AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Partagez | 
 

 Point Final [PV Dolce] - TERMINE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 21 Jan 2012, 00:43

La nuit tombait tout doucement sur Al-Chen.
Assis à califourchon sur le garde-fou, Ciel tentait d’immortaliser les improbables nuances du soleil qui se couchait derrière les hautes tours de la ville. C’était un dessin plus complexe qu’il l’avait imaginé mais il ne perdait pas espoir, jouant avec sa palette de couleurs autant qu’avec ses émotions. Rien à voir avec l’esquisse d’un cheval, cette fois ; le temps était compté, c’était une course contre la montre, contre l chute du soleil dans les nuages, contre la nuit qui enveloppait déjà la plaine, dans son dos.

Il s’était installé sur le toit de leur nouvelle planque – cette fois-ci, Owel les avait emmenés dans l’appartement non habité d’un boisselier, qui se trouvait justement au-dessus de l’atelier de ce dernier – pour se détendre, c’est vrai, mais il y avait dans l’air comme une note de défi qu’il se plaisait à relever. Le dessin, alors, absorbait ses émotions et occupait ses pensées, l’empêchant de se ronger les sangs.

Pour cette raison, il n’entendit ni ne vit la silhouette qui se tenait, immobile, derrière lui ; une silhouette qui s’approcha doucement, prudemment mais néanmoins sûre d’elle, et qui tendit la main vers la tête du Dessinateur…

… pour lui ébouriffer les cheveux avec une tendresse toute brusque qui fit sursauter Ciel. Le verre d’eau qui servait à diluer son aquarelle se renversa sur son dessin, protégé in-extremis par une plaque de verre qui surgit tout droit des Spires. Furieux, Ciel fusilla l’opportun du regard, lequel s’assit près de lui, les jambes dans le vide, avec sur le visage l’air goguenard de la victoire.


- J’espère que tu as une bonne raison de me déranger.
- Nous sommes frères,
rétorqua Orage en haussant les épaules. Cette seule raison devrait suffire mais je suis venu t’annoncer autre chose.
- Laisse-moi deviner : Owel nous déménage, encore ? Si c’est le cas, vous pouvez tous aller vous faire v…
- Nan, nan, rien à voir. On a de la visite…


Agacé, Ciel s’apprêtait à le renvoyer lorsqu’il croisa le regard d’Orage.
Alors, il comprit. Et son visage s’illumina. Se relevant d’un bond, il abandonna sa palette et son dessin pour se pendre à l’échelle murale et dévaler les barreaux comme s’ils n’existaient pas, suivi de près par son frère.

Tant pis pour le soleil.
Il avait retrouvé le sien.



~ ~ ~ ~ ~ ~



- Tu m’as manqué.
- Je sais.
- Tu aurais dû m’écrire… je me suis inquiété, on s’est tous inquiétés.
- Je sais…
- J’étais en colère, la dernière fois, vraiment, mais je pensais pas ce que j’ai dit et… enfin, j’avais peur – que tu me mettes à l’écart à cause de ce qui s’est passé à Fériane, de cet homme que j’ai… tué…. Parce que je ne suis pas comme toi, ni comme Owel, mais le simple fait de rester là, immobile, alors que cette… cette femme, cette vipère cherche à te tuer, je peux pas… je peux pas.
- Je sais.
- C’est l’enfer, ici ! Depuis que tu es partie, tout va de travers, on ne se supporte plus, les jumeaux nous agacent, les enfants pleurent, Owel nous trimbale d’un endroit à l’autre… Il ne veut rien me dire, il dit jamais rien, mais quand ton amie nous plantés, j’ai compris qu’il se passait quelque chose…
- Ciel…
- Je passe mon temps à dessiner parce que je ne peux pas enseigner ! C’est…. Raah, je me fiche de ces cours, mais c’était ma vie d’avant – avant que tu ne me tombe dessus, avant que Vanora ne me tombe dessus !
- Ciel…
- Mais ça, tu vois, c’est ma vie, maintenant ! ma vie ! Une autre vie, avec eux, avec toi, et puis avec moi, aussi… j’ai essayé d’y renoncer, vraiment, mais c’est impossible, je ne peux plus faire marche arrière et je…
- PROF !
- QUOI ?!
- Arrête de parler ! Nom d’une chiure de mouche, ce que tu peux parler !
- Mais…
- Chut ! Ecoute-moi. Je sais comment régler son compte à Vanora. Et pour ça, je vais avoir besoin de toi…



~ ~ ~ ~ ~ ~



L’avantage de voyager avec un Dessinateur, c’est que le trajet ne prend guère plus d’une seconde.

Ciel et Syndrell se matérialisèrent à quelques lieues seulement de la Citadelle, au bord d’un étang gelé. La marchombre se fondit immédiatement dans les ombres de la nuit pour vérifier que l’endroit était sûr, laissant son ami déposer leur sac à terre et en sortir de quoi dresser la tente.

Il était en train de se débattre dans la toile lorsque Syndrell le rejoignit et elle dû se mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire alors qu’elle se précipitait pour lui venir en aide. Quelques minutes plus tard, la tente tenait à peu près debout et les deux amis partageaient un repas à l’intérieur, éclairés par un dessin de Ciel. Ils mangeaient en silence, écoutant le vent qui sifflait furieusement au-dehors.


- Alors ? dit enfin Ciel en posant sa gamelle vide.

Il n’avait pas besoin d’étoffer sa question : tout était contenu dans ce simple petit mot et Syndrell comprit immédiatement à quoi il faisait allusion. Voilà pourquoi Ciel Kern était une personne peu ordinaire à ses yeux : il pouvait s’emmêler les pinceaux lorsqu’il était angoissé ou bien par maladresse, mais il ne posait jamais de question inutile.

Il ne lui avait rien demandé lorsqu’elle lui avait avoué avoir besoin de lui pour en découdre une nouvelle fois avec Vanora. Reprenant instantanément ses moyens, il avait expliqué brièvement à sa famille pourquoi il devait s’absenter, minimisant le danger pour ne pas les inquiéter, puis il avait aidé son amie à préparer un sac avant de lui prendre le coude et de faire un pas-sur-le-côté. Sans poser la moindre question.


- Vanora se trouve en ce moment-même à l’est de la Citadelle, à quelques lieues d’ici, dans une ferme. Au moins six hommes de mains sont avec elle, des mercenaires dont l’un d’eux est probablement maître en son domaine. Pas de Mentaïs mais une Dessinatrice.
- Comment sais-tu tout ça ?
- Peu importe. Garde seulement à l’esprit que la Dessinatrice en question n’est autre que Blanche, et qu’elle est puissante.
- Blanche ? L’espionne qui nous a cachés lorsque…
- Elle travaille pour Vanora, oui. Et elle est capable de faire le pas-sur-le-côté, alors je veux que tu sois sur tes gardes.
- Syndrell…


Ciel se passa une main dans les cheveux et soupira. Autour d’eux, la toile tremblait et le vent gémissait inlassablement.

- Comment tu vas faire pour approcher Vanora ?
- Je vais me constituer prisonnière.
- Tu vas quoi ??
- Calme-toi ! Il ne s’agit que d’une mise en scène, rien de plus.
- Mais tu ne…
- Chtt !


La jeune femme plaqua une main sur la bouche de Ciel et se figea, tous les sens en alerte ; s’immobilisant à son tour, le Dessinateur pâlit, s’attendant au pire, mais alors qu’il état prêt à investir l’Imagination pour les ramener à Al-Chen, Syndrell et lui – et tant pis pour Vanora – la marchombre le libéra et se rassit, le visage fendu d’un sourire et le regard flamboyant.

- Qu’est-ce que…aaah !!!

La fermeture éclair de la tente venait de glisser et le battant de toile de s’ouvrir pour laisser apparaître un visage, prenant Ciel par surprise. Le sourire de Syndrell s’élargit encore.

- Ciel, je te présente Dolce. Mon ravisseur.


[Exceptionnellement, je suis autorisée à "utiliser" Ciel ; j'ai donc suivi mon idée et inclus le personnage dans ce Rp. Mais il est en quelque sorte un PNJ, donc si nécessaire, tu peux le bouger aussi.
Considère que Dolce a été mis au courant du point de rendez-vous par Syndrell via messages interposés - je n'en ai pas parlé, mais disons que ça peut expliquer que Dolce trouve précisément la tente au bon moment.
Comme je l'ai dis, je suis mon idée, mais ce Rp ne peut pas se faire sans toi ; si quelque chose te déplaît, fais-le moi savoir, sinon, je compte sur toi pour laisser parler ton imagination et t'éclater ! Voilà voilà !]

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)


Dernière édition par Syndrell Ellasian le Jeu 26 Avr 2012, 00:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Lun 23 Jan 2012, 19:59

Dolce quitta Tintiane dans un dernier regard en arrière.
Malgré lui, il lâcha un léger soupir, avant de s’élancer vers la Citadelle des Frontaliers, sur le dos de Singa.
Vers la Citadelle des Frontaliers.
Vers Syndrell.

Il avait reçu un message, le matin même. Elle avait besoin de lui, et avait enfin trouvé le repère de Vanora. Il espérait qu’elle ne s’était pas trompée, et que la mercenaire serait bien en ces lieux : après tout, elle voguait fort bien de tous les côtés de l’empire, grâce aux Dessinateurs…


$$



Il devait bientôt arriver. La nuit s’écoulait, paisible, autour de lui, et il se repérait pourtant facilement dans les sous-bois baignés de la lueur de la lune argentée. Elle avait signalé un détail peu commun, de l’endroit où elle comptait faire son camp, et il était donc là, à sonder les sous-bois, dans l’attente de trouver enfin ce rocher à la forme si singulière.

Singa marchait lentement, renâclant presque à tous les pas. Il n’aimait pas se déplacer la nuit, Dolce le savait, mais pour l’instant, c’était plutôt nécessaire, en fait. Cependant, pour rassurer sa monture, il mit pied à terre et le mena à la main, ce qui fit fondre la réticence de ce dernier comme neige au soleil.

En parlant de ça, il avait les pieds littéralement congelés, à marcher dans la couche de neige de cinq centimètres qui recouvrait le sol. Leurs souffles s’élançaient vers le ciel en légères buées blanchâtres, comme un hommage à la vie. La beauté du paysage était splendide, et Dolce se surprit à s’être arrêté pour le contempler : des plaines recouvertes de neige, un sous-bois parsemé de flocons qui s’accrochaient dans les branches des arbres et sous les feuilles ; et dans le lointain, la silhouette de la Citadelle qui s’élevait, fière, dominant les collines alentours, avec une fine couche de glace sur chacune de ses ouvertures, et sur son toit à quatre pans.

Un bruit inhabituel attira l’attention de l’Envoleur, qui tendit soudain l’oreille. Fronçant les sourcils, il eut l’impression d’entendre des voix, et observa Singa pour être sûr de leur provenance. L’étalon isabelle avait une oreille pointée à leur droite, et Dolce s’engagea alors de ce côté-là pour rejoindre les voix. En espérant que ce fût Syndrell qui parlait à une nouvelle monture, ou quelque chose dans ces eaux-là – il n’avait aucune envie de tomber sur les quelques sbires de Gazia en pleine nuit, ni de justifier sa présence.

La jeune femme, après tout, avait eu ce qu’elle souhaitait, ou presque. Elle n’avait pas plus donné d’informations que cela à Dolce, le laissant dans le vide ; elle ne voulait pas, ne pouvait pas le mettre au courant, et il devait avouer que cela le frustrait un peu, d’être laissé à l’écart alors qu’elle avait sollicité son aide à un moment donné…

Mais les doutes de Dolce se révélèrent infondé, notamment face à l’attitude de Singa, qui soudain dressa la tête et les oreilles et ronfla doucement en direction d’un bosquet particulièrement dense. Réaction de joie, et de retrouvailles, l’étalon commença à danser sur place en tirant sur son bridon, et Dolce, avec un large sourire sur les lèvres, l’entraîna dans la direction qu’il désignait.

Un murmure s’échappait de la tente piquée, qui se tut immédiatement quand ils passèrent les buissons. Un murmure, comme une conversation, et un Shht convainquant. Fronçant les sourcils, Dolce ôta rapidement son harnachement à Singa, et se dirigea vers la tente. Il hésita un instant, devant la fermeture, à se demander ce qu’il se passait là-dedans. Il voyait bien deux silhouettes, au travers du tissu… et notamment celui d’un homme. Qui était-il, celui-là ? Pourquoi l’avait-elle ramené ? S’était-elle sentie coupable, avait-elle quelqu’un dans le cœur, malgré tout ? Les questions tourbillonnèrent, impérieuses, dans son esprit, et c’est avec un léger agacement qu’il ouvrit la fermeture éclair sans prévenir.

Peut-être que cela se voyait sur son visage, et que ses traits trahissaient son agacement – cette pointe de jalousie qui venait de surgir directement dans sa gorge, et qui avait fait accélérer son cœur – quand il passa la tête à l’intérieur de la tente. Derrière lui, Singa le pressait, et il ne prit donc pas le temps de détailler les deux personnes avant de rentrer – il savait que c’était Syndrell, son odeur, sa voix, ses cheveux…

- Bêta va, tu vas me faire tomber !

Roulant souplement, il se tourna pour prodiguer une caresse sur le chanfrein de Singa, qui le poussait du nez pour quémander un bisous de la part de Syndrell. Ignorant superbement l’homme, Dolce ne put s’empêcher de lancer :

- Et bien, tu lui fais autant d’effet qu’à moi !

Il aurait voulu.
Il aurait voulu se pencher, trouver ses lèvres, glisser ses doigts dans ses cheveux, sentir l’odeur de sa peau.
Planter son regard dans le sien, et profiter pleinement de cet instant, retrouvailles.
Une phrase l’arrêta.
Un son.

- Ciel, je te présente Dolce. Mon ravisseur.

Et à ces quelques mots, il ne put s’empêcher de se rengorger – redresser légèrement la poitrine et planter son regard dans celui de l’homme. Ciel. Plus de trente ans, de visu, un air ingénu, et pourtant ses yeux reflétaient quelques épreuves passées, et particulièrement dures. Et le regard qu’il lançait à Syndrell… Dolce ne put s’empêcher de serrer un peu les dents, et ne put se relâcher complètement.

- Bonjour, Ciel, donc. Je m’appelle Dolce.

Il pinça les lèvres, avant de tourner le visage vers Syndrell.

- Alors, jeune prisonnière, la suite du plan ?

Il se mordit l’intérieur de la joue. Il fallait qu’il cessât son petit jeu, la jeune Marchombre risquait de ne pas trop l’apprécier. Mais c’était comme… viscéral. Et puis, c’était qui celui-là ? Qu’est-ce qu’il venait faire ici ? Dans cette petite tente… avec elle ! Cela faisait combien de temps qu’ils voyageaient ensemble ?

Tout à son agacement et à sa jalousie, Dolce ne remarqua même pas les regards – un brin atterrés – et ne détailla pas plus que cela l’homme. Peut-être avait-il peur de ce qu’il pouvait trouver – même s’il était gringalet, à première vue – et ne se dit pas un instant que cela aurait, au contraire, pu le rassurer…

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Mar 24 Jan 2012, 14:08

Oh oh…
Quelque chose, dans la voix de Dolce, interpela Syndrell, et elle se rejeta en arrière, s’appuyant contre sa cape roulée en boule, pour l’observer à la lueur de la lumière de Ciel. Elle avait suffisamment l’air calme pour que Ciel s’y laisse prendre, mais de là où il se trouvait, l’Envoleur ne pouvait indéniablement pas manquer de remarquer l’éclat qui traversa ses yeux d’or, ni le léger affaissement de ses épaules alors que toute tension la quittait. Elle n’avait pas particulièrement peur, mais elle était rassurée qu’il soit là.

Du regard, elle caressa les cheveux ras que la faible clarté faisait paraître noirs, évita soigneusement de croiser son regard à lui pour ne pas s’y perdre maintenant, suivi le contour d’une joue, s’arrêta sur la tension de ses maxillaires qui faisaient blanchir ses pommettes. Il était contrarié. Syndrell comprit pourquoi lorsque Ciel se tortilla sur son matelas, mal à l’aise.

Une étincelle s’alluma dans le regard de la marchombre.
Eclat de rire dans ses prunelles.


- Singa, mon bonhomme ! Je suis contente de te voir…

Elle s’était redressée en parlant pour avancer à quatre pattes vers l’ouverture de la tente. Derrière Dolce, le cheval piaffa de bonheur et elle tendit la main pour caresser son doux chanfrein. Son visage était à quelques centimètres seulement de celui de l’Envoleur, et lorsqu’elle tourna la tête vers lui, elle sentit son souffle chaud sur ses lèvres.

- Et toi aussi.

Elle leva le menton, comme pour l’embrasser, et leurs souffles se mêlèrent, mais au tout dernier instant, elle se recula pour lui adresser un clin d’œil doré avant de retourner s’installer à sa place, lui faisant signe de le suivre. Ciel lui adressa un regard lourd de reproches et elle haussa légèrement les épaules avant de tendre sa gamelle encore à moitié pleine à Dolce.

- Tu as faim ? C’est la mère de Ciel qui a cuisiné ça. Un vrai régal, mais l’inconvénient c’est qu’au bout de trois bouchées, je cale…

Cette fois, Syndrell évita le regard de Ciel. Elle avait bien conscience que jouer avec Dolce était encore pire que jouer avec le feu, mais c’était plus fort qu’elle ; depuis le début, il y avait eu un jeu, et même si celui-ci comprenait certains risques, elle avait envie de voir comment allait se dérouler cette manche.

Ce n’était pas évident pour elle non plus. Lorsqu’elle avait approché ses lèvres de celles de Dolce, la jeune femme avait senti une bouffée de désir l’envahir. Si sa malice n’était pas aussi puissante, et si Ciel ne s’était pas trouvé dans cette tente, ni l’Envoleur ni la marchombre n’auraient pu se contrôler. Ils n’auraient pas eu à ce contrôler… Dans un éclair de lucidité, Syndrell se demanda un instant si ce n’était pas la raison pour laquelle elle avait fait venir Ciel. Comme en écho à cette pensée, le dessin de ce dernier émis soudain une lumière plus dense, et elle secoua la tête. Quoi qu’il se passe entre Dolce et elle, Ciel n’était pas là pour faire écran entre eux. Ni obstacle. C’est sur ce dernier point que Syndrell tenta d’attirer l’attention de Dolce.


- Ciel est un grand Dessinateur, et il a déjà eu maille à partir avec Vanora et ses petits chiens de garde. Son aide va nous être très précieuse.

Ciel toussota.


- Grand est peut-être un petit peu exagéré, mais je suis prêt à dégommer cette vipère à grand renfort d’Imagination.
- Ça tombe bien,
acquiesça Syndrell. Parce qu’il va falloir se montrer particulièrement imaginatifs pour approcher la vipère et lui couper la tête. Donc, voici le programme.

Elle modifia légèrement sa position, de manière à ce que sa jambe soit en contact avec celle de Dolce – par malice, mais aussi – et surtout – parce qu’elle avait besoin de le sentir physiquement près d’elle.

- Il va falloir agir de façon parfaitement coordonnée. J’ai commencé à observer le site ; c’est une ferme, composée d’une longère – le cœur de la maison –, d’une étable, d’une porcherie et d’un poulailler. Elle est située à vingt minutes d’ici, au pas de course. De ce que j’ai pu voir, Vanora est bien entourée, mais pas par des Mentaïs. Je doute qu’il y ait des Gommeurs, étant donné que Blanche est ici, mais il faudra néanmoins vérifier.

Syndrell changea encore une fois de position. Bon sang ! La présence de Dolce diffusait une chaleur telle qu’elle hésitait presque à sortir dehors pour se rafraîchir. Un coup d’œil vers Ciel, emmitouflé dans sa couverture, lui fit comprendre qu’elle était la seule à crever de chaud.

- Demain, on va se contenter d’observer le terrain. On doit tous connaître les lieux avant de passer à l’acte. Et la nuit prochaine, on lance l’assaut.

- Qui aura lieu de quelle manière ?

La marchombre regarda tour à tour Ciel, puis Dolce. Ce dernier connaissait la trame du plan qui avait germé dans l’esprit de la jeune femme, quelques semaines plus tôt, alors qu’ils étaient encore à Ondiane ; il n’avait pas réprouvé son idée mais il ne l’avait pas encouragée non plus. Pourtant, il était là, dans cette tente, prêt à prendre toute une palanquée de risques pour l’aider à vaincre ses démons.

- Ce sera un véritable spectacle, dit-elle doucement, son regard se noyant finalement dans celui de son amant. Et il nous faudra être des comédiens très, très convaincants.

Vanora avait démontré la mesure de son intelligence. Jusqu’ici, elle avait toujours eu un coup d’avance sur Syndrell. Pour l’approcher, pour passer outre ses défenses et trouver sa faiblesse, il allait falloir entrer dans son jeu à elle – un jeu bien plus noir et bien plus dangereux que celui auquel Dolce et elle jouaient depuis leur première rencontre.

Elle soupira. Il allait devoir la mettre dans une situation très inconfortable et elle n’était pas certaine qu’il accepte d’endosser pleinement son rôle de chasseur de marchombre…


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Mar 24 Jan 2012, 18:50

Il était tellement hanté par cette sensation de frustration – de jalousie – dans son ventre qu’il n’avait pas beaucoup plus détaillé Syndrell – ou même Ciel – comme il l’aurait souhaité, avant de rentrer dans la tente. Mais quand elle s’avança comme ça, à quatre pattes, vers l’entrée – vers lui – un long frisson le parcourut. Frisson qui s’amplifia lorsque la jeune Marchombre releva le menton, à un centimètre de ses lèvres. Frisson, qui le parcourut immédiatement, mais avant qu’il n’eût pu refermer ses bras sur elle, elle s’était reculée, pour se remettre à la place qu’elle tenait jusqu’alors.

Trop près de cet homme.

Plissant les yeux, Dolce s’efforça de respirer calmement, de ne pas se laisser emporter. Ce qui n’était pas une mince affaire. Lui qui se targuait de pouvoir parfaitement se contrôler dans bien des situations, il se retrouvait fulminant à cause d’une femme – et quelle femme !

- Tu as faim ? C’est la mère de Ciel qui a cuisiné ça. Un vrai régal, mais l’inconvénient c’est qu’au bout de trois bouchées, je cale…

Dolce ne put s’empêcher de grincer des dents. En plus, elle lui connaissait sa mère ? Alors que lui-même lui avait proposé de visiter l’Île des Femmes des mois plus tôt – elle y aurait rencontré sa famille – elle lançait cela, d’un ton guilleret, et semblait heureuse de son petit effet… Se retenant de peu de lui lancer un regard noir, Dolce ne comprit ainsi pas tout de suite la teneur de cette embardée, et grogna tout seul en s’asseyant pour saisir la nourriture – oui, il avait faim, mais ne l’aurait pas admis devant Ciel.

- Ciel est un grand Dessinateur, et il a déjà eu maille à partir avec Vanora et ses petits chiens de garde. Son aide va nous être très précieuse.

Dolce cessa de mâcher durant un certain temps – une seconde. Pas assez pour que Ciel le remarquât, sans doute, mais Syndrell si. Il fronça les sourcils, tâtonnant, et en levant les yeux vers la jeune femme, il comprit qu’un nouveau jeu venait de se lancer pour elle… Mais pas pour lui. Il n’avait pas du tout envie de considérer cela comme un jeu ! Se plongeant dans sa nourriture, il n’écouta que d’une oreille distraite un Ciel timide qui faisait le modeste. Un Dessinateur, hein ? Et bien, s’il commençait à faire sortir sa greffe, que dirait-il ? Non, il ne devait pas réagir comme cela, et en plus cela semblait causer l’hilarité de Syndrell – et il devait bien l’avouer, cela l’agaçait.

Il faillit s’étouffer quand Syndrell s’installa, et que sa cuisse – chaude – se pressa contre la sienne. Avalant rapidement sa bouchée, il s’éclaircit la voix pour se donner une contenance, alors qu’il se demandait vraiment ce qu’il lui prenait : il ne se connaissait pas comme ça. Rien que ce contact, léger pourtant, lui remit les idées en place, et quand il eût terminé de manger, il repoussa son assiette en relevant le regard vers le Dessinateur.

Buvant les paroles de Syndrell pour s’imprégner du terrain, Dolce notait l’air ingénu et la coiffure étonnante – mi-longue, qui tombait légèrement dans les yeux – de Ciel ; ainsi que sa stature qui était tout simplement celle d’une allumette, il fallait bien l’avouer. Qu’est-ce que Syndrell pouvait bien lui trouver ? En plus, il était encore plus vieux que lui – et il fallait dire que la jeune femme devait déjà avoir au moins huit dans de moins que lui. Il y avait quelque chose dans la position de Ciel qui étonnait Dolce, ainsi que son regard, qui n’était en réalité pas comme il avait pu le percevoir – mais qui ne cessait de dévorer Syndrell des yeux tout de même.

Lâchant un soupir, il ôta sa cape de cuir et de fourrure pour la poser à côté de lui, découvrant sa peau. Il avait chaud, et sourit en se rendant compte que Syndrell aussi. Par contre, l’homme en face était complètement emmitoufflé dans des couvertures, et il ne put s’empêcher de lui lancer un regard incrédule.

- Demain, on va se contenter d’observer le terrain. On doit tous connaître les lieux avant de passer à l’acte. Et la nuit prochaine, on lance l’assaut.

- Qui aura lieu de quelle manière ?

- Ce sera un véritable spectacle. Et il nous faudra être des comédiens très, très convaincants.


Dolce sourit légèrement en hochant la tête, et son regard se posa sur Ciel, encore une fois. Quelque chose grondait dans sa poitrine, mais il s’efforça de l’ignorer pour demander, simplement – peut-être un peu trop de but-en-blanc :

- Oui. Il va falloir procéder par étapes, et te donner une mine de prisonnière, même si je n’aime pas ça. Cela sera d’autant plus crédible…

Il se racla la gorge un instant, avant de continuer.

- Par contre… Tu comptais t’y prendre comment ? C’est pour ça que tu es là, Ciel ? C’est toi qui va la déguiser ?

Il ne tenta pas de le vouvoyer, pas un instant, et n’en avait pas la moindre envie. Le ton familier qu’il avait employé dissimulait sans doute bien mal le ressentiment qui gonflait sa poitrine, mais il tentait de le cacher habilement. Il avait pensé qu’il aurait dû sans doute frapper Syndrell pour que cela fût plus convainquant – cela aurait été nécessaire, même s’il n’en avait absolument aucune envie – mais le fait qu’il y eût un Dessinateur à même de le faire rendait peut-être les choses plus faciles.

- Parce que sinon, tu comptes venir comment ? Deux prisonniers, ça risque de faire trop…

Par là, il montrait que Syndrell était sa prisonnière, et qu’il n’avait pas envie qu’un – ou une – autre vint le gêner.

- D’autant que si tu es un Dessinateur, et qu’on n’a pas de Gommeur, je vois mal comment j’aurais pu m’y prendre. Et si tu te caches, tu te feras repérer, forcément…

Se mordant l’intérieur de la joue, Dolce se sentit un brin coupable de vouloir l’exclure ainsi du plan. Malgré tout, il était certain que Syndrell avait bien préparé son argumentaire et son plan pour que sa présence fût indispensable – malheureusement…

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Mar 24 Jan 2012, 22:25

Syndrell cligna des yeux lorsque Dolce exprima à voix haute ce qu’il pensait de son rôle de captive. C’est bien ce qu’elle pensait : il ne s’opposait pas à ce plan mais uniquement parce qu’il s’agissait d’un bon plan. En fait, c’était même le seul qu’ils avaient.

Elle le regarda manger en silence. Il boudait. Cela se voyait à son air renfrogné, bien différent de celui qu’il adoptait lorsqu’une jolie jeune femme le croisait. Amusée, Syndrell songea qu’elle n’aimerait pas être à la place de sa fourchette, littéralement broyée par la poigne de l’Envoleur. Il fallait cependant reconnaître qu’il maîtrisait ses nerfs ; il aurait pu briser Ciel en deux s’il l’avait voulu, malgré tous les talents du Dessinateur, mais il se contenait.

Heureusement. Parce que s’il lui était passé par l’esprit de vouloir à tous prix sauter sur son ami, il aurait fallu qu’elle intervienne, or il n’était pas question qu’ils perdent du temps et de l’énergie à se battre entre eux alors que leurs ennemis les attendaient un peu plus loin.
Dolce n’était pas son ennemi. Mais elle devait veiller à arrêter le jeu si jamais les choses dérapaient et l’Envoleur perdait le contrôle. Elle ne permettrait pas qu’on touche un cheveu de la tête de Ciel.

Elle ouvrait déjà la bouche pour expliquer quel serait le rôle de chacun dans cette histoire, mais Ciel la devança :


- Tu as entendu ce qu’elle a dit ? Il y a un Dessinateur, là-bas. Une femme, que j’ai eu l’occasion de croiser. S’il n’y a pas de Gommeurs, vous allez avoir besoin de moi pour occuper cette femme et la contrer avec mes propres armes. A moins que tu ne saches dessiner ?

Par chance, il n’y avait aucun cynisme dans la voix de Ciel, mis à part une légère pointe d’ironie que son sourire assuré adoucit. Syndrell considéra son ami avec surprise. Ce n’était vraiment pas le moment de chercher noises à Dolce, mais elle ne s’était pas attendue à ce que le Dessinateur réponde à la provocation de son compagnon – provocation implicite s’il en est, mais qui ne trompait personne dans cette tente ; Dolce avait tendu une perche à Ciel et ce dernier l’avait retournée contre lui.

- Il va sans doute falloir que tu te battes, oui, intervint la jeune femme avant que la situation ne dégénère. Mais seulement si c’est nécessaire.

Blanche était une espionne, autrefois ; c’était une femme au mental puissant et qui savait se confondre avec les ombres mieux que quiconque. Syndrell ne voyait personne d’autre que Ciel capable de lui tenir tête, cependant elle était bien déterminée à tout faire pour que son ami n’ait pas à prendre une vie, cette fois. Il était hors de question qu’elle lui inflige cela à nouveau.

- J’avais pensé m'en remettre à tes poings, au début, dit-elle à l’attention de Dolce. Te laisser me refaire le portrait n’aurait pas posé de problème si je m’étais débrouillée pour te mettre suffisamment en rogne ! Mais si tu es capable de faire un travail d’artiste, Prof, je ne suis pas contre…

- Je vais m’occuper de ça ! acquiesça précipitamment le Dessinateur en jetant un coup d’œil à Dolce.

Syndrell sourit. Elle non plus n’avait pas envie de se laisser taper dessus, même pour la bonne cause ; en outre, elle allait avoir besoin de toutes ses forces pour combattre, donc il valait mieux éviter qu’elle arrive déjà blessée sur le champ de bataille. Elle avait récupéré de sa dernière confrontation avec Vanora. Grâce au pouvoir des rêveurs de Fériane, il n’y avait plus aucune trace des blessures qui l’avaient conduite au bord de la mort, mais Pragon et ses confrères n’étaient pas seuls responsables de ce travail ; tout au long de sa convalescence, Syndrell avait découvert qu’elle pouvait compter sur ses amis. Miss, Tanank, Eli, tous s’étaient portés garants de sa vie, quoi qu’elle en dise.
Et Dolce aussi.

La petite marchombre remua encore sur son matelas, se rapprochant sensiblement de lui. Elle mourait d’envie qu’il la prenne dans ses bras. Si jamais ses mains la touchaient, elle savait qu’elle ne pourrait pas résister. Aussi se redressa-t-elle pour reprendre le fil de ses explications, levant la main droite pour énumérer les étapes à suivre :


- Donc, je reprends. Petit un, mission repérage. On observe, on note les détails, même les plus infimes, on se familiarise avec les lieux. Et on ne se fait pas prendre en flagrant délit par les copains de Vanora.

Syndrell leva un deuxième doigt.

- Petit deux, mission maquillage. Ciel se charge de me donner l’allure d’une fille qui ne peut plus manger qu’avec une paille, et encore.

Un troisième doigt se leva.

- Petit trois, mission infiltration : Dolce et moi nous montrons au grand jour, lui en tant que mercenaire qui vient remplir sa part du contrat et moi en tant que prisonnière. C’est là que tout va se jouer. Si Vanora ne crois pas à la mascarade, on est cuits ; elle tient à me tuer en mains propre mais n’hésitera pas à laisser Blanche se charger de moi si elle se croit en danger.

Elle se tourna vers Ciel qui, comme Dolce, l’écoutait avec la plus grande attention.

- C’est là que tu interviens. Tu dois être capable de neutraliser les dessins de Blanche avant qu’ils ne nous soient fatals, ce qui signifie que tu dois te tenir assez près de nous à ce moment-là, mais invisible aux yeux de tous. Nous déterminerons ta position pendant la mission repérage.

- Temps mort, intervint Ciel. J’ai compris ce que je dois faire si jamais la mission infiltration échoue. Mais si elle réussit ? Je veux dire, si Dolce et toi rentrez dans la longère ou je ne sais où, je fais quoi, moi ?
- Ça mon cher, c’est le petit quatre : mission diversion. Lorsque Dolce et moi serons rentrés – si toutefois nous rentrons à l’intérieur de la longère – tu ne pourras pas savoir ce qu’il se passera, puisque tu ne nous verras plus. Alors tu vas compter.
- Compter ?
- Oui, jusqu’à cent. Non, disons cent-cinquante. Tu comptes jusqu’à cent-cinquante, et tu mets le feu à la longère.
- Je quoi ?!


Syndrell jouait innocemment avec un fil de laine de l’une des couverture qui était tombé par terre. C’était sans doute le moment le plus délicat de son plan et elle savait qu’il fonctionnerait, mais si sa stratégie avait de l’allure dans son esprit, il lui était difficile de la développer aussi brillamment à l’oral…

- C'est possible, n'est-ce pas ? Tu es capable d'allumer un incendie ?
- Bien sûr que je peux allumer un incendie,
rétorqua Ciel en jetant un nouveau coup d’œil à Dolce. Mais Syn, tu crois que tu pourras tuer Vanora en cent-cinquante secondes ? Et les mercenaires, tu en fais quoi ?
- Le feu va les surprendre et détourner leur attention. Comme je ne serais pas réellement prisonnière de Dolce, il me sera facile de me libérer. Je vais profiter de la confusion crée par l’incendie pour entraîner Vanora à l’écart.

Ciel la dévisageait d’un air perplexe et Syndrell soupira.

- Ecoute… Dolce est un excellent guerrier. Lui aussi a tué un Mentaï, alors qu’il n’y avait pas meilleure façon de risquer de se mettre tout son clan à dos. On arrivera à sortir de là, c’est promis.

Elle avait saisi sa main pour donner plus de poids à ses paroles et rassurer Ciel ; presque immédiatement, et par le seul contact de son genoux contre la jambe de Dolce, elle sentit l’Envoleur se tendre comme un ressort. Levant les yeux vers lui, elle attendit qu’il ait retrouvé son calme avant de résumer.

- Quatre missions, soldats, quatre ! Et après ça, on dégomme les méchants.

Elle avait prononcé ces derniers mots d’un ton presque enfantin et croisé les bras sur la poitrine avec cette détermination qui faisait étinceler ses yeux dorés.

- Alors ? Est-ce que ça vous convient ?



__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Mar 24 Jan 2012, 22:54

Dolce regarda Ciel avec une once de surprise. Il le faisait exprès ? Il venait de dire que c’était pour le cacher qu’il y aurait du souci à se faire, car il serait facilement repérable… Et lui, il lui parlait de Dessin. Oui, bon, il y avait une Dessinatrice, il avait compris, mais le problème venait du fait de la discrétion de l’homme. Il ne put s’empêcher de répliquer plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu.

- Je n’ai pas dit qu’on n’aurait pas besoin de toi, j’ai soulevé la question du comment te dissimuler correctement. Ils sont très forts, tu as dû t’en rendre compte, et une présence, quelle qu’elle soit, est facilement repérable… Surtout quand elle ne sait pas forcément se faire discrète. Je ne dis pas que ce n’est pas le cas, mais rien ne m’empêche de douter, étant donné que c’est quand même ta voix que j’ai entendu à vingt mètres d’ici, dans la nuit…

Redressant le menton, Dolce s’obligea à respirer lentement et profondément, pour se calmer. Il ne devait pas se laisser emporter par le ressentiment. Non non ; il devait rester parfaitement calme et serein. Comme il le pouvait…

Bon, au moins, il n’aurait pas à frapper la jolie bouille de Syndrell, c’était un plus, et cela le soulagea. Pas longtemps, juste un relâchement, mais perceptible pour qui savait regarder.

- Donc, je reprends. Petit un, mission repérage. On observe, on note les détails, même les plus infimes, on se familiarise avec les lieux. Et on ne se fait pas prendre en flagrant délit par les copains de Vanora.

Petit deux, mission maquillage. Ciel se charge de me donner l’allure d’une fille qui ne peut plus manger qu’avec une paille, et encore.

Petit trois, mission infiltration : Dolce et moi nous montrons au grand jour, lui en tant que mercenaire qui vient remplir sa part du contrat et moi en tant que prisonnière. C’est là que tout va se jouer. Si Vanora ne crois pas à la mascarade, on est cuits ; elle tient à me tuer en mains propre mais n’hésitera pas à laisser Blanche se charger de moi si elle se croit en danger.

C’est là que tu interviens. Tu dois être capable de neutraliser les dessins de Blanche avant qu’ils ne nous soient fatals, ce qui signifie que tu dois te tenir assez près de nous à ce moment-là, mais invisible aux yeux de tous. Nous déterminerons ta position pendant la mission repérage.


- Temps mort. J’ai compris ce que je dois faire si jamais la mission infiltration échoue. Mais si elle réussit ? Je veux dire, si Dolce et toi rentrez dans la longère ou je ne sais où, je fais quoi, moi ?

- Ça mon cher, c’est le petit quatre : mission diversion. Lorsque Dolce et moi serons rentrés – si toutefois nous rentrons à l’intérieur de la longère – tu ne pourras pas savoir ce qu’il se passera, puisque tu ne nous verras plus. Alors tu vas compter.

- Compter ?

- Oui, jusqu’à cent. Non, disons cent-cinquante. Tu comptes jusqu’à cent-cinquante, et tu mets le feu à la longère.


Dolce ne put s’empêcher de sourire. C’était risqué, mais faisable. Il faudrait être parfaitement dans le timing, réussir à presser un peu les gardes mais pas trop pour ne pas qu’ils se doutassent de quelque chose, entrer et se débrouiller ensuite. Il ne voyait pas de soucis majeur à ce plan, d’autant qu’il avait déjà compris une majorité de la suite…

- Ecoute… Dolce est un excellent guerrier. Lui aussi a tué un Mentaï, alors qu’il n’y avait pas meilleure façon de risquer de se mettre tout son clan à dos. On arrivera à sortir de là, c’est promis.

Là, par contre, le jeune homme ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Pas besoin de s’étaler là-dessus, et pas besoin non plus d’en informer n’importe qui. Même si, évidemment, Ciel n’était sûrement pas n’importe qui aux yeux de Syndrell. Il semblait un peu timide, pas du tout à son aise, mais déterminé, ce qui était en soi déjà une bonne chose… Mais qui n’empêchait pas Dolce de grincer des dents et de se demander ce qu’elle pouvait bien lui trouver, à celui-là…

Mais quand elle prit sa main, l’Envoleur ne put s’empêcher de se tendre. Il aurait voulu bondir, bousculer Ciel, attraper Syndrell et l’emmener loin de là. Tendu comme ce n’était pas permis, aussi raide qu’un tronc d’arbre, il attendit qu’elle lui lâcha la main, et même si son regard était posé dans le sien, comme innocent, il ne se relâcha légèrement que lorsqu’elle croisa les bras sur sa poitrine – qui ressortit, légèrement bombée, tendant ses vêtements…

Il cligna des paupières.

- Alors ? Est-ce que ça vous convient ?

Prenant une petite inspiration, Dolce ferma les yeux et respira. Puis, relâchant son souffle, il lança :

- Et bien, on verra déjà demain à quoi s’en tenir…

Et cela pour tout, évidemment. Il pourrait un peu mieux jauger Ciel quand il marcherait et se déplacerait et savoir ce qu’il fichait vraiment ici. Être Dessinateur, c’était un fait, mais être silencieux, c’en était un autre.

Une onde coupable passa dans le ventre de Dolce, et il baissa le menton, posant ses yeux sur ses propres mains. Bon sang, mais il devait continuer à se contrôler, sinon cela ne serait plus possible.
Rah, et puis cette manière de l’appeler « Syn » !
Serrant les dents, Dolce finit par hocher la tête.

- Puisqu’on est d’accord, je vous souhaite une bonne nuit.

Il ignora Ciel, et évita soigneusement le regard de Syndrell en se coulant au dehors de la tente, aussi souple qu’un chat. L’air frai lui piqua les yeux et la peau, mais il l’apprécia grandement. Singa était un peu plus loin, et broutait tranquillement. Se dirigeant vers le paquetage de sa selle, Dolce y prit un poignard et commença à jongler avec, avant de s’éloigner du camp improvisé – et de cette fichue tente.

Il ne marcha pas longtemps. Peut-être cinq minutes.
S’arrêtant au milieu des arbres, il lâcha un long soupir. Décidément, il avait espéré quelque chose d’autre, c’était un fait. Oh, il était toujours aussi déterminé à aider Syndrell à éliminer Vanora, il n’y avait pas de doute là-dessus. Mais il s’attendait à ce qu’ils eussent à le faire à eux deux. Seuls.

Grognant contre lui-même, il lança son poignard rageusement, et ce dernier se ficha dans un tronc d’arbre, jusqu’à la garde…

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Mer 25 Jan 2012, 16:37

Dolce ne tarda pas à lui répondre.

- Et bien, on verra déjà demain à quoi s’en tenir…

Ça se tenait – et c’était bel et bien la première phase du plan. Ciel se contenta de hocher la tête en réponse au regard de la marchombre. Le plan lui plaisait beaucoup moins mais lui aussi en était arrivé à la conclusion que si tout se passait bien, c’était un plan qui fonctionnait.
Si tout se passait bien…

Puisque le sujet était clos, Dolce quitta la tente après avoir lâché « bonsoir » un peu trop rapide au goût de Syndrell ; pensive, elle observa un petit moment le pan de toile derrière lequel il venait disparaître, mais dès que l’Envoleur se fut éclipsé, Ciel soupira de soulagement. Il rougit aussitôt, conscient de son impolitesse, et tendit une main vers son amie pour dégager une mèche bleue qui retombait devant ses yeux.


- Ça va ? murmura-t-il.
- Oui.

C’était vrai. En dépit des épreuves particulièrement éprouvantes qu’elle avait traversées, Syndrell se sentait en pleine forme et prête à en finir avec cette histoire. Définitivement. Physiquement, elle était redevenue la jeune femme énergique que le Dessinateur avait rencontré sur un toit d’Al-Chen ; elle avait repris des forces, des muscles et quelques kilos, même si son appétit restait celui d’un oiseau. Et elle était de nouveau pleine d’humour, capable de s’amuser d’un sujet aussi sérieux que l’attaque d’une ferme bourrée de méchants. Mais ce n’était pas du tout à cela que Ciel faisait allusion, comprit-elle en le voyant jeter un coup d’œil à l’endroit où Dolce se tenait encore deux minutes plus tôt.


- Tu lui fais confiance ?
- Prof…


Syndrell ferma les yeux. Elle avait espéré qu’il ne lance pas le sujet mais s’y était préparée à l’instant même où elle lui avait avoué la mort du Mentaï, et les risques que Dolce avait pris en conséquence de cause. Partant de cette seule information, l’on pouvait en effet se poser des questions. Et douter. Douter qu’un Envoleur puisse réellement aider une marchombre à se battre contre des mercenaires. Ou qu’un marchombre fasse confiance à un Envoleur.

- Attends, je m’exprime mal ! Je veux dire, est-ce que tu lui fais assez confiance pour le respecter comme tu me respectes, moi ?
- C’est une question piège ?
gémit Syndrell, les yeux toujours clos.
- Réponds, tu veux ?
- C’est oui.
- Alors qu’est-ce que tu fais encore ici ?


Surprise, Syndrell rouvrit les yeux et dévisagea Ciel. Il poussa un soupir et reprit lentement, comme s’il craignait qu’elle ne saisisse pas le sens de ses paroles – et à ce moment-là, il endossait son rôle de professeur :

- Tu croyais que je n’avais pas remarqué ton petit jeu ? Alors tu t’es trompée, et pas qu’un peu ! Laisse-moi te dire une chose, Syn : je ne suis peut-être pas tout ce qu’il y a de plus viril, et c’est bien pour ça que je ne suis pas attiré par les femmes, mais je suis un homme malgré tout, et je sais très bien lorsqu’un autre homme est jaloux. Et blessé. Donc…

Il ne termina pas sa phrase mais indiqua l’entrée de la tente d’un geste du menton – un geste autoritaire qui laissa Syndrell complètement coite. Et puis un éclat de fierté traversa son regard, et son visage se fendit d’un sourire radieux. Depuis tout ce temps sans se voir, elle avait oublié à quel point Ciel était un homme surprenant. Et à quel point elle avait de la chance de l’avoir pour ami.

- Tu es génial, dit-elle avant de se pencher vers lui pour l’embrasser sur la joue.
- Je sais, je sais, marmonna le Dessinateur avec un accent de fausse vantardise dans la voix.

Syndrell avait déjà quitté la tente.



* * *


Dès qu’il l’aperçut, Singa hennit doucement avant de s’ébrouer pour tendre sa grosse tête vers Syndrell. Elle lui rendit sa caresse, mais ses yeux balayaient les ténèbres glacés du regard, cherchant une silhouette qu’ils ne trouvèrent pas. La marchombre fronça les sourcils. Où était-il passé ? Se pouvait-il qu’elle ait mené le jeu un peu trop loin ? A en croire Ciel, elle avait eu tort, et à la pensée qu’elle avait sans doute fait du mal à Dolce, même sans le vouloir, la jeune femme se mordit la lèvre. Avant de serrer les poings.

Et puis non ! Elle ne pouvait pas croire qu’il soit aussi sensible. Pas lui. Pas Dolce ! Elle pouvait comprendre qu’il voit en Ciel un prétendu rival, mais pas qu’il considère son meilleur ami comme un obstacle à leur relation. Elle avait confiance, oui. Et lui ? Lui faisait-il assez confiance pour ne pas tomber dans le piège ? Croyait-il vraiment qu’elle aurait pu lui présenter Ciel et le faire participer à cette opération s’il s’était agit d’un amant ?

Syndrell redressa le menton et s’éloigna de la faible lueur de la tente pour s’enfoncer dans l’obscurité. Le vent soufflait moins fort, il faisait danser ses cheveux et claquer les manches bouffantes de sa chemise. Sans cape, elle n’allait pas tarder à avoir froid, mais pour l’heure, elle bouillonnait. De malice, de colère.
De désir.

Elle ne tarda pas à le trouver. C’était comme si elle était aimantée à lui ; avant même de l’apercevoir – non, de le distinguer – dans les ombres nocturnes, elle ressenti sa présence et se dirigea sans faillir vers lui. Avant de s’arrêter net lorsqu’une lame lui passe sous le nez pour aller se planter dans le tronc d’un arbre. Il était tellement proche qu’elle n’eut qu’à tendre le bras pour le déloger de l’écorce d’un mouvement sec.


- Tu es ridicule. Vraiment.

Syndrell s’approcha de lui, aussi légère qu’un souffle de vent, et lui tendit le poignard, manche en avant. Dans le langage des soldats, cela signifiait qu’elle lui faisait confiance, et qu’elle s’en remettait à lui ; mais elle accompagna son geste d’un regard qui, dans son langage à elle, voulait dire qu’elle n’avait aucune intention de se soumettre. Indomptable et indomptée, frondeuse et amoureuse, elle se tenait plantée devant lui, mais il eût été idiot de croire qu’elle attendait une réponse de sa part. Et pour lui prouver sa bêtise, elle glissa sa main libre derrière la nuque de l’Envoleur, l’attirant à elle pour l’embrasser.
Sauvagement.



__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Mer 25 Jan 2012, 17:33

Ridicule.
Ce n’était pas vraiment le mot qui lui serait venu à l’esprit en premier. Plutôt stupide, ou jaloux, ou encore dérangé. Mais pas ridicule, ha ça non !

Il n’eut cependant pas le temps de répondre, car la jeune femme s’était approchée de lui à grand pas pour l’embrasser. Dolce se rendit compte alors, avide, qu’il n’attendait vraiment que cela. Juste partager ce moment, ses lèvres jointes aux siennes, son corps pressé contre le sien, son odeur qui montait jusque dans ses sinus, délicieuse.
Ses mains tombèrent dans la descente de rein de Syndrell, le long de sa cambrure, avant qu’il ne la pressât tout simplement de tout son soûl contre lui.

Et puis…
Il ne put s’empêcher de se détacher d’elle, à la fois heureux et encore légèrement méfiant.
Ce n’était pas qu’il ne lui faisait pas confiance. Enfin, il ne le pensait pas. Mais peut-être que cela venait d’abord de là, qu’il doutait – après tout, il avait beau la connaître depuis maintenant un certain temps, elle restait libre et mystérieuse.

Alors il s’éloigna doucement mais fermement de lui, la prenant par les épaules.
Plantant son regard vers dans celui, doré, de celle qui faisait battre son cœur – c’était le cas de le dire, vu la vitesse à laquelle il tambourinait contre sa poitrine après ce baiser – il murmura, une once de tremblement dans la voix.

- Pas ridicule. Possessif, sans doute…

Avalant difficilement sa salive, il prit une grande inspiration, avant de demander, d’un ton léger comme un murmure mais des plus sérieux – avec une légère boule dans la gorge malgré tout.

- Et pas stupide non plus. Si j’avais vraiment été si ridicule que cela, pourquoi m’embrasser loin de lui ?

Et voilà.
La question qu’il n’aurait pas fallu poser.
La question fatidique, qui allait sans doute allumer une lueur de colère dans le regard d’or liquide de Syndrell.
Une question qui méritait qu’il se prenne une bonne gifle.

Mais dont il voulait une réponse…







[ Désolée, c'est court, mais je n'ai pas voulu ajouter quelque chose qui aurait faussé ma perception du moment ^^ ]

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Ven 27 Jan 2012, 00:36

Allongé sur le dos, les mains croisées derrière la nuque, Ciel réfléchissait. Il passait en revue le plan de Syndrell, cherchant les failles, évaluant les risques sans jamais parvenir à les écarter complètement, quoi qu’il apporte comme modifications mentales au projet. Ils étaient en train de franchir le point de non-retour ; la nuit prochaine, ils attaqueraient la ferme, et ils avaient une chance sur deux de ne pas en revenir.

Le Dessinateur n’avait pas peur. Enfin, c’est ce qu’il aimerait pouvoir se dire, d’autant que son envie d’en découvre une bonne fois pour toute avec cette affreuse bonne femme était à son maximum. Mais, allongé sur son matelas, Ciel tremblait presque autant que la toile de la tente sous les assauts du vent. Agacé, il finit par s’asseoir. Il savait très bien de quoi il avait peur, et Dolce avait précisément mis le doigt dessus, anéantissant au seul motif de la jalousie tous les maigres espoirs qu’il entretenait pour se rassurer.
Il avait peur d’être la principale faille du plan.

Baissant les yeux sur ses mains tremblantes, il se demanda encore une fois s’il serait capable de se montrer à la hauteur de son Don – et de Syndrell. A Fériane, il avait frôlé des limites dont il n’avait pas conscience et s’était découvert une force redoutable, mais qui n’était pas sans conséquences. Fatigue, perte de mémoire, d’énergie… un moindre mal comparé à ce que les deux guerriers allaient subir là-bas, dans une ferme en feu bourrée de types dangereux. Mais il ne pouvait pas oublier que ce jour-là, un homme était mort. Chaque nuit, le visage du jeune rêveur venait briser son sommeil, image lancinante qu’il interprétait comme un avertissement à son égard : il n’avait pas droit à l’erreur, cette fois.

Deux vies allaient dépendre de lui, de son Don et surtout, de sa capacité à tenir le coup. Ciel grimaça. Il ne savait même pas comment se déplacer en silence…


- J’espère que tu sais ce que tu fais… murmura-t-il à l’attention de la petite absente.


* * *


Syndrell éclata de rire.
Ce n’était pas un rire moqueur, ironique ou bien grinçant mais un rire du cœur. Léger, joyeux, carillonnant dans le vent comme le tintement de petites clochettes d’argent. Un rire qui valait bien mieux que toute la colère du monde, et dont les dernières notes se transformèrent en poussière d’étoile.


- Un baiser ? C’est tout ce que tu voulais ?

Elle secoua la tête et fit un pas dans sa direction. S’arrêta devant un mur de ténèbres. S’accroupit lentement, adoptant sa position favorite. Elle ne le voyait pas mais devinait sa présence, à quelques pas d’elle seulement. Un coup de vent ébouriffa ses cheveux sans lui arracher un frisson. Elle n’avait pas froid. Comment aurait-elle pu, après un tel baiser ? Lorsque Dolce avait rompu leur étreinte, la jeune femme s’était sentie à la fois vidée de ses forces mais pleine d’une énergie sidérante, et le paradoxe était… intéressant.

- Mais, mon cher, il ne fallait pas te retenir ! Tu pouvais très bien m’embrasser devant Ciel, et tu le sais.

Ce n’était pas un coup très loyal, reconnut-elle immédiatement. Si Dolce s’était retenu de lui sauter dessus dans la tente, c’est parce qu’il avait eu assez de force pour ne pas manquer de respect à son ami, bien qu’il ait brûlé d’envie de lui sauter dessus également – pour une tout autre raison, cependant. Syndrell cligna des yeux. Elle avait sa réponse. Pas besoin de demander à Dolce s’il lui faisait confiance ; il était prêt à se battre contre les siens – à risquer sa vie dans cette ferme, et tout ce qui l’inquiétait, c’était un baiser…

- Je ne l’ai pas fait non plus, et j’ai eu tord. C’était idiot de ma part de jouer avec toi. Excitant, mais idiot…

La marchombre sourit dans le noir. La dernière fois déjà, il lui avait enseigné l’humilité ; quoi que l’on puisse en penser, Dolce avait une influence positive sur son ego de petite fille capricieuse. Miss l’adorerait !

- Ciel est mon meilleur ami. Le premier véritable ami que j’ai jamais eu. Il m’a sauvé la vie plus souvent qu’il ne veut lui-même le reconnaître et si j’ai demandé son aide, c'est parce qu'il est le seul qui puisse combattre Blanche. Nous ne pouvons pas réussir sans lui, Dolce... Je tiens à lui, c'est vrai. Mais toi...

Elle n’eut qu’à tendre la main pour toucher sa jambe.

- Dis, tu sais que tu es mignon quand tu boudes ?


[Pareil. Mais parfois, le fond passe avant la forme... pi j'aime trop beaucoup ce Rp, moi, alors je me contrefiche bien de la longueur !]

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Ven 27 Jan 2012, 10:51

- Un baiser ? C’est tout ce que tu voulais ?

Il ne put s’empêcher de grimacer devant cette façon de le dire. Oui, il voulait un baiser – et plus si affinités, évidemment – mais le baiser était la base. Et puis, il y avait cru, il fallait dire, et elle lui avait donné toutes les façons de le croire, avant de s’en aller. Le genre de choses qui ne le laissaient pas indifférent, au contraire – et preuve en était, en grande partie. Il n’aurait pas pu : déjà, par respect pour l’homme – après tout, il n’allait pas non plus infliger de "tenir la chandelle" à un inconnu, ce n’était pas le but ; et d’autant plus que si cet inconnu était dans la tente avec Syndrell, c’était qu’elle avait une certaine relation avec lui, et qu’il n’était pas forcément sûr non plus de ce qu’elle en penserait.
Déjà.

Mais lorsqu’il voulut répliquer, la jeune femme le prit de cours. Et Dolce ne put s’empêcher de lâcher un petit soupir de soulagement. Maintenant – et seulement maintenant – il se sentait vraiment idiot. Comme elle, peut-être. Un sourire en coin passa sur son visage, mais il garda les yeux baissés.

- Ciel est mon meilleur ami. Le premier véritable ami que j’ai jamais eu. Il m’a sauvé la vie plus souvent qu’il ne veut lui-même le reconnaître et si j’ai demandé son aide, c'est parce qu'il est le seul qui puisse combattre Blanche. Nous ne pouvons pas réussir sans lui, Dolce... Je tiens à lui, c'est vrai. Mais toi...

Mais lui ? Lui quoi ? Qu'est-ce qu'il représentait vraiment ?
Ciel, son meilleur ami ?
A dire vrai, Dolce releva la tête précisément à cet instant-là. Non pas qu’il n’était plus blessé – cela aurait été faux de le dire – mais qu’il venait de se souvenir d’un point important ; Lors de sa dernière rencontre avec Vanora – dans la chaumière, avec Razel – les deux associés lui avaient parlé de Syndrell et d’un Dessinateur. Déjà, à la base, son poil s’était hérissé sur ses bras ; et puis la lueur dans le regard de Vanora montrait qu’ils semblaient être bien plus que des « amis ». Il ne put s’empêcher de grincer des dents, et même la boutade gentille de la Marchombre ne lui fit plus aucun effet.
Pourtant… Il la croyait. Sincèrement. Mais il devait avouer que cela lui faisait peur. Une amitié, si forte, ne pouvait-elle pas passer du côté de l’attirance physique, à un moment où à un autre ? Mais il ne pouvait pas non plus l’empêcher d’avoir des amis, c’était un fait, et il ne se le serait pas permis.

Non, il fallait juste qu’il se contrôlât.
C’était drôlement difficile, d’ailleurs…

- Ami… ami ? Rien de plus ? Tu es sûre ?

Il se sentait soudain comme un gamin. Ravalant la boule qui s’était formée dans sa gorge, il se redressa vivement. Non, non, il ne devait pas se laisser aller comme ça. Alors, il planta son regard dans celui de la jeune femme accroupie, un instant. Avant de s’avancer, à son tour, pour s’asseoir en tailleur juste en face d’elle.

- Je ne vais pas dire que je suis désolé de mon comportement, cela serait faux. En revanche, j’ai bien conscience d’agir comme un gamin. Je crois… Je crois que c’est plus fort que moi.

Il baissa la tête encore un instant, avant de retrouver le courage de redresser le menton.

- Tu sais que Vanora est persuadée que… Ciel est ton amant ?

Il laissa sa phrase en suspens, mais reprit avant que la jeune femme n’eût pu répliquer.

- Non, je ne me fie pas à son jugement, et je te crois quand tu dis que c’est ton meilleur ami. Certes, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu ou n’y aura pas autre chose, mais pour l’instant, je suis certain que c’est une amitié qui vous lie. Là n’est pas la question.

C’est juste que de toute façon… Je me rends compte, Syndrell, que je tiens énormément à toi. Beaucoup plus que de raison. Je dois t’avouer que cela me fait peur ; d’autant que si je connais ton caractère à peu près – et autre chose – je ne sais rien de ta vie. Cela me fait bizarre, et je me sens frustré…


Son regard vert était posé dans l’or liquide de ceux de la jeune femme. Il la détailla encore une fois, les traits de son visage, l’ombre de sourire sur ses lèvres, le bleu éclatant de ses cheveux voletant dans la brise… La courbure de son corps ainsi positionné, cette expression entre l’amusement et l’incrédulité sur ses traits…

Il lâcha un soupir.
Il aurait dû écouter sa mère, encore une fois…

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 10:40

- Un gamin sacrément têtu, alors ! Mais qui n'a pas à s'excuser, je le reconnais. Je plaide coupable ! A bien des égards, je suis plus gamine que toi...

Ecoute, Dolce, je ne suis pas très douée pour raconter les histoires. En particulier la mienne. Mais si tu veux bien me laisser un peu de temps pour... disons, tourner la page avec cette femme et tout ce qui se rapporte à elle, si tu me fais confiance, je te promets de m'ouvrir à toi. De m'ouvrir vraiment.

As-tu confiance en moi ?

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 12:54

- C'est faux. Tu es très bavarde quand tu veux, et je me souviens de l'histoire d'une caravane bigrement bien racontée...!

Mais enfin, je ne peux pas forcément te demander ça comme ça non plus. Je ne veux pas t'obliger à le faire non plus...

Et oui. Je te fais confiance.
Si non, crois-tu vraiment que je serais ici ?

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 18:45

- Dolce...

Il n’y aura pas de seconde manche. Je dois en finir avec Vanora – je dois en finir définitivement. Cette mission, c’est ma dernière chance de lui porter le coup fatal. Une erreur, et c’est elle qui aura l’avantage... C'est pour retrouver mon intégrité que je me bats. Vous deux, vous allez vous battre pour moi. Je vais devoir foncer tête baissée, sans pouvoir jeter un regard en arrière, alors...

Promets-moi que tu seras prudent. Si tu y restes, je...

Je...

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 19:29

- Syndrell ?

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 20:38

- Je te jure que je te le fais très chèrement payer !!!

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 20:44

- Syndrell ?

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 20:59

- ... quoi ?

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 21:02

- C'est plutôt toi qui devrait t'inquiéter, si tu ne t'en sors pas vivante !!

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 21:06

- C'est une menace ?

(ton moqueur)

__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 21:07

- Parfaitement !

( Sourire étincellant )

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 22:18

Syndrell renversa la tête en arrière, éclatant d’un rire joyeux.

- Je ne crains rien de la part d’un homme qui n’est pas capable de m’attraper !

Sans prévenir, elle le bouscula avant de se relever pour s’élancer entre les arbres, flèche lumineuse dans la nuit. Son rire se fit l’écho du vent. Il était juste derrière elle, elle le sentait, et bifurqua brusquement à gauche pour lui fausser compagnie. Vagabonde, indomptable.
Indomptée.

C’était très étrange. A quelques lieues de là, il y avait une ferme remplie de personnes capables de tuer d’un seul geste. Mais c’était comme si elle avait oublié leur existence. Comme si Vanora n’était plus qu’une tâche dans ses souvenirs, pâlissant au fur et à mesure qu’elle prenait de la vitesse dans les ténèbres. Comme si elle n’avait vécu que pour cet instant précis, alors qu’elle fendait la nuit aussi vivement qu’un feu-follet.

Syndrell courait sans penser à rien d’autre qu’à l’homme qui la poursuivait.


- Bleusaille ! cria-t-elle en lui échappant à nouveau d’un cheveu.


* * *



Ciel sursauta et s’immobilisa. Est-ce qu’il venait bien d’entendre quelqu’un crier ? Tendant l’oreille, il écouta le vent un petit moment. Celui-ci hurlait à nouveau comme un beau diable et secouait la tente dans tous les sens, à tel point que le Dessinateur doutait d’être protégé jusqu’au petit matin. Et Syndrell qui ne revenait pas… Haussant les épaules, il baissa les yeux sur son ouvrage. Ça prenait forme, petit à petit. Pas encore tout à fait ça, mais ça avait au moins le mérite de le tenir occupé pendant que le sommeil le fuyait comme la peste.

Syndrell.
Il n’était pas inquiet pour elle – pas dans l’immédiat. C’était un fait qui ne s’expliquait pas, un peu comme son Don s’impose à lui lorsqu’il en a besoin ; tant qu’elle se trouvait en compagnie de cet homme, son amie était en sécurité. Probablement plus en sécurité que nulle part ailleurs, songea-t-il en se mordillant la lèvre inférieur sous le coup de la concentration. Ce type-là avait autant de manières qu’un ours, mais il n’y avait qu’à voir la façon dont il regardait Syndrell pour comprendre qu’il était son rempart le plus efficace. A moins qu’il se fasse tuer en cours de route – et à en juger par sa carrure et la puissance qui émanait de lui au moindre de ses mouvements, Ciel en doutait fortement – il ramènerait Syndrell saine et sauve.
C’était sûr et certain.

Même s’il ne voyait pas du tout ce qu’elle pouvait lui trouver, à ce crétin. D’accord, un c’était un crétin drôlement bien foutu mais… s’il comprenait bien, il n’était pas marchombre. Il était autre chose. Mercenaire. Comme les mercenaires qui protégeaient Vanora. Il y avait de quoi douter de leur relation, même si Ciel était d’une humeur massacrante depuis que Syndrell avait quitté la tente. Il broyait du noir, refusant d’admettre que ce qui le fichait en rogne le concernait lui, et uniquement lui.

Lâchant un soupir, il leva sa main gauche devant ses yeux, examinant avec attention les plaies qui stigmatisaient sa peau. Elle donnait l’impression d’avoir été broyée. Hochant la tête, Ciel retira d’un geste le dessin qui enveloppait sa main comme d’une seconde peau. C’était un genre de filme plastique, incroyablement souple et résistant, sur lequel étaient superposées les blessures qu’il avait imaginées. L’étrange peau s’évanouit alors qu’il se levait pour attraper la couverture de Syndrell. Il mourrait littéralement de froid et en outre, la jeune femme avait un chauffage bien plus efficace que dix couvertures… Démoralisé, Ciel se roula en boule sur son matelas et ferma les yeux, mais sans s’endormir. Il n’y parvenait pas.



* * *


Elle était persuadée qu’il était derrière elle, aussi lâcha-t-elle un hoquet de surprise lorsqu’elle heurta Dolce de plein fouet. Syndrell sourit. Elle connaissait vingt façon différentes d’échapper à son étreinte, dont dix lui venaient instinctivement à l’esprit, mais pas une seule ne sût retenir son attention. Dolce diffusait une chaleur qui était la bienvenue avec ce temps. Frissonnante, elle se blottit contre lui.

- Je suis heureuse que tu sois là.

Un murmure dans le mugissement du vent.
Elle savait qu’il l’avait entendu.


__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Sam 28 Jan 2012, 23:43

- Je ne crains rien de la part d’un homme qui n’est pas capable de m’attraper !

Dolce ne put s’empêcher d’éclater de rire, et une lueur passa dans son regard : après tout, il l’avait déjà attrapée… Et même plus ! Elle avait déjà filé, évaporée, le bousculant au passage dans un ultime défi en suspens. Et forcément, il ne put s’empêcher d’y répondre, comme il était. Alors, il s’élança à son tour entre les arbres. Pour la rattraper.

Toute la forêt semblait vibrer au rythme de leur course. A rythme de leur jeu. Et les ramures s’éventaient, bruissaient, les accompagnant à chaque embardée, à chaque virage serré, à chaque effleurement. Il la laissait tantôt filer, et tantôt n’arrivait pas à l’attraper. Jamais il n’avait utilisé ses capacités à ce genre d’activité, mais il devait avouer que c’était quelque chose de terriblement excitant – c’était le cas de le dire.

Accélérant brusquement, il bondit – un bon prodigieux – s’accrocha à une branche élastique, s’élançant dans les branches des arbres, fila au travers des ramures, pour se placer exactement sur la trajectoire de la jeune femme. Cette dernière tomba littéralement dans le piège – et dans ses bras. Oh, aucun doute, elle pouvait s’en tirer facilement. En deux temps trois mouvements – et encore, en un seul mouvement, c’était également possible. Mais il espérait…

… qu’elle n’en aurait pas envie.
Et à son plus haut contentement, elle s’y blottit comme un chat.

Un chat.
Un sourire sur les lèvres, il déposa un léger baiser sur ses cheveux d’un bleu pur.

- Je suis heureux d’être là.

Et encore. Le mot « heureux » pouvait-il suffire ? Cette plénitude qui venait de se déposer sur ses épaules, d’imprégner ses sens, de calmer son cerveau… Le bonheur n’est qu’éphémère. Il en avait conscience. Alors, il profitait de chaque seconde passée avec Syndrell, telle qu’elle était.

Même avec un Dessinateur-meilleur-ami.
Même avec des tueurs à ses trousses.
Même avec son air boudeur, sa petite mine colérique, ses rires cristallins.
Tout ça à la fois.

Un soupir franchit ses lèvres, et se fut à son tour de se pencher pour venir saisir délicatement les lèvres de la jeune femme. Il sentit quelque chose exploser littéralement en lui, et dans une impulsion, souleva la Marchombre de terre pour la déposer délicatement sur un par-terre de mousse.

Il faisait froid, dehors.
Leurs souffles s’élevaient en buée légère, montant entre les ramures des arbres.
Ils n’avaient pas froid.


§§


Replaçant avec douceur une mèche de cheveux bleus derrière une oreille, Dolce s’emplit les poumons de l’odeur – divine – de Syndrell. Il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était plus fort que lui. Etendus sur le sol, blottis l’un contre l’autre, le temps semblait comme suspendu.

Une fleur qui éclot, une luciole qui plane, une feuille qui s’envole.
Les étoiles brillaient d’une lueur diffuse, la lune était invisible, mais il régnait dans la petite forêt une ambiance tamisée.
Harmonieuse.

Dolce, malgré lui, bloqua sa respiration. Même pas une seconde. Assez pour briser, malgré lui, cet instant de quiétude. Se relevant à demi, il posa son regard sur la jeune femme allongée à côté de lui. Contre lui. Un sourire – béat, sans aucun doute – étira ses lèvres, et sa main, légère, passa sur le ventre plat et musclé, s’arrêtant un instant dans son nombril, caressant délicatement sa peau pour s’arrêter dans le pli de la cuisse.
Un léger soupir fendit l’air.

- Ciel ne va pas s’inquiéter ?

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Dim 29 Jan 2012, 01:04

Le baiser de Dolce n’avait rien à voir avec le sien.
Elle avait été possessive, il était tendresse.
Elle avait voulu l’étourdir, il lui fit perdre la raison.
D’une simple pression de ses lèvres sur les siennes…

- Dolce, souffla-t-elle lorsqu’il rompit leur échange. Tu ne…

Syndrell cligna des yeux. Elle était allongée sur le sol et Dolce… elle éclata de rire.
Encore. Des mois qu’elle n’avait pas ri autant. Incroyable…Cet homme était incroyable ! Le souffle court, elle noua les bras autour de son cou, féline, mêlant son souffle au sien le temps d’un voyage dans les étoiles.



* * *


Le vent était tombé. Complètement.
C’était très étrange, surtout après le vacarme qu’il avait mené tout au long de la soirée. Le fond de l’air, en revanche, était glacial, mais c’est à peine si Syndrell en avait conscience. Calée contre la poitrine de Dolce, les yeux clos, elle se remettait lentement de leur éprouvante chevauchée. Il l’enveloppait de ses bras comme d’un cocon protecteur dans lequel elle se sentait merveilleusement bien. Son souffle lui chatouillait le front au rythme de sa respiration.

C’était totalement incongru. L’hiver battait son plein, des tueurs n’étaient pas très loin tandis qu’au beau milieu d’une tempête, au cœur d’une forêt inconnue, un Envoleur et une marchombre se réchauffaient à leur manière ! Miss allait adorer, songea-t-elle en souriant à demi. Incongru, inconcevable, insensé… Essentiel. Jamais Syndrell ne s’était sentie plus vivante qu’en cet instant, alors qu’elle reprenait peu à peu ses esprits, le souffle court, le corps tremblant d’épuisement ! Vidée de ses forces, mais prête à en découdre avec le premier qui oserait venir interrompre le silence dans lequel ils se reposaient…


- Mmmh…

Ah, elle n’était pas encore en état de parler, visiblement. Il en profita pour dégager une mèche que la sueur collait à son front, mouvement léger qui déclencha un frisson de plaisir depuis la racine de ses cheveux jusqu’à la pointe de ses orteils. Pantelante, elle entrouvrit les lèvres et goûta au froid piquant de la nuit. Trois minuscules flocons de neige tombèrent sur son nez, si légers qu’elle crut rêver.

Elle avait glissé ses mains sous la chemise de l’Envoleur pour capter toutes sa chaleur. Du bout des doigts, elle traçait des arabesques sur sa peau, réalisant seulement à quel point simple contact lui avait manqué. Il lui avait manqué, lui. Et à en juger par sa fougue, elle lui avait manqué aussi… Comme percevant ses pensées, Dolce remua légèrement et laissa descendre sa main sur son ventre, lui coupant le souffle. Bon sang ! Existait-il un moyen de l’épuiser ? Syndrell soupira d’aise. Elle ne voulait pas le savoir…


- Ciel ne va pas s’inquiéter ?

A ces mots, Syndrell rouvrit brusquement les yeux.
Ciel ! Elle l’avait complètement oublié…


- Nom d’une chiure de mouche !

La jeune femme retrouva instantanément ses moyens. Elle se coula hors de la chaude étreinte de son amant – non sans avoir déposé un rapide baiser sur ses lèvres au passage – et relaça son corset à la hâte.

- Il doit ce demander ce qu’on fabrique… non, il doit très bien s’en douter, en fait.

Elle passa les doigts dans ses cheveux, grimaça en sentant les nœuds qui s’y trouvaient et renonça à les démêler. A présent qu’elle était debout et pleinement lucide, le froid l’enveloppait dans son souffle glacial ; il était temps de retourner à la tente !

- On y retourne ?

Saisissant la main de Dolce dans la sienne, Syndrell s’élança.

- On peut très bien remettre ça là-bas, dit-elle en courant. Si toutefois tu avais encore des doutes quant aux sentiments que je te porte...!

Une boutade joyeuse...




__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dolce Ysil
Maître Envoleur
Modérateur
avatar

Nombre de messages : 550
Date d'inscription : 12/03/2011

Feuille de personnage
Age: 39 ans
Greffe: Disque de métal tranchant autour du bassin
Signe particulier: /

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Dim 29 Jan 2012, 12:31

… Il n’aurait pas dû dire ça.
Enfin, il le savait, qu’elle réagirait un peu de la sorte, avant de lancer cette question, évidemment. Il aurait pu s’en moquer, aussi, de la réponse ; mais il n’était pas comme cela. Et même s’il devait avouer qu’il ne portait pas ce Ciel dans son cœur, il le plaignait un peu. Non pas qu’il fît particulièrement peureux, loin de là. Mais il ne semblait déjà pas à son aise, et dans son regard, il avait cru déceler le doute, l’angoisse en tout cas, quand il l’avait vu – même quelques secondes.

Alors que Syndrell se redressait brusquement, souple comme un chat, Dolce se relevait sur un coude pour l’observer relacer son haut. Il aimait ce corset en légère feutrine, d’un bleu nuit qui mettait en valeur la couleur de ses cheveux – et sa taille échancrée ; alors qu’il remontait et pressait un peu ses seins. Il dut se mordre la lèvre pour ne pas lui sauter dessus à nouveau – elle semblait décidée à retourner à la tente – mais cela du se voir sur son visage, étant donné qu’elle lança une boutade qui le fit éclater de rire.

- On peut très bien remettre ça là-bas. Si toutefois tu avais encore des doutes quant aux sentiments que je te porte...!

Attendant que son fou rire se calmât – et c’était plutôt rapide, quand on courait – il finit par répliquer :

- Non pas que je n’en ai pas envie, crois-moi. Mais…

Il lui lança un regard en coin, mi moqueur, mi amusé, un sourire sur les lèvres et un éclat dans ses prunelles.

- Tu risques de faire un peu trop de bruit… Il n’arrivera pas à dormir !

Il éclata de rire à sa propre bêtise, avant de s’arrêter de courir pour se remettre à marcher. Singa avait eu peur de son éclat de rire et était parti plein galop sur quelques foulées, avant de se retourner vers eux, la queue en panache. Il les salua en renâclant, ce qui fit à nouveau dire Dolce, avant de se remettre à brouter tranquillement, les naseaux grands ouverts.

Et… la tente était là.
Il n’avait aucune envie d’y entrer. Ni de voir Ciel. Mais la lueur qu’il y avait quand il l’avait quittée avait disparu, et peut-être dormait-il ? En tendant l’oreille, Dolce pouvait percevoir son souffle. Qui n’était pas régulier. Il ne s’était donc pas endormi – sûrement n’avait-il pas réussi à le faire. Un léger soupir passa les lèvres du jeune homme, et il sentit ses épaules s’affaisser. Impossible de le nier : pour l’instant, il ne portait pas Ciel dans son cœur. Et aussi, il n’était même pas sûr qu’ils rentrassent à trois dans la tente.

Remarque… - tant mieux – puisque cela voulait dire qu’ils devraient se serrer…
Mais avant, il devrait affronter la fuite du sommeil du Dessinateur. Syndrell devait aussi très bien entendre qu’il n’était pas endormi, et peut-être engagerait-elle la conversation. Ou peut-être que Ciel le ferait – après tout, il ne connaissait rien de lui, et n’avait eu qu’un piètre aperçu de sa personnalité.

Ne sachant que penser, ni que faire, Dolce finit par se décider et porta son regard dans celui de la jeune femme. Il s’approcha d’elle encore d’un pas, glissa ses doigts dans son dos, dans la cambrure de ses reins, un sourire sur les lèvres. Il effleura doucement les siennes, comme dans une promesse. Comme une promesse. Alors, il s’écarta – presque brusquement – et ouvrit la fermeture de la tente pour s’y glisser souplement. Il était un peu trop grand – et peut-être un peu trop large – pour cette tente, il l’avait déjà remarqué quand il y avait mangé, tout à l’heure. Un léger soupir sur les lèvres, il s’allongea sur les couvertures, le plus loin possible du Dessinateur.
En attendant, la suite, le souffle court.
L’oreille tendue.






( Désolée, c'est encore couuuurt u__u )

__________________________________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syndrell Ellasian
Admin
avatar

Nombre de messages : 4377
Citation : Verba volant, scripta manent : les paroles s'envolent, les écrits restent...
Date d'inscription : 05/04/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Lame qui sort de chaque avant-bras
Signe particulier: Syndrell sait lire sur les lèvres

MessageSujet: Re: Point Final [PV Dolce] - TERMINE   Dim 29 Jan 2012, 14:32

La fermeture éclair de la tente glissa et le cœur de Ciel rata un battement.
Bon sang ! Il avait eu une de ces frousses… Le sommeil était en train de l’assommer petit à petit, sans parvenir à lui tomber dessus véritablement, et il n’avait pas entendu les deux jeunes gens approcher. Mais même parfaitement éveillé il n’aurait pas pu les entendre, de toute façon, alors… Alors il écouta Dolce entrer dans la tente et prendre place sur le matelas voisin. Pas besoin de se retourner pour deviner qu’il ne s’agissait pas de Syndrell ; elle lui aurait murmuré quelque chose, qu’il dorme ou non, pour ne pas l’effrayer.

Dolce remua un petit moment sur son matelas. La tente n’était pas bien grande et le vent l’avait longtemps malmenée, lui donnant une forme tout à fait étonnante ; bâti comme il l’était, le compagnon de Syndrell ne devait pas être à son aise, au contraire de Ciel. Il n’avait même plus froid mais il resserra quand même les couvertures sur lui pour se protéger du silence glacial qui régnait dans la petite tente. Il l’écouta un moment. Qu’était-il censé faire, exactement ? Parler, se taire ? Cet homme s’imaginait visiblement des tas de choses – fausses – sur sa relation avec Syndrell. Normal, en fait, mais pas franchement agréable. Fallait-il qu’il aime sa petite marchombre pour endurer tout ça… !


- Où est Syndrell ?
- Je suis là.


Une bouffée de l’air frais et piquant de la nuit précéda la jeune femme alors qu’elle se glissait à son tour dans la tente et Ciel soupira de soulagement. Il se redressa sur un coude et tenta de la dévisager dans la pénombre, sans succès.

- Tout va bien ?

Il y avait une nonchalance dans sa voix qui ne lui allait pas du tout et Syndrell sourit dans le noir. Devinant qu’il ne dormait toujours pas, elle avait laissé Dolce rentrer seul et leur avait accordé quelques minutes, le temps de câliner Singa qui n’avait pas tellement apprécié un tel remue-ménage. Elle s’était dit que les deux hommes avaient peut-être besoin de parler, mais elle doutait qu’ils aient seulement lâché un seul mot pendant son absence…

- Bien sûr ! Excuse-moi de te réveiller.
- Je ne dormais pas.
- Il faudrait, pourtant.


A genoux, Syndrell se contorsionna pour débarrasser son dos et ses fesses de la terre et des brindilles qui s’étaient accrochées à ses vêtements. Il y en avait plein ses cheveux.

- L’aube est proche, dit-elle en se tortillant pour ôter ses bottes. Je suggère que nous dormions quelques heures, le temps de… récupérer. Ensuite, on entamera la première phase de la mission.

Mais pas avant d’avoir avalé quelque chose, songea-t-elle tandis que son ventre laissait échapper un petit grognement de protestation. Elle avait faim, mais plus encore, elle avait sommeil, et une terrible envie de retrouver la chaleur des bras de Dolce. Elle s’y glissa avec bonheur, non sans avoir ébouriffé la tignasse de Ciel au passage, calant son dos contre la poitrine de l’Envoleur et entremêlant ses doigts aux siens.

- ’Nuit…

Elle s’endormit aussitôt.



* * *


Ciel parvint à s’extirper de la tente sans faire trop de bruit. Et toc, songea-t-il fièrement en se redressant lentement. Ses yeux s’agrandirent de surprise lorsqu’il découvrit une nature entièrement figée par le givre : on aurait dit qu’un léger voile s’était déposé sur les arbres et le sol pendant la nuit, tout scintillant au gré des premiers rayons du soleil. Il avait oublié à quel point ils étaient proche des montagnes ! Mais c’était normal, après tout, à la même heure la veille il se trouvait à Al-Chen, bien plus au sud… Il avait encore du mal à se faire à l’idée que côtoyer Syndrell revenait à vivre à cent à l’heure. En permanence. Un sourire fugace passa sur ses lèvres. C’était une drôle de vie mais il prenait goût, c’était évident. Même le danger, qui du coup n’était jamais bien loin, ne l’impressionnait pas autant qu’avant ! C’était dire s’il avait changé, depuis que la petite marchombre était entrée dans sa vie…

Il avait d’abord pensé qu’elle était déjà levée, ne la trouvant pas sur son matelas – et puis il avait aperçu une masse de cheveux bleus entre les bras musclés de Dolce, et il s’était décidé à leur laisser un peu de tranquillité. Sa présence gênait immanquablement le jeune homme… et puisque c’était réciproque, il avait préféré prendre l’air. Un air fichtrement glacial ! Une inspiration et il sentit presque ses poumons geler à l’intérieur de sa poitrine. Ciel soupira. Il aurait volontiers allumé un feu pour manger quelque chose de chaud, mais Syndrell ne tenait pas à ce que la fumée dévoile leur présence, alors…

Un souffle puissant le fit sursauter. Posant une main sur son cœur affolé, Ciel regarda le cheval de Dolce agiter les oreilles, fier de sa plaisanterie, et secoua la tête.


- C’est malin…

Quelques semaines passées en compagnie d’Eli avaient entraîné son jugement à s’affiner, en matière de chevaux, et il admira un instant les fines attaches de l’animal qui reniflait la toile de la tente avec curiosité. Il devait sentir l’odeur de son cavalier. Ciel s’approcha doucement, paumes ouvertes, et laissa le cheval chatouiller ses mains de ses naseaux avant de lui caresser la tête.

- T’es beau, toi ! Comment tu t’appelles ?

Voilà, il se mettait à parler aux animaux, à présent. Un léger gloussement lui échappa à la pensée que Syndrell puisse à se point déteindre sur lui. Ses mains glissaient dans folle crinière et sur le doux chanfrein. C’est à peine s’il entendit la tente s’ouvrir à nouveau…


* * *


Une main chaude frôla sa joue et Syndrell légèrement dans son sommeil.
Elle n’avait pas dormi sur ses deux oreilles depuis si longtemps qu’un troupeau de coureurs passant près de la tente n’aurait su la réveiller. Alors forcément, une simple caresse…



__________________________________________

Marchombre. Un souffle, un geste, un élan de vie. Un formidable amalgame entre liberté et harmonie.

Vous. Moi…


[Absente du 25/08 au 28/08]
Spoiler:
 

(Wëlle, merci... tout simplement)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Point Final [PV Dolce] - TERMINE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Gil et point d'amis !!
» Autre point de vue de John Maxwell pour la defense d'Haiti
» Les broderies au point compté de la souris
» valeur en point
» liste d armee a 1000 point pour un tournoit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Nord :: Citadelle des Frontaliers-
Sauter vers: