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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 ° In Between [Elya]

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MessageSujet: ° In Between [Elya]   Mar 24 Jan 2012, 20:12



      Le vent s'était fait artiste ce matin, chorégraphe peut-être : il faisait danser l'herbe somnolente des Plateaux à l'aurore. Interminable étendue verte, le lieu se prêtait à la poésie de celui qui cherche l'éternité. Peut-être était-ce un peu pour cela que j'étais venu. A ma droite, le Pollimage, calme comme à son habitude, glissait sereinement entre ses berges, agité à la surface par les caresses d'une brise qu'ici rien n'arrêtait. Un frisson me parcourut, me rappelant la rudesse du froid des Plateaux. Je remontai mon manteau d'une main, attentif à garder l'autre serrée sur la bride de ma monture. Je n'étais pas encore assez bon cavalier pour me montrer distrait. Brume, la jument que j'avais empruntée à l'Académie, fatiguait, je le sentais au ralentissement de ses pas, et je m'en sentais quelque peu coupable. A vrai dire, nous avions voyagé de nuit, et je lui avais fait maintenir une allure assez rapide, entre trot et marche rapide, pour être certain d'arriver au Pollimage au lever du jour. J'étais moi-même fatigué par ce trajet ; mes paupières papillotaient devant mes yeux, et je sentais que mes muscles s'engourdissaient. Au début, j'avais manqué plusieurs fois de tomber, aussi avais-je fait l'erreur par la suite de serrer plus fort mes cuisses en pensant que cela m'aiderait à tenir. Ce n'est qu'après un long moment que je compris que ce n'était qu'une question d'équilibre. J'avais payé le restant de la nuit les conséquences de mon manque d'expérience, et désormais, chaque mouvement un peu brusque me tirait une grimace de douleur. J'ignorais encore pourquoi je m'obligeais encore à avancer, alors que je n'avais aucun but précis.
      Non c'était faux.
      Je n'étais pas sorti au milieu de la nuit simplement pour m'améliorer en équitation. En réalité, je pense que mon enfance me manquait.

      J'avais grandi ici, dans les Plateaux de l'Est, du moins à partir de mes huit ans. Je connaissais son immensité mais, pour avoir tant désiré en connaître les limites, je savais aussi qu'elle n'était pas infinie. Au début, je l'avais cru, et grand-père s'était fait un plaisir d'entretenir mon mythe. Eowille, mon amie d'enfance, m'avait plus tard annoncé que les Plateaux n'étaient pas si grands que cela, son père les lui avait montrés sur une carte. Bouleversé qu'on m'ait menti jusque-là, j'avais décidé de le vérifier par moi-même. Eowille, excitée par l'idée d'un grand voyage, avait tenu à m'accompagner. Nous devions avoir onze ans à peine, et bien que nous ne nous souciassions point du danger, ce dernier était bien présent, et lorsque j'y repense aujourd'hui, je me dis que nous eûmes de la chance que durant les deux jours que durèrent notre expédition, nous ne rencontrâmes pas de fauve ou de loups. Au milieu de notre deuxième jour, nous avions déjà englouti nos rations, nous étions épuisés, et bien entendu, complètement perdus. Ce n'est que lorsque nous commençâmes à céder à la panique que grand-père se montra, un mystérieux sourire au coin des lèvres. Il ne fit aucun commentaire, et nous restâmes muets à son apparition, autant d'étonnement que de soulagement. Plus tard, j'ai compris qu'il vous avait suivi depuis le début, mais qu'il avait attendu que nous tirâmes une leçon de tout ceci avant de se décider à nous aider. J'ai eu une de mes plus grandes peurs durant ce voyage, celle de ne jamais retrouver mon chemin, pourtant, j'en garde un souvenir heureux. Eowille et moi sommes réellement devenus proches à partir de là. Une confiance est née, ainsi qu'une compréhension commune. Nous nous sommes dit plus tard que ce voyage nous avait tous deux fait sentir comme si nous avions tout vécu ensemble, et que nous vivrions tout ensemble à l'avenir. Ce que nous prenons pour acquis, nous ne pensons jamais à le chérir assez. Sa présence à mes côtés me semblait normal, notre lien était si naturel que je n'eusse pu imaginer qu'elle pût disparaître. Ce fut pourtant le cas. La séparation, brutale, me laisse encore aujourd'hui un goût amer dans la bouche. Nous ne nous étions même pas dit au-revoir.

      Brume trébucha, je manquai de tomber, et me rattrapai de justesse en tirant sur la bride, ce que ma monture n'apprécia pas. Elle me le montra d'un mouvement sec de la tête qui m'obligea à relâcher la pression. Je lui laissai autant de mou que j'osai, souriant en pensant qu'à cheval, personne ne peut jamais être sûr de savoir qui est le maître. Je remarquai que son allure avait encore ralenti, et, me maudissant pour ma dureté, je l'obligeai de trois coups de talons à accélérer.
      « - Encore un petit effort, ma belle, dis-je à haute voix, nous ne sommes plus très loin. »

      Je sentis son hésitation, mais finalement, elle se décida à m'obéir et choisit d'avancer à petit trot. Je serrai les dents et forçai mes jambes endolories à suivre le mouvement ; après tout, si ma jument devait faire des efforts, je ne pouvais pour la soutenir qu'en faire à mon tour. Je repensai au palefrenier qui me l'avait conseillée, et le remerciai intérieurement. Fine, rapide et obéissante, elle est parfaite pour un débutant, m'avait-il assuré. C'était vrai, je n'aurais pu rêver meilleure monture. D'une légère pression, je la fis dévier sa route vers le nord. Jusqu'ici, nous avions longé le Pollimage, et je n'étais pas tout à fait certain de devoir tourner déjà maintenant, mais je préférais trop tôt que trop tard. J'avais souvent fait le trajet de la ferme au fleuve, enfant ; Eowille et moi y jouions quand nous étions autorisés à passer plusieurs jours ensemble. Mais comme beaucoup de choses le sont quand on est enfant, le souvenir de la route était instinctif, et le manque de repère visuel me laissait peu confiant envers moi-même. Me perdre m'importait finalement bien peu : personne ne m'attendait nulle part.

      Au loin, j'aperçus les Montagnes de l'Est, pics vertigineux qui scellaient la frontière avec un monde que peu connaissaient. Nawan m'avait parlé du Désert des Murmures comme un lieu inhospitalier et sec que je serais avisé d'éviter. Comme souvent j'avais suivi son conseil. Les montagnes abritaient des créatures peu amicales, et là vivaient des meutes de loups. Je le savais pour avoir connu un Loups du Nord, l'un de mes seuls amis, qui avait rejoint les siens lorsqu'il était devenu évident que ma vie ne pouvait convenir à un loup. Sa présence me manquait cruellement. Je m'étais lié à Adys, le loup, avec une plénitude telle que son absence me laissait la sensation d'être coupé en deux. En quatre peut-être. Une part courait dans les montagnes avec lui, une autre s'éteignait certainement dans le coeur d'une jeune femme (car je ne pouvais m'empêcher de penser qu'Eowille m'avait oublié depuis ce temps), une troisième voyageait je-ne-savais-où dans les pensées d'un vieux Maître Marchombre, et la dernière errait sur les terres de son passé, morcelée, mendiant son passé et son enfance dès que le temps le lui permettait.

      Pour la seconde fois en trop peu de temps pour que je le néglige, Brume fit un écart, et si cette fois je n'eus aucun mal à garder l'équilibre, je concédai ne plus pouvoir ignorer plus longtemps la fatigue de ma monture. Je tirai légèrement sur les rênes, et descendis du dos de ma jument. Il me restait une demi-journée de marche avant d'atteindre la ferme et bien que je fus impatient, j'étais décidé à avoir encore une monture à mon retour. Je tirai de mon sac un repas frugal composé principalement de racines de Niam, et proposai à Brume quelques carottes que j'avais chipées à la cuisine. Elle s'en régala et s'attaqua sans plus attendre au festin de l'herbe tendre des Plateaux. Quant à moi, je m'étendis dans la plaine les mains en coupe sous la nuque, et laissai mes pensées s'envoler dans la course des nuages.
      Je faillis m'endormir. Je ne me serais alors probablement jamais réveillé. Ce ne fut pas un bruit suspect qui attira mon attention, plutôt une absence de bruit. Brume avait cessé de manger. Etonné, je me redressai pour voir ce qui avait bien pu être assez intéressant pour la détourner de son repas, et j'aperçus avec horreur un immense Tigre des Prairies posté à dix mètres de nous. Je me levai lentement, sans mouvement brusque et m'approchai de la jument. Paralysée, elle fixait le prédateur avec angoisse. Jamais je n'avais vu ce félin auparavant, il se faisait rare même par ici, mais je le connaissais de réputation. Même trois flèches n'arrivent pas à bout d'un animal pareil, et quand bien même, je n'avais pas d'arc. Je n'avais pour me défendre qu'un misérable poignard attaché à ma ceinture.
      Je posai une main rassurante sur le flanc de Brume et lui murmurai quelques mots apaisants à l'oreille. Pour l'instant, le Tigre, se sachant repéré, restait prudent, mais quand il aurait compris que moi et ma jument représentions des proies faciles, il nous tuerait sans attendre. Du moins, j'espérais qu'il n'eût pas assez faim pour nous vouloir tous les deux. Me traitant intérieurement d'idiot pour avoir un instinct de survie si peu utile, je me saisis de mon poignard, me plaçai devant la jument, et fis face à l'animal. Je me disais qu'alors, il s'intéresserait à moi et Brume aurait le temps de s'enfuir si son instinct le lui dictait. Je n'osais pas l'obliger à s'enfuir tout de suite, car alors le Tigre réagirait à la fuite, et je préférais, pour une raison qui m'échappait, gagner du temps. Je serrai le manche et immobilisai mon poignet pour avoir une prise bien contrôlée, et fouillai ma mémoire en quête de quelque conseil que Nawan eût pu me donner dans le passé. Je ne trouvai qu'une phrase qu'il m'avait dite un soir, sur le ton de la conversation alors que nous évoquions la faune environnante. « Si tu te trouves un jour face à un Tigre des Prairies, seul, armé ou désarmé cela ne change rien, tu n'auras plus qu'à te demander quel goût tu as. »
      Un sourire ironique figea mes lèvres. Encourageant.
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MessageSujet: Re: ° In Between [Elya]   Jeu 09 Fév 2012, 00:42

Doutes…

Elle le savait qu’il ne valait mieux pas qu’elle le fasse, compter les jours, pourtant Elya ne pouvait s’en empêcher. Peut-être était-ce juste un moyen de comprendre ce qui avait poussé Noah à de tels extrêmes. En attendant, elle s’infligeait une sacrée torture. Un mois, un peu plus sûrement, et c’était autant de peurs, de cauchemars. Ces yeux verts, émeraudes comme les siens, lui faisaient vivre le pire des martyrs. Durant ces quinze derniers jours, elle s’était efforcée de se donner un minimum de contenance devant Dolce, et surtout Papillon. Encore que, si elle n’avait été qu’en compagnie de l’Envoleur, seule, lui qui avait empêché par deux fois la folie de Noah tuer sa propre sœur, et l’avait sauvée contre vents et marées, ralliant la plus proche confrérie de Rêveurs incroyablement rapidement, elle se serait certainement déjà vidée depuis un bon moment. Mais elle ne tenait pas à mettre son amie au courant de ses ennuis. Elle avait sûrement assez à faire avec les siens.

Après le cours, dernière ligne droite avant l’Ahn-Ku, la rouquine ne s’était pas attardé à Al-Poll. Son frère aîné, Nath, premier d’une fratrie désormais réduite à six, l’attendait déjà à Al-Chen. Depuis combien de temps ne l’avait-elle pas revu ? Bientôt un an, un an qu’elle s’épanouissait sur une voie qui lui convenait à merveille. Aussitôt, le réflexe revint, malgré elle : douze mois comme celui qui venait de s’écouler. Plus que onze, et cela ferait donc un an que Noah aura rejoint Elya, qui elle les avait lâchement abandonné dix ans plus tôt. On était huit, nous sommes six…

Laissant filer une nuit, tout au plus, la jeune femme s’était donc de nouveau mise en scelle. Elle avait un peu de temps devant elle, avant le prochain examen. Autant en profiter pour en user intelligemment. Et revoir son grand frère, maître Marchombre de son état, ne lui ferait certainement pas de mal. Elle avait ce besoin intense de pouvoir le serrer à nouveau dans ses bras, de se sentir rassurée encore, de reprendre confiance en elle. À défaut de Dolce, lui seul le pouvait. Et tant pis si elle devait raconter, revivre ces instants de doutes, de peur – et de haine. Cela allait être dur, mais tant pis ! Au moins, elle pourrait se vider de sa colère, de son incompréhension, de ses doutes, et puis lentement, peut-être pas oublier, mais du moins refermer une blessure rouverte trop brutalement.

Depuis plus d’un an qu’elle voyageait avec Feu, Elya s’était largement habituée à la fougue et l’impétuosité de l’étalon. Selon certains palefreniers, ce caractère plus qu’affirmé, frisant parfois la violence, devait se calmer le temps. Tu parles ! Elle n’avait observé aucun changement jusqu’à présent. Et maintenant qu’un lien un peu plus fort la liait à l’étalon, elle soupçonnait toutefois Samaël et les autres itinérants de lui avoir généreusement donné Feu puisqu’il était pratiquement impossible à monter. Elle haussa les épaules toute seule. Tant pis pour eux, tant mieux pour elle : l’étalon, quoique plutôt massif et un peu plus grand que la moyenne, était en effet très endurant et rapide. Sa carrure puissante en impressionnait souvent plus d’un et la rouquine le savait capable de tenir tête à des prédateurs déjà bien redoutables, comme il avait pu le faire lorsqu’elle s’était retrouvée une fois nez à nez avec un ours élastique. Dérangé dans son repas, il avait décidé de la courser et heureusement que Feu avait répondu sans hésiter à l’appel de sa cavalière.

Une semaine, peut-être un peu moins, peut-être un plus, c’était ce qui lui avait fallu pour apercevoir au loin les montagnes de l’Est, puissantes, imposantes. Géantes. Peut-être pas aussi escarpées que les Dentelles mais pas moins impressionnantes. Le radoucissement de l’atmosphère quinze jours auparavant n’avait été que passager. S’il n’avait pas neigé depuis un long moment, un peu plus d’un mois, le froid semblait bien décidé à persister encore plusieurs longues semaines.

L’arrêt soudain de Feu dans son galop, tendu brusquement sous elle, oreilles dressées vers le paysage, incita la rouquine à laisser glisser son regard dans les hautes herbes. Pour distinguer la silhouette d’un énorme prédateur, plutôt rare dans le coin pour ce qu’elle en savait c’étaient surtout les loups qui peuplaient la région. Rien à voir avec ce puissant tigre des prairies qui s’avançait doucement, son instinct de chasseur éveillé par le cheval et son cavalier, un peu plus loin. Elya fronça les sourcils un instant, avant de mettre pied à terre. L’homme n’avait aucune chance, c’était certain. Pourtant, elle réfléchit, longtemps. Si elle détournait l’attention du fauve, elle se retrouverait elle-même dans une position délicate – et elle n’avait franchement pas envie du tout de repasser du temps dans une confrérie de Rêveur de sitôt. Surtout que la dernière fois lui avait laissé un goût amer.

Elle soupira…
Fiente de troll et bouse de Raï !!
Sa décision était prise…

D’un claquement de doigts, Feu s’éloigna au petit trot dans la direction indiquée par sa cavalière, rejoindre l’homme et sa monture en difficulté. Fouillant hâtivement ses poches, elle trouva sans tarder le petit briquet qu’elle gardait toujours sur elle depuis sa mauvaise rencontre avec l’ours. Rasant le sol dans les hautes herbes, la jeune femme entreprit de ramasser une branche morte qu’elle pourrait ainsi enflammer. Elle ferma les yeux un moment, espérant de tout son être que l’étalon ne ferait pas de mouvement trop brusque, ou ne se ruerait pas, cela ne ferait qu’inciter le félin à attaquer. Faisant jouer ses articulations de manière à être la plus silencieuse possible, comme le lui avait appris Dolce, elle contourna le petit groupe. Prédatrice. L’animal, tellement intéressé par son prochain repas, ne flaira sa présence qu’au dernier moment. À l’instant même où elle allumait sa torche improvisée. Le félin laissa échapper un grondement sourd tandis que Feu renâcla méchamment. Protégée par les flammes, Elya soutint le regard du tigre qui hésita. Il n’aurait jamais du car la jeune femme en profita pour feinter, rapide. Dans un rugissement particulièrement sonore la bête déguerpit sans plus tergiverser. Il avait eu chaud aux moustaches et ses poils sentaient le roussit, mais il ne tarderait sûrement pas à trouver une proie bien plus facile à se mettre sous la dent.

Alors seulement, la rouquine se redressa de toute sa hauteur. Les flammes continuaient de lui lécher doucement les doigts, mais elle n’en avait que faire. En fait, elle était bien plus occupée à détailler l’homme, jeune homme, qu’elle venait de tirer d’un mauvais pas.

- « C’était moins une on dirait ?! »


[Bon, voilà, je réponds enfin... Dur, dur de faire aussi bien que toi x)]
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