AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  RèglementRèglement  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Pacte VS L'Ordre
Bienvenue sur Chaos VS Harmonie !

Tu pourras ici incarner un personnage de ton choix, Marchombre ou Mercenaire, et le faire évoluer dans l'univers du forum.
Cours pour améliorer les capacités de ton personnage, aide en RPG, Hors RPG et jeux, tu ne peux que t'amuser avec nous !

Si tu ne connais rien à Gwendalavir, cela ne t'empêchera pas de te joindre à nous, car un récapitulatif de tout ce qu'il y a à savoir est disponible dans le contexte

En espérant te compter très bientôt dans nos rangs,
L'équipe
Cours Envoleurs
Cours Marchombres
Panneaux
Votez (1)
Votez (2)
Votez (3)
Votez (4)
Tops Sites


Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

Partagez | 
 

 Un faux pas rageant... [ Libre ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mar 09 Oct 2012, 21:20

Kaünis

Courage, fuyons !


A peine son examen s’était-il terminé qu’elle était passée dans sa chambre pour prendre un sac, avait récupéré Fureur qu’elle avait monté pendant l’épreuve et était partie directement du Domaine sans se retourner. Elle n’avait aucune envie de retrouver Yan ou Fried, ni l’un ni l’autre, et préférait les fuir plutôt que de les affronter. Non. Elle affrontait Yan, car si son ventre l’appelait, elle ne le voulait pas, malgré ses avances. Et elle affrontait Fried dans un duel de jeux acidulés qu’elle appréciait sans se rendre compte des réels enjeux que cela cachait… Enfin, maintenant elle s’en rendait compte, et était bien décidée à aller au bout. Elle savait à quoi s’en tenir.

Elle devait bien avouer qu’elle sentait que quelque chose avait changé en elle, comme si elle avait pu grandir ou mûrir d’un coup. Peut-être que de voir Gil dans un état vraiment favorable lui avait ouvert les yeux sur ses propres loques ; et puis elle avait cru comprendre que Fried appréciait les personnes bien habillées. C’était terriblement superficiel mais si cela pouvait lui permettre de le garder un peu plus pour elle, elle le faisait sans aucun remord. D’ailleurs, c’était ce qu’elle allait faire ; car elle ne trouverait pas de nouveaux vêtements au Domaine, elle devait aller en ville, et aucune envie de se rendre à Al-Chen.

Prenant le chemin d’Al-Far, elle mit donc Fureur au galop entre les arbres, pour rejoindre la piste principale. Et elle ne pensa plus à rien, sinon le bruit des sabots ferrés contre le sol sec.


Fried

Suspicion et filature…



Je l’avais vue partir dans les bois alentours, dans Ombreuse. Sur le panneau d’affichage, il y n’y avait rien de noté, mais je savais pertinemment qu’elle avait son examen. Elle passait au niveau Alow-Til, ce qui disait clairement qu’elle était presque à la fin de son apprentissage, qu’elle allait très rapidement venir voir les Mentaïs – sûrement en tout cas – pour demander une Greffe…
Je réfléchissais déjà à qui serait de mise ce jour-là, mais cela ne serait sûrement pas moi : je n’étais pas encore tout à fait de taille à créer ces armes Eternelles ou presque dans le corps des Envoleurs.

Un léger soupir franchit mes lèvres, tandis que j’avançais entre les arbres d’Ombreuse pour tenter de trouver le chemin qu’elle avait pris. Mais elle était assez discrète pour ne pas laisser de traces pour mes pauvres yeux non expérimentés. Mais j’entendis bientôt des bruits de sabots sur le sol, et fronçais les sourcils : elle montait à cheval.
Bon, et bien, je n’avais plus qu’à attendre sagement un peu plus loin.

Je ne sais pas combien de temps durèrent les épreuves, mais pas très longtemps, d’après ce que j’entendais. Assez rapidement, plus un bruit ne s’éleva des branchages, mis à part les sabots du cheval et ses renâclements, que je tentai de suivre de loin. L’animal fut attaché rapidement devant les écuries, et quand j’arrivai je vis qu’il n’était pas déharnaché ; même pas désanglé.
Kaünis voulait partir.

Prenant une inspiration, j’entrai dans les écuries pour préparer un cheval, et me mit en selle plutôt rapidement, allant me cacher derrière l’orée d’Ombreuse, et filant derrière les traces du cheval alezan pour la suivre elle ; je ne savais pas où elle se rendait, mais elle partait directement vers le Nord.

J’ai de la chance d’avoir un canasson endurant, car elle ne semble pas vouloir ralentir l’allure, et galope une grande partie de la journée. Si bien qu’arrivé le soir, la lumière de la ville d’Al-Far est visible à l’horizon, et je devine qu’elle ne s’arrêtera que lorsqu’elle y sera entrée. Bingo. Je la vois passer les portes de la ville et les franchis à mon tour, descendant rapidement de cheval pour le laisser aux écuries de la cité. Ensuite, j’essaye tant bien que mal de suivre la jeune femme, mais elle se faufile beaucoup trop rapidement à mon goût au travers de la foule. Je la vois néanmoins entrer dans une auberge, et m’y engage à sa suite. Mais à peine suis-je entré dans l’établissement que je la vois monter les escaliers quatre par quatre jusqu’à l’étage, où se trouvent vraisemblablement les chambres.

- Je voudrais une chambre s’il vous plait, et emmenez-moi un repas au passage.

Je dépose deux pièces d’or sur le comptoir sous les yeux ronds de la tenancière. Haussant les épaules d’un air désabusé, je tape du pied pour manifester mon impatience et elle me fait monter à sa suite pour m’offrir la plus belle chambre de l’auberge, que j’investis immédiatement. Je préfère attendre d’avoir le repas devant moi, dans la petite pièce, pour fermer les yeux et laisser mon esprit s’élancer dans l’Imagination. C’est ce qu’il y a de mieux pour se reposer sans s’endormir, et faire passer le temps. Parcourir l’immensité des Possibles qui s’offrent à moi… J’aime monter dans les hautes Spires juste pour contempler leur beauté… Alors, quand je reviens dans ma chambre, tout est noir et la nuit est incontestablement bien avancée : dans la salle principale, il n’y a plus que le bruit étouffé de quelques conversations ; les hommes d’alcool ont déserté l’endroit sans doute pour rentrer dans leurs draps poisseux, avec une femme obèse à leur côté.
Je grimace à cette idée, avant d’étirer longuement mes jambes sur le lit.
Dans un petit soupir, je me lève, bien décidé à trouver où dormait Kaünis. Pénétrant dans le couloir désert, je colle mon oreille à chacune des portes pour savoir lesquelles sont occupées. Elles sont au nombre de trois, donc cela ne sera pas très difficile à trouver… Bientôt, je reconnais sa respiration et son odeur, et transforme temporairement la serrure en une matière élastique qui se plie quand je tourne le loquet pour ouvrir la porte.

Elle est là, sur le lit, sous un drap fin.
La lueur diffuse de la rue s’étale sur son corps endormi, et son visage est si détendu… Je m’approche d’elle sans un bruit, la contemplant avec admiration. Oui, elle est belle, et encore plus sans ses vêtements trop grands. Elle sait que je n’aime pas ces habits, on en a déjà paré… enfin, peu importe.

Je ne sais pas quoi faire. Je m’accroupis au pied du lit, pour la contempler, tout simplement.
Je ne me sens même pas de faire autre chose, de la toucher ; cela pourrait la troubler, et gâcher ce tableau si parfait…


Kaünis

Nouveau départ


Ce fut les premiers rayons de soleil qui dansèrent sur ses paupières qui réveillèrent Kaünis.
Prenant une grande inspiration, elle s’étira longuement dans le lit de l’auberge, avant de se lever sans plus d’ambages et s’habiller prestement. Saisissant son sac, elle se sentait pleine d’une nouvelle énergie : elle allait refaire sa garde-robe. A vrai dire, cela ne lui était plus arrivé depuis des années, d’acheter des vêtements. Et en plus, lorsqu’elle le faisait auparavant, c’était toujours avec sa mère et elle détestait cela parce que cette dernière voulait toujours l’habiller à son goût et n’écoutait pas ce que Kaünis aimait ou non ; cela avait été le sujet de beaucoup de disputes entre elles, d’ailleurs.

Attrapant un petit déjeuner, elle mangea un morceau de pain à la farine de niam avec un peu de chocolat avant de sortir pour déambuler dans les rues. Elle ne savait pas trop ce qu’elle cherchait, mais tomba rapidement dans la rue commerçante et trouva plusieurs choses qui lui plaisaient…
Elle allait radicalement changer de façon de s’habiller, c’était un fait. Entrant dans une échoppe de tissus et de vêtements, elle trouva des corsets somptueux, et en essaya plusieurs. Beaucoup de choses attiraient son œil, et elle finit par ressortir de là avec son sac plein de quatre nouvelles tenues, sans compter celle qu’elle avait gardé sur elle. Juste avant de franchir le seuil de la porte, elle se contempla dans le miroir qui se trouvait là.

Le corset qu’elle avait enfilé, d’un rouge pivoine éclatant, ceignait parfaitement sa taille de guêpe, tandis que ses petits seins remontaient joliment grâce à une forme en balconnet toute étudiée. Ses jambes étaient affinées par un pantalon en cuir noir moulant, tandis que deux bottes d’un noir mat remontaient jusqu’à ses genoux avec élégance, rehaussées d’un petit talon droit. Et enfin, sur ses épaules était posée une cape d’un rouge pourpre à tomber par terre. De tout ce qu’elle avait acheté, c’était incontestablement son article préféré, cette longue cape qui lui tombait mi-mollet.
Le menton haut, elle franchit enfin l’orée de la porte du magasin, et son regard balaya rapidement la rue… pour tomber sur une silhouette qui la fixait d’un regard ahuri. Fronçant les sourcils, Kaünis s’avança de quelques pas avant de reconnaître Fried, qui avait littéralement la bouche ouverte en la fixant, ce qui la fit sourire. Décidant de jouer le tout pour le tour, l’apprentie Envoleuse s’approcha de lui de front et l’aborda avec un sourire radieux.

- Tiens, qu’est-ce que tu fais là ?
- Euh…
- Tu aimes ?


La jeune femme fit un tour sur elle-même, avant de venir planter son regard noir dans celui de Fried, attendant une réponse de sa part. Mais une voix retentit dans son dos, ne laissant pas le temps au jeune Mentaï de lui répondre.

- Regardez ! Il est là !

Fronçant les sourcils en reconnaissant des gardes impériaux, Kaunis pencha légèrement la tête avant de jeter un coup d’œil à Fried, qui se reprit brusquement. Elle sentit qu’il attrapait son poignet brusquement et brutalement, le serrant très fort… La foule de la rue disparut autour d’elle pour faire place à des toits s’étendant à perte de vue.

- Qu’est-ce que…

Elle arracha brutalement son poignet à la poigne de Fried et voulut lui demander des explications. Mais avant qu’elle n’eût pu le faire, elle trébucha sur quelque chose…
Ah, non, c’était quelqu’un !

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mer 17 Oct 2012, 18:47

- Qu’est-ce que…
Un truc lui tomba tout à coup dessus, et il ne sut pas trop comment réagir. Mais quelques secondes avant, pourtant, il n’y avait pratiquement rien ! Et surtout pas deux personnes, dont une gamine enragée !

<<<>>>


La voix avait retenti à nouveau.
Plusieurs fois, même.
A des moments très différents. A des endroits très éloignés.
« Il faut toujours un but dans la vie. Ne serait-ce que survivre. »
« Un endroit où aller. Un vrai lit où dormir. Une occupation… »
« Légume va ! »

Il avait haussé les épaules, mais cette voix l’agaçait. Et elle était là tant qu’il était à Al-Jeit, il en était presque certain. Cette femme le suivait – cela ne pouvait pas venir de son esprit, il le savait.
Peut-être était-ce la voix de sa sœur dans sa conscience ? Il essayait de se sortir lui-même de son cas désespéré ? Improbable. Il n’était pas du genre à avoir des hallucinations. Surtout des hallucinations auditives. Même si son imagination lui jouait sans doute parfois des tours, ils n’avaient jamais cette envergure.
Il avait donc décidé de partir.
« Va vers l’Ouest. »
Et comme un con, il l’avait écoutée, évidemment, cette voix. Pour une fois qu’elle l’aidait sans tenter de le faire changer d’avis, autant prendre ce qu’on lui donnait, non ?
Il était parti. A pieds.
Il n’avait de toute façon aucun moyen de transport. Parfois, il entendait encore un peu la voix, comme si elle le suivait. Elle venait peut-être de son inconscient alors. Ce n’était pas lié à Al-Jeit. Elle ne changeait pas, mais intervenait quand même moins de fois. Comme si elle était… contente qu’il se bouge un peu les fesses. Il s’était arrêté dans presque tous les villages et toutes les villes, avant de faire une vraie et longue pause à Al-Far. Après tout, il n’y avait plus rien à l’Ouest, sauf la forêt de Barail et l’Océan.

<<<>>>


- Qu’est-ce que…
Un truc lui tomba tout à coup dessus, et il ne sut pas trop comment réagir. Mais quelques secondes avant, pourtant, il n’y avait pratiquement rien ! Et surtout pas deux personnes, dont une gamine enragée !
Assis tranquillement en haut de ce toit, il observait l’agitation dans les ruelles depuis un petit moment, et son regard vide ne rencontrait rien de bien intéressant, qui aurait au moins pu capter son attention. Mais cette fille qui lui tombait dessus, c’est un peu abusé quand même ! D’où elle venait d’ailleurs ?
Se décalant vivement sur le côté, Zu grogna.
- Peux pas faire attention ?!
Il se rendit compte qu’avec la fille, il y avait un jeune homme. Et que le jeune homme regardait la fille très bizarrement, comme s’il allait lui sauter dessus là tout de suite. Comme ça. Paf.
Il n’en fit rien dans les premières secondes, ce qui laissa le temps à Zu de se relever en s’époussetant quelques secondes. Mettant ses poings sur ses hanches, il jaugea du regard les deux gens qui venaient de se la ramener comme ça, et encore une fois il croisa le regard bizarre du garçon.
- Tu devrais faire attention à lui…
De douloureux souvenirs remontèrent vivement et qui piquèrent le nez et les yeux, mais il ne bougea pas.
Qu’est-ce qu’il aurait pu faire de toutes façons ?
Revenir en haut Aller en bas
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Jeu 18 Oct 2012, 15:37

Kaünis fronça les sourcils quand la chose un peu trop grosse qui l’avait faite trébucher bougea et l’agressa à son tour. Bon, en effet, c’était quelqu’un. Et après ? C’était un garçon qui était assis là. D’ailleurs, c’était où « là » ?
Le regard noir de la jeune fille fila vivement vers Fried, qui ne put s’empêcher de lever légèrement les paumes en signe d’innocence. Fronçant les sourcils, l’apprentie Envoleuse allait encore l’invectiver quand la voix du garçon qu’elle avait bousculé la troubla.

- Tu devrais faire attention à lui.

Hein ?
Les yeux de Kaünis allèrent du garçon assis au jeune Mentaï
Plusieurs fois.
Se méfier de Fried ? Evidemment qu’elle s’en méfiait. Mais c’était aussi pour mieux l’amadouer. Son but n’était pas de le fuir, mais de le garder. Pour pouvoir accéder à ce qu’elle souhaitait depuis longtemps désormais. Un but qui semblait tous les jours un peu plus proche – et encore plus quand elle voyait le regard béat que le jeune Mercenaire posait sur elle depuis qu’elle était sortie de la boutique.

Haussant finalement les épaules, la jeune fille sourit tranquillement à Fried, qui foudroyait l’autre garçon du regard. Elle sentit que quelque chose allait se passer, et un frisson la parcourut. Tentant de prendre les devants, elle planta son regard dans celui du Mentaï et plissa légèrement les paupières.

- Tu m’as pas répondu…

Elle vit clairement un peu de tension évacuer les épaules de Fried, alors qu’il se tournait vers elle. Il prit le temps de la détailler encore, et elle put distinguer dans son regard quelque chose de très particulier, qui l’aurait presque faite ronronner. De l’admiration.

- Je… Oui. J’aime.

Un petit sourire passa sur les lèvres de Kaünis, et elle hocha légèrement la tête en signe de remerciement. Et puis, la présence à côté d’eux la gênait : elle n’aimait pas faire ce genre de choses en public, surtout quand le public n’était pas très nombreux et qu’elle sentait son regard insistant, alors que sa mise en garde résonnait dans son cerveau.

- Tu nous as amenés où ?

Fried désigna le panorama, en haussant les épaules.

- A un endroit que je connaissais déjà et hors de portée des gardes.

- J’aurais jamais deviné seule dis-donc…


Le Mentaï lui lança une espèce de regard noir, avant de se figer. Plissant les yeux, il désigna l’ombre un peu plus loin, attirant l’attention de Kaünis dans cette direction. Elle fronça les sourcils à son tour, et vit en effet, dans les ténèbres, une silhouette immobile qui semblait les épier. Et en tendant l’oreille, elle pouvait entendre distinctement sa respiration…

- Qui est là ?

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Ven 19 Oct 2012, 10:14

Al-Far.
La troisième ville de l’Empire par le nombre de crimes nocturnes qui s’y déroulaient. Une ville habitée par le Chaos, dans ses entrailles, dans sa manière d’être. Tous les habitants ou presque ont une arme à portée de main, pour se défendre à toute heure. Les auberges ne se laissent pas vandaliser, ici, et accueillent les brigands et gens pas très nets lame au poing. Le désordre est partout, et pourtant c’est un beau désordre.
Enfin, ça c’est plutôt l’avis de Hon.

Son premier cours terminé, il avait décidé de faire une petite pause hors du Domaine et d’Ombreuse, et c’était tout à son honneur. Revenir pour mieux fuir, aurait dit son ancien Maître. Et alors ? Il n’aimait pas les pièces sombres du Domaine, il n’aimait pas cette ambiance sanguinaire qu’il ressentait quand il passait les portes du réfectoire, il n’aimait pas ces gamines trop sûres d’elle qui croient pouvoir te réduire en bouillie en moins de deux alors qu’elles n’avaient même pas commencé leur premier cours.
Là-bas, tout respirait la mort.

Bon, c’était le cas à beaucoup d’endroit, et de toute façon Hon ne supportait pas de rester enfermé. Il ne voulait pas croiser un seul Mentaï ou un autre Maître Envoleur, et avait fait le voleur en s’en allant en catimini. Pourquoi en serait-il autrement ? Il avait toujours été ainsi, en réalité. Et cela ne changerait pas de sitôt. Même sa rencontre avec Hiné ne lui avait pas fait changé d’avis, alors que c’était elle qui l’avait ramené jusqu’au Domaine – enfin, à la fin, il l’avait suivie plus qu’elle ne l’avait tiré mais… passons.

Le matin se levait tout juste dans les rues, qui étaient déjà bondées de monde. Par contre, la foule, Hon l’adorait. On pouvait tellement faire de choses avec, s’amuser de sa lenteur ou de son énergie, se hisser plus rapidement, la faire onduler avec soi, la tromper en un cri… La foule était amusante, comme un hochet aurait fait éclater de rire un nourrisson. Et alors qu’il se pavanait dans les rues, une silhouette sur un toit attira son attention quelques secondes. La silhouette était assise et semblait contempler elle aussi la foule, sans oser s’y mêler. Un sourire étira les lèvres de l’Envoleur, qui s’engagea dans une ruelle étroite pour gravir rapidement le mur adjacent aux pieds de la silhouette.
Mais quand il arriva en haut, des voix s’élevaient dans l’air piquant du matin, et notamment une voix de jeune femme. Fronçant les sourcils, l’homme se demanda comment quelqu’un pouvait être monté si sur le toit – à part lui, évidemment. Intrigué encore plus par cette situation, il s’avança à pas de loups entre deux murets, passa sous un bidon à moitié renversé, se cacha derrière de longues tuiles mal rangées…

Son cœur s’arrêta dans sa poitrine. Et il se maudit intérieurement.
Impossible de faire demi-tour : les yeux de l’homme semblaient l’avoir repéré, et fixait l’endroit où il se cachait sans ciller. Et le pire, c’était qu’il connaissait cet homme, évidemment. Enfin, connaître était un bien grand mot, mais il savait qui il était, et par conséquent avait parfaitement conscience que fuir aurait signé son arrêt de mort.

- Qui est là ?

Un long soupir franchit les lèvres de Hon. Pourquoi c’était la jeune femme qui l’avait appelé ? Bonne question. Qu’est-ce que ce Mentaï foutait avec une gamine ? Une autre bonne question. Enfin, cette deuxième question avait une réponse dans le regard du Dessinateur noir, évidemment, et Hon ne put s’empêcher de se dire que décidément, les femmes étaient bien trop puissantes à son goût. Elles les dépeçaient de leurs forces, dès qu’ils commençaient à s’attacher. C’était sans doute aussi pour cela qu’il ne s’était jamais attaché.

Bonjour. Venez dans mon lit. Aurevoir.
Quelques mots d’ordre qui guidaient sa vie. Avec l’alcool en plus, de temps en temps, histoire de l’égayer encore un peu.

Il finit par s’avancer, tranquille, feignant la surprise : oh tiens, il y a quelqu’un ici ? Drôle de coïncidence ! Mais le regard noir de la fille lui tira un sourire alambiqué, parce qu’il se sentit glacé sur place. Regard noir ? Lui aussi il pouvait… Euh, reportons notre attention sur le Mentaï, là.
Fronçant les sourcils, Hon se rendit compte que la silhouette qu’il avait repérée d’en bas n’était ni celle de la fille, ni celle du Mentaï, évidemment. C’était plutôt celle du garçon qui était toujours assis, et qui les fixait tous les deux avec les yeux badigeonnés de méfiance non dissimulée. Un instinct de survie ?

- Salut.

Un sourire amuse étira ses lèvres, parce qu’il n’avait pas su quoi dire d’autre. Il y avait mieux comme entrée en matière, mais bon… Détaillant l’individu toujours assis, il nota ses cheveux en bataille et son regard foncé, ainsi que sa carrure presque maladive tant il était maigre. Mais ce qu’il voyait dans son regard l’inspirait presque. Presque. Dans une ville de Chaos, on ne peut que rencontrer des gens qui y sont prédisposés, non ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Ven 19 Oct 2012, 11:33

La fille sembla hésiter, par rapport à ce qu’il venait de lui dire. Mais elle ne semblait pas convaincue… à moins qu’il ne prêchait une convaincue, mais qu’elle voulait continuer d’être avec ce mec trop bizarre. Savait-elle ce qui pourrait lui arriver en traînant avec des mecs comme ça ? Pas sûr. Enfin, l’autre mec en question ne semblait pas non plus un bœuf en chaleur, même s’il la regardait toujours avec des étoiles au fond des yeux.
Zu ne connaissait juste pas ce que ça voulait dire. Pour lui, les hommes avec des étoiles dans les yeux étaient tous des salopards violeurs. C’était dit.
D’ailleurs, la fille l’ignora presque royalement, finissant par se tourner vers son compagnon. Le garçon les regarda se parler d’il ne savait trop quoi (ses vêtements à elle ? elle les avait achetés pour lui plaire ? Bizarre…) Et puis, elle demanda où il les avait amené, et Zu fut tenté de répondre : près de moi. Sauf qu’apparemment, ce n’était pas le cas, mais que la réponse du bonhomme ne satisfaisait pas la fille.
Scène de ménage. Super.
- Vous voulez pas la fermer ou aller…
Il fut interrompu dans son râlement par l’homme qui désignait une zone d’ombre un peu plus loin, et irrémédiablement, la curiosité de Zu refit surface, et il tourna la tête dans la même direction que les deux jeunes. En effet, il y avait un truc là-bas, une silhouette, et le cœur de Zu accéléra brusquement dans sa poitrine.
Ils allaient se faire enlever. Se faire enlever, et se faire torturer. Un gars qui se cache comme ça dans l’ombre, que l’on n’entend pas arriver et qui en plus est seul face à trois personnes, c’est qu’il est forcément fort, non ? Mais ils étaient quand même trois, et puis la fille avait la musculature de celle qui sait se battre. Le garçon, un peu moins, mais il ne semblait pas le moins du monde intimidé par la présence – et la fille non plus, en fait.
- Qui est là ?
Elle lui faisait irrésistiblement penser à un chat sauvage. Agressive mais mignonne. Après, si elle était efficace, il ne pouvait pas le deviner, quoique ses bras et ses jambes semblaient plutôt pas mal foutus et leur musculature était ciselée.
La silhouette ne fit pas mine de bouger pendant quelques secondes, ce qui eut le don de hérisser les poils de la nuque de Zu. Là, tout de suite, il était juste terrorisé. Mais si la silhouette voulait les tuer, et bien, il savait qu’il ne se laisserait pas faire – instinct de survie, mais aussi pour protéger la mémoire qu’il avait de ses parents et de sa sœur – mais ils serait soulagé qu’il y arrive. Du moins, avec lui. Ca serait dommage pour cette jolie fille, mais bon…
Finalement, l’ombre sort des ténèbres – haha – et s’avance vers eux. Ah, en fait, c’est un mec. Un mec d’une petite trentaine d’années, peut-être un peu moins, qui regarde un peu bizarrement le premier – le plus jeune, qui est à côté de la fille. Il commence à y avoir trop de monde, là.
- Salut.
Salut ? Juste salut ? Il est trop bizarre celui-là. On le menace presque, et il dit juste "salut". Comme si de rien n’était. Comme s’il était le plus fort. C’était peut-être le cas, en fait. Mais vu les regards bizarres qu’il lançait à l’autre mec, il semblait être au courant que ce n’était pas lui-même le plus fort. Et ces regards semblaient même signifier que c’était plutôt l’autre, même !
Zu en avait marre. Trop de monde. Trop de quoi penser.
Ils ne pouvaient pas le laisser déprimer en paix ? Il voulait arrêter de penser, d’analyser, pour juste sombrer. Rendre hommage à sa famille en pensant à elle, et juste à elle. Mais cela ne semblait pas être dans les cordes et les désirs que ces gens-là.
- Vous pouvez pas dégager non ? J’étais là avant !
Agressivité, quand tu nous tiens… Colère, quand tu commences à monter…
Revenir en haut Aller en bas
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mar 23 Oct 2012, 18:44

Ce garçon commençait sérieusement à l’agacer. Déjà, cela faisait deux fois qu’il tentait de les faire partir, mais Kaünis n’avait pas du tout l’intention de l’écouter juste pour le plaisir. Au contraire : on l’agressait, elle ripostait. Et donc elle resterait là jusqu’à ce qu’il soit plus agréable avec elle, au moins. Après, Fried, elle s’en fichait, mais quoi qu’il fît, elle ne bougerait pas.

Pour l’instant cependant, ce n’était pas sa priorité.
En effet, les yeux rivés sur la zone d’ombre qu’avait désignée le Mentaï, elle attendait un mouvement qui aurait vraiment trahi la présence visible. Même si cette dernière ne bougeait pas, Kaünis était certaine que c’était un homme – ou une femme. En tout cas un humain et non pas une créature étrange ou un animal.
Et lorsque la silhouette se mit en mouvement pour s’avancer, ses soupçons furent confirmés. C’était en effet un homme qui se trouvait là. Mais depuis combien de temps les observait-il sans qu’ils ne l’eussent vu ? D’un côté, ils n’étaient pas là depuis longtemps avec Fried – à peine quelques minutes – et donc n’avaient rien à cacher. Mais rien que le principe lui hérissait les poils et avait le don de l’énerver.

L’inconnu lança un salut banal, ce qui lui valut un regard noir de la part de l’apprentie Envoleuse. Elle grinça même des dents. Malgré la menace qui planait sur lui, il avait répondu nonchalamment sans même donner l’objet de la demande, son nom ou au moins une parcelle d’identité.

Kaünis prit le temps de le détailler.
L’homme devait avoir un peu plus de vingt-cinq ans, et son regard d’un bleu profond était prenant. Il était plutôt grand, et habillé d’une manière un peu paysanne, il fallait le noter. Cependant, sa manière de se tenir, de regarder, d’observer et de s’adresser à eux reflétait quelque chose pour laquelle la méfiance était de mise. D’ailleurs, les quelques regards qu’il lançait à Fried laissaient croire qu’ils se connaissaient, au moins de vue, et cela attisa la curiosité de l’Envoleuse, qui se tourna vers le Mentaï.
Ce dernier fixait l’homme sans ciller, comme surpris de le voir là, ici, maintenant.
Mais l’expression sur son visage disparut rapidement, et ses doigts vinrent à la rencontre du bras de la jeune femme, qui fronça les sourcils : pourquoi faisait-il cela ? Elle pouvait se débrouiller seule, bien plus qu’il ne le pensait ! Elle venait de passer son examen d’Alow-Til, ce n’était plus une apprentie sans défense contre un attaquant banal.

- Vous pouvez pas dégager non ? J’étais là avant !

Kaünis serra les dents et se tourna lentement vers le gaçron, qui avait l’air aussi énervé qu’elle. Mais il se prenait pour qui ? Il n’y avait pas gravé son nom sur le toit non plus ! Il pouvait très bien bouger s’il voulait, et de toute façon, par principe, elle ne bougerait pas tant qu’il n’aurait pas baissé d’un ton.
Et en pratique, elle répondait avec son mordant habituel.

- Oh toi, si tu veux te la jouer gamin, tu t’en vas. On t’as rien demandé. Ou alors, tu baisses d’un ton et tu demandes gentiment.

Miracle, elle avait donné la solution pour qu’ils s’en allassent sans faire d’histoire – enfin pour elle en tout cas – mais est-ce que le jeune homme comprendrait et attraperait la perche ? Ils allaient voir ça très rapidement, après tout.
Campée sur ses deux pieds, les genoux souples et les avant-bras légèrement relevés, Kaünis était prête à toute éventualité de la part du plus jeune inconnu.
Elle comptait sur Fried pour contenir l’autre, mais bon, comme ils semblaient se connaître…

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mer 24 Oct 2012, 22:08

- Vous pouvez pas dégager non ? J’étais là avant !

- Oh toi, si tu veux te la jouer gamin, tu t’en vas. On t’as rien demandé. Ou alors, tu baisses d’un ton et tu demandes gentiment.


Une vraie furie, cette gamine ! Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, et le son de sa voix était implacable autant qu’autoritaire. Elle savait la moduler à la perfection – ou alors, c’était dans ses gênes, et elle n’y faisait pas attention. Dans tous les cas, cette voix féminine tira Hon de ses pensées, tandis qu’il fixait sans vraiment le voir le Mentaï.

Fronçant légèrement les sourcils, il se tourna vers les deux gamins.
Il y avait donc la fille. Beauté de nuit, avec ses longs cheveux aussi noirs que ses yeux, cette carrure de guerrière et ce teint de porcelaine fragile – alors qu’elle ne semblait pas du tout être délicate ou fragile, d’ailleurs, quand on l’entendait parler. Et puis, le garçon, qui devait avoir le même âge, et qui ne semblait pas apprécier la compagnie que ces quelques personnes formaient malgré elles.

La fille était seule au milieu de trois garçons, et pourtant elle levait le menton et son regard lançait des éclairs. Pas facile, celle-là, elle ne se laisserait en aucun cas marcher sur les pieds, il en était certain. Le fait qu’elle semblât connaître le Mentaï, et que le Mentaï soit complètement hébété devant elle voulait dire plusieurs choses, quand on y pensait un peu plus sérieusement : déjà, elle était dans le camps du Chaos, tout en elle le clamait – sa voix, son attitude, sa manière de faire les choses et d’observer tout en dédaignant presque ; et ensuite vu la silhouette et les muscles qu’elle possédait, elle était très bien entraînée, et donc faisait partie des sections d’élite du Chaos. Une Envoleuse ? Non, mais sûrement une apprentie bien avancée dans son apprentissage.

Ce qui embêtait le plus Hon, à vrai dire, c’était qu’il ne se souvenait plus du nom de ce Mentaï, qui avait à peine son âge. Cela l’agaçait au plus haut point, et il aurait voulu pouvoir remettre le doigt dessus. Il n’y parvenait pas. Il finit par hausser les épaules, et se tourna vers le plus jeune garçon.

- Essaye pas de lutter contre elle, tu vas perdre.

Un simple conseil, à vrai dire, à voir donc comment allait réagir le gamin. Il espérait vraiment qu’il se rebifferait, cela mettrait un peu d’action dans tout ça, et puis ça lui permettrait à lui de jauger les capacités de la gamine et du gamin en même temps. Voir si le gamin pouvait peut-être être rallié au Domaine, pourquoi pas ?
Cela ne serait juste pas lui qui le prendrait en charge !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Ven 26 Oct 2012, 10:58

Zu serra les dents.
Manier les mots, il le faisait trop peu souvent pour trouver une répartie potable aux paroles de retour agressives de la jeune fille. Pourtant, qu’est-ce qu’il aurait aimé lui balancer quelque chose qui aurait fermé son clapet ! Mais, puisque les mots n’étaient pas là pour réussir à faire passer plus ou moins objectivement ses pensées, pourquoi ne pas se servir de ses poings ? Avec un peu de chance, peut-être qu’elle savait suffisamment se battre pour le tuer. Comme ça, il pourrait s’en aller…
Non non non. Ne pas raisonner ainsi : il était la dernière chose qui devait disparaître, même s’il aurait adoré cela. Parce que sans lui, la mémoire de tous ceux qui lui avaient été chers et qui étaient perdus désormais ne vivrait plus. Ils avaient besoin de lui pour continuer à exister, même s’ils étaient aux cieux – ou plus prosaïquement, sous terre.
Mais là, tout de suite, Zu ne pouvait nier qu’il avait vraiment envie de balancer son poing dans la figure de la fille arrogante. Elle l’avait traité de gamin, quand même ! Et même s’il n’était pas doué pour évaluer les âges, il voyait bien qu’elle avait son âge à peu près – et encore, à peine !
De même, hors de question à s’abaisser à demander gentiment.
Dans un mouvement de colère et de rage, Zu se releva vivement et redressa le menton à l’intention de la fille. Elle voulait se battre ! Et bien, cela lui ferait du bien de se défouler un peu ! Et puis, même si elle était sûre d’elle, cela ne voulait pas dire qu’elle était forte… si ? D’instinct, le jeune homme aurait dit que si, évidemment. Il avait eu peur du gars aux yeux bleus à cause de ça : sa nonchalance. Mais désormais, la colère contre cette gamine – et toc ! – prenait le pas sur cette peur dans son ventre. Ou alors, la peur décuplait la colère… Dans tous les cas, la conséquence était qu’il avait envie de lui taper dessus. Très envie même !
- Essaye pas de lutter contre elle, tu vas perdre.
Serrant les dents, Zu grogna en lançant un regard noir à l’homme. Pourquoi se permettait-il d’intervenir ? Il la connaissait, lui ? Cela n’en avait pas l’air, mais les regards qu’il avait échangés avec l’autre homme montraient que eux, se connaissaient, au moins de vue.
- La ferme !
Il avait hurlé.
Hurlé de colère, de rage, de haine, de tristesse aussi.
Hurlé, parce qu’il aurait voulu dilapider cette peur qui lui tenait l’estomac.
Hurlé, parce que d’un mouvement vif, il venait de balancer son poing à la figure de la fille.
Il ne savait pas s’il l’avait touchée, mais s’en fichait. Juste frapper. Evacuer toute cette colère qui grondait en lui depuis des lustres. La laisser prendre le dessus, pour qu’elle sorte. Peut-être qu’après il se sentirait mieux ? – mort ou vif…
Se baissant, il frappa encore du poing, tenta de lancer un pied dans une cheville, essaya d’attraper les cheveux de la fille pour lui tirer dessus, testa les griffures et les morsures…
Sans succès.
Cette fille était en fait beaucoup trop forte pour lui.
Mais il n’allait pas s’arrêter pour autant. Elle finirait par fatiguer, non ? Mais plus ou moins vite que lui ? L’homme aux yeux bleus avait raison, en fait, il n’avait aucune chance, et il allait perdre.
Perdre le combat.
Perdre le peu d’orgueil qui lui restait.
Perdre la colère.
Perdre la tristesse.
Quand il s’effondra sur le sol, il se sentait étrangement vide. Comment était-il arrivé sur le dallage du toit ? Il ne s’en souvenait pas. Sans doute un coup bien placé de la fille. Elle n’avait pas essayé de le tuer alors ?
Revenir en haut Aller en bas
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Ven 26 Oct 2012, 11:52

La remarque du plus vieux des deux hommes qu’elle ne connaissait pas tira un léger sourire à Kaünis. Cet homme connaissait visiblement Fried, et Fried le connaissait. Ils ne semblaient pas spécialement effrayés l’un par l’autre, mais elle sentait clairement la méfiance entre eux. Elle en déduisit donc plusieurs choses : soit l’inconnu était apparenté au Chaos, auquel cas il avait compris ce qu’elle était, et donc prévenait le gamin ; soit ils s’étaient déjà battus pour une raison ou une autre et il estimait que Fried viendrait l’aider si jamais ça tournait au vinaigre.

Elle préférait clairement la première solution.

Mais avant qu’elle n’eût pu adresser ce sourire à l’homme, le plus jeune lui sauta littéralement dessus. Elle vit son mouvement, affligeant de lenteur, et effaça légèrement les épaules pour échapper au poing qui se dirigeait vers elle. Jetant un coup d’œil au Mentaï, elle se demanda si elle devait riposter. Elle en avait très envie, mais elle n’aimait pas que Fried soit là pour juger de ses capacités, cela la perturbait. Que préférerait-il, qu’elle le tue ou bien qu’elle le mette juste hors de combat ?
Elle-même s’en fichait, l’un comme l’autre ne la dérangeait pas. Prendre une vie ne l’affectait pas spécialement : après tout, que cela soit un homme ou un animal, quelle était la différence ? C’était un être de moins sur terre. Un être de plus engrangé dans le cycle de la vie, point. Tout le reste n’était que croyances.

Elle décida cependant de lui laisser la chance de vivre.
Ainsi, elle se contenta d’esquiver ses attaques maladroites durant un certain temps. Au début, tout était très brouillon, et il n’essayait même pas de savoir si ses coups portaient. Mais petit à petit, il devint un peu plus organisé, et elle ne put s’empêcher de hocher la tête mentalement. Néanmoins, il n’avait aucune chance de la toucher, il était bien trop maladroit et peu entraîné. Et ses bras maigres ne feraient de toute façon pas beaucoup de dégâts…
Le regard de Kaünis finit par croiser – brièvement – celui de son assaillant, et elle fut submergée par toute la colère et la tristesse qu’elle y lut, une demi-seconde. Trop tard. Le pied du garçon allait atteindre sa cheville sans qu’elle ne pût esquiver efficacement. Elle devait frapper.
Son coude remonta dans les côtes du garçon, qui s’étala de tout son long sur le sol sous l’impact.

Il ne bougeait plus, mais elle voyait son corps s’animer au rythme de sa respiration saccadée. Etendu sur le sol, il semblait dans un état second, et Kaünis se désintéressa un instant de lui, tout en le gardant dans son champ de vision pour prévenir une nouvelle attaque. Redressant le menton, elle s’avança d’un pas vers l’homme de l’ombre et planta son regard noir dans le sien, d’un bleu profond.

- Fried ? C’est qui celui-là ?

Elle ne s’adressa pas à lui directement, bien qu’elle avait le regard planté dans le sien, tout simplement parce qu’elle était presque certaine qu’il ne lui répondrait pas – la première fois il ne l’avait pas fait, pourquoi l’aurait-il fait maintenant ?

- Un Maître.

Kaünis se sentit vaciller de surprise, mais se reprit rapidement. Un Maître était égal à un Maître Envoleur, elle le comprit immédiatement. Donc cet homme était un Maître Envoleur ? Elle ne put s’empêcher de le comparer à Gil, et le détailla avec un peu plus d’intérêt.
Sa tenue était celle d’un campagnard, son regard bleu semblait en fait scrutateur, et la douce assurance qui se dégageait de lui fut soudain plus claire aux yeux de la jeune fille. Elle se demanda un instant si elle n’était pas allée un peu trop fort, avant de se souvenir comment elle avait provoqué Gil au début de son second cours : elle n’était plus à ça près après tout.

Lui semblait donc l’avoir cernée presque de suite.
Et ça confirmait la première hypothèse de Kaünis par rapport à la petite phrase qu’il avait lancée à l’autre.

- Hon, c’est ça ?

Fried venait de lancer légèrement son menton en avant en s’adressant à… Hon, donc ? Justement, il attendait explicitement une confirmation de son hypothèse – même s’il ne devait pas se tromper. Après tout, il était Mentaï, il était censé connaître les Maîtres, non ?

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Dim 04 Nov 2012, 16:05

Il l’avait prévenu, pourtant. Cette gamine était plus forte que lui, ça crevait les yeux. Pourtant, le garçon s’essaya à la battre, évidemment. Une réaction prévisible – en fait, Hon aurait fait exactement la même chose s’il avait été à sa place. Et la répartie – originale… - du jeune homme, un cri de colère, ne le fit pas ciller.

Il était foutu.

Quand il se précipita vers elle sans doute dans le but de se défouler un peu et de lui faire ravaler son orgueil, Hon poussa un petit soupir de déception. Mais le garçon avait une hargne et une rage impressionnantes, et ses coups étaient conduis par ces dernières. Ses mouvements n’étaient pas fluide, sans doute trop lents, trop prévisibles, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans sa manière de procéder. Comme si sa manière de frapper évoluait au fil du combat ; et il faillit même la toucher !
Enfin, presque.
Voyant elle aussi qu’elle allait se faire avoir, la fille avait riposté avec vivacité et précision, d’un coude dans ses côtes. Il finit étalé sur les toits, respirant péniblement – ça faisait fichtrement mal, ce genre de coups – et Hon poussa un nouveau soupir. Mais quelque chose était intéressant dans l’attitude de ce gosse.

Ah, parce que maintenant ramener des gens au Domaine l’intéressait, lui ?
C’était nouveau, ça. Pourquoi aurait-il voulu enfler les rangs des Envoleurs ? Certes, il en faisait partie, mais quand même… Etait-ce ce premier cours qui avait fait remonter quelques petites choses dans son esprit, de son inconscient à sa conscience ? Peu importait.

- Fried ? C’est qui celui-là ?

La voix de la fille le tira de ses pensées.
Fried ! C’était donc le nom du Mentaï. Il venait de le retrouver, grâce à elle, et il se sentit soudain un peu mieux. Ne pas le montrer, rester de glace.

- Un Maître. Hon, c’est ça ?

Etrangement, Hon se sentit sourire devant cette question rhétorique. Il n’était pas sûr, et donc il posait la question… Et l’Envoleur, ainsi, se sentait moins seul. Ainsi, il finit par hocher légèrement la tête.

A vrai dire, il mourrait d’envie de connaître le nom de la fille, et au passage celui de son Maître. Mais ne pas pousser le bouchon. Il pouvait avoir celui du Mentaï, ne pas aller trop vite… Oh, et puis, ça fait quoi après tout ?

- Et toi, la gamine ?

Elle comprendrait.

Le regard clair de Hon se tourna et se posa sur le corps presque inerte du garçon, qui reprenait sans doute un peu ses esprits, la joue contre la pierre froide.

- Et toi, l’inconscient ?

Autant faire toutes les présentations, tant qu’ils y étaient. Ca serait plus simple !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mer 07 Nov 2012, 15:13

Non.
Non, elle n'avait donc pas essayé de le tuer, se contentant d'esquiver et de riposter au bon moment pour le mettre momentanément hors de combat. Allongé de tout son long sur le sol de pierre, sur ce toit sous la voûte céleste, il se demandait ce qui lui était passé par la tête. Il était tout bonnement inconscient, non ? L'homme lui avait dit qu'il n'y arriverait pas, mais il avait laissé la rage s'installer en lui, et n'avait pas essayé de lutter contre ; il voulait avoir raison, il voulait se défouler...
Une chance que la fille n'ai pas essayé de le tuer, en fait !
Enfin, presque... Qu'est-ce qui valait le mieux ? Qu'il crève ? Qu'il soit vivant ?
Cela faisait plusieurs semaines qu'il ne savait plus trop. Mais il n'avait jamais eu ce courage qu'il avait pu voir chez d'autres, de parvenir à se lancer d'un toit, de se tuer d'un coup de poignard dans la tempe ou autre... Il était trop peureux, pas assez fort pour cela.
La voix de la fille parvint à ses oreilles telle un bourdonnement. Elle posait une question à son compagnon, mais il ne parvint pas à assembler les mots pour leur donner une cohérence. Il avait dû se prendre un sacré coup sur la tête ! La réponse de l'autre garçon n'avait pas plus de sens, d'ailleurs, jusqu'à ce qu'il donne le nom de l'homme aux yeux bleus, ou presque, car c'était une affirmation qui demandait confirmation.
Hon, donc, qu'il s'appelait ?
Comme l'autre ne répondit pas, Zu décida que c'était son vrai prénom. Se redressant légèrement, il trouva enfin la force de se mettre au moins à genoux, de se relever assez pour s'asseoir sans que tout ne tourne autour de lui.
- Et toi, l’inconscient ? 
Inconscient ?
Ouais, ce surnom lui allait bien, pour l'instant. Pas dans la vie quotidienne, mais quand même, dans ce contexte très précis il ne pouvait pas le nier.
Zu releva les yeux vers les trois personnages, et poussa un long soupir. Enroulant ses bras autour de ses genoux, il les fixa quelques secondes avant de décider de répondre. Sa voix était légèrement rauque, mais tant pis.
- J'm'appelle Zu. 
A quoi bon lutter ? A vrai dire, le garçon commençait tout juste à admirer la beauté de la jeune fille, au détriment de l'attitude assez protectrice de celui qui l'accompagnait, et des étoiles qu'il avait dans les yeux. Elle était forte, et belle, et en plus elle ne l'avait pas tué : il y avait de quoi l'admirer !
Alors, Zu attendit avec impatience qu'elle donne son prénom.



[ c'est court ! ]
Revenir en haut Aller en bas
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mer 07 Nov 2012, 16:57

Le petit hochement de tête que fit le dénommé Hon fit froncer légèrement les sourcils de Kaünis, qui finit par pousser un léger soupir. Que faire de plus, maintenant ? Hors de question de leur tourner le dos comme ça, même si elle avait très envie de s'en aller sans demander son reste. Fried ne serait sans doute pas du tout du même avis, à moins que... Il fallait le lui faire comprendre, tout simplement. Peut-être que pour lui faire plaisir, il voudrait bien partir ?
Ou alors, elle pouvait se pavaner devant lui, faire grimper son désir, raviver la flamme qu'elle avait vu naître dans son regard lorsqu'il l'avait vue avec son nouvel accoutrement et lui faire croire que la décision venait de lui, ou presque. En tout cas, suggérer correctement les choses pouvait avoir des effets largement bénéfiques !

- Et toi, la gamine ? Et toi, l'inconscient?

La gamine ?
Kaünis vit rouge un instant, mais parvint à contrôler sa colère pour ne pas agresser l'homme qui venait de la traiter d'enfant. Elle n'était pas une gosse, juste une jeune femme ! Enfin, de toute façon, elle avait aussi assez l'habitude de se faire traiter de gamine par Gil, mais jamais devant Fried, et elle n'aimait pas que ce dernier fût témoin de cela. Tant pis, elle n'allait rien dire de plus, et puis c'était tout.

Pendant ce temps, le garçon qu'elle avait jeté à terre s'était redressé pour réussir à s'asseoir sur le toit de pierre. Il les observait tous les trois, et Kaünis surpris une étincelle dans son regard lorsqu'il le posa sur elle. Qu'est-ce qu'il avait ? Pourquoi est-ce qu'il la regardait comme ça, maintenant ? Incompréhensible ! Il finit lui aussi par donner son prénom, qui était très très étrange, et affreusement court à son goût : Zu.

Zu, ça faisait un peu pshit en fait. Comme quand on chasse un animal ou un enfant.
Fronçant les sourcils, Kaünis se rendit compte que tous les regards convergeaient vers elle désormais. Mais elle n'avait absolument pas envie de donner son prénom. Cherchant le soutient des yeux de Fried, elle prit une grande inspiration en les croisant. Il semblait attendre lui aussi, quelque chose. Quelque chose qu'elle était bien en peine de définir. Bon, et elle faisait quoi ? Apparemment, le Mentaï voulait qu'elle donnât son nom, et elle hésita encore, parce qu'elle ne le voulait pas.
Mais après tout, un nom, ce n'est pas grand chose, si ?

- Kaünis.

Se contentant du strict minimum, la jeune fille poussa un léger soupir, et se tourna pour s'avancer tranquillement vers Fried. Elle posa délicatement sa main sur son pectoral droit, et son regard foncé trouva celui de l'homme, qu'elle vit briller doucement à ce contact. Plissant légèrement les paupières, l'apprentie Envoleuse fit passer sa langue sur sa lèvre inférieure et lui adressa une moue espiègle, essayant ainsi de lui faire comprendre qu'il pouvait avoir... des choses, s'il parvenait à les sortir de là.

Le jeune homme parut surpris, et puis il se redressa presque abruptement.
Son regard passa sur les deux autres et il fronça légèrement les sourcils, avant de prendre une inspiration.

 - Hum.

Kaünis vit qu'il hésitait encore.
Mais pourquoi ? Elle n'avait pas été assez significative ? Pas assez... convaincante ?

- Zu, donc... Je pense que tu peux être intéressé par une proposition.

Ne comprenant pas ce qu'il se passait soudain, la jeune fille vit que le Mentaï échangeait un long regard avec Hon, et commença à prendre la mouche : mais ils se foutaient de qui, ces deux-là ?

- Qu'est-ce que tu baragouines?

- Je pense que Zu a de quoi rejoindre nos rangs.

- Hein?
Incrédule, Kaünis mit plusieurs secondes à reprendre sa respiration. Chez les Mercenaires ?

 - Chez les Envoleurs.

 - Mais il ne sait même pas ce que c'est ! 

- Bah on va lui expliquer !


Ebahie, Kaünis ne parvint même pas à répliquer. Elle se contenta de regarder Hon avec de grands yeux, puis de porter son regard sur Zu, toujours assis. Ils voulaient faire de... ça un Envoleur ?

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Ven 09 Nov 2012, 09:21

Ce fut le jeune homme qui répondit en premier à la question de Hon, donnant son prénom d’une voix rauque dans laquelle on entendait encore le souffle de son combat perdu. Zu, il s’appelait Zu. Hon ne put s’empêcher de penser qu’en fait, il y avait des prénoms pires que le sien, et presque plus courts, ce qui le fit légèrement sourire.
Pas un sourire moqueur, mais un sourire acceptateur. Cela lui allait très bien.

Par contre, la fille mettait plus de temps, et ne semblait avoir envie de donner le sien, malgré le regard de Zu qui brillait désormais d’admiration. Elle sembla quêter quelque chose auprès du Mentaï, mais ne trouva pas ce qu’elle cherchait, et finit par balancer son appellation comme un cheveu sur la soupe. Kaünis. Un prénom intéressant, riche de significations et d’une force que l’on entendait vibrer dans les cordes vocales lorsqu’on le prononçait.
Hon hocha légèrement la tête, comme pour la remercier de leur avoir offert ce nom, mais le Mentaï sembla soudain piqué par quelque chose d’invisible, et s’avança d’un pas assez abruptement.

- Zu, donc... Je pense que tu peux être intéressé par une proposition.

Kaünis intervint presque immédiatement. Fried ne pouvait pas en placer une sans qu’elle ne trouve à redire, et cela énerva assez rapidement Hon, lui avait envie de lui dire de se taire et de laisser finir le Mentaï.
Apparemment, lui aussi voyait ce potentiel chez ce jeune homme, et Hon se dit qu’il n’était pas si mauvais que cela, de l’avoir déjà pensé. Il était même presque fier, même s’il n’avait pas vraiment envie de prendre de garçon sous sa coupe ; et puis, il avait aussi des apprentis maintenant, il ne pouvait pas faire ça – et surtout, il n’en avait pas envie, comme vous avez pu le comprendre !

- Bah on va lui expliquer !

Le regard ahuri de Kaünis se posa sur Hon, qui ne put empêcher un léger ricanement de sortir de ses lèvres. Mais cette phrase l’intriguait, et il leva lui-même ses yeux sur le Mentaï, qui le fixaitt significativement. Ah, on lui parlait à lui ? C’était à lui de faire l’explication ? Mais pourquoi ?
En fait, il avait la réponse à cette question : parce qu’il était Maître Envoleur, et que c’était aussi dans ses cordes de recruter de nouvelles personnes à envoyer au Domaine. A envoyer, car il n’était pas forcé de les accompagner – et encore heureux, il n’avait pas envie de se coltiner le gamin pendant encore plusieurs jours infinis. Un long soupir franchit ses lèvres, et il redressa le menton vers Zu, son regard bleu se plongeant dans celui du jeune homme.

- Le Chaos règne en toi. Cela est une évidence, il émane par tous les pores de ta peau…

Prenant une respiration, Hon ne laissa pas l’occasion de répliquer au garçon.

- Nous luttons pour ordonner le Chaos et pour qu’il trouve sa place dans ce monde. Un monde sans chaos n’a pas d’équilibre, et donc n’est pas un monde. Tu as du potentiel, je l’ai vu personnellement dans cette exéc… dans le combat que tu as essayé de mener. Dans tous les cas, tu pourras découvrir des choses autant sur toi que sur le Chaos, et gagner la puissance dont tu manques actuellement…

Un discours un peu décousu, certes, mais c’était tout ce qu’il avait sous le coude.
Et il ne doutait pas que Zu aurait des questions ou des objections !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Lun 12 Nov 2012, 20:08

Kaünis.
C’était joli, comme prénom. Et original. Zu en tout cas, aimait bien.
Il n’avait pas quitté la jeune femme des yeux, et ne le fit pas quand l’autre garçon commença à parler. Fried. Même s’il s’adressa à lui directement, en l’appelant pas son nom.
Mais la suite de sa phrase intéressa le garçon.
- … Je pense que tu peux être intéressé par une proposition.
Une proposition ? De quel type ? Ce n’était pas qu’il semblait un peu louche mais… un peu quand même. Zu attendait la suite, la teneur de la proposition, mais la fille intervint.
- Qu'est-ce que tu baragouines?
- Je pense que Zu a de quoi rejoindre nos rangs.
- Hein? Chez les Mercenaires ?
- Chez les Envoleurs.
- Mais il ne sait même pas ce que c'est !
- Bah on va lui expliquer !

Alors là, Zu était complètement perdu. Envoleurs ? C’était quoi la blague pourrie derrière ?
Le garçon avait le regard qui papillonnait entre la fille et Fried, mais ces derniers venaient de déplacer leur propre regard sur le dernier, Hon, qui sembla un instant mal à l’aise, avant de soupirer.
Le regard de Zu se fit littéralement happé par le bleu clair de l’homme. Il eut l’impression soudain de basculer et de se noyer dedans, et ses paroles eurent un écho bizarre en lui.
- Le Chaos règne en toi. Cela est une évidence, il émane par tous les pores de ta peau…
Nous luttons pour ordonner le Chaos et pour qu’il trouve sa place dans ce monde. Un monde sans chaos n’a pas d’équilibre, et donc n’est pas un monde. Tu as du potentiel, je l’ai vu personnellement dans cette exéc… dans le combat que tu as essayé de mener. Dans tous les cas, tu pourras découvrir des choses autant sur toi que sur le Chaos, et gagner la puissance dont tu manques actuellement…

Le Chaos ?
Oui, il voulait bien admettre qu’il sentait son influence. Et puis, le chaos est partout, non ? Oui, c’était ce que Hon venait de dire. Mais Zu avait du mal à suivre son raisonnement.
Récapitulons.
En rejoignant les Envoleurs, il perpétrait le Chaos ? Il deviendrait fort ?
Mais pourquoi aurait-il besoin de devenir fort, lui-même ? Pour ne pas mourir ? Et s’il avait envie de mourir ? Sauf qu’il n’en avait pas le courage, et à chaque fois que la mort n’avait pas été très loin, sa peur d’y rester avait été bien plus grande que son envie.
Il était un lâche.
Est-ce que malgré cela, on voudrait bien de lui ?
- Je ne suis pas puissant, ni rien. Je doute de le devenir un jour, je suis un vrai lâche. Et je n’ai pas de courage…
Zu secoua doucement la tête.
- Je ne comprends pas votre proposition. Qu’est-ce que vous auriez à y gagner, vous ?
Il devait y avoir anguille sous roche… Non ?
Revenir en haut Aller en bas
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mar 13 Nov 2012, 11:10

Kaünis ricana légèrement aux réponses hors sujet de Zu. Oui, il n’était pas puissant, mais avait-il écouté correctement ce que venait de lui dire le Maître Envoleur ? Enfin, même si l’apprentie n’était pas d’accord avec tout ce qu’il venait d’énoncer, il l’avait plutôt bien fait – étonnant, d’ailleurs. Mais après tout, il était là pour cela… Non ? Il faut dire que Gil et les discours grandiloquents, ce n’était pas encore ça. En tout cas, de ce qu’elle avait pu en voir, et elle avait un peu trop tendance à croire que son cas était général, alors que cela n’était pas vrai. Mais enfin.

Le regard noir que lui lança Fried l’étonna : ha, tiens, il pouvait faire cela ?
Et comment devait-elle le prendre ? Pourquoi ramener ce gamin au Domaine ? Il venait de dire qu’il était lâche et n’avait pas de courage… Il n’était pas intéressant ! Enfin, même si pour le courage, le fait de dire cela si posément et aussi de s’être jeté sur elle, il ne devait pas en manquer. A part si on appelait cela de la folie. Oui, c’était plus de la folie que du courage.
Il était mort de peur, et énervé. Il avait attaqué. Réflexe instinctif et animal !

- Hinh…

A nouveau, Fried lui demanda silencieusement de se taire, et Kaünis tint sa langue, malgré son envie de lancer une réplique acerbe.

- Ce qu’on y gagne ? Une recrue de choix, évidemment.

Une recrue de choix ?
Décidément, la jeune femme n’avait pas le même mode de pensée que Fried, et peut-être Hon aussi. Pourquoi recruter des incapables ? Ils pensaient réellement que l’on pouvait faire quelque chose d’eux ?
Apparemment oui. Mais quel travail cela devait être ! Elle n’avait pas eu l’impression d’être aussi perdue et mauvaise quand elle était arrivée au Domaine, mais peut-être n’avait-ce été qu’une illusion ?
Son premier cours l’avait fait tomber de ses grands chevaux, oui, c’était vrai. Et puis Gil qui n’assumait pas… Avec des Maîtres pareils, il fallait en vouloir. Mais peut-être que justement, les autres Maîtres n’étaient pas pareil.
Il fallait qu’elle en rencontre, la conclusion était là, tout simplement.

- C’est des plus apeurés que l’on tire les meilleurs, la plupart du temps. Parce que la peur donne des ailes.

Kaünis fronça légèrement les sourcils.
Vu comme ça, ça tenait debout, mais elle avait encore du mal à adhérer. Elle ne voyait ni son père, ni sa mère comme des peureux, comme des lâches. Ni Fried, ni Yan, d’ailleurs. Gil cela la dérangeait moins, peut-être parce que le fait de ne pas prendre ses responsabilités le qualifiait de lâche irrémédiablement, même si c’était moins le cas. Etait-il pour autant le meilleur d’entre eux tous ? Elle ne pensait pas. Mais elle pouvait se tromper.

Tournant la tête vers Hon, elle attendait une réplique de ce dernier.
Elle n’avait pas l’intention de répliquer, parce qu’elle n’avait qu’une envie : s’en aller de là. Mais elle voulait aussi connaître la conclusion de tout ça.

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Lun 19 Nov 2012, 17:23

- Ouais...

( prend une inspiration )

- Et puis, c'est ton expérience qui te fait croire ça. Tu l'es dans le contexte actuel. mais avec d'autres forces, avec des forces, tu te découvriras vraiment. Et nous aussi, même si je peux te dire que tu peux aller très loin avec de la volonté. Et ça, tu ne semble pas en manquer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mar 20 Nov 2012, 10:34

- Mon expérience mon expérience... Ca dit quand même qui je suis.
*soupir*
- De la volonté ? J'en sais trop rien... Je ne sais pas si j'ai envie de savoir, en fait...
Revenir en haut Aller en bas
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Ven 23 Nov 2012, 19:59

- Un lâche reste un lâche. Même s'il peut tuer en deux deux...

- Kaünis !

- Mon Maître est un lâche, je le sais, c'est pas pour autant qu'il n'est pas redoutable. Mais voilà...


( silence gêné )

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mer 28 Nov 2012, 18:54

( hausse un sourcil )

- Il y a une place pour tout le monde, au sein de notre ordre. C'est en partie pour cela que l'on est si fort, c'est grâce à nos différences... La force ne réside pas seulement dans le mental, ou dans le physique. C'est un tout, qui est toujours à exploiter.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Jeu 29 Nov 2012, 14:57

- Bon, et c'est où votre truc ? !
Revenir en haut Aller en bas
Kaünis Gil'Ozh
Maître Envoleur
avatar

Nombre de messages : 991
Citation : I am a nightmare dressed like a daydream !
Date d'inscription : 31/03/2011

Feuille de personnage
Age: 28 ans
Greffe: Contact qui glace
Signe particulier: Possède un tatouage entre les seins

MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Mer 12 Déc 2012, 10:48

Kaünis poussa un long soupir d’exaspération.
Elle n’était pas spécialement d’accord avec les deux hommes sur le fait de ramener ce… Zu au Domaine. Mais après tout, est-ce qu’elle avait son mot à dire ? Elle était devant un Mentaï – même si c’était Fried – et un Maître Envoleur, et elle ne faisait tout simplement pas le poids ; ou plutôt elle faisait uniquement figure, tout simplement.
Et cela l’agaçait.

Alors qu’elle allait répondre encore sèchement à Zu, elle sentit les doigts de Fried s’enrouler autour de son épaule, et essaya de les détendre. Soufflant lentement, elle laissa les paroles du Dessinateur s’instiller en elle, et sa voix la calmer un peu – juste un peu.

- Cela se trouve dans la forêt Ombreuse. Mais je suis sûr que Hon pourra t’y conduire, n’est-ce pas ?

Ce n’était pas une question, et cela fit sourire Kaünis.
Le Mentaï savait bien faire respecter sa décision, et elle ne doutait pas que le Maître Envoleur l’écouterait. Ou en tout cas, s’il se rebellait, cela ne serait que passager, et il amènerait le garçon jusqu’à Ombreuse.
Le regard sombre de la jeune fille passa sur les trois hommes, et elle soupira à nouveau. Se mordant l’intérieur de la joue, elle finit par redresser le menton et planter ses yeux dans ceux de Hon.

- Bon, donc tu t’en occupes. Désolée, c’est ton boulot, et en plus, personnellement, j’ai des choses à faire.

Elle ne lui adressa pas un sourire, juste un petit plissement de paupières.
Se tournant vivement, Kaünis ne prit même pas la peine de saluer Zu, et s’éloigna à grands pas de la présence des deux hommes. Elle n’avait qu’une envie désormais : s’élancer sur les toits. Oubliés, ses résolutions pour s’accaparer Fried, elle avait envie de solitude et de vitesse. Elle attendit à peine d’être passée derrière une avancée de toit pour s’élancer, les deux pieds devant, sur les tuiles tantôt râpeuses et tantôt lisses et glissantes.

Grisée par la vitesse, elle en avait oublié que Fried était resté en arrière.
Elle ne faisait que courir, sauter, bondir, rouler, s’élancer. Et quand son souffle commença à réellement lui manquer, elle se laissa tout simplement glisser dans une ruelle pour se diriger vers une auberge qu’elle savait que Fried connaissait : c’était juste en face de l’endroit où elle l’avait aperçu.
D’ailleurs, quand elle y arriva, il était déjà.

S’asseyant sans un mot à côté de lui, un petit sourire sur les lèvres, Kaünis papillonna des paupières.
Elle finissait toujours par avoir ce qu’elle voulait…








[ Court pour une fin, mais je crois que Kaünis n'en pouvait plus !
Ce fut un plaisir de RP avec vous ! Wink ]

__________________________________________



"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un faux pas rageant... [ Libre ]   Lun 17 Déc 2012, 20:26

- Mais je suis sûr que Hon pourra t’y conduire, n’est-ce pas ?

Hon bougonna une phrase incompréhensible. Il voyait bien que cette question n’était pas vraiment une question, et n’avait pas non plus envie de faire la baby-sitter. Garder les gosses, non merci ! Mais en même temps, ce gosse-là était potentiellement un futur apprenti, et son premier cours terminé, sa vision de l’apprentissage, des apprentis et des Maîtres avait légèrement changé. Non, plutôt évolué.

Poussant finalement un soupir de capitulation, le regard de Hon se posa sur Zu quelques secondes, jaugeant le garçon. Mais la réplique de Kaünis lui fit grincer des dents.

- Bon, donc tu t’en occupes. Désolée, c’est ton boulot, et en plus, personnellement, j’ai des choses à faire.

Ha, parce que lui n’avait pas des choses à faire peut-être ?
Si, il devait rentrer au Domaine… Avec ou sans Zu, c’était la même chose, mais cela n’empêcha pas l’Envoleur de jeter un regard noir et énervé à la jeune fille… Qui ne sembla même pas le voir. En fait, elle avait déjà tourné les talons, et elle ne faisait plus du tout attention à eux !

Elle fila ensuite si vite que le Mentaï parut surpris.
Mais après tout, si c’était une apprentie Envoleuse, et qu’en plus elle était assez avancée dans son apprentissage, elle avait toutes les excuses du monde pour se déplacer avec facilité sur les toits, et surtout pour aller si vite et contrôler si bien ses mouvements et réflexes.

Poussant un soupir, Hon se tourna vers Zu.

- On y va ?

Il était impatient de rentrer, en tout cas de ne pas recroiser la jeune fille.
Elle avait tendance à beaucoup l’agacer, et à le réduire à l’état muet aussi facilement. Il ne savait pas trop si c’était à cause du Mentaï qui l’accompagnait, ou simplement elle, mais cela l’énervait encore plus. Alors, il avait envie de vite s’en séparer, même si elle était déjà partie.

S’approchant de Zu, il hocha la tête pour lui demander si c’était bon, et ils filèrent à leur tour directement vers Ombreuse. Hon n’avait pas grand-chose à dire, aussi la plupart du voyage se passa dans le silence, mais il s’en fichait un peu. Il essayait simplement de renforcer la conviction du jeune homme qu’il aurait une place au sein de l’Ordre…




[ Supra court aussi ! Zu, on finit là, on voit la suite par MP ? ]
Revenir en haut Aller en bas
 
Un faux pas rageant... [ Libre ]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» Haiti : Faux coupons, un site du PAM fermé à Pétionville
» JEAN JUSTE LIBRE HEUREUX ! JACQUES ROCHE EST MORT POU JE'L !
» Pas sur la neige...[Libre]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Pacte VS L'Ordre :: A l'extérieur :: Le Nord :: Al-Far-
Sauter vers: