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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]

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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]   Mar 03 Avr 2012, 21:40

Al-Jeit.
Tout a été dit sur cette ville de lumières. Et même plus qu'il n'en faudrait. Non, en fait, ce qu'il faudrait, c'est juste la contempler. Ne pas parler. Juste un instant...

¤

–Dis, comment c'est Al-Jeit ? J'me souviens plus moi... !
–C'est normal, tu étais trop petite, poussin.


La fillette rousse fait la moue. Elle n'est plus un bébé, et n'aime pas qu'on l'appelle poussin.

–Du calme, ne te fâche pas... eh bien, Al-Jeit possède quatre entrées extérieures, portant des noms de pierres chatoyant des couleurs correspondantes. nombreuses tour impensables s'y dressent...
–Ah oui,
se rappelle la petite fille, les yeux écarquillés. L'homme sourit.
–II y a aussi des passerelles permettant de passer d'une tour à d'autres... oh, et sur un place, nommée le Miroir, on peut s'enfoncer dans les profondeurs d'un lac...
–Dans un lac ?
l'idée semble ravir la rouquine, dont quelques étoiles font étinceler les yeux.
–Et enfin, le palais impérial, immense, magnifique, possédant deux entrées. Mais il y a aussi les souterrains dans lesquels on ne peut pas se déplacer sans se perdre, l'académie des Dessinateur, et beaucoup d'autres merveilles...

–Quand est-ce qu'on y va ?
exige la fillette.
–Bientôt poussin, bientôt.

¤

Je rouvre les yeux.
Je me suis arrêtée sur l'une des collines attenantes à la ville, perdue dans mes rêves, rênes relâchées. Lumière Noire broute innocemment une touffe d'herbe ou de menthe poivrée qui pousse là, sur le plateau rocheux où se dresse Al-Jeit et où je me suis arrêtée, à quelques centaines de mètres de la ville, pour la contempler. Al-Jeit. La capitale de Gwendalavir. Ses tours gracieuses se lancent à l'assaut du ciel, et d'ici, on aurait vraiment l'impression qu'elles ont une chance de parvenir à le percer. Je ne me souviens plus vraiment, mais il me semble que cette impression est encore plus flagrante à l'intérieur des murailles.

Comme si elle m'avait entendue penser, la couche de nuage s'ouvrit brutalement et une averse s’abattit sur moi et ma jument. Surprise, je repris brutalement les rênes, énervant Lumière Noire, et serrai les genoux pour lui intimer qu'il était temps aller ; bien entendu, elle était d'accord avec moi, et s'élança sans rechigner vers la porte d'émeraude.

¤

Je sort du lac miroir.
La pluie a laissé la place à un air doux bien qu'encore humide, et je laisse quant à moi les rayons chauds du soleil sécher lentement mais sûrement mes vêtements trempés. J'ai laissé Lumière Noire entre de bonnes mains cette nuit et, rassurée quant à la soirée qui attendait la jument, j'avais choisit de me promener dans cette ville qui n'avait somme toutes que des secrets pour moi.

J'étais allé une fois et une seule sur cette place.
Le lac, éclairé de l'intérieur par des dessins de sphères lumineuses, ne révélait son entière magnificence que lorsqu'on entrait à l'intérieur. C'est ici que je me suis réfugiée, fuyant toujours l'averse après avoir offert un box à Lumière Noire : j'ai plongé dans les couloirs vert-bleu du lac, échappant à la pluie et m'offrant un sourire sans faille pour la première fois depuis des mois.

Soudain, un bruit. Infime ; mais je l'ai bien entendu.
Je me retournai brusquement. Personne. Hmm... Perdue dans mes pensées, j'avais laissé quelques instants s'écouler avant de réaliser que je n'étais pas seule. Tant pis. De toutes façons, j'étais certaine qu'il a arrêté de pleuvoir. Je me dirigeai vers la sortie.

¤

Je sort du lac miroir.
La pluie a laissé la place à un air doux bien qu'encore humide, et je laisse quant à moi les rayons chauds du soleil sécher lentement mais sûrement mes vêtements trempés. La bise était inexistante, et en conséquence l'air paraissait presque chaud. Je me pris à laisser flotter un sourire sur mes lèvres. J'inspirai profondément, l'air avait cette odeur de terre après la pluie qui me rappelait les lendemains d'orage dans la campagne où j'étais née. Et la mer, aussi, un peu...

Bientôt, le lac-miroir ne fut plus en vue.
Ce n'était pas une ruelle sombre ni rien, mais la soirée touchait à sa fin tandis que la rue était déserte. Mon apprentissage visait à m'empêcher d'avoir peur du noir, mais je me rendis compte que la peur ancestrale était encore –pas beaucoup, mais un peu, un tout petit peu– présente.

Je levai les yeux au ciel qui revêtait les tons rouges de la fin de journée, un sourire ironique aux lèvres. Si j'avais avoué cela à Dolce, nulle doute qu'il nous concocterait un exercice dans le noir complet dès le prochain cour –ou peut être même le ferait-il dans l'instant ?– je souris à cette idée. Ce ne serait pas une mauvaise idée. Penser à mon maître me rammena immédiatement à ma dernière préoccupation en date, et elle était de taille : car pour les prochains examens, je serais évaluée par trois maîtres, sur des épreuves dont je n'avais aucune idée... oui, j'étais anxieuse, mais après tout, peut être n'avais-je pas lieu de l'être...

Pendant mes réflexions, je m'étais arrêtée, le ciel s'était légèrement assombrit, et on pouvait à présent apercevoir la lune de l'autre côté du ciel rougit par le couchant.

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MessageSujet: Re: Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]   Jeu 05 Avr 2012, 20:56

Nuit, Nuit... Ô Nuit, installe toi sur la ville dominée par l'avalanche qui frappe. Jennyssie n'a pas beaucoup dormit, comme à son habitude. Elle guette comme une lionne, cachée dans l'ombre. Elle est le soleil qui se déploie dans la nuit et détruit. Elle est l'ouragan qui emporte tout sur son passage. Elle se joue des hommes et elle rit. Bonheur, Bonheur... Ô Bonheur, c'est toi qui nait grace au malheur. La question ne se pose plus. Jennyssie a beaucoup grandit, beaucoup apprit. Elle n'est plus celle qu'elle était lors de son arrivée au Domaine, ni même celle que son maître a abandonné sur l'un de ces toits. Ce qui lui est arrivé, ce qui lui arrivera, peu lui importe. Elle n'est plus faible, loin de la. Tout est dans le moral. Ne pas trop penser, faire ce qu'on veut faire et se laisser le droit d'être heureux, malgré les crimes que l'on commet.

La jeune femme plisse ses yeux ambrés. Une silhouette connue glisse dans la rue, en contrebas. Jennyssie fait appel à sa mémoire. Des cheveux d'un rouge brulant, une silhouette fine... Ou est donc l'écureuil qu'elle associe à cette apprentie ?

Cela fait bien longtemps d'ailleurs, que Jennyssie ne pense plus à Oddy. Il lui donne la nausée. Elle se souvient de sa faiblesse et du pouvoir qu'il exerçait pourtant sur elle. Elle était envouté par ce charme qui était sa seule force.

Jennyssie sourit. En contrebas, la fille tourne à l'angle de la rue. L'ouragan se dresse et laisse le vent se déchainer autour d'elle. Elle est une force vive. Pendant que les marchombres perdent leur temps à apprivoiser la nature, elle l'incite à aller toujours plus loin. Elle sait qu'elle est plus forte. Jennyssie ne prend pas son élan. Elle se dresse sur le bord de la tour et s'appuie sur la gouttiere pleine d'eau de pluie, jusqu'à ce que celle-ci se détache sous son poids et tombe... L'envoleuse chute. Les bras tendus, paumes ouvertes, elle a l'air de voler. Puis, sans prévenir, Jennyssie pique du nez. C'est un magnifique plongeon qui est arrêté net lorsqu'elle s'aggripe au bord du toit d'une petite maison, pour ensuite se laisser tomber aisément sur les dalles de la ruelle.

Jennyssie passe ses mains dans ses cheveux afin de déméler les mèches rebelles sur lesquelles le vent s'est acharné. Puis, elle se glisse dans la rue suivante. La fille est entré dans le lac, cet endroit qui respire l'harmonie et dans lequel Jennyssie a déjà piégé un homme.

Trois mois, peut-être. Trois mois que la jeune fille est comme un chat ou une chauve-souris. Elle dort le jour, vit la nuit et planifie un crime à chaque fois. Elle est celle qui hante Al-Jeit et qui terrifie les enfants. Elle n'en a pas vraiment conscience, elle ne se rend pas compte qu'on parle d'elle durant la journée. La solitude commence d'ailleurs à la rendre un peu folle... C'est peut être pour cette raison que quand la fille se retourne et que Jennyssie disparait dans la nuit, elle décide que ce ne sera pas son jouet de la nuit... Depuis combien de temps n'a-t-elle pas croisé la route d'un mercenaire, même apprenti ?


- Bonjour l'apprentie. T'as l'air d'avoir beaucoup progressé depuis la dernière fois que je t'ai vu !

Sa voix raisonne dans le tunnel. Elle se joue de la jeune fille, sans vraiment le vouloir. Par habitude, certainement... Jennyssie est entrée dans le tunnel et les éclats brillants de l'eau l'apaisent. Elle écoute les clapotements des vaguent contre les couloirs. Elle ne pête pas vraiment attention a la réaction de la jeune fille. Elle sait que celle-ci la reconnaitra. Sa voix n'a pas changé depuis leur rencontre : toujours aussi rauque et cruelle, calme et excitée. Différente. Le dos plaqué contre la paroi du lac, un frisson lui parcour le corps. Elle aime tant la fraicheur de l'eau ! Elle se laisse glisser au sol et remonte ses genoux contre sa poitrine. Sereine, elle attend.
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]   Ven 18 Mai 2012, 12:03

–Bonjour l'apprentie. T'as l'air d'avoir beaucoup progressé depuis la dernière fois que je t'ai vu !

La voix résonne dans mon crâne.
Cette voix, je l'aurait reconnue entre milles.
Car c'est cette voix qui a bercé mes cauchemars depuis ce fameux jour. Et c'est cette voix que j’entends en écho à chaque fois que celle de Néri résonne dans ma tête. Cette voix me projette plus d'un an en arrière. Une clairière claire, tranchant par rapport aux sous-bois sombres. Deux écureuils. Une envoleuse. Deux apprentis.

Et depuis, les voix, les échos.
Sans cesse.

Je ne me retourne pas.
Je sens sa présence à défaut de l'avoir entendu approcher.
Le banc est stable, d'un bois doux, et chaud des rayons solaires qui toute la journée l'ont caressé. Que suis-je censé faire ? La voix de Néri, dans ma tête, me hurle de le venger, de "nous" venger, tous les deux, car d'après lui, "c'est aussi à cause d'elle que je te hante !". Bien sûr... Mais comment le venger ? Elle est et reste, tout comme la dernière fois, une envoleuse.
Qu'y puis-je faire, hein ? Si je l'attaque, elle m'éclate.

De plus, elle est dans mon dos.
Non, je n'y gagnerais que des plaies, des bosses et peut être la mort.
L'envie d'essayer me manque. Au final, Néri peut bien aller se faire foutre. Lui, il est déjà mort, ça ne lui fera ni chaud ni froid que je meurs à mon tour. Ah, quoique... si ça se trouve, c'est exactement ce qu'il veut. Bah, qu'importe ! Cette voix dans ma tête n'est que le reflet de ma culpabilité, rien de plus !

Un sourire se met tranquillement à flotter sur mes lèvres.
Tout comme je n'ai jamais pu oublier celui de Néri, le nom de l'envoleuse me revient. Jennessie. Comment l'oublier, comment les oublier ? J'avais appris celui de Néri quand la nouvelle s'est répandue dans le Domaine qu'un des apprentis avait été retrouvé, mort, dans une clairière près du volcan. Certains s'en foutaient, d'autres s'inquiétaient, mais je n'ai pas pu voir la réaction du maître, "Rubis" dont ils avaient parlé, dans la clairière, juste avant que...

Je ferme les yeux un instant.
Répondre à sa phrase, oui, c'est une possibilité.
Un air serein doit être peint sur mon visage, comme pour cacher les réflexions morbides qui y croissent et décroissent. Comme les nuages qui au-dessus de ma tête floutent les étoiles et les cachent par endroit. Comme les parois du tunnel duquel je viens de sortir, qui laissaient filtrer une infinité de rayons bleutés en provenance du lac et, au delà, en provenance du soleil.

–Ça se voit tant que ça ? je demande, mon sourire accompagné un air coupable plutôt ironique.

Qu'importe, ça va bien avec le ton qu'elle a prit, gentiment moqueur, comme si elle se savait meilleure –ou pire– que moi. Enfin, je dis ça mais au fond, je sais que je l'admire toujours, même après ce qu'elle a fait à Néri. Pourquoi ? Parce qu'elle est plus avancée que moi sur la Voie, et parce que son esprit est totalement et délicieusement celui d'un envoleur.

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MessageSujet: Re: Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]   Mar 24 Juil 2012, 21:46

...Elle attend une réaction, elle attend la petite voix du vent qui, en entrant dans le tunnel, lui souffle a l'oreille que la fille l'a entendu. Mais elle le sait déjà, bien sur. Papillon a beaucoup grandit, beaucoup apprit, beaucoup évolué. Emporté par le vent, elle s'est laissé glissé sur la voie des envoleurs, sur la voie qu'elle a choisit, mais a laquelle elle ne ressemble pas. Sa démarche, ses mouvements souples et sûr, ses muscles tendus, l'esprit alerte. Oui, c'est une bonne apprentie. Le genre de fille que n'importe quel maître reverait de prendre sous son aile. Ca a l'air facile d'enseigner, quand on croise la route de ce genre d'apprentie. On se dit qu'il suffit de montrer la voie et de la laisser avançer. Mais ça ne marche pas comme ça, et Jennyssie le sait. C'est pour cette raison qu'elle aime mieux etre une envoleuse hors du commun qui s'active pour que sa voie soit vivante, plutôt que de l'enseigner a des jeunes qui ne penseront qu'a la piétiner. Oui, il y a des exceptions. Papillon en fait partie.

–Ça se voit tant que ça ?

Jennyssie sourit. L'apprentie a du tact, elle analyse les paroles et en renvoie comme on les lui a donné. Elle est rapide, mais elle réfléchit. Elle reste sur ses gardes tout en gardant son calme. Loin de paraître stressée, elle semble attendre, comme Jennyssie. La jeune mercenaire se lève. Sa lourde crinière blonde tombe en cascade jusqu'au niveau de ses hanches. Elle ondule harmonieusement, semble refléter la lumière. Un peu comme l'eau qui se dandine tout autour, reflet de la lune et des étoiles qui se multiplient à vue d'oeil, au dessus du tunnel.

Liro aurait aimé voir le tunnel, de nuit. C'est ce à quoi pense Jennyssie alors que le silence s'installe dans le tunnel, après les échos de sa voix. Liro aimait beaucoup la nature. Il aimait l'eau, il aimait la fraicheur de l'herbe, le matin. Il aimait la douce chaleur du soleil. Il portait leur couleur cacao avec fierté. Sans lui, Jennyssie se serait certainement détestée. Elle avait apprit à s'accepter. Liro était un envoleur sans équivoque. Malgré sa sensibilité, malgré l'attention qu'il pretait aux autres, malgré sa gentillesse, malgré ses faiblesses.

Papillon lui rappelai Liro. Son frère aurait beaucoup apprécié la jeune fille. S'il avait été encore la, il serait allé au devant d'elle et serait allé lui dire qu'elle lui plaisait. Jennyssie aurait été si jalouse, qu'elle aurait finit par la tuer. Aujourd'hui, tout était différent. Aujourd'hui, elle aurait aimé que Liro soit la. Avec sa douceur, sa manière de calmer n'importe qui. Avec sa méfiance et sa façon de fuir sans en avoir l'air, ou de partir sans vraiment fuir. Liro avait été élevé pour être un monstre. Liro avait fait semblant d'en être un. Et malgré toutes les personnes qu'il avait tué sur demande, il avait souffert et s'était racheté en offrant a sa petite soeur une protection et une éducation digne de ce nom. Jusqu'à sa mort.

Jusqu'à ce que Jenny se rende compte toute seule qu'elle était différente de son frère. Qu'elle était son contraire et son égale à la fois. De la, était née Nyssie. La jeune fille à la fois sauvage et civilisée. A la fois sûre d'elle et anéantie, heureuse et malheureuse. Adorable et odieuse. Elle était une tueuse sans coeur, et un coeur sans nom. Elle était tout à la fois. Tous les extrêmes, rassemblés en une seule personnalité : Jennyssie.

Le sol du tunnel est glissant. Mais pour une mercenaire aussi évoluée, ça n'est rien. Elle sort aussi vite qu'elle est entrée. Elle s'approche rapidement de Papillon et en un souffle que seule une bonne apprentie pourrait entendre, elle murmure :

- Oui. Tu es douée. Avec un peu plus de motivation et d'entrainement, je ne doute pas que tu puisse me battre un jour.

Son ton n'a plus rien d'ironique, elle est tout a fait sérieuse. Elle se surprend elle même, parfois...
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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Re: Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]   Mar 14 Aoû 2012, 14:28

–Mmh... je doute d'être un jour capable de te battre...

Un sourire était là, sur mes lèvres.
Malgré mes paroles, le compliment –car c'en était un ! Inattendu, certes, mais c'en était un !– qu'elle venait de me faire m'était allé droit au cœur, et ma peau diaphane parsemée de tâches de rousseurs s'était joliment empourprée comme pour confirmer ce qui était évident. D'ailleurs...

« Danse la lame,
Déchire le vent.
Danse la Mort.
Pleure le sang. »


Mon sourire mourut sur mes lèvres.
Mon souffle se tarit, et je déglutis, découvrant soudain une boule dans ma gorge.
Que faisaient ces mots dans ma tête ?

Que... ?
Néri ? Sort de ma tête, abruti !
Qu'est ce qu'il venait faire là ? Je lui avait dit de dégager !
C'est alors que je me souvins. Ce n'est pas Néri.
Ces mots appartiennent à Elronhir.

Prononcées ou non, ils lui appartenaient.
Dans les rêves que je faisais, la scène était toujours différente.
Alors que Jennyssie descendait de l'arbre pour venir frapper le jeune homme, je me plantais entre les deux combattants et interrompait l'assaut de l'envoleuse, ou tout du moins le prenais-je pour moi. Et dans mes rêves, jamais je ne m'en prenais à lui ensuite. Au contraire, à nous deux, nous nous retournions contre elle et elle, qui, voyant notre résolution, souriait et repartait chercher son écureuil...

Dans les cauchemars par contre, la scène de changeait pas.
Et je me revoyais en boucle frapper l'inconnu encore et encore, criant intérieurement un « noooon » continu, sans que le souvenir ne change d'un pouce. Sauf, parfois, à la fin, quand l'envoleuse me demandais si je voulais l'achever... dans les pires de ces cauchemars, je répondais oui. Et je le faisais. De ces cauchemars-là, j'en revenais le souffle court, les yeux embués et...

–Dis-moi, Oddy va bien ?

Le ton était mordant.
Oh oui, je lui en voulais. Qu'elle vienne ! Je l'attendais de pied ferme.
De pied ferme... assise sur un banc... Frapper pour faire mal. Parce que moi aussi j'avais mal. Je voulais qu'elle ressente cette douleur, qu'elle partage la mienne, que... Néri et El ont peut être raison finalement. C'est sa faute à elle si ils me hantent. Et j'en ai marre. D'entendre leurs voix dans ma tête. De me savoir folle à chaque instant. De devoir le cacher. De haïr en silence mes actes passés, de vouloir à tous prix changer mes souvenirs... Ou les oublier ?

Oui...
Oublier... Ce serait si bon d'oublier...
Si... rassurant. Si ces souvenirs pouvaient tout simplement s'effacer comme la lune devant le lever du soleil... pfiou ! Plus de traces ! Plus de souvenirs ! Plus de Néri, d'Elrondir, plus rien qu'un calme et qu'un silence absolus.

"La durée d'une vie n'est au final que la longueur de notre expiation."

Mieux vaut pour eux deux qu'ils soient morts.
Et tant pis pour moi s'ils venaient me hanter chaque jour et chaque nuit.
Et si... et si Jennyssie aussi était poursuivie par leurs voix ? J'ai peut être eut tord de lui répondre si méchamment... Non. Elle, elle n'était poursuivie par aucunes voix, cela se voyait tout de suite. Et je la haïssais pour cela. Au moins autant que je l'admirai pour son absence de remords et de conscience.

–Connais-tu son nom ?

Mon regard était dur. Acéré.
Je poursuivis avec colère, quelque chose entre murmure et hurlement, entre douleur et colère :

–L'apprenti que tu as tué ce soir-là, connais-tu seulement son nom ?!

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MessageSujet: Re: Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]   Jeu 30 Aoû 2012, 11:36

–Mmh... je doute d'être un jour capable de te battre...

Un sourire... Un éclat de fierté traverse son regard et la modestie perce dans sa voix. Mélange de discrétion, de simplicité, et de pudeur. Aucune de ses réactions, aucune de ses expressions n'échappent à Jennyssie qui observe, devine, comprend et ne laisse jamais rien paraître. Tout semble normal, jusqu'au moment ou les pupilles de Papillon se perdent dans le vide et sur son visage. Jusqu'au moment ou une ombre malsaine traverse son regard, jusqu'à maintenant impénétrable... L'Envoleuse ne comprend pas, essaie de lire en une expression, qui ne cesse de changer, de lui échapper, pour finalement se concentrer sur un sentiment que Jennyssie ne semble pas capable de comprendre et d'analyser. Un sentiment qu'elle n'avait jamais ressentit, jusqu'à maintenant.

C'est alors même qu'elle comprend, que la réalité la gifle avec qu'une telle violence que, choquée, elle fait un pas en arrière. Ce soir, tout semble la ramener à Liro. A sa voix, chaude et rassurante. Seule réconfort dans ce monde sombre qui lui faisait si peur, elle s'était habituée à lui, à sa présence dans sa tête qui ne cessait de revenir pour lui donner des conseils. Ou parfois pour la perdre plus encore qu'elle ne l'était déjà. Mais à cet instant, Jennyssie ne pense que partiellement à son frère. C'est la voix de son père dont elle se rappelle. Dure, sans pitié. Implacable et omniprésente. Sa présence en elle l'avait souvent rendue folle. Elle avait tué pour lui, elle s'était fait du mal, elle avait renoncé à tout ce qu'elle aimait. A Oddy, la seule personne qui l'avait aimé pour ce qu'elle était. En un tout. Il l'avait changé, à l'époque...

Et maintenant, il n'est plus la, elle l'a chassé il y a longtemps. Sans jamais le regretter. Ils s'étaient aimés, il avait été son premier véritable amour. Mais son enfance, son père et son frère avaient forgé sa personnalité, l'avaient fait devenir ce qu'elle était aujourd'hui.

Elle s'est accepté et a comprit. Elle a comprit, enfin, qu'Oddy et elle ne sont pas fait pour être ensemble. Que la différence est parfois un mur de verre que même une envoleuse accomplie ne peu franchir, même si elle est parvenue à l'accepter. Pourtant, quand Papillon prononce le nom du garçon, c'est comme une lame parfaitement aiguisé qui lui percute le cœur. Littéralement ! Elle ne laisse rien paraître, du moins elle essaie, car ses pupilles semblent s'enflammer et consumer entièrement l'ambre de son regard.

L'agressivité dans la voix de papillon, la dureté de son regard... Et soudain, Jennyssie comprend pourquoi cette fille plairait tant à son frère. Douce, mais sauvage. Fragile, mais sans pitié. L'envoleuse ne doute plus que cette jeune fille fasse une bonne mercenaire, au contraire. Elle aimerait que ça la fasse sourire, comme si tout allait bien. Mais le prénom d'Oddy est toujours la. Il résonne dans sa tête, dans son cœur, dans son âme, dans son corps tout entier. C'est SON prénom. Le prénom de l'homme qu'elle a aimé, qu'elle aime et qu'elle aimera toujours. Mais c'est la question, qui lui fait tant de mal. Cette question à laquelle elle est incapable de répondre. C'est alors qu'elle L'entend, pour la première fois depuis plus d'un an. Sa voix.

"Les écureuils sont rapides, petits, agiles. L'homme est grand et fort, capable de se défendre contre bien des dangers s'il est un minimum entraîné."

Jennyssie respire enfin. Elle voudrait remercier Liro, mais elle sait que c'est toujours la voix de son propre inconscient. La voix dans sa tete, qui lui souffle le chemin à prendre et qui la pousse toujours a faire les bons choix ou à se reprendre. Jennyssie ferme les yeux le temps d'une seconde et les rouvre en entendant les lèvres de papillon s'entrouvrir pour dire quelque chose.

–Connais-tu son nom ?


Cette fille à les mots tels des poignards et Jennyssie ne cesse de tressaillir en l'entendant ! Elle fronce les sourcils. Quel était son nom ? Elle ne se rappel que de la couleur glaciale de son regard, de ses cheveux d'un noir de jais.

–L'apprenti que tu as tué ce soir-là, connais-tu seulement son nom ?!

Un enchaînement de paroles coléreuses. Une colère sans nom, une colère qui ne se garde pas, c'est une colère qui explose hors de ce tout petit corps, persuadé qu'elle pourra changer quelque chose ! Jennyssie sourit, se retient, puis explose de rire. D’où vient toute cette colère ? D’où vient cette haine envers elle, une haine qui semble avoir grandit avec le temps, puisque la première et la dernière fois qu'elles s'étaient vus, la jeune apprentie s'était montrée tout à fait amicale...

La mercenaire se calme. Plus pour garder le contrôle de la situation, que pour éviter de pousser Papillon à bout. Et alors, le regard chaleureux de Jennyssie devient aussi glacial que celui d'un mort et elle répond...

- Non et je m'en fou. Si je devais retenir le nom de tous ceux que j'ai tué, je s'rai pas sortie de l'auberge. Je suis une envoleuse, L'Apprentie. Je suis pas la pour pleurer sur le sort des morts.


Elle attend quelques secondes, croise les bras, observant attentivement le visage de la jeune fille.

- C'est ta vie que tu finira par gâcher si tu laisse les morts refaire surface. Ce serait dommage.
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MessageSujet: Re: Sous les lueurs du couchant [PV Jenn]   Lun 24 Déc 2012, 01:05

Je serre les dents.
Je crois bien que je suis en colère.
J'ai envie de lui dire que je l'emmerde. Qu'elle n'a pas à me juger, ni à juger ce qui se passe dans ma tête. Mais je me retiens. Pas par politesse, de laquelle je me fiche s'il en est. Mais parce que je sens également qu'elle n'a pas tord. Oui. Je suis dans l'erreur. Je suis hantée –ou crois l'être– et elle non. Elle est une envoleuse accomplie et sans pitié. Moi non –pas encore.

Seulement il a été ma première "victime".
Et c'était un apprenti envoleur. Quelqu'un comme moi ; que je n'arrive pas à oublier.
Et je ne sais pas si j'y arriverai un jour.

Son rire a résonné longtemps.
Mais je dirais qu'il s'est arrêté. Aurait-t-elle peur de me blesser ?
Je lui lance un regard perçant. J'espère bien que non, ou elle baisserait peut être un peu dans mon estime. Mais vraisemblablement ce n'est pas par peur de me blesser. Ouf. Je souris et reporte mon regard devant moi.

Aaron aurait été écœuré par cette personne.
Il lui aurait reproché plein de trucs sur la grandeur d'âme, sur la conscience et compagnie. Oh, pas forcément à haute voix, mais il le lui aurait reproché, ne serait-ce que par le regard. Tout comme il m'avait dit que je suis dans "l'erreur" lorsqu'il m'a rencontré il y a plusieurs mois –peut être même un an. Si il a dit cela pour moi, qu'aurait-il dit face à cette personne ?

Un grand sourire fit s'étirer mes lèvres.
Si je doute qu'il se soit exprimé à haute voix, je ne doute pas, pour le coup, qu'il se soit senti presque désemparé face à tant de... chaos. Puis je penchai la tête sur le côté. Mais que venait faire là cette envie de savoir ce que pensait ou aurait pensé mon frère ? Je me rembrunit. Il ne m'aimait plus. Il m'avait suivit sur ma Voie, mais pas jusqu'au bout hélas, s'étant arrêté en chemin. Là où j'avais moi-même échoué.

Mais échouer dans une voie misérable, qu'est-ce au fond ?
Et réussir dans la Voie du Chaos, qu'est-ce sinon la preuve que ce chemin est fait pour vous ? Je me souviens avoir envié mon frère, dans une certaine mesure, mais je m'apercevais que ce n'était plus du tout le cas. Il m'avait dit que "si je souhaitais revenir, quelqu'un serait toujours là à m'attendre". À l'époque, j'avais légèrement cédé, et lui avais avoué que l'harmonie m'avait attirée. Sauf que.

Sauf que tout ceci était il y a presque un an.
Depuis, tout avait changé. Onde était partie du groupe.
Et Elya et moi avions filé sur la Voie ensemble, Voie éclairée par Dolce, maître que nous adorions toutes les deux –cela se voyait pour Elya, et moi je le savais, tout simplement. Une main de fer dans un gant de velours, voilà ce qu'était ce maître. Fin pédagogue, envoleur prodige, et pourtant qui nous obligeait sans en avoir l'air à nous dépasser, il avait toutes les qualités d'un maître et avait même cet éternel sourire aux lèvres qui vous empêchait de lui en vouloir, pour quelque raison que ce soit.

La mercenaire a raison.
J'ai perdue ma raison, mais ce n'est pas sa faute.
Peut être est-ce par culpabilité, ou peut être est-ce juste pour avoir quelqu'un avec qui parler, quelqu'un qui me fait remarquer mes erreurs d'une voix claire. Peut être. ou peut être les deux démons avaient-ils tout simplement envie de me hanter, ne trouvant pas de prises sur la conscience –si tant est qu'elle en eut une– de Jennyssie. L'idée, quoique farfelue à bien des égards, me fit sourire. Je crois que toutes colères nées de ses paroles m'ont désertées.

Je baissai les yeux, un sourire en coin.
Pas du tout par soumission, juste parce que je reconnaissais avoir été trop loin. De toutes façons, elle était derrière moi, pas devant, et elle ne pouvait voir que le basculement de ma tête sur le côté et pas le mouvement de mes yeux. Cependant je ne doutais pas qu'elle ne se méprenne pas un instant sur mes expressions. Elle avait l'air de bien s'y connaître pour comprendre que les deux démons me hantaient rien qu'avec ces mots que je lui avais lancé –eh oui, comme des pierres...

– C'est vrai, tu as raison.

Mon sourire s'agrandit.
Toujours, que ce soit lors d'une dispute ou d'un simple échange d'opinions, toujours on attendait cette phrase de l'autre sans jamais l'avoir prononcé soi-même. C'était pour ma part l'une des premières fois où je l'expérimentais, et je devais avouer que cela ne devait pas être facile pour l'autre –"l'adversaire". Déstabilisant, même.

– Il faudrait que j'arrête, il faudrait que je me reprenne, que j'oublie les morts.

Mon regard dériva encore plus vers les dalles bleuies par la nuit.

– Seulement...

Je fermai les yeux.

– Seulement, qui peut dire qu'il y arrive complètement ?

Je me relevai du banc et me retournai pour chercher Jennyssie du regard.

– Toi ? (et je poursuivis sans même attendre de réponse) Alors dis-moi, apprend-moi comme faire ! Je ne sais pas comment les tenir à distance, je n'y arrive pas... encore..

Mes phalanges blanchirent en agrippant le banc.
Je n'étais ni suppliante, ni peureuse. Mais ce n'était pas pour autant que j'étais sûre de moi. J'avais juste besoin de savoir.


[je m'excuse de cet énorme retard ! ça a dû affecter pillon d'ailleurs x3 enfin passons, encore désolée !]

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