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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 ~ Histoires au coin du feu ~

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Khamill Norwël
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MessageSujet: ~ Histoires au coin du feu ~   Lun 28 Mai 2012, 11:52

BIOGRAPHIE DE KHAMILL

~ SOMMAIRE ~



* Histoire de... Kio – Première partie  [Post 2]
* Histoire de... Lehm – Première partie  [Post 3]
* Post-it  [Post 4]
* Histoire de... Lehm – Deuxième partie  [Post 5]
* D'Al-Jeit aux Dentelles Vives...  [Post 6]


Dernière édition par Khamill Norwël le Dim 09 Mar 2014, 10:42, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ~ Histoires au coin du feu ~   Lun 28 Mai 2012, 12:05

Histoire de... Kio

Première partie


« Je suis né un jour de grand soleil, sur la plage. Ma sœur, Khamill, avait alors quatre ans. Elle n'était pas encore bien grande, oui, mais elle m’accueillit avec joie parmi notre petite famille. Elle ne ressentait pas de jalousie comme la plupart des enfants de cet âge, lorsqu'ils voient un nouveau venir. Enfin, je crois.

Khamill, elle a toujours été géniale avec moi. Bon, c'est vrai, on a eu quelques chamailleries, comme tous les frères et sœurs, mais ça ne faisait qu’accroître notre complicité et notre amour. Parce qu'on s'aimait, oui. Beaucoup, même. C'est pour ça qu'elle a été vraiment triste quand je l'ai quittée.... Enfin, j'aurais bien le temps d'en reparler plus tard.

Ma vie n'a pas été très palpitante, à côté de la sienne. Bah oui, je n'ai pas eu beaucoup le temps de vivre. Mais tous les jeux et les aventures que l'on partageait ensemble valaient bien plusieurs vies. Et pour cause : on s'inventait de nouveaux personnages chaque semaine. C'était comme si on avait plusieurs vies. N'allez pas croire que l'on faisait juste s'amuser : l'océan recèle tellement de trésors qu'on en apprenait un peu plus chaque jour. Et puis nos parents nous ont appris à lire et à écrire, et pleins d'autres choses. Mais ça nous plaisait, toujours...

Bon, c'était pas non plus la belle vie tous les jours, hein ! Et puis, sans soucis, ça aurait été bien trop monotone, même avec toute l'imagination qu'on avait... Pour donner un exemple, nos parents n'étaient pas très riches. Toutes les économies qu'ils avaient, ils les tenaient de leurs parents à eux, de ma mère, plus exactement. De Pap et Mam, quoi. Mes grands-parents. Tout ça, c'était parce qu'ils travaillaient pas vraiment.

Papa est un ancien marin. Je n'ai jamais vraiment compris avec qui il avait navigué avant de connaître maman, ni où, mais il nous a tellement raconté d'histoires sur ses voyages – à notre demande – que ça n'avait plus trop d'importance pour nous. D'ailleurs, ses histoires étaient souvent la source de nos jeux... Ses parents à lui, ils sont tous les deux morts avant notre naissance, à Khamill et moi. Son père était marin comme lui ; il est mort lors d'une tempête – mais je préfère imaginer que c'est un pirate qui l'a tué, pendant un abordage... – et sa femme s'est suicidé, parce qu'elle était trop triste...

Maman, elle, a vécu à Al-Jeit. Elle y a fait des études de Dessin, parce qu'elle avait un peu le Don ; ça la passionnait. Sauf qu'à cause de ses parents, elle n'a pas pu continuer longtemps, et a dû vendre de la nourriture et des babioles. Le Don s'est éteint peu à peu en elle. C'est pour ça qu'on n'a jamais vu Pap et Mam... D'ailleurs, je n'ai jamais compris pourquoi ils n'avaient pas voulu qu'elle fasse des études... Peut-être parce que comme ils en avaient pas fait, ils avaient peur que leur fille soit plus intelligente qu'eux... C'est idiot mais bon. J'aurais bien aimé les rencontrer, quand même... Peut-être que Kham aura cette chance, plus tard.

Quand ils se sont rencontrés, Papa a abandonné la mer, parce que Maman lui avait dit de choisir. Elle ne voulait pas d'un compagnon qui devait partir la moitié de l'année, elle ne voulait pas avoir sans cesse peur pour lui. Qu'il se noie, je veux dire. Ou qu'ils soit tué. Et, je vous assure, Papa a longtemps hésité. Il aimait tellement la mer... Heureusement, il aimait surtout tellement Maman qu'il l'a choisit, elle. Je dis heureusement, parce que, sinon, on ne serait pas là avec Kham... enfin, je veux dire, elle ne serait pas là. »





Dernière édition par Khamill Norwël le Lun 28 Mai 2012, 12:27, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ~ Histoires au coin du feu ~   Lun 28 Mai 2012, 12:11

Histoire de... Lehm

Première partie


« J'ai vécu pendant de nombreuses années dans les rues d'Al-Jeit. Orphelin depuis mes huit ans, je n'ai pas vraiment eu d'autres choix... Il y a bien un orphelinat dans la ville ; mais j'ai toujours refusé d''aller y vivre. Liberté et solitude plus que confort et prison ! Pendant deux ou trois semaines, les types de l'orphelinat ont essayé de m'attraper, puis ils ont laissé tomber. Après tout, qu'est-ce qu'ils en ont à foutre de laisser un gosse trainer dans les rues ? Un de moins, un de plus, on ne voit pas la différence... S'ils font ce boulot, c'est uniquement pour le fric ; jamais ils n'ont vraiment aimé un gamin de toute leur vie, ceux-là. Enfin bon, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre... Comme je l'ai dit plus haut, je préfère crever de faim et être libre plutôt que de dépendre de ces imbéciles et rester enfermé dans un bâtiment sale et gris.

Je me souviens très bien de mes parents, mais j'ignore si je peux les appeler ainsi. Mon père avait tout de la grosse brute bourrue qui rentre tard et ivre le soir, qui n'aime pas vraiment sa compagne mais qui reste à ses côtés juste parce qu'elle lui a donné un gosse – autrement dit, moi – mais qui préfère coucher à droite à gauche avec n'importe qui. D'ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi il est resté avec nous, sinon pour être sûr d'avoir un coin où dormir. C'était un type du genre à ne pas ressentir trop de remords... Je dis "c'était", parce qu'il a crevé lors d'une bagarre dans sa taverne préférée. Bourré, comme toujours, et une histore de sous assez louche, je crois... Enfin, j'étais un peu trop petiot pour comprendre exactement ce qui s'est passé. Mais ce que je sais, c'est que quand je l'ai vu, là, étendu sur le sol, baignant dans son sang et tout et tout, je n'ai rien ressenti d'autre que du dégoût. Du dégoût devant tout ce sang, de la peur aussi ; mais pas de tristesse. Pas le moindre petit bout de tristesse, pas la moindre larme sur mes joues. En fait, je n'ai jamais rien ressenti d'autre que de l'incompréhension pour cet homme...

Ma mère, quant à elle, est le stéréotype de la personne qui ne s'est jamais décidée à agir. Elle a toujours préféré souffrir en silence, avoir peur, chialer dans son coin, plutôt que de lever la tête et d'hausser la voix. Je n'ai jamais compris pourquoi. Peut-être faudrait-il chercher du côté de mes grands-parents, mais je ne sais même pas s'ils existent vraiment tellement je n'ai jamais entendu parler d'eux. De ma mère, il ne me reste que le souvenir d'une femme effacée du monde, une douce odeur de parfum et une éternelle expression de crainte. Pas de quoi l'aimer non plus. De toutes façons, elle m'a abandonné peu après la mort de mon père. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi elle attendu ce moment pour le faire. Peut-être qu'un déclic s'est produit en elle, peut-être qu'elle s'est dit : "Mais pourquoi je m'évertue à garder ce gosse qui me vient d'un salopard qui est lui-même, à l'heure actuelle, en train de bouffer les pissenlits par la racine ? " Ca m'étonnerait qu'elle puisse penser comme ça, mais bon. Je ne sais même pas où elle se trouve en ce moment, ni ce qu'elle fait ; si ça se trouve, elle aussi elle est morte.

Vous trouvez peut-être que je prends mes sentiments un peu trop à la légère, et alors vous avez raison. J'l'aime quand même un peu ma mère, c'est elle qui m'a nourri et élevé – même si sur ce dernier point, on peut encore presque tirer un trait. Mais aussi loin que je me souvienne, je ne l'ai jamais appelée "maman" ni quoi que ce soit d'autre, elle ne m'a jamais appris à lire ou n'importe quoi, et puis je crois qu'elle s'en fichait un peu, de moi. Quant à mon père, non, vraiment, même en cherchant, je ne trouve rien qui pourrait me permettre de l'aimer, même un peu. C'est un quasi inconnu à mes yeux.

Avant de crever à mon tour, je me suis souvent demandé comment ça aurait fait, d'avoir de vrais parents. Je veux dire, des parents qui se seraient vraiment occupés de moi, des parents qui m'auraient raconté des histoires avant de m'endormir, des parents qui m'auraient préparé un bon gâteau pour quand je rentrerai à la maison – des parents comme j'en ai toujours vu dans les rues quoi, qui tiennent la main à leurs gosses et les font tournoyer en l'air en riant. Des parents qui jouent leur rôle de parents.

Et souvent, je me disais que j'aurais bien voulu en avoir, des parents comme ça... Avec aussi peut-être un ou deux frères, une ou deux sœurs... Une famille normale, quoi. »






Dernière édition par Khamill Norwël le Lun 09 Juil 2012, 16:14, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ~ Histoires au coin du feu ~   Lun 28 Mai 2012, 12:18

~ Post-it ~


J'espère vraiment que Clarence ne m'a pas menti. Que la Voie du Chaos est celle que je cherche. Sinon, ben je partirais et je trouverais autre chose... Après tout, j'ai tout mon temps, maintenant.




















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MessageSujet: Re: ~ Histoires au coin du feu ~   Lun 09 Juil 2012, 16:28

Histoire de... Lehm

Deuxième partie



« Tout compte fait, toutes ces années passées à vagabonder dans les rues de la capitale n'ont pas été si terribles que ça. Au début, oui, j'ai pas mal morflé ; je n'étais qu'un gamin de rien du tout, et vivre dehors quand on est un gamin de rien du tout, vous devinez bien que c'est pas si simple...

Il y a d'abord la faim. Toujours présente, à l'affût, elle me guettait comme si j'étais sa proie, la proie à abattre absolument. Au début, pour tenter de résoudre ce problème, j'ai joué au petit mendiant ; je savais très bien prendre cet air implorant qui vous troue la peau et le cœur, avec mes grands yeux bleus remplis de larmes qui ne coulaient jamais – en même temps, je n'avais pas forcément besoin de me forcer. Il y avait alors toujours quelqu'un pour s'arrêter un instant, et me filer une pomme bien ronde, une galette de niam ou quelques pièces triangulaires... Quand ça ne suffisait pas, je mimais un bras cassé ou faisait l'aveugle. Et là, personne ne pouvait me résister, surtout les mères de famille ; mon gagne-pain était assuré, même si c'était rarement suffisant.

Mais, bien vite, je me suis lassé de ce petit jeu, qui ne m'amusait pas du tout. J'en avais marre des regards de pitié qui se posaient sur moi, ou même hautains quand il s'agissait de gens plus riches, plus "distingués" mâââ chère... J'en avais marre de toute cette charité qui ne voulait rien dire, juste que les gens pouvaient avoir la conscience tranquille... Presque personne ne faisait ça par humanité, non. Et ça m'a très vite saoulé.

Alors je me suis mis à voler. Pas dans le ciel, non – quoique j'aurais bien aimé, pour pouvoir m'échapper de ces quartiers qui puaient la saleté et la mauvaise foi – mais bel et bien dans la poche des gens. Et pas que : dans les boutiques aussi, et plus rarement, dans les maisons. Je dis plus rarement car je n'aimais pas ça, m'introduire chez les gens, et puis c'était bien plus difficile. Les meilleurs moments, c'étaient les jours de marché ; alors là, je parvenais toujours à chopper pas mal de choses, parce qu'il y avait souvent foule et que les ruses ne manquaient pas. Les gens sont si naïfs... Remarquez, je l'étais aussi, naïf, à l'époque – j'avais une dizaine d'années quand j'ai commencé à voler – et au début, je revenais souvent bredouille. Mais je me suis très vite adapté, et j'ai même fini par devenir un véritable pro en la matière ! A douze ans déjà, j'étais devenu cinq fois plus agile et malin, trompant les marchands et plongeant la main dans les poches avec la plus extrême facilité.

Pour le problème de la faim, donc, c'est à peu près réglé. Ensuite, vient le froid. En hiver, je n'avais pas grand chose à me mettre sur le dos, et, là aussi, je volais. Mais c'était moins facile que la nourriture ; déjà parce que les gens sortaient moins de chez eux, et puis parce que les marchands étaient plus méfiants et de moins bonne humeur... J'ai donc dû souvent me débrouiller avec un pull déchiré où une veste trop fine, mais j'ai survécu. Et, avec l'âge, je volais de mieux en mieux, je me suis même attiré l'attention d'un gang qui m'a bien aidé, et dont je parlerai plus loin.

J'ai quand même failli crever plusieurs fois à cause du froid, ou des maladies, le troisième problème, souvent entrainé par le second ou par le manque cruel d'hygiène. Mais, à chaque fois, j'ai réussi à vivre encore ; je ne sais même pas comment car j'avais souvent envie d'abandonner. Quelques personnes m'ont sauvé, les autres fois j'ai dû me débrouiller tout seul, je pense. Et puis, j'ai eu quelques amis aussi, d'autres gamins dans le même cas que moi. On s'entraidait comme on pouvait. Mais c'était avant tout chacun pour sa peau...

Pour ce qui est question d'un toit, j'avais fini par trouver une petite planque, coincée dans une ruelle à l'abri des regards. J'y stockais mon butin de la journée, le répartissais sur les jours à venir et venait y dormir quelques heures, la nuit. Bien souvent, je me couchais très tard et me levais très tôt. C'était le rythme le plus adapté au vol et la plus sûre façon de ne pas se faire prendre. Mais c'était aussi très épuisant : les heures où l'on se repose le plus sont celles avant minuit... Comme je me couchais toujours bien après et que je ne dormais que quatre ou cinq heures maximum, je n'avais jamais mon compte en heures de sommeil. Heureusement, la vie d'avec mes "parents" m'avait bien endurcit et préparé au pire...

Et puis, un jour, alors que je devais avoir environ quatorze ans, j'ai rencontré quelqu'un qui a vite été conquis par mon adresse au vol...
»






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MessageSujet: Re: ~ Histoires au coin du feu ~   Lun 09 Juil 2012, 17:02

D'Al-Jeit aux Dentelles Vives...



- Khamill... Accepterais-tu de rejoindre le Chaos ?

Elle avait longtemps réfléchit avant de répondre à Clarence. Plusieurs semaines, en fait. Plusieurs semaines durant lesquelles elle n'avait pas beaucoup parlé... Elle l'avait surtout écouté. Le mercenaire lui avait longuement expliqué sa vision du Chaos, mais aussi pleins d'autres choses... L'Histoire de l'Empire, par exemple, qu'elle ne connaissait que peu ; sa géographie, parce que n'ayant pas beaucoup voyagé, elle ignorait l'existence de beaucoup de lieux dans Gwendalavir ; il lui avait aussi apprit les bases les plus extrêmes de l'équitation, lui avait offert son premier poignard – qu'elle gardait toujours, accroché à sa ceinture – et lui avait enseigné comment s'en servir, de près ou de loin. Surtout de près. Mais ça n'avait été qu'un apprentissage très rudimentaire, qui n'avait eu pour visée que d'apprendre à Khamill à se défendre contre les adversaires les plus courants – les brigands, les tigres... – et non contre des combattants chevronnés. De toutes façons, la jeune fille n'avait pas l'intention de blesser qui que ce soit, et encore moins de lui ôter la vie. Sauf bien sûr en cas d'extrême défense...

Enfin, elle avait beaucoup apprit durant les deux mois passés aux côtés du mercenaire, et c'était ce qui comptait le plus. Huit semaines s'étant écoulées depuis le jour où il l'avait trouvée, elle avait enfin répondu à sa question. A sa demande. A la main qu'il lui tendait...

C'était un soir. Un soir où le ciel dégagé laissait voir ses milliards de petites étoiles, si lointaines et si proches, un soir où la lune, ronde et blanche, s'élevait dans la nuit comme un gros œil protecteur. Juchés sur le toit de la maison du mercenaire, Khamill et Clarence observaient en silence le reflet de la lune dans le Miroir à proximité ; quelques vagues ondoyaient doucement, se parant de reflets argentés. Des lampions étaient allumés autour de la place, diffusant une lumière tamisée.

La nuit était douce et belle.


- J'accepte.

Khamill n'avait pas précisé de quoi elle parlait, mais elle n'en aurait pas eu l'utilité. Clarence savait. Il sourit. Khamill ne le regardait pas, mais elle devinait ce sourire. En deux mois, elle avait eu le temps de le connaître... Le mercenaire ne répondit d'abord rien, savourant la douceur du vent sur ses bras et les lointains clapotis des vaguelettes dans l'eau sombre. Une bonne demie-heure s'était écoulée lorsqu'il annonça :

- Si tu le souhaites, je t'emmènerai au Domaine.
- Quand ?
- Lorsque tu seras prête.
- Je suis prête, Clarence.
- Alors nous partons demain.



***



Clarence et Khamill partirent aux premières lueurs de l'aube. La jeune femme n'avoua pas à Clarence qu'elle n'avait pas dormi de la nuit, appréhendant énormément leur voyage et surtout son arrivée au Domaine. Elle ignorait que le mercenaire était dans le même cas et qu'il savait très bien qu'elle aussi...

Possédant déjà une monture à lui, il en avait loué une à Khamill. Même s'ils avaient tout leur temps pour effectuer le voyage, ils ne comptaient pas passer trois semaines à marcher jusqu'à Ombreuse ; s'y rendre à dos de cheval prendrait seulement une bonne semaine, même si Khamill ne maîtrisait pas encore très bien l'équitation ! D'ailleurs, ce serait le moment idéal pour s'y mettre plus sérieusement. Il comptait également continuer son enseignement du combat rapproché, lancer de poignard et autres, afin qu'elle soit tout de même en possession de quelques bases une fois arrivée au Domaine – ce qui, en fin de compte, ajoutait une semaine de plus à leur voyage. Il l'avait d'ailleurs prévenue : malgré son aisance en ce qui concernait l'escalade et la nage, elle aurait encore beaucoup, beaucoup à apprendre pour devenir envoleuse ; le chemin serait long, pénible et difficile, qu'elle n'aille pas se faire d'idées ! Mais la jeune femme avait promis au mercenaire qu'elle y parviendrait, et Clarence avait pu voir toute la force de sa conviction briller dans son regard d'acier, aussi dur et solide que sa promesse. Et il lui avait fait confiance.


- Nous allons passer par l'Arche ?
- Oui
, répondit Clarence en souriant. Et nous pourrons revoir combien il est magnifique...

Khamill répondit à son sourire et suite à sa question muette, le mercenaire ajouta :

- Ensuite, nous irons jusqu'aux Dentelles Vives. Je ferais encore un petit bout de chemin avec toi avant de te laisser continuer seule...
- Quoi ? Mais je ne connais rien de la route à suivre !
- Ne t'inquiète pas, voyons... je te donnerais des indications, et puis, si tu es digne de devenir envoleuse, tu trouveras toi-même le Domaine, une fois arrivée à Ombreuse...
- Ben voyons ! Et si je ne suis pas digne ?
- Tu erras à jamais dans cette charmante forêt !
- Très drôle
, railla la jeune fille. Votre sens de l'humour est décidément ravageur ! Je me demande ce que j'ai fait à la Dame pour devoir tomber sur vous comme sauveur !
- Moi, en tous cas, je ne regrette pas d'être tombé sur toi.


Khamill rougit légèrement avant de détourner furieusement le regard. Elle savait qu'il avait dit ça exprès pour la faire taire. Pourquoi avait-il toujours le dernier mot ? S'en était exaspérant ! Clarence, toujours un sourire aux lèvres, la laissa se claquemurer dans ses grognements et ils ne dirent plus rien jusqu'à la sortie d'Al-Jeit.


***



- C'est si beau...

L’Arche était beau, oui. Beau bien au-delà des mots. C'est pour ça que Clarence ne répondit pas. Et Khamill n'ajouta rien lorsqu'elle aperçut une larme couler sur la joue du mercenaire. Émotion devant l'impossible réalisé ou triste souvenir ? Elle ne savait pas. Elle ne savait pas, mais en observant son ami, elle sentit en elle une boule de bonheur. Intense.

Si intense que ça en était presque désagréable...



***



Ils s'ébrouèrent.

- Allons-y, déclara Clarence.Ne perdons pas trop de temps.

Kham hocha doucement la tête avant de détacher, à regret, son regard du merveilleux Dessin. De toutes façons, elle pourrait encore revenir le voir...

Son compagnon de route claqua la langue et leurs chevaux repartirent d'un bon pas, passant vite au trot puis au grand galop. Presque volant sur l'immense étendue d'herbe verte, Khamill lâcha un long cri de joie. Décidément, elle adorait monter à cheval... La vitesse était l'une des seule choses qui parvenait, ou presque, à lui faire oublier les deux années qu'elle venait de vivre en compagnie de Cerman.

Là, elle ne pensait plus qu'à galoper, encore et encore...
Et à vivre.



***



A la tombée de la nuit, ils repérèrent un petit village, niché au beau milieu d'une jolie vallée. Ils avaient galopé presque tout le jour et étaient épuisés, ainsi que leurs chevaux ; c'est pourquoi Clarence insista pour se rendre à l'auberge du village. Mais Khamill refusa catégoriquement et le mercenaire ne put que la laisser seule devant un feu, le temps d'aller y chercher de quoi se ravitailler en nourriture pour les quelques jours suivants. En effet, il savait que le prochain village sur leur route se situait à plusieurs jours de là où ils se trouvaient.

Khamill en profita pour se laver au petit étang à proximité de leur camp, puis commença à faire chauffer de la viande pour le repas. Clarence revint peu de temps après, et ils mangèrent en parlant du Domaine et de l'entrainement des envoleurs. Enfin, après que le mercenaire eut exercé la jeune fille à un peu de combat à mains nues, ils se couchèrent près du feu, des pensées plein la tête et de la fatigue plein les jambes.




~ à suivre ~








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