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Le Pacte VS L'Ordre
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Le Pacte des Marchombres VS l'Ordre des Envoleurs
 

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 Perdre pied [Libre]

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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Lun 28 Oct 2013, 22:34

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

La réponse du Mentaï me laisse sans voix durant de longues secondes. Hanwol est désormais mort. Cette nouvelle aurait dû me réjouir, pourtant, les questions s’entrechoquent dans ma tête. Réfléchissant à toute vitesse, je me masse les tempes de ma main libre. La situation me semble soudain complètement surréaliste et je ne peux m’empêcher de me demander un instant comment deux frères puissent en venir à s’entretuer littéralement ? Cette seule pensée me fait frissonner d’horreur ; sans que je m’en aperçoive immédiatement, mes pensées s’étaient envolées vers Atal et Ainhoa – mon frère, ma sœur. Tous deux représentent la prunelle de mes yeux et envisager ainsi l’idée de les perdre ne serait-ce qu’une seule seconde me donne la nausée. Refoulant le nœud enfoui au fond de ma gorge, m’empêchant presque de respirer, je secoue la tête ; l’heure n’est pas aux questions, et encore moins à un sentimentalisme aussi inutile que ridicule. Non ! Voïmakas attendait une réponse et la nouvelle détermination qui se peint sur mes traits venait de lui en offrir une : il faut définitivement mettre fin une bonne fois pour toute à la folie de Samoan. Un léger sourire étire mes lèvres.

- « Qu’est-ce qu’on attend ? »

* *
*

Il le sait. Ses poursuivants seront là d’une minute à l’autre. Pestant silencieusement, il se maudit intérieurement. Si seulement il avait appris à refermer les Spires sur son passage, il n’aurait pas été obligé de gaspiller son temps en précautions ! L’homme soupire. Sa mort signerait aussi celle de sa famille – sa femme, ses filles adorées et son fils –, voire pire, elle l’entraînerait dans la déchéance, l’humiliation, la misère et le déshonneur. Il se sentait si près du pouvoir absolu, de posséder le droit de vie ou de mort sur tous les hommes et femmes de l’Empire – dans sa folie, il s’imaginait tout à fait être vénéré et craint comme un véritable dieu. Il n’était donc pas question que cela change ! Alors qu’il s’enfonce dans l’obscurité à grands pas, le regard du Mentaï croise celui de son lieutenant. Tout est prêt ! Il allait les accueillir comme il se devait !

* *
*

Par la sainte culotte de l’Empereur ! Plus jamais de pas sur le côté ! Juré promis ! Tandis que je ravale ma bile avec une grimace de dégoût, je me fais la réflexion que décidément ce fichu pas sur le côté n’est vraiment pas mon moyen de transport préféré. Je n’ai jamais eu le mal de mer ! A cheval je pourrais presque m’endormir parfois ! A pied, pas de nausée de non plus ! Plissant légèrement le nez, j’inspire une grande goulée d’air humide et froid. Immobile telle la panthère guettant sa proie, je fronce les sourcils. L’endroit me paraît étrangement calme, inquiétant même, à peine perturbé par l’arrivée successive d’Enva, Fin, Huwool et Gulyn. Une désagréable odeur de moisi empestait littéralement l’atmosphère. Le bruit régulier et incessant de gouttes s’écrasant au sol rend le silence lourd et pesant. Quelque chose, au fond de moi, me chuchote de me rester sur mes gardes. Nous sommes seuls et ce n’est pas normal car Samoan ne pouvait pas avoir disparu comme cela. Hochant la tête, je ne tergiverse toutefois pas et emboîte le pas de Taram.

Personne ne parle. La traque est lancée ! Tandis que j’effleure du bout des doigts les contours des briques glacées du mur, une étrange impression de déjà vécu s’instille en moi. Cet endroit me semble décidément aussi bizarre que… familier.  C’est sans doute pour cette raison qu’un vague sentiment d’inquiétude m’envahit au fur et à mesure que l’on avance. Comme pour confirmer mes craintes, le murmure de Fin s’élève alors dans l’air.

- « Gommeur ! »

A peine ai-je le temps de réaliser le piège dans lequel nous venons de tomber comme de vulgaires débutants, que le sol se dérobe sous mes pieds. Littéralement ! Mon cœur rate un battement et je manque de céder à la panique. La chute me paraît incroyablement longue et je me demande un instant ce qu’attendent mes collègues Mentaïs pour nous épargner une arrivée douloureuse en bas. Évidemment, la présence du Gommeur les empêche de produire le moindre petit Dessin. Génial ! Je ferme les yeux, très fort. Je me mords la lèvre inférieure pour retenir le cri au fond de ma gorge. Après tout ce à quoi j’avais survécu, c’est vraiment bête de mourir ainsi. Sans avoir pu profiter de Makeno, et dire à Seth combien je suis fière de lui. Sans serrer mon frère et ma sœur dans mes bras. Sans dire à Pan combien il compte pour moi. Sans partir à l’aventure, comme au bon vieux temps, avec Nwëlla. Sans faire la tournée des bars des cités du nord en compagnie de Juhen. Sans dire à Gil tout ce qui me pèse sur le cœur.

Une larme coule le long de ma joue au moment précis où la chute s’arrête brutalement. Si seulement je m’attendais à ce qu’elle se termine par un plongeon dans l’eau glacée ! D’un puissant battement de pied, je remonte à la surface. L’air me brûle presque les poumons. Il faut que je nage. Gagnée par une certaine frénésie, j’esquisse une brasse élégante avant que le bruit d’un plongeon ne me fasse sursauter. Secouant la tête, je gagne rapidement la berge, je me retourne en me frottant les bras pour tenter de me réchauffer – en vain – et soupire lorsque j’entends Kaünis reprendre son souffle.

- « Kaünis ! » appelais-je pour mieux la guider dans ce monde de ténèbres.

L’apprentie de Gil ne tarde pas à me rejoindre ; c’est tout naturellement que je lui tends la main pour l’aider à se hisser sur le rivage. J’observe un instant le silence : une chance au moins que nous soyons toutes les deux, même si la chute nous semblait nous avoir séparées du reste du groupe. Je hausse toute seule les épaules avant de m’enquérir de l’état de la jeune femme.

- « Tu vas bien ? Bon, faut trouver un moyen de sortir d’ici… »

Sans plus tergiverser, je commence à longer le lac, guidée par l’écoulement de l’eau. Car ce plan d’eau doit forcément mener quelque part. Nous aurons tôt fait de trouver une sortie ! Sauf qu’en attendant, Samoan est sûrement déjà loin. Pestant silencieusement, je me jure que ce n’est que partie remise. Bientôt, il sera mort.

Promis juré !
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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Jeu 31 Oct 2013, 10:59

La réponse de Naïs, franche et décidée, fait apparaître un sourire sur les lèvres de Kaünis : ils vont en découdre ! Mais du coup, elle ne comprend pas trop pourquoi son père l’a regardée avant de parler de Gil, avant de parler de la famille de Naïs. Pourtant, ils ne sont pas ensemble, non ? En tout cas, c’était ce qu’elle avait cru comprendre…

Mais ce n’était ni le moment, ni l’endroit pour penser à des pacotilles pareilles.

Attrapant le bras de son père, l’Envoleuse lui adressa un léger sourire auquel il répondit d’un petit hochement de tête. Rassurée, Kaünis ferma les yeux. Elle était désormais habituée aux pas de côté, avec les mois passés avec Fried, et ne fut donc pas surprise lorsque son père dessina son déplacement.

Comment pouvait-il suivre la trace de quelqu’un dans les spires ? Il y avait comme des traces de pas, sur le sol, mais dans un monde parallèle et imaginaire ? ( c’était le cas de le dire ).  Elle ne posa pas la question, car une fois arrivés, ils commencèrent à tous avancer de concert. Kaünis entendait toutes les respirations, dans cet endroit  large et sous-terrain. Oh, c’est vrai ça, ils sont dans une grotte… Une immense grotte ! Fronçant les sourcils, Kaünis ne comprends pas trop ce que Samoan aurait pu faire dans cet endroit. D’ailleurs, où est-il ?

L’un des Mentaïs finit par murmurer qu’il y avait des Gommeurs. Un long frisson passa dans le dos de Kaünis : mais comment avaient-ils pu dessiner à cet endroit pour le pas de côté alors qu’il y avait des Gommeurs ? Roooh, décidément, elle ne comprenait rien à l’Imagination ! Et puis, soudain, de longues fissures se dessinent sous leurs pieds, et le sol commence à trembler.
Il y a trop de monde sur cette parcelle de sol !
Mais avant que Kaünis n’ai pu réfléchir, le tout s’effondre dans un fracas bruyant et détonnant.

Un piège !
S’invectivant toute seule, Kaünis se dit que décidément, les Mentaïs se seront faits avoir comme des bleus, et deux fois de suite en plus ! D’autant que là, il faut réussir à atterrir correctement pour ne pas se briser les os… De l’eau ! Voyant la surface miroitante d’une sorte de lac souterrain s’approcher à grande vitesse, Kaüins redresse son corps pour le rigidifier au maximum, s’orientant les pieds devant, les bras contre les flancs. Et elle ferme les yeux, à l’instant précis où ses talons s’éclatent littéralement sur la surface aqueuse.

Une impression de déjà-vu, déjà-vécu secoua Kaünis. Elle se souvient de ce plongeon, dans la cascade, et du fait qu’elle eût failli se noyer cette fois-là, que ce n’était même pas Gil qui l’avait sauvée, mais Yan…
Un puissant frisson la parcourut, et elle battit des pieds puissamment pour remonter à la surface et prendre une grande goulée d’air.

- Papa ?!

Seul le silence lui répondit…
Ah, non.

- Kaünis !

C’était Naïs. Grelottant dans l’eau glacée, Kaünis fut prise entre l’envie tiraillante de retrouver son père, et celle de rejoindre la rive. Mais dans l’état dans lequel était son corps, en train de congeler sur place, il était plus raisonnable de regarder le bord du lac souterrain, pour se réchauffer. Sinon, elle allait se noyer elle, en plus des Mentaïs.

Se hissant difficilement au sec, le sable s’engouffrant dans sa chemise trop grande, Kaünis se laissa tomber sur le dos. Dans une grande inspiration, elle puisa assez de courage pour se redresser sur un coude et observer la surface du Lac : il n’y avait personne d’autre qu’elle et Naïs. Pas une vague ou quelques bulles pour montrer que les autres étaient sous l’eau… Levant la tête, la jeune fille aperçut le trou par lequel elles étaient tombées, et se rendit compte qu’il était à au moins une centaine de mètres au-dessus de leurs têtes.

- Tu vas bien ? Bon, faut trouver un moyen de sortir d’ici…

- Ouais.


Se redressant en un tremblement, Kaünis suivit Naïs le long de la rive. Cette dernière semblait s’orienter selon le gargouillement de l’eau : c’était vrai qu’elles pourraient sortir en remontant l’eau qui se déversait dans le lac. Bon.

- Je vais essayer de parler à mon père.

Fermant les paupières quelques secondes, Kaünis se concentra, avant d’appeler son père, comme elle l’avait fait dans la tente. Mais rien ne lui répondit. Elle n’était pas sous le coup de la panique, certes, mais quand même, cela n’avait pas été sorcier de l’appeler !

Secouant la tête, une vague de désespoir faillit l’engloutir : et si, tout simplement, son père était mort ? Son regard se tourna vers le Lac, mais rien ne bougeait, et aucune masse n’était visible sous la surface.

- Aahahahaha !

Le rire qui fusa, venant directement du trou dans le plafond, fit sursauter Kaünis qui leva les yeux. Mais de si loin, impossible de voir quoi que ce soit. Son père et les autres Mentaïs avaient très bien pu faire un pas sur le côté une fois hors de portée des Gommeurs, et donc étaient incapables de revenir sur les lieux… Et en haut non plus.

- Ils sont passés où ?

Kaünis n’avait fait que murmurer, mais entendre le son de sa voix la rassura légèrement. C’est à ce moment-là que Naïs s’engouffra dans un boyau de roche, remontant une petite rivière vive. Passant à sa suite, Kaünis poussa un soupir, et se cala juste derrière l’Envoleuse.

- Tu sais où on est ?

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Naïs Jol
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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Sam 30 Nov 2013, 23:33

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Je soupire un instant tandis que la voix de Kaünis s’évanouit doucement dans l’atmosphère. Hochant toute seule la tête, je glisse une mèche rebelle derrière mon oreille, continuant de me frayer un chemin le long du cours d’eau. J’observe le silence durant encore de longues minutes, tentant de comprendre la raison pour laquelle cet endroit me paraît étrangement familier. Et surtout terriblement inquiétant ! Soudain, un si petit souvenir parmi tant d’autres me ramène brusquement de nombreuses années en arrière. Fronçant les sourcils, je me fige quelques secondes, cessant presque de respirer avant de me rendre compte que j’avais presque oublié l’apprentie Envoleuse ; elle avait eu la présence d’esprit de ne pas insister devant mon silence, ce que j’apprécie, c’est certain.

- « J’espère me tromper… »

* *
*

- « Où m’emmènes-tu ? » questionnais-je, perplexe, tandis que Samoan m’entraîne d’un pas vif.
- « Si je te le dis, ce ne sera plus une surprise ! Tu ne seras pas déçue » plaisante-il sans me lâcher la main.

Le sentier est particulièrement abrupt et jonché d’épaisses racines et de roches instables. Courant à flanc de montagne, il s’éloigne manifestement du cœur du village pour s’enfoncer au cœur d’une forêt de conifères saturée d’humidité et à l’aspect peu accueillant. Trottinant presque à côté de mon amant, je dois déployer toute mon adresse pour ne pas trébucher sur ce chemin tortueux. Cette montée me semble interminable, je suis Samoan sans broncher alors que Sen, lui, aurait sûrement dû supporter mes plaintes ; réalisant la sale gamine que je savais si bien être, je me fais la réflexion qu’en fait seul compte ces moments de bonheurs que je partage avec mon amant.

Un silence profond et apaisant cède peu à peu à l’animation ambiante du village en contrebas. Il fallut bien une bonne heure de marche d’allure soutenue avant que Samoan ne m’entraîne prudemment au beau milieu d’un champ de ruine. Frôlant à peine les pierres glacées qui manquent de s’effondrer, je me demande où diable nous pouvons bien nous trouver. Il s’agit vraisemblablement d’un lieu chargé d’histoire – et de son lot de mort. Seul le chant d’un aigle planant au dessus de nos têtes, jouant avec le vent, perturbe le paisible calme de ce sanctuaire. M’accoudant prudemment sur un mur affaissé, je fais face au vide. Un vide vertigineux.

- « Des ruines ? »
- « Ces terres appartenaient autrefois à ma famille, jusqu’à la dernière grande invasion de Raïs, il y a une centaine d’années »

Hochant silencieusement la tête, je respecte son mutisme soudain sans toutefois m’empêcher d’espérer en apprendre un peu plus cet homme si particulier qui possède seul ce don de me rendre folle.

* *
*

- « Plus vite on sortira d’ici, mieux cela vaudra » murmurais-je.

Comme pour confirmer mes paroles, une odeur écœurante de sang mêlée à celle de l’humidité ambiante envahit l’atmosphère. C’est indéniable, cet endroit me fiche des frissons dans le dos. Saloperie de Vil’Vishyard ! Pestant dans ma barbe, je me surprends à espérer que Voïmakas et les autres Mentaïs aient réussi à effectuer un pas sur le côté. Si cet endroit est vraiment celui que je craignais, nous risquons fort de nous trouver tôt ou tard confrontée à de gros ennuis. Du genre poilu, énorme et carnivore comme en atteste ce lointain hurlement, presque imperceptible et pourtant à en glacer les sangs ! Brûleur ! Génial, il ne manquait plus que ça !

- « Enfer ! Dépêchons, je ne tiens pas à rencontrer notre charmant colocataire ! »

Hâtant le pas, je trottine presque, heureuse de constater que le cours d’eau coule avec de plus en plus de puissance, de violence. Sûrement une cascade. La Dame soit louée, il ne nous faut plus beaucoup de temps pour trouver une sortie. Comme souvent, mon instinct ne m’avait pas trompée. Le mince filet d’eau s’était peu à peu transformé en torrent, puis en une impressionnante cascade qui semble jeter plusieurs centaines de mètres plus bas. Alors que, à côté de moi Kaünis juge silencieusement de la hauteur de notre seule issue, je réalise que cet étrange lac souterrain aurait depuis longtemps dû s’assécher, drainée l’écoulement naturel des eaux. Secouant la tête, j’en viens finalement à la conclusion qu’il doit forcément qu’une autre source doit forcément l’alimenter en eau continuellement. Évidemment, si comme je le suppose se trouve au dessus de nos tête une ancienne forteresse, rasée par une invasion de Raï un peu plus de cent ans auparavant, alors nous venions d’emprunter les mêmes canalisations qui avaient permis à toute une famille d’échapper à la férocité de leurs assaillants. Voïmakas et les autres Mentaïs, s’ils n’avaient tout simplement pas dessiné de pas sur le côté, devaient simplement avoir atterri dans une tout autre partie de ce labyrinthe de boyaux. Avec un peu de chance, il est probable que nous nous retrouvions finalement tous ensemble en contrebas. Sans plus tergiverser, je m’élance dans le vide la première, presque machinalement – peut-être comme le réflexe protecteur d’un guide – pas mécontente de quitter cet endroit.  




[Désoléeeee du retard ^^']

__________________________________________




Ah l'aventure, ce joli mot romanesque pour dire galère !

Life sucks when you're ordinary !

I experienced that seeking feeling you get when you know you have conned yourself into doing something difficult and there's no going back




 

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Lun 24 Fév 2014, 10:39

[ Je m'excuse de tout ce retard ! En plus, je t'avais demandé de répondre... bon, ok, tu peux me frapper là ! ]







- Plus vite on sortira d’ici, mieux cela vaudra.

Kaünis fronça les sourcils, ayant soudain très envie d’escalader la paroi pour se retrouver en haut. Mais si ce n’était pas impossible, c’était surtout stupide : d’en haut, ils les repèreraient très rapidement, et pourraient encore mieux sévir.
Alors, dans un soupir, elle ré-avança à la suite de Naïs.

Une odeur de rouille, de fer, très désagréable, monta dans la caverne, le boyau, dans lequel elles avançaient, et Kaünis fronça les sourcils.
Le cri aigu qui résonna entre les parois lui tira un léger frisson, et permit de comprendre ce qu’était la créature qui se baladait dans ces grottes : un Brûleur !

Se mordant l’intérieur de la joue, Kaünis s’efforça de respirer calmement, mais l’odeur insoutenable de sang séché et d’entrailles à l’air la faisait presque suffoquer.

- Enfer ! Dépêchons, je ne tiens pas à rencontrer notre charmant colocataire !

L’apprentie Envoleuse trottina à la suite de Naïs, qui s’était elle aussi mise à presser le pas. La légère coulée qu’elles suivaient se transforma rapidement en rivière, puis en torrent puissant. Un grondement extrêmement bas et fort résonnait de plus en plus, et Kaünis en déduisit qu’elles approchaient d’une cascade.

Une cascade, dans une grotte. Autant dire que l’eau devait être encore plus froide que celle du lac dans lequel elles avaient atterri.

Naïs s’arrêta au bord de l’élancée d’eau, et Kaünis vint se placer à côté d’elle pour essayer de distinguer le fond. Ses yeux s’étaient habitués à la noirceur de la grotte, et un léger trait de lumière tombait de la voûte pour se précipiter sur la mousse rageuse du bas de la cascade.
Il devait au moins y avoir soixante mètres.
Soixante mètres de vide, et de remous terrifiants en bas.

Mais avant que l’apprentie n’ouvrît la bouche, l’Envoleuse s’élança.
Un long frisson parcourut Kaünis : elle n’avait aucune envie de sauter. Mais elle banda son courage, et s’élança quelques secondes après Naïs, en prenant une profonde inspiration.
Sa chute sembla durer une éternité. Les éclaboussures de la cascade dans son dos tempèrent ses vêtements qui avaient commencé à sécher ; et elle sentait le vide diminuer sous ses pieds. Ramenant ses deux jambes l’une contre l’autre, ses bras contre son corps, elle tendit à fond ses genoux et ramena son menton contre sa poitrine juste à temps pour que ses talons tapent contre les premiers remous, et elle eut juste le temps de prendre une nouvelle inspiration.

Ballottée par la rage de l’eau, Kaünis se laissa emporter par cette dernière, et arriva en quelques minutes sur la rive, ne faisant que battre des pieds pour se tenir la tête hors de l’eau. S’allongeant sur la plage de galets gros comme des poings pour reprendre son souffle, elle chercha Naïs du regard et s’approcha d’elle à quatre pattes. Elle se sentait épuisée, mais elles devaient continuer !
Rien que pour retrouver son père.

Se relevant lentement, elle s’ébroua et essora rapidement sa chemise trop grande qui lui collait à la peau. Elle tordit également sa masse de cheveux pour en ôter le surplus d’eau, et se remit en marche.

- Il semble y avoir une sortie par-là.

Son regard venait en effet de tomber sur une sorte de couloir taillé à même la roche. Ce n’était pas naturel, les angles étaient trop saillants, trop droits pour cela. Quelqu’un était donc venu ici pour faire cela. C’était comme les cachots, au Domaine. Une issue de secours.

S’en approchant prudemment, Kaünis fit avancer son pied droit en premier, et tapa contre quelque chose : une marche. Elle souleva les sourcils de surprise, et murmura à l’adresse de Naïs :

- Il y a des escaliers.

Et elle s’y engouffra.
Les escaliers tournaient à droite, à gauche, d’abord en angle droit, puis en spirale à droite. L’apprentie n’essaya même pas de compter les marches, car elle était concentrée sur son corps qui lui lançait des signaux d’alerte : elle était épuisée, et ses muscles protestaient vigoureusement. Les deux chutes de plus de cinquante mètres n’avaient pas aidé.

Et alors que son souffle allait complètement enflammer ses poumons, les escaliers cessèrent de monter, et un long couloir plat s’étendit devant elle.
Il était percé d’enfoncement à hauteur de buste, dans lesquels de vieux objets étaient posés avec minutie. Quand elles s’avancèrent, des sphères lumineuses l’allumèrent pour leur montrer le chemin, et Kaünis hésita un instant. Comme elle savait que Naïs ne voyait pas, elle crut bon de préciser :

- Des sphères lumineuses viennent de s’allumer. Il y a des enfoncements avec des blasons qui les ornent. Sur les blasons, il y a le dessin d’un Brûleur sur un fond de quatre couleurs : blanc, rouge, doré et bleu. Tu sais ce que ça veut dire ?

Elle murmurait, mais sa voix résonnait affreusement entre les murs. Tendant l’oreille, elle crut entendre quelque chose, comme des pas, et son sang ne fit qu’un tour dans ses veines, l’adrénaline afflua, lui faisant oublier sa fatigue momentanément.

- Kaünis ?
- Papa !


Kaünis s’élança en avant, pour percuter littéralement le buste de son père et le serrer dans ses bras. Celui-ci la berça un instant, avant de la prendre par les épaules pour l’éloigner de lui, et la regarder.

- Vous êtes tombées dans le trou, j’ai eu très peur.
- Nous avons eu très peur.
- Heureusement, nous avons pu rester tous ensemble, de notre côté. Mais j’ai l’impression d’être dans un hiatu ici. L’Imagination est terriblement glissante.
- J’ai essayé de t’appeler, mais je n’y suis pas arrivée. Ca doit être pour ça.


Voïmakas hocha la tête, et lâcha sa fille, pour regarder Naïs.

- Aurais-tu une idée de la direction à prendre ? Nous sommes perdus dans ce labyrinthe.
- En même temps, je vous ai dit de prendre toujours à droite, mais la première à droite. C’est comme ça qu’on sort d’un labyrinthe.
- Sauf que ça n’a pas l’air d’un labyrinthe. Vous avez regardé sur les murs ?


Les Mentaïs et l’Envoleur échangèrent un regard étonné.

- Non.
- Il y a peut-être des indications… A part si Naïs peut nous guider.


Kaünis posa son regard sur le visage de l’Envoleuse, et attendit, sa phrase ayant un ton de question presque innocente.
Presque.

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Jeu 05 Juin 2014, 07:21

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Une fois en bas, il ne nous faut pas bien longtemps pour retrouver les autres Mentaïs. Par chance, ils avaient réussi à se débrouiller pour rester groupés au moment de la chute qui nous avait alors séparés. Mais le moment de soulagement se dissipe très vite, cela fait apparemment un certain temps que le petit groupe tourne en rond sans trouver le plus petit moyen de sortir de cet endroit. Ne nous voilà donc pas plus avancés. Génial ! Je suis coincée avec une bande de Mentaï qui aurait pu potentiellement signer mon arrêt de mort si Kaünis n’avait été impliqué dans les récents évènements qui me menaçaient tout autant que Gil. Vraiment, j’en trépigne de joie ! Mais l’apprentie Envoleuse ne me laisse pas le temps de me soucier de ce problème. Elle vient en effet de signaler à son cher paternel la présence de blasons, espacés régulièrement, le long de ces murs. Et ce n’était pas n’importe lequel. Un Brûleur sur fond blanc, rouge, doré et bleu. Ce n’appartient qu’à une seule famille. Vil Vishyard, évidemment.

Je réfléchis à toute vitesse. Et les souvenirs me reviennent clairement. Je le sais maintenant, l’un de ces blasons est notre clé de sortie. Ces souterrains ont permis à ma famille de fuir les lieux, mais jamais vraiment ils n’ont abandonné cette place forte du nord de l’Empire. Les mots de Samoan résonnent encore à mes oreilles, aussi précis et limpides que si c’était hier – cela remontait pourtant à une quinzaine d’années auparavant. Commençant à longer les murs en silence, je fouille ma mémoire pour y chercher d’autres précieuses informations. Chaque blason cache un passage secret. Mais comment en ouvrir un alors ? Mes doigts glissent les motifs bosselés de ce qui avait la forme d’un Brûleur. Presque fébrile, je sonde la paroi à la recherche de le moindre petit interstice, la moindre petite irrégularité. Hélas, rien n’y fit. Le passage reste clos. Massant mes tempes du bout des doigts, je m’adosse au mur. Mon grand-père était un formidable Dessinateur ; je n’ai pas la moindre idée de comment il s’y est pris mais ces passages ne s’ouvre qu’à reconnaissance tactile. Mais oui ! C’est ça ! J’étais déjà venue ici. Voilà la raison pour laquelle ces souterrains me semblaient si familiers. On est si proche de la sortie.

- « Je sais » murmurais-je à l’attention de mes compagnons.

Continuant de raser les murs, je me demande un instant comment diable je vais bien pouvoir m’y prendre pour retrouver le seul et unique blason qui s’ouvrirait sous ma main lorsque un petit objet roule sous mon pied. Me baissant, je le ramasse, le fait rouler un instant dans ma main avant de souffler dessus pour enlever la couche de poussière qui s’y était accumulée. Une bague. Mais pas n’importe laquelle. Elle appartenait à ma grand-mère et un jour, Naïs, elle t’appartiendra. Un sourire étire mes lèvres et je me retourne un bref instant vers le petit groupe qui me suivait.

- « C’est là » affirmais-je.

Faisant de nouveau face au mur, j’approche lentement ma main de la pierre froide. C’était l’instant de vérité. J’hésite un instant. Une seconde, à peine. Et pose la paume de ma main au cœur du blason. Au cœur du Brûleur qui l’orne. Un bruit sourd se fait immédiatement entendre. Un bruit de pierres frottées les unes contre les autres. Le passage s’ouvre. Nous allions enfin sortir de ces souterrains. Je ne suis apparemment pas la seule à être soulagée car Gulyn et Taram lâchèrent un profond soupir.

Je m’engage la première dans ce passage – un escalier en vis selon toute vraisemblance – rapidement suivie de mes compagnons. Moi qui m’attendais à retrouver la chaleur du soleil relativement vite, en vérité, j’arrête de compter les marches après la centième. Je ne me souviens pas que ce passage secret fût aussi interminable. Et d’ailleurs, pour tuer l’ennui, Taram brise le silence, laissant échapper une question parfaitement anodine.

- « Alors, c’est vrai ce qu’on raconte ? »
- « Quoi donc ? »
- « Bah, toi et Gil, vous avez un gosse ? »

La question du Mentaï me fige sur place – d’ailleurs, ce dernier manque de me rentrer dedans car je m’étais arrêtée brusquement. Par la sainte culotte de l’Empereur, mais comment pouvait-il être au courant ? Et puis, la réponse se fit claire. Azeus, cela ne peut être que lui. C’est fou comme les nouvelles circulent vite dans le cercle fermé des hautes sphères du Chaos. Je secoue la tête, indifférente – ou du moins je fais mine de l’être – à la boutade de Taram.

- « Vu ta réaction, j’en conclu que oui » se moque-t-il.
- « C’est pas vrai, mais vous êtes pire que des commères, vous les Mentaïs ! » répliquais-je.
- « Ca suffit vous deux ! On y est ! » interrompit Fin, passant devant nous d’un pas agacé.

Remerciant Fin silencieusement de m’épargner plus de questions embarrassantes, je n’ajoute plus rien et m’élance à la suite du Mentaïs dehors. Un vent glacial souffle sur les cimes de la montagne. Ici, on est si haut qu’il est possible de voir au loin la frontière du royaume Raï. Tous étaient silencieux mais ravi de retrouver la lumière du soleil dont les rayons réchauffaient légèrement la peau. Et maintenant ? Samoan nous avait semés depuis longtemps. Allait-on repartir chacun de notre côté ? Allais-je continuer à mener ma guerre seule ? La voix de Fin me prouve le contraire.

- « Contacte Azeus dès que possible » m’intime-t-il.
- « Je n’ai aucune confiance en lui » refusais-je aussitôt.
- « Eh bien il faudra que tu t’y fasse. Il pourrait bien être celui qui nous aidera à tuer Samoan – d’autant plus qu’il a la confiance de ce dernier »

Là, il marquait un point. Mais comment m’y prendre pour le contacter sans manquer de me faire tuer ? Là était le problème et il semble l’oublier. Les conversations autours de nous vont bon train. Doucement, presque timidement, Kaünis s’approche toutefois. Je crois que cette fois, je vais bonne pour quelques explications. Misère !







[Olalah ! Tu peux me taper pour le retard !]

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 09:09

[ Chacune son tour, ne t'inquiète pas ! Wink ]

Et elle avait l’air de réfléchir intensément.
Apparemment, il devait y avoir un moyen de s’en sortir pas trop compliqué – ou peut-être simplement réalisable, à ce stage ils n’étaient plus à cela près – car l’Envoleuse finit par redresser le menton vivement, comme si elle avait trouvé une solution.

- Je sais.

* Parfait !*
Parce que bon, mourir de faim dans des sous-sols, cela ne plaisait pas vraiment à Kaünis. Et plus vite ils seraient sortis d’ici, plus vite ils pourraient mettre fin à ce truc qui empêchait Gil de lui faire cours correctement. Même si elle espérait que cela serait bientôt fini, toute cette histoire : elle avait l’impression d’avoir dépassé les trois ans depuis une éternité !

Suivant de près Naïs, Kaünis observait chacun de ses gestes. Elle glissait ses doigts le long des blasons, alors elle devait savoir ce qu’elle faisait, non ?
Quelque chose roula, et donna sans doute un indice à l’Envoleuse, car elle affirma avoir trouvé. Trouvé quoi ? Le mur était toujours là, et la prochaine intersection était loin, apparemment.
Cependant, il n’y avait pas besoin d’intersections.
Peut-être était-ce pour cela que les Mentaïs n’avaient pas retrouvé leur chemin : parce qu’il n’y avait pas d’autres sorties que des passages secrets ! Et sans Imagination pour sonder les murs, cela relevait du miracle de les trouver – ou du savoir passé.

Un passage s’ouvre à même le mur, dans un grondement sourd de pierre lourde déplacée, et Naïs s’y engage sans hésiter, entraînant la petite troupe qu’ils formaient à sa suite.
Des marches. Des centaines, peut-être des milliers ; mais peu importait : ils seraient bientôt dehors ! Impatiente, Kaünis met toute son énergie à grimper les escaliers, mais ses oreilles ne peuvent pas s’empêcher de traîner.

- Alors, c’est vrai ce qu’on raconte ?
- Quoi donc ?
- Bah, toi et Gil, vous avez un gosse ?


Kaünis en manqua de soulever suffisamment le pied, et faillit tomber dans les marches ; elle réussit cependant à se rattraper à Yan, qui se tenait juste à côté d’elle, et qui lui lança un regard interrogateur. Auquel elle répondit par un mouvement de tête de négation.

- Vu ta réaction, j’en conclu que oui

Quoi ?!
Naïs lui avait dit que c’était compliqué, mais s’ils avaient un gosse, il y avait de quoi, vu le sens des responsabilités de son Maître ! Peut-être était-il réellement amoureux de Naïs, mais l’amour ne change pas un homme en profondeur : la responsabilité d’un enfant, ça n’a rien à voir – c’est bien pire – avec celle d’un apprenti. Etait-ce pour ça qu’il avait déserté depuis des mois ? Il ne voulait pas regarder Kaünis en face ? Il n’arrivait plus à se regarder lui-même dans le miroir ?
Ça lui apprendrait, tiens !
Peut-être qu’il se mettrait un peu plus de plomb dans la tête.

- On y est !

C’est Finn qui arrive le premier en haut des marches et à la lumière du soleil, Kaünis étant encore dans ses pensées. Son regard se tourne vers Naïs tandis que Fin et elle échangent quelques mots. En fait, tout le monde s’est remis à parler, subitement, et Kaünis décide d’en avoir le cœur net : elle s’avance, décidée, vers Naïs.

- Un gosse hein ? Il a quel âge ? En quoi c’est compliqué ?

Yan s’approche d’elle par derrière, mais elle le fusille du regard : là, tout de suite, elle veut être seule avec Naïs. Les Mentaïs sont en train de chercher une solution pour réussir à capture et tuer Samoan sans risquer – trop – leur vie. Mais tout de suite, la jeune fille n’en a rien à faire de Samoan et de ces histoires.
Elle en a marre des cachoteries de Gil.

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 13:16

(Soupire et se gratte le haut du crâne en réfléchissant)

- « Hem » (se racle la gorge) « Il aura bientôt deux mois et pour tout t'avouer je n'ai jamais été au courant d'avoir été enceinte... Jusqu'à sa naissance. Flippant, non ? »

(Hésite un instant, cherchant un moyen de définir brièvement la relation tumultueuse entre elle et Gil, sans en dire trop)

- « Compliqué... Comment te dire... On a jamais eu de relation "officielle" ton maître et moi - et c'est d'autant plus vrai qu'on a tous les deux quelqu'un d'autre dans notre vie. Le lien qui nous unit est indéfinissable. On s'attire, on se blesse. Mais au fond, on ne pourrait vivre l'un sans l'autre. Il faut le vivre pour le croire. »

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 13:20

- Pas au courant ?! Comment c'est possible ? Rah, l'angoisse...

(Glisse un coup d'oeil vers Yan)

- Tous les deux quelqu'un d'autre ? Donc lui aussi ? Et il la trompe avec toi ? Hinhin, comme ça ne m'étonne pas de lui... Donc il est avec quelqu'un qu'il n'aime pas ?

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 13:41

- « M'en parle pas ! Et je n'en sais pas plus que toi là dessus, mais si ça peut te rassurer, je ne pense pas que ça arrive très souvent ce genre de surprise - bien sûr, il faut que ce soit sur moi que ça tombe ! »

(Croise les bras sur sa poitrine)

- « En résumé, oui, mais ça tu verras avec lui, ce ne sont pas mes oignons ! » (sourire en coin) « Toi, par contre, tu n'a pas l'air de le porter franchement dans ton coeur, je me trompe ? »

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 13:43

( hausse les épaules )

- On peut dire ça. C'est plutôt un boulet comme Maître.

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 13:50

(Hausse un sourcil)

- « Un boulet ? A ce point ? Tu ne le jugerais pas un peu trop sévèrement ? Il est spécial, je veux bien te l'accorder, mais un boulet je te crois pas »

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 13:53

- Est-ce que tu as déjà fait attendre tes élèves plus de quatre mois entre deux cours ? Sans rien dire, pas une excuse, pas un mot ? Débarqué comme une fleur et faire croire que tout va bien ? Passé un vrai cours, et une fois de retour silence radio ? Je suis désolée, c'est du foutage de gueule. Je n'avance pas, à cause de lui. Je pourrais être deux fois meilleure s'il prenait son rôle au sérieux, et qu'il faisait les choses plus régulièrement !

Alors non, je n'exagère pas. Je me fiche qu'il soit spécial, je le suis aussi. Mais on ne prend pas des élèves pour emmerder le monde, on le fait parce qu'on en a envie, non ?






[ Oulah, tu l'as énervée x)) ]

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 18:15

- « T'es tu déjà demandée la raison de tous ces retards Kaünis, toi qui n'a jamais eue à vivre cachée, tapie de l'ombre pour survivre ? Ne t'es-tu jamais dit que tous ces silences étaient pour te protéger ? »

(Avance d'un pas, se rapprochant de Kaünis)

- « Pour le seul fait d'avoir croisé mon chemin, m'avoir redonné goût à la vie et me la sauver, Samoan a décidé de s'en prendre à Gil, mettant sa tête à prix. Ensemble, on a combattu et tué ceux des nôtres qui se sont dressés aux côtés de ce malade - par cupidité plus qu'autre chose j'imagine. A chaque bataille gagnée, Samoan n'hésite pas à massacrer des innocents - autant de proches que nous avons perdu. Un jour, sans l'intervention de ton père, il aurait fini par s'en prendre à Gil à travers toi. Si tu dois t'en prendre à quelqu'un, prends-t-en plutôt à moi, j'ai entraîné ton maître dans une guerre qui n'était pas la sienne ! »

(Redresse le menton)

- « Tu ferais bien de le considérer avec un peu plus de respect. Et de demander à ton père pourquoi il n'a jamais levé le petit doigt alors que son aide aurait pu mettre un terme à toute cette pagaille bien plus tôt »






[Je te renvoie le compliment x)]

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Ven 06 Juin 2014, 19:33

[ Oulah, elles vont se mettre sur la tête alors que c'est censé être "la pause" x)) ]




Kaünis redressa le menton, et elle aussi avança d’un pas vers Naïs. Pour lui montrer que si elle devait mourir, et bien elle le ferait la tête haute ; qu’elle n’avait pas peur d’elle !

- Le respecter ?! Hin ! Le jour où lui me montrera un minimum de respect, peut-être ! Mais pour l’instant, il ne l’a JAMAIS fait ! Il ne me respecte même pas assez pour ne serait-ce que penser à donner une explication. Juste une explication, pas de grand discours, juste une explication, et pas juste faire comme de rien n’était !

Elle s’était mise à crier.

- Ce n’est pas TOI qui l’a obligé à être si con ! Il l’a prise toute seule, cette décision ! Et mon père n’a rien à voir là-dedans !

La main qui se déposa délicatement sur l’épaule de Kaünis la fit sursauter et dégainer son poignard, tendu vers la gorge de celui qui avait osé s’approcher. Heureusement, elle s’aperçut à temps que ce n’était que son père, justement.

- Naïs a raison, Kaünis. Si sans aucun doute ton Maître a fait des erreurs, tout n’est pas de sa faute, et je te trouve particulièrement intolérante. Il planta son regard dans celui de Naïs pour répondre à la question qu’il avait entendu quelques secondes avant. Si nous ne sommes pas intervenus avant, c’était bien parce que je refusais d’impliquer Kaünis, et surtout que ce n’était pas le bon moment, nous étions en désavantage.

- Mais arrêtez, tous, de « ne pas vouloir m’impliquer ! »
Kaünis s’était remise à crier, et des larmes de rage perlaient de ses yeux. Je… ! prenant une grande inspiration, la jeune fille posa son regard sur son père, qui la regardait avec ce regard plein de tendresse qu’elle connaissait. Elle avait toujours été tellement plus proche de lui que de sa mère, et si elle ne comprenait pas son angoisse, elle pouvait entendre qu’il était inquiet. Maman et toi, vous êtes des fils du Chaos. C’est un métier à risque, et pourtant vous m’avez eue. Vous ne pouvez pas m’empêcher de prendre les mêmes risques que vous.

Elle s’était calmée.
Tournant son regard vers Naïs, elle aperçut du coin de l’œil Yan qui essayait de s’approcher.

- Toi, dégage, lui lança-t-elle brusquement. Puis, reportant son attention sur Naïs, elle prit une grande inspiration. Tu n’as pas répondu à ma question.

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Mar 10 Juin 2014, 09:01

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

Kaünis explose, littéralement, laissant libre cours à sa colère. Il me faut alors une patience et un sang-froid incroyable pour ne pas lui en coller une devant son père et tous les autres Mentaï – ce qui eût été une très mauvaise idée si je tenais à garder ma tête sur mes épaules. Je soupire longuement. Encore un mot – encore un seul – et elle se la prenait sa baffe bien méritée. Heureusement toutefois que Voïmakas intervient, tentant immédiatement de calmer l’atmosphère en s’expliquant maladroitement sur les raisons pour lesquelles il n’avait jamais réagi avant devant la folie évidente de Samoan. A la limite, qu’il refusât d’impliquer sa fille, je pouvais le comprendre – ayant des enfants aussi – mais en désavantage ? Lui ? Un Mentaï ? C’est une mauvaise blague ! Mais ce n’est pas vraiment la question. Je croise les bras sur ma poitrine, toisant la jeune femme un instant.

- « Qu’est-ce que tu veux que je te dise Kaünis ? » commençais-je « A quel point ton maître a été nul avec toi ? Et qu’il fuit lâchement les responsabilités qui l’emmerdent ? Qu’il ne respecte personne d’autre que lui ? » ajoutais-je sans animosité « J’aimerai pouvoir, sauf que ce n’est pas le cas ! »

Lorsque je l’avais rencontré, Gil était radicalement différent de celui que je connais aujourd’hui. Lâche, égoïste, bourru et associable, il l’avait peut-être été un jour – je me souviens bien de sa réputation au Domaine alors. Mais les années, et les rencontres l’avaient complètement changé.

- « Gil te respecte beaucoup plus que tu ne le pense, crois-moi »

Kaünis allait répliquer – de nouveau – mais la voix de Taram s’élève avant même qu’elle ne puisse prendre la parole, ce dont je ne suis pas mécontente car elle aurait haussé encore une fois la voix de la sorte, comme elle venait de le faire, je lui aurais vraiment fait mordre la poussière. Apprentie de Gil ou pas. Fille de Mentaï ou pas. Non mais !

- « L’Imagination est vraiment encore trop glissante par ici ! Il semblerait qu’il nous faille à pied descendre dans ce village, là en contrebas » constate-t-il à voix haute.

Génial ! Avec le temps que nous venions de passer à nous disputer, Samoan était probablement déjà très loin à l’heure qu’il est ! Rageant en silence, j’emboîte le pas de la petite troupe qui avait déjà entamé la longue descente qui nous attend.





[Court, mais je n'avais pas envie de ne faire qu'un dialogue ^^]

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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Mar 10 Juin 2014, 09:23

[ Je comprends Wink ]




Est-ce que ces paroles l’auraient aidée, précisément ? Elle ne savait pas trop. Non, pour elle, ce n’était que la stricte vérité. Et la vérité n’aidait pas toujours.

- J’aimerai pouvoir, sauf que ce n’est pas le cas !

Ce n’était pas le cas ? Aha ! Mais elle n’avait pas les yeux en face des trous ? Oh, elle était aveugle, c’était vrai ! Alors, il y a bien des choses qu’elle devait rater, finalement, même si en combat ou en orientation, elle s’en sortait plus que bien.

- Gil te respecte beaucoup plus que tu ne le pense, crois-moi.

Elle ne pouvait pas la croire, simplement parce qu’elle ne croyait que ce qu’elle voyait. Et les agissements de Gil ne démontraient vraiment pas un respect quelconque pour elle. Et si lors de leur dernier cours, Kaünis avait eu l’impression de le voir avoir changé, elle se rendait compte que ce n’était qu’une façade. Que quand on grattait un peu – ou qu’on n’était plus vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec lui – il était toujours le même.

Mais elle ne put pas répliquer, car Taram intervint pour essayer de calmer le jeu, lui aussi.

L’Imagination est vraiment encore trop glissante par ici ! Il semblerait qu’il nous faille à pied descendre dans ce village, là en contrebas.

Maugréant dans sa barbe, Kaünis hocha la tête et préféra s’éloigner de Naïs le temps de descendre. Elle aurait voulu être seule, mais son père ne semblait pas de cet avis, et vint la voir pour lui poser encore une fois la main sur son épaule.

- Ecoute Kaünis, je veux bien croire que Gil t’ai blessée, mais essaye de prendre du recul. Ton dernier examen se profile, tu en seras bientôt débarrassée. Essaye de voir de temps en temps le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide.

L’apprentie Envoleuse se contenta de hausser les épaules.
Elle était négative, coléreuse, butée et irritable. C’était comme ça, et quoi qu’elle fasse pour essayer de modeler un peu tous ces traits de caractère, elle ne pouvait pas agir sur tous en même temps : il y avait toujours un côté qui ressortait quand elle arrivait à en modeler un autre.

Alors, elle se contenta de lâcher un son de la gorge sans ouvrir les lèvres, marquant par là son mécontentement. Pourtant, elle n’arrivait pas à en vouloir à Naïs, car son discours était celui d’une personne persuadée de ce qu’elle disait. Elle ne se rendait juste pas compte de tout ce que Gil lui avait fait endurer. Lui faisait encore endurer.

Ils mirent une dizaine de minutes à arriver au village, et lorsqu’ils furent devant les écuries, ce fut Fin qui prit la parole.

- Je pense qu’il est plus judicieux de rentrer au Domaine. Nous y serons plus efficaces pour retrouver Samoan et son acolyte. Ils ne sont plus que deux, et même s’ils sont puissants, ils sont en minorité désormais.

- Oui, et les quelques-uns qui n’ont pas été mis au courant de l’histoire vont l’être. Comme ça, cette ordure ne pourra pas recruter, en tout cas pas des gens qui peuvent réellement rivaliser.

- Ne nous emballons pas. Rentrons,
dit Voïmakas en tendant la main à Kaünis, qui la prit. Elle tourna un regard vers Naïs.

- Désolée pour ma petite explosion. Cela lui arracha la bouche, mais elle n’allait pas s’excuser pour avoir dit ce qu’elle pensait non plus.

Alors, Taram tendit la main à l’Envoleuse, tandis que Yan saisissait celle de Fin.

- Tu veux rentrer au Domaine, Naïs ?


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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Lun 16 Juin 2014, 04:44

≈≈≈ Naïs ≈≈≈

- « Je me doutais bien que je te reverrai bientôt ici » se moque gentiment Moryqane.

Assise sur le rebord de la fenêtre, un bébé appuyé tout contre mes jambes repliées. Mais ce n’est pas n’importe quel bébé. Mon fils répétais-je silencieusement dans ma tête. Un petit bout dont les premiers instants de vie avaient été très incertains mais qui gagnait en force chaque jour un peu plus, plein de vie et de joie. Le rêveur vient tout juste de pénétrer dans la petite chambre généreusement éclairée par la lumière du soleil matinal. Mon fils me susurre une petite voix tout bas tentant de me faire accepter cette vérité une bonne fois pour toute. Car c’est peu de le dire, mais cet enfant surprise était arrivé littéralement comme un boulet de canon dans ma vie – autant que dans celle de Gil, Pan, Libertée et toute ma famille. Même s’il n’avait rien demandé du tout, sa naissance inopinée avait bouleversé nos vies, nos plans à tous. Je sens braqué sur moi les yeux du bébé ce qui me tire un sourire – le premier depuis de longues semaines.

- « Alors tu t’es finalement décidée à lui trouver un nom ? » demande le Rêveur d’une voix douce.

Et je hoche la tête d’un air pensif.

* *
*


Au rythme où nous marchons, il ne nous faut pas plus d’une petite demie heure pour rallier le petit hameau en contrebas. Et ni les uns ni les autres n’osent ouvrir la bouche après l’explosion qui s’était déroulé sous leurs yeux quelques minutes auparavant. Fatigués, las et harassés, il fallait en plus se rendre à l’évidence : Samoan nous avait filé entre les doigts alors qu’on avait si près de l’avoir ! D’en finir avec lui ! Kaünis avait boudé seule, fermant la marchant tandis qu’au contraire, je marchais en tête, suivant les pas de Taram. De temps en temps, il dessinait – oh pas des choses extraordinaire – mais juste pour tâter l’Imagination sans doute. Et à l’évidence, à mesure que l’on s’éloignait de ces maudites ruines, l’Imagination leur devenait de mieux en mieux accessible, ce qui n’est sûrement pas pour me ravir.

Alors que nous arrivions à proximité du hameau perdu au milieu de ces plateaux, Fin brisa le silence en premier pour suggérer de rentrer au Domaine. Samoan nous avait échappé, du moins pour cette fois seulement. J’avoue que cela me rassura quelque peu de savoir qu’ils étaient tous bien décidé à mettre un terme aux agissements de ce taré pour le Chaos retrouve un peu plus de stabilité – ce qui était plutôt comique d’ailleurs car par définition le Chaos s’opposait diamétralement à un ordre plus stable et harmonieux. Tous s’accordent que rentrer au Domaine était une solution plus judicieuse plutôt que de s’éparpiller pour rien. Pourtant lorsque Taram me propose si je voulais aussi rentrer au Domaine, je ne peux m’empêcher de penser à la dispute qui m’avait opposé à Kaünis. Si elle ne l’avait pas dit clairement, elle semblait persuadée que son maître était un lâche ce en quoi elle n’avait peut-être pas tout à fait tord. Ces dernières semaines, après être parti sans un mot, Gil ne m’a donné aucune nouvelle, même pas pour dire s’il comptait revenir ou ne jamais revenir. Rien. Rien du tout. Il m’avait laissé dans l’inconnu. Encore une fois. Serrant les dents, je me fit la réflexion que c’était parfaitement injuste de réagir comme cela face à un bébé. Et pas n’importe lequel. Mon fils.

- « J’ai quelqu’un à voir » répondis-je à Taram tandis que les autres Mentaïs disparaissaient un par un d’un pas sur le côté.

Les mots avaient jaillis. Seuls restaient Voïmakas, Kaünis et Taram. M’avançant d’un pas vers l’apprentie Envoleuse, je lui souris un instant.

- « Eh bien, à bientôt » dis-je simplement en guise d’au revoir.

Parce que c’était certain, ce n’était pas la dernière fois que nos routes se croiseraient songeais-je en passant mon bras autour de celui que Taram me tendait. Et alors que tout se dérobait autour de nous, je me souvint seulement que j’avais une sainte horreur des pas sur le côté. Par la sainte culotte de l’Empereur !

* *
*


Attrapant les petites mains tendues vers moi du bébé qui riait aux éclats – son tout premier fou rire – je tourne la tête vers Moryqane, presque gagnée par l’hilarité moi aussi. Et mon murmure s’envole doucement dans la pièce, bientôt couvert par nos rires.

- « Makeno. Il s’appelle Makeno »








[C'est ici que je clos le rp ! En tout cas merci beaucoup pour ce petit bout de chemin parcourues ensembles, c'était d'enfer ! Et puis, suite au prochain épisode hein Very Happy]

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Ah l'aventure, ce joli mot romanesque pour dire galère !

Life sucks when you're ordinary !

I experienced that seeking feeling you get when you know you have conned yourself into doing something difficult and there's no going back




 

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Kaünis Gil'Ozh
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MessageSujet: Re: Perdre pied [Libre]   Lun 16 Juin 2014, 08:36

Elle a quelqu’un à voir.
Qui est ce quelqu’un ? Gil ? Un autre ? Kaünis ne comprend que lorsqu’elle lève les yeux vers l’Envoleuse : le bébé ! Le bébé dont elle lui avait parlé quelques heures plus tôt, qu’elle n’avait pas vu arriver, et qui était aussi celui de…* Mon maître. Gil ! *

Le ventre de Kaünis s’embrasa sous la colère, mais elle ne bougea pas, se contentant de serrer les poings et de répondre presque distraitement à Naïs qui venait de la saluer une dernière fois.

- A plus.

Et tandis que Taram et l’Envoleuse aveugle disparaissaient par un pas sur le côté, Kaünis sentit clairement le regard de son père se poser sur elle, curieux et indulgent à la fois.

- Allez-y, nous vous rejoignons dans quelques minutes. Je dois parler avec ma fille.

Kaünis attendit alors que chaque Mentaïs disparaisse, et que le dernier embarque Yan avec lui.
* Ouf *
Elle ne savait plus trop ce qu’elle devait faire avec l’Envoleur, et un long soupir franchit ses lèvres. Elle se mêlait sans doute beaucoup trop des affaires des autres… Mais c’était dans sa nature. Pouvait-elle vraiment lutter contre ça ? Enfin, en l’occurrence, cela la concernait aussi, cette histoire, car c’était à cause d’elle que Gil n’avait pas pu enseigner correctement pendant ces années. Et c’était elle qui en avait subi les conséquences.

- Kaünis ?
- Oui, Papa ?
demanda-t-elle en tournant la tête vers lui.
- Tu veux changer de Maître, peut-être ?

Surprise, Kaünis recula d’un pas pour observer le visage de son père. Mais ce dernier semblait très sérieux, finalement, et elle fronça les sourcils.

- Maintenant, c’est un peu tard. Et puis, ça devrait aller mieux, non ?
- Certes, mais tu n’as pas l’air de le porter dans ton cœur.
- Et alors ? On n’est pas obligé d’apprécier son Maître, normalement il faut juste le suivre.
- Parfois, nous apprenons plus facilement quand il y a une bonne entente.


* Je sais *
Elle l’avait dit à Gil, lors de son second cours, enfin, elle l’avait dit à la Frontalière. Et sur le coup, l’Envoleur avait fait des efforts. Mais elle avait cette impression que de toutes façons, il redeviendrait toujours l’ours mal léché qu’il avait toujours été, malgré tous ses efforts, et parce qu’il ne voulait pas vraiment évoluer.
Parce qu’à chaque fois, pendant les cours, ça allait mieux, mais la fois d’après il se démerdait pour la faire encore plus enrager avant même d’avoir commencé.

Elle haussa les sourcils.

- Peu importe. Il ne me reste plus grand-chose, j’espère.
- Tu es sûre ?
- Oui. On rentre ?
- D’accord.


Voïmakas sourit à sa fille, qui lui attrapa le bras.
Et ils disparurent.






[ Je me suis bien éclatée aussi ! ^^
Et ben oui, pourquoi pas Wink ça pourrait être drôle ! ]

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"She is delightfully chaotic ; a beautiful mess.
Loving her is a splendid adventure
"

Steve Maraboli (alias Syles Rolling Eyes )
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