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Le Pacte VS L'Ordre
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 Toutes les atrocités sont humaines... [PV Lacrya & Erwan ]

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MessageSujet: Toutes les atrocités sont humaines... [PV Lacrya & Erwan ]   Sam 05 Nov 2011, 14:08

Désir fugitif…

Cela faisait plusieurs longs jours que Rubis s’était éloignée du Domaine. Une envie de partir, d’être seule, totalement seule, loin de tout, loin du monde, loin des humains fourmillant. Envie de s’éloigner, simplement, parce qu’elle avait besoin de se ressourcer complètement. Terminer sa guérison, intérieure comme extérieure. Enfin, il fallait bien avouer que son corps s’était déjà remis de sa rencontre avec cette Mercenaire depuis plusieurs semaines, et qu’elle s’entraînait depuis d’arrache-pied pour retrouver sa fierté, et sa dignité. Même si au fond, elle n’en avait pas plus que cela… Puisqu’elle était un monstre, elle l’assumait, et dire qu’elle tuait dans le dos des gens ne la dérangeait pas. Il n’y avait pas d’équitabilité, ni de règles, dans son esprit. Juste la loi du plus fort, du plus rapide… la loi du meilleur, évidemment. Cela fonctionnait comme ça dans la nature, pourquoi est-ce que cela serait différent en société ? Ils étaient aussi animaux, au fond, les humains. Et puis, elle se fichait de tout ça, ou presque. Tout ce qu’elle faisait, elle le faisait pour redevenir plus forte, plus puissante, et que personne ne pût plus jamais l’emporter sur elle. Elle était la meilleure ! Elle était la fille du Dragon non ? Elle devait lui montrer qu’elle le méritait quelque part… Tant d’incohérence, dans sa façon de penser, l’embrouillait toujours plus au fil des jours, alors qu’elle continuait de filer vers le Sud. Elle devait arrêter de penser. Avant, elle ne pensait pas souvent, et juste pour manger ou se confronter à d’autres créatures. Elle devenait décidément de plus en plus humaine, et de plus en plus créature alors que le temps passait.

Parce que ses écailles avaient une poussée de croissance, depuis un mois. Depuis qu’elle s’était regardée dans ce miroir, dans la chambre des Maîtres, et que cet homme bizarre était entré, elle s’en était rendue compte : les milliers d’écailles sur son corps se multipliaient encore ; elle en avait plus sur les joues et dans le cou, désormais, mais aussi à la base du front, le long de sa ligne de chevelure. Ses mains se recouvraient aussi de petites nouvelles écailles, et son côté gauche aussi. Etait-ce un effet secondaire de la bataille qu’elle avait perdue ? Est-ce que son corps se protégeait encore plus, parce qu’il avait trouvé une vulnérabilité ? Comme les animaux qui à l’approche de l’hiver se recouvrent d’un poil épais pour ne pas avoir froid, le corps de Rubis pouvait-il multiplier ses écailles pour ne pas se faire blesser ? Des fois, elle se sentait vraiment bizarre, mais toujours plus animale dans le physique, et de plus en plus humaine dans la manière de penser. Et cela l’agaçait prodigieusement. Pourtant, elle avait été très proche de cette manière de faire et de voir les choses, lors de la formation de Jennyssie, c’était un fait incontestable. Et à ce moment-là, cela ne l’avait pas dérangée. En fait, elle avait des hauts et des bas, des pics de férocité et d’autres de douceur – si on pouvait aller jusqu’à appeler cela de la douceur – et en ce moment-même, elle se sentait plutôt douce, même si elle aurait bien mangé un gros lièvre.

Alors qu’elle courrait, son souffle commençait à être irrégulier : après plus de douze heures de course, c’était tout à fait normal, mais cela l’horripilait aussi. Devant ses yeux, dans les collines de Taj, se dressèrent quelques tours, puis une ville entière... Al-Vor. Elle réfléchit un instant, puis décida d’y passer. Elle allait un peu essayer de voir comment fonctionnaient les humains dans leur « milieu naturel ». Au Domaine, ils étaient tous plus ou moins fous et sanguinaires, sans doute une conséquence de leur acclimatation, ou bien d’éducation. Cela l’arrangeait : elle passait moins pour une créature sortie des cauchemars parmi eux. Enfin, après, elle verrait bien. Elle arriva donc en quelques heures encore à l’entrée de la ville, et mit sur son dos une cape d’un noir de jai, pour cacher ses écailles scintillantes. Elle en avait toujours sur les joues et le visage, et sa crinière rousse était passée par-dessus sa cape, attirant les regards. Mais juste le visage, cela pouvait presque passer juste pour un maquillage très particulier, après tout. Même si elle n’avait jamais vu de femmes vraiment bien maquillées. Ses pieds nus se posaient sur le pavage, parfois rencontrant quelques cailloux ou du sable, lui tirant de longs frissons le long de l’échine. Elle détestait le sable ! Elle aurait dû trouver des chaussures, mais pour que ces dernières soient foutues en quelques heures, ce n’était pas la peine de tenter. Alors qu’elle se glissait entre deux personnes, ses écailles arrachèrent un morceau de peau de l’un d’entre eux, et elle s’effaça rapidement dans la foule pour éviter de se confronter à l’homme. Elle se méfiait maintenant… Et elle voulait arrêter de se méfier ! Elle voulait retrouver son assurance rocambolesque ! Sauf que dans son crâne, il y avait maintenant toujours une petite voix qui disait « Attention » et c’était vraiment agaçant ! Se mordant la lèvre inférieure jusqu’au sang, elle se laissa porter par les odeurs et passait le plus loin possible des passants tout en restant dans la foule.

Et puis soudain, une odeur qu’elle connaissait – trop – bien arriva à ses narines. Elle fronça les sourcils, prit une longue inspiration avant de se faufiler dans une rue adjacente pour grimper rapidement en haut d’une maison, et se poster sur le toit pour observer la rue. Elle avait senti son odeur. L’odeur de cette femme, qui l’avait mise hors de combat au Domaine…

Méfiance colérique…
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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Toutes les atrocités sont humaines... [PV Lacrya & Erwan ]   Dim 13 Nov 2011, 11:01

    Le gout âpre de la bière emplit ma bouche. Je repose avec douceur ma chope sur la lourde table de bois massif où je suis attablée. Devant moi fume une assiette de ragout de siffleur à peine entamé. Un long soupir s’échappe de mes lèvres. M’affalant sur le dossier de ma chaise, je passe une main lasse sur mo, visage.

    Mon regard se porte alors sur la salle, quasiment pleine en cette heure de déjeuné. Il doit y avoir là une trentaine d’individus, en majorité masculin, fumant, riant, buvant… Tout cela dans un brouhaha insupportable et une très forte odeur de sueur et d’alcool.

    Mon crâne commence à me lancer, l’ambiance régnant en ce lieu n’y étant pas étrangère. Soupirant à nouveau, je me redresse, prête à me lever pour quitter cette auberge.

    Une silhouette imposante m’écrase alors de sa taille, me forçant à rester assise.


    - Et bien ma belle, tu cherches quelqu’un pour te redonner le sourire ?

    Un colosse borgne se penche vers moi, son haleine pestilentielle caressant mon visage. Sa main s’approche de ma joue. Je l’arrête d’un regard.

    Mauvais
    Noir
    Assassin.

    Me levant sans le quitter des yeux, je dépose quelques pièces à côté de mon assiette encore pleine. Je peux le tuer d’une centaine de façons différentes…

    Au lieu de ça, je me glisse vers la sortie, me jouant de cette barrière de chair. L’entendant à peine m’insulter, je disparais derrière le battant de bois. Je me fais rapidement happée par le flot de passants déambulant dans les rues. Ma capuche se rabat, dissimulant mon visage.

    Je marche pendant une un bon quart d’heure, essayant de me repérer dans les rues tortueuses de la ville. Je m’y perds presque et je ne dois ma trouvaille qu’à un coup de chance.

    L’armurier.

    J’ai entendu de très bons échos sur ce forgeron. Une rumeur circulerait même sur le fait qu’il soit l’un des meilleurs de Gwendalavir. Voila une bonne occasion de me forger ma propre opinion. De plus, j’ai quelques pièces à dépenser et il va falloir que je renouvelle mon stock de poignards. Ils ont tous un peu souffert ces derniers temps.

    Mon regard s’attarde un moment sur l’enseigne, d’une banalité à toute épreuve, avant de me diriger vers la porte. Cette dernière émet un discret grincement lorsque que je la fais pivoter. Une clochette accompagne mon entrée.

    Je suis surprise de trouver un vieil homme derrière un comptoir quelque peu crasseux. Soit je me suis tromper de lieu, soit c’est que les rumeurs étaient fausses. Le gérant pose alors ses yeux fatigués sur moi, tandis que je rabats ma capuche sur mes épaules.


    - Bonjour mademoiselle, puis-je vous aider ?

    - Non merci, je souhaite regarder d’abord par moi-même.

    Je lui lance un petit sourire avant de poster mon regard sur l’ensemble de la boutique. Une faible lueur orangée éclaire les étalages où sont disposées toutes sortes d’armes. L’étonnement me prend de nouveau. Je m’avance vers un mur où sont accrochés divers sortes de poignard et en décroche un, noir comme la nuit. Sa légèreté m’impressionne. Son équilibre également.

    Je la fait un moment tourner entre mes doigts, puis, après avoir lancé un petit regard au gérant, je la pointe vers une poutre et la lance. Le poignard à le temps de faire deux tours complets avant de se planter dans le bois.

    Cette arme était parfaite.

    Un délicieux sourire s’étend sur mes lèvres.

    Parfaite.

    J’en test deux ou trois autres, aux anges. J’ai rarement vu des armes de cette qualité. La rumeur disait donc vraie. Ce forgeron est exceptionnel. Mais il faut maintenant que je fasse mon choix.

    Que voila une pénible décision…

    Une trentaine de minutes plus tard, je ressors de la boutique, six nouveaux poignards ayant directement trouvés leur place contre mon corps. Un grand sourire éclair mon visage. Ca m’a couté cher mais je ne regrette en rien.

    J’ai maintenant hâte de les utiliser…


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Erwan Narcos
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MessageSujet: Re: Toutes les atrocités sont humaines... [PV Lacrya & Erwan ]   Mer 16 Nov 2011, 14:19

Les collines de Taj s’étendaient, semblaient continuer à l’infini. Même si elles étaient délimitées à l’Ouest par la forêt de Barail et les hautes parois de verre menant au pays Faël ; même à son exact opposé, se dressaient les Dentelles Vives, effrayantes de verticalité ; même si au Nord la forêt Ombreuse terminait de les encadrer.

Le vent soufflait, discontinu, amical, sur les collines.
Il passait, repassait. Soulevait les herbes folles, emportait les branches d’arbustes mourants, faisait rouler les pierres, brouillait les pistes. Il venait côtoyer les voyageurs et adoucir leurs maux.

Erwan sourit, et ferma les paupières.
L’air venait presque gifler son visage, offert. Ses longues dreads blanches s’étiraient, se soulevaient, dansaient dans son dos, au rythme du galop effréné que tenait Joya depuis une vingtaine de minutes.

Il avait laissé Miss et Ylléna dans leur maison, au-dessus des Océans du Sud. Cette cabane, ils avaient décidé d’en faire leur pied à terre, leur nid, en quelques sortes. Mais elle avait besoin de quelques réparations et améliorations, alors le Marchombre était parti en direction d’Al-Vor avec sa monture, qui devrait soulever une bonne charge au retour. Erwan pensait déjà au futur de cette cabane. Il la voyait, dans une ambiance feutrée, aux flammes dansantes dans l’âtre de la cheminée calme. Miss et lui autour d’une Ylléna qui riait en regardant les flammes. Une Ylléna qui grandissait, tous les jours un peu plus. Qui deviendrait bientôt une enfant avec un caractère plus que bien trempé.

Une petite merveille, voilà ce qu’elle était.
Un sourire illumina son visage, alors que la silhouette d’Al-Vor prenait sa place à l’horizon. Ralentissant légèrement sa jument, Erwan s’assit dans sa selle pour contempler la ville qui se rapprochait. Cela faisait un long moment qu’il n’était pas passé par une cité, et la dernière fois il avait rencontré une femme étrange, au regard bleu électrique, qui l’avait abordé sans raison, et qui était vraiment… unique, en quelques sortes. La rencontre n’avait duré que quelques secondes, pourtant elle l’avait marqué.

Laissant Joya aux écuries de la ville, il s’engouffra donc dans les rues.
Se remémorant de quoi il avait besoin, il commença par acquérir un large et grand sac, avant de commencer l’achat d’autre chose. Il devait trouver une bonne arme, du type un long poignard, puis une hache et un rabot, déjà. Ensuite, il devrait trouver un marchand de quincaillerie pour des pièces en métal diverses. Il aurait aussi besoin d’un marteau et d’une pince. De beaucoup de choses, en réalité.

Un léger sourire sur les lèvres, il entra dans la boutique qu’il savait la meilleure de toute la ville, et d’une bonne partie de l’empire. Il y avait déjà une cliente à l’intérieur, qui était en train de prendre une demi-douzaine de poignards. Souriant toujours, Erwan se servit sur les étagères : un long poignard d’une quarantaine de centimètres de long, une hache au manche rétractable. Les deux étaient parfaitement équilibrés, et il les prit donc avec grand plaisir au vendeur.

Sortant de la boutique, il se dirigea donc vers l’atelier d’un forgeron qu’il connaissait, plus loin dans la ville. La hache pendue à sa ceinture, le poignard à l’intérieur de la peau sans manche qu’il arborait sur son torse, il se coula dans la foule sans effort, prenant la bonne direction. Devant lui, une silhouette plutôt petite, aux cheveux d’un blanc immaculé se coulait elle aussi dans la foule avec facilité.

Le sac sur l’épaule droite, il arriva bientôt à l’atelier du forgeron et se présenta à son apprenti.
Attendant tranquillement son ancien ami, il continuait d’observer la foule. Regardait partout. Capta un reflet d’un rouge vif sur les toits. Plissant les yeux, il ne vit plus rien, mais dans son ventre, le jaguar venait de bondir.

Il tituba un instant sous l’assaut féroce du félin.
Jamais ce dernier n’avait réagi à ce point à quelque chose…







[ Désolé pour le temps de réponse, je n'étais pas très inspiré ! ^^' ]

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