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Le Pacte VS L'Ordre
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En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -

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Éole Létoile
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MessageSujet: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Ven 23 Sep 2011, 20:14

[voilà je poste enfin x) désolée du temps que j'ai mis à poster, j'ai eu quelques soucis avec internet et j'avais pas mal de boulot, voilà, je suis vraiment désolée Wink ]

____________________________

Un souffle. Et là voilà partie. Partie dans son Monde. Elle vole. Libre.
Un mouvement. Puis un autre, encore et encore. Au rythme du Vent.
La Danse. Infinie. Ne s’arrête jamais. Vibre en elle. Coule dans ses veines.
Éole. Danseuse et Marchombre.
Parce que ces deux Voies avancent Ensemble.

La jeune fille regardait l’horizon. Elle tentait d’apercevoir l’autre rive du lac. L’eau était si calme, si belle. Elle reflétait le soleil levant, qui teintait le ciel de rose. Et le Vent était là. Oui, il était toujours là. Il ne l’avait jamais laissée tomber, et jamais il ne l’abandonnerait.

Éole était assise au bord du lac Chen, les pieds dans l’eau fraiche. Le Vent soufflait dans sa nuque, soulevant ses longs cheveux noirs, lui caressant le visage. Elle venait de danser.
La Danse était tout pour elle. C’était son lien le plus profond, le plus fort, qu’elle avait avec le Vent. C’était la Danse qui faisait battre son cœur, qui lui redonnait espoir quand elle n’en voyait plus. Et c’était pour cela qu’elle voulait devenir Marchombre. Pour être plus proche du Vent et parce qu’elle avait vu dans les Marchombre des Danseurs. Être Marchombre lui permettait aussi de découvrir la source même de la Danse. En devenant Marchombre, elle s’ouvrait encore plus au Vent et elle vivait la Danse. De l’intérieur. Au plus profond. Plus elle évoluait sur la Voie des Marchombre, plus elle avançait sur celle de la Danse. Vers la Liberté, l’Harmonie, vers son Envol.

Cela ne faisait pas si longtemps qu’elle était ici, à l’Académie. Mais elle avait déjà appris tant de chose. Et elle ne cessait (et ne cesserait) d’apprendre. Encore et Toujours. Parce qu’elle savait qu’elle ne savait rien. Que le monde était plein de richesses. Que dans tout ce qu’il y avait à savoir, ce qu’elle saurait à la fin de sa Vie ne représenterait qu’un point dans l’infini.
Mais elle était heureuse d’être là, heureuse d’avoir Aléa pour maître, heureuse d’être son unique élève, heureuse tout simplement.

Éole regardait le soleil se lever, au loin au dessus du lac, quand un bruit léger se fit entendre derrière elle...

__________________________________________



"C'est donc bien que la danseuse est dans un autre monde, qui n'est plus celui qui se peint de nos regards, mais celui qu'elle tisse de ses pas et construit de ses gestes"
- Paul Valéry -

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Dernière édition par Éole Létoile le Ven 02 Mar 2012, 13:15, édité 1 fois
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Ethan Sil'Afian
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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Sam 24 Sep 2011, 20:03

La désescalade est beaucoup plus difficile que l'escalade.

Cela fait quelques semaines que nous sommes arrivés au domaine, nous avons même eut notre premier cour. Cela n'avait pas été aussi barbant que nous l'avions cru et cela nous a même permis de faire connaissance avec...

Nous faillîmes tomber, nous raccrochâmes au dernier moment.
Prise après prise, nous descendons lentement le long d'une paroi rocheuse qui surplombe un magnifique bois de saules. Le « bois des pendus » l'appelle-t-on.

Nous nous sommes attribués un léger repos après les exercices éreintants et nous avons voyagé en attendant. Ce que nous voulons c'est savoir car le savoir mène au pouvoir et que le pouvoir nous aidera dans notre vengeance. Non c'est plus simple que cela, nous voulons les deux.
Pouvoir et Vengeance. Puissance et Destruction.

Nous atterrissons entre un parterre de trèfles noirs et les restes nauséabond d'une charogne.

Ce voyage était long et éprouvant, mais il nous a revigorée, et nous a purifié l'esprit de nos pensées parasites. Il ne reste plus que la volonté. Notre volonté.

Le sol est trouble et les arbres sont étranges.
Nous respirons avec joie les relents fétides du sous-bois ténébreux.
Ça va être bien ici.

Tout ce que nous avions voulu, c'était du Respect. Le respect que nous devait notre frère.
Arutha... maudit sois-tu, toi qui nous a privé de la vie dont nous étions le légitime propriétaire. Bref.

Cette forêt est magnifique.
Nous traversâmes un marécage empesté, notre sac sur le dos, nos espoirs de destruction pleins la tête, avant de sortir de la forêt et déboucher sur plusieurs mètres d'herbe et de verdure, puis plus loin sur quelques dunes de sable gris.

Peu importait finalement. Les mercenaires nous aideront à reconquérir le pouvoir qui nous revient de droit. Nous aurons notre revanche.

Le paysage ne reflétait pas que cela, après les dunes solitaires reprenait une herbe rase pour finir en une pinède avant une langue de rochers blancs plongeant dans des eaux indigo.
Nous avançâmes sur le sable vers les rives du lac, encore lointaines.

¤

Le vent soufflait fort.
Un foulard couleur sable entourait notre figure, serpentait sur notre tête pour finir en cascade sur nos épaules. On ne voyait que nos yeux, insignifiantes gouttes indigo devant l'immensité du lac qui s'étendait plus loin, bien en dessous de notre position.


Le lac Chen.
Et la ville qui porte son nom, dont on aperçoit à peine les tours d'ici, à quelques lieues au sud. Jamais nous n'étions revenus si près d'une grande ville depuis que nous étions recherchés par père. Mais cela ne nous faisait pas peur, au contraire, nous aimions le danger, et encore plus alors que père et frère enrageaient dans leur coin, seuls.
Seuls.

Seuls...
Nous fermons les yeux et inspirons un grand coup.
Nous accroupissant, nous cueillîmes un peu de sable au creux de notre paume, avant de le laisser filer entre nos doigts.
Seul.

Jackan...

Ce n'est pas notre père ou notre frère qui sont seuls. C'est nous.
Notre poing s'abattit sur un pauvre bouquet de chardons, qui trainaient à portée, mais comme on aurait pu s'y attendre, cela ne nous calma pas. Nous nous levâmes, poings serrés, mâchoires crispées, cœur emporté dans des battements affolés par une rage aveugle.

¤

Nous désespérons.
Comment reconquérir le pouvoir qui est le nôtre si nous nous laissons emporter si facilement ? Nous n'avons aucun regrets pour ce que nous venons de faire, mais nous avions perdu notre lucidité, alors à quoi bon ? Un peu plus bas sur la pente, on peut à présent voir les cadavres ensanglantés de voyageurs abandonnés sur le bas-côté. Et parmi eux un petit enfant, ensanglanté mais encore en vie, qui pleure.

¤

Nous approchons du lac.
Toute une puissance contenue dans les eaux bleus, et une fascination sans limites pour qui s'en approche. Qu'il soit mercenaire ou simple citoyen alvarien. Une véritable fascination. Combien d'hommes étaient morts en essayant de domestiquer ces eaux magnifiques ?
Rien que cela rendait admirable les vagues qui venaient mourir sur la langue de rocher blanc.

Nous nous approchâmes, avançant d'un pas sûr sur les rochers immaculés, lorsque nous apercevons une silhouette, les pieds dans l'eau.
Nous nous approchons, curieux.

Le lieu nous apaise-t-il ? En avons-nous assez de tuer ?
Nous ne savons qu'une chose, que nous ne voulions pas d'une nouvelle victime aujourd'hui. Demain peut être, ou pas. Ou plusieurs.
Mais pas aujourd'hui.


__________________________________________

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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Dim 25 Sep 2011, 23:26

Où vas-tu ?
Où cours-tu donc, petit humain ?
Fuis-tu ce Domaine à cause de ce que nous avons vécu ?
Fuis-tu ces Envoleurs cruels ? Ce Maitre aux yeux capables de percer ton cœur ?
Me fuirais-tu ?
Ou alors … fuirais-tu ta vie ? Toujours aller de l'avant pour ne pas regarder derrière. Ne pas regarder ses erreurs. Ne pas assumer ses faiblesses.
Fuir, est-ce une façon de se forcer à avancer ?
M'aimerais-tu si tu savais que je fuis aussi mon passé, en attendant de pouvoir le rattraper ?

******

Une silhouette se tient contre l'embrasure de la fenêtre du dortoir, cachée par l'ombre de la pierre. Ce jeune garçon qui quitte le Domaine dans les dernières brumes de la nuit, ne sait pas qu'il est espionné.

Ethan Sil'Lifen.

Je répète ce nom dans ma tête depuis que nous avons terminé notre cours ensemble.

Ethan Sil'Lifen.

Est-il possible que le fils de l'empereur lui-même ait bien été celui que j'ai côtoyé pendant ces jours ? N'ai-je pas fait erreur sur la personne ? Non … Anee elle-même l'a reconnue. Cette garce impossible à abuser ! Pourquoi a-t-il fallu que j'échoue avec un Maitre aussi … intelligente. Cela me fend le cœur de l'admettre mais elle m'impressionne. Elle est un peu comme moi, simplement elle est beaucoup plus efficace.

Ethan Sil'Lifen.

Qu'importe notre Maitre, ce qui compte c'est le pourquoi de son départ si tôt. A-t-il des comptes à régler en dehors du Domaine ? J'aimerai savoir … La tentation de le suivre est grande, sauf qu'il me repérera avant même que nous ayons dépassé les cent premiers mètres d'Ombreuse.

Je le regarde encore un peu, mémorisant la direction qu'il prend. Puis il disparait, happé par les bois. Au revoir Ethan.
J'aurais aimé passer ma journée à ses côtés, discuter avec lui et comprendre le pourquoi de sa présence au Domaine. Il en a décidé autrement. Je ne l'intéresse pas plus qu'une roturière quelconque … Il est aussi méprisant que tous l es imbéciles de la cour, qui se croient importants et intelligents sans jamais l'être.

Je me coule hors de ma cachette, regagnant la pénombre du dortoir des futurs Envoleuses. Leurs souffles sont calmes, comme ceux des bébés qui font enfin leurs nuits. Apaisants … Calmes … Confiants … J'ai envie de trancher quelques gorges tellement ces corps endormis sont tentant. Ce serait si facile … si ridiculement simple … Est-ce donc là de futurs Mercenaires du Chaos, porteurs de morts ? Ces êtres semblables à des anges ? Quelle blague … Ils me répugnent.

Je quitte la pièce.

Ethan est partit.
Je vais faire de même.

Je ne prends pas la peine de saisir ma cape de voyage au passage. L'air a beau être glaciale dehors, le ciel sans nuage promet une belle journée, et je n'ai pas prévu de rester inactive dans les prochaines heures.

******

Ombreuse.
Je déteste toujours autant cette senteur d'humus qui émane de son sol.
Je déteste toujours autant son murmure que mes oreilles ne peuvent déchiffrer.
Je déteste toujours autant ses branches qui me griffent le visage.
Je déteste toujours autant les bruits qui percent les feuillages touffus.
Je déteste l'absence de lumière. La faune forestière. Le vide humain.

Et pourtant c'est là que j'ai choisi d'aller courir. Mon premier cours m'a fait réaliser que mon corps était loin d'avoir atteint son potentiel maximal et qu'il me fallait le cultiver pour arriver à la hauteur d'Anee. Il n'y avait pas qu'en mental que j'avais beaucoup à apprendre d'elle.
Je ne sais plus depuis combien de temps je courre. Je sais juste que je voulais expérimenter autre chose que les pavés d'une ville ou de la cité des Mercenaires. Sauf que je déteste ça.
Cela fait longtemps que je ne courre plus pour le plaisir, mais pour m'extirper de ces bois le plus vite possible. Me retrouver ici me donnerait presqu'envie d'aller me balader à Al-Chen, voir mes anciens sous-fifres et vérifier que mon emprise sur eux n'a pas changé.
Leur mentir.
Les dominer.
Les manipuler.
Vérifier que malgré les remarques d'Anee, je suis toujours une actrice chevronnée.

Déjà faudrait-il que j'arrive à sortir d'Ombreuse … Aucune bestiole dotée de crocs démesurés n'a décidé de m'attaquer, ce qui est un point encourageant. Peut-être réussirais-je à rallier Al-Chen d'ici midi.

Ma foulée s'allonge.
J'y serais avant midi, cette forêt m'étouffe trop.

******

Mes pieds s'enfoncent dans du sable, celui-ci se glissant désagréablement dans mes chaussures.
Après les brindilles, le houx et les souches saillantes, voilà un nouveau désagrément pour mes pieds de princesse.
Je pose une main au sol, constate qu'il n'est pas chaud, et décide donc de libérer mes pieds de leur prison. Ce n'est pas à une heure si matinale que je risque de me brûler sur le sable.

Autour de moi s'étalent les dunes typiques de la partie ouest du lac Chen. Par expérience, je sais que j'ai visé beaucoup trop au nord de la ville. Il va me falloir encore quelques heures avant de la rallier, ce qui signifie encore quelques heures avant de manger.

Je reprends ma marche, sans plus courir cette fois car j'abandonne enfin la forêt derrière moi.

******

Des hurlements de bébé.

Je m'étais habituée au silence des collines de sables, à leur chant muet qui se liait à celui du vent et de l'eau. Je me plaisais à penser au fait que la musique qui pulsait de mon corps pouvait représenter l'élément manquant du feu. J'étais vive, rieuse, moqueuse, et même si je m'enflammais rarement, je possédais quelque chose du feu.
Cette haine qui brulait en moi en était la preuve même.

Je m'y étais habituée, mais ces hurlements me ramenèrent à la réalité.
Curieuse, je me fis silence pour m'approcher discrètement de la source des ces bruits. Qui dit bébé dit maman. Qui dit maman dit humain. Qui dit humain dit nourriture. Qui dit humain dit aussi être manipulable.
J'avais envie d'un petit-déjeuner pour restaurer mes forces perdues lors de la course.

******

Du sang.
J'ai faim, non pas soif, et ce spectacle inattendu entache ma calme journée.

Quelques corps gisent là, éparpillés, taillés et égorgés comme de vulgaires animaux. Mais ce n'est pas ça qui attire mon œil.
Les maigres possessions des défunts trainent autour d'eux, comme si le tueur n'avait pas agit pour voler, mais simplement pour jouer. Je viens de me faire précéder par un renard. Ce type d'animal est pitoyable, et je suis très empathique avec lui car il m'arrive aussi de désirer du sang plus par plaisir que par nécessité.

Je m'approche des cadavres, vérifie qu'aucun ne possède encore le souffle de la vie, et m'approche enfin du petit corps chaud, blotti contre une jeune femme sans vie. Le sang de celle-ci a giclé assez fort pour entacher l'être innocent. Sa blancheur toute naïve tachée de pourpre fait ressortir la dureté de la scène.
Il a été épargné et c'est merveilleux.
Je me penche, le prend dans mes bras et me met à le bercer tout doucement, laissant glisser hors de mes lèvres un douce mélopée que me chantait ma mère.

Ma mère.
Un être inutile.
Incapable d'élever ses enfants.
Je n'étais pas inutile.
J'étais pourtant incapable d'élever un enfant.

Le poupon penche ses petits yeux bleu dans les miens, arrête soudainement de pleurer et se met même à rire.
Qu'il est mignon…
Je caresse sa peau douce comme du vélin, joue un instant avec une boucle blonde et me décide enfin à le reposer au sol, aux côtés de sa mère.
L'ôter de l'être dont il est le fruit serait cruel.

Un éclat métallique brille dans les lueurs de l'aube.

******

Je n'aurais pas du prendre ce bébé dans mes bras. Maintenant je suis toute tachée de sang ! Si je croise un être humain, je vais avoir du mal à lui faire gober que je viens d'égorger un cochon, surtout dans un endroit pareil ! Il faut que je me lave de ces souillures. Pas parce que ce que je viens de faire me répugne, juste parce qu'une noble se doit toujours d'être propre et net.

J'entends déjà le doux clapotis de l'eau qui m'appelle, m'annonçant que je pourrais bientôt plonger mon corps en son sein.

Sous mes pieds nus, le sable crisse et les grains roulent. Roulent. Roulent. S'arrête aux pieds d'un jeune homme aux cheveux blonds. S'arrête dans le dos d'une jeune fille aux cheveux bruns.

Et mince.
Deux humains.
Deux témoins des taches de sang qui recouvrent mes habits.
Impossible de fuir, je n'ai pas été assez discrète.
Alors j'attends que l'un d'eux agisse.
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Ethan Sil'Afian
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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Mer 26 Oct 2011, 11:20

Le lac Chen roule déroule ses légères vagues sur la plage de sable fin.
La jeune femme devant nous ne nous a pas encore remarqué, nous nous approchons, faisant crisser les grains quartzeux. La jeune femme se retourne, nous lui sourions. Pas un sourire complètement chaleureux, mais pas un sourire froid non plus.

Soudain, un bruit derrière nous.
Nous nous retournons vivement, croyons rêver.
Un sourire, cette fois totalement avenant, tranche allègrement notre visage : « Laïar ! » nous écrions-nous... avant de nous rappeler que nous ne sommes pas vraiment proches. Juste... des connaissances. Des camarades de classe. Pourtant nous avons l'impression de la connaître depuis longtemps, d'être si proche... ou de le vouloir.

Nous nous assénons intérieurement une claque.
Qu'est ce qui nous fais penser qu'une apprentie mercenaire aussi prometteuse qu'elle s'intéresserait à nous ? Rien. Ou peut être un regard qu'elle nous aurait lancé, ses lèvres qui se seraient entrouvertes... Ou notre imagination. Ouais, plutôt ça. Nos dents se serrent, sans pour autant que cela soit visible. Rester impassible, maître de nous-même.
Un noble, quoi.

Comme quoi, il nous reste encore des choses de notre éducation.
Mais nous n'arrivons pas à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Le sourire qui n'avait pas quitté notre visage une seule seconde devint encore plus chaleureux alors que nous plantons nos yeux d'azur dans ceux de Laïar.

« Je te croyais au domaine ! Comment vas-tu ?
C'est quand même surprenant de se voir ici ! »




[c'est un peu moyen, désolé]

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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Mar 01 Nov 2011, 13:27

[désolée pour le temps de réponse, j'ai du mal à trouver un peu de temps pour venir ici --' en tout cas, voilà, je vous réponds enfin Wink même si c'est pas top... xD ]
___________________________________________

La jeune fille se retourne. Un jeune homme se tient derrière elle. Un jeune homme qui lui sourit gentiment, éclairant un visage fin encadré de cheveux blonds. Des cernes soulignent ses yeux d’un magnifique bleu, profond.
Avant qu’elle n’est pu faire quoi que ce soit, un bruit derrière eux capte leur attention. C’est celui d’une jeune femme au visage angélique. Un doux visage parsemé de taches de rousseur, qui porte deux jolis yeux mauve pâles. Mais, au delà de ce visage d’ange, des taches de sang sur la tenue marron de la jeune femme retinrent l’attention d’Éole : à qui appartenait ce sang ? comment, pourquoi la jeune femme en était-elle maculée ? Une vague de peur traversa brièvement la jeune fille. Cette femme n’était peut-être pas aussi innocente qu’il n’en paressait... La méfiance s’installa dans le cœur d’Éole, elle devrait faire attention si elle ne voulait pas avoir d’ennuis.

Une autre chose l’étonna, les deux inconnus semblaient se connaitre, vu la façon dont le jeune homme accueillit la fille... sans compté le sourire qui avait illuminé son doux visage lorsqu’il l’avait aperçue. Il ne semblait même pas se soucier des taches de sang sur l’habit de la jeune femme... comme si c’était «normal»...


« Je te croyais au domaine ! Comment vas-tu ?
C'est quand même surprenant de se voir ici ! »


Un mot. Éole ne retint qu’un mot de ces phrases : le domaine. Elle n’en avait pas souvent entendu parler, mais le domaine n’était-ce pas le nom donné au «repère» des mercenaires ? Elle pouvait se trompé, mais elle devrait doublement se méfier, si ces deux-là étaient réellement des envoleurs... Elle jeta un bref coup d’œil à son sabre posé à côté d’elle, on ne sait jamais...
Éole espéra intérieurement que ces souvenirs ne soient pas les bons et que ce «domaine» dont parlait le jeune homme n’avait rien avoir avec les mercenaires... elle n’avait pas spécialement envie d’en rencontrer... elle savait se défendre, certes, mais l’expérience lui avait prouvé qu’elle en manquait justement. Elle passa machinalement sa main sur son flan, là où la lame du voleur s’était enfoncée lors de son voyage vers Al-Poll. Si elle avait failli perdre la vie dans un combat contre un voleur, qu’est-ce que ce serait dans un combat contre un mercenaire ?

Gardant son calme et affichant une mine confiante, Éole se tourna vers les deux inconnus, sans dire un mot. Elle se contenta de les observer. Elle n’allait tout de même pas déranger ces deux jeunes gens dans leur conversation, non, elle préférait écouter, pour en apprendre un peu plus...

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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Mer 09 Nov 2011, 22:03

Le jeune homme se retourne et me fixe. Je reconnais le bleu de ses iris, le blond de ses cheveux, la courbure de ses lèvres, l'aura altière qu'il dégage. Ethan Sil'Lifen. J'avais décidé de ne pas partir à sa poursuite et pourtant je le retrouve. Quel étrange hasard … Nos Voies semblent destinées à se croiser. Si seulement la sienne pouvait mener la mienne jusqu'au trône impérial ! Il faut que je prenne les devants et me débrouille pour devenir son amante-alliée et le faire revenir à la cour. Pour cela il va me falloir voler son cœur, puis comprendre les raisons de sa fuite. Après, j'aviserai.

Son sourire et son exclamation me montrent que la porte de son cœur est déjà entrouverte. Une telle joie de me revoir ne peu cacher que le fait qu'il voit déjà en moi un début d'amie. Parfait. Le trône n'est pas si loin que ça en fait … j'imagine déjà la tête de mon demi-frère si j'arrivai à le dominer socialement. Je pourrais tirer du poste d'impératrice une bien plus belle vengeance que sa mort … J'allais devoir y réfléchir.

Cependant je ne réagis pas à l'attitude d'Ethan. Je ne lui souris pas et me contente de rester grave et silencieuse. Nous avons un souci, et je n'ai pas l'impression qu'il l'ait remarqué. Ce souci mesure à peu près ma taille, a des cheveux noir, des mensurations féminines et semble inquiète par ma présence. C'est surtout ce dernier point qui m'ennuie, et non le fait qu'Ethan se soit trouvé en présence d'une autre fille que moi.

Cet idiot de fils impérial gâté est vraiment trop naïf pour un envoleur. Je pensais que le cours l'aurait un peu plus changé … un peu plus rendu sensible à ce qui l'entoure, mais non. Je vais devoir faire avec …

« Je te croyais au domaine ! Comment vas-tu ? C'est quand même surprenant de se voir ici ! »


Mon regard croise un instant celui de l'inconnue en contre-bas. Un infime mouvement sur son visage montre que sa peur a augmenté. Qu'est ce qui soudainement dans les paroles d'Ethan a pu la pousser à se méfier un peu plus ? Je ne vois rien, à part le mot "domaine", que seuls les envoleurs utilisent et qui peut signifier des millions d'autres choses. Le problème c'est que j'ai un doute à ce sujet.

Que faire ? L'éliminer sans plus de réflexion ? Ethan est un futur maitre d'armes et n'aura pas de mal à maitriser cette fille qui semble avoir notre âge. Ou alors essayer de la convaincre que nous ne sommes pas méchants ? Quel intérêt ? Aucun, si ce n'est le plaisir de jouer avec une humaine.
Je me souviens avec amertume de mon échec de comédie face aux deux filles dans les collines de Taj. J'ai aujourd'hui la chance de pouvoir retenter de donner confiance à une personne, et ce défi me tente, alors que je n'ai rien de spécial à faire et que la certitude qu'Ethan viendra me défendre est là.

Cette réflexion n'a duré qu'une infime seconde dans ma tête. Assez pour me trahir. Mais assez aussi pour montrer la stupeur d'un personnage sous le choc, incapable de réagir rapidement.

Je dévale les quelques mètres qui me séparent d'Ethan et me jette dans ses bras, les enserrant autour de son cou. De fausses larmes roulent sur ma joue, alors que je pense à l'emprisonnement de mon frère, seule chose capable de m'attrister. Je hoquète légèrement et lâche dans un souffle.

"Je ne voulais pas … (hoquete) Je n'aurais pas due … pas due quitter le domaine de mon père … (hoquete) je voulais te rejoindre et … et … j'ai trouvé ces morts (voix qui monte dans les aigues) et ce bébé mort ! C'était horrible ! … Je l'ai pris dans mes bras, et ce corps tout froid et saignant …"


J'arrête de parler et serre un peu plus Ethan contre moi, espérant qu'il se glissera dans mon mensonge sans protester. Après tout c'est un noble comme moi, il devrait donc être fort en mensonge et comédies diverses.
Ma voix a porté assez pour que la fille en dessous comprenne le sens de mes paroles. Comprenne que je n'ai tué personne. Comprenne que le domaine n'est pas un repaire de Mercenaires dangereux et fous à lier.

Je profite un instant de la situation où je me retrouve plongée. Je cherchai une façon d'attirer Ethan dans mes filets, et je viens de commencer à jouer le rôle de son amie/ sœur voir plus. Cette journée s'annonce comme un pavé important sur ma route.
En espérant que cette fille ne soit pas une frontalière capable de nous tuer.
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Ethan Sil'Afian
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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Sam 12 Nov 2011, 10:00

Nos yeux s'ouvrirent en grand alors que Laïar dévala les quelques mètres de sable fin qui nous séparaient et se jeta dans nos bras. Des larmes dont nous ne la croyions pas capable roulèrent sur ses joues pâles faites d'une parfaite porcelaine.

Elle débita d'un long trait, comme traumatisée :

"Je ne voulais pas…
–elle hoqueta– Je n'aurais pas due… pas due quitter le domaine de mon père… –elle hoqueta de nouveau– je voulais te rejoindre et… et… j'ai trouvé ces morts –sa voix monta dans les aiguës– et ce bébé mort ! C'était horrible !… Je l'ai pris dans mes bras, et ce corps tout froid et saignant…"

Le temps que nous comprenions qu'elle jouait la comédie ne dura qu'une fraction de seconde.

-Que… ? Oh Laïar ! Comment as-tu… ?

Nous réagîmes vite et, la serrant dans nos bras en modifiant notre visage qui devint horrifié et inquiet –comme il aurait dû l'être si nous avions réellement une amie qui avait vécu ce que disait Laïar– et la serrâmes fort dans nos bras.

Nous fîmes avec une douceur extrême –mais calculée :
-Chut… là, là…
Oublies ces choses horribles que tu as vu…
–nous relevâmes son visage et essuyâmes les larmes qui y coulaient– ce n'est sûrement pas fait pour des yeux si beaux… –nous en profitâmes pour repousser une mèche de ses cheveux blonds qui lui était tombé sur le visage.

Nous croyions deviner que la fille derrière nous représentait un danger aux yeux de Laïar, et entrâmes dans son jeu. Ma camarade arrêta de parler et nous serra encore un peu plus contre elle, et nous nous demandâmes si elle feignait réellement ce moment-là… mais nous nous faisions certainement des idées, et profitâmes de ce moment dans les bras de la magnifique jeune-femme qu'était Laïar.

À vrai dire, nous avions confiance en notre talent de comédien.
Nous et nos frères avions pris tant de cours de théâtre ou d' « art oratoire » que nous avions fini par acquérir de solides compétences de comédien.

Nous passâmes le bras sur les épaules de Laïar, comme compatissant. Nous ne doutions pas de la supériorité, même à deux, que nous aurions sur la jeune fille en contrebas, c'est d'ailleurs pour cette raison que nous n'avions pas pris réellement en compte à sa présence.

À présent, nous n'attendions plus que l'une des deux jeune femme réagisse.

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Éole Létoile
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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Ven 23 Déc 2011, 17:09

[désolée pour le temps de réponse... :S ]

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"Je ne voulais pas… Je n'aurais pas due… pas due quitter le domaine de mon père… je voulais te rejoindre et… et… j'ai trouvé ces morts et ce bébé mort ! C'était horrible ! … Je l'ai pris dans mes bras, et ce corps tout froid et saignant …"

Ce sont les mots qui sortirent de la bouche de la jeune femme, au moment où elle se jeta dans les bras du garçon. Son visage était baigné de larmes. Elle semblait choquée, traumatisée. La crainte qui s’était emparée d’Éole s’évanouit. Comment avait-elle pu penser que cette jeune femme, qui lui sembla maintenant si vulnérable, aurait pu faire partie du camps des mercenaires ?
Le jeune homme resserra son étreinte, chuchotant des mots réconfortant, tentant de calmer la fille qu’il tenait dans les bras.

Éole ne savait pas quoi faire, elle se sentait si inutile... Ces deux personnes lui étaient totalement inconnues... Elle ne savait pas de quoi parlait la jeune femme, elle ne comprenait pas... Comment pouvait-elle les aider ?

La jeune fille s’avança doucement, avec un peu d’hésitation. Elle n’avait pas l’habitude de parler aux autres... encore moins à des inconnus ! Elle ne faisait pas partie des personnes très sociables, qui se font des amis en moins d’une minute, qui savent parler, qui savent toujours quoi dire. Certes, sa vie avait changé, elle commencer à mieux accepter les autres... mais elle ne savait toujours pas quoi dire aux gens qu’elle ne connaissait pas. Surtout quand il s’agissait de leur venir en aide, alors qu’elle ne sait rien de leur vie et qu’ils n’ont probablement ni besoin, ni envie de son aide.
Éole leva timidement les yeux sur les deux personnes, espérant ne pas se faire rejeter... Oh ! et puis au fond, si tel était le cas, elle irait trouver un coin tranquille plus, où elle pourrait ne dérangerait personne ! Devant cette fille effondrée, elle n’avait pas envie de rester les bras croisés, c’était contre sa nature d’Apprentie Marchombre, elle voulait l’aider. Si l’autre ne voulait pas de son aide, tant pis pour elle !
Un sourire confiant se dessina sur son visage tandis qu’elle s’adressait aux deux inconnus.


- Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous aider ?

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"C'est donc bien que la danseuse est dans un autre monde, qui n'est plus celui qui se peint de nos regards, mais celui qu'elle tisse de ses pas et construit de ses gestes"
- Paul Valéry -

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MessageSujet: Re: Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -    Sam 07 Jan 2012, 23:17

Une seule seconde. Le temps qu'il fallut à Ethan pour comprendre mon attitude et se glisser dans mon acte. Une longue seconde qui à un œil très averti aurait pu trahir la farce. Mais la jeune fille en contrebas à l'air trop jeune pour posséder l'expérience nécessaire au décryptage d'un tel laps de temps. Il y a aussi le fait qu'elle n'a pas pu voir le visage teint de surprise de mon prince qui lui tournait le dos. Ouf … il ne reste plus qu'à continuer à jouer le rôle de la fille en détresse jusqu'à ce que nous ayons réussi à nous débarrasser de cette inconnue. Inconnue ? Peut-être pas pour Ethan. Cette pensée ne m'a pas effleurée l'esprit une seule seconde et aurait pu me coûter cher si elle m'était venue plus tard. Je réalise qu'il va falloir jouer serrer et en action coordonnée avec mon futur époux.
Pour l'instant celui-ci n'a pas l'air de vouloir me lâcher, me serrant réellement comme si j'étais une amie chère à consoler. Je ne sais pas si l'étau de ses bras est un acte ou non, mais en tout cas je n'en attendais pas moins d'un homme élevé dans un théâtre vivant.

- Chut… là, là… Oublies ces choses horribles que tu as vu… ce n'est sûrement pas fait pour des yeux si beaux…

En même temps qu'il parle, il s'écarte légèrement de moi pour pouvoir planter ses yeux bleus dans les miens. Avec la douceur d'un ange, il essuie les larmes qui roulent le long de mes joues. Comme si ce simple geste m'avait réconforté, je cesse de pleurer, laissant juste échapper un léger sanglot par instant.
Un léger sourire se faufile sur mes lèvres, perdu au milieu de ma figure décomposée. Ce n'est qu'un rayon de soleil au milieu d'un jour de pluie, mais j'espère qu'Ethan y lira le "merci" pour m'avoir accompagnée dans mon mensonge. Je le fais disparaitre presque aussitôt pour retourner mon visage contre l'épaule de mon confrère et achever de calmer mon personnage.

Le crissement du sable sous le poids d'une personne me fait lever des yeux encore un peu larmoyants sur la brunette qui s'approche de nous. Son expression est empreinte d'hésitation et de malaise, ne cachant pas le moins du monde le fond de ses pensées. Je déteste ce genre de tête. Seuls les faibles sont capables de l'avoir. Alors qu'est-ce Ethan fait avec une personne pareille ? Suis-je face à son jouet actuel ? Je l'imagine sans peine s'amusant à voler le cœur d'une pauvre jeune fille pour occuper sa journée. J'avoue qu'il n'a pas mal choisi puisque l'inconnue n'est pas trop mal physiquement.

- Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous aider ?


Bien sûr, tu pourrais partir. Pensée ardente que je limite aux frontières de mon cerveau, laissant une version édulcorée sortir de ma bouche.

- Non.


Libre à la brunette de le prendre pour une invitation à partir ou au contraire à rester et insister pour briser les barrières d'une fille trop choquée pour pouvoir accepter la moindre aide.
En attendant je continue à agir et m'écarte d'Ethan avec regret. Machinalement je lui presse la main en remerciement pour son soutien, puis m'éloigne en direction de l'eau. Je passe à coté de l'inconnue, sans un regard pour elle. J'espère avoir l'air de la fille trop humiliée par sa propre faiblesse, ses larmes, pour pouvoir faire face à quiconque autre qu'un proche. Au pire j'ai l'habitude d'être considérée comme une personne hautaine, alors un avis dans ce sens de plus ou de moins m'importe peu.

Une fois au bord du lac, je m'agenouille dans le sable, plonge mes mains dans l'eau et m'asperge le visage, appréciant la fraicheur sur ma peau salie par la poussière et le sel de mes larmes. Ce petit aperçu de bien être me donne envie de me déshabiller et de plonger dans le lac pour nager. Ce serait parfait pour détendre mes muscles après ma course à travers Ombreuse. Mais avant cela je vais devoir réussir à convaincre cette inconnue que je suis un ange, à moins qu'elle se révèle être une connaissance d'Ethan. Dans le cas où elle serait plus, il me faudra penser à l'éliminer soit du cœur de ma proie, soit tout simplement de la surface de la terre. Je ne sais pas ce qui m'amuserait le plus … Il est temps de mettre ce point là au clair.

Je me relève et me retourne vers les deux jeunes gens qui m'observent toujours.

- Je … je suis désolée d'avoir interrompue votre rendez-vous de la sorte. Je … je vais rentrer au Domaine.


Même pas en rêve. Si Ethan me demande en effet de les laisser continuer leur petit meeting, alors je me dirigerais vers Al-Chen. D'ici à la ville je finirais bien par trouver un petit coin ombragé et sympathique où nager et me reposer avant de repartir effectivement pour le repaire des Envoleurs.
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Au bord du Lac [PV Ethan & Laïar] - abandonné -
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