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 Des miroitements pourpres, comme un reflet du passé [Kaünis] [abandonné]

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Papillon Til'Maavon
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MessageSujet: Des miroitements pourpres, comme un reflet du passé [Kaünis] [abandonné]   Dim 20 Mai 2012, 23:19

Je me retournai sur ma couchette.
Ce n'est pas le soleil qui me fit sortir du sommeil agité où je venais de sombrer, pas plus que les sifflements du vent encore frais de ce début de printemps contre les volets pourrissants de... De quoi ? Où suis-je ? J'ouvris un œil, pour le refermer aussitôt. Mes paupières encore coagulées refusaient de s'ouvrir, alors même qu'il n'y avait pas de lumière. Mais qu'est ce que je faisais ici ? Et où était-ce, ici ?

Une odeur de moisit parvins jusqu'à mes narines.
Hmm... ça n'était pas l'odeur du Domaine, ça non, le Domaine avait sa propre odeur de... J'ouvris tout à fait mes yeux dans le noir, et les souvenirs ressurgirent d'un coup : mon voyage avec Lumière Noire, mon arrivée de nuit, l'odeur de l'eau toute proche que, épuisée par mon voyage, je n'avais eut le courage d'aller voir en arrivant.

Et la raison de ce voyage.
Qui était tout simplement que je n'avais jamais vu le Lac Chen.
Elya m'en avait parlé il y a quelques semaines, et que je voulais absolument aller le voir, puisqu'elle me l'avait décrit comme étant une sorte de mer... et que comme tout le monde le sait, surtout elle –ma camarade de cour–, j'adorais l'océan, et l'idée qu'il y ait dans l'Empire une mer que je n'ai pas encore vue suffit à exciter mon imagination et à me faire voyager.
Juste pour ça, oui ; et alors ?

Je me levai en me frottant les paupières.
Comme ce parquet est dur, froid, grinçant... mes pieds nus esquissèrent quelques pas dessus après que je me soit extirpée de la couchette miteuse sur laquelle j'ai passé la nuit. La chambre au mobilier spartiate tangua un peu autour de moi avant de se stabiliser tant bien que mal. Je me dirigeai à pas lents vers l'espèce de tablette minuscule accrochée au mur où trônait une petite cuve pleine d'eau...

Un coup d’œil à la couleur de l'eau suffit pour me faire grimacer.
La prochaine fois, je prendrais une auberge qui ait au moins le sens de la propreté, de l'hygiène et du service ! Je suis presque certaine que Lumière Noire a passé une meilleure nuit que moi ! Je me détournai en réprimant un haut-le-cœur avant de me diriger vers mes vêtements, posés sur une chaise non loin de là –vu la grandeur de la chambre, de toutes façons...– et les enfilait rapidement, accrochant mes armes avec soin et considération –une considération que beaucoup auraient trouvé ridicule, à commencer par Dolce, mais tant pis, c'était une de mes habitudes et même lui ne la changerait pas.

Toutes mes armes sauf une.
Je glissai dans un petit sachet à ma ceinture la minuscule lame qui agrémentait habituellement ma tresse. Pourquoi ? Parce que je ne suis jamais allé voir une mer ou un océan les cheveux attachés, parce que sentir le vent du large dans mes cheveux libérés est un plaisir que même la possibilité de faire de mauvaises rencontres ne suffit pas à mettre en doute. Un sourire éclaira mon visage, juste pour le plaisir de m'étirer ce dernier, avant d'étirer le reste de mon corps en imitant un chat.

Je passai rapidement mes doigts dans ma tignasse rousse et emmêlée pour essayer de les démêler un peu, mais je savais que c'est peine perdue, et me contentai de les rendre plus ou moins présentables avant de prendre le reste de mes affaires, de les fourrer dans le sac, informe, que je prenais pour voyager, et de passer ce dernier en bandoulière avant de sortir de cette piaule miteuse qui respirait le moisi.

¤

Je fermai un instant les yeux.
Le vent dans mes cheveux était plus doux que je ne l'aurais cru en l'entendant cogner contre les volets de la chambre de l'auberge, et il avait cette odeur propre aux grandes étendues d'eau... bien qu'il ne porte pas d'iode, cette fois –tiens, Elya a oublié de me préciser que cette mer n'est pas salée... peut être est-ce pour cela qu'on l'appelle "lac" et pas "mer"...–, je secouais la tête. Pas la peine d'une odeur d'iode pour que je me sente chez moi. Je marchais sur le sentier qui partait du village et qui –je l'espérais, me mènerai jusqu'à une plage ou une crique, bref, le bord de l'eau.

Et c'est là que je l'aperçu.
Je venais de grimper jusqu'en haut d'une petite colline, que j'aurais assimilé à une dune si elle avait été faite de sable, mais, marchant sur de l'herbe, je n'avais pas fait le rapprochement... Jusqu'à ce que j'arrive en haut du moins. Je me laissai doucement glisser sur une motte d'herbe en bordure de chemin.

Pas un seul mot ne me venait à l'esprit.
Peu importe, je n'avais jamais été très douée avec les mots de toute manière.
Non, ce que je voyais était mille fois au-delà des mots.
C'est pour cela que je ne m'en servis pas.

Un soupir, très léger, fila entre mes lèvres.
Cela faisait longtemps... si longtemps que je n'avais pas pu contempler un semblable spectacle... l'Océan restait bien la seule chose de mon enfance que j'avais cru bon de garder. Le reste, à la poubelle, comme toute bonne envoleuse. Non, l'Océan n'était pas vraiment un symbole de Chaos. Et alors ? Cela ne m'empêchait pas de l'aimer et de l'adorer au même titre que ce dernier.

Je souris.
L'Océan n'était ni harmonieux ni Chaotique, il était lui-même, ni cruel ni bon, bien au-delà du bien ou du mal, et c'est cela que j'admirais. Cela et tous les étés que j'avais passé sur et dans son ventre, durant les fêtes d'après-moisson, avec mes frères, Celsio et Aaron... Aaron... Les yeux dans le vague, j'en étais là , assise sur le bord du chemin, à ruminer mon enfance, comme d'habitude en somme, quand un sixième sens un peu rouillé me fit revenir à la réalité.

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Dernière édition par Papillon Til'Maavon le Mar 29 Jan 2013, 21:13, édité 1 fois
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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Des miroitements pourpres, comme un reflet du passé [Kaünis] [abandonné]   Mer 18 Juil 2012, 11:58

Le Lac Chen.
Cela faisait deux fois en peu de temps qu'elle le rejoignait. Qu'elle le retrouvait. Elle n'était pas certaine de la cause de cela : après sa rencontre avec une certaine Ney et une autre jeune fille au visage à moitié brûlé, elle était pourtant repartie en direction du Domaine. Elle n'aimait pas spécialement la bâtisse de pierres et de rocs, mais elle s'y sentait presque chez elle maintenant. Elle avait simplement eu envie d'y retourner.

Mais à peine arrivée, elle avait été prise à la gorge par l'ambiance qui y régnait. Et comme en jetant un coup d'œil au panneau d'affichage elle n'avait pas eu de nouvelles de Gil, elle était tout simplement repartie sur les routes, empruntant encore une fois une monture au Domaine. Pour retourner au Lac Chen. Non pas qu'il lui ait manqué, mais elle devait bien avouer que se baigner dans ses eaux fraîches était particulièrement agréable. Sauf que dans les écuries, elle avait fait une rencontre… improbable.

* *

- Salut.

Kaünis sursauta légèrement.
Oh, bien sûr, elle avait entendu les pas dans les écuries, et puis Hurcul avait eu un mouvement particulier qui lui avait donné un indice sur cette présence. Elle s'attendait cependant à tout, sauf à ce que la personne en question lui parlât ! Se retournant vivement, le bouchon toujours à la main, elle planta son regard dans celui de l'intrus. Ou plutôt inconnu.
Fronçant les sourcils, elle finit par lui répondre de manière un peu agressive…

- Quoi ?!

Un sourire s'était dessiné sur le visage de son interlocuteur, et elle avait fini par le détailler. Pas spécialement grand – il devait à peine mesurer quelques centimètres de plus qu'elle – il avait un regard très foncé, sombre, virant vers un noir chaotique. Sa tignasse, brune, lui tombait légèrement dans les yeux, et il possédait un visage rond plutôt avenant, c'était un fait. Il devait avoir vingt-cinq ou vingt-six ans, mais pas plus.
Soudain, il eut un mouvement vers elle, un nouveau sourire éclairant son visage, faisant ressortir la blancheur de ses dents. D'office, elle recula d'un demi pas vers Hurcul, avant que son regard ne tombe sur la main du garçon, tendue vers elle. Fronçant encore une fois les sourcils, elle l'interrogea silencieusement… avant de voir une rose apparaître dans sa main.
Il se fendit dans une légère référence, avant de s'adresser à elle d'une voix chaude.

- Vous êtes très belle mademoiselle, et voici un présent pour honorer votre beauté…

Lui adressant un clin d'œil, il profita de sa surprise pour saisir sa main et déposer la rose sur sa paume. Elle finit par l'en ôter vivement, mais la fleur était entre ses doigts.

- Je m'appelle Fried, enchanté.

- Je…


Son sang ne fit cependant qu'un tour. Une personne qui sait dessiner. Dans les écuries du Domaine… Il ne pouvait être qu'un Mentaï ! Vu sa jeunesse, peut-être qu'en formation pour l'instant… Elle fit rouler la rose entre ses doigts. Dénuée d'épine, elle se rendit compte de sa beauté en la regardant plus longuement. Magnifique, elle scintillait d'un rouge profond, presque rubis. Ses lèvres s'entrouvrirent, et elle planta son regard dans celui du jeune homme.

- Kaünis Gil'Ozh. Contente de t'avoir rencontré.

Calculant immédiatement ses coups et ses paroles, Kaünis lui adressa un léger sourire avant de se tourner vers Hurcul pour finir son pansage. Mais du coin de l'œil, elle avait parfaitement vu l'effet qu'avait fait son nom sur le garçon : il en était resté ébahi quelques secondes. Soudain hésitant, elle le vit essayer de s'approcher, se reprendre, pour finalement prendre son courage à deux mains.

- Gil'Ozh ?

- C'est ça.


Elle lui adressa un sourire lumineux, avant de lui passer devant pour aller chercher le harnachement de sa monture. Lui, ne savait déjà plus quoi faire, mais une nouvelle lueur était née dans son regard…

* *

Kaünis arrêta Hurcul dans sa lancée alors que le Lac Chen entrait dans son champ de vision.
Une tâche rousse était arrêtée sur sa rive, mais cela n'empêcha pas la jeune fille de vouloir se baigner, pour éviter de penser. Parce que son esprit ne cessait de tournoyer, c'était un fait. Cette rencontre particulière avait éveillé en elle un espoir de pouvoir accomplir ce qu'elle souhaitait plus rapidement qu'elle ne l'avait pensé jusqu'alors.
Sauf que.
Sauf qu'elle voulait quand même continuer à s'améliorer, et devenir la meilleure Envoleuse. Elle aurait au moins besoin de ça pour garder un Mentaï sous sa coupe.

Dans tous les cas, elle se rendait compte qu'elle s'était grandement améliorée en équitation. Sautant à terre, elle enleva sa selle à sa monture, puis se déshabilla elle-même avant d'entrer dans l'eau, jetant un coup d'œil à la silhouette rousse un peu plus loin.
Silencieuse.







[ Désolé pour le temps de réponse ! Je crois qu'il n'y a rien d'autre à dire... Même si je n'avais pas très envie de RP.]

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MessageSujet: Re: Des miroitements pourpres, comme un reflet du passé [Kaünis] [abandonné]   Mer 08 Aoû 2012, 01:31

Les oiseaux riaient au-dessus de ma tête.
Riaient de quoi ? De qui ? De moi ? Je les aurait fait taire d'une flèche ou deux si leurs cris ne m'avaient rappelé celles d'autres oiseaux, des mouettes, plus loin dans ma mémoire, sur l'une des plages du grand océan du sud, ce souvenir entraînant d'autres souvenirs...

Le souvenir de l'océan.
Le souvenir de mes frères, de nos amis d'enfance.
Le souvenir de nos batailles, de nos jeux, de nos plans foireux et de nos bousculades.
Trop... de souvenirs... trop lointains pour être indolores... Seulement, les souvenirs appelaient les souvenirs, et c'est une autre journée sur la plage qui me revint en mémoire.

¤

Ma respiration est devenue douloureuse, saccadée, meurtrie.
Meurtrie dans mon cœur et dans mon âme, meurtrie comme jamais je ne l'ai été. Meurtrie, non pas par ses paroles, mais par ce que mon frère pense et sous-entend.
Que je suis dans l'erreur.

Mon frère fait un pas. Un pas en avant.
Dans son regard, je vois qu'il va frapper. J'ouvre de grands yeux, mais n'arrive pas à esquisser ne serait-ce qu'un geste pour me protéger. Soudain, la fille-oiseau nous dépasse sans nous regarder, les yeux rivés sur le large. Mon attention se reporte aussitôt sur Aaron... mais la tension est rompue, et son poing s'est baissé.

Il arrive à ma hauteur, je déglutie.
Il lève le bras, et je me tend. Mais il pose sa main sur mon épaule. Son geste a tant de douceur que j'ai envie de serrer Aaron contre moi, d'enfouir mon visage dans son cou, et de pleurer, de m'épancher tant et si bien que je m'endormirais.

–Où que tu décides d'aller, quoique tu fasses.. si un jour... tu ne crois plus en ta Voie, souviens-toi qu'une personne te pardonnera toujours si tu souhaites revenir.

¤

J'ouvre les yeux en grand.
Zut, j'ai dû m'assoupir... qu'est-ce que je fais là ?
Il me faut un moment pour me souvenir de la manière dont je suis arrivée là, de l'arrivée de nuit, de l'auberge, de l'immense lac... Je repense à ce rêve, ou plutôt à cette réminiscence. Je ferme les yeux et la scène repasse devant eux comme si elle venait juste de se dérouler.
Alors que c'était il y a deux ans.

Comment a-t-il pu me promettre cela ?
Certes, c'est mon grand frère, certes, il est adorable, gentil... trop, même.
Cela m'énerve. Pourquoi n'ai-je pas frappé la première, cette fois-là ? Pourquoi n'ai-je pas défendu ma vie ? Il m'aurait frappé si Dewën, sa camarade, n'avait pas été là. Alors pourquoi ne m'étais-je pas défendue ? J'avais juste... fermé les yeux. Mon visage se tord en une grimace écœurée.

Je suis une lâche.
Je l'étais du moins, cette fois-là.
Et aujourd'hui... peut être.
Je ne sais pas.

Je ne sais plus.

¤

Soudain, un bruit derrière moi.
Encore somnolente, je tendis l'oreille et reconnu un bruit de pas.
Aucun intérêt. Je ne bougeai pas d'un poil. Certes, le lac Chen, que j'avais prit pour un océan, était si beau que je ne pouvais pas en détacher le regard, mais c'était surtout que je n'avais pas l'intention de montrer que je me souciais de qui que ce soit venant troubler ma quiétude. Et ma solitude. Si jamais il venait à entrer dans mon champ de vision et gâcher la vue, je...

Un choc.
Sur mon épaule. Si fort que je manque de basculer en avant.
Je retins ma chute en dépliant les jambes juste une demi-seconde avant de tomber de la pierre sur laquelle j'étais assise presque à même le sol. La silhouette qui vient de me cogner, certainement avec son genou, ne prend même pas la peine de se retourner, comme si elle ne s'était aperçue de rien. Je me lève d'un bond, furibonde.

–Eh ! ça va pas non ? Tu peux pas regarder où tu vas ?

Je la regardais avec colère.
Elle était belle. Et sombre. Mais je n'en avais rien à faire.
Qui qu'elle soit, qui qu'elle ai été, qui qu'elle soit appelée à devenir, cette petite garce allait voir ce qu'il en coûte de se frotter à une apprentie envoleuse. Son avenir venait de prendre une tournure funeste. Il s'arrêtait ici et maintenant.



[Désolée, j'ai légèrement agit à ta place. Rien qui ne puisse être corrigé si tu le souhaites.]

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Des miroitements pourpres, comme un reflet du passé [Kaünis] [abandonné]   Jeu 16 Aoû 2012, 15:59

[ Pas de soucis ! ^^ ]




Perdue dans ses pensées, Kaünis, si elle avait repéré la fille rousse, ne regardait pas vraiment où elle allait. C'est donc avec surprise qu'elle sentit soudain un truc qu'elle percuta de son genou. Bondissant en arrière, elle n'eut même pas le temps de s'excuser que déjà la fille se levait et l'agressait d'une voix acerbe.

–Eh ! ça va pas non ? Tu peux pas regarder où tu vas ?

Kaünis fixa la fille quelques secondes. Mais qu'est-ce qu'ils avaient, tous, à se sentir agressés pour rien ? Cette fille l'énervait déjà, mais elle hésitait à la conduite à tenir : la provoquer ? L'ignorer ? Elle ne savait pas trop quoi faire, aussi décida-t-elle de prendre l'attitude qu'elle aurait eue naturellement, sans se poser trop de questions. Après tout, il fallait qu'elle pensât un peu moins, c'était Gil qui le lui avait dit. Elle anticipait trop.

Haussant les épaules, elle ne répondit donc pas à la rousse, qui fulminait toute seule. Seul un haussement d'épaules vint montrer qu'elle l'avait entendue, bien qu'elle gardât un brin de méfiance en la contenant dans son champ de vision. Elle avait envie de se baigner, elle avait le droit, non ? Comme elle avait le droit de ne pas regarder où elle allait – même si elle aurait dû faire attention – l'autre avait aussi le droit de ne pas l'agresser. Ou de l'agresser. Enfin, elle s'en fichait un peu de cette fille, là tout de suite.

Elle devait néanmoins faire attention. Elle ne savait pas qui elle était. Elle ne devait pas la sous-estimer. Il fallait bien avouer que son visage lui disait quelque chose, et puis des cheveux d'un roux aussi flamboyant, cela ne s'oubliait pas. Elle lui faisait un peu penser à Elya, l'apprentie qu'elle avait croisée lors de son arrivée au Domaine. Ou plutôt, l'apprentie qui l'avait conduite au Domaine, alors qu'elle cherchait son chemin sur les sentiers d'Ombreuse.

Depuis qu'elle était arrivée au Domaine, pas mal de choses avaient changé dans sa vie.
Déjà, sa vision des choses. Même si elle n'avait pas non plus changé du tout au tout, elle avait évolué. Et puis, avec un Maître comme Gil, il faut vite réviser ses priorités… Parce que ce n'était pas lui qui allait le faire. Son père l'avait prévenue, certes, mais quand même, elle ne s'attendait pas à ce que cela fût à ce point. Bon, de toute façon, elle n'avait pas choisi son Maître, et puis finalement lors du dernier cours, il s'était avéré qu'il avait pas mal pris sur lui pour devenir le "mentor idéal" tel qu'elle l'avait dépeint pour elle. Bon, ce n'était pas cela, mais elle ne voulait pas non plus dénaturer Gil. Après tout, il était humain, et puis chassez le naturel et il revient au galop…
Elle avait appris à mieux tirer à l'arc, même si elle était plutôt bonne à cela même avant d'être avec Gil. De même pour le tir de poignard. Après, se battre, ce n'était pas encore ça, elle réfléchissait trop. Mais elle avait réussi à l'attraper, cette fichue clochette ! Alors, c'était qu'elle n'était pas si mauvaise que cela. Même si ce n'était pas réellement une situation "réelle".

Elle finit par se décider de répondre à la fille agressive.
Enfin, répondre…

- Moi je vais presque bien, mais toi, tu n'as pas l'air d'aller. Je n'ai pas fait exprès.

Elle croyait vraiment lui faire peur avec son regard fulminant, là ?

- Tu me rappelles quelqu'un. On ne s'est pas déjà croisées ?

Kaünis ne baissa pas le regard.
Elle abordait la fille avec une voix plutôt calme, mais assez sèche, tout simplement parce qu'elle était agacée d'avoir été accostée de cette manière. Elle ne l'avait pas fait exprès, et cela tenait lieu d'excuses pour elle.

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MessageSujet: Re: Des miroitements pourpres, comme un reflet du passé [Kaünis] [abandonné]   Mer 26 Déc 2012, 22:23

[désolée du gros retard ! j'ai eut une tonne de travail, et plein de rps... "prioritaires".. =s du coup, je vais essayer de me rattraper en mettant un peu d'action x3]


Elle m'ignore ! Je rêve ou cette fille se croit tout permis !
Si il y a bien quelque chose que je ne supporte pas, ou plus, c'est qu'on m'ignore et qu'on me sous-estime. Il y a deux ans, je me serais excusée de m'être emportée. Il y a deux ans j'aurais certainement voulu faire connaissance avec cette fille. Il y a deux ans, j'aurais encore été la gentille petite papillon qui aurait proposé à cette jeune fille d'oublier cela et d'aller nager. Il y a deux ans.

J'ai changé.
Quoi qu'on en dise ou pense.
Et que ce changement soit en bien ou en mal.
J'ai changé. Et je n'ai pas envie de "faire connaissance" avec quelqu'un qui m'ignore. Quelle que soit la finesse du pied qui m'a frappé. Mais alors que mes armes étaient prêtes à apparaître dans mes mains, elle finit par me regarder, et par répondre.

Un sourire mauvais se peint sur mon visage.
Elle va bien. C'est une bonne nouvelle. Elle n'aura que plus mal lorsque mes dagues lui... Je tique. Mes mains ne sont pas encore posées sur mes armes, pourtant que m'arrête, quoi que je fus en train de commencer à penser de faire. Déjà croisée ? Elle ? Moi ?

Je cligne des yeux.
Ou c'est une ruse ridicule pour me faire m'arrêter, ou..
Ou j'imagine que ça pourrait être vrai, et il n'y a pas trente-six solutions.
Soit mon village natal –et cette bouille d'ange, je m'en souviendrais–, soit... le Domaine. Je secouai ma tête. Et quand bien même ? Tuer quelqu'un du Domaine ne me dérangeait aucunement. Il faudrait juste prendre ça en compte quand je l'attaquerai, elle doit avoir un style proche du mien. Non, pas quand je l'attaquerai...

..mais maintenant.
Mes lames apparaissent dans mes mains en une fraction de seconde.
Et la fraction de seconde plus tard, je la passe à me jeter sur elle, un sourire sadique sur les lèvres. Encore deux mètres et cette petite ingénue malpolie allait voir ce qu'il en coûtait de...

Choc.
Éclair roux.
J'hésite une seconde à utiliser le tranchant de mes lames.
Puis je les retourne pour utiliser le pommeau.
Mauvaise idée.

Cri.
Strident.
Qui me ferais presque mal au oreilles...
..mais qui me transperce le cœur. Je lâche immédiatement mes lames qui viennent se planter dans le sable rocailleux du chemin tandis que je tombe sur les genoux sans accorder la moindre importance aux cailloux qui rentrent dans ma chaire. Non. Non !! Non !...

Je prend le petit corps fragile dans mes mains.
Non... Je sens les larmes me monter aux yeux. Je... je n'ai tout de même pas pu faire cela... ? Je sens le petit cœur de l'écureuil battre sous mes doigts comme celui d'un oiseau, aussi rapide et aérien, mais sa respiration est sifflante, douloureuse... si j'avais les mains libres, je ne doute pas que je me serais infligée plusieurs coups de poignard pour la peine.

De même que si j'avais l'esprit libre de ce tourment, ne me serais-je certainement pas abaissée jusque là. Surtout devant cette jeune fille. Comme quoi le destin nous fait quelquefois emprunter de drôles de chemins...

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MessageSujet: Re: Des miroitements pourpres, comme un reflet du passé [Kaünis] [abandonné]   

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