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 Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Jeu 19 Juil 2012, 15:59

Ce Nuhadu alors…
Libertée riait toute seule quand elle commençait à penser à lui. Il faut dire que ces dernières semaines avec lui avaient été plus qu'épiques ! En effet, le voyage qu'ils avaient effectué avait été pleins de rebondissements et d'enseignements divers, autant pour l'un que pour l'autre. La marchombre avait rencontré cette… Lacrya, qui était sans aucun doute l'aimée de Nuhadu. Et même si l'apprenti n'en avait plus reparlé, ou presque, elle sentait qu'il y avait un certain malaise autour de ce sujet, mais n'avait pas senti qu'il aurait pu être temps de crever cet abcès.
Après tout, elle n'y connaissait absolument rien en amour…

Secouant sa longue chevelure dans son dos, la jeune femme la remonta d'un léger geste en une haute queue de cheval qui venait balayer ses reins. Le doré de ses mèches blondes était d'autant plus éclatant que le soleil se faisait plus fort et plus chaud au fil des jours.
Par cette chaleur, elle avait de toute façon tendance à mettre les vêtements les moins couvrants possibles, pour évacuer l'étouffement qu'elle aurait pu y ressentir. De passage à Al-Chen, elle en avait d'ailleurs achetés de nouveaux, qui lui plaisaient particulièrement – et aussi aux hommes en général au passage, c'était encore mieux !

Elle venait donc d'enfiler un short court, coupé à quelques centimètres du bas de ses fesses, d'un cuir noir plutôt mat, ainsi qu'un corset d'un rose pastel aux coutures noires, dont la couleur claire et satinée trouvait un écho parfait dans l'iris de ses yeux et qui remontait sa poitrine en deux petites offrandes gracieuses. Avec cela, elle avait enfilé deux bottines basses noires elles aussi, et cette couleur sombre rendait encore plus éclatante la clarté de ses cheveux.
S'admirant dans le miroir quelques secondes, elle sortit l'une de ses longues mèches dorées pour la faire passer devant son oreille, hors de sa queue de cheval – lui donnant un petit air innocent.

Lâchant un petit soupir satisfait, elle tourna le dos à la glace et sortit de la chambre qu'elle avait louée pour la nuit avec son petit sac sur l'épaule droite. Adressant un sourire charmeur au tenancier, elle attrapa une pêche sur le bar et sortit en riant, feu follet blond tirant des sourires et des regards surpris aux clients attablés dans cette taverne d'Al-Vor…


♥ ♥ ♥

Elle avait revendu sa monture qu'elle avait achetée lorsqu'elle avait dû rejoindre Nuhadu la première fois. Il était obéissant, mais aucune connivence ne s'était tissée entre eux, et elle préférait ne pas s'attacher et lui laisser la chance de trouver un ou une cavalière qui l'aimerait réellement.
Mais dans l'écurie où elle l'avait laissé, aucun autre cheval n'avait attiré son attention.
Alors, bon et bien… elle courait.
Après tout, elle adorait cela.
Sentir ses cheveux glisser sous les caresses du vent, plus ou moins douces, plus ou moins violentes ou brutales… Accélérer pour avoir cette impression de s'envoler, s'élancer plus vite pour le plaisir de sentir les pores de sa peau s'étirer et chercher de l'air…

Ses pas la menèrent un peu plus à l'ouest encore. Elle passa par Ondiane, pour saluer une connaissance, et continua à descendre vers le sud, étirant ses pas jusqu'à tard le soir, dormant soit à la belle étoile soit dans des auberges de passage, sans jamais s'arrêter. Elle était bien aussi, seule… Mais avait besoin d'un peu de compagnie.
Alors, elle avait bifurqué vers Al-Vor.


♥ ♥ ♥

Elle avançait de son pas joyeux et dansant dans les rues de cette ville que l'on disait la seconde plus importante par le nombre d'assassinats qui s'y perpétraient. Elle n'avait cependant pas peur de tomber sur qui que ce soit, et se promenait tranquillement dans les ruelles à la recherche de quoi s'amuser un peu.

Oh, les ivrognes ne l'intéressaient pas, loin de là.
Mais des fois, les trafiquants ou les mercenaires qui s'y cachaient étaient vraiment pas mal… bien qu'un peu primaires. Pour une nuit, cela ne la dérangeait cependant pas.


- Bonsoir demoiselle, tu cherches l'aventure ?

Liberté se retourna lentement, comme prise en faute… Ou comme terrifiée. Il faut dire qu'elle savait très bien arborer ces deux mines, parfaitement complémentaires selon elle.
Et le sourire torve qui passa sur le visage des trois personnages derrière elle montrait qu'elle ne s'y était pas trop mal prise.
Les détaillant quelques secondes, elle les jaugea rapidement. Sur les trois, seul un n'était pas trop mal fait, même si ces ivrognes ne semblaient pas si ivres que ça…


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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mar 24 Juil 2012, 09:57

- Toi, tu commences à m’péter les rouleaux !
- Dis-donc, si c’est comme ça que tu parles aux filles, je comprends que tu sois seulement entouré de ces guignols qui ne…


Un coup de poing dans le ventre lui coupa le souffle et les derniers mots moururent sur ses lèvres tandis qu’il se pliait en deux. L’instant suivant, il était saisit par le col de sa chemise et projeté à travers la pièce. L’unique fenêtre ne résista pas à son poids ni à son élan, aussi passa-t-il à travers comme si elle était faite de toile et non de verre. C’était bien du verre. Il en eut la douloureuse confirmation lorsqu’il roula sur les morceaux éparpillés sur le pavé. Un grognement désabusé lui échappa tandis qu’il se ramassait sur lui-même pour se redresser. Son regard tomba alors sur une paire de bottines, à quelques centimètres de son visage. Surpris, il leva lentement les yeux, suivant la courbe d’une paire de jambes incroyablement longues et galbées, puis le tissus élimé d’un short qui était, lui, extraordinairement court, puis l’audacieux zig-zag du lacet qui serrait un corset rose et noir. Il est vrai qu’il s’attarda une demi-seconde supplémentaire sur l’échancrure du décolleté mais il n’eut pas le loisir de profiter du visage de la belle ; déjà ses agréables compagnons revenaient à la charge.

Dans un soupir résigné, il se leva et leur fit face. Curieusement, la journée avait très bien commencé. La soirée aussi, d’ailleurs. A quel moment les choses s’étaient-elles compliquées, exactement ? L’esprit vaguement embrumé par l’alcool, Gil fronça les sourcils pour tenter de se souvenir.

Ça avait commencé avec ce type, là…


* ~ * ~ * ~ *



C’était un type qui ne lui disait rien de bon. Quand on porte un collier de barbe aussi fin et qu’on a les ongles aussi propres, c’est qu’on est plutôt du genre « je donne les ordres mais je n’en fout pas une ». Un noble, quoi. Or, les nobles, Gil s’en méfiait. Certes, c’étaient de très bons employeurs, car ils n’hésitaient jamais à mettre la main à la poche pour récompenser quiconque avait l’audace de faire le sale-boulot pour eux. Mais c’étaient aussi de très bons stratèges. Les meilleurs joueurs de cartes qui puissent exister. Impassibles, ils ne laissaient paraître aucune émotion et parce qu’ils passaient le plus clair de leur temps à jouer aux jeux de société, ils avaient la stratégie dans le sang. Ils adoraient particulièrement les trahisons. Le genre de retournement de situation qui tue, dans tous les sens du terme.

Gil aurait dû sentir le renard approcher derrière ce masque impénétrable, mais il était bien trop absorbé par la cautérisation de sa plaie. Elle barrait sa cuisse gauche et répandait du sang sur les draps du petit lit de fortune. Il avait cru à de la compassion lorsque la garde qui gérait les inscriptions du tournoi lui avait apporté des linges propres, mais en fait, c’était pour éviter qu’il ne barbouille toute la tente de son sang en attendant un Rêveur qui se faisait bien attendre. Tant et si bien qu’il avait finalement demandé les services d’une jeune fille aux yeux de biche. C’était elle qui s’appliquait à lui griller la peau avec un tison pendant qu’il serrait les dents pour ne pas hurler.

- Je n’y comprends rien ! soupirait-elle en apposant une bande de tissu sur la blessure. Vous vous battez et vous risquez votre vie pour trois sous… !

Gil ne répondit rien – comme aurait-il pu, alors que la douleur s’échappait en un sifflement léger entre ses dents ? – mais il n’en pensait pas moins. D’abord, il avait gagné de quoi s’acheter un cheval. Ensuite, il avait remporté tous ses combats, ce qui faisait de lui le vainqueur invétéré du tournoi. Les habitants d’Al-Vor et d’ailleurs et venus en masse pour y assister. Cette gamine pouvait penser ce qu’elle voulait, il était fier de ses prouesses guerrières. L’auteur de sa blessure à la cuisse ne pouvait pas en dire autant. Le type au collier de barbe, en revanche, semblait satisfait. Il attendait sur le seuil de la tente et Gil, comprenant qu’il n’avait pas l’intention de s’en aller de sitôt, lui fit signe de s’approcher.

- Tu es bien courageux, garçon, fit l’homme en désignant la cuisse de Gil du menton.
- Tu n’es pas venu uniquement pour m’en féliciter, n’est-ce pas ? marmonna l’Envoleur en grimaçant à l’attention de sa jeune soigneuse.

Le tutoiement n’était pas égal. Chez le noble, il était signe de puissance, tandis que chez Gil, il était forme audacieuse d’insolence ; le jeune homme adorait froisser les gens qu’il n’aimait pas. Celui-ci, pourtant, passa outre sa défiance pour hocher la tête, un sourire au coin des lèvres.

- En effet. J’ai vu ce dont tu es capable et je suis venu te proposer un contrat.
- Trouvez quelqu’un d’autre ; dès qu’on m’apporte mes gains, je quitte la ville.
- Les voici.

L’homme écarta un pan de sa cape et Gil découvrit la bourse mise en jeu pendant le tournoi. Enfer, je vois pointer comme de vilains ennuis à l’horizon, moi…

- Je suis le dirigeant du tournoi et c’est moi qui décide si, oui ou non, le vainqueur mérite sa récompense.
- Drôle de règle. Il faudrait penser à les donner aux participants avant qu’ils s’inscrivent, la prochaine fois…
- Ta langue est aussi acérée que ta lame. C’est bien. Je suis Anathius Fil’Velan.


Gil se garda de répondre. D’abord parce que cet homme connaissait probablement son nom pour l’avoir repéré sur la liste des inscriptions et ensuite, parce qu’il était trop occupé à se redresser sur son lit de fortune. La jeunette avait fait du bon travail. Sa blessure à la cuisse était propre et bien bandée. Le reste – de simples peccadilles – allait guérir tout seul…

- Ta cible est un homme d’une trentaine d’années, un marchand d’armes qui mouille dans le commerce illégal depuis pas mal d’années. Je n’arrive pas à mettre la main sur lui et à la longue, il s’est entouré d’une solide bande de gorilles…
- La récompense ?
- Les gains du tournoi et des paris, doublés par une prime qui te sera remise une fois le travail terminé.
- Le délai ?
- Une semaine, le temps que tu te remettes de cette blessure. Tu n’as pas droit à l’erreur mais, en ce qui te concerne, je ne me fais pas l’ombre d’un souci…


Moi si, songea Gil en plissant les yeux. Il y avait toujours anguille sous roche lorsqu’un noble se montrait aussi magnanime. En une semaine, il avait largement le temps de s’envoler avec ses gains. Mais la gamine l’observait avec attention, aussi accepta-t-il le contrat en la défiant du regard.

- Les hommes… marmonna-t-elle en quittant la tente avec ses affaires.

Et bien, elle avait raison.

*


Elle avait raison mais Gil était tellement borné qu’il aurait préféré se couper une main plutôt que de l’avouer. Et puis d’ailleurs, cette mission était un jeu d’enfant. Sitôt qu’il fut capable de marcher, il se fondit dans les pas de sa cible. C’était un homme de petite taille et au ventre proéminent et au regard fuyant. Un lâche de la pire espèce, donc un peureux. C’est la raison pour laquelle il se cachait derrière ses énormes armoires à glace. On aurait dit des Thüls – Gil dût s’y prendre à plusieurs reprises pour confirmer que tel n’était pas le cas – tant ils étaient imposants. Quatre solides gaillards qui ne quittaient jamais leur chef d’une semelle. Gil pariait qu’ils se partageaient un cerveau. Tout dans les muscles et rien dans la tête. Un jeu d’enfant…

Un jeu d’enfant qui tourna pourtant au vinaigre. Plus tard, en se remémorant chaque passage en détail, Gil y verrait la main d’un tiers – un homme de Fil’Velan, ou bien le noble en personne – mais pour l’heure, il était bien trop occupé à gamberger pour sauver sa peau. « Tu gamberges trop, cabochard », disait Seren. C’est vrai qu’il aurait pu régler l’affaire d’un coup de lame bien senti, ou plus simplement en balançant ses aiguilles un peu partout. Mais Gil avait le jeu dans la peau et il avait joué trop longtemps. A présent acculé dans un coin de la salle embrumée d’une taverne mal famée, il échangeait des regards d’amour avec les quatre hommes de main de sa cible. Enfer…

- C’est Fil’Velan qui t’envoie ? demanda le petit marchand.

Il parlait avec aplomb mais uniquement parce qu’il se trouvait à l’abri de ses quatre gardes du corps. Appuyé contre le mur, Gil observa ses ongles et répondit avec nonchalance :

- Peut-être que oui, peut-être que non.
- Je savais bien que c’était pas un joueur de cartes, boss. Il parle trop.
- Au contraire, je ne parle trop peu. Mais assez parlé, parlons maintenant de ce dont vous ne voulez surtout pas parler – j’en ai entendu parlé mais je ne suis pas sûr…
- Toi, le microbe, tu la mets en veilleuse pendant qu’on te refait le portrait,
gronda l’armoire à glace qui, dès le début, s’était méfié (ce devait être lui qui partageait son cerveau avec les trois autres).
- Impossible, il parait que je parle trop. Vous trouvez vraiment que je parle trop ?
- Toi, tu commences à m’péter les rouleaux !
- Dis-donc, si c’est comme ça que tu parles aux filles, je comprends que tu sois seulement entouré de ces guignols qui ne…


Voilà, voilà. Nous y sommes. Un coup de poing, deux baffes, un vol plané, la fille aux superbes jambes, et un Giliwyn qui se remet sur ses jambes, dont la droite tremble légèrement. Blessure récente qui proteste contre mauvais traitements. Tu parles d’une convalescence…


* ~ * ~ * ~ *



Il y avait du monde dans la ruelle qui jouxtait l’arrière de la taverne. Derrière lui la fille, là-bas trois types louches, au milieu ses compagnons de jeu. Al-Vor était plus animée la nuit qu’Al-Far en plein jour ! En fait, cette ville commençait à lui plaire sérieusement. Lui qui ne jurait que par les endroits peu fréquentés, il se découvrait une certaine attirance pour ces lieux labyrinthiques. Somme toute, la situation actuelle n’était pas des meilleures qui soient mais il avait connu pire…

- Va-t’en, souffla-t-il à la beauté qui attendait derrière lui. Il va y avoir du grabuge, ici.

Il fléchit les genoux pour se mettre en garde et grimaça lorsque sa jambe droite trembla de nouveau. Du grabuge, hein ? Mon vieux Gil, tu t’es encore fourré dans un joli pétrin… Ecartant les doigts, il se jura de n’utiliser sa greffe qu’en cas d’extrême nécessité. Et le premier gorille se précipita sur lui, suivi de près par ses trois acolytes.

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mar 24 Juil 2012, 16:11

La jeune femme jaugeait tranquillement les trois hommes qui s'avançaient vers elle. En effet, ils n'étaient pas si ivres que cela, mais avaient assez d'alcool dans le sang pour se donner du courage, et donc s'attaquer à des jeunes filles naïves et innocentes qui traînaient encore dans les rues.
Sauf que… se doutaient-ils que Libertée n'était ni naïve, ni innocente ?
Au contraire, si elle traînait dans les rues à cette heure-ci, c'était en partie pour les mêmes raisons qu'eux. Sauf qu'en l'occurrence, elle était bien plus attachée au physique des potentialités qu'eux. Et encore, ils avaient eu la chance de tomber sur elle, et elle était belle, elle le savait parfaitement. C'était aussi peut-être pour cela qu'ils étaient si "courageux" : le jeu en valait la chandelle !
Ils auraient très bien pu tomber sur un thon. Ou une gamine – même si elle n'était pas loin d'en être une – mais plus jeune, et qu'ils auraient pu traumatiser et bien tenir le temps d'assouvir leurs besoins virils et vils… Ou les deux en même temps. Elle était certaine que même si la femme avait été vieille et fripée, ils n'auraient pas hésité ! Histoire de tirer leur coup…

Et alors que la marchombre allait s'avancer pour s'amuser finalement autrement – un peu de combat était aussi marrant - une masse sombre se jeta sur elle, passant au travers d'un… mur ? C'était violent, et ça éclatait partout. En plus le bruit, strident, tira dans ses tympans et elle serra les dents… Un mur, ça faisait ce bruit-là ?
Ha non, il y avait une fenêtre là. Et les bris de cette dernière éclatèrent si violemment qu'ils furent projetés à plusieurs mètres. Dans un réflexe inouï, elle leva le bras droit devant son visage, ce qui n'empêcha cependant pas à un projectile de lui entailler la joue et l'avant-bras avec lequel elle s'était protégée. Lignes de feu qui picotèrent sur le coup, sans provoquer d'autre souffrance, mais elle se détesta un instant de s'être laissée surprendre par une bêtise pareille. Sa joue lui brûlait légèrement quand même, et elle fronça les sourcils.

Devant elle, se relevait un homme plutôt grand – plus grand qu'elle en tout cas – aux cheveux d'un noir profond, plutôt fin et délié. Il l'avait fixée plusieurs secondes, la détaillant de bas en haut – il n'avait pas eu l'occasion de commencer dans l'autre sens – avant de se retourner vers quelques personnages qui n'avaient pas l'air très amicaux, lui conseillant de s'en aller pour ne pas être mêlée au grabuge qui allait se dérouler. Des hommes passèrent par l'ouverture dans la fenêtre qu'il venait de faire, pour venir se planter devant lui. Les trois gaillards précédents, ivrognes d'un soir et aux désirs moins fort que la peur, sentant venir les ennuis à plein nez, préfèrent alors prendre la fuite, courant dans le sens opposé pour ne pas les croiser ou avoir à passer à côté. Cette action eut pour effet de tirer un rire moqueur à la marcombre, qui porta alors son attention sur les personnes qui venaient de débarquer par l'intérieur…

Quatre immenses gaillards, et un petit gars qui faisait son patibulaire en les regardant faire. Un riche, sans doute, et son escorte personnelle… Mais ils étaient grands, et sans doute plutôt forts au corps-à-corps et en brutalité. Néanmoins, il en fallait plus que ça pour réussir à surprendre Libertée… Qui se laissa attraper par l'un des gaillards, d'ailleurs. Ce dernier s'était élancé vers elle pour l'attraper et l'immobiliser contre lui, sans doute pour en profiter ou alors faire office de poids, de contrepartie par rapport au gars, sans doute en comptant sur la… sensibilité de l'homme ?!

Dans tous les cas, il lui saisit les deux poignets à une seule main et les lui plaqua dans le dos, tout en la maintenant contre lui puissamment. Celui qui venait de la pseudo-immobiliser était le moins grand, mais sans doute le plus fort. Néanmoins, et même s'il était rompu et surentraîné, il ne pouvait pas faire grand-chose à la marchombre… qui se laissait faire. Et oui, être plaquée contre des pectoraux et des abdominaux si bien dessinés, c'était plutôt agréable !

Elle n'avait pas bougé d'une semelle, et profitait de sentir la chaleur de cet homme dans son dos, parce qu'en plus il avait une odeur plutôt agréable, il fallait le noter. Son regard rosé se posa sur l'homme qui était passé au travers de la fenêtre, qui se relevait pour fixer les trois gardes du corps qui restaient, et le noble. Ne voulant pas non plus se faire trop remarqué, Libertée fit comme si elle essayait de se libérer, en donnant quelques coups de pieds brouillons et en essayant de jouer des mains.

Inutile de préciser qu'avec les cheveux qui tombaient sur ses épaules, elle aurait pu immobiliser en moins de deux secondes l'homme, et se glisser en moins d'une seconde hors de son étreinte.

Et maintenant, il allait faire quoi ce gaillard ?
Pourquoi il était poursuivi ?


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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Dim 29 Juil 2012, 23:41

Va-t’en, il va y avoir du grabuge. Qu’y avait-il de compliqué dans cette phrase ? D’implicite, de confondant ? Rien. Alors pourquoi cette fille ne l’avait-elle pas écouté ? C’était pourtant simple. Se retourner, prendre ses (belles) jambes à son coup, se tirer d’ici avant de devenir la cible favorite (et compréhensible) d’un gros méchant. Et bien, non. Pour la beauté qui se tenait derrière lui, apparemment, fuir était au-delà de ses capacités. Alors que Gil se lançait dans la bagarre, elle resta plantée comme un piquet au milieu de la ruelle. Elle aurait tout aussi bien pu crier « je suis là les gars, si vous voulez vous en prendre à moi, n’hésitez pas ! », ça n’aurait rien changé. Tu parles d’une soirée…

Gil se baissa pour éviter un coup de poing qui lui aurait immanquablement arraché la tête et en profita pour balancer le sien dans le plexus du monstre qu’il avait devant lui. Un tel coup ne suffisant pas à assommer une telle montagne de muscles, il fit remonter son coude, percuta le nez et vit, non sans une certaine satisfaction, le sang gicler. Ahah, fieffés fripons, vous saignez ! Donc vous pouvez mourir…! Revigoré par cette certitude, Gil pivota sur lui-même et envoya son talon en plein dans le ventre de son adversaire. Celui-ci recula de trois pas. Et revint à la charge. Accompagné de ses acolytes. Du coin de l’œil, Gil vit la fille se « débattre », prisonnière de l’étreinte de fer de l’un des hommes de main du vile marchand qui observait la scène avec un petit sourire en coin.

L’un dans l’autre, c’était une mission ordinaire. Un méchant, des gros balourds, une baston, du sang, une fille à sauver, un héros. Oui, sauf que le héros avait une jambe et une gueule de bois, que la fille était une midinette pas plus intelligente que ces gorilles et que son employeur l’avait probablement doublé. Preuve en fut le carreau surgit de nulle part et qui trouva sa cible en plein milieu du cœur du marchand. Cet imbécile mourut le sourire aux lèvres. Gil éclata de rire, parce que la situation était décidemment trop cocasse. La seconde suivante, c’est son propre nez qui éclatait sous le choc d’un poing qu’il n’avait pas vu venir. Et oui, les trois hommes de mains venaient de perdre leur job – ou de retrouver leur liberté – mais soit ils n’avaient pas compris ce que cela signifiait, soit ils s’en moquaient comme de leur première dent de lait. Il fallait croire qu’ils voulaient en finir avec cet avorton avant d’aller fêter la mort de leur vilain patron. Et on ne pouvait pas les en blâmer, si ?

La fille se débattait toujours dans les bras de son agresseur. Gil soupira. Il était temps de mettre un terme à cette joyeuse bagarre ou bien l’autre gorille allait finir par la casser en deux, à force de la serrer comme ça. Ni vu, ni connu, il replia ses poignets et décocha deux fines aiguilles qui se fichèrent dans la gorge de deux des armoires à glace. Elles s’effondrèrent sans demander leur reste et Gil en profita pour se débarrasser de celui qui avait osé lui réduire le nez en bouillie. C'est-à-dire qu’il lui rentra le sien dans le crâne, d’un seul coup de poing, l’envoyant directement au tapis – ou ciel, c’est selon. Ne restait plus que le gus qui tenait la fille en otage. Pas de chance, c’était celui qui avait une dent contre lui. Appuyant son poids sur sa jambe valide, Gil s’essuya le visage d’un revers de bras, ruinant sa chemise.

- C’est pas comme ça que tu feras venir une femme dans ton lit, mon vieux, dit-il en secouant la tête. Laisse-moi te donner une petite leçon de séduction.
- La ferme, andouille ! Reste où tu es si tu veux pas que je lui broie les cervicales !
- Sauf ton respect, c’est presque le cas. Regarde-là, elle devient toute bleue. Mais c’est normal, tu ne sais pas t’y prendre… Alors, leçon numéro un : être délicat avec la belle, en toute circonstance !


Joignant le geste à la parole, Gil se mit en mouvement. Plus vif qu’il ne l’avait été jusqu’à présent et brisant net l’image du pochtron maladroit, il saisit la fille par un bras et la fit tourner sur elle-même jusqu’à ce qu’elle se retrouve dans ses bras. Le pauvre colosse, surprit, en resta complètement coi. Gil en profita pour faire passer la fille derrière lui, sans pour autant la lâcher.

- Leçon numéro deux : laisser les jolies minettes aux gens qui en valent la peine et retourner jouer au gorille !

Un coup de poing, un coup de pied. Gil bougeait avec une souplesse et une rapidité confondante. Pas une seule fois, il ne lâcha la fille, qu’il faisait passer sous son bras ou derrière lui pour lui éviter de s’en prendre un en pleine figure. On aurait dit qu’il jonglait avec elle. Jusqu’à ce que le gorille ne tombe à genoux. Un dernier coup de poing et il s’écroula sur le pavé, terrassé. Gil réprima un cri de victoire. La fille était toujours là et il ne voulait pas que ses belles leçons s’envolent en fumée parce qu’il n’était pas fichu de les appliquer !

- Tout va bien, dit-il en se tournant vers elle. Je suis…

Il n’eut pas l’occasion de terminer sa phrase, et ce pour deux raisons. D’abord parce que sa jambe choisit cet instant précis pour le trahir, le faisant trébucher comme un débutant au milieu de la rue. Ensuite parce qu’il avait enfin croisé le regard de la belle. Et un regard pareil aurait fait tomber un homme sobre et en pleine santé.

- Enfer…

Voilà. Heureusement que le gros balourd n’était pas conscient parce que sinon, Gil aurait presque eu honte. Il était à genoux et en sang aux pieds d’une beauté et il ne savait pas quoi dire. Alors il attendit. Qui sait, la belle savait peut-être parler ; elle allait bien le sortir de ce mauvais pas…

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Lun 30 Juil 2012, 10:24

A la question il allait faire quoi, la réponse fut évidente : se défendre, bien sûr. Et la défendre, par la même occasion. Libertée ne perdait pas une miette du spectacle, c'était un fait, et chaque mouvement des assaillants comme du "héros" était parfaitement analysé. Elle se mordait même régulièrement les lèvres en anticipant un coup d'un tressaillement.
Elle faisait quelques mouvements dans le but de ne pas se trahir, surtout au début. Après, elle pouvait très bien feindre l'épuisement aussi, car une jeune fille n'était pas forcément ni forte, ni endurante. Dans tous les cas, cela restait plutôt réaliste, et si elle se faisait bloquer un peu plus à chaque fois contre le torse de l'homme, elle se détendait toujours parfaitement pour ne pas se faire mal. Si elle se crispait, elle allait avoir mal, parce que la force de l'autre n'était pas négligeable.

Elle sentait ses mains baladeuses, mais il avait l'air d'être plutôt hésitant. Un coup d'œil en coin lui indiqua qu'il devait avoir une trentaine d'années… Mais apparemment, ce n'était pas sa tasse de thé. C'était surtout pour énerver l'autre, qui se battait toujours. Un sourire en coin apparut sur le visage de Libertée, qui le ravala bien vite pour ne pas se faire prendre. Néanmoins, elle avait saisi le message, et quand il ne resta plus qu'elle, le gaillard et l'homme dans la ruelle, elle écouta attentivement.


- C’est pas comme ça que tu feras venir une femme dans ton lit, mon vieux, dit-il en secouant la tête. Laisse-moi te donner une petite leçon de séduction.

Libertée aurait bien éclaté de rire. Cet homme n'avait pas besoin de leçon de séduction, en tout cas pas pour les femmes, c'était un fait. Il était plutôt de l'autre bord, a priori.

- La ferme, andouille ! Reste où tu es si tu veux pas que je lui broie les cervicales !

Encore une fois, Libertée retint un sourire, même si l'énorme bras du gaillard lui enserrait fortement le cou. Il comptait faire quoi au juste ? Si cela devenait trop dur à supporter pour elle, elle se dégagerait – elle n'était pas prête de mourir comme ça ! - mais elle profitait du spectacle.

- Sauf ton respect, c’est presque le cas. Regarde-là, elle devient toute bleue. Mais c’est normal, tu ne sais pas t’y prendre… Alors, leçon numéro un : être délicat avec la belle, en toutes circonstances !

Pour appuyer les dires de l'homme, elle essaya de tousser et se râcla la gorge… Mais le temps d'avoir finir, il s'était déplacé à une vitesse phénoménale, et une partie de son identité sauta aux yeux de la marchombre : un guerrier ! Avec de l'alcool dans le nez, certes, mais un guerrier, et un bon en plus. Elle sentit qu'il enserrait son bras, et se laissa porter par l'élan pour atterrir derrière lui. Un léger sourire éclaira son visage, mais elle se reprit, observant les deux combattants…
Elle se laissa porter. L'homme était doué, c'était un fait, il la faisait virevolter autour de lui tout en réduisant l'autre en poussière, ce qui avait le don de plaire à Libertée. En plus, il avait bien saisi son centre de gravité, et puis elle faisait un peu la poupée de chiffon, sans trop exagérer non plus, donnant un coup de rein à gauche ou à droite pour ne pas le gêner quand elle sentait arriver un coup important.

Lorsqu'il se tourna vers elle, elle croisa enfin son regard. Bleu et marron. Un regard étonnant, mais qui lui plut instantanément. Après tout, n'avait-elle pas les iris roses, elle ? Sauf qu'il s'écroula à ses pieds, apparemment sa jambe ne le soutenait plus vraiment.


- Enfer…

Libertée sourit tranquillement, avant de metre ses deux poings sur ses hanches. L'homme était à moitié à genoux devant elle, et elle aimait bien le dominer quelques secondes comme ça.

- Et ben ! On peut dire que vous maniez bien vos poings, et maîtrisez les dames !

Lui adressant un clin d'œil, elle finit par lui tendre une main secourable pour le redresser et le mettre debout. Son regard glissa sur les quatre cadavres qui les entouraient, et elle haussa les épaules.

- Pfou… Je crois que d'abord, le tout est de panser votre jambe, maintenant qu'ils sont hors d'état de nuire. Venez, on va demander une chambre.

Le saisissant sous les aisselles, Libertée lui accorda son plus beau sourire, avant qu'ils avancent, clopi-clopant, vers une auberge autre que celle dont il venait de casser le carreau…


♥ ♥ ♥

- Voilà.

Libertée déposa un linge propre et chaud sur la plaie de l'homme. Elle venait de recoudre la chair, car le verre avait entamé cette dernière plutôt proprement, et la couture n'était pas compliquée. Passant un onguent sur cette dernière, elle avait fini par mettre le linge chaud pour calmer la douleur, sans doute cuisante, de son "sauveur".

Se redressant vers lui, elle fit passer ses longs cheveux dans son dos, un sourire sur les lèvres.


- On peut dire que vous êtes mon héros ! Aurais-je l'honneur de connaître votre nom ?

La prononciation du mot "héros" était trop appuyée pour que l'homme n'éprouve pas de doute sur son emploi. C'était aussi le but, il fallait bien l'avouer : après tout, Libertée, si elle jouait parfois des rôles, détestait qu'on la prenne pour une jeune femme vulnérable. Elle le faisait croire quelques secondes, quelques minutes, parce que les hommes en général aimaient bien cela, se sentir forts, cela gonflait leur égo et les mettait dans de meilleures dispositions.
A voir si ce guerrier serait dans le même esprit…


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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mer 01 Aoû 2012, 01:39

- Et ben ! On peut dire que vous maniez bien vos poings, et maîtrisez les dames !

Il cligna des yeux. Quoi ? C’était tout ce qu’elle avait trouvé pour briser le silence qui s’était abattu sur eux après sa lamentable perte de moyens ? Tu parles d’une trouvaille… Incapable de répondre quoi que ce soit au compliment – c’était bien un compliment, n’est-ce pas ? – Gil se contenta de fixer la jeune femme… beauté… personne qui le jaugeait de toute sa hauteur. Elle n’était pas très grande mais ses bottines lui attribuaient quelques centimètres supplémentaires et surtout, la longueur de ses jambes donnait l’impression qu’elle était immense, faussant toute première impression. Et quelle paire de jambes ! Rien que de les avoir sous le nez, il en avait la bouche sèche. Et il fronça soudain les sourcils. D’accord, les femmes avaient un effet pour le moins désastreux sur sa santé. Mais c’était bien la première fois que l’une d’elle le mettait dans cet état-là.

Pour sa défense, il n’était pas non plus au meilleur de sa forme. Lorsque la belle lui tendit une main secourable, il l’accepta volontiers et réalisa que, sans elle, il serait sans doute resté un bon moment dans cette ruelle. Le moindre de ses muscles protesta vigoureusement dès lors qu’il se mit en mouvement. La peau de ses mains était couverte d’infimes coupures qu’il s’était fait en traversant la vitre. Un bleu fleurissait sur sa mâchoire, du sang s’écoulait toujours de son nez et sa jambe filait un mauvais coton. Il comprit, en sentant son pantalon humide, que sa plaie s’était rouverte. Bien, bien. Je vais devoir attendre encore un peu avant d’aller saluer ce cher Fil’Velan et récupérer mes gains… plus quelques intérêts.

- Pfou… Je crois que d'abord, le tout est de panser votre jambe, maintenant qu'ils sont hors d'état de nuire. Venez, on va demander une chambre.

Ça, c’était la bonne idée de la soirée. Une chambre, des soins, du repos. Et plus, si affinités, songea-t-il en glissant un rapide coup d’œil vers la poitrine de la belle. A nouveau, il se surprit à penser que sa réaction n’était pas normale. Mais plus il y pensait, moins cette fille ne lui semblait normale. Sa présence dans ce quartier à une heure pareille aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, pourtant, c’était plutôt son calme qui éveillait soudain sa méfiance. Selon toute logique – c'est-à-dire, selon ses vêtements – elle aurait dû partir en courant et en criant. Il ne lui en voulait certainement pas de ne pas l’avoir laissé en plan mais il se demandait… Sa jambe lui tira une grimace et il raffermit sa prise autour de sa hanche, sans arrière-pensée cette fois. D’accord, presque sans arrière-pensée.

Le reste du trajet demeura flou. Une petite trotte dans la ville noire et silencieuse, un aubergiste aigri car mécontent d’être éveillé aussi tard, surtout pour écoper d’un blessé à qui il fallait apporter de l’eau chaude et des linges propres. Un grand escalier et une ascension difficile. Les encouragements de la fille qui, décidément, avait plus de cran qu’il ne l’avait pensé. Depuis la ruelle jusqu’à la chambre, elle prit les choses en main avec une nonchalance qui détonnait avec son apparence et les préjugés qui s’étaient automatiquement formés dans l’esprit de Gil.

Assis sur le seul et unique lit de la pièce, l’Envoleur regardait sa sauveuse achever de suturer sa blessure. Sauveuse ? Quel retournement de situation ! C’était lui le héros censé sauver la demoiselle en détresse, chose qu’il avait faite en la débarrassant du gorille sans cervelle. Et pourtant, sans elle, il serait encore dans cette ruelle, en train de se vider de son sang… C’était clair, il lui devait une fière chandelle. Mais l’un dans l’autre, elle aussi.

- On peut dire que vous êtes mon héros ! Aurais-je l'honneur de connaître votre nom ?

Gil ne répondit pas immédiatement, préférant sonder l’étonnant regard de la jeune femme. On y découvrait un monde de malice, une étoile de volonté et une étincelle amusée. Comprenant qu’elle se jouait de la situation, il hésita à lui emboîter le pas ; pour jolie qu’elle soit, cette fille ne lui inspirait pas confiance. Plus les secondes s’égrainaient entre eux, plus il se méfiait. Peu de femmes de son style auraient eu la force de le soutenir jusqu’ici, puis le courage de recoudre sa blessure sans s’émouvoir de la quantité de sang qu’il avait répandu. Il commençait à croire qu’il s’était fait rouler depuis le début de la semaine et que les entourloupes s’enchaînaient encore…

- On est quittes, je crois, dit-il en se redressant légèrement sur ses oreillers. J’aurais eu du mal à rentrer seul.

Il déboutonna sa chemise – elle était dans un tel état qu’il aurait tout aussi bien pu la déchirer – et l’ôta en grimaçant. Quelques hématomes étaient apparus sur son torse, fonçant au gré de la douleur. Il s’estimait heureux de n’avoir aucune côte brisée. Ces types cognaient vraiment dur… Surprenant le regard perçant de la fille, il leva la tête et croisa à nouveau son étrange regard. Il n’était pas sûr de la couleur exacte de ses yeux mais, à la lueur du feu qui brûlait dans l’âtre, il avait l’impression qu’ils étaient roses. Le même rose que son corset. Tu délires, mon pauvre Gil ! Des yeux roses, rien que ça…

- Gil, lâcha-t-il enfin.

Qu’il se méfie ou non, il ne voyait pas l’intérêt de taire son nom. S’il se sentait en danger, il savait comment réagir dans son propre intérêt – et son état ne l’empêcherait certainement pas de faire ce qui était nécessaire. En outre, toute discussion commençait par une présentation ; et Gil savait qu’en parlant avec un inconnu, on en apprend davantage que si on le fuit. La jeune et belle inconnue en question était un mystère tout fait de rose et de noir. Il avait envie d’en savoir plus et quelque chose, dans ses yeux, lui disait que c’était réciproque.

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mer 01 Aoû 2012, 09:40

Libertée guettait chaque réaction, même infime, de l'homme qu'elle avait traîné hors de la ruelle et dont elle avait aussi pansé les blessures. Il était en train de devenir un champ de bleus au printemps – ces derniers poussaient comme des pâquerettes sur sa peau – mais elle voyait une certaine méfiance dans son regard, et dans son attitude. Mais après tout, n'avait-il pas raison ?
En tant que guerrier qu'il était, voir une jeune femme qui ne semblait pas émue le moins du monde devant le sang ou même un bon gros combat, cela pouvait surprendre. Cela voulait aussi dire qu'il avait quand même des préjugés sur les femmes habillées comme elle l'était – et aussi blondes, sans doute, elle avait remarqué cela.
Il faut dire qu'elle avait sans doute un peu exagéré devant lui en se faisant prendre comme sans défense.

Gil.
C'était le prénom de son héro. Lui adressant un sourire charmeur, Libertée s'approcha de son visage pour effleurer le bleu autour de son œil du bout des doigts. La peau était sensible, mais l'arcade sourcilière et la pommette n'étaient pas cassées, ce qui était une très bonne nouvelle.
Posant délicatement sa paume contre sa joue, elle cligna des paupières, faisant jouer ses longs cils blonds.


- Je m'appelle Libertée.

Cela la faisait toujours beaucoup rire de voir la réaction des gens lorsqu'elle se présentait. C'était vrai que son prénom avait quelque chose de particulier, parce qu'il voulait dire quelque chose, et qu'elle le vivait pleinement. C'était aussi l'idéal qu'avaient voulu lui transmettre ses parents, lorsqu'elle était née, et qu'elle avait grandi avec eux.
Ses yeux se perdirent quelques secondes dans le vague, alors que la conversation avec ses parents remontait dans sa mémoire, comme à chaque fois qu'elle pensait à eux… Un souvenir qui remontait à son enfance, alors qu'elle n'avait qu'une grosse dizaine d'années – onze ans plus précisément – et qui ressurgissait systématiquement quand elle pensait à sa mère, à son père…

" Calme-toi ma chérie. Calme-toi. Ils nous cherchent, parce que… Parce que je suis une mercenaire du Chaos, et plus spécifiquement une envoleuse. Les envoleurs tuent les marchombres. Et j’aime ton père. Pour eux, c’est une trahison. C’est pour cela qu’ils veulent m’éliminer. Et ton père, c’est parce qu’il a le malheur d’être mon amour et marchombre à la fois… "

Un soupir franchit ses lèvres, tandis qu'elle reportait son attention sur l'homme à côté d'elle. Lui adressant un sourire, elle se reprit immédiatement et s'assit tranquillement sur le lit à côté de lui. Elle avait recousu sa jambe, enlevé les éclats de verre dans ses mains et son épaule, passé des torchons d'eau chaude sur les bleus pour en atténuer l'éclat et la douleur… Elle ne pouvait pas faire grand-chose de plus.

Quelque chose la titilla soudain.
Elle se souvenait de la jeune femme aux cheveux blancs que Nuhadu connaissait… Lacrya. Qui avait débarqué dans leur cours deux mois plus tôt. Et son identité explosa soudain dans sa tête : envoleuse ! Et son Nuhadu, qui était marchombre ! Se mordant l'intérieur de la joue, elle pencha toute seule la tête sur le côté, avant de lancer un coup d'œil à un Gil qui semblait pour le moins surpris, voire encore plus méfiant, à son égard.


- Pour être très honnête avec toi, Gil, j'aurais pu m'en sortir seule tout à l'heure, dans la ruelle. Mais je dois dire que j'aime les spectacles, et que celui que tu m'as offert était particulièrement réussi.

Lui adressant un clin d'œil provocateur, Libertée se leva vivement du matelas pour s'étirer devant ce dernier. Se déplaçant en sautillant souplement jusqu'à la bassine d'eau chaude, elle fronça le nez en voyant que l'eau en question n'était plus translucide, mais entre le rouge et le marron… Pas très ragoûtant.
Elle tourna le regard vers l'homme, se dit qu'il n'irait sans doute pas très loin si elle le laissait quelques minutes le temps de descendre les compresses et l'eau sale, et décida donc de le faire.


- Je redescends tout ça. Tu restes là, d'accord ?

Un sourire tendre fila sur ses lèvres, et elle attrapa la bassine, y jetant les compresses usagées, puis cala le bois dans le creux de sa taille et se glissa sur le plancher et derrière la porte pour amener toutes ces affaires à l'endroit adéquat. Elle fila dans les escaliers, trouvant tout l'aérien de son pas, posa la bassine à côté du comptoir, vida l'eau, essora les compresses.
Elle ne savait pas trop à quoi s'attendre : peut-être aurait-il filé, après tout… Mais elle doutait qu'il soit vraiment en état. Entre les quelques vapeurs d'alcool qu'elle avait senties dans son haleine, sa jambe en miettes et ses paumes en feu, il avait très peu de chances de réussir à passer par la fenêtre pour s'enfuir.

Elle remonta donc à l'étage des chambres sans un bruit, et poussa la porte, tendant l'oreille….


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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mer 01 Aoû 2012, 13:58

- Je redescends tout ça. Tu restes là, d’accord ?

D’accord, répondit le petit sourire candide qu’il lui offrit. Elle sourit à son tour et s’éclipsa. Alors, Gil bondit hors du lit. Il clopina jusqu’à la fenêtre, qu’il ouvrit en grand, et se pencha vers l’extérieur, jaugeant la hauteur qui le séparait du sol. Ouais… c’est faisable. Mais pas avec une jambe dans cet état. Et le mur ? Pouvait-il désescalader le mur ? Il y avait peu de prises mais ça, en revanche, il pouvait le faire. La question était donc : voulait-il le faire ? Voulait-il s’enfuir comme un malpropre alors qu’on venait de panser ses blessures ? Et bien, une fois n’est pas coutume ; Gil eut cet instant d’hésitation qui, en l’espace de quelques secondes, peut changer le cours des choses. Appuyé contre le rebord de la fenêtre, à deux doigts de s’envoler sans laisser de traces, de disparaître dans la nuit noire qui avait englouti Al-Vor, Gil hésita.

Cette fille n’était pas ordinaire. Il ne l’avait pas senti dès le début parce qu’il était un peu… occupé… à ce moment-là, mais à présent il en était sûr : elle n’était pas ce qu’elle semblait être. Autrement dit, elle n’était pas ce genre de fille qui s’évanouit à la vue d’une goutte de sang, qui déballe sa vie sans qu’on lui demande, ou qui passe son temps à minauder. La minauderie, c’était son costume. Et sous ce costume, il y avait… un véritable mystère. Libertée. Libertée. Comment pouvait-on s’appeler Libertée ? C’était un nom qui fleurait les pâquerettes et les champs de blé, ça ! Et qui, il fallait bien l’avouer, s’accordait bien avec son… costume. Sauf qu’encore une fois, il ne fallait pas se fier aux apparences.

Alors comme ça, elle aurait très bien pu se tirer d’affaire toute seule ? Gil ricana doucement. S’il l’avait su plus tôt, il aurait trouvé le moyen de fausser compagnie aux balourds du vil marchand. Ou de les conduire jusqu’à la porte de Fil’Velan, histoire de se venger. Et il aurait laissé cette fille se débrouiller comme une grande ! Enfer… Il s’était fait rouler par une femme. Comme si cela ne lui arrivait pas assez souvent, ces derniers temps. Du coup, il se sentait très vexé. Vexé, épuisé, endolori et fauché. Alors oui, il avait toutes les raisons du monde de passer par la fenêtre afin de tirer sa révérence. Il n’était pas un héros, après tout. C’était plutôt le contraire, il était le méchant qui brise tout ce qu’il touche, celui qui porte malheur. Cette fille aimait les spectacles ? Qu’elle aille voir ailleurs !

Dans son esprit, une gamine au sale caractère lui adressa un regard noir. Lâche, aurait dit Kaünis. Le pire, c’est qu’elle aurait eu raison. S’enfuir par la fenêtre, c’était sans doute la chose la moins noble que Gil pouvait faire. Quoi que… peut-être pas la moins noble, mais quelque chose d’approchant. Il poussa un profond soupir. Se redressa, renonçant aux ténèbres qui l’attendaient dehors, et se retourna. Elle était là. Elle l’observait depuis le seuil. Sans doute était-elle là depuis un petit moment déjà. L’aurait-elle empêché de sauter ? Quelque chose lui soufflait qu’elle en était parfaitement capable. Dans le doute, il s’adossa au rebord de la fenêtre pour soulager sa jambe et profiter de l’air frais. Un long moment, ils se regardèrent en silence. Et puis…

- Tu joues souvent les demoiselles en détresse ? Ou bien se balader en tenue légère dans les quartiers mal famés de la ville est un passe-temps comme un autre ?

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Jeu 02 Aoû 2012, 10:21

… entendit une respiration.
Se détendant instantanément, elle pénétra dans la chambre, un petit sourire aux lèvres. Gil était accoudé à la fenêtre sondant les ténèbres alentours, et comme il ne se retournait pas vers elle, elle le détailla plusieurs secondes.

Lorsqu'elle l'avait aperçu, dans la ruelle, elle avait pensé qu'il était plutôt fin et bien fait. Elle n'avait pas distingué son visage et ses yeux immédiatement, mais ce qu'elle avait pu voir lui plaisait. Et puis, il s'était battu, d'abord comme un balourd, mais révélant rapidement sa vraie nature, celle d'un guerrier. Cela avait d'autant plus plu à Libertée, qui l'avait alors aidé à se lever et emmené dans cette auberge où le tenancier n'avait pas apprécié de se faire réveiller dans la nuit. Elle avait pansé ses blessures, découvrant alors un corps bien proportionné, musclé de manière équilibrée, ni trop ni trop peu. Et elle avait eu l'occasion de détailler son visage, légèrement anguleux mais plutôt harmonieux, et son regard bicolore si particulier qu'elle appréciait énormément. Rajouté à cela ses cheveux en vrac sur sa tête, sa voix un brin éraillée par l'alcool mais de ténor quand même… Il répondait à un maximum de ses critères.

Alors, là, accoudé à cette fenêtre, elle le contemplait sans gêne. Deviner la teneur de ses muscles sous ses vêtements… A quoi pensait-il ? Etait-il réellement capable de s'élancer dans la ruelle, de désescalader le mur, de s'enfuir dans la nuit ? Peut-être bien, mais quelque chose le retenait ici, dans cette chambre, apparemment.


-Tu joues souvent les demoiselles en détresse ? Ou bien se balader en tenue légère dans les quartiers mal famés de la ville est un passe-temps comme un autre ?

Libertée éclata de rire. En tenue légère ? Ce n'était pas si léger que cela, ce qu'elle portait. Elle pouvait faire bien pire ! ( ou bien mieux, selon le point de vue… )

- Euh… Tu appelles ça tenue légère ?

Lui adressant un sourire à la fois moqueur et aguicheur, tout en ondulant légèrement des hanches, elle finit par se redresser pour planter son regard dans celui du charmant monsieur.

- Si je te réponds : les deux…?

Elle éclata de rire, avant de sauter sur le lit et de s'y allonger.

- Jouer les demoiselles en détresse flatte l'égo des hommes. Et le faire dans les quartiers mal famés donne plus de choix, même si la plupart son bien bien pétés…

Riant seule, Libertée ferma les yeux, et bascula sur le côté pour se mettre en position fœtale, tournée vers Gil. Le fixant quelques secondes, elle finit par laisser un sourire étirer ses lèvres.

- Et tu joues souvent les badauds balourds ? Ou bien c'est une couverture comme une autre pour mener à bien des missions peu recommandables ?

Se redressant sur ses coudes, Libertée continuait de fixer l'homme accoudé à la fenêtre. Elle se demandait s'il finirait par filer ou non. Et surtout, ce qu'elle ferait si c'était le cas…

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Jeu 02 Aoû 2012, 12:05

S’il appelait ça une tenue légère ? Bien sûr que oui ! Pour ce qu’il en savait, les femmes ne se baladaient pas vêtues de la sorte en pleine nuit, sauf si elles voulaient s’attirer des ennuis. C’était le cas de cette fille. Non seulement elle cherchait les ennuis mais en plus, elle semblait bien les apprécier ! Gil soupira. Jamais encore il n’avait croisé pareille cinglée… un léger coup de vent dansa dans ses cheveux et il jeta un coup d’œil en arrière. Il n’avait qu’à sauter pour se débarrasser d’elle. Tant pis pour ses blessures, il avait déjà connu pire. Mais pire qu’une fille raide dingue du danger ? Non !

Elle éclata de rire et il la regarda se jeter sur le lit. Même son rire avait quelque chose de… dément. Bon sang. On dirait bien que je suis coincé ici, moi. Pour être honnête, il n’avait pas très envie de s’échapper par la fenêtre. A présent qu’elle était là, il ne pouvait plus filer en douce et puis, à quoi bon ? S’il s’enfuyait, il lui faudrait trouver un endroit où passer la nuit. Et puisqu’il ne pouvait pas aller taquiner Fil’Velan dans cet état, autant passer le temps le plus agréablement possible. Il se demandait si « agréable » était un adjectif qui comprenait la présence de cette fille. Il n’en était pas sûr. Elle semblait plus vive qu’une étoile filante et plus malicieuse qu’une gamine. Il avait envie de dormir mais elle continuer à lui parler, allongée sur son lit, et n’avait pas l’air pressée de s’en aller. Oui, il était bel et bien coincé…

- Et tu joues souvent les badauds balourds ? Ou bien c'est une couverture comme une autre pour mener à bien des missions peu recommandables ?

Ah. Peut-être n’était-elle pas si cinglée que ça, après tout. Gil la dévisagea en silence, ne sachant trop que répondre. Alors c’est ainsi qu’elle le voyait ? Comme un « badaud balourd » ? Au temps pour moi, chérie ! Malgré tout, il ne parvenait pas à prendre la mouche. Quelque chose, dans le ton de sa voix, lui indiquait qu’elle ne croyait pas une seule seconde au balourd de badaud. L’Envoleur se frotta pensivement les poignets. L’avait-elle vu utiliser sa greffe ? Si c’était le cas, alors les choses allaient se compliquer. Il s’était efforcé d’être discret, pourtant… Mais peut-être supposait-elle simplement qu’il jouait le même rôle qu’elle. Après tout, elle l’avait pris pour un héros.

- Disons que j’attire les bagarres comme des mouches, dit-il en dardant sur elle son regard bicolore. Et les jolies filles, aussi.

Un signal d’alarme se déclencha aussitôt dans son esprit et il détourna les yeux. Il commençait à rentrer dans son jeu et ça, c’était dangereux. Le souvenir de Nee, toujours aussi douloureux, était là pour le lui rappeler. Anee… Il fallait toujours que le gris acier de ses beaux yeux le surprenne dans des moments pareils. Dans un soupir, Gil se retourna pour s’accouder au rebord de la fenêtre. Le sourire mutin de la lune s’amusait à se cacher derrière les nuages. Ça va, te moque pas de moi… grogna-t-il en pensée à l’adresse de l’astre d’argent. Il fallait croire que c’était sa malédiction. Chaque femme qu’il croisait lui faisait immanquablement penser à celle qu’il avait perdue. Il était damné, doublement damné !

- On ne trouve pas de héros dans les ruelles d’Al-Vor. Ce sont de drôles d’oiseaux qui rôdent, des types bien plus dangereux que les badauds balourds ou les gorilles sans cervelle. Une nuit, tu pourrais bien te trouver dans de sales draps.

Enfer, voilà qu’il lui faisait la morale… Etre maître ne lui réussissait vraiment pas. Kaünis aurait adoré ça. Il réalisa soudain que Nee n’était plus la seule, désormais, à occuper son esprit avec autant d’acharnement. Cette gamine ne lui fichait plus la paix, même lorsqu’ils n’étaient pas ensemble. C’était un vrai pot de colle mais, malheureusement pour lui, il ne s’en était pas rendu compte à temps. C’est moi, où bien je me fais rouler par tout le monde ?

- Tu habites ici ? Dans cette ville ?


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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Jeu 02 Aoû 2012, 12:50

Libertée hocha la tête, souriant au compliment de Gil. Oui, elle le prenait pour un compliment, et pour elle, que ce soit la réalité quotidienne de Gil ou non. Elle était jolie… Non, quand même. Elle préférait être belle ! Mais bon, elle n'allait pas non plus chipoter pour un petit jeu de mots.

- On ne trouve pas de héros dans les ruelles d’Al-Vor. Ce sont de drôles d’oiseaux qui rôdent, des types bien plus dangereux que les badauds balourds ou les gorilles sans cervelle. Une nuit, tu pourrais bien te trouver dans de sales draps.

Un sourire moqueur étira les lèvres de la marchombre, alors qu'elle se redressait lentement sur le lit. Son regard fixé sur Gil, elle se demanda s'il n'avait pas compris ce qu'elle était, et l'avait mieux cernée qu'elle ne le pensait. Dans tous les cas, elle s'en fichait, et ne craignait pas de se dévoiler. Après tout, peut-être bien qu'elle ne le croiserait plus jamais !

- Tu trouves que ces draps sont sales, toi ? Moi je pense que ça va.

Lui adressant un clin d'œil, elle posa son regard sur la nuit, à travers la fenêtre. Se redressant complètement, elle s'avança vers Gil et se posa à côté de lui, appuyée sur le mur tandis que ses yeux détaillaient les toits et les étoiles d'Al-Vor.
Si elle habitait ici ? Un nouveau sourire étira ses lèvres, alors que ses iris venaient à la rencontre de deux de l'homme. Approchant son visage du sien, elle pouvait sentir sa respiration lorsqu'elle lui répondit d'une voix douce et envoûtante.


- Non, je n'habite pas ici. Je n'habite pas tout court en fait. Ou alors, le monde est ma maison… Le vent mes draps, et la voûte étoilée mon toit.

Un soupir franchit ses lèvres, et elle reprit de la distance par rapport au visage de Gil. Un sourire en coin creusant sa fossette droite, elle le fixa quelques instants, avant de hausser les épaules.

- Enfin ! Tout ça pour dire que je suis de passage quoi !

C'était sans doute pour ne pas la recroiser qu'il lui posait la question. Il tentait de lui échapper… non ?
A vrai dire, il l'intriguait énormément. Autant de retenue, et pourtant des manières bien ancrées et des pensées qu'elle pouvait lire dans son regard, il tentait comme de se cacher et pourtant de livrer de lui-même pour la connaître.

En effet, elle n'était pas tombée sur un badaud balourd. Loin de là, même. Il y avait quelque chose de nouveau, dans cette connaissance qu'ils faisaient tous les deux, quelque chose qui lui rappelait quelqu'un, en fait. Elle tenta de saisir son souvenir, sans réussir à l'attraper, alors elle s'accouda tranquillement sur la balustrade de la fenêtre, un sourire aux lèvres.


- En tant que mercenaire, tu dois courir le monde toi aussi…

Il n'y avait aucune arrière pensée derrière cette phrase. Un mercenaire, parce qu'il exécutait des missions "pas recommandables", c'était tout. C'était bien la définition d'un mercenaire, non ?

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Ven 03 Aoû 2012, 09:15

- En tant que mercenaire, je me contente de faire mon travail pour vivre, peu importe où dans cet empire.

(Moue légèrement boudeuse)

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Ven 03 Aoû 2012, 09:17

- Mmmm... Je trouve ça dommage.

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Dim 05 Aoû 2012, 00:20

- Parce que tu n'es pas une mercenaire.

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mer 08 Aoû 2012, 08:39

- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire !

Je trouve ça dommage de voyager à cause de son travail... Personnellement, je préfère voyager pour travailler ! Enfin, parce que c'est comme ça que j'ai perçu ta phrase... avec ton air boudeur, là, tu es très mignon !


[Clin d'oeil ]

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mer 08 Aoû 2012, 09:05

- Tu me trouves mignon ?

(ton sans équivoque mais légère surprise dans le regafd)

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Mer 08 Aoû 2012, 13:06

- Mmm mm ! Mais tu restes plus fascinant... que mignon !

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Jeu 09 Aoû 2012, 12:59

Debout devant la fenêtre ouverte, les mains appuyées sur le rebord de pierre, Gil observait les ténèbres comme dans l’espoir qu’elles lui révèlent un secret. Le secret de cette femme étrange, par exemple. Elle était un tel mystère qu’il commençait à croire à un délire causée par la fièvre, ou quelque chose dans le genre. Mais la présence de Libertée était bien réelle, preuve en était la chaleur qui émanait de son corps parfaitement bien sculpté et si proche du sien. Il ne rêvait pas. S’il s’était agit d’un songe, ce serait un songe agréable, bien différent des cauchemars qui peuplaient ses nuits depuis si longtemps. Parce qu’en songe, il pourrait accepter la compagnie de cette femme sans l’ombre d’un remord. Il ne rêvait pas. Tout le problème était là. Pour la première fois de sa vie, il se sentait freiné dans son élan, arrêté en plein vol, stoppé en pleine vitesse : il était incapable de regarder Libertée dans les yeux, tout comme il lui était impossible de ne pas ressentir quelque chose alors qu’elle lui avouait sans détour qu’elle le trouvait plus ou moins à son goût.

Plus ou moins. Ouais, j’ai l’air d’un ours qui sort tout juste de son hibernation, songea-t-il en se passant la main dans les cheveux, ce qui eut pour effet de les ébouriffer davantage. Entre son visage tuméfié, ses joues mal rasées, l’odeur de sueur, d’alcool et de sang qui lui collait à la peau, il n’avait décidemment rien à voir avec l’image que l’on se faisait d’un héros ! Somme toute, il semblait que ce soit ce genre de détail, pour Libertée, qui fasse toute la différence. Elle le trouvait moins mignon que fascinant. Fascinant… N’importe qui aurait rougit jusqu’aux oreilles et explosé de fierté ! Pas Gil. Il se contenta de frissonner dans la moiteur de la pièce. L’air était lourd, chargé d’électricité comme si un orage allait éclater d’une seconde à l’autre, mais il savait que le temps n’avait rien à voir là-dedans.

- Je ne suis pas fascinant au point de te clouer le bec, fit-il remarquer dans un de ses demi-sourires dont il avait seul le secret.

Taciturne et solitaire, il arrivait que les mots ne fassent pas partie de son quotidien pendant plusieurs jours d’affilée. Le silence était une règle d’or, chez lui. Il avait de la chance que Kaünis ne soit pas une intarissable bavarde ; elle préférait lui décocher des regards noirs plutôt que de l’assommer avec de belles paroles… et il préférait aussi. Toutefois, lorsqu’il discutait avec quelqu’un, il aimait avoir en face de lui une personne qui ait du répondant. Suffisamment, en tout cas, pour que la conversation lui paraisse intéressante. Gil se rappela cet homme, Erwan, dont il avait fait la rencontre dans une des nombreuses tavernes de la ville. En apparence anodine, leur discussion avait été source de découvertes, pour l’un comme pour l’autre. L’éloquence de Naïs avait laissé son empreinte et la voix moqueuse de Nee résonnait encore à ses oreilles. Mais c’était la première fois qu’il rencontrait quelqu’un avec une telle répartie.

Du coin de l’œil, il étudia le profil de la jeune femme qui se tenait près de lui. La lumière de la lune était tout juste assez forte pour capter quelques reflets scintillants dans ses étranges yeux. Elle avait un nez fin et une petite bouche aux lèvres pulpeuses. Ses lèvres… Il cligna des yeux, reporta son attention dans les ombres de la nuit. Une fine pellicule de transpiration couvrait sa peau. La moiteur de la chambre, sans doute. Cette fille n’y était pas pour rien. Elle s’était rapprochée de lui, augmentant d’un cran sa nervosité, et ne semblait pas franchement pressée de prendre un peu de distance. Il pouvait toujours passer par la fenêtre. Baissant les yeux, Gil se demanda si elle aurait assez d’audace pour l’en empêcher. Etait-ce pour cette raison qu’elle s’était placée à côté de lui ? Oui, mais pas seulement…

Je n’aurais pas dû partir comme ça, avait-il dit à Anee lorsqu’ils avaient réglé leurs compte. Non. Lorsqu’il avait réglé ses comptes. Je ne dois pas partir comme ça, conclut-il en reculant légèrement. Voilà, il avait choisi de rester. La Dame seule sait pourtant s’il n’aimait pas les choix… Celui-ci lui coûtait cher, c’était certain. Il se sentait de moins en moins à son aise, là, debout à côté de cette fille fichtrement sexy qui le mettait dans tous ses états ! Tant et si bien qu’il se détourna de la fenêtre pour aller s’installer à nouveau sur le lit. C’était un lit pour une personne. Une lueur de défi dans le regard, il s’étala et pris toute la place. Il aurait dû avoir sommeil, après une telle soirée, mais il se sentait soudain près à piquer un cent mètres malgré sa jambe blessée. Agacé, il croisa les mains derrière sa nuque et fixa résolument son regard au plafond. En silence, il suivit des yeux une fissure qui zigzaguait joyeusement. Très intéressante, cette fissure. Pas assez pour occulter la présence de Libertée. Mais très intéressante.

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Ven 10 Aoû 2012, 11:56

Libertée observait son interlocuteur du coin de l'œil, même si son visage était plutôt tourné vers la nuit, de l'autre côté de la fenêtre sur laquelle elle était adossée. Elle commençait à avoir chaud, et savait que si le fond de l'air était lourd, ce n'était pas pour cela que la chaleur qui se diffusait en elle était si prenante.
Cet homme… Gil. Mal rasé, égratigné de partout ou presque, une jambe blessée… des yeux à couper le souffle, une voix basse et terriblement attirante, et une odeur, amalgame de plusieurs senteurs qui se mariaient allègrement autour de lui… Oui, Libertée se sentait irrémédiablement attirée.

Un sourire en coin étira ses lèvres lorsqu'il s'éloigna de la fenêtre. Comptait-il réellement s'enfuir par là ? Elle ne se rendait pas très bien compte de l'état de sa jambe, alors. Ou bien, il avait suffisamment envie de s'enfuir pour oublier la douleur, mais dans ce cas-là, son raccommodage ne durerait pas longtemps. Elle l'imaginait filant dans la nuit, et se demanda ce qu'elle aurait fait si tel était le cas.
Comme souvent, elle aurait sans doute agi dans l'impulsion. Et elle ne savait pas comment. Elle ne voulait pas savoir en fait.

Gil venait de se jeter sur le lit, et s'y étalait de tout son long.
Un nouveau sourire étira les lèvres de Libertée, et elle eut très envie de plaisanter. Mais elle le détailla avant de dire quoi que ce soit, se mordant la lèvre inférieure. Allongé comme ça, presque… offert ? Le regard qu'il lui lançait était un défi. Un défi, qu'elle avait très envie de relever, et non pas juste par esprit de compétition, mais aussi par désir.
Un désir qu'elle avait dans le creux de son ventre quand elle le regardait.
Néanmoins, elle plissa les paupières quelques secondes, secoua sa chevelure dans son dos et sourit.


- C'est… une invitation ?

Le coup d'œil qu'elle lui lança, provocateur, fut immédiatement suivi par un mordillement de lèvre inférieure.
S'approchant à pas légers du lit et donc de Gil, Libertée lui lança un coup d'œil provocateur, avant de s'asseoir sur le bord du lit, contre la hanche de l'homme. Se tournant à demi vers lui, elle l'observa un instant alors qu'il avait les yeux fixés sur le plafond. Un homme qui attendait qu'elle fasse le premier pas ? Cela la fit sourire.

Prise d'une soudaine impulsion, elle se releva vivement. Sans regarder Gil, elle défit son corset sur le côté, se déshabillant entièrement. Fière, nue, elle redressa le menton alors qu'elle libéra la longue masse de ses cheveux de la haute queue de cheval qu'elle arborait, et ces derniers tombèrent en cascade dorée sur son corps.

Se tournant gracieusement vers Gil, elle s'avança d'un pas dynamique, lui lançant sur le ton de la taquinerie :


- Allez, pousse-toi un peu, laisse moi de la place !

Réussissant à se couler le long de l'homme, elle se blottit contre lui pour ne pas dépasser du lit. Riant, elle posa sa tête sur l'oreiller juste à côté du visage de Gil.
Bon, il voulait juste dormir ou bien ?


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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Ven 10 Aoû 2012, 12:41

Les yeux rivés sur le plafond, Gil devina que Libertée bougeait au léger mouvement de l’air dans la pièce. Son parfum arriva jusqu’à ses narines et il s’en emplit les poumons. Pêche, songea-t-il tandis qu’elle s’asseyait près de lui. C’était sucré et ça lui donnait envie d’y goûter. Mais, contre toute attente, il avait décidé d’attendre. Combien de temps ? Et puis, pourquoi attendre ? Cette femme le désirait, c’était certain. Le problème, c’est qu’il la désirait aussi. Autant dire qu’il désirait les ennuis… Parce que Libertée n’avait rien à voir avec les autres femmes qui avaient partagé sa couche. Parce qu’elle dégageait quelque chose de familier et de dangereux. Parce qu’il avait toutes les raisons du monde de se méfier d’elle, et encore plus de vouloir goûter à sa peau sucrée. Elle était assise contre sa hanche. Réprimant un gémissement, il garda résolument les yeux fixés sur la fissure et les mains coincées sous sa nuque.

N’importe qui d’autre aurait été vexé par un tel mutisme. Pas Libertée. Apparemment, elle n’était pas du genre à s’offusquer de quoi que ce soit, et encore moins des manières peu civilisées de Gil ; comme pour le lui prouver, elle se débarrassa de ses vêtements. La seconde suivante, elle le bousculait pour se faire de la place, pressant son corps nu contre le sien. Son corps. Nu. Contre le sien. Enfer ! Gil se rendit compte qu’il avait cessé de respirer lorsque des petits points noirs dansèrent devant ses yeux. Reprenant difficilement son souffle, il se laissa envahir par sa douce chaleur. Libertée ne bougeait plus. Elle attendait qu’il fasse un geste ou bien qu’il dise un mot – qu’il fasse quelque chose. Alors il fit la seule chose qu’il avait envie de faire à ce moment précis. Il bascula sur le flanc et captura ses lèvres. Le signal d’alarme retentit plus fort dans son esprit. Il l’ignora. Toute son attention était désormais accaparée par les lèvres de Libertée. Son menton, aussi. Et sa gorge. Seigneur, sa gorge… Il avait l’impression de croquer une pêche. Or, il avait une faim de loup.

Il la dévora sans vergogne. Gil n’avait jamais été un tendre, du moins en apparence ; cette nuit-là, il fit l’amour à Libertée avec une telle sauvagerie, une telle force qu’ils se retrouvèrent par terre, le lit étant bien trop petit pour supporter la vigueur de leurs ébats. Chaque seconde qui passait nourrissait la fougue de Libertée et attisait le désir de Gil. Il avait même oublié la douleur de sa jambe et de ses côtes, la frustration de s’être fait avoir, la lassitude d’après la bagarre. Il avait oublié le regard magnétique d’Anee. Celui dans lequel il se noyait à présent était bien plus complexe. Agrippant fermement les hanches de Libertée, il se perdit dans les nuances irisées de ses yeux brillants. Des yeux tels qu’il n’en avait jamais vus auparavant. Des yeux troublants, désarmants, fascinants. Des yeux qui le consumaient complètement. Dans le feu de l’action, il se surprit à penser qu’il n’avait pas envie de les quitter, ces yeux. Lui qui fuyait dès que l’occasion se présentait – combien de femmes avait-il abandonné aux aurores ? –, il avait l’impression de pouvoir passer sa vie à plonger dans ces yeux-là.

- Quelle… couleur ? articula-t-il avant qu’ils ne roulent sur le parquet, Libertée prenant le dessus.

Il ne chercha même pas à vérifier qu’elle avait compris de quoi il voulait parler. Brusquement, tout était devenu très simple dans sa petite vie, dans sa journée compliquée : il était vivant et il faisait l’amour à une superbe créature qui sentait bon la pêche et qui allait finir par le tuer si elle continuer à bouger ainsi. Fiévreux, il glissa les mains dans ses longs cheveux, les cala derrière sa nuque et attira son visage vers le sien pour l’embrasser. Encore. Et encore.

Et encore.


[Court, mais fichtrement intense ! Gil vaincu par K-O !]

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Ven 10 Aoû 2012, 19:23

- Quelle… couleur ?

Libertée ne répondit pas. Aucun intérêt, et elle était beaucoup trop occupée autre part pour le faire. Peut-être aussi espérait-elle qu’il attendrait le jour pour pouvoir répondre lui-même à la question – parce qu’évidemment, elle avait parfaitement compris de quoi il retournait.

Mais là, tout de suite, dans ses bras, elle se laissait juste aller.
Toute la ferveur qu’elle provoquait chez lui, tout le désir qu’il suscitait chez elle, elle les sentait tous les deux dans les mouvements de reins et la sueur moite qui se dégageaient d’eux. Ils avaient délaissé le lit, bien trop peu résistant pour eux, et s’affairaient sur le sol avec exaltation.
Elle aurait même dit plus.
Sauvagerie.


♥ ♥ ♥

- Roses.

La voix de Libertée venait de s’élever dans les airs. Dehors, le soleil ne pointait pas encore le bout de ses rayons, mais le ciel n’était plus tout à fait noir. Allongée sur le sol, les paumes sous la tête avec les bras écartés, collée contre le torse de Gil.

Elle savait qu’il l’avait entendue.
Tout comme elle savait qu’il savait qu’elle savait qu’il ne dormait pas. Qu’il ne dormait plus.
Devenue soupir, elle se hissa sur un coude pour fixer Gil quelques secondes.
Ses doigts glissèrent sur son torse, caresse voluptueuse, et elle lâcha un petit soupir. Dans un sourire, elle posa sa joue sur son sternum, tandis que ses cheveux se ramenaient sur le torse de l’homme, dans un mouvement si naturel que personne n’avait jamais décelé ce qu’il était réellement. Ce qu’il représentait.

Les lèvres de Libertée se posèrent sur la peau de Gil.


- En fait, je crois que tu me rappelles ma mère. Cette cicatrice, là… et puis, l’odeur de la tourmente…

Pas très glamour pour commencer la journée, et des paroles sans doute déplacées par rapport à la douceur de l’instant. Mais cela, Libertée s’en fichait : elle disait ce qu’elle pensait. Et pour l’instant, elle avait une question.

- Tu es tourmenté, Gil ?








[ Waaa, encore plus court que toi, désolée ! >.<"]

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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Lun 13 Aoû 2012, 11:13

Rose. Rose ? C’était donc l’improbable couleur de ses yeux ? Tu parles d’une fille étonnante… Il en connaissait pourtant, des regards étranges. Il se souvenait parfaitement de celui, indigo pur, de l’amazone qui avait dit s’appeler Miss. Il n’avait pas oublié les nuances ambrées de celui de Naïs. Le bleu nuit de Sinéad hantait ses nuits et marquait son œil gauche tandis que le droit portait la couleur des yeux du premier homme qu’il avait tué. Alors, des yeux rose… Il aurait dû s’en fiche comme d’une guigne. Hausser les épaules, tourner la page et s’en aller dans les premières lueurs de l’aube, comme toujours. Fuir avant les ennuis, échapper aux responsabilités, disparaître de sa vie aussi soudainement qu’il y était apparu. Oui, mais voilà : il n’arrivait pas à bouger. Pas à cause de ses blessures ; la douleur de sa jambe s’était tue pendant leurs ébats, même s’il avait craint que les points ne supportent pas le rythme, et à toutes les autres s’ajoutaient quelques griffures et morsures récoltées durant la nuit. Il n’était plus à une égratignure près, à présent…

En vérité, il ne savait pas exactement pourquoi il ne parvenait pas à se lever. Cela pouvait venir du fait que Libertée pesait de tout son poids sur lui, allongée paresseusement sur son torse. Il était passé maître dans l’art de se contorsionner pour échapper à l’étreinte souvent romantico-possessive des femmes mais pour une fois, il n’était pas pressé de s’aventurer hors de ce chaud carcan de douceur. Ou bien peut-être qu’il en avait assez de s’enfuir. Après tout, il n’avait pas fui Naïs. Libertée n’avait rien à voir avec l’Envoleuse aveugle, pourtant elles avaient ce pouvoir commun de le réduire au silence et à la réflexion. A l’attention la plus totale et à l’immobilité la plus parfaite. Gil ne pouvait évidemment pas tout simplement reconnaître qu’il se sentait bien, d’où sa réticence à briser un tel moment de sérénité, mais il devait bien avouer qu’il n’avait pas connu pareille nuit depuis… depuis… Anee ?

- En fait, je crois que tu me rappelles ma mère…

Il cligna des yeux, garda le silence. Sa mère ? C’était bien la première fois qu’on le comparait à une femme et il ne savait pas trop quoi en penser. Etait-ce un reproche ? Le ton de Libertée s’était fait rêveur, mélancolique – rien qui ne permette de croire le contraire. Et puis elle lui demanda s’il était tourmenté. Là, Gil réprima un soupir. Il se demanda ce qui pouvait bien obliger les femmes à se montrer si curieuses dans un moment pareil. Alors qu’il n’aspirait désormais plus qu’à s’endormir dans son odeur de pêche, voilà que la jolie blonde aux yeux roses s’intéressait à sa conscience… Tourmenté, moi ? C’est peu de le dire ! Comment lui expliquer qu’il était l’incarnation même du tourment ? Que son cœur était dur comme la pierre, qu’il n’y avait pas de place pour les sentiments tels que l’amour, l’amitié, le bonheur ? Comment lui faire comprendre qu’il n’était pour autant pas malheureux de vivre ainsi ?

- Seulement affamé et épuisé, biaisa-t-il en l’emportant avec lui pour basculer sur le flanc droit.

Il planta son regard dans ses yeux si particuliers et décida de se passer de mots pour la suite. Kaünis et lui arrivaient à se comprendre sans que la parole soit nécessaire ; pourquoi n’en serait-il pas de même avec Libertée ? D’autant que leur langage à eux était plus… physique. Emoustillé par son odeur sucrée, il l’embrassa et se fondit en elle d’un seul et même élan. Ça aussi, c’était nouveau. Voilà qu’il reléguait les besoins de son estomac au second plan. Il avait faim, mais uniquement d’elle, et il la dévora tout entière. Cette nouvelle séance de roulé-boulé sur le parquet le laissa complètement vidé, sans forces. Il s’endormit et lorsqu’il rouvrit les yeux, la pièce était illuminée par le soleil. Dans un grognement d’ours, il tenta de se redresser mais il se retrouva coincé par quelque chose. Non, pas quelque chose. Quelqu’un. Libertée. Elle dormait à poings fermés, sa crinière flamboyante étalée sur son ventre. Gil se rallongea tout en songeant que quelque chose clochait. Il lui fallu plusieurs longues minutes avant de comprendre quoi.

Pas de cauchemars. Il avait dormi du sommeil du juste et s’était réveillé dans la peau du héros, avec la belle dans les bras et le soleil à la fenêtre. Etrange. Plus étrange encore, il en ressentait de la frustration ; il avait l’impression d’avoir un sourire niais collé sur le visage et un bonbon à la place du cœur. C’est donc presque avec effroi qu’il se dégagea de l’étreinte de Libertée. Se moquant bien de la réveiller sans douceur, il se redressa et balaya la chambre du regard, à la recherche de ses vêtements. Ils étaient éparpillés un peu partout, parfois mêlés à ceux, rose et noirs, de Libertée. Le souvenir d’Anee luttant pour s’habiller sans perdre l’équilibre lui revint en mémoire ; il le chassa d’un haussement d’épaules. Tout comme il chassa cette nuit pour le moins… torride. Libertée avait encore les yeux fermés. Vite, il devait s’en aller avant qu’elle ne l’emprisonne à nouveau de son diabolique regard…

Sa chemise était dans un étal tellement déplorable qu’il l’abandonna au sol, revêtant directement son tabard de cuir noir. Un coup d’œil par la fenêtre lui apprit qu’il était déjà plus de midi. Première et dernière grasse matinée de l’année, se jura-t-il en se perchant sur le rebord de l’ouverture, dont les battants étaient restés ouverts toute la nuit sans que l’air frais ne parvienne à rafraîchir la chambre. Pourquoi passait-il par la fenêtre ? Plus tard, il se dirait qu’il avait voulu éviter de croiser le regard démentiel de cette femme démentielle. Pour l’heure, il souhaitait simplement s’en aller, sans se retourner.
Il sauta.

Et se loupa en beauté.

Dans sa hâte d’échapper à Libertée, il avait mal calculé sa chute. Quelques caisses vides, probablement issues de l’auberge, amortirent le choc dans un fracas à réveiller les morts. Il se retrouva sur le dos, le souffle court et la vue brouillée, au milieu d’une myriade de débris. Lorsque celle-ci revint à peu près à la normale, ce fut pour distinguer le visage de Libertée, penchée à la fenêtre. Enfer, songea Gil dans un gémissement. J’ai vu ses yeux. Perclus de courbatures, il se redressa lentement, soutenu par le tenancier qui avait passé un bras sous ses aisselles pour l’aider à se remettre sur ses jambes. La droite trembla un peu mais tint bon. Il était prêt à partir. Au lieu de ça, il rentra dans l’auberge, suivit de près par le maître des lieux.

- C’est elle qui vous a fait ça ? s’enquit ce dernier, l’air franchement épaté.
- Ses yeux, plutôt, marmonna Gil en s’asseyant. Dites, vous avez des galettes de niam ?
- Je vous apporte ça tout de suite.


L’Envoleur le regarda disparaître dans l’arrière salle, puis il se prit la tête entre les mains et grogna de dépit. Qu’est-ce que tu fiches encore là, bon sang ? Dégage, Gil, avant de… Une odeur de pêche flottait dans l’air. Dans un soupir résigné, il redressa la tête. Leva les yeux vers ceux de Libertée. Dans la lumière du soleil qui filtrait à travers les stores, ils prenaient des nuances fushia. Gil sentit sa gorge s’assécher. Elle avait remis son corset rose et noir et il mourrait d’envie d’en défaire le lacet qui le narguait. S’il ne s’était pas trouvé dans une pièce déjà à moitié remplie et si l’aubergiste n’était pas déjà de retour avec une assiette de galettes chaudes, il lui aurait fait l’amour sur le champ. Pour se calmer, il mordit à pleines dents dans sa galette de niam avant de se renverser sur le dossier de sa chaise.

- Petit-déjeuner ? proposa-t-il en désignant la chaise d’un signe du menton.

Voilà. Il était resté. Et il se demandait comment les choses allaient se passer, à présent. Bien ? Mal ? Il penchait naturellement vers la seconde option, tout en conservant une petite étincelle d'espoir pour la première...




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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Lun 13 Aoû 2012, 13:19

Affamé et épuisé.
C'était ce qu'il avait dit. Pourtant, les gestes qui suivirent cette déclaration n'avaient rien de fatigués, au contraire. Et étaient affamés dans un sens plus subtil que celui de l'estomac, c'était certain. Danse des corps, qu'elle connaissait pourtant bien mais redécouvrait avec un autre regard, d'autres sensations exquises.

Ce fut le mouvement brusque de Gil qui la réveilla, et elle papillonna des paupières plusieurs secondes avant de parvenir à ne plus avoir de points noirs devant les yeux. L'homme semblait soudain bien pressé, et Libertée, un sourire en coin sur les lèvres, le regarda s'affairer à s'habiller, évitant soigneusement son regard, et passer par la fenêtre…
Un énorme fracas raisonna dans la ruelle, et Libertée bondit sur ses pieds avec vivacité pour voir ce qu'il se passait. En fait, Gil avait tout simplement raté son saut, ou mal calculé sa trajectoire… il se retrouvait dans tous les cas au milieu de décombres de caisses en bois vides, comme ahuri de s'être laissé avoir comme un débutant.

La marchombre éclata de rire, se tournant gracieusement vers l'intérieur de la chambre. Enfilant son short avec les bras et son corset avec les cheveux, elle fut prête en moins d'une minute et passa à son tour par la fenêtre gracieusement, se retrouvant juste derrière Gil et le tenancier qui l'avait aidé à se relever.

Il était assis, et l'aubergiste venait de filer dans l'arrière salle.
Un sourire en coin étirant ses lèvres, Libertée s'approcha tranquillement de l'homme qui avait voulu fuir par la fenêtre. Elle posa ses mains sur le dossier de la chaise de Gil, avant de s'asseoir tranquillement sur celle d'à côté, l'observant avec intérêt.


- Petit déjeuner ?

Etrange. Cet homme était étrange. Elle n'aurait su dire en quoi, mais elle avait encore plus cette sensation qu'elle avait touché juste en le comparant à sa mère. Un soupir franchit ses lèvres, et avec toujours son sourire en coin, elle hocha la tête en signe d'assentiment. Finalement, alors, il ne fuyait plus ?
Ayant manqué sa première occasion, sans doute pensait-il que cela ne se reproduirait pas. Donc, elle pouvait l'avoir pour elle toute seule pendant un certain temps. Mais étant donné que midi était déjà passé, cela ne faisait plus trop d'occassion.

Elle devait bien avouer qu'il la fascinait.
Déjà, à cause du rôle qu'il avait d'abord joué dans la ruelle, à faire le balourd. Ensuite, parce qu'il était extrêmement rapide et fort, et qu'il savait parfaitement se battre et se défendre. Après, parce qu'il tentait de fuir et renonçait au premier obstacle – non, il avait déjà tenté la veille au soir de s'en aller, en tout cas il y avait fortement pensé. Un magnétisme se dégageait de lui, impressionnant, et cela la faisait frissonner. Et pour finir, il faisait divinement bien l'amour.
Alors oui, il lui rappelait sa mère. Sa mère qui disait toujours que tout allait bien. Sa mère, qui avait été une mercenaire du chaos, une envoleuse plus précisément.
Comme Lacrya.
Et elle ne pouvait nier qu'entre ces trois personnes, elle avait une sensation de quelque chose de commun. Mais ne voulant pas bâtir son avis sur des suppositions loufoques, elle décida de profiter du petit déjeuner pour poser quelques questions ou voir des réactions de la part de Gil.


- Oh, merci

L'aubergiste venait de leur porter leur plat, et Libertée saisit ses couverts pour commencer à manger. Lançant un coup d'œil à Gil, elle se demanda pourquoi il voulait fuir. S'il voulait juste une histoire d'une nuit, il n'avait qu'à dire aurevoir, et a sta la vista ! Elle était plutôt du genre, d'habitude, c'est vrai. Mais il y avait quelque chose de différent, de particulier, chez lui, et elle n'avait pas envie de s'en détacher. Pas tout de suite en tout cas.

- Je peux savoir pourquoi tu n'es pas passé par la porte ?

Se mordant la lèvre supérieure, Libertée se balança sur les pieds arrière de sa chaise une seconde, avant de revenir sur les quatre.

- Parce que bon, c'est quand même plus pratique, et puis tu aurais eu moins de chances de te faire mal. Les sutures ont tenu au moins ?

Tout à fait à son aise, la voix tranquille et curieuse, Libertée fixait intensément Gil.
Elle pensait déjà avoir compris que son regard jouait en sa faveur. A voir s'il voudrait répondre, plutôt que d'esquiver encore une fois ses questions.


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Giliwyn SangreLune
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Lun 13 Aoû 2012, 13:43

(Ton on ne peut plus ironique)

- Je préfère m'écraser au sol en passant par la fenêtre. Plus amusant, non ?

(Court silence, puis...)

- Ma jambe et moi-même allons très bien, merci. Et toi ? Bien dormi ?

(Regard qui flamboie sur les deux derniers mots)

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Libertée Iuaskallaphun
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MessageSujet: Re: Quelques amuses-bouche ? [ PV Gil ]    Lun 13 Aoû 2012, 13:56

- J'aurais plus dit risqué qu'amusant !

[ Sourire en coin un brin moqueur ]

- Moi j'ai bien dormi, merci. Toi aussi, tu as dormi comme un bébé d'ailleurs !

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