
|
|
| |
| Auteur | Message |
|---|
Aïwen Jok Maître Marchombre

Nombre de messages: 65 Date d'inscription: 28/06/2011
Feuille de personnage Age: 85 ans Greffe: Aucune [Non accordée] Signe particulier: Demi-Faël
 | Sujet: Groupe Fyrh - Cours n°2 Mar 7 Fév - 15:17 | |
| Le feu de la cheminée était éteint, faute de consommable à détruire. Mais dans la petite pièce aux murs en bois, la température n’avait rien à envier : douce et chaleureuse, on aurait pu y dormir comme un bébé sous ses couvertures. C’était à moitié le cas. Nabu et Nitia étaient endormis, tous les deux, dans les bras de leur mère ; Leur petite bouille angélique donnait un air serein et tranquille à la scène, alors que les parents s’adonnaient à des conversations paisibles. Kyra serrait sa fille contre elle, protectrice, tandis que Lacy avait une main sur son fils, et une autre dans celle de son mari. Les deux sœurs avaient sept ans d’écart, et pourtant leur premier enfant à toutes les deux avaient le même âge, à quelques mois près. Oui, Kyra était encore jeune, pour avoir un enfant, mais c’était ainsi, et ce n’était pas pour autant qu’elle avait été rabrouée : cela avait été son choix, en tout cas pour Aïwen, il n’avait aucune raison de lui faire une quelconque morale. Pour lui, c’était simplement un bonheur d’avoir autour de lui ses petits-enfants, et ses arrières-petits-enfants. Haly et Samba étaient aussi là, assis au coin du feu, le regard brillant d’émotion, de joie. Une famille réunie… Entendant Naïkiti lâcher un soupir, Aïwen suivit le cours de ses pensées comme si cela avait été les siennes. - Bientôt.La vieille conteuse lui sourit tendrement. - J’espère, Wen… Il n’avait pas besoin d’espérer. Il le savait. Réunir toute sa famille, au plus grand complet. Il manquerait Noahé, comme elle manquait depuis des années déjà. Mais tous les autres, il les voulait près de lui. Près d’eux. Vingt-sept personnes, qui formaient leur famille. Grande famille. Quatre enfants – même si Noahé n’était plus de ce monde – et leurs compagnons, leurs enfants, les compagnons des enfants, et les enfants, encore. Un sourire étira les lèvres parcheminées d’Aïwen, et il déposa un baiser sur le dos de la main de Naïkiti. ** Luayy galopait indolemment. Pas besoin d’aller vite, le soleil se levait tout juste dans le dos du Marchombre qui la chevauchait. Ils avaient encore du temps : Aïwen avait donné rendez-vous à ses apprentis devant les écuries. Il projetait évidemment de les emmener voyager, de monter loin dans le Nord, de leur faire découvrir de nouvelles choses, sans cesse. Passer dans une ville leur ferait le plus grand bien, il y avait énormément à y apprendre. Mais pour cela, il préférait faire le trajet à cheval, en partie. Non pas qu’il n’en avait pas les capacités, au contraire. Mais les trois jeunes gens devaient apprendre à monter à cheval. Il ne doutait pas qu’ils avaient tous posé sans doute une fois leurs fesses sur une selle, ni qu’ils apprendraient rapidement à diriger et écouter leur monture. Cela serait à lui de leur montrer, et cela le faisait sourire. Flattant l’encolure du hongre, Aïwen le fit ralentir pour passer au pas, tandis qu’ils pénétraient dans les bois aux alentours de l’Académie. Le cheval s’ébroua quelques secondes, tirant un éclat de rire à son cavalier. Ils se comprenaient parfaitement, tous les deux. C’était avant tout une histoire d’ouverture, du cavalier à son cheval ; car la plupart du temps, les chevaux étaient naturellement ouverts à leur cavalier. Leur instinct de survie les poussait à toujours s’adapter. Ouverture, comme il leur avait dit une semaine auparavant, alors qu’ils s’étaient exclusivement concentrés sur les gobelets. Ce n’était pas parce qu’ils avaient failli à cette épreuve qu’ils n’allaient pas avoir droit de continuer ; au contraire. Leur « examen » - décidément, il n’aimait pas ce mot – s’était parfaitement déroulé, et il avait pu s’apercevoir qu’ils avaient bien continué leurs exercices et entraînements en son absence. Ce n’étaient que dix jours, mais le vieux Marchombre rechignait à les laisser seuls plus que cela : après tout, jusqu’alors, tous les apprentis qu’il avait pu avoir, il ne les avait pas quittés. Ou alors, à la fin de leur apprentissage, pour les envoyer dans une mission, et au Rentaï. Sept apprentis, qui avaient suivi la Voie seuls, avec lui. Jamais à plusieurs. C’était peut-être aussi pour cela, que c’était différent… Luayy s’arrêta de lui-même devant le battant de la grande porte des écuries. Un sourire sur les lèvres, Aïwen descendit de son dos sans daigner utiliser les étriers, malgré son âge. Flattant l’encolure de sa monture, il l’amena un peu plus loin, au niveau de l’aire de pansage, sans l’attacher. Patient et calme, le hongre bloqua ses articulations pour soulager son postérieur droit, et ferma les yeux, somnolant indolemment et presque immédiatement. Quelques bruits, dans les feuillages. Entre les buissons, sur la terre gelée. Aïwen ouvrit les bras, se fendant d’un sourire sincère. - Bonjour à vous, jeunes gens. Il s’avança d’un pas, les saluant d’un hochement de tête. - J’espère que vous êtes prêts, car nous partons pour un long moment… Avez-vous pensé à prendre le nécessaire ? Sur le mot qu’il avait laissé à l’intention de ses apprentis, Aïwen avait bien précisé de prendre des habits chauds et un sac de provisions. Lui-même avait, dans les sacoches sur la selle de Luayy, des armes, de la nourriture, des habits, une large tente, des couvertures et surtout des onguents divers et variés pour les petites blessures. Hochant la tête en voyant que tout le monde était en effet paré pour la grande aventure, le vieux Marchombre hocha la tête. - Je ne sais pas si cela va faire plaisir à tout le monde, mais nous allons voyager à cheval. Il vous faut donc apprendre à les connaître et à les monter. On va commencer très simplement, en allant chercher une monture dans les écuries. Je vais vous montrer les chevaux qui sont à votre disposition, vous les choisirez.Joignant le geste à la parole, le Marchombre fit donc entrer ses trois apprentis dans les écuries et leur donna à tous un licol pour prendre les chevaux. Il présenta les chevaux de l’Académie, et les aida à en choisir, puis à passer le licol, et à les mener dehors, dans l’aire de pansage où Luayy dormait toujours. Il bougea seulement une oreille quand il entendit les autres chevaux arriver. - Le pansage, maintenant… C’est très simple, et indispensable. Cela permet de vérifier que votre monture n’est pas blessée, ou qu’elle n’a rien d’anormal, et cela permet de la décrasser pour éviter que les cuirs ne l’irritent quand vous la chevaucherez. Voici comment faire…Il montra donc. A chaque fois, il donnait le nom de ce qu’il faisait, précisait comment distinguer la brosse, comment la passer, où la passer. Il expliquait pourquoi on pouvait faire ceci ici, et non là. Quand les trois chevaux furent pansés et brillants, il passa aussi au harnachement, qui fut plus laborieux. Encore une fois, et avec une patience tranquille, il expliqua, nota, montra, recommença, jusqu’à ce que les trois apprentis eurent réussi à faire les choses d’eux-mêmes au moins une fois. Satisfait de leurs efforts, Aïwen se dirigea alors vers Luayy, qui se réveilla presque instantanément, et le suivit un peu plus loin. Il leur montra comment monter, avec un pied dans l’étrier, et en s’élançant souplement par-dessus le dos du cheval, se poser doucement sur la selle pour ne pas leur faire mal au dos. Il fit contrepoids pour Aaron, et resangla son cheval qui avait eu la bonne idée de se gonfler lorsqu’il lui avait mis la selle. Quand ils furent tous en selle, enfin, Wen monta sur son propre cheval et leur lança : - Vous voilà donc en selle ; On commence doucement, par du pas. Vos chevaux vont se contenter pour l’instant de suivre le mien, Luayy. Il faut que vous soyez à l’aise, et on n’accélèrera pas tant que cela ne sera pas le cas.
Allez, en avant ! On serre légèrement les jambes, et relâche dès qu’ils esquissent un pas vers l’avant. Sinon, ils vont trop accélérer. Malgré cela, Aïwen ne fit que donner un léger coup de bassin dans sa selle pour mettre sa monture au pas. Ils commençaient doucement, et le vieux Marchombre se plaça en tête, ses trois apprentis côte-à-côte, juste derrière lui… |
|  | | Ange Shar Groupe Fyrh

Nombre de messages: 405 Citation: “ Le Graal du ballet, c'est l'envol.” Amélie Nothomb Date d'inscription: 05/11/2010
Feuille de personnage Age: 22 ans Greffe: Non Signe particulier: Dos brulé / Hémophobe
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Sam 11 Fév - 19:13 | |
| Peut-on être heureux comme jamais grâce à un simple papier ? Il faut croire que oui, à la vue de cette brunette qui saute de joie dans les dortoirs de l'académie Marchombre.
***** Exit les mitaines, bonjour les gants en cuir de siffleur, doublés de fourrure. La tenue du jour n'a plus rien de celle que je portais lorsque ma route a croisé celle d'Aïwen. Les vêtements en toile ont laissé la place à deux épaisseurs de vêtements chauds, et les fines chaussures à des bottes fourrées. Néanmoins le froid qui me cueille à ma sortie de l'académie perce mes habits et réussit à venir caresser ma peau. Brrr ... j'aime ce temps hivernal, même si les températures qui l'accompagnent pourraient faire l'effort d'être un peu plus chaudes. Du haut du perron, je laisse mon regard planer sur la cour devant le bâtiment. Ici et là, des herbes se dressent, habillées de leur parure d'hiver. Le blanc du gel leur donne une teinte évoquant la pureté des sommets montagneux. Une moue rêveuse traverse mon visage alors que je me remémore la vue depuis mon ancien village. Cette "demeure des anges" que j'ai toujours admirée n'était jamais loin de mon regard. A tel point qu'elle est devenue le but dans ma vie. Celui dont je me rappelle à chaque fois que quelqu'un prononce mon nom. Ange. Un de ces êtres purs qui savent voler. Pour l'instant, la seule chose qui sait voler, c'est ce bout de parchemin qui se fait emporter par le vent. J'aurais voulu le regarder une nouvelle fois pour savourer les mots qu'il renferme. Pour relire une énième fois son message. Au lieu de cela, je le regarde planer dans les airs, me remémorant simplement son contenu. Il m'aura bien fallu un quart d'heure pour déchiffrer l'écriture soignée d'Aïwen, mais j'ai finalement réussi à comprendre qu'il nous donnait rendez-vous aux écuries pour un voyage encore plus palpitant que le précédent. D'un saut, je me retrouve au bas des marches et vais ramasser le précieux morceau de parchemin, avant de partir pour le point de rendez-vous. Ce chemin que foulent mes pieds, je le parcours tous les jours pour aller prendre soin de mon Shantal, en particulier depuis trois jours, date à laquelle il s'est abimé le boulet arrière droite, entrainant un boitement qui m'a forcée à le laisser dans son box. Le pauvre animal apprécie peu d'être enfermé toute la journée, surtout quand le soleil brille dehors, mais c'est la meilleure option que j'ai pu trouver. Ce n'est donc pas lui que je vais prendre avec moi pour le voyage avec Aïwen, et j'aurais peut-être du faire un repérage avant le début du cours, ce que je n'ai évidemment pas fait. J'ai passé assez de temps à préparer mes bagages, me forçant sans cesse à ne pas rajouter des habits ou de la nourriture inutile. Dur tâche que de voyager léger, tout en étant sûr de ne manquer de rien. Mais je pense que j'ai mené ma mission à bien, au vu de la taille du sac qui pend sur mon dos. L'odeur des écuries emplie mon nez, se dotant de nouvelles touches à mesure que je m'en rapproche. D'abord c'est une vague odeur de purin, puis celle propre aux chevaux, et enfin celle de la paille et du foin provenant du bâtiment à côté. Il y aussi les hennissements qui appellent à travers l'Académie les cavaliers Marchombres. Parmi eux, je sais qu'il y en a un qui est pour moi. Devant l'écurie, une silhouette que je reconnaitrais entre mille attend tranquillement. Aïwen. Je me retiens de courir vers lui, tentant d'arborer une attitude calme. De l'excitation qui bout en moi, il n'est apparent que le sourire que je ne peux cacher. Le temps qu'il me faut pour saluer mon Maître est aussi celui dont profitent Aaron et Shalie pour arriver à leur tour, aussi ponctuels qu'à nos deux rencontres précédentes. Le vieil homme nous salue à son tour, apparemment aussi heureux de nous voir que nous le sommes. - Je ne sais pas si cela va faire plaisir à tout le monde, mais nous allons voyager à cheval. Il vous faut donc apprendre à les connaître et à les monter. On va commencer très simplement, en allant chercher une monture dans les écuries. Je vais vous montrer les chevaux qui sont à votre disposition, vous les choisirez.Nous enjoignant de le suivre, Aïwen entre dans l'écurie et passe devant les différents box, s'arrêtant devant ceux qui abritent un cheval appartenant à l'académie. Le dernier abrite une jolie jument grise répondant au doux nom de Brume, mais ce qui m'intéresse avant tout, c'est son voisin. Shantal. Mon hongre. Le gros cheval sort sa tête de son box et hennit joyeusement en me voyant. Mon rire est la réponse équivalente à sa joie de me voir. Avec une affection non dissimulée, j'embrasse son chanfrein et glisse me doigts dans sa crinière emmêlée. - Non pas toi mon gros. La prochaine fois promis.Tout en démêlant sa crinière, je réfléchis aux quelques chevaux que je viens de voir. Lequel vais-je donc prendre ? … C'est une tête fine qui se rapproche de moi, qui me donne la réponse. La jument du box à côté a décidé de venir troubler mes pensées d'un petit coup de tête. Elle a due sentir l'odeur émanant de ma poche, et veut que je partage le cadeau ramené pour Shantal. - Ta voisine a l'air de s'ennuyer. Tu pense qu'elle voudra bien te remplacer ?Pour être sure que mon cheval ne va pas protester, je sors la pomme que je gardais dans ma pomme et la coupe en deux, lui offrant un morceau puis tendant l'autre vers la jument grise. - Brume c'est ça ? Ravie de te rencontrer.J'ouvre son box et me glisse à ses côtés, lui laissant le temps de me renifler et d'accepter ma présence. De ma main, je caresse son corps, de sa crinière à sa croupe, appréciant la douceur de sa peau. Puis je me décide à lui passer le licol qu'Aïwen nous a donné à l'entrée de l'écurie. La jolie jument ne refuse pas une seule seconde l'objet que je fixe à sa tête. Ses deux jolis yeux me fixent sans aucune crainte pendant que je m'active. Elle a compris qu'au milieu des apprentis Marchombres, elle ne risque pas de souffrir. J'accroche une longe au licol et quitte le box, suivie par la jument, docile comme un rêve de gentillesse. Avec une telle voisine, Shantal devait être ravi. Aïwen attend que nous arrivions tous les trois, accompagnés de nos montures respectives. Son cheval, un superbe animal tacheté de crème, arbore la même attitude calme que son maître. Il agite une oreille pour saluer ses trois futurs compagnons de voyages, ce qui me tire un petit sourire. - Le pansage, maintenant… C’est très simple, et indispensable. Cela permet de vérifier que votre monture n’est pas blessée, ou qu’elle n’a rien d’anormal, et cela permet de la décrasser pour éviter que les cuirs ne l’irritent quand vous la chevaucherez. Voici comment faire…
Ayant passé ma jeunesse dans une ferme, j'ai appris comment m'occuper des bêtes, chevaux y compris. A travers Aïwen, j'ai l'impression de revoir mon père. Il répète les mêmes gestes précis, et sa voix se mêle à celle dont mes souvenirs conservent encore l'écho. Avec le temps qui passe, les contours du visage de ma famille ont disparu de ma mémoire, et leurs voix ne sont plus qu'un souvenir imprécis. Pourtant leurs gestes et leurs paroles restent gravés en moi. A la suite de mon Maître, le regard à moitié perdu dans ma vague de nostalgie, je panse Brume avec douceur. Cette jument n'est pas un animal de trait, j'essaye donc d'avoir la main plus douce avec elle. Ses muscles se dessinent avec grâce sous sa peau, et plus je m'occupe d'elle, plus je tombe amoureuse de sa beauté équine. Je n'y connais rien en chevaux, mais quelle que soit sa race, Brume a tout d'un animal de noblesse. Un bijou que je n'aurais jamais pensé monter. Je veux absolument qu'elle et moi nous entendions bien, et je ne peux m'empêcher de lui parler pendant son pansage. Ce n'est qu'un léger murmure, et j'ignore si quelqu'un d'autre que Brume peut l'entendre, mais c'est plus qu'assez. Viens ensuite l'étape " seller et monter", chose que j'exécute avec légèreté, appliquant les conseils d'Aïwen que mon père avait été un peu trop rustre pour m'apprendre. Dans une ferme, ce n'est pas forcément la finesse qui prime. Evidemment avec Shantal, il est inutile de trop réfléchir car je n'ai jamais eu peur de lui faire mal. Alors que là … cette jument me semble tellement fine par rapport à mon destrier habituel que le simple fait de lui grimper sur le dos me fait peur. Il ne faudrait pas qu'elle succombe sous mon poids … Tiens et en parlant de poids … Mon regard se tourne vers Aaron dont le cheval a fait des siennes, forçant Aïwen à resserrer les sangles de la selle. Inconsciemment, je me tourne vers la mienne et vérifie que l'espace qui sépare le ventre de la sangle n'a pas changé. Brume n'est pas aussi joueuse que la monture de mon camarade, et je suis rassurée de voir que je ne risque pas de glisser de ma selle. La hauteur de la jument est peut-être moins importante que celle de mon hongre, mais elle n'en reste pas moins assez haute pour m'assurer une chute douloureuse. - Vous voilà donc en selle ; On commence doucement, par du pas. Vos chevaux vont se contenter pour l’instant de suivre le mien, Luayy. Il faut que vous soyez à l’aise, et on n’accélèrera pas tant que cela ne sera pas le cas. Allez, en avant ! On serre légèrement les jambes, et relâche dès qu’ils esquissent un pas vers l’avant. Sinon, ils vont trop accélérer.
Monter avec douceur et finesse. Je n'ai jamais appris à diriger mon cheval avec seulement l'usage de mes jambes et de mon poids, alors l'idée de revenir aux bases, c'est-à-dire au pas, ne me déplait pas. Notre rythme a beau être lent, il n'en reste pas moins propice à la concentration. Mes pensées virevoltent entre l'observation de mon Maître et son attitude, et ma propre position. La souplesse dont il fait preuve au sol se retrouve dans ses mouvements de monte, chose dont je suis incapable. Je suis loin de ressembler à un sac à patates, pourtant je me sens moins à l'aise que je le croyais jusqu'à présent. Il faut dire que je n'ai pas l'habitude de ne pas monter Shantal. Brume est différente en bien des aspects de mon cheval, et j'essaie de me faire à ses mouvements. Pas une seule fois ne tente-t-elle de s'échapper, de rechigner à mes ordres. Il faut croire que j'ai hérité de la crème de la crème. Voilà un cours qui commence bien. __________________________________________ | Spoiler: | | |
 |
|
|  | | Aaron Til'Maavon Groupe Fyrh

Nombre de messages: 39 Citation: C'est pas l'Homme qui prend la mer... Date d'inscription: 04/07/2011
Feuille de personnage Age: 22 Greffe: Non Signe particulier: RAS
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Dim 12 Fév - 16:04 | |
| Une semaine déjà, depuis la dernière rencontre. Je n'ai pas oublié le sourire d'Aïwen auprès de sa compagne. Un sourire pour nous et pour elle, le genre de sourires contagieux. Je n'ai pas oublié non plus ses épreuves et surtout pas celle de la bille ! Un échec commun aux trois apprentis du vieux marchombre. Je ne sais pas pourquoi, mais il pensait vraiment qu'on le réussirait. Le pouvait-on vraiment ?
Une semaine, mais un mot nous a tous trouvé en milieu de celle-ci, nous communiquant les instructions pour le prochain voyage : Des vêtements chaud et un sac de provision. La route promet d'être longue.. et peut-être nous dirigera-t-elle vers le nord ? Les fameuses chaînes du Poll, les plateaux d'Astariul et les Marches du Nord ? Des territoires peut-être trop dangereux pour trois jeunes personnes. Non, les recommandations sont sûrement du à la température tombante sur l'Empire.. le sol était déjà gelé après tout.
C'est donc en réfléchissant à notre destination que je rejoins Ange, Shalie et notre Maître aux écuries. Le vieux marchombre, arrivé sur un cheval, nous accueil avec sa joie et sa grâce naturelle. Comme toujours, il nous laisse admiratif devant sa vivacité et sa souplesse. Comment peut-on être aussi vieux et aussi.. aussi.. marchombre ! C'est totalement ahurissant ! Impensable ! Il y a sûrement un secret derrière tout ça.. ce type n'est pas humain ! Tout simplement. Allez savoir qui a pu dessiner pareil représentation du parfait marchombre ! Que puis-je faire d'autre sinon incliner la tête pour répondre à sa chaleureuse salutation ?.. impossible de lui rendre la pareil ! Je n'ai ni sa prestance, ni cette aura troublante qui le rend automatiquement amical. Mais j'espère que l'admiration de mon regard suffira à lui témoigner ma joie de le revoir.
Le sac de vivre sur le dos et chaudement vêtu, je réponds à l'appel du maître sans fautes. Je ne suis pourtant pas habitués à ce genre de fourrures et vêtement rembourrés. Je préfère de loin les tenues plus légères qui, si elles ne tiennent pas tête au froid, restent agréables à porter. Mais même les marchombres doivent s'adapter au temps. C'est l'une des rares choses qu'Aïwen ne défiera sûrement pas.. Je crois.
Quelque soit notre direction, il semblerait bien que le trajet se fera à dos de cheval. Je n'ai jamais monté ces créatures, mais l'idée ne me déplaît pas.. Les trajets seront plus court si je peux en emprunter à l'Académie ! Et elle a mit a nos service ces sympathiques créatures ! Que les choses sont bien faites ! Sauf qu'un cheval s'accompagne d'une certaine préparation et Aïwen entreprend de nous l'inculquer. Il y a des mots qui fusent, accompagnés de gestes précis. Le cavalier est loin d'être un maître insouciants ! Il doit prendre grand soin de sa monture. Pour un cheval qui ne m'accompagnera peut-être qu'une fois dans toute ma vie, ce Roméo a déjà droit à beaucoup d’égard ! J'ose croire qu'il le vaut bien, mais il paraît que le calme annonce la tempête..
Et le canasson était décidément trop calme ! Il me jouait déjà un tour le traître ! Sans l'aide d'Aïwen et son œil aiguisé, je me serais sûrement retrouvé par terre en essayant de le monter. Ce Roméo que j'ai choisi est décidément le pire possible, mais il était plutôt intéressant.. justement parce qu'il ne se démarquait pas trop des autres par une robe uniforme. Le genre de cheval que je pensais simple. Je me trompais !
Mais nous sommes parvenu à le maîtriser et je pu même le monter. On dirait qu'il ne fera pas des siennes. Suivant les consignes d'Aïwen je presse légèrement mes jambes sur ses flancs. Roméo répond docilement, me tirant un soupir de soulagement, je n'en stop pas moins ma pression, trop inquiet qu'il ne s'emballe comme nous avez prévenu Aïwen.
Dernière édition par Aaron Til'Maavon le Sam 25 Fév - 18:23, édité 1 fois |
|  | | Shalie Altan Groupe Fyrh Modérateur Hors-Jeu A l'essai

Nombre de messages: 315 Citation: La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première Date d'inscription: 28/05/2011
Feuille de personnage Age: 18 ans Greffe: Non Signe particulier: Très agile, Assez reconnaissable à cause de ses grandes oreilles pointues
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Lun 13 Fév - 18:52 | |
| Une semaine qu'ils c'étaient quittés, comment une semaine pouvait-elle passée si lentement ? Shalie avait bouillonné d'impatience toute la semaine, la dernière fois qu'ils s'étaient revus Aïwen Ange et Aaron c'était lors de l'examen. Ils avaient tous réussit bien qu'il subsistait encore des lacunes et qu'ils aient tout trois ratés l'épreuve des gobelets. Et dire qu'il aurait suffir qu'ils regardent Aïwen et non pas la danse des gobelets imposer par ses mains.
C'était l'aube et Shalie venait tout juste de sortir de son lit bien douillet, après un petit-déjeuner léger composait de pommes et de fruits secs elle s'habilla rapidement. Tout en se préparant son regard se porta sur la feuille posée sur la petite tablette. Un message d'Aïwen leur donnant rendez-vous aux écuries et précisant qu'il fallait qu'ils prennent des vêtements chauds ainsi que des provisions. Fin prête elle se fit une tresse avant de prendre son sac et de se mettre en route.
Un vent froid l'accueillit et elle regratta la douce chaleur des draps, mais même avec une tempête de neige, cela ne l'empecherait pas de rejoindre son maitre et ses camarades. Elle se mit en route d'un bon pas, elle était restée proche de l'académie afin de ne pas avoir un trop long voyage à effectuer. Aïwen les attendaient déjà sur place, comme toujours souriant il prit la parole :
- Bonjour à vous, jeunes gens.
Il s'avança d'un pas avant de les saluer d'un hochement de tête.
- J'espère que vous êtes prêts, car nous partons pour un long moment... Avez-vous pensé à prendre le nécessaire ?
Par réflexe Shalie vérifia qu'elle avait bien son sac, ça aurait été stupide de l'avoir oublié au moment du départ. Apparemment satisfait Aïwen hocha la tête avant de poursuivre :
- Je ne sais pas si cela va faire plaisir à tout le monde, mais nous allons voyager à cheval. Il vous faut donc apprendre à les connaître et à les monter. On va commencer très simplement, en allant chercher une monture dans les écuries. Je vais vous montrer les chevaux qui sont à votre disposition, vous les choisirez.
Elle ne savait pas ce qu'en pensé ses camarades, mais elle était de son coter contente de monter à nouveau à cheval. Elle en avait un en plus une jument du nom de nael, elle avait préférait la laissait chez ses parents, mais souvent sa présence lui manquait. Elle allait avoir l'occasion de renouer avec l'équitation. Docilement elle suivit avec ses camarades leur maitre qui les aidât à choisir une monture parmi les chevaux de l'académie.
Déambulant entre les boxs elle observait un à un les chevaux et s'arrêta devant un magnique cheval, sa robe était d'un noir magnifique et on voyait parfaitement sa musculature. Sans faire de geste brusque elle entra et se retrouva face à face avec l'animal, non pas l'animal Kami, car tel était son nom. Tout curieux, il approcha et se mit à renifler Shalie, elle lui laissa prendre son temps et lorsque ce fut chose faite elle lui passa le licol que lui avait donné Aïwen. Ayant tous fait leurs choix il les entraînât ensuite vers l'aire de pansages avec leurs montures. Il s'y trouvait déjà un magnifique cheval, surement celui de leur maitre qui dormait paisiblement.
- Le pansage, maintenant... C'est très simple et indispensable. Cela permet de vérifier que votre monture n'est pas blessée, ou qu'elle n'a rien d'anormal et cela permet de la décrasser pour éviter que les cuirs ne l'irritent quand vous la chevaucherez. Voici comment faire...
Ses parents possédant des chevaux, elle avait déjà l'habitude de voir ses gestes bien que son père était plus comment dire robuste dans sa manière de faire. Contrairement aux soldats de bases pensant qu'un cheval n'était que bonne à les porter ont lui avait toujours apprit qu'il fallait respecter avec le plus grand soin sa monture. Un jour cela pourrait même sauver la vie du cavalier.
Ils durent pense ; coiffer et anarcher leurs chevaux respectifs et lorsqu'Aïwen fut satisfait il leur montra avec son propre cheval comment monter avec un pied dans l'étrier. Rien de bien sorcier en soi quand on avait l'habitude, Aaron avait l'air de rencontrer quelques problèmes avec sa monture, car Aïwen vint à sa rescousse. Souplement Shalie se hissat sur sa propre monture avec facilité et flatta le flanc de Kami avec douceur.
- Vous voilà donc en selle ; On commence doucement, par du pas. Vos chevaux vont se contenter pour l'instant de suivre le mien, Luayy. Il faut que vous soyez à l'aise, et on n'accélèrera pas tant que cela ne sera pas le cas. Allez, en avant ! On serre légèrement les jambes, et relâche dès qu'ils esquissent un pas vers l'avant. Sinon, ils vont trop accélérer.
Concentrer Shalie fit partir Kami au pas, il suivait docilement Luayy ce qui lui permettait de se concentrer sur sa posture et de suivre les instructions d'Aïwen. Le problème quand on était sur une nouvelle monture c'était qu'il fallait oublier les habitudes que l'on avait. Kami et Nael étaient différent en tout point et même si elle avait pu monter sur Kami il lui faudrait du temps pour que des liens se forment entre eux. __________________________________________ | Spoiler: | | |
 La palme du personnage le plus original revient à... Shalie Altan ! __________________
Merci à Papi pour l'avatar et à Ange pour la signature <3 |
|
|  | | Aïwen Jok Maître Marchombre

Nombre de messages: 65 Date d'inscription: 28/06/2011
Feuille de personnage Age: 85 ans Greffe: Aucune [Non accordée] Signe particulier: Demi-Faël
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Mar 14 Fév - 11:19 | |
| Les apprentis étaient tous impatients de reprendre la route, et de le retrouver, c’était un fait tout à fait visible : tous piaffaient presque d’impatience, et un large sourire entamait leur visage, aux yeux pétillants. Heureux de constater qu’il ne les avait pas encore trop effrayés, Aïwen les salua très simplement.
Panser et s’occuper d’un cheval peut sembler une formalité, pour ceux qui ont déjà appris à le faire. Il n’y a rien de compliqué à cela, certes, mais il faut savoir les choses, d’autant qu’un bon pansage permet de découvrir son cheval, et les blessures éventuelles qu’il peut s’être faites. Heureusement, les quelques gestes semblent déjà appris par Ange et Shalie, qui étaient plutôt à leur aise, tandis qu’Aaron a tout à apprendre, ce qui n’est pas pour déplaire au vieux Marchombre. Il note toutefois que les deux jeunes filles ne ratent aucune de ses paroles.
Lorsque tous les chevaux furent enfin pansés, harnachés et fins prêts, ils se mirent donc en selle. Luayy avait salué les trois autres chevaux d’un hennissement tellement grave qu’il ‘était impossible pour des oreilles humaines de l’entendre. Pour Aïwen, cela n’avait été qu’un déplacement d’air bizarre, à ses oreilles pointues et hypersensibles.
Et dans un sourire, ils commencèrent donc à marcher. D’abord du pas, tranquillement. Le Marchombre se retournait sur sa selle pour observer ses apprentis, qui s’affairaient sur leur chevaux : en effet, tous ne semblaient pas forcément à l’aise. Il avait pu discerner dans les gestes de Shalie qu’elle avait monté, et qu’elle avait sûrement un cheval, bien qu’il ne fût pas à l’Académie ; il avait également vu qu’Ange avait sa propre monture, mais elle ne l’avait pas prise – peut-être cette dernière était-elle blessée et ne pourrait pas supporter un voyage, surtout de la longueur dont il voulait le faire. Ainsi, les deux jeunes filles tentaient de prendre de nouveaux repères, de s’adapter à leur monture comme elles le pouvaient, trop habituée à leur propre cheval.
Un sourire sur les lèvres, ce fut donc Aaron que le vieil homme observa plus en détails. Le garçon se tenait un peu voûté, on pouvait deviner la tension dans tout son corps, même s’il ne semblait pas spécialement angoissé. Néanmoins, Aïwen donna quelques premières consignes, conseils, pour mieux tenir à cheval, et faire attention à ce que sa monture pouvait dire sans parler.
- Essayez de vous tenir le plus droit possible. Pour les filles, le moins cambré, vraiment droite. Un axe droit doit pouvoir passer par vos talons, la pointe de vos fesses et vos épaules, c’est la position de référence du cavalier. Tenez les rênes avec un angle de coude ouvert, pour dégager vos épaules. Redressez le menton, regardez où vous voulez aller.
Un sourire. Ils continuaient de marcher. Parfois, Aïwen faisait allonger le pas à sa monture, pour que les autres équidés accélérassent dans leur pas eux aussi. Cela sembla poser une certaine difficulté, pourtant.
- Accompagnez le mouvement du cheval avec votre bassin. Il faut vous détendre. Suivre le pas. Pour vous aider, vous pouvez essayer d’entendre quel pied se pose sur le sol. Ne serrez surtout pas les genoux, au contraire, il vaut mieux les ouvrir un peu trop. Descendez les talons, posez-vous dans les étriers.
Il ne cessait de donner des conseils sur leur position, leur manière de se tenir, de tenir les rênes, de regarder les choses. Pour l’instant, ils marchaient plutôt droit, mais lorsque le Marchombre vit que les trois apprentis étaient plus à l’aise, il reprit tout du début, notamment pour le débutant dans le groupe. Ils firent donc des lacets, des virages, entre les arbres.
Ouvrir la main intérieure, regarder où on veut aller, tourner les épaules dans la direction, effleurer le flanc au niveau de la sangle du côté extérieur au virage. Pouces toujours vers le ciel. Les chevaux se prêtaient au jeu, virevoltant entre les troncs, semblant même s’amuser de temps en temps à forcer un peu du côté où eux voulaient aller : première confrontation avec une volonté réellement différente de celle des cavaliers.
- Mieux vaut ne pas utiliser la force. Faites plutôt des compromis, essayer de demander d’une autre manière. L’équitation en elle-même n’est qu’une question de compromis, toujours, et tout au long de votre vie. Même avec un cheval dont vous êtes très proche…
Glissant ses doigts dans la crinière de Luayy, Aïwen sourit quand le hongre secoua la tête, pour confirmer ce qu’il venait de dire.
Allant au rythme de chacun, Aïwen demanda à Shalie et Ange de trotter dès qu’ils furent sortis de la forêt, autour d’eux, en cercles, en agrandissant et en rétrécissant ces derniers. Il attendit qu’Aaron fut vraiment à l’aise avec le pas et le changement de direction pour lui proposer le trot. Pour ne pas qu’il prît l’habitude de s’accrocher aux rênes, le vieux Marchombre lui demanda de prendre la crinière – les chevaux sont insensibles à ce niveau – et accrocha une longe au mors de Roméo pour mettre son propre cheval au trot. Ainsi, le jeune homme n’avait pas à se soucier de la direction, mais seulement de ressentir l’allure.
Ils avancèrent donc ainsi, Ange et Shalie indépendantes, retrouvaient rapidement leurs réflexes et s’adaptaient à leur monture. Aïwen les fit donc faire plusieurs exercices de précision dans la direction, de changements d’allures, toujours autour d’eux, alors qu’eux-mêmes continuaient à trotter.
Au bout d’une petite heure, un sourire sur les lèvres, le Marchombre fit s’arrêter Luayy pour enlever la longe qui le liait à Roméo, et donna donc l’occasion à Aaron de faire des exercices à son tour. D’abord uniquement pour prendre en main l’allure dans les changements de direction, puis il lui fit faire les mêmes enchaînements que Shalie et Ange un peu plus tôt. Ces deux dernières s’étaient d’ailleurs rangées à ses côtés.
Une fois ces quelques routines acquises, Aïwen finit par laisser tranquilles les apprentis et leur monture : ils ne firent que trotter pendant un certain temps encore, avant de passer au galop. Ils avançaient à une allure non négligeable, directement vers le Nord, contournant le Lac Chen par l’Est pour ce faire. Ils étaient tout le long sur la river de l’immensité miroitante, sous un soleil froid d’hiver.
Lorsque l’astre diurne dépassa son apogée, on pouvait discerner l’ombre d’Al-Chen au Nord-Ouest de leur trajectoire. Aïwen attendit de dépasser la grande ville, et de ne plus la voir dans son dos, avant de proposer à ses apprentis de s’arrêter pour manger quelque chose.
Normalement, ils avaient tous faits leurs propres provisions, et ce ne fut qu’à ce moment-là qu’Aïwen s’autorisa un coup d’œil à ce qu’ils avaient pu emporter, tous. Il put voir ainsi qu’ils ne s’étaient pas trop mal débrouillés, et chacun mangea son propre déjeuner. Une fois rassasiés, le Marchombre se releva et montra quelques étirements supplémentaires à ses apprentis pour ne pas qu’ils eussent trop de courbature à la suite d’une longue chevauchée. Mais il n’allait pas se contenter de cela : ainsi, quand ils repartirent, il leur imposa de nouveau des exercices plus difficiles, de gymnastique et de souplesse, les chevaux les suivant tranquillement.
Il finit par arrêter la petite procession qu’ils formaient, tous les quatre, au milieu de l’après-midi. Laissant ses apprentis monter le camp comme il leur avait demandé – ils savaient le faire maintenant - et s’occuper de leurs montures pour les déharnacher et les panser à nouveau – Aïwen faisait confiance à Ange et Shalie pour aider Aaron si besoin s’en faisait sentir. Il s’occupa lui-même de Luayy, avant de s’éloigner du camp pour tracer trois cercles, larges de cinquante centimètres de diamètre chacun, dans la terre, à l’aide d’un bâton. Quand les apprentis en eurent terminé avec leur monture, il les emmena près des cercles, un sourire aux lèvres.
- Vous avez appris à manier un arc, la dernière fois. Cette fois-ci, nous allons nous pencher sur l’utilisation – les utilisations diverses d’un poignard.
Souriant toujours, il fit une légère pause, avant de demander :
- Quelles sont les manières d’utiliser un poignard, d’après vous ?
Redressant le menton, Aïwen avait le regard qui pétillait.
|
|  | | Ange Shar Groupe Fyrh

Nombre de messages: 405 Citation: “ Le Graal du ballet, c'est l'envol.” Amélie Nothomb Date d'inscription: 05/11/2010
Feuille de personnage Age: 22 ans Greffe: Non Signe particulier: Dos brulé / Hémophobe
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Jeu 23 Fév - 21:04 | |
| Caché dans les branches nues des arbres, un oiseau accompagne de son chant le début de notre voyage. Ses trilles se mêlent au bruit des brindilles qui craquent sous le pas des chevaux. Joyeuses. Il a beau ne pas être notre compagnon de route, sa mélodie reste dans ma tête pendant la traversée du bois. Elle devient mon murmure, celui que je chantonne dans ma tête et parfois aux oreilles de Brume. Dans ces moments là la jument secoue sa fine tête, allant parfois jusqu'à la tourner vers moi en fixant ses yeux noisette sur moi. Nulle animosité ne s'y lit, ce regard étant rarement plus qu'un simple coup d'œil vers celle qui s'amuse à lui souffler dans les oreilles. Puis elle revient vers le chemin qui s'ouvre devant nous, au cas où un improbable tronc d'arbre déciderait de la bloquer.
Les conseils d'Aïwen viennent rythmer le voyage, cassant par instant la monotonie de cette marche au pas qui tend à me bercer sur ma selle. A chaque fois, c'est l'occasion pour moi de me concentrer sur un nouveau point et de secouer un peu ma cervelle. Se tenir bien droite, sans être pareille à un piquet. Tout en souplesse. Cela semble être un maître mot de l'apprentissage Marchombre. Il y en a dans la majorité des exercices imposés par notre vieux mentor : course, grimpette dans les arbres, joutes entre apprentis. Et puis à côté des conseils basiques de monte, comme pour la position des coudes, Aïwen nous guide sur comment mieux écouter notre monture pour pouvoir s'accorder à son allure et mieux la guider. Encore et toujours, la finesse prévaut sur la dureté. Nous sommes de futurs Marchombres, non pas des Thüls pensant via leurs muscles et non leur cerveau. Ici il s'agit d'accorder son corps à celui de sa monture, comme ces êtres légendaires mi-homme, mi-cheval. Encore une histoire à dormir debout que ma mère racontait à l'enfant impossible à coucher que j'étais. Pourtant tous les mythes ont une base réelle, ou tout du moins un rêve humain qui les a engendrés. Ne faire qu'un. Cavalier et monture. Centaure. Quelle idée idiote. Quelle idée merveilleuse. Et pourtant Aïwen nous guide sur la Voie d'un tel rêve.
Le Marchombre enchaîne sur des exercices de contrôle de la direction, toujours au pas. Il ne s'agit plus de rêvasser sur sa selle, car Brume a beau suivre Luayy, je la sens prête à aller se promener vers quelques touffes d'herbes appétissantes ornant le bord du chemin. D'une main que j'essaie de rendre à la fois ferme et douce, je la guide dans le slalom imposé par Aïwen. Difficile d'imposer sa volonté à un animal pesant au moins dix fois mon poids, encore plus lorsqu'on le connait à peine. J'ai beau avoir hérité de la crème de la crème, je n'en rencontre pas moins quelques résistances lors des changements de direction. Un vague regard en arrière me rassure en voyant qu'Aaron a vraiment choisi une monture dôtée d'un esprit malin. Ce n'est pas un cadeau qu'il s'est fait avec ce choix … si j'ai un cœur, peut-être lui prêterais-je Brume après la pause déjeuner… peut-être…
Très vite, la balade redevient quelque peu monotone, à mesure que les chevaux et les cavaliers se lassent du nouvel exercice. Sous mes jambes et mes bras, je sens la jolie jument truitée qui essaie d'accélérer insidieusement le pas, allongeant sa foulée et tirant sur son mors. Des caresses affectueuses sur son flanc ne suffisent pas à calmer ses ardeurs, et je suis obligée de recourir à un peu de force pour empêcher Brume de s'élancer au galop à travers les arbres. Pas que je n'en rêve pas …
Aïwen a dut sentir la tension qui monte entre ma monture et moi, lorsqu'il annonce que Shalie et moi pouvons passer au trot. Un soupir ravi s'échappe de mes lèvres, alors que je libère la jument de la pression maintenue sur sa tête. A peine ai-je effleurée ses flancs qu'elle passe au trot, avec une joie que je sens vibrer à chacun de ses pas. En plus la forêt n'est plus qu'un souvenir laissé derrière nous, et l'absence d'arbres donne une impression de liberté que je savoure autant que l'accélération de notre allure. Cette fois-ci, ce sont des cercles complets que je dois m'efforcer de décrire autour du duo que forment Aïwen et Aaron. Quoi qu'ait fait le jeune homme dans sa vie passée, ce n'était pas en lien avec les chevaux. Sa monte est encore tendue, mais grâce aux conseils de notre Maitre, je peux voir qu'il commence à prendre confiance. Pour preuve, il finit par se mettre lui aussi au trot, très vite encadré par Shalie et moi qui le mêlons à nos exercices. Le temps qu'il se fasse à sa monture a été pour moi et ma camarade l'occasion de retrouver nos marques, et désormais Brume et l'autre cheval se comportent à notre égard aussi sagement qu'à l'égard de cavaliers chevronnés. La moindre pression des jambes ou inflexion des rênes est suivie d'un changement de direction.
Malgré le soleil qui brille dans le ciel, le temps n'en reste pas moins froid. A travers mes gants, je sens mon sang qui se glace, l'absence de mouvement de mes doigts accélérant cette tétanisation. Déjà qu'en temps normal les longues chevauchées sont fatiguantes pour les mains, ces basses températures n'arrangent rien. Faisant maintenant assez confiance à Brume, je me permets de lâcher ses rênes un instant pour faire bouger mes doigts et raviver le sang qui y circule. Le simple fait d'essayer de desserrer mes mains me tire une grimace: plus de deux heures de chevauchées m'a transformée en statue. D'un effort qui me semble presque surhumain, j'arrive à décrisper mes muscles et lâcher le guide, le renouvelant ensuite pour faire onduler mes doigts et leur redonner leur souplesse normale. Quelques minutes suffisent pour réchauffer mes mains et me permettre de reprendre le contrôle de ma jument, heureusement guidée par Luayy et les deux autres chevaux.
Décidant que nous sommes assez à l'aise sur le sujet "équitation", Aïwen nous fait cesser les va-et-vient et nous continuons notre route, à travers champs et forêts, vers un point aussi vague que lors du premier cours. Considérant que le silence nécessite d'être comblé, je me hasarde à poser une question à mon Maitre.
- Où allons-nous cette fois-ci Aïwen ? Vous nous avez dit de nous équiper, mais vous n'avez pas précisé pour quoi …
Seul son sourire pétillant répond à ma question, aussi clair qu'un "Tu verras bien assez tôt." Sa réponse me suffit et je n'insiste pas plus. Le soleil est mon ami, celui qui m'apporte un élément de réponse. Par sa position, il m'indique que nous fonçons plein Nord. Qu'y a-t-il là bas à part des Raïs ? Ces terres lointaines ne sont vivantes dans mon esprit que par les histoires rapportées par les voyageurs. Quatre mots ressortent de ces histoires. Sentinelles. Frontaliers. Thüls. Raïs. Il y a des gens qui vivent dans ces hautes terres, mais tous sont des guerriers chevronnés chargés de protéger l'Empire contre la menace des hommes cochons. Une fille comme moi n'a pas sa place si loin… je ne me sens pas de taille à me retrouver mêlée à des hommes qui ont la mort et la guerre dans le sang. Le sang … tout d'un coup le mien se gèle et arrête de palpiter. Les joies de l'aventure me donnaient de l'énergie du temps où je pensais rester en sécurité dans le Sud. Je ne suis plus sure de vouloir continuer …
Sans me demander mon avis, Brume s'élance au galop à la suite de Luayy, me tirant de mes sombres pensées. Mécaniquement je me colle à la selle et m'allonge le long du cou de la jument. Sa crinière vole au vent, obstruant ma vue. Je relève un peu ma tête pour prendre conscience du paysage qui défile à une folle vitesse. Après mes doigts, c'est au tour de mon nez de pâtir du froid sous l'effet du vent glacé qui frappe mon visage. Je doute que les températures soient assez basses pour le faire tomber et ne m'en préoccupe pas, toute à la joie du galop. Je sens les muscles rouler sous mes jambes, pleins d'une énergie que la jument me communique. La pensée du sang et de la mort s'effacent sans peine devant le sentiment de joie et de bien-être que je ressens.
La silhouette d'Al-Chen s'étend dans notre dos, diminuant à vue d'œil. Sur les mille et une destinations possibles en Gwendalavir, nous venons d'en éliminer une. Youpi… Sauf que je ne sais toujours pas où nous allons … Peu importe pour l'instant car Aïwen nous donne l'ordre de descendre de cheval pour un rapide casse-croûte. Dans mon sac, je me saisis d'un morceau de siffleur séché et d'une pomme. Je m'étais pourtant promis de ne pas prendre cette nourriture infecte avec moi, puisque j'en avais le choix, mais la dure réalité d'un bagage à minimiser m'a fait finalement abdiquer. Peut-être qu'avec le temps il est possible de s'habituer à ce goût … de toute façon la pomme et la saveur sucrée qu'elle dégage est là pour faire rapidement oublier l'inconfort de cette viande dans ma bouche.
La suite de la journée ressembla à une de celles de notre premier voyage, fait d'étirement et d'exercices divers visant à développer notre souplesse et notre aisance. Le test que nous avons subit il y a une semaine semble avoir prouvé à Aïwen que nous sommes prêts à passer à la vitesse supérieure, dont à des exercices au moins un cran plus difficiles que les précédents. Lorsque nous montons le camp, je me sens aussi fourbue que si j'avais passé la journée à courir. Heureusement désharnacher et panser les chevaux demande peu d'efforts, ce qui m'offre un léger repos avant la suite du cours. Notre Maitre ne semble pas disposé à nous accorder un seul instant de répit …
- Vous avez appris à manier un arc, la dernière fois. Cette fois-ci, nous allons nous pencher sur l’utilisation – les utilisations diverses d’un poignard. Quelles sont les manières d’utiliser un poignard, d’après vous ?
Une seule réponse me vient en tête. Tuer. Si Aïwen voulait un "pour dépecer une cerf" en guise de réponse, il n'aurait pas dessiné des cercles-cibles au sol. Son regard pétillant est une insulte aux souvenirs qui remontent en moi, douloureux. Dans ma tête se dessinent les contours d'une scène où le feu lance ses flammes à l'assaut de corps empilés. Je revois mes amis les yeux vides, tournés vers un ciel qui attend leurs âmes. J'entends encore le crépitement des chairs qui brûlent. Je sens encore cette douleur qui inonde mon cœur et mon corps.
- On peut s'en servir pour … tuer …
Ce sang qui tâche mes souvenirs a décidé de quitter mon visage, donnant à ma peau une couleur que la neige n'a rien à envier. La blancheur dont je me suis teintée fait ressortir mes lèvres rouges, crispée dans un sourire mal à l'aise. Mon regard passe sur Aïwen, s'échappant du sien avant qu'il n'ait pu exercer une quelconque emprise, évite celui de mes deux camarades et file se poser sur les chevaux.
- Je crois que je me passerai de cet exercice. Je vais surveiller les chevaux.
Sans attendre un mot de la part de mon Maître, je tourne le dos au groupe et pars en trottinant vers le campement. Là, je me dirige vers nos montures qui broutent tranquillement. Brume est la seule qui lève sa petite tête en m'entendant arriver. Les trois autres sont trop occupés à bâfrer pour se soucier de la nouvelle arrivante. Du moment que je ne les emmène pas se balader, ils se fichent pas mal de moi. Dans leurs cerveaux chevalins, ils ont compris que je ne suis pas leur maître. Seule la jument s'arrête donc de manger, son regard curieux plongé dans le mien. Quelle que soit la réponse qu'elle y trouve, celle-ci la convainc de ne pas esquisser un seul pas de retrait lorsque je pose ma tête contre son cou.
__________________________________________ | Spoiler: | | |
 |
|
|  | | Aaron Til'Maavon Groupe Fyrh

Nombre de messages: 39 Citation: C'est pas l'Homme qui prend la mer... Date d'inscription: 04/07/2011
Feuille de personnage Age: 22 Greffe: Non Signe particulier: RAS
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Mer 29 Fév - 13:31 | |
| Une petite seconde d'égarement, ou plus. L'exercice, bien que nouveau, n'est pas vraiment difficile. Puisque ni Roméo, ni le destin ne veut s'y opposer, j'aimerais me permettre un petit temps pour réfléchir, prendre conscience.. J'avance toujours sur la Voie du Marchombre, essayant de ne pas perdre la main d'Aïwen qui me tire à toute allure. Je n'ai pas eut le temps de me lamenter sur mes défauts que déjà je sais tirer à l'arc, survivre dans la nature et jouer au singe dans les arbres ! Peut-être même me fait-il comprendre que mon élément favoris recèle encore bien des mystères. Aujourd'hui, je commence à monter, sur un cheval joueur mais pas méchant, demain, il nous fera peut-être jongler, les deux pieds sur la selle. C'est effrayant.. L'idée que tout peut changer si vite. Mon corps, ma façon de penser et de voir.
Avant, aurais-je aperçut les gestes tendres d'Ange pour sa jument ? Aurais-je pris la peine de fermer les yeux pour accueillir une caresse gelée du vent ? Sûrement pas. J'aurais gardé les yeux sur le sol, me cantonnant à rester silencieux et me montrer aussi vivant qu'une ombre. A force d'observer Aïwen, je commence à observer les autres et le décor qui m'entoure. Je me prends à fouiller les buisson du regard, ou même à penser sur une trace au sol qui pourrait être celle d'un petit animal. Je me permet de sortir un peu de ce cocon où Papi était mon unique vision. Oh bien sûr il n'y a pas qu'Aïwen ! Lenter avait commencé le travail, mais si peu. Peut-être finirais-je par oublier ce personnage rieur qui m'a mené à l'Académie. Mais quand j'y pense, il aurait du prendre un cheval ! C'est tout de même moins fatiguant ! Même si ce n'est pas très pratique au début.
Il faut bien avouer que j'ai de la peine pour me faire comprendre. Ce Roméo ne m'écoute pas quand je tire sur sa bride. Les premiers conseil d'Aïwen m'apportent un peu d'aide, mais la posture à tenir ne m'est pas coutumière. Se tenir droit.. C'est un peu se montrer confiant, ce que je ne suis vraiment pas, surtout pas sur cette bête. Il paraît que plus on se tient droit, plus on paraît ouvert aux gens, de même qu'une main fermé en un poing et moins engageante qu'une main ouverte. Le principe est compréhensible, plus on paraît tendu, plus on nous évite. C'est sans doute ce qui m'a poussé à adopter un dos voûté la plupart du temps, pour éviter la compagnie indésirable. Ici, c'est un défaut. Un cavalier se tient droit.
Plus nous avancions, plus Aïwen prenait de vitesse. Je serrais maladroitement les genoux pour intimer à Roméo de suivre le rythme, mais celui-ci du le prendre mal, car il accéléra plus vite que voulut.. C'est tout de même peu fiable ces têtes de mules ! Avec quelques conseils supplémentaire, je parvins à le ramener au bon rythmes, mais ça s'accompagnait d'un lot constant de difficulté, au point où le terme de compromis me semblait devenir synonyme de bataille. Tout le corps doit accompagner le mouvement du cheval.
Comme c'est ma première fois, contrairement à Ange et Shalie, je suis la principale cible du regard marrons du vieux marchombre. C'est assez gênant de me sentir ainsi étudier, bien sûr il le faisait déjà avant, mais je ne me sentais pas aussi isolé sous ses yeux. Le plus dur est peut-être de l'entendre insister sur ses instructions que je peine à suivre correctement, mais qu'y puis-je si diriger un être vivant sur les routes est bien plus compliqué qu'une planche dans une tempête ? Que ce soit ce cheval ou un autre, je n'ai pas spécialement d'affinité pour eux. Lenter ne devait pas en avoir non plus. Et pourtant, c'est bien plus pratique pour voyager.
Shalie et Ange purent bientôt ''trotter'' autour de nous, nous c'est Aïwen et moi. Il y a beaucoup à parfaire de mon côté, mais malgré ses nombreux conseils le marchombre semble confiant.. s'il n'avait pas cru en moi, je me serais sûrement vexé de ce traitement particulier.. et puis au fond.. c'est un peu comme retrouver la solitude que je partageais avec l'autre maître.. Décidément, on ne peut pas l'oublier celui-là. Le recroiserais-je un jour ?
Finallement les bases s'intègrent, mais pour me faire travailler ma position à plus grande vitesse Aïwen préfère diriger Roméo à l'aide d'une longe. Il semblerait aussi que s'accrocher aux rênes n'est pas à faire, c'est pourquoi on m'a conseillé de me tenir à la crinière du pauvre canasson. Je suis d'abord hésitant, mais puisqu'on m'assure qu'il ne sentira rien j'obéis. Heureusement car sinon j'aurais bien pu être éjecté si je ne l'avais pas fait. La surprise du changement je suppose, car ce n'est plus si effrayant au bout d'un moment. Les consignes d'Aïwen étaient de ressentir l'allure, sans doute parlait-il d'appliquer le mouvement qu'il nous a apprit à ce tout nouveau rythme. C'était déjà assez difficile.
Une heure plus tard, je me retrouva seul à faire les exercices autour d'Aïwen avec les deux autres apprenties. C'est une bonne chose car j'aurais été bien embêté de prendre du retard, même si je n'ai pas leur niveau au moins aurais-je des bases pour ne pas freiner l'enseignement.
Ce n'est que bien loin après Al-Chen qu'Aïwen que l'ont pu se reposer et se rassasier. Toujours vigilant, Aïwen prit soin de nous montrer des étirements pour se préserver des courbatures que suscitent les long voyages a dos de canasson. Nous aurions pu espérer que c'était une parfaite fin de journée et qu'un repos bien mérité nous aurait été offert. Douces illusions. D'autres exercices, à pieds nous ont guidés jusqu'au moment de monter le camp et de s'occuper des chevaux.
Aïwen avait dessiné des cercles sur le sol, juste assez larges pour contenir une personne chacun.. quelle coïncidences, ils sont trois ! Qu'a-t-il bien pu leur préparer cette fois ?
- Vous avez appris à manier un arc, la dernière fois. Cette fois-ci, nous allons nous pencher sur l’utilisation – les utilisations diverses d’un poignard. Quelles sont les manières d’utiliser un poignard, d’après vous ?
Poignard ne sonnait pas comme couteau, mais le principe ne devait pas en être éloigné.. On coupe ou du moins on tranche avec un couteau comme avec un poignard. Ange semblait penser que son utilisation était réservé à voler la vie et l'idée semble lui déplaire puisqu'elle s'empresse de s'éloigner du groupe. Aïwen la laissera faire sans un mot ?
-Je pense qu'on peut.. l'utiliser pour couper.. ou même tailler le bois.. mais je n'ai jamais eut a en utiliser.
[pardon de l'attente ^^'] |
|  | | Shalie Altan Groupe Fyrh Modérateur Hors-Jeu A l'essai

Nombre de messages: 315 Citation: La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première Date d'inscription: 28/05/2011
Feuille de personnage Age: 18 ans Greffe: Non Signe particulier: Très agile, Assez reconnaissable à cause de ses grandes oreilles pointues
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Lun 5 Mar - 21:56 | |
| Pour le moment sa monture semblait être docile, mais elle ne doutait pas qu'à un moment où un autre cela se corserait. Pour le moment aucun lien n'avaient été tissaient entre eux et il leur faudrait du temps, enfin il fallait un début à tout. On voyait qu'Aïwen et sa monture, eux, étaient en parfaite harmonie, il n'avait pas besoin de regarder devant lui, elle le savait, car elle sentait son regard qui la fixait.
- Essayez de vous tenir le plus droit possible. Pour les filles, le moins cambré, vraiment droite. Un axe droit doit pouvoir passer par vos talons, la pointe de vos fesses et vos épaules, c'est la position de référence du cavalier. Tenez les rênes avec un angle de coude ouvert, pour dégager vos épaules. Redressez le menton, regardez où vous voulez aller.
Shalie tenta d'appliquer au mieux les conseils que venait de leur prodiguait leur maitre et cessant d'avoir les yeux fixer sur la tête de son cheval regarda devant elle. Ils continuairent ainsi un petit moment avant qu'ils ne durent faire allonger le pas à leurs chevaux. L'exercice paraissant moins simple qu'il ne le semblait, Aïwen vint rapidement à leur secours :
- Accompagnez le mouvement du cheval avec votre bassin. Il faut vous détendre. Suivre le pas. Pour vous aider, vous pouvez essayer d'entendre quel pied se pose sur le sol. Ne serrer surtout pas les genoux, au contraire, il vaut mieux les ouvrir un peu trop. Descendez les talons, posez-vous dans les étriers.
Pour la deuxième fois de la journée elle corrigea sa position, les réflexes revenants petit à petit. Lorsqu'ils se débrouillèrent tous à peu prêt il refit faire à ses élèves les exercices du début, zigzaguer entre les arbres entre autre. Les premières difficultés apparurent lorsque les chevaux décidaient de dévier de la trajectoire en faisant des écarts où en voulant passer par un autre chemin.
- Mieux vaut ne pas utiliser la force. Faites plutôt des compromis, essayer de demander d'une autre manière. L'équitation en elle-même n'est qu'une question de compromis, toujours, et tout au long de votre vie. Même avec un cheval dont vous êtes très proche...
Kami voulait partir dans l'autre sens et obligeait de ne pas se servir des rennes elle donna des petits coupsrégulier pour lui faire comprendre que ça n'était pas le bon coter. Au bout de quelques minutes il parut afin comprendre et suivi le chemin voulut, contente elle lui flatta le flanc avant de se reconcentrait sur ce qui se trouvait devant elle. En quittant la forêt un autre exercice leur fut imposé, avec Ange elles durent faire à nouveaux des cercles autour d'eux en étant le plus précis possible et en changeant l'allure. Aaron de son coter avait droit à l'apprentissage d'Aïwen et au bout d'une heure il les rejoignit commençant doucement avant de faire comme elles. Shalie était stupéfaite, en une heure seulement il avait réussi à apprendre de nombreuses choses à son camarade, ses techniques étaient vraiment bonnes.
Le temps passait à toute vitesse, Shalie se sentait bien se tenant droite sur sa monture, ils galopaient à présent librement jusqu'à ce que leur maitre leur autorisa à passer au galop. Joyeusement Shalie partit aux cotés d'Ange au galop, le vent fouettant sa tresse, ainsi ils allèrent plus vite et bientôt le paysage changeât. Elle ne s'était jamais aventurée dans cette partie du territoire, elle découvrait donc de nouvelles contré, Ange curieuse posa une question :
- Où allons-nous cette fois-ci Aïwen ? Vous nous avez dit de nous équiper, mais vous n'avez pas précisé pour quoi ...
Bonne question soit dit en passant, mais ils n'eurent comme réponse qu'un sourire énigmatique, bon apparemment ça serait une surprise, après tout pourquoi pas ? Ils dépassèrent une grande ville et continuèrent encore un moment leur chemin avant de faire une pause pour manger. Leur maitre en profita pour vérifier ce qu'ils avaient emporté comme provision, ne disant rien elle en conclut que ça devait convenir. Avant de se remettre en route ils durent faire de nouveaux étirements, Shalie commençant à ressentir les courbatures de sa chevaucher les accueillit avec plaisirs. Tout en effaçant ils s'exercèrent donc sous le regard vigilant d'Aïwen, leurs montures les suivant docilement derrière eux.
Ils s'arrêtèrent en milieu d'après midi et durent monter le camp avant de s'occuper à nouveau de leurs bêtes. Elle pensa consciencieusement Kami après l'avoir déharnacher et vérifia l'état de ses sabots. Ensuite leur maitre les emmena près de trois cercles larges qu'il avait tracé et un sourire aux lèvres prit la parole :
- Vous avez appris à manier un arc, la dernière fois. Cette fois-ci, nous allons nous pencher sur l'utilisation - les utilisations diverses d'un poignard.
Il marqua une pause avant de reprendre :
Quelles sont les manières d'utiliser un poignard, d'après vous ?
Ce fut Ange qui répondit la première :
- On peut s'en servir pour ... tuer ...
Shalie se tourna vers elle étonnée du ton qu'elle avait employé, son regard papillonnait vers eux sans toutefois se croiser.
- Je crois que je me passerai de cet exercice. Je vais surveiller les chevaux.
Et sans ajouter autre chose, elle partit en direction des chevaux, apparemment l'idée de tuer ne lui convenait pas, enfin c'était ce qu'elle pensait non pas que dans son cas cela la rendait heureuse de donner la mort. Au contraire même, mais dans des situations on ne pouvait faire autrement.
Aaron prit ensuite la parole sans faire de commentaire sur le départ d'Ange :
-Je pense qu'on peut.. l'utiliser pour couper.. ou même tailler le bois.. mais je n'ai jamais eu a en utilisé.
- Comme Ange l'on dit précédemment on peut s'en servir pour tuer, ça fait office d'arme de jet et possède une lame à double tranchant. Toutefois, pour ma part je pense que pour tailler le bois on doit plus utiliser un couteau qu'un poignard.
Bon concrètement elle n'avait pas apporté des réponses, mais bon au moins elle s'était exprimé. [HRPG : Désolé pour le temps d'attente ><] __________________________________________ | Spoiler: | | |
 La palme du personnage le plus original revient à... Shalie Altan ! __________________
Merci à Papi pour l'avatar et à Ange pour la signature <3 |
|
|  | | Aïwen Jok Maître Marchombre

Nombre de messages: 65 Date d'inscription: 28/06/2011
Feuille de personnage Age: 85 ans Greffe: Aucune [Non accordée] Signe particulier: Demi-Faël
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Mar 6 Mar - 12:36 | |
| - Hum...
( Il se racle la gorge )
- Je ne vous ai pas demandé pourquoi ou dans quel but on pouvait utiliser un poignard... Mais bien comment. C'est à cette question que je veux des réponses.
Ange, s'il te plaît, reviens ici...
|
|  | | Aaron Til'Maavon Groupe Fyrh

Nombre de messages: 39 Citation: C'est pas l'Homme qui prend la mer... Date d'inscription: 04/07/2011
Feuille de personnage Age: 22 Greffe: Non Signe particulier: RAS
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Mar 6 Mar - 14:47 | |
| -Si on ne sait pas à quoi on doit les utiliser, comment peut-on savoir comment? De toute façon je n'en ai jamais eut, je n'ai aucune idée de la façon dont on les manipule quelle que soit la situation.. |
|  | | Ange Shar Groupe Fyrh

Nombre de messages: 405 Citation: “ Le Graal du ballet, c'est l'envol.” Amélie Nothomb Date d'inscription: 05/11/2010
Feuille de personnage Age: 22 ans Greffe: Non Signe particulier: Dos brulé / Hémophobe
 | |  | | Shalie Altan Groupe Fyrh Modérateur Hors-Jeu A l'essai

Nombre de messages: 315 Citation: La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première Date d'inscription: 28/05/2011
Feuille de personnage Age: 18 ans Greffe: Non Signe particulier: Très agile, Assez reconnaissable à cause de ses grandes oreilles pointues
 | |  | | Aïwen Jok Maître Marchombre

Nombre de messages: 65 Date d'inscription: 28/06/2011
Feuille de personnage Age: 85 ans Greffe: Aucune [Non accordée] Signe particulier: Demi-Faël
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Mar 6 Mar - 19:55 | |
| - Faux, Shalie. On peut utiliser le poignard de la première manière pour faire le second acte, et de la seconde manière pour faire le premier. Mais c'est un début... Je veux simplement savoir comment vous envisageriez de pouvoir utiliser un poignard. Soyez imaginatifs !
Ange ! ( Un ton plus sec, cette fois-ci, de la part d'Aïwen, pour Ange  ) |
|  | | Ange Shar Groupe Fyrh

Nombre de messages: 405 Citation: “ Le Graal du ballet, c'est l'envol.” Amélie Nothomb Date d'inscription: 05/11/2010
Feuille de personnage Age: 22 ans Greffe: Non Signe particulier: Dos brulé / Hémophobe
 | Sujet: Re: Groupe Fyrh - Cours n°2 Mar 6 Mar - 20:24 | |
| (ton blasé) - La lame pour attaquer. Le manche pour tenir. A moins évidemment de vouloir finir avec une main tranchée par erreur ... En quoi est-ce qu'un poignard et son utilisation doivent nous rendre imaginatifs ? On l'utilise comme n'importe quelle arme de poing, le mouvement de base reposant sur le geste qu'on effectue avec le bras et le poignet. Après ça tout dépend de l'ordre qu'on lui insuffle ... Parade, attaque, défense ... je ne sais pas comment exécuter une seule de ces actions, donc ne comptez pas sur moi pour bien vous répondre ...[Et tout ça en restant toujours éloignée du groupe hein ; ne crois pas que tu as gagné Aïwen  ] __________________________________________ | Spoiler: | | |
 |
|
|  | | Shalie Altan Groupe Fyrh Modérateur Hors-Jeu A l'essai

Nombre de messages: 315 Citation: La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première Date d'inscription: 28/05/2011
Feuille de personnage Age: 18 ans Greffe: Non Signe particulier: Très agile, Assez reconnaissable à cause de ses grandes oreilles pointues
 | |  | | |
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|