormais au camp adverse.
Je suis ton ennemie.


Je serrai les dents et attendis, le cœur serré, qu'il réagisse. Ou encore que la fille réagisse.
J'étais prête à tout : attaque verbale, attaque physique, ou, pire, desespoir dans le regard de mon frère.
Prête à tout.

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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Dim 04 Sep 2011, 13:18

La nuit sera belle ce soir. Le crépuscule bat de ses ailes flamboyantes au dessus du monde qui s’endort. J’aurais voulu pouvoir attraper ce coucher de soleil entre mes mains, comme un fragile papillon pour emprisonner à jamais cette vie qui m’abandonne. Bien évidemment –ce qui était à prévoir, je ne peux pas. Et malgré toutes ces effusions de couleurs déclinantes, il fait gris.
Gris dans mon cœur.
Car deux voiles viennent d’obscurcir ma joie.
Elle.

Que fait-elle ici ?
Qui est-elle ?
Comment connaît-elle Aaron ?
Quels liens les unissent –si il y en a ?

Et… Lui.
Comment se fait-il qu’il côtoie une mercenaire, même apprentie soi elle ?
Pourquoi ne m’en a-t-il jamais parlé ?
A-t-il encore des secrets de ce genre qu’il ne compte pas révéler ?
Est-il l’ami qu’il prétend être ?

Des questions.
Pas de réponses.
A quoi bon, après tout : c’est la vie ! Tout n’est qu’un océan de question sans réponses…

L’étau sur mon cœur se resserre.
Qu’est-ce que c’est que ce foutoir !?
Voilà qu’ils tombent dans les bras l’un de l’autre comme des amants séparés de longues dates.
J’avoue ne pas savoir comment réagir.
Puis… un éclat de lucidité traverse mon esprit.
Que faire ?
Facile comme question finalement.

Solution n°1 :
Surtout rester impassible et distante. Se faire oublier pour essayer d’apprendre le plus de choses.

(Hum… non… pas assez d’action.)

Solution n°2 :
Sourire de toutes ses dents à cette pourriture d’apprentie mercenaire et faire genre que sa présence est la bienvenue. En gros : avoir l’air sympathique.

(Pas ça non plus)

Solution n°3 :
Grogner et se jeter sur les deux en même un poignard à la main. Bon… pas besoin de lancer des dés pour savoir que le résultat se résume en un mot (bon… quatre en fait) : échec de la mission. Mais… (il y a toujours un ‘mais’ quelque part) si je compte sur l’effet de surprise j’ai peut-être une chance de les étriper sans une égratignure…

(Le peut-être est de trop)


Voilà qu’elle me regarde la pourriture d’apprentie mercenaire. De ses yeux si profonds que j’ai l’impression de m’y perdre. Je déglutis. (Arf… j’aime pas ça). Je sens brûler au fond de moi un feu insoutenable. Ce genre de feu où les flammes consument le bois des forêts. Un feu destructeur et meurtrier.
Un peu comme elle (elle étant la pourriture d’apprentie mercenaire) et sa crinière de flammes sans chaleur (apparente).
Cette femme est un feu. Et d’un regard elle me brûle.
Elle détourne les yeux et les pose sur Aaron avec douceur.

Essaye encore de le regarder comme ça et je te déboîte le crâne la Pourriture d’Apprentie Mercenaire. (il va falloir que je trouve un surnom plus court…) Je vais l’appelé PAM ça ira plus vite…


Je me rend compte à quel point cette nana me rend folle. C’est à la fois… Epatant. Déstabilisant. Et pas agréable du tout !
Pff… et ce feu qui me titille les entrailles !

Dans ses moments là j’ai des envie de meurtres assez inexplicables. Elle ne perd rien pour attendre la PAM…

-Aaron j'ai... j'ai un aveux à te faire.

Hum ? Intéressant !

-Aaron.

Que cette fille a l’air ennuyeuse…

-Je fais partie de la seule guilde foncièrement destructrice de Gwendalavir, je l'ai rejoint de mon plein gré lorsque j'ai échoué dans la voie qui est désormais la tienne.

Blablabla…
Elle essaye de le prendre par les sentiments en plus…
Pff…
Décidément, on ne va pas s’entendre nous deux ( la PAM et moi hein…)

-J'appartiens au camp adverse au tien.
Je suis ton ennemie.


Non sans blagues !
Mais quelle perspicacité !
Du tonnerre le discours !

« Il n’y a, apparemment pas que la voie marchombre quelle a raté dans sa vie… » je pense.

Ma langue me brûle. Et cette foutue flamme qui me dévore le ventre ! Arf… saleté de…

Tout fin de compte… non… mieux vaut se la fermer… au cas où ‘Ron répondrait quelque chose d’intéressant (et que je m’emporte).

« Dew… calme-toi. Personnellement, je ne la trouve pas si différente que ça tu sais… »

Bien évidemment James ! Tu étais comme elle ! Un apprenti assassin, criminel, arracheur de vie et d’espoir, souffleur de désastre et de peur ! Un feu meurtrier couvant sous la caresse du vent de la plaine en attendant le moment propice pour l’attraper entre ses griffes et lui retirer sa raison d’être…

« Je t’interdis de dire des choses pareilles Dewën Arliör. Je ne suis ni un assassin, ni un de ses criminels dont tu parles. La conversation est finis ! J’en est marre ! Tu m’énerves avec tes principes à la noix ! Je m’en vais. Au revoir. »

C’est ça !
Va t’en !
Je m’en fiche.
Ca ne me fait rien.
Si tu crois que ça va m’attendrir tu te leurres mon cher.
Je sais ce que je veux.
Je sais que tu ne changeras rien.
De toute façon… ton retour n’a fait que déclencher confusions et doutes.
Va t’en !
Je m’en porterai mieux.
Et surtout ne reviens jamais !

Je serre les dents.
Non mais il se croit où celui là ? Pff… tous pareils ces mecs. On ne peut pas leur faire confiance !

Mes pensées passent de Aaron qui se tient à côté de moi et dont on attend une réponse, à James, parti depuis longtemps.
Le braiser au fond de moi me ronge.

Une mercenaire en face.
Un traite à côté.
Je grimace. Je n’aime pas ça du tout…


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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Lun 12 Sep 2011, 06:31

Comment ça a pu tourner comme ça ?

J'ai raté une marche, sauté une étape.. Quelqu'un va me réveiller ! Quel est ce cauchemars qui défile sous mes yeux ? Il prend de belles allures que j'ai toujours aimé et pourtant il brûle m'effraie, me parcourt dans de long frissons. Je voudrais me raccrocher à mon unique sœur, la personne qui m'a toujours compris et soutenu, celle qui a su prendre tant de bonnes décisions. Celle qui pourtant avait vu plus clair que moi.

Mais comment s'accrocher à la personne qui nous a jeté dans le vide ?
Comment croire que c'est elle, alors qu'elle a perdu son sourire si unique ?

Un homme bâti pour résister aux épreuves de la vie s'est écroulé, terriblement vulnérable, dans les bras d'une femme aux allures presque douces, au souvenir merveilleux. Une femme qui le frappe sans un geste.

Comment le destin peut-il ainsi se moquer de nous ? J'ai trouvé les Marchombres en la cherchant et à cause de ça je vais devoir m'opposer à elle ? Traquer à mort ce que j'ai a cherché toute ma vie ?

C'est injuste.
C'est horrible.

Mais je ne peux pas m'accrocher à elle, parce que dans la voie qu'elle a choisit, elle a renié tout ce qui faisait d'elle ma sœur. Elle a abandonné son insouciance et sa gentillesse au profit de la haine, de la vengeance et du chaos. Pas de liens possible. Papillon était une créatrice dans l'âme, ce qu'elle faisait été pour avancer, aider, pas pour détruire. Parce que le but du Chaos c'est ça.

Lenter me l'a clairement dit. Détruire. Le Chaos n'est que l'effondrement et la reconstruction perpétuelle, la fugacité de tout ce en quoi on a mit des espoirs et de l'amour.

Je suis obligé de me reculer, d'abandonner son contact.

Mes yeux décontenancés cherchent en vain la preuve qu'elle n'a pas encore disparue, qu'elle peut revenir à la raison.. Qu'elle n'a pas put décider de détruire. N'était-ce pas la liberté de ses choix qu'elle cherchait en quittant la maison ? Alors pourquoi ? Pourquoi suit-elle des idéaux qui la dépassent ? Des buts qui la contre-dise, elle et son passé.

A-t-elle était aussi stupide que mes parents ? A-t-elle effacer de ses souvenirs tout ce qu'elle était ?
Je n'en sais rien..

Sa voix était pourtant presque teintée de tristesse. Ce peut-il vraiment qu'elle ne soit qu'une tueuse sans autre but que le déclins de tout un empire ? Sans autre intérêt que de faire tomber l'équilibre d'un monde ? N'est-ce pas de la folie qui la possède ?
Un frère pourra-t-il la ramener à la raison ?

Je voudrait regarder Dew, mais je n'ose pas. Quel abrutit je ferai ! Elle voit en moi un homme fort sur qui elle peut compter, le genre d'homme qui imperturbable ne s'effondre pas, lui ! Elle peut sûrement comprendre que je sois heureux de retrouver une sœur, mais pas que je sois pétrifié par le doute devant un Mercenaire.

Mon visage se referme, ainsi que mes yeux. Un instant.
J'ai quitté les bras de ma sœur et rejoins le côté de mon amie.
J'ai le soutiens d'une amie, sous le regard d'un ennemi.

-Il y a une erreur. Si tu es ce que tu prétends être, alors ta compassion est une erreur. Soit tu es celles que j'ai connue, soit tu es cette étrangère dont tu parles. Choisi maintenant ! Que je sache qui présenter à mon amie.

Oui, il y a une erreur.

Un Marchombre ne devrait pas suivre de rivières.
Aussi chère soit-elle à son cœur.

-On n'échoue pas sur la Voie. On l'abandonne, ou on la suit. Réfléchis à ta condition, nous sommes deux et tu es une ennemie potentielle.
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Lun 12 Sep 2011, 23:24

Fuir.
Fuir le plus loin possible et ne plus me retourner, voilà ce que j'ai envie de faire.
Seulement voilà, mon étreinte avec Aaron m'a placée entre eux et le large, coupée de toute retraite.

Un pas.
Aaron fait un pas en arrière.
Je le regarde dans les yeux. J'ai envie de lui crier que ça ne change rien, que je ne veux pas être son ennemie, que je ne le tuerais jamais, ni nos amis, ni nos parents... mais je ne peux pas. Je ne peux pas lui mentir. Bien sûr que ça change tout. Que je ne veuille pas être son ennemie, que ne veuille pas sa mort, tout cela n'est que broutilles par rapport à nos statuts.

Il recule encore.
Mon frère se place à côté de la fille-oiseau, qui affiche un air que je jurerais satisfait. Ils se ressemblent, peut être encore plus qu'Aaron et moi, et je ne peux m'empêcher de penser qu'ils vont bien ensembles.

Je me sens abandonnée. Pour la première fois, un vide pareil à un gouffre sans fond s'ouvre dans mon cœur. Je viens de retomber sur terre. Une mercenaire n'a pas de famille, et elle ne ressent que de la haine, de la pitié ou du dégoût envers les marchombres.

C'est ce que je ressens. Un mélange de haine, de pitié et de dégoût.
Pitié pour Aaron, haine pour cette fille avec lui, dégoût envers eux deux.

-Il y a une erreur. Si tu es ce que tu prétends être, alors ta compassion est une erreur. Soit tu es celles que j'ai connue, soit tu es cette étrangère dont tu parles. Choisi maintenant ! Que je sache qui présenter à mon amie.

Mon visage se ferma.

-Oui il y a une erreur. Je ne me souviens pas de la jeune fille que tu appelle Papillon. Ne me demande pas de choisir entre toi et ma voie parce que tu sais très bien quelle est ma réponse ! Je suis mercenaire !

-On n'échoue pas sur la Voie. On l'abandonne, ou on la suit. Réfléchis à ta condition, nous sommes deux et tu es une ennemie potentielle.

Je lève le menton, digne et fière.

-J'ai déjà tout bien réfléchit. Mais je n'ai pas abandonné ta voie, sur ce point tu te leures, on me l'a retiré. Et la voie du Chaos donne dix fois plus que ce que donne celle de l'Harmonie.

Présente moi ou combat moi, je n'en ai rien à faire ! Tu es mon frère, et je t'aime Aaron, comme j'aime le vent, comme j'aime l'océan.


Mon expression se durcit.

-Je t'aime mon frère, mais saches une chose, s'il me faut te combattre je n'hésiterais pas, et s'il me faut mourir, je vendrais chèrement ma vie.
Comme je t'aurais défendu hier. Et comme je te combattrai aujourd'hui !

Je me tourne vers la fille-oiseau.
-Et toi, ne crois pas que je t'oublie, je ne veux pas te voir, c'est différent. Aaron n'aurait pas dû te montrer cette plage, et si je suis vivante après ce combat je t'arracherais les ailes.

Embrasser la voie qui s'offre à moi et tracer l'avenir avec mes convictions, voilà quel est mon désir. Renverser l'empire, détruire tout ce qui m'a réalisé et rejeter le reste, voilà quel est mon but. Mais serrer mon frère dans mes bras... c'est devenu impossible. Car pour lui je ne renoncerais ni à mes convictions, ni à mon but.

Le visage assombrit par la colère, je serre les poings et écarte mes appuis.

__________________________________________

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Dernière édition par Papillon Til'Maavon le Mar 04 Oct 2011, 14:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Jeu 29 Sep 2011, 15:44

Le silence est muet et la noire nuit est maintenant trouée d'étoiles. Le rideau nocturne se referme sur le monde désormais assoupit et happe les feux lumineux du jour en déclin. Ici et là dans la solitude du soir, brillent dans le ciel milles yeux amis.
L'océan se mouve, guidée par la valse funèbre du vent qui tourbillonne. Un tonnerre invisible gronde en silence. Je le sens dans les yeux de la fille, miroirs de l'expression d'Aaron que je ne peux comprendre. Je le vois vibrer au sein des points clos, des mâchoires serrées.
Les secondes irascibles sont rattrapées par la folie, le temps s'accélère. Les répliques fusent et les tensions resurgissent, propulsées par les paroles de frères ennemis.

Aaron est revenu sur ses pas et manifestement il ne comprend pas. Son premier silence ressemble au cri poussé lors d'une chute vertigineuse. Puis suivent les mots. Tranchants. Échangés par l'un et l'autre dans l'ultime but de comprendre.
L'affront devient bataille de sang froid. De regards et de phrases.

Je n'écoute pas. Je réfléchis. Je la détaille, essaye de percer la carapace qui l'entoure. Échoue. Non, je ne peux pas la comprendre. Nous sommes bien trop différentes. Nous n'appartenons pas au même univers. Nous...

« Frère ».

Hein ? D'où il sort ce mot là ?
Je tend l'oreille.

« Je t'aime mon frère... »

Est-il seulement possible d'être abasourdi à ce point ? La réalité m'assomme. C'est impossible. Ils ne peuvent pas être de la même famille. Ils ne se ressemblent pas.... Ils ne...
Non. Ce n'est pas possible. Je ne veux pas y croire et pourtant leurs yeux bleus me foudroient. Aaron... retourne-toi. J'ai besoin de savoir. J'ai besoin de comprendre...

La fille se tourne vers moi. Plantant son regard de glace dans la fêlure de mon âme. Puis elle aboie des mots dont je n'entends que des brides, encore sonnée par la vérité.

_ Et toi... t'oublie... pas te voir... Aaron n'aurait pas... montrer plage... si.. vivante après... t'arracherais les ailes.

« Si vivante après... »
De quoi elle cause là ?
Après quoi ?

Ses traits se durcissent. Les phalanges blanchies elle se permet un mouvement.
Une alarme se déclenche instantanément dans ma tête. Combien de fois avons-nous dû répéter ça ?
Le pied se décale, souplement elle se met en garde. Une garde qui m'est familière en m'étant parfaitement inconnue. Mélange de souplesse et de colère, de force et de fluidité.

Moment de flottement...

Elle me rappelle un papillon. Ce phalène qui dans la nuit se débattait contre la flamme qui l'attirait. Ce papillon crépusculaire qui luttait sans cesse contre un ennemi invisible et qui, face à la flamme proposait à la mort une valse funèbre.

Les étoiles se dessinent...
La feuille tombe
Comme les secondes lentes et muettes
Du temps qui s'enlise.


Je souris. Finalement cette fille est sympa. Elle m'offre ce dont j'ai toujours rêvé : Faire un pas de plus pour comprendre James.

_ Ce n'est pas Aaron le problème et quant bien même il serait l'instigateur de toute cette histoire, vous n'aurez pas à vous affrontez. Pour ce qui est de ta mise en garde, je n'ai personnellement aucune envie de me salir les mains. Dommage pour toi parce que j'aurais aimé remanier ton reflet.

Nouveau sourire. Un peu plus carnassier cette fois.
Je ne prends pas la peine de me mettre en garde.
Je n'aime pas les combats. Je n'aime pas le sang de l'ennemi mêlé à celui de l'ami. Je n'aime ni la mort ni la haine.
J'aime cette vie et ce bonheur multicolore quand je suis avec lui.

Mais ça... pour rien au monde je ne lui aurais avoué...
Pour rien au monde...

Je me tourne vers Aaron et sans attendre qu'il fasse de même...

_ J'ai besoin d'explications... et pas plus tard que maintenant.




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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Sam 22 Oct 2011, 14:35

Étonnant.
Le chant de la mer a-t-il toujours été si faible ?
J'espérais des bourrasques pour me boucher les oreilles..

Rien n'y fera jamais rien, ses mots ont toujours su m'atteindre et ça ne changera jamais, la voix est la même. Et pourtant, elle ne porte plus que des mots sans sens et absurdes. Elle porte toujours, mais elle a perdu toute crédibilité, tout intérêt. Mon attention se détache d'elle.

On lui a retiré son droit à marcher sur l'Harmonie ? Depuis quand est-ce un droit ? Ce n'est que de la volonté, la même volonté qui l'a poussée a partir il y si longtemps. Quand on réclame le droit de faire ses choix, on n'essaie pas de les imposer aux autres ! Comment peut-elle se montrer illogiques dans ses actes ? Dix fois plus à gagner ? L'Harmonie apprend à se contenter de sois.. à trouver la liberté qu'elle cherchait. Maintenant elle souhaite tout ? J'enrage à l'entendre prononcer de tels idioties.

Et plus encore quand je vois à quel point elle se perd. Et elle ose prétendre qu'elle m'aime, mais elle a affirmé qu'elle n'était pas ma sœur. Pourquoi je persiste à l'écouter ? Je ne vois pas ce qu'il y a à tirer de toutes ses paroles sans saveurs. Je ne veut même plus voir se visage qui trahit tout les souvenirs que j'ai aimé. Alors quoi ? La combattre ! La frapper jusqu'à ce qu'elle retrouve la Voie ? Depuis quand peut-on forcer à prendre la Voie ? Depuis quand pourrais-je frapper Papillon pour la blesser ? Ce n'est pas elle.. Mais il n'empêche que c'était elle. Non, je ne peux ni la combattre, ni décemment la présenter comme ma sœur. Que suis-je censé faire ?

Voilà que mon silence est une erreur, je sais que j'ai choisit de ne plus rien avoir avec elle, mais là je me laisse emporter, je me suis figé trop longtemps.. elle a changé de cible.

Elle a changé, uniquement changé.

Je serre le poing alors que je l'entend menacer Dew. Je ne peux pas laisser faire ça. Je ne peux pas laisser qui que ce soit s'en prendre à mes amis, surtout pas cette gamine égarée. Je sers le poing, la tension inondant mon bras. Le muscle se gonfle et l'esprit se concentre, donner un coup, un qui la réveillera... Où donc ? Machoire ? Ventre ? Choisir vite, et frapper fort ! Lui plonger la tête dans l'eau jusqu'à ce qu'elle reprenne conscience !

Mais non, voilà que c'est Dew qui m'arrête maintenant.. en parlant d'une voix trop calme, trop posée.. Comment puis-je espérer frapper une partie de mon âme si on ne m'encourage pas derrière ? Alors que l'envie de faire sonner cette cloche étreint tout mon être, Dew nous invite au calme.. Non, elle ne veut pas épargner ma sotte de sœur, elle veut avant tout comprendre. Je la laisse au milieu de nos discussions sans aucun repère, elle doit être perdue.


-J'ai besoin d'explications... et pas plus tard que maintenant.

Tout lui expliquer ? Maintenant ? Ouvrir mes souvenirs devant les restes de ma sœur ? Je ne le peux pas. Je ne peux pas laisser une telle ouverture quand elle peut déjà me blesser si facilement, je ne peux pas perdre trop de temps devant elle et je ne peux même pas envisager de l'ignorer. Je suis torturé par son image et trop effrayé pour lui tourner le dos.

Mais que nous est-il arrivé ? Depuis quand le grand frère devrait avoir peur de la sœur qu'il a toujours défendu ?
Depuis quand parle-t-on de faire couler le sang entre frère et sœur ?

Une histoire de fou.


-Ce n'est plus rien d'autre qu'un lointain souvenir... une ombre qui peut attendre plus tard.

Une voix trop fermé, trop lointaine.. Où est la conviction ? Comment puis-je espérer la convaincre avec ça ? Je lui doit bien plus ! Pour la seule personne que j'ai guidé ici, la seule que je puisse appeler ami sans me poser de questions, je n'ai pas le droit d'être si distant.. de lui donner l'impression qu'elle passe en liste d'attente.

Je me tourne vers elle avec un sourire que j'espère suffisamment franc. Je cherche son regard pour m'assurer qu'elle attendra un moment plus propice pour les révélations.


-On aura tout le temps d'en parler, ne t'en fait pas.

Je m'en veux d'avoir pu penser ne serait-ce qu'une fois qu'elle remplaçait Papillon, elles sont bien différentes. Encore plus aujourd'hui que dans mes souvenirs. Infiniment différentes alors que je reporte mon attention sur une douleur qui n'est pas prête de s'éteindre.

-Y a-t-il quoi que ce soit que nous ayons besoin d'ajouter, mercenaire?

Comment pourrais-je à nouveau l'appeler ma sœur ? Comment pourrais-je reconnaître un lien avec cette personne qui a renié bien plus que je ne le pensais ? La fraîcheur qui accompagnait son nom semble s'éteindre. Certes elle a grandi, elle est devenue encore plus belle qu'avant, peut être plus assurée, indéniablement plus souple et attentive.

Mais elle est devenue sombre. Désespérément sombre.
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Sam 22 Oct 2011, 18:31

Le poing de mon frère se serre.
Ai-je jamais eut aussi mal ?

Je lève mes propres poings, mais ferme les yeux, car il y a un monde entre lancer des menaces en l'air et passer à l'action, et au fond de moi je me sais incapable de porter la main sur lui...

"Incapable."
Je hais ce mot.
Juste un peu moins que le mot "Voie".

Car j'en ai plus que marre de toutes ces voies, tous ces chemins distincts.
Tous ces chemins qui m'empêchent de voir mon frère comme je le désirerais... qui m'empêchent de le voir comme un frère. Qui m'empêchent de fermer mes sens sur cette tirade que me lance Aaron... Puis, sans que je lève mes poings plus haut pour tenter de me protéger, je le vois viser mon visage, ou ma hanche, ou mon ventre... je serre les mâchoires.
Et rien ne se passe.

Cela ne l'empêchent pas de me poignarder avec une dernière phrase :

-Y a-t-il quoi que ce soit que nous ayons besoin d'ajouter, mercenaire?

Ai-je jamais eu aussi mal ?
Mes yeux s'ouvrent en grand. Chaque mot qu'il prononce fait s'enfoncer plus loin la dague qui me perfore la poitrine. Mes poings que je tiens toujours devant moi se serrent.
Je ne suis plus sûre que de deux choses : je suis plus forte que mon frère... et je ne peux pas porter la main sur lui.
Même si lui portait la main sur moi.

-Fréro...

Ce n'est qu'un murmure qui franchis la barrière de mes lèvres.

-Faut toujours que tu fasse ton intéressant...

Une unique larme, délicate, brillante, incroyable, roule de mes yeux sur ma joue, et disparaît dans les plis du col de ma tenue de cuir. Une larme qui s'exprime à ma place :

« Tes mots sont des poignards avec lesquels tu ne peux que me blesser.
Je t'en prie, arrête, laisse moi partir ou essaye de retrouver la petite fille qui pleure sur une plage, seule et triste au fond de moi, mais ne me combat pas, ou tu me perdras à jamais, même tu ne me tues pas... »

J'ouvre les yeux.
Ils sont secs, et leur vert est tranchant comme les lames qui sont accrochées à mes côtés. Je ne m'en servirais pas. Jamais, pas contre mon frère. Mais je ne peux que me battre pour rester en vie. Essayer de les convertir est une chose à laquelle je ne peux me résoudre.
Mon frère est bien trop en équilibre.
Sans parler de la fille oiseau.

D'ailleurs, si on y pense, n'essaye-t-il pas de me remplacer par elle ?
Cette idée, qui aurait dû me faire hurler de douleur, ne fais que me rendre encore plus triste. J'ai envie de me défouler. Mais pas sur Aaron. Ni sur la jeune fille. Juste... me défouler. Sur n'importe qui, n'importe quoi... juste en courant, en nageant... mais NE PLUS VOIR CE FRÈRE QUE JE NE PEUX MÊME PAS SERRER DANS MES BRAS ET QUI ME REMPLACE PAR UNE AUTRE !

Les larmes reviennent, et je les refoule rageusement...
...Mais elles restent accrochées à mes yeux, m'exaspérant encore plus. J'ai une question à poser à Aaron, mais elle refuse de franchir mes lèvres, alors je laisse mon cœur la formuler à ma place :
« Qu'est ce que tu vas faire hein ? Me combattre ? Me tuer ?
Me laisser tomber, seule, sur cette plage, avec le souvenir de tes yeux pour dernier châtiment ? »

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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Dim 06 Nov 2011, 13:09

Pourquoi fait-il aussi noir ? Pourquoi la lune amie n'éclaire t-elle pas l'obscur présent ?
Pourquoi...

Pourquoi...

Pleure t-il dans mon coeur comme il pourrait pleuvoir sur la ville ? Pourquoi me suis-je occupée de cette histoire ? Il ne faut jamais s'inisier dans les relations frères et soeurs. Je devrais pourtant le savoir. Le comprendre. Et bien non ! Il faut toujours que j'aille foutre mes pattes là où personne ne m'invite !
Je devrais laisser tomber.
Faire demi-tour.
Partir en courant.
Ne jamais me retourner.

Mais je ne sais pas le faire. Je suis immobile et je ne trouve comme solution qu'à fermer les yeux. La douleur est contagieuse. Elle m'a foudroyé. Je suis allée trop loin. J'aurais dû me la fermer, comme je sais si bien le faire...
Mais comme je sais aussi très bien le faire j'ai foutu la merde alors qu'elle n'avait pas besoin de moi...
Je suis la première des imbéciles.

Ils ne doivent pas se tuer. Se combattre. S'abadonner.
Ils ne peuvent pas le faire. Le même sang coule dans leurs veines. Ils ne...
Je suis la première des imbéciles.

Aurais-je tuer Karl s'il avait fait un choix différent du mien ?Aurais-je renier mes origines pour ça ? L'aurais-je laisser tomber ?
La réponse est pourtant évidente.
Non.
Jamais je n'aurais pu faire ça.

Karl.
Frère si seulement tu savais... Combien le vert de ton regard faiblit de jours en jours sur le chemin que j'emprunte. Si je pouvais ne pas m'éloigner pour qu'ils continuent de veiller... Si seulement je pouvais te revoir. J'aurais de multiples révélations d'importances à te dire.

Je ne t'ai pas écouté quand il l'a fallu. Je ne suis pas allée voir la famille de James comme tu me l'avais conseillé. J'ai joué à l'égoïste. Je n'ai pensé qu'à moi. A ma détresse. Au chagrin qui voilait chacun de mes pas. Aux larmes qui brouillaient ma vue. A mon coeur qui se fissurait...
A ses bras qui... pour la première fois depuis une éternité ne seraient plus là pour rattraper.

Je ne voulais pas allé les voir Karl.
Que leur aurais-je dis ?
Que j'aimais leur fils plus que ma propre vie ?
Ils auraient trouvé ça stupide.

Faut-il aimer pour vivre ? Ou vivre pour aimer ?


Je suis une incapable. Plantée là comme un légume bouilli à les regarder se défier du regard. Je ne sais pas. Je ne peux pas comprendre.

Chacun des mots qu'ils martèlent, déroulent une nouvelle vague de douleur. Si seulement James pouvait être là. Si seulement il pouvait m'expliquer...

Pourquoi il fait aussi noir.

Le Chaos, ce néant que j'ai toujours voulu éviter, sème la confusion dans mes pensées. Je ne sais pas où je vais. Mais ma destination est évidente.
Le Mur.
Ce doute terrible qui...
Et puis merde !

C'est décidé. Je n'ai rien à faire ici. Je me retire. Fais un pas sur le côté en direction de l'océan qui murmure. Je m'accroupis face à lui et dessine dans le sable...

Fée des larmes
Amie des âmes
Paix.


La suite leur appartient. Leur a toujours appartenue.

* * *

_ James... comment fais-tu pour continuer à te battre ?
Il passa une main de brume dans ses cheveux noirs, me regarda.
_ Parce que je me dis que notre insignifiante existance est éphémère et qu'ils n'existent pas un matin sans retour...
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Dim 20 Nov 2011, 20:52

Dur.

Je suis dur. Avec elle, avec moi.. le suis-je aussi avec Dew ? Le suis-je avec tout le monde ou juste pour nous deux ? Mon regard est durcie par la déception est la colère, les mots que je lui jette son comme des pierre qui fendent la gorge.

J'ai mal.

Cette conversation à bien trop durée.. Dew s'impatiente et nous ne bougeons pas, délibérant sur des sujets sans intérêts.. Si seulement elle pouvait porter le premier coup, peut-être serais-je libéré de mes souvenirs et de cet amour que j'eus porté pour elle avant.
Si seulement elle pouvait découvrir son erreur en puisant dans mon regard.. Si seulement je pouvais lui prouver qu'elle est dans l'erreur.. Si seulement je savais, où se trouve l'erreur.
Si elle pouvait percevoir les pierres comme l'appel à l'aide qu'elles cachent..

Non. Elle est devenue aveugle, ne voit plus que sa Voie destructrice et l'abandon d'un frère.

J'y ai pourtant cru. Un instant, aussi fragile qu'une goutte. Un instant d'hésitation où j'ai cru pouvoir peser plus lourd que la corruption du Chaos. Un moment infime où j'ai cru voir son cœur. Le cœur de cette petite fille qui m'appelait pour être réconfortée. J'aurais pu lui ouvrir mes bras pour la serrer contre moi, et la ramener vers son but premier, sa liberté.
J'y ai cru et je continue d'y croire.
De croire en cette minuscule larme. Si fragile, mais pleine de promesse.

-Faut toujours que tu fasse ton intéressant...


J'aimerai sourire, comme autrefois. Ces mots étaient prononcés avec tellement plus de gentillesse et d'humour. Et encore une fois, je suis piégé par le passé. Ais-je raison de croire qu'elle peu revenir sur ses idées ? Qu'elle me suivra, comme moi je l'ai suivi ?

Non. Une larme est trop fragile. Elle s'est déjà décidée à ne plus m'écouter, je lis dans ses yeux que je ne peux plus rien attendre d'elle. Et ses mots ne sont plus que des provocations, comme un appel à boucler la chaîne qui n'en finit plus.

Soit, mettons-y fin.
Je ne sais pas encore comment, mais le premier pas que j'amorce est déterminé. Il faut que je trouve le courage d'agir. Son air de défi me fais penser que frapper sera la seule solution. Les quelques éclats brillants dans ses yeux vert me pousseraient à la prendre dans mes bras. Que dois-je faire ?

Dew me dépasse. Sans nous regarder, elle file vers la plage. Seule..

Le temps n'est pas venu. Le moment est tout sauf opportun pour que je sache quoi faire. Je ne peux pas décider de l'abandonner à jamais maintenant, ni même de la forcer à me suivre. Je suis venu pour la paix de cet endroit, pas pour me battre.

J'arrive à la hauteur de ma sœur, et pose une main sur son épaule. Une main douce, seul compromis entre mon envie de la fuir et celle de la serrer contre moi.
Faute de ne pouvoir l'accepter tel qu'elle est maintenant, je peux au moins rattraper une erreur du passé.

-Où que tu décides d'aller, quoique tu fasses.. si un jour... tu ne crois plus en ta Voie, souvient toi qu'une personne te pardonnera toujours si tu souhaites revenir.

J'aurait voulu lui dire adieu comme à une sœur, et non pas à une personne qui emprunte une Voie fondamentalement mauvaise, mais il faut que je puisse lui dire adieu cette fois, que je lui fasse comprendre qu'elle pourra toujours trouver mon soutient quand elle le souhaitera.


-Je suis venu ici parce que j'y garde mes meilleurs souvenirs et que je voulais lui en offrir pour la remercier d'être la personne la plus proche que j'ai eue depuis deux ans. Je n'ai pas l'intention de tâcher ces moments.. Alors...

Alors quoi ? La faire partir ? L'inviter à rester malgré tout ?


-Je ne veux pas me battre.

Je ne peux pas faire ce choix. Qu'elle décide ou non de me rejoindre, je n'ai plus rien à dire. Je vais rejoindre Dew qui, accroupie dans le sable, regarde le vide, comme plongée dans ses pensées. Devant elle, trois lignes. Trois vers.
Je ne les comprends pas. Quelque soit l'émotion qui l'a poussée à écrire ces mots, elle m'est totalement inconnue. Je prend place à côté d'elle et lui secoue l'épaule en lui adressant un sourire des plus sereins.


-Tu ne te trouves pas un peu prétentieuses en étalant ton talent sur la plage?

Le ton est moqueur et j'espère pouvoir retrouver une atmosphère plus chaleureuse dans cette nuit qui tend à s'assombrir.


[Pardon du retard, et de tout le tralala]
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Dim 20 Nov 2011, 21:54

Ma respiration est devenue douloureuse, saccadée, meurtrie.
Meurtrie dans mon cœur et dans mon âme, meurtrie comme jamais je ne l'ai été. Meurtrie, non pas par ses paroles, mais par ce que mon frère pense et sous-entend.

Que je suis dans l'erreur.

Tous mes sens, tout mon être me hurle qu'il a tord.
Mais moi, moi je ne vois que la pitié, je ne sens que la souffrance que cette simple phrase m'inflige.
Tous les êtres que j'ai rencontré, tous ceux qui sont liés à moi me crient que cette phrase est fausse. Dolce, Elya, Jennessie, Tao... Que dois-je faire ? Que dois-je croire ?
...
Qui dois-je croire ?

Mes yeux sont fixés sur le sable qui se teinte déjà de bleu, je sais vers où va mon cœur, et je sais vers où va ma tête... L'apprentissage est tout ce que j'ai, si je ne le termine pas, ma vie redeviendra celle qu'elle était –et cela je ne le veux à aucun prix. Je dois suivre Dolce et Elya jusqu'au bout. Puis m'envoler. Ce n'est qu'alors que je pourrais le rejoindre. Ce n'est qu'alors que...

Mon frère fait un pas.
Un pas en avant.

Dans son regard, je vois qu'il va frapper. J'ouvre de grands yeux, mais n'arrive pas à esquisser ne serait-ce qu'un geste pour me protéger. Soudain, la fille-oiseau nous dépasse sans nous regarder, les yeux rivés sur le large. Mon attention se reporte aussitôt sur Aaron... mais la tension est rompue, et son poing s'est baissé.

Il arrive à ma hauteur, je déglutie.
Il lève le bras, je me tend.

Puis il pose sa main sur mon épaule.
Son geste a tant de douceur que j'ai envie de serrer Aaron contre moi, d'enfouir mon visage dans son cou, et de pleurer, de m'épancher tant et si bien que je m'endormirais.

-Où que tu décides d'aller, quoique tu fasses.. si un jour... tu ne crois plus en ta Voie, souvient toi qu'une personne te pardonnera toujours si tu souhaites revenir.

Mes yeux verts sont grands ouverts.
Je tressaille mais n'esquisse pas un geste.

Il... il me propose de prendre le temps que je veux ? Non, il ne me le propose pas... il me le promet. Quelques larmes me viennent aux yeux.

-Je suis venu ici parce que j'y garde mes meilleurs souvenirs et que je voulais lui en offrir pour la remercier d'être la personne la plus proche que j'ai eue depuis deux ans. Je n'ai pas l'intention de tâcher ces moments.. Alors...

-Je ne veux pas me battre.

Son geste et ses paroles me font tant de bien que je glisse au sol alors qu'il se retourne.
Le sable est doux, gorgé de toute la chaleur qui l'a caressé depuis le début de la journée. Je ferme les yeux, glisse mes mains dessus, me gorgeant à mon tour de toutes les ondes positives que m'envoie les grains quartzeux.

Puis je me lève.

Que lui dire ? Comment lui faire comprendre que je ne peux pas abandonner mon apprentissage mais que ses paroles ont trouvé un écho tellement puissant en moi que je voudrais le rejoindre immédiatement ?

Il est juste à côté de la fille oiseau.
Je m'assoie à côté de lui et replie mes jambes contre moi, avant d'entourer celles-ci par mes bras. Mon regard plonge dans le bleu de l'océan devant nous.

-Je te le promets, un jour, je reviendrais.
Un jour... Un jour je te suivrais. Tu as ma parole, fréro.


Je ferme les yeux.

Aaron.
J'espère que tu comprendra, je ne sais pas comment te le dire autrement.

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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Jeu 22 Déc 2011, 15:18

Des milliers d'étoiles miroitent en un silence cristalin sur cet océan sombre qui ondule dans la nuit, semblables à celles qui étincellent dans mes yeux.
Je souris.

Un ange passe.
le Bonheur...

J'ignore ce qu'il se passe entre les deux là-bas, mais ils viennent de comprendre une chose qu'ils avaient oublié.

Silence.
Quelque chose que je ne sais pas.
Que je ne veux pas connaître.

Le sable fond sous des pas.
Les siens.
Les leurs.

Un ange passe.
la Paix.

Je me sens intruse sur ses rivages qui ne sont pas miens. Je me sens... étrangère. Laisser ce poème sur cette plage inconnue n'était pas une bonne idée tu as raison, Aaron. Mais je ne me sens pas prétentieuse. A vrai dire...
Je me sens...

Echo.
Si infime que j'ai l'impression de disparaître.

Il serait juste que tu soulignes que le fait de tracer une marque, n'importe soit-elle, pourvu qu'elle soit personnelle, sur un sol étranger et hostile, est une façon de vouloir exister. Aux yeux des autres. Aux yeux du monde.

Exister pour éviter de disparaître..
... Aux yeux des autres... aux yeux du monde.

De la prétention ? vraiment ?

_ Est-ce de la prétention que de vouloir exister ?

Ce n'est qu'un murmure. Je ne sais même plus à qui j'adresse la question.
Je ferme les yeux et inspire. Surtout pour exister aussi peu de temps que nous le laisse faire la vie. Il n'existe pas un matin sans retour. Et comme toujours je dois encore t'avouer, James, que tu es bien plus proche de la réalité que tu n'y paraîs. Le temps est intarrissable, innacessible, impalpable, et pourtant il reigne en maître sur nos vies. Il existe dans notre corps, nos mouvements.. Nous ne pouvons nous en détacher. Il nous est indispensable.
" Pas un matin sans retour ".

Pourquoi perdre ce temps si précieux qui nous emprisonne dans une cage à secondes ? J'ai des tonnes de questions à te poser Aaron. A toi aussi, Inconnue. D'abord à toi d'ailleurs. Pour peu que vous acceptiez que je vous les pose...

Suspension.
Je n'aurais jamais osé faire ça avant. Pourquoi le faire maintenant alors ? Je n'ai aucune logique. J'étais associable, renfermée, solitaire, quasi muette. Et voilà que je me découvre un nouveau visage. Celui de l'ado souriante, curieuse, presque "bavarde"...
Merci Azrune...
Merci Aaron...


_ Etant donné qu'aucune présentation n'a été faite, et qu'elle est créatrice de lien social...
Je m'appelle Dewën. Dew' pour les intimes. J'ai récemment eu 17 ans. Et bien que ce soit un nom difficile à attendre pour certains, je suis Marchombre. Enfin Apprentie, évidement. Il faut bien commencer par un point de départ.
" J'aurais pû demander à ton frère de me présenter mais il n'y a aucun intérêt à cela. Surtout qu'il ne sait pas plus de choses sur moi, que je n'en ignore sur lui. Pour répondre à ta question silencieuse (facilement devinable) nous nous sommes rencontrés à l'Académie. Nous nous considérons comme amis, et il n'en sera jamais autrement. Et si c'est ce que tu crains, je ne prendrai pas, ni même essayerai de prendre ta place dans son coeur.
" J'ai déjà beaucoup dis. A ton tour."


Je prie en silence qu'Aaron ne soit pas vexé que m'a tirade ne lui soit pas adressé. Prie en silence qu'il n'y ait pas que le chuchotement du vent et le bercement des bagues qui me répondent...




[Excusez-moi pour l'extrême retard, et la piètre qualité de cette réponse si vous avez des réclamations je vous prie de contacter ma Connexion-Internet-PLus-Que-Défaillante xD]

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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Lun 05 Mar 2012, 22:30

Suspension.
Le temps ralentit, ralentit, jusqu'à frôler l'arrêt...
Les vagues défilent devant mes yeux, intemporelles, immuables. Un cri de mouette retendit au-dessus de ma tête, passant dans les graves au fur et à mesure que l'oiseau s'éloignait de moi. De nous. Aaron est à mes côtés, assit sur le sable chaud,

Je n'arrive pas à me sortir cela de la tête.
Que mon entraînement vise à faire de moi une machine à tuer. Une machine à tuer des marchombres. Je ne peux plus le nier, je désire le Chaos, j'admire mon maître et j'aime Elya, mais est ce que la Voie que j'ai choisit est réellement la bonne ? Est ce que c'est Aaron qui a raison ? Ou est ce que ce sont Elya et Dolce ? Mes paupières me semblent bien lourdes... peut être qu'aucun n'ont raison, peut être que...

Une voix résonne dans le silence qui vient de s'installer et le brise.
C'est elle, c'est la fille-oiseau.

Sa voix est belle, flutée, et son parfum me parvint d'ici.
Un mélange de menthe poivrée et d'iode. Marchombre et Océan. Ce n'est donc pas incompatible... Elle commence une longue tirade, et mes paupières ne me semblent plus si lourdes tant la voix de la fille me captive. Elle commence par se présenter, et cela me tire un sourire. Marchombre, évidemment. Enfin
apprentie marchombre, comme elle le dit si bien.

Et elle finit par dire une chose essentielle.
Une chose qui ne pu que changer le regard que je portai sur elle, évidemment : qu'elle ne me remplacerait jamais dans le cœur d'Aaron. Un air reconnaissant s'afficha sur mon visage sans que j'en ai l'intention. Il s'efface aussitôt, remplacé par un sourires simple, mais le mal est fait, et elle a forcément vu cet air "reconnaissant" je me mord la langue, un peu énervée contre moi-même.

Un peu de temps passe, et je me demande quoi répondre à l'apprentie marchombre qui attend visiblement une réponse... finalement, j'ouvre la bouche sans savoir quoi dire, et les mots sortent tous seuls :
–Merci, Dewën.
Je m'appelle Papillon, Papillon Til'Maavon, et je suis apprentie envoleuse.
Comme tu as peut être pu le comprendre, je suis la sœur d'Aaron, et cela fait longtemps que nous ne nous étions pas croisés... je suis désolée que tu sois mêlée à cette histoire ; d'ailleurs, je pense que je vais vous laisser, j'ai... des choses à faire.

Comment leur dire que mon prochain cour approchait grandement et que je n'aurai voulu le rater à aucuns prix ? Ce n'était pas une chose à dire à des marchombres, aussi apprentis soient-ils. Je me levai lorsque, prise d'un pressentiment, je me retournai une dernière fois.


–Aaron, ...


Je cherchai mes mots. Quoi dire à un frère qui ne vous voyait même plus comme sa soeur ?

...au revoir, finis-je maladroitement.

Sur-ce, je me mis à courir.
Non que vers j'ai peur que les deux jeunes gens me poursuivent, mais c'était les pensées et réactions qui les accompagnaient que je fuyais. Et puis... Lumière Noire, m'attendait à quelques pas de là. J'accélérai alors, alternant entre le sable chaud et doux dans lequel mes pieds s'enfonçaient, et les rochers qui me permettaient une course plus rapide.

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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Mar 03 Juil 2012, 15:19


_ Est-ce de la prétention que de vouloir exister ?

Je ne comprend pas sa question. Comment le pourrais-je ? Elle existe quand elle me parle, quand elle me frappe.. en écrivant sur la plage, elle n'est rien de plus qu'un fait lointain qui disparaîtra à la prochaine vague.
En fait. Oui. On est prétentieux de vouloir exister, de vouloir s'afficher au regard des autres. Je n'oserais jamais le faire. Mais qu'elle existe à mon regard, elle ou Papillon, ou Lester ou Aïwen. Ça je le demande. J'ai besoin que des gens existe. Aussi prétentieux soient-ils, je leur en serais reconnaissant.

-Non. C'est ton droit.

Finalement, je peux me permettre un peu de joie. Parce que c'est cette gamine prise en défaut qui finit par s'asseoir avec cet air renfermé. Non pas qu'elle soit vexé.. Je peux comprendre qu'elle ait du mal à côtoyer deux marchombres. Je la remercie mentalement de faire un tel effort.
Merci à toi aussi Dew ! C'est ta route qui nous rassemble devant cet océan infini.

Elle parle. Elle pourrait s'en passer. J'ai confiance en elle.. non plus que ça. Je crois que le destin ne pourra pas se jouer de nous plus longtemps. On s'aime, indéniablement ! Normal, ne sommes nous pas frère et sœur ?
Je l'attendrais aussi longtemps qu'il le faudra. Je le lui ai promis après tout.

Mais peut-être aurais-je du répondre. Ça aurait rompu le silence. Mais que dire ? Et à qui ? En délaisser une risque de la vexer. Je ne peux décemment pas me le permettre.. mais impossible d'attirer les deux sur le même sujet. Rien ne me vient.
Heureusement, Dewën se lance dans l'impossible projet, avec beaucoup plus de brio que je ne lui en aurait cru possible. Peut-être fait-elle des efforts pour ma sœur ? Je ne peu que lui en montrer beaucoup de reconnaissance. Du moins, jusqu'à ce qu'elle parle de notre relation. Qu'elle évoque seulement le fait que nous puissions (pas ne l’occurrence) me fait monter le rouge aux joues. Je loue la nuit de s'obscurcir si vite.
Cette idée ne m'avait jusqu'alors pas traversé, mais Dew' est une jolie jeune femme.. A quoi bon penser à ça ? L'important pour le moment, c'est qu'elle a raison sur un point : Papillon aurait pu mal voir ma relation avec elle.. j'aurais peut-être du m'en inquiéter plus tôt, non ? Je suis parfois si lent à la détente.. voir si aveugle. Pourquoi le monde n'est-il pas qu'action, sans questions ni devinettes ?

Je préfère me laisser reposer tandis qu'elles discutent enfin. Je ne suis pas fait pour servir d'intermédiaire, je préfère de loin qu'on ne me sollicite que rarement. Écouter paisiblement, sans plus vraiment prêter attention aux mots. Je suis un peu assailli par les souvenirs. Lointains souvenir de cette gamine rousse. Et puis, j'ai là les deux personnes les plus chères à mon cœur, autour de moi pour me tenir compagnie. Que demander de plus ?


–Aaron, ...


Je tourne mon regard curieux vers cet appel. La voix de ma sœur me sort de ma torpeur.. elle est debout maintenant. Pourquoi ?

...au revoir,

Et elle s'enfuit.. Si loin, si vite. Sans que je ne puisse me décider à l'arrêter.
Il ne reste que moi et Dew'.
Comme au début de cette journée.

Et l'océan qui gronde, qui appelle. Certes, pas ce soir, mais nous auront tout notre temps pour nous baigner par la suite.
Avec le souvenir roux d'un feu follet.
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MessageSujet: Re: Souvenirs souvenirs...[Aavon et Dewen]   Mer 04 Juil 2012, 10:23

Papillon...
C'est ainsi qu'elle se nomme, cette femme à la crinière rousse, rongé par l'honneur, la soif de pouvoir et de gloire des Enfants du Chaos.
Papillon...
Crépusculaire aux ailes de cendres ? Ou papillon multicolore, reflets du bonheur ?
Je l'ignore.
Je ne m'y connais pas assez pour savoir à quelle espèce elle appartient. Elle est mercenaire. Il n'y a que ça qui compte. Elle est mercenaire et est une ennemie. Qu'elle soit papillon ou félin, papillon ou volatile. Elle appartient au camp du Chaos et la méfiance est alors de mise. Surtout que la grâce des papillons est envoutante...

Papillon se lève, souffle un au revoir à Aaron, puis comme un rêve sombre qui s'achève lorsque la course du sommeil prend fin, elle disparait. Elle s'évapore... Elle se volatilise dans un battement de cheveux de flammes. La nuit tombée et sa lune mendiante n'offre d'une silhouette grise filant dans le noir.
Ainsi une page se tourne et nous sommes de nouveau seuls avec 'Ron. Sur la plage, de nuit, sur le sable frais, et les embruns qui nous chatouillent les narines. Aaron n'a esquissé aucun geste quand sa soeur est partie. Je ne comprend pas.
Pourquoi n'essaye t-il pas de la rattraper ?
Ils pourraient passés la nuit à se retrouver. Ils n'en font rien.
Non. Je ne comprend pas.
Mais peut-être ont-il peur...
Peur de se reconnaître.
Peur de s'avouer qu'ils ne sont pas comme l'autre voudrait qu'il soit.

Maintenant que la tension retombe je prend conscience des signaux de fatigue de mon corps. Je me sens vidée de mes forces, mes paupières sont lourdes. Je n'ai plus qu'une idée en tête : dormir.
J'aurais aimé discuter avec Aaron mais peut-être faut-il mieux laisser passer la nuit. Histoire d'apaiser les tensions. De plus je ne sais sur quoi l'interroger tellement les questions se bousculent dans ma tête. Le sommeil fera son tri.

_ Je suis fatiguée 'Ron... Il faut que je dorme. Je pense que demain... J'irai faire un tour de part chez moi. Revoir ma famille. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas de nouvelles d'elle et cela me manque.

Je me penche, fait claquer un bisou sur sa joue.

_ Bonne nuit !

Mes yeux se ferment déjà tout seuls comme pressés d'être rouverts sous un soleil frais, inondant un voyage de retrouvailles. Je m'allonge sur le sable qui se modèle. La nuit tombe sur moi et les songes m'envahissent.





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