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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)

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MessageSujet: Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)   Dim 21 Aoû 2011, 16:58

Une infinité de terre s'étendait devant elle. Majestueuse. Certes très impressionnante même pour qui a connu le monde extérieur, mais néanmoins absolument pas chargée de l'aura propre à l'académie. Celle des marchombres. Celle qui recouvraient les maîtres et, petit à petit, les élèves. Celle que les mercenaires trouvaient laides. Celle de Presea. Elle chevauchait Harwen, la jument qu'elle montait depuis déjà de longues années, qui l'avait suivi lors de tous ses voyages, une merveilleuse bête dont la marchombre ne se séparerait pour rien au monde, et à qui elle avait appris à parler. A parler, et à se faire comprendre. Une amitié puissante s'était liée entre elles. Innommable et indomptable. Puissante. La monter était un plaisir et un honneur, et lorsqu'elle partait au galop, Presea retenait rarement le cri de joie qui montait de sa poitrine. Bonheur profondément enfoui dans son coeur. Généreusement ressurgi. Elle ouvrait les bras en grand, s'ouvrant au monde qui l'entourait, s'offrant l'harmonie. Ouverture, et harmonie. Elle ne demandait rien de plus. Elle profitait du vent qui caressait sa peau, jouait avec ses cheveux, lui susurrait des sons à l'oreille, et lui infiltrait un savoir dans le corps. Un savoir éphémère mais à la fois éternel. Un savoir acquis mais disparu. Un savoir qui ne disparaitrait jamais vraiment.

Un homme apparut à sa droite, lui coupant toute notion de bonheur, la baignant dans une sensation désagréable d'inachevé. Elle n 'avait que frôlé cette puissante harmonie, ne l'avait que caressée, puis apeurée par une nouvelle présence inconnue, avait disparu. Soudainement. Sans le moindre avertissement. Presea s'efforça de calmer les battements rapides de son coeur, de retrouver une respiration normale. Lente, et normale. Toute colère ayant déserté son esprit. « Bonjour mademoiselle. Je ne vous demanderais rien, mais sachez qu'il dangereux de se balader ici. » L'homme était un chevalier, du moins était-ce ce que laissait présager son attitude et son armure fine. Il lui lançait un regard aguicheur, ce qui lui fit croire à juste titre qu'il ne s'était pas arrêté que pour la prévenir de dangers hypothétiques. Mais Presea était habituée. Les hommes avaient toujours vu en elle une femme à protéger. D'apparence naïve et fragile, elle était la petite poupée à qui cacher les yeux devant une scène apocalyptique, l'enfant à bercer pour dormir. Elle jouait de cette impression qu'elle dégageait au premier abord, s'en amusait. « Je vous remercie pour l'avertissement. J'ai de quoi me défendre, ne vous faites donc pas tant de soucis pour moi. » Nouveau sourire, charmeur. Elle n'avait aucune envie de s'arrêter trop longtemps par ici, désireuse de retrouver l'extraordinaire plénitude qui s'était emparée d'elle un cours instant avant que ce chevalier rompe le charme de cette rencontre. Elle savait que le meilleur moyen était encore de rentrer dans son jeu. « Mais vous n'avez pas tort, je ferais mieux de rallier la ville la plus proche. Seule serait d'ailleurs plus judicieux, j'attirerais moins de dangers, je sais me faire discrète. Encore merci pour votre avertissement, et bonne route ! » Sur ces mots, elle s'eclipsa. Discrète. Lui offrant un dernier clin d'oeil judicieux. C'était comme si elle n'avait jamais été là.

Les montagnes s'étendaient devant elles. Splendides. Solitaire, il n'y avait pas âme qui vive. Presea goûta à la joie d'être seule, attacha Harwen à un arbre propre, et commença à grimper. La montée s'avérerait sans doute ardue, il y avait peu d’anfractuosités dans le mur, mais bien assez pour qu'un marchombre s'y risque. Largement suffisamment pour que Presea y parvienne. Sans le moindre doute, elle sentit le plaisir que lui procurait le contact de la roche. Ses doigts s'agrippaient sans peine aux prises qui s'offraient à elle, ses pieds trouvaient toujours pour s'y installer. Elle fit plusieurs pauses, plus pour admirer le paysage que pour un quelconque repos qu'elle ne savait pas nécessaire. Silence. Harmonie. Ses membres réagissaient parfaitement à la moindre de ses injonctions. Elle était marchombre. Le sommet n'était plus qu'à quelques mètres lorsqu'elle décida de faire une pause plus longue que toutes celles précédents. Elle retourna son visage, prudemment, faisant face au merveilleux paysage qui se dressait devant elle. Les plateaux étaient immenses, presque déserts, simplement troublés par quelques bêtes sauvages. Elle ne voyait plus d'homme. Ils l'avaient abandonnés. Tant mieux. Elle continua à grimper, l'esprit libre et sauvage, le regard lumineux et flamboyant.

Le regard pétillant
devant tant de merveilles
beautés





Dernière édition par Presea Dackburn le Mer 24 Aoû 2011, 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)   Mer 24 Aoû 2011, 12:10

Souvenirs...

Les doigts de Léna glissaient, immatériels, sur les herbes folles. La Novice marchait depuis quelques jours déjà à travers les plateaux de l'Est. Seule. Souvent des larmes glissaient sur ses joues rougis quand elle se trouvait face à des lieux qu'elle avait traversait avec Swif et Xenoza lors de son dernier cours. A cette époque, elle était heureuse, certaine d'être Marchombre au plus profond de son être. A cette époque. A présent les choses avaient changé.

Comment en à peine plus d'un mois peut-on à se point se transformer? D' apprentie marchombre fière et heureuse, devenir un jeune femme triste, les yeux pleins de doutes et de souvenirs douloureux? Cette question la taraudait et venait une éternelle réponse amer: sa propre faiblesse. Léna se haïssait. Elle détestait se sentir faible, se sentir vide. Elle détestait les doutes qui la rongeaient, les larmes qui ruisselaient sur son visage. Et pour finir, elle détestait son apparence: les joues creuses, le nez irrité, les yeux près à sortir de leurs orbites et surtout, surtout les cicatrices sur son visage et sur ses bras. Ces dernières étaient trop récentes pour qu'elle s'y soit habituée, elle portaient en outre de pénibles souvenirs et des douleurs encore présentes.

La jeune femme s'arrêta enfin devant une fine rivière au courant important. Elle aurait pu paraitre anodine pour tous les voyageurs, car elle était bien incapable de rivaliser avec le sublime Pollimage. Pourtant pour Léna elle était unique. C'était à cet endroit précis que la Novice, lors de son dernier cours, avait compris l'eau. Elle était entré dans la danse de la rivière, avait ondulé, ondoyé et s'était sentit en parfaite Harmonie avec le monde. Au centre du courant elle avait admiré la Voie des Marchombre comme rarement elle l'avait vu.

Un sourire. Puis un soupir. Ce qui l'avait conduit dans l'Est, plus que la nostalgie d'un temps qu'elle ne parvenait pas à retrouver; c''était pour se tester. Pour voir si elle était capable de retrouver la Voie, si elle était capable de jouer avec l'eau. D'être en Harmonie avec le monde. Avec soit même. Nue, elle entra dans l'eau. Comme la dernière fois elle se fit emporté, comme la dernière fois elle coula, sentit ses poumons bruler par le manque d'oxygène, remonta à la surface pour sombrer de nouveau. Comme la dernière fois elle se cracha contre le rocher au milieu de la rivière. Comme la dernière fois.

Sauf que cette fois-ci, elle eut beau rester trois longues heures dans l'eau, elle ne réussit pas à faire le moindre pas. Se défier des courants, entrer dans la danse rapide et énergique de l'eau n'était plus qu'un souvenir et un rêve. Elle avait beau faire le vide dans son esprit, se calmer, essayer de comprendre l'Harmonie la seule chose qu'elle percevait c'était les mouvements déchainés de la rivière qui voulait éliminer le grain de sable étranger qui s'était incrusté. Elle ressorti enfin, glacée, à moitié morte de fatigue, le cœur en miette et le moral à zéro.

Toute sa vie durant, Léna avait eut un ou des buts. qu'ils soient stupides comme voler quelqu'un alors qu'il vous parlait; ou bien plus important. Quand elle avait suivit la Voie des Marchombre, elle s'était donné pour but de ne cesser de progresser, d'aller toujours plus loin. Même depuis qu'elle avait quitté le Pays Fael elle avait eut un but: aller dans l'eau et comprendre la Voie de nouveau. Mais ça avait échoué. Et elle ne savait plus quoi faire.

°°°

Deux jours. Deux jours depuis qu'elle échouait à avancer dans la rivière. Deux jours qu'elle errait dans l'Est sans savoir ou aller et quoi faire. Elle ne voulait pas rentrer à l'Académie, elle ne pouvait pas. Pas comme ça, pas en étant au bord du gouffre.

Elle était enfin arrivé aux montagnes de l'Est. Elle n'étaient pas aussi belle que les Dentelles Vives, ni aussi grande que la Chaine du Poll. Elles n'en demeurée pas moins magnifiques et la vue d'en haut devait être exceptionnelle. Soudainement, Léna eut l’impression de manquer d'air et un petit sourire s'esquissa sur ses lèvres à l'idée du vent frais qui devait battre en hauteur.

Elle commença l'escalade. La montée n'était pas aisée et pour grimper elle batailla pendant plusieurs heures contre la montagne. Avec la montagne. Pendant plusieurs heures, elle se sentit heureuse, en paix avec soit même. Elle ressentit un bonheur puéril à sentir ses muscles obéir sous sa fine couche de peau, elle qui avait du faire de longues heures d'entrainement éreintant pour retrouver force et souplesse. Le sport était pour elle une libération. L'effort l’empêchait de penser, de réfléchir. Ses doutes, ses peurs étaient balayés.

Puis vient le sommet. Elle était à une trentaine de mètres du sommet quand elle crut apercevoir quelqu'un au dessus d'elle. Elle cligna les yeux, pensant que ce n'était qu'une ombre mais elle dut se rendre à l'évidence: elle n'était plus seule. Elle s'arrêta, hésitant dans la conduite à tenir: cette personne comme elle n’avait surement pas envie d'être dérangée. Mais la Novice était montée jusque là pour voir le sommet et elle ne voulait pas renoncer maintenant. Elle reprit sa montée.

Dix minutes plus tard elle était arrivée. Elle se hissa sans trop de peine à coté de l'autre personne. Elle lui jeta un rapide regard. C'était une jeune femme un peu plus jeune qu'elle en apparence. Une brune qui semblait toute jeunette. Pendant quelques secondes elle se demanda ce qu'elle pouvait bien faire ici. Elle se ravisa: les apparence sont parfois trompeuses; elle par exemple avec ses cicatrices affreuses sur le visage pouvait faire peur mais il n'y avait vraiment pas de quoi.

-Euh...Bonjour.

Simple et stupide. Une entrée en matière très banale mais sur l’instant Léna n'avait rien trouvé d’autre à dire. Surtout que l'inconnue étrangement en imposée même si la Novice ne savait pas trop comment.
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MessageSujet: Re: Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)   Mer 24 Aoû 2011, 15:19

Elle était parvenue au sommet rapidement et sans le moindre problème. L'escalade était son domaine d'une manière plus évidente encore que le combat, suffisamment en tout cas pour que cette montagne, si imposante soit-elle, ne fut qu'une partie de plaisirs. Un jeu d'enfant. Elle avait pourtant pris son temps, goûtant à la joie simple de sentir ses muscles obéir à la moindre de ses injonctions, voir une si formidable harmonie se dégager de son corps entier, alors qu'elle se sentait une avec la montagne. Ses doigts crochetaient la moindre prise sans problème, et ses pieds trouvaient toujours où se caler, aussi confortablement que sur la terre ferme alors qu'elle n'avait que quelques centimètres à mettre à profit. Elle adorait ça. Mais surtout, surtout, elle prenait un plaisir évident à se retourner, à contempler la formidable vue uniquement accessible à ceux qui, comme elle, possédaient la capacité de grimper la haut. Marchombres. Ou mercenaires. Mieux valait ne pas y songer, surtout pas devant tant de merveilles. Merveilles rendues accessibles par son don, don lui même venu du plus profond d'elle. Lointain, intensément lointain. Sa Voie. Son bonheur.

Cela faisait déjà une heure que le sommet était devenu sien. Elle n'y avait pas rencontré âme qui vive, et après s'être relaxée en tailleurs sans cesser de fixer les splendeurs qui s'étendaient, sans fin, devant elle, elle s'était lancé dans la gestuelle marchombre. Mains qui se lèvent. S'écartent. Se rapprochent. Calme. Quiétude. Harmonie. Elle se sentait bien. Formidablement bien. Elle était marchombre depuis suffisamment longtemps pour qu'elle se lasse de ses merveilles, mais une telle chose ne s'était jamais produite. Elle avait beau parcourir la Voie depuis plus de sept ans, elle continuait de s'émerveiller devant ses capacités dont elle ne se serait jamais crue dignes, devant les portes que ce fabuleux chemin ouvrait face à elle. Devant toutes ses perspectives d'avenir. Devant l'académie, enfin. Surtout.

Elle venait de terminer la gestuelle, en sortant complètement apaisée, transformée et entière lorsqu'une seconde présence troubla sa quiétude. Non pas de manière négative, seulement de façon différente. Presea avait beau apprécié la solitude, elle aimait d'autant plus la compagnie, surtout lorsque celle ci s'avérait pertinente. Elle n'avait d'autre passion que celle d'apprendre des autres. Toujours. Se lier, rencontrer, aimer, apprécier ou détester. Apprendre. L'harmonie avec les autres. La vraie harmonie.

L'inconnue était bien plus bas. Presea l'avait sentie plus qu'entendue, car elle était à de nombreux mètres du sommet où elle se tenait. Néanmoins, son but ne faisait aucun doute. Elle était maligne et était montée du côté le plus praticable de la falaise, ce qui témoignait d'une connaissance préalable des lieux. Elle ne pouvait la détailler physiquement de si loin, mais elle prit un malin plaisir à admirer sa montée. Elle n'était pas certaine, ses gestes étaient parfois malvenus ou tremblotants, mais elle possédait un don certain, semblable à celui de Presea. Un sourire naquit sur son visage lorsqu'elle mit un nom sur cette jeune femme. Pas un nom propre, mais bien plus que ça. Marchombre. Non, pas vraiment. Plutôt apprentie, du moins était-ce ainsi que la jeune femme le voyait. Elle montait bien et relativement vide, serait bientôt au sommet. Presea profita du temps qu'il lui restait pour se remettre en tailleurs. Ah, que la vue était belle ! Majestueuse.

Les salutations de la jeune femme lui tirèrent un sourire. Elle était tombée née à née avec l'inconnue dont elle avait suivi un moment de la montée, mais n'avait pas bougé. Elle était toujours en tailleurs face à l'immensité de l'horizon, pareille à une statue gardienne des lieux. Sauf que ses pupilles passaient de la jeune femme au délicieux panorama. Regardaient partout, nonchalantes. Voyaient tout. L'inconnue avait mauvaise mine. Les yeux bouffis, elle semblait sérieusement manquer de sommeil. De même, elle n'avait pas l'air très propre, et des cicatrices parsemaient son corps. Pourtant, Presea lui sourit. Un sourire emprunt de gentillesse, et de grâce. De l'aura des maîtres. Marchombre. « Bonjour. Jolie montée. » Voyant que l'apprentie ne semblait pas comprendre, elle désigna la montagne du menton. C'était un moyen efficace d'en savoir plus sur elle, bien que son statut ne faisait aucun doute.

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MessageSujet: Re: Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)   Jeu 25 Aoû 2011, 14:53

Léna ne savait pas vraiment trop quoi faire: elle errait seule depuis des jours, elle fuyait les hommes comme la peste et soudainement, là ou la présence d’autrui semblait impossible, inacceptable même, elle tombait nez à nez avec quelqu'un. Quelqu'un qui, de plus, n'était pas arrivé là par magie. L'inconnue avait escalader la parois, parois qui n'était pas aisé à gravir. Certes, les Alaviriens habitants près des montagnes grimpaient depuis qu'ils savaient marcher mais étrangement Léna ne parvenait pas à croire que cette femme était ordinaire. Si on pouvait dire qu'il existait des humains ordinaires. Sa façon de la regarder, de regarder la paysage; Léna avait la curieuse impression que l'inconnue voyait tout. Sa position, le calme qui émanait d'elle. Elle semblait faire partie du paysage comme si son cœur battait au même rythme que le monde, comme si elle était en parfaite Harmonie avec lui.

Oui, cette femme n'était pas banale. Léna caressa machinalement ses cicatrices sur son visage, un geste qu'elle ne cessait de répéter comme pour vérifier qu'elle n’avait pas rêver des malheurs qui lui étaient arrivé. A coté de la jeune femme, la Novice avait l’impression d'être ridicule, toute petite et comme souvent elle eut honte de ce qu'elle était devenue. De plus, elle ressentait autre chose aussi. Un sentiment encore pire que la honte: la jalousie. Elle était jalouse de cette inconnue qui respirait le calme et le bonheur. Léna s’injuria: elle était vraiment tombé bien bas.

Le sourire que lui adressa l'inconnue la déstabilisa. Elle semblait tellement...gentille. Vraiment, à coté d'elle Léna croyait être revenue une enfant. Quoique pendant son enfance elle aurait grimacé en voyant ce sourire. Sans savoir pourquoi Léna s'assit à coté d'elle. Elle n'avait pas eut l’intention première de rester - elle voulait juste admirer la vue- ni même de parler mais la Novice était curieuse de nature et cette femme l'intrigué.

-Bonjour. Jolie montée.

Quoi? Perdue dans ses pensées, la Novice ne saisit pas tout de suite ce que voulait dire l'inconnue. Ce ne fut que quand elle lui montra du doigts la pente qu'elle comprit. Elle l’avait donc observé. Il faut dire qu'elle n'avait pas chercher à grimper discrètement ne s'attendant pas à trouver quelqu’un au sommet. C'est vrai que la monté n'était pas simple, et encore en jetant un rapide regard aux autres parois il lui sembla qu'elle avait prit la plus facile! Elle jeta un regard songeur à l'inconnue, elle se demandait vraiment qui était-elle. Léna avait une curieuse sensation de déjà vue.

-Oui...C'était agréable, cela faisait un certain temps que je n'étais pas aller dans les montagnes. J'avais oublié à quel point grimper pouvait être...libérateur.

Sa dernière visite à un sommet digne de ce nom c'était aux Dentelles Vives. Quoique la rencontre avec Tyra lui avait gâché un peu le plaisir. Comme si le destin s'amusait toujours à lui faire rencontrer quelqu'un dans les hauteurs. Mais cette femme ne pouvait pas être comparé à Tyra, Léna n'avait pas du tout la même sensation en présence de cette femme qu'en présence de la mercenaire.Et la discussion était beaucoup plus agréable! Tout dans cette femme lui plaisait en fait: son calme, sa voie posée, son regard. Léna se dit que comme première rencontre, elle avait eut bien de la chance.

La Novice laissa errait son regard sur le paysage en contrebas. Elle ne s'était pas trompé, la vue était splendide. Les plateaux de l'Est, les montagnes à coté, le Gour. Peut-être même que la tache au loin était le lac Chen. Oui, un sublime panorama. Elle se sentait bien ici, la jeune femme ne la dérangeait pas du tout, au contraire. Sa présence était...reposante.

Léna laissa échappé un léger soupir de contentement et ferma les yeux.




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MessageSujet: Re: Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)   Jeu 25 Aoû 2011, 22:39

« Grimpe. On se rejoint en haut. »

Presea ne put empêcher ses yeux de s'ouvrir en grand lorsqu'Emrys la laissa là, seule, devant l'une des plus hautes tours d'Al-Vor. La peur, d'abord. C'était bien la première fois qu'il disparaissait ainsi et ne l'épaulait pas lors d'une de ses montées. L'angoisse ensuite. La crainte de n'être pas capable de s'élever sans l'aide rassurante de son maître. La crainte de mal faire, de tomber aussi, de s'écraser en bas. La crainte de la mort. De l'inconnue. Elle aurait aimé proférer une phrase qu'elle savait par avance stupide, lui demander des explications, le supplier de rester. Elle s'était détournée pour s'apercevoir qu'il avait disparu. Et de toutes manières, elle ne l'aurait jamais supplié. Ne se serait pas abaissée à de telles bassesses. Mais en serait morte d'envie. Terrifiée, la peur se lisant dans tous ses pores, les gestes fébriles, elle avait commencé à monter. Pas une seule seconde elle n'avait envisagé de ne pas le faire, avait voulu fuir. Son enseignement était trop parfait pour cela. Non, elle y parviendrait.

Elle n'avait même pas encore atteint la moitié de la tour, et elle peinait lamentablement. Tous ses sens en alerte, elle jetait des regards apeurés autour d'elle, surtout en bas. Ses doigts lui faisaient mal, ses pieds ne trouvaient plus d'endroits où se reposer, ses forces la lâchaient petit à petit. Emrys n'était pas à ses côtés. Indéniablement, il lui manquait. Sa terreur emplissant tout son corps, elle se força à respirer. Faiblement. Lentement. Puissamment. Elle attendait. Que le calme soit revenu dans son esprit, que l'harmonie qui l'avait désertée ne demande à reprendre ses droits. Elle écouta la nuit. Les hululements de quelques hiboux perdus, les discussions de passants surement éméchés loin en dessous d'elle, les battements de son cœur. Un autre battement. Un autre ? A sa droite. Dans un sourire, elle reprit sa montée, rassurée, satisfaite. Elle n'avait pas jeté un coup d'oeil, avait su de suite que même si elle l'avait fait, elle n'aurait rien vu. Il savait se cacher. Le sommet n'était plus très loin. Elle l'atteignit sans encombre. Emrys était là, en tailleurs, et il admirait la vue. Lorsqu'elle apparut, son joli regard clair se fixa sur elle. Respectueux.

« A ton avis, quel est le plus agréable jeune apprentie ? La montée, ou la vue qui s'étend désormais devant toi ? »

Presea ne prit pas la peine de répondre. Elle s'assit à côté de son maître, le souffle coupé par la vue splendide qui s'étendait devant eux, mais plus encore par la bouffée de gratitude qui l'étreignait. Une gratitude infinie. Elle mit une main sur une jambe de son maître, main emplie de respect et de tendresse. Même la poésie marchombre n'aurait su mettre de mots sur ce qu'elle ressentait. Rien ne l'aurait pu. Rien d'autre que son regard, qu'Emrys interpréta sans mal. Larmes.

Elle pensait à cela alors que la jeune femme s'était assise à ses côtés. Les émotions qui l'avaient suivies durant sa propre montée avaient été similaires. Doutes, angoisses, peurs. Puis harmonie, respect et gratitude. Elle était marchombre. Elle l'était, et le prouvait chaque jour, le montrait à qui voulait le voir, en témoignait de part son ouverture d'esprit. Sans limite. Malgré les cicatrices qui témoignaient d'un récent combat, aucune curiosité mal placée n'étreignit Presea lorsque l'inconnue vint prendre place a ses côtés. Elle était simplement heureuse. Qu'elle soit seule ou accompagnée, qu'elle puisse parler ou se taire. Bonheur. Sans faille et sans limite. Les paroles de la jeune femme la firent sourire, sourire rassurant et amusé. Reflet du passé. Presea n'avait pas tourné la tête, avait simplement écouté le soupire de contentement de la fille aux cheveux blonds, et sans cependant vouloir le troubler, prit la parole. D'une voix suffisamment douce pour que celle-ci ne se sente pas obligée de répondre. Assez tendre pour que le vent lui même porte son message. Doucement.

« A ton avis, quel est le plus libérateur ? La montée, ou la vue qui s'étend désormais devant toi ? »

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MessageSujet: Re: Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)   Sam 10 Sep 2011, 12:14

Léna se sentait étrangement bien. Formidablement bien même. Perché au sommet de l'Est, elle avait une vue dominante que les Plateaux et sur le Lac Chen. Alors qu'elle était encore en bas de la montagne, elle avait bien essayé d'imaginer à quoi pouvait ressembler le panorama, mais toutes ses tentatives n'étaient rien par rapport à ça! Mais plus que cette vue unique et splendide, c’était la présence de l'inconnue qui l'apaisait. Loin était à présent ses soucis, ses craintes et ses doutes! Elle se sentait enfin tranquille, impression qu'elle n'avait plus ressentit depuis plus d'une cinquantaine de jour.

Toutes hontes ou jalousies envers cette femme avait disparut de son cœur. La Novice était juste heureuse d'être e présence de cette femme stupéfiante. Le destin semblait s'être plu à mettre sur son chemin un véritable présent. Qui, de tout son cœur Léna l’espérait, pourrait lui apporter un but nouveau. Léna gouttait avec délice à la mince bouffée d'espoir qui ne la quittait plus.

Léna était sur d'une chose: cette femme qui semblait être plus jeune qu'elle mais qui en réalité ne devait pas l'être, cette femme donc, n'était pas du tout quelqu'un d’ordinaire. Mieux, elle devait être Marchombre. Léna en était sure, tellement sa posture, son regard et sa prestance était révélateurs. De plus, elle dégageait le même aura, la même force que Swif ou Lanza. Cet aura propre au arpenteur de la voie.

« A ton avis, quel est le plus libérateur ? La montée, ou la vue qui s'étend désormais devant toi ? »

Léna resta silencieuse. Si la Novice avait eut besoin d'une confirmation concernant le statut de la femme, cette phrase un peu alambiquée en aurait été la preuve. Après tout, quel Alavirien si ce n'est un marchombre pourrait parler de libération au sommet d'une montagne. Cette constatation la fit sourire.

La Novice voyant que la marchombre n'était pas pressée d'avoir une réponse resta muette un instant encore. Un long moment passa pendant lequel elle s’imprégna du paysage comme si elle essayait de trouver une réponse à la question. Enfin, elle se tourna vers l'inconnue.

-L'Harmonie. l'harmonie est libératrice.

Ce que Léna ne disait pas véritablement c'était que cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas réussi à comprendre ce concept d'Harmonie que cette découverte avait effet de nouvel espoir.

(Très court, et vraiment désolé pour ce retard!)
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MessageSujet: Re: Elle ne voyait plus d'homme.. (Pv Lena)   

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