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 Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]

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MessageSujet: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Dim 04 Nov 2012, 19:54

Un battement. Deux battements.
Il se laissa glisser dans les bras du vent, s’immisçant dans les courants d’air chaud qui flottaient autour des littoraux de Gwendalavir. Sentant une bourrasque arriver par l’arrière grâce à la sensibilité des plumes de sa queue, l’aigle rabattit ses ailes contre son corps, pour piquer vers le sol.
La saison des vents battait son plein, et près des océans les masses d’air ne cessaient jamais de se mouvoir, lentement comme avec vivacité. Jouant du vent pour pouvoir avancer dans la direction qu’il souhaitait, Phis s’amusait à le provoquer parfois, ce vent océanique, mais préférait monter dans les airs, plus haut, pour faire moins d’efforts. Un aigle, cela plane, cela pique, mais cela ne bat pas des ailes incessamment. Ce n’est pas fait pour.

Et alors qu’il redescend à une altitude moins élevée, il se fait surprendre par une bourrasque, et se sent vaciller.
Plaquant encore une fois la longueur de ses ailes contre son tronc, il parvient à percer les mouvements du vent, et lance ses serres en avant pour attraper une branche d’arbre qui semble hésiter entre rester solidaire de son tronc ou s’envoler avec le vent.
Elle restera solidaire.

Rapidement, à la place de la silhouette du rapace se découpe une silhouette humaine. Phis saisit son pendentif vivement pour en sortir son short court. Frissonnant de la tête aux pieds dans la fraicheur de l’air, il se demande comment il va faire cet hiver. Probablement comme tous les autres, en réalité : cesser de voler, ou alors définir un point de départ et d’arrivée pour y trouver des vêtements chauds. Sauf qu’actuellement, il n’a aucun vêtement chaud.
Il lui faut en trouver.

C’est pour cela qu’il a atterri ici : La ville d’Al-Vor se dresse à moins de deux miles de là, et il peut la rejoindre rapidement. En courant, pour se réchauffer lui-même, déjà, et ensuite pour y parvenir plus vite. Ensuite, il retrouverait la boutique de Kanan, pour lui demander des vêtements chauds. Oui, c’était un bon programme, ça. Alors, il s’élança.


●◊●


Phis se coule dans la foule, et pourtant le regard des gens continue de le suivre dans son avancement.
Sans doute à cause de son accoutrement, il n’en doute pas. Se promener en ville, à l’extérieur, alors qu’il fait moins de cinq degrés en caleçon seulement, c’est totalement stupide, n’est-ce pas ?
Les gens semblent de cet avis, en tout cas.

Essayant de ne pas se laisser piéger par les regards, le marchombre entre finalement dans une boutique un peu précipitamment. Un mouvement dans le fond de cette dernière attire son attention, jusqu’à ce que la bouille trognone d’une petite fille apparaisse dans l’angle d’un mur, lui tirant un sourire.

- Coucou Tyn ! Ton papa est là ?

Tyn lui répondit d’un grand sourire, avant de se précipiter sur lui pour se jeter dans ses bras. Riant, Phis l’attrapa sous les aisselles pour la soulever.

- Il est derrière ! Papaaaa !

La reposant sur le sol, Phis attendit quelques secondes Kanan en détaillant la boutique. Elle s’embellissait années après années, c’était indubitable. Les tissus, de couleurs chatoyantes comme l’orange, le rouge et le doré, étaient exposés un peu partout, et cela donnait une ambiance largement chaleureuse à la pièce.

- Phis !

Le concerné se tourna vers son ami, et lui adressa un large sourire, tout en ouvrant les bras.

- Et bien, Kanan !

- Ca fait un moment ! Comment tu vas ? Qu’est-ce qui t’amène ?

- Oh, je vais bien tu vois… Juste un peu froid, et c’est justement ce qui m’a fait pousser ta porte !


Kanan le détailla d’un regard scrutateur, avant d’éclater de rire.

- Tu m’étonnes d’avoir froid, dans cet accoutrement ! Il se passa la main dans les cheveux, avant de rire encore un peu, et de se déplacer dans sa boutique. Je dois avoir de quoi te couvrir pour cet hiver. En fait, j’ai vendu tes affaires de l’année dernière, un homme semblait très intéressé, et puis quand ça fait quelques pièces…

- Oui oui, ne t’inquiète pas. Tant que tu as toujours quelque chose à me proposer…


En effet, il avait quelque chose, et Phis ressortit une bonne heure plus tard de la boutique, après avoir pris un verre avec son vieil ami et papoté pendant un long moment.
Retrouvant la ruelle étroite dans laquelle la boutique prenait pied, Phis s’élança vers les rues principales : cette fois-ci, il voulait manger, et comme il n’avait que quelques pièces en poche, il devait se limiter, tout simplement. Mais dormir à la belle étoile avec ce froid n’était pas une bonne idée, aussi se mit il à la recherche d’une auberge abordable.

Celle qu’il trouva avait comme petit nom « Chouchous & Ragoûts », qui était plutôt inspirant quand on avait faim. Pénétrant dans la petite taverne, il laissa son regard voguer sur les clients et les tables, avant d’en choisir une près du comptoir. S’asseyant, la serveuse vint rapidement s’enquérir de son choix.

- Je vous sers quoi monsieur ?

- Qu’est-ce que vous me proposez ?

- Alors, on a du ragoût de siffleur, du civet de sanglier, des galettes de niam, de la soupe de carottes ou bien du bouillon de siffleur.

- Hum, je vous prendrait un ragoût de siffleur avec des galettes de niam, s’il vous plait.

- Et comme boisson ?

- Oh, juste de l’eau. Merci.


La serveuse hocha légèrement la tête, et alla amener la commande en cuisine.
S’adossant contre sa chaise, Phis laissa son regard gris parcourir la salle. Il ne semblait pas y avoir trop de buveurs dans cet endroit, même s’il était sans doute un peu tôt pour ce genre de mœurs.

La porte s’ouvrit, attirant l’attention de Phis, tandis que son repas arrivait au même moment. Entre les deux, le choix était vite fait, aussi posa-t-il son regard sur la nourriture qui arrivait juste devant lui, et saisit ses couverts pour se remplir le ventre.
Il avait faim !

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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Lun 05 Nov 2012, 04:24

Al-Vor était un lieu unique. Ce n'était pas une ville spécialement développée, mais elle avait son charme. Douceur était partie du Domaine quelques jours plus tôt. Rester enfermé dans cet endroit, tout mystérieux qu'il fut, ne lui plaisait guère et elle ne pouvait envisager de ne pas sortir d'Ombreuse de temps en temps. Les avertissements de Timi concernant les gens qui peuplait l'endroit ne l'incitaient pas à aller parler aux autres habitants de l'endroit. Vu l'armement de plusieurs, elle en avait encore moins envie.

Elle avait donc décidé d'affronter Ombreuse. Elle était partie peu après l'aube, ne voulant pas s'attarder dans la sombre forêt. Sellant Shertho, son étalon, Douceur se mit en route. Les arbres recelaient bien des surprises et la jeune femme était nerveuse. Elle n'avait jamais apprécié la forêt, ce n'était pas un environnement qu'elle avait connu sur l'île Blanche et l'endroit était sombre, même en plein jour. Heureusement que le domaine se situait dans une clairière.

Elle traversa la forêt en une journée. Ce déplacer dans la forêt avec un cheval n'était pas de tout repos, mais elle allait avoir besoin de l'étalon pour le reste de son voyage. Douceur avait regardé sur une carte. Les collines de Taj n'étaient pas traversées par beaucoup d'eau, ce serait un voyage plutôt aride. Elle avait donc amené quelques litres d'eau avec elle. Cela l'obligerait à abreuver Shertho plus souvent, mais elle n'avait pas le choix.

Heureusement pour Douceur, l'étalon était rapide, même au trot. De plus, la température fraîche économisait son énergie. Pour la jeune femme, la température était idéale. Fini, la chaleur infernale de l'été. Elle retrouvait un semblant de froid qu'elle appréciait. Naturellement, elle s'y était un peu habituée, après neuf ans en Gwendalavir. Elle ne supporterait probablement plus les grands froids de l'île aussi bien et l'été du nord serait un hiver particulièrement froid pour elle. Cependant, les étés chauds de Gwendalavir la faisaient encore souffrir et l'automne était pour elle une libération.

Après une nuit dans les collines, Douceur aperçut enfin Ondiane derrière la rivière qu'elle s'apprêtait à traverser. Pour y être déjà passée, elle savait qu'une petite auberge se trouvait près d'Ondiane, elle pourrait donc s'y arrêter pour la nuit et faire profiter de l'écurie de l'endroit à Shertho. Une heure plus tard, elle salua la tenancière et loua une chambre à petit prix pour la nuit en échange d'aide à la cuisine et d'une faible somme d'argent.

Douceur avait de l'argent, de l'argent qui lui permettait d'avoir une maison à Al-Poll, de l'argent qu'elle gardait toutefois précieusement. Elle préférait toujours économiser plutôt que de dépenser l'héritage que l'oncle de son meilleur ami lui avait légué. Surtout qu'elle ignorait pourquoi il lui avait donné tout cet argent. Elle avait travaillé pour lui, certes, et il semblait l'apprécier, mais elle ne comprenait pas. Friand, lui, croyait que son oncle espérait les voir mariés.

Douceur et Friand étaient comme frère et sœur. Jamais ils n'envisagèrent d'être un couple. De toute façon, depuis Kaj, Douceur ne voyait plus l'amour comme un sentiment réel. Le désespoir l'avait fait tomber amoureuse, rien d'autre. C'est la nécessité qui crée l'amour. Et être amoureuse était tout sauf nécessaire pour l'apprentie. De toute façon, Friand était marié avec une jeune rousse tout à fait charmante depuis deux ans. Elle ignorait s'ils envisageaient d'avoir des enfants. En fait, le couple lui manquait plus qu'elle n'osait le dire. Un jour, elle retournerait à Al-Poll. Pour l'instant, Al-Vor l'attendait.

***
Bonjour, puis-je vous aider?

Le palefrenier la fixait dans les yeux, ce qui était plutôt rare quand on ne la connaissait pas. En effet, son Bannhada en impressionnait plus d'un, il les effrayait, même. Mais pas lui.

Oui, j'aimerais laisser mon étalon ici pendant que je serais à Al-Vor, C'est possible?

Oui, pas de problème. Savez-vous pendant combien de temps vous serez ici?

Non.

D'accord, alors je vais vous demander un dépôt d'une journée. Si vous revenez avant la fin de la journée, je vous rembourserais ce que vous aurez donné de trop.

Parfait! Il se nomme Shertho et moi, c'est Nery. C'est un étalon, un pur-sang anglais de huit ans. Si vous avez de la difficulté avec lui, donnez-lui une carotte, ça devrait faire l'affaire.


Le palefrenier l'amena dans un box, le caressant. L'apprentie partie donc, la tête tranquille.

***
Chouchous & ragouts semblait une auberge respectable, ainsi Douceur poussa la porte sans crainte. Dès qu'elle poussa la porte, une excellente odeur lui monta au nez, lui donnant immédiatement faim. La jeune femme prit un banc au comptoir et une serveuse, qui venait de déposer une assiette devant un jeune homme de son âge, vint immédiatement vers elle.

Bonjour! Je vous sers quoi?

Bonjour! Avez-vous de la viande de coureur?

Malheureusement non. Cependant, je peux vous proposer notre civet de sanglier, qui est l'une de nos spécialités.

Parfait, apportez-moi ça avec un verre d'eau, s'il vous plait.


Dès que la serveuse partie, Douceur se retourna vers la salle, à qui elle faisait dos. Le jeune homme situé à une table à sa droite attira son attention. Il ressemblait à Timi. Pas physiquement, oh non, mais l'homme dégageait un mélange de puissance et de liberté. Pourtant, la jeune femme savait qu'il n'était pas un envoleur. C’était une évidence même, mais Douceur ne comprenait pas. Cette impression de proximité faisait contrecoup à l'impression de contraire. Qui était cet homme? Était-ce parce qu'elle connaissait désormais les envoleurs qu'elle percevait cela? Rêvait-elle?

Perdue dans ses pensés, Douceur ne se rendit pas contre qu'elle fixait l'homme aux cheveux châtains.
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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Lun 05 Nov 2012, 10:45

Gracieuse était un peu énervée.
Juste un peu.
Juste parce que Sil’Mounard ne lui avait donné que la moitié de ce qu’il lui avait promis, parce que le « sans bavure » n’avait pas été très respecté ! Mais elle l’avait tué, son poltron ! Sa bourse était donc désespérément vide, et cela l’agaçait au plus haut point. Elle l’aurait bien égorgé lui aussi, ce Sil’Mounard, mais avec la cinquantaine de gardes qui se trouvaient autour d’elle à ce moment-là, cela aurait été un aller simple pour les geôles, voire la mort, donc elle s’était retenue de lui enfoncer son poignard dans la gorge.
Mais qu’est-ce qu’elle aurait aimé ça !

Un long soupir franchit ses lèvres, tandis qu’elle descendait nonchalamment d’Azon. Prenant sa monture par la bride, elle la laissa dans les écuries de la ville d’Al-Vor. Elle n’était pas spécialement pressée, mais agacée, aussi prit-elle le temps de le déharnacher dans le box qui lui avait été attitré et de lui passer un coup de brosse rapide, que l’étalon sembla apprécier.

Le quittant d’une caresse sur le nez, Gracieuse s’élança dans les rues de la ville, espérant trouver une autre mission qui renflouerait sa bourse. N’importe quoi, du moment que c’était bien payé.


ф ф ф


Atterrissant souplement dans une cour dégagée, Gracieuse se redressa lentement, les sens aux aguets. Autour d’elle, seul un espace de pierre lui répondait, et pas un bruit de lame tirée, pas un tintement, ne se fit entendre. Ni même un aboiement de chiens. S’autorisant un petit soupir, l’envoleuse s’avança d’un pas aérien vers la porte de bois qu’elle avait repérée quelques secondes plus tôt.

Récupérer un gosse.
Quelle tâche ingrate !
Mais étant donné les cent pièces d’or qu’on lui avait promises pour cela, elle n’allait pas se plaindre.

Le gosse avait disparu quelques jours plus tôt, et son employeur semblait savoir où il était, sans pouvoir le récupérer. Apparemment, la rançon que le kidnappeur demandait était trop élevée pour lui, et il tenait à son gosse… Enfin, ce n’était pas ses affaires : elle devait juste récupérer l’enfant et le sortir de là, pour l’emmener directement chez ses parents – ou pseudo-parents, peu importait.

Plaquant son oreille contre le bois, elle n’entendit que quelques respirations endormies de l’autre côté, et haussa les épaules. Cherchant du regard une fenêtre un peu plus discrète pour rentrer que la porte, elle trouva rapidement ce qu’elle voulait au premier étage, et commença l’escalade pour la rejoindre. Lorsque ses pieds atteignirent le plancher de la chambre, elle retint son souffle : un homme dormait dans l’immense lit, et elle ne devait pas le réveiller. Plissant les yeux, elle fila comme une flèche de l’autre côté de la pièce et poussa le battant tellement rapidement qu’elle ne compta que d’une inspiration de la part de l’homme endormi.
Se détendant en faisant jouer ses épaules, Gracieuse s’arrêta sur le pas de la porte pour écouter intensément. C’était son seul repère pour retrouver le gosse dans la bâtisse, et elle était bien déterminée à avoir cet argent !


ф ф ф


Faisant tressauter sa bourse bien pleine dans sa paume droite, Gracieuse respirait un peu mieux, et tout son agacement s’était envolé. Elle allait pouvoir trouver une petite auberge tranquille, y passer la nuit et… elle aviserait bien le lendemain matin. Le Domaine ne l’attirait pas plus que cela, et elle n’avait rien reçu qui aurait pu lui faire croire qu’elle avait des apprentis qui l’attendaient, donc elle se sentait encore libre de toute contrainte.

Elle poussa finalement la porte de
Chouchous & Ragoûts, une taverne-auberge toute simplette, mais dont l’odeur flottait délicieusement jusque dans la ruelle. L’intérieur était aussi simple que l’extérieur, et la plupart des tables étaient en train de se remplir tranquillement. Il n’y avait pas encore ces énormes et gras éclats de rire qui illustraient les ivrognes, et cela lui allait très bien.
Son regard se porta donc sur la salle, et elle tomba sur une jeune fille étonnante, dont la peau était des entrelacs de blanc et de noir. Impressionnant, mais surtout curieux ! Pas timide pour deux sous, Gracieuse décida d’aller voir cette jeune femme de plus près. En fait, ainsi, elle était bien plus grande qu’elle, cela se voyait même lorsqu’elle était assise – après tout, Gracieuse était petite elle aussi – et elle devait être plus âgée que l’envoleuse.

Gracieuse nota que la femme fixait intensément un jeune homme un peu plus loin, pas vilain lui non plus. Elle avait très envie de s’amuser, aussi elle réfléchit quelques secondes sur la manière dont tout cela serait le plus marrant. Finalement, elle se dirigea vers la table du jeune homme, qui mangeait seul – que c’était triste, elle allait lui tenir compagnie ! Une beauté pareille, ça ne se refuse pas ! – et s’assit en face de lui avec un sourire charmeur.


- Salut bel inconnu…

Se mordant la langue, la jeune femme planta son regard dans celui de l’homme pour attire son attention, et se pencha légèrement sur la table.


- Je crois que vous avez une touche. Vous voyez la femme là-bas ? Elle vous fixe depuis un petit moment maintenant…

Se redressant sur sa chaise, elle prit appui sur son dossier et s’amusa à se balancer sur un pied, un sourire sur les lèvres, toujours.

- Elle est plutôt jolie, d’ailleurs, si on oublie ces arabesques sur sa peau.

Cela faisait un peu monstre, c’était vrai, mais cela donnait un charme certain – un charme dangereux – à la jeune femme, et Gracieuse appréciait ce goût-là. Elle-même portait rarement des vêtements découverts dans le dos ou sur son décolletté, préférant garder ses morceaux de peau pour susciter l’envie chez des hommes qui ne se cantonnaient pas seulement à la vue – même si c’était sans aucun doute le sens du désir. Les habits fermés avaient le charme de susciter encore plus l’imagination…

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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Lun 05 Nov 2012, 19:03

Phis portait sa première fourchette à la bouche lorsque la porte de l’auberge s’ouvrit encore une fois, et dans un réflexe il regarda de ce côté-là, évidemment. Il ne parvenait jamais à rester très concentré sur une seule chose en particulier, et depuis qu’il avait fini son propre apprentissage, les leçons étaient parfaitement ancrées en lui : saisir tout, surtout les détails, pour pouvoir répliquer au plus vite. Même si à première vue, aucune menace n’émanait de rien. Cela faisait aussi partie de l’ouverture, après tout.

Aussi, ne put-il pas rater la femme qui entra en cet instant précis. D’une beauté aussi incomparable que rare, elle se tenait parfaitement droite, et sa longue chevelure cascadait dans son dos comme un torrent d’eau brillante. Il ne croisa pas immédiatement son regard, mais rien que la tenue de son corps avait quelque chose d’attirant, alors qu’elle n’avait que les bras nus : un col rond et près du cou gardait bien des secrets, même aussi moulant.
Le jeune marchombre nota qu’elle l’observait, aussi se concentra-t-il – enfin, du moins il essaya – sur son repas. Découpant avec application un morceau de siffleur avec son couteau, il ne leva la tête que lorsqu’un mouvement suspect tout près de sa table attira son attention.

- Salut bel inconnu…

Euh, comment dire… Hein ?
La mine surprise de Phis dû se voir, évidemment. Il n’était pas dupe, et n’avait pas du tout ce réflexe qu’ont certains de cacher leurs émotions ; il était sans doute lisible, à cet instant, comme un livre ouvert.
La beauté se pencha légèrement par-dessus la table pour s’adresser à lui, et il dut avaler son morceau de viande en forçant un peu car il en avait oublié de mâcher. Mais cela ne sembla pas déranger la jeune femme, qui continua sur sa lancée avant même qu’il n’eût pu répondre d’une salutation.

- Je crois que vous avez une touche. Vous voyez la femme là-bas ? Elle vous fixe depuis un petit moment maintenant… Elle est plutôt jolie, d’ailleurs, si on oublie ces arabesques sur sa peau.

Peinant à reprendre ses esprits, il fallut plusieurs secondes à Phis pour qu’il tournât enfin le regard vers la femme que la beauté désignait. En effet, elle était plutôt jolie. Juste jolie, comparée à la femme qui se trouvait devant lui, et ce n’était pas pour dénigrer le charme de la femme tatouée. Il y avait de la distinction et de l’élégance chez la beauté, et il ne savait pas réellement comment réagir, à dire vrai.
Là, immédiatement, il aurait aimé être partout sauf à cet endroit.
Que répondre à cette tirade, après tout ?

« Oui, elle est jolie. »
Trop simple. Et loin de ce qu’il pouvait réellement penser.

« J’aime l’idée des arabesques, c’est original, mais pas autant que votre beauté… »
Trop enluminé. Trop encombré, et il n’avait pas spécialement envie de dire quelque chose comme cela, dont la fin de la phrase n’avait pas de cheminement logique avec le début.

Un léger soupir franchit ses lèvres, tandis qu’il détachait son regard de la beauté aux lèvres rouges qui se tenait à sa table, et essaya de fixer un peu plus longtemps la femme aux tatouages. Elle semblait plutôt grande, même assise, et sa longue chevelure brune – et non noire comme celle de la beauté - flottait autour de sa tête et sur ses épaules. Les ornements qui paradaient sur sa peau lui donnaient un air à la fois dangereux, étonnant et attirant. Les marques venaient même s’enrouler sur son visage, ombres et lumières entremêlées, lui conférant un air un peu sauvage et animal.

Se raclant la gorge, Phis prit une inspiration et posa son couteau sur le bord de son assiette, laissant enfin son regard revenir vers la lumière – la femme à sa table, parce qu’il était attiré comme un papillon.

- Arabesques ou pas, elle reste jolie cette demoiselle. Mais je dois bien avouer qu’elle n’a pas votre beauté scintillante…

Et voilà, il était tombé dans le panneau.
Mais après tout, comment résister à une pareille beauté, avec autant de charisme et de prestance ? Justement, il vous le demande…

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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Mer 14 Nov 2012, 00:41

Lorsque l'assiette de Douceur se posa délicatement devant elle, elle sursauta, remerciant au passage la serveuse qui déjà, partait vers une autre table. Mangeant légèrement, la jeune femme ne pouvait s'empêcher d'épier l'homme qui lui semblait si spécial.

Cette fixation était telle qu'elle ne remarqua pas la porte de l'auberge qui s'ouvrit, ni la sublime femme qui venait d'entrer. Celle-ci, pourtant, la regardait, semblant même vouloir s'approcher. Cependant, c'est plutôt au moment que la beauté s'assit à la table du mystérieux inconnu que Douceur la remarqua finalement. Elle se rendit compte que la jeune femme parlait d'elle et se mit à écouter la conversation des deux inconnus, qui visiblement ne se connaissaient pas plus qu'elle connaissait l'homme qui l'intriguait.

Je crois que vous avez une touche. Vous voyez la femme là-bas ? Elle vous fixe depuis un petit moment maintenant… Elle est plutôt jolie, d’ailleurs, si on oublie ces arabesques sur sa peau.

Arabesques ou pas, elle reste jolie cette demoiselle. Mais je dois bien avouer qu’elle n’a pas votre beauté scintillante…


Décidant de s'approcher, Douceur saisie son assiette et se leva, se dirigeant vers la table ou l'on parlait d'elle. Sans gêne, comme l'avait fait l'autre femme avait elle, elle tira une chaise et s'assis dessus, souriant a l'étrange couple que formait les deux inconnus. Posant son assiette devant elle, elle prit une bouchée et l'avala avant de prendre la parole, souriant.

J'avais une impression qu'on parlait de moi et j'ai eu envie de me joindre à la conversation, je ne vous dérange pas, j'espère?

Prenant une nouvelle bouchée, je me rendis compte que je ne m'étais pas présenté.

Je me nomme Néry.




[Désolé, c'est nul, et en plus c'est très, très court ><]
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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Mer 14 Nov 2012, 15:52

Le compliment de l'homme tira un petit sourire coquin à Gracieuse, qui replaça une mèche de cheveux dans son dos, soudain coquette. Lui non plus n'était pas mal, et elle l'avait abordé avec cette idée précise, d'ailleurs, comme sa première phrase de la conversation le démontrait.

A cet instant précis cependant, la femme aux tatouages étranges se leva de sa table avec son assiette à la main et vint s'installer sur celle qu'ils occupaient. Bon, d'accord, que l'homme était censé occuper seul, à la base, car Gracieuse avait cette étonnante habitude de se mêler de ce qui ne la regardait pas. Mais aborder des inconnus ne lui avait jamais posé de problème, et quand ils étaient à son goût encore moins. Elle aurait d'ailleurs bien emmené ce jeune homme dans son lit, là tout de suite...

Bon, donc elle venait.
Etait-ce parce qu'elle avait entendu parler d'elle ? Gracieuse en était presque sûre. Peu de gens étaient si peu susceptibles - enfin, l'homme avait quand même dit qu'elle était jolie, et cela pouvait être rare aussi pour elle de recevoir des compliments, même de loin ? L'envoleuse ne put s'empêcher de la plaindre ; elle adorait les compliments, surtout quand ils faisaient briller les yeux des hommes qui les lui adressaient.


J'avais une impression qu'on parlait de moi et j'ai eu envie de me joindre à la conversation, je ne vous dérange pas, j'espère?

Et si elle les dérangeait, maintenant, ça revenait au même non ?
Un léger sourire étira les lèvres de Gracieuse, et alors qu'elle allait répliquer, la jeune femme se présenta finalement. Néry. Bon, d'accord, même si cela n'intéressait pas spécialement Gracieuse, au moins elle savait.


- De toute façon, même si tu nous dérangeais, ça serait déjà trop tard, non?

Adressant un clin d'oeil à la jeune fille, Gracieuse se redressa, faisant repasser sa chaise sur ses quatre pieds. Se penchant légèrement sur la table, elle lorgna quelques secondes sur les assiettes des deux autres, et prit une petite inspiration.

- Néry, justement, ce beau jeune homme disait que tu étais jolie, car je lui ai dit que tu le fixais depuis plusieurs minutes. J'essayais de faire cela discrètement, mais c'est raté apparemment !

En effet, même si l'envoleuse se doutait que la fille avait entendu le reste de leur conversation – à savoir que l'homme la trouvait belle alors que l'autre n'était que jolie – cela n'avait pas d'importance...

- S'il vous plait ! Est-ce que je peux avoir un bouillon de siffleur ?

- On vous amène ça!


Reportant son attention sur les deux personnes assises à la table, Gracieuse se laissa à nouveau aller contre le dossier de sa chaise, avec un petit sourire alambiqué sur le visage.
Puis, son regard parme se planta dans le gris de celui de l'homme, et elle eut une petite moue adorable – et aguicheuse.


- Je m'appelle Gracieuse, au fait, bel inconnu.

Agrémentant sa présentation d'un clin d'oeil racoleur, l'envoleuse prit une légère inspiration tandis que son plat arrivait. Saisissant sa cuillère, elle huma le fumet de sa soupe avant de commencer à la boire à petites gorgées.
Elle attendait évidemment que le bel inconnu en question se présente à son tour... c'était dans l'ordre des choses, non ?

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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Lun 19 Nov 2012, 18:38

Du coin de l’œil, et malgré la fascination qu’il avait pour la femme en face de lui, Phis vit que la personne de laquelle la belle avait parlé se levait de sa table, pour se diriger vers eux avec son assiette. Une assiette qu’elle avait d’ailleurs à peine entamée, et dont la fourchette reposait presque indolemment sur le côté.

Elle s’assit tranquillement et sans gêne à leur table – enfin, sans gêne physiquement apparente au premier abord. Elle ne semblait pas forcément complètement à son aise, sans doute parce qu’elle avait entendu que l’on parlait d’elle, tout simplement. Après tout, elle avait de quoi être intriguée, et Phis espéra ne pas avoir faire de bourde pour cela. Il n’aimait pas spécialement mettre les gens dans l’embarra, préférant plutôt les aider à s’en sortir. Ainsi, quand la jeune femme aux tatouages s’adressa à eux tranquillement, sur un ton curieux et peut-être un peu accusateur, Phis lui sourit chaleureusement, réussissant à détourner son regard de la femme en face de lui.

Mais avant qu’il n’eût pu répondre à sa question – à savoir si elle dérangeait – par la négative, la beauté renchérit d’elle-même. Son attitude confiance aspirait l’attention de Phis comme un papillon, même s’il n’était pas très d’accord avec elle ; mais elle se rattrapa rapidement et la vivacité de son esprit captiva un instant le marchombre, qui souriait légèrement, ne sachant pas encore comment réagir.

- Néry, justement, ce beau jeune homme disait que tu étais jolie, car je lui ai dit que tu le fixais depuis plusieurs minutes. J'essayais de faire cela discrètement, mais c'est raté apparemment !

Le beau jeune homme en question voulut plonger le nez dans son assiette, et mâcha lentement son repas alors que son regard voguait de l’une à l’autre. La beauté semblait loin d’être timide, au contraire, elle était parfaitement à son aise, tandis que la seconde semblait plus réservée de nature mais prête à aller vers les autres et à se défaire d’un carcan de timidité.

Gracieuse et Néry.
La beauté avait un nom à tomber par terre, littéralement : il lui allait comme un gant. Quant à la seconde, Néry, elle semblait à l’aise avec elle-même, et avait pris quelques dispositions pour manger à son tour son repas.
Hochant légèrement la tête, le marchombre adressa un sourire tranquille aux deux femmes, en clignant des paupières malgré lui ; signe qu’il ne leur voulait aucun mal, et qu’elles pouvaient lui faire confiance dans le langage prédateurs-proies. Quand on fixait sans baisser les yeux, c’était de la pure provocation.

- Enchanté mesdemoiselles. Je m’appelle Phis.

Il était légèrement tendu, comme à chaque fois qu’il donnait son prénom ; certains ne le prenaient pas au sérieux, et il détestait cela ! Et même s’il était bien au-dessus de quelconques déblatérations sur sa dénomination, cela le touchait forcément, et il le reconnaissait. Ne pas réagir était toujours la meilleure façon d’étouffer la chose dans l’œuf, mais parfois cela pouvait devenir compliqué, émotionnellement parlant.

La serveuse revint rapidement avec le plat qu’avait commandé Gracieuse, déposant son assiette creuse devant elle en souriant à Phis, qui ne put que répondre d’un autre sourire tranquille. Il ne savait pas trop comment continuer la conversation, car ce qu’avait dit Gracieuse l’avait un peu mis mal à l’aise : il n’aimait pas se mêler des affaires qui ne le regardaient pas, surtout quand elles venaient de demoiselles. Néry le fixait, certes, et alors ? Si elle avait eu envie de l’aborder avant, elle l’aurait fait, n’est-ce pas ? Il ne s’était pas imposé. Mais dans tous les cas, elle s’était avancée vers eux pour s’installer en leur compagnie, donc elle serait peut-être venue d’elle-même sans la beauté.

Se mordant légèrement la langue, Phis prit une nouvelle bouchée de son plat, en souriant.
Lorsqu’il eut terminé de la mâcher et qu’il l’eût avalée, il cligna encore une fois des paupières.

- Ce n’était pas très discret, en effet. Mais dites-moi, puisque l’on est désormais rassemblés devant un bon plat, qu’est-ce qui vous amène ici, à Al-Vor ?

Banal, comme sujet de conversation, mais dans l’ordre des choses, il ne savait pas trop quel sujet aborder. Alors, et bien, c’était mieux que rien, et dans le pire des cas, les deux demoiselles arriveraient à orienter tout cela à leur convenance.

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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Ven 23 Nov 2012, 04:27

    — Rien de spécial, je voyage habituellement beaucoup et cela faisait un moment que je n'étais pas sorti de chez moi, alors j'ai décidé de venir faire un tour à Al-Vor pour oublier mon ennui. Et de votre côté?
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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Lun 26 Nov 2012, 17:43

( haussement d'épaules )

- Pour des affaires personnelles à régler. Maintenant qu'elles le sont, j'ai tout mon temps !

( sourire charmeur )

- Et toi, Phis, que fais-tu ici ?

( moue intéressée )

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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Mer 05 Déc 2012, 16:52

- Des affaires personnelles aussi.

( clin d'oeil )

- J'étais surtout venu chercher des vêtements chauds, car les miens commençaient à être vraiment trop estivaux...
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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Lun 10 Déc 2012, 00:56

Douceur termina son assiette dans le silence. Les trois inconnus ne se connaissaient pas, ils n'avaient pas beaucoup à se dire, mais par-dessus tout, personne ne semblait vraiment pouvoir parler de lui-même. Repoussant son assiette, la jeune femme but une gorgée de l'eau qu'elle s'était fait apporter durant la conversation. Elle allait saluer bêtement ses interlocuteurs, prétextant un rendez-vous quelconque quand la porte s'ouvrit.

A priori, elle semblait tout à fait normale. Elle portait une longue cape avec un capuchon. En entrant dans l'auberge, elle descendit son capuchon et passa ses mains sur son visage, comme pour vérifier qu'un masque tenait en place. Elle portait une écharpe légère qu'elle ne retira pas. Elle était couverte de la tête au pied. Elle avait des cheveux légèrement gris, assez longs, ayant fin trentaine. Non. Ayant quarante ans. Cependant, Douceur ne put dire pourquoi elle avait cette certitude ancrée en elle. La femme n'en avait pourtant pas l'air, elle semblait en forme, elle était mince et finement musclée. Comment la tatouée pouvait-elle en être certaine? Et pourtant, elle ne pouvait se mentir. Elle savait, pour une raison inconnue, que cette femme avait exactement quarante ans.

Se concentrant à nouveau sur l'homme et la femme à sa table, Douceur sourit. Elle ignorait ce qu'elle pouvait dire pour engager la conversation, mais l'envie de quitter l'endroit s'était éclipsée. Regardant la femme du coin de l'œil, la future envoleuse vit qu'elle parlait à la serveuse. Soupirant, elle balaya la salle des yeux avant de revenir à ses interlocuteurs.

Sinon, d'où venez-vous, si ce n'est pas trop indiscret?

Jamais Douceur ne se douta de ce qui se tramait dans son dos depuis quelques minutes. Son coup d'œil n'avait pas suffit a ce que la jeune femme voit la serveuse la pointer discrètement du doigt, ni à voir la femme s'avancer vers elle, une dague semblable a un serpent dont la queue et la tête étaient d'étranges pointes dans la main. Douceur avait quelques qualités et la rapidité en faisait partie. Surtout lors de l'interprétation. En une fraction de seconde, elle put sortir sa lame et bloquer, sans s'en rendre compte, la lame étrange qui voulait visiblement lui trancher la gorge.

Elle avait soudainement compris pourquoi elle connaissait l'âge exact de la femme. Ce qui clochait, avec elle. Heureusement, d'ailleurs, car cela venait de lui sauver la vie. En voyant les mains de la femme et la peau de son visage, couverte de poussière, elle soupira. La femme était une opaline et la couleur de ses mains zébrées mêlant de façon égale le noir et le blanc, lui paraissait maintenant tellement évidente qu'elle avait le goût de rire. Bien sûr qu'elle connaissait l'âge de la femme, puisque le jour du quarantième anniversaire d'un habitant de l'île blanche, les courbes du Bannhada se dénouaient, formant ainsi l'équilibre entre le blanc et le noir sur la peau de la personne en ligne semblable a ceux d'un zèbre. Une autre chose frappa Douceur.

Qu'est-ce qu'une blanche faisait ici? Ce n'était pas possible! Elle connaissait les cheraghs, elle en avait fait partie. Avant de retourner de nouveau en Gwendalavir, ils auraient dû attendre de dix à quinze ans, mais pas sept ans! Du coup, pourquoi la femme cherchait à la tuer? Douceur se rendit rapidement compte que la femme la maîtrisait sans problème. Dès le début de l'affrontement, l'auberge s'était vidée, les gens ayant pris peur. Réussissant à la repousser un bon coup, Douceur lui jeta un regard noir.

Mais qui es-tu? Haetr sert'yheu?

Tu nous as trahis! Tu devais revenir sur l'île. Parle, dis-moi où sont les autres et je te laisserais en vie.

Tu es folle. Tu n'as pas à me dire ce que je dois être. Je préfère mourir que de te sacrifier ma liberté.


L'opaline l'attaqua donc. La future envoleuse ne comprenait pas. Elle allait donc mourir comme ça, bêtement, parce qu'une femme estimait qu'elle avait trahi son peuple. Elle se défendit tant et bien que mal contre la femme qui avait manifestement plus d'expérience d'elle. Ça allait mal finir, elle le sentait!




[Si ça ne vous plait pas, n'hésitez pas à me le dire. Sinon, n'hésitez pas à contrôler la femme.]
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MessageSujet: Re: Promenons-nous pendant que le loup n'y est pas... [PV Douceur & Gracieuse]   Mer 12 Déc 2012, 13:19

Des vêtements chauds.
C’était vrai qu’il était habillé assez chaudement, ce bel inconnu, mais après tout, cela ne la choquait pas. Elle-même portait un manteau de fourrure, et donc était bien en peine de rétorquer quoi que ce soit - même si elle savait que s’il avait été moins habillé, l’homme aurait dévoilé son corps un peu mieux que cela, et elle l’aurait apprécié.

Continuant de siroter sa soupe lentement, Gracieuse laissait son regard passer sur la salle, mais elle revenait irrémédiablement vers Phis. Et pas du tout malgré elle. Elle avait très envie de s’amuser avec ce jeune homme, aux yeux d’un gris envoûtant. Mais maintenant que la fille tatouée était à leur table, ce n’était plus très abordable de manière subtile, et elle n’avait pas non plus envie de la chasser. Enfin, pas tout de suite.
La porte de l’auberge l’ouvrit, et dans un réflexe, Gracieuse posa son regard sur la silhouette qui entra, une femme d’une quarantaine d’années. Fronçant les sourcils, elle se rendit rapidement compte que le visage de la nouvelle arrivée n’était pas de couleur unie, et son regard se posa sur Douceur, qui avait ces arabesques… Cela semblait être le même procédé, peut-être que ces deux femmes se connaissaient ?


- Sinon, d'où venez-vous, si ce n'est pas trop indiscret?

Gracieuse posa son regard sur Douceur, et lui sourit légèrement.
D’où elle venait ? Elle n’en parlait jamais, ou presque. Quand elle le faisait, elle restait très vague, car ce n’était pas quelque chose qu’elle racontait à tout le monde. Et surtout, elle ne voulait pas y penser, y retourner. C’était simplement inenvisageable. Alors, elle n’oubliait pas toutes les leçons qu’elle avait apprises sur le continent, mais elle les gardait dans un recoin de son esprit, ne cherchant pas les souvenirs, mais les laissant agir quand elle en avait besoin.

Mais alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour donner une petite réponse tranquille, sans se mouiller, Gracieuse vit un éclat de lame briller juste derrière son interlocutrice. Un éclat de poignard ouvragé, pour être plus exact. S’éloignant d’un demi-pas lorsque la femme à la capuche se lança vers Douceur, Gracieuse jaugea les deux adversaires du regard.
Une évidence s’imposa à elle : Douceur n’avait aucune chance.
Et même quand elle s’était adressée à la femme, tentant d’avoir des explications, cela ne ralentit pas les attaques. Dans un léger soupir, l’Envoleuse se demanda un instant si elle devait intervenir ou non. Ce fut un coup d’œil en direction de Phis qui la décida, et elle se coula derrière l’agresseur de la jeune femme – qui était d’ailleurs sans doute plus âgée qu’elle – et lui attrapa la carotide au travers de la peau de son cou.

S’étranglant toute seule, alors que Gracieuse n’avait pas encore commencé à serrer, la femme se jeta sur le sol en espérant sans doute échapper à l’éteinte mortelle des doigts de l’Envoleuse.
Raté.
Plutôt que de se laisser entraîner vers le sol, elle la lâcha vivement, ce qui fit que la femme s’écrasa littéralement au sol, surprise de ne pas sentir de résistance. Plaçant son pied entre ses deux omoplates, bien calé par son talon qui venait faire pression sur la colonne vertébrale de la femme, Gracieuse poussa un léger soupir.


- On ne vous a jamais appris qu’on ne coupait pas les gens en plein repas ?

Un sourire mauvais passa sur son visage, alors qu’elle se baissait lentement vers la femme, et la désarma sans mal. Jouant avec le poignard ouvragé, Gracieuse se râcla la gorge, et son regard passa sur Douceur, pour se planter dans ses yeux.

- Vous avez l’air de vous connaître… Enfin, je ne sais pas qui a raison, et je m’en fiche. Mais évitez de retourner les tables, et aller jouer ailleurs…

En effet, Gracieuse n’avait pas eu de mal à contrôler l’attaquante, qui était alors uniquement concentrée sur Douceur. Douceur, qui n’était apparemment pas très efficace non plus. Cela pouvait devenir un jeu mortel, certes, mais c’était un jeu, pour l’Envoleuse…

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