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Le Pacte VS L'Ordre
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 Occillant au gré du vent... [Abu]

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Papillon Til'Maavon
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Citation : La véritable Liberté ne peut être offerte que par le Chaos.
Date d'inscription : 06/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Peut transformer ses poils en écailles
Signe particulier: est accompagnée d'un écureuil roux, Fileaps

MessageSujet: Occillant au gré du vent... [Abu]   Dim 06 Nov 2011, 18:41

La désescalade est beaucoup plus difficile que l'escalade.

Cela fait un an que je suis arrivé au domaine, j'ai même passé mon premier examen et terminé mon second cour. Cela n'avait pas été aussi difficile que je l'avais cru de prime abord et cela m'a même permis de...

Je faillis tomber, me raccrochant au dernier moment.
Prise après prise, je descendais lentement le long d'une paroi rocheuse qui surplombait un magnifique bois de saules. On l'appelle « le bois des pendus ».

Je me suis accordé un léger repos après les épreuves éreintantes et j'ai voyagé en attendant le prochain cour.
Je ne suis pas comme tous ces mercenaires avide de pouvoir et de domination. Oh ça me plairait ! Cela ne fait aucuns doutes. Seulement... c'est par envie de destruction, et pas de renouveau, que j'ai rejoins les mercenaires. Ce monde est finit, mais le suivant ne m'intéresse pas outre mesure.

J'atterris entre un parterre de trèfles noirs et les restes nauséabond d'une charogne.

Ce voyage a été long et éprouvant, mais il m'a revigorée, et m'a purifié l'esprit de pensées parasites. Il ne reste plus que la volonté. Ma volonté.

Le sol est trouble et les arbres sont étranges.
Je respire avec joie les relents fétides du sous-bois ténébreux.
Ça va être bien ici.

Tout ce que j'avais voulu, c'était du Respect. Le respect que me devait mes parents. Même Aaron ne m'a pas soutenu face à eux. Aaron... maudit sois-tu grand frère ! Toi qui aujourd'hui me rejette et me remplace par une autre... ! Enfin. On ne refais pas le passé.

Cette forêt est tout simplement magnifique.
Je traversai un marécage empesté, mon sac sur le dos, mes espoirs de destruction plein la tête, avant de sortir de la forêt et déboucher sur plusieurs mètres d'herbe et de verdure, puis plus loin sur quelques dunes de sable gris.

Peu importait finalement. Les mercenaires m'aideront à détruire ce monde et tout ce qu'il représente. Ce qu'ils en ferons ensuite, je m'en fiche. Mais j'aurais eut ma revanche.

Le paysage ne reflétait pas que cela, et après les dunes solitaires reprenait une herbe rase pour finir en une pinède avant d'arriver à une langue de rochers blancs plongeant dans des eaux indigo. J'avançai sur le sable vers les rives du lac, encore lointaines.

¤

Le vent soufflait fort.
Un long tissu couleur sable entourait ma figure, serpentait sur ma tête pour finir en cascade sur mes épaules. On ne voyait que mes yeux, insignifiantes feuilles d'un vert émeraude devant l'immensité du lac qui s'étendait plus loin, bien en dessous de notre position.

Le lac Chen.
Et la ville qui porte son nom, dont on aperçoit à peine les tours d'ici, à quelques lieues au sud. Jamais je n'étais revenue si près d'une grande ville depuis que j'avais rejoins les mercenaires. Mais cela ne me faisait pas peur, au contraire, j'aimais le danger, et encore plus alors que mes parents et mes frères étaient dans leur coin de campagne, seuls.
Seuls.

Seuls...
Je ferme les yeux et inspire un grand coup, lutant contre des émotions contradictoires.
M'accroupissant, je cueillis un peu de sable au creux de ma paume avant de le laisser filer entre nos doigts.
Seule.

Aaron...

Ce n'est pas mes parents ou mes frères qui sont seuls. C'est moi.
Mon poing s'abattit sur un pauvre bouquet de chardons, qui trainaient à portée, mais comme on aurait pu s'y attendre, cela ne me calma pas. Je me levai, poings serrés, mâchoires crispées, cœur emporté dans des battements affolés par une rage sourde et une colère aveugle.

¤

Je désespère.
Comment apprendre à détruire, à maîtriser les pouvoirs qui sont les miens si je me laisse emporter si facilement ? Je n'ai aucun regrets pour ce que je viens de faire, mais si à ce moment j'avais perdu ma lucidité, à quoi bon ? Un peu plus bas sur la pente, on peut à présent voir les cadavres ensanglantés de voyageurs abandonnés sur le bas-côté. Et parmi eux un petit corps, ensanglanté mais encore en vie, qui pleure.

¤

J'approche du lac.
Toute une puissance contenue dans les eaux bleues, et une fascination sans limites pour qui s'en approche. Qu'il soit mercenaire ou simple citoyen alvarien. Une véritable fascination. Combien d'hommes étaient morts en essayant de domestiquer ces eaux magnifiques ?
Rien que cela rendait admirables les vagues qui venaient mourir sur la langue de rocher blanc.

Je m'approchai, avançant d'un pas sûr sur les rochers immaculés, lorsque j'aperçus une silhouette, les pieds dans l'eau. Je m'approchai alors, curieuse.

Le lieu m'apaise-t-il ? En ai-je assez de tuer ?
Je ne sais qu'une chose, que je ne voulais pas d'une nouvelle victime aujourd'hui. Demain peut être...
Mais pas aujourd'hui.

__________________________________________

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MessageSujet: Re: Occillant au gré du vent... [Abu]   Lun 07 Nov 2011, 09:31

    Tranquillité.
    Le regard du jeune homme passait et repassait, tranquille et serein, sur les passants pressés qui se déplaçaient en courant pour la plupart. La rue du marché était réellement bondée, et Abu l’observait de son perchoir, sans bouger. Assis sur un fauteuil confortable, une tasse de thé brûlant à la main, il soufflait doucement sur la fumée pour la laisser refroidir lentement, avant d’y tremper le bout des lèvres. Encore trop chaud. Pourtant, il garda la tasse entre ses paumes pour les réchauffer. Il ne faisait pas spécialement chaud en Gwendalavir, en ce moment, et même plutôt froid. Ce n’était pas pour rien qu’il avait un large manteau de peau sur les épaules, et des mitaines aux mains pour maintenir ses paumes au chaud. Parfois, un long frisson de froid le parcourait de part en part, mais il n’y faisait pas attention. Enroulé dans une couverture chaude, il était à l’extérieur de son appartement, dominant les rues d’Al-Chen. Il se sentait bien ici. Plutôt chez lui. Cet appartement, il l’avait acheté des années plus tôt, quand il avait fini son apprentissage. Un an et demi après, grâce à l’argent qu’il avait amassé lors des missions qu’il avait exécutées. Il l’avait trouvé accueillant et chaleureux, et l’avait agrémenté à son goût, le retrouvant régulièrement pour se poser. Parce que bien qu’explorateur et aventurier, Abu aimait se poser et profiter de la vie, une tasse de thé à la main…

    Trouvaille.
    Les deux yeux du garçon se posèrent sur une silhouette qui se faufilait au travers de la foule. Un léger sourire étira ses lèvres, alors qu’il se levait en terminant sa tasse. Il avait envie de sortir d’ici, tout à coup, et ne s’en priva pas. S’habillant rapidement d’un haut en lin, passant par-dessus une jacket en cuir nouée sur son torse, puis un pantalon de toile fine, il passa ses mains dans ses cheveux blonds, avant de s’avancer vers la porte de sortie de son appartement. Il prit le temps de bien verrouiller la serrure à contre-poids avant de s’éloigner définitivement, pour la journée, de ce nid douillet. Se faufilant dans la rue, dans la foule, il la remonta jusqu’à l’entrée de la ville, puis sortit de cette dernière nonchalamment. Il avait tout son temps, après tout, pourquoi faire vite ? Un sourire sur les lèvres, il se rendit dans une petite écurie familiale non loin de là pour sortir son étalon, Rê. Le bel adonis souffla bruyamment par les naseaux en l’entendant arriver, ce qui lui tira un sourire plus large encore. Lui flattant l’encolure, Abu souriait. Pas besoin de mots pour s’exprimer, tout n’était que facilité avec Rê. L’étalon comprenait chacune de ses demandes, et même quand il n’était pas rassuré, il suffisait de le caresser légèrement pour qu’il comprît qu’il n’avait rien à craindre.

    Liberté.
    Elancés dans un galop effréné, les deux complices longeaient la plage de sable tassé du Lac Chen, vers le Sud. Galoper les sabots à moitié dans l’eau, la crinière dans les yeux, se sentir en accord parfait avec soi-même et sa monture, ses mouvements puissants et ses mouvements de tête de joie, c’était du pur bonheur. Mais vient toujours un moment où le souffle vient à manquer, où le corps rappelle à l’ordre, même si l’on voudrait continuer éternellement sur notre lancée… C’est pourquoi Rê finit par se remettre au pas, et Abu par descendre de son dos pour le mener à la bride. Il n’avait pas pris le temps de seller l’étalon, trop pressé de partir. Alors, il lui enleva son hackamore pour le laisser brouter au fil de ses pérégrinations ; pour lui-même s’avancer dans le Lac Chen. Ce Lac Chen, qui s’étendait à des dizaines de kilomètres à la ronde ; à l’eau si cristalline et claire… Un jour, lors de son apprentissage, il avait vu une Dame dans ses eaux. Moment magique. S’avançant lentement dans la légère descente vers l’eau, Abu finit par se retrouver les pieds dans cette dernière. Il vérifia la présence de Rê dans son dos, avant de distinguer une autre présence, un peu plus loin… Humaine, celle-là. Sur les roches, plus bas que lui. Souriant seul, il s’avança encore d’un pas, en haussant les épaules.

    Le regard perdu sur l’horizon.

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