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 Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]   Ven 27 Jan 2012, 00:57

- J'en ai plusieurs, oui, et bien qu'elles ne tiennent pas la route, je vais te les donner quand même. Je te demande de m'écouter sans m'interrompre ; après ça, si l'envie te brûle toujours de m'en coller une, je n'esquiverai pas, cette fois. Promis juré.
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MessageSujet: Re: Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]   Ven 27 Jan 2012, 01:29

- Tu as une minutes, et pas une seconde de plus.
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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]   Ven 27 Jan 2012, 20:58

- Très bien. J'étais réveillé avant toi, ce matin. En fait, après cette dernière fois où nous avons fait l'amour, tous les deux, tu t'es endormie et à ce moment-là, j'aurai dû m'en aller. C'est ce que je fais toujours, c'est comme ça que ça a toujours fonctionné, sauf... Ce matin, je t'ai regardé en train de dormir et j'ai fini par m'endormir à mon tour. Ensuite, et bien... j'ai dérapé.

Bon sang !! C'est moins compliqué dans ma tête... Ce que je veux te dire, Anee, c'est que je ne suis pas un sentimental ! Un ours, voilà ce que je suis. Une brute qui est incapable de réagir lorsqu'elle te regarde dans les yeux...

...Je n'aurai pas dû partir comme ça.

__________________________________________

"Elle aura ma peau un jour, cette saloperie de destinée. Abruti de hasard même pas fichu de faire les choses correctement. Un jour... mais pas maintenant."



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MessageSujet: Re: Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]   Ven 27 Jan 2012, 22:36

- Au moins on est d'accord...


( Toujours aussi glaciale)


- C'est bon, tu as fini ?


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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]   Sam 28 Jan 2012, 20:45

- Non.

Gil glissa la main derrière la nuque d’Anee, l’attirant contre lui avec brusquerie pour l’embrasser. Ses lèvres dévorèrent celles de la jeune femme avec la violence de la colère et de la passion, autoritaires, possessives.
Sauvages.

Le temps suspendit son cours.

~ ~ ~ ~ ~

Une marche.
Encore une autre.
Enfer… cet escalier qui n’en finit pas ! S’il n’y avait cette rampe providentielle, quoi qu’un peu branlante, il se serait effondré depuis longtemps. Et la chute l’aurait probablement achevé. Dans un soupir tremblant, le jeune garçon oblige ses muscles raides à fonctionner encore un peu, le temps d’atteindre l’étage des chambres, de trouver son lit et de s’y laisser tomber. Ses membres douloureux protestent. Son corps entier est souffrance ; il peut sentir avec une précision effrayante la moindre blessure, depuis la plus petite coupure jusqu’à la belle estafilade qui traverse son épaule jusqu’à son sternum. Ses vêtements sont bons à jeter. Il est couvert de sang. Au moment de rentrer dans l’auberge, une femme qui le croisait en sens inverse n’a pu retenir un hoquet d’horreur en le découvrant dans cet état. Pas de panique, je rentre juste du boulot…

Il sourit. Enfin, il grimace, et aussitôt il regrette ce geste qui craquèle ses lèvres sèches, étire ses joues et augmente sa migraine d’un degré supplémentaire. Plus que six marches. Etonnant comme une épreuve aussi ridicule que l’ascension d’un escalier peut soudain devenir insupportable, voire insurmontable… ça oblige à considérer chaque pas avec une attention toute différente, à les vivre dans leur totalité, depuis les contractions des muscles qui actionnent le mouvement de la jambe jusqu’à l’appui du pied sur la marche suivante. Et on se hisse un peu plus haut. Et on lutte pour ne pas répandre sa bile sur le tapis qui morfle déjà avec son sang. Et on maudit l’homme qui a décidé qu’un tête-à-tête avec un guerrier Thül, c’est forcément instructif. Instructif… Destructif, oui !

Il arrive enfin sur le palier. Fini, l’escalier, mais il reste encore à traverser le couloir. Et il n’y a plus de rampe sur laquelle s’appuyer, cette fois. Serrant les dents, le garçon avance en titubant comme un ivrogne. Sûr que de l’alcool lui ferait du bien, au point où il en est – autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Mais pour en avoir, il faudrait en demander au tenancier. En bas. Il ne veut même pas y penser. Tout ce qu’il peut faire, c’est se traîner jusqu’à sa chambre en espérant que la femme du gérant ne soit pas sur ces traces (de sang). Il ne pourrait même pas esquiver une baffe de sa part. Il ne pourrait… le couloir tangue Le monde vacille. Il se cramponne à la poignée de la porte, sent le battant s’ouvrir, trébuche à moitié sur le seuil de la chambre plongée dans la pénombre. Quelqu’un gémit.
Ce n’est pas lui.

- Gil ?

La lumière jaillit, l’aveugle. Une forme se redresse dans le lit. Seren Til’Silveryn dissimule sa surprise sous un masque apparent d’indifférence profonde. Pas assez rapide… Malgré son état, en dépit des petits points noirs qui fourmillent devant ses yeux, le garçon a remarqué la faiblesse, dans son regard… Les draps remuent à nouveau et une autre silhouette se redresse. Le regard vitreux de Gil soutient un instant celui de l’inconnu. Un homme. Puis ses dernières forces le trahissent et il tombe dans les bras de Seren, qui est passé de son lit à la porte en moins d’une seconde.

*


- Pourquoi ?
- Précise ta question si tu veux une réponse.
- Tu ne m’as jamais parlé de… lui.
- L’occasion ne s’est jamais présentée.
- C’est ça…gnnh !


L’alcool passe moins facilement sur le sang que sur la langue. Au contact du linge qui en est imbibé, Gil se tend et serre les poings. Penché sur sa blessure, Seren lève un instant les yeux vers lui.

- Tu ne m’as jamais posé de questions sur ma vie amoureuse.
- A quoi bon ? Tu n’y aurais jamais répondu…
- Je réponds toujours à tes questions !
- Tu es incapable de tenir une conversation sérieuse. La preuve : tu fais tout pour changer de sujet depuis tout à l’heure.
- Vraiment ? Ce n’est pas mon genre, pourtant…


Gil foudroie son maître du regard et ce dernier réplique aussitôt en pressant le linge contre sa jambe, lui arrachant un grognement de douleur. Il est allongé par terre, devant la cheminée de la chambre ; seulement vêtu d’un pantalon, Seren soigne une à une les blessures de son élève avec une patience presque aussi redoutable que son regard, mais c’est la première fois que Gil le voit aussi attentionné. On dirait que l’Envoleur cherche à se pardonner… et il y a de quoi. La fureur du garçon n’a d’égal que sa souffrance, et celle-ci n’est pas prêt de le laisser en paix ; la porte s’ouvre, puis se referme doucement et le… compagnon… de Seren s’approche à pas de loup, un tison et des linges propres entre les mains. Aussi peu vêtu que son maître, il est aussi beau mais plus jeune. Et tout aussi coupable.

- Merci, Alvan. Tu veux bien le tenir ?

Avant que Gil n’ait le temps de protester, deux bras puissent l’encerclent fermement. Une précaution presque inutile, dans son état, mais lorsque le garçon voit Seren plonger le tison dans le feu, il trouve encore la force de se débattre.

- Courage, souffle Alvan à son oreille. Ça va aller.

Tu parles. Ça a été tellement bien qu’il s’est évanoui dans les bras de l’amant de son maître. Pour se réveiller dans leur lit, quelques minutes/heures plus tard. Seren est là, bien sûr. Il ne quitte pas son élève d’un poil, mais comme il n’est pas du genre à s’étouffer de remords, il bouquine tranquillement en attendant que les questions lui tombent dessus. Elles s’abattent sur lui comme un couperet. Bien fait.

- Tu le fréquentes depuis combien de temps ?
- Deux merveilleuses années.


Et vlan ! Retour à l’envoyeur. Gil ne renonce pas pour autant.

- Je croyais que l’amour n’avait rien à faire dans la vie d’un Envoleur.
- D’où tiens-tu cette idée ?
- De toi, espèce d’enfoiré ! J’ai quitté Pona pour les sarcasmes d’un emmerdeur qui ne valait pas mieux que moi !
- Ah, Pona… C’était une petite beauté mais elle n’avait que ça. Tu n’as rien perdu, crois-moi.


Seren replonge le nez dans son livre. Les larmes aux yeux, Gil envoie l’objet valser à travers la pièce. Le regard de l’Envoleur suit le parcours du bouquin avant de glisser vers son élève. Impénétrable.

- J’aurai dû me montrer plus prudent, dit-il doucement. J’aurai du savoir que tu serais jaloux.
- Je ne…
- L’amour n’est absolument pas compatible avec la haine. L’Envoleur ne développe pas sa haine pour s’en faire une amie, Gil. Pour lui comme pour chaque être humain sur cette terre, la haine est un poison dont il faut se méfier. C’est pour cette raison que je t’apprends à l’utiliser. Sans elle, tu ne peux pas me suivre. Mais l’amour est une force que nul ne doit sous-estimer.
- C’est une faiblesse.
- C’est vrai. L’amour tient sa complexité de cet alliage si parfait entre force et faiblesse. Il est facile de le confondre avec la haine, parce que c’est un poison tout aussi redoutable. Mais, quitte à choisir, je préfère encore ce poison-là… Alvan est l’homme de ma vie. Sache qu’à mes yeux, son existence vaut bien plus que la tienne. Si tu ne l’acceptes pas, tu peux rentrer chez toi.


Gil ferme les yeux. Longtemps.
Lorsqu’il les rouvre, le feu est mort dans l’âtre et le jour pointe à travers les stores de la chambre. Seren n’a pas bougé d’un millimètre. Le livre non plus.

- Apprends-moi. Apprends-moi à aimer comme tu m’apprends à haïr.
- Excellente idée ! Mais d’abord, tu dois apprendre à partager. Et à affronter ta plus grande peur, Cabochard. Aimer, c’est faire des choix. Des choix qui bouleversent non pas une vie, mais deux. La tienne, et celle de la personne que tu aimes. Des choix qui font parfois très mal, plus mal encore qu’une plaie que l’on cautérise.
- C’est pas si terrible, alors…


Gil sourit à demi.
Seren sourit avec ses yeux.

- Tu n’imagines pas à quel point ça l’est.

~ ~ ~ ~ ~


Gil recula légèrement pour s’emparer à nouveau des lèvres d’Anee, mais avec une douceur et une tendresse confondantes, cette fois. Mais ce baiser-là ne dura qu’une poussière de secondes. C’était un point final à sa colère, à leur querelle, et un point de suspension à leur histoire ; un choix des plus douloureux mais qu’il acceptait enfin.

- Je suis tombé amoureux de tes yeux. De ta force. De ton audace, aussi. Mais je ne suis pas amoureux de toi, Anee.

Il s’écarta légèrement mais ne put se résoudre à la lâcher. Une drôle de lueur scintillait dans les couleurs de ses yeux, petite étoile de malice qui en disait long sur son émotion.

- Je ne désespère pas de te revoir pour autant. J’aurai bien du mal à croire que tu n’as pas apprécié cette nuit. En outre, je te dois un dessert…


__________________________________________

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MessageSujet: Re: Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]   Mar 31 Jan 2012, 13:42

Elle ne s’attendait pas vraiment à cela…
Non.
Elle ne s’y attendait pas du tout. Sa froideur en aurait fait fuir bien plus d’un – elle le savait, par expérience – et pourtant, celui qui aurait eu toutes les raisons de fuir encore plus – parce qu’il en avait envie, et parce qu’elle le repoussait explicitement – venait plutôt à sa rencontre.

Enfin, à la rencontre de ses lèvres.
Violence. Violence de la colère, violence de la rage, violence de la passion. Violence du désir.
C’est aussi avec violence qu’elle sentit son ventre se tordre dans un appel. Impérieux. Pourtant, elle ne pouvait pas l’accepter. Elle ne pouvait pas le montrer. N’avait aucune envie de se ridiculiser. Mais… mais la douceur et la légèreté du second baiser, éphémère, lui ouvrit les yeux. Peut-être avait-elle les jambes qui tremblaient légèrement.


- Je suis tombé amoureux de tes yeux. De ta force. De ton audace, aussi. Mais je ne suis pas amoureux de toi, Anee.

La jeune femme planta son regard dans le sien. Elle se retrouvait projetée, à ces mots, quelques années en arrière.

£&£


    Les chaînes irritaient sa peau douce et tendre. Peut-être aurait-elle-même des éraflures, peu profondes, sur les poignets. Mais elle ne songeait pas à s’en plaindre. Loin de là, elle n’y faisait plus attention.
    Son immense regard électrique braqué sur son Maître.

    Il y avait quelque chose. Elle le devinait aisément, dans sa posture, dans sa manière de la regarder. Encore plus intensément qu’habituellement. Et dans son silence, un silence qui en disait long. Lui lançant un air interrogateur, Nee s’assit sur la roche, les pieds dans le vide.
    Immobile, les yeux sur le monde.
    Peut-être n’attendait-elle pas de réponse. Peut-être ne voulait-elle pas savoir.
    Mais il y avait une tension. Il était tendu.
    Ce qui était, en soi, étonnant.


    - Anee Gil’Moyaran.

    Surprise, la jeune fille d’une vingtaine d’années se retourna vers son Maître. Curieuse, étonnée, interrogatrice. Mais elle ne dit rien.

    - Tu es libre.

    Nee sourit légèrement, avant de poster son regard sur l’horizon.
    Jusqu’à réaliser. Réaliser ce que ces trois mots signifiaient. Ce qu’ils signifiaient vraiment.

    - Qu…Quoi ?!


    - Oui. Libre. Libre de tes chaînes, libre de moi, dit-il en joignant le geste à la parole et en ôtant les chaînes des poignets d’Anee. Enfin… Ce qui ne veut pas dire que je suis libre de toi…

    Devant le regard intense de Nee, il repoussa les chaînes un peu plus loin, avant de s’asseoir à son tour au-dessus de l’immense précipice, à côté de celle qui avait été son apprentie. Il sembla hésiter un instant, avant de poser sa main sur la cuisse de la jeune femme.

    - Anee… Il y a quelque chose que tu dois savoir…Sa voix n’était qu’un murmure, et même ave cela elle put percevoir son léger tremblement. Ce que je ressens va bien au-delà des sentiments d’un maître pour son élève.

    - L’amour n’est pas une faiblesse.

    Il l’observa encore un instant. Le soleil venait scintiller sur sa peau de pêche, alors que son regard cerclé de noir se perdait dans le ciel.


    - Non. Il n’est pas forcément une force non plus, comme la haine. Tellement liés... Ils font simplement partie de la vie. Et Anee… Un souffle. Je t’aime.

    La jeune femme soupira. Prenant une légère inspiration, elle tourna enfin son visage vers lui, et dans son regard dansait quelque chose qu’il n’avait jamais vu. En tout cas, il ne l’avait jamais vu en tant que tel…

    - Tu sais, Gaïl… Je m’en doutais.

    Il ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Mais il ne pouvait plus détourner le regard du sien – un de ces dons qu’elle possédait bien avant qu’il ne commençât à la former. Il pouvait juste continuer de la regarder.

    - Je te respecte, et j’ai énormément d’affection pour toi, et tu le sais. Mais je ne crois pas être capable d’amour. De sentiment d’amour.

    Il ne put s’empêcher de soupirer légèrement. Elle avait détourné le regard, et il pouvait enfin réfléchir clairement. C’était l’une des choses qu’il aurait voulu aborder durant son apprentissage, mais il n’en avait pas eu la force. Il fallait qu’elle ne fût plus liée à lui par cette relation de maître-élève, c’était quelque chose qu’il avait perçu comme indispensable.


    - Bien sûr que si. Tu ne l’acceptes juste pas, voilà tout.

    - Je ne te tomberai pas dans les bras, Gaïl. Je ne t’aime pas.

    Cela avait été prononcé dans un murmure, paisible. Evidence. L’Envoleur se sentit défaillir.

    - D’accord.

    Il retira sa main de sa cuisse...


£&£


- Je ne désespère pas de te revoir pour autant. J’aurai bien du mal à croire que tu n’as pas apprécié cette nuit. En outre, je te dois un dessert…

Ce fut ce qui ramena Anee à la réalité.
Elle papillonna des paupières quelques secondes. Le temps de reprendre ses esprits. Il la tenait toujours, et elle sentait sa force dans ses doigts… Retenant de se mordre la lèvre, elle se mordit plutôt la langue. Plantant son regard dans celui de son amant, elle prit une légère inspiration.


- Personne ne peut m’aimer, de toute façon. Je le sais depuis bien longtemps.

Elle se dégagea d’un léger coup d’épaules.
Elle avait envie d’avancer, d’aller se blottir dans ses bras, de respirer son odeur et la force qu’il dégageait.
Elle recula encore d’un pas.


- Bon vent, Gil.

Elle planta son regard dans le sien. Une seconde.
Une seconde où ses yeux ne furent plus de glace, mais un véritable océan en furie.
Emotions pures.
Une seconde.

Elle détourna le regard, prenant une inspiration.
Et dans une dernière caresse – un effleurement de sa joue – elle disparut.

Emportée par la foule.
Et par un sentiment, dans le ventre, d’intense frustration…

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques notes de mélancolie [PV Giliwyn]   Ven 03 Fév 2012, 11:27

Il comprit qu’il l’avait perdue avant même d’avoir lancé sa boutade.
C’est justement pour cette raison-là qu’il avait à nouveau endossé son habituelle cape d’indifférence, parce qu’il refusait de sortir d’un tel combat la tête basse et la queue entre les jambes. Même s’il n’en était pas vainqueur. Son souffle se fit court et il emprisonna le regard d’Anee – juste un petit peu encore… Mais dans ses yeux d’un gris magnétique, il ne vit briller qu’un terne éclat de résignation ; une résignation qu’il retrouva dans le timbre de sa voix et dans le choix de ses paroles, petites flèches méchamment aiguisées qu’il sentit se planter dans son ventre.

Elle s’en allait vraiment. Bien moins lâche et puérile que lui, bien plus digne qu’il n’aurait jamais pu l’être, elle se détachait de lui. C’était mieux ainsi. Mais Gil resserra imperceptiblement son étreinte dans l’espoir fou qu’elle allait… Quoi ? Rester dans tes bras ? Ou dans ton lit ? Accepter de n’être qu’une bonne affaire, de temps en temps ? Une petite étincelle dans ta vie ? C’est vraiment ça que tu veux, rejeton de Ts’Liche ?

- Personne ne peut m’aimer, de toute façon...

Un souffle, plus puissant qu’un cri.
Une caresse, plus tranchante qu’une lame…
Et un départ, plus douloureux que jamais.

Il aurait pu la retenir, la poursuivre dans les ruelles de cette ville. Il la laissa partir. Il lui devait bien ça, après tout, puisque c’est exactement ce qu’elle avait fait lorsqu’il avait quitté – non, lorsqu’il avait fui l’auberge. Mais, debout au milieu de la foule, il se sentit soudain très seul… Poings serrés, il tourna les talons et remonta la rue au hasard, bousculant quelques passants qui haussèrent le ton puis la mirent en veilleuse lorsqu’il les fusilla du regard. Nul n’aurait eu l’audace de lui chercher noise, à ce moment-là. Pas même Seren.


*



Allongé en travers du lit, le regard soudé au plafond, Gil attend que le sommeil le sorte de ses pensées amères. Il a trop bu et l’alcool fait tourner son monde déjà pas très stable, mais même à travers les brumes de la boisson qui émoussent ses sens et altèrent sa concentration, il arrive encore à penser à Anee. Ce n’est pas très difficile : elle a laissé son odeur dans toute la pièce, et plus particulièrement sur les draps dont il s’est enroulé jusqu’au hanches. Il lui suffit de fermer les yeux pour deviner sa présence, juste-là, au creux de son bras… Il garde les yeux ouverts. Tant pis pour lui.
Tant pis pour eux.

La flûte est posée au bord du matelas. Tendant la main vers elle, le jeune homme se souvient des quelques notes jouées par l’Envoleuse à son réveil. A ce moment-là, il était furieux – contre lui-même, pour avoir eu la faiblesse de rester dans cette chambre. Il n’a pas pris la peine de l’écouter, tout vexé qu’il était. Pourquoi l’aurait-il fait ? Il avait eu envie de danser avec elle, non de faire de la musique… Une danse fiévreuse qui l’avait rendu malade… Une danse qui… Ses doigts se referment sur l’instrument et Gil se fige soudain, physiquement et mentalement. La musique d’Anee lui revient enfin en mémoire ; trop tard. Le cœur en miettes et l’âme en morceaux, il écoute les quelques notes soufflées par la fille de ses souvenirs.
Quelques notes de mélancolie.

- Merde…

Trop tard.


[Trop court, surtout ! Mais tout est dis, je crois - quel boulet, ce Gil... Merci pour ce joli Rp, Nee ! Vivement la suite !]

__________________________________________

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