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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Sam 10 Nov 2012, 16:51

Une « mission de rattrapage ».
Pathétique.
Froissant le papier dans ses mains, Gracieuse poussa un long soupir de frustration. Son premier apprenti serait donc un gamin qui venait de fuir son cours ? Elle n’aimait pas cela… Mais actuellement, elle n’avait aucun moyen de pouvoir s’adresser directement à ceux qui tiraient les ficelles, et donc elle ne pouvait se défiler à cette mission, en tout cas dans son esprit elle avait ce devoir de le faire.

Se levant du lit chaud qu’elle avait emprunté pour la nuit, l’envoleuse posa son regard sur l’homme qui y était allongé. Il respirait profondément, dormant encore, et la jeune femme déposa un léger baiser sur le haut de sa mâchoire.


- Je dois y aller.

Sa voix le tira du sommeil – ou peut-être avait-ce été son souffle – et il remua légèrement, avant de se tourner sur le dos pour poser ses yeux encore embués de sommeil sur elle. Un léger sourire étira les lèvres de l’homme, qui tenta de cligner des paupières tout en les plissant pour ne pas être ébloui par la clarté du jour.

- Tiens, tu préviens maintenant ?

Rendors-toi, ne te dérange pas pour moi.


Alors qu’elle allait se lever de la couchette, les doigts de l’homme se refermèrent sur son poignet, et elle posa son regard sur lui, intriguée par ce geste : il ne la retenait pas habituellement. Certes, elle ne le prévenait pas, mais il se réveillait toujours lorsqu’elle quittait le lit, et la regardait s’habiller pour partir.

- Mmh ?

- Tu es belle tu sais…

- Allez, Fil, à la prochaine.


Se penchant sur le corps de l’homme, elle effleura ses lèvres des siennes et s’extirpa complètement des draps, pour s’habiller sans sommation. Une fois sa tenue complète enfilée, elle jeta un coup d’œil vers Filean et vit qu’il la regardait toujours… Lui adressant un clin d’œil, elle se glissa dans l’entrebâillement de la porte pour quitter la maison dans un silence épais.

ф ф ф

Le galop d’Azon était souple sous Gracieuse, et elle se surprit à apprécier cet instant de quiétude.
Il n’allait pas durer longtemps, elle le sentait arriver gros comme une maison.
Déjà, rien que de récupérer cet apprenti, c’était couru d’avance. Elle ne savait pas du tout comment elle allait s’y prendre, mais certainement pas en se présentant comme son prochain maître, c’était juste hors de question.
En plus, c’était certainement la meilleure méthode pour qu’il la déteste, d’une, et ensuite qu’il s’enfuit encore plus loin.

Enfin, elle ne le connaissait pas, évidemment.
Dans la lettre, il n’y avait qu’une description sommaire, et son nom.
Ethan Sil’Lifen.
Un noble, quoi. Les Sil’ étaient en plus en général des très proches de l’empereur, au moins de la famille, cousins ou autre. Qu’était-il venu faire dans le Chaos ? Des envies de pouvoir, de détrôner l’empereur, de richesse ? Elle verrait cela bien assez vite, après tout ce genre d’aspirations étaient toujours très faciles à découvrir, à lire et à comprendre.

Plissant légèrement les paupières, la jeune femme chercha dans le paysage un indice de présence.
Azon ronflait, donc il y avait quelqu’un, mais elle ne parvenait pas à savoir où… Le reflet d’une lame attira son attention, et elle souffla : bon, elle devait avoir trouvé ! Espérant qu’elle aurait bien affaire à un apprenti fugitif plutôt qu’à une cohorte de brigands, elle mit pied à terre et attacha ses rênes sur la selle de sa monture, avant de s’avancer silencieusement vers le bosquet dans lequel elle avait vu le reflet.
Sans ménagement, une fois arrivée devant, elle écarta les branches et son regard tomba sur un jeune homme assis en tailleur, avec un saï dans la main, tenu de manière à…


- Stop !

Heureusement, son intervention surprit assez le garçon pour le faire suspendre son geste.
Bondissant en avant, avec une rapidité phénoménale, Gracieuse saisit l’arme et l’arracha littéralement des mains du jeune homme.


- N’importe quoi… Comme si on pouvait fuir son destin si facilement.

Son regard parme se posa sur le garçon qui ressemblait étrangement à la description succincte qu’elle avait reçue de son apprenti… Ainsi, cela serait lui ?
Bon, déjà, elle venait de l’empêcher de faire une bêtise. Peut-être qu’elle se faisait des idées sur ce qu’il s’était réellement passé – peut-être qu’il ne voulait pas mettre fin à ses jours, mais on est jamais trop prudent.


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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Sam 10 Nov 2012, 19:12

Nous levons la tête.
Le bosquet nous abrite des rayons brûlants du soleil, et l'odeur qui se dégage de l'humus gras de la forêt nous apaise. Nous nous laissons tomber dans la bruyère et les fougères, tapis si doux qu'il pourrait servir de matelas.

Et rangeons nos saïs.
Pas la peine de nous en faire pour l'instant : Hiné, si elle le faisait, n'enverrai pas d'assassins avant la fin du cour, ou, au moins, la fin de la journée. Nous tournons la tête sur le côté, puis baissons les yeux pour observer une colonne de fourmis avançant d'un pas militaire sur la tige d'une fougère. Puis nous écoutons les chants des oiseaux et la mélodie d'un ruisseau qui –étonnement pour un bois si minuscule– doit passer non loin d'ici. Et là, loin de tout, sous cet arbre ressemblant à un chêne, sans nous en rendre compte, nous nous endormons, épuisés d'avoir autant courut.

¤

Nous nous réveillâmes doucement.
Personne n'était encore venu nous égorger.
Nous regardâmes le ciel d'un air absent. Il faisait presque nuit.
Un gargouillis nous rappela à la réalité.

Seul.
Nous avions voulu être seul ?
Nous l'étions. Seul... comme au bon vieux temps.
Ce temps où nous étions bandit des routes et détroussions les voyageurs de leurs biens. Sans tuer, ou rarement. Oui, nous savons nous battre. Tout cela à cause de –ou grâce à ?– l'entraînement que nous avions reçu pour devenir le maître d'arme de notre frère aîné, celui qui deviendra empereur. Arutha... À cette pensée, et malgré l'apaisante quiétude du lieu, nous nous tendîmes, serrant nos poings et crispant nos dents.

Alors, même ici, je ne pouvais l'oublier ?
Très bien. Il ne nous restait après tout que quelques jours à vivre, tout au plus.

Sourire carnassier.
Si nous devions mourir, nous entraînerons quelqu'un dans notre tombe.
Le Responsable. De la mort de Jackan, notre petit frère, et également de notre exil. Mais, pour l'instant, il nous fallait un plan, et des forces, c'est à dire de la nourriture. Nous nous baladâmes un instant dans le bois, analysant ce qui nous entourait –comme il était bon de retrouver une vie faite de silence et de nature !– et, ne trouvant pour le moment ni gibier ni baies comestibles, nous sortîmes un de nos saïs de sa gaine et entreprîmes de déterrer des racines.

¤

Le lendemain, à l'aube.
____


Nous soupirons.
Puis nous levons. Il nous faut commencer par sortir d'ici.
Le cheval avec lequel nous sommes allés jusqu'à la ferme n'était pas à nous mais au Domaine, nous n'avons donc pas besoin d'aller le chercher. De toutes façons, si notre vie ne tient plus qu'à un fil, nous n'avons pas besoin de cheval si ce n'est que pour rallier Al-Jeit, et...

Un bruit.
Nous nous figeâmes, tous nos sens en alerte.
D'où venait-il ? De partout à la fois. Qu'était-il ?
Humain, à coup sûr.

Déjà ?...
Ils nous ont déjà rattrapés ?
Non, c'est impossible...
Pas si tôt...

Nous ne sommes même pas encore partis...
Non !! Nous voulons la tête de notre frère ! Cela ne peut pas finir ainsi !
Les larmes nous viennent mais nous les refoulons rageusement. Très bien. Nous défendrons chèrement notre vie. Notre entraînement de maître d'arme ne peut tout simplement pas nous faire défaut pour l'acte final.

Nous mourrons armes aux poings, et...
Puis nous nous stoppons. Non. Nous ne nous laisserons pas achever par cet assassin ou, pire, cet envoleur. Car il ne le ferait sans doutes que lentement. Alors nous lâchâmes tous nos saïs, sauf un, que nous prîmes à deux mains, et le retournâmes contre nous. Aucun sourire n'étirait nos lèvre mais un flamme dure embrasait nos yeux.

Nous aurions ricané si nous avions eut du temps à perdre en dramaturgie.
Enfin, théâtralité... enfin, mise en scène... Nous secouâmes la tête. Ne pas perdre de temps. Assis en tailleurs, nous armâmes notre bras.

- Stop !

Stop ?
Il ne fallut pas plus de temps à l'assassin pour nous arracher notre saï.
Nous levâmes un regard dur vers l'assassin... euh, vers la femme –tous les maîtres envoleurs sont donc du genre féminin ?–, vers... gasp, c'est sans aucun doute une envoleuse. Pourquoi m'a-t-elle empêché de mourir, hein ? Elle ne pouvait pas se passer de tortures pour une fois ?

- N’importe quoi… Comme si on pouvait fuir son destin si facilement.

Rictus mauvais.
Comme si notre destin, si tant est qu'il soit déjà tracé, était de nous faire torturer à mort ici même. Ayant marre de notre éducation qui ne servait décidément à rien, nous abandonnâmes la simple idée de respect ou de politesse.

– Et que sait un envoleur du "destin" ?

Nous ne pûmes nous empêcher de la regarder dans les yeux.
Elle était terriblement belle. Nous ne nous rappelions pas que nos anciens maîtres étaient si attirants. Peut être avions-nous alors peur de les regarder comme des femmes. Nous sourîmes en songeant qu'à présent, toute peur nous avait déserté. Ou plutôt, il n'en restait plus qu'une seule : celle de mourir sans emmener Arutha avec nous...

– Tuez-moi et repartez d'où vous venez, vous perdez votre temps. Ou alors laissez-moi partir et accomplir mon véritable destin. Celui-ci accomplit, je vous laisserai m'achever. Pas avant.

Ben oui, si elle était là ce n'était certainement pas pour bavarder tranquillement... après tout, pourquoi un envoleur prendrait-il soin d'un traître ?

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Sam 10 Nov 2012, 19:35

Non.
Non, elle ne se faisait pas des idées, et c’était bien dommage – elle aurait sans aucun doute préféré. Qu’il fallait être lâche pour s’abandonner ainsi aux armes de la mort ! Et stupide aussi, sans aucun doute ; comment croire que la vie ne valait pas d’être vécue ? Si on est là, c’est pour l’équilibre. Bon, quand on meurt aussi, mais quand même, Gracieuse ne supportait pas toute la signification et la symbolique qui pouvait amener une personne à vouloir se donner la mort.

Quelques semaines plus tôt, elle avait elle-même fui un combat car elle savait qu’elle n’en réchapperait pas indemne.
Un instinct de survie, si fort qu’il la poussait toujours en avant, l’animait à chaque seconde, et elle ne comprenait jamais ces personnes qui avaient l’air de croire que la mort était un jeu. C’était tout sauf un jeu.


– Et que sait un envoleur du "destin" ?

Bon, ok, elle y était allée un peu fort avec la notion de destin, d’autant qu’elle n’y croyait pas vraiment.
Mais cette réplique l’agaçait. Beaucoup.
Et lui, pour qui il se prenait ? Peut-être qu’elle n’était pas envoleuse, hein !

Lui lançant un regard noir, elle entendit parfaitement les autres paroles du jeune homme…


- – Tuez-moi et repartez d'où vous venez, vous perdez votre temps. Ou alors laissez-moi partir et accomplir mon véritable destin. Celui-ci accomplit, je vous laisserai m'achever. Pas avant.

La main de Gracieuse vola si vite dans l’air qu’elle siffla, pour claquer violemment contre la joue du garçon.
Là, elle voyait rouge.
S’avançant vers lui – qui dans un réflexe de douleur avait mis sa main sur sa joue rougie – elle le poussa du pied pour l’étaler sur le sol, et posa sa chaussure, avec son talon fin, sur sa poitrine, en plein milieu au niveau de son plexus solaire. Elle avait dans son champ de vision les armes du garçon, mais savait pertinemment qu’il n’essayerait pas de les prendre… en tout cas, s’il pensait réellement ce qu’il disait.

Se baissant langoureusement sur lui, de sa souplesse exquise, l’envoleuse vint poster son visage à quelques centimètres de celui du garçon, son pied le tenant toujours fermement au sol. S’il bougeait, son talon s’enfoncerait dans sa chair, et il en souffrirait un long moment – déjà que rien que le fait de le poser ne devait pas être agréable pour lui…


- Tu es pathétique. Un vrai gamin.

Tu crois vraiment que tu es capable d’aller tuer je ne sais qui comme ça ? Dans un état pareil ? Tu es trop lent. Trop débordant d’émotions. Trop sensible. Trop inexpérimenté. Trop sûr de toi.


Le relâchant, elle se détourna de son corps allongé et lui tourna le dos quelques secondes.
A peine.
Faisant volte-face rapidement, elle planta son regard parme dans celui du garçon. Bleu.
Un petit rictus déforma ses traits, et elle souffla lentement par la bouche pour contrôler les pulsions de colère qui la traversaient de part en part. Elle avait envie de secouer ce gamin très fort. Très très fort. Mais elle ne le fit pas, se contentant de le foudroyer du regard.


- Et dire qu’Ils pensent que tu es fait pour le Chaos. Quel gâchis de temps !

Se retournant, Gracieuse se prépara à repartir.
Elle avait d’ailleurs très envie de le planter là, et le ferait s’il ne se bougeait pas les fesses très rapidement…


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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Sam 10 Nov 2012, 21:35

Choc.
Nous portâmes la main à notre visage.
Notre peau semblait souffrir, mais c'est étonné que nous constatâmes qu'aucun sang ne coulait. Quoi, c'est quoi, encore, ces tortures bizarres ? Elle n'est tout de même pas en train de s'amuser à nous torturer psychologiquement ? Quel intérêt aurait-elle de... ?

Deuxième choc.
Nous tombâmes sur l'humus mou et gras du bosquet.
Même pas mal. Nous eûmes un sourire... qui se fâna. Talon aiguille. Sternum. Douleur. Nous serrâmes les poings mais, même si nos saïs étaient à porté de main, nous ne les empoignèrent pas. Elle avait raison au fond. Nous étions un traître, nous méritions d'être traité comme tel. Nous sourîmes de nouveau. La douleur était douce... elle apaisait notre culpabilité..

Elle s'approcha de nous.
Souplement. Langoureusement.
Un tic s'empara de notre pommette. Notre cœur, malgré tous nos efforts pour le ralentir, battait trop vite. Mais peut être n'était-ce que –finalement !– la peur de mourir. Ou de souffrir. Nous déglutîmes alors qu'elle continuait :

– Tu es pathétique. Un vrai gamin.

Nous allons mourir. Nous n'en avons rien à faire de vos remarques.

– Tu crois vraiment que tu es capable d’aller tuer je ne sais qui comme ça ? Dans un état pareil ?

Nous plissâmes les yeux.
Pour qui se prenait-elle à nous donner ainsi des conseils ?
Pour notre maître ? Ah ah ah ! Les deux seules qui s'y étaient risquées étaient parties ou avaient dû déchanter. Et puis, quel intérêt de donner des conseils à quelqu'un que l'on s'apprête à supprimer ? Déjà, elle poursuivait :

– Tu es trop lent.

Nous serrâmes les dents.

– Trop débordant d’émotions.

Nous grinçâmes des dents.

– Trop sensible.

Grincement de dents.

– Trop inexpérimenté.

Encore un grincement de dents.

– Trop sûr de toi.

Dernier grincement de dents.
Notre cœur débordait de haine.
Pour qui se prenait-elle enfin ?

Puis elle nous relâcha.
Nous nous contentâmes de nous redresser lentement sur nos coudes pour ne pas la lâcher des yeux, certain que dans quelques secondes elle se retournerait avec une lame dans les main pour nous... Elle se retourne. Si ses mains sont vides, son regard parme, lui, est dur et flamboyant de... colère. Nous nous retînmes de hausser un sourcil : pourquoi ne laissait-elle pas sa colère se déverser sur nous puisqu'elle était là pour nous éliminer ?

– Et dire qu’Ils pensent que tu es fait pour le Chaos. Quel gâchis de temps !

Puis elle se détourna, semblant prête à partir. Cette fois-ci, nos dents ne grincèrent pas.

– Vous... n'êtes pas là... pour me tuer ?

Nos yeux s'écarquillent.

– Mais... Hiné... elle... comment ? ...Pourquoi ?

Puis nous explosâmes :
– POURQUOI ? Pourquoi ne voudriez-vous pas me tuer ? Je suis un TRAÎTRE ! Vous êtes là pour me tuer, pour ne pas que je divulgue les secrets du Domaine ! Vous... vous...

Essoufflé, nous baissâmes la tête, laissant nos longues mèches cacher nos yeux un peu trop humides à notre goût. Ainsi, cette femme n'était pas là pour nous supprimer ? Mais pourquoi ? Et que venait-elle faire là dans ce cas ?

– Et puis... qui ça... « Ils » ? fîmes-nous en fronçant les sourcils. Et pourquoi croient-ils que je sois fait pour...

Puis nous nous rembrunîmes.
Les mentaïs, assurément. Mais pourquoi, enfin ?
Nous n'étions pourtant qu'un apprenti parmi des centaines d'autres.
Puis nous ouvrîmes les yeux en grand. Est-ce que... est-ce que les mentaïs nous laisseraient en vie car ils pensent pouvoir mettre un de leurs pantins –nous en l’occurrence– sur le trône d'Al-Jeit ? Ceci expliquerait cela.

Nous nous relevâmes à moitié.
Puis posâmes un genou au sol, ainsi que nos mains qui allèrent empoigner les feuilles gorgées de pluie que notre regard se mit à fixer.

– Veuillez accepter mes excuses, mademoiselle.
Je me suis comporté comme un imbécile. Si vous n'êtes pas là pour me tuer, c'est que le Chaos m'accorde une seconde chance et... j'imagine que cela ne doit se faire tous les jours. S'il vous plaît... ne partez pas..


Nous fermâmes les yeux.
*Ils sont trop humides, Ethan, voyons ! Où est passé votre honneur ?*
Et si c'était déjà trop tard, si nous avions laissé passer cette deuxième et incroyable chance ? Ce serait bien fait pour nous. Sans le moindre doute.

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 11 Nov 2012, 20:22

Gracieuse se retint de ne pas ricaner devant les paroles que le jeune homme lança à son encontre.
Le tuer ? Comme s’il représentait un quelconque danger. Ce n’était pas parce qu’un imbécile aurait voulu donner la position du Domaine qu’ils se feraient attaquer ou autre, un imbécile ne peut pas porter une foule en délire, et surtout un imbécile comme lui ne pouvait pas se faire entendre de l’Empereur.
Et puis, le Domaine était parfaitement protégé.

Hiné.
Cela devait être la femme qui lui servait de Maître jusque là. Comment ? Pourquoi ? Gracieuse n’en avait véritablement aucune idée : elle avait reçu ce morceau de papier et avait exécuté bêtement les ordres. Enfin, bêtement, jusqu’à un certain point : en effet, si le garçon ne se bougeait pas le troufignon vite fait, elle le laisserait sur place. Mais il semblait que cela commençait à monter à son cerveau…


– POURQUOI ? Pourquoi ne voudriez-vous pas me tuer ? Je suis un TRAÎTRE ! Vous êtes là pour me tuer, pour ne pas que je divulgue les secrets du Domaine ! Vous... vous...

Un petit soupir s’échappa des lèvres de l’envoleuse, et elle fit rapidement volte-face. Ha, tiens, ça commençait vraiment à sortir. Un traitre, lui ? Il n’avait fait que s’échapper. Il ne méritait pas la mort, mais plutôt la torture d’attendre cette dernière. Comme si on s’embêtait avec tous les apprentis qui désertaient le Domaine.
Il y en a toujours que l’on rattrape, ou qui finissent par revenir, en plus. Les autres ne sont pas des menaces, juste des accros. Une fourmi ne déplace pas une montagne.

Il y eut un tilt dans ses yeux, et dans son attitude.
Tout d’un coup, il sembla choqué par quelque chose, et son attitude changea radicalement en moins de temps qu’il ne faut pour dire « ouf ».

Fronçant les sourcils Gracieuse observa le jeune homme quelques secondes encore.
Il finit par faire une sorte de courbette devant elle, un genou à terre, et à déblatérer des mots sans aucun sens, qui eurent le don d’exaspérer l’envoleuse.


– Veuillez accepter mes excuses, mademoiselle.
Je me suis comporté comme un imbécile. Si vous n'êtes pas là pour me tuer, c'est que le Chaos m'accorde une seconde chance et... j'imagine que cela ne doit se faire tous les jours. S'il vous plaît... ne partez pas..


Poussant un soupir résigné, Gracieuse s’avança de quelques pas vers le garçon, et le fixa avec dureté.
Elle était devant lui, debout, et lui était sur un genou. La scène aurait pu sembler cocasse, sans l’éclat de contrariété dans le regard parme de la femme. Le rapport de domination était évident pour quiconque d’extérieur, mais pas pour elle.
Ne prenant même pas la peine de se baisser, ne se mettant pas à la même hauteur que le jeune homme, la maître envoleuse prit une grande inspiration.


- Pourquoi je te prendrai au sérieux ? Pourquoi je te prendrai au mot ? Des excuses, ça ne suffit pas, et ça n’a aucune valeur quand on est un pariat.

Redressant le menton d’un petit coup, la jeune femme se tourna de trois quarts, prête à partir à nouveau.
Cela dépendrait de la suite. De la prochaine réponse. Si cela lui convenait, elle resterait, sinon… elle le laisserait dans la mouise.


- Ne crois pas que tu es indispensable. Tu n’es rien. Te tuer serait une perte de temps, pour tout le monde, et tu n’en vaux pas la peine de toutes façons. Je ne sais pas pourquoi Ils veulent de toi, et je n’en ai rien à faire. Absolument rien. Et je me fiche de m’attirer leurs foudres en le laissant là comme un gredin.

Elle finit par se pencher légèrement vers le garçon, et plissa les yeux en pinçant ses lèvres charnues dans une moue colérique.

- Qui me dit que dans deux semaines, tu ne feras pas la même ? Ou dans un mois ? Ou dans un an ? Je ne peux pas avoir foi en quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut.

Se redressant, elle fit voleter ses longs cheveux bruns dans son dos, amenant sa main au niveau de sa joue. Son regard continuait de détailler chaque geste, chaque micro-expression du garçon, pour l’analyser…

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 11 Nov 2012, 21:52


Nous attendions.
Nous savions notre nuque trop fragile sous les yeux de l'envoleuse.
Trop fragile. Tout comme nous. Elle a raison. Nous n'arriverons jamais à tuer Arutha si nous restons faible. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'au départ, nous avions rejoins le Domaine et emprunté la Voie du Chaos. Et puis... pendant ces deux cours et cet examen, malgré ces deux maîtres que nous nous prenons à présent à détester, nous avions finit par... par aimer cela. Ces cours, le Chaos... c'était tellement bon de se sentir en mesure de faire tant ! Escalader une tour, vaincre facilement une bande de brigands, survivre dans la nature, se déplacer sans aucun bruit...

Respiration.
Expiration. Comme un soupir.
Nous levâmes finalement la tête. Nos yeux n'étaient plus humides, mais il restait une part d'inquiétude. Les yeux parme nous fixaient avec dureté. Nous venions de lui présenter nos excuses et, manifestement, elle n'aimait pas cela. Mais aurait-elle aimé le fait que nous ne disions rien du tout à la place ? Nous manquâmes de soupirer, nous aussi. Sans prendre la peine de se baisser –mais pour notre part, nous trouvons cela parfaitement normal– elle répond enfin...

...mais quelle réponse.
Pariât. Oui, c'est ce que nous venions de dire.
Traître, pariat, déserteur, tout cela n'était que synonymes.
Nous étions parfaitement d'accord avec elle.

Mais pour l'instant, que pouvions-nous faire, à part ces excuses ?
C'est alors qu'elle redressa le menton en une mimique altière, se tournant comme si elle nous menaçait de nouveau de s'en aller. Pour qui se prenait-elle à la fin ? Elle avait envie de partir ? Elle ne comptait pas me tuer ? Parfait ! Eh bien au revoir ! Pourquoi la retiendrions-nous, hein ? Nous pouvions parfaitement reprendre notre vie d'errance et de pillage, et quand nous serions devenus un peu plus sûr de nous, nous n'aurions qu'à tuer Arutha !

– Ne crois pas que tu es indispensable. Tu n’es rien. Te tuer serait une perte de temps, pour tout le monde, et tu n’en vaux pas la peine de toutes façons. Je ne sais pas pourquoi Ils veulent de toi, et je n’en ai rien à faire. Absolument rien. Et je me fiche de m’attirer leurs foudres en le laissant là comme un gredin.

Oh, oui.
Reprendre notre vie d'avant... sans contraintes ni maître.
Oui mais... Mais, combien de temps faudrait-il pour que nous nous sentions à la hauteur ? Un an ? Deux ? Cinq ? Dix années ? Certes, la vengeance est un plat qui se mange froid mais là, ce serait trop... Nos yeux s'étaient un instant baissés, mais lorsque la silhouette de la femme se mit en mouvement, nous replantâmes nos yeux dans les siens. Son visage ne reflétait qu'une émotion : la colère...

– Qui me dit que dans deux semaines, tu ne feras pas la même ? Ou dans un mois ? Ou dans un an ? Je ne peux pas avoir foi en quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut.

Nous nous mordîmes la lèvre.
Jusqu'au sang. L'envoleuse ne plaisantait pas.
Nous avions une énorme envie de lui dire « Vous n'êtes pas là pour me tuer, et vous avez envie de repartir ? ok, bon bien, au revoir ! » Il faut dire que, rien qu'à imaginer la tête qu'elle ferait, nous avions envie de rire. Sauf que.

Sauf que, finalement, le Chaos pouvait nous apporter gros.
Nous vîmes la silhouette se redresser. Nous n'en tînmes pas compte. Si nous nous reposions sur nos lauriers en reprenant notre vie d'avant, où irions-nous trouver l'agilité et la discrétion nécessaire pour infiltrer le palais royal ? Même les meilleurs assassins s'y sont cassé les dents. Quant à aller voir à l'opposition, chez les marchombres, était-ce réellement une bonne idée ? Au Chaos au moins, notre but ne serait jamais remis en question, puisque c'est également le but du Chaos.

Mais, nous devions lui répondre à présent, où elle partirait, de cela nous en étions certain.

– D'accord, je ne m'excuserai plus. (nous fermâmes les yeux... quand nous les rouvrîmes, une flamme intense y brûlait) Je sais ce que je veux. La tête de quelqu'un. Et je ne pourrai l'avoir que grâce à la force du Chaos, j'ai comprit à présent. Après, si vous ne voulez pas de moi, vous avez le droit de me laisser là.

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Lun 12 Nov 2012, 17:38

– D'accord, je ne m'excuserai plus. Je sais ce que je veux. La tête de quelqu'un. Et je ne pourrai l'avoir que grâce à la force du Chaos, j'ai compris à présent. Après, si vous ne voulez pas de moi, vous avez le droit de me laisser là.

La tête de quelqu’un, hein ?
Gracieuse, malgré elle, plissa légèrement les yeux. Intégrer les rangs du Chaos pour se venger était commun, voire carrément une habitude, ou presque, au sein des apprentis, elle avait pu le constater. Avoir un but de vengeance à l’issu de l’apprentissage n’était pas forcément le mieux, mais cela fonctionnait pour au moins cinquante pourcent des restants à la fin. Alors quoi, que pouvait-elle dire à cela ?

Elle avait en effet le droit de le laissé planté là.
Et la terrible envie.

Cependant, il avait attrapé sa curiosité, et puis, elle avait bien envie de savoir ce qu’il avait dans le ventre. Après tout, combien de maîtres finissaient par perdre leurs groupes ? Beaucoup. Vraiment beaucoup. D’après ses sources, au moins deux groupes sur trois s’effilochaient avant le passage de l’Ahn-Ku, pour disparaître. La faute aux maîtres ou aux apprentis, trop peu soucieux d’apprendre et pas motivés ?
C’était une autre question. Un autre débat.

Lâchant un nouveau soupir, Gracieuse se tourna entièrement vers le garçon, et le fixa dans les yeux.


- Es-tu prêt à offrir encore deux ans de ta vie au Chaos ? De lui offrir au final ta vie entière, tandis qu’à moi tu ne donneras que deux ans tout au plus ?

S’arrêtant pour le dévisager, elle le saisit par le col pour le relever abruptement. Il était plus grand qu’elle, mais cela ne l’empêcha pas de le foudroyer du regard.

- Ethan Sil’Lifen, si c’est ton vrai nom… Que veux-tu, maintenant ?

Une question qui voulait tout et rien dire, oui, et c’était le but.
Il voulait se venger, évidemment. Cette pensée lançait des flammes dans ses yeux, et lui donnait une ardeur nouvelle. Mais voulait-il offrir sa vie au Chaos ? Voulait-il réellement la suivre, ou était-ce un hobbie comme un autre, pour atteindre son but ? Il n’y avait pas que le but qui comptait, mais aussi le chemin.

Gracieuse n’en était pas arrivée là par hasard.
Entre le mariage forcé conduit par ses parents, son assassinat de son mari, son voyage à travers l’autre continent et ensuite Gwendalavir, elle avait vu beaucoup plus de choses que la plupart des personnes de son âge, sans se vanter. Cela lui avait conféré une personnalité étonnante, pétillante mais aussi susceptible et agressive quand on ne savait pas s’y prendre avec elle. Et sa bonne éducation de noble de la cours d’ArmalaÏ refaisait surface trop souvent à son goût.

Mais le chaos avait toujours pulsé en elle.
Le culte que vouaient ses parents à Ahmour portait le Chaos sur un piédestal. A vrai dire, cela n’aurait même pas étonné la jeune femme que les Mentaïs connaissent l’existence de l’autre continent, alors que l’Empereur n’était préoccupé par sa frontière nord, trop souvent assaillie par les Raïs – commandés par les Mentaïs et les Ts’liches.

Elle prit une inspiration.
Et son regard parme se planta dans celui du jeune homme.
Exigeant quelque chose.


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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 18 Nov 2012, 14:09

[Noooooooooooon !!!

Merde... j'ai édité... et j'ai perdu mon message bouuuh
j'essaye de résumer de mémoire...

-Ethan se remémore les dernières heures avant la mort de Jackan
-puis il se laisse empoigner, tout en réfléchissant à ce qu'il fera une fois Arutha mort...
-Puis il répond, mais seulement à la dernière question de l'envoleuse :

"Ce que je veux, c'est devenir fort. Et... il n'y a que le Chaos qui pourra m'y aider... [...]
Et, au cour de cette année passée en compagnie de mercenaires du Chaos, je me suis aperçu qu'il était fait pour moi. Ou moi pour lui. [...]
C'est vrai, j'ai fuis mon dernier cour [...] par peur...



gnaaah... trop les boules T-T j'avais écrit 4 pages... pourquoi ctrl+z ça marcherait pas pour un cas comme celui-là ? bouuuh
*va se pendre*]

__________________________________________



Dernière édition par Ethan Sil'Lifen le Dim 18 Nov 2012, 23:07, édité 5 fois (Raison : une première fois par erreur, la seconde fois pour essayer de rattraper le coup, les autres fois pour rajouter des trucs... ='()
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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 18 Nov 2012, 18:26

- Peur de quoi au juste ?

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 18 Nov 2012, 22:53

(nous baissâmes les yeux un instant)

–Par peur... de m'attacher... et aussi, peut être, par peur de l'inconnu..

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Lun 19 Nov 2012, 10:30

[ Han, mais je viens de voir que ton message avait été effacé, mais j'avais lu le long long avant de répondre ! Avec la scène où tu tues Jackan, votre dialogue et tout, ne t'inquiète pas ! Wink En plus, on voit que tu as édité après que j'ai répondu XD ]


- De t'attacher ? A quoi t'attaches-tu ?

( plisse les yeux )

- Peur de l'inconnu ? Haha, laisse-moi rire. Si tu avais vraiment peur de l'inconnu, tu ne seras pas arrivé jusqu'au Domaine, alors trouve une autre excuse.

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Lun 19 Nov 2012, 13:46

[oui, je sais mais... mais quand même bouuuh]


–Attaché...(nous hésitâmes, songeant à Laïar) à quelqu'un...

(nous eûmes une mimique agacée)


–Oui, peur de l'inconnu. Pourquoi aurais-je besoin de chercher des excuses ? J'avais peur, c'est tout, et c'est déjà trop !

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Lun 19 Nov 2012, 16:21

- Je ne veux pas d'excuses, je te l'ai déjà dit. Je veux des faits. Si tu ne te livres pas, tu seras toujours désordonné, dans ta tête dévergondée, et donc on ne pourra pas avancer.

Alors prends ton temps, réfléchis, mais trouve les vraies raisons.
Et dis-les. C'est une très bonne thérapie, et puis je ne te jugerai pas. C'est pour toi que je fais ça, moi je m'en fiche de ta vie. Sauf pour te faire avancer.

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 25 Nov 2012, 10:17

(nous hésitons, restant silencieux un long moment, puis : )

– D'accord, d'accord. Puisque vous insistez, je vais vous raconter la vraie raison, même si elle est un peu longue et pas forcément crédible...

(nous inspirâmes un grand coup)

– Cette histoire, c'est la mienne. Je suis né dans un palais, celui d'Al-Jeit, en tant que second fils de l'Empereur. J'avais deux frère. Toute mon enfance, je me suis demandé pourquoi je n'étais pas né le premier, pourquoi c'était mon frère aîné qui était, lui seul, destiné au Pouvoir et au Trône, et pourquoi moi j'étais juste destiné à devenir son maître d'arme. Mais cela aurait encore pu passer si ce frère ne m'avait pas détesté, s'il n'avait pas loupé la moindre occasion de me faire souffrir.
"Je me suis convaincu qu'il ne ferait pas un bon empereur, contrairement à moi si je le devenais un jour.
"Et le seul moyen pour que j'y arrive, c'était de devenir l'aîné. De tuer mon frère. Cela ne m'a posé aucun problème de conscience que de planifier son exécution. Le problème est arrivé après, alors que j'étais dans la suite de mon héritier de frère. Mon... mon petit frère était là.


(pause, le temps de respirer profondément, poings serrés, de tristesse, de colère)

– Il a annoncé qu'il était là pour m'arrêter, bien qu'il comprenait pourquoi j'étais là. Je lui ai demandé de me laisser passer, de me rejoindre. Il a refusé. Sachant qu'il était le dernier obstacle entre mon grand frère et moi, je l'ai prit dans mes bras et l'ai... tué. Alors qu'il perdait son sang, il m'a murmuré à l'oreille qu'il avait prévenu les gardes que j'avais quitté ma chambre. Je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer. De rage, contre mon grand frère qui avait forcément prévu et peut être même orchestré tout ceci, puis de tristesse et de culpabilité, pour mon petit frère que j'avais finalement tué pour rien...
"La suite n'est pas difficile à comprendre, j'ai dû quitter le palais, quitter la ville. J'ai longuement été recherché, on a battu la campagne, les auberges pour me retrouver, puis on a abandonné les recherches directes pour placer une lourde, lourde prime sur ma tête. A partir de cet instant, où que j'aille, si c'est dans un endroit habité, je suis en danger, en permanence.


(nous baissâmes les yeux pour prononcer une dernière phrase qui nous brûlait les lèvres)

– A part... à part au Domaine.

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Mar 27 Nov 2012, 22:37

Le fils de l’Empereur, hein ?
Etonnant, mais pas impossible. Et son histoire, malgré son ton défaitiste, tenait plutôt bien debout. Elle avait en effet vu plusieurs avis de recherche dans les grandes villes – lorsqu’elle cherchait encore des missions pour renflouer sa bourse et el en effet, en y réfléchissant, il avait un peu le profil de ce jeune homme déchu.
Il n’avait en réalité plus rien d’un jeune homme, la vie lui en avait fait trop voir. Dans son regard, Gracieuse pouvait deviner tant la souffrance que la vengeance qui pulsait dans ses veines.
Il ne pouvait aller qu’au Domaine, pour vivre. Sinon, il serait traqué, toujours, et sans doute quelqu’un finirait par le reconnaître. Mais de cela, Gracieuse ne s’en formalisa pas : même en le sachant, et en ayant une affiche de lui devant les yeux, elle n’aurait pas deviné comme ça que c’était Ethan, le fils de l’Empereur qui était recherché dans tout l’empire.

Dans les faits, toutes ces révélations l’amusaient au plus haut point.
C’était aussi pour cela, sans aucun doute, que les Mentaïs lui avaient demandé de récupérer ce grand gosse. Parce qu’ils comptaient sur lui pour être un pion de plus dans leur échiquier, et ainsi pouvoir influer si facilement sur la haute Cour d’Al-Jeit. Pathétique, mais malin.

Gracieuse finit par hausser les épaules, tandis que l’apprenti terminait sa tirade après une ultime hésitation. Les yeux baissés, il faisait penser à un chien battu à l’Envoleuse, qui ne put retenir un soupir d’exaspération.


- Et dis-moi, Ethan… Pourquoi es-tu en danger en permanence, dans les endroits habités ? Et en quoi penses-tu que tu es moins en danger au Domaine ?

Après tout, des gens sans scrupules, c’était la grande partie des personnes qui résidaient plus ou moins temporairement dans la cité du Chaos. Sans foi ni lois, la plupart ne faisaient pas la distinction entre alliés et ennemis, et pouvaient tuer l’un ou l’autre rien que pour l’argent qu’il en récolterait, sans aucun état d’âme.
Ethan n’était pas plus à l’abri au Domaine qu’ailleurs, dans les faits, mais qu’il le croie changeait la donne, car ainsi il attirait moins sur lui les regards intéressés. Et c’était bien la preuve que les portraits de lui qui étaient placardées dans tout l’Empire n’étaient plus au goût du jour.


- Tout est une question d’ombre et de lumière. Si tu veux être discret, choisi l’ombre, mais dans la lumière, celui qui est le moins étonnant est celui que l’on voit. Tu appliques cette règle en te sentant en sécurité au Domaine mais au final, c’est plutôt un repère de coupe-gorges pour toi. Sauf que tu as trop changé pour que l’on te reconnaisse. Quand tu essayes de te cacher, tu le fais si mal que l’on te remarque. Quand tu penses ne rien craindre, ton attitude égale et inoffensive paraît simplement normale, et donc on ne fait que te voir.

Tu es un agneau déguisé en loups au milieu d’une horde.


Poussant un léger soupir, Gracieuse planta son regard dans celui du jeune homme et fit un pas en arrière pour l’inviter à se relever et à s’épousseter.


- Je pense que tu es un loup qui s’est perdu au passage. Et tu fuis car tu sais que tu ne fais pas le poids par rapport aux autres. Mais viendra le moment où tu n’auras plus peur, et où cela sera justifié. Ce n’est pas tant le Domaine ou les Mentaïs qui en choisiront, mais toi avant tout.

Clignant des paupières, Gracieuse sourit presque tendrement, finalement, au garçon.
Elle avait l’impression d’entendre son propre maître, des années plus tôt.


- Ne laisse pas les autres te façonner comme ils le veulent. C’est toi et toi seul qui prend les décisions. Enfin, maintenant tu dois aussi m’obéir. Alors, relève-toi, ouvre les yeux, plisse un peu les paupières. Voilà. Le menton légèrement en avant, la tête relevée, et le regard un peu plus frondeur que ça. Voilà. Détends tes épaules, inspire profondément, et maintenant en avant marche !

S’approchant de son étalon, qui souffla doucement dans ses mains en renâclant, Gracieuse saisit ses guides et se hissa souplement sur son dos, attendant que le jeune homme fasse de même.
Ils avaient un long chemin à faire.


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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 02 Déc 2012, 17:16

Soupir. Exaspéré.
Nous relevons un peu la tête.

– Et dis-moi, Ethan… Pourquoi es-tu en danger en permanence, dans les endroits habités ? Et en quoi penses-tu que tu es moins en danger au Domaine ?

Hésitation. Nous répondons avec réticence :

– Eh bien, parce qu'il n'y a pas d'affiches de moi là-bas... et.. nous hésitâmes. Eh bien, c'est vrai que ce n'est pas tout à fait sûr mais... qui irait croire qu'Ethan Sil'Afian est allé s'engager chez les envoleurs ? C'est aussi une forme de sécurité, je pense...

Elle semble encore plus exaspérée.
Est-ce par notre air abattu ou par nos paroles ?
En tous cas, elle se lance dans une tirade sur comment être invisible dans l'ombre ou en pleine lumière. Nos paupières clignent. Mais... c'est vrai que maintenant qu'elle le dit, ça a l'air parfaitement évident ! Nous l'appliquions sans nous en rendre compte, ce qui fait que nous étions encore plus en sécurité au Domaine ! Whao. Mais.. mais c'est évident. Nous faillîmes rire et affichâmes un sourire à la place.

"Tu es un agneau déguisé en loups au milieu d’une horde."

Elle plante son regard parme dans le notre.
Nous ne baissons pas les yeux cette fois –elle semblait en avoir marre de cette attitude de notre part. Elle nous invite d'un geste à nous lever. Nous nous exécutons avec un quart d'esquisse de sourire sur les lèvres, nous dépoussiérant du même coup. Et puis ces pensées qui tourbillonnaient dans notre tête : C'était incroyable, cette envoleuse voulait bien être notre maître !
Elle continua :
– Je pense que tu es un loup qui s’est perdu au passage. Et tu fuis car tu sais que tu ne fais pas le poids par rapport aux autres. Mais viendra le moment où tu n’auras plus peur, et où cela sera justifié. Ce n’est pas tant le Domaine ou les Mentaïs qui en choisiront, mais toi avant tout.

Nous hochâmes la tête.
Oui, entrer au Domaine, nous l'avions choisit.
Finalement, c'était presque un hasard que nous soyons allés chez les envoleurs. Si ce vagabond n'en avait pas parlé, nous ne serions certainement pas venu... Mais y être allé, s'en être enfuit, puis y être revenu. Nous avions fait notre choix. Notre... maître, nous sourit presque tendrement, avant de continuer :
– Ne laisse pas les autres te façonner comme ils le veulent. C’est toi et toi seul qui prend les décisions. Enfin, maintenant tu dois aussi m’obéir. Alors, relève-toi, ouvre les yeux, plisse un peu les paupières. Voilà. Le menton légèrement en avant, la tête relevée, et le regard un peu plus frondeur que ça. Voilà. Détends tes épaules, inspire profondément, et maintenant en avant marche !

Nous exécutant tant bien que mal, nous sourîmes lorsqu'elle approuva notre œuvre d'expressionniste. Nous la vîmes se hisser souplement sur son cheval, ce qui nous fit nous rappeler que nous n'en avions plus. Gracieuse nous fixait. Nous lui rendîmes son regard, incertain, puis soudain comprîmes. Elle voulait que nous montions derrière elle. Nous nous exécutâmes en vitesse, encore un peu abattu mais déjà plus décidé. Nous nous assîmes derrière elle.

– Et où va-t-on ? fîmes-nous avec un sourire aux lèvres.


[court, sorry ^^']

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Mer 05 Déc 2012, 17:41

Après quelques hésitations, le jeune homme sembla enfin comprendre qu’il devait monter derrière elle : elle n’allait pas non plus s’amuser à l’attendre ou à le faire courir – en tout cas pas de suite – ils se déplaceraient plus rapidement à cheval. Lorsqu’il sembla plus stable sur le dos de l’étalon, Gracieuse mit ce dernier en avant d’un effleurement de mollet, ce qui le lança au galop tandis que Ethan lui demandait où ils allaient.

- On est au milieu des plateaux et montagnes de l’est. Où crois-tu que l’on peut aller ? Tu as quand même encore bien des choses à apprendre, jeune homme…

Un sourire aux lèvres, elle encouragea sa monture à s’élancer encore plus rapidement, et bientôt le paysage défila à une allure presque surnaturelle.
Perchée sur ses étriers, Gracieuse sourit.



ф ф ф


Ils atteignirent Fériane quelques heures plus tard, mais Gracieuse ne s’arrêta pas à la Confrérie, se contentant de passer devant tranquillement. Pour l’instant, elle n’avait pas de quoi rendre une visite chez eux intéressante, et elle s’en tenait éloignée : elle avait du mal avec l’ambiance et l’atmosphère qui régnait dans les confréries.
Certains disaient que c’était chaleureux et détendu, mais elle trouvait cela froid, austère, et faible. Ses quelques visites dans les confréries lui avaient laissé un arrière-goût d’échec dans la bouche, et elle n’appréciait pas spécialement d’y retourner.

Mais Azon commençait à fatiguer, car son dos n’était pas fait pour porter deux personnes adultes. Aussi, Gracieuse décida de mettre pied à terre et lorsque ce fut fait, elle détailla Ethan de haut en bas, puis de bas en haut. Un petit sourire naquit sur ses lèvres, et elle annonça :


- Faudra te trouver un cheval. Y’a un élevage un peu plus au sud, je crois qu’on va y faire un tour. Enfin, pour l’instant, on court. Je sais que tes jambes sont engourdies, et je m’en fiche.

Chevaucher à ‘l’arrière d’une selle n’était jamais très pratique, ni confortable. Au bout d’une heure il devait déjà avoir des courbatures voire des points de compression, mais Gracieuse n’avait pas cédé, et désormais, il allait déverrouiller tout cela en courant, simplement. Il n’y avait rien de compliqué, aussi l’envoleuse le poussa rapidement à courir plus vite. Trouver son rythme, c’est une chose, mais on pouvait toujours l’accélérer, et elle n’allait pas se contenter de le regarder courir.

Une idée naquit dans son esprit, et avec un sourire aux lèvres, elle commença à le pousser une demi-heure après avoir commencé à courir. Azon trottait tranquillement derrière eux sans qu’elle n’ait besoin de longe, aussi elle était totalement libre de ses mouvements et à même d’embêter plus que de raison le jeune homme qui était son apprenti.
Parce que courir, c’était bien, mais faire plus de choses et pouvoir réagir pendant la course, c’était autre chose. En le déséquilibrant, elle testait sa réactivité, et voyait à quel point ses réflexes étaient rodés. En l’occurrence, ils l’étaient très peu ; mais peut-être qu’il n’avait pas encore abordé ces notions avec l’autre maître.

Alors, elle le poussait.
Parfois, dans le dos, du plat de la main. Parfois d’un coup d’épaule, à côté de lui. Des fois, elle tentait un petit croche-pied, et il se retrouva plusieurs fois le nez dans l’herbe, incapable d’esquiver en même temps que de se déplacer. Et elle le renvoyait courir à chaque fois, évidemment, mais toujours très calmement.
De ce calme qui fait l’autorité.
Un sourire sur les lèvres, Gracieuse s’amusait en fait beaucoup. Cela lui rappelait son propre apprentissage, cela lui rappelait les murailles d’Armalaï, les gardes qu’elle parvenait à feinter parfois ; cela lui rappelait son voyage sur le continent, et aussi celui en mer, qui lui avaient conféré d’excellents réflexes avant même que son apprentissage commence. Et quand il avait commencé, elle s’était sentie si faible, si nulle, qu’elle avait été enragée de s’améliorer sans cesse.

Quel effet cela allait-il avoir sur Ethan ?











[ Désolée pour le temps de réponse ! ]

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Sam 22 Déc 2012, 18:13

Sa réponse à notre question fut lapidaire.
D'un autre côté, cela était une bénédiction de ne pas avoir à courir derrière le cheval, et la chevauchée nous parut un apaisement immense. Nous n'eûmes aucun mal à nous adapter au galop souple de l'étalon, nous accrochant à l'arrière de la selle pour ne pas gêner notre... maître, debout sur ses étriers.

Plusieurs heures passèrent ainsi, et au détour d'une colline apparut Fériane.
Une confrérie de rêveurs. À bien y réfléchir, nous n'étions jamais entré dans un de ces monastères.. Nous haussâmes les épaules. L'envie nous en manquait un peu. Comme nous l'avions pensé, Gracieuse ne nous y arrêta pas, et nous poursuivîmes notre route.

Puis, alors que nous n'avions dépassés la Confrérie que d'une demi-lieue, notre maître mit pied à terre. Nous la regardâmes, hésitant à descendre également. Un petit sourire étira les lèvres de l'envoleuse.

– Faudra te trouver un cheval. Y’a un élevage un peu plus au sud, je crois qu’on va y faire un tour. Enfin, pour l’instant, on court. Je sais que tes jambes sont engourdies, et je m’en fiche.

Un sourire naquit également sur nos lèvres.
Courir ? Après ce que nous venions de faire ? Du suicide.
Nous descendîmes souplement du dos du cheval de notre maître.
Et n'atterrîmes pas vraiment avec la même souplesse...

Nous vacillâmes.
Puis, lorsque nous eûmes reprit notre équilibre, nous inspirâmes et fixâmes notre maître. Qui nous fit signe de commencer à courir. Nous nous exécutâmes en retenant une grimace. Slurk, mais c'est que ça ferait mal ! Mais nous arrivâmes bientôt à faire abstraction d'une douleur qui finit par s'amoindrir.

Mais pas pour longtemps.
En effet, dès que nous eûmes trouvé notre rythme, notre maître vint nous... pousser. Non seulement c'était extrêmement déstabilisant, mais notre corps s'en plaignit très rapidement : nos muscles nous tançaient, et nos poumons peinaient à fournir à notre organisme l'oxygène nécessaire à tout ces changement de rythmes.

Et de plus, elle ne fit pas que nous pousser en avant.
Tandis que nous courrions, elle testait nos réflexes, ou notre équilibre, ou notre capacité d'adaptation, ou quelque autre idiotie du genre, en nous déséquilibrant, et cette fois de tous côtés. D'un coup d'épaule à épaule, d'un coup du plat de la main sur notre hanche, et même par des croche-pieds ! Autant vous dire que nous mordîmes la poussière plus d'une fois, car il nous était difficile de nous concentrer et sur l'action de courir, et sur ses mouvements à elle pour esquiver.

Et à chaque fois, nous devions nous relever et poursuivre notre course.
Si Anee ou Hiné nous avaient fait cela, nous aurions laissé éclater notre colère sur elles. Mais là, c'était différent. Tout d'abord parce que l'envoleuse était incroyablement... comment dire ? Aimable est un mot un peu bizarre, pour définir un maître envoleur, et pourtant.. Elle était un mélange de calme et de sincérité. D'autorité.

Nous finîmes par laisser un grand sourire étirer nos lèvres.
Et nous nous concentrâmes sur elle. Ah, elle s'approchait subtilement de nous, certainement pour nous pousser encore... mais de quelle façon ? Elle vit certainement que nous la regardions, et changea de mouvement au dernier moment, visant nos pieds au lieu de notre épaule. Nous changeâmes notre rythme au dernier moment et ainsi réussîmes à éviter son croche-pied. Notre sourire s'agrandit et nous esquissâmes un geste de victoire...

..puis nous la vîmes sourire à son tour et nous clignâmes des yeux.
Car nous étions de nouveau par terre.

Nous nous rassîmes sur notre séant et prîmes une moue mi-dégoûtée mi-amusée en posant une main sur nos cheveux pour en enlever les brindilles et les herbes folles qui s'y trouvaient.

– Pour une fois que j'y étais presque !

Et nous affichâmes un grand sourire avant de nous relever.
Et de courir avec plus d'entrain qu'avant, tout en nous efforçant d'éviter ses attaques. Mais aussi.. espérant secrètement que l'élevage de chevaux n'était plus très loin !


[ Désolée du retard.. ^^']

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Dim 30 Déc 2012, 16:36

– Pour une fois que j'y étais presque !

Un sourire étira les lèvres de Gracieuse, alors qu’elle faisait passer nonchalamment une petite mèche dans son dos d’un léger mouvement de la tête et du poignet. Son regard parme se plaça quelques secondes dans celui de son apprenti, et elle finit par éclater de rire.
Un rire frai, presque enfantin, un rire sincère.


- Presque ! Mais c’est mieux qu’au début, c’est sûr !

Lui adressant un clin d’œil, l’envoleuse lui fit signe de se relever et de marcher. Azon, à leur côté, ronfla un instant, mais se mit en marche lui aussi. Et alors que le jeune homme reprenait son souffle, Gracieuse lui donna quelques conseils pour la suite.


- Franchement, c’est pas trop mal. Bon, tu n’as pas encore la notion de « il faut écouter soi-même et le reste », mais ça va venir, tu peux compter sur moi ! Elle lui fit un léger clin d’œil, avant de poursuivre :Il faut que tu fasses particulièrement attention à ton environnement. Là, le sol était à peu près plat et sans embuches, mais si cela aviat été le cas, tu aurais trébuché encore plus de fois ! Tout l’environnement a toujours un effet sur nous, quoi que l’on en dise. Si on s’y ferme, bah on peut tomber dans un trou sans même s’en rendre compte, se fracturer un truc, ou pire !

Lâchant un petit soupir, elle leva le bras et désigna l’horizon.

- Tiens, d’ailleurs, voilà l’élevage !


ф ф ф



Azon faisait son beau en enroulant l’encolure et levant la queue, mais les chevaux de l’élevage semblaient ne pas le voir, ou alors avaient trop souvent l’habitude de tels comportements qu’ils s’en fichaient. Mais l’étalon perlino de Gracieuse ne l’entendait pas de cette oreille, et s’il ne tirait pas sur ses guides, cela ne l’empêchait pas de rouler des muscles devant les juments.

Poussant un petit soupir d’exaspération amusée, Gracieuse s’avança donc avec son étalon vers les écuries, et avec les hennissements retentissant d’Azon, quelqu’un arriva bien vite pour savoir ce qu’il se passait.


- Mademoiselle ? Je peux vous aider ?

- En effet, je cherche une monture pour le jeune homme, là. Voyez avec lui, parce que là j’ai un peu à faire, si vous voyez ce que je veux dire !


L’homme hocha la tête en jaugeant le cheval de Gracieuse des yeux, appréciant sans doute sa musculature fine et sa robe rare. Cependant, il se tourna rapidement vers le jeune homme en question pour lui demander plusieurs choses, cerner son équitation et sa personnalité pour trouver le cheval qui le complèterait au mieux.


- Bonjour, jeune homme. Vous cherchez donc un cheval… Hum, j’ai quelques petites questions pour vous : déjà, depuis combien de temps montez-vous ? Quel niveau d’équitation estimez-vous avoir ? Quand vous êtes crispés, quels sont vos premiers réflexes ? Préférez-vous un cheval placide, équilibré ou un peu sur l’œil ?

Gracieuse sourit aux multiples questions de l’homme, mais se garda bien d’intervenir : ce n’était pas son métier, à elle !











[ Nul nul nul ! Je ferai mieux la prochaine fois, j'espère x) ]

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Sam 05 Jan 2013, 15:05

[pas grave Wink]


Éclat de rire.
Nous clignâmes des yeux.
Éclat de rire ? Un gloussement traversa brièvement notre gorge.
Oui, un rire au timbre clair. Frais, sincère. Un rire à l'image de la personne qui le créait. Un sourire tout aussi sincère étira nos lèvres, et une étincelle amusée passa dans nos yeux. La franchise de ce rire nous fit chaud au cœur. Combien en avions-nous entendu dans notre vie ? Peu, très peu.

– Presque ! Mais c’est mieux qu’au début, c’est sûr !

Suivit d'un clin d’œil. Whao, un compliment ?
Pas tout à fait mais presque. Et c'était déjà beaucoup. Trop peut être. Notre sourire s'agrandit et nous nous relevâmes pour marcher aux côtés de notre maître, reprenant petit à petit notre souffle tandis que cette dernière nous donnait des conseils que nous écoutâmes avec une attention presque inquiétante tant elle était sérieuse –ce qui ne nous arrivait pas si souvent que cela. C'est alors qu'elle nous annonça que l'élevage était là.

¤

– Bonjour, jeune homme. Vous cherchez donc un cheval… Hum, j’ai quelques petites questions pour vous : déjà, depuis combien de temps montez-vous ? Quel niveau d’équitation estimez-vous avoir ? Quand vous êtes crispés, quels sont vos premiers réflexes ? Préférez-vous un cheval placide, équilibré ou un peu sur l’œil ?

Nous n'avions écoutés ce qui venait de se passer que d'une oreille, regard fixé sur les chevaux qu'il y avait là, dans l'enclos à notre gauche. Un léger heurt secoua nos mèches blondes comme si un insecte gênant venait de s'approcher trop près.

Cet homme pensait pouvoir mieux que nous choisir un cheval ?
Quant à nous demander notre niveau d'équitation ? Il plaisantait ! Nous sentîmes la brûlante chaleur de la colère dans notre torse, mais elle fut bientôt teintée d'un simple amusement. Nous savions mille fois mieux que cet homme, même si nous répondions à mille de ses questions, ce dont nous avions besoin. Sans même regarder de nouveau l'enclos, nous portâmes pour la première fois depuis que nous étions arrivé nos yeux dans ceux du... palefrenier que nous avions jusque-là ignoré totalement –extérieurement du moins.

– Je prend la jument à la robe souris, celle qui se trouve du côté droit de l'enclos.

Nous le vîmes tiquer.
Certes, nous n'avions pas répondu à ses questions barbantes, mais enfin, pour le fils de l'empereur, il est évident que nous n'y étions pas tenu. Et certes, il avait des hongres plus grands et plus beaux, avec des muscles comparables à ceux des taureaux, assurerait-il sans doutes, ou des étalons vifs et nerveux qui pouvaient, toujours selon ce qu'il exagérerait, distancer un tigre des prairies ou nous faire franchir des ravins larges de dix mètres. Nous le vîmes ouvrir la bouche et la refermer comme un poisson hors de l'eau, puis cligner des yeux. Nous soupirâmes, empêchant au dernier moment un air de dégoût pur de s'afficher sur nos traits.

– Un problème ?

Le ton était... presque acerbe.
Nouveau clignement de paupières.

– Euh... aucun, monsieur..

Monsieur. Nous sourîmes. C'était loin du jeune homme du début.
Bien. Puis nous nous détournâmes de lui, peut être un peu altier, pour aller à la barrière de l'enclos, dont nous nous arrêtâmes à quelques mètres, face à la jument à la robe souris. C'était la plus belle monture de l'enclos, contrairement à ce que pensait ce palefrenier ridicule.

Deux yeux plein d'intelligence, bleus tirant sur le gris, nous observaient avec calme.
La tête qui supportait ces yeux était entièrement grise, sans même quelques poils blancs, et la touffe de crins qui tombait de son front était totalement noire. Notre regard descendit sur son poitrail, des muscles qu'on pourrait qualifier de trop fins, mais qui, nous le savions, n'auraient pas besoin de plus pour courir vite et loin. Sur ces jarrets, deux balzanes courtes pour les jambes avant-droite et arrière gauche, et une trace de balzane pour la jambe arrière-droite, l'avant-gauche restant grise. Ni trop ronde ni trop maigre, mais plutôt haute, d'environs quatre ans et avec de jolis muscles, elle avait une robe souris, c'est à dire grise, et noire aux crins et aux extrémités, parfaite avec des reflets presque métalliques.
Nous finîmes notre appréciation par un murmure :

– Zeraïn.
– À vos souhaits.


Nous ne lui jetâmes pas même un coup d’œil, et nous retournâmes plutôt vers notre maître. Hochement de tête pour signifier que nous avions fait notre choix.

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Gracieuse Dûbudchev
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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Lun 21 Jan 2013, 19:38

Gracieuse observait attentivement son apprenti, pour essayer d’en apprendre un peu plus sur lui alors qu’il se faisait aborder par l’éleveur. D’ailleurs, cette attitude de dédain l’agaça une seconde, mais elle ne dit rien, se contentant d’assister en tant que spectatrice à l’échange entre le jeune apprenti et l’homme de cheval.

D’ailleurs, cela l’agaça aussi que le garçon ne réponde pas aux questions de l’homme, mais encore une fois, elle ne dit rien, se contentant de hausser un sourcil irrité.


– Je prends la jument à la robe souris, celle qui se trouve du côté droit de l'enclos.

Un petit soupir d’exaspération franchit les lèvres de Gracieuse, qui croisa les bras sous sa poitrine, observant Ethan avec un œil bien plus critique désormais. Pour qui se prenait-il ? Il avait été le fils de l’Empereur, certes. Et alors ? Il était un fils maudit, et il allait falloir qu’il descende de ses grands chevaux, c’était le cas de le dire. Il n’était plus le fils de l’Empereur, il était poursuivi dans tout l’Empire, et en plus sa tête était mise à prix.

- Un problème ?

Gracieuse eut une envie terrible de lui envoyer son poing dans la tronche, mais encore une fois elle se retint. Non pas pour éviter une honte monumentale à Ethan, mais plutôt pour éviter qu’il se fasse vraiment repérer. Si l’éleveur apprenait quoi que ce soit, il était bien capable de lancer l’information dans tout l’Empire.

– Euh... aucun, monsieur..

Un nouveau soupir franchit les lèvres de Gracieuse, qui regarda son apprenti s’éloigner de l’homme d’un pas haltier et très royal. S’il continuait comme ça, elle lui mettrait une raclée dès qu’ils quitteraient le lieu. En tout cas, ses poings la démangeaient, et elle avait aussi très envie de mettre son pied dans son postérieur !
Le jeune homme s’approcha donc de la jument dont il avait parlé à l’éleveur. C’était une très jolie monture, avec des attaches plutôt fines, et une tête légèrement concave aux grands yeux pétillants d’intelligence. Elle possédait trois balzanes par-dessus le bas de ses membres noirs, et sa robe en soi était originale.

A côté de Gracieuse, Azon faisait son étalon de première classe, mais heureusement restait immobile, se contentant d’enrouler l’encolure et de lever la queue pour impressionner la jument… Prénommée Zeraïn à l’instant-même par Ethan. Qui hocha la tête en plantant son regard dans celui de Gracieuse comme pour attendre une pseudo-approbation – ou plutôt, pour dire qu’il avait fait son choix, et qu’il n’y avait pas de quoi déblatérer pendant une heure.

Un soupir franchit les lèvres de l’envoleuse, et elle se tourna vers l’éleveur.


- On dirait que Monsieur a fait son choix.. ; Et bien, si Monsieur qui n’a pas d’argent le permet, moi je vais régler ce gentil éleveur…

Elle lança un regard noir en direction d’Ethan, et attrapa Azon par la bride pour l’emmener à la suite de l’éleveur, justement. Elle se contenta de jeter négligemment :

- Harnache-la, mon Grand Monsieur… Tu prends les affaires dans la sellerie, quelqu’un de plus sympathique que toi te montrera lesquelles sont celles de la jument.

Plus acerbe et ironique, tu meurs.
Mais elle n’accorda pas un regard de plus au jeune homme, et suivit l’éleveur dans l’aire qui lui permettrait de mettre des pièces dans la poche du commerçant. Ce dernier ne dit absolument rien, se contentant de faire les comptes du cheval et de son harnachement, pour demander les pièces d’or à Gracieuuse, qui n’essaya même pas de négocier : Ethan avait été assez odieux comme ça.

Elle finit donc par sortir, enfourcha Azon en se mordant la langue, et adressa quelques salutations à l’éleveur.


- Merci de votre patience, et bonne fin de journée.

Elle mit Azon au pas sans même jeter un coup d’œil à Ethan pour savoir s’il avait terminé de s’occuper de la jument, et s’éloigna de la cour de l’élevage sans se retourner.
Oui, elle était agacée.
Et il allait falloir sortir tout cet énervement… Mais pas tout de suite.


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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Lun 18 Fév 2013, 11:45

Un soupir. Et un regard presque assassin.
Nous le soutînmes, quoique nous aurions également pu regarder nos pieds puisqu'il ne changea pas d'un pouce. Elle se détourna et nous fronçâmes les sourcils. Notre maître nous en voulait... pourquoi ? Nous secouâmes la tête. Nous savions très bien pourquoi. Mais nous ne pensions pas que ce simple échange lui paraîtrait si pénible. Nous étions ainsi, et si elle voulait nous changer, nous pouvions tout aussi bien partir tout de suite, nous enfuir une nouvelle fois, comme pour le maître précédent.

Nous secouâmes nos boucles blondes.
Non, cela ne servait à rien de fuir. Nous ne souhaitions plus fuir, non. Non, nous ne fuirons plus. Plus jamais. Nous serrâmes les mâchoires, écoutant d'une oreille attentive quoique sans la regarder les ordres de Gracieuse, lancés d'un ton acerbe. Nous nous retournâmes à la seconde où elle eut terminé et nous dirigeâmes d'un pas vif vers la sellerie. De l'argent. Pfiou ! Nous en avions, de l'argent, à ne plus savoir qu'en faire ! Notre sac contenait toute notre bourse et une vie de brigandage donne forcément quelques biens, au bout d'un moment.

Entendre les ordres de quelqu'un, nous n'y étions décidément pas habitué.
Et obéir, encore moins. Quant à répondre ou discuter les ordres d'un supérieur, nous le faisions à chaque fois. Mais ici, nous nous tûtes. Pourquoi ? Nous en avions clairement assez, alors pourquoi ne faisions-nous rien contre cette envoleuse-ci ? Nous haussâmes les épaules et entrâmes dans la sellerie. Nous y trouvâmes un jeune homme à qui nous demandâmes poliment l'emplacement du harnachement de la jument souris de l'enclos. Peu après, nous ressortîmes, posâmes le tout sur une barrière et fîmes sortir la jument de l'enclos après lui avoir mis un licol.

Nous l’attachâmes à la même barrière que celle où nous avions posé son harnachement et commençâmes par lui mettre un coup de brosse, mais n'allâmes pas plus loin, ayant entendu le ton impérieux de notre maître. Et son envie de partir au plus vite. Pas un seul instant nous ne desserrâmes les mâchoires. Même le contact de la douce robe souris ne nous procura aucun apaisement. Nous finîmes de sangler sa selle et la prîmes par la bride après avoir laissé le licol dans la sellerie.

Quelques pas avec Zeraïn nous ramenèrent vers le devant de la ferme.
Notre maître était déjà en train de partir. Sans même nous avoir jeté un regard. Malgré nous, nous sentîmes la colère retenue gonfler dans notre ventre, incendier notre cœur pour remonter à notre gorge. Nous tentâmes de n'y accorder pas une bribe d'attention, sans réussir tout à fait, mais notre concentration fit baisser la colère, ou du moins la retint encore un peu. Nous enfourchâmes notre monture et la mirent au pas. Elle était calme, douce mais nous sentions qu'elle pouvait être puissante.

Nous flattâmes son encolure.
Sans faire mine de serrer les genoux, ce qui aurait eut comme effet de la faire accélérer.
Des phrases tourbillonnaient dans notre tête tandis que nous accompagnions sans même avoir besoin d'y penser chaque mouvement de la jument. Nous avions envie, oh, comme nous aurions aimé pouvoir lui jeter tout ce que nous avions sur le cœur. Nous aurions commencé ainsi...

*Je ne vois pas pourquoi je ferais tout pour vous faire plaisir. Vous êtes mon maître, et alors ? Vous m'avez emmené dans cette ferme pour m'acheter un cheval (au passage, j'aurais eut les moyens de le payer, j'ai de l'argent, merci bien) et puis vous me volez dans les plumes sans explications ? Je croyais que vous étiez différente des autres, mais finalement vous êtes exactement pareille que vos consœurs*

Un sourire déchira nos lèvres l'espace d'un instant.
Notre maître, devant nous, ne risquait pas de nous voir ou d'entendre nos pensées. Nous continuâmes donc :

*Si vous vouliez que je réponde aux questions stupides de ce palefrenier ridicule, il fallait le préciser ou me les poser vous-même ! Depuis combien de temps je monte ? Depuis que j'ai quatre ans ! Quel niveau d'équitation j'estime avoir ? Si je me surestime, vous allez me gifler, et si je me sous-estime... je vais me gifler. Quant à mes premiers réflexes quand je suis crispé ? Me détendre, si je peux, ou laisser éclater ma colère. Et puis, mon type de cheval, serait un cheval équilibré, comme celui-ci. D'autres questions pour compléter, ou simplement une paire de baffes ?*

Nous nous mordîmes la lèvre inférieure.
Cela faisait du bien de le penser, mais oserions-nous le dire à haute voix ? Nous imaginâmes un temps dans notre tirade, et un ange qui serait passé. Nous n'aurions plus osé faire un geste, le souffle court après ce long monologue. Puis, d'une voix plus basse, dans un souffle, nous aurions terminé par...

*Alors dites-moi, puisque vous me haïssez tant que cela, pourquoi me laissez-vous vous suivre ?*

Oui... oh, mais à quoi pensions-nous ! Soupir.
Nous savions que nous avions perdu en éloquence depuis ces trois dernière années. Ou quatre. Ou plus... nous avions même perdu la notion des années. Nous n'aurions jamais osé dire cela. Pas maintenant.


[désolée du retard...]

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Mar 19 Fév 2013, 17:36

- Vas-y, balance. Je n'attends que ça !

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Mar 19 Fév 2013, 17:45

(Air surprit, plus que surprit même, puis air sombre. Fallait-il tout retransmettre d'un coup ?)

- Je... je ne vois pas pourquoi je ferais tout pour vous faire plaisir. Vous êtes mon maître, et alors ? Vous m'avez emmené dans cette ferme pour m'acheter un cheval (au passage, j'aurais eut les moyens de le payer, j'ai de l'argent, merci bien) et puis vous me volez dans les plumes sans explications ? Je croyais que vous étiez différente des autres, mais finalement vous êtes exactement pareille que vos consœurs !

(Nous nous mordîmes la lèvre.)

- Si... Si vous vouliez que je réponde aux questions stupides de ce palefrenier ridicule, il fallait le préciser ou me les poser vous-même ! Depuis combien de temps je monte ? Depuis que j'ai quatre ans ! Quel niveau d'équitation j'estime avoir ? Si je me surestime, vous allez me gifler, et si je me sous-estime... je vais me gifler. Quant à mes premiers réflexes quand je suis crispé ? Me détendre, si je peux, ou laisser éclater ma colère. Et puis, mon type de cheval, serait un cheval équilibré, comme celui-ci. D'autres questions ou allez-vous simplement m'offrir une paire de claques ?

(un ange passa, il tente de ressembler ses esprits)

- Alors dites-moi... puisque vous me haïssez tant que cela, moi et mes manières, pourquoi me laissez-vous vous suivre ?

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MessageSujet: Re: Groupe Vegna - Cours n°2 (bis)   Mar 19 Fév 2013, 17:49

[ petit rire mauvais ]

- Comme si j'allais me donner la peine de te haïr. Tu te prends vraiment pour le nombril du monde ma parole...

Parce que quand on te pose des questions, ça te paraît normal de ne pas répondre ? Il n'a pas été hautain, il a même été poli et gentil, je ne comprends pas pourquoi tu as eu besoin de te donner des airs supérieurs. Tu pouvais aussi simplement expliquer, donner les réponses comme tu viens de me le dire - d'un autre ton - et tu peux donner ton niveau d'équitation ! Mais snober un homme qui n'a rien demandé, je trouve ça inadmissible, voilà. Ce n'est pas une question de moi, mais une question de respect. Je crois que tu ne sais même pas ce que ça veut dire !

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