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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 I most get real [ Eloïse Droque ]

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MessageSujet: I most get real [ Eloïse Droque ]   Jeu 11 Oct 2012, 22:08

- Alors comme ça tu t’es rendu dans cette… hum… Académie…

Phis haussa les épaules devant l’air peu convaincu de celui qui l’avait guidé sur la voie des marchombres des années plus tôt. Saregean avait toujours cette attitude lorsqu’il ne savait pas quoi penser, lorsqu’il n’avait pas encore ordonné ses idées sous son crâne.
Il ne s’en formalisa pas.

- Oui. Je m’y suis présenté, et j’ai même eu droit à une chambre individuelle.

- Une chambre ?

- Les apprentis dorment normalement en dortoir. Les maîtres ont des chambres propres.

- Hum. Curieux.


Encore une fois, Phis haussa les épaules.
Oui, c’était curieux, et c’était en partie pour cela qu’il n’était pas à l’aise dans cette chambre. Pourtant, elle était agréable, à une température idéale car toute de pierre, avec un futon assez confortable pour dormir profondément sans écoper de courbatures impromptues au cours de la nuit.
Il y avait aussi ce miroir à son entrée, et une fenêtre étroite, mais laissant plutôt bien passer la lumière. Conscient qu’il n’avait à se plaindre de rien, et l’idée-même ne l’effleura même pas, le marchombre se redressa sur sa chaise.

- C’est peut-être pour les éprouver un peu plus… Enfin, c’est sans compter la grande majorité qui semble préférer dormir dehors.

- Ca m’étonnerait qu’ils le fassent encore au plein cœur de l’hiver.

- Je te dirai ça.


Saregean fronça légèrement les sourcils dans une question muette. Une question muette, qui eut une réponse muette : Phis se contenta de hocher de la tête sans chercher plus à se justifier. Cela ne servirait à rien, et le vieux marchombre n’était pas disposé à réfléchir à tête reposée. Il semblait même plutôt préoccupé.

- Tu as encore les Mil’Hurkan à tes trousses ?

Poussant un long soupir, l’homme hocha lentement la tête, tandis que son regard balayait les alentours. Mais la ruelle était désespérément calme, tandis qu’ils buvaient tous les deux un verre. Le soleil, approchant son zénith, les narguait de ses rayons audacieux.
Soudain, Saregean fit claquer son verre sur la table de bois et se leva brusquement.

- Allez. J’ai à faire.

- Essaye de rester en vie.

- Je vais essayer, oui.


Prenant une inspiration, Phis n’eut que le temps de cligner des paupières que déjà le marchombre avait disparu. Dans un souffle, il posa quelques piécettes sur le bois et se leva à son tour pour s’éloigner de cette auberge d’extérieur.
Que cherchait-il ? Il ne le savait pas lui-même, à vrai dire.

- Phis, c’est bien toi ?

Se retourna à l’entente de son prénom, le jeune homme trouva rapidement d’où venait cette voix qui lui tirait des frissons dans le dos. Phaebia. Il l’avait rencontrée après son apprentissage, et la connaissait désormais depuis plusieurs années. Il aurait pu sans doute la qualifier d’amie, même si ce n’était pas tout à fait le cas.

- Oui, Phaebia.

Un sourire lumineux étira les lèvres de la femme, et elle fit quelques pas en avant pour s’approcher de lui. Son parfum l’entoura soudainement, et il vacilla une seconde. Les longs cheveux auburn de la femme lui chatouillaient le torse, mais il arbora un léger sourire tranquille.

- Je t’ai vu boire, donc je ne vais pas te le reproposer, mais si tu veux bien, j’aimerais marcher un peu avec toi.

- Bien sûr.


Lui tendant son bras, il commença à avancer quand il sentit ses doigts autour de son coude. Il était toujours agréable de converser avec la jeune femme, même si c’était pour parler du beau temps. Les ragots étaient cependant sa plus grande spécialité, c’était un fait, et il était toujours au goût du jour de la cour quand il la retrouvait.

Ils déambulèrent ainsi un long moment dans les ruelles, jusqu’à ce que Phaebia se fit interpeller par une marchande et délaisse donc son compagnon, qui ne s’en tirait pas plus mal. Achetant deux ou trois victuailles histoire de se remplir le ventre, un cri dans son dos attira son attention. Se retournant vivement, il ne vit que les immenses gardes de la ville qui s’élançaient derrière une plus petite silhouette sillonnant la foule pour trouver un chemin d’échappement.
Que se passait-il ?

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Eloïse Droque
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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Sam 20 Oct 2012, 12:20

    Bruit.
    Peuple.
    Agitation.

    Le visage inexpressif mais les yeux brillant d’irritation, Eloïse se fraie un passage au milieu de la foule. Echarpe de brume, elle se glisse entre les corps et les sons, évitant le plus possible le contact de cette masse grouillante. Ce genre de rassemblement est l’une des rares choses aillant le don de l’énerver. Enfin, avec Eloïse, tout est relatif…

    L’agoraphobie est une maladie.
    Ou une protection ?

    Sentant une main se balader soudain sur sa hanche, elle se retourne vivement, surprise de voir que quelqu’un l’a remarqué. Un gamin d’une vingtaine d’année, taillé comme un pingouin la regarde avec intensité, un sourire des plus crasseux et vicieux accroché aux lèvres. La flamme d’irritation se change en un une étincelle de curiosité.

    Puis de colère quand ses doigts viennent se balader sur la rondeur de ses fesses, son visage se rapprochant du sien.

    Avant même que l’inconnu puisse esquisser un geste, la main d’Eloïse fuse et ses doigts viennent trouver sa gorge. Tout en augmentant très progressivement la pression, elle laisse ses yeux exprimer tout son dégout puis disparait de nouveau dans la foule quand le pingouin, horrifié, lève les deux mains de son corps. Ce dernier met un instant à reprendre totalement ses esprits avant de rebrousser chemin, sa chasse se terminant sur cette mauvaise rencontre.

    Redevenue parfaitement sereine, Eloïse débouche avec une pointe de soulagement dans une allée un peu moins encombrée que les autres et se délecte du vent glissant à nouveau sur ses bras nus, remplaçant la sueur des passants. Un éclat d’or sur sa droite attire alors son attention. L’irritation et la colère vite remplaçait par un brassier de curiosité, Eloïse s’approche d’un étalage recouvert de milles bijoux.

    Et à côté, un simple drap rouge étendu à terre sur lequel repose divers animaux tressés.

    Tandis qu’un attroupement se forme devant le premier étalage, des cris d’admiration pour ses bibelot doré s’échappant d’une foule de jeune femmes hystériques, Eloïse s’écarte et s’accroupie à côté, observant de plus près les petits animaux. Elle reste un moment ébahis par la précision dont fait preuve l’artiste, réussissant, à partir d’un simple bout de ficelle, à reconstituer avec brillance les caractéristiques propres à chacun animal. Levant finalement les yeux, Eloïse rencontre ceux, vide et fatigué, d’une jeune femme.

    Maigre.
    Belle.

    La regardant avec curiosité, la Marchombre penche légèrement la tête sur le côté et laisse ses yeux brillant d’admiration sur ses mains, maniant une ficelle avec une extrême dextérité. Ses doigts semblent voler. Comme s’ils connaissent par cœur chaque mouvement. Chaque pression à exercer.


    - Magnifique.

    Surprise, la jeune femme lève s’arrête et fini par offrir un sourire à la Marchombre. Cette dernière la regarde toujours, immobile. Avant de sortir quelques pièces d’une de ses poches et les glisser entre les mains calleuses de l’inconnue, attrapant un petit aigle de ficelle. Embarrassée, la marchante regarde la somme avant de relever la tête.

    - Mademoiselle il y…

    Personne.

    Reprenant tranquillement son chemin, Eloïse fait tourner avec admiration la petite figurine entre ses doigts.

    Oui magnifique.
    Choc.

    Bousculée, Eloïse se rattrape de justesse à un mur, l’aigle li échappant des mains. Qui …

    Second choc.
    Plus lourd.
    Plus rude.

    Cette fois la Marchombre ne fait que vaciller, sa main déjà accrochée au mur. C’est une mode ou quoi ?! Levant les yeux, elle aperçoit une petite silhouette se frayer tant bien que mal un passage entre la foule, une miche de pain sous le bras. Le garde lui, profitant de l’allée que dégage la fillette, commence doucement à la rattraper.

    Se désintéressant rapidement de la scène, Eloïse s’apprête à ramasser son achat quand elle capte un regard.

    Horrifié.

    Et des lèvres tremblantes articulant difficilement un mot.

    Un nom.

    La marchande.
    Une connaissance ?
    Sa fille peut-être…

    Il n’en faut pas plus à la Marchombre pour disparaitre dans une ruelle. C’est étrange comme un regard et un échange peut vous lier à une personne. Une affection soudaine. Peut-être un peu de ressemblance.

    Passant sur les toits pour gagner du temps, Eloïse se fait la plus légère possible.

    Invisible.

    Les passants, trop occupés par l’agitation soudaine, ne prête pas attention à une ombre au-dessus d’eux. Rattrapant rapidement la petite fugitive, elle la voit bifurquer vers des rues moins encombrées.

    Futé et stupide à la fois.
    Mais pratique pour elle.

    Les dépassant, elle atterrit souplement dans une ruelle où se trouve entreposait des dizaines de cartons. Se glissant à l’entrée, elle entend les pas légers de la gamine se rapprocher, talonné par ceux plus lointain et plus lourd du garde. Quand la petite arrive à l’embouchure de la ruelle, Eloïse l’attrape par la taille et la jette dans un tas de cartons qui, en tombant, la recouvre complétement.


    - Bouge pas.

    Un ordre.
    Précis.
    Claquant.


    Et quelques secondes plus tard, c’est le garde qui débarque, regardant autour de lui, l’épée à la main.

    - Oh la gonzesse, tu aurais pas vu passer une gamine ?

    Me tournant lentement vers lui, je reste muette, le regard vide.

    - Oh je te parle ! Une gamine ? Ça te dit rien ?

    Je penche la tête, faisant mine de ne pas comprendre. Il se met à crier.

    - Mais tu es débile ou quoi ? Tu comprends ce que je te dis ?

    Immobilité parfaite. Poussant un puissant juron, il crache à mes pieds, me bouscule violement et continue à courir vers le fond de la ruelle avant de disparaitre. Lâchant un léger soupir et passant une main sur mon visage, je jette un coup d’œil au tas de cartons où la gamine commence à sortir.

    - Heu… Il est vraiment partit ?

    Je lui offre un petit hochement de tête et commence à rebrousser chemin.

    - Attends heu… Merci beaucoup.

    Ses paroles se perdent dans une rafale de vent balayant la ruelle à présent vide. Eloïse a de nouveau disparue. Pour une seule raison.

    Elle veut retrouver son aigle.


[Désolée pour cette intro un peu bateau, j'espère que cela t'ira.]

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Merci à Alexanor et à Papi.
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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Mar 23 Oct 2012, 13:03

Une gamine passe à toute vitesse devant lui, tirant à son regard un éclat de surprise. Les gardes la talonnent de près, évidemment, et c'est tout ce qui fait ce remue-ménage dans les ruelles alentours. Pourtant, plutôt que de suivre l'enfant du regard, Phis a cet étrange réflexe de lever les yeux au ciel... Et une silhouette attire son attention.

Fine, plutôt petite et d'une légèreté merveilleuse, elle file sur les toits à bonne allure, rattrapant doucement mais sûrement la course des gardes qui tentent de saisir la petite voleuse. Un sourire timide passe sur le visage de Phis, qui hoche doucement la tête : il n'y a sûrement que lui qui a remarqué ce détail, car la plupart des passants accordent plus d'importance à ce qu'il se passe autour d'eux qu'au dessus de leur tête. Il faut dire que les humains ne se font que très rarement surprendre par le haut, ce n'est pas un réflexe de cette espèce...

Un infime détail attire son attention à lui, cependant : en effet, il a aperçu quelque chose qui s'échappait de ses poches, se rabattant en arrière par rapport à la course de la silhouette. Plissant légèrement les yeux, Phis se demande un instant ce que c'est, et comment cette personne – sans doute une marchombre, car il ne voyait pas vraiment ce que cela pouvait être d'autre – pouvait ne pas l'avoir senti.
Piqué par une soudain curiosité, le jeune homme s'étire lentement les bras et les jambes, avant de s'engager dans une petite ruelle pour atteindre les toits en quelques sauts adroits. Prenant appuis sur une poubelle, il s'éleva, crochetta le rebord d'une fenêtre, se hissa un peu plus haut pour saisir un barreau de fer et s'élança dans une courbe harmonieuse sur le bord d'un toit, où il se réceptionna d'une roulade parfaitement contrôlée.

Se redressant tranquillement, il laissa son regard balayer les alentours, et une petite forme sur le sol attira son oeil. S'en approchant, il se baissa légèrement pour l'attraper du bout des doigts.
C'était un petit aigle en tiges végétales, qui était vraiment bien tissé. Très joli, on pouvait même voir certains détails qu'il n'était pas facile d'appréhender sans avoir vu de rapace de près. Un léger sourire étira les lèvres de Phis, tandis qu'il faisait tourner la petite figurine entre son pouce et son index.

Avait-il plutôt intéret à retrouver la silhouette pour lui rendre sa figurine ? Peut-être comptait-elle tout particulièrement à ses yeux, et avait une certaine valeur sentimentale... Les tiges d'herbe crissaient légèrement sous ses doigts, et la sensation lui rappelait celle des branches sous ses serres.
Un petit sourire pinça ses lèvres, et il prit la décision d'au moins essayer de retrouver le propriétaire de cette petite figurine qu'il trouvait finalement adorable.

L'inconnue était partie vers l'est, il se souvenait parfaitement de sa direction – la même que celle de la gamine et des gardes – et donc il s'élança à son tour dans cette direction. Il sentait la pierre et les tuiles des toits sous la plante de ses pieds, et appréciait grandement ce contact. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus eu l'occasion de s'élancer sur des toits, c'était certain. Il aurait aimé le faire plus tôt, maintenant qu'il l'expérimentait avec un certain manque dans le corps. L'adrénaline du corps humain ne donnait pas les mêmes sensations que celle du corps de rapace, c'était un point important, et il appréciait d'ailleurs plus celle de l'humain – sauf quand il prenait les courants en traitre et piquait vers le sol pendant de longues secondes, tombant comme un poids mort aérodynamique...

Sautant par dessus une ruelle, quelques nouveaux éclats de voix parvinrrent à Phis, qui accéléra légèrement l'allure. Seule un bout de la phrase du garde se fit un chemin jusqu'à son oreille.

- ...débile ou quoi ? Tu comprends ce que je te dis ?

Fronçant légèrement les sourcils, le marchombre arriva le long d'une ruelle et se baissa pour ne pas se faire repérer. De son pas aérien, il s'approcha au plus près du garde qui avait interpellé une femme, pour observer la scène. Il était certain qu'elle protégeait la petite, et pourtant rien ne semblait le laisser deviner dans son attitude. L'aigle de tige glissa entre ses doigts, tandis que quelques minutes plus tard, la fillette sortait d'une cachette pour demander à la femme si les gardes étaient partis.

Soudain, la ruelle fut vide de la présence de la femme, et Phis se redressa très lentement.
Il savait qu'elle était là. Juste là.
Relevant son regard, il glissa le long de sa silhouette, remontant le long de ses jambes pour finalement trouver son visage ovaloïde presque inexpressif.
Presque, parce qu'il aurait aisément pu se perdre dans ses yeux d'un vert éclatant.

Le regard de Phis sourit, tandis qu'il levait sa paume au niveau de son ventre, tendant ses doigts dans la direction de la femme-marchombre.
Enfin, la petite figurine y apparut, droite sur ses serres.

- Je crois que vous avez perdu ça.

Passant de la figurine au visage de la femme, Phis sourit aussi avec les lèvres, finalement. Sa main non occupée passa dans ses cheveux, les ébourriffant au passage, et il attendit.
Elle allait sûrement prendre la petite oeuvre d'art et s'en aller sans demander son reste.
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Eloïse Droque
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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Mer 31 Oct 2012, 16:14

    Une présence.
    Discrète.
    Attirante.

    Alors qu’Eloïse disparait de la vue de la jeune fille, elle atterrie avec souplesse et silence dans le dos de l’inconnu.

    Intrus ?
    Voyeur ?
    Curieux ?

    Il s’en fiche pas mal. La seule chose qui l’intéresse et cette sphère étrange l’englobant. Une aura légère mais bien présente.

    Sérénité.
    Calme.

    Laissant ses yeux glisser sur son dos, la Marchombre suit distraitement ses muscles fin qu’épousent parfaitement ses vêtements. Puis elle remonte jusqu’à ses cheveux châtain.

    Et lui se retourne.

    Eloïse ne sille pas tandis qu’il se redresse, penchant légèrement la tête sur le côté, sentant son regard glisser sur son corps jusqu’à son visage. Et ses yeux d’un vert profond rencontre ceux de l’inconnu.

    Nuageux.
    Gris.
    Intriguant.

    Plissant légèrement les paupières, Eloïse le détaille sans une once de gêne. Rapprochant inconsciemment son visage du sien, elle scrute ses pupilles à la recherche d’informations.

    Juste pour le plaisir.

    Avant de se reculer brusquement quand l’inconnu esquisse un geste dans sa direction. Une lueur de surprise embrasse alors son regard tandis que ses yeux glisse jusqu’au creux de sa paume.

    Aigle.


    - Je crois que vous avez perdu ça.

    Le regard toujours fixé sur la petite figurine, Eloïse reste silencieuse. Comment peut-il savoir que cela m’appartient ? Sans doute est-il du genre à lever la tête quand tous les autres moutons la garde tourné vers le bruit.

    Intéressant.

    La Marchombre lève de nouveau la tête, plantant son regard dans le sien. Puis, d’un geste lent et calculé, elle récupère son bien, évitant tout contact avec la peau de l’inconnu un reculant d’un pas. Inclinant légèrement le buste, Eloïse remercie silencieusement le jeune homme, le poing serré autour du petit animal.

    Joie.

    D’avoir retrouvé cette petite merveille. Beaucoup n’y aurait pas attaché une telle importance mais avec la jeune femme, tout est différent. Souvent contraire à la logique même

    Tout en glissant la figurine dans l’une des poches de sa tenue, elle regarde avec curiosité le jeune homme ébouriffer ses cheveux, un sourire se dessinant sur ses lèvres.

    Etrange.

    Les gens ont souvent tendance à sourire à tout bout de champ. Sans explication aucune. Enfin, aucune qu’Eloïse ne comprenne vraiment. Alors que l’atmosphère s’épaississait face au mur de silence que représente la Marchombre, la jeune femme pense déjà à s’éclipser quand un immense fracas s’échappe de la ruelle.

    Se retournant rapidement, Eloïse se glisse au bord du toit et découvre avec surprise la fillette en haillon à terre, se frottant avec vigueur les fesses, gémissant de douleur.

    Qu’est-ce que ?

    Alors que la Gamine lève les yeux sur la Marchombre, cette dernière comprend. La petite voleuse, ayant aperçu celle qui venait de lui sauver la mise s’est mise en tête de la rejoindre sur les toits. Mais il faut croire que l’escalade n’est pas son fort.

    Jurant intérieurement et ne laissant rien paraitre sur son visage, Eloïse se maudit d’être resté dans les parages.


    - Attendez-moi… Je…

    Et les larmes jaillissent. Véritable fontaine de désespoir. Lançant un regard désolé au jeune homme, Eloïse saute souplement près de la fillette qui vient immédiatement s’accrocher à sa jambe, la serrant avec force. Hésitante, la Marchombre pose une main sur le haut de son crâne, embêtée.

    - Où sont tes parents ?

    La voix de la Marchombre est faible. Peu sûre. Embarrassée.

    - J’en ai pas.

    - Ta famille ?


    - J’en ai pas.

    - Ton tuteur

    - J’suis seule… J’ai que toi.

    Elle ?

    Cette fois Eloïse ne peut empêcher son visage de se teindre de surprise.

    Elle ?
    Mais elle n’est rien pour cette gamine.

    Ne sachant que répondre, la Marchombre reste un moment interloquée avant de se tourner vers l’inconnu.


    - Vous connaissez cette ville ?

    Trouver une solution pour cette enfant. Et trouver cette solution chez un inconnu.

    Parfaitement logique.


[Désolée de la pitoyable qualitée de la réponse --' ]

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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Dim 04 Nov 2012, 16:36

L’inconnue était là, tout près, en effet.
Juste derrière lui. Il avait perçu le mouvement de ses vêtements et sa respiration profonde et sereine. Alors, quand il lui tendit la figurine, il ne savait pas réellement à quoi s’attendre. Un remerciement ? Un sourire ? Une explication ?
Mais la femme-marchombre ne fit que récupérer le petit animal dans sa paume, du bout des doigts comme si elle avait peur que la peau de Phis la brûlât. Cela tira un léger sourire au jeune homme, qui se demanda qui était cette femme, plus précisément. Un silence naquit autour de cet échange, mais cela ne dérangeait pas le jeune homme, qui pouvait être autant silencieux que bavard, selon les personnes avec lesquelles il se trouvait. Il ne se sentait pas gêné, ni plein d’un autre sentiment au ressenti plutôt négatif que neutre. Au contraire. Il était heureux d’avoir pu rendre l’aigle à sa propriétaire – apparemment, même si cela ne se voyait que très peu, elle était contente d’avoir pu la récupérer.

Soudain, un bruit retentit, le prenant presque par surprise, et il sursauta légèrement. Tournant vivement la tête, il vit que la petite fille avec laquelle se trouvait l’inconnue quelques minutes plus tôt avait tenté d’escalader le mur pour les rejoindre sur le toit. Elle semble complètement désemparée et désespérée, comme si soudain toute la difficulté de sa vie dans la rue pesait lourdement sur ses épaules, et elle tenta d’épancher toute cette angoisse dans des pleurs aux larmes brillantes.

Phis ne fit presque pas attention au regard désolé de la jeune femme, et son regard à lui est fixé sur la petite, plutôt. Il sent son ventre se tordre, et a très envie de lui venir en aide. Mais que faire, face à tant de tristesse et de violence contenue ? Face à tant de désespoir ? Cette gamine devait survivre dans la rue depuis un certain temps, le larcin était la seule chose à faire pour survivre dans ce monde de brutes où on l’aurait certainement surexploitée dans une taverne – et encore, elle était bien trop jeune pour travailler dans une taverne, personne n’aurait voulu d’elle. Quels types de travaux pouvait-elle bien exécuter ? Pas grand-chose où les gens auraient bien voulu la payer, ou au moins la dédommager. Elle était bien trop jeune – une dizaine d’années tout au plus.

- Où sont tes parents ?

- J’en ai pas.

- Ta famille ? Ton tuteur ?


Elle n’en avait pas. Elle n’avait que elle. Cette subtilité de langage n’échappa pas au marchombre, qui finit par s’approcher des deux personnes. Mais la femme le prit de vitesse en lui demandant s’il connaissait cette ville.
Oui, il la connaissait, mais pas suffisamment. Il pourrait sans doute par contre trouver quelqu’un qui aurait bien la patience de s’occuper de cette petite fille. S’accroupissant tranquillement près de la gamine, Phis lui prit les mains pour les envelopper de ses propres doigts, bien plus grands que les siens. Un sourire rassurant sur les lèvres, il murmura tranquillement :

- Je connais certaines personnes dans cette ville. Notamment, j’ai une amie qui tient une mercerie, elle t’accueillerait sans problème si tu l’aides dans son travail. Tu en penses quoi ?

La petite sembla chercher du soutien dans le regard de la femme, qui semblait légèrement affligée mais surtout incapable de prendre une décision. Elle ne devait pas connaître la ville, elle. Puis, finalement, elle tourna son visage vers Phis et tenta d’essuyer ses larmes, qui continuaient de couler par vagues.

- Ca serait très gentil. Mais personne ne veut de moi, je suis trop petite…

- On va t’accompagner, tu vas voir, je suis sûr qu’elle ne dira pas non. Elle est très gentille.


Coulant un regard vers la marchombre, Phis quêta un peu de soutien de sa part, lui demandant silencieusement si elle voulait bien les accompagner. De toute façon, la petite ne voudrait sans doute pas le suivre lui, puisqu’elle était son héroïne, contrairement à lui. Il avait d’ailleurs inclus la marchombre dans l’action, puisqu’il avait parlé avec un « on » qui désignait toute la troupe qu’ils formaient à eux trois.

Il ne doutait pas de l’accueil que lui ferait Taunelle, elle serait même sans doute ravie de leur proposer des petits gâteaux et une boisson chaude. La jeune femme était toujours très heureuse de recevoir du monde dans son petit magasin, et cela n’allait pas changer de sitôt : c’était dans son caractère, et cela faisait aussi sa clientèle !
D’ailleurs, un léger sourire passa dans le regard de Phis tandis qu’il pensait à son amie : cela faisait un petit moment qu’il ne l’avait plus revue, et il avait envie de s’y rendre, désormais !

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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Mer 07 Nov 2012, 22:14

    L’inconnu fini par s’approcher, s’accroupissant près de la gamine. Cette dernière, apeurée, resserre sa prise autour de la jambe d’Eloïse, s’y accrochant avec force. Elle recule également.

    Sourire rassurant.
    Geste affectif.
    Réconfortant.

    Les grandes mains du jeune homme se referment sur celle, minuscule, de l’enfant. Et ce simple geste, ce simple sourire, suffit à l’apaiser. La pression autour de la jambe d’Eloïse diminue très légèrement. Mais elle ne la lâche pas pour autant, semblant la prendre pour une lumière à laquelle on s’accroche dans un océan de ténèbres.

    La Marchombre, ne sachant trop quoi faire, retire sa main de la chevelure crasseuse de sa fille et observe la scène avec intérêt et incompréhension.


    - Je connais certaines personnes dans cette ville. Notamment, j’ai une amie qui tient une mercerie, elle t’accueillerait sans problème si tu l’aides dans son travail. Tu en penses quoi ?

    Un murmure. Serein. Doux. Apaisant. Eloïse ne peut qu’admirer avec quel maîtrise l’inconnu prenait les choses en main. Rassurait. Il semble parfaitement à l’aise, opposition parfaite avec le l’ignorance totale de la Marchombre de ce genre de situations. Elle se sent totalement étrangère à la scène, malgré les petits bras de l’enfant accrochés à sa jambe.

    Et quand le regard de l’enfant cherche le sien, elle ne peut que lui offrir une lueur incertaine.

    Perdue.
    Mais pourtant tendre.

    Sans vraiment qu’elle ne s’en rende compte, un lien très fin se crée entre cette jeune enfant et elle. Instable. Incertain. Mais pourtant présent. Elle pose de nouveau sa main sur son crâne, lui communiquant un peu de courage.


    - Ca serait très gentil. Mais personne ne veut de moi, je suis trop petite…

    Trop petite... Oui. Trop fragile. Et pourtant magnifique sans sa crasse.

    - On va t’accompagner, tu vas voir, je suis sûr qu’elle ne dira pas non. Elle est très gentille.

    Suivant la scène, silencieuse et spectatrice, Eloïse note à nouveau le ton doux et apaisant du jeune homme.

    Une véritable perle.
    D’une douceur infinie.

    La Marchombre croise alors son regard et, hochant lentement la tête, accepte de les accompagner. De toute façon elle se doutait que la jeune fille ne voudrait pas la quitter.

    Et elle n’en a pour le moment pas envie non plus.

    Posant à nouveau ses yeux sur la jeune enfant, elle lui offre sa main. Les doigts glacés de l’enfant viennent s’y glisser sans la moindre hésitation.


    - Tu as un nom ?

    Question anodine. Pourtant les larmes de l’enfant reprennent de plus bel.

    - Je… Non…

    Désorientée, Eloïse s’accroupie en face d’elle, cueillant une larme du bout des doigts.

    - Tu acceptes que je t’en offre un ?

    La gamine hoche légèrement la tête, reniflant.

    - Lumène.

    Cette dernière relève des yeux brillant de larmes et de joie avant de s’accrocher à mon cou et continuer à pleurer.

    Joie ?
    Tristesse ?

    Je ne cherche pas à savoir, la hissant dans mes bras et me redressant. Puis, plongeant mon regard dans celui du jeune homme, je lui indique que je suis prête. Et nous nous mettons en marche tranquillement. Pendant le trajet, je coule quelques regards curieux sur l’inconnu, tentant d’en apprendre un peu plus sur lui rien que par la vue.

    Mais il reste mystérieux.
    Doux.
    Serein.
    Et intriguant.

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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Jeu 08 Nov 2012, 14:55

La marchombre semblait ne pas être très à l’aise. Cependant, elle se reprit bien vite, et le hochement de tête à la question silencieuse de Phis rassura le jeune homme : au moins, il n’aurait pas à lutter contre une enfant tremblante de peur, et ne prendrait pas le risque d’avoir à la traumatiser. Les traumatismes viennent de situations toujours spéciales, même si de l’extérieur on n’en a pas l’impression ; il était bien placé pour le savoir.

Aussi quand la voix de la femme retentit dans l’air pour demander à la fillette si elle avait un nom, le marchombre se mordit l’intérieur de la joue. Etait-ce réellement le moment ? Se rendait-elle compte qu’en lui offrant un nom, elle se liait à elle pour un temps indéterminé, mais sûrement long ? Oui, elle devait en avoir conscience, mais peut-être ne mesurait-elle pas l’importance de ce lien pour la petite fille.

Lumène.
Comme Lumière.
Comme Emmène.

Un fin sourire étira les lèvres de Phis, tandis qu’il se releva pendant que la femme prenait la fillette dans ses bras. Etonnant comme sa gêne pouvait se muer en tendresse, et qu’en ce simple geste elle rassurait la petite et la réchauffait à la fois.

Clignant des paupières pour signer son assentiment, le marchombre s’élança donc dans la direction de la petite boutique de Taunelle. Elle se trouvait dans l’est de la ville, et il leur faudrait probablement une bonne dizaine de minutes de marche pour y parvenir. Plutôt que de passer par la désescalade, qui n’aurait pas été pratique du tout avec un enfant dans les bras, il décida de trouver un endroit où descendre des toits ne serait pas un exercice d’acrobatie. Ils finirent par arriver devant des escaliers, bien plus pratiques pour atteindre le niveau plus bas, et entamèrent leur chemin dans les ruelles d’Al-Chen.

Ils longeaient les étals de nourriture, de vêtements, petites figurines en tout genre. Etait-ce là que la femme avait trouvé son petit aigle ?
Réalisant soudain qu’il se s’était pas présenté, il se tourna vers les deux personnes qui le suivaient et leur adressant un sourire, leur souffla tranquillement son prénom.

- Au fait, je m’appelle Phis.

Certaines personnes se moquaient de son prénom, pour des tas de mauvaises raisons. On pouvait le croire fils, ou alors du genre à rester dans les basques de ses parents. Alors certes, il portait sa mère sur un piédestal - sans doute un complexe d’Œdipe encombrant – mais il n’était pas du genre à quêter du soutien de ce côté-là.
Généralement, il restait sourd à ces attaques verbales.
Sa consolation était de connaître bien plus de choses que ceux qui avaient cette fâcheuse habitude de se moquer sans connaître. Seule sa mère, son Maître et son ami de toujours étaient au courant de sa transformation, et il n’imaginait même pas comment pourraient réagir les Alaviriens en découvrant une telle chose. Il se souvenait du jour où il avait découvert le don de sa mère, et des réactions en chaîne que cela avait provoqué chez lui.

Ils tournèrent bientôt au dernier angle de ruelle avant d’atteindre enfin la boutique de son amie. L’enseigne était toute de bois, peu travaillé mais encore en bon état, et le nom du magasin inspirait une certaine confiance, il fallait bien l’avouer. Tricot et mailles était un commerce tout fait honorable bien que plutôt petit. En toquant à la porte, Phis fit basculer la poignée pour la pousser dans un léger grincement.
A l’intérieur, l’ambiance était chaleureuse bien qu’un brin étouffante. Beaucoup de pelotes de laine s’étendaient sur les étalages, tandis que des rouleaux de tissus divers étaient présentés aux clients envieux de se faire leur propre garde-robe.
Le miaulement d’un chat retentit, tirant un léger frisson dans le dos de Phis, qui se tourna vers le comptoir. L’animal les fixait de ses grands yeux d’un vert soutenu, tandis que son poil, entre le chartreux et le gris, brillait indolemment à la lumière chiche des sphères dispersées un peu partout dans la boutique.

- Bonjour !

- Salut Taunelle !


La jeune femme releva la tête vivement lorsqu’elle reconnut la voix qui l’apostrophait. Un immense sourire se dessina sur son visage, et elle adressa un regard lumineux à Phis.

- Phis ! Cela fait longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite ! Comment tu vas ? Qu’est-ce qui t’amène ?

Taunelle avait quitté l’arrière de son comptoir pour s’approcher des trois personnes qui venaient de pénétrer dans son antre et avait posé une main sur la poitrine de Phis pour le saluer, le sourire dans les yeux.

- Je vais bien, comme tu vois ! Toi aussi, à ce que je vois, d’ailleurs.

Se tournant vers la fillette et la marchombre, Phis les désigna du menton tranquillement.

- En fait, je dois avouer que ma visite est intéressée. Mon… amie a trouvé cette fillette dans la rue, et elle est vraiment en très mauvaise posture. On lui cherche un toit, elle dit qu’elle peut très facilement apprendre quel…

- Taratata ! On va boire un bon thé chaud, et on discutera autour de quelques gâteaux, ça sera bien plus agréable !


Elle les entraina dans l’arrière-boutique, et les répartit autour d’une table ronde, entourée de chaises confortables. Ils s’installèrent donc tous ainsi, et bientôt une agréable chaleur se dégagea de leur gobelet à chacun, ainsi qu’une odeur appétissante de gâteau.

- Alors choupinette, comment tu t’appelles ? Tu n’as pas de parents ?

Phis adressa un regard à la marchombre, espérant que la fillette serait assez consentante pour répondre aux questions de son amie. Elle était chaleureuse, souriante et gentille comme tout, mais surtout assez maternelle, est-ce que cela suffirait cependant ?

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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Jeu 08 Nov 2012, 17:48

    Le silence s’installe peu à peu, les larmes de Lumène s’apaisant jusqu’à disparaitre. Son étreinte autour du cou d’Eloïse ne disparait cependant pas, son petit visage caché au creux de son cou. D’une main encore hésitante, la Marchombre lisse tendrement les cheveux de l’enfant.

    Geste apaisant.
    Maternel.


    - Au fait, je m’appelle Phis.

    Décrochant son regard de la petite, Eloïse pose ses yeux sur l’inconnu.

    Phis.

    Quel nom étrange. Curieux. Cela rajoute à son mystère. Et à l’intrigue. Silencieuse, les yeux d’Eloïse répondirent à son sourire. En vérité, c’était la première fois qu’elle rencontré un homme aussi calme et tranquille pour lequel le silence et le comportement de la jeune femme ne semble pas être un gène.

    Au contraire.


    - Eloïse.

    La voix douce de la Marchombre s’envole avec une bourrasque de vent. Réponse aux paroles du jeune homme. Et cadeau offert à Lumène. Car si elle lui avait donné un nom, elle ne lui avait pas révélé le sien. Et cela contribue à renforcer le lien.

    Bien ?
    Mal ?

    Elle laisse cette question en suspens, repostant son attention sur la route et profitant tranquillement de la compagnie de ces deux êtres étranges et pourtant fascinant. Tandis que Lumène garde le visage contre elle, Eloïse profite de cette petite balade dans la ville pour observer avec attention l’activité urbaine. Cela grouille dans tous les coins. Des personnes pressées fendent la foule sans vraiment se rendre compte du désordre qu’ils laissent dans leur sillon. Un bruit permanant bourdonne à ses oreilles. Cris. Pleure. Rire.

    Le Chaos le plus total aux yeux de la Marchombre.

    Elle regretta alors de ne pas être restée dans le calme de l’académie. Ou celui de la forêt. Des plaines. Car de tous les animaux, c’est bien l’homme qu’elle craint le plus. Son regard glisse alors sur Phis. Bien que certain semble échapper à cette folie…

    Le trio fini par arriver à hauteur d’une petite boutique.

    Tricot et mailles

    Alors que Phis entre sans hésitation, Eloïse s’arrête devant la vitrine et laisse glisse son regard un peu partout.

    Tissus.
    Laines.
    Fils.

    Elle détaille un moment les marchandises, curieuse et intriguée. Puis finie par entrer, Lumène jetant maintenant des regards curieux autour d’elle. Une vague de chaleur les entoure quand elles passent la porte.

    Douce.

    Hésitante, Eloïse fait quelques pas dans la boutique, regardant avec émerveillement autour d’elle. La Marchombre avait rarement vu autant de couleur d’un coup. Autant de teinte. D’assortiments. De dentelles. De tissus. Et elle trouvait ça magnifique.


    - … amie a trouvé cette fillette dans la rue, et elle est vraiment en très mauvaise posture. On lui cherche un toit, elle dit qu’elle peut très facilement apprendre quel…

    Redressant la tête vers la maîtresse de maison en comprenant qu’on parlait d’elle, Eloïse croise le regard maternel de la femme. Puis celui d’un chat qui, de sa tête penché, semble les épier. Alors que la discussion continue entre les deux amis, Lumène et la Marchombre regarde avec curiosité le félin qui ne les lâche pas des yeux.

    Magnifique animal.
    Insolite.

    C’est la première fois qu’Eloïse en voyait un dans ce monde. Bien que très courant dans son univers d’origine, elle avait été étonnée d’en trouver si peu ici, à Gwendalavir. Mais il faut croire que leur race est toujours là.

    Heureuse surprise.

    Quand Eloïse relève finalement la tête, juste à temps pour les voir disparaitre dans l’arrière-boutique. Les rattrape rapidement. Emerveillé par la petite boutique, la Marchombre ne peut pas s’empêcher de laisser son regard rainer dans tous les coins, tel une enfant. Elle finit par s’assoir à une grande table ronde, Lumène grimpant rapidement sur ses genoux, jetant des regards méfiants en direction de Taunelle, ne lâchant pas la tunique d’Eloïse.


    - Alors choupinette, comment tu t’appelles ? Tu n’as pas de parents ?

    Lumène met un instant à comprendre que l’on parle d’elle, trop occupée à baver devant les gâteaux présent sur la table. Quand elle en prend enfin conscience, elle lance un regard alarmé et désespéré à Eloïse qui, d’un faible sourire, l’encourage silencieusement. La jeune enfant fini par poser un regard hésitant sur Taunelle, hochant négativement la tête.

    Amusée par sa réaction, la Marchombre attrape un petit gâteau et lui tend. Elle a ensuite le plaisir de la voir l’engloutir d’un trait, comme s’il allait disparaitre d’un instant à l’autre.

    Incroyablement attachante.

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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Sam 10 Nov 2012, 18:31

Apparemment, le regard goulu de la petite fille n’avait pas échappé à Taunelle, qui poussa légèrement l’assiette de biscuits vers elle, dans le but qu’elle puisse se servir sans remord. Ce fut cependant le geste désinvolte de la marchombre qui la décida enfin à se servir.
Elle engloutit rapidement plusieurs gâteaux, avant de secouer la tête de droite à gauche, en signe de négation par rapport à la question de la marchande.

- Oh…

Phis vit Taunelle cligner des paupières plusieurs fois pour reprendre contenance. Il savait que l’injustice la blessait bien plus qu’elle ne voulait bien l’avouer, et rien que pour cela il eut un pincement au cœur, imaginant presque sans peine ce qui se passait dans sa tête.
La femme avait été abandonnée par ses parents, alors qu’elle n’avait pas six ans. Laissée à moitié affamée devant une porte d’orphelinat de la ville. Elle avait dû survivre, depuis toujours, et avait finalement finement tiré son épingle du jeu en ouvrant cette boutique humble et coquette.

Prenant une inspiration, Phis réussit à détourner son regard du visage de la femme, pour le tourner vers celui de la marchombre et de la fillette. Ces dernières ne semblent pas très bavardes, alors que pourtant tout à l’heure, la fillette a parlé d’elle-même.

- Tu as un prénom ?

Le marchombre était tenté d’intervenir. Mais ce n’était pas à lui de le faire. Lumène devait prendre son courage à deux mains : c’était pour elle qu’ils étaient venus, à la base, même si cela lui faisait plaisir de retrouver sa vieille amie.
Tournant son regard vers Eloïse, puisque c’était le nom de la marchombre, il se demanda ce que elle, elle en pensait, de tout cela. Etait-elle d’accord avec lui ? Il n’avait pas vu d’éclat de protestation dans son regard presque plat, mais il pouvait l’avoir manqué.
Et puis, les autres sont toujours mystérieux, quoi que l’on dise…








[ Court, mais je ne voulais pas aller trop loin avec Lumène... ]
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Eloïse Droque
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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Dim 02 Déc 2012, 18:34

    - Oh…

    Eloïse lève la tête vers la jeune femme, intriguée.

    Par la sincérité brûlant dans cette simple syllabe.
    Par l’émotion tourbillonnante dévorant ses yeux.

    Penchant légèrement la tête sur le côté, la Marchombre tente de comprendre l’origine de ces petits clignements de paupières répétés. Comme pour chasser des larmes.

    Pourquoi autant d’émotion pour une simple négation. Les orphelins ne sont pas rares dans les rues. Ils faisaient presque partie du paysage. Du quotidien des gens. Pourtant la situation de Lumène semble la toucher au plus profond d’elle-même. Comme si cela faisait remonter une vague de souvenir en elle. L’observant avec insistance, Eloïse tente de percer à jour ses pensées. Découvrir ce qu’il en est vraiment.

    Par simple curiosité.

    Mais finie par arrêter, Lumène s’agitant sur ses genoux, la main tendue vers l’assiette de gâteaux qui se vidait peu à peu. Le regard de la Marchombre se posa avec amusement sur l’enfant. Elle reprenait des forces. De l’assurance. Des couleurs.

    De la vie.

    Posant une main délicate sur le haut de son crâne, elle lui offre un regard tendre et maternel.


    - Tu as un prénom ?

    Lumène s’arrête brutalement de manger, se recroquevillant de nouveau contre moi. Puis ses yeux se lèvent vers la Marchombre.

    Hésitation.
    Peur.

    D’un très faible sourire accompagné d’un geste de la tête, Eloïse l’invite à parler. Elle ne serait pas toujours avec elle et elle devait apprendre à reprendre confiance en elle. La fillette finie par se tourner de nouveau vers la jeune femme, la tête baissée. Avant qu’elle n’ait eu le temps de parler, je lui redresse doucement le menton, soufflant quelques mots à son oreille.


    - Tu es forte. Sois fière.


    Nouvelle hésitation.
    Nouveau regard perdu.
    Qui ne croise jamais celui d’Eloïse.

    - Je m’appelle Lumène !

    Voix forte. Fière. Grande. Sûre. La Marchombre sent un feu de joie exploser dans ses pupilles. Sur ses genoux, la fillette se redresse. Comme si ces quelques mots avaient suffi pour la libérer de l’étau de la peur.

    Posant une main tranquille sur son épaule, elle laisse son regard glisser sur la femme avant de s’arrêter sur Phis.

    Toujours aussi intriguant.

    Pour la énième fois, Eloïse le décrit. Et sa curiosité dévorante reste à nouveau affamée. Pourquoi ce geste de sa part. N’importe qui les aurait laissés là. Serait même partit avec ce petit aigle de paille. Mais non… Il nous guide. Vers un nouveau futur pour cette enfant.

    Un homme empreint de gentillesse.
    Et de mystère.

    Intriguant.

    Eloïse fini par sortir de sa semi-torpeur. Et parle. Une requête peut-être mal placée mais pourtant nécessaire.


    - Taunelle… Accepteriez-vous de garder cette enfant jusqu’à son adolescence au moins…


    Pas de justifications. Pas de paroles superflues. Rien d’autre qu’une demande. Directe. Brute. Beaucoup aurait argumenté. Cherché à convaincre par un beau discours. Mais Eloïse est une personne incapable de faire cela pour la simple est bonne raison qu’elle ne comprend pas l’utilité. Pour elle, l’émotion que ses yeux offre à la femme suffisent.

    Attente.
    Confiance.
    Appel.

    Sans tenir compte du regard triste et apeuré que Lumène laisse peser sur elle, la Marchombre ne quitte pas les yeux de Taunelle. Une femme profondément bonne.

    Elle le sent.


[Désolée pour le temps de réponse...]

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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Mer 05 Déc 2012, 17:21

La manière dont Eloïse a abordé la question est tout sauf subtile. Aucun argument, aucune tentation de persuasion, simplement une demande, aussi sereine que son visage presque inexpressif.

Si elle ne bougeait pas, si elle ne parlait pas, bien des gens l’auraient sans doute prise pour une statue de marbre, légère, aérienne, magnifique mais hors de portée. C’était un peu ce qu’elle était, hors de portée, dans son attitude entière, comme si elle e protégeait de quelque chose. De quoi exactement ? Phis n’en avait aucune idée. Peut-être se protégeait-elle d’elle-même, des autres, du monde ; mais cela avait-il une réelle importance ?

Ce fut la réponse de Taunelle qui sortit Phis de ses pensées, alors qu’il revenait sur la manière dont l’enfant avait finalement annoncé fièrement son nouveau prénom. Un léger sourire étirant ses lèvres et creusant des rides de rire au creux de ses yeux, il tourna la tête vers son amie, attendant donc son verdict.

- Ecoutez, je ne peux pas refuser d’aider qui que ce soit, surtout une enfant comme Lumène. Elle a l’air adorable, et je peux vous promettre que je la garderai et l’élèverai comme si c’était ma fille, sans aucune hésitation.

Le regard de la couturière se posa sur la petite fille, et un sourire compatissant envahit ses traits, tandis qu’elle hochait la tête comme pour elle-même.

- Vous pouvez la laisser l’esprit léger. Je pense que l’on va bien s’entendre, n’est-ce pas Lumène ? J’ai déjà ma petite idée de ce que tu pourrais faire pour m’aider ! Elle fit un clin d’œil à l’enfant, qui lui sourit timidement, et puis tu pourras ici manger à ta faim, sans avoir besoin de voler et de prendre le risque de te faire couper une main.

Phis hocha la tête à son tour aux dires de son amie.
Elle était passée très près de se faire couper la main, dans son enfance, et quand elle lui avait raconté cette aventure, il en avait longtemps fait des cauchemars. Lui qui avait été élevé loin de ces mœurs étranges, choyé, aimé, nourrit et blanchit, même s’il avait eu quelques accros, avait du mal à envisager la vie des enfants des rues.
Il n’arrivait pas à s’imaginer la souffrance physique et morale quotidiennes qu’ils étaient obligés de subir. C’était triste, et en même temps, ils se protégeaient en se mettant en bandes pour pouvoir mieux survire, et avoir plus de chances de s’en sortir lorsqu’ils étaient pris en flagrant délit.


Secouant légèrement la tête, Phis posa son regard sur la marchombre, se demandant ce qu’elle allait penser de tout cela.
Il ne doutait pas qu’elle était heureuse de la décision de Taunelle, grâce à la lueur devenue lumière dans ses yeux. Mais quand à son attitude, c’était étrange de se demander si elle réagissait ou non. Lui-même était convaincu que Lumène serait parfaitement bien avec son amie, qui était gentille et douce. Elle savait désormais tenir ses affaires, et avait pris un peu de caractère pour éloigner les ronchons ou ceux qui avaient une légère tendance à la destruction, et il pensait réellement qu’elle pouvait dispenser une éducation équilibrée à la petite fille.

Dans un geste instinctif et imprévisible, il posa sa main sur la tête de Lumène pour lui ébouriffer légèrement les cheveux, un sourire sur les lèvres.

- Et si vous voulez rester, il n’y a pas de problème. Par contre, je n’ai qu’une seule chambre en plus de la mienne, il faudra vous serrer…

- Oh, ne t’inquiète pas, personnellement je te fais confiance, et puis j’ai des choses à faire, je ne vais pas t’encombrer.






[ Pas de soucis, j'ai été absent pendant quelques jours, cela ne m'a donc pas perturbé ! ]
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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Mer 05 Déc 2012, 22:33

    Silence.
    Regard.
    Surprise ?

    Eloïse ne détourne pas les yeux de ceux de Taunelle, une lueur intense brûlant au creux de ses paupières. Son visage toujours impassible ne trahis aucune peur. Aucune incertitude. Juste une aura de sérénité.

    Parfaite.

    La Marchombre sent cependant deux regards étrangers se fixer sur elle. Celui d’un homme. Doux. Intrigué. Elle n’y prête pas attention. Celui d’une petite fille. Apeurée. Incertaine. Elle le laisse également de côté. Pour se concentrer sur une chose.

    Sa demande.
    Et a réponse.


    - Ecoutez, je ne peux pas refuser d’aider qui que ce soit, surtout une enfant comme Lumène. Elle a l’air adorable, et je peux vous promettre que je la garderai et l’élèverai comme si c’était ma fille, sans aucune hésitation.

    Soulagement.

    Une vague de bonheur et de satisfaction envahie la jeune femme tandis qu’un regard aimant se pose sur Lumène. Une perle. Ils sont tombés sur une vraie et pure perle.


    - Vous pouvez la laisser l’esprit léger. Je pense que l’on va bien s’entendre, n’est-ce pas Lumène ? J’ai déjà ma petite idée de ce que tu pourrais faire pour m’aider ! Et puis tu pourras ici manger à ta faim, sans avoir besoin de voler et de prendre le risque de te faire couper une main.


    Début d’une nouvelle vie. D’une nouvelle éducation. Oui… Eloïse peut partir l’esprit et le cœur tranquille. Elle a offert à une enfant une nouvelle existence. Plus belle. Plus profonde. Plus vraie. Plus libre.

    Gardant le regard fixé sur Taunelle, Eloïse hoche doucement la tête, la remerciement silencieusement. Un léger, très léger, sourire nait sur ses lèvres tandis qu’elle tourne son regard vers Phis, à qui elle doit tout autant. Elle se plonge un long moment dans ses yeux gris, ne pouvant s’empêcher d’en admirer la profondeur et la pureté de l’âme.

    Magnifique.

    Le geste que fait le jeune homme vers Lumène la sort de sa torpeur et elle secoue légèrement la tête, reprenant pied.


    - Et si vous voulez rester, il n’y a pas de problème. Par contre, je n’ai qu’une seule chambre en plus de la mienne, il faudra vous serrer…

    - Oh, ne t’inquiète pas, personnellement je te fais confiance, et puis j’ai des choses à faire, je ne vais pas t’encombrer.


    Interrogation silencieuse.

    Offrant un regard plein d’émerveillement à Taunelle, Eloïse finie par laisser glisser Lumène au sol, se redressant souplement. Rester ? Non… Il y avait tant de chose à faire. Et rester dans cette ville ne fait pas partit de ses projets. S’inclinant profondément devant la jeune femme, Eloïse lui transmet par ce geste tous ses remerciements. Toute son admiration.

    Face à sa force.
    Sa générosité.
    Sa pureté.


    - Merci.


    Voix vibrante de sincérité. Coupée par un sanglot. Et des bras entourant sa jambe avec force.

    Lumène.


    - Pars pas…

    Un sourire presque triste passe fugacement sur les lèvres de la Marchombre tandis qu’elle s’accroupie, se mettant à la hauteur de la fillette.


    - Oublie et vis. Aussi longtemps que tu le pourras petite lumière.

    Elle dépose un long baiser sur son front.


    - Adieu.


    Ce dernier mot n’est qu’un murmure glissé à son oreille. Insaisissable par le vent. Destiné à une unique âme. Puis, avant que l’enfant ne puisse protester, elle s’éclipse, laissant Lumène à sa nouvelle vie. Heureuse elle l’espère. Remerciant une dernière fois Taunelle du regard, elle sort de la petite boutique et, se tournant vers la porte, attend que Phis sorte à son tour pour le remercier personnellement.

    Ce dernier ne tarde pas, ses yeux souriant toujours, une étrange mais attirante lueur y brillant. Se plantant devant lui, la Marchombre l’observe un long moment avant de sortir le petit aigle en paille de sa poche. Prenant délicatement la main chaude et légèrement calleuse de Phis, elle glisse la figurine entre ses doigts, un sourire déformant pour la première fois de la journée ses lèvres.

    Doux.
    Sincère.
    Profond.


    - Merci Phis.


    Ne lâchant pas son regard brumeux, elle le force doucement à refermer les doigts autour du petit aigle. Puis une lueur s’allume dans ses yeux. Curieuse et pleine d’envie. Un désir soudain. D’essayer.

    Et de découvrir.

    Sans prendre le temps d’hésiter, elle se penche, posant délicatement ses lèvres sur celles du jeune homme. Un baiser délicat. Presque un effleurement.

    Éphémère.

    Puis Eloïse se recule, appréciant avec délice le long frisson qui remonte son dos. Le gout nouveau sur ses lèvres. La sensation d chaleur naissant au creux de son ventre.

    Sensations nouvelles.
    Enivrantes.
    Amusantes.


[Désolée pour la qualité de cette réponse, dis moi si quelque chose ne va pas Wink ]

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MessageSujet: Re: I most get real [ Eloïse Droque ]   Mer 12 Déc 2012, 11:33

Si Eloïse était reconnaissante, cela se voyait dans ses yeux, brillant de respect et de joie. Mais son faciès était toujours aussi inexpressif, même quand elle fit glisser la fillette de ses genoux. D’ailleurs, cette dernière ne semblait pas du même avis qu’elle : Lumène refusait qu’elle parte. Ce fut pourtant avec douceur mais fermeté que la marchombre s’en sépara, et lui adressa quelques mots d’encouragement comme d’adieu.
Et un sourire à Taunelle.

Souriant lui aussi, Phis s’approcha de son amie et la saisit par les épaules pour l’étreindre quelques secondes.

- Merci, Taunelle. Je te revaudrai ça.

- Non, mais ça va pas ? Cela me fait plaisir ! Et si tu veux, j’ai quelque chose pour remplacer cette chemise…

- Ca ira, ne t’inquiète pas.

- Tu es sûr ?

- Certain. Allez, j’y vais aussi. A bientôt, mon amie…


Se coulant à la suite d’Eloïse, Phis sortit donc de la petite boutique d’un pas tranquille et confiant. Il n’avait aucun doute quant à la vie que pourrait mener Lumène auprès de Taunelle. La couturière était douce et chaleureuse, et il en avait encore la preuve, avec le tact et l’enthousiasme avec lequel elle venait d’accueillir l’enfant.

Dans un dernier salut de la main à Taunelle, Phis s’éloigne de la devanture du magasin. Eloïse n’est pas loin, et semble le suivre sur quelques pas, aussi s’arrêta-t-il pour discuter avec elle. Enfin, si elle avait envie d’échanger quoi que ce soit avec lui. Elle ne semblait pas bavarde pour un sou, et il respectait cela. Lui-même avait plutôt tendance à ne pas trop parler, naturellement, mais généralement en réalité il s’adaptait tout simplement à son interlocuteur. Même si selon ses humeurs, cela pouvait changer en quantité et flux de mots.
Prenant une inspiration, il trouva rapidement le regard de la marchombre, et lui sourit encore une fois. Mais elle ne dit rien, se contente de le regarder avec une lueur étrange dans son regard expressif. Une lueur qu’il est incapable d’interpréter, en fait.

Finalement, elle s’anime lentement, et semble chercher quelque chose dans sa poche.
L’aigle.
Phis sourit légèrement face à la petite figurine, qu’il a trouvée quelques heures plus tôt sur un toit qu’Eloïse avait escaladé. Que voulait-elle faire avec ? De nouveau, elle bouge, et prend son poignet. Il se laisse faire, curieux de voir ce que cette mystérieuse femme est en train de faire. Elle lui ouvre la paume, pour y déposer la figurine.

Et à la surprise de Phis, elle sourit.
C’était un petit sourire, discret, mais chaleureux et sincère. Le premier qu’il voyait sur son visage. Peut-être pensait-il qu’elle ne pouvait pas sourire, ou simplement qu’elle n’en avait pas envie. Qu’elle pouvait avoir des douleurs en souriant ? Il savait que c’était possible, les zygomatiques endommagées faisaient généralement beaucoup souffrir. Mais rien de cela ne semblait vrai, elle souriait, tout simplement.

- Merci Phis.

Son regard planté dans celui de la femme, Phis prend une inspiration.
Il sent alors une pression sur ses doigts, et baisse le regard vers ses mains. Eloïse tente de lui fermer les doigts sur la figurine, et il s’exécute sans vraiment comprendre où elle veut en venir. Le petit aigle, en gage de sa gratitude ? Il n’a pas besoin de cela pour se souvenir d’elle, il le sait, mais si elle insiste, il le prendra. Il trouve simplement cela dommage qu’elle lui confie une figurine qui a priori semble lui tenir à cœur.

Relevant les yeux, Phis croisa alors le regard de la femme.
Encore plus surpris que lors de son sourire, il ne peut s’empêcher de détailler ses pupilles pour être certain de ce qu’il y voit. Mais elle ne lui laisse pas le temps de réfléchir, d’interpréter, de se dire que… Dans un état second, il voit le visage de la marchombre se rapprocher, et ne fait aucun geste pour l’esquiver.
Le baiser est léger, sucré, et surtout très éphémère. Comme le baiser du vent.

Tournant son regard empli de curiosité et de surprise mêlée à quelque chose de nouveau vers Eloïse, Phis se demande soudain ce qu’elle attend de lui. Il s’était attendu à tout, sauf à cela, il faut bien être clair ! Et, malgré lui, il dut reconnaître qu’il n’y avait pas pensé une seule seconde, un seul instant. Cette façade, ce masque, ou peut-être tout simplement cette immobilité et la porcelaine de sa peau, ne lui avaient inspiré que du respect et une légère distance, une certaine froideur.

Hors de portée.

Oui, sans doute. Mais dans un nouveau geste, Phis se décida à agir d’une quelconque manière. S’approchant d’un pas, il fit glisser la pulpe de ses doigts sur le front de la marchombre, et glissa une petite mèche frisée derrière son oreille.
Une chaleur naît en lui, mais il reste concentré sur les réactions de la femme.
Il a envie de prendre ses lèvres.
Alors, il l’embrasse.

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I most get real [ Eloïse Droque ]
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