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 A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]

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MessageSujet: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Mer 10 Aoû 2011, 21:45

Noran avait eu une nuit difficile, elle n'avait pas réussi à trouver le sommeil avant les premières heures du nouveau jour. Elle s'était réveillée avec les rayons du soleil brûlants sur son visage. Dormir à la belle étoile en été n'était vraiment pas une bonne idée, on était réveillé bien trop tôt. Seishin s'étira lentement et avec précautions aupèrs de sa protégée. Noran passa sa main dans ses cheveux enmêlés et le regarda. Elle sourit. Le ciel était beau, le lac étincellait. Dormir ici avait été une bonne idée ! Elle se leva et se déshabilla avant de se glisser doucement dans l'eau glacée du lac. Elle y entra jusqu'à ce qu'on ne puisse plus voir que sa tête émerger. Elle se baigna longtemps, jusqu'à ce qu'elle sente à nouveau ses doigts de pied et qu'elle sente les rayons du soleil chauffer à travers l'eau. Enfin elle sortit. Le coin où elle s'était cachée était tranquille. Elle n'avait vu personne en deux jours. Elle décida d'aller à la rencontre d'une caravane marchande. Il y en avait très régulièrement par ici et elle en trouverait bien une qui lui vendrait des pommes. Les lannières de viande séché qui était dans son sac étaient tellement répugnantes que même Seishin, qui n'est pourtant pas difficile, n'en voulait pas. Le jeûne commençait à être long. Noran avait les os plus saillants sous la peau que d'habitude. Elle avait beaucoup maigri depuis qu'elle avait perdu Orwen dans le Pollimage et elle avait chercher à ne voir personne jusqu'ici. Elle remonta donc la rive du lac. Une caravane fut très tôt visible. Noran Monta sur sa jument et la fit trottiner jusqu'à la caravane. Elle arrivait d'un chemin transversal au leur et elle héla l'un des hommes qui protégeait le charriot. Ce dernier fit stopper la troupe et la jeune femme approcha.

« Bonjour, je cherche à acheter des pommes; Vous en auriez quelques unes ? »

L'homme fit un signe de tête à une femme. Celle-ci sourit et descendit du charriot avec cinq superbes pommes rouges sur les bras. Noran mit pied à terre et la remercia. Elle prit de quoi payer mais la femme refusa l'argent. Elle avait un sourire maternel et passa la main sur le visage fatigué de l'apprentie. Cette dernier sourit tristement, la remercia et remonta en selle après avoir rangé ses pommes dans son sac à dos. Elle fit faire demi tour à sa jument et salua la caravane de la main. Elle allait se régaler.

Noran s'installa au bord du lac, les pieds dans l'eau. Seishin était allongé près d'elle et Summer piaffait en arrière, attachée à une branche basse. Noran chantonnait tristement tout en croquant avec délectation dans les pommes juteuses...
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Mer 17 Aoû 2011, 01:37

Qu'est-ce que l'océan ? Ou même la mer ?
Moi je sais, et je sourit. Ce lac ressemble à de ces deux là, mais n'en reste pas moins un lac. Il est immense, oh ça oui ! Le traverser n'est pas une mince affaire, d'autant que ses remous sont parfois profond. Il se permet même de provoquer de grandes vagues quand il lui en prend l'envie ! Même s'il est loin de pouvoir défier l'océan. On lui trouve bien vite une fin. Trop vite. C'est bien la seule raison pour laquelle il possède ce modeste titre.

Mais pour moi, le Lac Chen est un tout petit océan.

La taille n'a pas d'importance ? Ce n'est pas toujours vrai, nos fameuses cités qui possèdent ce Al tant estimé, sont reconnu pour leurs tailles ! Bon, leur magnificence, les pôles commerciaux qu'elles représentent, les fameuses académies de dessinateurs, ou bien même la présence de grands artisans sont à l'origine de ce titre, et du nom de cité. Les fermes fortifiées, les villages perdus, et les taudis ne font vraiment pas le poids.

La taille des muscles non plus ne compte pas. L'efficacité ne se mesure pas à l'épaisseur, contrairement à la pensée courante. Mais l'un n'empêche pas l'autre. Moi par exemple, mes muscles sont solide, et s'ils apparaissent, c'est à cause des efforts que j'ai fait durant les séjours à la mer. Ramer, ou simplement tenir sur l'invention de Papillon n'est pas chose facile, et les bras sont fortement sollicités. Que l'on ne s'étonne pas de la carrure des marins ! En mers, il faut savoir se montrer fort et intraitable, plus que le vent et les vagues ! Un bateau peut difficilement suivre le concept Marchombre. Le peut-il seulement ?

Faute de bateau, je suis en ce moment sur une barque. L'Académie est malheureusement fort loin de la mer, mais proche de ce grand Lac qui me sert de substitut. Grâce à lui, je peux me vider l'esprit, glissant simplement sur l'eau, ne pensant qu'au mouvement de mes bras, cherchant le parfait rythmes. Dépensant juste mon énergie pour sentir le vent. Depuis combien de temps ? Aucune idée. Partit à l'aube pour ce petit village de pécheur, dépensé la majeur partie de l'argent que j'avais pour acquérir cette petite embarcation et vogué depuis.

Le temps a-t-il vraiment une importance ? Je ne pense pas repartir avant d'avoir vu le coucher de soleil sur le lac. Mais là, je ressent le besoin de reposer un peu mes bras, et de dégourdir mes jambes. A puissants coups de rames, je me dirige tranquillement vers la terre. Je surprend quelques points, au loin, comme des tâches blanches. J'hésite un peu à les rejoindre, le silence de cette journée était reposant, plein de sérénité. Mais aussi pesant. J'ai comme besoin d'entendre des gens, de parler un peu. Mais je ne suis pas du genre à engager facilement une conversation. De plus, en me rapprochant, je distingue plus clairement que parmis les formes, une seule pourrait éventuellement être humaine.

C'est plutôt bon signe, peu de gens, dans un lieu tranquille. Je ne risque rien à m'approcher ! Donc je poursuis ma route vers eux. J'espère bien ne pas les déranger, quoiqu'ils fussent, mais je doute fortement d'être bien accueilli.

Il s'avère vite qu'il n'y a qu'une jeune femme, un cheval et.. une forme poilue imposante. Pourrait-ce être un chien ? En me rapprochant je verrai bien. Il n'en faut plus que quelques minutes pour que je puisse débarquer, et amarrer mon embarcation à quelque chose que ce fut. Durant ce laps de temps, j'aurai bien le temps de les observer un peu. Et d'être observé aussi.

Quelle étrange couleur de cheveux cependant.
Presque aussi blanc que le pelage de la bête à côté d'elle.
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Mer 17 Aoû 2011, 12:12

Noran termina la moitié de ses pommes en un temps record. Sur le lac se dessinait peu à peu une embarquation... Embarquée , Habitée ? Quelque chose comme ça. En tout cas, elle venait vers la rive. Noran Se leva, caressa Summer avant de lui enlever son filet. Elle attacha une corde à un tronc fin et tourna autour de plusieurs arbres avant de revenir au premier ou elle termina la corde par un nouveau noeud. Ainsi, sa jument avait un mini-enclos et se sentait plus libre. Noran se rassit à côté de Seishin et se remit à chanter. Elle regarda son reflet dans la surface de l'eau tout en surveillant du coin de l'oeil la barque qui arrivait assez rapidement quand même. Une fois qu'elle parut trop proche, Noran cessa de chanter. Elle se mit à observer avec attention. A bord de l'embarquation se tenait un jeune homme aux cheveux foncés. Noran se redressa et avança dans l'eau pour le voir mieux. Elle avait de l'eau jusqu'à mi-cuisse. Seishin derrière elle s'était assis et observait également. Noran se demandait ce qu'un jeune homme venait faire dans ce coin perdu.
Lorsqu'il fut assez proche de la rive, Noran s'avança vers la barque pour l'aider à s'amarer. Elle l'observait en coin tout en attachant solidement la barque à une racine épaisse qui laissait un arc de cercle hors de la terre et permettait ainsi un ancrage solide.

« Qui es-tu et que viens-tu faire dans cet endroit perdu ? Moi c'est Noran. »

La jeune femme croisa les bras sous sa poitrine et le regarda en levant un peu le menton, une lueur espiègle dans le regard. Elle avait envie de discuter, de se lier d'amitié, de faire confiance à quelqu'un. Du moins, elle voulait essayer. Elle se disait que s'il appréciait ce genre d'endroit calme et perdu, comme elle, ils ne pourraient que bien s'entendre. Seishin, se recula jusqu'à se retrouver derrière la lisière des arbres. Il observait depuis ce poste d'observation. Noran attendit une réponse...
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Dim 21 Aoû 2011, 02:58

Je peux apercevoir l'agréable visage de la jeune femme tandis que mon embarcation se rapproche de la rive. Elle m'avait aperçut, mais n'en semble pas le moins du monde troublée ! Elle ne doit pas y voir un problème puisqu'elle mange et s'occupe de son cheval l'air de rien. Cet encouragement à avancer est le bien venue, je ne veux en aucun cas m'imposer a quelqu'un qui cherche la solitude. La barque fend inlassablement l'eau claire du lac, jusqu'à ce que qu'elle n'en soit plus très loin. Je plante ma rame dans l'eau, de cette façon la barque ralentit tout en pivotant pour se retrouver, plus ou moins, parallèle à la rive. J'ai toujours aimé jouer avec les forces, tirer d'un geste tout ce que je veux de ma barque. C'est parfois dur, épuisant ou raté, mais c'est toujours exaltant !

La jeune femme s'était aventurée dans l'eau, et voulut l'aider à débarquer. Pas un mot, l'aide était instinctivement donnée et accueillie, récompensée par un simple sourire pour l'instant. Sautant dans l'eau basse, je pousse le bateau contre la berge, le temps qu'elle l'attache solidement à une racine. J'en profite pour l'étudier rapidement du regard. C'est a n'en pas douter ce que l'on appelle une belle femme. Ses cheveux, son visage et ses yeux ont tout pour charmer le regard et ses formes ne sont pas désagréables.

Pour ce qui est du chien, la forme du museau fait plus penser à un loup, mais la taille me semble démesurée. Il n'a pas l'air agressif, aussi je ne m'attarde pas trop sur lui, mais je ne tenterai sûrement pas de l'approcher. En faite, je reste dans l'eau le temps que la jolie femme se retourne vers moi et me regarde, bras croisés, avec une étrange lueur dans les yeux. Je n'ai pas le temps de deviner ce que ça peut être, elle me parle.

Je la trouve tout de suite très ouverte et sociable. Elle ne s'ennuie pas de formule de politesse, touchant juste et vivement sans détour, telle une flèche que l'on aurait décochée. Mais loin d'être désagréable, sa question semble presque complice et son nom est une invitation à s'ouvrir que je ne veut pas repousser. Je ne sourit peut être pas très franchement, mais je n'en suis pas moins heureux de rencontrer quelqu'un encourageant la conversation.


-Je suis Aaron. Et a vrai dire, je suis là purement par hasard, encore que les mêmes questions m'ont peut être poussé a approcher.

Façon très détournée de renvoyer les questions à son interlocutrice. Je profite qu'elle me réponde pour me traîner vers la rive et découvrir que le loup avait disparut. Je m'étonne, mais je ne cherche pas à le retrouver. Il ne doit pas être du genre a apprécier les nouveaux arrivant, le mieux pour moi est donc de le voir s'écarter plutôt qu'il me demande de m'écarter. Surtout que je n'en mènerai pas large devant lui.

Je remarque l'enclos improvisé autour de la jument. Noran semble plutôt débrouillarde. Je me retourne vers elle avec ce petit sourire courtois. Je ne peux quand même pas m'installer sans rien faire !


-Ça ne pose aucun soucis si je te tiens un peu compagnie?
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Lun 22 Aoû 2011, 19:16

Noran sentit Seishin se retirer une fois qu'elle se fut approchée du jeune homme. Il était plutôt séduisant avec ses boucles brunes et ses yeux clairs. Il était plus grand qu'elle mais pour une fois, elle ne se sentait pas minuscule à côté d'un homme, ce qui était rare. Elle lui rendait le sourire qu'il lui adressait.

« Je suis Aaron. Et à vrai dire, je suis là purement par hasard, encore que les mêmes questions m'ont peut être poussé a approcher. »
« Je suis ici pour souffler. Rien de particulier. »

Noran sourit à la question déguisée qu'il venait de lui renvoyer et y répondit sans laisser paraître quoi que ce soit. S'il l'avait observée, il avait certainement remarquer la fatigue qui se lisait sur ses traits, peut-être avait-il aussi apperçut la faible lueur de tristesse dans ses yeux mais cela n'était pas certain. Noran s'était retrounée vers l'endroit où elle s'était assise peu auparavant et se rasseyait lorsqu'il se tourna vers elle...

« Ça ne pose aucun souci si je te tiens un peu compagnie ? »
« Non, pas du tout, ça me fait plaisir d'avoir un peu de compagnie. Ça fait un moment que je n'ai vu personne... »

La jeune femme le regarda, la tête penchée sur le côté. Il lui plaisait. Le vent souleva les cheveux de Noran, cachant son visage, elle y passa la main pour dégager ses yeux et sourit à Aaron. Elle ne savait pas trop quoi dire et tourna la tête vers le lac dont la surface miroitait au soleil et ondulait sous le vent. Il était beau et Noran, qui n'aimait pourtant pas particulièrement nager, se sentit soudainement appelée par lui. Elle jeta un regard vers Summer qui se tenait tranquille, Seishin n'avait pas encore reparu puis elle regarda Aaron. Sa peau hâlée, ses boucles brunes. Elle sourit légèrement puis se ressaisit et détourna le regard. Elle se sentait idiote et ridicule. Certes, elle ne fréquentait pas grand monde, certes elle restait souvent à l'écart mais ce n'était pas une raison pour se comporter de façon aussi infantile à la première "visite" qu'elle recevait ! Elle soupira puis se leva et avavança dans l'eau claire. La terre plongeait rapidement sous la masse liquide et Noran eut rapidement de l'eau jusqu'à mi-cuisse. L'eau était fraîche mais pas aussi froide que lors de son bain du lerver. Elle prit de l'eau dans ses mains et la jeta sur son visage. Rafraichissant. Elle se tourna doucement vers Aaron.

« Aaron, ça te dirait de te baigner ? L'eau est délicieuse... »


[Désolée, c'est assez court... ]
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Sam 27 Aoû 2011, 18:11

Tout sourire et gentillesse. Cette jeune femme du nom de Noran semble particulièrement sympathique et accueillante. Je m'étonne tout de même un peu de recevoir une réponse si évasive mais après tout je ne suis qu'un parfait inconnu et elle n'a pas a me raconter tout ses ennuis. Elle cherche donc à souffler, a s'échapper. De quoi donc ? En détaillant son visage, on peut voir que ses traits sont tirés par la fatigue, a-t-elle longtemps galopé pour arriver ici ? Je ne peux pas dire, ni savoir car je ne vais pas le lui demander. Je n'oserai pas le lui demander.

Les détails précédent ne sont pourtant rien de plus que cela, ses mouvements n'en restent pas moins vivants et ses manières plaisantes. Sans doute fuyait-elle des gens ou la foule. Peut-être était-ce le calme d'un lieu isolé qui lui apporter le repos qu'elle recherchait, mais loin de me repousser, c'est avec des sourires et presque de la reconnaissance qu'elle m'accepte auprès d'elle. J'en suis soulagé. Mes bras sont encore douloureux du temps passé a ramer et je me serai senti un peu stupide de devoir repartir. En réalité, la question est un peu stupide puisqu'elle m'a aidé a débarquer. Le mieux est encore de ne plus y penser.

Elle s’assoit un moment, le silence s'installant entre nous. Normal, des personnes qui ne se connaissent pas ne peuvent pas se comprendre, s’interpréter si vite. Mais les regards n'ont pas besoins de mots eux et les notre parlent beaucoup. Je me surprend a penser que je ne suis pas repoussant, ses yeux ont l'air de me détailler inconsciemment, le fait est qu'elle les détourne plutôt vite, comme gênée. En tout cas, je ne peux nier qu'elle est plutôt attirante. Je ne le lui avouerai pas pour autant, je ne suis malheureusement pas du genre charmeur, ou pas a la première rencontre. Déjà, passer quelques instants heureux près d'elle me semble un grand pas.

Je viens me placer à côté d'elle, cherchant un quelconque sujet, évitant de me replonger dans des méditations sans intérêts sur le lac que nous contemplons. Mais rien ne vient, elle a beau être engageante je n'arrive pas à me lancer. Toujours ce blocage. Cet horrible sensation d'être intrus, balourds, de trop. La pierre qui agite l'eau, trouble le calme et intruse l'eau.

Un soupire. Pense-t-elle la même chose a mon sujet ? Au sien ? En tout cas, elle bouge. Elle se lève pour s'avancer dans l'eau, s'y enfonce rapidement jusqu'à mi cuisse. Son regard d'un vert brillant se plante dans le mien.

Une invitation.

Je me rend compte de ce qu'elle m'offre consciemment ou non. Je suis balourd sur la terre, mal à l'aise. Je n'aime pas non plus rester sur place. Mais l'eau.. c'est mon élément.

Depuis combien de temps n'avais-je pas souri comme ça ? Je ne saurais dire, mais mes lèvres se sont libérées de leur prison, elles s'étirent sans obstacles.

-Ce serait avec plaisir. Tu nages souvent?

Je sais bien qu'il est mal vu de se déshabiller devant un inconnu, devant la plupart des gens en fait mais pour moi l'eau est un élément de liberté. Je retire ma tunique, mes bottes et mon pantalon pour les laisser dans l'herbes. Je reste tout de même vêtu il en va de soit, loin de moi l'idée de m'exposer. Tremper le premier pied me tire une grimace, l'eau est fraîche. Je m'y attendais puisque j'avais eu l'occasion de la sentir dans ma barque, mais ça reste tout de même peu agréable. Me secouant, je me force a avancer dans le liquide clair, rejoignant Noran avec un coup d'oeil étonné.

-Tu la trouves vraiment bonne ? Moi je la dirait.. vivifiante au mieux!

Sourire toujours. Je pense que j'ai trouvé une amie intéressante. J'ai déjà eut à nager dans une eau plus froide, mais je n'ai jamais pu m'habituer a entrer dedans. Avec quelques brasses la sensation passera. Je m'enfonce plus loin, avant de plonger sous l'eau et de me couler avec force et fluidité dans une zone plus profonde où je n'ai plus pied. Je remonte à la surface, le visage ruisselant d'eau, riant aux éclats, frissonnant encore un peu.

J'aime nager. Ça fait partit de moi, comme elle en faisait partit.

Mes jambes battent lentement l'eau pour me maintenir a la surfaces, mes bras se laissent porter, envahi par une sensation plus merveilleuse que le repos que je leur promettait. Je cherche Noran des yeux, la retrouve un peu plus loin et nage tranquillement vers elle.
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Sam 27 Aoû 2011, 20:29

« Ce serait avec plaisir. Tu nages souvent ? »
« Non, pas vraiment... De temps en temps seulement. »

La proposition était acceptée. Noran ôta sa tunique qui était mouillée dans le bas et la lança sur la rive puis s'éloigna en nageant. Aaron testa l'eau avant d'y entrer et, visiblement, ne trouvait pas l'eau aussi bonne que Noran. Certes ce n'était pas chaud mais la fraîcheur faisait un bien fou à la jeune femme. Elle plongea, disparaissant sous la surface du lac. Elle se sentait étrangement bien pour une fois. Elle sentait l'eau épouser ses formes, glisser autour d'elle, l'envelopper et la protéger. Elle se coula à travers la masse liquide comme un poisson, réapparaissant quelques fois pour reprendre de l'oxygène avant de replonger. Elle nagea un long moment lui sembla t'il avant d'être rejointe par Aaron. Noran jeta ses cheveux en arrière et passa une main sur son visage pour en enlever l'eau. Elle regarda Aaron et lui sourit.

Le soleil était haut dans le ciel et réchauffait la surface de l'eau. Noran se mit sur le dos et fit la planche. Elle prit le soleil un court instant avant de replonger. Elle passa sous Aaron et perça la surface derrière lui. Prenant appui sur ses épaules, elle le poussa vers le fond avant de s'éloigner en riant. Elle se sentait étrangement bien pour quelqu'un qui n'apprécie pas particulièrement la nage. Mais il lui semblait sentir battre en elle un chant étrange, comme étouffé. Elle ne savait pas s'il venait de l'intérieur d'elle ou s'il venait de l'eau mais il l'appelait et Noran se sentait attirée par lui. Elle regarda après Aaron qu'elle avait poussé vers le fond et lui adressa un de ses plus beaux sourires, un sourire comme elle n'en avait pas fait depuis longtemps. Un vrai sourire.
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Sam 03 Sep 2011, 13:01

Noran et moi sommes maintenant dans l'eau, nageant paisiblement entre les courants. Malgré ce qu'elle m'a dit, je m'étonne de la voir évoluer si aisément au cœur de l'étendue éclatante. Elle disparut de nombreuse fois sous la surfaces avant que je ne la rejoigne. J'espère que mon admiration pour sa façon de se couler dans ce bel élément n'est pas trop flagrante, mais je dois reconnaître qu'elle est stupéfiante. J'en arrive à me demander qu'elle est le défaut de cette jolie femme.

Je l'ai vu assise avec un loup apparemment encore sauvage, elle sait sûrement monter puisqu'elle à un cheval. Elle est belle aussi. Mais ça je préfère ne pas m'attarder dessus, en fait je n'en ait pas le temps. Devant moi Noran vient de plonger encore une fois. J'hésite à partir à la suivre.. Inutile, je l'entend percer la surface derrière moi.. Et là un souvenir me revient.

Quand on se baignait avant.. Il y a un moment déjà. Un énorme moment. Il y avait toujours un moment où le moment paisible devenait bataille. Des mains sur mes épaules m'affirment que ce n'est pas qu'une coutume familiale. J'ai tout juste le temps de fermer la bouche et les yeux que je m'enfonce dans l'eau. Sans résistances forcément puisque je n'ai pas pied ! Mais je pense déjà à ma vengeance quand je ressort de l'eau en éclatant de rire.

Espère-t-elle m'attendrir avec ce jolie sourire sur son visage ? J'avoue que l'idée de noyer ce mignon petit visage n'est pas très motivante, mais je ne me jette pas moins sur elle pour la pousser dans le fond ! Je ne ressens même pas de gêne à couler une inconnue ! Je me suis vite habitué à elle. Manque de chance pour elle, quand on me provoque dans une bataille d'eau faut pas s'attendre à une unique vengeance ! J'étais bien décidé à la couler encore et à me faire couler de nouveau. J'aime quand les jeux sont partagés et vu son aisance dans l'eau, j'ai peur qu'elle parvienne à me prendre de court assez souvent.

Mais pour des sourires comme ça, ça vaut bien le coup de boire la tasse.
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Jeu 22 Sep 2011, 12:17

Noran attendait la riposte, qui vint rapidement de la part d'Aaron. La jeune femme se laissa entraînée par le jeu et répondit plusieurs fois par la suite. Elle ne s'était pas amusée de la sorte depuis longtemps. Elle riait et souriait, et ça aussi, ça faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé. La compagnie du jeune homme lui était agréable et puis il semblait si à l'aise dans l'eau que c'en devenait impressionnant. Il devait particuliuèrement bien connaître le lac et l'élément aquatique pour avoir autant de facilité. Noran l'en admirait presque, d'une certaine façon, discrètement.

Ils passèrent un long moment dans l'eau, Noran commençait à faiblir et mit alors fin au jeu et regagna la rive. Elle s'y assit en essorant ses longs cheveux puis, s'appuya sur ses coudes et admira le ciel et le lac à la fois. Une légère brise soufflait qui les sècherait plus rapidement. Le soleil, qui avait décidé d'être bien présent, y contribuerait aussi. Noran se sentait bien.
Elle regarda Aaron, attendant qu'il sorte, lui aussi, de l'eau. Elle le trouvait séduisant avec ses cheveux mouillés rabattus en arrière. Elle sourit.

« Aaron, que dirais-tu de manger quelque chose. Il doit être passé midi maintenant. »

Toujours souriante, la jeune femme invita son compagnon à s'asseoir près d'elle. Le soleil lui chauffait les épaules et marquait des ombres sur sa peau. La brise soulevait ses cheveux et la séchait. Noran se laissait bercer par ces éléments naturels qu'elle aimait tant. Elle se sentait en communion avec eux.


[HRP: je suis désolée, c'est fort court. =/ ]
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MessageSujet: Re: A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]   Sam 29 Oct 2011, 20:09

Rires, éclats au milieu des flots.

Ils se transforment vite en vulgaires gargouillements quand ma compagne de jeux m’attire sous les eaux, et que l’eau s’engouffre dans ma bouche. A chaque fois, vengeance, rire et fuites, les rôles s’échangent et l’eau se transforme en champ de bataille. Pas de mort pour définir le vainqueur, encore heureux, mais simplement la fatigue qui nous étreint sous l’effort. Il n’y a sans doute pas plus trompeur qu’une paisible étendu d’eau, on s’y glisse en pensant trouver repos et sérénité mais c’est harassé et vidé qu’elle nous rend à la terre. La compagnie de Noran ne contredit en rien ce principe fondamental de la baignade, et au contraire elle en accélère le processus ! Mais c’est un immense plaisir de pouvoir jouer avec elle comme ci nous étions encore des enfants, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. D’une part, ça me perturbe tout cela. Nous n’avons pas échangé beaucoup mais nous nous entendons bien, c’est pour le moins très rare que l’on puisse me percer aussi vite, mais j’ai l’impression que c’est en partie dû à nos point commun. A commencer par la solitude.

Une jeune femme perdue au bord d’un immense lac, avec pour seule compagnie un loup impressionnant et discret et un cheval. Je me demande d’où elle peut venir, comment elle a rencontré ce loup et surtout.. Comment elle a pu s’en faire un compagnon de route ? Nous ne nous ouvrons pas l’un à l’autre, mais nous partageons des instants joyeux. Alors pourquoi devrais-je me poser plus de question alors que je peux tout simplement vivre ses instants et en profiter pleinement ?

Rire avec elle, et oublier le reste.

Mais je finis par remporter la bataille, le souffle court et le corps vidé de son énergie, mais c’est elle qui finit par réclamer grâce, s’éloignant de la zone de combat sans riposter, et regagnant doucement la rive, pour s’extirper des eaux. Je reste un moment à savourer ma victoire et reprendre mon souffle. L’élément liquide est si précieux que je trouverais milles raisons de ne pas le quitter. Et pourtant, je suis épuisé, je ne peux envisager de rester plus longtemps là. Je finis donc par nager vers ma nouvelle amie qui allongé sur le rivage, appuyant sa tête sur ses coudes, elle regardait l’infini, ou peut être la limite de l’eau et du ciel, ou alors la myriade de lumières qui miroitent sur l’eau. Ses cheveux brillent magnifiquement bien sous ce soleil étincelant, du à leur blondeur éclatante. Elle me sourit alors que je me tire de l’eau, retrouvant la désagréable pesanteur. Je passe une main dans mes cheveux pour les débarrasser d’une bonne partie de l’eau qu’ils ont emporté avec eux. Je peux au moins remercier le soleil de briller si fort, je ne souffre aucunement du froid, malgré les perles d’eau qui roulent sur ma peau.

« Aaron, que dirais-tu de manger quelque chose. Il doit être passé midi maintenant. »

Noran a décidément le don de lire en moi. En effet mon ventre est affreusement vide, comme souvent après une bonne baignade. Il n’est pas dans ma nature de m’imposer ainsi à quelqu’un, mais l’ambiance est si bonne entre nous que je ne peux pas envisager de refuser, et je n’ai pas pensé à me procurer de la nourriture à l’Académie… Quel Idiot je fais !

-Je n’ai malheureusement rien à partager pour ma part..

Je m’assoie pourtant près d’elle, répondant à son invitation. Je n’ai qu’un sourire d’excuse pour me racheter de mon manque de possession. Mais elle ne semble pas m’en vouloir, comme prise d’une étonnante nonchalance, cette douce brise qui me frissonner y serait-elle pour quelque chose ? Je ne sais pas, mais je me surprends à admirer l’étonnant jeu de lumière sur sa peau. Dans l’eau je n’y avais pas prit garde, mais j’ai pu la toucher. Pourquoi ne puis-je savoir si elle est aussi douce qu’elle le semble ? L’envie de vérifier est aussi tentante qu’écartée de mon esprit. Je ne vais pas prendre le risque de me mettre à dos cette jeune femme si amicale pour satisfaire ma curiosité. Et puis, ce moment silencieux est trop parfait pour être entaché !

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A l'abrit de l'eau, quand son chant nous balaye [Pv Aaron Til'Maavon]
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