AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Partagez | 
 

 La pluie des montagnes coule comme l'encre sur l'aquarelle. (pv Nuhadu.)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: La pluie des montagnes coule comme l'encre sur l'aquarelle. (pv Nuhadu.)   Lun 06 Aoû 2012, 12:59

« Trouve Ombreuse. Là bas, tu devrais trouver ce que tu recherches. »

Cette phrase, prononcée par un Mercenaire du Chaos, avait filé de mon oreille jusqu'à mon âme, et avait guidé mes mouvements et mes gestes tout du long du Pollimage. Voyage ininterrompu qui pendant des jours m'ayant paru interminables durant lequel j'avais découverts les joies et les difficultés de l'autonomie. Cette même autonomie me poussant à comprendre pourquoi je ne cherchais pas à rejoindre directement Ombreuse. J'avais peu de connaissances géographiques louables, mais j'étais à peu près certain que la forêt ne se trouvait pas à Nord du Pollimage.
Et pourtant je ressentais ce besoin de longer le fleuve, de me diriger vers les montagnes, qui du haut de leur orgueils, avaient guidées mes pas, par la vision de leurs sommets caressant le ciel. Combien de temps pour accomplir ce trajet ? Je l'ignorais. Je ne cherchais pas à compter les jours, décidant de simplement les vivre de la manière la plus intense qui soient.

Être seul était un plaisir que j'avais rarement eu le luxe de m'accorder. Mes pas étaient toujours aussi lents et contrôlés, dans ces paysages qui défilaient ; mais je prenais plaisir à découvrir toutes ces nouveautés. L'odeur des paysages inconnus, leurs couleurs et leurs refliefs, tout cela différenciaient de mon enfance passée à Al-chen. Les forêts dans lequel je poursuivais mon chemin depuis le début avaient le goût du renouveau, mais ne me dépaysaient pas totalement, alors qu'au contraire, les montagnes de l'horizon restaient pour moi un mystère à élucider : un fait dantesque. Je n'avais jamais découvert la montagne, et ces reliefs nordiques formaient dans mon esprit et dans mon corps un ensorcelement qu'il me tardait de découvrir. J'étais pressé. J'étais pressé de découvrir le goût, l'odeur, le contact de ces rochers s'élevant jusqu'au ciel. Ils étaient le paradoxe du ciel descendu jusqu'à la Terre ; et ayant formé le Lac Chen. Lac que je détestais, mais qui m'avait pourtant vu grandir. Aussi, autonome, j'allais vers le paroxysme de mon éducation, comme pour essayer de me comprendre un peu plus moi même. En soi, ce voyage était déjà un travail sur moi même qui me semblait aussi nécessaire que ce que je vivrais avec un Maitre. Ma mère, avant que je ne la quitte, m'avait recommandé, quelque soit le voie que je choisirais, de toujours respecter mon Maître ; celui ou celle qui me formerait. J'étais parti de chez moi avec cette idée là.
Idée simple, qui me convenait.

(…)

Au milieu de la journée, le ciel, que j'avais déjà remarqué gris, se couvrit encore plus, et lorsque totalement drapé par de lourds cumulonimbus, je me réfugiais sous un vieux pin pour échapper à l'intempérie qui s'abbatit avec violence sur le territoire nordique.
Assis le dos contre l'arbre, je gardais le visage relevé hors du col rouge de ma cape trop visible. Cette dernière faisait de moi une tâche écarlate dans ce décors tout de gris et de vert, et je savais que j'étais facilement remarquable, mais je ne m'en souciais pas. Je ne craignais pas que l'on m'attaque, à vrai dire. Il n'y avait absolument aucune raison à cela, et cette certitude me plongeait dans un état mi-conscient, mi-naïf de la réalité des choses. C'était un peu identique à cette certitude sourde qui me poussait à aller vers le Nord, alors que Ombreuse devait se situer ailleurs. J'étais persuadé qu'il y avait quelque chose à faire avant de rencontrer les Mercenaire.
La pluie, tonitruante, explosait sur toutes les surfaces ; arbres, rochers, sols, dans un concerto désharmonieux me faisait tourner la tête. J'ignorais combien de temps je devrais rester assis sous cet arbre à attendre que la pluie passe, mais une chose était sûre : si je me risquais dessous, j'allais choper la crève. Il était hors de question que je tombe malade lors de mon premier voyage solitaire. J'avais des ambitions trop farouches pour abandonner face à une simple pluie, mais j'étais de nature prudente, et plus que toute autre chose : l'eau, qu'elle tombe du ciel ou non, restait de l'eau : dangereuse ennemie.

(…)

Mes muscles ankylosés, ma position m'arrachant des courbatures, je gardais les yeux dardés sur le ciel, en travers des minces ramures pendantes du pin. La pluie s'était tût, et l'air ambiant, bien que toujours humide, s'était fait moins intempestif. Je me relevais lentement, dans les cris de protestations de mes muscles, et ramassant mes affaires, jetais la sangle de mon sac sur mon épaule. Titubant en dessous de l'arbre, je projetais mon attention sur les montagnes du Poll, à ma droite. La distance, copieusement réduit depuis quelques jours, m'indiquait que j'arriverais bientôt. En observant un peu plus attentivement les montagnes, encore cachées par l'air lourd de la pluie, je remarquais,-mais peut-être n'était-ce qu'une impression-, qu'il faisait beau, près des montagnes. La journée était bien avancée, et j'espérais atteindre les pieds des vieilles Rocheuses pour la nuit. Dicté par cet espoir, je m'arrachais à la contemplation des montagnes et du ciel pour me remettre à marcher d'un pas enthousiaste.

(…)

Je n'avais pas repris les foulées depuis dix minutes, que longeant le lac, je dérapais soudain sur une surface glaiseuse. Pensée frivole, amusée, qui me fit trouver la situation drôle pendant une seconde. Une minuscule seconde. Avant que je n'analyse que ma chute m’entraînais dans une pente recouverte de boue. Et que cette pente s'achevait sur le lit du Fleuve Pollimage.
Un hurlement mental écorcha ma raison, et battant des bras, à la seconde fatale, je me mis à glisser à une vitesse folle sur la pente. Puis résigné, terriblement résigné, je fermais les yeux, attendant la mort.
Le contact de l'eau sur mon corps me donna l'impression d'être broyé de tous les côtés. Mes os brisés, mes muscles déchirés, je tombais comme une pierre dans ce que je savais être une eau glacée et noire. L'esprit fébrile, rongé par la peur, je restais tétanisé dans cette absence de réactivité, mon corps s'enfonçant seconde après seconde dans l'eau. J'ignorais totalement si cette dernière était agitée ou calme, si je tombais dans un endroit profond ou non ; tout ce que je savais, c'était que l'eau venait de refermer ses doigts glacés sur mon être, et m’entraînait avec une douceur mielleuse vers ma noyade. Mes lèvres entrouvertes sur ce souffle m'échappant, je me laissais aller.
Après tout, ce n'était pas si mal.
C'était peut-être ça, cet appel qui m'avait attiré ici. C'était l'eau qui m'avait fait croire que je trouverais mon salut dans les hauteurs de la montagne ; mais qui en réalité, se doutait bien que je marcherais trop près du Fleuve. Cette eau, pernicieuse, qui depuis ma naissance, avait décidé de m'éteindre, de m'étouffer, comme l'on souffle une bougie. Elle avait toujours été ma plus grande rivale, au final. Comme si elle avait toujours traqué chaque instants propices ; chaque moment où je me retrouverais en position de faiblesse face à elle.
Je trouvais ça injuste.
L'eau avait toujours été là. Jamais elle n'avait abandonné la nature humaine. Alors pourquoi fallait-il qu'elle fasse moi sa proie ? N'y avait-il aucun moyen d'achever l'histoire autrement que par cette étreinte de haine et de froid ?
Mes yeux s'ouvrirent.
Je réfutais trop pour mourir.
Une violente torsion de mon bassin me propulsa vers la surface, tandis qu'abandonnant mon sac et toutes mes affaires inutiles au fondu du Fleuve, je franchissais pour la première fois cette barrière lourde qu'était l'eau. Je devais la surmonter. Je ne voulais pas mourir noyé. Pas maintenant. Je lui promettais, que si je pouvais survivre et accomplir mes rêves, alors j'offrais ma vie à l'eau. Mais là, je devais vivre. J'avais des choses à faire, des choses à comprendre.
Percer la surface fut comme une renaissance.
L'eau battante menaçait de renvoyer des vagues me reétouffer sous l'eau, mais imposant mon équilibre à travers la chape liquide, j'inspirais violemment l'air, avant de nager vers la rive. Je n'en étais pas loin, une dizaine de mètres tout au plus, mais la panique bien ancré dans chaque fibre de mon être me fit craindre de ne jamais retoucher le sol. Lorsque ma main heurta la terre, je bandais mes muscles et m'arrachais à l'eau avec une sorte de violence, avant de me laisser m'effondrer sur le sol, le souffle court. Mon cœur, dans ma cage thoracique, battait comme un oiseau proche de l'agonie. Affolée, ma respiration sifflante se calma doucement, et je me relevais lentement, en cherchant à ignorer le frisson qui secouait mon corps. Je l'avais échappé... une fois de plus j'avais échappé à l'eau. Une fois de plus, je n'étais pas mort noyé. J'étais horrifié et fasciné à la fois. Etait-ce de la chance ou une vraie malédiction ? Je l'ignorais, mais une chose était sûre : j'allais m'écarter du Pollimage jusqu'à ce que je rejoigne les chaines du Poll.
Mon regard se posa sur la surface noire du Lac bouillonnant sous les courants. Tout au fond de son lit, reposaient maintenant mes affaires. Comment allais-je continuer mon voyage ? Je n'avais plus rien pour chasser, manger, ou boire.

« Et beh... »

Une sorte de ricanement sans joie s'échappa de ma gorge, et déployant violemment ma cape détrempée autour de mes épaules, je rejetais mes cheveux noirs en arrière. Ce n'était pas grave. J'avais survécu. C'était ça l'important. Le reste n'était que matériel.
Déglutissant lentement, je me détournais du Fleuve, et avec minutie, entreprenais de remonter lentement la pente glaiseuse, découvrant avec peu de surprise que ma baignade improvisée avait au moins eu le mérite de me briser le poignet gauche.

(…)

Combien de jours depuis l'accident m'ayant fait découvrir les ténèbres gelées de Pollimage ? Je l'ignorais... une journée, deux ? Toujours est-il que j'avais progressé vers les montagnes, sans parvenir à attraper plus qu'une souris, que je n'eus pas le cœur à manger. Je la regardais s'enfuir, en soutenant mon poignet. La fracture avait fait se doubler mon articulation, et j'observer la chair violacée s'étirer au fil des heures dans un élancement douloureux. Me mordant la langue, je ne disais rien, continuant simplement d'avancer. Ca faisait mal, j'avais faim, soif, et froid. Et j'avais envie de frapper quelqu'un.

(…)

Atteignant la chaîne de Poll, je ressentis un intense sentiment de soulagement. Puis de réconfort. Cela avait dépassé mes espérances. L'odeur minérale qui flottait en l'air dans une effluve salée me donnait envie de rester là, simplement, à me saouler visuellement et olfactivement de cet univers à l'opposé de tout ce que je connaissais. Les arbres, la végétation et le sol étaient différent des reflifs plats. Ils m'offraient l'impression de marcher sur un dessin à l'encre, rendu vivant par une magie étrange. J'étais en plein ensorcélement. Comment aurait t-il pu en être autrement ? Je tombais sous le charme de la montagne.

(…)

La nuit tombait. Titubant, sans réellement m'en rendre compte, je gardais les yeux fixés sur le feu de camps qui avait guidés mes pas au travers des pénombres de la montagne. Un groupement de caravanes... J'avais entendu les rumeurs des conversations des voyageurs, et épuisé, je m'étais misérablement trainé en travers des bois pour alller à leur rencontre. Une souris. Je les supplierais de m'aider à chasser une souris, tellement mon ventre criait famine. Mes doigts refermés autour de mon poignet cassé, je débouchais dans une clairière inondée de chaleur et de lumière. J'appercevais un feu de camps, des hommes autour. Me mouvant comme une ombre, je m'approchais d'eux, hébété. Fallait-il que je me présente ? Les Mercenaire, apparemment, n'étaient pas considérés comme bons et justes dans le reste du monde. Il y avait Chaos et Harmonie. Chaos était quelque chose de mal qui faisait fuir certaines personnes. J'élevais ma voix.

« Serait-il possible que je mange quelque chose s'il vous... »

Mon cerveau coupa court à ma demande. Dans un court circuit général, je m'affaissais au sol, définitivement KO.
Revenir en haut Aller en bas
Nuhadu Darkmoon
Marchombre
avatar

Nombre de messages : 1567
Citation : Il chante. Il dort. Il meurt et il s'envole. Il mord. Il dort. Il meurt et il attaque. L'Ange noir.
Date d'inscription : 07/08/2010

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Vision nocturne parfaite
Signe particulier: Aucun, je crois.

MessageSujet: Re: La pluie des montagnes coule comme l'encre sur l'aquarelle. (pv Nuhadu.)   Dim 09 Sep 2012, 11:54

Qu'elle solitude.
Qu'elle plénitude.
Le vide emplis les cœurs, réjouit l'âme et blesse l'homme..
Le vide meurtris les cœurs, consume l'âme et soigne l'homme..

En fait, l'homme ne sait pas ce qu'il veut ! C'est ainsi, c'est injuste pour ceux qui veulent quelque chose et le savent, mais c'est ainsi ! On n'y peut rien si certains sont lunatique et d'autres juste humain, si l'humeur ne suit que ses propres convictions sans prêter garde aux envies, aux moments, à l'avenir, aux besoins, au passé à l'amour..

L'amour, comment en est-il revenu là ? N'était-il pas abandonné dans la contemplation du paysage ? Ou plutôt son étude.

Dans une caravane, chaque personne à une fonction.

Les guerriers, Thüls en l'occasion, assurent la sécurité.
Les éclaireurs guettent le danger.
Le cuisinier est tout bonnement indispensable !
Et puis tant d'autres, pour guider les chariots, pour égayer le monde, pour mener la caravane, pour..

Et le marchombre dans tout ça ?
Libertée lui a dit que son rôle était de prévoir l'imprévisible. Autant dire qu'il ne sert à rien ! Il vaque un peu au hasard de ses envies dans la caravane. Il observe beaucoup ses membres, leur donne confiance, ou non, leur parle ou pas. Il complète le travail des éclaireurs, rien ne le retenant.

Là il guette... non pas sur le chemin, ailleurs. Pourquoi pas ? Fouiller les horizons ne doit pas faire oublier les arrières après tout. Et puis, si près de la frontière nord de l'Empire, il craint de rencontrer des Raïs.. Ce ne serait pas la première fois que quelques uns passent les incroyables Frontaliers ou les troupes de l'Empire. Même les Sentinelles ne peuvent pas avoir l’œil partout.
Enfin, c'est plutôt le boulot des Marchombres ça.

Avoir l’œil partout.
Son œil ne sert à rien ici, depuis qu'ils ont croisé un ogre un mois plus tôt, il semble que rien ne soit plus dangereux pour le caravane et le noble qu'elle transporte. Bon il y avait bien cette troupe de hors la lois.. une quinzaine d'hommes qui n'ont très vite plus représenté aucun danger. En fait, le seul danger pourrait venir de l'intérieur de la caravane, s'il y avait à douter de ses hommes..

Mais bon, l’œil qui ne doute pas ne voit rien ! N'est-ce pas ?

L'apprenti laisse un soupir au beau paysage, revenant à son convois avec une touche d'ennui. Non pas qu'il voudrait que les choses se corsent, au contraire elles sont très bien ainsi. Mais voilà plus de 5 mois que Libertée ne l'a pas mis à l'épreuve, les choses lui semblent bien trop simple sans la participation de son maître. Il en est même arrivé à se joindre aux Thüls pour se soumettre à leur humour et leurs épreuves de force. Les grands roux l'ont accueilli à bras ouverts !
Cette nuit là, comme chaque nuit auparavant, toute la caravane s'était réunie autour du feu, écoutant les histoires de l'un, les chant d'un autre, bavardant et riant et surtout mangeant avec appétit ! Enfin, toute la caravane c'est vite dire. Il y a tout de même des sentinelles, de pauvre Thüls qui par devoir se retenaient de venir taper le dos de leur compatriotes pour boire un bon tonneau de bière, et il y a aussi les nobles escortés par la caravane : Un brave homme et sa famille qui ne quittaient que rarement leur chariot. Un chariot bien différent des autres, car plus confortable. Se tailler une maisonnette sur roue, une idée que seuls les riches peuvent avoir ! Mais Nuhadu aimait bien le contact avec cet homme. Il ne ressemble en rien à ce qu'il à connu de la noblesse et ses enfants, qui se promènent parfois entre les chariots avec de grands yeux curieux, sont d'adorables petits monstres ! L'un d'entre eux à bien fait rire le marchombre avec ses innombrables questions qui n'en finissent pas.

L'ambiance est vraiment merveilleuse dans une caravane. Surtout quand on est à la place du Marchombre. Il peut être où il veut, aider à ce qu'il veut et même ne rien faire si cela lui plaît ! Sans doute parce qu'il a peur que Libertée ne martèle sa tête de ses petits poings, ou parce qu'il aime aider aussi, il ne se laisse pas le loisir de flâner et même malgré les plaisanteries et les chopines, il garde un œil sur le chariot des nobles.
Pas difficile avec les lueurs vacillantes du feu.
Encore plus aisé quand on a de bons yeux.
Une simple formalité pour ses yeux.

La nuit est son royaume.

Une ombre attire son regard. Une ombre parmi les ombres, une silhouette qui ne connaît pas, pas plus qu'il ne connaît son visage. Il n'a aucun mal à le détailler, bien que le feu n'ait pas encore lavé sa face de l'obscurité. Mais ça ne semble pas dangereux, au contraire. Il tient son poignet comme s'il allait tomber, marche avec l'habileté d'un Thul saoul et les yeux qu'il pose sur le feu lui donne des airs de papillon.
Venu se brûler les ailes pour échapper aux ombres.

Le jeune homme tressé se redresse, attirant des regards de ses voisins qui sont redirigé par son propre regard sur l'ombre qui pénètre le cercle de lumière. Une phrase n'aura pas fini de quitter ses lèvres qu'il s'écrasa à terre.

Silence dans l'assemblée qui reste figée d'étonnement. Une femme, la guérisseuse du groupe et la première à reprendre ses esprit et se jette sur le personnage étonnant. Ses yeux rouges ont fortement étonné les personnes ici rassemblées.
Plus encore le marchombre.

Se pourrait-il que Tyra eut un frère ? Il lui ressemble étonnement. Que ce soit par les yeux ou les cheveux, ou même sa peau pâle..
Rien d'autre en fait. Non, il serait étonnant que l'envoleuse eut un frère et que celui-ci rencontre Nuhadu dans la même région qu'il l'a rencontrée elle.
Impossible.

Le destin ne peut pas se moquer tant de lui.

-Il est dans un sale état le pauvre.. Aidez moi à l'allonger dans un endroit plus confortable, au lieu de rester assis !

Le marchombre s'approche et se penche sur le pauvre garçon, suivit par un des grands roux.


-Il s'en remettra?

Bien sûr qu'il s'en remettra ! Pas besoin d'un rêveur pour ça ! Ce qu'il lui faut c'est juste manger et se reposer, quant à son poignet, on lui fera une attelle ça fera l'affaire!


Nuhadu sourit et, avec le Thül, emporte le jeune homme à la suite de la guérisseuse. Il pouvait déjà entendre le chef des roux rouspéter, aucune sentinelle n'a vu venir le gamin. Avec le calme la sécurité semble s'être relâchée quelque peu. Nuhadu aimerait pas être à la place de ses hommes, ils vont avoir droit à la colère d'un géant !

Mais pour le moment, il faut s'interroger de l’identité et la présence de cet homme.


[Pardon du retard! XS et de la qualité! ^^ je devrais pouvoir combler ces soucis bientôt.]

__________________________________________


Signatures:
 


Récompenses:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
La pluie des montagnes coule comme l'encre sur l'aquarelle. (pv Nuhadu.)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le temps s'écoule comme le sable. (pv Manon)
» •• CHASTE ABERRATION •• | Une vie est une pluie d'illusions, toutes bariolées aux tonalités de leur possesseur. |
» Douce pluie, tombe comme un rêve. Bruit de coeur en évaporation. [PV Fye-le-doudou]
» Pluie de printemps.
» Le tonnerre gronde, la pluie tombe, j'en suis heureuse....[Légende Japonnais]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Nord :: Chaîne du Poll-
Sauter vers: