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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Jeu 01 Nov 2012, 14:11

Gracieuse se râcla doucement la gorge, espérant réveiller ainsi l’homme à ses côtés.
Ce dernier fit mine de ne pas l’avoir entendu, et remua légèrement. Mais elle pouvait percevoir sa respiration qui avait accéléré, montrant son réveil, et cela ne lui plut pas du tout. Un minimum de politesse, quand même !
Se penchant légèrement vers lui, jusqu’à ce que son souffle soit à moins d’un centimètre de l’oreille de son amant d’une nuit, elle murmura d’une voix douce et pourtant déterminée :


- Tu vas sortir de ce lit et te rhabiller illico pour dégager cette chambre dans moins d’une minute, sinon je te coupe tu-sais-quoi pour m’en faire une soupe…

Les menaces fonctionnaient toujours.
Un petit sourire sur les lèvres, Gracieuse observa l’homme qui s’était redressé d’un coup, lui jetant un coup d’œil pour voir si elle plaisantait ou non. Mais face à la froideur de son visage, il comprit qu’elle était très sérieuse tout comme il n’avait aucune chance de s’en sortir si elle décidait de mettre son plan à exécution. Il se rhabilla tellement vite, d’ailleurs, qu’il en mit sa chemise à l’envers, et n’avait pas encore reboutonné son pantalon en claquant la porte de la chambre.

Gracieuse soupira doucement, un petit sourire sur les lèvres.
Se redressant, elle s’étira paresseusement avant de lâcher un long bâillement pour finir de se réveiller complètement. Bon. Elle devait rejoindre son employeur à quelques rues de là, dans exactement une heure. Juste le temps de se débarbouiller, de s’habiller et de descendre manger dans la salle principale de l’auberge…



ф ф ф


- Mademoiselle ?

- Je suis Gracieuse. Sil’Mounard m’attend…


Le garde la jaugea un instant de la tête aux pieds, et l’envoleuse lui lança un regard noir. Mais l’homme finit par hocher la tête, et la laisser passer. Il l’accompagnait à l’intérieur, irrémédiablement…. Comme si un seul homme comme lui avait de quoi rivaliser avec elle. Pathétique. Mais enfin, il allait bientôt partir, pour qu’elle puisse discuter sérieusement avec le maître des lieux. Et gagner beaucoup d’argent, évidemment.

Ils traversèrent une cour, longèrent plusieurs couloirs, passant devant des chambres et des salles plus ou moins vides, et plus ou moins bruyantes. Gracieuse savait parfaitement à quoi s’en tenir : dans cet endroit, les prostituées avaient au moins de quoi manger et de quoi dormir, et les matelas n’étaient pas infestés de mites et de cafards. Même si sans doute que leur emploi du temps était bien chargé, elles avaient de quoi se reposer quand l’occasion se présentait.
Et elle n’avait absolument aucune pitié pour elles.

Finalement, le garde lui ouvrit une porte coulissante donnant sur une pièce richement décorée, et chaleureuse. Au centre, se tenait un bureau en bois massif, derrière lequel un grand homme au crâne chauve attendait, les mains croisées et les doigts entremêlés devant son menton. Son regard perçant se posa sur elle, et un petit sourire moqueur étira les traits de la jeune femme. Un de ces hommes qui se croient irrésistibles, invincibles et au-dessus du monde. Cela promettait d’être drôle.


- Voici mademoiselle Gracieuse.

- Merci, vous pouvez disposer.


Il braqua alors son regard d’un bleu ciel pénétrant sur elle, et elle ne put s’empêcher de sourire distraitement.
En plus, il croyait faire peur ?



ф ф ф


En réalité, la mission n’avait rien de compliqué, au premier abord.
Une histoire de jalousie, de concurrence, de femmes et de meurtres. Banal, en soi.
Un petit sourire étira les lèvres de Gracieuse, tandis qu’elle s’accroupissait discrètement le long du mur d’une maison luxueuse. Il y avait deux gardes à l’entrée, et des murs hauts de plus de quinze mètres autour du jardin. Même avec des pics acérés sur le haut du mur, c’était un jeu d’enfant, et l’envoleuse se coula entre les tranchants avec facilité, pour atterrir souplement dans la cour.

Il n’y avait aucun bruit.
Pas même un chien qui aboyait.
Prenant une grande inspiration, Gracieuse fit rouler ses épaules et s’avança entre les arbres. Elle voyait la lumière à une fenêtre, et donc son premier but était évidemment cette fenêtre. Faire parler celui ou celle qui était derrière, puis le tuer et trouver Dil’Saber. Pour le tuer lui aussi.

Sil’Mounard avait dit propre et sans bavure.
Il n’y avait aucune raison pour que cela soit sale, après tout…



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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Jeu 01 Nov 2012, 15:09

    Argent.

    La plus grande motivation du monde. Une nécessité pour certain. Une drogue pour les autres. Et pour moi.

    Un truc à la con.
    Mais nécessaire.
    Malheureusement.

    En réalité, je n’en avais jamais manqué. Une petite mission par ça par-là me permettait de vivre relativement tranquillement. Je n’avais ni besoin de payer mon logement, ni vraiment mes repas, préférant souvent chasser. Mais passer près d’un an loin de toute civilisation n’est pas toujours une bonne idée.

    Surtout quand on y réapparait dénudée de sous.

    Poussant un grognement de mécontentement, je ramène mes cheveux vers l’arrière et me dirige, la mine grise, vers le panneau d’affichage. Un ou deux missions doivent bien y trainer… Lisant en diagonal quelques insignifiante annonces, je m’apprête à en choisir une de banal escorte de caravane quand un montant attire mon attention.

    Une petite fortune.

    Fronçant les sourcils, j’arrache le petit papier et l’étudie avec attention.

    Intéressant.

    Le fourrant dans ma poche, je sors du domaine et me dirige vers les écuries.

    ~~~~~

    Al-Far.

    Ville de souvenirs. Poussant un profond soupir, je ferme un moment les yeux, offrant mon visage aux caresses du vent. Assise dans un coin sombre des toits de la luxueuse demeure, je surveille distraitement les alentours.

    Une mission de protection…
    C’est chiant.
    Affreusement chiant.
    Mais foutrement bien payé !

    Je laisse échapper un nouveau soupir. Dans une petite semaine, je pourrai de nouveau errer au loin, sans plus me poser de question. Qui sait, peut-être rencontrer de nouveau Nuhadu. Et à ce moment à le tuer.

    Ou le laisser vivre.

    Je chasse ce dilemme de mon esprit, fixant la lune avec intérêt. Cela fait deux jours que je planque sur ce luxueux toit. Deux jours qu’un étrange vent de nostalgie souffle sur mon esprit. Un vieux souvenir revenant sans cesse.

    Celui de mon enfance.
    Dans une maison comme celle-ci.

    ~~~~~


    - C’est vous qui êtes chargé de me protéger ?

    Un vieux porc aussi gros qu’un buffle me foudroie de ses petits yeux ronds et noirs.

    Tyl’Urgua

    Je sais déjà que je vais regretter d’avoir accepté cette mission. Impassible, je lui renvoi son regard, croisant les bras sur ma poitrine.


    - Cela ne dépend que de vous.

    - Quel est votre nom déjà ?

    - Aïnomora Morna


    Un nom d’emprunt. Toujours le même. Pour deux raisons. Je n’ai aucune envie de lui offrir mon identité. Et souhaite encore moins m’afficher comme noble. Tout cela est bon pour le Domaine. En dehors, tout est différent.

    - Mouais… Vous n’avez pas l’air trop incapable…

    Je sers le poing. Se calmer. Se calmer.

    - J’impose cependant une condition.

    A surprise et le mépris qui se lit sur son visage me laisse de marbre.

    - Et depuis quand je vous ai autorisé à imposer vos conditions ?

    - Depuis que votre petit cul dépend de moi.


    Mon regard est glacé. Perçant. Cela suffit à le faire taire.

    - Je veux la moitié du salaire avant, pour subvenir à mes besoins pendant cette mission.

    Un grognement pitoyable s’échappe de ses lèvres. Il bougonne pendant un instant mais à chacune de ses protestations, je ne fais que lui renvoyer un regard vide et froid. Il finit par m’envoyer une petite bourse délicieusement lourde. Il ne m’en faut pas plus pour tourner les talons.

    ~~~~~

    Ombre.

    Me redressant discrètement, j’observe avec intérêt la mince silhouette évoluant un peu plus bas. Tient, un peu d’action ? La suivant avec attention des yeux, je ne peux qu’admirer sa grâce et sa souplesse.

    Un simple voleur ?
    Impossible.

    Intriguée, et légèrement obligée par mon contrat, je me redresse et la suit en hauteur. Tout en la voyant se glisser avec tranquillité entre les garde, je sens un sourire monter jusqu’à mes lèvres.

    D’excitation.

    Elle finit par atterrir dans la petite cour, se glissant entre les troncs sombres. Je fais de même, m’insinuant dans le feuillage obscur. Peu désireuse de la prendre par surprise, je laisse le chant des feuilles annoncer ma venue Et quand l’inconnue se retourne, je la regarde, un grand sourire sadique accroché aux lèvres, perchée sur une branche basse.


    - Je crois que vous n’êtes pas invitée ici… Je me trompe ?

    Ton mielleux.
    J’ai soudain très envie de jouer.


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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Jeu 01 Nov 2012, 20:54

Un bruit.
Infime. Mais suffisant pour paraître aux oreilles de Gracieuse tout sauf naturel. Un chien aboyant ne l’aurait pas surprise, mais comme il n’y avait pas de chien-animal, il devait y avoir quelque part un chien-humain.
Un protecteur, donc, en quelques sortes.

Où cette ordure était-elle allée pour se faire protéger ?
Avec tout l’argent qu’il avait, le noble pouvait sans doute se payer carrément une section des gardes de la ville. Pourtant, dans les arbres, la menace presque silencieuse démontre tout le contraire : il a joué bon jeu. Il sait qui il a à ses trousses, sans aucun doute. Un léger sourire se dessine sur les lèvres de Gracieuse, et un petit soupir, aussi.

Et puis, en fait, la présence ténue n’est plus ténue.
Elle devient évidence. Gracieuse, malgré elle, plisse légèrement les yeux, ne comprenant pas immédiatement pourquoi cette personne se découvre ainsi. C’est stupide. Pour bien faire son travail, elle aurait dû la prendre par surprise alors qu’elle était prête à fondre sur sa proie, au moment où elle s’y serait attendue le moins, au moment où elle aurait moins fait attention à son environnement.
Une erreur de débutant, en somme.
Un petit sourire supérieur sur les lèvres, Gracieuse se retourne lentement, et son regard file dans les ramures des arbres. Elle croise rapidement une silhouette, accroupie sur une branche, et la voix de cette dernière lui parvint, parfaitement distincte.


- Je crois que vous n’êtes pas invitée ici… Je me trompe ?

Une voix, indubitablement féminine.
Légèrement désappointée, l’envoleuse essaye de percer l’ombre entre les ramures, mais impossible de distinguer les contours exacts du corps de cette femme, qui était par définition son adversaire désormais. Que le combat soit de mots ou de coups, c’était son ennemie.


- Evidemment. Je suis Grace, je vais rejoindre Lidien.

Attendant quelques secondes, et avec un applomb certain, Gracieuse lâcha un léger soupir, finalement.

- Il ne vous a pas parlé de moi, n’est-ce pas ? Il n’en parle à personne, il a trop peur que sa femme découvre le pot-aux-roses… Si vous voulez, pour vous en assurer, vous pouvez m’accompagner jusqu’à lui, mais je dois être discrète.

Le mensonge fusait, devenant plus vrai au fur et à mesure qu’elle parlait. Elle entrait dans son moule, et s’y tiendrait. Tyl’Urgua serait surpris, mais comme elle n’était pas certaine qu’il ferait de chichis, elle pouvait bien tenter cela. Et puis, dans le pire des cas, une fois à portée de tir, elle pouvait facilement l’achever…
La meilleure méthode consistait cependant à se jeter dans ses bras pour l’enlacer, l’embrasser… et activer sa greffe. Il mourrait très rapidement avec un baiser !


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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Ven 02 Nov 2012, 20:57

    Silhouette gracieuse éclairée par quelques rayons de lune se perdant dans la cours.

    Inconnue.
    Intrus ?

    Un sourire carnassier toujours accroché aux lèvres, je laisse une de mes mains glisser jusqu’à mon épaule, mes doigts s’enroulent autour du pommeau d’une de mes deux épées courtes.

    Jouer.

    Je m’amuse à voir l’inconnue plisser les paupières, tentant de percer l’ombre qui m’entoure. Patience petite, tu me verras bien assez tôt. En attendant, je laisse glisser mon regard sur son corps.

    Fine.
    Gracieuse.
    Musclée.
    Jeune.
    Belle.

    Une femme d’une extrême discrétion. Et précision. Aux sens particulièrement développée. Mais également étrangement familière. Cette chevelure… Ce regard. Tout est trop vague pour que je puisse l’identifier. De plus, mon année de solitude n’a pas arrangé les choses, une partie de mes souvenirs s’étant évanouis dans un épais brouillard.


    - Evidemment. Je suis Grace, je vais rejoindre Lidien.

    Un de mes sourcils se hausse. Rejoindre Lidien ? Serait-ce une maîtresse qui se trouve en face de moi ? Comment une larve comme Tyl’Urgua peut-il avoir une aussi délicieuse créature à ses côtés. Il faut soit être une pute en mal d’amour et en manque d’argent. Soit être complétement dénué de tous gouts.

    Et cela m’étonne.


    - Il ne vous a pas parlé de moi, n’est-ce pas ? Il n’en parle à personne, il a trop peur que sa femme découvre le pot-aux-roses… Si vous voulez, pour vous en assurer, vous pouvez m’accompagner jusqu’à lui, mais je dois être discrète.

    Sa femme ? C’est une plaisanterie j’espère.

    Mon sourire s’élargie.


    - Vous devez être drôlement désespérée pour avoir une liaison avec ce… truc.

    Je n’ai aucun respect pour mon employeur. Et « truc » est encore le meilleur mot pour le désigner. Un être immonde et gras. Rien que de penser que cet homme puisse avoir une liaison mon dégoute.

    - De plus, je ne vois pas pourquoi rester discrète alors que votre… Amant, n’a pas de femme.

    Sourire profondément sadique. Tu es piégée petite proie. Dégainant avec lenteur, je fais briller l’une de mes lames à la lueur de la lune, appréciant sa fine courbure.

    Un pur bijou.


    - Alors, que faites-vous réellement là, mademoiselle Grace ?

    Nom lâché avec mépris. Ironie. Amusement. D’un coup, mon esprit sadique renfloué depuis des mois refait surface avec force. Envie.

    L’envie de sang.
    De tuer.
    De jouer.


[Désolée, c'est court --']

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Ven 02 Nov 2012, 22:15

* Oups *
Raté. En beauté. A vrai dire, elle avait bien eu des portraits de cet homme, de plus, comme il était riche, il devait attirer les petites naïves en soif de pouvoir et d’argent. Ainsi, Gracieuse ne se démonta pas : cette femme essayait peut-être elle aussi de la tromper, après tout ? Elle n’était pas la seule à mentir, c’était un fait. Et cette femme, peut-être juste par l’envie de sang, pouvait tout à fait vouloir tuer une maîtresse et cacher son corps, pour faire croire ensuite à un assassinat – ou ne pas prendre cette peine non plus.

Finalement, l’envoleuse opta pour un léger ricanement, avec une note de tendue. Faire croire que…


- Haha, pourquoi ? L’argent, évidemment. Il va bientôt me léguer une petite fortune. Et ne me faites pas croire qu’il n’a pas de femme, il en parle régulièrement.

Même si elle ne pouvait pas attraper le regard de l’inconnue, Gracieuse le chercha un instant dans l’ombre.

- Vous aussi vous faites ça pour l’argent. Sinon, vous ne l’appelleriez pas « truc »…

Un léger sourire en coin sur les lèvres, Gracieuse décida alors d’avancer. Si elle était sûre d’elle, elle attirerait moins l’attention, attiserait moins la méfiance. Jouer des émotions, elle adorait cela, et on lui avait souvent dit qu’elle avait un don pour.
Elle se tourna donc à demi, pour prendre la direction de ce qu’elle supposait être une porte de service – une sorte de trouée sombre dans le mur. Cela ne pouvait être que cela, non ? En plus, quelques pas sur le sol se reflétaient à la lueur de la lune, et il y avait donc des passages réguliers à cet endroit.

Lâchant un léger soupir, Gracieuse ferma les yeux un instant, avant de faire son premier pas dans la direction qu’elle venait de décider de prendre.


- Bon, vous faites quoi, vous m’accompagnez ?

Elle attendait la confirmation ?
Qu’aurait fait une maîtresse ? Elle ne se serait pas posée de question. Elle aurait voulu rester discrète, mais si elle tenait à la vie – pour pouvoir dépenser cet argent dont elle pouvait hériter – elle essayerait sans doute de rejoindre l’amant en question.


- Et puis, en vieux riche, il y a pire quand même. Mil’Boru par exemple, était une vraie loque !

Elle en faisait peut-être un peu trop.
Tant pis.
A voir comment le reste se goupillait !


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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Lun 05 Nov 2012, 09:22

    Légers temps d’hésitation. Aurais-je touché juste ?

    Mon sourire s’agrandit.
    Mes doigts se serrent un peu plus autour de mon arme.
    Mes envies montent ? Encore.
    Jusqu’à…

    Un ricanement s’échappant des lèvres de Grace les empêche de prendre le dessus. De déborder.

    Frustration.
    Irritation.

    Je fronce les sourcils, ne m’attendant pas à cette réaction. Cela ne fait cependant pas disparaitre le sourire de mes lèvres. Cette petite prend ça comme ça ? Parfait… Je n’en ferais que plus longtemps durer le plaisir.

    - Haha, pourquoi ? L’argent, évidemment. Il va bientôt me léguer une petite fortune. Et ne me faites pas croire qu’il n’a pas de femme, il en parle régulièrement.

    Maligne. Mais ici, c’est mensonges contre mensonges. Et je doute fortement que ce vieux tas va s’amuser à parler de sa femme à sa maîtresse. L’évoquer peut-être. Mais de là à être bavard à ce sujet.

    La bêtise a heureusement certaines limites.

    Elle me cherche de nouveau du regard. Je recule un peu dans les ténèbres, m’adaptant à la lueur changeante de la Lune.


    - Vous aussi vous faites ça pour l’argent. Sinon, vous ne l’appelleriez pas « truc »…

    Vous aussi ? Comment peut-elle seulement oser me mettre dans le même panier qu’elle ? Il est vrai que seule la bourse de ce tas m’intéresse. Mais tourné ainsi, j’ai l’impression qu’elle me voit également comme une maîtresse de cette chose. Et cela, je n’apprécie absolument pas.

    Et cela renforce mon envie de plonge mes mains dans ses entrailles.

    Tout autant que le sourire confiant qui se dessine sur son visage. Presque amusé. Il m’en rappel un autre.

    Que je hais profondément.

    Pourtant ici c’est diffèrent. Très différent. Immobile, je regarde Grace se tourner à demi, faisant un pas vers l’entrée de services.


    Mais également l’entrée de la salle des gardes. Pas super discret comme endroit pour s’infiltrer en pleine nuit ?

    - Bon, vous faites quoi, vous m’accompagnez ?

    L’accompagner. Déjà faut-il que j’accepte de te laisser rentrer ma petite. Et ça, c’est pas encore gagné.

    - Et puis, en vieux riche, il y a pire quand même. Mil’Boru par exemple, était une vraie loque !

    Cette fois, je ne peux retenir un petit gloussement. Une véritable pute. Jusqu’au fond de l’âme. Décidemment il y a des femmes qui n’ont aucun honneur.

    C’est pitoyable.

    Me redressant tranquillement, je finie par sauter souplement à terre, abandonnant mon perchoir et mon manteau d’ombre. Plantant mon regard dans celui de la pute, je lui offre un grand sourire.

    Sadique.
    Mauvais.


    - J’ai du mal à croire que ce tas parlerai régulièrement de sa femme à une vulgaire maîtresse. N’essayez pas de me duper sur ce point.

    Je fais un moment tourner ma lame entre mes doigts, joueuse.

    - Ensuite vous semblez connaitre un peu la maison. Mais êtes-vous véritablement sûre de vouloir entrer par ici ? Je vous le déconseille fortement à cette heure.

    Je penche légèrement ma tête sur le côté, un regard insistant posé sur elle.

    - Après vous êtes libre… Après tout ce n’est pas moi qu’on attaquera.

    Regard mauvais et amusé.

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Lun 05 Nov 2012, 10:05

Ah, elle finissait par descendre de son perchoir attitré, la harpie !
Gracieuse la regarda descendre tranquillement, sans marquer d’hésitation ni de méfiance. En réalité, elle ne savait pas trop à quoi s’en tenir, jusqu’à ce que la femme ouvre encore une fois la bouche.


J’ai du mal à croire que ce tas parlerai régulièrement de sa femme à une vulgaire maîtresse. N’essayez pas de me duper sur ce point.
Ensuite vous semblez connaitre un peu la maison. Mais êtes-vous véritablement sûre de vouloir entrer par ici ? Je vous le déconseille fortement à cette heure. Après vous êtes libre… Après tout ce n’est pas moi qu’on attaquera.


Un petit sourire étira les lèvres de Gracieuse, alors qu’elle tournait lentement la tête vers la femme. Elle la voyait mieux maintenant, et elle était un peu plus grande qu’elle – deux centimètres à peine, et donc elle compensait cette perte par ses bottes à talons – et avait des cheveux coupés courts, presque au bol, d’un blanc immaculé. Son regard gris était aussi tranchant que du métal, et pourtant l’Envoleuse n’eut aucun mouvement de recul : elle n’avait pas peur d’elle.
Tyl’Urgua l’avait sans doute embauchée parce qu’elle était bonne, mais bonne pour voir, ou pour attaquer ?

Elle allait bientôt le savoir.

Le regard de Gracieuse suivit quelques instants le mouvement du poignard avec lequel la femme jouait depuis quelques minutes, et elle se mordit la lèvre inférieure. On voyait une certaine technique dans ces gestes simples, aussi peut-être n’était-elle pas si mauvaise que cela. Et puis, pour réussir sa mission, elle devait être discrète, et propre. Sans bavure.

Evidemment qu’elle était libre, d’ailleurs !
Libre d’attaquer, même…

Saisissant le poignard à sa cuisse, Gracieuse s’élança en avant d’un pas, précisément au moment où le poignard de son ennemie quittait sa main, profitant de ce temps pour percer ses défenses. Se fendant en avant, elle bascula son centre de gravité sur ses genoux, qu’elle plia pour passer sous la garde de la femme, et d’un mouvement de poignet voulu la blesser de son poignard au niveau du poignet qui aurait dû récupérer le poignard en l’air.

Vivacité.
Feu follet.

Gracieuse frôla sa cible, très réactive, et se lassa emporter par son élan pour ne pas perdre une once d’énergie. Elle se retourna dans son déplacement, et sa main libre saisit une étoile de jet qu’elle lança vers son assaillante. Quelques pas de danse, elle bondit en arrière pour se fondre dans l’ombre des quelques arbres qu’elle venait de traverser. En quelques mouvements précis, elle se hissa sur une branche épaisse, attendant l’assaut de son adversaire.

Genoux souples, coudes aussi, le regard balayant le paysage autour d’elle.

Elle espérait juste ne pas avoir attiré l’attention des gardes…


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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Mer 07 Nov 2012, 21:36

    Sourire.
    Enigmatique.

    Je me surprends à l’apprécier cette fois. Surtout son côté joueur. Je sens un long frisson me parcourir.

    Excitation.

    L’atmosphère se fait de plus en plus tendue. Lourde. Et pourtant elle me parait étrangement légère. Familière. Enivrante. Je serre le poing autour du manche de mon poignard, stoppant son mouvement perpétuel.

    Toujours aux anges, je fais glisser mon regard d’acier sur Grace, profitant de la lueur de la Lune pour la détailler. Sensiblement de la même taille que moi, elle présente une finesse à toute épreuve.

    Fragile ?

    Absolument pas. Au contraire, on peut suivre sans efforts les contours de ses muscles fins et fermes. Efficaces.

    Intéressant.

    Je plonge finalement mes yeux dans ceux légèrement violacés de Grace. Elle est parfaitement sereine, les traits de son visage détendus. Magnifique. Le tout encadré par une crinière d’un noir profond lui offre une beauté presque sauvage. Je penche légèrement la tête sur le côté, intriguée.

    Elle semble intéressante.
    Le tout est de savoir si elle l’est réellement.

    Je lui offre un sourire provocateur, attendant une réponse. Ou une réaction. Qui ne tarda pas.

    Rapide.

    Un garde classique reposerait déjà à terre, se vidant lentement de son sang. Pour ma part, il me suffit de faire un pas sur le côté pour éviter l’attaque qui, bien que rapide, ne peut tromper mes réflexes.

    Très intéressant.

    Souriant à pleine dents, je laisse mon regard couler sur le bras armé de Grace. Un frisson de plaisir parcourt ma colonne. Enfin je vais pouvoir me dérouiller un petit peu. Et avec un adversaire qui présente bien des qualités aux premiers abords.

    Fine.
    Rapide.
    Joueuse.
    Je n’aurai pu rêver de mieux. De plus, cela permet de casser l’ennui de ce genre de mission. Finalement je l’a0mie bien la petite. Du moins, espérons qu’elle durera un peu plus longtemps que mes jouets habituels.

    Trop confiante, je ne perçois le sifflement d’une étoile de jet que trop tard. Faisant un bon en arrière, je la sens déchirer ma tunique et égratigner ma peau au niveau du ventre. Alors elle veut jouer à ça ? Me redressant rapidement, je lance un poignard dans sa direction.

    Mais ne touche que le vide.

    Reculant prudemment, je la repaire perchée sur ma branche. Et en plus elle me pique mes perchoirs. Nous n’allons vraiment pas nous entendre. Me redressant, je tire ma seconde épée courte et plante mon regard dans le sien.


    - Et bien et bien… Voilà une découverte intéressante. Dois-je toujours vous considérer comme la maîtresse de cette larve ou plutôt comme son futur assassin ?

    Tout en parlant, e me rapproche tranquillement de l’arbre. Pour finalement bondir sur elle, lames en avant. Quel plaisir de réentendre le doux chant de l’acier fendant l’air. Mais une autre mélodie me manque.

    Celle de l’acier tranchant la chair.

    Et je compte bien la faire jouer ce soir. Crochetant une branche un peu plus basse, je m’en sers pour me projeter un peu plus haut, pied en avant, dirigés vers son visage. Et je retombe à terre, roulant pour amortir le choc.

    Un poignard fend l’air, vers sa gorge.

    Et je me jette à nouveau sur elle, mes yeux remplis de rouge.

    Rouge sang.

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Jeu 08 Nov 2012, 13:23

Les gardes ne semblaient pas du tout avoir entendu quoi que ce soit, et restaient cloisonnés dans leur salle tranquillement, ou presque. Gracieuse pouvait entendre leurs éclats de voix, ils parlaient de femmes – évidemment – et de lames.

Dardant son attention sur la femme aux cheveux blancs juste en dessous d’elle, l’Envoleuse se demanda comment allait se terminer la soirée. Elle avait vraiment envie de mener cette mission à bien, et peut-être qu’elle pourrait négocier avec cette… chienne de garde ?
La chienne de garde en question venait de se rapprocher, en tirant des lames au clair. Haussant un sourcil, la femme perchée l’observa se ramasser et bondir vers une branche basse. Devinant sa trajectoire, elle se plaqua contre sa propre branche, ce qui lui permit d’éviter les deux pieds qui l’auraient percutée sinon.

Un léger sourire vient éclairer son visage.
Cette chienne sait se battre, donc, en tout cas ça en a tout l’air.
Bonne bretteuse, peut-être pas, et Gracieuse profita de l’instant pour se jeter sur elle avec le poignard en avant. Sa lame cisellée ne rencontra que du tissus, mais imperturbable elle frappa encore trois fois.
Du bout de sa lame, vers la carotide de la femme.
Se son poing libre, dans ses reins.
De son pied droit, remontant son genou dans son ventre.

Bondissant en arrière, vive come un feu follet, Gracieuse fit un petit tour sur elle-même en souriant.
Ne pas laisser de prises.
Ne pas cesser de bouger.
Jaillissement.
On vit le combat, du début à la fin, un seul souffle, un seul geste. Rien ne s’arrête, tout n’est que continuité. L’immobilité entraine une cible, et la cible est faite pour recevoir un trait. Dans un soupir, Gracieuse se fend en avant, botte audacieuse dans l’espoir de toucher sa cible.

Les coups fusent.
Les esquives aussi.
Véritable feu follet, vent diurne et pétillant, elle bondit, se couche, jaillit et attaque.
Des coudes, des genoux, de la lame.
Elle sait pourquoi qu’elle ne viendra pas à bout de cette femme si facilement. Quelque chose lui souffle qu’il allait falloir user de ruser et de rapidité, alliés à une précision exceptionnelle. La chienne blanche était une vraie guerrière, elle le voyait dans sa manière de faire, d’esquiver, d’attaquer et de parer. Et de se mouvoir.
En plus de cela, elle avait la langue acérée.

Tout pour plaire à Gracieuse, sauf une chose : elle était un obstacle entre elle et la fin de sa mission. Entre elle et les pièces d’or. Et c’était vraiment dommage, sinon l’Envoleuse aurait pris plaisir à cette confrontation, vraiment, et en aurait discuté avec cette créature ténébreuse au passage. Discuter des combats était toujours très intéressant.

Bondissant sur le côté pour esquiver une attaque frontale de la femme, Gracieuse sentit l’acier lui mordre la chair entre deux côtes. L’entaille n’était pas profonde, mais sa brûlure la déconcerta un instant et elle préféra bondir en arrière. Saisissant des étoiles de jet au passage, elle en envoya trois d’un coup sur sa cible, un léger sourire sur les lèvres.


- Une chienne de garde contre un chat de gouttière… Quel combat fascinant.

Gracieuse espérait mettre hors de ses moyens la fille. La provoquer à outrance pour qu’elle fasse une erreur de débutant. Parce qu’il ne fallait pas se leurrer : les forces étaient trop égales. Voire, Gracieuse était un peu moins expérimentée que la chienne blanche.
Il fallait qu’elle la pousse dans les orties, pour avoir son avantage.
Ne pas perdre la face, et aller trucider ce noble !


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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Jeu 08 Nov 2012, 16:00

    Excitation.
    Adrénaline.

    Je me sens comme revivre. Je retrouve ma véritable nature. Celle d’une tueuse sans merci. D’une prédatrice jouant avec sa proie. Voilà plus d’une année que j’ai perdu cette partie de moi. A cause de trois personnes.

    Nuhadu.
    Syndrell.
    Sydryl.

    Je me suis fait ballonner au grès de sentiments contradictoires. J’ai été objets au lieu d’être maître. Une année de souffrances infinie pour revenir aujourd’hui à ce que j’ai toujours été.

    Mercenaire du Chaos.
    Tueuse.

    Un rire frais s’échappe de mes lèvres.

    Puissant.
    Sadique.
    Heureux.
    Je revis. Pleinement.

    Un immense sourire carnassier accroché aux lèvres, je me jette à toute entière dans ce combat. Corps et âme. Ma vision se teint de rouge. Je retrouve avec délice la douce folie meurtrière couler dans mes veines. L’extase s’empare de mon être. Je rendre dans un nouvel état. Un nouveau monde. Teinté de sang et de chair. D’envie. De meurtres.

    Et le ballet infernal commence.

    Roulant, sautant, glissant ; fondant. Je me rue sur ma proie avec délectation. C’est une pluie de coups qui s’abat sur elle.

    Sur moi également.

    Et c’est ce qui fait mon bonheur. Sa réactivité. Sa rapidité. Sa souplesse. Un pur délice. Un vieux souvenir remonte alors de ma mémoire.

    Rubis.

    Je retrouve la même extase que pendant notre combat. Le même plaisir. Puissant. Et cette petite Garce a le mérite de posséder les mêmes atouts et les mêmes réflexes que cette dernière. Alors que le rapprochement aurait dû faire sauter à mes yeux une évidence, cette dernière se retrouve rapidement submergée par une vague meurtrière tandis que je bondis de nouveau sur elle.

    Envoleuse.

    Je ne prends même pas le temps d’analyser cette information. Je n’en ai rien à faire. Je veux juste me dérouiller. Connaitre de nouveau cet orgasme au moment de plonger ma lame dans sa gorge. Alors qu’une entaille peu profonde s’ouvre au niveau de mon épaule et une seconde au niveau de ma cuisse, je trouve la force dans cette douleur grimpant vivement en moi pour faire tournoyer ma lame, ouvrant un trait de feu au niveau des côtes.

    Du sang !
    Si rouge.
    Si délicieux.

    Je m’apprête à lui sauter une nouvelle fis dessus quand des sifflements caractéristiques m’alertent.

    Etoile de jets.

    Je fais un pas sur le côté, en esquivant deux, et lève mon épée, stoppant la troisième en vol.

    Trêve dans le ballet.


    - Une chienne de garde contre un chat de gouttière… Quel combat fascinant.

    Chienne de garde. Un grognement sourd s’échappe de mes lèvres, se muant rapidement en un rire mauvais et méprisant.

    - Tu es…

    Le grincement d’une porte s’ouvrant dans mon dos m’interrompt. Un garde en sort, à peine réveillé. Ah non ! Pas question que tout cela s’arrête ainsi ! Profitant de l’effet de surprise, je balance mon pied dans l’estomac de Grace, la balançant contre le tronc d’un arbre, à l’abri des ténèbres et, cachant mes blessure ainsi que mes lames, je lance un regard méprisant au soldat qui, trop occupé à baillé ne se rend compte de rien.

    - Relève !

    Son regard suspicieux se pose un instant sur moi. Je reste immobile, regardant du coin de l’œil l’un des gardes postés à l’entrée de la demeure quitter avec soulagement son poste et rentrer dans la salle, sans prêter réellement attention aux ténèbres autour de lui. Ni même à ma petite personne.

    Tant mieux.

    Quand la relève disparait aux portes de la demeure, je me tourne vers l’obscurité, me remettant en garde.


    - Chienne ? C’est plutôt toi qui mérite ce magnifique surnom… Après tout ce n’est pas moi qui joue à la maîtresse de vieux noble.

    Sourire sadique. Je penche légèrement la tête sur le côté amusée

    - Bon, où en étions-nous ?

    Et je me jette de nouveau sur elle, lançant de poignard dans l’obscurité. Et au moment où j’arrive à sa hauteur, je m’aplatie à terre pour me redresse dans une formidable détente, projetant mes deux pieds vers son visage.

    Le ballet reprend.

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Jeu 08 Nov 2012, 22:17

Le grognement qui sort de la gorge de la femme ressemble bien à un grondement de chien mécontent, il faut bien l’avouer, et cela tire un sourire encore un peu plus grand à Gracieuse. Elle avait donc raison. Et en plus, la chienne en question s’énervait, ce qui était un bon moyen de lui faire perdre du temps… et surtout, faire des erreurs.

Le grincement d’une porte attire leur attention presque instantanément, et Gracieuse bondit en arrière, dans l’obscurité du bois. La femme a essayé de la frapper, ne faisant que lui couper le souffle car elle avait déjà son élan en arrière. Quelques gardes sortent d’une pièce – celle vers laquelle elle se dirigeait quelques minutes plus tôt, en fait – et l’un d’entre eux annonça la relève.
Ce noble devait en avoir un sacré paquet sous le coude, pour qu’il y ai des relèves de plusieurs d’entre eux.
Le regard de Gracieuse s’arrêta sur la courbe d’un bras, sur la musculature d’épaules, sur les mouvements fluides mais abrupts de quelques gardes qui sortaient et rentraient dans la pièce les uns après les autres. Puis, tout changement cessa à nouveau, et le regard de l’envoleuse se posa sur la chienne de garde.


- Chienne ? C’est plutôt toi qui mérite ce magnifique surnom… Après tout ce n’est pas moi qui joue à la maîtresse de vieux noble.

Gracieuse ne peut s’empêcher d’éclater de rire.
Le son joyeux s’éleva entre les arbres, et sa voix de tête, douce et envoûtante, vint remplacer l’éclat de gorge rapidement, susurrant doucement.


- J’ai dit chienne de garde. Celle qui est bien fidèle pour faire plaisiiiir à son mémaître !

Son rire s’éleva encore une fois, et la porte des gardes s’ouvrit légèrement, ce qui lui fit mordre sa lèvre inférieure. Elle devait utiliser cette ouverture. Maintenant.

- Où on en était ?

Un léger soupire franchit les lèvres de Gracieuse, qui s’élança en avant, esquiva un potentiel coup de la chienne blanche en roulant sur le sol, et bondit vers la porte à une vitesse vertigineuse. Réussir sa mission, et après elle se battrait peut-être – ou pas – contre la femme.
Sa main se glissa dans l’entrebâillement de la porte, et elle l’ouvrit violemment, avant de se précipiter au milieu des gardes – la moitié était en train de se changer, et avaient un caleçon sur les chevilles, ce qui l’amusa grandement en plus de lui rendre service – et elle fila dans la porte de l’autre côté de la pièce, qui débouchait dans la grande demeure. Ne prenant même pas le temps de s’arrêter pour réfléchir, elle courrait dans les couloirs, et trouva des escaliers : parfait ! Les nobles avaient toujours leur chambre à l’étage, dans leur bâtisse, car la vue était plus jolie et qu’ils dominaient ainsi plus facilement le paysage.

L’homme devait être dans sa chambre, à cette heure-ci, et le sommeil devait d’ailleurs avoir raison de lui.
Escaladant les marches quatre par quatre, Gracieuse jeta un coup d’œil dans son dos et se rendit compte que la chienne blanche était tout près, ce qui la fit accélérer brusquement. Les marches se dérobèrent sous ses pas, et elle reprit une course dans les couloirs, son regard accrochant à chaque porte en quête d’un indice.

L’indice était de taille : deux gardes encadraient une porte de bois noir, et en la voyant se précipitèrent sur elle.
Elle ne ralentit pas. Sortant deux nouvelles étoiles de jet de sa ceinture, elle les lança vivement en direction de leur gorge. L’une atteignit sa cible entre les deux yeux, le coupant dans son élan, mais la seconde se perdit dans le tissu de l’écharpe du garde. Bondissant en avant, les deux pieds devant, Gracieuse frappa dans les pectoraux du garde lui coupant le souffle. Elle l’acheva d’un mouvement fluide, avec son poignard dégainé, et se jeta contre la porte qui s’ouvrit sous son poids combiné à sa force.

Un homme, d’une trentaine d’années, était en train de se lever brusquement de ses draps quand elle pénétra vivement dans la pièce, et un sourire presque torve passa les lèvres de Gracieuse. Brandissant son poignard, elle allait bondir quand il parla.


- Père, fuyez !

Le mouvement dans le fond de la pièce attira l’attention de Gracieuse, qui se demanda un instant si elle gagnerait aussi de l’argent si elle se contentait du fils.
Tant qu’à faire, autant le tuer lui aussi !


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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Ven 09 Nov 2012, 11:16

    Et le ballet reprendre… Pour s’arrêter aussi vite qu’il a commencé.

    Par sa fuite.

    Poussant un juron étouffé, je la vois filer vers la porte entrouverte et s’y engouffrer. Mais qu’est-ce qu’elle fait cette harpie ? La surprise me fait prendre un peu de retard et c’est la précédant de quelques secondes que je me glisse à mon tour dans l’immense demeure. Les grades, toujours étourdie et béats par le premier passage éclair de la jeune femme, ne réagissent pas plus au mien, tout aussi rapide.

    Trois se retrouvent juste sur les fesses. Ils gênent.

    Profitant de ma connaissance de la maison, je grimpe sur les meubles, rejoignant rapidement l’étage grâce à petit escalier de secours. Des débris de vases brisés tapissent mon sillon. Comprenant rapidement que je n’aurais pas le temps de rejoindre la chambre avant elle, je défonce une petite fenêtre et me glisse à l’extérieure, crochetant une prise et grimpant rapidement jusqu’à la fenêtre du gros tas.

    - Père, fuyez !

    Une voix. Un cri. Plein de détresse. De désespoir. Celui d’un enfant. Malgré la situation, je ne peux empêcher un léger sourire se dessiner sur mes lèvres. Ce gosse est aussi bête que son père.

    Faussement courageux.
    Faussement protecteur.
    Il ne gagnera que la mort.

    Dégainant un poignard, je le jette contre la vitre qui explose dans un immense vacarme. Puis prenant mon élan, je la traverse à mon tour, me laissant tomber de tout mon poids sur Grace. Nous tombons toutes deux à la renverse et je profite de mon élan pour agripper ses vêtements et rouler sur le dos, tentant de la projeter hors de la pièce.

    Me redressant finalement, haletante et les bras parsemée d’une multitude entailles, je lui offre un sourire cruel, ne prenant même pas la peine de jeter un coup d’œil à mon employeur et son fils.

    - Allons allons, tu ne vas quand même pas me quitter si vite.

    Sortant de nouveau mes deux épées courtes, j’avance lentement vers elle, me foutant complétement de savoir celui que je suis censé protégé à quelques mètres de notre terrain de jeu. Ce n’est pas comme si je prenais vraiment cette mission à cœur, l’avance me suffisant amplement.

    Je cherche juste à jouer.

    Tout bien réfléchi, on sera plus tranquille sans ces deux gêneurs… M’écartant légèrement, je fais un geste en direction du tas et de son fils.


    - Si tu veux t’occuper d’eux, je t’en prie. Mais ne compte pas sur moi pour te laisser filer ensuite.

    Voix mielleuse.

    - Que ?! Sale traitre !

    Les paroles pleines de dégouts et de haines qui se déverse du gosier de cette limace ne me font ni froid ni chaud. Je me contente de sourire et le saluer d’un large mouvement du buste.

    Amusée.
    Joueuse.

    Un con de moins dans ce univers…

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Ven 09 Nov 2012, 19:42

La chienne blanche ne l’avait pas suivie dans les escaliers, et pourtant Gracieuse savait pertinemment qu’elle n’avait pas abandonné sa mission : sans doute connaissait-elle un chemin plus court que le sien, et elle la retrouverait dans la chambre…
Gagné !

Elle était là, arrivant dans l’éclat du verre de la fenêtre, alors que l’homme d’une trentaine d’années essayait d’encourager son père. Il ressemblait vraiment à un grand gamin, ainsi, alors qu’il était plus vieux que Gracieuse sans aucun doute. Un léger sourire sur le visage, et alors qu’elle se demandait si elle allait le tuer ou non, la chienne blanche lui sauta littéralement dessus, la déséquilibrant assez pour qu’elle ait besoin de ses deux bras pour se redresser complètement.
Mais la femme aux cheveux blancs recule soudain d’un pas, et s’adresse à elle d’une voix presque douce…. Encourageante.


- Si tu veux t’occuper d’eux, je t’en prie. Mais ne compte pas sur moi pour te laisser filer ensuite.

Un haussement de sourcils plus tard, l’employeur en question la traitait de traitre, et cela suffit à Gracieuse pour lancer son poignard avec précision, même dans le noir. L’indignation de l’homme mourut dans un gargouillis de sang très convaincant, qui tira d’ailleurs un sourire presque ravi à l’envoleuse : mission menée à bien !
Il ne restait plus que le…


- Gardes ! Trahison ! On nous attaque !

Un léger ricanement passa ses lèvres de Gracieuse, qui s’avança vers l’homme en louvoyant, n’accordant plus aucune importance à la chienne blanche. Ce dernier avala prestement sa salive, et ses yeux étaient déjà exorbités par la peur, ce qui la fit rire doucement.

- Tu es pathétique… Peur d’une femme ? De deux femmes ? Comme c’est triste…

Elle l’avait attrapé par le col pour le rapprocher d’elle, en sachant pertinemment qu’il n’avait aucune arme à portée. Plongeant son regard dans celui du noble, Gracieuse attendit quelques secondes, son visage tout près du sien. Elle pouvait sentir son haleine fétide sur son visage, et se retint de ne pas plisser le nez de dégoût, gardant un sourire charmeur et à la fois sadique sur le visage.

- Mais tu as bien raison.

La langue de l’envoleuse se glissa entre ses lèvres pour titiller le menton de l’homme, qui tourna en quelques secondes de sa chair pâle et rosée à une chair nécrosée et qui sentait le pourri. Le poison de sa greffe était d’une puissance délicieuse, quand elle prenait son temps, et elle aimait voir cet éclat de souffrance dans le regard de l’homme.
D’ailleurs, les gardes n’arrivant pas, elle le relâcha vivement et il s’écroula à ses pieds, son visage déjà à moitié mangé par le poison et la nécrose. Il pouvait essayer de crier, mais du menton, les cordes vocales n’étaient pas loin, et déjà déchirées sans aucun doute : aucun son ne pouvait franchir ses lèvres…

Se redressant, Gracieuse fit rouler ses épaules pour les détendre, et son regard presque violet se posa sur la femme qui la regardait, et qui semblait légèrement surprise. Un petit sourire en coin étira ses lèvres, et elle se tourna finalement vers elle pour faire un petit mouvement du menton.


- Mais que veux-tu au juste ?

La question avait le mérite d’être claire, mais qu’en serait-il de la réponse ?

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Ven 09 Nov 2012, 20:46

    Mélodieux gargouillis.
    Fontaine de sang.

    Il ne m’en faut pas plus pour que mes joues se creusent d’un profond sourire sadique, les yeux plongé dans le liquide vermeil.

    Magnifique.

    Cette petite est rapide. Un peu trop même. Mais son sourire, échos au mien, la fait légèrement monter dans mon estime. Elle aime tuer. Autant que moi. Du moins je l’espère. En tout cas elle est tout à fait… Intéressant.

    Joueuse.

    Et cela se confirme quand elle s’avance vers le fils de la loque gisant maintenant dans son propre sang.


    - Tu es pathétique… Peur d’une femme ? De deux femmes ? Comme c’est triste…

    Les yeux affolé du jeune homme fait alors un aller-retour sur les deux femmes. Amusée, je lui fais coucou de la main, un sourire ravi sur les lèvres. Comme un adieu ironique. Moqueur.

    Au revoir mon petit !

    Souriant toujours comme une gamine, j’assiste au spectacle avec délectation. La petite est douée pour mettre ses victimes en condition. Ce n’est pas spécialement la méthode que j’utiliserai mais il faut avouer que la scène vaut le coup d’œil. M’appuyant tranquillement contre le rebord de la porte je joue avec un petit poignard, ne lâchant pas le couple des yeux.


    - Mais tu as bien raison.

    Surprise.

    Je fronce les sourcils, intriguée. Qu’est-elle en train de faire. Penchant mon corps sur le côté, j’aperçois sa langue glisser sur la peau pâle et fragile du jeune homme. Puis se nécroser sur son sillon. L’étonnement s’allume dans mon regard.

    C’est que notre petite a des talents cachés !

    Le corps du jeune homme s’écroule sur les sols dans un bruit sourd. N’en revenant pas, je garde un moment les yeux fixés sur son visage en décomposition avant de sourire, amusée.

    Intéressant.
    Très intéressant.

    Grace se tourne finalement vers moi, un sourire en coin. Je lui rends, plongeant mon regard acier dans le sien, brillant.


    - Mais que veux-tu au juste ?

    Je penche légèrement la tête sur le côté. N’a-t-elle donc pas compris ma motivation ? Tant pis… Me décollant de la paroi de bois, je la contourne et m’accroupi à côté du corps sans vie du fils, sans le toucher.

    Observant juste.

    Aucune blessure apparente. Elle ne lui a donc pas administré de poisson autrement que par la bouche. Et si c’est elle qui le portait, elle serait dans le même état.

    Etrange.

    Me redressant, je la regarde, plissant les paupières.


    - Ce que je veux ? Jouer. Mais avant cela… Comprendre.

    Je fais un geste en direction du cadavre. Il n’y a qu’une seule explication logique pour moi…

    Greffe.

    Pourtant une Marchombre ne s’amuserait pas à ce genre de travail… Donc… Mercenaire ? Cela paraissait plus que probable au vu de ses capacités au combat. Mais cela serait une douce ironie.


    - A qui ai-je vraiment l’honneur ? Une collègue ?

    Lui offrant un profond sourire ironique, je penche la tête sur le côté, intriguée.


[Enfin je connais tes foutues couleurs par coeur x) *sort*]

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Ven 09 Nov 2012, 23:05

Les sourcils relevés en signe de curiosité et d’intérêt, Gracieuse attend la réponse de la chienne blanche.
Cette dernière prend son temps, pourtant, et vient détailler le jeune noble à ses pieds, avant de se redresser pour regarder l’envoleuse en plissant les yeux, essayant sans doute d’analyser ce qu’il venait de se passer, et de l’analyser elle.
Patiente, Gracieuse respire doucement et lentement, laissant l’air emplir ses poumons jusqu’à leur capacité maximale.


- Ce que je veux ? Jouer. Mais avant cela… Comprendre.

Gracieuse hausse un sourcil intrigué.
Comprendre ?
Apparemment, elle a déjà beaucoup compris, sinon elle ne serait pas dans un état calme comme elle l’était actuellement. Elle désigne d’ailleurs le cadavre qui est en train de se nécroser à vue d’œil. Dans moins d’une heure, cela ne serait plus que quelques morceaux de chair pourrie et décomposée qui se trouveraient là, puant la mort et les matières fécales.


- A qui ai-je vraiment l’honneur ? Une collègue ?

L’envoleuse se passa la langue sur les lèvres.
C’était devenu un réflexe depuis qu’elle avait obtenu sa greffe, quelques années plus tôt, lorsqu’elle réfléchissait. Elle finit par pencher sa tête sur le côté, détaillant la chienne blanche. Hum, non, elle ne la connaissait pas, et il ne lui semblait pas l’avoir déjà croisée au Domaine, ni durant sa formation ni après. Mais d’un côté, elle n’y repassait pas très régulièrement, c’était un fait, préférant les grands espaces, les villes et les montagnes solitaires.

Apparemment, cette femme en était venue aux mêmes conclusions qu’elle, puisqu’elle demandait confirmation. Une mission d’assassinat n’était pas pour le premier clampin venu, et ce n’était pas une mission qu’un défendeur du bien ou de l’harmonie réalisait habituellement ; une mission de protection plus déjà. Sauf que les sourires sadiques de la chienne blanche n’avaient pas échappé à l’œil acéré de Gracieuse.

Cette femme était une envoleuse, et elle voulait… jouer ?
Comme si la vie était un jeu. Elle pouvait être un plaisir, oui, mais un jeu ? La mort n’était pas un jeu, on ne pouvait pas revenir en arrière. Et si cela pouvait être drôle ou amusant, ce n’était pas un jeu, auquel on pouvait modifier, ajouter ou enlever les règles.
Poussant un léger soupir, Gracieuse redressa doucement le menton, et planta son regard dans celui de la femme. Se mordant doucement la lèvre inférieure, elle se demanda comment elle pouvait tourner les choses à son avantage.
Mais peut-être que cela n’était pas encore le moment ?


- Hum, il me semblait aussi.

Attrapant ses cheveux longs dans son dos, Gracieuse bascula la tête en arrière et les attacha en une haute queue de cheval avec des gestes rodés par l’habitude.

- Je ne crois pas t’y avoir déjà croisée, pourtant. Je dois être trop jeune.

Sourire autant moqueur que sardonique.
Son regard file vers la femme, qui doit avoir une trentaine d’années, maintenant qu’elle a l’occasion de la voir à la lumière. Soit au moins cinq ans de plus qu’elle. Son sourire s’agrandit, creusant une fossette sur l’extérieur de son œil droit.

Gracieuse voulait bien jouer… mais avec ses règles du jeu.


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Lacrya Sil' Morna
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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Sam 10 Nov 2012, 11:52

    - Hum, il me semblait aussi.

    Un sourire amusé creuse mes joues. Me voilà donc de nouveau face à une Envoleuse.

    Souvenirs.
    Souvenirs.

    Le combat contre Rubis me revient en mémoire. Délicieux et intense. Et le fais d’avoir failli y laisser la vie ne lui offre que plus de charme. Inconsciemment, je porte ma main au niveau de mon poignet gauche, là où se trouver une année plus tôt une immonde cicatrice. Trophée de cette semi-victoire. Trophée qui m’a été retiré en même temps que tous mes souvenirs corporels.

    Pour ne laisser place qu’à une peau lisse et vide d’histoire.

    Pourtant j’ai gardé cette habitude de mettre une épaisse bande de cuir au niveau de mon poignet, en mémoire pour délicieuse rencontre. Et le réflexe de la caresser furtivement m’est également resté. Encré au fond de mon âme.

    Puissant.

    Je lâche un petit soupir amusé, laissant mon regard glisser sur la somptueuse pièce.


    - Je ne crois pas t’y avoir déjà croisée, pourtant. Je dois être trop jeune.

    Je me retourne vers l’intéressé, légèrement surprise. Avant d’éclater de rire. Moi, vieille ? C’est bien la première que quelqu’un me vois ainsi. Mon apparence enfantine a pourtant souvent trompé. Peut-être que mon corps a changé en même temps que mon esprit. Je ne m’en rends jamais vraiment compte.

    Mais cette petite m’amuse.

    En effet, je ne l’avais jamais croisé non plus auparavant. Mais sachant que j’ai abandonné le Domaine pendant plus d’une année, elle a eu largement de temps de passer maître. Et puis mes visites étant tellement fréquentes que le risque que je l’ai croisé auparavant est bien minime.

    Secouant la tête, amusée, je fais le tour de la pièce, fouillant quelques placards et tiroir à la recherche d’une bourse égarée. Je fais cependant bien attention à ne pas toucher le corps toujours en décomposition sur le sol. Qui sait…

    Trouvant rapidement une petite bourse au poids satisfaisant, je la glisse à ma ceinture, à côté de la première et me plante de nouveau en face de la petiote. Trop jeune hein ? A vu de nez, je lui donne dans les 25 ans. Peut-être un peu plus. Peut-être un peu moins. Je n’ai jamais été douée en ce qui concerne une estimation sur l’âge des gens.

    Et après tout, je m’en fou.


    - Si tu es arrivée dans l’année… C’est fort probable que tu ne mets jamais croisé. Après j’ai jamais fait attention aux autres apprentis donc…

    Haussement d’épaule. Souriant toujours tranquillement, je m’étire, faisant craquer mes vertèbres.

    - Bon bon bon… Je crois que j’ai un compte à régler avec toi… Après tout, tu viens de faire échouer ma mission.

    Non, en réalité c’est moi-même qui lui avais laissé les portes grandes ouvertes. Mais je m’amusais à tourner cela d’une autre façon.

    Toute les raisons sont bonnes pour reprendre un jeu plaisant.


    - Voyons un peu ce qu’a notre petite jeunette dans le ventre.

    Sourire sadique. Et je dégaine, deux épées courtes apparaissant entre mes doigts. Pour bondir sur elle.

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Sam 10 Nov 2012, 13:11

En effet, Gracieuse avait été promue maître envoleuse dans l’année, et cela lui convenait d’ailleurs parfaitement. Elle était la nouvelle génération, représentait la jeunesse et la puissance des nouveaux idéaux qui animaient les hautes sphères du Chaos. Evoluer, ce n’est jamais trop dans les cordes des personnes plus âgées. Elles ont d’ailleurs plutôt tendance à régresser, à stagner.

Un petit sourire s’empare des lèvres de l’envoleuse, tandis que la chienne blanche reprenait la parole.


- Bon bon bon… Je crois que j’ai un compte à régler avec toi… Après tout, tu viens de faire échouer ma mission.

- Pardon ?


Gracieuse éclata de rire malgré elle, moqueuse jusqu’au bout des ongles.
Son regard vint trouver celui de la femme, et elle plissa légèrement les yeux, la bouche déformée par un rictus presque méchant.


- La belle affaire… C’est toi qui est à l’origine de tout cela. Si tu avais pris les responsabilités qui t’incombait, sans passer dans la trahison, ta mission ne serait pas échouée, comme tu dis…

Désignant la petite bourse qu’elle tenait entre ses doigts, la jeune femme sourit encore d’une manière un peu sadique, avant de se passer la langue sur les lèvres.

- D’autant que le but de ta mission était de gagner de l’argent, et que tu as ton or. Alors ne me bassine pas avec des histoires à dormir debout.

Penchant légèrement la tête sur le côté, Gracieuse vit le mouvement de la femme se diriger vers ses lames, et un long soupir désabusé franchit ses lèvres.

Elle dégaine rapidement, et bondit sur l’envoleuse, qui ne bouge qu’au dernier moment.
Ultime seconde.
Pourtant, Gracieuse s’en profite pas pour attaquer, préférant se tenir loin de la lame, des coudes et des genoux de la femme aux cheveux blancs.
Et dire qu’elle ne connait même pas son nom !

Un petit sourire sur les lèvres, elle bondit en arrière pour éviter un coup qui l’aurait éventrée sinon, se réceptionne sur un pied, déséquilibrée par le corps du fils de noble sur le sol. Se laissant tomber sur le sol, Gracieuse se releva rapidement pour se redresser d’un coup, et un nouveau sourire étira son visage.


- Avant de jouer, dis-moi les règles, et je saurais si j’ai envie de jouer avec toi, moi aussi…

Un léger regard dans sa direction, la bouche tordue par un sourire en coin, Gracieuse redresse le menton.

- Au fait, est-ce que j’aurai l’honneur d’emporter ton nom dans ma tombe ?

Non pas qu’elle pensait perdre – elle n’en avait absolument aucune envie, et puis elle devait récupérer son or – mais cela pousserait peut-être la femme à faire une faute de goût, ou d’attaque, et elle pourrait à nouveau s’enfuir sans demander son reste.
Mais hors de question de lui tourner le dos.
Autant offrir sa gorge à un poignard.


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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Sam 10 Nov 2012, 16:36

- Les règles du jeu ? Tout est permis. Et pour ce qui est du nom, tu le découvrira bien en retournant un jour au Domaine. Car oui, j'ai changé d'avis, je ne compte pas te tuer tout de suite, un jouet trop vite cassé n'est pas intéressant.

*sourire mauvais*

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Sam 10 Nov 2012, 16:53

- Je ne suis pas d'accord.

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Sam 10 Nov 2012, 16:55

- A propos de ?

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MessageSujet: Re: Je t'avais dit de crever ! [ PV Lacrya ]   Sam 10 Nov 2012, 17:25

Un sourire.
Moqueur. Provocateur. Malin.


- Tout.

Bondissant à une vitesse vertigineuse sur le côté, Gracieuse roula vivement sur le sol, pour se jeter sur la porte ouverte. Des bruits de pas lui parvinrent, mais elle n’y prêta pas garde : en effet, la cohorte allait sans doute ralentir la chienne blanche, qui n’avait pas voulu lui donner son nom.

Hors de question de se battre contre elle plus de quelques minutes.
Inutile, surtout : elle n’avait pas envie de se retrouvée couturée de cicatrices et en mauvais état. Elle avait bien trop de choses à découvrir et à faire, encore, avant de se retrouver dans un tel état.
Alors, elle fuyait.
Ce n’était pas de la lâcheté, mais un instinct de survie ; si elle s’opposait à cette femme, elle était presque sûre d’y perdre quelque chose – un bras, une jambe, un doigt… Et évidemment, elle ne voulait pas. Elle tenait à chaque petite partie d’elle, même la plus insignifiante.

Bondissant comme une gazelle vers les gardes qui se précipitaient vers elle, elle sauta par-dessus une tête, prit appui sur une épaule et passa ainsi sans difficulté les six gardes qui pensaient boucher tout le couloir.
Atterrissant de l’autre côté, elle reprit immédiatement sa course, descendit les escaliers aussi rapidement qu’elle le pouvait et se projeta à travers une vitre du rez-de-chaussée qui donnait sur la ruelle.

Sans plus jeter un œil derrière elle, elle s’enfonça dans le noir des ruelles, bifurquant à gauche, à droite, avant d’entrer dans une bâtisse abandonnée par une portée dérobée et de trouver un passage vers la maison d’à côté. S’engouffrant dans les petits passages qui s’offraient à elle, elle finit par disparaître dans l’obscurité…


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