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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Une journée (presque) ordinaire [PV Eloïse et Ellenya] - Abandonné

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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Une journée (presque) ordinaire [PV Eloïse et Ellenya] - Abandonné   Mar 24 Avr 2012, 18:52

Grasse s’éloigna encore de quelques pas et Gil soupira.
Fichue tête de mule… Il le savait bien, pourtant : à force de piquer le cheval des autres, il fallait bien qu’il finisse par tomber sur une monture incroyablement emmerdante ! Mais c’était une habitude qu’il n’avait pas envie de laisser tomber. Les écuries du Domaine étaient pleines à craquer de chevaux qui n’attendaient qu’une seule chose : se dégourdir un peu les jambes. Il était absolument hors de question qu’il achète un animal pour aussitôt s’en débarrasser dans cet endroit qui servait davantage de nid d’amour que d’écurie… Et puis, il ne cherchait pas à se lier avec un cheval, pas plus qu’il ne cherchait la loyauté d’un chien ou bien la compagnie d’un chat. Solitaire jusqu’au bout des ongles, il ne lui viendrait pas à l’idée de s’attacher à un canasson aussi stupide et entêté que celui qui s’évertuait à lui tenir tête depuis plusieurs minutes.

- Enfer, je n’ai pas toute la journée devant moi, tu sais…

La malicieuse jument secoua sa grosse tête, absolument pas dupe ; il avait bien plus que la journée, il avait toute la vie ! Gil ne savait même pas où il se rendait précisément. Ses pas – ou plutôt ceux de son infernale monture du moment – l’avaient conduit au sud de l’Empire, loin des derniers vestiges d’un hiver aussi long que froid ; il avait retrouvé la bruyante ambiance d’Al-Vor et participé à un tournoi de pacotille pour remplir sa bourse. Un maître artisan l’avait remarqué et aussitôt engagé pour un contrat délicat mais pour lequel il avait été grassement payé. Al-Vor était un bon investissement… Il n’y était pas resté. Six jours seulement après son arrivée dans la cité, il se décida à reprendre le large, après une nuit passée dans le lit d’une jolie blonde dont il avait déjà oublié le nom. Celui de l’homme qu’il avait rencontré dans une auberge du centre, en revanche, restait gravé dans sa mémoire.

- Bon, tu viens ? Je ne vais pas te faire de faveur parce que tu ne m’appartiens pas : si tu ne m’obéis pas, je t’abandonne à la merci des loups.

Il n’y avait aucun accent de mensonge dans ses paroles, mais malgré cela Gil n’abandonna pas la jument. Comment aurait-il pu traverser la plaine, sinon ? Voyager à pied n’était pas une nouveauté pour lui, c’était même une habitude au moins aussi tenace que celle d’emprunter régulièrement les chevaux des autres, mais cette aventure-ci semblait l’entraîner bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé. Il avait quitté le Domaine sur un coup de tête, en pleine nuit et parce qu’il ne parvenait pas à trouver le sommeil, troublé par des pensées qu’il aurait bien voulu effacer s’il l’avait pu. Galoper à bride abattue, sans direction ni but, lui avait permis de s’aérer l’esprit. Pas d’annihiler ses pensées. Kaünis était toujours profondément ancrée dans sa mémoire, souvenir aussi agaçant que pouvait l’être la jeune fille dans la réalité. Même à Al-Vor, il avait pensé à elle. Un jour, il emmènerait son apprentie dans une ville de la sorte. Il l’inscrirait dans un tournoi et lui ferait connaître ses premiers vrais ennemis.

- Très bien.

Considérant qu’il n’était pas d’humeur à courser son cheval pendant des heures, Gil s’assit dans l’herbe, grimaçant lorsque ses fesses dirent la douloureuse rencontre d’un nœud de racine. Il se réinstalla en grimaçant, appuyant son dos contre l’arbre fautif, et croisa les mains derrière la nuque. A quelques pas de lui, Grasse leva la tête dans sa direction et renifla, vexée qu’il n’entre pas dans son jeu. Elle s’était dérobée alors qu’il s’apprêtait à lui remettre sa selle pour reprendre la route – une route qui s’enfonçait tout droit dans les entrailles de l’immense et profonde foret de Barail. Un endroit qui ne faisait pas du tout envie à la jument – du moins, pour l’instant. Elle préférait la douceur du vent qui soufflait sur la plaine et agitait les brins d’herbe, dessinant des vagues dans l’océan de verdure qui s’étendait jusqu’à l’horizon. Elle n’avait pas envie de s’enfermer dans l’ombre fraîche de cette forêt. Gil, lui, n’avait encore jamais mis les pieds dans cette partie de l’Empire. Un jour, Seren lui avait parlé du pays des Faëls, ce peuple si mystérieux qui vivait de l’autre côté de cette frontière naturelle. L’Envoleur avait instillé en lui une puissante dose de curiosité qui n’avait cessé de croître et qui le motivait désormais.

Il allait traverser Barail, et il allait trouver les Faëls. Pourquoi ? Mais fallait-il vraiment une raison ? Rien ne le poussait à faire ce qu’il avait décidé de faire, mais rien ne le retenait non plus. Son prochain cours avec Kaünis était prévu bien plus tard et il n’avait aucune nouvelle de Naïs depuis que sa lettre, sa toute première lettre, s’était envolée avec cet oiseau de malheur. Que pouvait-il faire d’autre ? Partir à la recherche d’un ravisseur d’enfant sans même savoir où le trouver ni de qui il s’agissait véritablement ? Partir à la recherche d’Anee, dont l’absence avait creusé un trou béant dans la muraille qu’il avait mis des années à dresser et à fortifier ? Retrouver Iselle et risquer de lui faire mal, encore ? Gil ferma les yeux et laissa échapper un soupir entre ses dents serrées. Tu parles d’un ennui… Il s’ennuyait ferme, oui. Voilà pourquoi il allait voir ce qui se passait de l’autre côté de cette fichue forêt. C’était la seule raison valable qu’il ait en tête et puis, qui allait-elle intéresser ? Cette satanée jument ?

- Me regarde pas comme ça, lança-t-il à l’intention de Grasse.

Il pouvait sentir son regard sans même ouvrir les yeux.
Mais était-ce vraiment Grasse qui le fixait jusqu’à ce qu’il ressente une brûlure au niveau du front ?

Gil réagit si vite que son mouvement sembla presque flou. En même temps qu’il ouvrait les yeux, il bondit sur ses jambes et l’épée courte qu’il portait à la ceinture se matérialisa comme par enchantement dans sa main. Une seconde, peut-être moins… Le temps pour une feuille d’arbre de se détacher de sa branche, ou bien pour Grasse de tourner les oreilles dans sa direction, ou encore pour son cœur d’émettre un battement. Le temps poursuivit son court. La feuille tomba aux pieds de Gil, Grasse souffla bruyamment, le cœur de l’Envoleur continua de battre au même rythme. Non.
Un petit peu plus vite.

- Qui es-tu ?


__________________________________________

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Dernière édition par Giliwyn SangreLune le Mer 17 Oct 2012, 15:53, édité 1 fois
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Eloïse Droque
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MessageSujet: Re: Une journée (presque) ordinaire [PV Eloïse et Ellenya] - Abandonné   Jeu 26 Avr 2012, 21:09

    Une mouette passe au dessus d’Eloïse, frôlant ses cheveux relevés en chignon. La jeune femme, loin d’être surprise, lève des yeux curieux sur l’animal et le suit un instant. Elle abandonne sa contemplation quand son cou proteste, incapable de suivre plus longtemps le volatile. Poussant un léger soupir, Eloïse repose son regard sur l’océan qu’elle longe depuis maintenant deux jours entiers.

    Calme.
    Serein.

    Le temps a était clément durant tout son voyage vers le sud. Trois semaines de temps relativement stable. Trois jours de pluie. Quinze de soleil. Cinq mitigés. Beau bilan quand on prend en compte la saison. L’atmosphère s’est également nettement réchauffée par rapport au climat d’Al-Poll. Une chaleur plus présente. Plus accueillante. Et surtout moins timide.

    Une flamme s’allume dans son regard.

    Eloïse a toujours aimé la chaleur. Son corps, toujours glaciale, ne se réchauffe qu’en absorbant la chaleur ambiante qu’elle emmagasine. C’est comme si son sang circule mal dans son corps. Ne chauffe pas correctement chacun de ses membres. Certains en la touchant l’on prit pour un cadavre.

    Un cadavre ambulant.

    Cette image a toujours amusé la Marchombre. Un cadavre ambulant… Et puis quoi encore ? Le jour on l’avait surnommé ainsi, c’était un véritable sourire qui s’était accroché à ses rêves. Sans doute l’un des seuls de sa vie.

    Pur.
    Offert par un être cher.
    Presque aimé.

    A ce souvenir, Eloïse laisse échapper un soupir, son regard se voilant de tristesse.

    Et de plaisir lointain.

    Secouant doucement la tête, elle chasse ce doux souvenir et se penche sur l’encolure de Ptibuis, toujours en sa possession. Lui flattant l’encolure, elle lui glisse quelques mots et presque immédiatement, les oreilles de l’animal se relève, joyeux. La Marchombre se redresse lentement, une lueur nouvelle au creux des pupilles. Avec malice, elle fait claquer sa langue.

    Et Ptibuis part au galop.
    Libre.

    ~~~~~

    Le vent se met à souffler, réussissant à peine à ralentir le cheval et sa cavalière qui se dirige maintenant vers la forêt de Baraïl. Frontière naturel entre L’empire et le Pays Faël. Prochaine destination de la Marchombre.

    Une envie de longue date.

    Elle sait qu’elle risque de ne pas être accepter. Voir même chasser. De plus, leur langue lui est totalement inconnue. Mais qu’importe. Cela est loin d’arrêter sa curiosité naturelle. Voir même l’intensifier.

    Tirant légèrement sur les rênes et se penchant en arrière, Eloïse fait ralentir sa monture qui repasse au pas. Lentement, la Marchombre et sa monture se dirige vers la lisière de la forêt, un vent tranquille les poussant à présent vers l’avant.

    Le regard parcourant l’horizon, Eloïse se laisse guider par Ptibuis qui pénètre entre les arbres, serein. La plage laisse place au sol terreux de la forêt. L’horizon plat à un mur de végétation. Tout se modèle.

    Pour laisser place à la forêt de Baraïl.

    Sans la moindre trace de méfiance, la jument s’enfonce entre les arbres, cherchant d’un œil vide une parcelle d’herbe fraiche à se mettre sous la dent. Sans vraiment faire attention à sa monture, Eloïse laisse son regard dériver librement.

    Aléatoirement.

    Quand Ptibuis se stoppe pour commencer son repas, la Marchombre descend souplement de sa selle et s’étire à l’aide de quelques exercices pour remettre son corps d’aplomb avec de nombreuses heures de voyage. Elle fini ensuite par retirer l’équipement du dos de l’animal pour lui laisser plus de liberté. Déposant ça dans un coin, elle lui glisse à l’oreille de rester tranquille et s’enfonce un peu plus profondément dans les bois.

    Une voix attire son attention.

    Proche.
    Masculine.

    Intriguée, la Marchombre se fait plus discrète et se glisse dans le temps de la forêt.

    Harmonie.

    Elle devient l’un de ses membres. Ne fait qu’un avec son souffle. Avec ses mouvements.

    Harmonie.

    Elle se glisse dans le temps de la forêt. L’acceptant. Le comprenant. Et y entre. Entière.

    Un homme se révèle à elle. Grand. Mince. Des cheveux noirs encadrent son visage. C’est tout ce qu’elle arrive à distinguer. L’inconnu, allongé sur le sol, se situe à plusieurs mètres d’elle, en compagnie d’une monture.

    Comme elle.

    Penchant légèrement la tête sur le côté, Eloïse observe le jeune homme avec attention et curiosité, laissant le temps de la forêt filer entres ses doigts ouverts.

    Elle n’a pas peur.
    Sereine.
    Inconsciente ?

    - Me regarde pas comme ça.

    Surprise.

    Les sourcils se la Marchombre se froncent légèrement. Reculant avec douceur, elle ne quitte pas les yeux l’inconnu. Et ce qu’elle voit ne la déçoit en rien. Le jeune homme vient de se relever et se met en position d’attaque, une épée courte étant apparu au creux de sa main.

    Intéressant…

    La vitesse d’exécution frôle l’irréelle. Pour une personne normale. Pour Eloïse, cela frôle la perfection. Pour un Marchombre.

    Ou un mercenaire.


    - Qui es-tu ?

    Intriguée plus qu’effrayée, Eloïse se redresse et s’avance avec sérénité, sans vraiment prendre conscience de la dangerosité de son geste. Pour elle, c’est juste normal.

    C’est à ce moment que Ptibuis, peu désireux de rester tranquille, choisit pour arriver derrière son épaule, mâchant nonchalamment une touffe d’herbe. Passant son museau par-dessus l’épaule de sa maîtresse, il pose son regard lumineux sur la monture de l’inconnu.

    Pas méfiant pour un sous.

    Eloïse penche légèrement al tête sur le côté, peu désireuse de répondre à une question sous la pseudo-menace d’une lame. Lançant un regarde peu aimable à l’inconnu, elle essaie de faire passer son hostilité pour cette accueil.

    Puis laisse dériver ses yeux sur un écureuil grimpant sur un arbre derrière lui.

    Pas méfiante pour un sous non plus.
    Beau duo…

__________________________________________


Merci à Alexanor et à Papi.
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MessageSujet: Re: Une journée (presque) ordinaire [PV Eloïse et Ellenya] - Abandonné   Lun 30 Avr 2012, 16:04

Ellenya fit ralentir sa monture tandis que la fameuse forêt de Barail commençait à se dessiner à l'horizon. La forêt de Barail. De grands arbres, une vaste étendue de verdure, des animaux à l'affut... Elle n'avait encore jamais visité cet endroit, il semblait intéressant de faire un court voyage pour découvrir un peu. En plus, il ne lui faisait pas faire un grand détour. Son voyage n'allait cependant pas être très long. Mais elle appréciait cependant cette escapade, aussi courte soit-elle, sans oublier le temps qui avait été favorable. C'était d'ailleurs une belle journée, vraiment. Le soleil s'étendait dans le ciel et les quelques nuages qui se rassemblaient donnaient au tout un peu plus d'harmonie.

Ellenya soupira en souriant et flata l'encolure de sa monture. Encore une bonne demie-heure et, à priori, elle y serait. Elle pouvait déjà apercevoir la lisière de la forêt, et ses grands arbres majestueux. Si hauts, leurs branches si élancés. Ils donnaient envie d'aller tout au sommet pour admirer la splendide vue, encore et encore. Un petit sourire se dessina sur les lèvres de la jeune fille.

Elan.

Elle donna un très léger coup de pied et se pencha en avant. Prête. Le cheval secoua la tête et prit de l'allure. Il avait compris. Ellenya se mit en position tandis que l'équidé accélérait. Toujours plus. Quand il fut au galop, Ellenya se redressa, sans pour autant se déconcentrer et perdre les moyens de sécurité ou d'équilibre. Ce n'est que quand elle fut en pleine et totale confiance qu'elle lacha la bride. Pour tendre et écarter les bras. Un grand sourire vint se nicher au coin de la bouche de la cavalière. Elle ferma les yeux, puis les rouvrit doucement, pour constater qu'elle arriverait bientôt à la lisière de la forêt. Elle avait l'impression que celle-ci l'accueillait bras ouverts. Elle secoua lentement la tête avec un petit sourire. C'était sans doute idiot, mais ça prouvait bien qu'Ellenya se sentait un peu plus heureuse. Elle resta encore quelques secondes dans cette position, ouverte au monde.

Libre.

Le vent frolait son visage, la forêt murmurait à ses oreilles et le cheval filait, lui aussi prit d'un élan de liberté, dans un certain sens. De longues mèches de cheveux venaient danser autour de son visage, qu'Ellenya s'efforçait de dégager pour mieux voir, mais le vent faisait des siennes. Il soufflait à ses oreilles tel, presque, un torrent, à cause de la vitesse. Ellenya aimait la vitesse, comme elle aimait ces moments à sensation tel qu'un vol ou encore une chevauchée au galop, à pleine vitesse. C'était aussi à ces moments qu'elle se sentait vraiment libre. Ce n'était pourtant que des "moments", mais ils constituaient sa Voie et ses expériences, nouvelles ou pas. Car il y avait toujours quelque chose d'autre à découvrir. Quelque chose qui nous était passé sous le nez, quelque chose dont on n'avait pas fait attention, mais qui est en fait important. Essentiel. Ou du moins utile. Comme un puzzle. On essaye de trouver les morceaux, et plus on est avancés, plus il y en a. Mais le puzzle n'est jamais rempli complètement. Non, le puzzle est infini. Et c'est quand on place une pièce qu'on a si longtemps cherché, à laquelle on s'est évertué à trouvé la place. C'est à ce moment là que vient la véritable découverte. Le véritable bohneur.

Ellenya reprit la bride de l'équidé en main et se pencha. Elle fit ralentir celui-ci pendant qu'ils arrivaient, presque, à la lisière de la forêt. Le cheval passa au pas et elle observa alors la forêt. De loin, les arbres étaient déjà grands, mais de près, ils étaient plus surprenant, plus remarquable. Réels. Leur branches s'étendaient majestuesement comme si elles voulaient atteindre le ciel.

Ellenya voulait continuer son chemin quand un détail interpela son regard. Vu leur silhouette, il s'agissait d'une femme et d'un homme, bien qu'Ellenya ne fut pas tros loin pour tout distinguer. Elle haussa les épaules. Ce devait être un couple. Elle s'approcha légèrement. Ils avaient plutôt l'air d'être inconnus l'un de l'autre, et n'avaient pas du tout les habitudes d'un couple. Elle décida d'aller voir d'un peu plus près, et descendit de sa monture pour ensuite l'attacher à une branche par son harnais. Elle n'allait pas la trainer jusqu'à là-bas, surtout qu'elle n'avait sûrement pas l'intention d'y rester longtemps. Quoi que, on ne sait pas ce que le destin nous réserve...

Elle s'approcha donc des deux individus, tranquillement. Au fur à mesure qu'elle avançait, elle apercevait mieux les deux jeunes inconnus. L'homme, possédant un cheval qui se tenait près de lui, se montrait grand et svelte mais plutôt musclé et des mèches noires entouraient son visage. Un cheval se tenait également derrière la femme, dont la chevelure brune et légèrement bouclée retombait en cascade sur son dos. C'est quand Ellenya fut assez près que l'évidence se montra à elle. Deux personnes. Complètement opposés. La jeune apprentie ne savait pas comment elle en déduisait celà, mais le fait sautait aux yeux. Quoi de plus opposés que... Elle secoua la tête. Ce n'était sûrement pas ce qu'elle supposait... C'est alors que l'homme assis au sol dégaina sa courte épée. Rapide. Une rapidité qui frolait la perfection. Un détail qui ne passa pas inaperçu pour Ellenya. Etait-il possible pour un homme normal d'être précis à ce point ?

- Qui es-tu ?

Elle tournait le regard entre l'homme et la femme. Complètement différents. Si différent qu'Ellenya remit son hypothèse. La rapidité de cette homme, la confiance de cette femme...

Marchombre.
Mercenaire.

Ellenya recula juste d'un pas, n'ayant pourtant pas peur. Elle n'était pas méfiante à vrai dire. Elle avait appris à ne plus avoir peur pour... Un mercenaire ? C'était quand même un danger. Le danger. Et s'exposer au danger était-il-raisonnable... Ellenya s'en moqua. Pour l'instant, il n'y avait pas de risques. Si les choses dégénéraient, alors elle aurait raison d'être méfiante. Mais là, elle observait. Et ce qu'elle observait l'intéressait. Du moins captivait son attention. Et elle ne partirait pas. Du moins pas pour l'instant...
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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Une journée (presque) ordinaire [PV Eloïse et Ellenya] - Abandonné   Sam 12 Mai 2012, 13:43

Un gamin dégingandé.
Un homme silencieux.
Etrange collaboration entre deux êtres si différents qu’ils avaient fini par en devenir plus proche que quiconque.

Un apprenti en colère.
Un maître impassible.
Echange à sens unique – du moins, en apparences. Pouvait-il y avoir d’échange plus improbable que celui-ci ?

Voilà bien des heures que le gamin s’évertuait à tirer les vers du nez à son compagnon de route. Il n’était pas bavard et les efforts que lui coûtait sa curiosité restaient vains : il n’obtenait aucune réponse. Rien, hormis ce regard prodigieusement agaçant – un regard à la fois moqueur et navré que l’homme posait sur lui chaque fois que le gamin faisait mine de s’emporter. Il y avait de l’électricité dans ses yeux, et aussi dans l’air.

- C’est minable.
- …
- Tellement minable que je ne sais même pas pourquoi je perds mon temps avec ces conneries.
- …
- Pourquoi s’obstiner à me cacher notre destination ?
- …
- C’est minable, Seren. Vraiment minable.
- …


Gil soupira. Il ne comprenait pas. Ne voulait pas comprendre… Après tout ce temps, voyager était devenu une habitude entre eux. De cette habitude était née une confiance dont ils ne parlaient jamais, mais qui avait fait sauter le moindre tabou ; Gil savait que Seren aimait les hommes et Seren savait que Gil avait tué son père. Donnant, donnant. Tu parles, je parle ; voilà ce à quoi Gil s’était habitué au fil des jours, des semaines. Des mois.

- Avant, tu m’écoutais quand je…
- Non.
- Quoi, non ?
- Non.
- Ah, je vois… Maintenant tu vas dire non à chacune de mes questions. Génial !
- Non.
- Si.

Pour la première fois depuis des heures, un soupçon de sourire effleura les lèvres de Seren.

- Je ne t’écoutais pas, stupide apprenti, je t’entendais. Là, maintenant, tout de suite, je t’entends. Je n’écoutes pas tes pleurnichements parce qu’ils ne m’intéressent pas mais je t’entends. Et je n’ai pas besoin de parler pour le faire. Au contraire, me taire m’aide à mieux… entendre.
- C’est une plaisanterie ?
- Non.
- Et donc, tu ne vas pas répondre à ma question ?
- Non.
- C’est minable !
- Tu pleurniches encore, stupide apprenti…





Pas si stupide que ça, songea Gil en détaillant l’intrus qui avait osé le déranger pendant sa sieste. Il avait posé une question qui n’avait obtenu aucune réponse mais il savait que, malgré tout, elle avait été entendue. Le silence était sa réponse, il devait s’en contenter. Alors il détailla son intrus et immédiatement, il comprit que sa lame était inutile. Relâchant la tension de ses muscles, il se redressa et rengaina son arme, sans pour autant se départir de sa méfiance ; il tenait pour acquis qu’une femme est plus futée qu’un homme et il ne tenait pas à se laisser prendre au piège encore une fois. Celle qui se trouvait devant lui était grande et mince, presque frêle – mais le fin dessin des muscles qui couraient sous sa peau mettaient au défi quiconque oserait se fier à ce détail. Frêle, peut-être ; faible, sûrement pas. Enfer, ce pays regorge d’Amazones !

Il n’avait jamais rencontré autant de ces femmes fatales qu’en un an d’errance du nord jusqu’au sud. Miss, Swif, Nee, Naïs… Toutes lui avaient démontré qu’elles le surpassaient dans bien des domaines et qu’il était à leur merci. Il l’avait accepté de bonne grâce, persuadé qu’il valait mieux s’en faire des amies plutôt que des ennemies. Ça avait très bien fonctionné… sauf avec Anee. Gil cilla. Il avait cessé de se demander pourquoi l’image de l’Envoleuse s’imposait à lui chaque fois qu’il posait les yeux sur une femme. Celle-ci ne ressemblait en rien à Nee. Elle était plus grande, plus aérienne, plus commune ; ses yeux étaient verts et non bleus, et dans leur étrange miroitement se reflétait une tristesse qu’il n’y avait pas dans les yeux d’Anee. Elle était rêveuse, l’Envoleuse ne se fiait qu’à la réalité. Un monde séparait les deux femmes. Alors pourquoi pensait-il à Anee ?

La jeune femme n’avait toujours pas dit un mot et Gil soupira. Il n’était pas le plus grand des bavards non plus mais il s’attendait à s’ennuyer ferme avec elle. Même sa jument, dont la tête venait de se poser avec tendresse et curiosité sur l’épaule de sa cavalière, semblait plus amusante… Mais il fallait croire que cette journée n’avait pas fini de le surprendre. Alors que Gil s’apprêtait à rejoindre Grasse pour lui mettre enfin la main dessus et reprendre sa route, un mouvement derrière miss Silence attira son attention. Haussant un sourcil étonné, il découvrit une seconde intruse ; s’était-il trompé au sujet de Barail ? La forêt était-elle aussi peu fréquentée qu’on le disait ? Il commençait sérieusement à en douter – et à regretter de s’être arrêté le temps que Grasse ait fini ses caprices. Une femme, passe encore, surtout si elle ne dit rien et se contente de l’observer distraitement. Mais deux…

Gil ne posa pas de question, cette fois. L’intruse numéro deux se faisait toute petite pour ne pas attirer leur attention mais c’était franchement raté, et ce n’est pas par discrétion ou par politesse qu’il ne dénonça pas sa présence. C’était inutile, miss Silence aussi l’avait entendue. Comment passer à côté d’un pareil boucan ? Gil failli sourire en songeant à Kaünis. Son apprentie n’aurait sans doute pas fait moins de bruit, mais il était à peu près certain qu’elle aurait mieux su dissimuler sa présence. Intruse numéro deux se trouvait derrière des fourrés qui trahissaient sa silhouette et une de ses bottes était clairement visible. L’Envoleur cligna doucement des yeux. D’elle, il ne craignait rien, mais de la femme qui se tenait devant lui ? Reportant son attention sur elle, il décida de la pousser à réagir. Tant qu’elle ne le faisait pas, il ne pouvait pas jauger ses capacités. Et il n’avait aucune envie d’attendre que l’une ou l’autre de ces deux demoiselles sorte de sa cachette/rêverie ; il avait de la route, et il voulait être seul ! Est-ce vraiment trop demander ?

Tu pleurniches encore, stupide apprenti…

Gil ne prit même pas la peine d’envoyer paître le souvenir de son maître. Mains ouvertes, prêtes à tirer des aiguilles en cas de pépin, il se déplaça lentement vers la gauche. Un pas, deux pas… trois pas. Trois pas vers la gauche, tout en réduisant imperceptiblement la distance qui le séparai de miss Silence. Ce faisait, il ne l’avait pas quittée des yeux, attendant une réaction, un mouvement, un geste, une parole – autant d’indices qui pouvaient lui servir. Sa démarche n’avait rien de menaçant mais en se rapprochant d’elle, il s’introduisait dans son espace – cet espace si précieux dont tout guerrier qui se respecte a besoin. Une fois l’espace envahit, il n’y a que deux solutions possibles : accepter l’invasion ou la repousser.

Miss Silence ne disait toujours rien. Allait-elle l’accepter ou bien le repousser ?
Gil était parfaitement décontracté.
Il était prêt à chacune de ces éventualités.



['scusez le retard mes belles, j'avais pas vu la réponse d'Ellenya ! Minable, n'est-ce pas ? ^^]

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MessageSujet: Re: Une journée (presque) ordinaire [PV Eloïse et Ellenya] - Abandonné   Jeu 05 Juil 2012, 22:36

    L’animal grimpe avec une étonnante souplesse sur l’écorce rugueuse d’un vieux chêne, ses pattes tournées vers l’extérieur. Son pelage orangé capte un instant un rayon de soleil, la rendant plus brillante que jamais. Puis l’écureuil disparait dans le feuillage déployé de l’arbre, ne laissant derrière lui que quelques branches encore tremblantes.

    Magnifique…

    Alors qu’Eloïse contemple toujours l’endroit où le petit animal vient de disparaitre, l’inconnu la menaçant de ses lames étant totalement sortit de son esprit, un bruit sur sa droite attira son attention.

    Non pas qu’un bruit.
    Un véritable boucan.

    Tournant la tête, elle pose son regard sur la nouvelle venue. Cette dernière était encore dissimulée par quelques fourrés. Elle ne semblait pas vouloir totalement se cacher. Ni même totalement s’exposer. Etrange position… Celle de spectatrice.

    Penchant légèrement la tête sur le côté, je la détaille. Elle est jeune. Bien plus que moi, peut-être un peu moi si on la compare à ce jeune inconnu. Ses cheveux, d’un châtain clair virant vers le blond, tombe le long de ses épaules. Plutôt banale, elle est relativement fine et élancé. A côté d’elle se trouve un autre cheval.

    Trois chevaux.
    Trois maîtres.

    Trois, à oui c’est vrai… Comme se rappelant soudain l’existence d’une trière personnes, Eloïse reporte son attention sur le jeune homme qui la menaçait quelques minutes plus tôt de ses lames. Elle constate presque avec satisfaction qu’il les a rengainé. Voila qui est plus approprié pour établir le contact. Enfin… Si seulement la Marchombre en a envie. Ce qui n’est pas vraiment le cas pour le moment.

    Tranquillement, Eloïse laisse glisser son regard sur lui, comme il le fait sur elle, comme pour en deviner ses capacités. Elle finie par planter son regard vert dans celui vairon de l’inconnu. Cette particularité l’attire. L’intrigue même. Les yeux brillant de curiosité, Eloïse le fixe un long moment, tentant de s’imprégner de cette différence si étrange.

    Au fond d’elle, elle apprécie déjà cette particularité. Quand au personnage, elle n’a pas d’opinion. Seuls ses yeux l’intéressent. Pour le moment.

    C’est alors qu’une lueur d’agacement traversa son regard. Furtive. Rapide. Illusion ? Possible… En tout cas cela déclencha chez lui un mouvement. Se déplaçant lentement sur sa gauche, il se rapproche de la Marchombre. Imperceptiblement. Paume ouverte. Détail ou geste sans importance ? Eloïse le grave dans son esprit.

    Avant de le laisser filer.
    Après tout…

    L’inconnu fait un pas en avant. Puis un second. Eloïse, elle, ne bouge pas d’un poil, se contentant de le regarder, une lueur de curiosité grandissant dans son regard. A quoi rime son manège. S’approcher d’elle et ensuite ? Souhait-il ouvrir les hostilités ? La tester ? Dans quel but ?

    Vraiment étrange ce jeune homme…

    Le laissant faire son manège, elle reporte son attention sur la seconde inconnue, non sans garder à l’œil le jeune homme. Elle n’a toujours pas bougé, se contentant de nous regarder bêtement. Lui lançant un regard étonné, Eloïse, l’invite à s’avancer. Rester dans son coin n’a pas de sens. Surtout qu’elle est incapable de rester discrète…

    La Marchombre sent alors son espace réduire autour d’elle, comme envahis par un corps étranger. Reportant vivement son regard sur l’inconnu, elle le voit se rapprocher lentement, grattant chaque secondes un peu plus de terrain. Cela a-t-il vraiment du sens ? Eloïse se force cependant à ne pas bouger, refusant de répondre à cette provocation ouverte.

    Entre une gamine spectatrice et un envahisseur, la voila bien avancé. Elle se met presque à regretter sa tranquillité.

    Tien, un aigle. Etrange d’en voir un ici…


[Désolée du gros gros retard et de la qualité pitoyable de ce post --']

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Merci à Alexanor et à Papi.
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